Cours Téléinformatique - Seconde partie - table des matières. I- Matériels utilisés en Téléinformatique 1

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Cours Téléinformatique - Seconde partie - table des matières. I- Matériels utilisés en Téléinformatique 1"

Transcription

1 Cours Téléinformatique - Seconde partie - table des matières Page A I- Matériels utilisés en Téléinformatique 1 I-A- Contrôleurs de communications 1 I-A-1- Rôle 1 I-A-2- Types 1 I-B- Multiplexeurs 1 I-B-1- Principe de fonctionnement 2 I-B-2- Types 2 II- Réseau Public France-Télécom 4 II-A- Topologie générale des réseaux de données 4 II-A-1- Réseau Point à Point 4 II-A-2- Réseau en étoile 4 II-A-3- Réseau Multipoint 4 II-A-4- Réseau Bouclé 5 II-A-5- Réseau Maillé 5 II-B- Organisation d un réseau Téléphonique - Schéma général 5 II-C- Principales fonctions d un réseau 6 II-D- Avantages et inconvénients de la numérisation du réseau 6 II-E- Organisation du réseau France-Télécom 7 II-E-1- Hiérarchie des commutateurs 7 II-E-2- Zones 7 II-F- Trame MIC 7 II-F-1- Transformation des signaux 7 II-F-2- Multiplexage numérique 8 II-F-3- Constitution d une trame MIC 9 II-F-4- Hiérarchie synchrone 9 II-G- Evolution des réseaux publics 10 II-H- Services offerts 10 II-H-1- Panorama des différents services 10 II-H-2- Services de transmission de données 10 II-H-3- Evolution des interfaces ETTD- ETCD 11 III- Protocoles et Procédures 13 III-A- Généralités 13 III-A-1- Types de procédures 13 III-A-2- Caractéristiques d une procédure 13 III-A-3- Etats permanents des stations sur le réseau 13 III-A-4- Etats temporaires des stations du réseau 14 III-A-5- Modes de fonctionnement des stations 14 III-A-6- Codes utilisés 16 III-A-7- Les sens de transmission 19 III-A-8- Les vitesses de transmission 19 III-A-9- Modes de transmission 19 III-A-10- Contrôles d erreurs 19 III-A-11- Les modes de dialogue 21 III-A-12- Les phases d'une procédure 22 III-B- HDLC 23 III-B-1- Généralités 23 III-B-2- Les différents types de trames 23 III-B-3- Exemples de fonctionnement 25 III-B-4- Mécanisme d'insertion des "Zéros" 26

2 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page B III-C- X25 27 III-C-1- Niveau physique 27 III-C-2- Niveau Trame 27 III-C-3- Niveau Paquet 30 III-D- Architecture des réseaux - Modèle de référence - 35 III-D-1- Définition des couches 35 III-D-2- Ajout des bits de contrôle aux données utiles dans le modèle de l'iso 37 III-D-3- Dialogue entre couches de même niveau 38 III-D-4- Classes de protocoles de la couche Transport 38 IV- Réseau public TRANSPAC 39 IV-A- Rôle et objectifs 39 IV-B- Constitution - Architecture 39 IV-C- Fonctionnement général X25 40 IV-D- Les moyens d accès 40 IV-D-1- Panoplie générale 40 IV-D-2- Accès directs 41 IV-D-3- Accès indirects 41 IV-E- Compléments 43 IV-E-1- Fenêtre 43 IV-E-2- GFA 43 IV-E-3- Tarification 43 IV-E-4- Numérotation 43 IV-F- Protocole X32 43 IV-G- Avis X3, X28 et X29 44 IV-G-1- Avis X3 44 IV-G-2- Avis X28 45 IV-G-3- Avis X29 46 IV-H- Services liés à TRANSPAC 47 IV-H-1- Vidéotex - Minitel 47 IV-H-2- Atlas Messagerie - 54 V- Réseau numérique à intégration de service RNIS NUMERIS 55 V-A- Concepts 55 V-B- Différents accès 55 V-B-1- Accès de base (isolé) 55 V-B-2- Groupement d'accès de base - Régie à étoile de Bus - 55 V-B-3- Accès primaire 56 V-B-4- Interfaces Standards 57 V-C- Réseau téléphonique et réseau Sémaphore 57 V-C-1- CSN 57 V-C-2- Numérisation ligne abonné 58 V-D- Protocoles 58 V-D-1- Couche Physique 58 V-D-2- Couche Liaison - LAPD - 59 V-D-3- Couche Réseau - Protocole D - 59 V-E- Installation d abonné 60 V-F- Applications 60

3 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Annexes Page C I- Evolution de X25 Frame Relay (relais de trame) 61 I-A- Avantages de X25 61 I-B- Inconvénients de X25 61 I-C- Introduction au Relais de trames 61 I-D- Informations techniques Relais de Trame 62 I-E- Structure d'une trame Frame Relay 62 II- Fibres optiques 63 II-A- Types de fibres optiques 63 II-A-1- Fibres à saut d'indice 63 II-A-2- Fibres à gradient d'indice 63 II-A-3- Fibres monomodes 63 II-B- Performances des fibres optiques 64 II-B-1- Encombrement 64 II-B-2- Atténuation 64 II-B-3- Bande passante 64 II-B-4- Multiplexage des longueurs d'onde 64 II-C- Composants 64 II-C-1- Source d'émission 64 II-C-2- Câbles de fibres optiques 64 II-C-3- Connecteurs 64 II-C-4- Photodiode réceptrice 64 III- Normalisation 65 III-A- Organismes de Normalisation 65 III-A-1- Sur le plan international 65 III-A-2- Sur le plan multinational : 65 III-A-3- Sur le plan national : 65 III-B- Avis du C.C.I.T.T. 66 III-B-1- AVIS DE LA SERIE " V ". Transmissions de données sur le réseau téléphonique. 66 III-B-2- AVIS DE LA SERIE " X " Transmission de données sur les réseaux publics de données 67 IV- Compression de Données 68 IV-A- Généralités 68 IV-B- Méthodes de compression 68 IV-B-1- Encodage des répétitions (Run-length encoding) 68 IV-B-2- Méthode par codage de longueur variable en fonction inverse de la fréquence de répétition des caractères (Codage Huffman) 68 IV-B-3- Technique utilisant un dictionnaire de chaînes de caractères 69 IV-B-4- Combinaison des Méthodes LZW et Huffman 69 IV-C- Utilisation de la compression en Transmission 69 V- ATM 70 V-A- Origine - Expérimentation- Services 70 V-B- Principes 70 V-C- Caractéristiques 71 V-C-1- Format des cellules 71 V-C-2- Couche d adaptation 71 V-C-3- Commutateurs et Brasseurs 71

4 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 1 Chapitre 1 I- Matériels utilisés en Téléinformatique Outre l'ordinateur, une installation de Téléinformatique peut comporter les matériels suivants : Contrôleur de télécommunications Processeur frontal Multiplexeur Concentrateur Terminaux I-A- Contrôleurs de communications Le contrôleur de communications prend en charge la gestion des communications de données à travers le réseau. D'une manière générale, les contrôleurs sont des unités destinées à assurer la liaison entre l'ordinateur et ses périphériques. En téléinformatique, il s'agit du Contrôleur de télécommunications. Ils sont prévus pour décharger l'ordinateur de tous les problèmes liés à la transmission des données. Physiquement leur taille peut varier de celle d'un simple circuit intégré jusqu'à celle d'un gros ordinateur. I-A-1- Rôle Le rôle du contrôleur de communications sur un ordinateur est : d'effectuer ou de recevoir les appels. d'assurer le dialogue entre l'adaptateur de ligne et l'ordinateur. en mode asynchrone de détecter et de générer les Start-bits et Stop-bits, de sérialiser et de désérialiser les bits. en mode synchrone et mode bloc, de détecter les caractères de synchronisation, puis de ranger le bloc de données reçu dans un tampon, ceci à la réception. A l'émission, il range le message de l'ordinateur dans le tampon et lui ajoute les caractères de synchronisation. D'une manière générale, c'est lui qui gère la PROCEDURE de transmission. de détecter les erreurs de transmission et d'assurer les contrôles et génération de Parité ou de CRC. de remédier aux erreurs de transmission en assurant les reprises et les répétitions. dans le cas des liaisons multipoints d'assurer la gestion de l'adressage des différentes stations. etc I-A-2- Types Parmi les contrôleurs de communications (qui fonctionnent tous en mode série), on distingue : les composants de type UART (Universal Asynchronous Receiver Transmitter) 8250, ou utilisés sur les cartes séries des micro-ordinateurs. les cartes, modules ou ensembles installés sur les divers modèles d ordinateurs et qui assurent la gestion des liaisons séries en mode asynchrone ou synchrone avec des protocoles gérés par logiciel. les processeurs frontaux qui sont des ordinateurs spécialisés jouant le rôle de contrôleurs Multi- Lignes. Ils déchargent entièrement l ordinateur de gestion des problèmes liés aux transmissions. Ils sont utilisés sur de gros sites comportant un nombre de lignes important de tous types. Chaque sortie peut être paramètrée pour s adapter aux conditions de la liaison, synchrone ou asynchrone ou au type de réseau utilisé RTC, LS, Transpac, RNIS, Transfix ou autre. Exemples : DataNet de Bull ou gamme 87xx d'ibm. I-B- Multiplexeurs Lorsque des terminaux sont reliés à un ordinateur situé sur un site distant, il est important de noter que le taux d occupation de la ligne est en général très faible. Prenons un exemple : Soit un terminal situé à Angers, relié à un ordinateur relié par LS analogique à un ordinateur situé à Roubaix. Si le débit instantané du terminal est par exemple de 9600 Bps, le débit moyen sur une journée est en réalité bien plus faible. En effet entre 2 appuis successifs sur les touches du clavier, il s écoule un temps non négligeable et d autre part l utilisation du terminal n est pas permanente. On peut estimer que l occupation de la ligne est en fait de 5 à 10 % de ce qu elle serait si le débit était en permanence de 9600 Bps. Il est donc envisageable de partager la ligne entre plusieurs terminaux de manière à réduire les coûts de location de ligne de manière considérable.

5 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 2 Débit binaire nul entre 2 caractères Bits d un caractère La ligne de transmission n est pas occupée à 100 %, mais plutôt à 5 ou 10 %. I-B-1- Principe de fonctionnement Figure 1 : Taux d'occupation d'une ligne de transmission. 4 LS et 8 Modems Figure 2 : Liaisons de plusieurs Terminaux d'un même site à même ordinateur. Voies basses vitesses. Voies basses vitesses. 1 seule ligne et 2 modems Multiplexeur Voie composite Multiplexeur Voie composite Figure 3 : Terminaux sur une liaison multiplexée. Un MULTIPLEXEUR assure le multiplexage temporel de plusieurs sources de données à faible vitesse pour obtenir un signal unique de données à grande vitesse. Ce dispositif permet avec un même Modem et une même ligne de transmettre, dans les deux sens, plusieurs signaux de données. On peut ainsi diminuer le coût des lignes et diminuer le nombre de Modems. I-B-2- Types I-B-2-a- Temporel (TDM = Time Division Multiplexed) Les données sur les entrées basses vitesses sont mélangées d'une façon temporelle et ressortent sur la sortie grande vitesse suivant un format donné appelé TRAME. Cette Trame comporte des FENETRES réservées à la transmission de chacune des voies. Le nombre de fenêtres est égal au nombre de voies (ou Canaux). Un en-tête est ajouté pour délimiter les Trames et permettre le Démultiplexage du côté réception. L'inconvénient du système est que, si un Canal n'est pas utilisé, le format de la trame étant fixe, une des fenêtres est vide et la ligne ne transmet aucune donnée. Suivant le type du multiplexeur les fenêtres sont composées d'un caractère de chaque voie basse vitesse (multiplexeur caractère) ou d'un bit de chacune des voies (multiplexeur bit). Trame Trame Canal 4 En-Tête Canal 1 Canal 2 Canal 3 Canal 4 En-Tête Canal 1 Canal 2 Canal 3 Canal 4 En-Tête Fenêtre Figure 4 : Format d'une trame de ligne multiplexée (TDM).

6 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 3 I-B-2-b- Statistiques (S.T.D.M = Statistical Time Division Mode) Le Multiplexeur ne crée des fenêtres que s'il y a des données à transporter sur un canal donné. La taille des fenêtres peut être adaptée en fonction de la quantité de données à transmettre sur ce canal. Pour pouvoir assurer la transmission de toutes les données, même au moment de pointe de trafic, le Multiplexeur statistique possède une mémoire tampon et il est capable d assurer sur chaque voie basse vitesse un contrôle de flux des données. Un protocole existe sur la voie composite pour vérifier que la transmission est effectuée sans erreur. Ce protocole ressemble à HDLC, mais est adapté pour la fonction multiplexage et il est différent d un multiplexeur à un autre puisque ceux-ci ne sont pas normalisés. Trame Flag En-Tête N de canal Nb d octets Octet 1 Octet 2 Octet 3 N de canal Nb d octets Octet 1 Octet 2 FCS Flag Fenêtre de taille variable pour un canal actif Fenêtre de taille variable pour un canal actif I-B-2-c- Voix - données Figure 5 : Trame issue d'un multiplexeur statistique. Le MULTIPLEXAGE Voix-Données consiste à utiliser une même ligne de transmission pour des applications informatiques et pour des conversations téléphoniques. Terminal Ordinateur Ordinateur Adaptateur de ligne LSN ou Transfix Adaptateur de ligne Multiplexeur Multiplexeur PABX PABX I-B-2-d- Concentrateurs Figure 6 : Multiplexage Voix/Données. Un Concentrateur est un organe programmable qui outre les fonctions de multiplexage, assure la gestion des terminaux, la détection des erreurs sur la ligne haute vitesse, la conversion de code, la conversion des données. La voix composite utilise un protocole normalisé pour la transmission des données par exemple X25. Sync X25 Sync X25 Sync X25 Concentrateur Concentrateur Sync X25 Sync X25 PAD Sync X25 Sync X25 PAD Sync X25 Asynchrone Asynchrone Figure 7 : Concentrateurs. ############################################

7 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 4 Chapitre 2 II- Réseau Public France-Télécom II-A- Topologie générale des réseaux de données II-A-1- Réseau Point à Point Station A Station B Figure 8 : Réseau point à Point. Un réseau Point à Point e comporte que 2 noeuds reliés entre eux par une liaison permanente ou non. C est le cas, par exemple d une liaison entre 2 micro-ordinateurs par le RTC. II-A-2- Réseau en étoile Site A Site B Site Principal Site C Figure 9 : Réseau en Etoile. Un site Principal est relié à plusieurs sites secondaires. Ce type de réseau nécessite autant de lignes qu il y a de sites et un nombre double de modems. II-A-3- Réseau Multipoint Site A Site B Diffuseurs Site Principal Site C Site D Figure 10 : Réseau Multipoint. Ce type de réseau utilisant une ligne unique pour desservir tous les sites est plus économique en ce qui concerne les lignes de transmission. Cependant une procédure de type Polling doit être mise en place sur le site principal pour que l accès à la ligne en émission ne soit autorisé que pour un noeud à la fois. Vos Notes :

8 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 5 II-A-4- Réseau Bouclé Site A Site B Diffuseurs Site Principal Site C Site D Figure 11 : Réseau bouclé. Un réseau Bouclé est un réseau Multipoint dont la ligne de transmission retourne au site principal. Sur ce site, 2 modems sont connectés sur la ligne. Le premier est en émission, le second en réception surveille que la ligne fonctionne correctement. En cas de coupure sur un point quelconque de la ligne, le second modem passe en émission ce qui permet aux noeuds des 2 sections de continuer à fonctionner. II-A-5- Réseau Maillé Un réseau maillé est un réseau constitué de noeuds reliés entre eux par plusieurs liaisons. L intérêt de ce type de réseau est sa grande fiabilité. En effet en cas de défaillance d une des liaisons les données peuvent être acheminées par une autre. Ce réseau présente cependant l inconvénient d avoir un coût élevé. Le réseau Transpac par exemple, est un réseau maillé. Noeud du réseau N N Liaison entre 2 noeuds N N Figure 12 : Exemple de réseau Maillé. II-B- Organisation d un réseau Téléphonique - Schéma général N P.C. S.R Zone de Transit national C.L C.A.A C.L C.T.I C.T.I Zone de Transit régional C.L C.L C.A.A C.T.I C.T.I C.A.A C.L C.A.A C.L C.L C.L C.L S.R P.C. S.R S.R P.C. P.C S.R = Sous-Répartiteur P.C = Point de concentration C.T.I N.T.I N.T.I = Noeud de Transit International C.T.I = Centre de Transit interurbain C.A.A = Centre Autonome d Acheminement C.L. = Centre Local PABX = Autocommutateur privé d entreprise C.A.A C.L PABX Figure 13 : Organisation du réseau téléphonique.

9 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 6 II-C- Principales fonctions d un réseau Les principales fonctions d un réseau sont : la Commutation qui permet d établir à travers les différentes artères du réseau un chemin reliant les points d extrémité. la Transmission permettant la communication d un point à un autre sur un support. la Distribution qui permet de relier le réseau aux abonnés. Cette partie du réseau France-Télécom est entièrement numérique. Abonné C C Commutation C Cette partie du réseau France- Télécom analogique (RTC) ou numérique (NUMERIS). Abonné Distribution Réseau C Transmission Figure 14 : Fonctions d'un réseau. Le réseau public de France-Télécom assure pour les liaisons téléphoniques (70 à 80 % du trafic) et pour les liaisons de données (20 à 30% du trafic) les fonctions définies ci-dessus de la manière suivante : pour la Distribution : les lignes d abonnés et les circuits locaux sont constitués par : des lignes analogiques pour les lignes téléphoniques et les transmissions de données à l aide de modems. des lignes numériques pour le RNIS ou pour les PABX. pour la Commutation : Les commutateurs sont organisés d une manière hiérarchique. Ils assurent l aiguillage des communications et la gestion grâce à un système de signalisation normalisé. Ils effectuent d autre part une fonction de multiplexage et de démultiplexage pour assurer une rentabilité maximale des artères de transmission. pour la Transmission : les artères de transmission acheminent les informations entre les commutateurs sous forme numérique. Ces artères sont constituées soit de fibres optiques qui remplacent peu à peu les câbles coaxiaux soit de faisceaux hertziens. II-D- Avantages et inconvénients de la numérisation du réseau Avantages Utilisation de composants électroniques plus simples, plus économiques et plus intégrés par rapport aux composants analogiques utilisés précédemment. Multiplexage temporel plus simple et plus fiable que le multiplexage fréquentiel utilisé sur les lignes analogiques à grandes distances. Meilleure adaptation aux différentes informations à véhiculer (Sons, images, données). Signalisation plus facile à véhiculer par incorporation dans les données. Régénération plus simple des signaux et sans apport de souffle ou de bruits supplémentaires. Inconvénients Bande passante des supports plus importante (d où l usage de la fibre optique). Vos Notes :

10 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 7 II-E- Organisation du réseau France-Télécom CTP CTI ZTP CTS CTS ZTS CAA CAA CAA CAA ZAA CL CL CL CL CL CL ZL II-E-1- Hiérarchie des commutateurs Figure 15 : Architecture du réseau France-Télécom. On distingue : - le commutateur local (C.L) sur lesquels sont raccordés les abonnés. - le commutateur à autonomie d acheminement (C.A.A). - le commutateur de transit secondaire (C.T.S). - le commutateur de transit principal (C.T.P). - le commutateur de transit international (C.T.I). II-E-2- Zones - zone locale correspondant au CL. - zone à autonomie d acheminement correspondant à un ou plusieurs C.A.A. - zone de transit secondaire correspondant à un CTS. - zone de transit principal correspondant à un CTP. On constate que la topologie du réseau est maillée et hiérarchisée dans la partie nationale. Elle est en étoile dans la partie locale. II-F- Trame MIC M.I.C = Modulation à Impulsion et Codage. La majorité du trafic sur le réseau France-Télécom est constitué de conversations téléphoniques. Les signaux analogiques issus des appareils téléphoniques doivent être numérisés pour leur transmission sur le réseau national qui est entièrement numérique. L ensemble des normes permettant la conversion analogique/numérique et inverse correspond au système MIC (norme G703). II-F-1- Transformation des signaux II-F-1-a- A l émission II-F-1-a-1- Filtrage Le spectre de fréquence du signal est borné par un filtre passe-bas. II-F-1-a-2- Echantillonnage Prélèvement d un échantillon du signal analogique à période régulière. La fréquence d'échantillonnage est de 8 Khz soit le double de la bande passante téléphonique (loi de Shannon). Atténuation Hz Signal t Echantillonneur Signal échantillonné t Figure 16 : Filtrage et Echantillonnage. 125 µs entre 2 échantillons

11 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 8 II-F-1-a-3- Quantification Chaque échantillon est mesuré à l aide d une échelle de valeurs comportant un certain nombre de pas. Les valeurs vraies sont arrondies aux valeurs possibles de l échelle. Le nombre de pas détermine par la suite le nombre de bits représentant l échantillon. Valeurs vraies des échantillons Comparateur +V6 +V5 +V4 +V3 +V2 +V1 -V1 -V2 -V3 -V4 -V5 -V6 Echantillons calibrés par rapport aux pas de l échelle. En réalité l écart entre 2 pas n est pas constant. Une compression est effectuée sur les signaux de forte amplitude. Figure 17 : Quantification. II-F-1-a-4- Compression L erreur de quantification est plus importante pour les signaux faibles. Afin que le rapport signal/bruit soit constant, les intervalles de quantification diminuent avec l amplitude du signal. On aboutit à une distribution logarithmique qui est différente suivant les pays : Loi A en Europe, loi µ pour les USA. II-F-1-a-5- Codage Chaque échantillon est codé sur 8 bits par un convertisseur analogique/digital (CAD). Le nombre de pas de l échelle est donc de 256. La fréquence d'échantillonnage étant de 8 Khz et le nombre de bits par échantillon étant de 8, le débit binaire correspondant à une voie analogique est de 64 Kbps. Code Echantillon Codage II-F-1-b- A la Réception Figure 18 : Codage des échantillons. II-F-1-b-1- Décodage Cette opération est effectuée par un convertisseur digital/analogique (CDA). II-F-1-b-2- Extension C est l opération inverse de la compression. II-F-1-b-3- Filtrage et Correction Le signal résultant est filtré pour éliminer les composantes résiduelles éventuelles. II-F-2- Multiplexage numérique Par souci d économie, une communication téléphonique numérisée n est pas envoyée directement sur la ligne. Plusieurs voies sont multiplexées. C est le multiplexage temporel. Voie 1 Codage Voie 2 Voie 3 Multiplexeur n Voies multiplexées Voie n Codage Figure 19 : Multiplexage.

12 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 9 II-F-3- Constitution d une trame MIC La liaison entre un PABX et le réseau de France-Télécom s effectue sur une ligne 4 fils en numérique. Les bits qui circulent représentent 30 voies téléphoniques multiplexées et 2 voies de service. L ensemble des bits correspondant à un échantillon de chacune des voies forme une trame MIC. La période d échantillonnage étant de 125 µs, la durée de la trame correspond à cette valeur. Nombre de bits par trame = 32 x 8 =256 bits Nombre de trames par secondes : 1/ (125 x 10-6 ) =8000 Débit binaire de la liaison MIC = 8000 * 256 = Mbps Chaque canal (voie) occupe un intervalle de temps (I.T.). L IT 0 sert à la synchronisation ou aux alarmes. L I.T 16 est utilisé pour la signalisation (numérotation, taxation,...) des voies téléphoniques par rotation prédéfinie. Des I.T peuvent être spécialisés en voies entrantes ou sortantes pour la téléphonie ou liés à des applications de transmission de données. Un codage H.D.B.3 est effectué sur les bits de la liaison MIC. Une trame MIC de 256 bits. Durée 125 µs. I.T. 0 I.T. 1 voie 1 I.T. 2 voie 2 I.T. 15 Voie 15 I.T. 16 I.T. 17 voie 16 I.T. 31 voie Canal pour alarme et syncho bits par échantillon Canal de signalisation Canaux de 1 à 15 Canaux de 16 à 30 II-F-4- Hiérarchie synchrone Figure 20 : Format d'une trame MIC. Grâce aux supports performants (fibres optiques) et pour diminuer les coûts de transmission, le multiplexage obtenu sur une liaison MIC peut être poursuivi sur des liaisons à hauts débits constituant une hiérarchie synchrone normalisée au niveau européen. Appellation Caractéristiques Débit en Mbps TN1 Multiplexage de 30 voies et 2 voies de signalisation TN2 Multiplexage secondaire 120 voies utiles TN3 Multiplexage d ordre 3 avec 480 voies utiles TN4 Multiplexage d ordre 4 avec 1920 voies utiles voies Convertisseurs Analogiques/ Digitaux Multiplexage Primaire 2 Mbps 30 voies 4 entrées à 2 Mbps Multiplexage d ordre 2 8 Mbps Entrées de données à basses moyennes ou hautes vitesses. Multiplexage de données 2 Mbps 4 entrées à 8 Mbps 120 voies Multiplexage d ordre 3 32 Mbps 480 voies 1920 voies 4 entrées à 32 Mbps Multiplexage d ordre Mbps Figure 21 : Multiplexage TN1 à TN4.

13 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 10 II-G- Evolution des réseaux publics Pour répondre à la croissance des besoins en débit et aux nouvelles exigences d exploitation des clients, une nouvelle hiérarchie synchrone S.D.H (Synchronous Data Hierarchy) va se mettre en place progressivement avec des débits compris entre 155 Mbps et 2,5 Gbps. Cette hiérarchie découle de SONET (Synchronous Optical Network) en provenance des USA. II-H- Services offerts II-H-1- Panorama des différents services Telex Bas débits Moyens débits Hauts débits Réseaux commutés Téléphone et Fax Groupe III NUMERIS TRANSDYN VSAT Réseaux à commutation de paquets TRANSPAC CVC et CVP Lignes spécialisées TELEPHONE TRANSFIX Figure 22 : Services offerts par France-Télécom. II-H-2- Services de transmission de données II-H-2-a- Télex Le réseau TELEX pour des liaisons à faible vitesse en mode asynchrone jusqu à 50 Bps, dont l intérêt demeure, car il permet l accès au monde entier d une part et d autre part, chaque message étant daté et portant le nom de l émetteur et du destinataire, il peut servir de preuve devant les tribunaux commerciaux. Néanmoins, le service «Notarial» de France-Télécom permet de certifier des documents grâce à EDI (Edition de Documents Informatiques). Le réseau TELEX fonctionne selon la technique télégraphique double courant ± 20 ma. II-H-2-b- RTC Le Réseau Téléphonique Commuté en 2 fils est utilisé pour transmettre des données informatiques grâce à des modems à des débits faibles ou moyens. Il permet des liaisons internationales. La vitesse maximum en Full-duplex qui dépend du type de modem utilisé et de la qualité des lignes empruntées, peut atteindre Bps en V34 sans compression. II-H-2-c- LS analogiques Les Liaisons Spécialisées Analogiques ou Lignes Louées téléphoniques (LL) en 2 ou 4 fils permettent des liaisons permanentes avec des débits maximum de Bps. La transmission peut se faire en mode synchrone ou asynchrone. Ces lignes offrent la possibilité de liaisons multipoints. II-H-2-d- Transpac K 64 K 128 K 256 K 512K 1M 2M 34 M bps Il existe un réseau à commutation de paquets appelé TRANSPAC. Ce réseau public a une structure maillée. Chaque noeud du réseau est relié à au moins 2 autres noeuds par une double liaison. L accès à ce réseau peut se faire par des moyens divers dont le RTC et les lignes spécialisées. Par l intermédiaire de ce réseau conforme à une norme internationale X25, il est possible d accéder à des réseaux étrangers du même type grâce au Noeud de Transit International. - Voir chapitre TRANSPAC -.

14 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 11 II-H-2-e- Transfix Grâce à la numérisation totale du réseau national France-Télécom, il est possible d avoir des liaisons en transmission numérique de bout en bout en mode synchrone à des débits élevés. Ces nouveaux services assurent une grande fiabilité de transmission. TRANSFIX est un service de liaisons numériques spécialisées fonctionnant en mode synchrone. Il existe 3 types de débits : Bas débits de 2,4 à 19,2 Kbps. Moyens débits de 19.2 Kbps à 256 Mbps. Hauts débits au-dessus de 256 Kbps. Les adaptateurs sont fournis et maintenus par France-Télécom et possèdent des interfaces V24/V28/V11 ou V35 ou X21 loué. II-H-2-f- Transdyn - VSAT 1 Ces services mettent en oeuvre des liaisons par satellites, en mode point à point bilatéral ou en mode point vers multipoint (Diffusion). Les canaux utilisés sont ceux des satellites TELECOM 2A et 2C dans la bande de fréquences 12/14 GHz. Les modes de transmission utilisés sont : A.M.R.T = Accès Multiple à Répartition dans le Temps. LAPS = Logique d Accès partagé au Satellite - Emission de la terre vers le satellite par paquets. - Réémission du satellite vers la terre par diffusion, chaque station faisant le tri des informations qui lui sont destinées. Les débits : Bas, moyens et hauts. L établissement des liaisons Appel par appel avec réservation 4 heures auparavant. Réservation fixe (vacations). II-H-2-g- Le RNIS Le Réseau Numérique à Intégration de Services (NUMERIS) est un réseau commuté utilisant des liaisons numériques de bout en bout. Il permet le transfert de la voix, des données et des images. Sa mise en place progressive depuis 1989 engendre la disparition à terme du RTC. - Voir plus loin RNIS -. II-H-3- Evolution des interfaces ETTD- ETCD II-H-3-a- Réseaux analogiques Electrique Connectique Logique ou Débit Utilisation Fonctionnel V28 RS 232 C ISO 2110 canon 25 broches V24 20 Kbps RTC LS bas débit canon 9 broches RS 449 ISO 4902 V24 améliorée 48 Kbps Utilisé aux USA canon 37 broches V35 ISO 2593 Amphénol 34 broches II-H-3-b- Réseaux numériques V24 modifiée 64 Kbps LS à moyen débit et TRANSPAC Electrique Connectique Logique ou Fonctionnel Débit X26 ISO 4093 X Kbps V10 RS423 X27 ISO 4903 X24 V11 Canon 15 broches RS Kbps pour 1000 m jusqu à 10 Mbps pour 10m. Figure 23 : Interfaces pour réseaux Analogiques et Numériques. Utilisation TRANSPAC TRANSFIX 1 Very Small Aperture Telecommunication

15 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 12 II-H-3-c- Spécifications RS232, RS 423 et RS422 RS 232 (V24/V28) RS 423 (V10/X26) RS 422 (V11/X27) Tensions Par rapport à une Par rapport à une Différentielle masse unique masse unique Long max. du câble en Pieds Vitesse max. en Bps 20 K 300 K 10 M Tension max. en sortie non +/- 25 Volt +/- 6 Volt 6 Volt entre fils chargée Tension de sortie chargée +/- 5 à +/- 15 Volt 2 Volt entre fils Impédance d entrée 3 à 7 KΩ > 4 KΩ > 4 KΩ Tension mini. en entrée +/- 3 Volt +/- 2 Volt +/- 2 Volt Tension max. en entrée +/- 30 Volt +/- 12 Volt +/- 12 Volt II-H-3-d- Exemple V35 Figure 24 : Spécifications des interfaces DTE-DCE. Broche Nom SENS Spécif. Fonction DTE DCE A FG Protective Ground B SG Signal Ground C RTS RS 232 Request To Send D CTS RS 232 Clear To Send E DSR RS 232 Data Set Ready F RLSD RS 232 Received Line Signal H DTR RS 232 Data Terminal Ready J RI RS 232 Ring Indicator K LT RS 232 Local Test R T RD V 35 Received Data (Signal A) Received Data (Signal B) V X PSCR V 35 Clock Receive (Signal A) Clock Receive (Signal B) P S SD V 35 Send Data (Signal A) Send Data (Signal B) U W SCTE V 35 Clock Xmit Ext (Signal A) Clock Xmit Ext (Signal B) Y a SCT V 35 Clock Transmit (Signal A) Clock Transmit (Signal B) h, i, j, k, m,n L, M, N, Z, b, c, d, f g Inutilisés Inutilisés Les minuscules sont parfois remplacées par des majuscules doubles : Ex : a= AA m= MM V 35 C H M S W AA EE KK A E K P U Y CC HH D J N T X BB FF LL MM B F L R V Z DD JJ NN Figure 25 : Jonction V35. Vos notes :

16 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 13 III- Protocoles et Procédures III-A- Généralités Chapitre 3 PROCEDURE : (angl :Procedure) Ensemble de procédés à mettre en oeuvre pour résoudre un problème donné ou réaliser une application particulière (Larousse). En Téléinformatique, une procédure est un ensemble de règles permettant de résoudre un problème lié au fonctionnement correct d'une liaison entre stations. PROTOCOLE : (angl :Protocol) Ensemble de règles qui permettent à un utilisateur de se connecter sur un réseau ou à diverses parties de ce réseau de communiquer entre elles (Larousse). Ce terme est souvent synonyme de Procédure, mais il vaut mieux l'utiliser pour les cas représentant un certain niveau de complexité. On dira "procédure HDLC" et "protocole X25" (lequel regroupe différentes procédures). III-A-1- Types de procédures - Procédures asynchrones pour la transmission de fichiers : XModem, YModem, Kermit - Procédures synchrones de transmission : Orientées caractères : COP BSC (Binary Synchronous Communications ) d'ibm VIP 7700de CII-Bull Orientées bits : BOP SDLC (Synchronous Data Link Control) HDLC (High Level Data Link Control) Les procédures synchrones orientées caractères sont conçues pour transmettre du texte principalement et le format des caractères est fixe. Ces procédures étaient des procédures «propriétaires» et sont de moins en moins utilisées au profit des procédures normalisées qui sont orientées bits. Dans les procédures orientées bits, la procédure est basée sur l'élément binaire et gère un flot de bits sans s'occuper de leur signification. III-A-2- Caractéristiques d une procédure Une procédure se caractérise par : Le type du réseau utilisé (point à point ou multipoint) Le code utilisé (ASCII, EBCDIC...) Si la procédure est orientée caractères, les caractères de contrôle reconnus (STX, ACK, SYN...) Le sens de transmission (Half-duplex ou Full-duplex) Les vitesses de transmission en bits par seconde (Bps) Le mode de transmission synchrone ou asynchrone Les modes d'exploitation (Mode de base ou transparent) pour les procédures orientées caractères Les contrôles d'erreur, les reprises et Time Out Le format des messages en blocs (COP) ou en trame (BOP). III-A-3- Etats permanents des stations sur le réseau III-A-3-a- Station Primaire ou station de Commande C est la station du réseau qui a la possibilité d inviter l une des autres stations du réseau à émettre ou à recevoir des informations. La fonction Primaire de la station gère un réseau multipoint par exemple en utilisant une procédure de type Polling-Selecting. Elle envoie des commandes. III-A-3-b- Station Secondaire ou Tributaire C est l une des autres stations du réseau qui comporte une station Primaire. La station Secondaire envoie des réponses à la station Primaire. PRIMAIRE (Commande) Commandes Réponses SECONDAIRE (Tributaire) SECONDAIRE (Tributaire) SECONDAIRE (Tributaire) Figure 26 : Etats permanents des stations.

17 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 14 III-A-4- Etats temporaires des stations du réseau Au cours des différentes phases de la transmission, une station dans un réseau Multipoint, peut prendre un des deux états TEMPORAIRES suivants : - Station Maîtresse : C'est la station qui à un instant déterminé, émet des informations. - Station Esclave (angl : Slave Station) : Toute station qui à un instant déterminé est en position réception est une station Esclave. - Station Neutre : Si à un instant déterminé, une station n'émet ni ne reçoit, elle est considérée comme une station Neutre. PRIMAIRE Esclave Emission SECONDAIRE Maîtresse SECONDAIRE Neutre SECONDAIRE Neutre Figure 27 : Etats temporaires des stations. III-A-5- Modes de fonctionnement des stations Dans une station, la Source est la fonction qui assure l envoi des informations. Dans une station, le Puits est la fonction qui assure la réception des informations. Dans une station, la fonction Primaire envoie des Commandes. Dans une station, la fonction Secondaire reçoit les commandes et envoie des réponses. III-A-5-a- Mode de fonctionnement NRM (Normal Response Mode) Dans ce mode de fonctionnement, une seule des stations possède, pour chaque sens de transmission, la fonction Primaire. L autre station possède les fonctions Secondaires. Cette station est dépendante de la station Primaire. Elle ne peut pas prendre l initiative d envoyer des données. C'est toujours la station primaire qui gère le réseau. Les commandes et les accusés de réceptions alternent sur la liaison avec les données. Station A SOURCE PRIMAIRE PRIMAIRE PUITS Emetteur Invitation à émettre / Accusé de réception Accusé de réception Récepteur Données Données Récepteur Emetteur Station B PUITS SECONDAIRE SECONDAIRE SOURCE Figure 28 : Mode de fonctionnement NRM. III-A-5-b- Mode de fonctionnement ARM (Asynchronous Response Mode) Dans ce mode de fonctionnement en point à point, les 2 stations possèdent la fonction Primaire et la fonction Secondaire. Sur la liaison entre les 2 stations, les accusés de réceptions alternent avec les données. Station A Station B SOURCE Emetteur Données Récepteur PUITS PRIMAIRE Accusé de réception SECONDAIRE SECONDAIRE Accusé de réception PRIMAIRE PUITS Récepteur Données Emetteur SOURCE Figure 29 : Mode de fonctionnement ARM.

18 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 15 III-A-5-c- Mode de fonctionnement ABM (Asynchronous Balanced Mode) Dans ce mode de fonctionnement en point à point, les 2 stations possèdent la fonction Primaire et la fonction Secondaire. Sur la liaison entre les 2 stations, les accusés de réceptions sont joints aux données. Station A Emetteur Récepteur PRIMAIRE Données PUITS SOURCE Accusés joints aux Données Station B SECONDAIRE SOURCE PUITS SECONDAIRE Récepteur Données Emetteur PRIMAIRE Figure 30 : Fonctionnement en mode ABM. Vos notes :

19 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 16 III-A-6- Codes utilisés - Le code ISO USASCII ou CCITT N 5 à 7 bits CODE ASCII = American Standard Code for Information Interchange CODE ASCII VERSION FRANCAISE b7 b6 b5 b4 b3 b2 b1 colonne ligne NUL DLE SP 0 à P ` p SOH DC1! 1 A Q a q STX DC2 " 2 B R b r ETX DC3 3 C S c s EOT DC4 $ 4 D T d t ENQ NAK % 5 E U e u ACK SYN & 6 F V f v BEL ETB ' 7 G W g w BS CAN ( 8 H X h x A B C D HT EM ) 9 I Y i y LF SUB * : J Z j z VT ESC + ; K k é FF FS, < L ç l ù CR GS - = M m è E SO RS. > N ^ n _ F SI US /? O - o DEL ACK Acknowledge (Accusé de réception) NL New Line (Retour à la ligne) BEL Bell (Sonnerie) NUL Null (Nul) BS Back Space (Retour arrière) RS Record Separator (Séparateur d'article) CAN Cancel (Annulation) SI Shift-In (En code) CR Carrier Return (Retour Chariot) SO Shift-Out (Hors code) DC Device Control (Commande appareil auxiliaire) SOH Start Of Heading (Début d'en-tête) DEL Delete (Oblitération) SP Space (Espace) DLE Data Link Escape (Echappement transmission) STX Start of Text (Début de texte) EM End of Media (Fin de support) SUB Substitution (Substitution) ENQ Enquiry( Demande) SYN Synchronous Idle (Synchronisation) EOT End Of Transmission (Fin de communication) TC Transmission Control (Commande de ESC Escape (Echappement) transmission) ETB End of Transmission Block( Fin de bloc) US Unit Separator (Séparateur de sous-article) ETX End of Text (Fin de texte) VT Vertical tabulation (Tabulation verticale) FE Format Effector (Commande de mise en page) FF Form Feed (Présentation de formule) FS File Separator (Séparateur de fichier) GS Group Separator (Séparateur de groupe) HT Horizontal Tabulation (Tabulation horizontale) IS Information Separator (Séparateur d'information) LF Line Feed (Interligne) NAK Negative Acknowledge (Accusé de réception négatif) Figure 31 : Code ASCII version Française.

20 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 17 - Le code EBCDIC (IBM) à 8 bits Extended Binary Coded Decimal Interchange Code CODE EBCDIC EQUIVALENT DES BITS DE FORTS POIDS EQUIVALENT BINAIRE DES BITS DE FOR TS POIDS A B C D E F O NUL DLE DS Blanc & SOH DC1 SOS / a j A J 1 2 STX DC2 FS SYN b k s B K S 2 3 ETX DC3 c l t C L T 3 EQUIVALENT BI NAIRE DES BIT S DE FAIBLES POIDS A B C D PF HT LC DEL SMM VT FF CR RES NL BS IDL CAN EM CC IFS IGS BYP LF EOB PRE SM ENQ PN RS UC EOT DC4 NAK d m u e n v f o w g p x h q y i r z! :. $, # < * ( ) _ ' D M U 4 E N V 5 F O W 6 G P X 7 H Q Y 8 I R Z 9 E SO IRS ACK + ; > = F SI IUS SUB? " NUL Nul PRE Préfixe SO Hors code PF Perfo HF SM Posit. mode SI En Code HT Tabulation horizontale PN Perfo EF SMM Début message manuel LC Minuscule RS Arrêt lecteur DLE Echappement transmission DEL Oblitération UC Majuscule DC1 Commande d appareil auxiliaire 1 RES Restauration EOT Fin de communication DC2 Commande d appareil auxiliaire 2 NL Retour à la ligne SP Espace DC3 Commande d appareil auxiliaire 3 BS Retour arrière SOH Début d en-tête DC4 Commande d appareil auxiliaire 4 IL Caractère neutre STX Début de texte NAK Accusé de réception négatif CC Contrôle curseur ETX Fin de texte SYN Synchronisation DS Sélection chiffre ENQ Demande CAN Annulation SOS Début de signification ACK Accusé de réception EM Fin de support FS Séparateur de fichier Bel Sonnerie SUB Substitution BYP Dérivation VT Tabulation verticale IGS Séparateur de groupe LF Interligne FF Présentation de formule EM Fin de support EOB Fin de bloc CR Retour chariot IUS Séparateur de sous-article c Cent NON IFS Séparateur de fichier Figure 32 : Code EBCDIC.

21 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 18 - Code IBM PC sur 8 bits. Figure 33 : Code IBM PC.

22 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 19 III-A-7- Les sens de transmission La procédure indique si la transmission se fait en Half-duplex ou en Full-duplex. Dans les procédures récentes, on travaille en Full-Duplex. III-A-8- Les vitesses de transmission Une procédure donnée admet, en général, une gamme de vitesses de transmission. Les vitesses normalisées sont les suivantes : 5Ø, 75, 11Ø, 134.5, 2ØØ, 3ØØ, 6ØØ, 12ØØ Bps pour les procédures asynchrones 12ØØ, 18ØØ, 24ØØ, 32ØØ, 36ØØ, 48ØØ, 72ØØ, 96ØØ, 14400, 19.2ØØ, 48.ØØØ et 72.ØØØ Bps pour les procédures synchrones. III-A-9- Modes de transmission En général, Asynchrone pour les liaisons entre micro-ordinateurs et synchrone pour les liaisons entre plus gros systèmes ou entre certains types de terminaux (IBM ) et un ordinateur. III-A-10- Contrôles d erreurs Plusieurs sortes d'erreurs peuvent être contrôlées par une procédure : Déformation ou perte de caractères Perte de synchronisation (en mode synchrone) Non réponse Erreur de sélection (erreur d'adressage de station) Modes de dialogue des stations. III-A-10-a- Déformation ou pertes de caractères Ce type de défaut peut être vérifié par 2 types de contrôles : III-A-10-a-1- Contrôle au niveau du caractère : Ce contrôle peut être fait par un bit de PARITE. La parité est PAIRE (EVEN) en mode Asynchrone et IMPAIRE (ODD) en mode Synchrone lorsqu'elle est utilisée. Il est appelé aussi VRC (Vertical Redundancy Check) et n'est utilisé qu'avec les codes à 6 et 7 bits. C'est en principe le contrôleur qui ajoute ce bit de parité à l'émission et qui le recalcule et le compare à celui reçu à la réception. Si une erreur est décelée, il y a retransmission du message ou REPRISE. Mode Asynchrone VRC PAIRE (Even) Bit de Parité E R T N A Bits de code ASCII du caractère Mode Synchrone VRC IMPAIRE (Odd) Bit de Parité E R T N A Bits de code ASCII du caractère Figure 34 : VRC. III-A-10-a-2- Contrôle au niveau des blocs Le contrôle LRC (Longitudinal Redundancy Check). Le contrôleur effectue une addition bit à bit sur tous les caractères du bloc. Le résultat de l addition est appelé BCC (Block Control Character), et est ajouté en fin de bloc. L'opération est recommencée à la réception et le résultat est comparé au BCC transmis. En cas d'erreur, la retransmission du bloc est demandée. Le contrôle LRC est parfois cumulé avec le contrôle VRC.

23 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 20 Registre de Calcul Bit de Parité Octet N 1 Registre de Calcul Octet N 2 Registre de Calcul Octet N 3 Registre de Calcul Octet N 4 Registre de Calcul Octet N 5 Résultat = BCC Block Control Character Bit de Parité du BCC 0 Ø Ø + Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø 1 = 1 Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø 1 Ø = 1 Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø 1 = Ø Ø Ø Ø Ø 1 Ø Ø Ø Ø Ø 1 Ø = 1 Ø Ø Ø Ø Ø Ø + 1 Ø Ø Ø Ø Ø 1 1 = Ø 1 Ø Ø Ø Ø BCC, Résultat du LRC sur les 7 Bits de poids faible Figure 35 : LRC. Le contrôle CRC (Cyclic Redundancy Check) ou contrôle polynomial. Il est utilisable avec tous les codes. L'ensemble des bits du bloc est divisé par un polynôme donné. Le reste de la division en fin de bloc (ou de trame) représente le BCC (ou FCS Frame Control Sequence) et comporte en général 16 bits. Les contrôles polynomiaux les plus utilisés sont les CRC16 CCITT (X 16 +X 12 + X 5 +1) ou CRC16 IBM. Ensemble des bits de la trame ou du bloc Polynôme Diviseur 5 2 X + X CRC Résultat RESTE = BCC ou FCS Figure 36 : CRC. OPERATION RESULTAT TAILLE Caractère VRC Bit de Parité 1 Bit Bloc LRC BCC 1 Octet C.O.P Bloc CRC BCC 2 Octets B.O.P Trame CRC FCS 2 à 4 Octets * *suivant Polynôme diviseur Figure 37 : Tableau résumant les différents types de contrôles, leur résultat et la taille du résultat. III-A-10-b- Pertes de synchronisation Dans le cas de transmission synchrone, on insert des caractères SYN à intervalle régulier. Si ces caractères ne sont pas reçus dans le laps de temps voulu, le contrôleur en réception envoie un accusé de réception négatif. A l'émission et à la réception les contrôleurs sont équipés de TIMERs chargés de gérer ce problème.

24 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 21 III-A-10-c- Non réponse Tout message transmis doit provoquer une réponse de la part de la station réceptrice. L'émetteur déclenche un Timer en fin de message, qui contrôle un délai de 3 à 10 secondes (Time Out) au-delà duquel, en cas de non réponse, le message peut être répété plusieurs fois si nécessaire, puis si la non-réponse persiste, déconnecte les stations. III-A-10-d- L'erreur de sélection Cette erreur peut se produire dans les réseaux multipoints où chaque station possède une adresse. Si la station primaire envoie un message avec l'adresse d'une station et que ce message est reçu par une autre station, c'est qu'une erreur s'est produite sur l'adresse transmise. La station tributaire qui renvoie la réponse, l'accompagne de sa propre adresse. Si celle-ci n'est pas celle que la station primaire a envoyée, elle détecte l'erreur et relance le message. III-A-10-e- Le format des messages En mode asynchrone, les caractères sont envoyés isolement, encadrés de Start bit et de Stop bit(s) d'une façon continue ou discontinue. En mode synchrone, les caractères sont envoyés regroupés en BLOCs dans les procédures orientées caractères et en TRAMEs dans les procédures orientées bits. Un exemple de chaque est donné dans les annexes (procédures BSC et HDLC). EXEMPLE DE BLOCS EN PROCEDURE BSC (COP) CARACTERES DU SYN SYN SOH EN-TETE STX TEXTE A TRANSMETTRE ETX BCC BCC PAD SYN =Carac. de Synchronisation SOH = Début d'en-tête STX = Début de texte ETX = Fin de texte BCC = Contrôle PAD =Caractère de remplissage entre blocs EXEMPLE DE TRAME EN PROCEDURE HDLC (BOP) F ADRESSE COMMANDE INFORMATION 8 bits 8 bits x bits FCS 16 bits F F = Fanion FCS = Contrôle Figure 38 : Format des messages. III-A-11- Les modes de dialogue Contention: Ce mode de dialogue est utilisé dans les réseaux point à point principalement. Une procédure est dite par CONTENTION lorsque n'importe laquelle des stations peut prendre l'initiative d'émettre. Dans ce cas, il peut se produire un Conflit ou Collision si deux stations émettent en même temps. Polling-Selecting : Dans ce cas, une des stations pilote le réseau, c'est la station Primaire, les autres stations sont les stations Secondaires. Lorsque la station Primaire veut envoyer un message à une station Secondaire, elle se met en mode Selecting (invitation à recevoir). Elle accompagne son message de l'adresse de la station Tributaire. Lorsque la station Primaire veut recevoir des messages, elle passe en mode Polling (invitation à émettre) et scrute chacune des stations Tributaires pour leur demander si elles ont un message à transmettre.

25 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 22 III-A-12- Les phases d'une procédure On distingue 5 phases dans une procédure de commande : Phase d établissement de la liaison (Appel) Si la liaison de données est établie par un réseau commuté, il faut établir la liaison par un appel. Il existe des procédures d'appel pour les réseaux à commutation de circuits (V25) et pour les réseaux synchrones de données (X21). Phase d'initialisation de la liaison Dans le cas des réseaux multipoints, il est nécessaire que la station Primaire contacte la ou les stations secondaires. Les commandes du type invitation à émettre (Polling) ou à recevoir (Selecting) font partie de la phase d'initialisation. Phase de transfert de l'information C'est la phase essentielle de toute procédure, puisque son but est avant tout de transmettre des données. Phase de terminaison Cette phase suit la fin du transfert des données d'une station à une autre, mais ne déconnecte pas la ligne. Phase de libération Lorsque la liaison est établie sur un réseau ouvert, elle doit être libérée quand la communication est terminée. Les procédures V25 et X21 peuvent accomplir cette tâche. Vos notes :

26 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 23 III-B- HDLC H.D.L.C = High Level Data Link Control III-B-1- Généralités La procédure H.D.L.C est une procédure normalisée par l'i.s.o qui est utilisée en mode synchrone sur des réseaux Point à Point, Multipoint ou Bouclé. Elle est prévue pour des transmissions en Half-duplex et surtout en Full-Duplex. L'emploi de cette procédure se généralise, car elle correspond exactement à celle utilisée pour se connecter aux réseaux publics de données par Paquets (Transpac). Dans cette procédure, orientée Bits, les éléments binaires sont inclus dans des Trames qui ont le format général suivant : Fanion Adresse Commande INFORMATIONS FCS Fanion bits 8 bits x bits 16 bits Figure 39 : Format d'une trame HDLC. Chaque trame est délimitée par 2 Fanions ou Flags. Un FANION est une combinaison binaire sur 8 bits, immuable, ( ). Cette séquence est utilisée par les stations pour la synchronisation des débuts et fins de trames. LE CHAMP DES ADRESSES - permet d'identifier la ou les stations secondaires qui sont impliquées par l'échange de la trame considérée. LE CHAMP DES COMMANDES - contient les commandes ou les réponses, ainsi que les numéros des trames. Le champ des commandes est utilisé par la station Primaire pour indiquer à la station Secondaire quelle opération doit être réalisée. Il est utilisé par la station Secondaire pour répondre à la station Primaire. LE CHAMP DES INFORMATIONS - Ce champ n'est pas utilisé par certaines trames qui ne véhiculent que des commandes. Lorsqu'il est utilisé, il contient une suite d'éléments binaires représentant les données à transmettre LE CHAMP FCS (Frame Check Sequence). Il contient 16 bits qui représentent le résultat de la division des bits de la trame par une valeur déterminée (CRC 16).Ce reste est à nouveau calculé à la réception de la trame et permet d'effectuer un contrôle sur la validité de la transmission. A l'intérieur d'une trame, pour éviter de rencontrer une suite de bits équivalente à un Fanion, on ajoute systématiquement un "Ø" lorsqu'il y a cinq "1" consécutifs. (Dispositif d'insertion de Ø"). Entre chaque trame, en Full Duplex, l'émetteur s'il n'a rien à transmettre envoie des Fanions. III-B-2- Les différents types de trames Il existe 3 types de trames : - les trames d Informations ( I ) - les trames de Supervision ( S ) - les trames en format non séquentiel ou non numérotées ( U ) III-B-2-a- Les trames d'informations ( I ) C'est dans ces trames que l'on trouve les informations à transmettre entre stations. Le champ des Commandes est le suivant : Trame d Informations F A C INFORMATIONS FCS F Codage du type de trame N(R) P/F N(S) 0 Figure 40 : Champ de commande d'une trame HDLC d'information. Le bit 1 est à "0" pour indiquer qu'il s'agit d'une trame d'information. Les bits 2, 3 et 4 indiquent la valeur, modulo 8, donnée par le compteur de trames à l'émission.

27 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 24 Le bit 5 s'appelle "P" (Poll Bit) et il est à "1" dans le cas où la trame est émise par la station Primaire et que celle-ci demande une réponse immédiate de la part de la station Secondaire. Il s'appelle "F" (Final Bit) si la trame est émise par une station Secondaire et il est à "1" s'il s'agit d'une réponse à une trame contenant un bit "P" à "1". Les bits 6, 7 et 8 indiquent le numéro (modulo 8) de la trame attendue en réception. III-B-2-b- Les trames de supervision ( s ) Ces trames ont pour rôle de véhiculer des commandes ou des réponses à ces commandes uniquement. Elles ne comportent donc pas de champ d'informations. F A C FCS F Les trames de Supervision n ont pas de champ d informations N(R) P/F N(S) 0 1 Codage du type de trame Figure 41: Champ de Commande d'une trame HDLC de Supervision. Les bits 3 et 4 (S S) contiennent le code de la commande ou de la réponse. Les bits 6, 7 et 8 N(R) contiennent le numéro de la trame attendue en réception. III-B-2-b-1- Liste des commandes et des réponses Commande et Réponse -RR- (Receive Ready) Bits SS = 00 La fonction de supervision RR est utilisée par une station Primaire ou Secondaire pour : - indiquer qu'elle est prête à recevoir des informations. - ou accuser réception des trames reçues, numérotées jusqu'à N(R)-1. Commande et Réponse -REJ- (Reject) Bits SS = 01 La fonction de supervision REJ est utilisée par une station Primaire ou Secondaire pour demander la transmission ou la retransmission à partir de la trame numérotée N(R). Les trames antérieures sont considérées comme acquittées. Commande et Réponse -RNR- (Receive Not Ready) Bits SS = 10 La fonction de supervision RNR est utilisée par une station Primaire ou Secondaire pour indiquer qu'elle n'est pas prête temporairement. La bonne réception des trames jusqu'à N(R)-1 est en même temps confirmée. Commande et Réponse -SREJ- (Selective Reject) Bits SS = 11 La fonction de supervision SREJ est utilisée par une station Primaire ou Secondaire pour demander la transmission ou la retransmission d'une trame précise numérotée N(R). Elle confirme en même temps la bonne réception des trames jusqu'à N(R)-1. III-B-2-c- Les trames non numérotées (Mode Non Sequentiel) (U) Ces trames ont la particularité de ne pas être numérotées. Elles véhiculent des Commandes et des Réponses qui concernent les modes de fonctionnement de la transmission, ainsi que les trames pour l initialisation et la libération de la liaison. F A C Champ facultatif (info de service) FCS F Signification du code P Commande SABM - Mode Balancé P Commande SARM - Mode de réponse autonome P Commande SNRM - Mode de réponse normal P Commande DISC - Libération F Réponse UA- Acceptation non numérotée F Réponse CMDR - Commande rejetée Figure 42 : Codes du champ de commande des trames non numérotées. La commande SABM est la commande actuellement utilisée pour initialiser la liaison sur un réseau où les stations travaillent en mode équilibré. La commande Disc (Disconnect) est utilisée pour la phase de libération. Avant de se déconnecter la station Secondaire doit renvoyer une trame UA.

28 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 25 La réponse UA (Unnumbered Acknowledgement = Acceptation non numérotée) est utilisée par la station Secondaire pour indiquer à la station Primaire qu'elle a reçue et acceptée une des commandes non numérotées ci-dessus. La réponse CMDR (Commande Reject = Commande rejetée) est utilisée par une station Secondaire pour indiquer qu'elle rejette une commande ci-dessus qu'elle a correctement reçue. Cette réponse comporte un champ d'informations pour indiquer la raison du refus Champ de commande rejetée 0 N(S) 0 N(R) W X Y Z N(S) est la valeur du compteur N(S) de la station secondaire. N(R) est la valeur du compteur N(R) de la station secondaire. W=1 indique que le champ des commandes représenté par les bits 1 à 8 n'est pas valable ou non utilisé. X=1 indique que le champ de la commande reçue n'est pas valable, car il est suivi d'un champ d'informations, ce qui n'est pas permis dans une trame de ce type. Y=1 indique que le champ d'information reçu déborde la capacité de mémoire de la station secondaire. Z=1 indique que le champ de commande reçu et représenté par les bits 1 à 8 contient une valeur de N(R) incorrecte. III-B-3- Exemples de fonctionnement Les notations utilisées sont les suivantes : Pour les trames d'informations : In, m P/F I n m P F indique que la trame est une trame d'information. représente le numéro de la trame émise. représente le numéro de la prochaine trame attendue (il accuse donc réception des trames antérieures). est le bit mis à 1 dans les commandes pour inviter le secondaire à répondre. est un bit mis à 1 dans les réponses pour identifier la réponse à la commande avec P=1 reçue. Le bit F à 1 indique également en mode NRM, la dernière trame du message émis. Pour les trames de SUPERVISION : Sm, P/F S désigne une commande ou une réponse (Trame de supervision) m, P ou F ont la même signification que pour les trames d'informations III-B-3-a- Exemple 1 - Transfert de données dans un seul sens Station A RR0,P RR3,P Station B I 0,0 I 1,0 I 2,0 F I 3,0 I 4,0 I 5,0 F III-B-3-b- Exemple 2 - Transfert de données dans un seul sens Station A I 0,0 I 1,0 P I 2,0 I 3, 0 I 4,0 P Station B RR2,F Complétez

29 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 26 III-B-3-c- Exemple 2 - Transfert de données dans les deux sens à l alternat Station A I 0,0 I 1,0 I 2,0P Station B I 0,3 Complétez Notez bien qu il n y a pas de trames de supervision. Les trames d informations envoyées dans un sens accusent réception des trames d informations envoyées dans l autre sens. III-B-3-d- Exemple 2 - Transfert de données dans les deux sens en Full-Duplex Station A I 0,0 I 1,0 I 2,1 I, I, I, I, I, I, Station B I 0, I, I, I, I, I, I, I, Complétez vous-mêmes On considère qu'une trame est arrivée dans une station lorsque le fanion de fin est arrivé entièrement et que les vérifications sur la validé de la trame ont été effectuée et se sont avérées correctes (FCS, longueur, séquencement. III-B-3-e- Exemple 2 - Transfert de données avec erreur de transmission et reprise Erreur de transmission Trames retransmises Station A I 0,0 I 1,0 I 2,0 I 3,1 I 4,2 Abandon I 2, 3 I 3,4 I 4,5 Station B I 0,1 I 1,2 I 2,2 REJ 2 I 3,2 I 4,2 I 5,3 I 6, ❶ Dans cet exemple, une erreur se produit pendant la transmission de la trame I2,Ø envoyée par A. ❷ Pendant la transmission de la trame I4,2, la station A reçoit la trame I2,2 en provenance de B, alors qu'elle devrait recevoir I2,3. Ce qui veut dire que B attend toujours 2 alors que A a déjà émis la trame 3. Ceci provoque l'abandon de la transmission à partir de A à la fin de l'envoi de la trame en coursi4,2. ❸ D autre part, une trame REJ2 est envoyée par B qui vient de recevoir I3,1 alors quelle n'a jamais reçu I2,1. La transmission reprend à partir de I2,3. III-B-4- Mécanisme d'insertion des "Zéros" Pour éviter que des combinaisons binaires correspondant à celle des Fanions ( ) soient présentes dans les trames transmises, un dispositif d'insertion de "0" est activé dans le contrôleur en émission dès qu'il envoie le contenu d'une trame. Le mécanisme consiste à insérer systématiquement un "0" après chaque groupe de 5 bits consécutifs à "1". Un mécanisme inverse enlève les "0" ajoutés à l'émission dans le contrôleur en réception. A Emettre Transmis et reçus Insertion Insertion Insertion Insertion O O O O Suppression Suppression Suppression Suppression Restitué Figure 43 : Mécanisme d'insertion de "0" dans une trame HDLC.

30 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 27 III-C- X25 L'Avis X25 du CCITT définit un protocole qui permet des liaisons entre sites distants en utilisant un réseau, public ou non, de données à commutation de paquets. Cet Avis comporte 3 niveaux : - Le niveau Physique Couche 1 Physique de l'iso - Le niveau Trame Couche 2 Liaison de l'iso - Le niveau Paquet Couche 3 Réseau de l'iso Message M e s s a g e à t r a n s m e t t r e p a r p a q u e t s Message fractionné Messag e à tra nsmet tre pa r Paquets PAQUETS Messag e à tra nsmet tre pa r Paquets TRAMES Messag e à tra nsmet tre pa r Paquets Trames + paquets Paquets Commutateur Commutateur Trames + paquets Paquets Réseau à commutation de PAQUETS Paquets Commutateur Trames + paquets Figure 44 :Généralités X25. III-C-1- Niveau physique C'est la liaison physique établie entre les ETTD et le Réseau. Ce niveau est chargé de véhiculer des bits sur un support physique (Jonction, modem, lignes, X21). Il est défini par les Avis concernant les jonctions (V24- V28 et V35) et les Avis concernant les modems ainsi que les caractéristiques des adaptateurs de lignes numériques. III-C-2- Niveau Trame Le niveau trame établit la communication et les fonctions de contrôle entre un ETTD et le Réseau à commutation de Paquets. Les Trames d'informations véhiculent les Paquets. Les Trames restent strictement locales par rapport au réseau. Elles ne traversent pas le réseau. Elles fournissent les fonctions primaires : - Transférer les Paquets à partir et vers le Réseau. - Synchroniser la ligne. - Fournir la détection et la correction d'erreur.

31 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 28 Trames HDLC transportant des paquets Réseau X25 Trames HDLC transportant des paquets III-C-2-a- Initialisation Figure 45 : Trames entre abonné et réseau X25. Au départ, Il y avait 2 types d'initialisation de la ligne LAP et LAP B. Seul LAPB reste. Dans le mode LAP (Link Access Protocol), l'ettd envoie une trame SARM pour l'établissement de la liaison dans un seul sens. Le réseau renvoie UA puis, à son tour envoie une trame SARM à laquelle l'ettd répond par UA. Dans le mode LAPB (Link Access Protocol Balanced), le plus répandu, l'ettd envoie une trame SABM (demande d'établissement de la communication dans les 2 sens. Le réseau lui, renvoie une trame UA. ETTD SABM UA RESEAU Figure 46 : Phase d'initialisation HDLC en LAPB. III-C-2-b- Libération ETTD DISC UA RESEAU III-C-2-c- Champ des adresses Figure 47 : Phase de Libération HDLC en LAPB. Le champ des adresses entre ETTD et Réseau est rempli de la manière suivante : - Commandes Abonné ========> 01 (16) - Réponses Réseau ========> 01 (16) - Commandes Réseau ========> 03 (16) - Réponses Abonné ========> 03 (16) E.T.T.D PRIMAIRE et SOURCE Informations(Ø1) Commandes (Ø1) Réponses (Ø1) Commandes (Ø3) RESEAU SECONDAIRE et PUITS SECONDAIRE et PUITS Réponses (Ø3) PRIMAIRE et SOURCE Informations(Ø3) Figure 48 : Adresses utilisées en X25 au niveau trame.

32 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 29 III-C-2-d- Champ des commandes Dans le champ des commandes des Trames HDLC, on trouve le type de la trame : - Durant la phase d'initialisation, des trames non numérotées : SABM = Set Asynchronous Balanced Mode en LAP B UA = Unnumbered Acknowledgement CMDR = Command Reject - Durant la phase de transfert : - Des trames d'informations - Des trames de Supervision : RR = Receive Ready REJ = Reject RNR = Receive Not Ready - Durant la phase de libération, des trames non numérotées : DISC= Disconnect UA = Unnumbered Acknowledgement CMDR/FRMR = Command Reject/Frame Reject Le champ de commande des trames d'informations et de supervision comporte les variables N(R) et N(S) ainsi que le bit P/F. Trame d'information HDLC véhiculant un paquet X25 Fanion Adresse 8 bits Commande 8 bits INFORMATIONS Paquet X25 FCS 16 bits Fanion Paquet de Données X25 En-Tête de paquet Données (si paquet de données) Détail de l'en-tête d'un paquet X25 Q D Format N de Voie Logique Type de Paquet 4 bits 12 bits 8 bits Détail du champ 'Type de paquet' pour un paquet de type "Data'. P ( R ) M P ( S ) 0 3 bits 3 bits Numéro du paquet attendu en réception sur cette voie logique. Numéro du paquet émis sur cette voie logique. Ce bit indique que la suite des données continue dans d'autres paquets à venir. Bit 'More Data'. Ce bit à 0 indique qu'il s'agit d'un paquet de type 'DATA'. Figure 49 :Paquet X25 véhiculé par une trame d'information HDLC.

33 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 30 III-C-3- Niveau Paquet III-C-3-a- Datagramme et Circuit Virtuel Il existe 2 modes de fonctionnement au niveau de la couche réseau pour déterminer le cheminement des paquets : - Le mode Datagramme (Sans établissement de connexion) - Le mode Circuit Virtuel (Avec établissement de connexion) Dans le mode Datagramme, les paquets numérotés sont envoyés à travers le réseau, avec leur adresse de destination. Le cheminement des paquets se fait selon les disponibilités du réseau. Aussi, tous les paquets n'empruntent pas les mêmes chemins et leur ordre d'arrivée n'est pas garanti. A charge de l'utilisateur de remettre les paquets dans l'ordre et de vérifier s'il existe des paquets manquants. 1 Noeud du réseau Réseau Figure 50 : Mode Datagramme. Dans le mode Circuit Virtuel, plus complexe à mettre en œ uvre dans le réseau, un chemin entre l'émetteur et le destinataire est établi au préalable à l'envoi des paquets dans le réseau. Une connexion est donc réalisée entre les 2 extrémités de la liaison. C'est le réseau qui assure le contrôle de flux, c'est-à-dire qu'il garantit la livraison des paquets dans le bon ordre et sans manque. L'adresse de destination ne figure pas dans chaque paquet, seul le chemin à emprunter y figure. Les noeuds doivent comporter des tables de routage. Elles sont établies lors de l'abonnement s'il s'agit de circuit virtuel permanent. Elles sont construites à chaque demande de connexion s'il s'agit de circuit virtuel commuté. 3 3 Noeud du réseau Réseau Figure 51 : Mode circuit virtuel. III-C-3-b- Circuits virtuels permanents ou commutés Les paquets sont fournis par la couche 3 (Couche Réseau) de l'ettd. Ils sont véhiculés sur un Circuit Virtuel qui est une association bidirectionnelle entre une paire d'ettd, assignée par le RESEAU pendant tout le temps de transfert des Paquets. Plusieurs Circuits virtuels partagent une même ressource physique, c'est-à-dire que sur une liaison entre 2 noeuds (commutateurs) du réseau, on trouve plusieurs circuits virtuels. On distingue 2 types de Circuits Virtuels (C.V) : Le Circuit Virtuel Permanent (CVP) est une liaison virtuelle entre 2 abonnés au Réseau qui peut être réactivée à tout moment. Le Circuit Virtuel Commuté (CVC) est une liaison qui doit être établie par un Paquet d'appel et libérée par un Paquet de Libération. Réseau Figure 52 : CVP et CVC. CVP CVC

34 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 31 III-C-3-c- Numéro de voie logique Les circuits virtuels sont identifiés localement, c'est-à-dire entre ETTD et Réseau d'une part et Réseau et l'autre ETTD d'autre part, par un Numéro de Voie Logique (LCN=Logical Channel Number). Un ETTD ou une liaison du niveau trame peuvent supporter plusieurs Voies Logiques, c'est-à-dire utiliser plusieurs CV. Une liaison physique supporte une liaison trame qui ellemême supporte plusieurs voies logiques. (Multiplexage au niveau paquet) Voie logique 5 VL CVC ou CVP VL 2 VL Les numéros de voies logiques sont fixés localement entre l'abonné et le réseau. A un même CV ne correspondent pas les mêmes numéros de Voies à chaque extrémité. III-C-3-d- Procédures au niveau paquet CVC ou CVP CVC ou CVP Réseau Figure 53 : Voies logiques et CV. III-C-3-d-1- Cas d'un CVC On distingue 3 phases : - Phase d'etablissement d'appel - Phase de Transfert des données - Phase de Libération d'appel Il existe aussi en cas d'incident des procédures de RAZ et de Reprise Voie logique Voie logique 1 ETTD APPELANT & DECONNECTANT RESEAU X25 ETTD APPELE & DECONNECTE Phase d'etablissement d'appel Paquet de Demande d'appel Paquet d'appel Connecté Call Request Call Accepted Paquet d'appel entrant Paquet d'appel Accepté Phase de Transfert de Données Paquet de données Paquet de données Paquet de données Paquet de données Paquet RNR Paquet de données Data Data Data RNR Data Data Paquet de données Paquet de données Paquet de données Paquet de données Paquet RNR Paquet de données Paquet RR RR Paquet RR Phase de Libération Paquet de demande de Déconnexion Paquet de Libération Clear Request Clear Confirmation Paquet entrant de demande de déconnexion Paquet de demande de Libération Figure 54 : Etablissement, Transfert des données et Libération sur un CVC.

35 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 32 Phase d'établissement d'appel (Pour un CVC uniquement). L'ETTD appelant envoie un paquet "Call Request" au réseau après avoir sélectionné un numéro de voie logique (Exemple: LCN=ØØ2). Ce paquet contient les adresses de l'appelant et du destinataire. Le Réseau véhicule le paquet et sélectionne un numéro de voie logique pour l'ettd appelé (Exemple : LCN = ØØ5) et envoie un "Call Packet" à l'ettd appelé. L'ETTD appelé renvoie un paquet "Call Accept" sur la LCNØØ5. Le Réseau véhicule ce paquet et envoie sur la LCNØØ2 un paquet "Call Connected" pour indiquer que la phase d'établissement d'appel est terminée. N'oubliez pas que ces paquets sont véhiculés à l'intérieur de trame entre ETTD et Réseau. Phase de Transfert de Données : Cette phase est commune aux CVP et aux CVC. L'échange entre les 2 ETTD se fait par l'intermédiaire de paquets numérotés. Le numéro de voie logique indique au Réseau pour chaque paquet le Routage à réaliser. Le contrôle de flux peut s'effectuer dans les 2 sens par les paquets de données eux-mêmes, grâce aux bits P(R) = Numéro de paquet attendu et P(S) = Numéro de paquet émis. S'il n'y a pas de données dans un sens, le contrôle de flux est effectué par des paquets RR ou RNR. La taille du champ des données est en général de 128 octets, mais peut être de 32, 64, 128 ou 256 octets. Phase de Libération d'appel (Pour un CVC). L'ETTD appelant sur LCN = ØØ2 envoie un paquet "Clear Request". Le Réseau envoie à l'ettd distant un paquet "Clear Indication". L'ETTD répond par un paquet "Clear Confirmation". Le réseau renvoie à l'ettd appelant un paquet "Clear Confirmation". Les voies logiques LCNØØ2 et LCNØØ5 sont libérées. III-C-3-e- Gestion des incidents III-C-3-e-1- Réinitialisation (RAZ ou RESET). Dans le cas où il y a une erreur de procédure ou un engorgement du Réseau, l'ettd local peut envoyer un paquet de "Réinitialisation" qui ne concerne qu'un seul circuit virtuel. Ceci provoque la remise à Ø des variables P(R) et P(S). L'ETTD doit recevoir un paquet de "Confirmation de reprise". Le paquet de Réinitialisation comporte un champ "Cause" et un champ "Diagnostic" qui expliquent la raison de la Réinitialisation. III-C-3-e-2- Reprise (RESTART) Cette opération affecte toutes les Voies Logiques d'une liaison entre abonné et Réseau. En cas d'incident grave, pour reprendre la main, l'ettd local peut émettre un paquet de "REPRISE". Le Réseau envoie un paquet de "Confirmation de Reprise" et un paquet de "Réinitialisation" à l'ettd distant (cas d'un CVP) ou un paquet de "Libération" (cas d'un CVC). Dans tous les cas, l'ettd distant doit envoyer un paquet de "Confirmation". III-C-3-f- Format des paquets III-C-3-f-1- Paquets d'appel ( Pour un CVC seulement) Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø Ø 1 Ø 1 1 Ø Ø Ø Ø LAD1 LAD2 ADRESSES Ø Ø Ø Ø Services complémentaires LAD 1 et LAD 2 = Longueur en quart l'adresse de l'appelant (LAD1) et l'appelé. de et de Données d'appel CAS d'un APPEL ACCEPTE APP APP CONF CONF CAS d'un APPEL REFUSE APP LIB Voir Libération Figure 55 : Format des paquets d'appel pour un CVC. III-C-3-f-2- Paquets de Libération (Pour un CVC seulement)

36 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 33 Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 Ø Ø 1 1 Ø Ø Ø 1 Ø CAUSE DIAGNOSTIC LIB LIB CONF CONF Figure 56 : Paquets de libération d'un CVC. III-C-3-f-3- Paquets de Données ( Sur CVC ou CVP ) DONNEES RR Prêt à Recevoir Q D Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 NVL P(R) M P(S) Ø P(R) Ø Ø Ø Ø 1 DONNEES 32,64,128 ou 256 octets RNR Non prêt à recevoir Ø Ø Ø 1 NVL P(R) Ø Ø 1 Ø 1 Données P(S) P(R) P(R) P(S) Figure 57 : Paquets de données. Le Bit Q = Qualificateur de données. Il permet de désigner 2 niveaux de données. Le bit D = Demande d'accusé de réception de bout en bout. Le Bit M = More Data. Il est mis à Ø sur le dernier paquet d'un message et reste à 1 tant que le message n'est pas terminé. III-C-3-f-4- Paquets de Réinitialisation ( RAZ ) REINITIALISATION CONFIRMATION Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 NVL Ø Ø Ø 1 1 Ø 1 1 Ø Ø Ø CAUSE DIAGNOSTIC RAZ RAZ CONF CONF Figure 58 : Paquets de Reprise. En cas d'incident sur un CV, un paquet de RAZ peut être envoyé sur ce CV. Les compteurs P(S) et P(R) des 2 extrémités sont remis à 0 et la transmission peut reprendre si l'incident est clos.

37 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 34 III-C-3-f-5- Paquets de reprises ( Restart ) REPRISE CONFIRMATION Ø Ø Ø 1 Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø 1 Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø Ø CAUSE DIAGNOSTIC Voir Réinitialisation RAZ CVP REP CVC LIB CONF Voir Libération Figure 59 : Paquets de Reprise. La Reprise est une opération qui concerne toutes les voies logiques d'un abonné. Les CVC sont libérés et les CVP réinitialisés. Vos Notes :

38 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 35 III-D- Architecture des réseaux - Modèle de référence - Les transmissions entre systèmes et réseaux ne sont possibles que s'ils ont des caractéristiques communes. En d'autres termes, il est nécessaire d'avoir des NORMES. L'Organisation Internationale de Normalisation (ISO) propose un "Modèle de référence pour l'interconnexion des Systèmes Ouverts". L'architecture d'un système ouvert est représentée en 7 couches dont le rôle est bien défini. Chaque couche fournit un certain nombre de SERVICES. Pour communiquer entre elles, 2 couches jointes d'un même système utilisent une INTERFACE (matérielle et logicielle). Deux couches de même niveau dans 2 systèmes différents communiquent par un PROTOCOLE qui définit les formats et les règles d'échange entre ces 2 couches. Couche n Interface Couche 3 Interface Couche 2 Interface Couche 1 Protocole Protocole Protocole Protocole Couche n Interface Couche 3 Interface Couche 2 Interface Couche 1 SYSTEME A SYSTEME B III-D-1- Définition des couches Figure 60 : Interfaces et Protocoles dans le modèle ISO. 1- La couche Physique est l'interface entre le Système ouvert (ordinateur ou terminal) et le support physique (ligne de transmission). La définition de cette couche utilise les Avis concernant les modems (V21, V22, V23...), les jonctions (RS232C ou V24...), les bouclages, etc. La couche gère l émission et la réception des bits sous leur forme électrique. 2- La couche Liaison est une couche responsable de l'acheminement sans erreur de blocs sur les liaisons de données. Par exemple, cette couche utilise la procédure HDLC où les messages ont une structure de Trames. 3- La couche Réseau gère, par exemple, l'acheminement des Paquets d'informations, ainsi que l'adressage de ces Paquets et assure la fonction de Routage. La normalisation des couches Liaison et Réseau est définie par L'Avis X La couche Transport assure le contrôle de la communication de bout en bout. Par exemple, elle fournit l'assemblage des Paquets pour reformer les messages, ainsi que la fragmentation des messages pour former les Paquets. Elle assure aussi le contrôle de flux des données en surveillant un numéro de séquence à ne pas dépasser, le séquencement des messages, le contrôle d erreur (perte, duplicata, modification). 5- La couche Session est responsable du contrôle du dialogue entre processus distants (activation, synchronisation logique, désactivation..). 6- La couche Présentation est responsable de la présentation des données dans les messages. Elle adapte les données reçues en fonction des applications et les données transmises pour leurs données une forme adaptée au réseau. 7- La couche Application offre des services par l'intermédiaire des programmes d'application (Transfert de fichier, Banques de données, Prises de commandes, Réservation de places, Applications bancaires....).

39 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 36 1-Couche Physique 2- Couche Liaison 3- Couche Réseau 4- Couche Transport Interface V24 Modems Niveau Trame Acheminement sans erreur Niveau Paquets Acheminements des paquets Contrôle de flux et d erreur Assemblage et désassemblage des messages Adresses Transport Séquencement 5- Couche Session 6- Couche Présentation 7- Couche Application Mise et place et contrôle du dialogue Présentation des messages Concerne le programme à exécuter STATION A STATION B COUCHE APPLICATION 7 PROTOCOLE 7 COUCHE PRESENTATION 6 INTERFACE 6 COUCHE SESSION 5 5 COUCHE TRANSPORT 4 NOEUD RESEAU NOEUD 4 COUCHE RESEAU PAQUET COUCHE LIAISON TRAME HDLC X 2 5 COUCHE PHYSIQUE MODEM SUPPORT PHYSIQUE Figure 61 : Représentation du Modèle de référence pour l'interconnexion des Systèmes Ouverts de l'iso. ISO = International Standard Organization = Organisation Internationale de Normalisation OSI = Open System Interconnection = Interconnexion des systèmes ouverts Modèle OSI de l'iso = Modèle d'interconnexion de systèmes ouverts de l'organisation internationale de standardisation.

40 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 37 III-D-2- Ajout des bits de contrôle aux données utiles dans le modèle de l'iso Données à transmettre Application Données à transmettre Services de base des programmes utilisateur Présentation Données à transmettre Structure des données : Format d'écran, pages impression Interprétation des données, changement de codes Session Données à transmettre Synchronisation et gestion du dialogue Transaction Données à transmettre Message Transport Règles de contrôle de bout en bout pour un transfert entre 2 stations Réseau Commutation et routage. Fonctionnalités d'acheminement Paquet Liaison Liaison entre abonnés et réseau Trame Physique Bit Chaque couche ajoute un certain nombre de bits qui représentent des informations de contrôle qui permettent le dialogue de chaque couche avec son homologue à l'autre extrémité de la liaison (Protocole spécifique à chaque couche). Figure 62 : Modèle de l'iso. Les données utiles et de contrôle.

41 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 38 III-D-3- Dialogue entre couches de même niveau Les couches N de 2 systèmes différents dialoguent à l'aide de PRIMITIVES du protocole correspondant à la couche. La couche N du système A envoie une primitive "Demande" à la couche correspondante du système B. Cette primitive est appelée "Indication" lorsqu'elle arrive dans le système B. La couche N renvoie alors une primitive "réponse" qui devient primitive "confirmation" dans le système A. Ce mécanisme est vrai quel que soit le niveau de la couche N. Les primitives de niveau N traversent les couches de niveau N-1, N-2... pour atteindre la couche N de l'autre système. A B Couche N+1 Couche N Couche N-1 Dialogue Demande Confirmation selon Réponse Indication Protocole Couche N+1 Couche N Couche N-1 Couche N-2 Couche N-2 Couche N-3 Couche N-3 Figure 63 : Modèle de l'iso. Dialogue entre couches homologues. Les primitives de la couche Application sont contenues dans des APDU (Application Protocol Data Unit) Les primitives de la couche Présentation sont contenues dans des PPDU (Presentation Protocol Data Unit) Les primitives de la couche Session sont contenues dans des SPDU (Session Protocol Data Unit) Les primitives de la couche Transport sont contenues dans des TPDU (Transport Protocol Data Unit) Les primitives de la couche Réseau sont contenues dans des NPDU (Network Protocol Data Unit) Les primitives de la couche Liaison sont contenues dans des LPDU (Link Protocol Data Unit) III-D-4- Classes de protocoles de la couche Transport Classes de PROTOCOLE Mécanismes X 25 Ethernet Segmentation OUI OUI OUI OUI OUI Concaténation NON OUI OUI OUI OUI Contrôle de flux NON NON OUI OUI OUI Numérotation des TPDU NON OUI OUI OUI OUI Multiplexage NON NON OUI OUI OUI Données Express NON OUI OUI OUI OUI Reprise sur erreur ou resynchronisation NON OUI NON OUI OUI Détection d'erreur NON NON NON NON OUI Segmentation = Possibilité de fractionner le message en plusieurs morceaux (par exemple des paquets) Concaténation = Procédure inverse de la segmentation Contrôle de flux = Possibilité de régler le flux des données à travers le réseau. Numérotation des TPDU : Les TDPU possèdent un numéro de séquence. Multiplexage = Possibilité de multiplexer (et de démultiplexer) des voies au niveau transport en utilisant un seul circuit au niveau de la couche réseau. Données Express = Possibilité d'envoyer des TPDU prioritaires. Reprise sur erreur ou resynchronisation = Cette fonction dans X25 est assurée par les autres couches. Détection d'erreur : Idem

42 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 39 IV- Réseau public TRANSPAC IV-A- Rôle et objectifs Chapitre 4 Le rôle du réseau public de données TRANSPAC est de combler les lacunes des moyens de transmission de données (en particulier, celles du RTC) Réseau téléphonique commuté : - Limité en performances - Taux d'erreur important - Tarification fonction de la durée et de la distance Liaisons spécialisées : - Limitées aux utilisateurs importants - Manque de souplesse (connexion permanente) - Taux d'utilisation faible Le réseau TRANSPAC se propose de répondre aux besoins suivants : - Interconnexion de matériels divers - Connexion à plusieurs centres Il offre un service public de transmission de données : - Commuté - Sûr et permanent - Complet : Transmission --> Connexion ---> Service - Optimisation des ressources (Transmission par Paquet) - Connecté aux réseaux étrangers du même type IV-B- Constitution - Architecture TRANSPAC est organisé autour d'ordinateurs spécialisés et de commutateurs assurant les fonctions de concentration et de commutation des paquets. Ils sont reliés entre eux par un réseau fortement maillé de liaisons rapides. Une surveillance permanente est assurée au niveau national (CG = Centre de gestion) et local (PCL = Point de contrôle local dans chaque commutateur). Les utilisateurs peuvent accéder directement aux commutateurs importants, ou à des commutateurs plus petits ou encore à des multiplexeurs eux-mêmes reliés à un commutateur. La liaison aux commutateurs peut se faire par le réseau commuté ou par le réseau Telex. Les clients importants sont reliés aux commutateurs par lignes spécialisées analogiques ou numériques. Le réseau se compose de 3 sous-ensembles fonctionnels : - Le premier lui-même subdivisé en deux niveaux : - Niveau transit avec des commutateurs rapides sans raccordements d'usagers. - Niveau national : Commutateurs et liaisons internes. - Niveau local (Distribution) : Multiplexeurs et raccordements d'abonnés. - Le second assure les fonctions de surveillance. Il comprend les PCL. Il assure l'exploitation du réseau, les statistiques, la maintenance, etc.. - Le troisième assume les fonctions de gestion. Il comprend les CG où est assurée la facturation aux abonnés du réseau. Commutateurs de la 2 ième génération Réseau de Transit Réseau de Distribution vers les abonnés. Commutateurs de la 1 ière et 2 ième génération Réseau National Figure 64 : Structure du réseau TRANSPAC.

43 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 40 IV-C- Fonctionnement général X25 L'idée de base de Transpac est de fournir un réseau public de données à commutation de paquets conforme à la norme X 25. En principe la liaison entre l'abonné et le réseau doit donc se faire en X25, c'està-dire que l'abonné et le réseau doivent fournir des messages découpés formant des paquets, ceux-ci étant contenus, entre l'abonné et le réseau, dans des trames au format HDLC. Le réseau ne véhicule que les paquets qu'il replace dans des trames pour effectuer le transport entre luimême et l'abonné distant. Les circuits virtuels peuvent être du type CVC (Circuit virtuel Commuté) ou CVP (Circuit Virtuel Permanent). Pour chacun des circuits virtuels établis, il existe entre l'abonné et le réseau, une Voie logique dont le numéro ( NVL ou LCN = Logical Channel Number) figure en tête de chaque paquet. Une seule liaison physique entre l'abonné (ETTD) et le réseau peut supporter, par multiplexage, plusieurs Voies logiques. Pour permettre l'accès au réseau à des abonnés qui ne travaillent pas en mode synchrone, donc pas en X25, il existe des points d'accès particuliers au réseau qui comportent un dispositif, matériel et logiciel, permettant de transformer un message mode caractère en paquet (PAD = Assembleur : Désassembleur de paquets) Des points d'accès particuliers (PAV = Point d'accès Videotex) permettent aux Minitels (asynchrone 1200 b/s) d'accéder à Transpac pour atteindre des Serveurs Videotex qui eux travaillent en X25. Les ETTD travaillant en mode paquet X25 sont notés ETTD-P et les ETTD travaillant en mode asynchrone sont notés ETTD-C. IV-D- Les moyens d accès IV-D-1- Panoplie générale Réseau local X25 de 2400 Bps à 2 Mbps Frame Relay de 64 Kbps à 2 Mbps Telex à 50 Bps Réseau Telex X28 300, 1200 et 2400 Bps asynchrone Modem ID 9600 et Bps synchrone IP X25 Asynchrone Videotex Frame Relay SDLC IP HDLC Routeur CLE X28 TRANSPAC Adaptateur NUMERIS Canal D Réseau Numéris Réseau Téléphonique Commuté 64 Kbps S0/X25 X32 X32 X32 Adaptateur S0/X25 Mocam ID 27 ID et Bps synchrone De 1200 à Bps synchrone 1200 Bps asynchrone Accès Directs à Transpac Accès Indirects à Transpac Vos notes : Figure 65 : Panoplie des accès à TRANSPAC.

44 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 41 IV-D-2- Accès directs Réseau local IP X25 Asynchrone Videotex Frame Relay SDLC IP HDLC X25 de 2400 Bps à 2 Mbps Routeur CLE Frame Relay de 64 Kbps à 2 Mbps 1200 Bps asynchrone X28 Numéris Adaptateur NUMERIS Canal D TRANSPAC IV-D-2-a- Accès par lignes spécialisées Accès Directs Accès réseau Vitesses en Kbps Accès par ligne spécialisée Asynchrone Synchrone Bas débits Moyens débits Hauts débits 1,2 2,4-4,8-9,6-14,4-19, Accès via Canal D Numéris 9,6 Accès IP sur ,6 à 1920 Kbps Frame Relay 64 à 1920 Kbps Caractéristiques CLE 300 CLE 400 CLE 1000 Nb total de voies 6 ou ou 16 Nb total de voies réseau 1 ou 2 1 ou 2 Suivant config. Vitesse Max des voies d'accès 19,2 Kbps 256 Kbps 1920 Kbps Vitesse Max des voies réseau 48 Kbps 256 Kbps 1920 Kbps Télémaintenance Oui Oui - Protocoles X25 X28 X25 X28 X25 X28 IP Frame Relay Non Oui Oui SNMP (Admin. réseau) - - Oui Figure 66 : Accès directs à Transpac. Les accès directs à Transpac par lignes spécialisées au réseau Transpac sont adaptés à des applications de longues durées de connexion et générant de forts trafics. Il existe des accès Asynchrones et des accès Synchrones - Voir tableau -. Ces accès permettent d'utiliser l'ensemble des services de transmission proposé par Transpac - X25, IP pour l'interconnexion de réseaux locaux Ethernet, et Frame Relay. IV-D-2-b- Accès par Canal D de Numéris Les accès directs au service X25 par le canal D de Numéris optimisent le coût d'accès pour des terminaux supportant des applications nécessitant de longues durées de connexion avec des volumes moins importants que pour les accès par lignes spécialisées. Parmi ces applications, on peut citer : Consultation de bases de données, transferts de petits fichiers, télésurveillance, accès à des messageries et applications bureautiques. Pour les terminaux ne supportant pas l'interface S0 du RNIS, un adaptateur X25/S0 peut être fourni. IV-D-2-c- Les services de concentration Face à la multiplication des équipements sur un même site dans les entreprises, Transpac apporte une solution efficace en proposant le service Concentrateur Local d'entreprise (CLE). Ce service se concrétise par la fourniture d'un concentrateur installé dans les locaux du client et sur lequel sont raccordés les équipements informatiques. Il existe plusieurs modèles ayant des caractéristiques techniques différentes. - Voir tableau -. IV-D-3- Accès indirects Telex à 50 Bps 300, 1200 et 2400 Bps asynchrone Réseau Telex X28 NUI Modem ID 9600 et Bps synchrone Carte S Bps 64 Kbps Réseau Numéris Adaptateur S0/X25 EBS64 APS64 EBAM TRANSPAC EBS/SBS APS Réseau Téléphonique Commuté X32 X32 X32 ID 27 ID 32 Mocam De 1200 à Bps synchrone 9600 et Bps synchrone Figure 67 : Accès indirects à Transpac.

45 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 42 Les accès indirects sont adaptés pour des applications qui génèrent des durées de connexion faibles. L'accès à Transpac dans ce cas, se fait par l'intermédiaire du RTC de France-Télécom ou de Numéris. IV-D-3-a- Accès par le RTC IV-D-3-a-1- Entrées Banalisées Asynchrones Multimodes -EBAM- Les EBAM permettent à des terminaux ou ordinateurs transmettant en mode asynchrone d'accéder au réseau Transpac via le RTC. Les EBAM sont accessibles par un numéro de téléphone unique avec facturation indépendante de la distance. Diverses vitesses de transmission sont disponibles et l'usage des protocoles de détection d'erreurs MNP4 ou LABM est possible. De même, les EBAM permettent un service de compression des données (V42 bis ou MNP5). IV-D-3-a-2- Entrées/ Sorties Banalisées Synchrones -EBS / SBS- Les EBS permettent à des terminaux synchrones d'utiliser le RTC en X32 pour une transmission en X25. Elles sont accessibles via un numéro national avec des vitesses pouvant atteindre Bps. Les SBS permettent à un abonné de Transpac d'appeler un correspondant sur le RTC, non connu de Transpac. IV-D-3-a-3- Accès Personnalisés Synchrones -APS- Les APS sont des EBS/SBS personnalisées en fonction des besoins du client. Elles peuvent être utilisées comme secours d'une liaison directe d'un abonné. IV-D-3-a-4- Services d'identification associés Pour garantir le contrôle d'accès sur les EBAM, EBS et APS, des services d'identification sont utilisés en option sur les EBAM et EBS, soit de façon obligatoire sur les APS. Avec ces services, les appels non autorisés sont rejetés. L'utilisateur a le choix entre les catégories suivantes : Service NUI, disponible sur EBAM (NUI = utilisateur non identifié). Service ID, pour lequel comme pour les EBAM, l'identifiant est saisi dans le terminal de l'abonné. Modem ID avec lequel l'identifiant est configuré par Transpac dans le modem associé Mocam, coffret modem équipé d'une carte à puce grâce à laquelle l'utilisateur lui-même est identifié. IV-D-3-b- Accès via Numéris Les accès au service X25 par le Canal B de Numéris à 64 Kbps sont adaptés à des applications qui nécessitent un débit instantané important pour transmettre rapidement de forts volumes d'informations ou pour secourir des accès directs défaillants IV-D-3-b-1- Entrés banalisées Synchrones -EBS64- Les EBS64 sont accessibles par un numéro national unique. Il n'y a pas d'identification de l'appelant et la communication est toujours en mode Taxation au Demandé (TAD). IV-D-3-b-2- Accès Personnalisés Synchrones -APS64- Les APS64 supportent la plupart des fonctionnalités X25 disponibles sur les accès directs. Tout appel est identifié par le réseau Numéris. Côté utilisateur, l'accès au canal B se fait soit directement par l'interface S0, soit en utilisant un adaptateur X25/S0 fourni par Transpac. Accès indirects Entrées/ Portes d'accès Vitesse en Bps Numéro d'accès Accès via RTC EBAM EBS multivitesse EBS V32 EBS V27 ter APS multivitesse Accès via Canal B de Numéris EBS64 APS64 300, 1200, à à Accès via Telex se renseigner auprès de Transpac se renseigner auprès de Transpac Figure 68 : Transpac : Tableau des accès indirects.

46 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 43 IV-E- Compléments IV-E-1- Fenêtre Il est possible de choisir le nombre de paquets qu'un ETTD-P peut envoyer sans recevoir d'accusé de réception. C'est ce que l'on appelle la taille de la fenêtre W. La numérotation des paquets se faisant Modulo 8, la valeur maximum est 7, mais la valeur courante est 2. IV-E-2- GFA Le groupement fermé d'abonnés permet à un groupe quelconque d'abonnés de se protéger contre les accès de l'extérieur ou vers l'extérieur. Le contrôle de l'autorisation d'accès d'un abonné à un groupe fermé est effectué automatiquement par TRANSPAC qui tient à jour la liste des membres des divers groupes. IV-E-3- Tarification La tarification est: - Indépendante de la distance - Principalement taxée en fonction du nombre de paquets transmis. Pour les accès directs : - Abonnement +Taxe à la durée pour les CVC + Taxation du volume transmis - Abonnement +Location mensuelle pour les CVP + Taxation du volume transmis Pour les accès par RTC : - Taxes propres au réseau téléphonique (distance, durée) +Taxe accès TRANSPAC + taxe au Volume Des réductions très importantes sont consenties aux heures et jours non ouvrables. IV-E-4- Numérotation Numérotation internationale Type de N N minéralogique du pays 4 chiffres N du correspondant dans le pays ici exemple N national français xx Numérotation Type de N N minéralogique N de N sur le N complémentaire nationale de départ circons. commut. (Accès direct) xx Appel à travers le RTC Type de N N minéralogique N de N sur le N complémentaire de départ circons. commut xx Accès X32 Type de N N de zone N téléphonique N complémentaire 3602 de l'appelé xx xxxx xxxx xx IV-F- Protocole X32 Figure 69 : Numérotation sur Transpac. Le protocole X32 est une adaptation de X25 au RTC. Il permet d'assurer la mise en communication physique avec Transpac par une ligne téléphonique, le retournement éventuel des modems. X32 offre un service de protection d'accès et une authentification des correspondants grâce à des trames XID. Le protocole de niveau trame de X25 LAPB devient LAPX. Une trame XID est utilisée pour la connexion du demandeur. Le réseau Transpac répond par une autre trame XID d'acceptation ou de refus. Fanion Adresse 01 ou 03 Commande ID SID ACC FCS Fanion Code XID Champ ID = identificateur de l'abonné sur 33 bits Champ SID = clé de vérification de l'id Champ ACC = utilisé par Transpac Figure 70 : Format d'une trame XID.

47 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 44 IV-G- Avis X3, X28 et X29 L'Avis X25 détermine le fonctionnement du réseau à commutation de paquets. Les ETTD qui sont reliés à ces réseaux comportent eux-mêmes, les couches Physique, Liaison et Réseau et sont appelés ETTD-P pour signifier qu'ils sont conformes à l'avis X25. Cependant la plupart des ETTD (Terminaux asynchrones, micro-ordinateurs et sorties asynchrones d'ordinateurs) envoient et reçoivent les données en mode caractère asynchrone. Il est donc impossible de les relier directement à un réseau X25 à commutation de paquets. Un dispositif est donc utilisé pour convertir le flot des données asynchrones en paquets et réciproquement, c'est l'assembleur/désassembleur de Paquets ou PAD. Le PAD peut être disposé à proximité des terminaux et la sortie X25 est reliée au réseau. Le PAD peut aussi être incorporé au réseau et les terminaux sont alors connectés à une entrée PAD du réseau. X 3 Terminal ETTD-C et liaison asynchrone PAD Réseau X25 X25 ETTD-P X28 X29 IV-G-1- Avis X3 Figure 71 : Avis X3, X28 et X29. Cet avis décrit le fonctionnement d'un PAD. Les fonctions essentielles sont : L'assemblage des caractères en paquets Le désassemblage du champ de données de l'usager L'établissement et la libération des communications virtuelles, la commande des procédures de réinitialisation et d'interruption La génération des signaux de service La commande d'un mécanisme d'envoi des paquets lorsque les conditions adéquates sont remplies, par exemple lorsqu'un paquet est plein ou lorsque le délai de temporisation de repos est expiré La commande des caractères en mode asynchrone à l'ettd-c avec Start bit, Stop bit et éventuellement parité La commande d'un mécanisme pour le signal de break provenant de l'ettd-c La gestion d'une procédure de flux des données entre l'ettd-c et le PAD (Xon-Xoff ou DTR et CTS) La gestion d'un écho sur l'entrée asynchrone La fonction édition qui permet de stocker temporairement les données dans le PAD et de corriger les fautes de frappe en utilisant les codes retour arrière, effacement de ligne et affichage de ligne etc... Ces fonctions sont déterminées par une liste de 24 paramètres dont voici les principaux N Description Valeurs et commentaires 1 Passage en mode commande par Ø = Passage impossible 1= Passage par DLE DLE = CTRL-P 32 à 126 = Code d'un autre caractère choisi par l'usager 2 Renvoi en écho sur entrée Ø = Pas d'écho 1 = Echo 3 Choix du signal d'envoi de données Ø = Pas de signal d'envoi de données 2 = Caractère CR 126 = Tous les caractères de contrôle + DEL 4 Choix du délai de temporisation Ø = Pas de délai 1 à 254 = Valeur de la temporisation en 1/20 de seconde 5 Contrôle de flux des données en provenance de l'ettd par le PAD Ø = Pas de contrôle de flux 1 = Contrôle de flux par Xon-Xoff 6 Edition des messages envoyés par le PAD Ø = Pas de messages (signaux de service) 1 = Edition des messages du PAD 7 Comportement du PAD en cas de Ø = Rien 1 = Envoi d'un paquet d'interruption réception d'un signal Break 2 = Envoi d'un paquet de réinitialisation 8 = Passage en mode commande 21 = Mise au rebut des données + interruption + indication de coupure 8 Mise au rebut des données de sortie Ø = Non 1 = Oui

48 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 45 9 Bourrage derrière CR Ø = Pas de bourrage 1 à 7 = Nombre de caractères de bourrage 10 Pliage de ligne Ø = Pas de pliage 1 à 255 = Nombre de caractères d'une ligne 11 Débit binaire (en lecture seulement) en Bits/s Ø = =134,5 2 =300 3 = = = 75 6 = = = = = = 75/ = = = = = = = Contrôle de flux des données sortant du PAD par l'ettd Ø = Pas de contrôle de flux 1 = Contrôle de flux par Xon-Xoff 13 Insertion d'un LF après CR Ø = Pas d'insertion 1 = Insertion d'un LF après un CR transmis à l'ettd-c 2 = Insertion d'un LF après un CR venant de l'ettd-c 4 = Insertion après un CR retourné en écho 5 = = = Bourrage après LF Ø = Pas de bourrage 1 à 7 = Nombre de caractères de bourrage 15 Edition Ø = Pas d'édition pendant le transfert de données 1 = Edition (Correction possible des données) 16 Code d'effacement d'un caractère Ø à Code d'effacement d'une ligne Ø à Code d'affichage d'une ligne Ø à 127 IV-G-2- Avis X28 Figure 72 : Paramètres X3. L'ETTD-C est amené à transmettre des commandes au PAD et à recevoir des messages en provenance de celui-ci. On distingue 2 types de commandes : Les commandes d'accès aux paramètres ou profils du PAD Les commandes qui concernent directement la communication entre l'ettd-c et l'ettd-p (état du circuit virtuel, établissement, libération et initialisation) Les messages sont des réponses à ces commandes. IV-G-2-a- Commandes d'accès et messages correspondants : Commande de choix de profil standard par l'ettd-c : PROFxx où xx est le numéro du profil. Le message de réponse est une indication d'accusé de réception ou dans le cas contraire une indication d'erreur. Commande de positionnement de la valeur des paramètres : SET x:y où x est le numéro du paramètre et y sa valeur. Le message de réponse est une indication d'accusé de réception ou dans le cas contraire une indication PAR. Commande de positionnement et de lecture des paramètres : SET? x:y,a:b,c:d...cette commande permet de positionner la ou les valeurs et de les relire immédiatement. Le message de réponse est une indication d'accusé de réception ou dans le cas contraire une indication PAR. Commande de lecture de paramètres : PAR? ou PAR? 1,2,3,7 Cette commande permet de lire toutes, une ou plusieurs valeurs de paramètres. ;Le message de réponse est PAR ou dans le cas contraire une indication d'erreur. IV-G-2-b- Commandes "réseau" Commande de demande d'état d'une communication : STAT La réponse est FREE ou ENGAGED ou indication d'erreur en cas d'erreur de syntaxe. Commande d'appel : Cette commande permet l'envoi d'un paquet d'appel sur le réseau. Elle comporte : un champ facultatif de services complémentaires qui peut comporter : la lettre G suivie de 1 ou 2 chiffres décimaux désignant un Groupe Fermé d'abonnés. la lettre R pour demander la taxation au demandé. Ce champ se termine par un tiret (-).

49 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 46 Un champ d'adresse qui comporte l'adresse complète du demandé avec un maximum de 15 chiffres. Un champ de données d'appel qui est précédé du préfixe D pour les données du paquet d'appel et du préfixe P pour indiquer un mot de passe. Le message en réponse est COM si le paquet d'appel est accepté ou LIB s'il est refusé. Commande d'interruption : INT Le message de réponse est une indication d'accusé de réception ou dans le cas contraire une indication d'erreur. Commande de réinitialisation : RESET Le message de réponse est une indication d'accusé de réception ou dans le cas contraire une indication d'erreur. Commande de libération : LIB Le message de réponse est LIB CONF ou LIB ERR ou une indication d'erreur de syntaxe. IV-G-3- Avis X29 Cet avis décrit des messages qui sont envoyés par l'ettd-p au PAD. Les messages PAD sont transmis sous forme de paquets de données dont le bit Q est à 1 et dont le format est décrit dans l'avis X29. La taille des messages est limitée à 128 octets. Le PAD reçoit des messages de 2 types : - Messages PAD d'accès aux paramètres pour lecture ou positionnement. - Messages PAD "réseau" (invitation à libérer, indication de break,...). Vos notes :

50 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 47 IV-H- Services liés à TRANSPAC IV-H-1- Vidéotex - Minitel IV-H-1-a- Présentation On appelle Videotex un système de diffusion d'images fixes et de textes. On distingue : Le Videotex diffusé ou TELETEXT qui utilise en France les réseaux de télévision pour diffuser un ensemble d'images fixes selon le procédé Antiope. Emetteur Antenne Réceptrice Centre de VIDEOTEX Diffusé Boitier décodeur ANTIOPE TELEVISEUR Figure 73 : Teletext. Le Videotex interactif conforme à la norme TELETEL : Le terminal est relié à un serveur par ligne téléphonique. Ce peut être : Un téléviseur muni d'un décodeur spécial muni d'un clavier pour entrées les données (TELETEL) RTC Centre de VIDEOTEX Interactif Modem Décodeur TELETEL TELEVISEUR Téléphone Clavier Figure 74 : Télétel. Un terminal spécifique appelé MINITEL RTC MINITEL Centre de VIDEOTEX Interactif Ecran Téléphone Clavier IV-H-1-b- Différents Minitels Figure 75 : Minitel. Le terminal MINITEL est un terminal en mode caractère pouvant afficher un jeu de caractères Alphanumériques, numériques et semi-graphiques. Le code utilisé est le code Videotex ( voir annexe Codes). Il utilise un modem intégré V23, émettant à 75 Bps et recevant à 1200 Bps. De plus en plus, dans les modèles les plus récents intègrent en plus un terminal ASCII et un modem multi-avis permettant des connexions asynchrones à des vitesses symétriques atteignant 9600 Bps. MINITEL (M2) : Ecran monochrome, clavier 57 touches, Affichage de 40 caractères par lignes avec 8 niveaux de gris. Transmission 1200 Bps en réception et 75 Bps en émission. Prise péri-informatique DIN 5 broches permettant la connexion d'un micro-ordinateur ou d'un imprimante spéciale MINITEL.

51 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 48 Les modèles MINITEL Réversible les plus récents possèdent une fonction de retournement qui permet d'émettre des données à 1200 Bits/s alors que la réception passe à 75 Bits/s, ceci permettant d'utiliser le modem d'un Minitel relié avec un micro-ordinateur pour échanger des fichiers avec un système distant. MINITEL 1 Bistandard M1B Possède les mêmes caractéristiques que le MINITEL 1, mais peut afficher 80 caractères par ligne en mode ASCII. Un logiciel intégré permet de connecter une imprimante classique sur la prise DIN. MINITEL 10 M10 Il possède un poste téléphonique intégré avec une mémoire de 20 numéros téléphoniques. Il permet la composition automatique des numéros de téléphone découvert grâce à l Annuaire électronique ainsi que l'appel sans décrocher. MINITEL 10 Bistandard M10B Version bistandard du M10. MINITEL 1 Dialogue MID Il permet la communication de Minitel à Minitel à travers le RTC. D'autres modèles plus performants sont proposés par France-Télécom. IV-H-1-c- Synoptique Base de Temps Verticale Mémoire Ecran TRC VIDEO Base de Temps Horizontale Génération VIDEO et SYNCHRO ROM Caractères MODEM ROM Programme Prise Péri-informatique Ligne Téléphonique Circuits d'entrée SERIALISEUR µp CLAVIER 220 Vac ALIMENTATION Figure 76 : Synoptique simplifié d'un Minitel. IV-H-1-d- Modes de connexion des Minitels aux Serveurs. - Un MINITEL peut être relié à un Serveur par ligne téléphonique du RTC par composition d'un numéro téléphonique : MINITEL RTC SERVEUR Figure 77 : Connexion d'un Minitel à travers le RTC seul.

52 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 49 - Un MINITEL peut être relié au serveur par l'intermédiaire du RTC et du réseau Transpac, par composition d'un numéro de téléphone à 4 chiffres (3614, 3615,...), puis d'un code d'accès. L'accès au réseau TRANSPAC se fait par l'intermédiaire d'un Point d'accès Videotex (PAV) et le serveur utilise le protocole X25. MINITEL RTC P A V TRANSPAC X25 SERVEUR IV-H-1-e- Services Minitel Figure 78 : Connexion d'un Minitel via le RTC et Transpac. N Nom du Service Description du service 11 Annuaire électronique 3613 TELETEL 1 Services internes des entreprises. Accès protégé par un mot de passe TELETEL 2 Services Professionnels, accessibles au Grand Public: Banques, Vente par correspondance, municipalités 3615 TELETEL 3 Service Grand Public: Presse, Services... GRAND PUBLIC 3616 TELETEL 3 PRO Services à usage professionnel 3618 Communication de Minitel à Minitel 3619 Accès aux serveurs étrangers 3656 Télégramme par Minitel 3605 Numéro Vert Télétel Le fournisseur du service prend à sa charge les coûts de la communication 3621 Service Professionnel Téléinformatique Classique Norme ASCII 80 colonnes 3623 Service Professionnel Service Télétel rapide de 4800 à 9600 Bps Service Professionnel Consultations professionnelles Vos notes : Figure 79 : Services Minitel.

53 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 50 IV-H-1-f- Codage Videotex Le code Videotex est celui utilisé par le Minitel et correspond à la norme Française TELETEL. Le système comporte 3 jeux de caractères G0,G1 et G2, et 2 jeux de commandes : le jeu C0, ainsi qu'un jeu de commandes particulières au Minitel. Il comporte aussi un jeu d'attributs qui permettent de modifier la taille, l'épaisseur la couleur du caractère ainsi que la couleur du fond. Tous les codes indiqués sont sur 7 bits et la transmission se fait avec une Parité Paire. b b b4 b3 b2 b1 b NUL DLE P p SOH C. on! 1 A Q a q STX Rep " 2 B R b r ETX Sep # 3 C S c s EOT C. off $ 4 D T d t ENQ NACK % 5 E U e u $ SYN & 6 F V f v BEL $ ' 7 G W g w BS CAN ( 8 H X h x HT SS2 ) 9 I Y i y A LF SUB * : J Z j z B VT ESC + ; K [ k { C FF, < L l D CR - = M ] m } E SO RS. > N n F SI US? O o Jeu de Commandes CO Jeu de caractères Graphiques G0 Figure 80 : Codage Videotex Français. Jeu de commandes C0 et Jeu de caractères G0. Le caractère de contrôle C.off permet d'arrêter la visualisation du curseur. C.on permet de le faire apparaître.

54 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 51 Le jeu de caractères semi-graphiques G1 est obtenu en insérant dans le flot des données le caractère de contrôle SO. Pour retourner au jeu de caractères G0, il faut insérer le caractère de contrôle SI. Codage VIDEOTEX Français Jeu de caractères G1 (Semi-graphiques) b b b4 b3 b2 b1 b A B C D E F Figure 81 : Code Videotex. Jeu de caractères G1.

55 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 52 Le jeu de caractères G2 comporte les accents et des caractères spéciaux. Pour accéder à ce jeu on utilise le caractère de commande spécial SS2 (appel d'un caractère unique du jeu G2) qui se trouve dans le jeu de commande C0. Le code qui suit SS2 est considéré comme un caractère du jeu G2. Les codes correspondants à des accents ne font pas déplacer le curseur, si bien que pour obtenir un é accentué, on est obligé d'envoyer la séquence suivante : 1/9(SS2) 4/2 (accent aigu dans G2) 6/5 (e dans G0) Codage VIDEOTEX Français Jeu G2 (accents et caractères spéciaux) b b b4 b3 b2 b1 b ± ` ' ^ $ A Œ œ B C 1/ D 1/ E 3/ F Figure 82 : Code Videotex. Jeu G2.

56 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 53 Commandes émises par le Terminal (Minitel). Dans le tableau qui suit, on trouve des séquences composées de 2 codes qui correspondent à des commandes spécifiques du MINITEL. Ces commandes sont obtenues directement à partir des touches correspondantes du clavier. Le code 1/3 est le code SEP (Séparateur de code en retour) du jeu G0. Codage VIDEOTEX Français Commandes en dehors du Jeu C0 ENVOI 1/3 4/1 RETOUR 1/3 4/2 REPETITION 1/3 4/3 GUIDE 1/3 4/4 ANNULATION 1/3 4/5 SOMMAIRE 1/3 4/6 CORRECTION 1/3 4/7 SUITE 1/3 4/8 CONNEXION-FIN 1/3 4/9 Figure 83 : Code Videotex. Commandes spécifiques. Attributs de visualisation : Lorsque l'on désire modifier la Présentation d'un caractère, (clignotement, changement de taille, de couleur ou de couleur de fond), il suffit d'envoyer une séquence qui commence par la commande ESC du jeu de caractères C0 suivi d'un code que l'on trouve dans le tableau suivant : Attributs de Visualisation (Jeu C1) Caractère Noir Caractère Rouge Caractère Vert Caractère Jaune Caractère Bleu Caractère Magenta Caractère Cyan Caractère Blanc Clignotement Fixe Grandeur Normale Double Hauteur Double Largeur Double Grandeur Fond Noir Fond Rouge Fond Vert Fond Jaune Fond Bleu Fond Magenta Fond Cyan Fond Blanc Masquage Fin de Lignage Début de Lignage Fond Normal Inversion de Fond Démasquage Figure 84 : Code Videotex. Attributs. Ainsi, la séquence suivante affichera les caractères qui suivront en double hauteur en rouge sur fond vert : 1/11(ESC) 4/13(double hauteur) 1/11(ESC) 4/1(caractère rouge) 1/11(ESC) 5/2 (fond vert)

57 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 54 IV-H-2- Atlas Messagerie - La Commutation de messages initialement conçue pour automatiser et optimiser les transmissions Télex, s est progressivement adaptée à des modes de transmissions plus rapides et plus élaborées. Les systèmes à commutation de messages sont des systèmes informatiques spécialisés permettant essentiellement la transmission automatique d un message remis vers 1 ou plusieurs destinataires (diffusion), et ceci immédiatement ou après un délai fixé soit automatiquement soit à la demande du destinataire. France-Télécom a établi un service de messagerie basé sur ce principe et conforme à l Avis X400 du CCITT. Cette norme a évoluée vers des applications de 'GroupWare' Avis X500. Ce service est connu sous le nom d Atlas 400 et géré par Transpac. Les principales fonctions sont : - Expédition de messages en mode interactif, l utilisateur est guidé par des menus et il utilise un terminal à mémoire permettant de préparer le message localement. - Remise automatique des messages. Si le destinataire est prêt à recevoir le message celui-ci est affiché immédiatement. Dans le cas contraire, ATLAS 400 conserve le message en mémoire et tente de renouveler l envoi périodiquement. - Retrait à la demande : C est l utilisateur qui va interroger le service pour savoir si il a un message dans sa boîte aux lettres électronique. Dans ce cas, le terminal peut être sans mémoire ou du type Minitel. Le schéma ci-dessous indique les différents moyens d accéder au service ATLAS 400. X.25 Système X400 Privé T TTY PAD TRANSPAC T ATLAS 400 Videotex Télex Télex TTY RTC Télécopie X.32 Télétex Figure : 85 Atlas 400. Les principaux terminaux utilisables pour accéder à ATLAS 400 sont : Télex Télétex et Videotex Terminaux asynchrones ou des micro-ordinateurs connectés à des PAD de TRANSPAC Terminaux synchrones en X25 ou X32 Serveurs X400 privés

58 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 55 Chapitre 5 V- Réseau numérique à intégration de service RNIS NUMERIS V-A- Concepts NUMERIS est le nom commercial du réseau qui utilise la technique RNIS. Ce réseau numérisé a pour but à terme de remplacer le réseau téléphonique analogique actuel, mais aussi les lignes et les réseaux spécialisés dans la transmission de données (Transpac, Transfix, Transdyn...). Il est normalisé sur le plan international, ce qui permet une interconnexion avec les réseaux étrangers. Le réseau général de France-Télécom étant actuellement numérisé, la phase actuelle consiste à étendre la numérisation jusque chez les abonnés. Avantages offerts : 2 communications possibles en même temps sur chaque ligne d'abonné. Possibilités de relier plusieurs terminaux sur une même ligne qui se comporte comme un Bus. Dialogue de service entre le central et le matériel de l'abonné ce qui permet de nouveaux services (Affichage du coût, affichage du Numéro de l'appelant...). Qualité de la transmission Numérique (Absence de souffle et de bruits impulsifs). Nouveaux services offerts comme transmission des images, téléaction,... V-B- Différents accès V-B-1- Accès de base (isolé) Un accès de base autorise la connexion simultanée de 5 terminaux sur le même bus par l'intermédiaire d'une interface "S". Le bus peut comporter jusqu'à 10 prises "S". L'accès de base a un débit binaire total de 192 Kbps dont 144 Kbps de débit utile. Le débit utile se décompose en : 2 canaux B à 64 Kbps permettant le transport des informations (2 voies téléphoniques ou de données) 1 canal de service (canal D) à 16 Kbps servant au transport de la signalisation et un accès à Transpac. Dans ce cas, la communication entre terminaux locaux est impossible. Réseau F.T T0 TNR TNR = Terminal Numérique de Réseau S0 S0 S0 S0 Figure 86 : RNIS : Accès de base. V-B-2- Groupement d'accès de base - Régie à étoile de Bus - Un groupement d'accès de base (jusqu'à 6 accès) est utilisé pour des établissements plus importants ne possédant pas de PABX. On utilisera une régie (Commutateur) permettant aux terminaux de communiquer entre eux en local.

59 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 56 Réseau F.T TNR TNR TNR T0 T0 Commutateur ou Régie T0 S0 S0 S0 S0 S0 S0 S0 V-B-3- Accès primaire Figure 87 : RNIS. Groupement d'accès de base. L'accès Primaire offre une ligne avec débit de 1984 Kbps répartis en 30 Canaux B à 64 Kbps et un canal D à 64 Kbps. Cette solution est utilisée dans le cas d'une connexion du réseau sur un PABX (Private Automated Branch exchange = Autocommutateur numérique Privé) comptable RNIS. Réseau F.T T2 Une ou plusieurs liaisons MIC RNIS PABX compatible RNIS S0 S0 S0 S0 S0 S0 S2 Figure 88 : RNIS. Accès Primaire

60 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 57 V-B-4- Interfaces Standards Les interfaces S sont les interfaces usagers normalisées. SØ : Prévue pour téléphones et terminaux. 2B + D, 144 Kbps, débit de base. Les Canaux B assurent les communications et le canal D permet le contrôle, l'aiguillage, l'adressage parmi d'autres possibilités. S2 : Prévue pour PABX adaptés et systèmes informatiques. 30 B+D = 1984 Kbps Les interfaces T sont les interfaces entre le réseau et l'abonné. On distingue: - TØ = 2B(64) + D(16) + Y(48) Total =192 Kbps dont 144 Kbps utiles. - T1 = 9B(64) + D(64) + Y(64) Total =704 Kbps dont 640 Kbps utiles - T2 = 30B(64) + D(64) + Y(64) Total = 2048 Kbps dont 1984 Kbps utiles T0 et T2 sont les plus utilisées. Y= Signalisation réseau V-C- Réseau téléphonique et réseau Sémaphore Sur le réseau téléphonique classique, les signaux servant à l'établissement des communications (sonneries, numérotation...) sont transmis sur les mêmes circuits que la parole. Dans le RNIS, il existe au contraire 2 réseaux superposés, l'un transmet la voix ou les données, l'autre les informations de service. Ce deuxième réseau est appelé Réseau Sémaphore et est conforme à l'avis CCITT N 7. CS PTS PS CS CS PTS Réseau Sémaphore PS PS PS PS PTS = Point de Transfert Sémaphore PS = Point Sémaphore CS = Canal Sémaphore CAA = Centre à Autonomie d'acheminement CT = Centre de Transit CT CAA CT Réseau des Circuits Téléphoniques CAA Circuits CAA CAA CAA V-C-1- CSN Figure 89 : RNIS Réseau Sémaphore. Un CAA (Centre Autonome d'acheminement) comporte un Cœur De Chaîne (CDC) qui est le commutateur lui-même et un ou plusieurs Concentrateurs Satellites Numériques (CSN) qui permettent de regrouper les lignes. Ces CSN supportent à la fois les abonnés travaillant en analogique et ceux travaillant en numérique. Les CSN locaux sont dans les mêmes bâtiments que le CAA. Les CSN distants sont reliés par des lignes MIC au CAA (4 à 16 lignes). Les CNE (Concentrateur Numérique Eloigné) sont reliés par une seule ligne MIC. Cœur de Chaine E 10-B ou E 10-MT CAA 4 à 16 MIC C S N Local 30 B + D 4 à 16 MIC Abonné non NUMERIS 4 Km Maximum P A B X TNR C S N Distant Abonné NUMERIS A B O N N E Figure 90 : RNIS. CSN. 2 B + D 30 B + D P A B X C N E ABONNE

61 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 58 V-C-2- Numérisation ligne abonné La transmission sur la ligne de l'abonné peut se faire de 3 façons : - Provisoirement en 2 fils et à l'alternat - Provisoirement en 4 fils et en Full-Duplex - En 2 fils en Full-Duplex avec annulation d'écho, à terme selon la qualité du réseau de distribution. V-D- Protocoles Les protocoles utilisés sur le RNIS pour le dialogue utilisateur/réseau ont été normalisés par le UIT-T (ex - CCITT). V-D-1- Couche Physique Son rôle est de transporter les bits entre le réseau et l'abonné. Les différentes configurations des lignes terminales sont les suivantes : Bus Court 0,5m Prise 1 Prise 10 TNR ou Commutateur Bus Etendu 0,5m Point de coupure Terminal 1 Terminal 5 Jusqu'à 130m et jusqu'à 10 prises et 5 Terminaux Prise 1 Prise 4 TNR ou Commutateur Point de coupure Jusqu'à 500m et jusqu'à 4 prises et 4 Terminaux Terminal 1 Terminal 4 30 m Max Bus câblé point à point 0,5m Prise 1 TNR ou Commutateur Bus câblé en Y 0,5m Point de coupure Jusqu'à 800m L1 Š 90 m N1 prises Terminal 1 Terminal x TNR ou Commutateur Point de coupure N2 prises L1 Š 90 m Equipement Max : 10 prises : N1 + N2 et 5 terminaux Terminal y Figure 91 : RNIS : Configurations des lignes terminales. Les bits se présentent sur l'interface "S" sous forme de trame de Niveau 1 composées de 48 bits dont 32 sont réservés pour les canaux B (B1 et B2). 48 Bits et 250 µ Secondes 48 bits en 250 µs DL F L Canal B1 E D A F E D S a N Canal B2 E DM Canal B1 Canal B2 1 octet 1 octet 1 octet 1 octet D Bit Canal D E Bit canal en écho B1 Bit du Canal B1 B2 Bit du Canal B2 M Réservé normalisation future S Réservé normalisation future F Bits de gestion et transmission du Bus Fa Bits de gestion et transmission du Bus L Bits de gestion et transmission du Bus A Bits de gestion et transmission du Bus Figure 92 : Format de trame sur une ligne RNIS. E DL F L

62 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 59 V-D-2- Couche Liaison - LAPD - Rôle : Assurer le transfert des informations sur les lignes de Communications et ceci sans erreur de Transmission. On utilise pour ce niveau de liaison des trames de structure proches des trames HDLC. Le protocole utilisé est le LAP D (Link Access Protocol D). Il y a 2 formats de Trames : Le format A pour les trames ne possédant pas un Champ d'informations. Le format B pour les trames possédant un Champ d'informations FORMAT A FORMAT B F A C F SAPI TEI COMMANDE * FCS C/R EA EA Le champ de commandes comporte 2 octets lorsqu'il y a un numéro de séquence N(S) et N(R). C'est le cas pour les trames d'infor- mations et les trames de Supervision Les trames Non Numérotées possédent un champ de commande à 1 seul octet SAPI TEI N(S) N(R) CHAMP DES INFORMATIONS Max 256 octets FCS C/R EA EA SAPI = Service Access Point Identifier TEI = Terminal Extremity Identify N(S) = Numéro de trame émise modulo 128 C/R = Indicateur de Commandes/Réponse N(P) = Numéro de trame attendue modulo 128 FCS= Frame Check Sequence EA = Bit d'extension du champ d'adresse Figure 93 : RNIS : Couche liaison LAPD. Le champ adresse SAPI permet d'indiquer le point d'accès à un service donné. Par exemple suivant la valeur du SAPI les trames sont dirigées vers un service ou un autre. Le champ adresse TEI permet de désigner un terminal parmi N connectés sur le bus RNIS. Si la valeur est 127, la trame est une trame de diffusion destinée à tous les terminaux. Le champ de commande fonctionne sur le même principe qu'en X25 avec des trames RR, RNR et REJ et une numérotation N(S) et N(R) des trames modulo 128. V-D-3- Couche Réseau - Protocole D - Rôle : Etablir, commander, contrôler et gérer les Connexions. C'est le canal D qui est particulièrement concerné par cette couche. Des messages sont véhiculés dans des trames sur le canal D. Ces messages de format bien déterminé sont délivrés aux terminaux. Ainsi pour la connexion entre 2 abonnés des messages sont échangés entre les couches 3 des 2 terminaux. Sous forme schématique, le dialogue prend cette forme par exemple : UTILISATEUR A Etablissement RESEAU UTILISATEUR B 0 P Acc.Récep Appel en cours (Alerte) Sonnerie Décrochage Connexion Accusé de réception connexion Connexion établie Figure 94 : RNIS: Dialogue couche D.

63 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 60 V-E- Installation d abonné Lorsqu'une entreprise veut s'équiper RNIS, elle a le choix entre : - un accès de base - une régie RNIS - un PABX compatible RNIS. France-Télécom installe les TNR et assure le contrôle des lignes et procède à des tests de fiabilité. Le client doit faire l'acquisition ou louer les postes téléphoniques numériques ainsi que les interfaces pour les matériels informatiques : cartes RNIS pour micro-ordinateur coffrets adaptateurs V24/S ou V35/S ou X21/S V-F- Applications V-F-1-a- Téléphonie enrichie - Temps de connexion plus faible (inférieur à 2 secondes) par rapport au RTC. - SDA (Sélection directe d'abonnés) - Qualité sonore accrue - Possibilité de connaître le numéro appelant - Possibilité de connaître le coût de la communication - Partage d'une ligne entre 2 terminaux et possibilité d'en connecter plusieurs V-F-1-b- Applications téléinformatiques - Transmissions de fichiers à 64 Kbps - Télécopie haute vitesse Groupe IV - Archivage et consultation de bases de données - Transmission d'images fixes et faiblement animées. Vos notes : ********************

64 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 61 ANNEXES I- Evolution de X25 Frame Relay (relais de trame) I-A- Avantages de X25 X25 est un protocole axé sur la sécurité et la fiabilité des échanges ( contrôle de flux - numérotation des paquets et des trames - mise à jour des tables de routage dans les commutateurs) correspondant à la qualité moyenne des équipements analogiques des années 80. L'existence d'un réseau maillé, au niveau des commutateurs de transit, autorise un acheminement adaptatif des paquets selon le niveau de congestion du réseau ou de pannes ponctuelles. En cas d'erreur la charge de retransmission est réduite car X25 est basé sur l'échange de paquets courts ( 32 à 2048 octets ). La tarification avantage la distance et le mode conversationnel plutôt que l'échange de fichiers volumineux par exemple les applications transactionnelles à bas ou moyen débit. I-B- Inconvénients de X25 Avec l'amélioration technique des infrastructures des réseaux WAN, les contraintes de segmentation, de séquencement, de numérotation, de contrôle d'erreur, de routage, de contrôle de flux peuvent s'alléger tout en conservant une bonne fiabilité à la liaison et éviter l'engorgement d'artères du réseau. X25 est un protocole "sûr" mais "lourd", permettant des échanges sécurisés au détriment du débit. Les délais de commutation et de contrôle étant trop longs, il est mal adapté aux nouvelles applications telles que: Interconnexion de réseaux locaux, applications client-serveur, multimédia, multiplexage voixdonnées. Il est donc nécessaire d'améliorer le débit et de simplifier X25. I-C- Introduction au Relais de trames - Le "Fast Relay Switching" est considéré actuellement comme un complément plutôt qu'un remplacement de X25, également comme une des solutions d'attente avant la généralisation d'atm encore trop cher. - Il agit comme un "turbo" permettant d'augmenter les débits sur le réseau de transit de X25. Seuls quelques grands comptes l'utilisent de bout en bout. - Il permet le transport de la voix mais les solutions restent propriétaires. - La normalisation est préparée par un comité international, le Frame Relay Forum définissant des avis techniques. - Une extension des possibilités de Frame Relay appelée XFR (Extended Frame Relay) est expérimenté dans le réseau Transpac. Commutateur de raccordement X25 X25 Transmission en X25 de bout en bout Commutateur de transit X25 Commutateur de transit X25 Figure 95 : Frame Relay. Commutateur de raccordement X25 10 ms 10 ms 10 ms 10 ms FR Transmission en X25 et relais de trame Commutateur de transit FR Commutateur de transit FR X25 Commutateur de Commutateur de raccordement1 raccordement 8 ms 2 ms 2 ms 8 ms FR

65 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 62 I-D- Informations techniques Relais de Trame - Le relais de trame existe au niveau 2 uniquement. Le niveau 3 paquet disparaît. - Chaque trame est indépendante, mais est toujours établie en fonction d'un CVP ou d'un CVC (Mode connecté ). - Les trames sont "relayées" dans le réseau de manière plus simple que le protocole X25. L'accroissement de la vitesse se fait au détriment de la sécurité et des points de congestion peuvent apparaître. - En cas d'erreur de FCS ou d'erreur de transmission au niveau réseau, il n'y a ni reprise ni retransmission, les trames fautives sont abandonnées. - En cas de congestion dans le réseau il y a possibilité de ralentir le trafic en amont ou en aval, et de ne transmettre que des trames marquées prioritaires. - Problèmes : Les trames abandonnées doivent être retransmises ce qui risque d'aggraver plus tard la congestion. Si la transmission est unilatérale les commutateurs situés en amont du noeud de congestion ne sont pas prévenus et ne peuvent pas ralentir leur trafic. - Du fait de l'allégement du protocole les stations d'extrémités doivent contrôler l'intégralité des trames reçues. Rôle d'un commutateur Frame Relay : Vérification du FCS de la trame: - Si OK continuation - Si mauvais : Abandon Vérification du N DLCI par rapport à la table de routage - Si OK continuation - Si pas de correspondance: Abandon Relayage vers le commutateur suivant - Du côté utilisateur un FRAD ( Frame Relay Access Device ) permet d'assurer le multiplexage des différentes sources d'information et la transformation des différents flux selon le protocole. I-E- Structure d'une trame Frame Relay En-tête Paquet SNA En-tête Paquet IP En-tête Paquet X25 Fanion En-Tête FRAME RELAY CHAMP D INFORMATIONS jusqu à 4096 ou 8189 octets FCS Fanion Octet 1 En_tête minimum Octet 2 DCLI C/R EA DCLI FECN BECN DE EA Figure 96 : Structure d une trame FRAME RELAY. L'en-tête de la trame peut comporter de deux à quatre octets suivant les bits d'extension EA. - DLCI - Data Link Connection identifier - Identification de la connexion logique. Correspond au N de voie logique du paquet X25. Sur bits suivant la présence des bits d'extension. - Le DLCI n 0 et n 1023 imposent aux équipements de freiner le trafic en cas de congestion unilatérale mais ce type d'information n'est pas reconnu par tous les constructeurs. - C / R - Choix de commande ou réponse - EA - Bit d'extension d'adresse: Permet le choix d'un en-tête à 3 ou 4 octets. - FECN - Forward Explicit Congestion Notification - Notification explicite aval de la congestion. - BECN - Backward " " " " " amont " " - DE - Discord Eligibility - Indicateur de choix d'abandon - Bit gendarme du réseau permettant le marquage des trames à abandonner en priorité en cas de saturation du réseau. Ce bit permet également d'éviter que les gros débits ne soit avantagés par rapport aux petits débits.

66 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 63 II- Fibres optiques Une technique nouvelle de transmission est apparue ces dernières années. Elle utilise les fibres optiques. Les avantages de cette technique par rapport au fil de cuivre sont : - Son coût faible (relativement). - Son immunité aux parasites électromagnétiques. - Sa très large bande passante. - Son absence de diaphonie. Data Emetteur Récepteur Data Codeur Décodeur II-A- Types de fibres optiques Figure 97 : Liaison Fibre Optique. La fibre est constituée d'un mince fil de verre appelé cœ ur où la lumière est confinée au moyen d'une gaine dont l'indice de réfraction est inférieur à celui du cœ ur. Une enveloppe en plastique entourant la fibre fournit la protection mécanique. On distingue les F.O multimodes ( à saut d'indice ou à gradient d'indice) et les fibres monomodes plus performantes. II-A-1- Fibres à saut d'indice Une fibre à saut d'indice guide les rayons lumineux par réflexion totale sur la partie séparant le cœ ur de la gaine. Les fibres à saut d'indice ont des diamètres minimaux de 100/140 µm. Un des gros inconvénients de cette fibre est sa bande passante limitée due à la dispersion des rayons. Des fibres de ce type ont été réalisées en plastique et leurs applications se situent plutôt dans les liaisons courtes distances qui acceptent des atténuations élevées (faible coût). 5Ø à 8Ø µm Indices de réfraction n2 n1 Propagation des rayons Fibre multimode 1ØØ à 2ØØ µm II-A-2- Fibres à gradient d'indice Figure 98 : Fibre multimode. Les fibres à gradient d'indice sont obtenues en donnant au cœ ur un indice de réfraction non uniforme, diminuant graduellement à mesure que l'on s'écarte de l'axe central et que l'on se dirige vers la gaine. Cette variation d'indice du cœ ur oblige les rayons lumineux à progresser dans cette fibre de façon sinusoïdale. 5Ø à 8Ø µm Indices de réfraction n2 Propagation des rayons n1 Gaine Cœur Fibre multimode 1ØØ à 2ØØ µm II-A-3- Fibres monomodes Figure 99 : Fibre à gradient d'indice. Les fibres monomodes sont utilisées pour obtenir une grande bande passante. La fabrication de ces fibres n'est pas plus complexe que celle des fibres à gradient d'indice à l'exception du diamètre du cœ ur et de l'écart d'indice entre le cœ ur et la gaine qui est si petit que les rayons ne peuvent se disperser.

67 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 64 5µm Indices de réfraction n2 Propagation des rayons n1 Gaine Cœur Fibre Monomode 5Ø à 8Ø µm II-B- Performances des fibres optiques II-B-1- Encombrement Figure 100 : Fibre optique monomode. La fibre a un poids (quelques g/km) et un diamètre extérieur (125 µm) très faibles. Si ces paramètres sont bien conservés lors des opérations de câblage, on peut obtenir de très bons résultats. II-B-2- Atténuation Dans les fibres multimodes, les atténuations sont dues aux impuretés contenues dans la fibre. Cette atténuation est exprimée en db/km. Les fibres multimodes ont des atténuations voisines de 3 db/km celles des monomodes de l'ordre de 0,5 db/km et même 0,2 db/km. II-B-3- Bande passante Alors que la bande passante pour une fibre multimode à saut d'indice est de l'ordre de 50 MHz/km, elle est de l'ordre de 1 GHz/km pour une fibre multimode à gradient d'indice et peut atteindre 100 GHz/km pour une fibre monomode. II-B-4- Multiplexage des longueurs d'onde Une caractéristique essentielle des fibres optiques est la possibilité d'utiliser simultanément plusieurs longueurs d'onde de transmission sur la fibre, à partir de plusieurs sources émettant chacune à une longueur d'onde propre. On peut ainsi mélanger des signaux numériques et analogiques. II-C- Composants II-C-1- Source d'émission C'est généralement une diode LED ou une diode laser. La diode laser a un spectre de longueur d'onde émise bien plus étroit que la diode LED. Toutefois, la diode LED a une durée de vie 10 fois plus importante que la diode laser. II-C-2- Câbles de fibres optiques Deux types de fibres sont employés : Les structures dites "serrées" où la fibre est prise dans une matière plastique et les structures "libres" où les fibres sont disposées dans un support alvéolaire. II-C-3- Connecteurs Il doit assurer le passage d'une fibre à une autre avec le minimum de pertes. Ceci suppose avant tout une très grande précision dans l'alignement mécanique des 2 fibres. II-C-4- Photodiode réceptrice On utilise des diodes PIN ou des diodes à avalanche.»»»»»»»»»»»»»»»»»«««««««««««««

68 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 65 III- Normalisation III-A- Organismes de Normalisation III-A-1- Sur le plan international Le CEI (Commission Electrotechnique Internationale) constituée des comités nationaux, représentatifs de l'industrie électrique. Le CCITT (Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique) comprend les représentants des administrations des PTT et des organismes privés de télécommunications. Le CCITT est désormais désigné sous le nom d'itu-t;(en Anglais) ou UIT-T (en français).l'union Internationale des Télécommunications, section Téléphonie, est une organisation siégeant à Genève et dépendant de l'onu. L'ISO (Organisation Internationale de Normalisation ) dont les membres sont les organismes nationaux de normalisation. On trouve aussi de très gros utilisateurs de Téléinformatique associés aux travaux : L'IATA (International Air Transport Association). L'OMM (Organisation Mondiale de Météorologie). III-A-2- Sur le plan multinational : La CEPT (Conférence Européenne des Postes et Télécommunications). L'ECMA (European Computer Manufacturers Association). III-A-3- Sur le plan national : Les administrations des PTT membres du CCITT. Des associations membres de l'iso. L'EEA (Electrical Engineering Association) au Royaume-Uni. L'EIA (Electronic Industries Association ) aux U.S.A. Normalisation Internationale CCITT UIT-T UIC OMN CEI ISO IATA CEPT ECMA PTT Normalisation Multinationale Normalisation nationale France AFNOR BPO R.Uni BSI EEA State Dept. U.S.A ANSI EIA Figure 101 : Organisations de normalisation.

69 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 66 III-B- Avis du C.C.I.T.T. III-B-1- AVIS DE LA SERIE " V ". Transmissions de données sur le réseau téléphonique. III-B-1-a- SECTION 1 Généralités V1 Correspondance entre les symboles du calcul binaire et les états significatifs d'un code bivalent. V2 Niveaux de puissance pour la transmission de données sur circuits téléphoniques. V3 Alphabet International n 5 V4 Structure générale des signaux du code pour l'alphabet international n 5 destiné à la transmission de données sur le réseau téléphonique public. V5 Normalisation des débits binaires pour transmission de données synchrones sur le réseau téléphonique général avec commutation. V6 Normalisation des débits binaires pour transmission de données synchrones sur circuits loués de type téléphonique. V7 Définition des termes relatifs aux communications de données sur le réseau téléphonique. III-B-1-b- Section 2 - Interfaces et modems pour la bande des fréquences vocales. V10(X26) Caractéristiques des circuits de jonction dissymétriques à double courant pour application générale aux équipements à circuits intégrés dans le domaine des transmissions de données. V11(X27) Caractéristiques électriques des circuits de jonction symétriques en double courant pour application générale aux équipements à circuits intégrés dans le domaine des transmissions de données V15 Utilisation des coupleurs acoustiques pour la transmission de données. V16 Modems pour transmission de données analogiques médicales. V19 Modems pour transmission parallèle de données utilisant les fréquences de signalisation des postes téléphoniques. V20 Modem pour la transmission parallèle de données d'application universelle sur le réseau téléphonique général avec commutation. V21 Modem à 300 Bauds normalisé pour usage général sur le réseau téléphonique général avec commutation. V22 Modem à 1200 Bits/s duplex normalisé pour usage sur le réseau téléphonique général avec commutation ou sur des circuits loués de type téléphonique. V23 Modem à 600/1200 Bauds normalisé pour usage sur le réseau téléphonique général avec commutation V24 V25 V26 V26Bis V27 V27bis V27ter V28 V29 V31 V35 V36 V40 V41 V50 V51 V52 V53 V54 V55 V56 V57 Liste des définitions des circuits de jonction à l'interface entre ETTD et ETCD. Equipement d'appel et/ou de réponse automatiques sur le réseau téléphonique général avec commutation, y compris la neutralisation des suppresseurs d'écho lorsque l'appel est établi entre stations à fonctionnement manuel. Modem à 2400 Bits/s normalisé pour usage sur circuits loués à 4 fils. Modem à 2400/4800 Bits/s normalisé pour usage sur le réseau téléphonique général avec commutation. Modem à 4800 Bits/s avec égaliseur à réglage manuel normalisé pour usage sur circuits loués de type téléphonique. Modem normalisé à 4800 Bits/s avec égaliseur automatique destiné aux circuits loués de type téléphonique. Modem normalisé à 4800/2400 Bits/s destiné au réseau téléphonique général avec commutation. Caractéristiques électriques des circuits de jonction dissymétriques pour transmission à double courant. Modem normalisé à 9600 Bits/s pour usage sur circuits loués de type téléphonique. Caractéristiques électriques des circuits de jonction pour transmission par simple courant, commandés par fermeture de contact. III-B-1-c- SECTION 3 -Modems à large bande Transmission de données à 48 Kbps au moyen de circuits en groupe primaire de 60 à 108KHz. Modems pour transmission synchrone de données sur circuits utilisant la largeur de bande du groupe primaire (60 à 108 KHz). III-B-1-d- SECTION 4 - Protections contre les erreurs Indication des erreurs en cas d'utilisation d'appareils électromécaniques. Système de protection contre les erreurs indépendant du code utilisé. III-B-1-e- SECTION 5 - Qualité de transmission et maintenance Normes limites de qualité de transmission pour la transmission de données. Organisation de la maintenance des circuits internationaux de type téléphonique pour la transmission de données. Caractéristiques des appareils utilisés pour mesurer la distorsion et le taux d'erreur en transmission de données. Caractéristiques limites pour la maintenance des circuits de type téléphonique, utilisés pour la transmission de données. Dispositifs d'essai en boucle pour les modems. Spécification pour un appareil de mesure du bruit impulsif sur les circuits de type téléphonique. Essais comparatifs des modems destinés à être utilisés sur des circuits de type téléphonique. Ensemble complet d'essais de transmissions de données aux débits binaires élevés.

70 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 67 X1 X2 X3 X4 X15 X20 III-B-2- AVIS DE LA SERIE " X " Transmission de données sur les réseaux publics de données X2Obis X21 X21bis X24 X25 X26 X27 X28 X29 III-B-2-a- SECTION 1. Service de facilités Catégories d'usagers du service international des réseaux publics de données. Services complémentaires offerts aux usagers du service international des réseaux publics pour données. Service complémentaire d'assemblage et de désassemblage de paquets (ADP) pour un réseau public de données. Structure générale des signaux du code de l'alphabet international n 5 pour la transmission de données sur réseaux publics de données. Définitions de termes concernant les réseaux publics pour données. III-B-2-b- SECTION 2- ETTD et Interfaces Interface entre l'ettd et l'etcd dans le cas des services avec transmission arythmique sur les réseaux publics pour données. Interface compatible avec les modems V21,entre l'ettd et l'etcd dans le cas des services arythmiques sur les réseaux publics pour données. Interface d'application générale entre l'ettd et l'etcd pour fonctionnement synchrone dans les réseaux publics pour données. Utilisation sur des réseaux publics pour données, des ETTD destinés à assurer l'interface des modems synchrones de la série "V". Liste des définitions relatives aux circuits de jonction établis entre des ETTD et ETCD sur les réseaux publics pour données. Interface entre ETTD et ETCD pour terminaux fonctionnant en mode paquet, raccordés à un réseau public pour données. Caractéristiques électriques des circuits de jonction dissymétriques en double courant pour application générale aux équipements à circuits intégrés dans le domaine des transmissions de données. Caractéristiques électriques des circuits de jonction symétriques en double courant pour application générale aux équipements à circuits intégrés dans le domaine des transmissions de données. Interface ETTD/ETCD pour accès d'un ETTD arythmique au service complémentaire d'assemblage et de désassemblage de paquets (ADP) dans un réseau public pour données situé dans le même pays. Procédures d'échange de l'information de commande et des données de l'usager entre un service complémentaire d'assemblage et de désassemblage de paquets (ADP) et un ETTD fonctionnant en mode paquet (ETTD-P) ou un autre ADP. *****************************************

71 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 68 IV- Compression de Données IV-A- Généralités Comprimer des Données consiste à transformer une suite d octets en une autre suite d octets de taille plus réduite à partir de laquelle on peut retrouver la suite d octets d origine. La compression des données est très utile pour le stockage des informations et pour leur transmission. Dans le cas du stockage sur mémoire de masse (disque dur, bande ou autre..) Il est intéressant de diminuer le nombre de bits à stocker pour représenter une même quantité d informations. Dans le cas de la transmission, si le nombre de bits à transmettre est moins important pour une quantité d informations donnée, on gagne en temps ou en débit apparent. Dans le cas de cette étude, nous nous intéresserons particulièrement au problème lié aux transmissions. IV-B- Méthodes de compression IV-B-1- Encodage des répétitions (Run-length encoding) Cette méthode consiste à représenter les suites de caractères répétitifs par : un caractère spécial + le caractère répété + le nombre de répétitions Cette méthode n est pas toujours efficace, mais peut être intéressante dans le cas de transmissions d images écran dans lesquelles la couleur du fond est la même pour une grande partie de l image. Il en est de même dans le cas de transmissions de fichiers de base de données où les champs sont complétés avec des blancs pour les rendre de longueur fixe. IV-B-2- Méthode par codage de longueur variable en fonction inverse de la fréquence de répétition des caractères (Codage Huffman) IV-B-2-a- Codage d'huffman Statique Cette technique utilise des codes de longueur variable, c'est-à-dire que le nombre de bits du code n est pas constant au contraire des codes couramment utilisés tel le code ASCII. Les caractères les plus fréquents sont représentés par un nombre de bits plus petit que les caractères dont la fréquence est faible. L algorithme de compression le plus connu est le codage d'huffman statique qui consiste à élaborer un arbre de codage dans le compresseur. Cet arbre de codage est établi en lisant le fichier une première fois sans le transmettre pour y connaître la fréquence de répétition de chaque caractère. La méthode utilisée fait qu il ne peut y avoir de confusion dans les codes obtenus. Une fois l arbre établi, il doit être transmis au décompresseur, suivi des données compressées. Le décompresseur utilise l arbre transmis pour retrouver les données d origine. Exemple : compression du mot SATISFAISANT Répétitions Caractères (3) (2) (3) (2) (1) (1) A T S I F N Figure 102 : Algorithme du codage d'huffman. Le code établi se lit du haut de l arbre vers le bas. Par exemple le code de: A = 11 T = 10 S = 01 I = 001 F = 0001 N = 0000

72 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 69 Pour transmettre le mot SATISFAISANT avec un code à 8 bits il faut : 12 x 8 = 96 bits Avec la compression la chaîne envoyée est la suivante : S A T I S F A I S A N T soit au total 30 bits. En réalité, il faut tenir compte de la nécessité d envoyer l arbre dans le décompresseur, ce qui pour un fichier très court fait perdre l avantage de la méthode. - Arbre figé On peut résoudre le problème de la transmission de l arbre, au risque de réduire l efficacité de la méthode, en utilisant un arbre établi une fois pour toutes, ce qui présente 2 avantages : - le premier est qu il n est plus nécessaire de lire le fichier pour établir l arbre. - le second est que la transmission de l arbre vers le décompresseur n est plus faite. IV-B-2-b- Codage d'huffman dynamique Une amélioration de la méthode consiste à établir un arbre de façon dynamique, c'est-à-dire que l on modifie l arbre en permanence en fonction du contenu du fichier transmis. Il est alors nécessaire de modifier l arbre du compresseur et celui du décompresseur de façon simultanée. IV-B-3- Technique utilisant un dictionnaire de chaînes de caractères Les chaînes au moment de l émission sont remplacées par leur adresse dans un dictionnaire. Dans le décompresseur, les adresses sont remplacées par les chaînes correspondantes. L algorithme utilisé pour établir le dictionnaire est celui de Lempel-Ziv-Welch (LZW). IV-B-4- Combinaison des Méthodes LZW et Huffman Il est possible de cumuler les compressions. Ainsi, on peut appliquer à une suite de données une compression en utilisant le méthode de substitution des chaînes par leur adresse dans un dictionnaire, puis en compressant les adresses par codage d'huffman. IV-C- Utilisation de la compression en Transmission La compression est utilisée de plus en plus pour la transmission de données. On trouve sur le marché, des modems comportant des dispositifs de compression (dispositif MNP Classe 5 et plus). On trouve aussi des boîtiers spécialisés qui assurent des taux de compression de l ordre de 400% et qui s intercalent sur la jonction entre l ETTD et le modem. Les modèles utilisés doivent être les mêmes à chaque extrémité dans la mesure où il n y a pas de matériel normalisé en ce qui concerne la compression des données. ************************************************

73 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 70 V- ATM ATM = Asynchronous transfert mode TTA = Transmission Temporelle Asynchrone Technique universelle de multiplexage et d acheminement permettant d offrir des services de toute nature - Voix, Données, images sur toutes distances et à tout débit, fixe ou variable, de quelques Kbps à plusieurs Mbps. V-A- Origine - Expérimentation- Services ATM a été mis au point par le CNET 2 de Lannion dans les années 80. Il représente sur le plan technique les avantages de la commutation par paquets et ceux de la commutation temporelle de circuits, base du RTC classique. L ATM a été adopté en 1988 par l UIT-T. Des projets de normes complémentaires sont proposés par l ATM Forum, regroupant opérateurs, constructeurs et utilisateurs avant adoption par l UIT-T. Au niveau européen, l ATM Pilot regroupe 18 membres de 15 pays expérimentant des liaisons ATM à haut débit. Au niveau de la France, le premier service ouvert par France-Télécom est Transrel-ATM solution d interconnexions des réseaux locaux à haut débit. V-B- Principes ATM est considéré comme une extension du RNIS appelé RNIS-Large bande (B-ISDN). C est une technique fédératrice de solutions utilisées en télécommunications et dans les réseaux locaux en termes de débit. C est une solution de transmission et de commutation adaptée à la fois à la voix et aux images. Ces types de transmissions, si l on veut assurer une bonne restitution, ne supportent ni interruptions ni délais mais, supportent des erreurs éventuelles. Les transmissions de données au contraire supportent les interruptions mais, ne peuvent accepter les erreurs. ATM est techniquement une solution hybride proche à la fois de la commutation de circuits nécessaire à la transmission de la voix et des images mais, coûteuse en terme de disponibilité, et de la commutation de paquets plus économique, mais présentant des délais de transmission. ATM assure la commutation et le multiplexage d informations sous forme numérique de différentes sources de façon transparente. Le débit est variable et dépend de l application. La bande passante est donc négociée en fonction du débit nécessaire pour l application. Pour accélérer la transmission et supprimer les délais, aucune fonction de contrôle n est assurée par le réseau sous ATM. ATM s arrête à la couche 2 de l ISO pour rester compatible avec les normes LAN (Ethernet 10 ou 100 Mbps) et WAN (RNIS). Taux de bits constant Taux de bits constant Envoi de données Taux de bits variable 34/ Mbps Flux de cellules Figure 103 : ATM : Fonctionnement. 2 CNET = Centre National d Etudes des Télécommunications

74 Cours Téléinformatique - Seconde partie - Page 71 V-C- Caractéristiques ATM découpe les informations de toute nature en cellules de 53 octets. Parmi des 53 octets, 5 forment un en-tête, les 48 autres sont les informations à transporter. V-C-1- Format des cellules En-tête 5 octets Informations 48 octets VPI 12 bits VCI 16 bits Type 3 bits P 1 Contrôle d erreur 8 bits VPI = Virtual Path Identifier Identificateur de conduit virtuel VCI = Virtual Channel identifier Identificateur de circuit virtuel Type = Type d informations P = Priorité Le contrôle d erreur n est pas utilisé dans le réseau, mais seulement aux extrémités. V-C-2- Couche d adaptation Figure 104 : ATM : Format des cellules. AAL = ATM Adaptation Layer Cette couche permet d adapter les données dans le réseau en fonction de leur nature. Cinq classes sont définies, mais 2 sont complètement normalisées. AAL 1 est prévue pour la synchronisation des informations du type Voix et images. Cette synchronisation est nécessaire pour la visioconférence. AAL 5 est prévue pour la transmission de données informatiques. V-C-3- Commutateurs et Brasseurs Le commutateur ATM reçoit les données des différentes sources (voix, vidéo, données,...) et les transforme en cellules ATM et en assure le multiplexage (Figure précédente). Le brasseur aiguille les cellules à l intérieur du réseau en utilisant les VPI de l en-tête. Téléphone Audio Video Codec Brasseur ATM Réseau local HUB Adaptateur Brasseur ATM Brasseur ATM Informatique Adaptateur Brasseur ATM Figure 105 : ATM - Commutateurs et Brasseurs. FIN

Master d'informatique 1ère année Réseaux et protocoles. Couche physique

Master d'informatique 1ère année Réseaux et protocoles. Couche physique Master d'informatique 1ère année Réseaux et protocoles Couche physique Bureau S3-354 Mailto:[email protected] http://saquet.users.greyc.fr/m1/rezopro Supports de communication Quelques exemples :

Plus en détail

2. Couche physique (Couche 1 OSI et TCP/IP)

2. Couche physique (Couche 1 OSI et TCP/IP) 2. Couche physique (Couche 1 OSI et TCP/IP) 2.1 Introduction 2.2 Signal 2.3 Support de transmission 2.4 Adaptation du signal aux supports de transmission 2.5 Accès WAN 2.1 Introduction Introduction Rôle

Plus en détail

I. TRANSMISSION DE DONNEES

I. TRANSMISSION DE DONNEES TD I. TRANSMISSION DE DONNEES 1. QU'EST-CE QU'UN CANAL DE TRANSMISSION? 1.1 Rappels Une ligne de transmission est une liaison entre les deux machines. On désigne généralement par le terme émetteur la machine

Plus en détail

Les techniques de multiplexage

Les techniques de multiplexage Les techniques de multiplexage 1 Le multiplexage et démultiplexage En effet, à partir du moment où plusieurs utilisateurs se partagent un seul support de transmission, il est nécessaire de définir le principe

Plus en détail

Transmissions série et parallèle

Transmissions série et parallèle 1. Introduction : Un signal numérique transmet généralement plusieurs digits binaires. Exemple : 01000001 ( huit bits). Dans une transmission numérique on peut envisager deux modes : les envoyer tous en

Plus en détail

Chaine de transmission

Chaine de transmission Chaine de transmission Chaine de transmission 1. analogiques à l origine 2. convertis en signaux binaires Échantillonnage + quantification + codage 3. brassage des signaux binaires Multiplexage 4. séparation

Plus en détail

Réseaux grande distance

Réseaux grande distance Chapitre 5 Réseaux grande distance 5.1 Définition Les réseaux à grande distance (WAN) reposent sur une infrastructure très étendue, nécessitant des investissements très lourds. Contrairement aux réseaux

Plus en détail

Description d'une liaison

Description d'une liaison escription d'une liaison I. Constitution d'une liaison...2 II. Modes d'exploitation...2 III. Normalisation des jonctions...2 III.1. Norme V28 (RS232) 3 III.2. Norme V11 (RS422 et RS485) 4 IV. Liaison V24

Plus en détail

UE 503 L3 MIAGE. Initiation Réseau et Programmation Web La couche physique. A. Belaïd

UE 503 L3 MIAGE. Initiation Réseau et Programmation Web La couche physique. A. Belaïd UE 503 L3 MIAGE Initiation Réseau et Programmation Web La couche physique A. Belaïd [email protected] http://www.loria.fr/~abelaid/ Année Universitaire 2011/2012 2 Le Modèle OSI La couche physique ou le

Plus en détail

1 Définition et présentation. 2 Le réseau Numéris. 3 Les services. 3.1 Les services Support (Bearer service) SYNTHESE

1 Définition et présentation. 2 Le réseau Numéris. 3 Les services. 3.1 Les services Support (Bearer service) SYNTHESE 1 Définition et présentation RNIS = Réseau Numérique à Intégration de Services En Anglais = ISDN = Integrated Services Digital Network Le RNIS est une liaison autorisant une meilleure qualité que le RTC

Plus en détail

Cours n 12. Technologies WAN 2nd partie

Cours n 12. Technologies WAN 2nd partie Cours n 12 Technologies WAN 2nd partie 1 Sommaire Aperçu des technologies WAN Technologies WAN Conception d un WAN 2 Lignes Louées Lorsque des connexions dédiées permanentes sont nécessaires, des lignes

Plus en détail

Transmission de données. A) Principaux éléments intervenant dans la transmission

Transmission de données. A) Principaux éléments intervenant dans la transmission Page 1 / 7 A) Principaux éléments intervenant dans la transmission A.1 Equipement voisins Ordinateur ou terminal Ordinateur ou terminal Canal de transmission ETTD ETTD ETTD : Equipement Terminal de Traitement

Plus en détail

Télécommunications. Plan

Télécommunications. Plan Télécommunications A.Maizate - EHTP 2010/2011 Plan Concepts généraux: Téléinformatique Liaison de Téléinformatique Sens de transmission Types de transmission Parallèle Série Techniques de Transmission

Plus en détail

Organisation du module

Organisation du module Organisation du module Cours: 2 séances de TD (3H) + DS (1h30, commun avec TP) Introduction à la téléphonie d entreprise : Matériel, configurations et possibilités courantes Voix sur IP, Téléphonie sur

Plus en détail

Université de La Rochelle. Réseaux TD n 6

Université de La Rochelle. Réseaux TD n 6 Réseaux TD n 6 Rappels : Théorème de Nyquist (ligne non bruitée) : Dmax = 2H log 2 V Théorème de Shannon (ligne bruitée) : C = H log 2 (1+ S/B) Relation entre débit binaire et rapidité de modulation :

Plus en détail

TABLE DES MATIERES. I. Objectifs page 2. II. Types de réseaux page 2. III. Transmission page 2. IV. Câbles page 3. V.

TABLE DES MATIERES. I. Objectifs page 2. II. Types de réseaux page 2. III. Transmission page 2. IV. Câbles page 3. V. TABLE DES MATIERES I. Objectifs page 2 II. Types de réseaux page 2 III. Transmission page 2 1. Série ou parallèle page 2 2. Codage page 3 IV. Câbles page 3 V. Topologie page 4 VI. Types de réseaux locaux

Plus en détail

Groupe Eyrolles, 2000, 2004, ISBN : 2-212-11330-7

Groupe Eyrolles, 2000, 2004, ISBN : 2-212-11330-7 Groupe Eyrolles, 2000, 2004, ISBN : 2-212-11330-7 Sommaire Cours 1 Introduction aux réseaux 1 Les transferts de paquets... 2 Les réseaux numériques... 4 Le transport des données... 5 Routage et contrôle

Plus en détail

ELP 304 : Électronique Numérique. Cours 1 Introduction

ELP 304 : Électronique Numérique. Cours 1 Introduction ELP 304 : Électronique Numérique Cours 1 Introduction Catherine Douillard Dépt Électronique Les systèmes numériques : généralités (I) En électronique numérique, le codage des informations utilise deux

Plus en détail

Spécifications Techniques d Interface

Spécifications Techniques d Interface 67, Édition 2 / Octobre 2000 Spécifications Techniques d Interface SRXUOHUpVHDXGH)UDQFH7pOpFRP 'LUHFWLYH&( &DUDFWpULVWLTXHVGHVLQWHUIDFHVG DFFqV DXVHUYLFH7UDQVIL[0pWURSROLWDLQ 5pVXPp Ce document présente

Plus en détail

Architectures et Protocoles des Réseaux

Architectures et Protocoles des Réseaux Chapitre 5 - Les réseaux xdsl Claude Duvallet Université du Havre UFR Sciences et Techniques 25 rue Philippe Lebon - BP 540 76058 LE HAVRE CEDEX [email protected] Claude Duvallet 1/32 Plan de la

Plus en détail

Chapitre 2 : communications numériques.

Chapitre 2 : communications numériques. Chapitre 2 : communications numériques. 1) généralités sur les communications numériques. A) production d'un signal numérique : transformation d'un signal analogique en une suite d'éléments binaires notés

Plus en détail

Technologies xdsl. 1 Introduction 2 1.1 Une courte histoire d Internet... 2 1.2 La connexion à Internet... 3 1.3 L évolution... 3

Technologies xdsl. 1 Introduction 2 1.1 Une courte histoire d Internet... 2 1.2 La connexion à Internet... 3 1.3 L évolution... 3 Technologies xdsl Table des matières 1 Introduction 2 1.1 Une courte histoire d Internet.......................................... 2 1.2 La connexion à Internet..............................................

Plus en détail

Année 2010-2011. Transmission des données. Nicolas Baudru mél : [email protected] page web : nicolas.baudru.perso.esil.univmed.

Année 2010-2011. Transmission des données. Nicolas Baudru mél : nicolas.baudru@esil.univmed.fr page web : nicolas.baudru.perso.esil.univmed. Année 2010-2011 Réseaux I Transmission des données Nicolas Baudru mél : [email protected] page web : nicolas.baudru.perso.esil.univmed.fr 1 Plan 1 Notions de signaux 2 Caractéristiques communes

Plus en détail

La couche réseau Le protocole X.25

La couche réseau Le protocole X.25 La couche réseau Le protocole X.25 Michel Gardie GET/INT/LOR/RIP 20 décembre 2004 Réseau / X.25 Informations La version de ce document à la date d impression et de révision est temporaire. Quelkes feautes

Plus en détail

Digital Subscriber Line

Digital Subscriber Line Digital Subscriber Line Bernard Cousin Présentation d'adsl But : Offrir l'accès à l'internet à partir d'un domicile personnel Le cout des réseaux d'accès est très important par rapport à celui du réseau

Plus en détail

LES RÉSEAUX À HAUTS DÉBITS

LES RÉSEAUX À HAUTS DÉBITS LES RÉSEAUX À HAUTS DÉBITS Introduction Au fil du temps, l architecture des réseaux locaux se complique avec l arrivée des réseaux métropolitains dont la dimension peut atteindre plusieurs centaines de

Plus en détail

Signalisation, codage, contrôle d'erreurs

Signalisation, codage, contrôle d'erreurs Signalisation, codage, contrôle d'erreurs Objectifs: Plan Comprendre les mécanismes utilisés pour transmettre des informations sur un support physique Comprendre la nécessité de regrouper les informations

Plus en détail

2 Raccordement d une imprimante, d un terminal ou d un ordinateur au DULCOMARIN

2 Raccordement d une imprimante, d un terminal ou d un ordinateur au DULCOMARIN 1 Généralités L interface sérielle selon RS 232 sert exclusivement à l édition automatique des valeurs mesurées et des messages du DULCOMARIN sur une imprimante ou un PC. La longueur de caractères d une

Plus en détail

Plan du Travail. 2014/2015 Cours TIC - 1ère année MI 30

Plan du Travail. 2014/2015 Cours TIC - 1ère année MI 30 Plan du Travail Chapitre 1: Internet et le Web : Définitions et historique Chapitre 2: Principes d Internet Chapitre 3 : Principaux services d Internet Chapitre 4 : Introduction au langage HTML 2014/2015

Plus en détail

ANNEXE 5 (1 page) MIC2920x

ANNEXE 5 (1 page) MIC2920x ²² ANNEXE 5 (1 page) MIC2920x Coefficient : 5 DT 7/ 29 ANNEXE 6 (1 page) - ADG 719 Coefficient : 5 DT 8/ 29 ANNEXE 7 (3 pages) - ESDAxxSCy Coefficient : 5 DT 9/ 29 ANNEXE 7 (suite) Coefficient : 5 DT 10/

Plus en détail

CLIP. (Calling Line Identification Presentation) Appareil autonome affichant le numéro appelant

CLIP. (Calling Line Identification Presentation) Appareil autonome affichant le numéro appelant 1. Besoin CLIP (Calling Line Identification Presentation) Appareil autonome affichant le numéro appelant ETUDE FONCTIONNELLE De très nombreux abonnés du réseau téléphonique commuté ont exprimé le besoin

Plus en détail

Brochure. Soulé Protection contre la foudre Gamme parafoudres courant faible

Brochure. Soulé Protection contre la foudre Gamme parafoudres courant faible Brochure Slé contre la fdre Gamme parafdres crant faible Énergie et productivité pr un monde meilleur Guide de sélection des équipements de téléphonie RTC (Réseau Téléphonique public Commuté) Réseau permettant

Plus en détail

Voix et Téléphonie sur IP : Architectures et plateformes

Voix et Téléphonie sur IP : Architectures et plateformes Voix et Téléphonie sur IP : Architectures et plateformes Alex Corenthin Département Génie Informatique Laboratoire de traitement de l Information Ecole Supérieure Polytechnique Université Cheikh Anta Diop

Plus en détail

Téléinformatique. Chapitre V : La couche liaison de données dans Internet. ESEN Université De La Manouba

Téléinformatique. Chapitre V : La couche liaison de données dans Internet. ESEN Université De La Manouba Téléinformatique Chapitre V : La couche liaison de données dans Internet ESEN Université De La Manouba Les techniques DSL La bande passante du service voix est limitée à 4 khz, cependant la bande passante

Plus en détail

PROBABILITES ET STATISTIQUE I&II

PROBABILITES ET STATISTIQUE I&II PROBABILITES ET STATISTIQUE I&II TABLE DES MATIERES CHAPITRE I - COMBINATOIRE ELEMENTAIRE I.1. Rappel des notations de la théorie des ensemble I.1.a. Ensembles et sous-ensembles I.1.b. Diagrammes (dits

Plus en détail

NanoSense. Protocole Modbus de la sonde Particules P4000. (Version 01F)

NanoSense. Protocole Modbus de la sonde Particules P4000. (Version 01F) NanoSense 123 rue de Bellevue, 92100 Boulogne Billancourt France Tél : 33-(0) 1 41 41 00 02, fax : 33-(0) 1 41 41 06 72 Protocole Modbus de la sonde Particules P4000 (Version 01F) Ver V01A V01B V01C V01D

Plus en détail

xdsl Digital Suscriber Line «Utiliser la totalité de la bande passante du cuivre»

xdsl Digital Suscriber Line «Utiliser la totalité de la bande passante du cuivre» xdsl Digital Suscriber Line «Utiliser la totalité de la bande passante du cuivre» Le marché en France ~ 9 millions d abonnés fin 2005 ~ 6 millions fin 2004 dont la moitié chez l opérateur historique et

Plus en détail

ADSL. Étude d une LiveBox. 1. Environnement de la LiveBox TMRIM 2 EME TRIMESTRE LP CHATEAU BLANC 45120 CHALETTE/LOING NIVEAU :

ADSL. Étude d une LiveBox. 1. Environnement de la LiveBox TMRIM 2 EME TRIMESTRE LP CHATEAU BLANC 45120 CHALETTE/LOING NIVEAU : LP CHATEAU BLANC 45120 CHALETTE/LOING THEME : ADSL BAC PROFESSIONNEL MICRO- INFORMATIQUE ET RESEAUX : INSTALLATION ET MAINTENANCE ACADÉMIE D ORLÉANS-TOURS 2 EME TRIMESTRE NIVEAU : TMRIM Étude d une LiveBox

Plus en détail

Ordinateurs, Structure et Applications

Ordinateurs, Structure et Applications Ordinateurs, Structure et Applications Cours 19, Le USB Etienne Tremblay Université Laval, Hiver 2012 Cours 19, p.1 USB signifie Universal Serial Bus USB Le USB a été conçu afin de remplacer le port série

Plus en détail

Présentation du modèle OSI(Open Systems Interconnection)

Présentation du modèle OSI(Open Systems Interconnection) Présentation du modèle OSI(Open Systems Interconnection) Les couches hautes: Responsables du traitement de l'information relative à la gestion des échanges entre systèmes informatiques. Couches basses:

Plus en détail

Les réseaux cellulaires

Les réseaux cellulaires Les réseaux cellulaires Introduction Master 2 Professionnel STIC-Informatique Module RMHD 1 Introduction Les réseaux cellulaires sont les réseaux dont l'évolution a probablement été la plus spectaculaire

Plus en détail

Câblage des réseaux WAN. www.ofppt.info

Câblage des réseaux WAN. www.ofppt.info Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail Câblage des réseaux WAN C-D-002.doc Mars 1-7 Sommaire 1. Couche physique WAN... 3 1.1. Connexions série WAN... 4 1.2. Routeurs et connexions

Plus en détail

ANALYSE TRAMEs LIAISON SERIE

ANALYSE TRAMEs LIAISON SERIE ANALYSE TRAMEs LIAISON SERIE 1 Objectifs de ce travail Nous allons étudier dynamiquement la liaison série en utilisant la simulation. La mise en œuvre des liaisons séries simulées et de TestCom est expliquée

Plus en détail

Cisco Discovery - DRSEnt Module 7

Cisco Discovery - DRSEnt Module 7 Page 1 of 7 Cisco Discovery - DRSEnt Module 7 Select language : English Mode examen : Oui (Changer la couleur du site, écriture noire sur fond blanc). Liens utiles : Site Netacad Télécharger Packet Tracer

Plus en détail

Le multiplexage. Sommaire

Le multiplexage. Sommaire Sommaire Table des matières 1- GENERALITES... 2 1-1 Introduction... 2 1-2 Multiplexage... 4 1-3 Transmission numérique... 5 2- LA NUMERATION HEXADECIMALE Base 16... 8 3- ARCHITECTURE ET PROTOCOLE DES RESEAUX...

Plus en détail

Module TR3 Transport des données : PDH, SDH, WDM

Module TR3 Transport des données : PDH, SDH, WDM R&T 2 ème année UE3 TR3 Année universitaire 2011-2012 Module TR3 Transport des données : PDH, SDH, WDM Responsable : Frédéric LAUNAY 1 Ι. Table des Matières Responsable : Frédéric LAUNAY...1 I. Table des

Plus en détail

DOSSIER ADSL. DEMARCHE DE TRAVAIL : Consultez rapidement le dossier avant de commencer Complétez le dossier en suivant les indications du document

DOSSIER ADSL. DEMARCHE DE TRAVAIL : Consultez rapidement le dossier avant de commencer Complétez le dossier en suivant les indications du document DOSSIER ADSL OBJECTIFS DU DOSSIER : Dans le dossier suivant, nous vous proposons de découvrir les spécificités des lignes à haut débit. Nous verrons notamment deux dossiers : L ADSL (Asymmetric Digital

Plus en détail

2. DIFFÉRENTS TYPES DE RÉSEAUX

2. DIFFÉRENTS TYPES DE RÉSEAUX TABLE DES MATIÈRES 1. INTRODUCTION 1 2. GÉNÉRALITÉS 5 1. RÔLES DES RÉSEAUX 5 1.1. Objectifs techniques 5 1.2. Objectifs utilisateurs 6 2. DIFFÉRENTS TYPES DE RÉSEAUX 7 2.1. Les réseaux locaux 7 2.2. Les

Plus en détail

Les Réseaux Informatiques

Les Réseaux Informatiques Les Réseaux Informatiques Licence Informatique, filière SMI Université Mohammed-V Agdal Faculté des Sciences Rabat, Département Informatique Avenue Ibn Batouta, B.P. 1014 Rabat Professeur Enseignement

Plus en détail

Chapitre 18 : Transmettre et stocker de l information

Chapitre 18 : Transmettre et stocker de l information Chapitre 18 : Transmettre et stocker de l information Connaissances et compétences : - Identifier les éléments d une chaîne de transmission d informations. - Recueillir et exploiter des informations concernant

Plus en détail

RÉSEAUX INFORMATIQUES, MODÈLE OSI ET PROTOCOLE TCP/IP

RÉSEAUX INFORMATIQUES, MODÈLE OSI ET PROTOCOLE TCP/IP RÉSEAUX INFORMATIQUES, MODÈLE OSI ET PROTOCOLE TCP/IP TODO : -.6.4.3 à.6.4.8 : schémas - 4.3..3 : nouvel exemple n ayant pas besoin d utiliser ni le premier ni le dernier sous-réseau v..5.5 0/05/00 peignotc(at)arqendra(dot)net

Plus en détail

LA COUCHE PHYSIQUE EST LA COUCHE par laquelle l information est effectivemnt transmise.

LA COUCHE PHYSIQUE EST LA COUCHE par laquelle l information est effectivemnt transmise. M Informatique Réseaux Cours bis Couche Physique Notes de Cours LA COUCHE PHYSIQUE EST LA COUCHE par laquelle l information est effectivemnt transmise. Les technologies utilisées sont celles du traitement

Plus en détail

Les Réseaux sans fils : IEEE 802.11. F. Nolot

Les Réseaux sans fils : IEEE 802.11. F. Nolot Les Réseaux sans fils : IEEE 802.11 F. Nolot 1 Les Réseaux sans fils : IEEE 802.11 Historique F. Nolot 2 Historique 1er norme publiée en 1997 Débit jusque 2 Mb/s En 1998, norme 802.11b, commercialement

Plus en détail

Services OSI. if G.Beuchot. Services Application Services Présentation - Session Services Transport - Réseaux - Liaison de Données - Physique

Services OSI. if G.Beuchot. Services Application Services Présentation - Session Services Transport - Réseaux - Liaison de Données - Physique Services OSI Services Application Services Présentation - Session Services Transport - Réseaux - Liaison de Données - Physique 59 SERVICES "APPLICATION" Architecture spécifique : ALS (Application Layer

Plus en détail

Veille Technologique : la VoIP

Veille Technologique : la VoIP Veille Technologique : la VoIP CESI LA Vatine Intervenant : FACORAT Fabrice Sommaire Présentation de la VoIP Histoire Terminologie et Protocoles Enjeux de la VoIP H323 SIP Usages actuels de la VoIP Les

Plus en détail

Support de cours RTEL. Guy Pujolle. Figure 1. Réseau maillé à transfert de paquets.

Support de cours RTEL. Guy Pujolle. Figure 1. Réseau maillé à transfert de paquets. Support de cours RTEL Guy Pujolle Les réseaux de transfert Les réseaux sont nés du besoin de transporter une information d une personne à une autre. Pendant longtemps, cette communication s est faite directement

Plus en détail

STI 28 Edition 1 / Mai 2002

STI 28 Edition 1 / Mai 2002 STI 28 Edition 1 / Mai 2002 Spécifications Techniques d Interface pour le réseau de France Télécom Directive 1999/5/CE Caractéristiques des interfaces d accès à l offre de service Inter LAN 2.0 ATM Résumé

Plus en détail

NOTIONS DE RESEAUX INFORMATIQUES

NOTIONS DE RESEAUX INFORMATIQUES NOTIONS DE RESEAUX INFORMATIQUES GENERALITES Définition d'un réseau Un réseau informatique est un ensemble d'équipements reliés entre eux afin de partager des données, des ressources et d'échanger des

Plus en détail

Transmission ADSL. Dominique PRESENT Dépt S.R.C. - I.U.T. de Marne la Vallée

Transmission ADSL. Dominique PRESENT Dépt S.R.C. - I.U.T. de Marne la Vallée Transmission ADSL Dominique PRESENT Dépt S.R.C. - I.U.T. de Marne la Vallée Hauts débits sur paires torsadées Fournir un accès haut débit à des serveurs sur paires téléphoniques ; Assurer la simultanéïté

Plus en détail

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS Matériel : Un GBF Un haut-parleur Un microphone avec adaptateur fiche banane Une DEL Une résistance

Plus en détail

Evolution de l infrastructure transport

Evolution de l infrastructure transport Les réseaux optiques I Les réseaux optiques Jean-Paul GAUTIER, [email protected] CNRS / UREC Une des grandes tendances de la fin des années 90 est la demande croissante en bande passante des réseaux d entreprises

Plus en détail

Ecole Centrale d Electronique VA «Réseaux haut débit et multimédia» Novembre 2009

Ecole Centrale d Electronique VA «Réseaux haut débit et multimédia» Novembre 2009 Ecole Centrale d Electronique VA «Réseaux haut débit et multimédia» Novembre 2009 1 Les fibres optiques : caractéristiques et fabrication 2 Les composants optoélectroniques 3 Les amplificateurs optiques

Plus en détail

«SESSION 2009» RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS ET EQUIPEMENTS ASSOCIES. Durée : 2 h 00 (Coef. 3)

«SESSION 2009» RESEAUX DE TELECOMMUNICATIONS ET EQUIPEMENTS ASSOCIES. Durée : 2 h 00 (Coef. 3) CONCOURS DE TECHNICIEN DES SYSTEMES D INFORMATION ET DE COMMUNICATION «SESSION 2009» CONCOURS INTERNE Questionnaire à choix multiple, soumis au choix du candidat, portant sur le thème suivant : RESEAUX

Plus en détail

Fiche technique CPU 314SC/DPM (314-6CG13)

Fiche technique CPU 314SC/DPM (314-6CG13) Fiche technique CPU 314SC/DPM (3146CG13) Données techniques N de commande 3146CG13 Type CPU 314SC/DPM Information générale Note Caractéristiques SPEEDBus Technologie SPEED7 24 x DI, 16 x DO, 8 x DIO, 4

Plus en détail

Fonctions de la couche physique

Fonctions de la couche physique La Couche physique 01010110 01010110 Couche physique Signal Médium Alain AUBERT [email protected] 0 Fonctions de la couche physique 1 1 Services assurés par la couche physique Transmettre

Plus en détail

Informatique Générale Les réseaux

Informatique Générale Les réseaux Informatique Générale Les réseaux 1 Réseaux locaux, étendus, Internet Comment permettre à l information de circuler d un ordinateur à un autre. 2 Les réseaux le modèle OSI les topologies adressage du matériel

Plus en détail

DTS MOBATime's Distributed Time System

DTS MOBATime's Distributed Time System GPS ou DCF 77 DTS Masterclock DTS Manager et DTS Master Software DTS MOBATime's Distributed Time System LAN Le serveur de temps multi-usage dans le nouveau Distributed Time System de MOBATIME, basé sur

Plus en détail

Chapitre 13 Numérisation de l information

Chapitre 13 Numérisation de l information DERNIÈRE IMPRESSION LE 2 septembre 2013 à 17:33 Chapitre 13 Numérisation de l information Table des matières 1 Transmission des informations 2 2 La numérisation 2 2.1 L échantillonage..............................

Plus en détail

VOCALYS LITE. www.adetec.com

VOCALYS LITE. www.adetec.com VOCALYS LITE www.adetec.com Sommaire GENERALITES 1 Présentation Caractéristiques techniques RACCORDEMENTS 2 Ligne téléphonique 2 Autoprotection 3 Entrées 3 Sorties 4 UTILISATION 5 Marche / Arrêt du transmetteur

Plus en détail

Electron S.R.L. SERIE B46 - SYSTEMES DIDACTIQUES DE TELEPHONIE

Electron S.R.L. SERIE B46 - SYSTEMES DIDACTIQUES DE TELEPHONIE Electron S.R.L. Design Production & Trading of Educational Equipment SERIE B46 - SYSTEMES DIDACTIQUES DE TELEPHONIE Specifications may change without notic Page 1 of 9 File BROCHURE B46xx B4610 UNITE DIDACTIQUE

Plus en détail

Du monde TDM à la ToIP

Du monde TDM à la ToIP Du monde TDM à la ToIP Rappel au sujet des principes généraux des architectures télécom Voix Benoit Le Mintier [email protected] 12/11/2009 1 Plan de la présentation Rappel au sujet du PABX Son

Plus en détail

LES CARACTERISTIQUES DES SUPPORTS DE TRANSMISSION

LES CARACTERISTIQUES DES SUPPORTS DE TRANSMISSION LES CARACTERISTIQUES DES SUPPORTS DE TRANSMISSION LES CARACTERISTIQUES DES SUPPORTS DE TRANSMISSION ) Caractéristiques techniques des supports. L infrastructure d un réseau, la qualité de service offerte,

Plus en détail

RESEAUX ET COMMUNICATION

RESEAUX ET COMMUNICATION RESEAUX ET COMMUNICATION RSX 101 LES COUCHES BASSES VERSION AUDITEUR Année universitaire 2007-2008 C. SERVIN 1 Réseaux et Communication 1 Couches Basses Plan du Cours (Sous réserve d adaptation) 1. INTRODUCTION

Plus en détail

Prise en main. Prise en main - 0

Prise en main. Prise en main - 0 Prise en main 0404 Prise en main - 0 1- Introduction Creative Professional Merci d avoir choisi le Digital Audio System 0404 d E-MU. Nous avons conçu ce produit E-MU pour qu il soit logique, intuitif et

Plus en détail

Chapitre 22 : (Cours) Numérisation, transmission, et stockage de l information

Chapitre 22 : (Cours) Numérisation, transmission, et stockage de l information Chapitre 22 : (Cours) Numérisation, transmission, et stockage de l information I. Nature du signal I.1. Définition Un signal est la représentation physique d une information (température, pression, absorbance,

Plus en détail

Systèmes de transmission

Systèmes de transmission Systèmes de transmission Conception d une transmission série FABRE Maxime 2012 Introduction La transmission de données désigne le transport de quelque sorte d'information que ce soit, d'un endroit à un

Plus en détail

Filtres maîtres et distribués ADSL

Filtres maîtres et distribués ADSL 1/12 Guide d installation d un filtre LEA Filtres maîtres et distribués Datasheet installation filtre LEA Fr Ed04 27-06-05 - PCt 2/12 Guide d installation d un filtre LEA Qu est-ce que l? signifie Asymetric

Plus en détail

PROGRAMME DU CONCOURS DE RÉDACTEUR INFORMATICIEN

PROGRAMME DU CONCOURS DE RÉDACTEUR INFORMATICIEN PROGRAMME DU CONCOURS DE RÉDACTEUR INFORMATICIEN 1. DÉVELOPPEMENT D'APPLICATION (CONCEPTEUR ANALYSTE) 1.1 ARCHITECTURE MATÉRIELLE DU SYSTÈME INFORMATIQUE 1.1.1 Architecture d'un ordinateur Processeur,

Plus en détail

Notice technique. Système de surveillance MAS 711

Notice technique. Système de surveillance MAS 711 Notice technique Système de surveillance MAS 711 Informations d ordre général Le MAS 711 Flygt est un système de surveillance de pompes destiné aux grosses pompes Flygt, c est à dire aux pompes équipées

Plus en détail

Expérience 3 Formats de signalisation binaire

Expérience 3 Formats de signalisation binaire Expérience 3 Formats de signalisation binaire Introduction Procédures Effectuez les commandes suivantes: >> xhost nat >> rlogin nat >> setenv DISPLAY machine:0 >> setenv MATLABPATH /gel/usr/telecom/comm_tbx

Plus en détail

INTRODUCTION A L ELECTRONIQUE NUMERIQUE ECHANTILLONNAGE ET QUANTIFICATION I. ARCHITECTURE DE L ELECRONIQUE NUMERIQUE

INTRODUCTION A L ELECTRONIQUE NUMERIQUE ECHANTILLONNAGE ET QUANTIFICATION I. ARCHITECTURE DE L ELECRONIQUE NUMERIQUE INTRODUCTION A L ELECTRONIQUE NUMERIQUE ECHANTILLONNAGE ET QUANTIFICATION I. ARCHITECTURE DE L ELECRONIQUE NUMERIQUE Le schéma synoptique ci-dessous décrit les différentes étapes du traitement numérique

Plus en détail

Etudier l influence de différents paramètres sur un phénomène physique Communiquer et argumenter en utilisant un vocabulaire scientifique adapté

Etudier l influence de différents paramètres sur un phénomène physique Communiquer et argumenter en utilisant un vocabulaire scientifique adapté Compétences travaillées : Mettre en œuvre un protocole expérimental Etudier l influence de différents paramètres sur un phénomène physique Communiquer et argumenter en utilisant un vocabulaire scientifique

Plus en détail

Chap17 - CORRECTİON DES EXERCİCES

Chap17 - CORRECTİON DES EXERCİCES Chap17 - CORRECTİON DES EXERCİCES n 3 p528 Le signal a est numérique : il n y a que deux valeurs possibles pour la tension. Le signal b n est pas numérique : il y a alternance entre des signaux divers

Plus en détail

TeamConnect. SL TeamConnect CU1, Unité centrale SL TeamConnect CB1, Combox CARACTÉRISTIQUES

TeamConnect. SL TeamConnect CU1, Unité centrale SL TeamConnect CB1, Combox CARACTÉRISTIQUES TeamConnect SL TeamConnect CU1, Unité centrale SL TeamConnect CB1, Combox CARACTÉRISTIQUES 8 Connectivité par ligne téléphonique terrestre et PC/Voix sur IP (VoiP) pour téléconférence via téléphone et

Plus en détail

Dossier technique. Présentation du bus DMX et Utilisation des options EL13 / EL14 ERM AUTOMATISMES INDUSTRIELS 1 LE PROTOCOLE DMX 2

Dossier technique. Présentation du bus DMX et Utilisation des options EL13 / EL14 ERM AUTOMATISMES INDUSTRIELS 1 LE PROTOCOLE DMX 2 ERM AUTOMATISMES INDUSTRIELS 280 Rue Edouard Daladier 84973 CARPENTRAS Cedex Tél : 04 90 60 05 68 - Fax : 04 90 60 66 26 Site : http://www.erm-automatismes.com/ E-Mail : [email protected] 1

Plus en détail

Bilan UREC et résultat de quelques tests

Bilan UREC et résultat de quelques tests Téléphonie sur IP : I Téléphonie sur IP : Philippe LECA, [email protected] CNRS / UREC Jean-Luc ARCHIMBAUD, [email protected] CNRS / UREC Entre mai et juillet 99, 2 stagiaires,

Plus en détail

Présentation Module logique Zelio Logic 0 Interface de communication

Présentation Module logique Zelio Logic 0 Interface de communication c 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 + 0 # = Présentation Module logique Zelio Logic 0 Présentation L offre communication de la gamme Zelio Logic est principalement dédiée à la surveillance ou à la télécommande de machines

Plus en détail

Systèmes de communications numériques 2

Systèmes de communications numériques 2 Systèmes de Communications Numériques Philippe Ciuciu, Christophe Vignat Laboratoire des Signaux et Systèmes CNRS SUPÉLEC UPS SUPÉLEC, Plateau de Moulon, 91192 Gif-sur-Yvette [email protected] Université

Plus en détail

Chapitre I La fonction transmission

Chapitre I La fonction transmission Chapitre I La fonction transmission 1. Terminologies 1.1 Mode guidé / non guidé Le signal est le vecteur de l information à transmettre. La transmission s effectue entre un émetteur et un récepteur reliés

Plus en détail

Numérisation du signal

Numérisation du signal Chapitre 12 Sciences Physiques - BTS Numérisation du signal 1 Analogique - Numérique. 1.1 Définitions. Signal analogique : un signal analogique s a (t)est un signal continu dont la valeur varie en fonction

Plus en détail

La Voix sur IP OLIVIER D.

La Voix sur IP OLIVIER D. 2013 La Voix sur IP OLIVIER D. Table des matières 1 Introduction... 3 2 La téléphonie... 3 3 Principe physique de la voix... 5 4 La PABX (ou autocommutateur)... 6 5 La Voix sur IP... 7 6 Architecture de

Plus en détail

La conversion de données : Convertisseur Analogique Numérique (CAN) Convertisseur Numérique Analogique (CNA)

La conversion de données : Convertisseur Analogique Numérique (CAN) Convertisseur Numérique Analogique (CNA) La conversion de données : Convertisseur Analogique Numérique (CAN) Convertisseur Numérique Analogique (CNA) I. L'intérêt de la conversion de données, problèmes et définitions associés. I.1. Définitions:

Plus en détail

Cours des réseaux Informatiques (2010-2011)

Cours des réseaux Informatiques (2010-2011) Cours des réseaux Informatiques (2010-2011) Rziza Mohammed [email protected] Supports Andrew Tanenbaum : Réseaux, cours et exercices. Pascal Nicolas : cours des réseaux Informatiques, université d Angers.

Plus en détail

Système M-Bus NIEVEAU TERRAIN NIVEAU AUTOMATION NIVEAU GESTION. Domaines d'application

Système M-Bus NIEVEAU TERRAIN NIVEAU AUTOMATION NIVEAU GESTION. Domaines d'application 5 657 ENERGY MONITORING ET CONTROLLING EMC MeterProxy pour M-Bus CSM30.001 L'Energy Monitoring & Controlling EMC est un outil de gestion d'énergie d'utilisation aisée pour la surveillance et le contrôle

Plus en détail

Présentation Générale

Présentation Générale Présentation Générale Modem routeur LAN Inte rnet Système de connectivités Plan Modem synchrone et Asynchrone La famille xdsl Wifi et WiMax Le protocole Point à Point : PPP Le faisceau hertzien Et le Satellite.

Plus en détail

Hubert & Bruno Lundi 12 octobre 2009 SAINT-QUENTIN (02)

Hubert & Bruno Lundi 12 octobre 2009 SAINT-QUENTIN (02) Hubert & Bruno Lundi 12 octobre 2009 SAINT-QUENTIN (02) Ne rien livrer au hasard, c est économiser du travail Pont Sainte Maxence(O C est quoi USB? Comment ça marche? Les standards? La technique en détail

Plus en détail

ADSL. C est comme son nom l indique une liaison asymétrique fort bien adaptée à l Internet et au streaming radio et vidéo.

ADSL. C est comme son nom l indique une liaison asymétrique fort bien adaptée à l Internet et au streaming radio et vidéo. A Principes de fonctionnement La technologie de l Asymetric Digital Subscriber Line utilisant à travers un modem spécial votre ligne de téléphone permet une connexion permanente à l Internet atteignant

Plus en détail

Fax Server. Blue Line IP ISDN ISDN PRI

Fax Server. Blue Line IP ISDN ISDN PRI Blue Line IP PRI Blue Line Solution de télécopie complète pour l entreprise Persistance de la télécopie La télécopie conserve un rôle clé dans la communication des entreprises. Le fax présente en effet

Plus en détail