UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL INTELLIGENCE D AFFAIRES ET LES LOGICIELS À CODE SOURCE LIBRE POUR LES PME
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- Victoire Bonin
- il y a 10 ans
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1 UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL INTELLIGENCE D AFFAIRES ET LES LOGICIELS À CODE SOURCE LIBRE POUR LES PME PROJET DE RECHERCHE PRÉSENTÉ COMME EXIGENCE PARTIELLE DE LA MAÎTRISE EN GÉNIÉ LOGICIEL PAR GABRIELA COHEN AUTOMNE 2009
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3 ii AVANT-PROPOS Selon l Office québécois de la langue française, la traduction appropriée pour «business intelligence» (BI) serait veille économique. De plus, la traduction de «open source» (OS) serait soit, logiciel libre ou logiciel à code source libre. À travers la revue de la littérature française, nous avons pu constater différentes appellations pour BI telles que : Veille stratégique Intelligence économique Intelligence commerciale Intelligence d affaires Pour ne pas confondre les lecteurs dans la terminologie et puisque mon projet de recherche est orienté vers les PME, j utiliserai donc l appellation intelligence d affaires qui est un calque littéral de business intelligence ainsi que l appellation logiciel à code source libre pour open source.
4 iii TABLE DES MATIÈRES AVANT-PROPOS...ii LISTE DES FIGURES... viii LISTE DES TABLEAUX... x LISTE DES ABRÉVIATIONS... xi LISTE DES DÉFINITIONS... xiii INTRODUCTION... 1 CHAPITRE I... 3 INTELLIGENCE D AFFAIRES Qu est-ce que BI? La valeur de l information Pourquoi implanter BI dans l entreprise? Applications BI Analyse des clients Analyse de la productivité du capital humain Analyse de la productivité d affaires Analyse du canal des ventes Analyse de la chaîne logistique Analyse des comportements et tendances Facteurs de succès d un projet BI Parrainage des gestionnaires Gestion forte et dédiée Définir les attentes de façon appropriée Définir les mesures de succès Former une équipe solide Comprendre la technologie Définir l architecture appropriée des données Définir la qualité de l information Intégration des données de l entreprise Exploitation de la réutilisation... 15
5 iv Gérer la portée Gérer l extensibilité Approche de développement Les phases de développement Phase 1 : Justification Phase 2 : Planification Phase 3 : Analyse d affaires Phase 4 : Conception Phase 5 : Construction Phase 6 : Déploiement Composition de l équipe du projet BI L équipe principale L équipe complémentaire Architecture BI Couche ETL Couche base de données ciblées BI Couche d`application Points Clés CHAPITRE II LES LOGICIELS OS Qu est-ce qu un logiciel OS? Caractéristiques d un logiciel OS Bénéfices d un logiciel OS Inconvénients d un logiciel OS Types de licences de logiciels OS Famille de licences GNU Famille de licences BSD Les logiciels BI OS Les petites et moyennes entreprises (PME) Points clés CHAPITRE III... 47
6 v CRITÈRES D ÉVALUATION DES LOGICIELS OS Critères d évaluation Critères fonctionnels Types de rapports Création du rapport Localisation Caractéristiques de l outil Critères non fonctionnels Qualités d exécution Qualités de développement Qualités de la communauté Points clés CHAPITRE IV ANALYSE DE L OUTIL BIRT Historique de BIRT Description de BIRT Composition du rapport BIRT Architecture de BIRT Générateur des rapports Évaluation de BIRT Critères fonctionnels Critères non fonctionnels Points Clés CHAPITRE V ANALYSE DE L OUTIL JASPER REPORTS Historique de JasperReports Description de JasperReports Description de la génération de rapports Architecture de JasperReports Génération du modèle JRXML Compilation de ReportDesign... 84
7 vi 5.7 Remplissage du Rapport Exportation du Rapport Évaluation de JasperReports Critères fonctionnels Critères non fonctionnels Points Clés CHAPITRE VI ANALYSE DE L OUTIL PENTAHO REPORTING Histoire de Pentaho Reporting Description de Pentaho Reporting Génération des rapports Évaluation de Pentaho Reporting Critères fonctionnels Critères non fonctionnels Points Clés CHAPITRE VII CYCLE DE DÉVELOPPEMENT D UN PROJET BI POUR LES PME Phases dans le développement d un projet BI Ressources Description détaillée de chaque phase de génie logiciel Phase 1 - Justification Phase 2 - Planification Phase 3 Analyse d affaires Phase 4 Conception Phase 5 Construction Phase 6 Déploiement Points Clés CHAPITRE VIII CONCLUSION Conclusions La suite de ce projet de recherche
8 vii 8.3 Les acquis personnels RÉFÉRENCES
9 viii LISTE DES FIGURES Figure 1.1 : Pyramide d abstraction. (Loshin, 2003) Figure 1.2 : Transformation des données. (TDWI, 2004)... 7 Figure 1.3 : Cycle d une version d une application BI. (Moss, 2003) Figure 1.4 : Dépendances des étapes de développement dans un projet BI. (Moss, 2003) Figure 1.5 : Architecture BI et la transformation des données. (Aertsen, 2007 ; Moss, 2003) Figure 2.1 : Relation coût/temps entre un projet BI commercial et OS. (JasperSoft, 2006) Figure 4.1 : Architecture de BIRT. (EclipseBIRT, 2009) Figure 4.2 : Modèle d événements. (Gordon, 2009) Figure 4.3 : Différents gabarits standards. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.4 : Utilisation des bibliothèques dans des conceptions. (Gamble, 2006) Figure 4.5 : Utilisation des gabarits dans des conceptions. (Gamble, 2006) Figure 4.6 : Générateur des expressions de BIRT. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.7 : Éditeur de Propriétés de BIRT. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.8 : Création des groupes. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.9 : Création des filtres. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.10 : Création des tris. (OutilBIRT, 2009) Figure 4.11 : Types de graphiques. (OutilBIRT, 2009) Figure 5.1 : Génération de rapports. (Atol, 2005) Figure 5.2: Objets créés par JasperReports. (Atol, 2005) Figure 5.3 : Architecture de JasperReports. (Sadik, 2008) Figure 5.4 : Graphiques crées par JFreeChart. (jfree, 2009) Figure 5.5 : Assistant d ireport. (Heffelfinger, 2006) Figure 5.6 : Principales classes et interfaces de JasperReport. (Danciu, 2007) Figure 5.7 : JasperServer. (JasperForge, 2009) Figure 6.1 : États et transitions d un rapport. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.2 : Sections d un rapport dans Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.3 : Schéma du modèle de métadonnées. (PentahoRDes, 2009)
10 ix Figure 6.4 : Hiérarchie de différentes expressions graphiques. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.5 : Outil Pentaho Report Designer. (PentahoRDes, 2009) Figure 6.6 : Distribution des ressources Modèle traditionnel vs. Modèle Pentaho. (Daley, 2007) Figure 6.7 : Résumé du projet Pentaho Reporting. (PentahoJira, 2009) Figure 6.8 : Distribution des bogues et des améliorations. (PentahoJira, 2009) Figure 6.9 : Architecture et bibliothèques de Pentaho Reporting. (PentahoJFR9, 2009) Figure 6.10 : Dépendances de Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.11 : Forum de Pentaho Reporting. (PentahoCom, 2009) Figure 7.1 : Phases de génie logiciel. (Moss, 2003) Figure 7.2 : Différentes transformations de données. (Moss, 2003)
11 x LISTE DES TABLEAUX Tableau 1.1 : Perspective de chaque étape du cycle de développement (Moss, 2003) Tableau 1.2 : Rôles et responsabilités de l équipe (Loshin, 2003) (Moss, 2003) Tableau 5.1 : Dépendances de JasperReports. (JasperForge, 2009) Tableau 6.1 : Dépendances de Pentaho Reporting (PentahoJFR8, 2009)
12 xi LISTE DES ABRÉVIATIONS API BD BI BIRT BSD CIO CPL DTD DTP EJB EMF EPL ETL FSF GEF GNU GPL JDT JVM KPI LDAP LGPL ODA ODF OLAP OS OSI PME Interfaces de Programmation d Application Base de données Intelligence d affaires Business Intelligence and Reporting Tool Berkeley Software Distribution Chief Information Officer Common Public License Document Type Definition Data Tools Platform Enterprise JavaBeans Eclipse Modeling Framework Eclipse Public Licence Extract/Transform/Load Free Software Foundation Graphical Editor Framework Gnu s Not Unix General Public License Java Development Tools Java Virtual Machine Indicateur clé de performance Lightweight Directory Access Protocol Lesser General Public License Open Data Access Open Document Format Traitement analytique en ligne Open Source Open Source Initiative Petits et moyennes entreprises
13 xii POJO QD RCP TI WTP Plain Old Java Objects Qualité de données Application client enrichie Technologies de l information Web Tools Platform
14 xiii LISTE DES DÉFINITIONS Intergiciel Les intergiciels sont des ponts qui permettent l intégration des programmes d application et autres composantes logiciels dans un environnement hétérogène avec multiples nœuds de réseaux, plusieurs systèmes d exploitation et différents produits logiciels. Métadonnées La définition traditionnelle de métadonnées est «des données à propos des données» (Loshin, 2003). Une définition actualisée et simplifiée de métadonnées est «les métadonnées permettent de capturer les caractéristiques et les détails d une organisation» (BIPMInstitute, 2009). Selon David Loshin (Loshin, 2003), les métadonnées constituent le catalogue du capital intellectuel qui entoure la création, la gestion et l utilisation de l ensemble des informations. La gestion des métadonnées est une tâche critique associée au succès d un programme BI parce que les métadonnées : Encapsulent les connaissances d affaires physiques et logiques. Capturent la structure et la signification des données qui font partie de l'entrepôt de données. Les métadonnées sont divisées en deux groupes : Métadonnées techniques : décrivent la structure de l information, la façon dans laquelle les données se déplacent ainsi que les transformations associées quand les données se déplacent d une location à une autre. Métadonnées d affaires : décrivent la perception des utilisateurs d affaires, les règles d affaires ainsi que la signification associée aux données.
15 xiv Modèle logique de métadonnées Le modèle logique de métadonnées est un modèle de données qui décrit les objets ainsi que les relations entre les objets. Les objets dans un modèle logique de métadonnées représentent des métadonnées telles que des entités, des attributs, des définitions, des domaines, des tables et des colonnes. Le modèle logique de métadonnées aide à comprendre, à communiquer et à valider les besoins de métadonnées (Moss, 2003).
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17 1 INTRODUCTION De plus en plus, il est fréquent de voir une entreprise vendre ou acquérir une base de données. En effet, au cours des vingt (20) dernières années, les entreprises ont réalisé que les bases de données renferment une source d information inestimable et elles ont fait un changement radical de leur utilisation. La base de données d une corporation est donc maintenant considérée comme un actif. D un simple traitement opérationnel à l époque, les entreprises ont réalisé que l extraction d information contenue dans les bases de données pouvait se traduire par des connaissances essentielles pour la prise de décisions tactiques et stratégiques. La collecte, l agrégation et l analyse adéquate des données permettent donc à plusieurs entreprises d en soutirer des connaissances et ainsi d améliorer leur rendement. De là vient l appellation d intelligence d affaires (BI). Dans un monde des affaires de plus en plus concurrentiel, la mise en place d une plateforme BI semble donc inévitable et essentielle afin de demeurer compétitif. Il en va de la survie ou de la faillite de l entreprise. Afin de mieux informer les PME, j ai décidé de faire mon projet de recherche sur le «phénomène BI» et il est constitué d une étude en deux (2) volets : Volet 1 - Intelligence d affaires Revue de la littérature afin de mieux comprendre BI et les meilleures pratiques de l industrie. Qu est-ce que BI? L identification des prérequis et des exigences pour implanter une plateforme BI. L identification des meilleures pratiques décrites et acceptées par l industrie et la communauté.
18 2 Volet 2 - Logiciels OS Définir les critères d évaluation pour mieux choisir les logiciels OS de création de rapports. La définition des logiciels OS. L identification des entreprises qui peuvent tirer profit des logiciels BI OS. La définition des critères d évaluation pour choisir les logiciels OS de création de rapports. L analyse critique et comparative des trois (3) logiciels BI OS les plus populaires qui servent à la création de rapports : o Eclipse BIRT o Jasper Reports o Pentaho BI Platform L adaptation du cycle de développement d un projet BI pour les PME.
19 3 CHAPITRE I INTELLIGENCE D AFFAIRES 1 Dans un article publié en 1958, le terme BI a été utilisé par Hans Peter Luhn, chercheur chez IBM. Il a défini ce terme comme étant «l habilité de comprendre les corrélations entre des faits présentés, de façon à guider les actions requises pour atteindre un but désiré». En 1989, Howard Dresner, qui est devenu plus tard un analyste du groupe Gartner, a proposé d utiliser le terme BI pour englober tous les concepts et méthodes qui servent à améliorer la prise de décisions d affaires et qui s appuient sur des données concrètes. Ce n est que vers la fin des années 90 que le terme BI a été de plus en plus répandu et utilisé. Dans ce chapitre, nous ferons une revue de la littérature afin de mieux renseigner les PME sur les exigences reliées à l implantation de BI dans l entreprise. La finalité de la mise en place d une plateforme BI est de permettre à l entreprise d établir de nouvelles connaissances à partir de différentes sources de données à sa disposition. Par la suite, l entreprise pourra partager ses connaissances à travers ses cadres pour ainsi optimiser les opérations, le processus d affaires, la prise de décisions et les actions à prendre. L application des meilleures pratiques BI décrites et acceptées par l industrie aura une influence importante sur l obtention de la valeur d affaires ainsi que sur la réussite de l implantation dans l entreprise. Étant donné que l obtention des connaissances est basée sur les données de l entreprise, plusieurs des meilleures pratiques décrivent l importance de : implanter des programmes de qualité de l information. avoir une stratégie au niveau corporatif afin d organiser, structurer et exploiter les actifs informationnels. développer et mettre en place des standards et exigences corporatifs pour gérer les données. créer un entrepôt centralisé de données pour les analyses d affaires. avoir une équipe adéquate pour gérer les besoins de BI à travers l entreprise. BI est devenu essentiel pour les entreprises puisqu il permet de mieux affronter les crises économiques, la forte concurrence ainsi que de mieux comprendre et d anticiper ce qui affecte les marchés et la position concurrentielle.
20 4 1.1 Qu est-ce que BI? BI est un ensemble d outils qui permet d extraire des connaissances à partir des bases de données existantes et qui par le fait même aide les entreprises à prendre des décisions tactiques et stratégiques. Il sert à analyser des données provenant de différentes sources internes et externes. Ces outils aident à l analyse de données afin de déceler des informations macroscopiques essentielles cachées dans de grands volumes d information. L information décelée doit être pertinente. Afin d obtenir des résultats positifs, elle doit être diffusée à temps et accessible à travers différents moyens comme les tableaux de bord, les alertes et les rapports. Elle doit également être intégrée aux processus d affaires et flux de production de l entreprise, tout en respectant les règles de sécurité implantées afin de protéger les informations sensibles et les actifs stratégiques de l entreprise. BI a un volet défensif et offensif. Le volet défensif s occupe de protéger les informations sensibles, les savoir-faire ainsi que les actifs tandis que le volet offensif permet de saisir les opportunités, les tendances du marché, l anticipation de la concurrence ainsi que l optimisation des processus et du développement de l entreprise. Le Data Warehousing Institute définit BI comme «Ce sont les processus, les technologies et les outils nécessaires pour transformer des données en informations, informations en connaissances et connaissances en plans d actions. BI est une combinaison d entreposage de données, d outils d analyse d affaires et de la gestion de contenu-connaissance». (Loshin, 2003) Cette définition laisse entrevoir deux notions critiques ainsi que l existence d une hiérarchie sur les différentes portées de l intelligence.
21 5 La première remarque importante est que la pratique de BI est beaucoup plus qu un ensemble d outils et ces outils auront peu de valeur s il n y a pas de processus et de personnel formé en BI. La deuxième notion est que la connaissance doit être utilisée pour donner de la valeur rentable à l entreprise. S il n y a pas de valeur ajoutée à la prise de décisions, cette pratique aura peu de valeur. Un programme BI réussi est le résultat de la coopération entre les développeurs et les analystes d affaires. La gestion de la performance d affaires, «Business Performance Management», est un complément de BI qui permet de valider et d analyser les résultats en fonction des objectifs et des stratégies de l entreprise. Un indicateur clé de performance (KPI) est une mesure quantitative ou qualitative qui permet aux représentants d affaires et aux représentants des technologies de l information (TI) d'évaluer objectivement la prestation globale d'un service. La différenciation entre données, informations et connaissances permet de mieux comprendre la hiérarchie de BI : Données : c est un ensemble d éléments de valeur brute qui est utilisé aux fins de calculs, de mesures ou de raisonnements. Les données n ont aucune signification si elles ne sont pas analysées dans un contexte déterminé. Informations : c est le résultat de collecter et d organiser les données de façon telle, qu il devient possible d établir des relations entre les éléments de données et sa signification dans un contexte précis. Connaissances : c est le concept de comprendre l information à partir de patrons ou de modèles établis qui permettent de fournir une conceptualisation de l information. La pyramide d abstraction (figure 1.1) permet de visualiser les différents niveaux entre données, informations et connaissances ainsi que la taille des données dans chaque niveau.
22 6 Figure 1.1 : Pyramide d abstraction. (Loshin, 2003). La définition de BI fait mention de trois transformations qui permettent d en arriver aux connaissances (Loshin, 2003) : La transformation des données en informations : C est le processus d identifier les données qui doivent être collectées, gérées et dans quel contexte. Cette transformation a besoin d une infrastructure pour gérer et présenter les données. Cela inclut les plateformes matérielles, les systèmes de bases de données relationnelles ou d autres types d outils logiciels qui permettent d avoir accès aux données afin de faire des requêtes et des rapports. La transformation des informations en connaissances : C est l analyse de l information de différentes façons jusqu'à la création de quelques fragments critiques de connaissances. Cet aspect de BI implique des composantes analytiques telles que l entreposage, l exploration, le
23 7 profilage, la qualité des données, le traitement analytique en ligne (OLAP) ainsi que l analyse des règles d affaires. La transformation des connaissances en plan d action : C est le point clé de toute stratégie de BI. Cette transformation donne une valeur réelle à l entreprise. Les connaissances découvertes doivent servir à implanter un plan d action et atteindre les objectifs d affaires. Toutes ces transformations sont résumées dans la figure 1.2. Figure 1.2 : Transformation des données. (TDWI, 2004). 1.2 La valeur de l information Selon un sondage effectué par Price Waterhouse Coopers en 2001, les entreprises qui gèrent leurs données comme une ressource stratégique seraient en avance en termes de rentabilité et de réputation.
24 8 La transformation de l information en une ressource stratégique se fait à travers un processus qui implique l application des nouvelles technologies ainsi que la compréhension du problème d affaires à résoudre ou l opportunité d affaires à atteindre afin de proposer une solution. Il est important de faire la différence entre les deux visions de l usage des données : La vision traditionnelle, qui est l usage des données dans un environnement transactionnel et qui permet l automatisation des opérations quotidiennes. Sans cette vision, l entreprise ne peut pas survivre. La vision progressiste, qui met en évidence les connaissances qui se trouvent dans l ensemble des données de l entreprise. Cette vision utilise les données pour des propos analytiques, ce qui permet aux gestionnaires de prendre de meilleures décisions d affaires. La gestion continue de l information a un coût associé (coûts d acquisition, d entreposage et de maintenance). La valeur de l information dépend de différents facteurs qui sont (Moody, 1999) : Une partie de la valeur de l information est reliée au temps. La valeur de l information augmente avec le nombre de personnes qui l utilisent. La valeur de l information augmente avec la qualité et l'exactitude. La valeur de l information augmente une fois combinée avec d'autres informations. Ils existent trois méthodes pour mesurer la valeur de l information qui sont (Loshin, 2003) : Coût d origine : la valeur est basée sur le coût d acquisition ou de création ou de remplacement de l information. Valeur du marché : la valeur est basée sur le prix que cette information vaut dans le marché.
25 9 Valeur utilité : la valeur est basée sur les connaissances qui peuvent être soutirées de cette information. BI permet de faire l association entre les indicateurs clés de performance et les différentes activités d affaires comme la rentabilité, la satisfaction de la clientèle, la productivité et la performance de la chaîne logistique. BI a aussi l habilité de capturer les définitions d affaires à partir des indicateurs clés de performance, de les gérer et de les intégrer à la base de connaissances. 1.3 Pourquoi implanter BI dans l entreprise? De plus en plus, les entreprises sont intéressées à implanter un programme BI parce qu elles réalisent qu il y a beaucoup d informations qui peuvent être extraites des bases de données. Un programme BI peut aider les entreprises à (DataHabitat, 2002 ; Loshin, 2003) : Augmenter les ventes en identifiant les comportements et tendances d'achats de sa clientèle ainsi que les opportunités des ventes incitatives et croisées. BI aussi permet d évaluer sa clientèle en clients profitables et non profitables en fonction des stratégies de profits à court terme. Diminuer les coûts en estimant les dépenses organisationnelles et opérationnelles ainsi que les investissements. BI permet d améliorer la gestion logistique. Diminuer les risques en analysant les activités et comportements des consommateurs et des fournisseurs ainsi que la fiabilité de la chaîne d approvisionnement. Améliorer les activités de planification stratégique en mettant à la disposition des décideurs, des données précises et fiables. Le fait d intégrer et consolider les données
26 10 permet d améliorer la performance de l entreprise, de créer des avantages compétitifs ainsi que d atteindre les objectifs fixés. Réagir plus adéquatement aux événements internes et externes en procurant des analyses plus précises qui peuvent avoir un impact sur les processus d affaires ainsi que la portée des objectifs et stratégies établis. 1.4 Applications BI Selon le type d entreprise et le domaine d affaires, BI peut servir à différents usages stratégiques. Voici quelques exemples (Loshin, 2003): Analyse des clients Elle permet de mieux comprendre les comportements des clients et aide à maximiser la valeur de ceux-ci. Ex. : - Profilage des clients - Ciblage de la clientèle - Fidélisation et satisfaction des clients - Valorisation des clients - Préférences des clients Analyse de la productivité du capital humain Elle permet de rationaliser et d optimiser les ressources à l intérieur de l entreprise. Ex. : - Optimisation du centre d appels - Efficacité de la production
27 Analyse de la productivité d affaires Elle permet de mesurer et d analyser la productivité d affaires. Ex. : - Analyse de défauts - Optimisation et planification de la capacité - Gestion des risques - Stratégie juste-à-temps - Gestion d actifs et la planification des ressources Analyse du canal des ventes Elle permet d ajouter de la valeur aux stratégies. L analyse du canal des ventes ainsi que l analyse croisée des ventes versus le personnel. Ex. : - Stratégies de marketing - Performance de ventes Analyse de la chaîne logistique Elle permet l étude de ses vendeurs et clients à travers l analyse de différents aspects. Ex. : - Gestion des vendeurs et des fournisseurs - Contrôle d inventaire - Distribution et expédition de la marchandise Analyse des comportements et tendances Elle permet de prévoir des tendances ainsi que d identifier différents patrons de comportements. En général, ce type d analyse utilise des données historiques pour identifier des patrons de comportement qui ont eu lieu dans le passé. Ex. : - Tendances d achats - Activités dans le web - Détection de fraude - Fidélisation des clients
28 Facteurs de succès d un projet BI Il y a plusieurs facteurs clés qui contribuent au succès d un projet BI et qui doivent être pris en considération (Loshin, 2003) (TDWI, 2004): Parrainage des gestionnaires Le facteur clé dans le succès d un projet BI est d avoir l appui de la haute direction envers ses gestionnaires parce qu elle contribue à : - Fournir le soutien financier nécessaire pour construire et maintenir une équipe solide de joueurs clés. - Assurer la participation et l engagement des individus à travers la structure, et ce, tout au long du projet. - Éliminer les barrières qui empêchent l avancement et le succès du projet Gestion forte et dédiée Les gestionnaires doivent s assurer de : - Diriger le processus de mission d un point de vue des affaires. - Gérer les processus d acquisition des connaissances et des technologies. - Gérer l implantation du projet. - Guider le projet vers le succès de façon telle à atteindre les objectifs. - Gérer les problèmes politiques Définition appropriée des attentes Il est crucial d implanter un processus pour déterminer, articuler et documenter les attentes reliées à : - Fonctionnalité : définir les différentes composantes de BI ainsi que les fonctionnalités de chacune d elles.
29 13 - Accessibilité : Identifier les utilisateurs qui doivent avoir accès aux différentes applications BI, et pour chacun d eux, établir les politiques d accès en respectant les contraintes de sécurité. - Performance et expansion : définir les mesures de performance et le potentiel d expansion du modèle des données. - Implantation : établir un échéancier des dates d implantation des différentes fonctionnalités. - Qualité : définir les critères de qualité en termes de données, applications et rapports - Disponibilité : définir les niveaux de service et leurs disponibilités horaires. - Importance d affaires : définir la relation entre les différents indicateurs clés de performance et les objectifs d affaires à atteindre (réduction de coûts, augmenter la rentabilité, réduire le coût de main-d œuvre, entreposage et livraison par unité, etc.) Définir les mesures de succès La définition des attentes doit être accompagnée par la définition des variables quantitatives qui permettent de mesurer la conformité. Les mesures doivent être définies pour chaque attente : - Fonctionnalité : La mesure de la fonctionnalité peut se faire en analysant le nombre de services qui doit être disponible. - Accessibilité : La mesure est reliée à l analyse du nombre d utilisateurs et la pertinence des accès selon leur fonction. - Performance : les mesures de performance sont reliées à : Opportunité : combien de temps est-il nécessaire pour que l information soit disponible? Vitesse de traitement : combien de temps est-il nécessaire pour finir l analyse? Relation volume / débit : quel est le taux de débit? Quelles sont les restrictions de traitement pour chaque utilisateur? - Implantation : c est le respect de l échéancier établi. En cas de retard, l équipe doit documenter les motifs et renégocier les dates d implantation. Si les dates d implantation étaient critiques, la non-implantation peut signifier l échec du projet.
30 14 - Qualité des données : la précision et fiabilité des données est l un des facteurs des plus importants et essentiels au reste du procédé. Si les données ne reflètent pas la réalité, l information qui en découlera sera de piètre qualité et déformée (qualité médiocre à l'entrée = qualité médiocre des résultats). Il est donc important de définir des mesures de qualité pour les données. Ce n est pas une tâche facile. - Disponibilité : le temps de disponibilité et le temps d arrêt sont les mesures les plus importantes pour évaluer la disponibilité. Une autre mesure est l intervalle moyen entre les défaillances. - Importance d affaires : Mesurer l impact BI dans les différents aspects d affaires est essentiel, mais une tâche compliquée. Les effets d un programme BI avec succès peuvent être évidents et tangibles quand il y a un impact direct sur la rentabilité. Par contre, si le programme BI a collaboré à la conception d un processus d affaires, l impact n est pas toujours tangible Former une équipe solide La construction de l équipe BI, autant du côté technique que du côté affaires, est une tâche critique qui a un impact direct sur le succès du projet. Les différents rôles et responsabilités seront analysés en détail dans la section Composition de l équipe du projet BI Comprendre la technologie Il est essentiel que tous les intervenants comprennent la technologie puisque cela permet de : - Définir le possible et l impossible. - Définir les ressources nécessaires pour faire face à des applications BI complexes. - Évaluer différents produits existants sur le marché Définir l architecture appropriée des données Un autre élément critique est la définition du modèle de données. Ce modèle doit décrire les différentes entités et les relations entre eux. Le modèle doit aussi être extensible puisque les
31 15 besoins et l environnement externe sont en constante évolution. Ces changements doivent être reflétés dans le modèle des données. L architecture des données ne doit pas seulement prendre en considération cette réalité, mais aussi elle doit refléter les besoins des applications d affaires qui incluent les relations entre entités, les métadonnées, le partage de l information, la politique de sauvegarde et récupération, entre autres Définir la qualité de l information La qualité de l information doit être définie en fonction de quatre dimensions qui sont : - Exactitude - Complétude - Consistance - Pertinence temporelle Intégration des données de l entreprise L intégration des données de différentes sources est un autre élément crucial. Pour avoir du succès, un programme BI doit intégrer les données de façon telle qu elles peuvent être vues comme une ressource disponible à travers l entreprise Exploitation de la réutilisation La réutilisation est un concept qui évite la duplication des données et l incohérence qu elle peut créer pour les métadonnées. Elle permet aussi d avoir un entrepôt centralisé des données intégrées ainsi qu un ensemble unique des règles d affaires qui peuvent être utilisées dans différents points du flux de l information.
32 Gestion de la portée Le chef du projet doit gérer la portée en tout moment, tout en s assurant que les éléments critiques et essentiels pour l implantation ne seront pas mis de côté pour traiter des éléments non critiques Gestion de l extensibilité Faire la conception du modèle et de l architecture en regardant les paramètres d extensibilité et de performance établis. 1.6 Approche de développement Moss L. et Atre S. (Moss, 2003) font une analyse en profondeur de l approche de développement d un projet BI qui a des caractéristiques particulières. Étant donné que tout projet BI est un projet qui touche à toute l entreprise et qui de plus est en constante évolution en fonction de la rétroaction des utilisateurs ainsi que des changements internes ou externes, l approche de développement en cascade est inappropriée. Les méthodologies traditionnelles ne couvrent pas la planification stratégique, ni l analyse d affaires interorganisationnel, ni l évaluation des nouvelles technologies, pas plus que le concept de développement itératif. Les systèmes de support à la décision ne peuvent pas être construits avec une approche en cascade. Il est donc essentiel d avoir une approche itérative où le déploiement d une version génère de nouveaux besoins pour la prochaine version. Les projets BI ont des caractéristiques particulières comme : Ils sont motivés par une opportunité d affaires. Ils implantent des stratégies de support à la décision interorganisationnel. Les exigences d une application BI sont plus des exigences d information stratégique.
33 17 Les projets BI mettent de l emphase sur l analyse d affaires qui est l activité la plus importante. Les applications BI ont besoin d un développement itératif. La figure 1.3 permet de visualiser le cycle de développement d une version d une application BI. Figure 1.3 : Cycle d une version d une application BI. (Moss, 2003). 1.7 Les phases de développement Le développement d un projet BI est composé de 16 étapes qui sont regroupées dans 6 phases (Moss, 2003) Phase 1 : Justification - Étape 1 : Évaluation du cas d'affaires Toute solution BI proposée a pour finalité la résolution d un problème d affaires ou d une opportunité d affaires. Étant donné que chaque version a un coût associé, il est important de bien définir les bénéfices qui découleront de la résolution du problème d affaires ou d énumérer les avantages de l opportunité d affaires.
34 Phase 2 : Planification - Étape 2 : Évaluation de l infrastructure de l entreprise L infrastructure de l entreprise doit supporter l application BI. Il y a des composantes qui sont indispensables et ils doivent être en place avant l implantation de la première version. L infrastructure d une entreprise se divise en deux : a) Infrastructure technique : elle inclut entre autres, les composantes matérielles et logiciels, les intergiciels, les systèmes de gestion de base de données, les systèmes d exploitation, les composantes réseau ainsi que l entreposage de métadonnées. b) Infrastructure non technique : elle inclut entre autres, les standards de métadonnées, les standards d appellation des données, le modèle des données logiques de l entreprise, les méthodologies, les normes, les procédures de tests, le processus de contrôle des changements. - Étape 3 : Planification du projet Comme les projets BI sont dynamiques, il est important de faire une planification détaillée, un suivi strict du progrès réel ainsi que de refléter tout changement qui peut avoir un impact sur le succès du projet Phase 3 : Analyse d affaires - Étape 4 : Définition des besoins du projet La gestion de la portée est un élément crucial et difficile à gérer parce que les utilisateurs veulent tout avoir à court terme. Le chef du projet doit négocier et resserrer les besoins de chaque livrable. Au fur et à mesure que les utilisateurs d affaires se familiarisent et connaissent de plus en plus les possibilités de BI, leurs besoins changent.
35 19 - Étape 5 : Analyse des données La qualité des données est la base de tout projet BI. On doit prendre en considération différentes vues de l entreprise afin de faire une consolidation et une réconciliation des données. Cette étape est la plus importante. Elle prend beaucoup de temps et elle a un coût élevé. - Étape 6 : Prototypage de l application Le prototypage permet de faire une analyse des livrables fonctionnels. De nos jours, il y a des outils qui permettent de concevoir un concept ou une idée rapidement à un coût raisonnable. Le prototypage aide à mieux comprendre le potentiel et les limites de BI. - Étape 7 : Analyse du référentiel de métadonnées Les métadonnées d affaires sont capturées en général par un outil de modélisation. Les métadonnées techniques doivent être associées aux métadonnées d affaires. Elles doivent être entreposées dans un référentiel centralisé. Il est essentiel de documenter dans un modèle logique des métadonnées, les besoins pour lesquels ces métadonnées ont été capturées Phase 4 : Conception - Étape 8 : Conception des bases de données Selon les besoins des utilisateurs, une ou plusieurs bases de données seront utilisées pour entreposer les données d affaires. Elles seront en détail ou sous forme agrégée. Les schémas de conception des bases de données doivent tenir compte des besoins d accès des utilisateurs. - Étape 9 : Conception du processus ETL (Extract/Transform/Load) En fonction de la qualité des données, la conception du processus ETL pourra prendre beaucoup de temps puisqu il nécessitera la transformation et le nettoyage des données. Cette étape est la plus compliquée du projet BI.
36 20 - Étape 10 : Conception du référentiel de métadonnées Si l entreprise a déjà un référentiel, on doit y incorporer la richesse fonctionnelle. Si par contre le référentiel doit être construit en entier, l équipe devra prendre la décision s il est basé sur une approche relationnelle ou orientée objet; peu importe la décision, la conception doit satisfaire les besoins du modèle logique de métadonnées Phase 5 : Construction - Étape 11 : Développement du processus ETL (Extract/Transform/Load) Dans le marché, il existe beaucoup d outils pour le développement du processus ETL. Le choix d un outil ETL dépend des besoins de nettoyage et de transformation des données tels que définis dans les étapes d analyse de données et de conception ETL. En général, on doit écrire des extensions pour augmenter les capacités de l outil. - Étape 12 : Développement de l application Une fois finalisé le prototypage, lequel a permis de clarifier les besoins fonctionnels, le vrai développement de l application peut commencer. Le développement de l application devient une tâche relativement simple si on décide de finaliser le prototypage opérationnel. Par contre, on doit investir plus d effort si on veut utiliser un outil plus robuste d analyse. - Étape 13 : Exploration des données (Data mining) L utilisation d un outil d exploration de données permet de découvrir de l information cachée dans les données de l entreprise. - Étape 14 : Développement du référentiel de métadonnées La construction d un référentiel de métadonnées est un sous-projet et en général c est une équipe séparée qui prend en charge ce développement.
37 Phase 6 : Déploiement - Étape 15 : Implantation Une fois que toutes les composantes de BI ont été testées, l équipe déploie les bases de données et les applications. Des séances de formation sont prévues pour tous les utilisateurs d affaires ainsi que pour toute partie prenante qui utilisera les applications BI ou le référentiel de métadonnées. Avec l implantation, les fonctions de support débutent : mettre en opération le centre d assistance, faire la maintenance et le réglage des bases de données BI, planifier et rouler des travaux en traitement par lots ETL ainsi que surveiller la performance. - Étape 16 : Évaluation de la version Avant de commencer le développement d une nouvelle version, il est important de faire une évaluation de toutes les leçons apprises. Cette dernière permettra dans les prochaines versions d améliorer les processus, les outils, les techniques, cibler les processus qui n ont pas été utiles au cycle de développement ainsi que de mieux contrôler les coûts. Bien que ces étapes puissent se réaliser en parallèle, il y a des dépendances entre chacune qui sont illustrées dans la figure 1.4. La grande partie des étapes mentionnées doit être développée sous une perspective interorganisationnelle tandis que les autres doivent l être sous une perspective spécifique au projet. Le tableau 1.1 montre la perspective de chaque étape.
38 22 Tableau 1.1 : Perspective de chaque étape du cycle de développement (Moss, 2003) Étapes de développement Perspective d exécution 1. Évaluation de cas d'affaires Interorganisationnel 2. Évaluation de l infrastructure de l entreprise Interorganisationnel 3. Planification du projet Spécifique au projet 4. Définition des besoins du projet Spécifique au projet 5. Analyse des données Interorganisationnel 6. Prototypage de l application Spécifique au projet 7. Analyse du référentiel de métadonnées Interorganisationnel 8. Conception des bases de données Interorganisationnel 9. Conception du processus ETL Interorganisationnel 10. Conception du référentiel de métadonnées Interorganisationnel 11. Développement du processus ETL Interorganisationnel 12. Développement de l application Spécifique au projet 13. Exploration des données Interorganisationnel 14. Développement du référentiel de métadonnées Interorganisationnel 15. Implantation Spécifique au projet 16. Évaluation de la version Interorganisationnel
39 23 Figure 1.4 : Dépendances des étapes de développement dans un projet BI. (Moss, 2003).
40 Composition de l équipe du projet BI Il y a deux types d équipes : équipe principale et équipe complémentaire (Moss, 2003). Pour obtenir de bons résultats, on devra faire une sélection minutieuse des membres qui composeront les équipes tout au long du projet L équipe principale Elle est co mposée idéalement de 4 ou 5 membres, mais pas plus de 7, dédiés entièrement au projet du début à la fin : - Un gestionnaire de projet. - Un représentant d affaires. - Un analyste d affaires du côté TI. - Une ressource technique du côté TI L équipe complémentaire Elle est composée de membres qui, sans être dédiés entièrement au projet, viendront se joindre à l équipe, et ce, tout au long du projet ou en fonction des besoins de chacune des étapes. Tableau 1.2 : Rôles et responsabilités de l équipe (Loshin, 2003) (Moss, 2003) Rôle Responsabilités Administrateur des bases de données Concevoir, charger, surveiller et régler les bases de données BI. Administrateur des données Réaliser les analyses des données interorganisationnelles, créer des modèles de données logiques et spécifiques au projet. Fusionner les modèles de données logiques dans un modèle de données logique d entreprise.
41 25 Rôle Administrateur des métadonnées Administrateurs des outils Analyste en qualité de données (QD) Architecte de l infrastructure de BI Architecte stratégique Développeurs de l application Développeurs ETL Développeurs en référentiel de métadonnées Développeur principal des applications Développeur principal ETL Développeurs Web Expert en exploration de données Expert technique Gestionnaire du projet Responsabilités Construire ou acheter, enrichir, charger et maintenir le référentiel de métadonnées. Installer et maintenir les outils de développement et analytiques ainsi que les accès. Évaluer la qualité des sources de données et préparer les spécifications de nettoyage de données pour le processus d ETL. Établir et maintenir l infrastructure technique de BI. Gérer l infrastructure technique générale de l entreprise en incluant l infrastructure BI. Concevoir les programmes des rapports, écrire les scripts de requêtes et développer les accès et les applications d analyse. Coder les programmes d ETL et préparer les instructions pour l outil ETL. Coder les programmes de migration du référentiel de métadonnées pour charger la base de données. Concevoir et superviser le développement des accès et l application des analyses. Concevoir et superviser le processus d ETL. Concevoir le site Web et créer les pages Web pour diffuser les rapports sur l intranet, extranet ou internet. Choisir et gérer l outil d exploration des données Fournir les connaissances d affaire reliée aux données, processus et exigences. Définir, planifier, coordonner, contrôler et superviser toutes les activités du projet. S assurer du progrès, résoudre les problèmes décisionnels d affaires et techniques, négocier avec les vendeurs, les représentants d affaires et le parrain d affaires.
42 26 Rôle Parrain d affaires (membre de la direction) Personnel de la maintenance du réseau Personnel des services techniques Personnel de support Représentant d affaires Responsable de la sécurité Partenaire d affaires Support en assistance technique de BI Testeurs Vérificateur TI Webmestre Responsabilités Parrainer l initiative de BI, assurer l engagement de toute l entreprise vers le programme BI, éliminer les barrières qui empêchent l avancement du projet BI et assurer le soutien financier nécessaire. Maintenir l environnement réseau. Maintenir l infrastructure matérielle et les systèmes d exploitation. Exécuter les processus par lot pour les cycles d ETL, les accès, les applications d analyse et le référentiel de métadonnées. Participer dans la modélisation, fournir les définitions des données, écrire les cas de tests, prendre les décisions d affaires, résoudre les conflits entre différentes unités d affaires et améliorer la qualité des données de l unité qu il représente. Assurer que les exigences de sécurité sont définies et testées à travers tous les outils et bases de données. Participer à la révision et ratification des standards ainsi que des règles d affaires utilisées dans le projet BI. Former le personnel d affaires. Tester les codes de programmation créés par les processus ETL, l application ou le référentiel de métadonnées. Définir les paramètres afin de ne pas exposer le projet BI à des forces externes. Mettre en place les serveurs et sécurité du Web.
43 27 Le fait qu un projet BI nécessite l implication de plusieurs départements peut mener à certaines controverses entre le côté technique et le côté affaires. Le représentant d affaires a donc un rôle d ombudsman dans l équipe et doit résoudre les conflits sur-le-champ pour ne pas créer de délais. 1.9 Architecture BI Dans cette section, on décrira les différentes composantes de l architecture BI ainsi que leurs relations. L architecture est divisée en trois couches qui sont (Aertsen, 2007 ; Moss, 2003): 1. Couche ETL 2. Couche bases de données ciblées BI 3. Couche d application La figure 1.5 permet de visualiser l architecture BI à trois couches qui transforme les données en information, et qui par la suite, permettra aux utilisateurs d affaires d arriver à la connaissance.
44 28 Figure 1.5 : Architecture BI et la transformation des données. (Aertsen, 2007 ; Moss, 2003) Couche ETL Il y a différentes sources de données qui sont dispersées à l intérieur d une entreprise et elles représentent la base de tout projet BI. Ici on fait référence à : bases de données relationnelles et non relationnelles, sources de données XML de partenaires, données qui proviennent du site web de l entreprise, données du système ERP ainsi que les données contenues dans Excel, entre autres. Il est donc essentiel avant d extraire ces données dispersées, d analyser et de valider ces dernières ainsi que leurs représentations. Le processus ETL permet donc d extraire les
45 29 données de toutes les sources décrites antérieurement et de créer un entrepôt de données multidimensionnel. Suite à l extraction, la transformation des données est composée de plusieurs activités et permet d adapter les données au modèle multidimensionnel. Les transformations peuvent devenir complexes s il y a une grande différence entre les modèles entité-association et les modèles multidimensionnels, mais peut devenir une source d information très convoitée en fonction des stratégies d affaires. Un autre aspect important d ETL est relié à la qualité des données qui se fait à travers : - L interconnexion des données («data profiling») qui permet de mesurer le niveau de qualité des sources de données avant de commencer la transformation de celles-ci. - Le nettoyage des données qui permet de standardiser et d enrichir ces dernières. L étape de transformation a besoin d un espace d entreposage qui peut être une zone limitée dans la base de données ou une base de données séparée. Ce secteur est appelé «zone de préparation de données» ou secteur de travail. Après que tout le travail de transformation soit terminé, il débute l étape de chargement dans laquelle les données sont chargées dans un modèle multidimensionnel. Les bases de données sont alimentées en utilisant les intergiciels Couche base de données ciblées BI Dans cette couche se trouve l entrepôt de données multidimensionnel qui est le cœur de l environnement BI. Les modèles dimensionnels contiennent beaucoup de données redondantes, car l'objectif est une extraction de données rapide et cela au détriment des mises à jour ou des insertions qui sont beaucoup plus lentes que dans un modèle entité-association. Les modèles dimensionnels qui composent un entrepôt de données s'appellent schéma en étoile. Un schéma en étoile se
46 30 compose des tables de fait qui contiennent les données mesurables appelées KPI et des tables de dimensions qui contiennent tous les éléments descriptifs qui peuvent être employés pour segmenter, filtrer, assortir et découper les données. Les KPIs ont de la valeur s ils sont analysés dans un contexte déterminé. Les schémas en étoile permettent la création et l exécution de rapports directement par les utilisateurs d affaires ainsi que la traduction de la question formulée par l'utilisateur dans une requête de base de données. Les données d un entrepôt sont atomiques, intégrées et invariantes dans le temps. L entrepôt des données est constitué d un ensemble de mini-entrepôts de données («data marts» qui peuvent être dépendantes ou indépendantes de l entrepôt. Il peut y avoir diverses raisons pour déployer un mini-entrepôt de données dans un serveur séparé. Ex : - Sécurité de données. - Haute disponibilité. - Haute performance de traitement. Le but de l entrepôt de données est la création d une vue logique et simple des données BI Couche d`application Étant donné que les accès aux bases de données ne sont pas conviviaux pour les utilisateurs, le but de BI est de leur offrir un outil à travers lequel ils pourront accéder facilement aux données et créer leurs propres requêtes. Il existe une couche sémantique entre les bases de données ciblées BI et les outils analytiques. La fonction de cette couche sémantique est de traduire les champs de la base de données en objets où chaque objet a une définition d affaires. Il est recommandé de créer un environnement de collaboration entre l équipe TI et l équipe d analystes d affaires afin de maximiser le rendement du capital investi.
47 31 Typiquement, les différents types de rapports que l on trouve dans un environnement BI sont : Rapports standards : Ce sont les rapports qui permettent d évaluer les opérations et l état de l entreprise comme : rapports de dépenses, de production, d état des résultats, de budget versus dépenses actuelles, entre autres. Requêtes structurées : Ce sont des requêtes spécifiques qui permettent d analyser les données du point de vue d une ou plusieurs dimensions. Ces requêtes peuvent avoir des paramètres d entrée et ils peuvent être modifiés selon les différents besoins des analystes. Systèmes de requêtes ad hoc : Ce sont des requêtes créées directement par l utilisateur d affaires. Rapports des exceptions : Ce sont les alertes qui sont envoyées à certains individus de l entreprise pour les informer qu un événement a eu lieu. Tableaux de bord : Ce sont des rapports agrégés qui contiennent plusieurs KPIs. Le tableau de bord est une représentation qui permet de visualiser la situation de l entreprise ou d un département. En général, ces rapports comparent des résultats actuels avec des résultats à atteindre et des résultats historiques. Il est important d identifier les personnes responsables de chaque ensemble fonctionnel de rapports afin d obtenir l approbation des mises en production Points Clés Les entreprises ont besoin d être plus efficientes et compétitives et la clé est d analyser les données et de découvrir de l information pour améliorer la prise de décisions et ainsi mettre en place des plans d action pour atteindre les stratégies d affaires. BI a émergé comme une nouvelle discipline de gestion de l information au début des années 90 et il est devenu une composante technologique essentielle étant donné la forte concurrence et les crises économiques.
48 32 BI a été uniformément mentionné comme une priorité technologique pour les CIO au cours des dernières années, selon le groupe Gartner. BI offre des possibilités d une valeur inestimable pour la collecte, l analyse et l intégration de données ainsi que la création de rapports. BI fournit des vues historiques, courantes et prédictives des opérations d affaires et aussi soutient l'utilisation de cette information avec la richesse fonctionnelle de l exploration des données et l analyse de données et l intégration des rapports. (Harris, 2008) BI est une approche qui permet de gérer et de contrôler les affaires en procurant l'avantage compétitif à travers la prise de décision basée sur des faits. La simple mise en place d une plateforme BI n est pas suffisante pour découvrir de nouvelles connaissances et ainsi optimiser les opérations, les processus opérationnels et la prise de décisions tactiques et stratégiques. Il y a plusieurs facteurs qui ont une influence importante dans le succès d un projet BI que les entreprises doivent prendre en considération avant de se lancer dans un projet BI. Ces facteurs sont : L alignement entre les stratégies d affaires et le projet BI Le parrainage de la haute direction Une gestion forte La gestion des attentes à court, à moyen et à long terme La justification de la mise en place d une solution BI La définition de mesures de succès La qualité des données Une équipe multidisciplinaire Les outils BI mis à la disposition des analystes d affaires La qualité des données est un facteur clé du succès du projet BI parce que si les données ne sont pas précises et fiables, l information qui en découlera sera de piètre qualité.
49 33 L équipe TI qui participera au projet BI doit connaître les nouvelles technologies, l architecture BI ainsi que les différentes composantes qui intègrent une plateforme BI. Il peut sembler surprenant que 60 % de projets BI finissent par un échec ou un abandon en raison : d une mauvaise planification des tâches manquantes des échéanciers ratés d une mauvaise gestion de projets des besoins d affaires non livrés d une mauvaise qualité de livrables. Le gestionnaire de projets doit se baser sur une expérience pratique pour savoir quoi faire et quoi ne pas faire dans l implantation d une plateforme BI. (Moss, 2003) Les entreprises ne peuvent pas passer à côté de ces principes fondamentaux si elles veulent avoir du succès dans l implantation d un projet BI.
50 34
51 35 CHAPITRE II LES LOGICIELS OS 2 Le mouvement des logiciels OS est une grande révolution qui touche l informatique depuis les années 90 et qui ne laisse personne ni entreprise indifférents. Ce mouvement adopte une culture de coopération qui favorise l écoute, l indépendance, l autonomie, la diffusion, l innovation ainsi que la capitalisation des connaissances. Les logiciels OS favorisent un modèle économique dans lequel l utilisateur paie seulement pour les services et ne paie pas pour les licences. Les entreprises font un investissement pour la formation et le support, contrairement au modèle traditionnel où elles doivent payer pour tout. Le fondateur du mouvement des logiciels OS est Richard Stallman qui a participé à la création de la Free Software Foundation (FSF) et du projet GNU's Not Unix (GNU) (GNU, 2009). L objectif initial de cette fondation était de produire des logiciels de base sous licence libre. L organisation Open Source Initiative (OSI) (OSI, 2006) vise aussi à promouvoir les logiciels OS. L objectif est de divulguer les logiciels OS et de convaincre les entreprises à les adopter avec un discours plus pragmatique que la FSF. Au cours de la dernière décennie, les entreprises ont investi et déboursé beaucoup d argent pour se procurer des solutions BI et ainsi devenir plus compétitives et performantes. On est forcé d admettre que le coût élevé de ces solutions échappe à plusieurs types d entreprises, principalement aux PME. Une étude réalisée par la firme Ventana Research (VentanaResearch, 2006) démontre qu il y a un fort intérêt dans l adoption de logiciels BI OS. La principale raison est reliée à la diminution des coûts ainsi qu une équation prix/performance plus avantageuse dont les investissements sont ajustés en fonction des retours perçus. Les PME jouent un rôle essentiel dans l économie parce qu elles constituent une source importante d innovation et d emploi. En général, ces types d entreprises ont des ressources limitées et ne peuvent pas toujours posséder les dernières technologies. Les logiciels OS sont une option réelle d accès à de nouvelles technologies pour les PME. Dans le domaine de BI, les logiciels OS ont émergé après le passage à l an En général,
52 36 les logiciels BI OS se concentrent sur une fonctionnalité bien précise du processus décisionnel. Les projets BIRT, JasperSoft et Pentaho sont des solutions qui permettent aux PME d analyser leurs données à travers la génération de rapports et de tableaux de bord qui sont essentiels à la prise de décision stratégique. 2.1 Qu est-ce qu un logiciel OS? Selon la FSF (GNU, 2009 ; Sédallian, 2002), un logiciel OS est un logiciel qui doit garantir les quatre libertés fondamentales suivantes : Liberté 0 : Liberté d exécution pour tous les usages. Liberté 1 : Liberté d étudier le fonctionnement, cela implique d avoir accès au code source. Liberté 2 : Liberté de redistribuer des copies. Liberté 3 : Liberté de modifier, adapter, améliorer ainsi que publier les améliorations. Ce sont les termes de la licence, concédés par l auteur ou le détenteur des droits, qui déterminent les conditions et permissions de modifier, réutiliser ainsi que de redistribuer le code source du logiciel. Le logiciel OS est un logiciel qui a une licence dont les termes permettent légalement la copie et la diffusion sans aucun frais supplémentaires, mais cette licence interdit l utilisation ou la modification du code source pour créer un produit commercial. Bien que la licence d un logiciel OS n impose aucun frais d acquisition ni d utilisation, il n y a aucun empêchement d offrir des services payants pour l intégration, le support, la formation ainsi que des développements supplémentaires.
53 37 Le libre accès au code source n est pas une finalité en soi, il est nécessaire pour respecter la liberté d étudier, modifier, adapter et améliorer le code source. L OSI (Bertrand, 2008 ; OSI, 2006 ; Sédallian, 2002) aussi a défini le logiciel OS en décrivant 10 principes qui doivent être respectés. Ces principes sont : 1. Libre redistribution. 2. Accès au code source. 3. Autorisation à faire des modifications et des travaux dérivés. 4. Intégrité du code source de l auteur. 5. Pas de discrimination contre les personnes ou groupes. 6. Pas de discrimination contre le type d utilisation (affaires vs recherche). 7. Distribution de la licence. 8. La licence ne doit pas être propre à un produit. 9. La licence ne doit pas avoir de restrictions sur d autres logiciels. 10. La licence doit être neutre à la technologie. L OSI et FSF correspondent à deux écoles de pensées différentes. Chaque organisme utilise une appellation différente, mais en essence, elles sont presque équivalentes. 2.2 Caractéristiques d un logiciel OS Les logiciels OS (Bertrand, 2008) ne sont pas des logiciels sans licence. Les droits d utilisation, de modification et de redistribution inscrits dans la licence font qu un logiciel en est un OS. Tous les logiciels OS ont un propriétaire, soit une fondation à but non lucratif ou une entreprise commerciale. Le détenteur des droits est libre d établir les conditions de licences, d y faire des modifications et des exceptions ainsi que de diffuser certaines parties du code source sous une licence et d autres selon une autre licence.
54 38 Par contre, celui qui utilise le logiciel doit respecter les termes de la licence même s il n a pas signé de contrat. Il doit connaître les conditions de la licence et les accepter, car dans le cas contraire, il n a pas le droit d utiliser le logiciel. 2.3 Bénéfices d un logiciel OS Les avantages intrinsèques d un logiciel OS sont (AWT, 2005 ; Bénard, 2001 ; Bertrand, 2008 ; Harris, 2008) : Faible coût d acquisition : Le bénéfice économique est une des principales raisons qui influence l orientation vers des logiciels OS. La réduction de coûts provient de l absence de frais de licences et de la réutilisation du code. Pérennité : L évolution du code source est assurée par la communauté de développeurs et il ne repose pas sur l évolution économique. Il n existe aucune garantie que le logiciel existera toujours, mais la désaffection est plus lente et permet aux entreprises de planifier et d organiser la migration vers d autres logiciels. Il est possible aussi qu une autre communauté de développeurs reprenne le produit et continue son développement. Indépendance : Il y a beaucoup moins de dépendance vis-à-vis les éditeurs. Les autres facteurs qui influencent l indépendance, la pérennité ainsi que l interopérabilité sont l utilisation des formats de documents ouverts. Ouverture : Ces types de logiciels donnent la possibilité de : o modifier et améliorer le code source. o les intégrer à d autres applications. Disponibilité : Le code source et l exécutable sont toujours accessibles. Transparence du code source : Le fait d avoir accès au code source permet de vérifier les fonctionnalités offertes, d évaluer la qualité ainsi que le suivi des standards. Suivi des standards : Il y a une forte tendance à respecter les normes édictées par des organismes reconnus.
55 39 Flexibilité : Dans plusieurs domaines, les logiciels OS se caractérisent par l intégration de composantes de haut niveau ainsi que par la possibilité d intégrer ces solutions aux plateformes existantes dans l entreprise. Interopérabilité : L utilisation de formats et protocoles ouverts permet aux systèmes hétérogènes de fonctionner conjointement. Les caractéristiques mentionnées ci-dessous ont une dépendance directe à la taille et à la qualité de la communauté qui développe le logiciel : Qualité et sécurité : Le modèle de développement de logiciel OS favorise un code performant et fiable. Ces deux facteurs ont un impact direct sur la qualité et la sécurité. Performance et fiabilité : Les développeurs sont obligés de fournir des codes de qualité. La contribution de chaque développeur est analysée et déboguée par l ensemble de la communauté qui participe à la création du logiciel (contrôle par les pairs). Quand la contribution a atteint le niveau de performance et de fiabilité souhaitée, elle est validée par le chef du projet, qui par la suite, approuve son intégration. 2.4 Inconvénients d un logiciel OS Les inconvénients d un logiciel OS sont (AWT, 2005 ; Bénard, 2001 ; Bertrand, 2008 ; Harris, 2008): Fragilité du modèle économique : Puisqu il y a des coûts reliés à la maintenance et au développement du logiciel, les éditeurs doivent donc avoir une source de revenue minimale pour assurer la survie du logiciel. Manque de documentation : Les développeurs préfèrent le développement du code à l écriture de la documentation. Il est rare de trouver de la documentation complète, cohérente, à jour et de qualité.
56 40 Absence d homogénéité : Étant donné que les logiciels sont développés par différentes communautés et que chaque projet évolue différemment, le travail d intégration de plusieurs logiciels OS est plus considérable que dans un environnement monopolistique. Manque de maturité : Les logiciels OS ne sont pas toujours matures dans tous les domaines. Fragmentation de solutions : La différence de vision entre deux groupes de développeurs d une même communauté peut occasionner une division du projet en deux branches de développement du même logiciel. Dans ce cas, la rentabilité du projet se voit affectée et les utilisateurs doivent choisir une des deux options. Le choix n est pas facile s il est relié à des critères techniques ou politiques. Très technique et peu ergonomique : Plusieurs logiciels OS se caractérisent par la sophistication au point de vue technique et rudimentaire au point de vue ergonomique. Compétences techniques : Des connaissances techniques sont essentielles pour certaines tâches comme le déploiement et la personnalisation. Doute sur la pérennité : Les solutions OS ne garantissent pas la pérennité, mais certains critères comme la notoriété, l envergure et la périodicité des mises à jour ainsi que la dynamique du développement permettent d évaluer la pérennité du logiciel. Masse critique : L évolution et la maintenance du logiciel dépendent du nombre suffisant de développeurs dédié au projet. Absence de garantie : la licence mentionne clairement «ce logiciel est fourni tel quel sans garanties,». 2.5 Types de licences de logiciels OS Dans les licences OS (Bertrand, 2008 ; Sédallian, 2002), on retrouve généralement l engagement de publier la provenance (auteur) du logiciel ainsi que la protection de l auteur vis-à-vis les utilisateurs sur d éventuels défauts et les conséquences de ces défauts.
57 41 Les licences des logiciels OS sont divisées en deux grandes familles. Chaque famille définit le degré de liberté en matière de redistribution ainsi que les droits et obligations qu ont les utilisateurs du logiciel. Ces familles sont : 1. Famille de licences Gnu s Not Unix (GNU) 2. Famille de licences Berkeley Software Distribution (BSD) Dans le site opensource.org, l OSI, mentionne les principales licences qui se conforment à la définition d OS Famille de licences GNU La licence General Public License (GPL) est la licence la plus connue de cette famille. C est une licence créée par la FSF pour le projet GNU. Elle se caractérise par : La liberté d utiliser, de copier, de diffuser, de modifier ainsi que de publier les modifications, mais les travaux dérivés doivent être distribués sous la même licence. Toutes les modifications ou les améliorations du logiciel deviennent des logiciels OS. Tout exemplaire du logiciel doit faire mention des clauses de droits d auteur, de l application de la licence GPL ainsi que de la clause de non garantie. Chaque modification ou amélioration doit indiquer la modification apportée et la date Tout produit composé d un logiciel sous licence GPL doit être diffusé sous la licence GPL. Il n est pas permis d incorporer un logiciel sous licence GPL à un produit destiné à la commercialisation. Il est permis d incorporer un logiciel sous licence GPL à un produit destiné à un usage interne à l entreprise. Une autre licence de la famille GNU est la licence Lesser General Public License (LGPL). Cette licence se caractérise par :
58 42 La permission d utiliser les bibliothèques sous cette licence par des programmes sous licence non libre. L interdiction d ajouter des modifications à la bibliothèque à des fins commerciales. Il est important d analyser la compatibilité des licences avant de combiner des programmes. Étant donné que la licence GPL est plus restrictive que la licence BSD, le type de licence n est pas toujours compatible d une famille à l autre Famille de licences BSD Ce type de licence est plus libérale parce qu il impose moins de restrictions. Cette famille a les caractéristiques suivantes : La liberté d utiliser, de copier, de diffuser, de modifier ainsi que de publier les modifications. L autorisation d ajouter des restrictions au logiciel. La permission de développer un logiciel commercial à partir de l intégration des différents logiciels OS. La permission de créer un logiciel commercial à partir de la modification d un logiciel OS. 2.6 Les logiciels BI OS Depuis 2001 (JasperSoft, 2006 ; VentanaResearch, 2006), plusieurs logiciels BI OS ont été développés. Entre autres, BIRT, JasperReports, Pentaho, jreports. Les PME s intéressent de plus en plus à des logiciels BI OS principalement pour des considérations de coût. L équation haut investissement / haut rendement n est pas toujours évidente pour les PME. Le ratio prix/performance est le facteur le plus important qui a aidé à la croissance et à la popularité du mouvement OS, bien qu on puisse mentionner d autres facteurs comme la sécurité, la flexibilité ainsi que l avantage compétitif.
59 43 Contrairement aux logiciels BI commerciaux où la très grande majorité des coûts est déboursée à l avance par le client, et ce, sans avoir des résultats immédiats, les logiciels BI OS permettent aux PME d étaler leurs coûts en fonction de leurs besoins et du rendement perçu. La figure 2.1 permet de visualiser et comparer la relation coût/temps entre l un et l autre. Figure 2.1 : Relation coût/temps entre un projet BI commercial et OS. (JasperSoft, 2006) Les logiciels OS suivent une approche itérative et évolutive qui permet aux entreprises de mettre en place une plateforme BI adaptée à leurs besoins et budget. Dans le domaine décisionnel, les plateformes BI sont formées de composantes qui s intègrent pour construire une solution homogène. Chacune d elle a une fonctionnalité bien précise. Les logiciels BIRT, JesperReport et Pentaho qui sont évalués dans cette recherche, appartiennent à la catégorie de générateur de rapports.
60 Les petites et moyennes entreprises (PME) Au Canada (Canada, 2006), une PME se caractérise par le fait d avoir moins de 500 employés ainsi qu un chiffre d affaires annuel inférieur à 50 millions de dollars. En sont exclues les entreprises non constituées en personne morale avec un chiffre d affaires inférieur à $, les organisations à but non lucratif, les organismes publics, les écoles, les hôpitaux, les filiales, les coopératives et les sociétés de financement et de crédit-bail. Selon les statistiques réalisées en 2006, le Canada comptait en 2004 plus de 1,4 million de PME. Ce qui représente 99,7 % des entreprises avec salariés. Elles sont réparties dans les secteurs suivants : 66 % dans le secteur de services. 22 % dans le secteur manufacturier. 12 % dans le secteur des ressources naturelles. Selon le rapport sur le financement des PME au Canada réalisé par le gouvernement du Canada (Canada, 2006), les PME sont une composante diversifiée et dynamique propice à l économie canadienne. Elles jouent un rôle essentiel dans la croissance économique par leurs capacités d entreprendre, d innover et de créer des emplois. La majorité de PME se caractérisent par (OCDE, 2009 ; Wikipedia, 2009): Nombre limité d employés. Gestion centralisée autour du propriétaire-dirigeant. Stratégie basée sur l expérience et l intuition. Système d information interne et externe simple basés sur des contacts directs. Adaptation rapide aux changements du marché. Structure où il n y a presque pas de niveaux hiérarchiques. Les PME peuvent avoir des difficultés telles que (OCDE, 2009 ; Wikipedia, 2009) : Manque de ressources.
61 45 Accès limité aux capitaux et aux nouvelles technologies. Manque de formation. Elles ont aussi besoin d identifier des opportunités et problèmes pour mieux s adapter aux changements du marché afin de prendre les bonnes décisions au bon moment. Ces entreprises doivent utiliser des outils plus puissants qu une feuille d analyse pour pouvoir concurrencer effectivement les plus grands joueurs dans leur industrie. Une solution BI adaptée aux PME doit tenir compte des éléments suivants (Foley, 2004 ; JasperSoft, 2006) : La solution doit être rentable. Le retour sur l investissement doit être substantiel et se produire rapidement, à défaut d arrêter le projet. Les coûts d exécution et les frais d exploitation doivent respecter le budget assigné. Le risque d investissement doit être bas. Le système doit pouvoir évoluer selon les besoins. Le système doit procurer la valeur d affaires prévue. 2.8 Points clés Les logiciels OS avec leurs bénéfices et inconvénients ont révolutionné le monde de l informatique. Les logiciels OS ont changé le paradigme d affaires dans lequel les entreprises paient seulement pour les services qu elles reçoivent, mais elles ne paient pas pour les licences. Les logiciels OS sont une vraie alternative à l accès à de nouvelles technologies pour les PME. Les PME jouent un rôle essentiel dans l économie d un pays. Les logiciels BI OS sont des solutions qui s adaptent aux PME principalement pour des raisons de coûts. Le fait de ne pas avoir besoin de débourser de grandes sommes avant d entrer en service permet aux PME de balancer les bénéfices contre les coûts dans le temps.
62 46 Une solution BI adaptée aux PME doit avoir : un faible coût un retour sur l investissement rapide la capacité de s adapter aux nouveaux besoins Avant de se lancer dans le monde des logiciels OS, il est important de connaître les licences qui définissent les droits et les obligations qu ont les utilisateurs du logiciel OS et être conscient que ces types de logiciels n ont pas de garanties, ni n assurent pas leur pérennité.
63 47 CHAPITRE III CRITÈRES D ÉVALUATION DES LOGICIELS OS 3 L évaluation technique des logiciels est une tâche critique pour les gestionnaires de TI. La définition de critères d évaluation est essentielle dans le choix d un logiciel. Étant donné que les logiciels OS ont des caractéristiques propres, il est aussi important d`analyser certains facteurs tels que la longévité, la volatilité ainsi que la communauté qui le développe et le soutien. (BRR, 2005) L évaluation a toujours un coût associé, même si le logiciel est un logiciel OS. Étant donné que le logiciel OS est librement disponible pour le téléchargement, les coûts sont beaucoup plus bas. L évaluation des logiciels OS est de type ascendant parce qu il est possible de réaliser l évaluation technique et même la mise en œuvre d un projet pilote avec un coût et un effort minimaux avant que les cadres supérieurs soient impliqués dans le projet. (JasperSoft, 2006) L évaluation d un logiciel OS est plus tangible, productive, rapide et le coût dépend en grande partie des ressources techniques disponibles de l entreprise. 3.1 Critères d évaluation Un critère d évaluation est un élément, un principe ou un point de référence qui permet de faire une analyse qualitative ou quantitative d un aspect déterminé d un logiciel. Pour la présente recherche, les critères d évaluation seront donc divisés en deux (2) groupes qui sont : les critères fonctionnels. les critères non fonctionnels.
64 Critères fonctionnels Les exigences fonctionnelles décrivent les fonctions que le logiciel de création de rapports doit exécuter pour satisfaire les besoins des utilisateurs et produire de la valeur. Les critères fonctionnels évalués seront (BRR, 2005 ; Schiff, 2007 ; Wasserman, 2006) : Types de rapports Existence de gabarits pour différents types de rapport tels que des listes, des graphiques, des tableaux à double entrée, des lettres, entre autres. Gestion de paramètres. Création de rapports gérés. Création de rapports de production Création du rapport Appliquer le gabarit standard de l entreprise. Sélectionner les données à visualiser. Intégrer des expressions. Faire la mise en forme du document. Créer des groupes de données. Créer des filtres de données. Établir des critères de tris. Créer et intégrer différents types de graphiques. Créer des documents dans différents formats HTML, PDF, Excel, CSV et XML Localisation Publier des rapports selon le formatage numérique standard de chaque pays. Publier des rapports en fonction de la devise monétaire de chaque pays. Publier les rapports en fonction de la langue officielle et la langue d affaires.
65 Caractéristiques de l outil Évaluer la convivialité du logiciel en fonction de la facilité d utilisation, d apprentissage et de compréhension, l existence d aide en ligne ainsi que le besoin de connaissances techniques. Avoir un environnement graphique. 3.3 Critères non fonctionnels Les critères non fonctionnels sont des exigences qui permettront d évaluer les qualités techniques du logiciel ainsi que les caractéristiques de la communauté qui le développe.(brr, 2005 ; Schiff, 2007 ; Wasserman, 2006 ; Wikipedia, 2009) Qualités d exécution Fiabilité : Permet d évaluer la capacité du logiciel de fonctionner sans défaillance dans des conditions spécifiques ou dans une période donnée. Performance : Permet d évaluer le temps de réponse des requêtes et de l exécution des rapports. Les qualités d exécution sont des caractéristiques qui doivent être évaluées. Malheureusement, dû à un manque de ressources, elles ne seront pas évaluées au cours de cette recherche Qualités de développement Qualité : La qualité du logiciel sera évaluée en fonction de la gestion des projets, du développement ainsi que des bogues. Architecture : Permet d évaluer la capacité du logiciel à supporter des plugiciels ou interfaces de programmation d application (API) ainsi que l accès à différentes bases de données telles qu Oracle, SQL Server et MySQL.
66 50 Langage de programmation : Fréquemment, le logiciel OS a besoin d être personnalisé et dans ce cas, il est important d évaluer le langage de programmation et l existence du support professionnel a l intérieur de l organisation. Portabilité : Permet d évaluer les dépendances du logiciel ainsi que l aptitude à être utilisé sur des systèmes d exploitation différents. Extensibilité : Permet d évaluer la conception du logiciel ainsi que sa capacité d élargir ou modifier les fonctionnalités en minimisant l impact sur les fonctionnalités existantes. Sécurité : Permet d évaluer la façon que le logiciel gère les droits d accès et les privilèges. Adaptabilité : Permet d évaluer la capacité d évolution du logiciel, les types de versions et le nombre de mise en production, pour mieux répondre aux nouveaux besoins. Documentation : Permet d évaluer la qualité de la documentation existante pour différents types d utilisateurs ainsi que le nombre de livres publiés qui décrivent le fonctionnement du logiciel. Convivialité : Permet d évaluer la facilité technique d installation, de configuration ainsi que de déploiement Qualités de la communauté Taille de la communauté : Permet d évaluer la maturité et la longévité du projet du logiciel OS. Soutien technique : Permet d évaluer l existence d une liste de diffusion ainsi que le soutien professionnel de la part de la communauté. Type de licence : Permet d évaluer les restrictions de la licence du logiciel OS. Affiliation à d autres projets OS.
67 Points clés Décider quel logiciel mettre en place dans une entreprise peut être un défi important. Avec les bénéfices et avantages promis viennent aussi les risques comme la compatibilité, la portabilité, l adaptabilité et même la légalité. L adoption d un logiciel OS immature peut offrir plus de risques que d avantages. La définition de critères d évaluation est essentielle pour bien comprendre les besoins de l entreprise et éviter d évaluer des outils peu convenables. Les logiciels OS ont des caractéristiques propres qui doivent être évaluées telles que le type de licence et la qualité de la communauté qui les développe. La définition des critères fonctionnels et non fonctionnels permettra de comparer les trois (3) outils de création de rapports ainsi que leurs points forts et faibles.
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69 53 CHAPITRE IV ANALYSE DE L OUTIL BIRT 4 Business Intelligence and Reporting Tool (BIRT) est un outil OS de création de rapports opérationnels ou multidimensionnels de la communauté Eclipse. Son but est de combler à travers la création de rapports, un éventail de besoins d analyse d une application. En plus, de concevoir des rapports, il permet d ajouter des graphiques, d accéder aux données et d ajouter de la richesse fonctionnelle à travers le langage de script. L analyse de l outil BIRT permettra de connaître ses points forts et faibles du point de vue fonctionnel et technique. L évaluation se fera en analysant les différents critères tels que décrits dans le chapitre III. 4.1 Historique de BIRT L outil BIRT a été initié par la société Actuate. Actuellement, cette société commercialise des offres de BI et elle est un chef de file mondial dans le développement des applications de création de rapports d entreprise. En août 2004, Actuate se joint à la fondation Eclipse comme développeur stratégique. Jusqu à ce moment-là, la communauté Eclipse s était investie principalement dans le développement d une plateforme universelle pour l intégration des outils. C est en octobre 2006 que la société Actuate donne son projet BIRT à Eclipse et il devient un projet de premier niveau pour la communauté. (Actuate, 2004)
70 Description de BIRT L objectif principal de BIRT est de répondre à un éventail de besoins d analyse d une application à travers la création de rapports opérationnels et multidimensionnels. BIRT est un outil de création de rapports OS basé dans Eclipse pour des applications Web, principalement celles basées sur Java et J2EE. La version actuelle de BIRT est la version En juin 2008, BIRT a publié la version 2.3 qui a plus de 250 améliorations sur le code source. Maintenant, BIRT fournit un éditeur amélioré de JavaScript ainsi qu un débogueur de JavaScript pour déboguer le gestionnaire d événements. En plus, les matrices ou tableaux à double entrée peuvent supporter des mesures multiples ainsi que la capacité de multivue qui permet de représenter graphiquement des tables et tableaux à double entrée. (EclipseBIRT, 2009) 4.3 Composition du rapport BIRT Le rapport BIRT est divisé en 4 parties (EclipseBIRT, 2009): Les données : Les données peuvent provenir de différentes bases de données, des services web ainsi que d objets Java. BIRT utilise le cadre Open Data Access (ODA) qui permet de créer de nouvelles interfaces pour accéder à d autres types de sources de données. Il est possible de combiner différentes sources de données dispersées dans un même rapport. Les transformations : Les données seront agrégées, filtrées, groupées et triées en fonction de différents critères selon les besoins de l utilisateur. BIRT permet d appliquer ces transformations aux sources de données simples comme un fichier plat ou des objets Java ainsi que d effectuer des calculs sophistiqués sur les données.
71 55 La logique d affaires : La logique d affaires permet de convertir les données en information utile pour l'utilisateur. BIRT permet d appeler au code existant écrit en Java ou de créer des scripts en JavaScript pour modifier le comportement du rapport. La présentation : BIRT offre une diverse gamme d options pour analyser les données. Le rapport peut contenir des tableaux, des graphiques, des textes, entre autres. Le même ensemble de données peut s afficher de différentes façons à l intérieur d un rapport et un même rapport peut afficher des données de multiples sources de données. Il existe différents types de rapports (EclipseBIRT, 2009) : o Listes : Affiche des listes de données qui peuvent être organisées en groupes selon les données affichées. Il est possible aussi d y ajouter des sommes partielles et des pourcentages, entre autres. o Graphiques : À partir d un ensemble de données numériques, il est possible de créer de différents types de graphiques tels que, circulaire, linéaire et à barres, entre autres. o Tableau à double entrée : ce type permet de faire des analyses à double entrée. o Lettres et documents : Permet de créer des documents en différent format tout en incluant des textes, des graphiques et des listes. o Rapport combiné : Ce type de rapport permet de combiner les types de rapports déjà mentionnés dans un même rapport Architecture de BIRT L architecture de BIRT se caractérise principalement par (Seifeddine, 2009) : Interopérabilité : BIRT a l habilité de construire et de modifier des rapports dynamiquement à l intérieur d une application en utilisant des APIs à partir du «Design Engine». Aussi, il offre l accès à des objets de données natives en utilisant un mécanisme de source de données.
72 56 Extensibilité : BIRT permet de construire d autres fonctionnalités sur la plateforme en ajoutant des APIs. Ces APIs permettent de gérer la palette de conception, d ajouter de la logique d affaires personnalisée, d accéder aux sources de données non JDBC ainsi que de produire des rapports dans de nouveaux formats. L architecture de BIRT est essentiellement constituée de deux composantes principales (EclipseBIRT, 2009) (Weathersby, 2006): Le «Report Designer» est un outil de conception graphique qui permet de créer et de modifier la conception des rapports. Il génère un fichier XML qui est le modèle de conception du rapport. Le «Report Engine» est un moteur d exécution qui permet de gérer et d exécuter des rapports. Il prend le fichier de conception XML, et à l exécution lit les sources de données, transforme les données et crée un fichier non persistant appelé «report document». Ensuite, ce fichier est présenté dans divers formats comme HTML, PDF, entre autres. La figure 4.1 décrit les différentes composantes de l architecture de BIRT. Figure 4.1 : Architecture de BIRT. (EclipseBIRT, 2009).
73 57 Le «Report Designer» est composé de (EclipseBIRT, 2009 ; Weathersby, 2006) : «Eclipse Report Designer» : permet de créer des modèles de conceptions des rapports. Chaque conception est sauvegardée dans un format ouvert XML. Il peut être téléchargé comme une application client riche (RCP) ou comme un ensemble de plugiciels qui permet de créer la conception dans un environnement Eclipse déjà existant ou comme un tout qui inclut l environnement Eclipse. «Eclipse Data Tools Platform (DTP), Web Tools Platform (WTP)» : Le but de DTP est de fournir un ensemble d outils pour gérer les connexions aux différentes sources de données ainsi que des outils et plateformes pour travailler avec SQL, entre autres. Le but de WTP est de construire une plateforme standard, extensible et générique des outils sur laquelle les fournisseurs de logiciels pourront créer des offres spécialisées pour le développement des applications Web et J2EE. «Chart Designer» : permet de concevoir les différents graphiques dans le modèle de conception. «Report Design Engine» : permet de créer et de modifier les conceptions de rapports. L API du moteur de conception enveloppe la fonctionnalité du moteur de conception et il peut être utilisé dans n'importe quel projet de Java/J2EE. Le concepteur de rapport emploie cet API pour construire les conceptions XML. Le «Report Engine» est composé de (EclipseBIRT, 2009 ; Weathersby, 2006): «Data Transformation Services» : permet d extraire et de transformer les données. Les données sont extraites des différentes sources de données ou du «report document» en fonction de l utilisation des services de génération ou de présentation. «Charting Engine» : permet de générer les graphiques et peut être utilisé de façon autonome ou intégré dans les rapports. L API du moteur de graphiques permet aux développeurs Java/J2EE d ajouter des graphiques dans leurs applications. Les moteurs de conception et de rapports utilisent cet API pour fournir des graphiques.
74 58 «Generation Services» : responsable de se connecter aux sources de données, d extraire et de traiter les données pour créer le rapport selon le gabarit. Le document peut être sauvegardé ou affiché en utilisant les services de présentation. «Presentation Services» : responsable de traiter le document, d extraire les données ainsi que de générer le rapport dans le format spécifié dans la conception. Une autre composante de BIRT est le «Viewer» qui permet d afficher les rapports au préalable dans l environnement Eclipse. Le «viewer» est disponible comme un API ou comme une application J2EE autonome. 4.4 Générateur des rapports L exécution d un rapport se déroule en trois phases (Gordon, 2009): Phase de préparation : produit le fichier de conception et prépare le rapport pour l exécution. Phase de génération : génère une instance du rapport, une connexion aux sources des données et les jeux de données sont générés et traités pour produire le rapport. Phase de présentation : permet de produire le rapport final et de le visualiser en fonction du format désiré. Le modèle d événements permet de modifier l aspect et le fonctionnement du rapport pendant l exécution. C est un API qui fournit cette fonctionnalité et il peut être accédé à travers Rhino (JavaScript pour Java) et Java. La figure 4.2 décrit le schéma du modèle d événements.
75 59 Figure 4.2 : Modèle d événements. (Gordon, 2009) 4.5 Évaluation de BIRT Critères fonctionnels Types de rapports BIRT offre des gabarits standards qui aident à la conception. La figure 4.3 représente l utilisation d un gabarit prédéfini et illustre les échelons à suivre pour compléter la conception d un rapport (EclipseBIRT, 2009 ; Peh, 2008). Figure 4.3 : Différents gabarits standards. (OutilBIRT, 2009)
76 60 BIRT permet la création de rapports statiques et de rapports dynamiques. La version 2.3 de BIRT a amélioré la gestion des paramètres. Les paramètres sont exposés à l utilisateur et permettent de personnaliser le rapport en fonction des valeurs choisies. Les paramètres peuvent être utilisés pour modifier une requête, pour changer le style et la visibilité d un élément à travers d une expression JavaScript ainsi que pour personnaliser le contenu à travers d un événement(eclipsebirt, 2009 ; Peh, 2008). Les paramètres peuvent être statiques ou dynamiques. Les paramètres statiques permettent de choisir parmi un ensemble prédéfini de valeurs ou saisir la valeur désirée, par contre les paramètres dynamiques montrent les données résultantes d un jeu de données. BIRT supporte les paramètres en cascade où la liste de valeurs possibles du paramètre suivant est modifiée en fonction des valeurs précédemment choisies. Maintenant, BIRT permet de créer des cubes OLAP et des tableaux croisés à partir de jeux de données. Les cubes OLAP sont des cubes multidimensionnels qui sont basés dans un ou plusieurs jeux de données. Les tableaux croisés montrent la relation entre deux variables dans un format de matrice qui est basé dans un cube OLAP. Dans les tableaux croisés, le nombre de colonnes et de rangées est dynamique tandis que dans les tableaux le nombre de colonnes doit être défini dans la conception du rapport Appliquer le gabarit standard de l entreprise Les développeurs peuvent identifier les composantes des rapports les plus requises telles que des connexions aux bases de données, des requêtes, des diagrammes et des graphiques. Les entreprises ont des normes de conception à respecter et les rapports doivent avoir une apparence et un comportement commun. BIRT permet de créer des bibliothèques et des gabarits (Gamble, 2006). Ces fonctionnalités sont essentielles parce qu elles permettent d encapsuler, de réutiliser les modèles de conception ainsi que de réduire de manière considérable le temps de conception.
77 61 Bibliothèque : Elle encapsule efficacement la fonctionnalité du rapport dans des composantes réutilisables. Ces composantes ont un format prédéfini et peuvent être facilement ajoutées à des conceptions. La capacité des rapports d hériter automatiquement des changements de la bibliothèque fournit un niveau d abstraction qui permet d isoler les conceptions des changements liées aux affaires ou aux données. Ces bibliothèques peuvent être importées dans des conceptions ou des gabarits. La figure 4.4 schématise l utilisation à haut niveau des bibliothèques dans les conceptions. Figure 4.4 : Utilisation des bibliothèques dans des conceptions. (Gamble, 2006) Gabarits : BIRT permet de créer et de publier des gabarits. Un gabarit est une conception qui a des éléments préconstruits avec une apparence et un comportement communs. La figure 4.5 schématise l utilisation des gabarits qui contient des bibliothèques dans des conceptions. Figure 4.5 : Utilisation des gabarits dans des conceptions. (Gamble, 2006)
78 Sélectionner les données à visualiser BIRT permet de définir les différentes connexions aux sources de données ainsi qu aux jeux de données. BIRT fournit un «Joint Data Set» qui permet de combiner plusieurs jeux de données en utilisant une jointure interne ou externe. Cette fonctionnalité est très utilisée dans la combinaison de différents jeux de données générés de différentes sources de données (Peh, 2008) Capacité à intégrer des expressions BIRT a un générateur d expressions qui permet de construire, modifier et visualiser des expressions. Ces expressions permettent de définir des règles de surbrillance, de créer des colonnes calculées ainsi que la création des expressions simples. La figure 4.6 montre le générateur d expressions (Peh, 2008). Figure 4.6 : Générateur des expressions de BIRT. (OutilBIRT, 2009)
79 Faire la mise en forme du rapport La mise en forme des éléments du rapport est flexible et fournit beaucoup d options pour adapter et personnaliser l aspect des éléments placés dans le rapport. L éditeur de propriétés permet de modifier le formatage général du rapport ainsi que le formatage propre à chaque élément. Les propriétés de formatage permettent de changer l alignement, la couleur, la police, la taille ainsi qu ajouter des couleurs de fond, entre autres. La figure 4.7 montre la vue de l éditeur de propriétés (Peh, 2008). Figure 4.7 : Éditeur de Propriétés de BIRT. (OutilBIRT, 2009) Créer des groupes de données BIRT permet de regrouper des données selon les besoins des utilisateurs. Un rapport peut contenir plusieurs groupes imbriqués. La figure 4.8 montre l onglet qui permet de créer des groupes (Peh, 2008).
80 64 Figure 4.8 : Création des groupes. (OutilBIRT, 2009) Créer des filtres de données Les rapports ont besoin habituellement d'un sous-ensemble spécifique de données qui remplissent certaines conditions. BIRT permet de créer des filtres sur les jeux de données ainsi que de concevoir des filtres qui permettent aux utilisateurs de spécifier les paramètres pour l exécution du rapport. La figure 4.9 montre l onglet qui permet de créer des filtres (Peh, 2008). Figure 4.9 : Création des filtres. (OutilBIRT, 2009)
81 Établir des critères de tris BIRT permet d établir des critères de tris et ainsi permettre de montrer les données du rapport dans un ordre plus significatif. Chaque tri a un ordre décroissant ou croissant et le rapport peut avoir des tris imbriqués. La figure 4.10 montre l onglet qui permet de créer des tris. (Peh, 2008) Figure 4.10 : Création des tris. (OutilBIRT, 2009) Créer et intégrer différents types de graphiques BIRT permet d insérer des graphiques dans un rapport. L assistant de création des graphiques permet de choisir entre plusieurs types (figure 4.11), de modifier le paramétrage comme la police, la position, le style et les couleurs ainsi que le type PNG, GIF, JPG, SVG ou BMP (Peh, 2008). Figure 4.11 : Types de graphiques. (OutilBIRT, 2009)
82 Création des documents dans différents formats BIRT supporte les formats HTML, HTML paginé, PDF, DOC, XLS, PPT et postscript. Les formats DOC, XLS, PPT sont générés en utilisant office XML. (Peh, 2008) Localisation BIRT supporte la localisation et l externalisation de différentes façons (EclipseBIRT, 2009) : Localisation de textes : les textes et étiquettes du rapport doivent être remplacés par des textes externes et traduits en utilisant les règles standards de localisation de Java. BIRT utilise des mots clés pour localiser et traduire le texte à la langue de préférence. Formatage des dates en fonction de la localisation. Formatage dynamique : BIRT ajuste automatiquement la taille des items du rapport pour s adapter à leur contenu. Cela évite le besoin de tester le rapport dans chaque traduction possible. Formatage bidirectionnel : Le contenu du rapport peut avoir du formatage de gauche à droite et de droite à gauche. Les éléments de l interface BIRT comme les messages d erreur et dialogues peuvent être affichés dans différentes langues. L anglais est le langage par défaut, mais la version 2.3 de BIRT supporte la traduction vers le français, l allemand, l'espagnol, le japonais, le chinois simplifié et le coréen Caractéristiques de l outil BIRT est conçue sous la plateforme Eclipse et elle hérite des mêmes caractéristiques de l environnement de développement Eclipse qui se démarque par la fiabilité et la qualité de ses interfaces graphiques. (EclipseBIRT, 2009 ; Peh, 2008)
83 67 Le «Report Designer» de BIRT est composé d un ensemble de vues d Eclipse qui permet de définir la disposition, les sources de données, les jeux de données, les bibliothèques, les paramètres communs au rapport, les filtres, et les tris entre autres. La vue de conception offre des fonctions de glisser et de déplacer, ce qui permet de créer des conceptions rapides. BIRT est plus orienté vers les développeurs que vers les utilisateurs parce que la conception des rapports a besoin de connaissances techniques en : Connexion aux bases de données. Langage Java pour affiner la conception. Langage SQL pour construire les jeux de données. Langage XML pour comprendre le fichier de conception rptdesign Critères non fonctionnels Qualités de développement Qualité Le projet BIRT est géré par un comité de gestion et ce comité assure que (EclipseBIRT, 2009): Tous les plans, les documents techniques et les rapports sont disponibles publiquement. Les règles d engagement OS sont respectées. Ces règles sont la méritocratie, la transparence et la participation ouverte. La participation ouverte permet d identifier et d utiliser les contributions. Il existe différents types de contributions dont la réponse à des questions techniques, le signalement des bogues, la création ou la modification de code ainsi que la création de conceptions.
84 68 Il existe trois (3) groupes distincts à l intérieur du projet BIRT : 1. Groupe des besoins : Il collecte les besoins du projet et les communique à tous les membres en incluant le comité de gestion. 2. Groupe d architecture : Il est responsable du développement, de l articulation et la maintenance de l architecture du projet. Il doit fournir une description explicite à tous les membres. 3. Groupe de planification : Il assiste le comité de gestion dans la création du projet, l assignation et la coordination des ressources entre les projets d Eclipse. Il assure aussi que les projets ont des ressources suffisantes pour accomplir leurs tâches. Ces groupes travaillent étroitement avec les équipes de développement et le comité de gestion pour atteindre les objectifs. Le projet BIRT est basé sur la méritocratie. C est-à-dire que le rôle assigné à un individu est en fonction du nombre de contributions qu il y a apportées ainsi que de la qualité de ses contributions. Les membres sont divisés en trois (3) types de ressources : 1. Utilisateurs : Ce sont les personnes qui utilisent le produit seulement. Leur contribution est basée dans le signalement de bogues, de demandes de nouvelles fonctionnalités et de suggestions. 2. Développeurs : Ce sont des utilisateurs qui font des contributions au code ou à la documentation. Ils doivent être proactifs dans le signalement des problèmes et des bogues qui sont identifiés dans le système de suivi de bogues. Ils peuvent aussi participer aux discussions de conception de développement liées à leur domaine de contribution. 3. Engagés : Ce sont des développeurs qui ont le respect de leurs pairs pour leurs contributions valables et de haute qualité. Ils ont accès en écriture au dépôt de code source pour le projet associé ou la composante. En plus, ils ont le droit de vote pour affecter l orientation future du projet.
85 69 Chaque projet a un plan de développement pour chaque cycle de version. Ce plan spécifie toutes les étapes importantes et il est maintenu à jour. Le comité de gestion est responsable d établir le niveau de tests approprié à chaque projet ainsi que d approuver les plans de tests. Les tests se concentrent sur un ensemble de combinaisons de systèmes d exploitation et de Java 2 qui sont les plateformes de référence. Les problèmes rencontrés sur des plateformes autres, et qui ne peuvent pas être reproduits sur aucune plateforme de référence, auront une priorité plus basse qu un problème rencontré sur une plateforme de référence. BIRT utilise le système Eclipse Bugzilla pour tracer les bogues et améliorations (EclipseBIRT, 2009). En général, les bogues critiques sont assignés rapidement à un développeur et ils sont classifiés selon : La sévérité : Ce champ décrit l impact du bogue. Les différentes sévérités sont en attente, critique, majeur, mineur, trivial et amélioration. La priorité : ce champ décrit l importance et l ordre dans lesquels les bogues doivent être résolus. Les développeurs utilisent ce champ pour prioriser le travail à faire. Les priorités disponibles vont de P1, la plus importante, à P5, la moins importante Architecture BIRT est principalement associé à la plateforme IDE d Eclipse comme un ensemble de plugiciels qui sont utilisés pendant la phase de conception. BIRT également offre trois APIs et un servlet basé J2EE (viewer) qui peuvent être utilisés en dehors d Eclipse. (EclipseBIRT, 2009 ; Weathersby, 2006) Les trois APIs sont : Design Engine API (DE API) : responsable de créer et modifier le format XML de la conception du rapport. Cette API est utilisée par Eclipse BIRT Report Designer pour créer le fichier de conception du rapport (rptdesign), une bibliothèque (rptlibrary) et un gabarit (rpttemplate).
86 70 Report Engine API (RE API): responsable de produire le rapport en fonction du fichier de conception. Le Report Designer Preview et le servlet Web Viewer utilisent cette API pour générer le rapport. Charting Engine API (CE API): utilisé pour créer et rendre des graphiques de façon autonome ou à travers les DE et RE APIs. Le BIRT Web Viewer est une application web composée de servlets et JSPs qui encapsulent le RE API pour générer des rapports. Cette application supporte en plus la mise en page HTML, PDF, la fonctionnalité de table des matières et l exportation à CSV. BIRT a des assistants pour accéder à différentes sources de données : Bases de données relationnelles accessibles à travers JDBC. Fichiers plats. Fichiers XML. Services web. Le cadre Open Data Access (ODA) permet l accès à d autres sources de données Langage de programmation Le moteur de BIRT est développé entièrement avec le langage Java (EclipseBIRT, 2009) Portabilité BIRT est écrit 100 % en Java et il n a aucune dépendance directe à l'égard du système d'exploitation. Les principales dépendances de BIRT sont la plateforme Eclipse, le Graphical Editor Framework (GEF), le Eclipse Modeling Framework (EMF) ainsi que la plateforme Java 2 (EclipseBIRT, 2009 ; Weathersby, 2006).
87 Extensibilité Une vraie force de BIRT est qu il est conçu avec la même logique d'extensibilité que la plateforme de développement Eclipse. Ce mécanisme d extension permet d ajouter ou de prolonger les fonctionnalités et les possibilités de BIRT. Le développeur peut de cette façon créer de la richesse fonctionnelle personnalisée pour mieux répondre à des exigences précises des utilisateurs (Weathersby, 2006). Les principaux points d extension sont reliés à : Accès aux données. Items du rapport. Types de graphique. Types de format de sortie. Le modèle d événements permet aussi de modifier l aspect ou le fonctionnement de BIRT pendant les phases de génération et de présentation du rapport Sécurité BIRT permet de gérer les accès aux jeux de données par utilisateur. BIRT est conçu pour faire partie d'un serveur J2EE. La session J2EE fournit l utilisateur et le groupe de sécurité qui sont récupérés à travers JavaScript. La sécurité est gérée au niveau de rangée ou au niveau de la colonne. Tout doit être programmé avec JavaScript. (EclipseBIRT, 2009) En 2008, la société Actuate a lancé iserver Express. iserver Express est un serveur qui permet (Actuate, 2009): l administration des utilisateurs et des rôles. la gestion des privilèges d'accès aux différents rapports et dossiers. le déploiement rapide de rapports. la planification et la diffusion de rapports. la création de groupes de notification.
88 72 La licence d iserver Express commence à 150 $ par utilisateur. Une version d évaluation est disponible Adaptabilité BIRT publie le calendrier des mises en production dans le site web. Il y a deux types de versions (EclipseBIRT, 2009) : 1. Version de maintenance 2. Version majeure Pendant l année 2008, il y a eu trois (3) versions et il y en a deux (2) de planifiés pour l année Chaque version décrit le lien de téléchargement, les modifications, les nouvelles fonctionnalités, le plan du projet, les améliorations et les bogues fixés ainsi qu un journal du projet Documentation La documentation de BIRT est disponible à l intérieur d Eclipse. La documentation est divisée en trois sections (EclipseBIRT, 2009) : 1. BIRT Report Developers Guide décrit la création des rapports et l utilisation de caractéristiques communes à l intérieur de la composante BIRT Designer. 2. BIRT Charting Programmer Reference contient de la documentation Java pour Chart Engine et User Interface ainsi que les points d extension reliés aux graphiques. 3. BIRT Programmer Reference contient de la documentation Java pour Report Engine, Scripting API et Design Engine ainsi que les points d extension BIRT.
89 73 Dans le site de BIRT, il existe différents documents (EclipseBIRT, 2009): Tutoriel décrivant la création d un rapport simple. Il présente aussi les principales caractéristiques de l interface utilisateur ainsi que plusieurs éléments du rapport. Une page qui décrit les différents déploiements de BIRT. Le modèle d objets du rapport est décrit en détail dans la section référence. Dans le marché, il existe trois livres de BIRT (Amazon, 2009 ; EclipseBIRT, 2009): «BIRT, Second Edition: A Field Guide to Reporting» Auteurs : Diana Peh, Aletha Hannemann, et Nola Hague, Ce guide décrit la composante «BIRT Report Designer» qui permet aux utilisateurs de créer des rapports simples ou complexes sans faire de la programmation. Ce livre est destiné clairement aux concepteurs. «Integrating and extending BIRT» Auteurs : Jason Weathersby, Don French, Tom Ondur, Jane Tatchell, and Iana Catalbasheva, Le but est de décrire l architecture et le cadre de présentation des rapports. Ce livre est destiné aux développeurs Java. «Practical Data Analysis and Reporting with BIRT» Auteur : John Ward, Le but est de décrire la conception et la création de rapports. Ce livre est destiné aux développeurs Java.
90 Convivialité La dernière version de BIRT Report Designer est le release BIRT qui a des dépendances avec les projets suivants d Eclipse (EclipseBIRT, 2009 ; Weathersby, 2006): o Eclipse Version SDK o Data Tools Platform (DTP) Version o Eclipse Modeling Framework (EMF) Version EMF + XSD o Graphics Editor Framework (GEF) Version exécutable o Web Tools Platform (WTP) Version BIRT propose plusieurs types de téléchargement (EclipseBIRT, 2009): 1. All-in-one : C est la façon la plus rapide de commencer à créer des rapports BIRT sur Windows ou Linux. Ce téléchargement est une distribution de BIRT qui contient une installation complète d Eclipse préconfigurée avec BIRT. Prérequis : Java 1.5 JDK/JRE. 2. Framework : Ce téléchargement permet d installer la partie de conception de BIRT qui est un ensemble de plugiciels Eclipse comme une vue à l intérieur de la plateforme Eclipse. Il est important d installer les dépendances de BIRT mentionnées ci-haut. 3. RCP Designer : Ce téléchargement permet de déployer BIRT en utilisant la technologie RCP qui fournit un concepteur de rapports simplifié sans les vues additionnelles dans la plateforme standard d Eclipse Qualités de la communauté Caractéristiques de la communauté Eclipse est une communauté OS dont les projets sont concentrés principalement sur la création d une plateforme ouverte de développement. Cette plateforme est composée de
91 75 cadres extensibles, des outils ainsi que des moteurs d exécution. La gestion du logiciel se fait à travers le cycle de vie (EclipseBIRT, 2009). La Fondation Eclipse est une association qui héberge des projets OS et qui favorise un écosystème entre les produits commerciaux et OS. La communauté Eclipse est très active et elle a l appui de plusieurs compagnies. Ces compagnies contribuent au développement du projet BIRT (EclipseBIRT, 2009) : Actuate Innovent Solutions IBM InetSoft Tsinghua University (Beijing, China) Soutien technique Il existe plusieurs listes de diffusion (EclipseBIRT, 2009) : 1. BIRT Exchange d Actuate : Forum pour les développeurs Java et utilisateurs de BIRT. Ce forum permet de partager des idées, des conseils techniques et du code. C'est un endroit pour obtenir des réponses, de l'éducation, et de l'assistance technique. ( 2. BIRT Blog : Site web qui permet de partager des informations techniques. (birtworld.blogspot.com) 3. Eclipse BIRT News Group : Portail d Eclipse qui permet de partager les nouvelles de BIRT et de demander de l aide. L entreprise Actuate offre des produits commerciaux basés sur BIRT ainsi que des services de soutien technique, de formation et des services professionnels.
92 Type de licence La licence de BIRT est Eclipse Public License (EPL) (EclipseBIRT, 2009). EPL est un dérivé de la licence Common Public License (CPL) créée par IBM. EPL a été écrite spécialement pour la Fondation Eclipse. Cette licence appartient à la famille de licences BSD et elle n est pas compatible avec la licence GPL. La licence EPL permet aux développeurs de faire des changements et des ajouts au code EPL. Ces changements et ajouts peuvent être distribués sous leur propre licence. Cependant, la partie sous licence EPL de leur logiciel dérivé devrait être sous la licence EPL Affiliation à d autres projets OS La Fondation Eclipse participe dans plusieurs projets OS, par exemple (EclipseBIRT, 2009): Projet Eclipse : C est le projet fondateur qui inclut la plateforme Eclipse, Eclipse RCP (Rich Client Platform) et Eclipse JDT (Java Development Tools) Projet Web Tools Platform : Il propose des outils pour le développement d'applications web en Java. UML2 : C est un projet pour le développement de modèles UML 2.0 dans Eclipse. AspectJ : C est un projet qui permet la programmation orientée aspect pour Java dans Eclipse. 4.6 Points Clés BIRT propose un outillage complet pour la conception des rapports. C est un outil OS qui est en constante évolution. Il est intégré à la plateforme de développement Eclipse, mais aussi il existe une version autonome présentée sous la forme d une application Eclipse RCP.
93 77 Points forts de BIRT Architecture portable et extensible Environnement graphique Interface intuitive La gestion de paramètres est intégrée à BIRT Publication de plusieurs livres Support de multiples sources de données dans un même rapport Communauté très active qui compte sur l appui des sociétés Actuate et IBM. Composante de prévisualisation des rapports dans Eclipse Support de sous rapports ainsi que de tableaux croisés Possibilité de contrôler le formatage en temps d exécution Support de l internationalisation et de la localisation Support de bibliothèques et gabarits Points faibles de BIRT BIRT vise principalement les environnements J2EE La taille de téléchargement de l exécutable est presque prohibitive pour des déploiements du côté client Les utilisateurs doivent être capables de créer des jeux de données en utilisant des requêtes SQL Documentation payante Les utilisateurs doivent avoir des connaissances techniques en : o Connexion aux bases de données o Langage Java pour affiner la conception o Langage SQL pour construire les jeux de données o Langage XML pour comprendre le fichier de conception rptdesign
94 78
95 79 CHAPITRE V ANALYSE DE L OUTIL JASPER REPORTS 5 L outil JasperReports est une composante de la suite BI développée par la société JasperSoft. La vision de JasperSoft est de rendre disponible BI à tous. JasperReports est disponible sous licence OS et il y a une version commerciale. Le but de JasperReports est de mettre à la disposition des gestionnaires un outil de création de rapports flexible, performant et à bas prix qui s adapte aux besoins d affaires des entreprises. L analyse de l outil JasperReports permettra de connaître ses points forts et faibles du point de vue fonctionnel et technique. L évaluation se fera en analysant les différents critères décrits dans le chapitre III. 5.1 Historique de JasperReports Le créateur de JasperReports est Teodor Danciu. Il a commencé à travailler dans ce projet en juin 2001 quand il a eu le mandat de son entreprise d évaluer différents outils de création de rapports ainsi que les solutions existantes sur le marché. À cette époque, les outils commerciaux disponibles sur le marché n étaient pas accessibles financièrement à son entreprise (Atol, 2005 ; Heffelfinger, 2006). C est en septembre 2001 que Teodor Danciu enregistre JasperReports sur sourceforge.net en adoptant une stratégie OS. Étant donné le succès de JasperReports (plus d un demi-million de téléchargements), c est en avril 2005 que Paul Doscher engage Teodor Danciu et fonde l entreprise JasperSoft. JasperReports en devient donc son produit principal et l idée est de créer un logiciel commercial autour de lui (Wikipedia, 2009).
96 80 Actuellement JasperSoft offre «Jaspersoft Business Intelligence Suite» (OS ou édition commerciale) qui est composé par (JasperSoft, 2009) : JasperServer qui permet la génération de rapports et de tableaux de bord interactifs, ad hoc ou gérés. JasperAnalysis qui permet de faire des analyses interactives de données (OLAP). JasperETL qui permet l intégration des données. JasperReports qui permet la création des rapports. ireport qui permet de concevoir des rapports dans un environnement graphique. 5.2 Description de JasperReports JasperReports est une bibliothèque de classes Java OS conçue pour aider les développeurs à ajouter des fonctionnalités de création de rapports dans des applications Java. Le but principal de JasperReports est d aider à créer des documents, prêts à être imprimés de façon simple et flexible. JasperReports permet d intégrer des textes, des diagrammes, des graphiques et des images. (Atol, 2005 ; Heffelfinger, 2006) Les gestionnaires font des analyses d affaires en fusionnant des données actuelles avec des données historiques pour prévoir les comportements futurs et prendre des décisions stratégiques pour atteindre les objectifs d affaires de l entreprise. 5.3 Description de la génération de rapports La génération de rapports avec JasperReports est relativement simple et elle se déroule dans les étapes suivantes (Atol, 2005 ; Heffelfinger, 2006): 1. Création du modèle (gabarit). 2. Génération de la structure du rapport à partir du modèle. 3. Extraction des données. 4. Génération du rapport final avec des données extraites. 5. Exportation du rapport au format désiré selon les besoins.
97 81 La figure 5.1 décrit à haut niveau les étapes mentionnées antérieurement. Figure 5.1 : Génération de rapports. (Atol, 2005) Dans la génération de rapports, il y a trois types d objets qui se génèrent (Atol, 2005) : JasperDesign : Cet objet représente la définition du rapport. Dans la majorité de cas, cet objet est créé à partir du modèle généré dans le fichier JRXML ou à partir du modèle généré avec du code Java. JasperReport : Cet objet représente un objet JasperDesign compilé. C est le processus de compilation qui vérifie la structure du modèle JRXML, fait la compilation et crée l objet JasperReport. JasperPrint : Cet objet représente le rapport final avec les données et le format créés dans le modèle. C est le processus d insérer les données dans le rapport en se basant dans l objet JasperReport qui génère l objet JasperPrint. Ces objets sont créés par JasperReports en différents moments du processus de génération de rapports. La figure 5.2 décrit le processus de création de rapports en soulignant les objets mentionnés.
98 82 Figure 5.2: Objets créés par JasperReports. (Atol, 2005) 5.4 Architecture de JasperReports L architecture de JasperReports, figure 5.3, est basée dans les éléments suivants (Sadik, 2008) : Source de données : JasperReports permet d intégrer les données de plusieurs sources de données dans un seul rapport à travers l utilisation de sous-rapports imbriqués. Les différents types de sources de données sont : - Bases de données relationnelles. - JavaBeans (EJB, Hibernate). - Plain Old Java Objects (POJO). - Sources de données XML. La communication s établit à travers JDBC, JNDI, XQuery, EJBQL, Hibernate ou Oracle PL/SQL. Conception du rapport : Le modèle JRXML décrit la conception du rapport, c est-àdire la disposition et l emplacement des données dans le rapport. Rapport final : JasperReports a la possibilité de générer le rapport final en différents formats comme PDF, HTML, XML, RTF, TXT, CSV, XLS ainsi que visualiser le rapport dans un navigateur Web en utilisant l outil JasperViewer.
99 83 Figure 5.3 : Architecture de JasperReports. (Sadik, 2008) 5.5 Génération du modèle JRXML JasperReports base tout son fonctionnement dans un modèle XML. Ce modèle est un gabarit qui est utilisé par l engin de JasperReports pour générer et extraire les données dynamiquement de différentes sources de données ainsi que la livraison du rapport directement à l écran, à l imprimante ou sur le Web. Le gabarit a une structure spécifique à respecter, laquelle est déclarée dans le fichier jasperreport.dtd au format de définition de type de document (DTD) qui est fourni par l engin de JasperReports (Atol, 2005 ; JasperForge, 2009). Le modèle peut être créé avec un éditeur graphique comme ireport ou OpenReports Designer. Ces deux outils sont des logiciels OS qui permettent de créer tous les types de rapports et ils s intègrent facilement à JasperReports. La structure du modèle est divisée en 9 sections qui sont le titre, l en-tête de page, l en-tête de colonne, l en-tête de groupe, le détail, le bas de group, le bas de colonne, le bas de page et le sommaire. Chaque section représente une partie bien définie du rapport qui a une largeur et une hauteur déterminées. Le contenu d une section est un ensemble de lignes, de rectangles, de texte
100 84 statique ou de texte dynamique ainsi que de données calculées de différentes sources de données. Chaque élément du contenu a une position et une taille spécifique. Il est possible de créer de rapports multicolonne et les données peuvent être présentées dans un format libre, tabulaire, matriciel, ou avec de graphiques (Atol, 2005 ; Heffelfinger, 2006 ; JasperForge, 2009). 5.6 Compilation de ReportDesign La conception du rapport est représentée par le fichier JRXML qui a la structure définie dans le fichier jasperreport.dtd ou dans l objet JasperDesign en mémoire. Dans la compilation de l objet ReportDesign, l engin vérifie que l objet ReportDesign est consistant, après il transforme toutes les expressions du rapport et il charge le résultat dans un objet JasperReport qui peut être sérialisé et stocké dans un fichier.jasper. (Atol, 2005 ; JasperForge, 2009) 5.7 Remplissage du Rapport Une fois généré l objet JasperReport, il commence l étape de remplissage du rapport. Un des avantages de JasperReports est l accès à différentes sources de données. Ces différents types de sources de données permettent de remplir les différents champs du rapport. (Atol, 2005 ; JasperForge, 2009) 5.8 Exportation du Rapport JasperReports permet de (Atol, 2005 ; JasperForge, 2009) : Visualiser le rapport à travers l outil JasperViewer. Sauvegarder le rapport final aux formats PDF, HTML, XLS, CSV, XML, RTF et TXT. Imprimer le rapport.
101 Évaluation de JasperReports Critères fonctionnels Types de rapports JasperReports permet la génération de rapports statiques et de rapports dynamiques. Étant donné que JasperReports est une bibliothèque, la gestion de paramètres doit se faire à travers l application qui appelle JasperReports. JasperReports permet de créer des rapports avec une disposition flexible. Un rapport peut contenir des lignes, des rectangles, des images, des textes dynamiques ou des textes statiques, des liens hypertextes, des favoris ainsi que des données d une source de données et des expressions. Tous ces éléments peuvent être placés et dimensionnés avec précision. (Heffelfinger, 2006) JasperReports permet la création des rapports multiformats tels que des rapports en formats libres, en format multicolonnes, des tableaux à double entrée ou des matrices, en formats tabulaires et des graphiques. (Heffelfinger, 2006) Appliquer le gabarit standard de l entreprise Le modèle JRXML est un fichier standard XML qui est divisé en plusieurs sections. Cela permet de créer des gabarits de rapports flexibles avec différents types de formats tels que libre, tabulaire, matriciel ou graphique. Ces modèles sont des gabarits qui encapsulent une apparence commune en intégrant des éléments tels qu un arrière-plan commun, une marque de filigrane («watermark») ainsi qu un en-tête et un pied de pages communs. (Heffelfinger, 2006)
102 Sélectionner les données à visualiser JasperReports permet de récupérer les données à imprimer dans le rapport de plusieurs types de sources de données. Les jeux de données peuvent être récupérés de n importe quelle base de données supportée par JDBC, ainsi que des sources de données telles que des fichiers XML, des vecteurs et des collections d objets. (Heffelfinger, 2006) L extraction des données à partir d une base de données peut se faire en intégrant une requête SQL dans le modèle JRXML ou en envoyant les données de la base de données au rapport compilé à travers une source de données en implémentant l interface JRDataSource. L intégration d une requête SQL dans un modèle JRXML est plus facile à implanter, mais beaucoup moins flexible que l utilisation des sources de données. L intégration des sources de données permet de créer des modèles plus flexibles puisque le même modèle peut être utilisé par différentes sources de données. (Heffelfinger, 2006) JasperReports permet aussi d extraire des données d autres sources de données. Ces sources de données sont (Heffelfinger, 2006) : Source de données vide : JasperReports ne permet pas de créer des rapports sans créer une connexion à une base de données ou une source de données. Étant donné que la création de certains rapports simples n a pas besoin d accéder à des sources de données externes, JasperReports utilise une source de données vide. Vecteur ou collections d objets : JasperReports permet l utilisation d un vecteur d objets ou d une collection d objets comme source de données. Objects Java : JasperReports permet l utilisation de «Plain Old Java Objects» (POJOs) comme source de données. Les objets Java doivent respecter la spécification JavaBeans. Modèles de tableaux : Ce type de source de données est utilisé quand les données sont affichées dans un format tabulaire. XML : JasperReports permet d extraire de données d un document XML. Sources de données personnalisées : JasperReports fournit plusieurs implémentations de l interface JRDataSource. Par contre, si l extraction de données
103 87 n est pas directement supportée par JasperReports, les développeurs peuvent créer une implémentation de cette interface selon leurs besoins. JasperReports permet d incorporer un rapport à l intérieur d un autre rapport, c est-à-dire un sous-rapport d un autre rapport. Le support de sous-rapports permet de créer des conceptions simples et de les intégrer dans un rapport maître. (JasperForge, 2009) Intégrer des expressions JasperReports supporte des expressions. Les expressions sont des données calculées en combinant des paramètres, des données et des données statiques. Par défaut, les expressions peuvent être construites en utilisant le langage Java, mais il est possible d employer un autre langage supporté par la machine virtuelle Java (JVM). Le projet JasperReports inclut des exemples de création des expressions avec BeanShell et Groovy. JasperReports a un ensemble de variables de rapport prédéfinies telles que page_count, page_number, column_count et column_number. (Heffelfinger, 2006) Faire la mise en forme du document JasperReports permet de faire la mise en forme du rapport en définissant le format du papier, les marges ainsi que l orientation. Il permet aussi de définir le formatage de chaque élément. JasperRports fournit plusieurs façons de contrôler les propriétés d un élément ou d un groupe d éléments dans un rapport. (Heffelfinger, 2006 ; JasperForge, 2009) Styles : depuis la version 1.1, JasperReports a intégré la notion de style. Un style permet de définir entre autres la police, la taille, l alignement, la couleur ainsi que la couleur d avant et d arrière-plan.
104 88 Élément par élément : JasperReports permet aussi de définir les propriétés propres à chaque élément du rapport de façon indépendante. Bien que le formatage élément par élément est plus rapide, l utilisation des styles donne plus de contrôle. Cadre («Frame») : depuis la version 1.1, JasperReports a incorporé la notion de cadre qui permet de donner une apparence commune à un groupe d éléments. Les propriétés telles que les coordonnées X et Y, la hauteur et la largeur ainsi que la couleur avant-plan et arrière-plan, entre autres peuvent être définies pour chaque élément du rapport. Les rapports peuvent intégrer tout type d élément dans l arrière-plan ainsi qu une marque de filigrane. (Heffelfinger, 2006) Créer des groupes de données JasperReports permet de grouper les données d une façon logique. Un rapport peut contenir plusieurs groupes imbriqués. Pour chaque groupe, JasperReports insère automatiquement un bas de page et un en-tête pour le prochain groupe en permettant plusieurs niveaux de soustotalisation. Pour améliorer la lisibilité, JasperReports permet de cacher les valeurs qui se répètent. (Heffelfinger, 2006 ; JasperForge, 2009) Créer des filtres de données Les utilisateurs ont besoin, en général, d un sous-ensemble de données. JasperReports permet d utiliser des paramètres pour créer des filtres de données et ainsi restreindre les données à afficher dans le rapport. Les paramètres permettent de restreindre la requête du rapport ainsi que de transmettre des données qui n existent pas dans les sources de données. (Heffelfinger, 2006)
105 Établir des critères de tris Depuis la version 1.2.8, JasperReports supporte le tri de données d une source de données en incorporant un nouveau label dans le modèle JRXML. Ce label enveloppe les données initiales du rapport en exécutant en mémoire le tri des données avant de commencer le processus de remplissage du rapport. (Heffelfinger, 2006) Créer et intégrer différents types de graphiques JasperReports supporte plusieurs types de graphiques, par contre, pour des graphiques et des fonctionnalités non supportées, JasperReports utilise la bibliothèque JFreeChart. JFreeChart est une bibliothèque Java qui permet la génération de graphiques sous forme d images (format PNG ou JPEG), de documents PDF ou de fichier vectoriels SVG. (JasperForge, 2009 ; jfree, 2009) Il est possible de créer les types de graphiques suivantes : o o o o o o o o o o Pie Chart: Pie, Pie 3D Bar Chart: Bar, Bar 3D, XY Bar, Stacked Bar, Stacked Bar 3D Line Chart: Line, XY Line Area Chart: Area, XY Area Scatter Chart Plot Bubble Time series High Low Open Close Candlestick. La figure 5.4 affiche des exemples de graphiques qui peuvent être crées en utilisant l outil JFreeChart.
106 90 Figure 5.4 : Graphiques crées par JFreeChart. (jfree, 2009) Certains types de diagrammes emploient plusieurs types de jeux de données. Chaque type de graphique fonctionne avec certains types de jeux de données. Il est possible de personnaliser certaines caractéristiques de graphiques telles que le titre, le sous-titre, la position, la police, la couleur et la couleur d arrière-plan. (JasperForge, 2009) Création de documents dans différents formats JasperReports permet de visualiser le rapport généré en utilisant l application JasperViewer, d imprimer le rapport généré ainsi que d exporter le rapport généré dans les formats PDF, HTML, XLS, RTF, ODT, CSV, TXT et XML. (Heffelfinger, 2006) JasperViewer est une application Swing autonome qui utilise la composante JRViewer Localisation JasperReports supporte l internationalisation fournie par la plateforme Java ainsi que la localisation. Il supporte aussi l'internationalisation par l'intermédiaire des fichiers de ressources.
107 91 JasperReports sauvegarde des informations sur la direction du texte afin de respecter le formatage aligné à droite de certaines langues. Comme résultat, un rapport peut être affiché dans différentes langues et formaté en fonction de la localisation. (JasperSoft, 2006) Caractéristiques de l outil JasperReports est un outil créé par des développeurs pour des développeurs. L outil permet la création à la main du modèle JRXML, mais pour être capable de le faire, le développeur doit avoir des connaissances techniques en : Connexion aux bases de données. Langage Java. Langage SQL. Langage XML. Langage Groovy ou Bean Shell. Il est important de mentionner qu il existe plusieurs outils de conception de rapports qui permettent de créer graphiquement des modèles JRXML. L utilisation de ces outils évite le besoin d éditer les modèles JRXML à la main. Il existe deux types d outils de conception (1) des applications autonomes telles que JasperPal et ireport et (2) des plugiciels pour des IDE ou des éditeurs de texte tels que JasperAssistant, Sunshinereports et JasperReportsViewer. (Heffelfinger, 2006) L outil officiel de conception de rapports de JasperReports est ireport. ireport a un assistant qui permet de créer de rapports de façon rapide et intuitive en suivant les étapes de l assistant. ireport permet de réduire significativement le temps de conception de rapports. Cependant pour pouvoir utiliser toutes les fonctionnalités d ireport effectivement, l utilisateur doit être familier aux concepts de base de JasperReports. La figure 5.5 montre l assistant d ireport. (Heffelfinger, 2006)
108 92 Figure 5.5 : Assistant d ireport. (Heffelfinger, 2006) Critères non fonctionnels Qualités de développement Qualité Dans le site sourceforge.net, il n y a pas une description sur la gestion du projet JasperReports, ni non plus un calendrier de versions. JasperReports est offert sous les éditions OS et commerciale. Les deux éditions partagent le même code de base. L édition OS fournit une fonctionnalité de base et elle est orientée principalement aux développeurs OS qui ont besoin d ajouter des outils de génération de rapports à leurs applications. L édition commerciale s appuie sur l édition OS et fournit des fonctionnalités supplémentaires ainsi que une prise en charge sur des plateformes entièrement certifiées pour les systèmes d exploitation, les serveurs d application et les bases de données. (JasperSoft, 2009)
109 93 Chaque version de l édition OS est prête à rouler sur les plateformes suivantes (JasperSoft, 2007, 2009) : Système d exploitation Serveurs d application /Web Bases de données Fournisseur de l Annuaire Linux and Microsoft Windows JBoss or Apache Tomcat MySQL Hibernate Par contre les éditions commerciales offrent du support additionnel (JasperSoft, 2007, 2009) : Système d exploitation IBM AIX, Sun Solaris, Red Hat Enterprise Linux (RHEL), Novell SUSE Linux, Fedora Enterprise Linux, Mac OS X, Debian Linux, HP-UX, rpath Linux Serveurs d application /Web IBM WebSphere, BEA WebLogic, Oracle Application Server (OAS) Bases de données Oracle, IBM DB2, Microsoft SQL Server, PostgreSQL, EnterpriseDB, Ingres Fournisseur de l Annuaire LDAP, IBM Tivoli, Microsoft Active Directory JasperReports utilise un système de traçabilité pour enregistrer les demandes d améliorations, les bogues et les corrections. Toutes les demandes sont classifiées selon la priorité de 1, la plus importante, à 5, la moins importante. (SourceForge, 2009) Le nombre de téléchargements démontre que JasperReports est un outil OS très utilisé. (SourceForge, 2009)
110 Architecture JasperReports est une API qui peut être intégrée aux différents cadres d application Web Java tels que Spring Web MVC, JavaServer Faces et Struts. (Heffelfinger, 2006) La figure 5.6 montre les principales classes et interfaces de JasperReports. Figure 5.6 : Principales classes et interfaces de JasperReport. (Danciu, 2007) JasperReports permet d accéder à différentes sources de données telles que (JasperSoft, 2006) : Bases de données relationnelles. JavaBeans. Plain Old Java Objects (POJO). XML Langage de programmation JasperReports est une bibliothèque de programmes écrite entièrement en Java. (Heffelfinger, 2006)
111 Portabilité JasperReports est écrit 100 % en Java et il n a aucune dépendance directe à l'égard du système d'exploitation. Les dépendances externes de JasperReports sont (JasperSoft, 2006) : Java JDK 1.3 ou plus. Pilote JDBC Extensibilité L outil JasperReports permet d ajouter des fonctionnalités de création de rapports aux applications Java en tirant profit des classes incluses dans la bibliothèque de classes de JasperReports. (Heffelfinger, 2006) JasperReports peut être facilement incorporé dans des applications Java du côté client et du côté serveur, simplement en ajoutant les bibliothèques exigées au classpath et en appelant les méthodes appropriées de l API JasperReports. (Heffelfinger, 2006) JasperSoft crée et publie les éditions OS de différents outils de la suite BI à une communauté de milliers d experts et de développeurs qui utilisent les logiciels, donnent leur avis et développent des extensions. (JasperSoft, 2007) Sécurité JasperSoft compte parmi ses produits JasperServer. JasperServer est une plateforme qui fournit les services suivants (JasperSoft, 2007) : Services d authentification et d autorisation qui permettent l intégration de signature unique avec des systèmes de sécurité externes tels que LDAP. Sécurisation de l accès aux rapports et aux analyses selon les rôles et permissions de chaque utilisateur. Services de stockage d objets robustes, extensibles et sécurisés pour une large gamme de contenus et de métadonnées.
112 96 Planification, exécution et distribution de rapports aux utilisateurs ou aux groupes d utilisateurs. JasperServer est un outil OS sous licence GPL (figure 5.7). Figure 5.7 : JasperServer. (JasperForge, 2009) Adaptabilité Les projets OS de JasperSoft sont fréquemment mis à jour avec de nouvelles fonctionnalités, améliorations et bogues fixés sur le site Les individus, développeurs et entreprises accèdent à la dernière version du logiciel dès qu elle est disponible. Puisque ce type de client préfère avoir la dernière version, les versions plus anciennes ne sont plus supportées. (JasperSoft, 2009) Par contre, les éditions commerciales de JasperSoft sont mises à jour sur des intervalles réguliers dans un portail de client privé. Ces produits ont un cycle de version contrôlé avec des changements testés. Les entreprises qui préfèrent ce type de version peuvent contrôler mieux l effort exigé pour intégrer les changements aux environnements de production ainsi que réduire les risques associés à la nouvelle version. Les versions plus anciennes des éditions commerciales sont supportées. (JasperSoft, 2009)
113 Documentation La documentation de JasperReports disponible dans jasperforge.net est divisée en trois sections (SourceForge, 2009) : 1. Documentation Prérequis Pour commencer Tutorial Référence de JRXML Référence de configuration Référence sur APIs 2. Séminaires multimédias et interactifs réalisés par des spécialistes de JasperReports JasperReports : Décrit le processus pas-à-pas de création de rapports. Résoudre des problèmes de rapports avec JasperReports : Introduit les capacités de JasperReports. 3. Revues décrivant les différentes fonctionnalités et l intégration de JasperReports et de ireport. Dans le marché, il existe deux livres de JasperReports et un livre de ireport (Amazon, 2009): «JasperReports for Java Developers» Auteur : David Heffelfinger, 2006 Le but est de décrire la création, la conception, le formatage et l exportation des rapports avec des données de plusieurs sources de données ainsi que l intégration de JasperReports à d autres cadres Java. Ce livre est destiné aux développeurs Java.
114 98 «The Definitive Guide to JasperReports» Auteurs : Teodor Danciu et L. Chirita, 2007 Ce guide est une description complète de chaque fonctionnalité de JasperReports qui inclut des exemples et les meilleures pratiques. Ce livre est destiné aux développeurs Java. «The Definitive Guide to ireport» Auteur : Giulio Toffoli, 2007 Ce guide décrit la conception des rapports complexes avec des graphiques, des images et des sous-rapports. Ce livre est destiné aux utilisateurs et aux développeurs ayant des connaissances en Java Convivialité La dernière version de JasperReports est la version JasperReports propose plusieurs types de téléchargement (JasperForge, 2009) : 1. Télécharger ireport : si c est le premier téléchargement de JasperReports, JasperForge recommande de télécharger l outil ireport qui inclut JasperReports. 2. jasperreports-<version>-applet.jar : ce fichier.jar comprend un sous-ensemble de la fonctionnalité de JasperReports. Il contient des classes pour afficher les fichiers jrprint (des rapports dans le format natif de JasperReports). Ce téléchargement est orienté principalement aux développeurs. Le.jar sera intégré dans des applications ou applets qui n ont pas besoin de toute la fonctionnalité de JasperReports, mais qui ont besoin d afficher des rapports générés.
115 99 3. jasperreports-<version>.jar : C est la bibliothèque complète de classes de JasperReports. Il contient toutes les classes nécessaires pour compiler, remplir et exporter des rapports, mais ce téléchargement n inclus aucune bibliothèque additionnelle de JasperReports. Toutes les dépendances de JasperReports doivent être téléchargées séparément. Ce.jar permettra d intégrer toutes les fonctionnalités de JasperReports dans des applications Java. 4. jasperreports-<version>-javaflow.jar : C est pareil au téléchargement 3, mais il exécute de sous- rapports dans un mode de fil simple. 5. jasperreports-<version>-project.tar.gz : ce fichier.tar.gz contient la bibliothèque complète des classes de JasperReports avec toutes les bibliothèques requises et optionnelles. Ce fichier inclut aussi le code source de JasperReports ainsi que des exemples sur la fonctionnalité de JasperReports. Typiquement ce téléchargement est pour Linux. 6. jasperreports-<version>-project.zip : ce fichier.zip contient la bibliothèque complète des classes de JasperReports avec toutes les bibliothèques requises et optionnelles. Ce fichier inclut aussi le code source de JasperReports ainsi que des exemples sur la fonctionnalité de JasperReports. Typiquement ce téléchargement est pour Windows. Le tableau 5.1 contient toutes les bibliothèques que JasperReports peut requérir selon la fonctionnalité exigée par l application maîtresse de JasperReports.
116 100 Tableau 5.1 : Dépendances de JasperReports. (JasperForge, 2009) JRE Java Runtime Environment 1.4 or higher Commons Jakarta Commons BeanUtils Component (version 1.7 or later) Jakarta Commons Collections Component (version 2.1 or later) Jakarta Commons Javaflow (Sandbox version) Jakarta Commons Logging Component (version 1.0 or later) JRXML JAXP 1.1 XML Parser Jakarta Commons Digester Component (version 1.7 or later) One of the following for report compilation, depending on the report compiler used: o Eclipse JDT Java Compiler (recommended) o JDK 1.4 or higher o Jikes Compiler o Groovy (version or later) o BeanShell (version 2.0 beta 4 or later) JDBC JDBC 2.0 Driver PDF itext - Free Java-PDF library by Bruno Lowagie and Paulo Soares (version or later) XLS Jakarta POI (version or later) JExcelApi (version 2.6 or later) Charts JFreeChart (1.0.0 or later) JCommon - required by JFreeChart Batik SVG Toolkit (1.7 or later) - required when rendering charts as SVG
117 Qualités de la communauté Caractéristiques de la communauté JasperSoft est une communauté engagée dans le succès du développement du logiciel OS. En tant que membre actif de la communauté, il participe aux initiatives suivantes (JasperSoft, 2009) : SourceForge.org : portail de développement OS de tous les produits de BI OS de JasperSoft. Open Solutions Alliance : consortium de fournisseurs neutres sans but lucratif dédié à diriger l adoption des solutions d affaires complètes OS. Fondation Eclipse : JasperSoft supporte le développement de la plateforme IDE d Eclipse. Les chefs de la communauté sont (JasperForge, 2009) : Tim Cloonan, Gestionnaire de la communauté JasperForge.org : Il supervise le développement, la communication et les opérations de la communauté JasperForge.org. Teodor Danciu, Architecte de JasperReports. Giulio Toffoli, Architecte d ireport. Sherman Wood, Architecte de la Suite BI de JasperSoft Soutien technique Le soutien de JasperReports est constitué par des forums et une liste de diffusion officiels où les développeurs peuvent poser des questions, partager des idées et des conseils techniques. Les forums reliés à Jasper sont (JasperForge, 2009) : Forum de discussion et aide pour ireports. Forum de discussion et aide pour JasperAnalysis. Forum de discussion et aide pour JasperETL.
118 102 Forum de discussion et aide pour JasperReports. Forum de discussion et aide pour JasperServer. JasperSoft offre différents services (JasperSoft, 2009) : Soutien technique pour les versions OS et commercial. Il existe plusieurs forfaits qui s adaptent aux besoins et au budget. Services professionnels de consultation. Services de formation en ligne ou sur place Type de licence La bibliothèque JasperReports est disponible sous les termes de la licence Lesser GNU General Public License (LGPL). Cette licence a été conçue par Free Software Fondation en 1991 comme un compromis entre la licence GNU General Public License et les licences beaucoup moins restrictives telles que les licences BSD et MIT (JasperForge, 2009 ; JasperSoft, 2009). LGPL a beaucoup de similitudes avec la licence GPL, mais elle est moins restrictive quant à sa compatibilité avec d autres licences dans le cas de mixité de programmes. JasperReports peut être employé dans des applications OS et commerciales. Par contre, si des modifications sont réalisées au code source existant de JasperReports, ces modifications doivent être publiées sous la licence LGPL. (JasperSoft, 2009) Affiliation à d autres projets OS JasperForge participe dans le développement de plusieurs projets OS. Ces projets sont reliés à la suite BI de JasperSoft. Les projets, les plus importantes sont (JasperForge, 2009) : ireport JasperServer & JasperAnalysis
119 103 JasperETL Jaspersoft BI Suite Les membres de JasperForge peuvent proposer de nouveaux projets reliés à JasperSoft Points Clés JasperReports est un outil de génération de rapports OS écrit entièrement en Java. Il se présente sous forme d une bibliothèque qui peut être embarquée dans des applications Java et J2EE. JasperReports est développé par la société JasperSoft et il est distribué sous licence OS. Avantages de JasperReports Architecture portable et extensible Bibliothèque qui peut être intégrée à multiples plateformes Support de sous-rapports Support de tableaux croisés Possibilité de contrôler le formatage en temps d exécution Support de l internationalisation et la localisation Support de multiples types de sources de données dans un même rapport à travers l utilisation des sous-rapports Exportation sous nombreux formats Intégration avec l outil ireport Nombreux forums de discussion Publication de plusieurs livres Appui de la société JasperSoft Communauté engagée dans le succès du développement du logiciel OS
120 104 Points faibles de JasperReports Interface peu intuitive L utilisation de sous-rapports est inévitable pour accéder à de multiples sources de données dans un même rapport Une seule source de données ou connexion par rapport La gestion des paramètres n est pas intégrée à Jasperreports sinon à ireport Dans la version OS, seulement la dernière version est supportée Outil construit par des développeurs pour développeurs Manque de documentation et des tutoriels disponibles gratuitement Documentation officielle payante Les utilisateurs doivent avoir des connaissances techniques en : o Connexion aux bases de données o Langage Java pour affiner la conception o Langage SQL pour construire les jeux de données o Langage XML pour comprendre le fichier de conception JRXML
121 105 CHAPITRE VI ANALYSE DE L OUTIL PENTAHO REPORTING 6 JFreeReports est l outil officiel de génération de rapports de Pentaho, actuellement connu sous le nom de Pentaho Reporting. Pentaho Reporting est une composante de la Suite BI de Pentaho. L outil de génération de rapports est le cœur de BI et fréquemment elle est la première application BI à être déployée dans les entreprises. Le but de Pentaho est de créer une plateforme BI orientée solution, centrée sur les processus en s appuyant sur différentes composantes OS existantes dans le marché. Le projet BI de Pentaho a été créé par la communauté OS afin d offrir de meilleures solutions OS aux entreprises. L analyse de l outil Pentaho Reporting permettra de connaître ses points forts et faibles du point de vue fonctionnel et technique. L évaluation se fera en analysant les différents critères décrits dans le chapitre III. 6.1 Histoire de Pentaho Reporting La société Pentaho a été créée en octobre 2004 par Richard Daley, Adrian Marshall, James Dixon, Marc Batchelor et Doug Moran. Ils ont travaillé dans différents projets BI depuis les années 90. Le but est de créer une suite complète et intégrée des outils BI en utilisant la puissance du modèle de développement OS. Cette suite BI fournit un meilleur accès à l information aux utilisateurs d affaires. (Moody, 2008) Le projet BI de Pentaho englobe les domaines d application suivants (Moody, 2008) : Génération de rapports Analyses Tableaux de bord
122 106 Exploration des données Plateforme BI Mondrian est le premier projet OS à se joindre à Pentaho. Mondrian est un serveur OLAP qui permet d analyser de grands volumes de données stockées dans des bases de données. Il permet aussi de faire l exploration dimensionnelle des données. (Moody, 2008) C est au début de 2006 que le projet JFreeReport se joint au projet Pentaho. JFreeReport est renommé «Pentaho Reporting» pour éviter la confusion avec d autres projets de JFree.org. JFreeReport est un moteur Java qui permet la génération de rapports complexes. Il est utilisé comme moteur de génération de rapports dans les produits de génération de rapports ad hoc et de production. Le développement de JFreeReport a commencé en 2002 et libéré sous la licence GNU LGPL. (Moody, 2008) En 2006 aussi le projet Kettle se joint à Pentaho. Kettle est un projet OS d intégration de données, c est-à-dire, un outil ETL puissant qui intègre les données de différentes bases de données. Cet outil est également libéré sous la licence GNU LGPL. (Moody, 2008) Le dernier projet OS à se joindre à Pentaho était Weka. Weka est un projet OS d exploration de données développé par l université de Waikato en Nouvelle-Zélande. Ce projet a été créé en 1993 et il est disponible depuis l année 2000 en SourceForge sous licence GNU GPL. (Moody, 2008) 6.2 Description de Pentaho Reporting Pentaho Reporting est une bibliothèque OS des classes Java qui permet la génération de rapports. Les gabarits XML fournissent des fonctionnalités flexibles en permettant d accéder à de multiples sources de données ainsi que la possibilité de visualiser les rapports à l écran, les envoyer à l imprimante ou les sauvegarder dans différents formats tels que PDF, HTML, XML, CSV, Excel et texte. (Gilbert, 2003 ; PentahoJFR8, 2009)
123 107 Le but de Pentaho Reporting est de permettre aux entreprises d accéder, de formater et de distribuer l information aux employés, aux clients et aux partenaires. (PentahoJFR8, 2009) 6.3 Génération des rapports Pentaho Reporting sépare strictement le traitement des données du traitement de la disposition du rapport. La couche des données fournit une interface unifiée à diverses sources de données et encapsule tous les détails spécifiques d exécution. (PentahoJFR8, 2009) Dans Pentaho Reporting, il existe trois classes de sources de données (PentahoJFR8, 2009) : Tableaux : Les tableaux fournissent à Pentaho Reporting de l information massive. Les tableaux de données sont générés à partir d une base de données ou d une source de stockage de données similaires. Paramètres : Ils permettent de restreindre les jeux de données ainsi que de remplir des valeurs de l extérieur qui seront utilisées dans la génération du rapport. Fonctions et expressions : Ils permettent de faire des calculs en utilisant des sources de données. Pentaho Reporting utilise un ensemble d états pour générer le rapport. Chaque état est indépendant et permet de suspendre ou de continuer le processus de génération. La figure 6.1 décrit graphiquement les différents états et transitions d un rapport et d un tableau à double entrée. (PentahoJFR8, 2009)
124 108 Figure 6.1 : États et transitions d un rapport. (PentahoJFR8, 2009) La génération d un rapport avec Pentaho Reporting se fait en trois phases (Gilbert, 2003) : Phase 1 - Définition du rapport : Toute l information de formatage du rapport est enregistrée dans un objet JFreeReport. Il existe deux façons de créer le modèle XML qui sont : Écrire la définition du rapport en format XML. Pentaho Reporting analyse la définition et crée l objet JFreeReport. Cette méthode permet de modifier le formatage sans avoir besoin de recompiler l application.
125 109 Créer une instance de JFreeReport et peupler les éléments du rapport en utilisant l API JFreeReport. Cette méthode permet de modifier le formatage du rapport en temps d exécution, mais le principal inconvénient est que le formatage du rapport est codé en dur dans l application. Phase 2 Les données : Pentaho Reporting est conçu pour accéder aux données par l intermédiaire de l interface TableModel (le modèle utilisé par la classe JTable de Swing). Il est possible aussi d accéder aux données à travers JDBC parce que Pentaho Reporting permet de créer une instance TableModel à partir d un jeu de données JDBC. Phase 3 Prévisualisation du rapport : Pentaho Reporting permet de visualiser le rapport à l écran, de l imprimer ainsi que de l exporter à un certain nombre de formats différents tels que PDF, HTML, CSV, Excel et XML. 6.4 Évaluation de Pentaho Reporting Critères fonctionnels Types de rapports Pentaho Reporting permet la création de rapports statiques et de rapports dynamiques. Il permet de créer des rapports avec une disposition flexible en définissant les éléments qui doivent être affichés dans la première et dernière page ainsi que sur chaque page. Un rapport peut contenir des tables, des graphiques, des diagrammes, des images, des liens hypertextes, des calculs analytiques, des lignes, des rectangles, des expressions ainsi que des données de multiples sources de données. Tous les éléments du rapport peuvent être placés et dimensionnés avec précision. (PentahoJFR8, 2009) Pentaho Reporting prévoit développer les fonctionnalités suivantes dans la version (PentahoJFR8, 2009) : Nouveau format de fichier de rapport basé sur Open Document Format (ODF). Source de données native de Kettle.
126 110 Source de métadonnées native de Pentaho. Extensions interactives (traitement d événements de HTML et Swing). Nouveau type de bande : colonne d en-tête et colonne de bas de page. Des tableaux à double entrée. Multiples colonnes dans une page Appliquer le gabarit standard de l entreprise La définition XML est un fichier standard XML qui contient plusieurs sections comme le montre la figure 6.2. Figure 6.2 : Sections d un rapport dans Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009) Ces modèles permettent de créer différents types de gabarits qui encapsulent une apparence commune en intégrant des éléments communs tels qu un en-tête, un pied de page, un arrièreplan commun ainsi qu une marque de filigrane («watermark»).
127 Sélectionner les données à visualiser Pentaho Reporting permet de récupérer les données de différents types de sources de données dans un même rapport. Les jeux de données peuvent être récupérés de n importe quelle base de données supportée par JDBC, de bases de données OLAP ainsi que des sources XML. Pentaho Reporting permet aussi l utilisation de sous-rapports. (PentahoJFR8, 2009) Intégrer des expressions Pentaho Reporting supporte deux types de calculs définis par l utilisateur tels que les fonctions et les expressions. Les fonctions et les expressions sont des JavaBeans et elles sont employées pour calculer des valeurs qui seront affichées dans un rapport. (PentahoJFR8, 2009) Expression : elle est dépendante des paramètres et des valeurs de la rangée. Étant donné qu elle ne maintient aucune information d'état pendant le traitement du rapport, elle est employée principalement pour réaliser des calculs au niveau de la rangée. Pentaho Reporting ne garantit pas l ordre dans lequel les expressions seront exécutées, c est-à-dire, l expression peut être appelée pour la première rangée et tout de suite après pour la rangée 10. Pentaho Reporting permet de tirer profit du moteur de script de BeanShell et de créer des expressions en Java. (PentahoJFR8, 2009) Fonction : étant donné qu elle maintient l information d état pendant le traitement du rapport, les fonctions sont employées pour faire des calculs, des totaux, des moyennes, le numéro de page, le nombre total de pages et ainsi de suite. Pour des raisons de performance, si une expression est utilisée dans différents rapports, il est préférable de créer une classe Java. (PentahoJFR8, 2009)
128 Faire la mise en forme du document Pentaho Reporting permet de définir le format du papier, les marges ainsi que l orientation. Pour chaque élément, il est possible de paramétrer la police, l alignement, la couleur, la taille, le style ainsi que la visibilité, entre autres. (PentahoJFR8, 2009) La plateforme BI de Pentaho fournit, à partir de la version 1.6, une couche de métadonnées qui encapsule les descriptions physiques des objets de la base de données et le modèle logique d affaires dans une représentation abstraite d affaires (figure 6.3). (PentahoBusMod, 2009) Figure 6.3 : Schéma du modèle de métadonnées. (PentahoRDes, 2009) Cette couche permet aux administrateurs de définir et d ajouter des informations de formatage dans les définitions de métadonnées et ainsi utiliser des styles visuels standards pour représenter les données. Ces styles sont hérités par tous les rapports qui emploient ces données en évitant de faire la même modification dans chaque rapport. L administrateur peut permettre aux utilisateurs d affaires de reformater ces styles pendant la création du rapport. (Pentaho, 2007 ; PentahoBusMod, 2009)
129 Créer des groupes de données Les utilisateurs ont besoin d organiser les données en sections. Dans Pentaho Reporting tout rapport a au moins un groupe. Un groupe est un ensemble de rangées qui ont les mêmes valeurs dans les colonnes spécifiées dans les arguments du groupe. Les groupes peuvent être imbriqués et un groupe imbriqué hérite automatiquement des arguments du groupement de leurs groupes parents. Les données doivent être triées en fonction des groupes imbriqués. Chaque niveau peut avoir seulement un attribut de groupe. Il n est pas possible de créer des arbres de groupes. (PentahoJFR8, 2009) Créer des filtres de données Les paramètres, dans Pentaho Reporting, permettent d avoir un sous-ensemble de données. Les paramètres sont utilisés dans les requêtes pour restreindre les jeux de données. (PentahoJFR8, 2009) Établir des critères de tris Les données utilisées pour générer un rapport avec des groupes doivent être triées selon la définition de la hiérarchie des groupes. (PentahoJFR8, 2009) Créer et intégrer différents types de graphiques Les outils Pentaho Reporting et JFreeChart ne sont pas étroitement liés parce que chaque projet a suivi son propre développement. L intégration de ces deux outils se fait en utilisant deux objets coopératifs tels que (PentahoJFR8, 2009) : Une fonction collectrice de données : responsable de créer un type d ensemble de données JFreeChart que jfreechart utilise pour interpréter les données et tracer le graphique.
130 114 Une expression graphique : responsable de tracer le graphique en se basant sur les données réunies. Dans Pentaho Reporting, les expressions graphiques sont arrangées de façon hiérarchique. Les graphiques enfants héritent des propriétés de leur parent. Quelques propriétés sont communes à tous les types de graphiques tandis que d autres sont propres à certains graphiques. La figure 6.4 décrit la hiérarchie de différentes expressions graphiques de Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.4 : Hiérarchie de différentes expressions graphiques. (PentahoJFR8, 2009)
131 Création de documents dans différents formats Pentaho Reporting permet de générer le rapport dans les formats PDF, HTML, XML, CSV, Excel et texte. (PentahoJFR8, 2009) Localisation Pentaho Reporting supporte l internationalisation fournie par la plateforme Java ainsi que la localisation. Le support de différentes langues se fait par l intermédiaire de codages standards et le support de l'internationalisation par l'intermédiaire des fichiers de ressources. (PentahoJFR8, 2009) Caractéristiques de l outil Les utilisateurs de Pentaho Reporting doivent avoir des connaissances techniques en : Connexion aux bases de données. Langage Java. Langage SQL. Langage XML. Langage de script JavaScript, Python, Groovy, Ruby, ObjectScript or Java. Pentaho Report Designer (figure 6.5) est une interface graphique sous Java qui permet de créer la conception d un rapport de type Pentaho Reporting.
132 116 Figure 6.5 : Outil Pentaho Report Designer. (PentahoRDes, 2009) Le moteur classique de Pentaho Reporting emploie une approche simple, centrée sur les données pour générer le contenu des rapports. Dans ce modèle, chaque état du rapport crée exactement une section de la disposition. Ce modèle empêche une exécution propre des sousrapports parce que tous les événements de page doivent être produits dans les limitations du modèle d état. (PentahoJFR9, 2009) La communauté de Pentaho travaille au développement d un nouveau moteur de génération des rapports «Pentaho Reporting Flow Engine (JFreeReport 0.9)». Il est conçu pour employer un modèle de génération des rapports basé sur la disposition des documents au lieu d être basé sur les données. (PentahoJFR9, 2009)
133 Critères non fonctionnels Qualités de développement Qualité Le rôle de la société Pentaho est de faciliter et de contrôler le développement de sa plateforme BI. La mission de Pentaho se concentre principalement dans (PentahoCom, 2009) : La construction des composantes pour la communauté OS. L amélioration des composantes OS développées par des tiers. L intégration des composantes OS. Chaque composante est un bloc cohésif et flexible que les développeurs Java peuvent assembler pour créer des solutions sur mesure. La création d une plateforme BI OS qui intègre tout le cycle de vie de BI. La création des services de soutien technique, des services de gestion de versions ainsi que des services d assurance de la qualité. Les ressources de Pentaho sont divisées selon la figure 6.6. Il est remarquable de voir le nombre de ressources dédiées à la recherche et au développement (R&D) quand dans un modèle traditionnel le pourcentage est seulement de 18 % approximativement. (Daley, 2007) Modèle Traditionnel Modèle Pentaho Figure 6.6 : Distribution des ressources Modèle traditionnel vs. Modèle Pentaho. (Daley, 2007)
134 118 Pentaho utilise des standards et des protocoles ouverts tels que (PentahoBIPlat, 2006): XML W3C s Extensible Markup Language JSR 168 JCP s Portlet Spec SVG W3C s Scalable Vector Graphics MDX Microsoft s OLAP Query Language WSBPEL Oasis s Web Services Business Process Execution Language SOAP W3C s Simple Object Access Protocol Pentaho utilise le système Jira pour tracer les bogues et les améliorations. La figure 6.7 montre un résumé du projet Pentaho Reporting. (PentahoJira, 2009) Figure 6.7 : Résumé du projet Pentaho Reporting. (PentahoJira, 2009) Le site du projet permet de visualiser rapidement la distribution des bogues et des améliorations selon l état, la priorité et l assignation (figure 6.8). (PentahoJira, 2009) Figure 6.8 : Distribution des bogues et des améliorations. (PentahoJira, 2009)
135 Architecture L architecture de Pentaho Reporting est basée dans la séparation stricte des responsabilités entre les diverses composantes. La figure 6.9 montre l architecture et les bibliothèques de Pentaho Reporting. (PentahoJFR9, 2009) Figure 6.9 : Architecture et bibliothèques de Pentaho Reporting. (PentahoJFR9, 2009) Pentaho Reporting permet d accéder à différentes sources de données telles que : Bases de données relationnelles à travers JDBC Bases de données OLAP à travers des standards XML/A et MDX XML à travers XQuery Des transformations créées avec Pentaho Data Integration Les définitions des sources de données peuvent être incorporées dans un fichier de définition de rapport XML ou peuvent être sauvegardées dans un fichier séparé. (PentahoJFR8, 2009) Pentaho fournit de multiples options pour la conception des rapports en incluant Pentaho Report Design Wizard qui est construit sur la plateforme Eclipse ainsi que Pentaho Report
136 120 Designer qui fournit un environnement de conception convivial en utilisant des fonctions de glisser-déposer. (PentahoCom, 2009) Langage de programmation Pentaho Reporting est une bibliothèque de classes écrite entièrement en Java. (PentahoJFR8, 2009) Portabilité Pentaho Reporting est écrit en Java et il n a aucune dépendance directe à l'égard du système d'exploitation, mais l utilisation de cette bibliothèque requiert Sun Java Runtime Environment (JRE) version 1.5. (PentahoJFR8, 2009) Extensibilité Pentaho Reporting est une application Java qui permet d ajouter ou de modifier les fonctionnalités en modifiant les classes de l application. Toute modification demande une compilation des codes sources. (PentahoJFR8, 2009) Pentaho Reporting a été conçu pour être employé comme une application de génération de rapports prête à utiliser ou comme une composante de génération de rapports pour être intégrée à d autres applications. Certaines organisations téléchargent le projet d'une façon autonome et commencent la construction, la planification et la distribution des rapports. Tandis que d'autres veulent intégrer le projet dans leurs propres applications en utilisant seulement les composantes dont elles ont besoin. (PentahoCom, 2009)
137 Sécurité Pentaho Reporting, par l intermédiaire de la plateforme BI de Pentaho, permet de gérer la sécurité à deux niveaux (PentahoCom, 2009) : 1. Authentification au niveau des utilisateurs en permettent de contrôler les utilisateurs qui ont accès au système de ceux qui n ont pas accès. La plateforme permet l intégration avec des annuaires externes comme LDAP. 2. Définition de la sécurité au niveau de rapport. La diffusion des rapports peut être définie : 1. En fonction des rôles des utilisateurs. 2. En fonction des règles d affaires Adaptabilité La conception originale de la bibliothèque Pentaho Reporting était conduite par la nécessité d'imprimer facilement des Swing-TableModels. Pendant les dernières années, la conception originale de Pentaho Reporting a été transformée vers un système complet de génération de rapports. (PentahoJFR9, 2009) Le but de la nouvelle version, appelée «Pentaho Flow Reporting Engine», est d avoir une architecture bien définie, d éliminer certaines limitations de la vieille version comme l utilisation de sous-rapports ainsi que de réduire les processus complexes pour créer une bibliothèque modulaire, flexible et extensible. Les avantages du moteur classique doivent demeurer intacts et être prolongés si possible. Les objectifs de développement sont représentés dans les étapes suivantes (PentahoJFR9, 2009): Séparation entre le traitement de données et la disposition du contenu. Préservation de la flexibilité du traitement du rapport, en permettant de modifier la définition du rapport pendant que le rapport est traité. Préservation de l extensibilité de l architecture reliée aux formats de sortie, aux fonctions, aux sources de données, aux types de rapports, GUI, entre autres.
138 122 Création d un code source simple, modulaire et compréhensible. Minimiser les dépendances et ainsi maximiser l évolution. Des changements structuraux dans la bibliothèque de Pentaho Reporing ne permettent pas d assurer la compatibilité avec les versions antérieures Documentation La documentation de Pentaho Reporting est disponible dans le site wiki.pentaho.com et elle est divisée en différentes sections (PentahoJFR8, 2009) : Guides des développeurs Guides d installation Guides d utilisateurs Revues de différents aspects techniques En septembre 2009, Packt Publishing a publié le livre suivant (PacktPub, 2009) : «Pentaho Reporting 3.5 for Java Developers» Auteur : Will Gorman, 2009 Le but est de décrire la création des rapports complexes, y compris les tableaux à double entrée, les sous-rapports, les graphiques en utilisant multiples sources de données. Ce livre est destiné aux développeurs Java.
139 123 En août 2009, l éditorial Wiley a publié le livre suivant (Amazon, 2009): «Pentaho Solutions: Business Intelligence and Data Warehousing with Pentaho and Mysql» Auteur : Roland Bouman et Jos Van Dongen, 2009 Le but est de décrire les composantes et les produits connexes de la suite BI de Pentaho. L installation, l utilisation et la maintenance sont discutées et illustrées pour chaque composante. Ce livre est destiné aux DBA et aux développeurs d applications Convivialité La dernière version OS de Pentaho Reporting est la version Le cœur de Pentaho Reporting est composé de plusieurs bibliothèques OS et il y a aussi des dépendances qui permettent de prolonger ses fonctionnalités. La figure 6.10 et le tableau 6.1 montrent les principales dépendances de Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009) Figure 6.10 : Dépendances de Pentaho Reporting. (PentahoJFR8, 2009)
140 124 Tableau 6.1 : Dépendances de Pentaho Reporting (PentahoJFR8, 2009) LibBase Apache-Commons-Logging (Required) LibFormat Internal: LibBase (Required) LibFormula Internal: LibBase (Required) External: JavaCC (Build-Time dependency, only if Parser has changed) Pixie Internal: LibBase (Required) LibRepository Internal: LibBase (Required) LibSerializer Internal: LibBase (Required) LibLoader Internal: LibBase (Required) Internal: Pixie (Optional) External: JDK 1.4 (Optional) External: Batik 1.6 (Optional) o rhino-1.6r7.jar o Xerces jar o XML-APIs.jar External: OSCache 2.3 (Optional) External: EHCache (Optional) o JSR107cache-1.0.jar o backport-util-concurrent-3.0.jar LibFonts Internal: LibBase (Required) Internal: LibLoader (Required) External: itext (Optional) LibXml Internal: LibBase (Required) Internal: LibLoader (Required) External: JAXP-1.3 compatible XML parser (Required) LibDocbundle Internal: LibBase (Required) Internal: LibLoader (Required) Internal: LibXml (Required) External: JAXP-1.3 compatible XML parser (Required)
141 125 Il y a deux (2) types de téléchargement (PentahoJFR8, 2009) : 1. pentaho-reporting-engine-classic tar.gz : Ce téléchargement est recommandé pour les utilisateurs de Linux ou Unix. 2. pentaho-reporting-engine-classic zip: Ce téléchargement est recommandé pour les utilisateurs de Microsoft Windows. Ces deux fichiers contiennent exactement le même code source et tous les fichiers nécessaires pour installer Pentaho Reporting Classic Qualités de la communauté Caractéristiques de la communauté La communauté de Pentaho compte membres enregistrés dans les forums et 500 individus participant par mois. Pentaho reçoit des contributions valables de la communauté. En plus de la valeur de la rétroaction, des tests, de la documentation et des contributions techniques, les membres de la communauté aident à améliorer la qualité des différentes composantes BI qui appartiennent à la suite BI de Pentaho. (Moody, 2008) Pentaho a des partenaires technologiques qui travaillent avec Pentaho pour assurer l intégration des produits complémentaires. Ces partenaires offrent aussi un éventail de technologies complémentaires et compatibles. Cette stratégie de partenariat permet à Pentaho de travailler directement avec d autres fournisseurs pour résoudre un problème. Pentaho a des partenaires tels que HP, RedHat, Sun, MySql, JBoss, Aster, Ingres, entre autres. (PentahoCom, 2009) Soutien technique Le soutien de Pentaho Reporting s appuie sur un forum (figure 6.11) qui permet de poser des questions, de partager des idées et des conseils techniques reliés à l installation, la
142 126 configuration ainsi que toute autre fonctionnalité de l outil Pentaho Reporting. (PentahoCom, 2009) Figure 6.11 : Forum de Pentaho Reporting. (PentahoCom, 2009) Pentaho a aussi des forums de blogues et des forums non techniques qui permettent le partage sur des sujets reliés à la corporation et à la communauté Pentaho, à la méthodologie de développement ainsi qu aux évènements. (PentahoCom, 2009) Pentaho offre une gamme des services professionnels tels que (PentahoCom, 2009) : 1. Services de consultation : Pentaho offre des services de consultation reliés à la conception, au développement, au déploiement et à la maintenance des applications, entre autres. 2. Services de formation : Formation en ligne, en salle de classe ou sur place pour donner une formation personnalisée. 3. Services de soutien : Pentaho offre différents plans de services de soutien qui s adaptent aux besoins de l entreprise Type de licence Pentaho Reporting est disponible sous les termes de la licence GNU Lesser General Public Licence (LGPL). (Moody, 2008 ; PentahoCom, 2009)
143 Affiliation à d autres projets OS Pentaho participe dans le développement de plusieurs projets OS. Les projets OS, les plus importants sont (Moody, 2008) : The Apache Software Foundation JBoss en incluant AS, Hibernate, Portal, JBPM HSQLDB OpenSymphony Quartz Eclipse IDE MySQL JFreeChart Mozilla Rhino 6.5 Points Clés Pentaho Reporting est un outil de génération de rapports OS écrit entièrement en Java. Pentaho Reporting est développé par la société Pentaho et il est distribué sous licence OS. Avantages de Pentaho Reporting Architecture portable et extensible Pentaho offre un portefeuille des produits de BI en incluant la génération des rapports, les analyses, la création des tableaux de bord, l intégration des données et l exploration des données. La communauté de Pentaho travaille au développement d un nouveau moteur de génération des rapports «Pentaho Reporting Flow Engine (JFreeReport 0.9)» Support de multiples types de sources de données dans un même rapport Possibilité de contrôler le formatage à l exécution Support de l internalisation et la localisation Exportation vers un grand nombre de formats Intégration avec l outil de conception Pentaho Report Design
144 128 Nombreux forums de discussion Appui de la société Pentaho qui est un innovateur en BI Publication de deux livres Communauté engagée dans le succès du développement du logiciel BI OS Points faibles de Pentaho Reporting Interface peu intuitive Manque de documentation et de tutoriels La documentation existante mélange l architecture ainsi que les fonctionnalités des différentes versions de Pentaho Reporting La communauté travaille au développement des deux moteurs de génération des rapports «Pentaho Reporting Classic Engine (JFreeReport 0.8)» et «Pentaho Reporting Flow Engine (JFreeReport 0.9)» L utilisation de sous-rapports est limitée à la version «Pentaho Reporting Classic Engine (JFreeReport 0.8)» Pentaho n assure pas la compatibilité des nouvelles versions de Pentaho Reporting avec les versions antérieures Il ne permet pas de créer des tableaux croisés Les utilisateurs doivent avoir des connaissances techniques en : o Connexion aux bases de données o Langage Java pour affiner la conception o Langage SQL pour construire les jeux de données o Langage XML pour comprendre le fichier de conception o Langage de script JavaScript, Python, Groovy, Ruby, ObjectScript or Java
145 129 CHAPITRE VII CYCLE DE DÉVELOPPEMENT D UN PROJET BI POUR LES PME 7 Dans les dernières années, BI a capturé l imagination de plusieurs PME. Le grand défi est de quantifier les bénéfices que l implantation BI apportera à l organisation. BI est propre à chaque organisation tout comme les directives et les règles d affaires qui dirigent chaque organisation. Les caractéristiques propres des PME analysées dans le chapitre II obligent une adaptation de la méthodologie ainsi que du cycle de développement d un projet BI. Dans ce chapitre, nous ferons une analyse des étapes à suivre dans le développement d un projet BI adapté aux PME. 7.1 Phases dans le développement d un projet BI Presque tout projet de génie logiciel doit passer à travers six phases qui sont illustrées dans la figure 7.1. La flèche de la figure 7.1 démontre que le développement d un projet d ingénierie de logiciel est un processus itératif. Les six (6) phases d un projet de génie logiciel sont : Phase 1 Justification : dans cette phase, nous évaluerons les besoins d affaires qui donnent naissance au nouveau projet de génie logiciel. Phase 2 Planification : dans cette phase nous développerons les plans stratégiques et tactiques qui décriront la façon que le projet sera réalisé et déployé.
146 130 Phase 3 Analyse d affaires : cette phase permet d avoir une compréhension détaillée du problème d affaires à résoudre ou de l opportunité d affaires qui permettra de mieux identifier les besoins d affaires et de proposer une solution potentielle. Phase 4 Conception : dans cette phase, nous ferons la conception de la solution qui permettra de résoudre le problème d affaires ou de combler l opportunité d affaires. Phase 5 Construction : pendant cette phase, nous ferons la construction de la solution qui devrait permettre d avoir un rendement sur le capital investi dans les délais prévus. Phase 6 Déploiement : dans cette phase, l équipe fera l implantation de la solution et mesurera l efficacité pour déterminer si la solution atteint, excède ou n arrive pas aux rendements sur le capital investi prévus. Phase 6 : Déploiement Phase 1: Justification Phase 5 : Construction Génie Logiciel Phase 2: Planification Phase 4 : Conception Phase 3 : Analyse d affaires Figure 7.1 : Phases de génie logiciel. (Moss, 2003) 7.2 Ressources Le développement d un projet BI a besoin d une équipe multidisciplinaire bien structurée dans laquelle chaque membre a des responsabilités précises. Étant donné que les entreprises PME ont des ressources limitées et qu en général il y a un manque d expertise lié aux nouvelles technologies BI, le chef du projet doit décider et planifier la formation du personnel du département de TI ainsi que l engagement de consultants avec expérience dans des projets BI similaires.
147 131 L équipe principale doit être composé de : Gestionnaire de projet Représentant d affaires qui jouera les rôles de : o parrain d affaires o analyste d affaires o partenaire d affaires Administrateur de système qui jouera les rôles de : o architecte d infrastructure BI o administrateur de bases de données o administrateur de métadonnées Analyste d affaires du côté TI qui jouera les rôles de : o analyste fonctionnel o analyste de qualité des données o administrateur de données o représentant d affaires du côté TI Analyste programmeur principal qui jouera les rôles de : o développeur d applications o développeur ETL 7.3 Description détaillée de chaque phase de génie logiciel Dans cette section, nous analyserons l importance et les ressources minimums nécessaires pour réussir chaque phase ainsi que les risques de ne pas réaliser une phase ou un échelon du cycle de vie d un projet BI. (Moss, 2003) Phase 1 - Justification Étant donné que la mise en place d un environnement BI a un coût considérable, même si l entreprise décide de s orienter vers une solution OS, il est important d analyser la stratégie BI et les besoins d affaires pour évaluer la relation entre les coûts associés et les bénéfices
148 132 espérés. Le besoin d un environnement BI doit toujours être guidé par une exigence d affaires et non pas par un besoin technologique. Le rapport d évaluation doit contenir : 1. Les déclencheurs d affaires : Identifier les déclencheurs d affaires, les objectifs stratégiques d affaires ainsi que les objectifs de l application BI. L alignement entre les objectifs stratégiques d affaires et les objectives BI est indispensable au succès du projet BI. 2. La problématique d analyse d affaires : Définir la problématique d analyse d affaires ou l opportunité d affaires ainsi que les besoins d information pour atteindre les objectifs stratégiques d affaires. 3. L analyse coûts-avantages : Estimer les coûts de construire et de maintenir un environnement BI ainsi que le rendement de l'investissement en mesurant les bénéfices tangibles et en soulignant les bénéfices intangibles. Tout projet BI doit procurer au moins un des cinq (5) bénéfices suivants : Augmenter les revenues Augmenter la profitabilité Améliorer la satisfaction des clients Réduire les coûts Améliorer la part du marché 4. L évaluation des risques : Estimer les risques associés à la technologie, à la complexité, à l intégration, à l organisation, à l équipe du côté TI et du côté d affaires ainsi qu à l investissement financier Importance de la phase de justification La phase de justification permet d assurer que le projet BI est en concordance avec les objectifs stratégiques d affaires de l organisation. Même si le projet BI est un succès pour le département TI, il n a aucune valeur s il n aide pas les personnes d affaires à prendre de meilleures décisions.
149 133 Les cadres supérieures n appuieront pas le projet BI si : 1. les applications BI sont construites sans une justification d affaires solide. 2. la stratégie BI n est pas en concordance avec les objectifs stratégiques d affaires de l organisation. 3. il n est pas possible de mesurer la valeur d affaires ajoutée que créera la mise en place d une application BI. Tout problème d affaires n a pas besoin d une solution BI. Il est important de bien analyser le problème d affaires et d analyser les différentes solutions pour ainsi choisir la solution la plus économique, la moins complexe et la plus efficace Ressources impliquées dans la phase de justification 1. Représentant d affaires 2. Gestionnaire de projet 3. Analyste d affaires du côté TI Phase 2 - Planification La phase de planification est cruciale au succès du projet BI. La planification permettra de répondre aux questions suivantes : Quels seront les livrables? Quand sera le projet BI livré? Combien coûtera le projet BI? Quelles seront les ressources qui participeront à la réalisation du projet BI? Ces questions permettent de déterminer la portée, l effort, le budget, les ressources et la qualité. Le gestionnaire de projet doit comprendre la portée, les exigences, les risques, les contraintes et les hypothèses pour faire le plan du projet. Étant donné que le plan du projet est basé sur des estimations et que dans tout projet il y a des délais et des imprévus, il doit être ajusté constamment.
150 134 La phase de planification inclut l évaluation de l infrastructure technique et non technique de l organisation. Il est important de connaître les exigences matérielles minimales pour mettre en place le projet BI ainsi que les limitations matérielles existantes dans l entreprise. Le plan projet doit inclure les achats de composantes matériels, de composantes logiciels, d outils ainsi que l évaluation et l implantation de ces composantes. Le rapport d évaluation d infrastructure doit contenir : 1. Les limitations reliées aux composantes matériels et logiciels 2. La liste de composantes matériels à évaluer ou à acheter pour répondre aux critères d extensibilité, productivité et performance 3. La liste d outils BI à évaluer pour atteindre les besoins d affaires, tels que : a. Outils ETL b. Outils d analyse OLAP c. Outils de création de rapports d. Outils d exploration de données Dans le processus de sélection d outils de création de rapports et d analyse OLAP, il est important de faire participer le personnel du côté affaires. Le rapport de planification doit contenir : 1. Les buts stratégiques de l organisation et les objectifs spécifiques du projet BI 2. La description du problème d affaires ou de l opportunité d affaires 3. La description de la solution BI proposée 4. Les résultats de l analyse coûts-avantages 5. Les résultats de l étude d infrastructure technique et non technique 6. L énumération des livrables 7. La structure de l équipe BI ainsi que les rôles et les responsabilités 8. Les hypothèses et contraintes 9. L évaluation des risques ainsi que les facteurs critiques de succès 10. Le graphique CPM et Pert ainsi que le diagramme de Gantt
151 Importance de la phase de planification Construire une application BI sans un plan est presque impossible. Le projet sera hors contrôle s il n y a pas un plan de projet avec toutes les tâches, les dépendances entre les tâches, les ressources assignées ainsi que le chemin critique. Connaître l infrastructure de l entreprise permet de négocier les limitations de performances existantes avec l infrastructure actuelle ou d inclure l achat et l implantation de nouvelles composantes matériels et logiciels. Les risques d entreprendre un projet BI sans une planification et des contrôles adéquats sont inacceptables. Les cadres supérieures auront des réticences si : 1. il n y a pas un plan de projet 2. il n y a pas un graphique CPM qui permet de connaître les tâches critiques 3. le plan de projet est irréaliste en fonction des ressources, du budget et des livrables Ressources impliquées dans la phase de planification 1. Gestionnaire de projet 2. Représentant d affaires 3. Administrateur de systèmes 4. Analyste d affaires du côté TI 5. Analyste programmeur principal Phase 3 Analyse d affaires Dans cette phase, il est essentiel de définir les besoins du projet BI. La description des besoins doit se formuler dans le langage d affaires et elle doit décrire le problème d affaires à résoudre ou l opportunité d affaires.
152 136 Le rapport de besoins doit contenir : 1. La nature du problème d affaires existant ainsi que les inconvénients que ce problème génère à l entreprise 2. La justification d une solution BI et comment cette solution peut résoudre le problème d affaires 3. Une description détaillée des besoins ainsi que les domaines d affaires qui sont touchés par la solution BI 4. Une description détaillée des besoins de données en énumérant les bases de données ciblées BI ainsi que les différentes sources de données 5. Prioriser et détailler les besoins de nettoyage de données 6. Déterminer le nombre d années d historique que la solution BI doit maintenir dans l entrepôt de données 7. Une description détaillée des besoins de sécurité 8. L accord du niveau de service relié au temps de réponse, à la qualité de données, à la disponibilité de l application BI et aux fonctionnalités 9. Les besoins d amélioration de l infrastructure technique et non technique Les activités suivantes commencent une fois finalisée l activité d analyse des besoins : Analyse des données, cruciale dans un projet BI. Elle permet de modéliser le modèle logique de données, de déterminer le processus de sélection de sources de données et de décrire les spécifications de nettoyage de données. Création d un prototype permettant de valider les besoins fonctionnels d affaires. La technique de prototypage aide l équipe BI à comprendre et à limiter la portée des besoins du projet. Chaque type de prototype a une finalité et une durée de vie différente. Cette activité est optionnelle. Analyse de métadonnées, importante dans un projet BI parce qu elle permet de transformer les données d affaires en information. Les métadonnées fournissent le contexte d affaires dans lequel les données sont analysées. Les métadonnées aident les utilisateurs d affaires à localiser, à gérer, à comprendre et à utiliser les données de l entrepôt BI.
153 Importance de la phase d analyse d affaires La phase d analyse d affaires est l activité la plus critique au succès du projet BI. Dans cette phase, les propriétaires de données et les consommateurs de données sont forcés de créer une vue interorganisationnelle et de nettoyer les données non seulement dans l entrepôt BI, mais aussi dans les systèmes opérationnels de l entreprise. Le fait de sauter ou de ne pas réaliser une analyse de données rigoureuse laisse entrevoir que le succès du projet BI est jugé plus pour la vitesse de livraison des livrables que pour la qualité des livrables. La création d un prototype permet de valider la conception de la base de données, la conception de l application reliée aux fonctionnalités d analyse et d accès ainsi que les technologies BI utilisées. La construction d un prototype permettra aussi de valider les estimations de coûts et de temps pour l application BI dans son entier. La création d un référentiel de métadonnées est importante dans un projet BI. Il n est pas nécessaire de capturer toutes les métadonnées du projet BI, mais il est inacceptable d implanter un projet BI sans livrer un référentiel de métadonnées avec les composantes les plus importantes comme le nom technique, la définition, le type, la longueur, la transformation et la source de données d origine. Le manque de métadonnées est l un des facteurs d échec dans les projets BI Ressources impliquées dans la phase d analyse d affaires 1. Gestionnaire de projet 2. Représentant d affaires 3. Administrateur de systèmes 4. Analyste d affaires du côté TI 5. Analyste programmeur principal
154 Phase 4 Conception Les particularités d une solution BI ont créé le besoin d avoir un nouveau type de base de données ainsi qu une nouvelle façon d entreposer les données. Les ressources TI doivent maîtriser ces nouvelles technologies et la conception pour développer une solution BI adéquate. La philosophie de conception de bases de données ciblées BI est totalement différente de celle des bases de données opérationnelles. Le rapport de conception doit contenir les livrables suivants : 1. Le modèle physique de données 2. La conception logique des bases de données ciblées BI 3. La conception physique des bases de données ciblées BI Les activités suivantes commencent une fois finalisée l activité de conception de bases de données ciblées BI : Conception du processus ETL qui a comme objectif la fusion de données de différentes sources de données dans un format standard pour toutes les bases de données ciblées BI. Il est important d avoir un processus ETL centralisé pour le formatage, la réconciliation et le nettoyage des données. La conception ETL permettra de définir : o Le mappage source-objet o Le diagramme de flux de processus ETL o Les spécifications de chaque processus ETL relié à la charge initiale, à la charge incrémentale et à la charge historique de données o La zone de préparation de données Conception du référentiel de métadonnées qui permettra de décider entre acheter un produit pour la création de référentiel centralisé de métadonnées ou concevoir et construire le référentiel centralisé de métadonnées. Si la conception et la construction d un référentiel de métadonnées ne font pas partie de la portée du projet BI, il est recommandable de l acheter. Cette solution peut être la plus rentable pour
155 139 l organisation. Il est important de bien identifier les critères de sélection et d évaluer chaque produit en utilisant une technique standard d évaluation. Sélection des outils qui permettront aux analystes d affaires d accéder aux données. L outil de génération de rapports est le cœur de BI et fréquemment elle est la première application BI à être déployée dans les entreprises. L équipe TI doit évaluer les différents outils OS selon les besoins de l entreprise. Les outils OLAP sont populaires parce qu ils permettent aux analystes d affaires de créer leurs propres requêtes, mais aussi ils offrent des manières innovatrices d analyser les données Importance de la phase de conception La conception des bases de données ciblées BI a un impact important sur la performance. Une mauvaise conception peut tuer les applications BI et aussi l initiative de la solution BI en entier. La conception du processus ETL est une activité fondamentale parce que l équipe BI doit évaluer les différentes sources de données, améliorer la qualité de données, standardiser les données et reformater les données avant de transférer les données dans les bases de données ciblées BI. La qualité des données est un facteur déterminant dans le succès d un projet BI. L équipe TI doit évaluer les différents outils et faire participer les analystes d affaires dans le processus de sélection Ressources impliquées dans la phase de conception 1. Gestionnaire de projet 2. Représentant d affaires 3. Administrateur de systèmes 4. Analyste d affaires du côté TI 5. Analyste programmeur principal
156 Phase 5 Construction La phase de construction est la phase la plus longue du projet BI. Dans cette phase, commencent les activités de développement du processus ETL, le développement des applications pour accéder aux données et répondre aux questions d affaires et le développement du référentiel de métadonnées. La transformation des données est une activité cruciale dans le projet BI parce qu elle permet de voir les données d un autre point de vue et d éliminer les données non utilisées et inutiles. Les différentes transformations de données (figure 7.2), permettront d obtenir des données nettoyées, condensées, complètes, dérivées et standardisées. Figure 7.2 : Différentes transformations de données. (Moss, 2003) Il est important de créer un plan de test complet et de ne pas négliger cette activité pour commencer la phase de déploiement sinon la prochaine version sera plus complexe et plus difficile à tester. La principale raison de mettre en place un environnement BI dans une organisation est de fournir aux analystes d affaires un accès facile et rapide aux données. L analyste programmeur développe les différents rapports qui ont été définis dans la phase de conception pour répondre aux questions d affaires. Étant donné que les outils de création de rapports ou d analyse de données sont des outils qui seront utilisés aussi par les analystes d affaires, il doit y avoir un plan de formation qui permettra aux personnels d affaires d acquérir les connaissances nécessaires pour maîtriser les outils.
157 Importance de la phase de construction La phase de construction est cruciale au succès du projet BI. Étant donné qu il y a une transformation des données et en général les données dans les bases de données ciblées BI ne coïncident pas avec les sources de données opérationnelles, il est important de démontrer aux utilisateurs d affaires l exactitude des données Ressources impliquées dans la phase de construction 1. Gestionnaire de projet 2. Représentant d affaires 3. Administrateur de systèmes 4. Analyste d affaires du côté TI 5. Analyste programmeur principal Phase 6 Déploiement L approche utilisée dans la phase de déploiement est la même que celle utilisée dans la phase de construction de l application BI. Il est préférable de suivre une approche itérative parce qu elle réduit les risques d exposer les défauts de l application BI à toute l organisation. L approche itérative permet aussi de montrer l application BI aux personnes d affaires qui n ont pas été impliquées directement dans le projet BI. Les tâches à faire pendant la phase de déploiement sont : 1. Déterminer la date d implantation et la disponibilité des ressources 2. Mettre en place l environnement de production 3. Installer les composantes de l application BI 4. Mettre en place le calendrier de production 5. Peupler les bases de données de production 6. Préparer le support pour les applications en cours
158 142 Il est important de mettre l accent dans les tâches suivantes : 1. La gestion de la sécurité 2. La gestion de sauvegarde de données 3. La gestion de reprise 4. La surveillance de l utilisation des ressources 5. La gestion de la croissance reliée aux données, à l utilisation et aux ressources matérielles Dans un projet BI, il est recommandé de faire une revue postimplantation. Cette revue permettra d améliorer la qualité ainsi que la vitesse du processus de développement des applications BI de la prochaine version. Les sujets à réviser peuvent inclure le calendrier, le budget, la satisfaction, la portée, le processus de négociation, les ressources, la planification de projet ainsi que l approche de développement. Le rapport de la revue postimplantation doit contenir : 1. Les suggestions et les résolutions 2. La liste de mesures à prendre Importance de la phase de déploiement Dans cette phase, l application BI est déployée. L application BI doit rouler dans un environnement sécuritaire, stable et robuste en respectant les normes et les besoins de l organisation. La revue postimplantation permettra de découvrir les erreurs et de prendre les mesures nécessaires pour ne pas les répéter dans les prochaines versions Ressources impliquées dans la phase de déploiement 1. Gestionnaire de projet 2. Représentant d affaires
159 Administrateur de systèmes 4. Analyste d affaires du côté TI 5. Analyste programmeur principal 7.4 Points Clés De plus en plus, les PME sont intéressées à BI. Le cycle de développement d un projet BI est un cycle itératif. Les itérations permettent aux PME de prendre de décisions en cours de route en fonction de leurs besoins et du rendement perçu. Étant donné les ressources limitées de PME, il est important d alléger le cycle de développement, tout en respectant les phases et les échelons essentiels qui auront une répercussion sur le succès du projet. Les six phases du cycle de développement sont essentielles au succès d un projet BI : Phase 1 : Justification Phase 2 : Planification Phase 3 : Analyse d affaires Phase 4 : Conception Phase 5 : Construction Phase 6 : Déploiement Les livrables ainsi que les échelons de chaque phase peuvent varier selon l envergure du projet BI à mettre en place. Il est essentiel de bien justifier le besoin d environnement BI qui doit être guidé par un besoin d affaires et non pas par un besoin technologique. La haute direction appuiera le projet BI si : Il y a une justification d affaires solide La stratégie BI est en concordance avec les objectifs d affaires Il est possible de mesurer la valeur d affaires ajoutée Il y a un plan de projet réaliste avec une équipe multidisciplinaire
160 144
161 145 CHAPITRE VIII CONCLUSION 8 En conclusion, nous ferons un sommaire de l importance de BI pour les PME ainsi que l existence des outils BI OS qui s offrent comme une option attrayante aux PME. Dans ce projet de recherche, nous avons présenté deux volets : (1) la démarche à suivre pour mettre en place un projet BI avec succès et (2) l étude de trois outils BI OS de création de rapports. Nous finaliserons avec les travaux à suivre et les acquis personnels. 8.1 Conclusions Depuis les années 90, le mouvement du logiciel OS a révolutionné le monde de l informatique en permettant aux PME d accéder à des nouvelles technologies à moindre coût. Jusqu au début des années 2000, les logiciels BI étaient accessibles à de grandes organisations parce que les coûts d acquisition de ces logiciels étaient hors de la portée des PME. Dans le domaine de BI, le développement des logiciels OS a commencé en Ces logiciels BI OS sont une option réelle d accéder à un logiciel d aide à la décision, de devenir plus efficaces et essentiellement de faire plus avec moins. Les PME ont de plus en plus besoin d analyser leurs données et d améliorer la prise de décisions pour mieux affronter les crises économiques, pour demeurer compétitif et pour prendre les décisions stratégiques concordantes aux objectifs d affaires. La mise en place d un projet BI ne peut pas être laissée au hasard. Il est nécessaire de suivre un cycle de développement itératif. Il est important de bien maîtriser le cycle de
162 146 développement et de ne pas sauter des tâches critiques qui peuvent avoir une répercussion sur le succès du projet. Étant donné les ressources limitées des PME, il est essentiel de mesurer la valeur ajoutée du projet BI dans chaque itération du cycle de développement. Bien que les logiciels BI OS n exigent pas de débourser de grandes sommes d argent à l avance, la mise en place de BI OS a un coût associé et il est important de mesurer l équation investissement / rendement en tout temps. Il existe dans le marché plusieurs logiciels BI OS de création de rapports, nous en avons étudié trois (3) logiciels tels que BIRT, JasperReports et Pentaho Reporting. Pentaho Reporting est développé par la société Pentaho qui offre une suite BI OS avec des fonctionnalités BI comparables à des suites BI commerciales telles que l exploration des données, des analyses des données OLAP et la création de tableaux de bord. La société a engagé les chefs de deux projets BI OS pour des fonctionnalités ETL et OLAP. (Gartner, 2008) Pentaho Reporting est un logiciel qui est en pleine évolution. Actuellement la communauté travaille au développement d un nouveau moteur de génération de rapports basé sur la disposition des documents plutôt que sur les données et la version actuelle de Pentaho Reporting n aura plus de support. JasperReports est développé par l entreprise JasperSoft qui offre aussi une suite BI OS avec des composantes telles que JasperServer, JasperAnalysis OLAP, JasperETL et ireport. JasperReports peut être intégré à la suite BI de Pentaho. BIRT est développé par la société Actuate qui offre une suite BI commercial et en plus le projet BIRT contient un sous-ensemble des fonctionnalités disponibles dans l outil BI commercial de création de rapports. (Gartner, 2008)
163 147 Étant donné que l outil de création de rapports est la première fonctionnalité BI à mettre en place, il est préférable de choisir un outil qui fait partie d une suite BI OS complète. Selon la maturité des outils étudiés, il est recommandable d implanter l outil JasperReports avec ireport pour les raisons suivantes : JasperReports fait partie de la suite BI OS de JasperSoft JasperReports est compatible avec la suite BI OS de Pentaho Si l entreprise a besoin d ajouter d autres fonctionnalités BI, elle peut mettre en place un autre outil de la suite Pentaho ou de la suite JasperSoft. 8.2 La suite de ce projet de recherche Concernant le travail qui reste à accomplir, il semble primordial de : valider le cycle de développement d un projet BI adapté aux PME dans différentes organisations. Cela permettra de valider : 1. le cycle de développement proposé 2. les bonnes pratiques reliées à BI 3. les tâches critiques essentielles aux succès de la mise en place d un projet BI 4. les ressources multidisciplinaires qui sont nécessaires dans l équipe BI principale implanter les différents outils OS de création de rapports étudiés tels que JasperReports, Pentaho Reporting et BIRT. Cela permettra de valider les analyses et les conclusions tirées de chaque outil et aussi d analyser les critères reliés à la qualité d exécution tels que la fiabilité et la performance.
164 Les acquis personnels Ce projet de recherche m a permis de : Comprendre le concept BI ainsi que les différents enjeux à prendre en considération pour réussir la mise en place d un projet BI. Comprendre l architecture BI. Analyser la technologie BI du côté affaires, c est-à-dire de mieux comprendre les bénéfices que BI peut apporter à l organisation ainsi que l importance d avoir un parrainage de la haute direction. Connaître les différents outils OS de création de rapports qui sont offerts dans le marché et qui sont une vraie alternative pour les PME. Faire une analyse du cycle complet de développement d un projet BI et de faire l adaptation pour les PME. Comprendre les enjeux de logiciels OS, ses caractéristiques ainsi que les avantages et inconvénients. La réalisation de ce travail m a permis de découvrir et de comprendre les enjeux de cette technologie qui touche de plus en plus tous les types d organisations.
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