«Saurez-vous nous écouter?» Voix de jeunes en zones de conflit
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- Amaury Favreau
- il y a 10 ans
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1 «Saurez-vous nous écouter?» Voix de jeunes en zones de conflit
2 EXAMEN STRATÉGIQUE DÉCENNAL DE L ÉTUDE MACHEL LES ENFANTS ET LES CONFLITS DANS UN MONDE EN MUTATION Le rapport établi par l ONU en 1996 et intitulé «Impact des conflits armés sur les enfants», largement connu sous le nom d Étude Machel, a été le premier à appeler l attention de la communauté internationale sur les problèmes auxquels sont confrontés les enfants en période de conflit armé. Dix ans après, il a été décidé de procéder à un examen stratégique pour évaluer les progrès réalisés et définir les principales tâches restant à accomplir, et priorités à respecter, dans le programme pour les enfants et les conflits armés. Le rapport qui en résulte doit être présenté à l Assemblée générale en octobre 2007, en attendant la publication, l année prochaine, d une analyse et de conclusions plus détaillées. La présente publication, destinée à accompagner l examen stratégique décennal de l Étude Machel, réunit les vues et recommandations de quelque enfants et jeunes de 92 pays, territoires et régions. Elles sont une contribution essentielle à l examen et ont été recueillies dans le cadre d une série de discussions de groupe et d un questionnaire en ligne 1. Animées par l UNICEF, l UNFPA et des ONG dans 18 pays, les discussions de groupe ont permis à participants d intervenir dans 125 groupes de discussion 2. Les discussions ont été menées dans des pays ayant récemment connu un conflit ou en proie à un conflit 3. L enquête en ligne a reçu 385 réponses de 92 pays, territoires et régions au total; la majorité de ces réponses (78 %) provenaient des pays en développement. Les discussions de groupe étaient organisées à l intention d enfants et de jeunes qui avaient été eux-mêmes affectés par des conflits, et les participants ont parlé de la façon dont ces conflits les avaient affectés. Les animateurs se sont employés à garantir un climat de sécurité, à utiliser la langue locale, le cas échéant, et, pour ainsi dire, à «réconforter» les participants en dépit des défis singuliers que chaque pays doit relever 4. Au Rwanda, par exemple, les participants ont demandé de présenter leurs réponses par écrit, car ils estimaient que parler de ce qu ils avaient vécu devant un groupe rouvrirait trop de blessures. En Somalie, une discussion de groupe a été organisée dans le cadre d une émission de radio au cours de laquelle plus de 140 enfants et jeunes ont appelé la station pour parler de ce qu ils avaient vécu. Les pages qui suivent reproduisent un large éventail de voix, de préoccupations et d exigences fixées par ces discussions et ces questionnaires informatisés. Pour plus d informations : Le présent rapport a été rédigé et mis au point par Vidar Ekehaug, du Réseau global Action jeunesse (GYAN), et Chernor Bah, Membre du Programme Spécial de l UNFPA pour les Jeunes. Il convient de remercier également Mima Perisic, Naseem Awl et la Division de la communication de l UNICEF, Cécile Mazzacurati et David Del Vecchio de l UNFPA, Susan Nicolai, du Secrétariat de l Étude Machel, Jenny Perlman Robinson, de la Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés, et tous les membres de l équipe du GYAN. 1 L enquête proprement dite a été organisée par les partenaires suivants : Réseau global Action jeunesse (GYAN), Fonds des Nations Unies pour l enfance (UNICEF), Représentant spécial du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés. 2 La ventilation des groupes de discussion est indiquée à l annexe II. On s est efforcé d y faire participer des enfants et des jeunes plus âgés qui avaient fait l expérience de conflits et qui étaient capables de réfléchir sur ce qui leur était arrivé. 3 Les groupes de discussion ont été organisés à l initiative de différents partenaires dans les pays ou territoires suivants : Afghanistan, Angola, Burundi, Haïti, Iraq, Kosovo (Serbie), Libéria, Népal, Ouganda, Philippines, République centrafricaine, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka et Territoire palestinien occupé. Il s agissait des pays ou territoires qui étaient mentionnés dans le rapport annuel de 2006 du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés (A/61/529- S/2006/826) ou dans lesquels Mme Machel s était rendue pour établir l étude de On trouvera à l annexe III une ventilation par sexe, par âge et par région des personnes ayant répondu à l enquête en ligne. Photo de couverture : UNICEF/HQ /LeMoyne Photo du logo : UNICEF/HQ /Brooks
3 «Saurez-vous nous écouter?» Voix de jeunes en zones de conflit
4 Nous sommes des enfants déplacés. Nous sommes des enfants qui ont été utilisés par des groupes armés. Nous sommes des orphelins. Nous sommes des enfants des rues. Nous sommes des filles qui vendent leur corps pour survivre. Nous sommes des enfants qui doivent travailler. Nous sommes des enfants qui ne peuvent pas aller à l école. Nous sommes des enfants handicapés. Nous sommes des enfants séropositifs. Nous sommes des enfants détenus. Nous sommes des filles qui ont été violées. Nous sommes des enfants qui s occupent de leurs frères et sœurs. Nous sommes des enfants privés d enfance. 2
5 «Nous avons tous perdu une partie de notre vie et elle ne reviendra jamais.» Un jeune homme de 18 ans, au Burundi Nous venons d Afghanistan, d Angola, du Burundi, de Colombie, d Haïti, d Iraq, du Kosovo (Serbie), du Libéria, du Népal, d Ouganda, des Philippines, de République centrafricaine, du Rwanda, de Sierra Leone, de Somalie, du Soudan, de Sri Lanka, du Territoire palestinien occupé et de beaucoup d autres pays. Nous ne vous dirons pas notre nom car cela pourrait être dangereux pour nous. Nous avons tous une chose en commun : notre vie a été affectée par un conflit armé. C est pourquoi, même si nous venons d endroits différents et nos problèmes ne sont pas toujours les mêmes, nous parlons d une seule voix. Nous n avons pas encore tout à fait perdu espoir. Nous voulons toujours aller à l école et jouer avec nos amis. Nous voulons contribuer à instaurer la paix dans notre société et à améliorer la vie sur la planète. Nous avons encore de grandes espérances. Pour certains d entre nous, le fait de nous rencontrer pour les besoins de ce rapport nous a donné l occasion de relater notre expérience entre amis, ce qui arrive rarement. Cela nous a aussi donné l occasion de vous dire enfin ce que nous éprouvons et ce que nous pensons. Mais il ne suffit pas de parler. Assisterons-nous à un changement quelconque une fois que vous vous serez rencontrés pour parler de nous? Entendrez-vous notre voix et tiendrez-vous compte de ce que nous vous disons? Nous avons de l énergie à revendre et sommes bien déterminés à lutter pour notre avenir. Beaucoup d entre nous sont déjà passés à l action. Pouvons-nous compter sur vous? 3
6 NOUS VIVONS DANS LA VIOLENCE «Ils ne sont pas humains. Ils adorent les armes à feu. Ils n ont ni frères ni sœurs, ils n ont qu une arme à feu.» Jeunes filles âgées de 14 à 17 ans, Somalie NOS VOIX «Notre vie a été marquée par la violence. Les gens voient la violence, ils grandissent avec elle et ils la connaissent. Ils la reproduisent. Il n y a pas de nourriture, pas de travail, pas d instruction, mais il y a la pression de la famille. Et il n y a rien pour mettre fin à la violence, il y a l impunité.» Jeunes âgés de 15 à 19 ans, de sexe non précisé, Haïti «Nous avons été mobilisés par les chefs de la milice de notre clan, qui nous ont dit de nous rendre sur le terrain de jeux. Nous étions tous des jeunes ayant à peu près le même âge. Ils nous ont dit de défendre notre village. Nous faisions la queue avec nos fusils. Lorsque le clan Marehan nous a attaqués, nous avons défendu notre village.» Jeunes gens âgés de 14 à 17 ans, Somalie «Les filles aussi sont enrôlées dans l armée, pour combattre ou transporter des munitions et d autres charges.» Jeunes âgés de 15 à 23 ans, de sexe non précisé, Burundi «Après m avoir amené au front, ils me donnent du sang à boire, en me disant que c était la première épreuve et que cela me rendrait de plus en plus brave.» Jeune homme d âge non précisé, Libéria «Des orphelins et des enfants des rues rejoignent les rangs des milices aux postes de contrôle des clans pour violer, piller et tuer des gens. Ce sont les agents de sécurité des seigneurs de la guerre. Le plus âgé d entre eux a 17 ans. Ils sont envoyés par les seigneurs de la guerre. Si vous essayez de discuter avec eux, ils vous tuent. Nous les voyons prendre de la drogue avant d aller se battre et les occasions de leur échapper sont rares.» Jeunes filles âgées de 14 à 17 ans, Somalie «Les gens sont soûls et se battent. Tout était différent chez nous. Maintenant mon père frappe ma mère et des gens ivres détruisent les ampoules électriques et les bâtiments.» Jeune fille de 14 ans, Sri Lanka, centre de transit pour personnes déplacées dans leur propre pays Pendant les guerres, nous sommes les victimes et les témoins de certaines des pires formes de violence commises contre nous et les êtres qui nous sont chers. Certains d entre nous sont nés au milieu de cette violence. Elle est devenue une chose banale. Beaucoup d entre nous, surtout les garçons, sont recrutés contre leur gré dans différentes forces armées. On nous place ensuite en première ligne sur les champs de bataille ou on nous oblige à espionner l opposition. On nous bourre le crâne pour nous faire croire que nous nous battons pour défendre nos droits et notre communauté. Et c est la même chose pour les filles. En tant que soldats, on nous donne parfois des drogues puissantes et on nous fait accomplir des gestes rituels grotesques pour nous rendre «forts» et courageux. Certains d entre nous qui ont perdu leurs parents et vivent dans la rue sont tentés de rejoindre les rangs des milices : au moins, elles vont s occuper de nous. La violence est omniprésente tous les jours, pas seulement sur les champs de bataille. Il arrive que ceux qui s occupent de nous même des membres de notre famille et les enseignants nous traitent mal et nous manquent de respect, nous frappent ou veuillent nous donner l impression que nous sommes quantité négligeable. Nous savons bien que la guerre a été dure pour tout le monde, mais est-ce une raison pour nous traiter ainsi? Même quand la guerre prend fin, la violence ne cesse pas. Elle se manifeste sous bien d autres formes les bandes, la famille et, parfois, la «violence pour s amuser». 4
7 NOS VOIX «Mon père avait l habitude de frapper ma mère et nous tous. Il n a pas de travail et les besoins de la famille sont énormes. La seule façon pour lui d exprimer son exaspération est de crier et de frapper.» Jeune fille de 14 ans, Territoire palestinien occupé «La drogue est la cause profonde du récent conflit armé. Grâce à l argent que leur procure le commerce de la drogue, les gens peuvent acquérir des armes. Ces gens commencent à prendre de la drogue, ce qui les pousse à la violence, de plus en plus, au point de s encourager mutuellement à assassiner, à violer et à maltraiter des enfants.» Jeunes gens âgés de 16 à 18 ans, Haïti «Les enfants et les jeunes deviennent des voleurs et des toxicomanes.» Jeune fille âgée de 14 ans, Colombie «Beaucoup d entre nous sont sans travail et n ont rien. Certains membres de ma famille ont toujours peur de moi car ils croient que j ai encore la «manie de la brousse»; on nous jette le mauvais œil et nous sommes victimes de discrimination. Il n y a nulle part où aller. C est chez moi et c est mon pays aussi. Je ne pourrai aller nulle part si je m enfuis en Guinée. Je ne connais personne là-bas. Il y aurait toujours des difficultés. Ici, au moins, je peux me débrouiller» Jeune homme âgé de 22 ans, Sierra Leone «Il ne faut pas oublier que beaucoup d entre nous sont impliqués dans la criminalité et la violence pour aider leur famille. Nous n avons toujours pas d autres solutions.» Jeune femme âgée de 17 ans, Haïti Certains d entre nous voient bien que des armes légères et des drogues dangereuses sont vendues partout autour d eux. Certains d entre nous se font facilement piéger dans cette culture d armes à feu et de drogues qui a apporté la violence dans nos communautés, où nous ne nous sentons pas en sécurité et vivons dans la peur. Beaucoup de nos amis deviennent des toxicomanes et vendent de la drogue pour survivre. Elle devient un moyen d évasion. Pour les anciens combattants parmi nous, quand nous rentrons dans notre communauté, nous ne nous sentons pas à l aise quand nous sortons de chez nous. Les gens nous traitent comme des exclus. Ils nous insultent et certains disent à leurs enfants de ne pas jouer avec nous. Les autres enfants se moquent de nous à l école. Ils ne se soucient même pas de ce que nous éprouvons ou de ce que nous voulons. Participer à la violence est parfois le seul moyen de survivre et de protéger notre famille. Nous avons besoin d un autre moyen. 5
8 NOUS PERDONS NOTRE FOYER ET LES ÊTRES QUI NOUS SONT CHERS «Pendant la guerre, j ai perdu mon frère de 10 ans et ma sœur de 14 ans. Notre maison a été endommagée. Mon père est mort et à présent mon frère aîné travaille.» Jeune fille âgée de 15 ans, Afghanistan NOS VOIX «Lorsque le conflit a éclaté dans notre communauté, nous nous sommes enfuis de chez nous et nous avions l impression que les balles nous poursuivaient à travers la forêt.» Jeune fille âgée de 17 ans, Philippines «En Somalie, nous avons à présent des gens de mer qui nous font miroiter la promesse d une vie meilleure et que nous payons pour nous emmener au Yémen. Beaucoup de nos amis, frères et sœurs ne survivent pas à cette traversée, car on les oblige souvent à accomplir la dernière partie du voyage à la nage.» Âge et sexe non précisés, Somalie «Nous vivons dans une énorme prison, dépouillés des droits les plus simples qu un individu devrait avoir.» Jeune fille âgée de 17 ans, Territoire palestinien occupé «Le plus grand défi est la liberté de circulation et le système éducatif.» Jeunes âgés de 17 à 20 ans de sexe non précisé, Kosovo (Serbie) «Notre maison a été endommagée pendant la guerre et nous avons émigré au Pakistan. Nous y sommes restés 10 ans. Nous sommes revenus en Afghanistan. Nous avons un terrain pour construire une maison, mais nous n avons pas d argent pour la construction. Nous louons une maison, mais nous avons beaucoup de mal à payer le loyer.» Jeune homme âgé de 17 ans, Afghanistan «La guerre a eu un impact très négatif sur notre vie. J ai perdu mon père pendant les combats et nous avons été déplacés. Mon père était le soutien de famille : après l avoir perdu, nous avons eu l impression d avoir tout perdu. Je n ai pas pu continuer d aller à l école après cela et mon instruction est toujours incomplète.» Jeune fille âgée de 14 ans, Afghanistan Pour un grand nombre d entre nous, la guerre est arrivée dans notre ville ou notre village avant que ne comprenions ce qui se passait. Nous avons dû nous enfuir, n emportant souvent guère autre chose que les vêtements que nous portions. Nous avons été obligés de fuir d une façon si soudaine que nous avons été séparés de notre famille, parfois pour toujours. Pouvez-vous imaginer ce que ce serait de tout perdre tout d un coup d être arraché à votre foyer, à votre gagne-pain, à vos amis et peut-être même à votre famille? Il n est pas facile de tout recommencer ailleurs. Nos professeurs et nos amis nous manquent. Les membres de notre famille et nos voisins et toutes les autres personnes que nous aimions et dont nous prenions conseil nous manquent. Certains d entre nous traversent à pied des déserts arides ou risquent leur vie pour atteindre un autre pays, dans l espoir de trouver une vie meilleure, à l abri de la violence, de la pauvreté et de la peur. Pour certains d entre nous, le problème n est pas d être obligés de se déplacer. C est l impossibilité de se déplacer. Mais d autres parmi nous sont obligés de chercher refuge dans un pays étranger sans savoir s ils reviendront jamais chez eux. Le sort de ceux d entre nous qui demeurent déplacés dans leur propre pays peut être encore pire. Les forces armées peuvent toujours venir les chercher et ils ne peuvent pas se rendre dans un lieu sûr. 6
9 «Lorsque nous vivions dans le camp pour personnes déplacées, il y avait des gens partout entassés dans un espace très restreint. C était horrible.» Jeune fille âgée de 13 ans, Sri Lanka «Il y a une école permanente ici, mais il nous arrive souvent d étudier dehors en plein soleil car il n y a pas assez de place.» Jeune fille âgée de 12 ans, Sri Lanka Parfois, le souvenir des atrocités commises sous nos yeux nous hante. Nous ne sommes pas encore des adultes, mais notre enfance a pris fin de façon très brutale. Nous devons tout d un coup nous débrouiller tout seuls et parfois nous occuper de notre famille, même sans avoir les compétences et les moyens nécessaires. Ceux d entre nous qui réussissent à atteindre les camps de réfugiés et autres établissements sont souvent traités sans le moindre respect. Il leur arrive de perdre espoir et de se demander pourquoi le monde ne les comprend pas ou ne les accepte pas. Ceux d entre nous qui tentent de s adapter à une culture nouvelle ne se sentent pas les bienvenus. Il arrive que les membres des communautés d accueil disent que nous ne sommes pas dignes de jouer avec leurs enfants. Même les professeurs refusent parfois de nous avoir comme élèves ou de nous traiter de la même façon que les autres enfants. Certains d entre nous ont même envie de retourner dans leur communauté pour rejoindre les rangs des forces armées, uniquement pour avoir l impression d être à leur place quelque part. NOS VOIX 7
10 NOUS SOMMES MENACÉS DE VIOL ET D EXPLOITATION «Mes agresseurs m ont ligotée et m ont violée parce que je combattais. Cinq d entre eux m ont fait la même chose jusqu à ce que l un de leurs chefs, qui connaissait mon père, vienne et leur dise d arrêter, mais il m a aussi emmenée chez lui pour faire de moi sa femme. Je l ai accepté par peur et je ne veux pas lui dire non parce qu il pourrait me faire la même chose.» Jeune fille âgée de 14 ans, Libéria «C est particulièrement éprouvant pour les petites filles parce qu elles sont victimes de violence sexuelle. C est très difficile pour les filles qui se prostituent et les filles qui se font violer. Il arrive que les clients ne paient pas les prostituées, et il y a toujours le risque d une grossesse précoce, lorsque les filles sont trop jeunes et physiquement trop petites. Il est difficile pour les filles mères de demeurer dans leur famille, ce qui veut dire qu elles vont se prostituer.» Jeunes âgés de 15 à 19 ans, de sexe non précisé, Haïti Beaucoup d entre nous, surtout les filles, ont dû subir un viol ou d autres formes d agression sexuelle. C est arrivé même aux plus jeunes d entre nous. Parfois, il s agit d un viol collectif. La brutalité de l agression, surtout sur la personne de nos jeunes frères et sœurs dont le corps n est pas parvenu à sa maturité, entraîne des lésions physiques épouvantables. Dans tous les cas, l agression cause un dommage psychologique. NOS VOIX «Les filles capturées deviennent la femme de quelqu un et si elles n ont pas atteint la maturité nécessaire, elles subissent des lésions.» Jeune homme âgé de 16 ans, Sierra Leone «J ai perdu mon père et ma mère à cause de la guerre. Un voisin m a installée chez lui pour que je m occupe de ses enfants à Bujumbura. Il m a violée et je me suis retrouvée enceinte, bien malgré moi. Je suis rentrée chez moi enceinte, mais je me suis fait chasser. Je suis donc revenue à Bujumbura. J ai provoqué moi-même un avortement, ce qui m a conduit en prison. J avais été condamnée à la prison à vie, mais j ai bénéficié d une grâce présidentielle et ma peine a été ramenée à 20 ans d emprisonnement.» Jeune femme âgée de 20 ans, Burundi «Chaque semaine, une femme meurt en accouchant sur le chemin de l hôpital.» Jeune femme âgée de 19 ans, Libéria «[Les filles qui ont été violées] prennent soin à présent des enfants qu elles ont eus des tueurs. C est un traumatisme qui vient s ajouter à un autre.» Jeunes femmes âgées de 19 à 29 ans, Rwanda De plus, en temps de guerre, on nous oblige à épouser des hommes que nous n avons pas choisis, alors que nous sommes encore des petites filles. Les hommes de l armée nous y obligent nous ne le voulons pas, mais au moins nous obtenons alors leur protection. Parfois, le viol des filles entraîne des grossesses non désirées. Nous avons peur d accoucher lorsque notre corps n y est pas préparé et lorsqu il n y a aucun médecin ni aucune infirmière pour nous aider. Les grossesses non désirées amènent certaines d entre nous à faire pratiquer un avortement dangereux par des personnes ne possédant pas les compétences nécessaires. Dans les pays où cette pratique est illégale, nous pouvons être exposées à de graves conséquences judiciaires, en sus de tout ce que nous avons dû endurer. Comme s il ne suffisait pas qu elles soient violées, les filles doivent parfois élever les enfants de leurs agresseurs et sans aucune aide. 8
11 «C est dur d élever un enfant lorsque vous êtes vous-même un enfant.» Jeune femme, d âge non précisé, Burundi «Des filles ont été violées, et elles ont été infectées par le VIH et sont tombées malades du SIDA.» Jeunes femmes âgées de 19 à 29, Rwanda Le viol peut augmenter pour nous le risque de contracter le VIH/SIDA ou d autres infections sexuelles. Lorsque cela se produit, nous nous retrouvons souvent victimes de stigmatisation et d ostracisme dans notre communauté et dans l impossibilité d obtenir les soins et l appui dont nous avons besoin. NOS VOIX «À cause de ce fléau qu est le VIH/SIDA, lorsque vous êtes une fille, vous vous dites que vous aimeriez mieux mourir d une balle que du SIDA. C est pour ça que nous allons nous battre avec nos frères.» Jeune fille âgée de 17 ans, Burundi «Sur le plan des différences entre les sexes, les garçons sont menacés par des types d agression physique différents, tandis que les jeunes femmes ont été violées pendant la guerre et elles en ont été traumatisées. Du fait de la mentalité qui existe au Kosovo, ces femmes ne parlent guère de ce qui leur est arrivé.» Jeunes hommes âgés de 16 à 19 ans, Kosovo (Serbie) «Ma sœur n a que 15 ans, mais elle sort chaque soir pour avoir des rapports sexuels avec des agents humanitaires et des membres des forces de maintien de la paix pour de l argent. J ai déjà essayé de l en empêcher, mais j y ai renoncé car je n ai rien à lui donner. Nous comptons tous sur l argent qu elle gagne pour subvenir aux besoins de la famille.» Jeune homme âgé de 17 ans, Libéria «Comme les garçons de moins de 18 ans emprisonnés sont pauvres, les hommes adultes leur donnent de l argent contre des rapports sexuels.» Jeune homme âgé de 20 ans, Burundi Parler de viol étant tabou, beaucoup d entre nous ne peuvent pas parler de ce qui leur est arrivé. Mais pouvons-nous nous en remettre si nous devons souffrir en silence? Comment pourrons-nous empêcher que cela n arrive à d autres jeunes si nous devons faire comme si le problème n existait pas? Parfois, nous devons coucher avec des hommes plus âgés pour avoir de l argent, de la nourriture ou des médicaments. C est parfois la seule façon de survivre. Certains des adultes qui nous exploitent sexuellement sont les personnes dont nous attendons une protection : agents humanitaires, membres des forces de maintien de la paix, voire professeurs. Dans certains endroits, les professeurs donnent la moyenne aux filles ou les dispensent de régler leurs frais scolaires en échange de relations sexuelles. Les jeunes filles et les jeunes femmes ne sont pas les seules victimes de l agression sexuelle et de l exploitation sexuelle. Mais c est encore plus difficile pour les garçons d en parler. Dans certains de nos pays, la violence sexuelle est si répandue qu elle s est normalisée. La population l accepte comme faisant partie de la vie quotidienne, comme étant une chose contre laquelle elle ne peut rien. Dans quel sorte de monde vivons-nous si nous acceptons le viol comme étant normal? 9
12 NOUS SOMMES PRIVÉS D ÉCOLE «C est une année d ignorance.» Jeune fille âgée de 16 ans, Territoire palestinien occupé NOS VOIX «Souvent, pendant les conflits armés, les écoles et les autres établissements d enseignement sont fermés pour une raison ou pour une autre. Cela a un impact négatif sur l état d esprit des enfants et des jeunes.» Jeunes filles et jeunes femmes âgées de 13 à 20 ans, Iraq «On n ouvre aucune nouvelle école, on ferme les anciennes. Les parents n ont pas d argent pour envoyer leurs enfants à l école. Les enfants n ont rien à faire, ils n apprennent rien.» Jeunes gens et jeunes femmes âgés de 15 à 19 ans, Haïti «En ce moment, il y a beaucoup d attaques violentes qui peuvent se produire n importe quand, certains d entre nous peuvent mourir dans la rue, à l école, ou même à la maison, ce qui veut dire que personne n est en sécurité à aucun moment.» Jeune fille âgée de 12 ans, Territoire palestinien occupé «S il n y a pas de travail, il n y a pas d argent pour envoyer les enfants à l école. Beaucoup de gens ont choisi la violence parce qu il n y avait rien d autre, ce qui fait qu ils étaient prêts à se mettre au service de personnes riches qui leur demandaient de se battre pour elles.» Jeunes gens et jeunes femmes âgés de 15 à 19 ans, Haïti «Parfois, nos parents vont au village et nous devons rester pour nous occuper de nos frères et sœurs plus jeunes, et de ce qui nous appartient.» Jeunes filles âgées de 10 à 14 ans, Sri Lanka, auxquelles il était demandé pourquoi elles n allaient pas à l école «Pendant le déplacement, les tâches supplémentaires que nous avions à accomplir pour aider notre famille étaient à peu près les mêmes, mais depuis notre réinstallation, ce sont plutôt les filles qui doivent donner un coup de main à la maison et ont moins de temps pour jouer et aller à l école.» Jeunes filles âgées de 13 à 18 ans, Sri Lanka Nous sommes convaincus que l éducation est indispensable pour notre avenir et que nous avons le droit de rêver à une vie meilleure. Mais lorsque nous perdons des mois ou des années d école à cause de la guerre, nous craignons que nos rêves ne puissent pas se réaliser. Alors que nous devrions apprendre, nous grandissons dans l ignorance. Du fait de cette ignorance et de cette absence d espoir, beaucoup d entre nous sont tentés par la violence et d autres activités dangereuses. Cela alimente la violence et peut même aboutir à prolonger la guerre. Certains de nos bâtiments scolaires ont été détruits dans les combats. Même lorsque les bâtiments sont intacts, nos écoles ne sont pas toujours les lieux sûrs dont nous avons besoin. Notre école peut servir de cible dans le conflit. Nos professeurs sont parfois tués ou doivent s enfuir pour sauver leur vie. Certains d entre nous ne peuvent pas aller à l école parce qu ils ont peur de se faire enlever ou d être tués par des mines ou dans des embuscades. Dans beaucoup de nos pays, même lorsqu il y a des écoles, nos parents n ont pas les moyens de payer les droits de scolarité élevés ni les uniformes. Même lorsqu il y a des écoles, nous ne pouvons pas toujours y aller. On nous dit que nous n avons pas les documents nécessaires mais quand nous avons dû nous enfuir, pensezvous que nous ayons eu le temps de prendre nos cartes d identité? ou nos certificats de fin d études? Pour ceux d entre nous qui ont perdu leurs parents, ils peuvent devoir quitter l école pour s occuper de leurs jeunes frères et sœurs et des membres âgés de leur famille. 10
13 «De plus, [les filles] ne peuvent pas aller à l école en raison de certaines restrictions familiales. Les membres de la famille de sexe masculin pensent que si les filles vont à l école, c est une honte pour nous : qu est-ce que les gens vont penser de nous?» Jeune fille âgée de 15 ans, Afghanistan «Le directeur de l école est très strict nous n avons pas de chaussures et il n accepte pas les bata [chaussons en plastique d usage courant dans cette région] à l école.» Jeune fille âgée de 14 ans, Sri Lanka «Je ne peux pas passer les examens car mes parents proches ont été tués par le bombardement. Je suis bien trop énervé pour passer des examens. Quand je lis les journaux qui parlent d autres bombardements, cela me revient et je ne peux penser à rien d autre.» Jeune homme âgé de 17 ans, Sri Lanka «J étais en cinquième lorsque la guerre a fait irruption dans mon village il y a 10 ans. Depuis, je ne suis pas retournée à l école. Maintenant, je ne peux plus y retourner et me retrouver dans la même classe : je suis trop vieille pour ça. Mais je veux toujours apprendre.» Jeune femme âgée de 22 ans, Libéria Il est difficile pour chacun d entre nous d aller à l école, mais c est encore plus difficile pour les filles. La collecte de l eau et les autres tâches ménagères peuvent leur prendre tellement de temps qu elles finissent par manquer l école pour les accomplir. Certaines d entre nous manquent l école quelques jours par mois parce qu elles n ont aucun moyen de résoudre le problème de leurs règles et que la honte les empêche de sortir de chez elles. Dans beaucoup de camps, nous n avons ni eau ni savon pour nous laver et nous avons trop honte pour aller à l école. Et même si nous y allons, il nous est très difficile de nous concentrer car nous continuons de penser à ce qui nous est arrivé et aux membres de notre famille qui ont été tués. Lorsque nous passons des années et des années à fuir les guerres, nous manquons un grand nombre d années d école. Nous avons honte d y retourner et de nous retrouver dans la même classe que nos amis et frères et sœurs plus jeunes. Si l éducation de base est un droit pour tous, pourquoi devons-nous en être privés à cause de la guerre? NOS VOIX 11
14 NOUS LUTTONS POUR SURVIVRE «Notre seul espoir est de prier pour que nous ne tombions pas malades. Si vous tombez malade, Dieu seul peut vous empêcher de mourir.» Jeune homme âgé de 18 ans, Sierra Leone «Il n y avait ni nourriture ni eau. Les gens devaient risquer leur vie pour trouver à manger.» Jeune homme d âge non précisé, Sierra Leone «Nous nous sommes enfuis de chez nous sans rien emporter. Lorsque nous sommes rentrés chez nous, tout ce que nous avions avait disparu.» Jeune homme âgé de 17 ans, Philippines «Nous nous sommes retrouvés bloqués dans notre maison qui est devenue une ligne de front entre les deux belligérants, nous nous sommes affolés et nous n avions rien à manger.» Garçon âgé de 13 ans, Somalie «Nos parents ont perdu leur emploi; pour nous, cela veut dire que nous n avons pas à manger tous les jours, qu il nous arrive d avoir faim.» Garçon âgé de 14 ans, Sri Lanka Les guerres font beaucoup plus que détruire nos foyers : elles nous forcent à mener une vie qui est un combat permanent. Nous n avons pas d autre choix que de trouver des moyens de survivre : trouver de la nourriture, de l eau et de nouvelles maisons. Quand nous tombons malades ou que nous nous blessons, il arrive que nous n ayons pas d hôpital où nous puissions nous faire soigner ou obtenir des médicaments. Au moment où les soins médicaux peuvent être le plus nécessaires, le conflit peut rendre encore plus difficile le déplacement vers des centres de soins. Il arrive que les routes soient détruites. Dans d autres cas, nous ne pouvons pas circuler librement car nous avons peur d être pris entre deux feux. NOS VOIX «Mon père a été tué et ma grand-mère et mon frère de quatre ans ont été blessés. Ils n ont pas reçu de soins médicaux.» Jeune fille âgée de 13 ans, Somalie «Les enfants ont beaucoup de problèmes, par exemple nous avons des problème de santé. Il y a très peu de dispensaires et de centres de soins ici et ils sont difficilement accessibles pour nous.» Garçon âgé de 14 ans, Afghanistan «Nous sommes malades à cause du soleil [du fait du manque d abri adéquat] et nous n avons pas de chaussures.» Jeune fille âgée de 13 ans, Sri Lanka «Il n y a pas de dispensaires dans ce village et le plus proche est à des heures de marche. Même si vous parvenez à vous y rendre, il y a des gens qui sont plus malades que vous et qui font longtemps la queue pour se faire soigner. Je ne perds donc pas mon temps à y aller.» Jeune homme âgé de 18 ans, Libéria Même si nous finissons par arriver dans un hôpital ou un dispensaire, c est souvent pour constater qu il a été détruit ou qu il est dépourvu de ce dont nous avons besoin. Les quelque centres de soins qui fonctionnent sont souvent si éloignés ou se trouvent dans des zones si dangereuses que certains d entre nous se sont fait agresser alors qu ils tentaient de s y rendre. Notre famille essaie de s occuper de nous, mais, très souvent, elle ne peut pas subvenir à nos besoins ou nous envoyer à l école. Pour certains d entre nous, cela signifie que nous devons nous occuper de nous-mêmes et de notre famille. Nous effectuons tous types de travaux, souvent pour un salaire de misère : vendre des cigarettes, cirer des chaussures, devenir bonne. 12
15 NOS VOIX «Après que mes parents eurent été tués, mon frère s est occupé de nous. Il est ouvrier agricole et ne gagne que 2 ou 300 afghanis par jour, ce qui est très peu pour une grande famille. Je travaille aussi avec lui.» Garçon âgé de 13 ans, Afghanistan «Je n ai pas honte d être vendeur ambulant, parce que je n ai pas le choix.» Jeune homme âgé de 18 ans, Angola «Beaucoup de filles se retrouvent dans la rue à se prostituer, en raison de leur pauvreté. C est vraiment une chose affreuse.» Jeune fille âgée de 18 ans, Burundi «On n a rien pour rien.» Jeune fille d âge non précisé, Libéria «Mon père a cessé de travailler et mon frère n a pas pu continuer ses études universitaires. Dieu seul sait comment nous parvenons à vivre.» Garçons âgés de 10 à 13 ans, Territoire palestinien occupé «En Afghanistan, la plupart des enfants travaillent dans la rue. À l âge où ils devraient simplement étudier, ils sont obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille.» Jeune fille âgée de 14 ans, Afghanistan «Si [l organisation] ne fournit pas des machines après la formation, [la formation] ne sert à rien. C est comme apprendre à quelqu un à chasser sans lui donner de lance.» Jeunes gens âgés de 18 ans, Ouganda «Le conflit armé [est peut-être] terminé, mais nous avons d autres types de guerres à mener contre la pauvreté, l analphabétisme, le chômage, la délinquance juvénile, parmi beaucoup d autres.» Jeune homme âgé de 16 ans, Angola «Pourquoi devons-nous être punis?» Jeune fille âgée de 14 ans, Territoire palestinien occupé Vous n imaginez pas ce que beaucoup d entre nous doivent faire pour survivre, surtout si nous avons été séparés de notre famille et nous retrouvons sans abri et complètement démunis, sans argent et sans moyen d en gagner. Lorsque nous sommes vraiment à bout, lorsque nous sommes affamés ou devons trouver de la nourriture pour notre famille, mais n avons absolument aucun autre moyen d en trouver, certains d entre nous doivent vendre leurs corps pour survivre. Pour toutes ces raisons, certains d entre nous ont été forcés de se livrer à des activités criminelles, à des actes de violence et de consommer de la drogue, quand ils n y ont pas été amenés par la ruse. Certains d entre nous sont contraints de mendier dans la rue ou de vendre de la drogue tandis que d autres sont obligés de voler pour survivre. La plupart d entre nous doivent exercer des emplois dangereux. Ceux d entre nous qui sont suffisamment grands veulent obtenir un emploi, mais ces guerres nous ôtent la possibilité d acquérir la formation dont nous avons besoin à cette fin. Lorsque des organisations se présentent dans nos communautés, elles croient connaître les compétences que nous voulons acquérir. En définitive, nous sommes très nombreux à apprendre la même chose et nous constatons que notre nouveau métier n est d aucune utilité pour notre communauté. Pourquoi ne nous demandez-vous pas ce dont nous avons besoin? 13
16 NOUS PERDONS NOTRE ENFANCE «Les enfants ne peuvent jamais s empêcher de penser à la guerre, si bien que nous ne pouvons pas nous concentrer sur quoi que ce soit. Tout peut arriver, n importe quand.» Jeune femme âgée de 18 ans, Sri Lanka NOS VOIX «Nous sommes toujours sous pression et vraiment, ce n est pas une vie qu un être humain devrait vivre.» Jeune femme, Territoire palestinien occupé «Je déteste la nuit parce qu elle me fait peur. Je demande à ma mère de me laisser dormir dans sa chambre pendant les attaques.» Garçon âgé de 10 ans, Territoire palestinien occupé «En jouant au foot avec des amis, j ai entendu une explosion. Je me suis précipité là où l explosion s était produite et j ai vu Hassan, notre voisin de 14 ans, qui était mort. Nous avons rassemblé les fragments de son corps. Je n ai pas pu dormir pendant des nuits; je rêvais de gens couverts de sang.» Garçon âgé de 13 ans, Somalie «J étais malade, désorientée et comme sous l emprise de l alcool, je ne peux pas manger, je vois mon frère dans mes rêves, je saignais de partout et j étais très malade. Pas de médicaments. Tout le monde courait dans tous les sens. Fillette de 10 ans, Libéria, après avoir assisté au meurtre de son frère «Il n y a pas de colonie de vacances cette année. Nous ne pouvons plus rencontrer nos amis. C est si triste.» Jeune fille âgée de 13 ans, Iraq «Il n y a pas d arbres pour jouer en dessous et pas de terrain de jeux.» Fillette de 10 ans, Sri Lanka, centre de transit pour personnes déplacées «Nous avions peur de travailler chez nous; nous avions peur de travailler en dehors de chez nous. Nous ne savions jamais ce qui allait arriver.» Jeunes filles âgées de 14 à 18 ans, Népal «Ils ont fait de certains d entre nous des orphelins, ils ont tué certains membres de notre famille ou toute notre famille, et ont fait de nous des sans-abri et de certains d entre nous des handicapés. Ils ont privé la plupart d entre nous de l amour de leurs parents.» Jeune fille âgée de 18 ans, Rwanda Les bruits épouvantables des armes à feu et des bombes et les horribles choses auxquelles nous assistons pendant une guerre... vous ne pouvez pas imaginer le mal que cela nous fait. Nous, les enfants les plus jeunes, avons peur de dormir seuls dans notre chambre. Nous faisons des rêves et des cauchemars à propos de ce qui nous est arrivé, mais nous avons peur même d en parler. Les nuits deviennent horribles pour nous. Parfois, nous voyons nos amis et membres de notre famille tués ou mutilés. Ils nous manquent terriblement et nous sommes traumatisés par ce qui leur est arrivé sous nos yeux. Nous pensons aussi que cela pourrait ensuite être notre tour. Quand toutes ces choses se produisent, nous ne pouvons pas aller à l école ni dans les centres de jeu. Pour certaines d entre nous, les filles, cela nous prive de la seule possibilité que nous avions de parler à voix haute et de jouer avec nos amis. Nous vivons dans une peur encore plus grande et n avons personne avec qui communiquer. Nous avons toujours peur car nous savons que nous ne sommes pas en sécurité. Nous craignons toujours d être tués, capturés ou enlevés à tout moment, ou que cela arrive à un autre membre de la famille. Lorsque nous perdons nos parents, leurs câlins nous manquent, à nous, les enfants les plus jeunes. Leur amour et leur affection nous manquent. Il n y a plus personne pour s occuper de nous ou pour nous témoigner de l affection. 14
17 NOUS SAVONS QUE VOUS ESSAYEZ DE NOUS AIDER «Les ONG et l ONU sont venues nous aider. Elles s en vont trop tôt, et cela fait empirer les choses.» Jeune fille âgée de 18 ans, Sri Lanka «Nous avons entendu parler de la CDE [Convention relative aux droits de l enfant] aux informations à la radio et lorsque quelqu un viole la CDE, nous pouvons lui dire d arrêter parce que nous savons que nous avons des droits.» Jeune homme âgé de 18 ans, Sri Lanka «Ces documents sont pour les diplomates, c est juste de l encre sur du papier.» Jeune homme âgé de 15 ans, Libéria, Nous remercions la communauté internationale pour toutes les conventions et tous les traités que vous avez signés pour nous protéger. Certains de ces documents nous donnent la confiance et la force nécessaires pour défendre nos droits. Mais pour beaucoup d entre nous ce sont des rêves. Certains gouvernements signent ces documents, mais sans rien faire ou presque pour améliorer concrètement notre vie. NOS VOIX «Les employés du gouvernement sont trop occupés à conserver leur poste.» Jeune homme âgé de 16 ans, Territoire palestinien occupé «Ils (au gouvernement) se moquent pas mal de notre bien-être. Même si ce n était pas le cas, je crois qu ils n ont pas d argent pour nous aider.» Jeune homme âgé de 15 ans, Sierra Leone «Souvent, nous entendons parler d un programme, puis nous ne voyons rien venir. Quand nous demandons ce qu il en est, on nous dit que le financement est terminé.» Jeunes âgés de 10 à 18 ans, de sexe non précisé, Territoire palestinien occupé «Si vous allez sur la route de Fourah Bay, vous verrez beaucoup de mendiants, et ils se font aider par des enfants. Quand je les vois, je ne me sens jamais bien parce que les enfants sont tous mes pairs. Pourquoi ne devraient-ils pas aller à l école, pourquoi ne devraient-ils pas avoir leur chance? Et la plupart sont touchés par la guerre. Leur mère est morte ou ils n ont qu un parent dont les membres ont été amputés. Franchement, on devrait leur construire des maisons et leur donner une instruction.» Jeune fille âgée de 16 ans, Sierra Leone «Pendant la guerre, j ai perdu une jambe et maintenant j ai une jambe artificielle.» Jeune fille âgée de 15 ans, Afghanistan «[L ONU] doit aller au niveau de la population.» Jeune homme âgé de 15 ans, Nigéria 15 Certains de nos gouvernements gèrent des programmes qui apportent à certains d entre nous des services de base. Mais souvent, nos dirigeants semblent se moquer de notre bienêtre. Pendant que nous souffrons, ils sont occupés à leurs petites intrigues politiciennes. Et même lorsqu ils veulent apporter des changements, ils n ont pas les moyens de faire grand-chose car ils sont trop affaiblis par la guerre. Nous apprécions beaucoup le travail de certaines organisations internationales et ONG humanitaires. Elles nous aident. Certaines nous aident pendant la guerre, dans les camps et quand nous rentrons chez nous. Malheureusement, certains d entre nous ceux qui ont le plus besoin d aide sont exclus du bénéfice de cette aide. Certains d entre nous sont handicapés. Beaucoup ont perdu leurs parents. D autres vivent dans la rue ou ont été jetés en prison. Beaucoup de ces programmes oublient de prévoir des dispositions spéciales pour eux. Ceux d entre nous qui vivent dans certains villages et villes éloignés ne reçoivent aucune aide. Certaines organisations ne restent pas assez longtemps parmi nous. Certains programmes et services cessent complètement dès que les armes se taisent. Certaines organisations viennent nous aider, mais sans jamais nous demander vraiment ce dont nous avons besoin.
18 NOUS POUVONS ÊTRE UNE FORCE POUR LA PAIX «Je crois qu un changement peut se produire. On peut arrêter la guerre.» Jeune fille âgée de 15 ans, Pakistan «En islandais, il y a un mot, frekja, qui est difficile à traduire, mais qui désigne le fait de vouloir s imposer, l avidité, le culot. Avancer en jouant des coudes pour se placer à la tête de la queue, arracher un jouet des mains de son frère ou de sa sœur, se donner le droit de faire souffrir autrui, psychologiquement ou physiquement, c est cela, frekja. Je crois que frekja, associé à un comportement dominateur, est la cause de la guerre.» Jeune fille âgée de 16 ans, Islande Nous croyons que l avidité et l égoïsme des dirigeants politiques sont les causes de la guerre où que ce soit. Nos dirigeants sont si assoiffés de pouvoir et avides de ressources qu ils ne pensent pas à nous quand ils prennent leurs décisions. Lorsqu ils font la guerre, les problèmes sont plus importants que les enfants. Ils méconnaissent le fait que dans toute guerre, nous souffrons plus que les autres. NOS VOIX «Pourquoi ne pas les [les dirigeants du monde] mettre dans une pièce ensemble et sans armes et leur dire de terminer le conflit par eux-mêmes, en ne les laissant sortir que lorsque cela sera fait? Même si c est mesquin, ils doivent vivre côte à côte pour mieux se connaître. Est-ce que ce n est pas mieux que le fait que d autres personnes se fassent tuer pour eux? Je ne sais pas, mais même les enfants savent mieux qu eux comment se faire des amis.» Jeune femme âgée de 20 ans, Indonésie «Lorsque des rencontres ont lieu, il doit y avoir une égale représentation des parties et celles-ci doivent se traiter sur un pied d égalité et respecter mutuellement leur religion et leurs traditions. Jusqu à présent, toutes les tentatives faites pour renforcer la paix ont échoué.» Jeune femme d âge non précisé, Sri Lanka «Ils devraient simplement apprendre à donner et à recevoir et se tolérer les uns les autres. N est-ce pas ce dont toutes les religions parlent?» Jeune homme âgé de 16 ans, Territoire palestinien occupé «Faire prendre conscience aux autres de l importance de partager et de vivre ensemble dans le même pays et d avoir une culture en commun peut aider à améliorer les choses. Mais les adultes ne viennent pas à nos réunions et nous ne pouvons pas dire aux adultes ce qu ils doivent faire.» Jeune homme âgé de 17 ans, Sri Lanka Nous pensons également que si seulement les adultes étaient disposés à s écouter et à se parler, ils n auraient pas besoin de prendre les armes et de faire des guerres qui nous apportent tant de souffrances. Beaucoup d enfants comme nous doivent endurer bien des souffrances et sont même tués au nom de la religion. On nous apprend que toutes nos religions veulent que nous nous aimions les uns les autres et que nous vivions en paix, alors pourquoi ne respectent-ils pas ce qu ils nous enseignent? Si c était le cas, la plupart des guerres n éclateraient pas. Lorsque l on traite les autres différemment à cause de leur race, de leur couleur, de leur situation économique ou de leur origine ethnique ou tribale, cela cause parfois une guerre. Tout le monde aime être traité comme tout le monde, dans la dignité et le respect. Après tout, ne sommes-nous pas tous des êtres humains? On nous utilise souvent pour faire la guerre, mais on ne nous associe presque jamais aux efforts de paix. Par exemple, les Commissions de la vérité et de la réconciliation peuvent être pour nous un bon cadre pour raconter ce que nous avons vécu et nous pardonner les uns les autres. Cela aide à reconstruire la confiance et à ramener la paix au sein de notre communauté. 16
19 NOS VOIX «La CVR [Commission de la vérité et de la réconciliation] a bien amélioré les choses. Les gens ont eu la possibilité de s excuser pour les crimes commis et ont été pardonnés, et cela a été une étape importante sur la voie du maintien de la paix. Le Tribunal spécial a aussi joué un rôle en rendant la justice et démasquant les principaux auteurs de crimes commis pendant la guerre.» Jeunes gens âgés de 15 à 19 ans, de sexe non précisé, Sierra Leone «Avant, on n entendait jamais les enfants à la radio, mais maintenant ils ont la possibilité de parler à la radio et il peut arriver que le gouvernement prenne des mesures pour répondre aux besoins exprimés par les enfants.» Jeunes d âge et de sexe non précisés, Sierra Leone «Nous avons un processus de DDR [désarmement, démobilisation et réinsertion] pour la consolidation de la paix qui marche bien, mais nous ne nous sentons toujours pas en sécurité, en particulier les femmes et les enfants.» Jeune fille âgée de 14 ans, Afghanistan «Le processus de DDR, c est bien, mais on nous forme et on nous envoie travailler dans des communautés qui ne nous font pas confiance. Les gens ne nous donnent pas de travail, si bien que certains d entre nous vendent leurs outils pour vivre. Ils devraient régler le problème de la confiance au sein de nos communautés.» Jeune homme âgé de 19 ans, Libéria «Nous SOMMES l avenir et les gens devraient en prendre conscience. Pour le moment, nous héritons d un monde très instable.» Jeune fille âgée de 16 ans, Colombie Certaines de ces commissions ont fait appel aux jeunes. Mais en général, beaucoup d entre nous en sont exclus. Elles ne donnent guère à ceux qui vivent dans les zones rurales l occasion de raconter ce qu ils ont vécu. Parfois, nos parents ne nous permettent pas d aller participer aux travaux de ces commissions. Nous nous inquiétons aussi de ce qui pourrait nous arriver si nous racontions ce que nous avons vécu. Nous voyons dans la radio et les autres médias un autre moyen de prendre part au processus d apaisement et de réconciliation. Les médias nous donnent la possibilité de parler de ce que nous avons vécu et d encourager les membres de notre communauté à se pardonner mutuellement. Il arrive que les médias soient la seule tribune où nous puissions faire entendre notre voix. Les programmes de DDR essaient de rassembler toutes les armes à feu et autres armes dangereuses dans nos sociétés. Ils nous aident à reconstruire notre vie et contribuent à nous redonner espoir en nous fournissant un soutien et une formation pour nous aider à mettre le passé derrière nous et à nous réinsérer dans notre communauté. Mais ces programmes de DDR excluent beaucoup d entre nous qui ont pourtant été eux aussi touchés par le conflit. Certains de ces programmes ne s occupent que des combattants. Et si certaines des filles parmi nous essaient de s y inscrire, leur demande est rejetée car elles ne portent pas d armes, même si elles ont été membres de l une des forces en présence. Certains membres de nos communautés achètent des armes à feu uniquement pour pouvoir bénéficier de ces programmes. Nous voulons être associés à la paix et à la réconciliation dans notre communauté. Nous avons des idées pour faire avancer la paix. Nous voulons discuter avec vous de la manière de réconcilier entre eux les membres de nos communautés et de reconstruire et de développer nos pays. 17
20 NOUS AVONS UN RÔLE À JOUER Nous convenons que nous avons détruit ce pays. Et c est nous les jeunes qui devrions recevoir les moyens de reconstruire nos communautés Nous avons besoin d une formation de base pour remettre ce pays sur les rails. Ce n est pas aux ONG d accomplir tout le travail pour nous. C est à nous de le faire. Jeune homme âgé de 18 ans, Libéria NOS VOIX «Il faudrait que les jeunes et les enfants commencent à se voir comme responsables de leur propre destinée.» Jeune homme âgé de 23 ans, Nigéria «Nous avons conscience de ce qui se passe et nous le comprenons, c est pourquoi nous voulons faire quelque chose pour changer la situation.» Âge et sexe non précisés, Indonésie «On a tendance à reprocher au gouvernement de ne pas avoir amélioré les choses pour les jeunes, mais les jeunes eux-mêmes ne font rien pour améliorer leur situation. Nous, les jeunes, devons prendre les devants et interpeller le gouvernement et les organisations internationales au sujet des questions qui nous concernent. La participation des jeunes aux différentes étapes de la programmation est indispensable au succès d un programme.» Jeune homme âgé de 18 ans, Angola «Nous aimons beaucoup aller en colonie de vacances et apprécions beaucoup le fait de pouvoir y aider les enfants plus jeunes.» Jeune homme âgé de 18 ans, Territoire palestinien occupé «Je suis membre d une association de scouts et j aime ça car cela me permet d apprendre la discipline, le contrôle et le travail de groupe.» «Les sites Internet, les magazines et les émissions de radio pour les jeunes sont pour nous une occasion d exprimer nos opinions.» Âge et sexe non précisés, Somalie «Il y a une émission sur les droits des enfants à la radio, et nous pouvons exprimer nos opinions.» Âge et sexe non précisés, Rwanda Face à tous ces problèmes créés par la guerre, nous prenons différentes dispositions pour aider notre famille, notre communauté et nous-mêmes. Les fardeaux sont si lourds que nous devons en porter quelques-uns. Dans certaines sociétés, personne d autre ne peut fournir de l aide. Nous avons lancé beaucoup de programmes, d organisations et d associations pour répondre à nos besoins et aider nos communautés. Nous avons beaucoup d idées et certains d entre nous essaient de les mettre en pratique. En qualité de militants pour la paix, de prestataires de services et de porte-parole du changement dans nos communautés, beaucoup d entre nous s emploient à introduire le changement dans notre vie et dans la communauté. Par l intermédiaire de nos centres, associations et programmes pour les jeunes, certains d entre nous créent de précieux lieux sûrs dans lesquels nous jouons ensemble, apprenons les uns des autres et nous appuyons mutuellement par tous les moyens à notre disposition. Pour ceux d entre nous qui ont perdu leurs parents, les membres de nos associations de jeunes sont parfois les seules personnes vers lesquelles ils peuvent se tourner. Parfois, nous nous enseignons même mutuellement le peu que nous savons. Nous utilisons parfois le sport et les jeux pour nous aider à oublier le passé et nous amuser. Certains d entre nous aiment s exprimer par les concerts, les chansons ou le dessin. Nous aimons tous jouer ensemble. 18
21 «Nous, les enfants, devrions faire mieux entendre notre voix, de façon que davantage de gens nous écoutent. Certains enfants, comme moi, ont l enthousiasme nécessaire, mais ils ne savent pas comment s y prendre.» Garçon âgé de 14 ans, République populaire démocratique de Corée «Nous pourrions exprimer nos préoccupations et faire entendre notre voix, mais les occasions sont très limitées à cause d obstacles culturels. On considère en toutes circonstances que les adultes sont les principaux décideurs.» Âge et sexe non précisés, Somalie «Ils pensent que nous ne savons rien.» Jeune fille âgée de 14 ans, Afghanistan «Je me mets spontanément au service de ma communauté parce que je veux qu elle sache que quelqu un se soucie de son bien-être.» Jeune homme d âge non précisé, Ouganda Certains d entre nous utilisent les médias, en particulier la radio, pour s exprimer et contribuer au débat engagé dans nos communautés. Nous aimons que les stations de radio locales abordent les questions qui nous concernent, accueillent nos contributions et nous laissent nous exprimer sur leur antenne. Dans certaines de nos communautés, les médias nous donnent l occasion de parler de ce qui nous est arrivé et d encourager les membres de la communauté à se pardonner les uns aux autres. Les médias sont parfois la seule tribune que nous ayons pour faire entendre notre voix. Certains d entre nous sont associés aux efforts de paix et de réconciliation dans la communauté. Certains ont participé aux travaux de commissions et de tribunaux. Certains d entre nous aident à élaborer les décisions de nos gouvernements respectifs par l intermédiaire de nos associations et de nos parlements, conseils et réseaux de jeunes. Nous aimons beaucoup être associés à la prise des décisions qui nous concernent. NOS VOIX Mais bon nombre d entre nous ne peuvent toujours pas faire entendre leur voix. Parfois, même lorsque nous pouvons exprimer notre opinion, elle n est pas vraiment prise en considération au moment de la prise des décisions. Certains d entre nous essaient de participer, mais certains adultes ne sont pas disposés à travailler avec nous. Ils disent souvent que cela serait contraire à la tradition. C est dur, surtout pour les filles. Beaucoup d entre nous offrent leur temps et leur énergie sans attendre aucune compensation. Tout ce que nous voulons, c est un véritable changement pour que ce que nous avons enduré soit épargné aux générations à venir. 19
22 CE QUE NOUS VOULONS Nous voulons que nos droits soient respectés Les guerres ne justifient pas la violation de nos droits. Nous avons tous des droits les orphelins, les handicapés, les enfants emprisonnés, les enfants vivant dans la rue, les enfants vivant dans des villages, nous tous, filles et garçons et nous vous demandons de faire prendre conscience de ces droits et de les promouvoir. Nous voulons en apprendre davantage sur nos droits pour pouvoir les revendiquer. Nous voulons que nos parents, nos professeurs et les membres de nos communautés, des organismes de développement et des administrations publiques reçoivent une formation aux droits des enfants de façon qu ils puissent les respecter et les défendre. Nous voulons la justice et une protection contre la violence Nous voulons des lois strictes qui empêchent qui que ce soit de nous utiliser comme soldats, «femmes de brousse» et esclaves ou de nous exploiter à un autre titre pendant les guerres. Nous voulons aussi des lois strictes contre ceux qui nous font subir des violences sexuelles ou nous violent. Faites en sorte que toute personne qui nous utilise de l une de ces façons soit sévèrement punie. S il vous plaît, assurez-vous qu aucune de ces personnes ne soit laissée en liberté. Nous voulons que l on donne aux filles et aux garçons des moyens sûrs, confidentiels et accessibles de signaler tout cas de violence, de harcèlement et d exploitation. En cas de guerre, nous voulons des lieux sûrs et des zones à l abri du conflit où nous puissions continuer d apprendre et de jouer Nous voulons apprendre Nous voulons que vous reconstruisiez rapidement les écoles qui ont été détruites et en construisiez là où il n y en a pas. Formez davantage d enseignants en particulier des femmes dans nos communautés de façon qu ils puissent accorder à tous leurs élèves l attention dont ils ont besoin. Nous voulons des classes spéciales de rattrapage pour ceux d entre nous que la guerre a empêchés d aller à l école pendant des années. Nous voulons des matériels éducatifs, des bibliothèques, des laboratoires et des ordinateurs gratuits de façon que nous puissions recevoir une instruction de qualité qui nous préparera à relever les défis du monde actuel. Nous voulons que toutes les écoles soient gratuites pour nous tous. Nous voulons être en bonne santé Nous voulons que les hôpitaux ou les dispensaires détruits soient reconstruits ou que l on en construise dans toutes les communautés. Nous voulons pouvoir trouver des médicaments et du personnel médical dans ces hôpitaux et dispensaires. Les services doivent répondre à nos besoins et être gratuits. Toutes les filles et tous les garçons doivent avoir également accès à toute la gamme des informations et services en matière de santé. Vous voudrez bien vous assurer que les services comprennent un programme complet de santé en matière de procréation et de soutien pour celles et ceux d entre nous qui ont été violés et exploités. 20
23 Nous voulons des emplois et un moyen de survivre Nous voulons une formation appropriée pour ceux d entre nous qui sont en âge de travailler, pour qu ils puissent trouver des emplois sûrs et être utiles à leur communauté. S agissant de ceux d entre nous qui sont plus jeunes, nous voulons des emplois pour leurs parents de façon qu ils puissent prendre soin d eux. Nous voulons dans toutes les communautés des instituts de formation technique et professionnelle qui préparent à de véritables emplois. À ceux d entre nous qui ont été privés d école, la formation professionnelle devrait aussi apprendre à lire, à écrire et à compter. Nous avons également besoin des outils et machines appropriés pour appliquer les techniques apprises. Nous voulons davantage de soutien et une meilleure prise en charge pour les exclus et les laissés-pour-compte Ceux d entre nous qui sont orphelins, les enfants vivant ou travaillant dans la rue, les enfants handicapés, les enfants emprisonnés,les enfants chefs de famille et tous les enfants marginalisés ne peuvent plus être oubliés. Nous avons besoin de recevoir de la nourriture même si nous ne pouvons pas nous rendre dans les endroits où vous en distribuez. Nous avons besoin d un accès égal aux services de santé, qui doivent être gratuits. Nous avons besoin d aller gratuitement à l école à tous les niveaux d enseignement et de recevoir une formation professionnelle adaptée. Et comme nous sommes encore des enfants, nous avons besoin d installations de loisirs spéciales et accessibles. Nous voulons l égalité des chances pour les filles et les garçons. Nous voulons être traités sur un pied d égalité et avoir la même possibilité d apprendre et de donner le meilleur de nousmêmes. Nous voulons simplement être des enfants Nous voulons des programmes qui nous délivrent du traumatisme lié à ce que nous avons vécu et nous aident à rester à l écart de la violence, de la drogue et d autres infractions. Ces programmes et services doivent nous donner à tous davantage d occasions de jouer et de nous consacrer à des activités de loisirs telles que le sport, les activités culturelles et autres. Nous voulons que ces programmes durent suffisamment longtemps pour nous donner la possibilité de reconstruire notre vie. Nous voulons participer Nous voulons établir le contact avec d autres enfants de notre communauté, des enfants dans d autres régions parties au conflit ou des enfants vivant dans d autres pays, afin de les aider. Nous voulons que vous souteniez nos associations, organisations, réseaux et parlements dans les efforts et les activités qu ils mènent pour contribuer à faire bouger les choses. Nous voulons davantage d occasions de prendre part à la prise des décisions qui nous concernent. Nous vous demandons de nous donner, à nous et à nos organisations conseils, réseaux, associations et organisations de jeunes, parlements de jeunes et autres groupes dirigés par des jeunes, les moyens de participer d une manière significative à la prise de toutes les décisions qui nous concernent. Nous ne voulons pas que vous fassiez appel à nous lorsque vous avez déjà pris une décision. Nous voulons travailler en étroite coopération avec vous. 21
24 ANNEXE I NOTE D INFORMATION Une note d information sur l Étude Machel et un appel à l action, ainsi qu un questionnaire et un guide de l animation des groupes de discussion, ont été établis en avril 2007 ( takeaction_ 3788.html). Les bureaux de pays de l UNICEF et de l UNFPA et les ONG partenaires (African Child Peace Initiative, Al-Mustaqbal Society, World Vision, Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés, Jaffna Social Action Centre, Horn Afrik, PYALARA, Canaan Valley Institute, Tamer Institute for Community Education) ont été encouragés à organiser des groupes de discussion dans les pays ou territoires ayant récemment connu ou connaissant actuellement un conflit armé (Afghanistan, Angola, Burundi, Cambodge, Colombie, Côte d Ivoire, Érythrée/Éthiopie, Haïti, Iraq, Irlande du Nord, Liban, Libéria, Népal, Myanmar, Ouganda, Philippines, République démocratique du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Sri Lanka, Tchad, Territoire palestinien occupé, Timor-Leste, et les pays de l ex-yougoslavie). Une enquête en ligne a également été rendue disponible et distribuée par l intermédiaire du réseau Voix des jeunes de l UNICEF et d autres organisations et réseaux d enfants et de jeunes, parmi lesquelles le Réseau global Action jeunesse (GYAN), TakingITGlobal (TIG), la Global Youth Coalition on HIV/AIDS (GYCA), le Réseau uni des jeunes bâtisseurs de la paix (UNOY Peacebuilders), le Réseau d information des droits de l enfant (CRIN), le Youth Peer Education Electronic Resource (Y-PEER), l Alliance pour la jeunesse africaine (AJA) et beaucoup d autres encore. On trouvera ci-après les questionnaires élaborés pour les groupes de discussion et l enquête en ligne. GROUPES DE DISCUSSION Conséquences de la guerre Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles vous ayez dû faire face à la suite d un conflit? Ces difficultés sont-elles différentes pour les garçons et pour les filles, et présentent-elles des différences en fonction de l âge des enfants et des jeunes? Mode d adaptation à la guerre Quelle est la meilleure mesure qu une personne de votre communauté ou vous-même ayez prise pour aider à résoudre les problèmes qu un conflit cause aux enfants? Qu a fait votre gouvernement pour respecter, défendre et réaliser les droits des enfants touchés par la guerre? Qu ont fait les organisations humanitaires telles que l ONU et les ONG pour respecter, défendre et réaliser les droits des enfants touchés par la guerre? En quoi les actions diplomatiques, telles que les résolutions et les traités de l ONU, ont-elles aidé les enfants touchés par les conflits armés? Paix et réconciliation Quel a été, à votre avis, le facteur ayant le plus favorisé le processus de paix et de réconciliation dans votre communauté et/ou pays? Quelles possibilités les jeunes ont-ils de participer et de s exprimer? Recommandations Y a-t-il des problèmes et/ou des groupes de jeunes qui sont touchés par un conflit dont on n a pas parlé et dont il faudrait s occuper? Que recommanderiezvous de faire pour que les droits de tous les enfants touchés par un conflit soient respectés, défendus et réalisés et à qui cette tâche devrait-elle être confiée? ENQUÊTE EN LIGNE Causes de la guerre Quelles sont, à votre avis, les causes de la guerre? Conséquences de la guerre Quelles sont les plus grandes difficultés auxquelles les enfants et les jeunes doivent faire face à la suite d un conflit? Ces difficultés sont-elles différentes pour les garçons et pour les filles? L âge est-il un facteur? Mode d adaptation à la guerre En quoi, à votre avis, les actions diplomatiques, telles que les résolutions et les traités élaborés par l ONU et ses États Membres, ont-elles aidé les enfants touchés par un conflit armé? Recommandations Que recommanderiez-vous de faire pour que les droits de tous les enfants touchés par un conflit soient respectés, défendus et réalisés et à qui cette tâche devrait-elle être confiée? Qu est-ce que les enfants et les jeunes peuvent faire eux-mêmes à cet égard? 22
25 ANNEXE II PARTICIPANTS AUX GROUPES DE DISCUSSION Pays Groupes Participants Femmes Hommes Tranche d âge Partenaires de discussion Afghanistan UNICEF Angola UNFPA Burundi UNFPA, UNICEF Haïti UNICEF Iraq UNICEF Libéria African Child Peace Initiative (ACPI), UNFPA Népal 7 70 N/A N/A UNFPA Ouganda Commission des femmes pour les femmes et les enfants réfugiés Philippines UNICEF République UNFPA centrafricaine Rwanda UNICEF Serbie 2 13 N/A N/A UNICEF Sierra Leone 5 50 N/A N/A 8 19 UNFPA Somalie N/A N/A UNICEF, World Vision Soudan 4 52 N/A N/A 7 25 UNICEF Sri Lanka N/A N/A UNICEF Territoire N/A N/A 8 24 UNICEF, palestinien UNFPA, occupé Al-Mustaqbal Society Total: 17 pays Note : certains chiffres sont des estimations, tandis que dans certains groupes de discussion, le nombre des participants n a pas été indiqué. Les chiffres ci-dessus représentent une estimation prudente. 23
26 ANNEXE III RÉPONSES À L ENQUÊTE EN LIGNE Ventilation par régions Région Nombre Amérique latine et Caraïbes 93 Pays industrialisés 82 Afrique de l Ouest et Afrique centrale 66 Asie du Sud 42 Afrique de l Est et Afrique australe 42 Asie orientale et Pacifique 31 Moyen-Orient et Afrique du Nord 21 Europe centrale et orientale et Communauté d États indépendants 5 Non précisé 3 Total 385 Ventilation par âge Groupe d âge Nombre Jusqu à 10 ans À partir de 25 ans 110 Non précisé 12 Total 385 Ventilation par sexe Sexe Nombre Femmes 221 Hommes 164 Total
27 RÉPONSES À L ENQUÊTE EN LIGNE Afrique du Sud Algérie Angola Argentine Australie Autriche Bahreïn Belize Bénin Botswana Brésil Burundi Cameroun Canada Chili Chine Chypre Colombie Congo Corée Costa Rica Côte d Ivoire Cuba Égypte Émirats arabes unis Équateur Espagne États-Unis Éthiopie Fédération de Russie Fidji France Gabon Gambie Ghana Grèce Guatemala Haïti Hong Kong Inde Indonésie Iraq Irlande Islande Italie Japon Jordanie Kenya Libéria Macao Malaisie Malawi Maldives Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mozambique Népal Nicaragua Niger Nigéria Norvège Oman Ouganda Pakistan Panama Pays-Bas Pérou Philippines Pologne Polynésie française Portugal République arabe syrienne République centrafricaine République dominicaine Royaume-Uni Rwanda Sénégal Sierra Leone Singapour Somalie Soudan Sri Lanka Tanzanie Territoire palestinien occupé Turquie Venezuela Yémen Zimbabwe 25
28 EXAMEN STRATÉGIQUE DÉCENNAL DE L ÉTUDE MACHEL LES ENFANTS ET LES CONFLITS DANS UN MONDE EN MUTATION Octobre 2007 Coordinateurs de l Étude Machel Partenaires pour le rapport sur les jeunes
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