Pouvez-vous nous raconter l'anecdote la plus heureuse et celle qui, pour vous, marque le plus la difficulté de ce métier?
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- Claudette Lesage
- il y a 10 ans
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1 De: 1/29/2012 6:13:26 PM Pour moi ce n'est pas exactement un métier, c'est une façon d'être. la production artistique en est le reflet, elle peut en effet devenir "un métier" quand elle s'exerce régulièrement et qu'elle est source de revenu ou pas. Je n'ai pas d'anecdote, mais des moments heureux, essentiellement des rencontres avec d'autres artistes ou des collectionneurs ou des curieux de l'art et des échanges. Le plus difficile c'est de trouver sa place dans la société et de gagner sa vie correctement. Ola ABDALLAH
2 De: 12/5/2011 6:45:14 PM Donner corps à un rêve, donner une forme à la matière, provoquer le toucher, toucher l'oeil mais aussi le coeur. Réaliser une oeuvre qui n'aura besoin d'aucune explication et éveillera l'esthétique. la sculpture est un métier où on se laisse submerger par l'envie de créer, submerger par la matière qui elle, sait ce qu'elle veut, se laisser prendre aux hasards des réactions de la matière, puis la dompter, la caliner, la polir. Revenir sans cesse sur une courbe d'une pièce en aluminium, et trouver ce métal presque souple; et se fatiguer et s'oublier dans les efforts, pour parvenir à ses fins. Mais se récompenser de l'oeil amoureux du visiteur, et de sa main curieuse à découvrir les formes que l'on a longtemps pensées, muries, modelées, polies. Parvenir à créer une pièce qui répond parfaitement au désir d'un "client", c'est la chose qui me rapproche le plus des gens, le sentiment qui me plait le plus. Comme cette pièce créée sur commande, qui a été installée dans un jardin mais, aux dires des propriétaires : " qui avait toujours été là", arriver à créer une sculpture qui avait déjà révélé sa présence, et qui m'attendait... PUIS, cet affreux bonhomme, qui souhaite m'acheter plusieurs pièces, je le reçois à l'atelier, je me rends chez lui, nous parlons longtemps, je prends des photos des lieux, je dessine,je travaille avec un modèle que je paie, je me déplace pour faire fabriquer les armatures, je dépense de l'argent pour commencer le travail, puis 3 semaines plus tard, je reçois un élégant TEXTO : " je ne donne pas suite pour le moment. Merci. Bonne journée." Cet homme là n'a aucune idée de ce qu'est la CREATION. abel sculpture ABEL
3 De: 1/17/2012 9:48:11 AM Je ne crois pas qu'on puisse le considérer comme un métier. L'enseigner oui, c'est un métier, mais, s'exprimer à travers un domaine artistique, c'est autre chose, c'est tout sauf un métier (à mes yeux). Je ne peux répondre à cette question telle qu'elle est formulée. Geneviève AGACHE
4 De: 12/18/2011 2:12:25 PM porte voix, ouvre boîte, clef, loupe, longue vue... Le plus heureux : après avoir été bouleversé par un de mes dessin. une femme m'a confié qu'en observant mes autoportrait elle s'était souvenu qu'elle avait (petite fille )ressemblé à son père... puis (jeune femme) ressemblé à sa mère...et avait trouvé son vrai visage à la mort de ses parents. Le plus difficile :quais de Jemappes sur un marché d'art, une nana m'a poliment demandé si je vendais mon chevalet... Le plus comique : j'ai été cambriolé 5 fois et on ne m'a jamais pris un seul tableau... Klod Amar
5 De: 12/1/2011 2:11:03 AM Je ne peux répondre à cette question qu'en parlant de la spécificité de ce métier. Je suis peintre (j'appartiens donc au sous-ensemble de l'ensemble "artiste") et cette tâche consiste à accepter ma vie dans sa plus étrange et inquiétante différence quand je ne peins pas, afin de pouvoir la modeler quand je peins. La plus heureuse : une tache de café sur ma première peinture alors réalisée au format A4 sur une feuille de canson. La difficulté consiste à s'orienter vers le nord tout en se faisant un petit bout de place au soleil. cécile ambert
6 De: 1/13/2012 2:05:48 PM Ce n'est pas un métier. C'est une drogue, c'est une vocation, c'est un sacerdoce, c'est une jouissance, c'est une souffrance. c'est une immense patience. c'est le jeu de l'amant qui poursuit en permanence son amante éthérique. L'art, c'est une des expression de l'amour. L'anecdote la plus heureuse est une période, particulièrement féconde, où je travaillais sur deux textes à la fois et durant laquelle, après avoir jeté non sans impatience les enfants au car pour qu'ils aillent à l'école, je prenais comme rituellement possession du salon, d'abord en allumant le feu (c'était en hiver) puis en allant me faire un café pendant que la densité de mon histoire montait peu à peu jusqu'à avoir atteint le niveau souhaité pour me mettre à écrire. La particularité de cette période est qu'après quelques heures, je m'arrêtais, je "me lavais" de tout ce que j'avais fait sur ce texte et, le temps de me refaire un café, je me "matriciais" pour entrer dans le second texte. Répété chaque jour, c'était un exercice très prenant et très riche. La difficulté : le nombre d'années avant de sortir quelque chose qui en vaille la peine. Difficile d'y croire sans l'avoir vécu... Guillaume Amorin
7 De: 2/2/2012 6:08:07 PM Si c'était un métier...on pourrait gagner sa vie avec. Il me semble que c'est plutôt qu'on ne peut faire autrement. J'avais un"vrai" boulot, et j'ai pété les plombs. Il m'a fallu reprendre mon apprentissage seule et me lancer dans l'aventure de la peinture...c'était devenu VITAL... Une belle histoire...je cherchais u lieu d'exposition, une nuit, j'ai visualisé LE lieu auquel je pensais...et cela s'est réalisé. Solitude et arrêt sur image pendant 2 ans!! Tout cela me dépasse...et je sens que je dois juste être canal et laisser advenir...ce que je porte en moi. Voilà ninon anger
8 De: 12/5/ :45:09 AM La creation et la commercialisation de mes ouvres. plus heureuse: quand une corporation m'a commander 50 tableau de format grande a compléter entre 7 mois et ils m'ont donner carte blanche et ils m'ont payer en avance. plus difficile: communications avec les galeries qui répondent jamais et sont ambiguë sur les ouvres vendu Brooksby Angie
9 De: 2/7/ :53:26 PM Je suis artiste oui, j'ai fait mes études pour cela, dans l'idée de devenir plasticienne et sans jamais me demander comment je vivrai plus tard. c'est peut-être une erreur, et les écoles d'art vous ouvre à l'art mais pas au métier d'artiste; il faut l'apprendre seule. J'ai jusqu'ici assurer mes subsistance et celle de mes enfants en enseignant les arts plastiques; je continue ma pratique personnelle qui parfois met du beurre dans les épinards, mais me laisse peu de temps mais m'amène à d'autres réflexions sur l'art. je suis artiste pourtant, pour moi ça ne fait aucun doute, la question pour moi est plutôt qu'est-ce qu'un métier? Etre artiste, c'est envisager sa journée en fonction d'un projet en attente dans l'atelier. C'est appréhender cette journée, la vie en général, avec un regard tout particulier qui consiste en un va-etvient entre la perception que l'on a de la vie en fonction de son travail et la perception de son travail en fonction de la vie. Dans une petite ville de province où l'on est un peu isolé, c'est difficile parfois à faire comprendre...plus simple de dire: mon métier? Je suis prof... Je sais en tous cas que l'art me donne chaque jour une vision particulière du monde en général, et de l'espace qui m'entoure; c'est quelque chose qui me réjouit, je trouve que c'est une chance. c'est quelque chose que je dis parfois à mes élèves pour les rendre curieux. Un vernissage à Brno, République Tchèque où j'exposais dans une galerie invitée par l'école des Beaux Arts. L'accueil des gens et l'organisation du vernissage avec un pianiste qui joua et les gens qui venaient avec une fleur à m'offrir. Et l'accrochage avec mon bébé de trois mois, pendu au bout du sein pendant que je dirigeais les manoeuvres. La directrice de la galerie, une femme de mon âge alors (la trentaine) vint me voir pour me dire que je venais de lui faire réaliser qu'un travail professionnel et un bébé n'était pas incompatible. C'était pour elle une révélation. Une commande d'une oeuvre importante pour un lycée à l'occasion du centenaire d un prix nobel qui faillit capoter parce que certains enseignant du CA qui devait valider le projet, s'offusquaient que l'on puisse payer pour obtenir un portrait; l'un deux déclara; à ce prix là je veux bien le faire moi! (prof d'histoire géo.!) marie agnès ANNIC
10 De: 1/16/ :40:46 AM La question 1 est, pour moi, question 2 Si en nous s est glissée une «intention» d artiste, nous sommes appelés dans ces régions du doute que je n ai jamais considéré comme position très enviable, mais ce sentiment nous visite et s'impose et nous ne pouvons que nous y soumettre. Celui ci nous fait fréquenter et admettre ce que d autres n ont pas vu ( et qui résulte en inventions plastiques, poétiques de tous lieux) qu il nous appartient de faire advenir. Voilà pour moi la position de l artiste. Partant, un des mes plus «heureux» moment artistique est sans doute celui de cette reconnaissance par l Autre de ce qui pour moi, s est imposé par un doute. Un jour j ai exposé mon travail, je le fais très rarement. Un homme a désiré acheter toute l exposition, j en étais très heureuse, et en même temps j étais rongée d incrédulité. J ai mis 6 mois sous l impulsion d une amie, pour rappeler cette personne! Son désir était authentique et toute l'expo fut vendue. Cette reconnaissance a sans doute comblé une partie de moi qui m est propre. La difficulté de ce métier C est une sorte de mouvement anadyomène : le métier arrive, l artiste forcément disparaît et vis versa. Anniethi
11 De: 1/22/2012 3:06:49 PM C'est un paradoxe. Pour la plupart d'entre nous, l'art qui nous occupe ne suffit pas financièrement à nous faire vivre. En revanche l'art est exigeant et réclame toute nos forces, notre énergie, énormément de travail et donc de temps. Plus encore que du temps et de l'énergie chaque nouvelle piste défrichée nous occupe continuellement. Parfois en restant des heures et de jours et des mois sans ne rien produire du tout. On pourrait penser : "à ne rien faire". A moins d'accepter de devenir un peintre du dimanche ou l'éternel faussaire de soi-même, il ne semble pas possible de se consacrer à une activité alimentaire en même temps qu'à sa quête artistique. En vivre signifie que, plus ou moins consciemment, nous avons intégré certaines compromissions au dépend de la quête. Etre artiste serait donc l'inverse de pratiquer un métier. Un paradoxe. Il n'y a pas de solution, mais elle est en nous. Ayant travaillé, en tant que journaliste pour une revue d'art, avec de nombreux artistes, j'ai rencontré des gens extrêment doués qui parvenait à vivre de ce métier honorablement. Evidemment le résultat (oeuvres faites en série et en quelques heures et destinées aux touristes de passage) ne resteraient ni dans les mémoires ni dans les manuels d'histoire de l'art. Cependant leur savoir-faire m'avait tellement ébahie que après plusieurs rencontres et un grande intimité s'installant j'ai proposé à mes interlocuteurs d'autre sujets, d'autres inspirations que leur fond de commerce habituel. Et bien ils ne pouvaient plus. La main s'était faite à la demande commerciale mais la tête avait suivi. Comme un musicien qui pendant des décennies et en attendant la gloire joue dans les bals ou en studio pour faire bouillir la marmite, ces peintres s'apercevaient qu'entre temps leur créativité les avait abandonnés sans prévenir au cours peut-être du deux centième tableau représentant l'éternelle Halle aux Grains ou le Chaudron de Géranium tant prisés par les touristes. L'anecdote la plus heureuse est exactement l'inverse : lorsque la véritable créativité trouve son public. Et pas l'inverse. Mais ceux-ci se comptent sur les doigts d'un pied. Ansorel
12 De: 2/6/2012 9:02:28 PM Depuis long temps une idée très vague me hantait, mais puisqu elle restait toujours très masquée, je n'arrivais pas la formuler, même pour moi-même. Cette indécision m a rongée jusqu'au moment du commencement de mes recherches sur ses origines. Peu à peu, demeurant en état analytique constant, j'ai approché du château qui cachait le mystère et une fois la porte d'entrée ouverte, la pensée stridente m'a transpercée : j'étais lasse de la vie. Elle est tellement couverte de saleté et falsification que les côtés positifs n'émergent pas à sa surface. A part ça, je me sens mieux sans voir personne, les conversations avec mes amis tournent comme un manège et je ne vois «rien de nouveau ajouté au même paysage». Pourtant, je ne suis pas momifiée, je continue d'aimer et détester, rire et pleurer, et ce qui est le plus important, je crée. J'ouvre une autre porte et la question suivante surgit devant moi : si mes sentiments ne trouvent pas leurs reflets dans la vie réelle, est-ce que ça veut dire que je vis dans un autre espace, mais lequel? Je pousse la poignée de la grande porte qui, à mon avis, cache le mystère et où j'espère trouver la réponse à ma dernière question. Je vois un arc-en-ciel gigantesque, rien sauf elle. Tout est chatoyant. Les couleurs entrent comme les rayons des projecteurs tout autour du cercle qu'elles constituent et tombent en sens oblique vers le centre. Je suis à ce point, je me baigne dans les couleurs, je me sens apaisée. La peinture est ma vie. On est en train de procéder à l'accrochage des peintures, la porte de la galerie est ouverte parce qu il fait chaud. Une jeune femme apparait sur le seuil, son fils d à peu près de cinq ans est à côté. Elle dit, en s'excusant : " Le petit était tellement ébloui par les couleurs qu'on a dû entrer et regarder tout de plus près." On est à l époque du temps soviétique. Ukraine, Kiev. Je travaille dans le département d'art monumental d'un institut d'architecture. Je viens de finir la première fresque de ma vie de 3 sur 6 mètre en tempera (peinture très délicate) Le lendemain, le client arrive pour la voir. La journée a commencé très tôt ce matin quand on m'a annoncé par téléphone que mon patron avait pénétré dans l'atelier après mon départ et dessiné des couronnes avec des rubans ondulés (le détail du costume ukrainien) par-dessus mon image des saisons, Printemps, Été, Automne et Hiver - quatre filles. Le pire est que «le monsieur patron» était loin d être peintre et pour ne pas se compliquer la vie, il a utilisé de l'acrylique qui a laissé des traces pour toujours. J'ai fini une nouvelle version en un mois, elle était plus aboutie que celle d'avant. Depuis ce temps je peux assurer : «les difficultés nous enrichissent toujours.» Jean Antonenko
13 De: 2/9/2012 8:10:04 PM un travail, un engagement et surtout cesser d'entendre" vous en vivez?" un metier nécessaire et non un passe temps, on ne se décrète pas artiste, c'est un acquis de savoir, de réfexion sur notre vision sociale et esthétique du monde ;il n'est pas tant besoin d'en parler, mais de faire; Enfin imaginons un monde sans art? les moments les plus heureux sont ceux où vos oeuvres partent sans que l'acquéreur vous ait rencontrer, cet anonymat procure ce véritable échange et donne tout son sens à la réalisation de l'oeuvre hayet aoudjhane
14 De: 1/16/ :40:29 PM c'est d'abord un non choix, une évidence, que puis-je faire d'autre. Puis un choix, celui d'assumer ce métier à temps plein, la liberté qui va avec, et qu'on paye si cher, les revenus chaotiques qui font qu'on remet en question constamment ce choix, ces quelques reconnaissances qui font qu'on est heureux d'être un artiste. la joie d'avoir la chance de créer, la grande joie de voir dans un regard que l'oeuvre plait à quelqu'un, l'immense joie de voir son travail dans le salon de quelqu'un. la tristesse de ne pas exister dans le code du travail, l'écoeurement de se retrouver pour la plus part d'entre nous au RSA et de devoir justifier aux collectivités qu'on est un artiste et rien d'autre... ma premiere expo à paris, je n'y croyais pas moi même. dans une boite de nuit les" bains douches" qui à l'époque était "the place to be". j'ai invité tous mes copains, et j'ai oublié que je faisais une expo, j'ai passé ma nuit à danser et boire. les potentiels clients m'on cherchée partout et ne m'ont jamais trouvée. j'en garde un souvenir drôle. la grande difficulté dans ce métier est d'être pris pour des fainéants par une grande majorité de la population. si vous n'êtes pas attiré par l'art, vous ne comprenez pas qu'on puisse être payé pour quelque chose qu'on considère pouvoir faire soi même. notre métier n'est pas considéré comme un métier mais comme un hobby, d'ailleurs le code du travail ne nous mentionne pas (je parle des arts plastiques). nous n'existons pas. catherine arbassette
15 De: 11/23/2011 5:54:42 PM Le métier d'une vie, d'une vocation, qui fait partager aux autres sa vue du monde, ses sentiments, ses réactions vis-à-vis de tous les évènements de l'humanité. Cela ressort des tripes de l'âme sans préméditation... Le moments les plus heureux sont ceux ou après réflexions (parfois très longues) un amateur d'art achète une de mes œuvres et surtout, que des mois ou des années après il revient à l'atelier choisir une autre œuvre... Le plus difficile dans le métier, c'est lorsque à court d'argent on ne peut plus acheter ni toiles ni peintures et que l'on doit se contenter des restes de vieux tubes ou de papier, ou recouvrir... Philippe ARGATTI
16 De: 12/3/2011 8:45:25 AM Une vie de recherche de création, de doutes, de joies Lorsque des collectionneurs après plusieurs visites d'expositions et d'atelier achètent plusieurs œuvres d'un seul coup... Philippe ARGENTIN dit ARGATTI
17 De: 1/24/ :06:00 AM L Art devrait être l expression esthétique de l existence, la représentation de l invisible, de ce qui n est pas démontrable. La commande est le phénomène qui devrait produire des effets gratifiants pour l artiste dans l optique de sa cotation économique sur le marché, mais souvent, dans ses rebondissements spéculatifs hors de contrôle ; celui-ci pourrait, dans le cas contraire, produire des effets inadéquats et discriminants dus, à mon sens, à une adhésion excessive aux règles éphémères du goût liées aux modes saisonnières en tous genres. L exercice de l Art devrait être une pratique vérifiable sur le plan de la qualité à long terme afin de contribuer à l enrichissement moral et esthétique du genre humain. Massimo Arrighi
18 De: 1/8/2012 7:15:28 PM Peut être l'acte provient-il d'abord d'un besoin biologique de tracer, graver, tailler ou modeler des signes, des formes sur des matières et des objets. De l'enfance, cela parfois se poursuit, souvent se tarit, s'interrompt, quelques fois se retrouve. Par biologique, je renvoie à la préhistoire de l'espèce, autant qu'au développement de chaque être humain. Des impulsions du même ordre procèdent de la musique ou de la danse, probablement. Ensuite, de partager avec d'autres personnes, c'est socialisant. Apparait alors l'appréciation, la critique. L'artiste doit assumer le regard des autres. Si l'oeuvre trouve un public, qu'elle (ou son process) commence à s'échanger ou se vendre, ça peut devenir un métier. Traduire visuellement une demande, on l'appellera "commande". Là et maintenant, il faudrait être "original", "innovant" et "grand". Après avoir y cru et échoué, occuper une place moyenne d'artiste "valable" et revendiquer d'en vivre, comme un crémier de quartier, dans une société où seuls sont reconnus des "Androuet". Pour moi, Sam suffit ainsi. à la question (comme Pierre Dac à Francis Blanche), je réponds : "OUI, je le peux!" Mais j'éternue plutôt quelques voeux collectifs : - des artistes, choisis par les artistes, pour parler au nom des artistes. - la liberté de création, au même titre que celle "d'expression". - des ateliers, des logements-ateliers d'artistes. - la rémunération des expositions dans les espaces publics (et non plus payer pour exposer).... Bref, du l'art pour tous, plutôt que pour les seuls cochons. à vos souhaits, merci! P.(pépouin) Arso Lider
19 De: 2/1/ :56:39 PM I an interdisciplinary artist. my work on: every day is difficault but I enjoy it! riccardo attanasio
20 De: 2/5/2012 8:48:51 PM c'est un métier que l'on ne choisit pas et qui vient à nous..., ou de manière plus juste qui est en nous..., et l'on cherche toute sa vie au travers notre création à répondre à cette question en essayant de donner forme... comme si nos actes dans la matière étaient l'unique réponse... car une chose est certaine, il n'y a pas d'artiste sans processus de création... - l'anecdote la plus heureuse: à 18 ans un dimanche matin d'été, où je faisais des remplacements à l'accueil d'un hôpital, sur mon petit vélo rouge, avec mes sandalettes kickers rouge, une joie iiimmmense, une liberté extraordinaire m'a fait me dire " je serai sculpteur..." - l'anecdote la plus difficile: gérer sa vie d'artiste (création, se vendre, chercher, se tromper, trouver,...), sa vie professionnelle de "gagne pain", d'épouse, de mère... ce qui donne bien souvent la sensation d'être assise entre deux chaises... et c'est pas confortable; même si on s'habitue, car je suis bien consciente de mes choix... j'ajouterai de manière précise cette anecdotes : lorsqu'on vient vous chercher pour exposer pour une inauguration d'une nouvelle médiathèque, et que l'on vous dit qu'ils n'ont de budget pour vous (je pense aux droits de présentation de 1957)...comme s'ils demandaient à des musiciens ou comédiens de jouer gracieusement... et quand vous proposer de voir à ce qu'il s'engage (entant que Mairie) à acheter un de vos travaux en guise de rémunération (puisqu'à priori votre travail leurs plait beaucoup) ils vous répondent " mais d'habitude ceux sont les artistes qui nous donnent leurs oeuvres.." et là on se dit que l'on doit manger, se loger virtuellement... carole Aubert
21 De: 1/21/2012 7:27:35 AM La liberté de choix des chemins qui menent à la construction de l'oeuvre. la difficulté du choix des mots ou vocabulaire pour dire sa pensée au plus juste pour lui donner sens.. le doute, la récurrence au travail des mots choisis pour aller le plus loin dans la quête du sens qu'ils proposent dans leur lecture. Un questionnement un regard sur le monde et l'humanité qui implique et qui engage personnellement sur des réponses dont nous ne savons pas où la cherche nous mène. et en accepter l'endroit, voir le revendiquer et l'assumer. le bohneur se trouve dans le constat que l'oeuvre exposer aux regards de son publique fait écho.personnellement je travaille sur l'équilibre et donc sur la fragilité de l'édifice créé puisque rien n'est fixé. il renvoit de façon métaphorique à la fragilité intrinsèque à l'homme. Il m'est donc arrivé de voir le malaise face à cette réalité s'exprimer par des personnes qui dans l'echo que mes oeuvres provoquent ont du se tenir au mur pour ne pas tomber la difficulté est l'incompréhension à laquelle l'artiste est confronté quand il est dans un autre temps, celui de l'élaboration qui peut passer par la contemplation ou d'autre chemins. Et que ce temps là ne peut pas être entendu comme un temps de travail. et la difficulté d'être placé à des endroits ou nous ne sommes pas ou pas encore et qui de fait amène à instaurer la distance avec l'environnement et en conséquence l'isolement qui n'est pas non plus la solitude. pour mieux comprendre ; merci et très bon travail à toutes et à tous. Belle Année 012 Cyrille Azaïs Cyrille Azaïs
22 De: 12/14/2011 9:19:47 AM Etre artiste, c'est un métier dans la mesure où on passe du temps (réflexion et exécution)et où il y a un savoir-faire en action (quelqu'il soit) pour réaliser une oeuvre. Ce n'est pas un métier au sens ordinaire du mot dans la mesure où souvent il n'est pas rémunéré et ne permet pas à l'artiste de s'insérer correctement dans le tissu social. Mais un artiste qui n'a pas de temps pour se consacrer à son art c'est un peu comme comme un moine qui ne ferait pas ses prières, ou comme un médecin qui n'écouterait pas ses malades. Le plus heureux ce sont les heures passées à l'atelier dans l'euphorie de la création. Le plus heureux aussi, c'est lorsqu'un vrai dialogue se met en place avec une personne qui apprécie le travail dans toutes ses dimensions et raconte ce qu'elle y voit (qui peut-être très différent de ce qu'on pense y avoir mis). La plus grande difficulté c'est de respecter son travail dans toutes ses dimensions et dans toutes les conditions et de le faire respecter, sans céder aux pressions extérieures et sans se perdre dans les méandres de la tristesse ou de la colère, parce que la reconnaissance n'arrive pas comme on le souhaiterait. Isabelle Baeckeroot
23 De: 1/26/2012 7:23:50 PM je ne sais même pas si je peux considérer cela comme un métier car au début j'ai travaillé longtemps sans vendre aucune de mes peintures. Existe t il un métier ou l'on donne son temps,son argent,son énergie pour rien pendant des années?. C'est la raison pour laquelle,la peinture est plus une obligation car elle est ancrée au plus profond de moi, cela a été beaucoup de sacrifices mais si je devais recommencer je le referai car c' est ma vie tout simplement. Pour ma première expo dans une galerie,j'avais demandé à un ami de passer à mon atelier pour m'aider à choisir un tableau qui devait servir pour la photo de l'affiche et du carton d'invitation.il fit le tour de l'atelier et choisit un tableau qui était retourné contre le mur car je ne l'aimais pas et ne voulais pas l'exposer.je suivis tout de même son conseil et ce fut le seul tableau que je vendis durant l'exposition. Celle qui marque le plus la difficulté d'être peintre,c'est d'avoir la reconnaissance, du monde artistique.,et aussi de ne pas subir l'indifférence des gens. LAURENT BAHANAG
24 De: 1/15/2012 6:17:55 PM C'est une façon de vivre axée sur la créativité, l'expression personnelle, la recherche de points de vue différents sur le monde. C'est une façon de s'abstraire de la société humaine, une façon de remettre en cause ce que nous croyons être la réalité. C'est une façon de transmettre cette différence. Ce n'est donc pas un métier! Je n'ai pas d'anecdotes précises à raconter si ce n'est de vous dire cette incomplétude permanente du métier d'artiste. Il est parfois aussi insatisfaisant de vendre son travail que de ne pas trouver d'acheteur: Ceux là ne s'intéressent pas à ma production parce qu'ils ne la comprennent pas, ceux-ci l'achètent mais la comprennent-ils comme je voudrais qu'ils la comprennent? Patrick BAILLET
25 De: 1/24/2012 5:03:00 PM Pour moi être artiste consiste à aller vers l'inconnu, obstinément. Plus j'acquière du "métier" et moins j'éprouve le sentiment de maîtrise. Dans ce sens, peut-on parler de métier? En sortant de l'atelier, voir le ciel et avoir la sensation physique d'être dans le tableau que l'on vient de peindre. Revenir à l'atelier et ne voir sur la toile que des tâches disparates. Patrice Balvay
26 De: 12/3/2011 7:39:52 PM C'est un métier qui consiste à "pluraliser" l'expression individuelle en proposant toutes sortes de chemins qui cherchent aussi à démontrer que la sensibilité est l'un des biens les plus importants de l'humanité et que ce bien est durable, renouvelable, naturel, évolutif, riche, prometteur, pacifiant, structurant. Il n'y a pas, pour moi, de métier plus noble que celui-là et je me sens honoré qu'il me permette aussi de mettre du pain sur la table. Je ne prendrai jamais de retraite de ce métier et c'est là la grande et dernière joie qui me restera. Mais il faut toujours se lever le matin et travailler, inspiration ou pas. En cela, ce métier, est le frère de n'importe quel autre métier. Plus l'on pratique ce job, plus l'on comprend qu'il est bien que l'artiste s'oublie passablement au profit de son travail, parce que c'est bien à la suite d'un travail (difficile bien souvent)que les oeuvres prennent vie, une vie autonome. Il m'est arrivé quelque fois de revoir une de mes oeuvres, par exemple, en ayant le sentiment persistant que je n'en suis pas l'auteur. C'est un moment de bonheur qui signifie que j'ai bien travaillé et que j'ai pu avancer un peu sur le sentier du partage de la sensibilité créatrice (telle que je l'entends évidemment). Les moments les plus difficiles sont ceux qui durent longtemps! Comme le fait de travailler très longtemps sur une oeuvre et de ne pas arriver à s'y concentrer assez pour avoir le sentiment d'une cohérence entre soi et le travail qui se fait et dont on est responsable. Là, c'est assez déconcertant...mais ça forme le caractère. C'est très inconfortable, ça bouscule et...ça mène quand même plus loin. Le challenge dans tout ça est de se persuader que l'on peut encore croire, cette fois encore, que l'on peut aller plus loin. Martin Banville
27 De: 1/24/ :48:45 PM Pour moi mais je n ai pas reussi a l imposer, ni a la Maison des artistes, ni dans l ancienne preparation a Chaillot: Etre artiste c est d abord s exprimer, mais aussi etre utile a la societe. Pour cela j ai aussi fait de l architecture et du paysage, mais les artistes sont repousses par les corporations, et non plus la liberte des siecles precedents a part quelques favoris du pouvoir et quelques francs macons. Desolee du constat Travailler avec le Professeur de Lumley et les equipes pluridisciplinaires a Tautavel sur un projet de valorisation du site par l art Mon projet a ete casse par l ordre des architectes, comme pour les cimetieres de la Defense dont j avais le meilleur projet, meilleur que celui de Jean Nouvel, concours du Grand Axe de la Defense en 1991 Helene Barbe
28 De: 12/4/2011 8:23:57 AM Non seulement l appellation «artiste» me convient, mais je la revendique! Pourtant, je crois qu il faut une bonne dose d inconscience pour vouloir être artiste professionnel dans un monde où la disparition des repères n'amène que difficilement à cultiver le beau. D'ailleurs, rien ne m y encourageait vraiment rien, si ce n est une intime nécessité et un enthousiasme sans faille. A mes yeux, l art se doit de faire du bien à l âme même s'il est plus facile de peindre pour de l argent ou alors, comme disait André Malraux, On peut aimer que le sens du mot art soit : Tenter de donner conscience à des hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux». C'est mon choix et mon chemin et ainsi, mon travail d'artiste me fait vivre, dans tous les sens du terme : il me nourrit, me fait grandir, évoluer et parce que ma peinture évoque un monde idéal et privilégie l'expression d'états d'âmes positifs, j aime que ce soit elle qui me représente aux yeux du monde Impossible d'en choisir une, à chaque fois qu'une de mes œuvres aura rencontré celui à qui elle était destinée représente un épisode heureux. A contrario, chaque fois où j'aurais été la cible d'une arnaque plus ou moins bien ficelée, (et surtout quand elle aura été particulièrement bien organisée) aura représenté un "grand moment de solitude" et une difficulté à rebondir... BRIGITTE BARBERANE
29 De: 1/24/ :23:45 AM Le plus beau métier du monde! Pourquoi? Parce que l'imagination est plus grande que la connaissance! Pourquoi cette imagination est-elle plus grande? Parce que la connaissance est limitée, l"imagination est infinie!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'ai eu l'opportunité d'exposer dans une galerie à New-York grâce à FACEBOOK! Et oui, les artistes ne démarchent plus auprès des galeries avec leurs travaux sous le bras, ils "surfent" sur Internet! Pour ma part, c'est ce qui m'est arrivé de plus drôle!!! Par contre, le coup de gueule que je veux pousser, c'est que les galeristes à New-York n'ont pas peur de prendre des risques avec des artistes émergents comme moi! Ils ont de courage de mettre en avant le travail de l'artiste! Contrairement en Belgique où c'est le nom de l'artiste qui est mis en avant et pas ou plus sont travail! Que reste-t-il aux jeunes créateurs comme moi? Pas grand chose!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Véronique Barcellona
30 De: 12/4/2011 7:58:17 PM être artiste ce ne pas pour moi un métier, ou alors si vous préférez, je n'ai que plusieurs métiers suivent mes besoins de création. du dessin au trait en passent par la couleur, aquarelle, pastel, autres et la ronde bosse du volume que ce soit par le modelage à la cire perdue (le bronze), la taille du bois, de la pierre ou tout simplement la terre. lors de ma dernière exposition d'un jour devant la mairie de nogent sur marne, j'avais fait sur mon stand l' installation des grands pastel sur le murs, deux moyens sculptures et de petites, broches, cartes de vœux pour la vente. Une dame après divers touché du regard, de doigts... elle ma posé la question si elle pouvait participer à ma création??? ne pouvant pas m'acheter une œuvre, elle souhaitée me donner un billet de 20. le plus dur en dehors de toute vente, de toute manque d'exposition, de tout contacte dans notre milieu artistique, ce sans aucun doutes, de ne plus, plus rien à dire, d'avoir un sentiment profond que la source es tarie et pourtant on le sait, tant qu on à la vie... lamberto bargallo
31 De: 1/14/2012 5:55:04 PM Le metier d'artiste est une mission qui consiste à libérer l'inconscient et de faire connaître son message pour permettre à l'humanité de progresser. Une personne qui arrive devant mes toiles qui s'arrête, s"assoie, et regarde les gens autour et s'exclame " ce type est un génie"... La plus grand difficulté est ce nombre important et croissant d'imposteur, de faux artistes qui exposent dans des lieux superbes et prestigieux et vendent leurs toiles à plus de 10 ou 15 milles euros... pendant donc que moi je rencontre des gens qui cherche un cadre pour décorer leur salon... YOHANN BARLAFANTE
32 De: 12/3/ :12:29 PM C'est un métier difficile et merveilleux, difficile parce que il ne peut pas vous assurer une vie matérielle normale et merveilleux par l'ouverture d'un vrai regard sur le monde. C'est un métier dont on ne sait pas au fond s'il résulte d'un choix ou d'une nécessité. je penche plus pour la nécessité intérieure. C'est une perpétuelle aventure et il ne faut rien en attendre d'autre que la joie que peut procurer parfois le sentiment que l'on avance et se perfectionne dans la recherche du beau et que cette recherche touche le regard d'autrui. Lors d'une exposition un enfant a demandé à ses parents d'acheter une pierre que j'avais peinte et elle l'a emportée comme un trésor en la serrant contre sa poitrine. J'avais loué un local d'exposition dans une ville du sud ouest pour trois semaines. Ce fut je crois une exposition originale et de qualité dans trois belles salles avec gravures, aquarelles et huiles dans un lieu municipal répertorié et je n'y ai vu pratiquement personne. J'ai dû moi-même demander au journal local de signaler au moins l'exposition. Je ne parle pas du résultat. J'avais été sollicité par les monuments historiques pour réaliser les cartons des vitraux d'une égise romane dans ma région et ce projet qui avait nécessité trois semaines de travail n'a pas été retenu et je n'ai eu aucun dédommagement. pierre bassard
33 De: 12/3/2011 1:35:16 AM Pour moi c'st le métier idéal des libertés d'expression. Avec juste une feuille et un crayon on peu dire beaucoup. Pour moi qui travaille le verre, on est enfin artiste et libre, lorsqu'on a si bien ingurgiter et appréhender les techniques de sa création, acquis une certaine maîtrise que l'on peu en jouer, les détourner, voire ne presque plus les utiliser. L'anecdote la plus heureuse est sans hésiter le moment ou j'ai réussi à sortir, après de nombreux essais et plusieurs années, la première pièce d'un nouveau travail. Pour celle qui marque le plus la difficulté de ce métier, c'est la déception, à tout niveau, après une exposition personnelle dans un musée, pour laquelle, je m'étais tellement investi. Voilà le plus dur du métier donner beaucoup de soi pour préparer une expo et voir des retombées ridicules, voire une organisation et des annonces pratiquement inexistantes. Thierry Baudry
34 De: 2/2/2012 3:55:43 PM une vie spirituelle à transformer la matière, c'est donc un travail d'alchimiste. La plus heureuse a été mon séjour aux beaux Arts juste avant que le conceptualisme ne pourrisse l'esprit des enseignants et des élèves. La difficulté? c'est que les décideurs, organisateurs de salons, barons de fric et de Frac sont en général des administrateurs et des politiques sans aucune conscience artistique et qui, pour "faire moderne", glorifient installations indigentes, barbouillages morbides et gribouillages scatologiques au dépens d'oeuvres d'art évidentes. gillees-marie baur
35 De: 12/3/2011 2:10:07 AM Je n'ai jamais considéré le faite de sculpter comme mon métier. La sculpture, pour moi ce tout: c'est ma vie, c'est chaque l'instant. C'est la semaine, c'est samedi c'est dimanche, c'est les vacances, c'est ma fête, c'est ma existence toute entier. Je ne l'ai pas choisie, ce la sculpture qui m'a choisie, elle m'a pries en possession et elle m'a attiré dans une tourbillon de la passion. Pour elle j'ai abandonné mon métier d'architecte et elle m'a permit de m'épanouir. Le plus heureux moment: C'etait le début de ma sculpture, étais sans argent et mon amie décoratrice, Vivienne, pour me faire plaisir, m'a commandé une petite sculpture. Quand je l'ai lui apporté, elle a poussé un crie d'admiration et en même temps effrayé qu'elle n'a pas assez d'argent pour me payer une si belle sculpture. C'était très sincère et j'avais les larmes aux yeux. Le plus difficile moment c'était: je sculptais depuis deja quelques année et je ne savais toujours pas comment faire pour obtenir le résultat que je souhaitait. C'était un cap très difficile qui durait un certain temps. CZAPSKA BEATA
36 De: 12/2/ :22:23 PM Etre artiste n'est pas un métier!! C"est une vocation..un choix de vie,faisant passer pour essentielle, une activité de travail et de méditation sur le but à poursuivre et à ameliorer, pour un accomplissement individuel maximum...en ce sens Jeff Koons a tout faux...et Vincent Van Gogh,pleinement réussi,sans qu'il aie eu le temps de s"en rendre compte... La faune de prétendants incultes de tous bords est la plaie de notre époque,sauf bien sûr dans les arts dits du spectacle,car là,la sanction est sans appel.!!!! C'est n'est pas à une ou deux anecdotes qu'on juge un parcours... Chaque parcours est unique et ne peut en aucun cas résumer une profession... Guillaume Beaugé
37 De: 2/16/2012 1:52:04 PM Un métier marginal, et pourtant inscrit dans notre époque. L'artiste a pour vocation de transmettre un message, des émotions. Il est engagé. Il peut se faire le porte-parole d'une cause, d'une idée... C'est le " crieur public " contemporain. Je n'ai pas une anecdote particulière à raconter. Les moments les plus heureux sont ceux pendant lesquels l'émotion se lit dans le regard de mon public. La question récurrente: "Mais vous en vivez de votre travail?" montre l'une des difficultés de ce métier. Lili Bel
38 De: 1/5/ :15:17 AM Je ne comprends pas vraiment la question. Mais plus qu'un métier, c'est un plaisir. La plus sympathique on va dire : une fois, au tout début, j'avais déposé mes toiles dans un magasin pour qu'elles soient vendues en proposant un prix au propriétaire du magasin, au bout de six mois aucune de mes toiles n'a été vendue! Je reprends mes toiles et accroche au mur de mon salon l'une d'entre elles, un soir je reçois ma voisine chez moi pour la première fois, et elle me dit "Ah vous l'avez acheté! il est magnifique, je passais souvent voir s'il était toujours là, j'avais vraiment envie de l'acheter mais le prix était au-delà de mes moyens, pourtant j'avais essayé de négocier" Le moment sympathique était celui-là, j'ai ainsi découvert que le propriétaire demandait 3 fois le prix que je lui avais proposé. La plus désagréable : quand je passe des heures, des jours, à peindre et qu'en fin de compte, je n'aime pas. Doniya BEN AMAR
39 De: 1/9/2012 8:36:05 PM Le métier d'une vie. L'anecdote la plus heureuse: exposer en compagnie de Gudumdur Erro, un rêve de petite fille. L'anecdote la plus pourrie: courrir après l'argent que certains galeristes doivent aux artistes. Nadia Benbouta
40 De: 2/3/2012 5:00:26 PM Hmmm vaste débat, je dirais que c'est un métier dans lequel on est libre de décider de la teneur de nos œuvres, le sens qu'on veut donner. Il est à la croisée de beaucoup de profession, entre philosophe, création, agents techniques. Est-un métier où une passion? Un métier suppose que l'on puisse se faire rémunérer pour nos savoirs, hors c'est très rarement le cas. L'anecdote la plus heureuse est bien elle se produit à chaque fois que qu'une peinture s'achève et à chaque critique positive. La grande difficulté de ce métier pour moi est le manque de reconnaissance, l'image qu'un artiste est forcément fou, déprimée, égoïste, instable, la liste est longue. Ces aprioris sur ce métier sont assez désagréable. SofiA beneteau
41 De: 1/27/ :19:13 PM qu'est ce qu'un métier? un professionnel? personnellement, la discipline de l'art est une vocation, une activité quotidienne ou presque, il n'y a pas de dimanche et tout les jour est un recommencement, trop absurde si on n a pas la foi, plus tu as de savoir faire plus tu es suspecté de ne pas être un "vrai "artiste, plus tu gagnes d'argent plus on te demande de tuer la vrai nature de l art! le désintéressement, la poésie, la recherche, l'expérimentation,le doute et l'inconnu.on te prostitue pour le routinier "style qui marche", mais nous on veux courir, s'envoler... après la visite d'une rétrospective Miro a Beaubourg en j avais 7ans, je demande au guide, si c'est un vrai métier, souvenir d'un rire générale... les difficultés...on vous flatte beaucoup,on apprécie " énormément,"absolument" votre travail "d une grande qualité ","un vrai univers" "très original" etc..,mais dés que vous prévenez que vous n'avez pas de réseau ou que vous n'êtes pas d'une famille aisée, il n'y a plus personne au téléphone... nicolas bernière
42 De: 1/27/2012 1:15:33 PM Une évidence, une nécessité. L'espace où l'on peut réellement être, partager, construire. Je viens de terminer une installation évolutive (que je peux qualifier de monumentale): Un Labyrinthe Pour le temps Révolu. Celle-ci a été présenté pendant quatre mois, accessible au public de jour comme de nuit. J'ai adoré croiser le regard amusé, perdu des visiteurs, surtout le soir lorsque les lumières compliquaient considérablement la découverte de la sortie! Pour envisager l'aventure en images, je vous invite à vous balader sur mon site: Le plus difficile pour un artiste est je crois de répondre à une demande de proposition, de travailler six mois sur le projet et de le voir tomber à l'eau sans qu'il n'y ai d'explications de la personne qui l'a suscité! bhâ dit Hoô dit béné dit Melle Bureau
43 De: 1/30/ :29:55 AM Un métier... est un mot pas très adapté pour un artiste car il n'assure pas de revenus réguliers à chaque fin de mois. Un "métier" s'il est parfois passionnant, il est surtout routinier mais il a le mérite de faire face aux dépenses "incompressibles", mensuels, auxquelles on ne peut échapper! être artiste,est plus plus qu' "métier", c'est un engagement vers quelque chose auquel on croit.s'il est souvent passionnant, il est dur,car se voir acheter une toile, est d'abord rare, et, l'acquéreur potentiel,y pense, que, s'il n'a aucun souci financier du moment.c'est un métier dans le sens où on est parfaitement en règle avec l'administration,n de Siren, papiers divers, impôts, etc... mais ce n'est pas un métier dans le sens où on engage ses "tripes", son énergie, sa "Foi", face à une certaine indifférence et une incompréhension de l'entourage!...contrairement à un vrai métier, qui lui, est respecté! mais le peintre aime ce qu'il fait avec passion et conviction! La plus heureuse, 2 achats à une heure d'intervalle par deux personnes qui s'offraient pour la 1ère fois de leur vie un tableau: une institutrice retraitée, pas beaucoup de moyens, qui est revenue 3 fois, tant la tableau la touchait... j'ai baisser le prix, elle a payé en 6 fois, m'a embrassée et est partie avec son tableau toute émue...puis, une jeune femme, qui arrive à Paris, s'installe dans un studio, peu d'argent, 25 ans, mais elle "tombe raide" devant une autre toile...charmante, on baisse un peu, paye en 10 chèques...elle repart enchantée et moi très touchée par ces 2 personnes... Le plus mauvais souvenir? une famille très aisée, grande maison dans ma région, admirant 12 petites toiles 30x30, fleurs stylisées, couleurs diverses très Kenzo... c'est vrai, pour 4 achetés, je faisais un prix..., pour prendre les 12, (tout le monde adorait l'ensemble), il me demande, avec le plus grand mépris, de combien je baissais, proposant plus de la moitié de leur valeur... d'autant que c'était QUE pour la cage d'escalier!... je lui ai répondu que si c'était QUE pour une petite déco, il devait aller chez IKEA, là il trouvera déco, sympa et pas cher!,ils sont partis, j'ai été "contente" de ma répartie mais au fond de moi-même bouleversée par ce comportement.des années après, j'y pense encore,dieu merci, c'est rare! Alice Biais-Bélard
44 De: 1/10/2012 2:25:38 PM je pratique le métier de peinte en décors (création et réalisation de fresques murales). Cela nécessite de bien connaître les techniques de peinture, de dessin. Comment obtenir lumière et profondeur. Connaître le réaction du support, la préparation et le marouflage de la toile. Tous ces outils légués par nos prédécesseurs, que nous essayons d'enrichir en y intégrant l'utilisation des nouveaux matériaux et sans lesquels l'expression picturale perdrait son langage. anecdote la plus heureuse: un instant furtif où je saisissais combien le visage d'un enfant hospitalisé s'illuminait d'un coup quand son regard se posait sur les fresques que nous venions de réaliser dans son univers hospitalier. Autre anecdote touchante: des personnes émues aux larmes en regardant mes fresques. anecdote difficile: j'avais conçu un projet pour un lieu public spécifique, les usagers des lieux pour lequel était prévu le projet étaient enthousiastes. ça n'a pas été réalisé car l'architecte avait d'autres artistes en vue avec un tout autre concept. Au final c'est un plagiat de mon projet qui a été réalisé par les artistes liés à l'architecte... Sur un autre registre autre anecdote difficile: le rejet rencontré lorsque j'ai réalisé une fresque pour "la chambre mortuaire" d'un hôpital (lieu où sont accueillis les parents ayant subit le décès d'un enfant hospitalisé). J'avais contacté un certain nombre de personnes à la fois dans les médias et dans l'hôpital, car il me semblait que c'était un événement de taille que la réalisation d'une grande fresque murale dans ce type d'endroit jusque là délaissé et sordide, cela marquait une avancée dans les moeurs et une réconciliation avec la mort. Personne n'a donné suite. L'avancée était seulement ponctuelle et n'a pas été relayée... NATHALIE BIBAS
45 De: 1/14/2012 2:06:13 PM c'est sans doute plus une manière de vivre qui devient un métier parce qu'il faut bien générer des revenus avec une activité professionnelle - alors pourquoi pas une activité artistique... sans doute est-ce ça joindre l'utile à l'agréable... et puis quitte à gagner sa vie autant le faire avec quelque chose qui m'épanouisse! les moments heureux sont nombreux dans les moments de création - la création est un chemin qui provoque des émotions, de l'étonnement, du plaisir et tout un tas de sentiments à celui qui regarde l'oeuvre autant qu'à celui qui la créée.... il y a quelques jours ma voiture est tombée en panne et j'ai eu vite besoin d'en acheter une autre... on m'a proposé d'échanger une de mes oeuvres contre une nouvelle voiture (pas neuve je précise) - voilà une anecdote heureuse... la difficulté de ce métier? il y en a sans doute plein la aussi - déjà générer un revenu c'est pas toujours simple... les "pannes" dans la production aussi c'est dur dur - et puis courir les expos, courir à la banque, courir tout le temps, ça use!!! j'aimerai quelquefois avoir de l'aide pour certaines tâches claude billès
46 De: 2/1/ :40:03 AM Je suis cinéaste il me semble que le moment où ce métier devient un art est très ténu. Peut-être n est-ce qu une impression fugitive, une illusion parfaite, ce en quoi le cinéma excelle justement. Mais quoi qu il en soit, on ne nait pas artiste, écrivain, peintre, ou cinéaste, on le devient. Cela se passe, selon moi, aussi bien par choix que par hasard, à la suite d un concours de circonstances plus ou moins heureuses qui n excluent en aucun cas la traversé des épreuves nécessaires à leur dépassement. Pour être artiste, il faut être très costaud, obstiné et capable d affronter le doute, l attente, la solitude. Et puis, il y a aussi le sentiment de liberté, les rencontres humaines, et les créations qui en découlent. Ce métier m a permit par exemple, de partir pêcher, des poissons cuirassiers dans le désert Marocain avec le paléontologue Hervé Lelièvre, voir des déferlantes dans le mouvement des dunes et gratter le sol pour y trouver des coquillages de 380 millions d années ; Faire des compressions de papier avec le sculpteur César. J ai aussi reconstitué avec les sources de Sophie Monneret, pour le Musée des impressionnistes à Auvers sur Oise, les fameuses ventes aux enchères qui ont fait la fortune des acquéreurs. Et récemment j ai passé un an à reconstituer en 52 les aventures d Alice au Pays des Merveilles et de l Autre Côté du Miroir à partir des fantastiques dessins de Pat Andréa. Je n ai pas le cœur à parler des jours sombres, des déceptions cruelles car même si les rêves ont la vie dure dans le monde de l audiovisuel, où la concurrence est sauvage, le cinéma restera pour moi, à l instar de Mélies, une ambition d enfant prêt à reconnaître, avec des bouts de cartons peints, des soleils ou des lunes dans le ciel de nos songes les plus fous. Marie Binet
47 De: 1/21/2012 3:52:23 PM C est à l âge de huit ans que la vocation de peintre s est éveillée en moi. Certes, il y a une part de mystère dans l adhésion à cet éveil mais il y a aussi un autre facteur. J étais et, je suis encore porté par des émotions d émerveillements intenses devant les beautés de la nature et, j aime transmettre et faire partager ces émotions par les moyens de la peinture. Je suis attiré par la vision des forces de vies recluses des éléments, la fragilité d une herbe, la vigueur d un rocher contre l assaut des vagues, l esprit qui s accroît sous l écorce d un arbre, sa nourriture tellurique et son appel d exultet, sa lutte aussi contre l assaut du vent, la feuille morte couchée sur le dos qui se recroqueville pour protéger ses couleurs. Mon métier de peintre est de donner à ressentir le vécu et le rêve des éléments. Vive l émotion audelà de l analyse. Parmi les anecdotes les plus heureuses (il y en a eu beaucoup), c est lors d une récente exposition, la rencontre d un ami pianiste qui, devant une toile, La nébuleuse du cygne, a pleuré d émotion et, est venu me tenir par l épaule. Les difficultés de ce métier ne sont pas au niveau de l inspiration, elles sont d avoir parfois certaines œuvres qui ne trouvent pas encore le chemin pour transmettre leurs chants. Michel Biot
48 De: 1/19/2012 5:52:46 PM Une vocation,sinon pas la peine de se tromper et de tromper les autres Avoir,à 23 ans, pu aller voir Otto Dix dans sa maison-atelier,qu'il me donne son encouragement et ses conseils,qu'il me montre ses tableaux, ce qu'il aimait vraiment... et même me fasse généreusement un petit portrait. Il y en a tant!c'est le serrement de coeur de voir revenir les tableaux après une expo et de regretter l'époque où Vollard achetait et diffusait ce qu'il aimait vraiment... Sergio Birga
49 De: 1/24/ :20:00 AM quel est pour moi mon métier : vital! une question de vie ou de mort, ma vie en dépend. vous, marque le plus la difficulté de ce métier? Heureuse : mon premier texte publié dans une revue à l'étranger, en l'ocurence à Londres dans le journal Signal de la galerie Signal : "Essai sur la ponctuation" (1964) Difficile : l'invitation de participer à la revue d'arden Quin "ailleurs" m'est parvenu à cause de mon nomadisme et de mes déménagements 9 mois après, le numéro 1 était déjà paru et javais vécu ces 9 mois parisiens dans un isolement total et un chagrin permanent! Et ces 9 mois n'auraient pas dû exister... puis nous avons fait encore huit numéros de plus Carmello et moi : retour aux heureuses choses (en gros) Julien Blaine
50 De: 12/2/2011 7:30:19 PM Artiste un métier? ce n'est peut-être pas la définition première que je donnerai. Artiste c'est "être artiste", c'est à dire un besoin impérieux de créer, une nécessité intrinsèque qui se conjuguent à la question de la vente et du rapport à la valeur de ses créations. Artiste s'apparente à un métier quand il s'agit d'apprentissage : connaître les techniques, les expérimenter, commencer et recommencer, outils incontournables pour concrétiser et donner matière à une création artistique. Un mel un jour pour savoir si je voulais participer à un concours organiser par la banque AGF, puis un appel téléphonique pour confirmer le sérieux de la proposition et enfin le résultat : le prix, un tableau reproduit sur les carnets de chèque et la carte visa et... Un beau chèque à la clé... Une expérience malheureuse avec un galeriste de renommée, qui m'avait demandé de lui envoyer les toiles roulées sans châssis, " plus facile pour le transport " et qui lors des comptes m'a comptabilisé 1700 de mise sur châssis pour 12 toiles et a refusé de me payer! anny blaise resnik
51 De: 11/28/ :40:03 PM d'être couché ventre au sol, les 4 pattes en l'air quand j'ai vécu de rien grace au lard content pour rien, le plus difficile est ne pas être juif ou homosexuel ou fils d'artistes pour espérer vendre ou avoir des subventions dans ce métier. cricri bobo
52 De: 12/2/ :45:41 PM Enchanter les autres Ce n'est pas une anecdote, mais c'est la charge d'amour quand ils aiment ce que vous faîtes et la difficulté de ce métier, c'est, quand,vous n'arrivez pas à maintenir cet état. Il faut avoir un superbe équilibre. MARTINE BOISSY
53 De: 1/17/2012 7:35:33 AM Le choix de toute une vie et contre vents et marées... L'anecdote la plus heureuse : il est difficile pour moi de trouver, simplement mon nouvel atelier, le rêve 90m2 dans une maison de noble dans un petit village du Béarn, enfin des bonnes conditions de travail... Ce qui marque les difficultés de ce métier pour moi, par exemple en 2009 le vernissage d'une exposition à l'embarcadere de Lyon. Très belle exposition, très beaux cartons d'invitations, très bel espace, très beau Monsieur (Mr Monin, propriétaire du lieu), très beau soleil ce jour là qui faisait des vagues de lumières sur les murs, reflets de la Saône, très belle table de buffet, il y avait tout ce qui fallait et PERSONNE, je dis bien PERSONNE n'est venu... ce jour là. Mr Monin reprogramma un autre vernissage pas tellement plus de monde de l'art contemporain (ma soeur avait battu le rappel de ses amis, cela m'a consolée, du moins du monde, des gens, qui ont échangés sur mon travail... ) Mireille BONARD
54 De: 12/5/2011 7:16:26 PM Pour moi, être artiste n'est pas vraiment un métier, car avec un véritable, un autre métier, le travail effectué, les heures passées reçoivent rémunération à la fin du mois. Or quand on est artiste, et Vincent Van Gogh en a su quelque chose, on ne perçoit pas forcément le produit de son travail, l'art étant subjectif, le prix fixé à une oeuvre artistique étant lui-même subjectivement établi, on n'est pas assuré de vendre une oeuvre artistique. Par ailleurs, normalement, quand on est artiste, on est libre de son sujet, de ses horaires de travail, de sa façon de travailler, alors que quand on exerce un vrai métier, on a des directives à suivre, des instructions etc... Artiste, c'est plutôt une passion dont on essaye de vivre, avec plus ou moins de réussite. L'anecdocte la plus heureuse, c'est quand j'ai reçu mon numéro d'adhérent à la Maison des Artistes, et qu'un employé de cette Maison m'a dit au téléphone que pas tout le monde se voyait reconnaitre ce statut d'artiste professionnel, qu'il fallait être dans la création artistique et non artisanale... L'anecdocte la plus difficile, c'est quand on me dit vous n'avez pas l'air d'avoir trouvé votre style. Tout ce que je peins représente mon cheminement artistique, rien n'est fait au hazard ou par faute. Valérie BONNEAU-MARRON
55 De: 1/29/2012 9:17:00 PM Déjà c'est gentil de dire un métier. Poète est-ce un métier? Et un métier, qu'est-ce que c'est? Étymologiquement "ce mot (d abord menestier, puis mistier et mestier) est le doublet populaire de ministère. Il est issu du latin ministerium, «fonction de serviteur, service, fonction». Spécialement pris au sens de «service divin» à l époque classique, il a désigné le «service de Dieu» et le «ministère» de ce service à l époque chrétienne. Un croisement probable avec le latin mysterium a dû aboutir à une forme tardive *misterium, favorisée par la proximité sémantique des deux mots en latin chrétien (mysterium signifiait en effet «rite, célébration, saints mystères, messe»).". Pris en ce sens, "artiste" serait bien un métier, en ce sens peut-être même encore l'une des activités les plus proches de ce mot: au service du mystère. Oui, artiste, peut-être encore un des derniers métiers qui, au-delà d'hypothétiques revenus ou bénéfices secondaires telle que la renommée, dans une société et dans notre vie maintiendrait et donnerait une place, une présence, concrète, audible, visible, à l'immatériel, à l'inouï, à l'invisible, à cette part de mystère, d'incalculable, de sensible, contenu dans l'humain, dans le vivant, et dans le monde. On peut toujours espérer, dans un monde hypermatérialiste, encore ce rôle de modérateur du machinique et cette fonction d'intermédiaire ou de liant entre terre et ciel, matérialité et spiritualité. 1/ Un enfant, un psychiatre et une personne très agée entrant dans l'atelier et disant "Que c'est beau, que c'est drôle!". 2/ L'impossibilité, par le statut obligé de revenus issus de la vente d'oeuvres, de donner des cours ou autres activités de transmission de l'amour de l'art, sinon de façons très occasionnelles ou en masquant ces sources dérivées de revenus que la plupart des artistes surtout plasticiens sont obligés d'exercer pour vivre. marc Bonnet
56 De: 1/24/ :39:00 AM Une question aussi complexe que celle de l art et sa définition auxquels tant de philosophes se sont heurtés sans trouver une réponse fixe, mais un paysage infini de points de vue, de concepts, qui s enrichissent avec le contexte. Le mot «artiste» lui même est vague, alors plusieurs «étiquettes» fleurissent pour désigner ce métier : artiste visuel, artiste plasticien, peintre, performer etc Alors selon moi le métier d artiste est un métier «mutant», lié à un contexte (époque, environnement) et vécu différemment par chaque artiste. C est également au sens fort du terme un ressenti, une nécessité (Kandinsky parle de «nécessité intérieure»), une activé créatrice libérée d apriori et contrainte par les lois du marché de l art. Elle se situe pour moi dans ce paradoxe entre une activité désintéressée, où la pensée circule en toute liberté et tout ce qui inclut les stratégies de commerce, de vente d œuvres d art, les compromis d exposition. Etre artiste, c est être disponible au monde, à tout ce qui nous entoure car chaque subtilité qui s en libère, chaque détail, un événement peut-être le point de départ d une réflexion, d une démarche. Puis mûrir cette démarche générant une production qui sera exposée par la suite et enfin vendue. Ce qui est un important pour moi, c est tenir cet état d esprit jusqu au bout, et d être dans une dynamique de pensée qui me permet parfois de faire table rase, de remettre en question des éléments de réflexion qui m ont permis de réaliser certains travaux. J accorde beaucoup d importance à la spontanéité d un geste artistique, à l intuition et ce qui nous permet de créer des décalages, des territoires emplis de mystère comme la poésie. A) Il n y a peut-être pas une anecdote, mais plusieurs qui selon moi sont toutes aussi importantes et complémentaires et m ont permis d avancer dans mon travail. Certaines sont intimes, d autres sont liées aux expositions que j ai montées avec ma galeriste. Je me souviens de ma première exposition personnelle dans la galerie Popy Arvani à Paris (11ème), il y a eu une forte complicité entre Popy et moi-même, toute l organisation était superbement orchestrée, et je n ai pas eu le souvenir d avoir fait de compromis. Le vernissage fut un moment magique, il y avait tous mes proches qui étaient présents et il y avait autant des personnes de grand âge que des enfants Il y a eu aussi une femme qui a beaucoup compté pour moi, avec qui j ai monté un projet d art total mais qui n est toujours pas abouti. Nos compétences se complétaient, ce fut une expérience assez folle! B) Je suis au début de ma carrière, et les difficultés liées à ce métier sont celles liées à l espacetemps. Une activité artistique est intemporelle, je m explique : il n y a pas de créneaux horaires concernant la réalisation de pièces à exposer en revanche il y a des échéances concernant les concours, les vernissages etc l acte créatif débute d une simple intuition, une envie mais s achemine jusqu à la réalisation d une scénographie ou d un dispositif dans une galerie, un espace fermé, ou à l extérieur pour le montrer au public. C est aussi une activité qui demande beaucoup de travail et d investissement sans forcément avoir la certitude qu il y aura des ventes. L artiste est donc un équilibriste avec peu de repères, capable aussi de les faire sautés, mais sa force réside dans sa puissance d imagination, sa liberté qu il s octroie et son intuition (qui est pour moi une forme d instinct). Gabriel Bonneterre
57 De: 12/7/2011 3:08:05 PM une vie entière de souffle et d'inspiration, la plus heureuse,est de recevoir un "client" qui est bouleversé par mon travail. le pire est celui qui revendique des "soldes" pour faire une affaire,sans se sentir concerné par ce qu'il regarde! Véronique Born
58 De: 1/9/ :12:29 AM Un métier qu' on ne choisit pas mais qui s'impose à vous. Venant d'un milieu rural ou l'éveil culturel n'était pas une priorité, et même en ayant choisi un bac arts plastiques je ne pouvais pas imaginer en faire mon métier mais plutôt un loisir. Ce n'est qu'à l' âge de 35 ans et après avoir eu durant 13 ans une activité "normale"que le désir et le besoin de création est réapparu pour devenir mon métier. C'est une activité où les horaires et les jours de travail n'existent pas, où l'on est seul où la rémunération est sans importance et qu'on veut pourtant faire jusqu'à la fin de sa vie. Ma premiére exposition a été à la fois la plus heureuse et la plus difficile des expériences. J'étais très enthousiaste de pouvoir partager mon travail avec un public et de rencontrer des artistes. Mais,le milieu artistique n'a pas été aussi accueillant et ouvert que je l'espérais et le public fut sans pitié. Exposer c'est s'exposer et c'est toujours délicat et douloureux. Severine Borodajko
59 De: 1/9/2012 6:08:00 PM Est ce un métier ou une occupation hasardeuse, un oubli du monde qui passe, enfermé dans un atelier, se battre constamment pour exister, montrer, vendre...se vendre. une précarité d'existence et de visibilité sur la petite scène française de l'art contemporain,ou l'acquit s'oublie vite et nous aspire tous les jours dans le trou noir de la disparition. Par contre, un choix de vie, des rencontres, d échanges, des joies de créations, d'excitations, de projets menés a terme, de recherches passionnantes faitent d'attente, de déception, parfois de réussite heureuse et de liberté. c'est une liberté d"esprit et de vie qui a son prix a payer, un choix a assumer, personne ne nous oblige a faire ce métier, si s'en est un. la devise de cette profession" chacun pour soi, Dieu pour tous"me semble malheureusement une bonne formule. Cela demande d' avoir une foi aveugle en soi, une inconscience chevillée au corps, une espérance dans sa bonne étoile, un égocentrisme hallucinant, et chaque jour espérer. La plus heureuse? AIE! si d'avoir gagné a un concourt d'oeuvre de 1% contre les fonctionnaires du ministère de la culture, ils sont partis furieux, j étais assez content! la plus difficile: je travaillais avec une galerie Suisse et NY, qui m'a viré au bout de 3 ans car je n étais pas rentable, pas assez cher pour le marché, mais ils aimaient beaucoup mon travail...ça rassure! Jacques Bosser
60 De: fr 2/12/ :28:28 AM Je suis peintre et graveur. Est-ce un métier? Oui.Je le pratique. Théoriquement un métier doit assurer un moyen de subsistance.ce n'est pas mon cas. Une activité annexe mais intimement liée à ma pratique, à mes connaissances, assure cette fonction. Ce métier de peintre je le conçois dans la liberté et comme une méditation sans fin. Même si je peins seule je ne peins pas hors la présence d'un public,ni dans l'ignorance de l'art en train de se faire. Toute confrontation implicite ou explicite avec les oeuvres passées ou contemporaines est inévitable. Les réactions du spectateur est un prolongement du travail en solitaire dans l'atelier. L'actualité ne peut laisser indifférent, le monde entre dans l'atelier. Le métier de la gravure impose des contraintes matérielles et permet la rencontre, un échange immédiat autour justement de sa matérialité. Même si pour moi les gravures ne sont pas la reproduction de mes peintures, même si les sujets s'en écartent souvent, elles en sont cependant le prolongement et en commun les deux métiers ont le dessin, une certaine idée du dessin. Je n'ai pas d'anecdotes. Si j'en avais cependant, elles seraient liées aux marchands et décideurs de notre milieu et montreraient à quel point le regard reste lié à la mode et à l'habitude. Mais je ne veux pas cancaner. Elles pourraient aussi concerner mes confrères mais à travers le besoin de se faire valoir que révèlent ces anecdotes, se manifeste surtout l'angoisse, que nous ressentons tous,à l'idée que notre oeuvre ne va pas survivre à notre mort. Thérèse Boucraut
61 De: 2/2/ :00:10 PM un destin incontournable, une immense obstination, une joie infinie puisée dans le plaisir de la création et la curiosité. Lors d'une exposition en Afrique de l'ouest, un Gabonais me demande: "Dis moi, maman Agnès, quand tu peins tu pense à manger ou à dormir?" "Ben, je pense à peindre.." "Ah bon, quand tu peins tu penses à te peigner!" Le pire: Un collectionneur m'invite chez lui pour que j'admire sa collection de Boulloche. Horreur! Mes tableaux sont accrochés au milieu de ses trophées de chasse.. agnès boulloche
62 De: 1/10/2012 5:22:52 PM J'ai toujours eu un pinceau dans les mains...quand j'avais 2 ans je remplissait les trous décoratifs de mon lit avec mon caca...je travaillais déjà la matière! Artiste n'est pas un métier mais une façon d'être et celui qui veux en vivre...bonne chance à lui! L'anecdote la plus heureuse;c'est de trouver son propre style,celui qui vous fait vibrer et vous différencie.quel bonheur de créer... de faire passer une émotion! Ce qui marque le plus la difficulté pour l'artiste ;c'est de se faire comprendre. Ici je parle pour les abstraits... Le publique demande toujours qu'est ce que ça représente ce truc,...combien de temps...il faut pour faire ce machin qui ne représente RIEN...! Je réponds 62 ans et l'année prochaine je dirais 63 ans,... FRANCIS BOURDOUXHE
63 De: 12/23/2011 6:09:47 PM travailler en duo avec Sandra Aubry ce métier... est un métier, incontestablement, peut-on réellement de nos jours poser la question?!? un métier en plusieurs phases : - à l'origine : sans doute une insatisfaction permanente de ce qui est donné - au début : une obsession, qui se trouve constamment questionnée; puis à forces de remises en question, devient une évidence. - pendant : un quotidien décalé, une perception du monde, de la vie, décomposée en images, en sons, en mouvements, en formes, en couleurs, en rythmes, en mots, en fictions,... mais sans faits établis, plutôt des situations sans définitions stables + un job sans trêve (24/24), c'est à dire que le repos demande une auto-discipline + la volonté de faire toujours du mieux possible, d'imposer sa voix, de refuser les compromis - à la fin : la mort la plus heureuse : un dame n'ayant jamais mis les pieds dans une expo d'art contemporain qui vient me voir et me montre une des sculptures que nous avons réalisée, puis me dit qu'elle la fait voyager, réellement, et qu'elle pourrait passer ses journées à la regarder car elle lui permet de se projeter dans le Monde. En entendant ça, on garde le sourire au moins toute la journée, et on y repense bien souvent quand on se dit, parfois, à quoi bon. la plus contrariante : encore étudiants, notre première expo... à un séminaire de conseillers fiscalistes. et les quelques mots puants d'un séminariste fiscaliste, encore la mayonaise au coin du bec après une succession intélérable de petits fours : "mais vous les artistes, vous devez être dans la misère économique et mentale pour créer,...". S'ensuit un condensé de tous les clichés encore en vogue, malgré tout les efforts qui sont faits pour amener les plus êtres les plus automatsés à sortir de leurs têtes bien fermées et pleine de place. Sébastien Bourg
64 De: 2/5/2012 9:09:56 PM un métier difficile pour être reconnu mais exaltant. Créer est un tel bonheur,il permet de refaire le monde en pensée et en acte. La remise des clés de l'atelier de lithographie où je prenais la succession de la personne responsable prenant sa retraite et qui m'a couronnée en posant sur ma tête un vieux panier à grandes anses symbolisant " la bête à corne" ( nom de la presse à bras pour imprimer manuellement des lithographies). "Pousser les portes" pour montrer son travail aux galeristes et obtenir d'eux un contrat. colette bouriat
65 De: 2/1/ :31:59 AM Pour moi, le métier d'artiste c'est de me chercher, de me mettre en question, de me surpasser, de m'approcher d'une certaine vérité, de gueuler, de pleurer, de m'ouvrir au monde, de me transcender, d'être empathique, d'écouter et de regarder, de discuter, d'ignorer la bêtise, d'apprécier la beauté, d'être compris 2. mais le métier d artiste me conduit aussi à me sous-estimer, à prendre la dernière œuvre pour la meilleure, à encaisser des coups, à me mettre en colère, à être mal compris, à m'énerver, à être trop séreux. Et malgré tout : créer Hans Bouman
66 De: 12/2/2011 9:52:10 PM c est ma vie, car je ne sais rien faire d autre devant une de mes oeuvre,deux hommes l un dit à quoi ça sert? l autre lui répond ça sert à caresser l oeil!!! le plus difficile c est que pour le plus grand nombre etre artiste ce n est pas un métier mon pauivre fils m a dit mon pére quand je lui est dit que je voulais etre peintre tu seras un clochard tu ne pourras pas faire vivre une famille! j ai elevé quatre enfants qui sont tous parents et je suis toujours artiste bernard jean françois Bouton
67 De: 1/25/2012 5:55:13 PM Suis-je un artiste? J oblitère le mot métier. A priori il renvoie à une insertion professionnelle, un apprentissage, des gains provenant de la commercialisation des œuvres produites. Ces émoluments dont l affiliation à une caisse d assurance sociale et de caisse de retraite permettent la reproduction nécessaire à l existence de l artiste voire de sa famille. Ces éléments justifient le fait que, dans ce cas, il me semble que l on puise parler et associer les termes artiste et métier. En l occurrence je ne relève pas de cette catégorie. Paradoxalement pourrait-on dire je tente d associer à mon «métier» originel des travaux artistiques. L activité professionnelle, celle qui occupe les plus grandes plages de mon temps, celle qui me permet de faire face aux nécessités financières, celle qui me motive de manière la plus que conséquente se rattache aux sciences sociales. Professeur émérite j ai relevé d abord, après diverses activités, du CNRS puis de l université dans les domaine de la sociologie et plus précisément de la socioanthropologie, champ que je propose à la communauté des pairs. Pour ce qui touche au monde artistique la rencontre s est effectuée autour de Mai 68. Mon insertion dans le Comité d action étudiants-écrivains et du Co-poésie Censier m a conduit à rencontrer des membres de la Jeune Peinture. Avec eux j ai participé aux divers salons : Police Culture I, Octobre 69, manifestation au service du peuple, Police culture II ainsi que, dans les années 70, aux expositions collectives de la Jeune Peinture, de Figuration critique, et de diverses manifestations «militantes» Mes interventions se faisaient graphiquement par des montages texte-photo, des gravures, des collages ainsi que des contributions peinture à de grandes fresques telle que «L idéologie de masse du fascisme». Par ailleurs dans l atelier-galerie du peintre/graveur Jean Attali, lui-même membre actif du Front des artistes plasticiens, je me suis initié à la gravure : eau forte et pointe sèche ainsi qu à l acrylique. Dans ce contexte j apprends ces techniques plastiques. Je ne tire aucun profit pécunier des œuvres produites si ce n est de très rares ventes. Dans les années 90 c est dans le cadre de l association ATTAC et de son construit Attac culture que j interviens à la réalisation de calicots et de peintures acrylique tendus entre des montants et pouvant ainsi être montrés, déployés et incorporés dans la progression des défilés protestataires lors de manifestations de rue ou à l occasion de rencontres. Dans les années 2000 je constitue, avec Francis Parent au salon Comparaisons, un groupe que je nomme «Existentiel et sociétal». J y présente, comme les autres artistes, une œuvre chaque année dans le cadre d Art en Capital, exposition qui se tient en novembre au Grand Palais. Les anecdotes les moins agréables sinon franchement pénibles ont été au début de ma collaboration au Salon de la Jeune peinture les propos de certains de ses membres. Ils me disent que je ne suis pas un peintre ce qui alors était stricto sensu vrai. Cette dévalorisation masquait ou explicitait que mes interventions, soutenue par l aile gauche du Salon (Pierre Buraglio, Gilles Aillaud, Sergio Birga, ), déplaisaient en particulier aux éléments réunis sous l intitulé Les Malassis. Eux, les peintres/peintres, vrais hommes du métier, voyaient d un mauvais œil sinon cherchaient à écarter ce qui relevait, à leur sens, d installations ou de réalisations croisant divers genres fondées sur une idéologie «gauchiste» par trop explicite. En ce qui me concerne l argument de ma non-professionnalité aurait pu présenter une donnée quasi imparable et, en autres temps et lieux, susciter une exclusion. Des situations non sans quelques similitudes se reproduisent aujourd hui, près de quarante ans plus tard, mais de manière moins démonstrative dans le cadre du Salon Comparaisons. Elles portent sur la facture soit trop brute ou pas assez patinée par des décennies de métier, de mes toiles, à l opposé de
68 ce qui est le propre certains autres responsables de groupes, vrais «peintres/peintres» travaillant et vivant de leurs productions. Par ailleurs l exposé des motifs du groupe «Existentiel et sociétal» fait référence à la figuration narrativo-critique et s élève contre la déréliction sociétale. Ceci rencontre peu d écho. Mon statut ambigu d intello artiste n est, en fin de compte, il est vrai pas concerné au premier degré par leurs trajectoires, leurs joies et leurs vicissitudes. De plus, mais sans forfanterie, je diffère par mon allure moins robuste et technicienne. Ceci n est pas propice à mon assimilation avec ces hommes ou ces femmes du métier. De ce fait je vis difficilement ma présence dans certaines réunions ce qui n est quasiment pas le cas vis à vis de celles tenues avec des artistes exposant dans «Existentiel et sociétal» Les moments positifs ce sont d abord ceux attachés aux productions collectives réalisées dans la synergie de mouvements sociaux où l artiste, moi en l occurrence, fait résonner ses qualités avec la pluralité des attentes et ce sans renoncer à ses marques personnelles (Jeune Peinture, Attac Culture.. ). Plus récemment l intérêt parfois suscité, le plus souvent par des personnes extérieures au métier, pour certaines de mes productions constitue des moments de relative satisfaction. Ils transcendent, cette situation où les signifiants «artiste et métier» relèvent, du moins en ce qui me concerne, de champs et d ensembles populationnels distincts en terme de pratiques et de représentations. Pierre BOUVIER
69 De: 2/1/2012 1:24:15 PM une façon d'être présente au monde, le privilège de pouvoir chercher à donner corps à cette (modeste ) expérience et aux réflexions qu'elle génère. Et par cela, créer les conditions d' un échange, d'une réflexion, parfois en résonance avec l'expérience et les questionnements des autres... Lors de la visite d'une classe de collège à une exposition actuelle: les interprétations et commentaires très poétiques et intimes et intelligentes de deux adolescents un peu "durs" venant d'un quartier dit " sensible", sur ce qu'ils percevait d'un travail. Cela m'a ouvert un un champ de réflexion et de nouvelles perspective pour la suite de mon travail et donné l'impression que ce métier avait un sens Christine Bouvier
70 De: 12/3/ :15:20 AM ma vie la pus heureuse : quand un client qui m'a acheté il y a 40 ans revient me voir La plus grande difficulté: quand il y a 30 ans fut instauré dans mon pays une esthétique officielle bertrand bracaval
71 De: 1/24/ :05:00 AM Etre artiste ce n est pas un métier puisque aucun artiste n est garanti de gagner convenablement sa vie un jour. Ce serait plutôt une profession de foi, la seule raison d être pour soi. Car l artiste ne pourrait jamais se satisfaire d exercer seulement un métier, ne se satisfaisant pas de la vie elle-même. Il éprouve alors ce besoin impérieux d interagir, de créer, de laisser un message dont lui-même tente de percer le secret, un message qui lui survivra peut-être L Art c est le sens que l on donne à sa vie. Une soif de beauté et de sacré et un profond amour de la pensée. La création est un rituel, un acte de magie blanche qui modifie pleinement et durablement l esprit de celui qui s y risque. J y conçois une expérience particulière du monde qui si elle est juste, résonne en moi et chez celui qui la regarde. C est une source d émotions, la poésie de la vie. Chercher ce qui se cache derrière un regard, un visage baissé, une posture héroïque, une tragédie humaine, une chevelure fantomatique, la cigarette qui se consume. Ce sont les portraits auxquels je m attache et dont je cherche à percer le secret. Le lourd et magnifique secret contenu dans un fragment de vie passé lorsqu il s agit du mythe ou si anodinement et non anodinement contemporain, une unité psychique de l humanité - Claude Levi-Strauss. Nathalie Brauld
72 De: 1/10/2012 7:33:34 PM A vrai dire je ne considère pas cette activité comme un métier, mais plus "simplement", comme une nécessité. Je me souviens d'avoir poussé la porte d'une galerie parisienne lorsque je croyais encore que cela avait un sens, et d'avoir perçu cet ultimatum : " Désolé Monsieur, ici nous n'exposons que des maîtres morts" Cela peut-être compris comme la plus heureuse et la plus douloureuse des anecdotes. Guy BRAUN
73 De: 1/27/2012 8:45:36 PM Le métier de peintre est une recherche personnelle portant sur des sujets universels au moyen d'une technique quasi artisanale. Anecdote la plus heureuse : cela remonte à mes débuts, peu après les Beaux-Arts. N'étant pas certaine de pouvoir faire une carrière d'artiste, je m'étais donnée une dead line romantique et radicale tirée d'un vague extrait de Baudelaire "si l'on n'est pas célèbre avant l'âge de 26 ans, inutile de continuer". A la veille de mes 27 ans, j'ai eu une double page dans un grand quotidien national. J'ai donc continué. Anecdote la plus difficile : à ma 1ère expo en galerie, la plus belle toile, emblématique de ce travail a été vendue. J'ai pleuré, sangloté une partie de la nuit non parce que je la vendais, mais parce que je la vendais si peu cher : le galeriste prenait bien sûr les 50%. Elle avait à mes yeux un prix bien plus élevé. Anne Brenner
74 De: 1/30/ :13:40 AM Artiste un metier? Avant parler de metier,il faut rappeler que pour toute creation,l'azard et la surprise sont des accidents de l'instant magique...tout peut arriver. Ecriture, Peinture, Musique,Sculpture,Cinema,Theatre,Danse,Photographie...elles partagaient sur le meme chemin l'azard controle,séducteur. J'aime a constater que l'ecriture donne la parole aux mots;la peinture fait chanter les couleurs;l'emotion tressaille avec la musique;dans la gestuellede la danse s'envole l'esprit;au theatre la comedie se moque de la vie;les instants fugaces de la photographie...sublimes;transcendentale est la realité avec le cinema... C'est ca le metier d'artiste:"non metier" ou il faut savoir tricher enjoue; au dela de la necessité,l'exigence et la contrainte du depart; pour aboutir au partage avec la rencontre de l'autre en toute liberté; donner pour pouvoire recommancer. C'est ça le metier d'artiste? Drole de metier... l'anecdote drole: une petite fille de 4 ans regardant une des mes aquarelles:tu est PEINTURIER? la ne pas se REPETER! Gianbattista Bresciani
75 De: 1/24/2012 3:56:00 PM Dans les définitions du mot métier, il est d'abord question d'habileté "avoir du métier". Or l'habileté technique que confère l'expérience me semble être une régle à oublier sitôt acquise pour qu'à l'ambition de créer une oeuvre, de se renouveler. "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" (Boileau). Un métier est reconnu par la société lorsque l'on en tire des moyens d'existence, on atteint très vite la conviction qu'être artiste n'est pas un métier dans sa définition sociale. On le tolère s'il a des résultats visibles, c'est à dire s'il exerce l'autre métier qui est celui de se montrer, de mettre son travail dans la lumière, d'être exposé, collectionné et reconnu socialement. Une autre définition de l'artiste : "quelqu'un qui exerce son métier avec goût". L'art n'a rien à voir avec le goût. Définitivement je ne suis pas artiste. La presse régionale m'avait fait l'honneur d'un article. Ma femme enseignante s'est entendu dire par un élève : "votre mari est dans le journal" cependant qu'un autre demandait : "pourquoi il a volé une mobylette?" J'ai trouvé ça délicieux. Lors des vernissages je suis régulièrement accosté par quelqu'un dont le beau frère ou le cousin fait "aussi" de la peinture mais lui c'est plutôt des bateaux ou des fleurs et généralement il ajoute "vous devriez mettre des cadres ça fait plus beau. Il faudra que j'y pense. Ce qui m'a le plus manqué, c'est un entretien avec un responsable d'une galerie parisienne chez qui Nicole Bessec m'avait adressé (Salon de Montrouge). A la vue de mes rouleaux de papiers il a demandé : "vous avez été acheté par les FRAC?" et d'autres questions concernant ma pratique. Après un silence : "Travail de pro, démarche d'amateur" et de me lister les adresses où je devais écrire. C'est ainsi que quelques mois plus tard le FRAC à acquis une de mes oeuvres. J'ai une grande reconnaissance envers ce galeriste et cela reste un évènement heureux. Ce qui me manque encore c'est quand mon travail suscite de l'intérêt au point de vouloir le collectionner car là est l'essentiel, la rencontre. Daniel Brindel
76 De: 1/15/2012 6:06:20 PM C'est un travail de tous les jours, avec une technique, un métier qui doit aboutir à une création et donc à exposer ce travail, le montrer et pouvoir en vivre s'il intéresse un certain nombre de spectateurs évidemment. Tout d'un coup un engouement pour votre travail et lorsque durant une exposition une grand nombre d'oeuvres se vendent,peut-être par émulation, ou parce que vous exposez chez des personnes qui engendrent ce phénomène. La plus grande difficulté: trouver des endroits GRATUITS pour exposer...ne pas être obligé de faire un autre métier pour gagner sa vie! jocelyne Briselet
77 De: 12/2/2011 9:12:54 PM un support d'expression pour véhiculer une philosophie évolutive heureuse: les sourires, compliments et remerciements multiples de ceux qui voient mes oeuvres. un couple qui décida en une demi heure d'acheter 7 pièces pour La difficulté du métier : le tout contrôlé et régi par une junte qui décide de ce qui est bon ou mauvais en méprisant l'approbation générale. l'absence d'un contexte concurrentiel sain. la zone de non-droit sur ce qui concerne le marché, les cotations truquées. Jerome Btesh
78 De: 2/23/2012 7:36:19 AM guerrière courageuse qui se bat contre la pauvreté. -J'ai dû quitter l'atelier où j'ai travaillé pendant presque 10 ans et après j'ai pu m'installer à l'atelierlogement offert par la Ville de Paris, j'étais heureuse -je ne peux pas acheter les matériaux quand J'en ai besoin (je dois attendre jusqu'à ce que J'aie de l'argent) younmi byun
79 De: 2/12/ :21:38 PM c 'est le métier de la liberté sans conditions donc très difficile l'ouverture à la rencontre de certains artistes(reconnus),galeristes, et spectateurs,bref les vrais amoureux.la difficulté dans ce métier,dépendre ou trouver un réseau car tout fonctionne ainsi.dommage manque d'ouverture mary calloc'h
80 De: 12/2/2011 8:38:27 PM sculpteur La plus heureuse c'est lorsque que l'on c'est pris la tête pour concevoir un projet et que l'on reçoit un courrier annonçant une sélection positive pour la participation à un symposium et quand plus on est primé pour cette réalisation. la grosse difficulté du métier c'est de retrouver tributaire des lois du marché (les "artistes reconnus" et les sombres inconnus à qui on ne fait peu de place... pierre callon
81 De: 1/13/ :48:02 AM UNE VOCATION et UN Faible rempart a l'encontre d'une société décervelée par la Vraie question de l'être ou de l'avoir. l'inscription obligatoire à la Maison des artistes, Achetée par le FDAC dordogne pour une sculpture dont je me mord bien les doigts; même pas une question d"ego! qui vous RUINE le peu de profit tirer de votre ART, et inscidieusement Tenter comme tout le "monde" par l'impôt de faire de vous comme les autres : UN MOUTON Cette même MDA qui très vite arrive chez vous sous le nom laminant d'urssaf et le plus jouissif dans cette affaire : Cest qu'une fois"désinscrite" avec beaucoup de difficulté IL VOUS EST INTERDIT D'EXERCER, d'exposer...en FAIT DE VIVRE DE VOTRE SAVOIR-FAIRE. ARTISTE aujourd'hui n'est qu'une RUBRIQUE FISCALE et POGNON et pire car tout le système est conçu pour cette formule: PAYER POUR TRAVAILLER!!!!!!!!! Sylvie Camus
82 De: 1/25/2012 1:35:13 PM C'est un métier comme un autre-ou presque-car 80% des artistes ne vivent pas de leur "métier" en France. Un métier dans le sens où être artiste nécessite des compétences c'est-à-dire du savoir-faire, des connaissances et un savoir-être. L'anecdote sur la plus difficile : En 1997, j'ai décidé de devenir artiste professionnelle, j'ai décidé de laisser tomber la profession avec laquelle je gagnais ma vie,le journalisme. J'ai fait une formation d'un an pour apprendre le "métier" de graveur : chaque soir, j'étais pliée en deux de douleurs au dos car j'apprenais à faire mes tirages moi-même. J'ai mis un an à arriver à faire un tirage correct, centré, avec la plaque correctement encrée et essuyée, arriver à faire sécher mes tirages sans qu'ils gondolent... L'anecdote la plus heureuse : le jour où j'ai signé mon contrat avec mon éditeur pour publier "Artiste, mode d'emploi' qui va paraitre en 2012 au Livredart ; parution prévue en 2011 et retardée car je suis tombée gravement malade : l'émotion sans doute... Brigitte CAMUS
83 De: 2/8/ :32:13 AM ce métier est une joie et une peine tout à la fois. Il me permet de dire, il est ma vie, mais ne suffit pas à ma survie. Ce n'est pas un métier, c'est un talent et des "savoirs faire". Il est pour moi une necessité. Je me lève avec, je dors avec mon travail, j'y pense sans cesse. Ce n'est pas un métier, c'est ma vie. une fois un femme m'a dit en regardant mon travail : "ça donne des idées" c'est à la fois une des anecdote les plus heureuse et en même temps la plus malheureuse. michèle caranove
84 De: 2/8/ :37:10 PM Métier : profession est en quelque sorte un savoir faire, une activité manuelle, source de revenu. Peindre est une formation, un apprentissage journalier qui devient rémunérateur par le moyen des galeries ou bien l'artiste peut-êyre isolé et la valorisation de son travail reconnu. Pour moi, peindre a toujours été vital, m'aide à vivre ; mes recherches sur mes sujets que je choisis ; longues oériodes d'abstrais, ou de foules, ou de visages ou autres ; ces diverses phases données par une pulsion à chaque fois renouvellée, fait cette activité, suivie ou non, m'importe avant tout. Personnellement, mon meilleur souvenir est l'enthousiasme donné par mon travail, par certains critiques et écrivains le plus mauvais est une exposition sans vente. Tonia Cariffa
85 De: 1/24/ :40:17 PM Être artiste est un bon alibi pour vivre ma liberté comme un métier. Je n ai pas envie. Merci de votre compréhension. VALENTIN CARO
86 De: 2/21/ :22:27 PM Faire tous les jours ses gammes...de traits et de couleurs. Travailler tous les jours pour peut-être un jour voir quelqu'un ressentir le même attrait pour un objet, un corps, une lumière. Lors d'un dîner, à une table de 8 convives...(à droite)"et vous que faites-vous? ","je suis peintre"...(à gauche)"et vous en vivez?..."..."que faites-vous?""je suis peintre"..."ah, et vous en vivez?"...sortir son iphone, taper l'adresse de mon site que je lui dicte et rétorquer, "ah oui mais vous avez beaucoup de pages, votre site est très bien référencé!"...et moi de lui rétorquer, "vous pensiez que je plaisantais?" Lors d'un salon d'art, devant mon stand...une vielle dame élégante s'approche, regarde mes toiles, lit ma démarche...contemple et me dit en me tenant le bras, " vous avez l'écriture, vous avez le geste...vous avez la lumière, vous avez tout...quelle est le prix de cette toile, qu'elle illumine ma chambre?" et je l'a voit encore partir avec ma toile devenu sienne Emmanuelle Caschera
87 De: 1/23/2012 9:39:55 AM le sens de mon éxistence. Quand je montre des énormes piéces de verre soufflé bouche et filé et qu'un passant dit ;" oh tout ce verre cassé. diane casteja
88 De: 12/3/ :38:29 AM Un métier mal reconnu. Il est trop compliqué d'obtenir des aides réelles, de trouver des lieux où exposer, et dont on n'arrive pas à vivre. Assimilé vite fait bien fait à un loisir quant on à pas les moyens d'avoir un lieu de travail décent. La galère avec un grand G. L'âge est rédhibitoire. Le moment le plus heureux fût la visite de mon lieu d'exposition par une petite fille d'environ 10 ans, venue seule voir mon travail, et qui m'a dit "c'est beau". J'avoue avoir été touchée qu'une enfant perçoive mon travail ainsi. Ce qui marque la difficulté de ce métier c'est les aprioris des gens vis à vis de ce travail. L'aveuglement aussi. Une pièce peut demander 1 semaine ou même un mois de travail. On me trouve cher, mais les gens accepte de payer le même prix pour une toile... qui ne représente pas la même difficulté. A savoir : je fais de la peinture sur verre... C'est plus long et plus difficile. Très technique et demande du matériel. Christine Casteleyn
89 De: 12/5/2011 6:26:22 PM Un QUESTIONNEMENT, qui implique moins la recherche de réponse que le désir d'interpeller et de provoquer d'autres questionnements. Artiste ou producteur d' émotions suscitées. quand le processus: questionnement/réflexion/construction permet d'offrir ce code de lecture "émotionnel" et surtout de le partager avec un public très diversifié, socialement et générationnellement et non "pré conquis". Le processus de création c'est un peu la préparation d'un long voyage où l'artiste n'a pas envie de partir (et surtout d'arriver) tout seul. Mais quand l'arrivée est très belle c'est aussi très dur de repartir: les passages à vide, le plus dur à vivre pour un artiste même s'ils sont salutaires et permettent aussi d'apporter un bol d'air frais aux neurones et d'évité de scléroser la création autour d'un sentiment d'accomplissement. C'est là que le QUESTIONNEMENT du début peut se perdre, c'est là qu'il y a danger! Hélène Cattelain
90 De: 12/4/ :24:50 PM Un métier comme un autre. En période de crise j'ai créé mon propre emploi avec ce que je savais le mieux faire. Pour subsister j'ai adapté ma créativité et géré mon atelier ouvert au public en faisant du commercial sans perdre de vue qualité et gestion tout comme un artisan. Mon anecdote la plus heureuse est d'avoir été admise à exposer aux côtés de Toffoli à Chatou en L'ouverture de mon atelier au public en 1998 et mes premières ventes ont été aussi du bonheur. La difficulté de ce métier est de côtoyer les amateurs qui exposent gratuitement grâce aux mairies ou conseils généraux avec les deniers du contribuables dont je fais partie. Bertie Cauvin
91 De: 1/10/2012 3:36:21 PM c'est là toute la question et tout le problème! ça ne doit pas être un métier contrairement à la dérive qui s'opère depuis un certain temps déjà... abdessemed a démissioné youri cayron
92 De: 1/10/2012 3:53:02 PM Je suis artiste mais ce n'est pas pour moi un métier. J'ai un métier qui me permet d'être artiste, qui me finance. Je ne dessine sans doute pas assez, mais je ne peux pas vivre uniquement de mes ventes occasionnelles. J'ai donc un métier et une vie d'artiste mille fois plus riche et enthousiasmante que ce métier chronophage. Mais cette activité professionnelle me permet de chercher, de prendre mon temps, d'être plus exigeant avec ce que je produis. J'ai une frustration de ne pouvoir travailler que peu de temps, c'est pourquoi par effet inverse j'ai une urgence de production, d'efficacité, de régularité. Artiste n'est pas pour moi une fonction ni un métier mais peut etre un positionnement, une ouverture vers l'extérieur, un état d'observation et de transformation du monde en production plastique. Après avoir envoyé des centaines de dossiers à toutes les galeries parisiennes sans aucune réponse en retour, j'ai envoyé un mail à John Marchant, galeriste Londonien qui préparait une exposition sur le paysage avec Sarah Lucas. Il a tout de suite décidé de me faire confiance et m'a inclus dans la programmation. Le jour du décrochage il m'a offert de me représenter dans sa galerie. La plus malheureuse et la plus triste. A peine débarqué à Paris, j'envoie un mail de présentation à une jeune galeriste parisienne qui me répond qu'elle n'étudie que les dossiers papier déposé à sa galerie. Je décide d'imprimer ce dossier, de le faire relier, et de le lui apporter en main propre. Arrivé dans sa galerie je me présente et lui tend mon dossier en lui explicant que suite à son mail je viens lui déposer ce dossier. Sans un sourire elle me dit: "Non, je n'étudie que les dossiers envoyés par mail". Je lui demande si elle n'a pas deux minutes pour y jeter un coup d'oeil. elle me répond non et me tourne le dos.rarement je me suis senti si humilé. fabrice cazenave
93 De: liron 2/4/2012 3:48:28 PM Etre artiste n est pas qu un métier, c est un engagement à remettre sans cesse sur l établi les questions existentielles (l origine de la vie, la réalité de la mort, la reproduction de l espèce et la répartition des richesses, la place de l humain dans la nature ) pour les faire vibrer de manière singulière réelle et symbolique au cœur de la société. L art s enrichit des apprentissages, de la pratique, des apports de la vie et des autres champs de connaissances. L'art cristallise des savoirs faire, des médias et des réflexions, c est un état d'être au monde. Chaque métier offre des possibilités plus où moins contraintes de compréhension de la vie. J'exerce une autre activité à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui elle aussi me nourrit tant physiquement, socialement qu'humainement. La vision romantique de l'artiste comme une personne coupée du monde, étrange ou marginale, entretient la confusion sur la perception de la diversité des vies d artistes et de la réalité de la créativité. Cette iconographie de l artiste cantonné à l original, voir au fou participe à masquer la capacité de réflexion, de propositions des artistes et leur légitimité à revendiquer une place sociale et politique. Tout acte créatif engage sur un plan humain et politique. Vouloir cliver l art d un côté et la vie de l autre empêche une vision juste du travail de création qui mérite aussi reconnaissance et salaire. La posture de l artiste est une alchimie entre le symbolique /pensée /abstraction et la matière/action / réalité. Au milieu de ces interconnexions circulent les émotions. La "vie d'artiste", la vie de boulanger, d'avocat, de médecin, d ouvrier, n'auraient pas de grandes différences si elles se fixaient des règles plus humaines et une qualité de sincérité et de liens avec les questions qui vont des besoins fondamentaux de notre espèce aux notions d esthétiques. L'artiste par ses nécessaires pas de côté au milieu des préoccupations et réalités humaines est un peu représentatif des libertés à préserver et toujours conquérir. Le nombre d'intermédiaires et de filous (galeries, critiques, historiens, commissaires d'exposition, commissaires priseurs, collectionneurs...) qui polluent le monde de l'art peut être épuisant. Les vraies rencontres humaines, simples et riches de pensées et réelles visions politiques, philosophique et esthétiques sont rares sans que l'argent pourrissent tout. Face au public, les artistes ont une réelle responsabilité de ne pas se laisser imposer la loi et confisquer l'expertise de leur domaine par certains marchands de tapis et leurs amis. Les vrais passeurs, curieux et amateurs, existent encore mais sont effarés pas la spéculation. Aujourd'hui une refonte complète du système est nécessaire. Je crois possible qu'advienne une crise énorme du marché de l'art à la hauteur des réalités sociales et politiques du monde actuel. Les bulles spéculatives autour de l'art se protègent encore mais la valeur de certaines acquisitions seront un jour proche de 0 tant les sommes en jeux sont énormes. La répartition de cette manne financière sur quelques icônes est représentative de la débilité peu originale du monde de l'argent. Jérémy Chabaud
94 De: 1/12/ :43:32 AM Je n'ai pas de métier je regarde le plafond la voie lactée je m'accroche au pinceau pour ne pas tomber. Alors que j'errais le nez en l'air dans l'aire d'yvon Lambert je fus fort surpris de me retrouver les deux pieds sur les carreaux de Carl André. Laurent CHABOT
95 De: 2/7/ :19:49 PM peintre sculpteur artist textil La plus heureuse: representer l'amerique latine dans la manifestation "6 (artistes) Femmes 6 continentes au Musée d'art Contemporaine Pärnu Estonia.2001 la difficult'e plus grande pour moi c'est de vendre mes oeuvres. Ester Chacon Avila
96 De: 12/3/ :08:01 AM Etre artiste, c'est se donner le droit de s'exprimer librement et sur n'importe quel support avec l'intention de montrer l'oeuvre qui en résulte à un public restreint ou large. Toutes les sociétés permettent cela, de manière plus ou moins contrôlée. Etre artiste n'est pas un métier, c'est un mode de vie qui intègre l'idée de liberté personnelle (dans les limites du respect des règles de vie en société). C'est exprimer sa vision personnelle du monde face aux règles établies plus ou acceptables selon les époques et les civilisations. L'artiste est souvent individualiste et un peu marginal, mais pas obligatoirement. Je me sens artiste, y compris quand je fais tout un tas de choses autres que des créations; comme si chaque instant de ma vie était un instant d'art, précieux à vivre. Exercer un autre métier à côté, avoir des activités de jardinage ou sportive en plus, n'enlève rien à la sensation que je peux à tout moment, avoir ma vision du monde, secrètement ou publiquement ou en fabriquant une oeuvre dite d'art. Disons qu'être artiste, c'est avoir un jardin secret, et le cultiver (en font partie, mon imaginaire, mes idées, mes émotions), et surtout avoir bien conscience que personne ne peut y entrer. Etre artiste, c'est une solitude heureuse. L'anecdote la plus heureuse : avoir participer à une résidence d'artistes avec 7 autres artistes venant d'autres pays de la méditerranée avec qui j'ai passé 15 jours de création, qui se sont terminés par une exposition collective et un livre d'artistes et une vidéo sur des moments de création. La difficulté : si je veux être vraiment libre dans mon mode d'expression, il ne faut pas vouloir gagner de l'argent avec l'art, car soit on rentre dans la spéculation (mode et faire plaisir au public), soit on fait de l'art décoratif, ou de l'art sclérosé par les normes ministérielles. Donc, avoir un autre moyen de gagner de l'argent est malheureusement le meilleur moyen de s'exprimer artistiquement. Mais cela implique aussi un manque de disponibilité, bref, c'est difficile! Marie-Agnès CHALEAS
97 De: 1/30/2012 5:13:45 PM Difficile d'appeler ça un métier. Peut-être a-t-on un métier lors qu'on tire profit d'une pratique? La question pour moi est: comment poursuivre l'aventure artistique sans qu'elle ne se réduise à un simple calcul de marché. Ou du moins comment résoudre la question économique si l'expérience dans laquelle je me suis lancé ne produit pas nécessairement de retour financier? Pour ma part devenir d'artiste (peintre), s'est révélé très tôt incontournable si je voulais vivre ma vie. L'idée première que je m'en fais est existentielle. L'art me permet d'exercer une liberté, d'expérimenter une réalité qui est mienne, une forme de poésie profonde et fondatrice de soi. C'est une manière de vivre parfois difficile, mais sans cesse renouvelée. Une façon de mentir et son contraire. C'est à la fois un parcours solitaire et collectif. C'est un héritage précieux. Si je devais le qualifier de métier, je dirais: digne mendiant. Ça me semble plus joli que laquais et plus adapté au marché où les laquais quêtent! Un bon et triste moment J'ai été invité à peindre et présenter mon travail au Malawi. Hissé au grade de représentant culturel français pour l'occasion j e me suis vu promené dans tout le pays et présenté à la cantonade. Le responsable sur place m'avait également prévu une intervention dans l'unique université du pays au nord de la capitale. je devais peindre en direct. Ce que j'ai fait devant une assemblée d'étudiants en uniforme, tels des écoliers Anglais. Je n'ai pas réalisé d' oeuvre unique, mais une succession de moments de peinture, dont j'ai offert le dernier état aux étudiants, sous un crépitement d'applaudissements et des ovations sans fin. Un grand moment de joie partagée avec la peinture et les autres. Il avait été décidé que la pièce serait accrochée au réfectoire pour rester la propriété de tous. J'ai appris plus tard que certains des étudiants présents se sont vus sévèrement punis ou exclure par leur professeur d'art plastique et qu'une révolte avait eu lieu dans l'université lorsque l'oeuvre avait été confisquée et détruite par le même professeur. Ça n'était jamais arrivé jusque là que des étudiants se révoltent. La rumeur avait voyagé plus vite que moi, et me fut contée lorsque j'arrivais dans le sud. Elle disait également que je serai de retour l'année suivante. Le plus dur c'est de ne pas perdre espoir lorsque l'on est confronté au fait que les chances de montrer et partager son travail restent liées à la capacité commerciale qu'il représente. Ou que je représente. David Chambard
98 De: 1/30/2012 3:26:15 PM Exacerber sa sensibilité à produire une oeuvre qui doit émouvoir et faire réver d'autres personnes Un jour de porte ouverte, un inconnu m'achète une grande toile et dit :"le matin en la voyant je me dirai que la vie vaut la peine d'etre vécue" Un orage - une colonne d'eau éclate dans l'atelier- des trombes d'eau- des toiles flottantes - c'est à dire, la détresse qui peut nous accabler face à la dérision, aux aléas de la vie. Isabelle Champetier de Ribes
99 De: 1/14/ :18:53 AM Ce métier, si il nécessite du "métier " dans le sens de technique,recherche et travail, ne devrait pas être un métier,mais une passion et un engagement, dès lors qu'il devient un métier,il implique une image reconnaissable, devient un produit et donc un artisanat dans le mauvais sens du terme. Il m'est arrivé plusieurs fois de vendre des peintures à des adolescents dont c'était le premier achat et pour qui ce choix correspondait à de vraies privations, ça c'est un vrai bonheur! L'une des difficultés de ce métier est justement qu'il en devient un, que n'importe qui grâce à l'émergence du web se prend pour un artiste dès qu'il à éructé 3/4 taches "abstraites ", or l'inculture générale et le manque de connaissance de l'histoire de la peinture,fait passer des usurpateurs, répétiteurs et autres fabricants d'images pour des artistes et le tout à prix "cassés " et à l'autre bout, on a les stars du marché fabriquées de toutes pièces par quelques marchands et collectionneurs, bref des produits boursiers... Je simplifie évidemment. philippe charpentier
100 De: 1/24/2012 5:17:00 PM Artsite, pour moi ce n'est pas un métier. C'est une façon d'être. D'ailleurs n'est ce pas la définition du mot latin "arsartir"? Je n'ai pas de connaissance. Sinon je serai artisan ou ouvrier. J'ai toujours peint et dessiné à l'envi, sans retenue. A côté j'ai un métier qui me permet d'appartenir à un groupe social, une tribu. L'art est le fruit de la passion, passiflore de l'esprit. Une enfant, toute petite, 5 ans, 6 peut-être, s'est émerveillée devant une de mes toiles. Ce jour là, elle m'a consolé de la culture. Entre l'être et le paraître rester soi. Ecouter mais continuer tout droit jusqu'au bout de la toile. Jean-Loup Chastres
101 De: 12/23/2011 3:53:37 PM TOUT D'ABORD UNE EVIDENCE.DEPUIS TOUTE PETITE JE N'AI JAMAIS VOULU FAIRE AUTRE CHOSE,POUR LA JOIE QUE PROCURE L'ACTE DE CREATION,LES ÉMOTIONS QUE" L'ETAT D'ARTISTE"ENGENDRE,LE PERPETUEL DIALOGUE INTERIEUR, LA LIBERTE ETERNELLE, POUR LA VIE!!! ET PUIS LA CHANCE EXTRAORDINAIRE DE GAGNER MA VIE AVEC MA PASSION EN M'AMUSANT ET EN ME FAISANT PLAISIR!!ET ENFIN CETTE POSSIBILITE DE FEDERE AUTOUR DE SOI DES GENS DE TOUS HORIZONS,TOUTES CULTURES QUI EST UN REEL ENRICHISSEMENT APRES LA SOLITUDE DE L'ATELIER! LA RENCONTRE AVEC UNE PERSONNE PASSIONNÉE PAR VOTRE TRAVAIL ET QUI EN DEVIENS PRATIQUEMENT MÉCENE QUAND ON NE VEND PAS C'EST TRES DUR CAR NON SEULEMENT IL N'Y A PAS D'ARGENT MAIS IL FAUT RETOURNER A L'ATELIER EN AYANT L'EGO BIEN AMOCHÉ! isabelle CHAYE
102 De: 12/2/2011 8:14:08 PM Sculpteur Ce n'est pas vraiment un métier. C'est une activité à travers laquelle je vis et qui par chance me fait vivre aussi matèriellement... La plus heureuse: un jour j'ai vu une jeune femme pleurer d'émotion devant une de mes pièces. Difficulté du métier: manque de connaissance de la discipline de la part des galeristes et des amateurs d'art. La sculpture est le plus souvent reléguée au second plan. Philippe chazot
103 De: 1/10/ :20:59 PM c'est un metier primordial, epanouissant, enrichissant qui permet de communiquer ses elans poetiques, c'est un metier difficile, difficile à gerer avec la vie quotidienne, la premiere exposition, le premier tableau vendu. la coherence dans l'evolution de son art. hervé cheguillaume
104 De: 1/12/2012 2:54:43 PM Suite à une commande ou une création personnelle, mettre à la vente une réalisation artistique au public afin qu'il en retire une réflexion et (ou) une émotion. L'anecdote qui marque le plus la difficulté de ce métier c'est cette rengaine populaire que l'on entend partout tant que l'on n'a pas une reconnaissance publique de son travail: -Mais artiste c'est pas un vrai métier, c'est un hobby. Ou encore: -Bon ça suffit tes conneries, quand es que tu vas trouver un vrai métier. Donc, L'anecdote malheureusement la plus heureuse est lorsque l'on a sa première publication dans la presse. Que la critique soit bonne ou mauvaise n'est pas le problème, seul la représentation compte et rassure les gens qui au fond n'ont que le défaut de ne pas connaitre ce "Métier". quentin cherrier
105 De: 12/2/2011 6:36:51 PM Si c'était un métier, on nous appellerai "artisan". Ce n'est donc pas un métier. L'artiste produit de l'art, il travaille une œuvre, il exécute un objet,... L'artiste peint, sculpte, grave, dessine, capture, performe, éructe, transforme,... Je crois bien qu'il est impossible de faire autrement que d'être un artiste, ce n'est pas un métier, c'est une empreinte génétique. Cette empreinte est comme un handicap, elle place l'artiste en marge de la société (se retrouve inadapté) et pour certains (très très peu) réussissent à faire passer leurs façon de voir le monde avec ce regard original et sensible, un regard adapté à reconnaître ce qui est beau, ce qui est laid, ce qui est homme et sa pratique artistique a été reconnu, vu, compris, aimé, acheté... J'ai été très heureux de savoir que ma toile a été vendue aux enchères pour les artistes d'haïti (victimes indirectes de la nature propre de l'homme à détruire sa planète) à 50 Euros. Le plus difficile est de voir mourir d'immenses artistes, victimes d'une société qui n'a pas eu le temps de les reconnaître. Des êtres merveilleux que certains prenaient pour des "cloches", des alcooliques, des fous, des zarbis; une femme ou un homme qui aurait pu être une sœur, un frère, un ami d'enfance,... un artiste! pascal clausse
106 De: 12/4/ :58:57 AM un besoin vital Heureux quand il y a beaucoup au vernissage d'une expo perso. Difficulté à boucler les fins de mois. Mais au bout de soixante de pratique cela devient la routine...la vie d'artiste n'est pas anecdotique. Jean-Pierre Clément
107 De: 1/14/2012 7:29:42 PM je suis peintre, j'ai peint durant cinq années sur le parvis du centre Beaubourg des travaux autres que portrait ou caricature(figuratif libre) par désir d'aller a la rencontre de l'autre, par démarche artistique, par nécessité de lieux ou m'exprimer et vendre mon travail. l'atelier galerie a ciel ouvert fus une merveilleuse expérience riche de rencontres. Ce parcours donne le jour a un projet, celui de mètre en oeuvre sur le territoire national la faites de la peinture. le plus heureux de mon expérience artistique se situ dans la rencontre de différends artistes faites sur le parvis, peintre, acteurs de théâtre etc... le plus désastreux est l'interdiction depuis l'année dernière de vendre son travail sur le parvis du Centre. Jacky cohen tanugi jacky cohen tanugi
108 De: 12/2/2011 6:41:14 PM C'est un métier et une conviction, une manière de voir...une nécessité...un luxe...un chemin vers la lumière intérieur...un fil rouge ou l'ont est entre le vide et la terre...ou une forme d'extase vous pénètre quand une œuvre est terminée. Ce qui peux se passer aussi quand ont enseigne son art...aller chercher dans l'autre le beau...le dépassement de sa propre création... C'est une forme de vie, de recherche permanente d'ouverture...un chemin d ascète qui vous conduit vers l essentiel émotionnel, vous rend humble face à la vie plus vous progressez.. Lors d'un salon parisien à mes débuts en présentant mon travail qui était dans le symbole un visiteur m'a dit "Vous avez une belle âme" Quand on remballe d'un salon ou ont n'a rien vendu, et que l'on se demande si ont va pouvoir racheter du matériel pour continuer a exprimer ses émotions... Marie-Reine Comptios
109 De: 1/24/2012 3:21:00 PM Etre artiste n'est pas un métier. Je peins pour ce que la Peinture apporte, non pas pour ce qu'elle rapporte. Et si je vis par la peinture, je ne vis pas de la peinture. J'ai la chance de ne subir aucune pression - ni des marchands qui prennent ou ne prennent pas ce que je leur offre. Je n'ai de pression que le doute, l'aventure où je m'engage à chaque toile, les cris à peine murmurés et la lumière encalminée au bord de l'océan. L'annecdote la plus heureuse de mon parcours de Peintre fut la rencontre avec PICASSO lorsque j'étais à la fac de Médecine à Paris. L'un des moments difficiles remonte à l'adolescence quand le professeur de dessin (6e A2) déchira ostensiblement l'une de mes acquarelles favorites au motif qu'elle ne répondait pas aux canons par lui édictés. Devant la classe amusée, la Honte... Jacques Corti
110 De: 1/24/2012 5:48:00 PM C'est un métier passionnant, un travail que j'ai choisi. Je suis profondément peintre, ce qui m'intéresse dans cette activité c'est qu'elle me permet de m'épnouir, de me sentir plus fort. L'acte de peindre est jouissif, il me procure beaucoup de satisfactions, en développant ce médium, j'apprends à me connaître. La peinture est aussi une lutte, un acte physique où je donne beaucoup de moi. Etre artiste me permet de développer ma façon de voir, d'appréhender le monde. Quand je peins, je suis vivant, j'adore poser les couleurs sur le papier avec la toile, organiser des surfaces, construire et déconstruire. Etre artiste, c'est avant tout porter un regard sur le monde, une façon de voir. Je me suis vite rendu compte que le réel est un piége, il faut s'en échapper pour le réinventer, ailleurs, autre part. J'ai vraiment aimé l'expo que j'ai réalisé au "104" à Paris en Mai Elle regroupait une centaine de travaux (peintures sur toile, peintures sur bois, sérigraphies noirs et blancs, grandes gouaches sur papier et mes totems en bois).je pouvais avoir enfin un regard global sur mon travail de ces dernières années. Le lieu est magnifique, monumental baigné de lumière. J'ai aimé le soir du vernissage, il a fait jour jusqu'à 22h, de nombreux amis, mes étudiants et aussi beaucoup de particuliers sont venus découvrir mon travail. La ville du Havre m'a commandé la décoration d'un bus de la ville en Ce projet me tenait à coeur, je suis Havrais d'origine. Il faut savoir qu'un bus mesure 12 mètres de long sur 3 de haut. Pour cette création, je me suis installé chez mon père pendant plus de 15 jours. Tous les jours, je partais à l'entrepôt où se trouve les bus, je travaillais de 8h du matin à 10h du soir. Au bout de 17 jours, j'ai terminé l'éxécution, intérieur et extérieur du bus. Un an après sa mise en service, je reçois un coup de téléphone de la responsable de la commmunication de la ville m'apprenant que mon bus avait brûlé suite à des problèmes mécaniques. Tout ce travail réduit en fumée, je ne pouvais pas y croire. 2 ans plus tard, j'ai repeint un nouveau bus pour la ville de Havre. Laurent Corvaisier
111 De: 12/3/2011 4:51:43 PM Artiste est un métier à plein temps. C'est une vocation, une passion. Le métier d'artiste englobe plusieurs corps de métier car l'artiste doit savoir tout faire: Il est son propre coach, il fait sa communication, sa diffusion, il est commercial, il est artisant, il est créateur et technicien, il est comptable... Le métier d'artiste n'a rien avoir avec la bohême. L'anecdote la plus heureuse: d'être contacter par une agence de com sans que je fasse de démarche particulière. Pour la plus grande difficulté: de convaincre les autorités de son professionnalisme Jasmine Cottineau
112 De: 2/2/2012 4:04:42 PM Sans artistes: pas de réflexion, pas d'évolution,... régression, disparition de l'espèce. Le bonheur: me mettre nu aux rayons du soleil qui réchauffent la peau et nourrissent le coeur; le plus difficile: me déshabiller, m'exposer aux regards du soleil et de l'homme, à la critique de l'autre qui encense ou qui tue. Patrice cousin
113 De: 2/28/ :43:57 AM Le métier d'artiste est un métier complexe et à multiples facettes. Il faut être créatif, artisan, organisateur, comptable et financier, promoteur et commercial, un condensé d'une petite entreprise. La création n'étant que la partie visible de l'iceberg. La difficulté première est le manque d'écoute des diffuseurs, la seconde est l'ignorance complète des Arts Plastiques dans les médias et en particulier sur les chaînes de télévision. Il faudrait admettre les Arts Plastiques comme industrie, à l'égal de la musique et du cinéma. Les Anglo-saxons le font, copions-les intelligemment pour une fois. François CUAU
114 De: 1/25/2012 3:44:51 PM Un individu qui a la capacité à faire du rien un tout et de tout faire avec rien...d'unifier la diversité par la création... Une trace que l'on laisse derrière soit et survit à celui ou celle qui l'a laissée. L'inspiration des volutes me rend heureux... l'anecdote, c'est à chaque fois le renouvellement lié à la surprise! Quand y'en a plus faut s'inspirer ailleurs, mais la lumière du jour est trop vive... fred CustaArd
115 De: 2/5/ :19:30 PM Artiste, un métier, je n'ai aucune réponse. Une seule chose importe: rester en vie, absorber et transformer de la nourriture, respirer, bouger, sentir, ressentir. Pour moi, être artiste, être peintre, c'est vivre et aimer. Aimer une appréhension pré-verbale de la vie, aimer une relation élémentaire au monde. Ne pas perdre de temps. Pas de réponses définitives. Mes bons et mes mauvais souvenirs d'artiste, je ne sais pas les dissocier, ils sont bien trop imbriqués.. colin cyvoct
116 De: 2/1/ :30:12 AM Mérier, ce très vieux mot de la langue française dont le sens premier est celui de service, d'office, désigne l'exercice d'une fonction qui trouve son utilité dans la société. Plus tard, et jusqu'à aujourd'hui me semble-t-il, il désigne tout genre de travail déterminé reconnu ou toléré par la société et dont on peut tirer ses moyens d'existence. Qu'en est-il aujourd'hui du métier d'artiste? Si l'artiste est celui qui, maîtrisant la connaissance pratique d'une discipline, tend à exprimer par son oeuvre un idéal d'humanité, comment peut-il remplir cet office dans la société consumériste du XXIe siècle? Et comment pourrait-il espérer tirer de son art ses moyens d'existence si cette société considère qu'il lui est inutile? Depuis 'laube de l'humanité les artistes ont tenté de franchir le mur du sens, d'ouvrir une brèche dans l'enfermement cyclique de la vie à la mort, écarquillant les yeux dans l'immensité noire qui nous entoure en quête de l'indescence qui transfigure le quotidien. Qu'ils soient peintre, musicien, écrivain, acrobate ou danseur,... tous les artistes sont des rêveurs éveillées car seul le rêve tient l'homme éveillé dans la nuit du monde. Pour moi le métier d'artiste est d'abord une façon d'être au monde, de porter sur toute chose un regard étonné, qui questionne le réel, capable de dégoût ou d'émerveillement, de colère ou de tendresse, un regard de poète apte à ré-enchanter le monde. Le métier d'artiste est en quelque sorte un métier de luxe, d'une excessive somptuosité dans le déploiement des rêves qu'il engendre, un métier décalé, dans le rire et la douleur, un métier d'explorateur de tous les possibles. Et le manifeste de l'artiste c'est son oeuvre, la force de son oeuvre, sa puissance de vie, l'espace de rencontre amoureuse qu'elle propose. Si la société dans laquelle je vis considère que ce métier n'est d'aucune utilité pour son développement, voir même qu'il pourrait être dangereux, car le questionnement du réel et le goût de la transformation peuvent être contagieux, alors, je ne pourrais pas en tirer mes moyens d'existence; Cela ne m'empêchera pas toutefois de tenter de vivre en poésie et de contribuer peutêtre modestement par là à imposer la nécessité de l'art. Ce moment où quelqu'un vibre à l'unisson avec vous devant une oeuvre qui ne vous appartient plus et devient une créature autonome de par la fécondité de l'émotion partagée. Pour moi, une oeuvre ne vient vraiment à la vie que dans le regard de l'autre. Et dans toute mise au monde, joie et douleur intenses sont intimement liées. La plus grande difficulté du métier d'artiste, comme du métier d'homme ou de femme tout simplement, c'est d'être fidèle à soi-même ; demeurer ouverte à tout ce que la vie propose mais ne me laisser guider que par ma necéssité intérieure. Christine Dabadie-Fabraguettes
117 De: 1/10/2012 6:38:37 PM Artiste, ce n'était qu'un rêve...un DNSEP en poche, j'ai bien l'impression de m'être fait berné par un système ou l'artiste-professeur est roi! Ou le technicien est traité comme un moins que rien alors que c'est lui qui fait tout le boulot! La technicité devrait être la base même, alors que les professeurs sont choisis pour leur notoriété et non pas pour leurs connaissances du médium. Très choqué de voir qu'au final personne ne se préoccupe réellement du devenir des quelques diplômé(e)s chaque année des écoles d'art. Bien l'impression de voir de nombreux planqué(e)s au sein des écoles d'art, des artistes "autopromotionnés" par échanges de bons procédés d'écoles en écoles, et des lécheurs étudiants faignants, subventionnés par une famille généreuse. Le mythe du pauvre artiste, seul, et torturé est bien dépassé... Vive le règne du bobo, de sa famille et de son argent! Artiste, n'est plus un métier. Je ne crois qu'en ce qui me rempli mon compte bancaire, c'est à dire, mes nombreux jobs alimentaires qui m'ont permis de manger, me loger, vivre, rencontrer, voyager, lire, et aiguiser ma curiosité. Quel bonheur de voir ces enfants créer! Quel émotion de voir ces patients sourire! Quel plaisir de voir ces parents revivre! Les bienfaits des interventions artistiques...sont la seule chose qui a pu me réconcilier avec les arts visuels. Mes premiers contacts avec un monde d'apparence: L'argent public d'une école d'art jeté clairement par les fenêtres! Alors que personne n'a été capable de me donner un cours sur le régime fiscal de l'artiste...un comble.une refonte du système des écoles d'art est nécessaire! Beaucoup de candidats et peu d'élus, on le sait en y entrant, mais qu'en est-il des autres: ceux qui restent sur le carreau? Peut-on envisager un cadre mieux adapté? Peut-on y apprendre autre chose que les techniques de céramique, de gravure, de vidéo, de photographie...etc Et pourquoi pas des cours de médiation culturelle, d'économie de l'art, de muséographie, de gestion évènementiel, d'art-thérapie,...etc On a l'impression d'être entouré que d'artistes, "on fait comme si" notre seul but était celui-ci. Un peu de réalité dans ce rêve n'en serait que bénéfique. J'aurais bien aimé découvrir d'autres métiers: régisseur de galerie, marchand d'art, directeur artistique, commissaire, plasticien intervenant en milieu scolaire, agent d'artiste, animateur d'ateliers en centre d'art...etc des pistes qui ne sont pas du tout exploitées.aucune passerelle n'est disponible vers d'autres métiers et surtout en région ou les places sont très chères et données à ceux qui ne le méritent pas toujours. Ces 5 longues années DNAP/DNSEP sont une perte de temps! J'ai l'impression d'y avoir perdu mon temps et d'y avoir écouter des belles paroles. Ver Dana
118 De: 2/8/ :46:07 PM Un vaste bricolage Difficile peu de grands bonheurs, mais beaucoup de petits ( les regards du public) comme disait Karl Valentin. " L'art c'est beau mais c'est beaucoup de travail" Odile Darbelley
119 De: 1/4/2012 8:08:14 PM Non, si je voulais que ce soit un métier, je ne le ferais plus "Music is good, as long as it's not for money" disait Charlie Parker. Mon galeriste, étant tombé amoureux d'un petit dessin, et m'expliquant dans une sorte d'élan d'exaltation que je devrais le vendre beaucoup plus cher, lors du décrochage du Salon du Dessin Contemporain "Proposals for work can take the form of site-specific installations; performance; film; video or print work. Applicants will be judged on the innovative nature of their proposal and its suitability for realisation at Frieze Art Fair." (mail reçu aujourd'hui; moi je suis peintre) ou alors : "J'ai déjà quatre artiste français, tu comprends?" Etienne de Bary
120 De: 1/24/ :45:00 AM Artiste : un métier? Non et oui. Non, car ce n'est pas une activité professionnelle comme les autres. Il n'y a pas de profil-type. Pas de formation type. Pas de structure type. Pas d'évolution de carrière- type. Une sécu, oui, ouf! mais pas non plus de retraite. Ou si peu!! Oui, c est un métier, au sens premier de service, de ministère, au croisement du mystère : à plein temps mais surtout à pleine vie. On naît artiste en puissance et on le devient ensuite. Artiste suppose un don. Celui du dessin par exemple. Mais surtout le don de créateur. Tout homme est créateur : il est crée créateur. Image et ressemblance... Ce qui me fait dire que nous avons tous au moins un don, ce don. En plus de la vie. Les parents, les éducateurs, l'éducation, la formation, l'expérience, le vécu, bref, la vie vont amener des choix, des orientations, des décisions. Et des actions. Tout cela pourra contribuer à faire naître l'artiste. Car devenir artiste, être artiste est le fruit d'un don identifié, nourri, et cultivé. Naguère à un métier correspondait un apprentissage. De nos jours les maîtres se confondent avec les écoles d art mais aussi les études les plus diverses et, plus que tout, avec l école par excellence, l école de la vie. Oserai-je le dire : pour être artiste, il faut avoir souffert. Picasso disait qu il ne fallait pas chauffer les ateliers! Je n encourage pas un jeune dans cette voie : s il doit la prendre, il la prendra. Oui les souffrances sont les maîtres, les maître-maux de l artiste. Sans doute, chacun, à l âge mûr, peut dire qu il a souffert. Pour l artiste, par-delà toute souffrance, l ultime souffrance est le sentiment d inachèvement, c est elle, c est lui qui allume le feu de sa création, cœur et corps de son métier. Olivier de Champris Il m est arrivé d obtenir une commande sans l avoir sollicitée. C est «par relation», par réseaux que les bonnes nouvelles arrivent dans ce métier. De là, la grande difficulté qui le caractérise : pour l exercer, on doit avoir un deuxième don, une seconde casquette : celle de relations publiques, de professionnel de la communication. En réalité, j ai pu constater que les artistes qui avancent le mieux sont le plus souvent «en binôme» avec une personne qui assume cette fonction vitale Difficile, en effet, d être à la fois au four et au moulin Olivier de Champris Olivier de Champris
121 De: 1/8/ :53:16 PM Je suis artiste depuis toujours, j'ai commençé à vendre des aquarelles à 15 ans. J'ai considéré cette "vocation" comme évidement mon futur métier, n'ayant aucune autre alternative puisque j'ai commençé très jeune, aux Arts Appliqués et Métiers d'arts. Après les Beaux Arts et même pendant, j'ai toujours reussie à vendre des peintures...bien entendu il y a aussi des creux pendant lesquels j'ai fait d'autres boulots.cela m'est égal. Au bout de maintenant 30ans de peinture que peux dire que cette activité m'a épanouie dans l'ensemble. j'ai le sentiment d'avoir fait ce que je devais faire. Heureusement j'ai eu deux enfants qui m' ont apporté beaucoup de bonheur simple, une sorte de récréation qui compensait les longues heures de travail solitaire dans l'atelier. Je peux dire qu'être artiste est à la fois très fatigant et excitant..fatigant pour les doutes et excitant dans les moments de creation lorsque tout va bien. Ce que je peux vous raconter n'est pas une anecdote mais une période de 2 mois passés à créer une oeuvre murale pour un espace inter-religieux dans le futur hopital civil de Strasbourg. Des gens du personnel de l'hopital, venaient voir tous les jours l'évolution de l'oeuvre, j'alais à la cantine comme tout le monde!!! on me faisait confiance, et ce fut une reussite... Donc, pour moi la difficulté réelle est celle de la solitude, ce qui me donne parfois envie de tout arreter! Je pense que malgré certaines difficultés( gagner sa vie,doutes ect,, recherche de galeries etc;;;le métier d'artiste est inégalable quant à sa liberté d'action et d'expression personnelle donc, de vrai liberté. Valerie de Laubriere
122 De: 1/24/ :24:00 AM Yes it is. The most happiest moment is when a drawing is just finished, after 5 minutes you start to critizise the work. Before you start a new work, it can be a very painfull time because of questions about the need for a new work, if the work will add something to your oeuvre, or did you do this work already and are you only repeating yourself. This starts inmeadeadly after the 5 minutes of happieness. Jacobien De Rooij
123 De: 12/22/2011 5:38:03 PM graveur, peintre et plasticien. le tout assez tardivement ayant réalisé que la vie était courte, apres avoir quitté vers 50ans, les "responsabilité" et l'informatique. C'est un métier de création et de tentative de diffusion de son art, qui ne "nourrit" pas son homme (ou femme). Qui me permet aussi de servir bénévolement la communauté artitique pour les faire profiter de mes anciennes compétences. C'est enfin un métier ou on apprends aux autres. La plus heureuse : Ma première expo publique et la première vente à quelqu'un que je connaissais pas du tout. Le plus difficile : se faire refuser d'exposer pour toute raison : parce que ce qu on fait n'est pas dans la ligne académique officielle, ou parce que on est trop vieux ou ce qu on fait ne plait pas etc... François de Verdière
124 De: 1/27/2012 1:28:46 PM Quelque chose d'inexplicable et d'inévitable. Un rythme de vie et de travail dépendant des saisons, des arbres, de la mer, des rencontres et des lumières. Lors du vernissage d'une exposition importante dans un musée à Paris, un enfant m'a pris par la main et m'a demandé : "Monsieur, est-ce que tu voles à l'intérieur de toi-même...? La difficulté de devenir soi et d'inventer sa vie dans un système où l'essentiel ne semble plus trouver sa place. Jephan de Villiers
125 De: 1/4/2012 9:50:55 PM Plus qu'un métier, c'est une vocation, un manerade voir le monde et une langue pour comunicarse.evidentemente exige beaucoup de travail et le professionnalisme, mais bien que l'artiste ne reçoit pas de rémunération pour qu'elle ne seraient jamais, c'est comment la foi peut pas être acheté ou à éviter, ou pas n'est pas. L'histoire heureuse, c'est quand vous voyez des enfants halluciner avec votre travail, ouvrir leurs yeux et d'apprécier votre travail, ils ne bougent pas ou l'envie, ou la valeur monétaire, ni bien paraître. La plus chère est pas à communiquer ce que vous voulez c'est comme si vous criez et vous ne pouviez pas. Une autre question serait le manque de soutien des organismes sociaux, qui ne l'apprécient pour ce qu'elle est, mais il ya des avantages immédiats. Ferández D'Eiros-Lluïsa
126 De: 2/11/2012 3:27:31 PM Pour moi ce métier ce définie a partir de ma pratique et des différentes disciplines que j'exerce mais aussi a travers ma vie et mes expériences personnelles qui influe sur mon travail. Ma rencontre avec Janig Bégoc qui est devenue depuis ma muse. La difficulté la plus dur dans mon travail d'artiste c'est le jugement de la société actuelle sur ma pratique artistique et l'influence d'autrui dans mon travail et dans ma vie. Nicolas Delannée
127 De: 1/24/2012 5:10:00 PM Faire ce que je dois faire, chercher sans cesse ma vérité au milieu de n'importe quoi. Je ne crois pas que dire d'un artiste qu'il a du métier soit un compliment. Me raconter une histoire improbable, solitaire mais jamais seul. Me mettre face à l'instant et attendre qu'il veuille bien parler. Patrice Delaume
128 De: 12/30/2011 9:13:57 AM Je ne sais plus quel est ce métier, actuellement. Avant, je pensais que c'était un métier honorable, qui grâce à des compétences permettait de percevoir des revenus : le fruit du travail. Aujourd'hui, après tous les déboires que j'encaisse depuis quelques mois, voire quelques années, je suis assez pessimiste sur ce "métier", et fatiguée d'expliquer, de me battre pour me défendre et "le" défendre. (J'explique brièvement ceci dans le cadre ci-dessous.) L'anecdote la plus heureuse, je n'en ai pas aujourd'hui ; ou je ne vois pas, par rapport à tout ce que je dois affronter. L'anecdote qui marque le plus la difficulté de ce métier est celle qui concerne, les gens qui m'entourent, ceux qui viennent voir mes expositions, enfin, le public qui est susceptible d'acheter vos oeuvres, en plus de toute une catégorie qui vous exploite et vous prend pour des vaches à lait (toutes ces associations qui vous sollicitent pour exposer sur leur manifestation et qui prennent des artistes [sans leur demander de présenter leur travail au préalable] mais ces artistes servent juste à gonfler leur caisse et leur budget) : les gens m'appellent à l'atelier (je suis mosaïste) pour me demander des astuces, des techniques pour réaliser leurs propres réalisations. [gratuitement, bien sûr] Ex. d'une conversation : "Bonjour, j'ai appris que vous êtes mosaïste. J'ai un meuble de bar à faire, je voudrais savoir comment réaliser une mosaïque dessus, quelle technique utiliser?" Je reçois plein d'appels à ce sujet. Et "ces gens", ce ne sont pas forcément des personnes qui peutêtre n'aurait pas de culture, c'est aussi une enseignante, et même un confrère, un artisan d'art ferronnier. Alors????? Donc, à votre question "artiste, est-ce un métier", je dirais : appelle-t-on un plombier pour lui demander : "bonjour, j'ai un problème de siphon bouché, pourriezvous me dire comment faire?" appelle-t-on un maçon pour lui demander : "bonjour, je viens de commencer un mur dans mon jardin. J'ai un problème. Pourriez-vous me dire comment faire un mur?" A l'heure où tout se monnaye, même des propositions de coach de bricolage à votre domicile? (80 de l'heure : vu dans un magazine féminin de décembre) Même dans les expositions, 90 % du public viennent me voir pour me demander des astuces et conseils sur les matériaux : "lesquels j'utilise" pour amener la question suivante "où les achetezvous" (pour pouvoir les acheter ensuite et faire leurs propres réalisation). Il est vrai qu'il y a confusion entre les loisirs créatifs et les créations d'artiste. On me prend plus pour un vendeur de chez Cultura ou Leroy Merlin, que pour un artiste. C'est peut-être aussi parce que je ne fréquente pas* les hautes sphères de la création, des lieux d'exposition tels que le Grand Palais, ou autre... * parce que je ne peux pas, ou je ne remplis pas les conditions pour faire partie de l'élite qui expose Brigitte DELOGE
129 De: 1/11/ :49:11 PM Etre artiste nécessite pour moi un recueillement quotidien,à la fois solitude de l'atelier et détachement.etre artiste m'oblige à chercher ce qui pour moi est essentiel.cette situation se vit dans un doute permanent. Si l'on parle de métier, c'est une autre vision, qui demande connaissance et pratique.métier et artiste vont de pair. Un jour, dans une galerie ou j'exposais, un homme est resté longtemps immobile en face d'un de mes tableaux, en contemplation, la galeriste est allée vers lui, il a alors dit: je viens de prendre de l'énergie et du bonheur pour ma journée. Le plus difficile est l'indifférence. Bernadette Delrieu
130 De: 1/6/ :52:17 AM Je suis comédienne. Je joue à être quelqu'un d'autre, dans un cadre: une histoire, un plateau ou une scène, pour un public. Au delà de jouer à être quelqu'un d'autre, je tente d'incarner ce qu'il y a des autres en moi, et de donner de moi à travers d'autres imaginaires. C'est une quête d'universalité, de sens, de communion, un acte rassembleur, et parfois un acte de témoignage, de dénonciation ou d'amour. Cette activité constitue en effet sous certains aspects un métier, mais cela ne peut suffire à la définir le sens et l'impact qu'il a pour moi et pour la société. Les anecdotes heureuses sont plus nombreuses que leur contraire, dès lors que l'on joue pour du public. Le fou rire ou les larmes partagées avec le public constituent certainement les anecdotes les plus marquantes, et les plus beaux souvenirs. On a le sentiment d'avoir atteint son but, touché, atteint son objectif et partagé quelque chose d'unique. La difficulté la plus grande me semble être l'ambivalence de la fragilité dans laquelle se place l'artiste pour exprimer son art, et la force incroyable qu'il lui faut fournir dans le même temps pour se confronter aux dynamiques d'une société d'économie de marché. Ces deux forces sont radicalement opposées et il faut avoir un moral et un affect bien construits pour parvenir à y faire face sans avoir à souffrir d'une immense frustration. Rébecca Dereims
131 De: 2/1/ :50:31 AM Pour ceux qui ont la chance de gagner leur vie grâce à leur art,on peut dire qu ils exercent le métier d artiste. Ils sont hélàs peu nombreux. Heureusement les artistes font preuve de leur métier en développant et en affinant leur oeuvre. Quoiqu il en soit, toute voie suivie offre son lot de satisfactions et de containtes. Gilbert DESCOSSY sculpteur de chewing-gum, dont l oeuvre ne nourrit pas son auteur... Gilbert Descossy
132 De: 1/14/2012 7:52:39 PM C'est un métier de fonctionnaire,il faut se lever tôt,a heure fixe,se mettre au travail.tout est là.peut importe le résulta.après il faut vendre vos secrétions et là vous devez devenir épicier.c'est un autre métier.souvent il faut choisir. Des gens très aimable se présente dans votre atelier,disent beaucoup aimer votre travaille,vous font tout déballer.boivent un petit verre et partent sans rien vous acheter... L'anecdote heureuse c'est quand quelqu'un viens et repart avec un achat sous le bras... pierre dessons
133 De: 1/26/2012 8:29:39 AM Et si être artiste, c'était d'abord une définition de soi? Se dire artiste, cela revient à prendre un point de vue sur le monde qui n'est pas celui des gens qui se définissent autrement. Quant au métier, estce une manière de gagner sa vie ou la maîtrise d'une technique? La plupart de ceux qui se déclarent '"artistes" ne gagnent pas leur vie avec ce qu'ils créent. Souvent aussi, leur technique n'atteint pas au "métier". Personnellement, je ne suis que peintre. Ni artiste-peintre, ni artiste. Je ne suis jeune qu'en peinture (je peins depuis 1990). Autodidacte, solitaire, sans relations, sans galerie, j'ai envoyé par défi fin 2010, deux ou trois candidatures (comme des bouteilles à la mer) et surprise, j'ai été sélectionné pour exposer au Salon de Montrouge en mai En février, déboule dans mon atelier Stéphane Corréard, commissaire du salon, qui me dit, étonné : "je me demande comment je ne vous ai pas repéré depuis toutes ces années!". Comment l'aurait-il pu si je n'exposais pas? Nous avons bien ri. C'était un moment de pur bonheur. Michel Devaux
134 De: 1/13/2012 6:14:45 PM Je suis artiste pluridisciplinaire, cependant c'est dans la chanson que j'ai le plus travaillé professionnellement dans le sens où j'ai été "payée" pour mes prestations. J'ai envisager ce métier plus sous l'angle théâtral que disque etc... J'estime que c'est un métier du fait qu'il faut acquérir une technique, et que c'est parfois long : il faut cinq ans pour faire une voix de variété, et huit pour une voix lyrique. Les diverses émissions grands public et commerciales style "Nouvelles stars" etc... présentent une fausse image un peu "magique" du métier? Cependant la technique si elle est indispensable n'est pas à la source de l'expression artistique, je pense que c'est la perception et la sensibilité. Un bon artiste doit à mon sens être visionnaire et en quelque sorte devancer la tendance : il est de ce fait souvent incompris. Il est de plus en plus difficile à exercer le public étant formé à reconnaître la célébrité, plutôt que la qualité émotionnelle d'une prestation. Un jour j'avais un problème de fatigue de voix, aussi j'ai demandé au public de m'aider en chantant avec moi, c'était "Le temps des cerises" de JB Clément. Cinquante personnes m'ont donc accompagnée, je n'ai pratiquement pas chanté juste pour ainsi dire soufflé le texte. A la fin les gens me félicitaient en me disant combien j'avais bien chanté, en réalité c'est eux chantaient! Ils avaient été emportés et c'est cela que j'adore : quand le public "décolle" c'est fantastique,c'est une "communion"! Sinon c'est un art qui suscite beaucoup de jalousie, le pire moment que j'ai passé sur scène c'est lors d'un tremplin concours, le présentateur lui aussi chanteur a été très désagréable et railleur en me présentant, le public est devenu extrêmement cruel entraîné par lui, les ondes étaient glaciales et atroces, pour la première fois j'ai chanté faux. En quinze ans de scène dans des conditions pas toujours faciles c'était la première fois que cela m'arrivait et c'était un vrai cauchemar. La difficulté est qu'il faut être sensible et émotif, et pourtant terriblement solide. Le public aujourd'hui croit que tout chanteur veut décrocher le cocotier de la réussite, les places sont de plus en plus rares aussi la concurrence fait rage, pourtant je crois qu'il y a de la place pour de "petits artisans"? Edwige Devillebichot
135 De: 2/25/2012 9:51:29 PM N'est-ce pas Cézanne qui beuglait: "Peintre, oui, Artiste, jamais!" Comment voulez-vous que je réponde à une question qui m'assurerait d'être aussitôt flingué par Cézanne? La plus heureuse? Le jour où j'ai été pris pour un autre. J'ai joué le jeu La situation la plus pénible? Celle de l'être resté cet autre, depuis, obligé de le demeurer sans savoir pourquoi, ni pour qui... un peu comme le bousier... l'insecte qui parvient à bâtir de si belles constructions avec la merde des autres sauf qu'ici c'est sans doute, au jeu de l'autre, de la mienne qu'il s'agit. eddy Devolder
136 De: 1/21/2012 5:59:57 PM Ce métier comporte des facettes variées : travailler, regarder, sentir, agir, transmettre, s'amuser...rencontrer, échanger, militer... Les rencontres avec les amis peintres et poètes sont souvent joyeuses et les collaborations également. Les échanges avec le galeriste qui montre mon travail à,st Malo Michel Ségalen sont toujours plaisants. Les expositions personnelles à Tokyo à Soh Gallerie avec Mme Tsukamoto je les ai vécues comme un rêve. La difficulté du métier serait de "rester dedans" de trouver du temps pour le travail solitaire d'atelier, alors que les contingences poussent à faire rentrer des contrats alimentaires d'animation et de formation en arts plastiques. Le temps passé à "mettre au travail "de création ou d'expression tous les publics vers lesquels j'enseigne "mange" ce temps personnel d'atelier. Dans la période actuelle difficile de doser ces temps distincts et de refuser des contrats. La difficulté est aussi de tenir dans la durée sans compromission. kathy diascorn
137 De: 1/24/ :58:00 AM Henri Bergson dit : «quel est l objet de l Art? Si la réalité venait frapper directement nos sens et notre conscience, ( ) je crois bien que l art serait inutile, ( ) car notre âme vibrerait continuellement à l unisson de la nature. ( ). Entre nous et notre propre conscience, un voile s interpose, voile épais pour le commun des hommes, voile léger, presque transparent pour l artiste et le poète.» Se déterminer en tant qu artiste n est pas chose facile, l artiste n est pas un artisan. Les Beaux-arts vous enseignent l usage de techniques et d outils dont vous vous servirez pour exprimer votre poétique, mais ce qui compte c est la Pensée, sa force. La technique est au service de la Pensée, pas une finalité, même si l artiste est lié à son époque et l exprime, d où l histoire de l Art! Personnellement, ma façon de m exprimer c est la LIBERTÉ. Je n aime pas la répétition, lui préférant l interactivité. La pensée doit être libre, l œuvre est tel l enfant engendré d un père et d une mère qui acquiert au fil du temps sa liberté d Être vis-à-vis de ce père et de cette mère. C est ainsi que je conçois mon travail, comme un enfant qui évoluera après et en dehors de moi, d où les oxydations sur métal, les sculptures de glace, les images glacées, œuvres définitivement éphémères lorsqu il s agit de la glace, dont le souvenir constitue la seule trace, hormis quelques photos prises à des instants T. Ces photos forment des polyptiques et le collectionneur décide alors librement du sens de l accrochage (de la congélation à la décongélation, ou de la décongélation à la congélation, progression verticale ou horizontale). C est le Processus Art. Pas de castration, car la pensée monolithique, c est la mort. La déclinaison d une œuvre à l infini, objet de commerce, l esprit de mode, n ont rien à faire avec la créativité. L acte de création véritable nécessite un oubli passager de tout ce qui précède, c est TO BE and NOT TO BE, et non TO BE or NOT TO BE. Le BEAU pour moi c est «l Éphémère». Tout disparaît... L éphémère est éternel, vivons l instant présent. «Nous descendons et ne descendons pas dans le même fleuve, nous sommes et ne sommes pas» Héraclite d Éphèse. Gerardo DICROLA
138 De: 2/2/2012 5:23:15 PM 1) une passion 2) un moyen de vivre 3) une transmission 4) une communication avec le public 5) un moyen de transmettre mes souvenirs de décorateur de théâtre (métier qui disparaît) Les réussites d'élèves qui se sont présentés à des concours et qui ont été reçus. Les difficultés de ce métier en province pour exposer, les priorités sont souvent données à des associations. Georges DILLINSEGER
139 De: 1/4/2012 3:53:32 PM vital, inévitable et essentiel. Le bonheur de donner. l'incompréhension. Guillaume Dimanche
140 De: 12/7/ :44:48 PM Un métier chargé de passion, riche de connaissances et qui demande un apprentissage technique, mais aussi vibratoire, en évolution permanente... Thérapie possible à offrir aux enfants, l'art les ouvre aussi à certaines valeurs de la vie. L'art d'aujourd'hui est une communication à part entière qui exige de la qualité et des moyens. Trop de difficultés financières enferment la création. Beaucoup d'anecdotes heureuses : des enfants de primaire découvrant avec émerveillement ce qu'est "le deuxième regard", une commande pour un hôtel de ville... Plus difficile, le manque de liberté horaire au féminin, le manque de finances pour un projet merveilleux... Réhabiliter l'art sincère est un premier pas contre la délinquance, nous en avons fait l'expérience avec les jeunes, la musique aussi. Qu'aurons-nous dans les musées de notre époque? Pourrons-nous en conscience faire payer une entrée pour voir les œuvres de peintres que l'on n'a pas rémunérés? Chantal Dislaire-Alexandre
141 De: 1/10/ :33:31 AM je suis sculpteur forgeron,c'est avant tout une passion difficile à mener si on veut réaliser de gros projets vu le financement personnel. j'aime travailler seul ça me donne une totale liberté en général,les expos sont un moyen de voir du monde car j'habite en pleine campagne + de rares promeneurs.je crée en fonction de mes dessins et de mon humeur tantôt de petites pièces tantôt de plus grandes,j'aime découvrir de nouveaux matériaux et techniques mais tjr la perfection vu que je sculpte d'abord pour moi. enfin,la vente permet de continuer vu que je n'ai pas d'autre rentrée financiaire,c'est aussi un petit plus pour faire plaisir à la famille ou pour des travaux domestiques... ce métier je pense est surtout la reconnaissance de l'artiste au travers sa "production". l'anecdote c'est d'avoir un article dans luxembourg-tourisme avec le surnom de vulcain,je trouve ça flatteur. le problème c'est le manque de reconnaissance des pouvoirs publiques vu qu'il n'y a pas de réel statut d'artiste.quand comprendront-ils que nous sommes des milliers,il y a des choses à mettre en place;en france il y a la "maison des artistes". pour continuer à créer,j'ai dû ( vu la pression de l'onem) faire sauter mon C1 artiste. heureusement que mon épouse travaille car j'ai 5 enfants dont 2 aux études sup. benoit dispa
142 De: 1/26/ :36:19 AM Un métier? En est-il vraiment un quand pour tout statut, nous devons nous contenter d un statut seulement administratif et que pour survivre beaucoup d entre nous sont dans l obligation de trouver ailleurs, dans des petits boulots ou de l enseignement, par une régularité ou complément de revenus, le financement de leur vie et de leur activité artistique? Certains profitent du mécénat familial, d autres beaucoup moins nombreux sont les heureux élus d un système qui les placent sous les projecteurs, soit parce que talent mis à part, ils ont eu de la chance, fait les bonnes rencontres au bon moment ou sont rentrés dans des réseaux qui les soutiennent, la qualité d un travail n étant pas la priorité face à des intérêts marchands. Si nos parcours d artistes sont différents avec le risque connu et assumé comme règle de vie, les contraintes économiques sont souvent les mêmes et entravent notre liberté de création. Cependant, il m eut été impossible de ne pas préserver cet engagement personnel, cette indispensable et seconde respiration car depuis l enfance, mon identité s est construite à partir de cela. A l atelier, j essaie de ne pas laisser se rouiller le formidable sentiment de liberté et de spontanéité que j éprouve en travaillant. Cette liberté-là pourrait-elle se laisser enfermer dans un métier? Ségrégation des sexes en Arabie. Uniquement parce qu elles sont des femmes, les saoudiennes, ne peuvent pénétrer dans le quartier diplomatique où des évènements culturels ont lieu ; A l occasion d une de mes expositions à l Ambassade de France de Riyad, j ai réussi grâce à un subterfuge et avec la complicité d amis, à faire entrer dans l enceinte sous haut contrôle, un groupe de femmes voilées cachées dans un grand véhicule. Elles avaient manifesté tant de désir à voir mes peintures, qu elles ont osé braver un de leurs nombreux interdits. Montée d adrénaline partagée au moment du «check point»!!! Monique Dollé Lacour
143 De: 12/21/2011 1:20:49 PM 1) Le métier d artiste est pour moi, un métier essentiel à la société par les questions qu il pause et les visions du monde qu il apporte. Il doit pouvoir se faire en toute liberté. Aujourd hui ce métier devient de plus en plus difficile à exercer, voir impossible de le faire dans des conditions dignes de notre époque. Le métier n a en effet pas évolué depuis Gauguin (Oviri). Depuis 38 ans que j exerce cette profession, rien n a été fait par les différents gouvernements qui se sont succédés. La condition sociale de l artiste est intolérable : il n a pas de statut, 90 pour 100 des plasticiens sont au RSA et ne cotisent pas à la «Maison des Artistes Sécurité Sociale». Pas un seul ministre n a œuvré pour mutualiser et organiser la manne que génère le monde de l art afin qu une partie soit redistribuée à ses acteurs. Le travail d un plasticien est proche de celui d un chercheur. Le monde de l art est réduit au marché et les institutions ne jouent que le jeu de celui-ci. Alors que ces institutions devraient permettre la diversité et un plus grand accès à l art à l ensemble des citoyens d une manière plus intime (artothèque, ). Les deux réponses à cette question ont à voir avec la reconnaissance. L anecdote la plus heureuse et qui m a le plus touchée est liée à la vente d une toile à une collectionneuse qui à ajouté 3000fr au prix que je lui demandé et qui était conséquent à l époque. La pire situation, car c est plus qu une anecdote, est le mépris et le dédain que je subis de la part des institutions, et de la ville de Paris. Malgré un parcourt plus qu honorable et les priorités dues tant par l urgence de ma situation que par l ancienneté de ma demande, mon dossier n est même pas présenté à la commission d attribution d atelier-logement. Voir»Action Bouazizi «sur Les institutions au lieu d être nos partenaires, sont de fait les accableur de la profession par les montagnes de dossier demandées pour ne rien obtenir ; tout l argent de la culture n arrivant jamais aux acteurs de celle-ci. Si vous le souhaité je peux développer ces idéees. Mon contact: Don PABLO
144 De: 1/14/2012 3:15:32 PM plus qu'un métier, c'est être soi-même, écouter ses désirs, ses questionnement et ses pulsions créatrice. en faire un métier est essayer de monétiser son savoir, sa sensibilité et ses créations Dans ma jeune carrière, la plus heureuse est probablement quand le propriétaire du lieu où j'exposais (la Winery) m'a commandé la réplique de mon installation pour la mettre sur son château, au milieu d'autres grandes oeuvres d'artistes de renom (St Phalle, Venet, César..) Cela est une sorte de consécration de voir qu'un collectionneur de cette importance accorde autant d'intérêt à mon travail et me donne l'opportunité de m'exprimer. Une difficulté majeur est de se faire connaitre et son travail reconnu, de pouvoir justifier de ce statut d'artiste auprès des autres tout en étant vivant, de trouver des personnes intéressées par notre travail et prêts à mettre une certaines somme pour l'acquérir et nous faire vivre. Sam Dougados
145 De: 11/29/2011 7:27:32 PM Moyen de rencontre d'humanité de recherches de conception et de realisation...surement le plus beau metier du monde mais aussi le plus difficile... Mort de mon appareil photo à Montmartre lors d'une récente série (la plus geniale) sur la capitale, Paris en Seine... Renaud Doyen
146 De: 1/14/2012 6:07:59 PM Un métier,oui parcequ'il nécessite un apprentissage long et qui ne finit jamais. Un métier,non parcequ'il n'est pas nécessaire d'apprendre pour exercer, et dans les deux cas, l'artiste n'est sûr de rien. Quoiqu'il en soit ce n'est pas une raison pour traiter les artistes comme on traite les chiens. J'aime les chiens et la compagnie de mes collègues artistes est toujours un grand plaisir qui console de beaucoup d'injustice.je profite donc de leur humanité de leur vivant alors que le corps social en "profite" après leur mort. L'anecdote la plus heureuse: Un jour, j'ai reçu la visite à l'occasion de journées portes ouvertes d'ateliers d'artistes d'un monsieur trés sympa qui connaissait mon travail depuis trente ans et qui m'a dit être heureux de faire enfin ma connaissance. J'étais aussi trés heureuse de faire la sienne, j'ai apprécié que cette rencontre ait eu lieu à 400 km de l'endroit où nous aurions pu nous parler pour la première fois. La plus triste: Présentez-nous un dossier et on verra. Eugénie DUBREUIL
147 De: 1/10/ :20:51 PM Un rendez-vous tout aussi exigeant qu'agréable d' avec la création, éclairé d' une certaine façon de percevoir la vie y compris au quotidien. Pour moi, c'est l'un des métiers les plus beaux du monde! J'ai eu pour modèle une femme africaine qui m'a dit en voyant le portrait que j'avais réalisé d'elle : "Toutes les femmes de ma famille!" C'est le titre que j'ai donné à cette oeuvre. Est-ce vraiment une anecdote? La difficulté de ce métier est qu'il soit reconnu comme un métier justement. L'aspect professionnel de cette activité est souvent nimbée d'un flou généré par des confusions diverses et variées, comme par exemple l'état amateur ou professionnel... ce qui dessert le plus souvent les artistes qui vivent de leur art ou tout au moins essaient. Laurence DUC
148 De: 1/10/ :55:16 PM Mon métier consiste comme le disait Francis Bacon à "renvoyer plus violemment le spectateur à la vie (...) il doit créer des cadres pour capter et confronter la beauté et la violence, la vie en somme". L'artiste à travers son oeuvre raconte des choses privées qu'il rend universelle à travers son oeuvre. Une fois sa création fini, l'oeuvre ne lui appartient plus, elle appartient au regard du spectateur, ainsi le champ de l'interprétation de chacun est ouverte. 4h du matin, encore une insomnie. Je prend ma caméra, moi qui suis adepte de l'auto-filmage, je la met sur les toilettes qui sont face à ma baignoire sabot. Je me fais couler un bain, avec de la mousse, plein de mousse. Me voila dans ce bain chaud, il est 4h15. Je commence un enchainement d'acrobatie, pour finir en équilibre sur les rebords de la baignoire, à deux doigts de glisser et me faire le coup du lapin seul face à la caméra. Mais il n'en ai rien, je me repositionne sans danger dans mon bain. La sensation de danger mortel qui m'a traversé à ce moment est un souvenirs impérissable, car j'étais à bout de force, mais l'endorfine que m'a procuré cette action m'a fait prendre conscience qu'avant d'être artiste, je suis un corps, et que l'artiste doit se mettre en difficulté pour se sentir exister. Romuald Dumas-Jandolo
149 De: 1/12/2012 4:56:22 PM Enseignant à plein temsp durant 40 ans, "artiste" a été pour moi comme un "second métier" qui s'est développé dans le cadre d'un travail collectif, au sein du groupe DDP (Derivery-Dupré-Perrot, ) dont les objectifs dans le champ de la peinture ont toujours marqués par un engagement politique délibéré, considérant que lnos pratiques plastiques pouvaient participer aux luttes. Notre statut de salarié de l'ensiegnement nous a permis une "liberté" peut-être plus large que d'autres. A l'évidence la difficulté majeure de ce "métier" concerne l'exposition. Si produire des oeuvres ne cesse de poser des questions à l'artiste, il est sans cesse confronté aux exigences du galeriste, du marchand, etc. Montrer ses oeuvres, exposer, voilà le problème pour tout artiste. Michel DUPRE
150 De: 1/6/2012 4:09:46 PM Le métier d'artiste est un métier de convictions et d'incertitudes. J'utilise ces deux mots contradictoires volontairement. En effet, l'artiste est un créateur, il ne peut faire autrement que de créer, filmer, photographier, peindre, assembler, écrire... c'est sa nature profonde, presque viscérale. Mais, cela reste un métier précaire, avec des fins de mois difficiles pour 95% d'entre nous, une vie au jour le jour où seuls les plus persévérants et laborieux perdurent. Bien sûr, cela ne se fait pas sans sacrifice, sans une dose d'optimisme et de soutien. L'anecdote la plus touchante a été de dédicacer la page d'un livre dont on voyait mes photographies et ceci lors d'un vernissage d'une exposition à laquelle je participais. En ce qui concerne les difficultés de ce métier, bien sur le statut précaire de l'artiste mais surtout la difficulté à trouver un atelier à Paris. SANDRINE ELBERG
151 De: 12/6/ :19:59 AM je n'avais jamais pense le metier d'artiste en terme de metier pas plus que le metier d'enseignante en Arts plastiques où arts visuels que j'exerce l'un comme l'autre depuis plus de 30 années je suis heureuse d'être marié à un prof de mathématiques,et pour ma part j'enseigne je sais absolument que je ne pourrais jamais "exercer" mon métier d'artiste si je n'avais les ressources de mon époux et mes ressources d'enseignante. je pense qu'il en est de même pour un ecrivain par exemple, ce que je veux dire c'est qu'il est aussi saugrenu dans notre société d'exercer le "metier" de peintre ou d'écrivain, musicien etc et si de surcroit on est femme peintre alors c'est la cata et pourtant, on n'ose pas imaginer ce que la société deviendrait sans ses artistes,! cela dit, comment le dire simplement le "metier d'artiste ne se choisit pas à " tête reposée" si je puis dire, c'est un peu comme,allez, soyons pompeux!c'est entrer en religion, cela vous tombe dessus et sur le moment vous fait le plus grd bien car c'est "l'expression " d'un desir profond d'un desir inherant à votre survie, est-ce cela un métier?, alors va,pour un metier! tout ceci pour dire que c'est un metier qui nous enrichit tous les jours un peu plus en ceci c'est une chance extraordinaire Sylvia Elharar-lemberg
152 De: 1/12/2012 2:58:41 PM faire de la peinture, car il ny a ke ça ki m'interess! surtout sur des murs, mais plein d'otres suport sont possib!! hihihih (street art, kom on dit maintenant ) a sête les gens ki chantais les textes de g brassens, ke j'ecrivais par terre! le + kon : avoir efacer a fontenay/bois les couleurs et les textes a coté de mon personag...ça n'avais + ok1 sens pour moi!! hihihhihi epsy epsylon point
153 De: 3/14/ :11:29 AM Peintre La plus heureuse est de peindre, de se laisser aller, oublier les problèmes extérieures à moi même, dire des choses à travers la peinture et que sans rien dire au publique ils me dissent qu'ils ressentent ce que j'ai voulu dire! Le plus difficile est de ne pas pouvoir vivre de mon travail, d' etre mal aperçu dans la société économique Liz Escutia
154 De: 12/3/2011 6:45:42 PM Pour moi artiste ce n'est pas un métier, on ne peut pas en vivre, je suis obligé de travailler pour être Peintre et Sculpteur et non l'inverse. Mon meilleur souvenir d'artiste est sans doute, ma première vente aux enchères à l'hôtel Drouot, ce qui m'a permis d'être répertorié dans le AKOUN. Mes plus mauvais souvenirs sont quotidien, notamment de ne pas avoir de lieu et galerie afin d'exposer en permanence et que mon travail soit visible, je passe plus de temps à démarcher, courrier etc que créer... Vincent FAGLIN Vincent Faglin
155 De: 12/4/2011 4:58:56 PM Un artiste c'est métier au même titre que artisan d'art. Un artiste doit connaître et maitriser plusieurs techniques, un peintre doit savoir, faire son châssis, tendre sa toile, l'enduire, il doit savoir que tel ou tel support ne réagit pas de la même façon, il doit connaitre les différentes techniques de peintures, il doit avoir une bonne connaissance de l'histoire de la peinture. Avoir une bonne connaissance des couleurs et de leur langage. Lors d'une de mes exposition un homme ( moine bouddhiste ) est resté longuement en méditation devant un de mes tableau. En partant il m'a remercié en me disant que ma toile l'avait apaisé. Au début de ma carrière de peintre je suis allé dans une galerie parisienne pour présenter mon travail. Le responsable de la galerie sans prendre le temps de voir mon travail, ma dit qu'il n'avait pas le temps qu'il avait autre chose a faire, Véronique Fanti
156 De: 1/15/ :19:10 AM Expression de moi, de la période, de l'instant Une rencontre dans un salon payant qui m'a conduite ensuite à d'autres rencontes (galeriste,...) Une vente sur un salon, à une américaine de passage, qui ne s'est pas concrétisée, alors que nous avions prévu des échanges de mails et paiement par paypal ou autre MARY FAURE
157 De: 1/23/2012 8:59:34 AM c'est un métier dans le sens où je n'en ai pas d'autre, où il occupe mes journées et est ma raison d'être sociale. vendre à quelqu'un qu'on n'a jamais rencontré est toujours un grand plaisir. Mais je ne veux plus jamais payer pour montrer, il y a une mécanique à inverser : être payé pour montrer, c'est plus sain. A quand des ateliers collectifs accessibles dans toutes les villes? SOPHIE FAY
158 De: 1/25/2012 5:41:32 PM de façon générale le rôle de l'artiste est de dénoncer ce qu'il ne lui convient pas dans notre société ou d'exalter ce qui l'enchante, c'est plus rare! le mien est en plus de réconforter : là où il y a stress, je tente de rééquilibrer, là ou il y a pollution de purifier! Mes armes: les symboles, l'humour, la sensualité. la + heureuse : l'abolition des frontières sociales et du coup des visites de lieux et rencontres humaines des plus diverses (villages d'artistes en Chine, des ambassades, des hôpitaux, des dingues, des érudits tous passionnés! ) la + difficile : Money! Faz
159 De: 1/24/ :44:00 AM 1) Si c'est un métier, j'aimerais pouvoir en vivre. 2) Voir danser les chiens et le work in progress. Bien sûr accompagné de la phrase déjà évoquée. Marie-Paule Feiereisen
160 De: 1/24/ :49:00 AM Bien s'amuser en peignant. Lire la surprise et l'approbation dans le regard de l'autre. Le plus éprouvant est l'aspect mercantile bien sûr. Ferle
161 De: 12/3/2011 1:11:21 PM Tenter d'ètre en permanence au plus proche de sa source intérieure et exprimer cela au mieux de ses moyens. C'est un recentrage permanent. Renoncer tous les jours à ce qui est mort pour laisser la place aux germes nouveaux. Les moments les plus heureux ne sont pas anecdotiques. C'est lorsque la main n'est plus dirigée par la volonté mais par un lacher prise. Là, c'est une jouissance, bonheur énorme, plénitude. Les moments les plus malheureux sont les plus fréquents : lorsque après s'ètre débattu pendant des heures, des jours, des mois parfois, sur une peinture, on en arrive à la conclusion que ce qui est le plus sain est de la mettre à la poubelle et recommencer.là, on se demande, comme les alpinistes, parfois coincés au milieu d'une falaise, "qu'est ce que je fais ici? " delphine fernique
162 De: 1/24/ :15:00 AM «J ai annoncé sans les comprendre des merveilles qui me dépassent». Ce psaume que notre regretté ami Gérard Barrière m a cité un jour résume assez bien je crois la fonction de l artiste, étrange capteur encombré du sensible, réflecteur de son temps oscillant entre intuitions et révélations. De nombreuses raisons motivent un artiste, l envie de gloire ou d argent, le besoin de reconnaissance, l anti-conformisme de sa position, etc. Pour ce qui me concerne, en plus d un peu de tout cela sans doute, je cherche avant tout à créer du partage. L art est le plus beau moyen que l homme ait trouvé pour entrer en résonance avec ses semblables, et peut-être pour entrer en résonance avec le principe créateur, la nature, Dieu? Etre artiste, c est se tenir sur cette passerelle unique entre les êtres qu est l art. Au-delà des clivages de surface des cultures et des civilisations, la beauté ou l harmonie, bien que si difficiles à définir, peuvent agir universellement. Je fais mon travail de sculpteur et peintre comme d autres partent en nomades sur les routes, sans savoir exactement où ils vont mais sûrs d être bien à leur place sur le chemin, confiants dans leur destin. Je peins et sculpte des pistes à suivre pour trouver du sens, sur la vie et la mort, sur le plein et le vide, sur la lumière et l ombre, sur notre précarité, notre éternité. Les difficultés du «métier d artiste» soudain s estompent lorsque, au hasard d un dîner parisien, vous rencontrez pour la première fois une lumineuse jeune femme qui vous dit (et le prouve) suivre votre parcours depuis plus de 15 ans. Dans l ombre de l anonymat, notre travail peut concerner (j aime ce mot!) d autres êtres, les emporter vers la découverte d une autre strate d eux-mêmes. C est un bonheur de savoir que le succès d une exposition ne se résume pas uniquement au bon chiffre d affaire qu elle a généré, mais qu elle a pu rayonner sur des êtres, leur offrir une nouvelle perspective et peut être une envie de prier, de sourire, d écrire, d aimer... Pour ce qui est des difficultés, elles sont nombreuses et ne sauraient être résumées en quelques lignes dans ce témoignage. La nature même d une peinture ou d une sculpture, à la fois objet matériel soumis aux lois du marché, à l usure du temps, et à la fois œuvre immatérielle de l esprit, engendre cette dichotomie périlleuse et unique. Car être artiste est bien plus qu un métier. Le français manque ici de vocabulaire, puisque le même mot «artiste» désigne tout à la fois péjorativement quelqu un de fantasque et peu fiable («c est un artiste!»), et cette fonction magnifique qui permet, parfois, de tutoyer les anges. Guy Ferrer
163 De: 1/4/2012 6:15:59 PM JE PENSES PERSONNELLEMENT QUE ETRE ARTISTE N'EST PAS UN METIER, MAIS C'EST UNE PASSION, OU ENCORE UNE VOCATION, MAIS POUR MOI C'EST UNE PASSION. L'ANECDOTE LA PLUS HEUREUSE, C'EST QUAND ON TROUVE UNE ECRITURE, UN STYLE, PAR PUR HAZARD ET QUE CELA DEVIENT UN CONCEPT DANS LA PRATIQUE DE SA PASSION. MOI PERSONNELLEMENT J'AI BEAUCOUP DE MAL A VIVRE DE MA PASSION, PARCE QUE JE N'AI JAMAIS TROUVE UNE GALERIE QUI VEUILLE S'OCCUPEE DE MON TRAVAIL, POURTANT BEAUCOUP DE GENS DISENT QUE MES OEUVRES SONT INTERESSANTE; JE VOUS INVITE DONC A VENIR LES DECOUVRIR DANS MON ATELIER GEORGES FHO MADISON
164 De: 1/27/2012 3:05:16 PM «Mon métier et mon art, c est vivre», écrivait Montaigne. La réponse est nette. On pense trop souvent que certains métiers sont problématiques, comme artiste ou assassin. Je me rappelle cette rencontre dans une favela du Nordeste du Brésil avec Oscar le Scorpion, ce tueur à gage qui avait débuté sa carrière en liquidant à coup de pioche celui qui avait violé sa petite amoureuse de 14 ans. Depuis, la communauté, consciente de l émergence d un nouveau talent et privée de toute protection policière et juridique, l avait adopté pour régler les affaires délicates. Il était bien bâti, oblique, consciencieux et ses prix étaient raisonnables. Il me confia qu il essayait de bien faire son métier, et si la future victime avait vraiment une sale gueule, alors il faisait le travail gracieusement, «para se divertir». La plus heureuse c est à chaque fois que je sens que je participe au passage de la poésie, la plus difficile c est quand je me sens privé de cet élan. Emmanuel Fillot
165 De: 12/2/2011 9:50:32 PM Surtout un "métier" reconnu nulle part... En fait, pour moi ce n'est pas un métier à proprement parlé mais une passion. Nous sommes "habités" ou pas, ce qui est la limite entre le professionnel et l'amateur... Si l'on définit "métier" dans le sens artisanat, oui, car il faut acquérir technique et dextérité. Mais pour le reste, l'âme (si je puis dire) l'emporte! Mon plus beau souvenir est ma première sculpture... Mon compagnon m'ayant emmenée à sa fonderie où il avait environ 4 à 5 heure à travailler sur une de ses oeuvres, il m'a mis de la cire entre les mains. J'en ai sorti une petite sculpture et suis allée me laver les mains. Pendant ce temps, le directeur de la fonderie lui a demandé si j'avais terminé, il a répondu "oui". Alors, quand je suis revenue, le directeur m'a annoncé qu'il m'offrait la coulée de la série... Quelle bonheur!!! Quant à mon souvenir marquant la difficulté de ce métier, elle réside dans la difficulté de montrer son travail, se faire connaître... C'est un travail de "marchand de tapis" auquel nous ne sommes pas formés!!! Humiliant, ardu, surtout qu'avant de vendre quoi que ce soit il faut louer des salles d'expo etc. De surcroît, nous sommes phagocytés par les amateurs aisés, les personnes à la retraite, enfin tous ceux et celles qui ont dévié le marcher... Qui plus est la politique actuelle y met du sien pour définir une ligne artistique à son idée. Que faire alors? C'est ce qu'il y a de plus désespérant... Colette Fizanne
166 De: 1/27/2012 7:39:20 PM c'est plus qu'un métier, c'est une façon de vivre, un chemin de vie anecdote la plus heureuse : jai offert un dessin, à une infirmière qui ne pouvait pas se l'acheter. jai toujours été très bien soignée par les infirmières quand j'ai eu été malade. ça m'a semblé être un juste retour des choses. elle est partie avec mon dessin sous le bras, en pleurant la difficulté de ce métier : préparer des dossiers, les envoyer, être envoyé par quelqu'un du métier et n'avoir aucune réponse. ni bonjour ni merde. rien. le néant. décourageant. autre difficulté du métier : etre sollicité non stop pour des ventes o enchères aux profits de X causes. recevoir 40 coups de téléphone, 20 mails etc pour DONNER un dessin. et une fois qu'on donne un dessin, RIEN, pas de retour on nous prend notre travail et on nous jette à la seconde d'après. iris fossier
167 De: 12/5/ :00:52 AM marqueterie avec de la paille j'adore faire de la démonstration, et avec les enfants qui sont heureux après la difficulté est la non connaissance de ce travail cecile foures
168 De: jeanc 1/24/2012 7:02:55 PM combien d'artistes contemporains seraient recalés comme apprenti executant dans l ' atelier de rubens ;par exemple? et oui c'est quoi un glaci, une composition etc;;;ah, suis je vieux jeu? il faut s'exprimer! et en s'exprimant on devient artiste, ah bon / le medecin soigne, le menuisier menuise, le cantonier cantone ; l'homme s'artiste... Imagination non, dessin non, construction non,metier non etc faut remblasser tout cela par l'art donc avant de devenir peintre dessinateur ou autre on est (nait) ARTISTE,il faut imprimer avant de croire s'exprimer car rien n'est plus evident que l'expression,la parole est suffisante l'art est un artifice et n'a rien a voir avec un confinement personnel mais (peut etre) a affaire avec une sorte de transcripton INVOLONTAIRE de l'espece, je veux dire que toutes activitée creatrices est un amusement serieux, on ne fait pas joujou, on s'amuse avec les muses, c'est quoi les muses? une suite dans les idées c'est quoi une idée c'est la chose pensée qui vient apres une precedente. mais les muses c'est quoi / l'action de les agiter les idées, de domestiquer les imprevus de faire le melange du present et du devenir dans le FAIRE.tout cela dans le but de faire une image, un cadre visuel fort et coherent qui rivalise avec la realite plus present que celui qui la voir.le chardonneret de chardin resume tout les oiseaux captifs et nous donne un sentiment singulier de notre propre presence en ce monde l'art doit etre plus fort que la quotidiennete de la vie car ce sont des points de repere sur notre chemin, et qui fait bien les commisions trouvera de quoi se vetir, s'alimenter etc pour les jours creux; la plus heureuse: une lettre 5 ans apres une exposition pour demander où en s-est mon travail la difficulté/ c'est quand beaucoup de resonnes pensent que la peinture est un loisir et que le travail que l'on propose est "SYMPA" je n'ai pas besoin de vous faire un dessin! jean claude fournié
169 De: 2/3/2012 4:38:10 PM Chercher en soi et hors de soi on ne sait pas quoi et être sûr q'on ne le trouvera pas mais continuer à le chercher, dans l'incertitude que cette recherche soit légitime. Dans l'impossiblilité de laisser tomber. Dans un grand plaisir un peu masochiste quand même. Le jour où j'ai vendu pour la 1 fois une toile à une inconnue. J'étais trés heureuse et fière. C'était le jour du vernissage. J'ai mis le chèque dans mon pantalon blanc. Arrivée chez moi j'ai mis le pantalon dans la machine à laver. Le lendemain j'étais furieuse contre moi. Par cet acte j'ai eu le sentiment de me refuser à moi même le statut d'artiste (trop prétentieux?) mais alors, je suis quoi? La plus heureuse:le jour où j'ai trouvé 3 jeunes enfants en train de dessiner devant la vitrine d'une petite galerie qui m'exposait, ils copiaient la toile qui était en vitrine... J'aurais dansé sur place... Sylvie Fournier
170 De: 1/17/2012 7:22:58 PM J'exerce mon activité depuis plusieurs dizaines d'années. Etre artiste, c'est avant tout pour moi la Création dans tout les sens de terme et, une manière d'appréhender la vie jusque dans le quotidien. C'est aussi, une liberté sans limite, un Univers privé,un domaine "jouissif". Au cours d'une exposition personnelle, vendre plusieurs œuvres à un collectionneur pour sa fondation et ceci, c'est reproduit plusieurs fois. Pour moi, la difficulté de ce métier surtout,c'est trouver des lieux (sans un but mercantile ) C'est aussi de moins en moins de soutien de la CULTURE (qui semble ne pas avoir d'orientation excepté, le coté "mode"et rentabilité. Et surtout, l'impression de réduction de budget tant à la culture qu'aux niveaux de la province. Mais :Gardons le moral!!! en créant : des associations ou groupes d'artistes-"l'union fait la force"cela à son importance. Odile Frachet
171 De: 12/3/2011 8:16:13 PM C'est une passion, une vocation qui peut permettre de réaliser de grandes choses. La visite à l'âge de 14 ans de la Chapelle Sixtine réalisée par Michel-Ange et du Retable d'issenheim de Mathias Grünewald sont les révélateurs de la voie que je trace. Mon métier est de concevoir, d'innover et de réaliser, or le plus difficile est de se diffuser et se vendre. Louise Fritsch
172 De: 2/6/ :57:04 AM Pour ma part, l'art n'est pas à proprement parlé un métier mais une approche ou perception du quotidien qui a besoin d'être mis en formes et non pas en mots. J'aime bien la vision de Hegel qui dit que la tâche de l'art consiste à rendre l'idée accessible à notre contemplation sous forme sensible, et non sous celle de la pensée et de la spiritualité pure, et cette représentation tire sa valeur et sa dignité de la correspondance entre l'idée et sa forme, fondues ensemble et s'interpénétrant, la qualité de l'art et la mesure dans laquelle la réalité qu'il représente est conforme à son concept dépendront du degré de fusion, d'union qui existe entre l'idée et la forme." L'art serait donc une prise de conscience de la réalité plutôt qu'un métier qui, bien qu'il puisse avoir pour moi également la notion de technique artisanale à maitriser pour permettre cette expression, la technique n'est en aucun cas le but mais bien le médium qui peut d'ailleurs varier en fonction du concept à exprimer. La notion de métier implique un aspect lucratif de l'activité alors que de nombreux artistes ont un autre métier lucratif parallèlement à leur action artistique. L'artiste Claude Lévêque dit en plaisantant :" La plupart du temps, le monde qui m'entoure m'ennuie. L'art m'occupe.". Je partage cet avis bien que ce soi quelques fois un "passe-temps" un peu douloureux et qui peut exclure du monde réel. Cependant, je parle toujours de ma production personnelle comme de mon "travail " car le mot œuvre me parait d'une très grande prétention et le mot travail peut s'appliquer dans le sens où il y a la notion de temps passé à réaliser une production avec un certain savoir faire bien que ce travail n'est pas forcément mon métier. Pour ma part mon métier est l'enseignement car cela implique une transmission donc une activité ou l'autre est pris en compte dès l'origine alors que dans mon activité artistique, l'autre n'intervient qu'à la fin du processus, quand il faut montrer son travail lors d'une exposition. L'anecdoque heureuse : Lorsque j'ai exposé mon "travail" sur les habits d' enfants et qu'une "conteuse" a partagé avec moi un conte de Grimm. Elle seule avait perçu le coté sombre de mon travail sous son aspect ludique et cela m'a beaucoup touché et conforté dans l'idée que si une seule personne le voyait, c'est que le contenu était là même visible pour un seul spectateur et moi. Nous partagions cela ensemble et être compris juste par une seule personne pouvait me suffire pour continuer mes recherches. L'anecdote qui marque la difficulté de ce métier : c'est quand une femme accompagnée d'un enfant handicapé et difforme m'a demandé pourquoi je dessinais des visages aussi tordus alors que disaitelle : "Dans la réalité, les gens ne sont pas si laids..." Je voyais derrière elle son enfant et je ne pouvais pas lui dire que mes dessins lui ressemblaient puisqu'elle ne le voyait pas et c'est cette difficulté à faire comprendre au quotidien que l'art est à l'image de notre société et non pas une entité à part qui parle d'une beauté abstraite, il peut y avoir du beau dans cet enfant et dans sa représentation. carole Fromenty
173 De: 1/6/ :24:24 PM Malheureusement, dans mon cas, je ne peux pas dire que c'est un travail qui peut vivre Le plus heureux des histoires sont celles qui incluent la vente de certains de mes travaux ou a obtenu un emploi comme escengrafa danz une animation agence italienne. Otero Gabriela
174 De: 2/4/2012 9:22:09 AM Je suis peintre. Comme disait Paul Rebeyrolle " si c'était un métier il suffirait de bien le faire". ce n'est donc pas un métier semble t'il. Pour moi c'est une façon de vivre, de réfléchir et d'envisager le monde. Et effectivement le "savoir-faire", le "métier" a des limites et au bout d'un moment ne sert plus à rien. L'art il commence après, on sait pas trop où et parfois s'arrête on ne sait quand. Je n'ai retenu que la plus heureuse. J'avais préparé mes caisses pour une expo. Le chauffeur routier est passé les charger. Il m'a dit avec un clin d' oeil: " vous voulez que je vous en fasse des Picasso?" Alain GALAUP
175 De: solange.galazzo&wanadoo.fr 1/26/2012 4:08:11 PM C est un métier d aventure. C est celui que j ai toujours voulu faire, animée par la passion. C est un long cheminement de travail, de recherches et découvertes. C est une quête perpétuelle. Avec ses contraintes, c est la liberté absolue, le plus beau métier! L ANECDOTE LA PLUS HEUREUSE : Il y en a plusieurs - Lors d une promenade au milieu de myriades de papillons monarques bruns-orangés, dans un tissage mouvant qui se faisait et défaisait en tourbillonnant pour tapisser les arbres, le sol, le ciel. - J ai rencontré sur mon chemin au bord du Pacifique Mexicain, un aigle attaquant un serpent : une image mythique! - Je me suis trouvée face à un buffle interrogateur en Tanzanie. - Lorsque je «rencontre» un écrit, une peinture, une belle architecture, une musique, une lumière etc... - quand l adéquation peinture-mental-émotion se réalise en création, nourrie de l étrange, de l insolite, du mystère, c est ce qu il y a de plus heureux! LA PLUS GRANDE DIFFICULTÉ DANS CE MÉTIER : La recherche de la commercialisation de mon travail. solange galazzo
176 De: 1/20/ :20:25 AM C est la grande question. Dans notre société où l artiste n a pas un statut toujours clair, la notion de pratique professionnelle pour lui intervient dans un contexte protéiforme, politique, économique, social et culturel auxquels il doit se fondre pour avoir la reconnaissance de son travail. De fait, il s inscrit dans un champ très vaste de possibilités. L homme-artiste, sensible, puise, dans ses ressources profondes et intérieures, et qui ne répondent à aucune nécessité d ordre matériel, une résonance vraie à son existence. Il devient témoin individuel de son temps sans autre volonté que d apporter un regard, une forme nouvelle et ce regard et cette forme nouvelle sont indépendantes d une volonté «à tout prix» de se catégoriser, se professionnaliser. En cela, l artiste demeure libre, vivant et autonome. L anecdote la plus heureuse : Le privilège du regard des œuvres, quant lors de présentations d œuvres, je peux parcourir librement chaque ligne, forme et couleur avec ce sentiment de comprendre un langage plastique sans avoir à justifier ce regard. La difficulté consiste à ne pas se laisser prendre au jeu de l art qui devient sujet de consommation alors qu il doit être, pour ma part, objet de pensées, de questionnement, de sensibilité.. «L art est un équilibre entre le cœur, la tête et les mains..» disait Yanagi (Potier japonais) Voilà où pourrait résider la difficulté d être artiste, dans la mauvaise combinaison de cette constellation qui est propre à chacun. Chris GARNIER
177 De: 12/4/ :27:58 PM Je pense qu'être artiste est un état d'esprit,et que celà ne s'apprend pas sinon,sur la tas,car être artiste,c'est avant tout savoir s'exprimer,mais il faut que le résultat ait une certaine harmonie:c'est pour moi le lancemet d'un grand cri d'amour,au hasard,reste à savoir s'il sera entehdu,mais cela restele seul jugement du publique qui doit être le seul à décider si le message envoyé l'émeut où pas il n'y a pas de règles à respecter,seul le résultat compte,il suffit seulement d'être sincère dans ce qu'on fait,au début de l'humanité,l'homme c'est mis à s'exprimer pour remercier la nature,et a finit par créer Dieu pour expliquer l'inespliquable,il a crée des dieux pour n'importe quoi,n'apprenons nous pas que les grecs et les romains n'avaient-ils pas une infinité de dieux,de même aujourd'hui encore n'est-il pas ce qui se passe en Inde avec les indous qui possèdent encore une infinité de dieux,seules les chrétiens ont -t-ils désidés,qu'ils seraient monothéistes. Je crois que seul la sincérité compte,car en art on ne parle que d'amour,mais seulement de celui que l'on ressent en observant ou regardant ce que l'on aime,je crois que le reste est une question purement mercentile.en passant en salle des ventes à l'hôtel Drouot la semaine derniére je n'ai pas osé ouvir les enchères pour la vente de mon propre tableau,j'aurais dû,car aujourd'hui je serai côté et la côte que j'aurais obtenu aurait été pour moi le départ,bien modeste,mais départ tout de même d'une carrière vers une postérité tant désirée,car n'est-cepas aprrès tout le but intime de chaque homme sur terre,celui de laisser à jamais une trace de son court passage sur notre terre C'est unpeu ce que viens d'expliquer dans le paragraphe précédant,sauf que aujourd'hui,je sais Hervé GASS
178 De: 1/6/ :00:38 PM Artiste plus encore qu'un métier c'est pour moi une profession, et même une vocation... Je veux dire qu'on y est appelé, qu'on s'y engage... Une activité incessante, imparable, d'émotions, de réflexion, de réactions, de conception, de création, de réalisation... Une sensibilité particulière à l'humanité... qui s'exprime par divers moyens et diverses techniques : les Arts. (dans mon cas dessin, peinture, performances, écriture...) Si j'exerce cette profession, c'est parce que je ne peux imaginer de ne pas consacrer toute mon énergie et toute ma vie à la création artistique... même si parfois il faut l'accorder avec vie de famille, vie matérielle... Fille, soeur, et épouse d'artistes... comme eux, je me consacre corps et âme à cette activité. Nombreuses sont les anecdotes heureuses que nous apporte cette profession... en voici une récente : Heureuse ouverture à l'inattendu : Je réalisai un diaporama d'un livre-d'artiste que j'avais créé pour une expo en Italie... j'ai voulu ajouter, comme musique, une composition d'un contrebassiste que j'avais découvert sur le web et lui ai demandé l'autorisation. En plus d'avoir accepté il m'a proposé de venir jouer à l'inauguration de l'expo ; j'ai donc transmis l'info à l'organisatrice qui a compris que nous allions faire une performance à deux... Du coup, nous avons préparé puis réalisé une prestation en public, et depuis nous réalisons et présentons ensemble des concert-performances! Malgré tous les aléas et difficultés de ce métier, la majeure est sans aucun doute quand on est privé de lieu où travailler. Je vivais à la campagne, un peu loin de tout ce qui était compliqué, et j'avais une petite chambre où c'était un vrai défi de réaliser mes tableaux... mais depuis mon déménagement en ville pour raisons familiale, où je pensais cependant pouvoir être plus impliquée dans la vie artistique locale et peut-être trouver un espace de travail... c'est pire, je n'ai ni atelier ni la possibilité de travailler chez moi. Comment développer alors tous les projets en cours, réaliser les oeuvres conçues... gérer les oeuvres créées et les dossiers à présenter pour exposer? Et comment proposer la transmission de mon savoir, l'ouverture au public? Sans revenu, ni moyen de travailler... que devient cette activité? Je confirme, plus encore qu'un métier c'est une vocation... mais à quel prix! car pour autant rien ne m'en fera changer!.. Helena Gath
179 De: 1/20/2012 7:26:51 PM Être artiste n'est pas pour moi un métier, c'est plutôt une façon d'être dans le monde, une manière de voir, d'entendre, de sentir et de faire. Faire, c'est magique, ça fait advenir l'inconnu, l'inouï. Être artiste, c'est un chemin qu'on prend un jour et qu'on poursuit coûte que coûte. Que l'on gagne sa vie ou non avec l'art, on en vit! Des anecdotes? Si vous voulez du pittoresque, regardez étymologiquement la peinture! m. c. gayffier
180 De: 2/3/2012 7:08:57 PM une passion avant tout, être un artiste c'est pour moi vivre son rêve d'enfance. C'est aussi une utopie réalisée. Le plaisir de constater que les collectionneurs s'intéressent à mon travail, c'est chaque fois un grand plaisir de ne rien demander et lorsque les acquisitions se font grâce aux expos ou sur internet.. Le plus difficile pour moi fut et sera l'indifférence face à l'art que je défends, un art plus exigeant, moins formaté, l'art qui serait autre chose qu'un gadget.. alain gegout
181 De: 12/6/2011 1:28:59 PM C'est un métier d'engagement de responsablilité et qu'il faut le faire en toute sincérité. C'est l'art qui s'impose à l'artiste et que l'artiste fait le choix en acceptant toutes insécurités et tous les risques matériels et moral. C'est un métier qui participe et s'engage dans l'évolution du monde. L'artiste dévoile, sème et fait évoluer. Ma première exposition fut au salon d'automne dans le 11ème arrondissement, juste 2 jours avant le 11 septembre. Je suis Iranienne et je savais que l'ambassade d'iran venait juste de renommer un conseiller culturel, qui, plutôt avait une connaissance religieuse. Je l'ai appelé et je l'ai invité à cette exposition. C'était sa première visite d'une exposition de peinture. Il a fait un tour dans toute l'exposition, en compagnie avec son interprète et moi. Il m'a posé d'énorme questions sur le comment et pourquoi de l'exposition et m'a invité d'aller au centre culturel d'iran qui se trouve 6 rue Jean-Barre à Paris 6ème arrondissement. J'ai rendu cette visite plus tard. Il m'a demandé s'il pouvait faire des expositions dans ce centre. J'ai vu que la salle était bien grand et me semblait qu'il y avait une superficie pareille au sous sol mais l'espace était chargé des meubles et des objets qui faisaient la propagantes à l'islam fanatique. Une grande photo de Khomeini couvrait tout un mur et le sous sole semblait d'être utiliser pour des affiches et des livres d'un Islam fanatique. Je lui ai expliqué que si il vidait tout cela, il pourrait y faire un beau lieu d'exposition. Deux semaines après j'ai été invitée à une exposition de caligraphie dans ce centre culturel et quelques moi après j'ai exposé la bas. Oui, pour moi c'était une joie de voir un politicien Iranien de se mettre à une action artistique et qu'il regarde un peu autrement que religieusement... Soudabeh Ghaffarian
182 De: 1/23/2012 9:58:01 AM "Artiste ", pour moi, ce n est pas un métier. Je ne développerai pas ici la part "professionnel de la profession" de la vie d'artiste, ni le temps passé à endosser le costume d'"auto impresario": dans ce rôle, l'artiste n'est plus tout à fait lui-même. Je veux parler uniquement du "travail" de l'artiste en tant que tel. Tout ce qui fait le "métier", c'est-à-dire l'apprentissage d'un savoir-faire pour atteindre, à force de répétition et de maîtrise, une forme de perfection me semble un piège pour l artiste. S il s y conforme ou s y complait, il ne fait plus que se répéter lui-même, produisant, au kilomètre parfois, des œuvres qui ont "l air" artistiques mais en ont perdu "la chanson". Dans l'atelier, une grande part du travail consiste presque à oublier le métier, à se garder des tentations de la virtuosité (elle risque de virer au brio tape-à-l'œil), à rester vigilant pour échapper aux tics, aux conforts de l'habileté... Une trop grande maîtrise peut se muer en facilité et creuser une ornière qui empêche d'approcher l'inédit. Cette ornière évite fatalement l'apparition du petit quelque chose "qui fait la différence" et qui est justement le fondement de l'art: son caractère "miraculeux" et singulier, sa qualité de présence unique, son "aura" comme dirait Benjamin. Et même s'il est vrai que le temps "nourrit" les œuvres, tout ce que l'artiste a acquis ou appris jour après jour, son expérience, il doit savoir l'oublier pour saisir l'accident, la chance de basculer vers un ailleurs jamais vu, inlassablement quêté. Dans l'atelier, une grande part du travail consiste presque à oublier le métier, à se garder des tentations de la virtuosité (elle risque de virer au brio tape-à-l'œil), à rester vigilant pour échapper aux tics, aux conforts de l'habileté... Une trop grande maîtrise peut se muer en facilité et creuser une ornière qui empêche d'approcher l'inédit. Cette ornière évite fatalement l'apparition du petit quelque chose "qui fait la différence" et qui est justement le fondement de l'art: son caractère "miraculeux" et singulier, sa qualité de présence unique, son "aura" comme dirait Benjamin. Et même s'il est vrai que le temps "nourrit" les œuvres, tout ce que l'artiste a acquis ou appris jour après jour, son expérience, il doit savoir l'oublier pour saisir l'accident, la chance de basculer vers un ailleurs jamais vu, inlassablement quêté. danièle gibrat
183 De: 12/3/ :42:30 AM Le métier d'artiste est, en ce qui me concerne, une vocation. L'inspiration qui me guide me pousse à donner à réfléchir sur le sens de la destinée de l'humanité et de l'univers ou elle se tient et qu'elle scrute. Les menaces passées et présntes n'échappent pas à son expression. Mais l'espérance y trouve sa place.la musiqque,la Bible,de nombreux auteurs ancients et plus récents nourissent l'inspiration.mais il a fallu au départ trouver la technique picturale permettant de traduire l'inspiration; Dans la réalisation de l'oeuvre,il m'est arrivé parfois de me sentir complétement dépassé par ce que je découvrais lors de sa finition. Il ya toujours l'angoisse de la mise en oeuvre du travail et du choix des couleurs en particulier. Quelque soit l'insuccés,quel bonheur de pouvoir créer. Hélas,combien d'innombrables etres humains ne peuvent accéder à cette joie par suite de l'injustice de la société. Michel GIGON
184 De: 1/23/2012 6:56:30 PM Depuis les beaux-arts j'ai toujours considéré la peinture comme un métier. C'est à dire comme une activité pouvant me permettre de gagner ma vie et de m'inscrire dans la société. Dans la pratique, j'ai très vite compris que la peinture n'a rien à voir avec le monde du travail. L'ouvrier qui connait son métier sait le temps qu'il lui faudra pour accomplir une tâche, pas le peintre. On peut travailler des semaines sur un tableau et tout détruire, avancer par destructions successives plus que par addition. La peinture n'ayant plus qu'une très vague fonction sociale, elle est devenue une expérience intime. Davantage une expérience de vie qu'un métier. Je crois qu'il y a les moments heureux, malheureux, et ceux qui sont importants. Ces derniers peuvent être heureux ou malheureux car la peinture étant tellement liée à l'affectivité, on peut vivre des choses importantes dans des états affectifs très différents. Mon inscription aux Beaux-arts de lyon fût pour moi une vraie renaissance, un moment de joie qui m'arrachait à l'univers de la physique et des mathématiques dans lesquels je vivais auparavant. Quand je repense à mon séjour d'une année à Florence, c'est rétrospectivement du bonheur. Les moments de rupture avec les galeries ont toujours été pour moi des moments douloureux. La confiance accordée me semble un élément important pour pouvoir peindre en toute sérénité. patrice giorda
185 De: 12/3/2011 9:10:33 AM J'ai besoin de créer des oeuvres d'art qui font plaisir à ceux qui les regardent, pour vivre. Et j'ai besoin de la beauté. Quand j'expose une oeuvre qu'on l'admire te qu'on me l'achète c'est pour moi chaque fois un aboutissement! FRANCOIS GIRARDET
186 De: 12/10/2011 3:56:10 PM C d'abord être en règle avec ce statut, dans accepter les règles; mais ne parlons pas de "métier", c encore plus que passionnant... c le NIRVANA de l'être humain. Tout baigne dans le créatif, l'imaginaire et la liberté pour une nouveautée imprévisible. Enmagasinant beaucoup de connaissances, de données et de pratiques pendant de longues années, l'artiste nait, se découvre. Capable de sortir par c propres moyens,avec son mental, son savoir et c tripes un travail exceptionnel. Pour les "Zartists" au grand Z, se ne sont que les "zèbres" de la profession... pour les "meilleurs" la plupart finiront "Maîtres" humbles et modestes, grands sages en pleine dérision. Mais soyont tolérant, il en faut pour tout les goûts. _ Devant mon client, quelques coups de crayon à la volée sur une feuille de dactilo, pour décrocher le travail. _ Le manque de savoir, _ Le temps de réflection, _ La marginalisation. philippe GIRAUDEAU
187 De: 1/25/2012 5:17:20 PM C'est le plus beau métier du monde, peut-être aussi l'un des plus difficiles, car l'artiste doute en permanence de lui-même. Comme le chercheur, sa recherche même est son travail. Ses "trouvailles" jalonnent son parcours, sa découverte, si elle a lieu arrive souvent en fin de vie... L'artiste est indispensable à la société, il l'éclaire et l'équilibre. J'ai décidé il y a presque 10 ans d'arrêter une carrière en entreprise pour me consacrer entièrement à la peinture. Lorsque j'ai fait part de cette énorme décision à mes parents, ils m'ont écouté, puis calmement m'ont demandé "d'accord mais mais qu'est ce que tu vas faire maintenant?" Peindre aije répondu. "Blague à part, quel métier vas-tu faire?" Christine Glen
188 De: 1/12/2012 1:21:10 PM Être artiste, c est à la fois un métier, une vocation et un mode de vie. On ne saurait trop insister sur ce dernier aspect en ces temps incertains de crise généralisée. Qui sont les vrais artisans du monde à venir? Qui sont les vrais éducateurs de demain? Qui sont les vrais libérateurs de nos consciences étriquées? Il ne semble pas facile d apporter une réponse à ces questions, tant les qualités requises semblent être celles de compétences diverses, rarement condensées en un seul individu, et pourtant, c est à cela que l on jauge un artiste, un vrai. Et pourquoi donc? Pour peu qu une personne considère qu elle doit faire de sa vie une œuvre d art, eh bien nous découvrons alors l éthique de cette personne, c est-à-dire sa philosophie dans son approche esthétique opposée à approche purement métaphysique détachée des sens et de la chair. Et c est à cela qu engage de mener une «vie esthétique» : de transmettre ce potentiel d existence à la culture de la cité qui a toujours défini sont raffinement d ailleurs, à une expression quotidienne de notre contemporanéité. Dit autrement, c est mener à bien un ensemble d activités qui empruntent les formes les plus quotidiennes et engage une vie toute entière. Il y a quelques années, je publiais dans l indifférence la plus généralisée un «Manifeste de l Art Humanitaire». Cette absence de considération intellectuelle pour son travail est l une difficulté de ce métier. Dans ce manifeste, j accusais l art de s être rendu complice des visions surnaturelles du monde, d une fatalité millénaire portée par les religions monothéistes. Je donnais pour tâche à la création contemporaine d œuvrer à reconstruire les défenses psycho-immunitaires d une humanité appauvrie par des siècles de croyances superstitieuses. Et puisque nous vivons aujourd hui dans une civilisation interconnectée à l échelle mondiale, une civilisation de l empathie interconnectée pourrions-nous dire, il n est pas vain d imaginer qu une nouvelle conscience biosphérique puisse bientôt devenir la norme de notre humanité augmentée. L artiste est sans nul doute appelé à jouer le rôle de catalysateur. Dans cette perspective, être artiste, c est révéler ce que peut être une vie «esthétique» à l époque des technolgies interconnetées. C est aussi redonner une dimension esthétique à nos actions quotidiennes, s ouvrir au partage de sensations dans un rayon d action de plus en plus ouvert, de plus en plus vaste c est aucun doute la véritable joie que puisse procurer ce métier. Christian Globensky
189 De: 1/24/2012 c'est se lever le matin, et se donner des coups de pieds au cul pour aller au boulot. le jour où un collectionneur c'est mis à parler d'un de mes tableaux d'une manière élogieuse, alors que je me trouvais juste derrière lui, sans qu'il me connaisse. ce jour j'ai compris que la peinture c'est ce qui reste après les peintres. la plus malheureuse, c'est quand on me dit "vous avez mis combien de temps pour faire ça?"certes nous sommes des artisans, nous connaissons un métier, mais beaucoup trop ne comprennent pas l'essentiel, c'est désespérant. Yves Gobart
190 De: 2/2/2012 2:12:40 PM C'est une question que l'on ne pose guère pour d'autres domaines, même artistiques. je suppose que l'artiste dont il est question est ce qu'on appelle le "plasticien" ('rien a voir avec les bouteilles d'eau minérale). Cela soulève la notion de ce qu'est le travail, le repos, les interrelations sociales, bref la vie dans la société. Ma réponse, étant donné le cadre de votre questionnaire, sera forcément shematique. Elle ne prendra pas en compte les pratiques amateurs, ou encore ce que serait une posture "d'artiste". Mais elle concernera l'homme ou la femme qui s'engage vraiment, physiquement même, dans un processus de création. Personnellement je n'envisage pas l'artiste comme un prophète ni comme un personnage à l'écart. Mais une personne qui a su développer les qualités propres à sa pratique: intelligence du corps, de la main, créativité, empathie, capacité à reflechir sur sa pratique etc, etc. j'aime l'idée que l'art soit issue d'une experience et d'une expression physique, d'une certaine reflexion, et enfin d'une durée pour prendre pleinement sens. Vu de cette façon on peut considérer que c'est une activité qui demande à apprendre à prendre forme, comme celle d'écrivain, ou de comédien pour choisir des exemples parmi d'autres arts. De plus l'artiste offre quelque chose et dialogue avec un interlocuteur, qu'il soit collectionneur, spectateur. Il est ainsi perçut, définit exterieurement par son activité. Enfin l'art plastique est une source de revenu énorme dans le monde qui fait travailler une économie entière. Il serait hypocrite de le nier. Il me semble qu'ici sont réunis tous les éléments répondant à cette definition de "métier" :" Occupation, profession utile à la société, donnant des moyens d'existence à celui qui l'exerce". Le mieux : Avoir le sentiment d'avoir fait "quelque chose" et que ce sentiment soit partagé par d'autres (se sentir vivre). Le pire : l'inverse: Se sentir isolé, même de soi-même. Marc Goldstain
191 De: 1/12/2012 7:29:57 AM C'est ma vie, ma façon de voir, de comprendre, d'être au monde C'est une conquête, une lutte de longue date, un désir d'enfant qui aurait pu être transformé en "métier", application de mes compétences, ce qui ne pouvait me satisfaire, j'ai choisi la corde raide C'est un "métier de vivre" Il n'y a pas d'anecdote, mais des rencontres, le bonheur fou de dessiner, le travail partagé, l'amitié magnifique qui se construit dans le temps, avec les artistes, historiens, marchands, avec mes lithographes par exemple, les merveilleux petit jaunais, de Nantes, avec ceux qui me prennent avec ma drôle de vie La difficulté, c'est l'envers, l'angoisse de vivre qui accompagne la solitude nécessaire au travail, la construction de la "carrière" et les relations professionnelles in-sincères, la nécessité de la rentabilité, de la VISIIBITE "je mets mon chapeau mou pour faire mes entrées dans le Monde" Anne Gorouben
192 De: 1/30/2012 8:25:10 PM Je suis sculpteur car les dieux et les diables, les déesses et les muses se sont penchés sur mon berceau. Etre artiste est un don, exercer ce don est un métier. Je ne raconterai pas d anecdotes croustillantes à faire rire ou pleurer dans leurs chaumières ignifugées les écolos-bobos, fumistes non fumeurs de la diversité homologuée. L art est une corrida. L artiste simultanément matador et taureau, jamais vigile, jamais veau. La mise à mort est inéluctable, le peuple décidera entre l arène ou l abattoir. Goulven
193 De: 12/4/ :32:50 PM Un art de vivre, c'est chaque jour expérimenter les plus infimes parties de moi-même, un petit luxe, la seule manière qu'il pu être de rêver ma propre vie, je vie... je suis. La plus heureuse c'est d'être chaque jour à l'atelier, c'est l'anecdote quotidienne qui fait du bien, comme un massage de l'intérieur. On se couche avec l'envie que passe vite la nuit pour y retourner. Pour le coté négatif, Le poids! Fabiola Govare
194 De: 12/2/2011 6:29:12 PM Ce n'est pas un métier. Il y a chez l'artiste, depuis le plus jeune âge, un impétueux besoin de créer, de transcrire son ressentie à travers une alchimie créatrice. Il s'essaie quelque fois à travers plusieurs modes d'expressions, mais il sait depuis toujours qu'il ne pourra pas vivre la même vie que tout le monde. Alors vient un moment où il rencontre par la force des choses le monde économique. Mais il ne doit pas se laisser glisser dans un formatage ambiant, une mode, voire pire se fabriquer un talent sous peine de se perdre, même si économiquement, c'est celui là qui réussira. Être artiste et tracer son propre chemin n'est pas facile, mais c'est la seule voie. Un jeune couple passant devant la vitrine de la galerie, rentrant et se plantant devant un grand tableau, (cher donc). La jeune femme dit, nous n'avons rien encore, nous ne pouvons pas acheter ce tableau! Le jeune homme a dit : ma chérie, alors nous allons commencer notre vie avec seulement ce tableau. Une autre anecdote du même genre avec une toute jeune fille qui envisageait 20 ans de baby-sitting pour rembourser ses parents alors que le tableau ne pouvait même pas rentrer dans sa chambre! Elle disait vouloir passer sa vie avec lui. La plus grande difficulté est de ne pas pouvoir vivre de son art, et de devoir ainsi prendre d'autres boulots, ce qui inévitablement vous bouffe et tue la créativité. Lisbeth GRAIL
195 De: 1/28/2012 3:01:55 PM Pour moi tout d'abord,c'est un choix, la liberté d' organiser ma vie dans la création.vivre en parfaite communion avec les elements. Exprimer, creer,se mesurer avec la toile blanche, libérer par le pinceau mon etat interieur, mon travail en devenir. C'est une grande chance de pouvoir réaliser ses rèves. C'est surement ma premiere exposition a la galerie NOELLA GEST en 1974 avec l'aide a la 1ere expo instaure par A MALRAUX avec un premier catalogue et l' achat d'une peinture par la ville de paris. Le manque de serieux quand vous dites" artiste"chose tres differente au Etats Unis en Chine au Bresil etc... alain grosajt
196 De: 12/2/2011 6:28:08 PM Ce métier est une drogue. Le geste, le trait, le papier, le tiissus, la toile, le tressage, le découpage, l'assemblage,le manuel, le sensuel... tel est mon langage. La dernière plus heureuse, un coup de téléphone de l'institut Franco Japonais: une proposition pour réaliser une Fresque à Tokyo, Fresque/Estampe je veux continuer ce concept à travers le monde. Quand on prend les travaux d'artistes pour des meubles. Guacolda
197 De: 1/17/2012 3:46:21 PM Une pratique heureuse d'être en marge des conventions et qui cherche constamment à être reconnue, finalement intégrée... Ce qui ne sert à rien et nous est indispensable... Les moments les plus heureux (outre ceux de la création) sont certainement ceux de la reconnaissance, ou l'on vend son travail... ou un lien se tisse mystérieusement avec l'acquéreur. Il y en a de forts qui nous sauvent des échecs cuisants. Vendre 20 peintures dans une expo me donne un formidable élan. - l'anecdote la plus forte pour moi est d'avoir vu des amateurs/collectionneurs fébriles se mettre à trembler devant mes peintures... J'ai fermé les yeux un instant comme pour me questionner intérieurement et je me suis dit : - Qu'est-ce que tu as fait?... mais nous sommes bien placés pour savoir l'émotion qui nous submerge devant par exemple un Bruegel ou un Poliakoff... Pierre Guerchet-Jeannin
198 De: 12/2/2011 8:51:17 PM Être artiste. Être artiste, ce jour et seulement ce jour, demain on verra. En premier lieu il y a des artistes et pas un artiste. Pour ma part être artiste c est une machine à coudre et un parapluie sur une table de dissection (j ai arrangé à ma sauce la phrase de Lautréamont).Être artiste c est une histoire de transformation, de mutation, une histoire de mal être, artiste est une maladie incurable, combler les vides, les absences, mettre en couleurs en formes et en mots le temps de la naissance et de la mort. L art est une nécessité qui me permet de vivre et donne corps et chair à ma vie, une substance ou je me reflète, un miroir illusoire car je touche du doigt le néant qui me fait chair. (le vide et le plein). J aspire à être là, juste présente au monde, et je n y arrive pas. Je suis l espace entre les lignes Projection d espace je respire cet espace je perçois le vide, trace d espace je touche, un peu, beaucoup l enveloppe du probable combler le vide je marque la trace d un temps mort. temps mort l espace se dissout temps mort, trace de vie arythmie, passage de l un à l autre je deviens ton espace, ton mouvement le vide plein corps entre les corps corps à corps l espace, instant de mort disparu reparu mouvement certitude verticale je suis entre le blanc le geste signe l entre l autre l antre je suis l antre blanc je n'ai pas d'anecdote à raconter, il y a des bonheurs et des surprises, des rencontres, et aussi des galeries, des lieux d'art qui vous claquent la porte au nez, sans même vous voir. Être invisible n'est pas si simple pour nous et en se moment il est difficile de montrer son travail. ANNE GUERRANT
199 De: 1/25/ :19:00 PM Il semblerait qu'un métier implique un savoir-faire. Certes, il y a des artistes interprètes comme les comédiens, pianistes, violonistes, danseurs qui donnent vie à une œuvre écrite par d'autres mais l'artiste créateur, lui, invente son propre langage, que ce soit le verbe, l'image ou le son. On reconnaît l'artiste par ce langage qui lui est propre et qui le différencie des autres. L'artiste fonctionne comme un chercheur: son processus de pensée s'apparente à celui d'un scientifique en recherche fondamentale ou appliquée Dès le début de ma vie d'artiste, je n'ai rien attendu de personne, me contentant d'être et d agir. Le premier moment fort de cette "vie d'artiste" a sans doute été l'exposition rétrospective que le Musée de Peinture de Grenoble me fit en 1980 Jean-Claude Guillaumon
200 De: 1/20/ :54:21 AM Tout d'abord être artiste et au regard de la loi, c'est un statut professionnel... Vous me direz "oui, et alors"?. Alors, un grand nombre de personnes se réfèrent encore à une vision "romantique" de l'artiste, un doux rêveur, qui n'a besoin que de son inspiration pour vivre... Pas facile d'expliquer que comme toute profession nous avons des loyers, des factures à payer, que ce travail a un coût, que de nombreuses lacunes existent encore concernant l'accès à la formation professionnelle, que nombres de lois ne sont pas appliquées, même quand elles sont dotées de décrets d'application (loi de 1976 concernant le % d'ateliers d'artistes dans les logements HLM par exemple). Alors être artiste c'est quoi? Fabricant de "fenêtres", de celles qui permettent au lambda de se trouver un espace de liberté, de questionnement, ou de vacuité dans une société devenue trop désinvolte et matérialiste? pourquoi pas. Etre artiste aujourd'hui c'est être aussi partie intégrante de notre société, dans la diversité de son expression l'art reste le langage universel pouvant être lu, compris, aimé par toutes et tous, il est aussi matière à penser, à contester, à provoquer... Mais c'est aussi un facteur économique (eh oui...) qui a sa place pleine et entière dans notre société, car chaque personne a le droit de vivre décemment des fruits de son travail... Et qui sait que ce n'est pas si simple que ça. D'heureuses anecdotes? Il s'en trouve de nombreuses comme celles d'être sollicité pour montrer son travail dans des conditions adéquates... Ce qui génère souvent des rencontres et tisse de nouveaux liens, car s'il est une chose de choix qui ressort après un peu plus d'une quinzaine d'années de pratique de ce métier, je suis toujours surpris et fasciné par les liens sociaux qui en résultent. La difficulté première... Montrer son travail dans un lieu public (musée, médiathèque, galerie à vocation pédagogique...) car vous êtes là, invité, choyé, célébré... Mais même si les petits fours sont payés, si l'électricité est payée... Vous, non. Mais cela reste, et restera pour moi la seule façon d'exister, car rien n'est aussi précieux que l'indépendance que nous offre ce métier, et l'indépendance est plus qu'un choix de vie c'est cette liberté de créer, de penser et de fabriquer des instants que certains peuvent nommer "futiles"... Mais ce sont ces instants qui devenus oeuvres finissent par devenir les marqueurs de nos sociétés, ce qui se nomme Culture. Alors continuons à cultiver les sens, les esprits, à confronter nos visions du monde et à répéter ces questions à l'envie : L'Art c'est pour qui? Ca sert à quoi? Guillaume Guintrand
201 De: 1/4/2012 6:39:54 PM Oui, je suis une artiste femme (origine Indienne) C'est un métier qui m'apprend à etre sincère avec moi-même. Qui me dit que ca s améliore en travaillant plus et un métier qui n'a pas des horaires fixes et ni un Boss. De plus l'art me fait voyager dans différent cultures tout m'inspirant. C'est un métier qui nous fait rencontrer avec notre âme et notre esprit pour toute la vie. Pendant la résidence d'artiste en 2007, j'avais produit une série des Videos, Des Installations et des Photos. J'etais le moins sure de mes vidéos, mais le public a le plus apprécié mes vidéos.. C'etait drole. Etant une artiste indienne, passé six derniere années en France. Mon travail à attiré le regard d'une galerie à Portugal. Cela m'a touche et rendu heureuse. Aussi selectionnée comme une Jeune Talent à Affordable Art Fair en 2010, Paris. Difficulté de ce métier : On ne sait pas quand!! Le succés vient tout seule pour les artistes. Garder la confiance en soit peut etre difficile. Swati Gupta Sacaro
202 De: 1/4/2012 9:16:11 PM D'abord une technique et son dépassement.le reflet de l'univers à travers un individu. La plus heureuse: la première fois que j'ai vu mes mains travailler... La recherche du sujet à traiter. Le sujet qui puisse porter en lui une dimension philosophique, politique et économique à la fois. Marco Guzman
203 De: 1/25/2012 4:07:10 PM Etre artiste, c'est avant tout une nécessité intérieure, une passion. Un acte de vie et non pas une fabrication. L' Art peut et doit faire naître des grands sentiments, mais les grands sentiments n'ont jamais suffit à faire naître une oeuvre d'art. Le plus heureux, c'est le jour ou j'ai été prise dans le piège de la peinture et d'avoir continuer l'usage dangeureux de cette quête. Le plus pénible c'est d'assister à l'ampleur des dégâts de la scène artistique actuelle. Une scène qui applaudit l'art pompier,dépourvu de toute substance. Une scène qui s'éloigne de plus en plus de l'essentiel dans l'art. Une vraie mascarade. fadia haddad
204 De: 2/3/ :39:39 AM le plus beau du monde,le plus dur, car il n'y a pas de mode d'emploi, le plus ingrat, parceque la réussite de dépend pas de l'investissement. mon premier prix d'aquarelle, lors de ma première expo: ça y est la reconnaissance est là... depuis j'ai compris. des clients qui préfèrent ce qu je faisais au début: c'est ma liberté d'artiste de changer de style; c'est leur liberté de regardeur de ne pas aimer Gilles Hancotte
205 De: 1/24/2012 3:30:00 PM Ce n'est pas un métier c'est une vocation... On ne choisi pas La rencontre avec Daniel Fleury, journaliste écrivain chroniqueur de la critique artistique de la presse locale et d'une revue régionale "L'Affiche" qui le jour du vernissage de ma Première exposition malgrés mon discour quelque peu agressif envers les critiques a acquerit une de mes toiles. La difficulté de ce métier c'est de continuer avec la modestie qu'il convient. Serge Hanin
206 De: 1/21/2012 7:00:55 PM une vocation, un parcours d'occurrences, de la recherche plastique, un moyen d'échanges anecdote heureuse: réalisation de portraits sur le vif pendant un mois de silence auprès de sadhus au Népal. Les croquis et dessins comme moyen de communication. difficulté de ce métier: répercussion de ce travail sur la santé (usage d'outils électro-portatifs) quand on travaille des matières exigeantes comme la pierre ou le bronze Sylviane Hassan
207 De: 12/8/2011 8:33:59 PM C'est un travail perpétuel, un penchant, et il vous choisit, pas l'autre manière autour. Ironiquement, mes temps plus heureux et plus difficiles en termes de ma carrière d'art se sont produits presque simultanément. Aux USA vers la fin de 80s, le government- qui s'est déjà rangé pour la dernière fois parmi des nations occidentales en termes de soutenir les arts- a ravalé sur son placement encore plus. Ainsi dans ce pays des artistes doit également lutter pour survivre. Pendant vingt années, j'ai élevé mes enfants et ai payé mes factures en construisant des maisons. J'également ai travaillé dur à mon oeuvre. J'ai finalement commencé à montrer et se vendre dans NYC. Alors en train de faire des toiles de Battery Park, je suis devenu la défectuosité [Lyme's, qui devenait fibromyalgie], et pendant l'annee suivant j'ai perdu tout- mon mariage, mes boulots, ma maison... meme mes enfants se sont quitters pour leurs vies propres [mon fils a 28 ans, maintenant, et ma fille 25].. C'a été beaucoup d'années pour recouvrir, mais je fais maintenant l'art encore... meilleur qu'avant. Ma vie a changé énormément pendant les derniers 7 annees. J'ai un nouveau, merveilleux mari, qui me soutient complètement. Nous vivons simplement et très heureusement dans une ville minuscule au Kansas central, et je fais des peintures du déclin du " ; farm" d'usine ; [et l'âge de la société]. Je suis par aspersion heureux tous les deux dans ma vie et mon travail, maintenant. Mon regret unique ou peut-être désir ardent est que nous sommes trop pauvres pour que je puisse voyager et faire l'art, en tant qu'i a par le passé fait. Mais ceci trop passera we' ; économes et doués re, et savent faire quelque chose hors de rien. Et peut-être qui est la manière réelle de tous les artistes. Jennifer Hathaway
208 De: 1/7/2012 9:55:33 PM un métier -passion avant tout; il n'est pas vécu comme un métier (ce que l'on appelle métier en général), il fait partie intégrante de notre vie; ce n'est pas de 9hà 17h mais en permanence!! notre quotidien rentre dans notre métier; parfois les limites sont dépassées avec la vie privée; mais bon... la plus heureuse: quand un client vous dit: allez y, faites ce que vous ressentez, je vous fais confiance, c'est vous l'artiste! le plus difficile: l'insécurité permanente: on fait une expo, ou un salon ; on donne de l énergie et on ne sait pas si il y aura un retour; c'est comme si on préparait le printemps sans savoir si il viendra! gaelle Haubtmann
209 De: 1/3/2012 6:01:21 PM Le métier d'artiste, est pour moi, un métier d'expression, de sentiments, de partage... L'anecdote la plus heureuse, ce serait pour moi, le moment de création en lui même, un instant magique. Lorsque l'on est guidé par nos gestes, notre 'moi', cette introspection totale. Ce moment magique quand on redécouvre l'oeuvre créée qui peut quelque fois nous décevoir, mais pour moi c'est le moment de création qui fait le bonheur de l'artiste! Pour ce qui est négatif, je dirais qu'il est toujours délicat, de rentrer dans le monde même du réseau artistique. L'on doit quitter l'introspection pour se mettre en avant et ce n'est bien évidemment pas toujours évident. Se vendre n'est pas évident. Comme vivre de l'art financièrement parlant. C'est le côté négatif de ce boulot, les fins de mois sont (presque) toujours difficiles, car rien n'est fixe. La liberté a un coût! Hélène Hébert
210 De: 1/23/2012 9:15:53 PM Ce n'est pas un métier mais un engagement qui se traduit par des prises de position, des postulats, des "œuvres", une vie de liberté, des contraintes qui n'en sont pas, des chemins parallèles à ses propres chemins, de la technique que l'on invente, des techniciens que l'on ne supporte pas, de la narration équivoque, des discours terroristes, des percepts "Deleuzien", des concepts platonicien, des écrits qui m'aspergent de vidéo, des dessins qui me font oublier que parfois je peins, des soucis qui ne sont rien à côté de la mort, de la mémoire indicible figé dans le présent, une modernité qui se voudrait virtuelle mais qui n'est que le retour de la main sur les parois de la caverne, une communication où l'essentiel est continuellement absent, l'amour des autres qui se glisse sur le papier d'une photo, à la Fin des Fin ce n'est pas un métier c'est le Métier. L'anecdote la plus heureuse est le jour lorsque en train d'écrire (je voulais être écrivain) ma main a commencée à tracer une ligne en oubliant les mots pour traduire les mêmes envies et en inventant sa propre écriture, bizarrement j'étais entré dans le dessin avec un plaisir des plus intense et c'est aujourd'hui encore un véritable instant répertorié dans ma mémoire. La plus grande des difficultés en y réfléchissant bien je n'en voit qu'une et elle est de taille et phénoménale c'est l'égo, le mien, le votre, le notre, si nous pouvions le supprimer l'art serait' il encore vivant. raoul Hebreard
211 De: 12/17/2011 5:24:34 PM Un métier? Oui, un métier d'artisan, dans le sens ou il vaut mieux savoir la manière de faire quand on a quelque chose à exprimer. Le métier vient en travaillant, en fonction des besoins de création. "Le métier vient malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier " Paul Gauguin, (lettre à Daniel de Monfreid) Pourtant, selon Picasso "le métier c'est ce qui ne s'apprend pas" Quand on me dit : vous m avez "donné à voir" La difficulté de défendre mon travail, de le promouvoir. ELGA HEINZEN
212 De: 12/3/ :54:35 AM apporter à la société une approche sensible vis à vis de la connaissance de la nature,et de l'évolution du paysage rural et urbain J'allais organiser une formation de post-diplôme pour des "artistes experts" dans le cadre de la préparation à l'école des Monuments Historiques, Chaillot à l'époque. Un directeur de mon école d'architecture Paris la Seine, énarque et partouseur m'a virée... car je n'étais pas obéissante. Du coup le ministère a interdit le programme, et les artistes sont restés à la merci des architectes et des décideurs. A leurs tableaux... Je me suis consolée en travaillant de temps en temps dans des ONG hélène Hélène Barbe
213 De: 1/25/2012 7:45:48 PM Je suis atterré qu'une revue qui prétende défendre les artistes utilise le mot "métier" pour définir la création. Nous ne professons pas un "métier", nous ne sommes pas des fabricants, nous sommes des créateurs. Mais cela ne m'étonne pas, remarquez, car nous sommes dans une société devenue terriblement matérialiste dans laquelle on veut faire entrer l'artiste dans un cadre bien déterminé, dans une case de formulaire administratif De nombreux candidats, sincères dans leurs convictions, tombent malheureusement dans ce piège de l'académisme, du confort bien délimité, et du consensus. Ceux-là ne pourront jouir que d'une gloire éphémère. Etre un artiste n'est pas faire un "métier", c'est une vocation! C'est se découvrir, se mettre à nu et plonger dans les eaux profondes de la poésie. C'est un impératif vital. L'artiste ne peut y échapper. Sa sincérité en dépend. Il est toujours en avance sur son temps, car il est dans l'intuition. Il pressent le monde de demain et ce faisant il le construit, le fabrique. L'imagination a toujours un coup d'avance sur le réel. La vie d'un artiste n'est pas faite d'anecdotes, là aussi vous manquez de sensibilité. Ou plutôt de hauteur de vue. Il y a trop d'intensité, trop de souffrance dans le processus de création pour réduire la vie de l'artiste a une succession d'anecdotes. Les joies de la création s'accompagnent toujours des doutes et des angoisses de l'enfantement. Chaque jour est un cadeau. Chaque jour est un calvaire. Tout est dans la confiance en soi, donc dans l'orgueil. Je suis désolé de n'avoir pas joué le jeu que vous proposez, mais mon refus est une forme de réponse qui en vaut une autre. A vous de juger. Fraternellement vôtre. Henri HELMAN
214 De: 1/10/2012 4:06:54 PM le métier, en français, c'est en fait une forme d'expérience bâtie au fil des années... C'est à peu près ce que j'en ressens; je n'exerce pas un "métier" au sens propre, je SUIS peintre, je peins, je travaille (y compris des choses diverses) et j'expose mon travail. les anecdotes heureuses sont nombreuses, difficile de choisir. La difficulté principale est de rencontrer son public, de convaincre des galeries de travailler et de faire connaître mon travail. le principale source de rage chez beaucoup d'artistes est sans doute le mauvais accueil des galeries et des diffuseurs; même si je comprends qu'il est difficile de recevoir tous les artistes et qu'un galeriste peut se sentir parfois harcelé par nombre de visiteurs en mal de reconnaissance, il y a des moyens de répondre... Situer un travail hors tendances et se retrouver dans les méandres des idées contemporaines est, aussi, uns sorte de parcours moral du combattant! Antoine Henry
215 De: 1/4/2012 5:21:34 PM Je suis artiste peintre. C'est un magnifique métier, très difficile d'en vivre, malheureusement Les difficultés sont légions. Par exemple, un musicien se fait payer pour chanter sur la scène, nous, les peintres, sculpteurs, photographe, nous devons payer pour exposer. Un musicien perçois des droits d'auteur jusqu'à sa mort et au-delà pour les héritiers, nous, une fois l'oeuvre vendue, on ne touche plus rien. En tant que jeune artiste, c'est encore plus difficile car personne ne nous fait confiance, il faut avoir 20 ans de bouteille pour pouvoir exposer dans des lieux importants. Je peignais des choses assez difficiles, sombre, on me refuse dans les galeries car ça ne se vent pas! Donc l'art est réduit à l'achat. Mais c'est quoi de nos jours l'art, des tableaux qui vont bien avec les rideaux de madame? Je faisais mes toiles moi-même faute de moyen de les acheter toutes faites, on me les a refusées également, car aucune garantie dans le temps. J'imagine Van gogh peignant aujourd'hui, il serai refusé partout car il faisait ses toiles, ses couleurs et ce n'était pas un art facile. La bonne question c'est: qu'est ce que l'art aujourd'hui: Début de réponse; un art facile d'accès, qui ne dérange surtout pas, jolie, qui se marie bien avec notre intérieur, sur très bon support, pas trop cher mais qui se vend super bien et donc qui prend très vite de la valeur. Sylvie Hoffman
216 De: 1/8/2012 4:36:21 PM une maniere a vivre. Puissant, passionate, vivante, curiouse non mimi holden
217 De: 1/23/2012 3:35:19 PM métier, dada, thérapie, distraction, rente, exutoire, habitude l'un est artiste? l'autre non? moi, je les confonds toujours. de temps en temps il y a bien quelque chose, qui cloche mais il n'y a rien de sérieux... (Vincent ou Théo Van Gogh, je sais plus...) FABIEN HOMMET
218 De: 12/2/2011 8:56:54 PM sculpteur une implication de tous les instants une singularité de pensées une liberté d'action -Une rencontre d'une personne inconnue auparavant au cours de portes ouvertes qui a vraiment fait évoluer mon travail et m'a offert de belles opportubités. -La difficulté de pénétrer un milieu très fermé quand on n'est pas née dans le giron, la difficulté de vendre son travail (beaucoup de salons demandent de payer pour exposer, ou exposer gratuitement pour les mairies...)se faire respecter en tant qu'artiste. Catherine Hospitel
219 De: 1/17/2012 «Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent C est ce que j ai eu la chance de pouvoir faire toute ma vie. La chance? Sans doute mais il faut préciser que pour être pratiqué, ce métier en nécessite un second, pour vivre, pour manger tout simplement. Préciser également que rien n empêche ce métier (même le plus affectueux des entourages) de nous maintenir dans une impérissable solitude. Un soir de vernissage, un adulte m a dit : Je reviendrai demain avec mes enfants, je veux absolument qu ils voient ça. D autres parents m ont dit la même chose lors d autres expositions. C est arrivé plusieurs fois. Notre bagnole a été volée un jour par de minables margoulins - revendeurs de pièces détachées. Elle a été retrouvée entièrement calcinée dans des vignes lointaines. Il y avait 48 dessins à l intérieur, revenus d une exposition, partis en fumée. Michel Houssin
220 De: 12/3/2011 8:33:59 PM Une planche de salut à une bonne santé intellectuelle et physique. Un moyen de faire passer le temps horriblement vite. Un choix d'existence assez égoïste que l'on peut payer fort cher! Une éthique de vie essayant d'éloigner toutes concessions. Un petit fourgon bariolé est monté la colline où j'habitais. A l'intérieur un petit homme en short qui se trouvait être le directeur d'une galerie de Baden-Baden (Allemagne) Celui-ci a acheté toutes mes toiles pour en faire une exposition! Une soixantaine de réponse de refus à des dossiers de projets concernant le 1 pour cent ( commande publique) disant combien mon travail les intéressaient, mais combien ils regrettaient de ne pas pouvoir donner suite! Laurent Hunzinger
221 De: 11/24/2011 6:59:01 PM vivre avoir vendue une toile "création du monde" la matin du 11 09!!! l incompréhension et le sentiment de solitude en rapport à la difficulté de survivre financièrement isa isabo
222 De: 1/28/2012 6:25:23 PM Je n ai jamais osé être un artiste, et je suis d abord devenu ingénieur informaticien. Une activité qui m a permis de me nourrir facilement, mais qui était insuffisante à ma vie. Pour «vivre», j ai très tôt ressenti la nécessité de créer, de modeler, de fabriquer. Maintenant j ai associé l informatique à ma création, mais je n ai toujours pas de métier? JEAN ISNARD
223 De: 1/16/2012 9:07:27 PM Lorsque l'on répond à ce que l'on fait dans la vie par "je suis artiste", immédiatement et la plupart du temps et quelle que soit la réponse, se bouscule nombre de questions. La question de savoir si c'est alors un métier fait polémique, car il serait tout aussi possible de le voir comme une persévérance, une manière d'être personnelle ou sociale, qui se pose en termes de rémunération, visibilité, envies et désirs compliquant le tracé des réponses acceptables (envisageables). Du point de vue de ses activités, ce qui est justement intéressant, c'est la façon dont l'activité de chaque artiste à la fois définit et réinterroge dans le temps cette même pratique en s inscrivant dans un contexte plus large, social, économique Nous pourrions parler ici de plasticité de l activité même se rangeant sous la dénomination «artiste». Dans un deuxième temps et plus spécifiquement en tant que métier, c'est une activité qui a évolué en société avec ses formes de rémunérations et représentations, jusqu à peut-être en multiplier les rôles possibles, entre l artiste-commissaire, l artiste-gérant de galerie, l artiste-responsable de projet. Être artiste implique aujourd hui un appareillage administratif et communicationnel : on parle «book, pdf, site internet» Enfin, et surtout peut être le plus important c est l interaction des ces deux champs, pouvant ainsi travailler la marge entre une réponse et ce que cela peut être dans un certain contexte économicosocial. Cela m évoque une discussion où plusieurs artistes réunis à un vernissage abordent justement les implications purement administratives et relatives à l activité «d être artiste» aujourd hui, car lorsque l on postule à des appels à projets, c est alors la porte ouverte à la paperasse, la rédaction de textes, l archivage des projets, ceux-envisagés à venir, le rôle social que l on souhaite y jouer Bref le tout dans une belle compression de moins de 5Mo avant le Et nous rions en évoquant le fait d être «la génération des artistes PDF» Cette anecdote est à la fois une des plus heureuse et des plus difficiles qui soit pour moi liée à ce métier. sabrina issa
224 De: 12/2/ :49:24 PM Ce métier n'est pas un métier comme un autre, il n'y a pas d'école pour devenir un artiste mais c'est plutôt un état d'esprit. Je n'ai pas d'anecdote particulière mais je suis plutôt heureuse de faire ce qui me plait dans mon expression parce que la création est un mystère, et, heureusement certains tenteront encore d'en soulever le voile. En ce qui concerne les difficultés, c'est surtout le manque de visibilité auprès du public qui est la plus cruelle, les liens et les réseaux n'existe pas vraiment, et sans cette possibilité il est difficile de pouvoir vivre de ce métier. Isabelle ISTE
225 De: 12/6/ :03:31 PM Pour moi, un métier implique de suivre un apprentissage auprès d'un ou plusieurs maîtres, ou éventuellement dans une école, pour apprendre un ensemble de savoir- faire qui seront plus ou moins utilisés ensuite; à mon avis, ce n'est pas vraiment le cas des écoles des Beaux Arts, sauf pour quelques assistants ou suiveurs d'artistes établis. Si l'on demande à un artiste quel métier il fait, beaucoup de gens comprennent qu'il est dans les arts "vivants" ou dans les plastiques, s'il se dit plasticien! Pour moi, être artiste est un mode de vie très personnel, qui implique d'avoir fait des études, des recherches nombreuses, et qui n'arrête jamais de progresser dans la voix qu'il se trace. Mon meilleur souvenir: c'est une exposition que j'ai faite à Fort de France, dans le cadre du festival d'été; On m'avait alloué un grand espace couvert dans le parc de la ville, j'ai pu y réaliser des installations,en utilisant beaucoup de matériaux cru, en outre j'avais eu droit à une émission à la télévision locale. Je n'ai jamais eu autant de succès : plein de visiteurs y venaient chaque jour, m'apportant des cadeaux de la nature, que j'intégrais dans mes installations; même des chenilles y sont entrées, et s'y sont chrysalidées! Nulle part ailleurs, mes oeuvres n'ont attiré autant de monde, et ont été aussi bien comprises. Mon pire souvenir: J'étais invité à exposer dans les combles d'un château limousin; j'avais choisi d'écourter ma présence à une expo à Istambul, pour participer à l'accrochage, comme on me l'avait fortement demandé. Heureusement, car "l'organisatrice" était particulièrement désorganisée; j'ai dû l'aider et presque la remplacer pour l'accrochage des oeuvres d'autres artistes ( en trois lieux différents). Rien ne s'est vraiment bien passé, et quand j'ai voulu récupérer mes oeuvres, c'est après nombre de courriers et même de menaces qu'elle me les a fait parvenir, emballées à la diable, déchirées, abîmées de toutes les façons possibles, bonnes à jeter... Guy Jacqmin
226 De: 2/9/2012 1:44:31 PM Artiste peintre, ce métier est pour moi un plaisir et une chance inouie car ëtre créatif me permet d'être libre! et d'exprimer mes émotions, de les partager à travers le toile et de scuciter des réactions, d'autres émotions chez les personnes qui regardent et s'interressent à la peinture, TRès jeune j'ai admiré peintre qui était un grand monsieur et qui avait beaucoup de talent, il a étté mon professeur et a su me donner l'envie de devenir peintre, Ce métier demande un total engagement et beaucoup de patience et de confiance dans sa capacité à garder son envie de créer! un jours lors d'une expo de village, un participant, peintre lui même m'a demandé si c'était moi qui avait peinds ces toiles? il me dit "c'est du barbouillage", venez prendre des cours avec moi..."bref le mr très sur de lui n'a pas du tout pris le peine de me ménager et était aveuglé par son Ego surdimentionné,mais il m'a permis de me rendre compte que rien ni personne ne peut juger de votre travail, seul compte le chemin que vous emprunter pour faire ce que vous avez à faire. ET surtout être vrai dans ses intentions, cela ne peut que transparaitre dans la toile! Bref ne pas se laisser influencer par qui que ce soit, et suivre sa voie! sandrine jarrosson
227 De: 2/2/2012 5:57:43 PM "Apprendre à détourner les yeux de soi-même pour voir beaucoup de choses, -cette dureté est nécessaire à tous ceux qui gravissent des montagnes." Zarathoustra, Friedrich Nietzsche. Est-ce qu'on choisit d'être artiste? J'ai été amenée sur ce chemin ardu sans vouloir ni titre, ni statut. C'est une activité dont la finalité n'est certainement pas l'argent. Elle crée une relation, un lien au monde, à la société. De l'obstination, de l'expérience, du savoir-faire, du temps, mais jamais l'assurance de gagner quelques subsides. Se dire artiste? C'est agir avant tout. C'est faire de sa vie un projet, c'est résister, regarder autrement, prendre le temps de regarder, de rêver, d'être lucide. Alors, artiste "social", entrepreneur, autodidacte, peintre du dimanche, officiel, invisible? Insaisissable peut-être, est-ce cela l'artiste, celui qui s'nscrit dans un chemin peu rassurant, inconnu, pour défricher une zone à l'intersection du dedans et du dehors? Celui qui transforme ses jours et de ses nuits en une occupation, une préocupation qui s'inscrit dans la forme et la matière? Celui qui, selon un ami, "voudrait disparaître chaque jour sauf quand il travaille"? Celui qui a l'exigence suffisante pour se remettre en question et rompre? Celui qui a suffisamment d'énergie pour renaître, expérimenter, inventer...? Celui qui n'oublie pas l'enfant qu'il a été? Celui qui se donne vraiment les moyens de travailler? Quitte à avoir d'autres occupation, rémunérées celles-ci, ou alors d'être un fin stratège? En quoi décide t'on, une fois les choses amorcées, un territoire reconnu? Rassembler des fragments, associer des visions, faire confiance à ses intuitions, être à l'écoute de tout tremblement, frémissement, construire au jour le jour dans l'indicible de la matière, avec parfois en prime l'étonnement déjà à soi-même, des instants lucides, révélateurs, éblouissants parfois pour entrevoir une ligne claire dans sa propre confusion. Celui qui toute sa vie répète le même objet, choisit-il de prendre le chemin le plus aisé pour créer sa propre mythologie? Est-on le même à vingt ans, à trente, cinquante ou quatre-vingt? Ils sont curieux ces objets monolithiques ; hypertrophie d'une signature, refus inavoué de la mort, dans un monde masculin dominant? S'agit-il d'imposer son image, sa signature, son style, d'aller jusqu'au bout d'un épuisement de la forme dont on s'alimente, qui finit par nous créer aussi, s'agit-il d'éprouver sa capacité, de repousser ses limites? Une fois identifié, ce territoire devient-il une cage où l'on se livre au jeu des légères différences, de la variation? Et l'artiste, s'il atteint la reconnaissance institutionnelle et le marché international, est-il encore capable de rupture au sein de son travail? N'est-il pas assailli d'influences, de contraintes, de celles aussi qui donnent du sel à l'existence? Le milieu, celui de l'art, quelle influence a-t-il sur le comportement des artistes? Stimulant, énergique, exclusif et déprimant tant la valeur primordiale est celle de l'argent. Quel est le rôle des intermédiaires, critiques, conservateurs, directeurs de centres d'art, inspecteurs, commissaires? L'artiste a du mal à se couler dans le moule des formulaires, à répondre démarche claire, quand tout est pour lui à venir. Alors, sous influence l'artiste? Son rôle n'est-il pas alors "d'en être conscient et de se détourner des chemins tracés (WG). L'art social, comme on dit, prétend servir des valeurs éthiques, lorsqu'on s'affiche dans la rue ou que l'on met la rue dans la galerie. Non, l'artiste n'est pas coupable. Il n'a pas à jouer les animateurs sociaux, il n'a rien à prouver, au mieux peut-il éviter d'être un courtisan asservi "aux canons et principes d'une partie seulement de la société, éviter de créer pour un microcosme que décrit Witold Gombrowicz dans Ferdydurke : un groupe réduit de spécialistes et d'esthètes, un microcosme gros comme le petit doigt, qui pourrait tenir tout entier dans une salle de café, se remue en vase clos et produit des postulats de plus en plus raffinés. Bien pis, ces goûts ne sont même pas authentiques : votre construction ne plaît qu'en partie à ces gens, ils préfèrent pour une plus large part leur propre science en matière de constructions. L'artiste doit-il faire tant d'efforts en ce domaine pour que le connaisseur puisse étaler ses capacités?
228 L'art n'est-il pas dérangeant, troublant, dans le sens où il naît d'une nécessité intérieure, ne provoque-t-il pas l'éveil même avec d'infimes moyens? Il ne s'agit pas de l'expression de soi mais bien d'une tentative de le mettre à distance pour gagner d'autres rives. En ce sens l'art agit au sein de la société, est porteur d'enjeux politiques, même dans les marges, souterrainement, secrètement. L'art ne crée-t-il pas avant tout de l'intime, des liens de sensibilité, de pensée, des communautés, qui produisent aussi des chapelles, des clans, des réseaux? Ouverts ou fermés? Il existe certainement des passerelles inédites Dandy, esthète, peintre, artiste sans œuvre, travesti, sculpteur, performer, artiste de rue, artiste plasticien Les catégories et classifications sont un habit trop ajusté pour celui qui, lucide, rêve éveillé. Le jour du DNSP, voir le jury se faire agressé par les autres postulants parce que vous avez reçu les félicitations Recevoir le coup de fil d'un artiste avec qui vous avez exposé et qui vous dit que votre dessin acheté par le FNAC va rester au fond d'une cave Recevoir un galeriste qui vous a demandé un rendez-vous et en arrivant dit : Je suis pressé Recevoir un galeriste qui vous dit : le noir et blanc, c'est bien, mais ce serait mieux en couleur Recevoir à l'atelier un directeur de musée excédé parce qu'il a passé deux heures dans les embouteillages Recevoir une longue lettre d'une inconnue que votre travail a touché. La première fois que AAA est venu à l'atelier et n'a rien dit Etre invitée à passer une semaine à Gand dans une grande maison vide à faire des interventions en compagnie d'autres artistes, festoyer, faire de vraies rencontres Ma rencontre avec AAA et tout ce qui a suivi, échanges, expositions, soutien pour entre autres mon séjour au Vietnam, discussions, engueulades, création de la revue Area, rencontres d'autres artistes, de personnes tout azimut La confiance que m'a accordée Lionel Michaud pour réaliser une exposition ambitieuse à l'abbaye de Saint-Riquier Christine Jean
229 De: 1/4/2012 4:23:57 PM Sur mon site je parle du métier d'artiste peintre et de mes recherches sur les médiums des Maîtres du passé en tant que peinture. On a fait disparaître depuis 1975 dans les écoles des Beaux Arts...la notion de métier,de peinture et de dessin. On ne peut plus juger une oeuvre d'art sans métier. (Art=artisan);on a remplacer l'oeuvre d'art par des mots.ce sont les plasticiens qui ont le pouvoir actuellement dans les écoles.il n'y a plus de peinture en tant que Art.Il a t-il aujourd'hui de l'art? la plus heureuse? voir sur mon site Ma rencontre avec Monsieur Marty quand j'étais en 5ème au collège Pasteur à Montargis. Mes 4ans de perdu au beaux arts de clermont-ferrand pour un travail reconnu au niveau international. Difficulté de ce métier: Discrimination des peintres au beaux arts de Clermont-ferrand et à son frac "défense d'entrer" au vernissage d'une exposition d'art moderne. jean françois schembari
230 De: 1/11/2012 5:34:23 PM Une nécessité, une aventure intellectuelle, une activité qui permet de riches rencontres. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour essayer de devenir contemporain. La plus heureuse: en 1991, à la Fiac, ma galerie avait tout vendu. J'étais sur le stand au moment des ventes... mais avec interdiction de parler aux acheteurs! La moins drôle, mais pas la moins révélatrice: en 1979, invité à Castres, à exposer mes premières images numériques, avec des artistes parisiens, les organisateurs jugeant que le numérique ne pouvait pas être de l'art, m'avaient réservé un mur dans le couloir menant aux WC. Aujourd'hui, je viens d'exposer à nouveau des créations numériques, à Paris, j'ai eu droit à un article dans la presse nationale. Mais ça n'a pas empêché que certains viennent m'expliquer gravement qu'il sont les pionniers, ayant 5 ans d'expérience dans ce domaine CLAUDE JEANMART
231 De: 2/2/2012 7:11:00 PM c'est la recherche et l'expérimentation: je me considère comme chercheur en Arts plastiques des enfants dessinant devant mes toiles dans une galerie. De m'être fait "engueuler" lors d'un vernissage pour mes nouvelles toiles qui ne plaisaient pas à la propriétaire du lieu. stephane jolivel
232 De: 1/5/2012 4:53:40 PM Je pense qu'un métier celà s'apprend. Artiste, c'est une aspiration à la création et ensuite on apprend pour canaliser ses savoir-faire. Artiste c'est s'exprimer dans son propre langage et rencontrer l'autre qui va comprendre ce langage. Le bonheur quand le FNAC m'a acheté une oeuvre. Difficile de se faire refuser dans la sélection d'un salon. josette Jomaray
233 De: 1/15/2012 3:52:48 PM dessinateur,peintre graveur sculpteur,historien de ces arts je ne peux pas narrer une vie entière dans un espace aussi restraint jean pierre jouffroy
234 De: 1/16/2012 2:09:38 PM Je suis 'Acteur, Comédien & Animateur pour Tous Publics'[ACATP]. Bonjour, L'incarnation d'un personnage pour transmettre le message, le texte ou restituer le simple positif d'être 'En Vie', nécessite toujours une indispensable et inévitable communication complète pour parfaire l'efficacité du 'Rôle à Interpréter' [RI]. Dans ce métier de l Authentique, c'est d'abord à ce niveau là, que peut survenir l'éventuelle difficulté. Ce n'est toutefois pas obligé ni systématique, fort heureusement... C'est d'ailleurs dans la vérité et la sincérité des propos échangés entre les parties en jeu, que la véritable 'Harmonisation- Professionnelle' [HP] peut s'opérer. Professionnellement Votre. R.Jouffroy Romain Jouffroy
235 De: 12/3/2011 6:43:45 AM A travers les expositions que j' organise, le public passe des moments agréables, à en juger ce qui est écrit sur le livre d' or; et ce que reçoit le public est je pense, la première de mes satisfactions.au même titre que les chômeurs, nous devrions percevoir un petit revenu fixe en échange d' un certain travail fourni, ce qui aurait comme bénéfice de nous rendre plus indépendant, vis à vis d' un compagnon de vie ou d' un travail rémunéré qui grignote sur le temps de création. Quand j' ai terminé l' installation d' une expo et que je vois des personnes réjouies de mon travail, je sens que la communication passe par des canaux autres que la parole. c' est peut-être mieux que de vendre? la difficulté, c' est ce que j' ai évoqué dans le cadre au -dessus. L' artiste, quel qu' il soit, parce qu' il intervient dans l' économie ( achat de matériel, location de salles) doit être reconnu comme tout citoyen. Il participe pleinement à la vie quotidienne et donne la note de rêve dont le monde a tant besoin. jocelyne Jourdan
236 De: 12/5/2011 8:30:19 AM Ce métier recouvre plusieurs aspects, hors des clichés couramment rebattus. C'est avant tout une volonté de vivre de son travail, en disposant de sa création comme on le désire, même si la réalité oblige à faire des concessions. Pour ma part, mon temps se partage entre commandes privées et publiques, expositions en galeries de mon travail personnel et encadrements d'ateliers de pratique artistique (stages, etc.). La difficulté réside dans le fait de marchander sa création mais ces ventes sont nécessaires -pour manger bien sûr!- pour pouvoir se retrouver à nouveau dans le besoin de créer. Des particuliers m'ont confié la réalisation d'une peinture murale sur les 4 murs de leur salon, avec une quasi carte blanche! J'ai encore trop peu de "carrière" pour avoir eu le temps d'être réellement déçu ou en grande difficulté. Pourvu que ça dure!!! Pierre JOURDE
237 De: 1/21/2012 9:07:58 AM Pour reprendre une formule existentialiste "on ne nait pas artiste on le devient" être artiste, ce n'est pas seulement de l'inspiration, mais de la transpiration, un mélange alchimique, de patience, d'apprentissage, d'esquisses et d essais renouvelés, de sa volonté de recommencer et d'aller plus loin, de ses recherches et sa curiosité insatiables, pour ce nourrir de petites choses comme un simple brin d'herbe, par exemple, qui peut devenir un grand projet. pour ma part être artiste c'est trouver ça propre identité, son reflet propre dans un monde qui est commun à tous et partagé avec d'autres. le passé me construit, le présent me fait agir, le futur m échappe. Actuellement dire qu'on est artiste, et parfois compris comme "être présomptueux", alors que pour ma part c'est une richesse, un partage, des échanges. c'est une grande histoire entre soi, le monde dans lequel on est inscrit et les autres. ce qui me rend le plus heureuse, c'est lors de mes expositions, Lorsque je vois l'émotion de certaine personnes sur mon travail et ces instants magiques, ou ils me parlent de mon propre travail en les retranscrivant avec leur mots, leurs sens, leurs émotions et leurs perceptions. Et à ce moment là je sais que l œuvre qu'il regarde dont il me parle, ne m'appartient plus et qu'ils se sont appropriés l œuvre à un instant de leur histoire personnelle... Et quant il parte avec le tableau, je sais qu'il va vivre et se poursuivre dans une autre histoire de vie... ces moments là sont magiques. La difficulté de ce métier n'est pas trop personnelle en faite, mais plutôt lié au marché de l'art et ces enjeux, qui font un peu la pluie et le beau temps de la côtes de l'artiste, ou parfois j'ai l'impression qu'on devient un tapis sur lequel on mise, va ton devenir un tapis "bon marché" ou un tapis persan sur lequel on mise. et dans ce cas là en tant qu'artiste il faut s'entourer de stratégies de communication, ou l'histoire personnelle de l'artiste à parfois plus d'importance que son travail propre. Ou il faut racontez des histoires de notre histoire. Tous ne sont pas comme ça bien sur, mais trop à mon goût... florence joutel
238 De: 12/5/ :08:22 AM Devenir mosaïste, c est avancer à la fois dans l art et dans l artisanat. L artisanat parce que la mosaïque fait appel à des techniques précises qui ne procèdent pas directement de l imaginaire. Quant à la dimension artistique, elle provient des aspects esthétiques et plastiques de la mosaïque, c est-à-dire du choix des formes, des mouvements, des couleurs utilisées et de la représentation figurative ou abstraite. Si le traitement de la matière, la coupe, le collage, le jointoiement constituent des phases concrètes de réalisation qui obéissent à des règles fixes dont l ensemble forme le métier, l image et sa composition relèvent en revanche de la subjectivité et de la créativité du mosaïste. Le dessin en grand, d après lequel la mosaïque sera réalisée, et que l on nomme carton, comme pour une fresque ou une tapisserie, fait d abord appel à la création artistique. Les techniques interviennent ensuite. C est pour ces raisons que j ai choisi de devenir mosaïste. Ce métier, manuel et artistique tout à la fois, se présentait à moi comme l opportunité une fois acquises les techniques de base de progresser sans cesse et de tendre durant tout une vie vers le beau. Le mosaïste se situe alors dans une tension entre la satisfaction de créer et le besoin de pousser toujours plus avant la recherche et l expérimentation. Les matériaux utilisés en mosaïque constituent une palette dont l usage est assez semblable à celle du peintre. Le mélange des tesselles est aussi un mélange de couleurs. Ici la matière est solide et doit être taillée, brisée puis collée au lieu d être étalée. Pour le reste, les options esthétiques ne diffèrent que très peu de celles prises par le peintre tout au long de l élaboration de son tableau. La tesselle est à la mosaïque ce que sont le pigment et l huile de lin à la peinture. Anedocte la plus heureuse (parmis d'autres!). Participation de 100 enfants à la réalisation d'une mosaïque de 4m². Y participaient 50 enfants "ordinaires" et 50 enfants "extra-ordianaires" (trysomiques). Les enfants tavaillaient par groupe de deux. Un enfant extra ordianaire et un enfant ordinaire. Le but : respecter la différence. S'entre aider. La mosaïque finale a été un grand succès. Celle qui marque le plus la difficulté: Vendre ses oeuvres Catherine JUGE THOUROUDE
239 De: 2/7/2012 6:29:34 PM peinture dessin je ne sais pas... Ján Juhaniak
240 De: 12/22/2011 7:26:14 PM Je suis artiste émergente, mais je ne peux pas encore vivre de mon art car il est difficile de percer dans le milieu artistique quelqu'il soit. Je suis donc aussi professeur d'arts plastiques en collège. Mon meilleur moment a été de me retrouver dans mon atelier face à la source d'inspiration, une sensation sans égale tant elle est forte et intime. Alors j'ai réalisé qu'elle était inépuisable, mais seulement si je croyais en elle et que je la laissait venir à moi.depuis, je ne cesse de produire. Pour moi, la difficulté de ce métier, c'est d'atteindre le regard de l'autre. L'anecdote quiq montre la difficulté de ce métier : C'était lors d'une exposition à Biarritz. Le lieu était superbe sur le front de mer, mais il pleuvait ce jour-là, et je n'avais ammené que de lourds et grands tableaux en bois... je n'ai fait que les bâcher, puis débacher...montrer,cacher, montrer,cacher...ainsi de suite tout au long de cette journée! Puis pour couronner le tout,au moment de ranger, sous la pluie, j'étais seule, et c'est sous le regard de vigiles que j'ai dû faire 10 allers-retours emplacement/voiture chargée de grands tableaux sans que jamais personne ne me propose son aide...cela a été ma dernière exposition en extérieur.il faut en passer par là, mais je refuse d'être prise pour un vendeur de marché. Christelle Julia
241 De: 12/8/2011 3:11:13 PM pour moi être artiste est un destin ; créer, créer; créer... - l'expression sur les visages quand on regarde mes oeuvres et créations - la première vente des mes dessins et peintures quand j'avais 19 ans - l'indifférence et l'ignorence de l'art en général - justifier et expliquer mes créations - l'art est devenu un business et les même sont toujours sollicités anita kallio
242 De: 1/28/2012 6:10:55 PM Moi je peins pour protester contre la mort. Rien que ça! Ce n'est pas vraiment un métier ---- Et puis en plus ça ne marche pas. Mes protestations restent vaines Mais comme le dit Cyrano de Bergerac "c'est bien plus beau lorsque c'est inutile!" Le plus heureux c'est quand je peins. Le plus difficile -----montrer. Hazel Karr
243 De: 12/3/2011 9:43:35 AM Le métier de sculpteur/plasticien est pour moi un combat continu, parce que le métier est directement lié à la passion de créer et les cironstances quotidiennes sont telles qu'on est obligé d'être au même temps créateur, manager et promoteur. Malgré cela, je ne vie pas de ma création, loin de là; une bonne partie du temps étant absorbé par des cours et leur préparation. Je suis convaincu de l'intéret de la communication, surtout avec des enfants et des jeunes. J'essaie de monter des projets participatifs en ce moment. Au même temps je ressent de la frustration de ne pas pouvoir (oser) me donner à 100% à la sculpture. Une anecdote heureuse? Le projet "sculpture dans la cour" dans une maternelle a donné des situations très intéressantes. En travaillant un totem en bois pendant plusieurs semaines dans leur cour d'école les petits élèves se rendent compte du temps passé et s"émerveillent. Ils posent énormément de questions et mettent volontairement la main à la pâte. Et il y a des institueurs/- trices qui permettent un travail réel de création/éducation du regard. Une des plus grandes difficultés est de se faire prendre au sérieux: dans une discussion avec une élue municipale pour demander un droit de monstration pour une exposition de nos oeuvres pendant 5 mois en extérieur la réponse était: "...mais vous faites ça pour votre plaisir, n'est-ce pas?" (phrase dite mot-à-mot!). Comment changer la mentatlité des dirigeants? Ellès KATTAR
244 De: 1/16/ :56:52 AM L'art est un impouvoir. Notre société est fondée sur des pouvoirs. Les artistes en sont les otages. Ils sont nommés tels par certains membres de la société selon une théorisation du mimétique: LA COM. IL y a quelques regards plus profonds qui m'ont fait vivre, et que je salue ici comme des veilleurs au même titre que certains artistes. J'ai déposé toute mon archive à l'imec en Septembre 2011.Mes textes, Journeaux,Correspondance, Articles critiques,catalogues, livres d'artiste de 1960 à C'est dire que je pense avoir une oeuvre à protéger et des chercheurs pour la découvrir. "Les artistes ouvrent les esprits et les frontières", selon Pierre Sauvageot dans un article du Monde du 14 Janvier Je suis une actrice particulière des langages visuels.je crée quelque chose Ce mot parce que personne ne m'a demandé de faire. Selon mes certitudes propres, cela me semble toujours une invention par rapport aux préjugés et aux formes établies. Je garde souvent longtemps avant d'en être sûre.sinon,je détruis. Je possède un "métier", sûrement. A quoi serait -il dû? A des années de pensée, de rencontres importantes,de travail technique. A un apprentissage très particulier,le plus long à intégrer, de savoir flotter au-dessus de beaucoup de savoirs partagés, dans des domaines très différents,pour accéder à une sorte de "deuxième vue" qui m'est propre. Comment reconnais-je que c'est une "deuxième vue"? Je ne le sais pas toujours.j'assume cela seule. En ce moment (Janvier 2012), je suis plutôt chômeuse comme les autres, mais pas comptée dans les statistiques. Je pense monter une "SCOP" avec d'autres artistes. Si certains lisent ce petit mot, ils peuvent m'écrire. Pierre Sauvageot a écrit dans le Monde du 14 Janvier 2012 une exhortation au Ministère de la Culture: "trop d'artistes comme on le dit sous le manteau? Plutôt trop de frais autour de l'artistique". "Jamais les contraintes n'ont été aussi lourdes"...et plus loin : "...les artistes ont une inextinguible soif d'ailleurs..l'art et la culture ne sont pas les souvenirs vieillots d'une France obsolète...les artistes donnent des lectures du monde." L'anecdote la plus heureuse fut lorsque je reçu le 24 Avril 202 la lettre de Madame Simone Veil me disant que mon oeuvre devait être connue des jeunes générations et qu'elle, Présidente de la Fondation pour La Mémoire de la Shoah m'allouait une subvention si je trouvais un lieu pour exposer mon Installation "Personne en témoigne pour témoin, chemins", en hommage à Paul Celan. Le pire fut lorsque je me rendis compte, qu'il me fallut 6 ans recherche pour trouver ce lieu, qu'en 2003 l'espace quqi fut, au 7 Rue des Gra Michèle KATZ
245 De: 1/23/2012 6:26:57 PM Tout d'abord, je fais mienne la définition du dictionnaire Larousse: " profession caractérisée par une spécificité exigeant un apprentissage, de l'expérience Choisir, apprendre, exercer un métier." Je pratique la calligraphie en écriture chinoise, la rigueur et la répétition que cela recquiert me conviennent, et c'est un bon guide pour la peinture. Au moment où je prends le pinceau, tout se transforme dans l'acte de juste déplacer un pinceau sur un support, tout se clarifie, tout trouve sa place dans l'œuvre, mais aussi dans la vie, tant dans les pensées que dans la vie pratique; cela reste un merveilleux mystère dans ces instants je vis pleinement ANECDOTE LA PLUS HEUREUSE l'arrivée d'une couleur bien choisie, la vie d'un trait, m'offrent une grande joie, comme des amis qui me rendraient visite, je souris, parfois je ris ou chante, personne n'est là, il n'y a aucun échange, mais il arrive que cette musique intérieure, la poésie qui l'accompagne me fassent danser. J'ai, à ce moment-là, l'impression d'accomplir un acte essentiel de la vie CELLE QUI MARQUE LE PLUS LA DIFFICULTÉ DU MÉTIER - développer sa sensibilité, et se retrouver débordée par elle. - prendre une feuille, tracer, dessiner, peindre encore, et encore et être envahie de papiers administratifs à remplir encore et encore. - s'ouvrir au monde, et devoir s'enfermer pour travailler. - sortir des cases, des définitions dans lesquels on nous inscrit en permanence et rester libre. Claire Kito
246 De: 12/6/2011 7:29:27 PM Oui,être artiste est un métier, mais l'artiste est aussi un créateur. On devrait être un bon artisan. La capacité d'exprimer nos idées et nos sentiments dépend beaucoup de la maîtrise de nos moyens d'expression. Cependant, je pense que la création est même plus importante que l'aspect artisanal. C'est un privilège d'être artiste. Je pense q'on voit le monde avec un autre regard que les "nonartistes", par exemple,les financiers. Quel plaisir d'être un artiste! Je pense que la plus heureuse, a été une grande rétrospective de ma peinture au Musée des Augustins à Toulouse. C'était en Le plus difficile c'est le quotidien de l'atelier,et de sentir que j'ai fait un tableau réussi. Mel Klapholz
247 De: 1/31/ :34:16 AM C'est une passion bien sûr, mais c'est aussi plus que ça. C'est une recherche permanente qui vous habite entièrement, une raison de vivre et de vivre bien. Prendre la décision d'être artiste a été pour moi une évidence, et les difficultés liées à ce métier, dont j'étais forcément consciente, ne m'ont pas fait hésiter une seconde dans mon choix. Car à ce moment-là je suis devenue pleinement consciente, et pour toujours je pense, que ce n'était pas qu'une histoire de passion, mais de nécessité, presque vitale. Quasiment une question de vie ou de mort! L'histoire la plus heureuse est certainement le jour, un jour comme tant d'autres, où je marchais près de chez moi. Ce jour-là pourtant, les arbres autour de moi devinrent des formes graphiques magnifiques, une sorte de "rencontre" artistique très intense, qui a débouché sur mon travail actuel, en dessin et en peinture. Une de celles qui marque le plus la difficulté de ce métier, c'est sans doute celle de ce conseiller de l'anpe qui me demanda un jour si je dessinais 35 heures par semaine... Elle représente ce qui, pour moi, est le plus difficile à supporter: une certaine ignorance, indifférence vis-à-vis du fait d'être artiste, que beaucoup de gens considèrent comme un simple loisir et certainement pas, justement, comme un "vrai métier". Annabel KLEIN
248 De: 1/5/ :09:50 PM Tout d'abord un choix particulier: sans concession. S'autoriser à dire, faire, montrer, en transcendant le réel ou en le sublimant par les moyens de son choix aussi et sous toutes ses formes, son désir, ses questions, ses fragilités, ses errances, ses certitudes et ses tergiversations. Déranger. Vivre libre, au jour le jour. Mais cela a un prix, et il est quelquefois lourd à porter. Celui de la méfiance et de la suspicion pour certains, mais aussi de la séduction et de la complicité pour d'autres. Chaque achat, même modeste, est un véritable bonheur parce qu'une reconnaissance et qu'il n'y a pas de "petit bonheur". Difficulté? J'ai reçu la visite, il y a longtemps, à l'atelier, d'un conservateur d'un très grand musée parisien. Il avait repéré mon travail sur dossier, sans plus d'informations. Arrivé devant moi, il fut tout d'abord étonné mais surtout déçu."je pensais qu'il s'agissait d'un homme"! Il est néanmoins resté un bon moment à commenter, très professionnellement et positivement mon travail. Au moment de partir, sans plus de précision de sa part, je le questionnais sur une suite à sa visite. Réponse:"Je vous ai entretenue de votre travail en tant que conservateur mais je n'en suis pas moins un homme et à ce titre là, je dois vous dire que vous me plaisez beaucoup. Je vous propose donc une dinnette un soir chez moi et on en reparlera." Vous me connaissez? Non! Je n'ai pas donné suite à ces avances. Ce furent les premières mais...pas les dernières!!! KLICLO
249 De: 2/1/ :31:14 PM Métier : Google Custum Search Définition et synonyme : activité, profession, carrière, travail, boulot, job, gagne-pain. Je suis sculpteur... mot obsolète!!! Quand vous avez appris dans un atelier le métier, il faut surtout oublier pour créer le votre, votre écriture propre, et là vous pouvez vous perdre ou vous sauver. A vous de jouer. Jouer votre vie et votre carrière. Ce sont les techniques nouvelles qui se surajoutent. Artiste : google search Un artiste est un individu faisant une oeuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autre la créativité et la poésie. Un artiste, mot galvaudé, passe-partout, un sculpteur sculpte. Flaubert écrit un musicien compose. Ce n'est pas une annecdote la plus heureuse ni la plus difficile : un dialogue entre trois grands musiciens : Mauricio Pollini, Claudio Abbado et Luigi Nono : dans un café à Vienne ils discutent et se demandent "qu'est ce que la musique?" ils arrivèrent à la conclusion : "la musique c'est quand elle est musicalement juste". Arriver au trait juste à ce plastiquement juste, ce moment magique. Gerard Koch
250 De: 1/27/2012 6:00:02 PM Pour moi, le métier de sculpteur, c est un peu comme le métier de prêtre, de curé ou de rabbin. Je suis rentré dans l art comme on entre en religion. Entre passion, croyances dans son destin d artiste et l appel mystique. Le Parallèle ne s arrête pas là, en Art comme en religion il y a un Pape des cardinaux et des petits curés de campagne. Pour qui a la foi en sa création c est la création qui compte et pas le statut du créateur. Mon meilleur souvenir c est la réalisation d une sculpture monumentale à Thasos avec le marbre magnifique du même nom, J avais la hantise de ne pouvoir terminer dans les trois semaines imparties et je sculptais sous un soleil de plomb dix heures par jour galvanisé par l ouvrage. Finalement j ai terminé deux jours avant la fin de mon séjour. Quelle joie ce fût alors!!! Mon plus mauvais souvenir c est le jour d un vernissage prévu de longue date, avec carton d invitation buffet etc et tombé en pleine grève générale des transports, grêve qui a duré plusieurs semaines, à par les invités voisins ce fût une bérézina. les ventes étaient plombée à zéro et le plus difficile pour un artiste c est de vivre de son art ou plutôt d en survivre. jacky kooken
251 De: 1/14/2012 2:16:42 PM Ma réponse comporte deux éléments : la culture et l art : a/ La Culture : Si nous parlons de la profession, j existe et je vis dans la société en temps que l artiste de métier en payant les cotisations de sécu et pour ma retraite. (Déjà 153 trimestres.) Ainsi L Etat c est à dire le pouvoir reconnaît mon statut et m autorise ou m encourage d exposer dans ses espaces dans les divers programmes «culturels». Mon existence quotidienne et ma carrière sont officiellement soumises à ce métier lié à la culture. Notre métier est donc reconnu socialement. b/ L Art : Artistiquement je suis lié à quelque chose qu on nomme «l Art». Certains artistes considèrent cela comme une sorte de vocation, comme un chaman ou un toubib vivant que pour l art. Cette existence exige d une manière intrinsèque la notion de la liberté. L art ne peut pas exister sans cette liberté. Sans elle nous ne pouvons en aucun cas s abandonner à la création. L artiste risque sa vie au nom de cela liberté de la création car cela implique la responsabilité intellectuelle et physique. Cette responsabilité peut conduire jusqu au podium du succès ou devenir un cauchemar de la déportation dans un camp de concentration ou d un goulag. Difficile donc de parler du métier. C est une rencontre avec un chaman en Arizona qui m a fait vraiment comprendre Le sens de l art. Nous discutions à propos de «l image» qu il était en train de réaliser dans le désert, une sorte de mandala faite des sables multicolores. J essayais de saisir le sens d une œuvre si fragile et si éphémère Il aurait suffit d un peu de ciment pour la rendre indestructible. Pour me répondre il a ponté du doigt la trace séchée de la peinture écoulée sur un de mes tableaux : c est cela l»art, la création.quand la peinture est en train de couler. Après, une fois le tableau terminé devient un objet fini sans intérêt Le processus de création est plus important, laissons «l œuvre» aux autres. Et c est là qu une vraie confrontation de l œuvre avec le public commence. Souvent cela implique quelques difficultés de perception, de compréhension, parfois la haine et le rejet. Cette lutte quotidienne avec l incompréhension, présente tout au long de notre vie d artiste peut ternir parfois la satisfaction d une œuvre réussie ou d un succès. bogdan korczowski
252 De: 1/24/ :08:00 AM Ma réponse comporte deux éléments : la culture et l art. Si nous parlons de la profession, j existe et je vis dans la société en temps qu artiste de métier qui paie des cotisations de sécu et pour ma retraite (Déjà 153 trimestres ) Ainsi L Etat, c est-à-dire le pouvoir, reconnaît mon statut et m autorise, ou m encourage, à exposer dans ses espaces dans divers programmes «culturels». Mon existence quotidienne et ma carrière sont officiellement soumises à ce métier lié à la culture. Le métier d artiste est donc reconnu socialement. Artistiquement, je suis lié à quelque chose qu on nomme «l Art». Certains artistes considèrent cela comme une sorte de vocation, comme un chaman ou un toubib ne vivant que pour son «Art». Cette existence exige d une manière intrinsèque la notion de la liberté. L art ne peut pas exister sans cette liberté. Sans elle nous ne pouvons en aucun cas nous abandonner à la création. L artiste risque sa vie au nom de la liberté de création, car elle implique la responsabilité intellectuelle et physique. Cette responsabilité peut conduire jusqu au podium du succès ou devenir le cauchemar de la déportation dans un camp de concentration ou un goulag. Difficile donc de parler de métier C est une rencontre avec un chaman en Arizona qui m a fait vraiment comprendre le sens de l Art. Nous discutions de «l image» qu il était en train de réaliser dans le désert, une sorte de mandala fait de sables multicolores. J essayais de saisir le sens d une œuvre si fragile et si éphémère Il aurait suffi d un peu de ciment pour la rendre indestructible. Pour me répondre, il a pointé du doigt la trace séchée de la peinture écoulée sur un de mes tableaux : c est cela l Art, la création Lorsque la peinture est en train de couler. Après, une fois le tableau terminé, il devient un objet fini sans intérêt Le processus de création est plus important, laissons «l œuvre» aux autres. Et c est là que la vraie confrontation de l œuvre avec le public commence. Souvent cela implique quelques difficultés de perception, de compréhension, parfois de la haine et du rejet. Cette lutte quotidienne avec l incompréhension, présente tout au long de notre vie d artiste, peut ternir parfois la satisfaction d une œuvre réussie ou d un succès. Bogdan Korczowski
253 De: 1/17/2012 That you realize your idea and can make a living out of it, with or without money. The effect of my first project. A 24 hours project. It surpassed all my expectations. It was amazing! And also other people were interested. Drivers, cyclists, walkers, people taking the dog out, anybody in the neighborhood came to see. An architect had worked out my drawings into something complete different. And building already had started! I tried to change what was possible. After all that was the stupidest thing to do. John Kormeling
254 De: 2/11/ :32:05 AM une vocation! entrer dans son atelier pour y travailler. Moment heureux Krochka
255 De: 12/3/2011 1:07:09 PM Voir ci-dessous la copie d'un que j'ai envoyé à l'occasion de l'appel à participation à la première biennale de Beauce d'art contemporain. S'il est difficile de qualifier ce métier (car c'en est un), il est le contraire de troubadour, de bénévole et d'amuseur publique. C'est un engagement, cela signifie une activité professionnelle qui vise à donner un autre regard sur le monde dans lequel nous vivons, c'est une activité de tous les jours proche du militantisme. Ce n'est pas à coup d'anecdotes récoltées ci et là que vous cernerez le métier d'artiste actuel, vous ne ferez que reproduire des clichés néfastes et des histoires inutiles. La difficulté de ce métier commence déjà par le fardeau des idées reçues qui sont hélas relayées par beaucoup de médias. Madame, Monsieur, bonjour J'ai pris connaissance de votre appel à participation pour la première biennale d'art contemporain en Beauce, et je vous en félicite, d'autant plus qu'elle est tournée vers les professionnels. Mais puisque vous avez la bonne idée de prendre en compte le caractère professionnel des artistes à qui vous demandez une prestation, j'ai du mal à comprendre que les frais de transport des oeuvres ne soient pas indemnisés, sans parler des frais annexes d'hébergements au dépôt comme au retrait des oeuvres, et vous ne proposez pas non plus d' indemnité forfaitaire de monstration ou de participation. S'il est vrai qu'un peintre peut espérer vendre un tableau sur place, qu'en est-il d'un sculpteur qui voudrait proposer une création in situ (land art par exemple) ou l'installation en extérieur d'une sculpture monumentale. La seule espérance de se voir attribuer un prix distinguant une "oeuvre remarquable" ne plaide pas beaucoup la cause de l'art contemporain tourné vers des expressions novatrices et sortant des sentiers battus. Vous faites appel en résumé à des artistes pour mettre en valeur votre territoire et proposer un autre regard, mais s'agit-il d'une simple opération de bénévolat (qui entretient le cliché que les artistes vivent d'amour et d'eau fraîche)? Vous allez consacrer un budget à la communication (ce qui est une bonne chose) mais vous considérez que les prestataires de cette communication doivent s'investir bénévolement et - qui plus est- verser une caution. Loin de l'idée de décourager les bonnes volontés et les initiatives pour l'art contemporain, je crois qu'il faut changer les mentalités à l'égard des artistes et considérer qu'ils exercent un métier. Cordialement. ALEX LABEJOF
256 De: 12/4/2011 4:11:57 PM Mon métier est une ouverture sur le monde intérieur autant que sur mon environnement Je l'ai pratiqué en sachant ce qui a été fait mais toujours en privilégiant ce que je suis capable de ressentir, de concevoir, de proposer et de faire dans le contexte donné. Je n'ai jamais envisagé un autre mode de vie que celui d'être dans l'aventure de la création artistique de mon époque. C'est ma raison de vivre. Ce métier me convient car je peux y exercer en toute liberté mes facultés d'analyse et de synthèse et trouver le plaisir de la découverte dans tous les domaines de l'existence, tous les jours jusqu'à maintenant.. J'ai beaucoup d'anecdotes heureuses, car plusieurs fois celles d'avoir reçu plus que le prix indiqué...et puis de nombreuses occasions pour lesquelles ceux qui, au départ ne me faisaient pas confiance ou ne comprenaient pas, sont venus m'assurer du dépassement de leur satisfaction, et puis celles d'avoir fait aboutir mon"idée de départ" avec surpassement dans sa réalisation. Il y a peut-être la difficulté d'avoir une quête (sensibilité) de femme dans un monde dominé par le masculin. Maintenant s'ajoute la difficulté de n'être plus "jeune" (59 ans) face à la spéculation sur le "jeunisme". Il n'est pas très bon d'être domicilié sur Paris, les galeristes préférant avoir le sentiment de faire découvrir un talent caché et inaccessible... Rose Labrouste
257 De: 2/20/2012 3:10:44 PM Être artiste est un défi de tout le jours et en tout moment, d'abord avec la vie quotidienne et la création. Pour moi, c'est le défi de l'expérience à chaque matière, le défi à chaque idée et à chaque support. Ce n'est pas un métier, c'est une forme de vie, c'est un profil, c'est la responsabilité de penser diffèrent. Tout art est l'émanation spirituelle, une forme d'expression dans notre environnent naturel et culturel qui devient rapidement le valeur qu'on peut apporter dans certains instants la vie de chaque individu. Le projet c'était "Delirium" performance de 15 min. au théâtre à Angers, L idée de la performance est mélanger beaucoup de disciplines artistiques comme : la musique, la dance / l expression corporelle et l art plastique avec la vidéo-proyection d une animation sur scène. Le projet parle du processus et le résultat d un échange entre différentes cultures, il parle de notre choc devant des chemins entièrement inconnus, il parle de l impact que peut vivre un être humain ou un être vivant par rapport au changement géographique et climatologique, il parle de l adaptation psychologique dans de nouveaux comportements dans l espace, la culture et le temps. La performance essai de faire un voyage au travers les saisons de l année, elle fait son voyage autant physique que spirituel dans la nature pour se rendre compte de comment la nature elle même, inclue inévitablement à l être humain dans sa propre transformation. Les êtres vivants dépendent directement de la nature pour vivre, survivre et même mourir, nous voulons exprimer la fusion entre ces deux éléments. La grand aventure c'était transmettre et organiser l'idée d'un esprit plastique à d'autres disciplines comme la musique et la danse. C'était un expérience incroyable. Sara Linda Lafargue
258 De: 1/4/2012 4:13:21 PM Ma raison de vivre. Le plus: Les rencontres et le plaisir de peindre. Le moins: Les fins de mois. Philippe Lagautrière
259 De: 12/3/2011 9:33:31 AM un beau et dur métier qui a le plus de sens quand l'artiste suit un véritable cheminement sincère et profond ; mais encore faut-il pouvoir se le permettre financièrement... au cours d'une exposition personnelle assez engagée sur la maternité,j'ai dû défendre mon travail tous les jours pendant un mois ;épuisée par cette forme de combat pour défendre la sincérité et le courage que ça implique,j'ai craqué face à un couple (dont une personne psychiatre )qui adoraient mon travail mais n'étaient pas prêts à acquérir une toile non par manque de moyens mais parce que le travail était trop fort.j'ai pleuré dans leurs bras,l'émotion était trop forte... j'ai défendu la cause de l'art, le vrai avec une hargne et une violence décuplée...depuis nous sommes amis... Hélène LAGNIEU
260 De: 1/20/2012 2:49:48 PM Peut-on parler de métier quand cette pratique se fait par nécessité. Mais selon le code des impôts et le N de Siret, il s'agit bien là d'un métier. C'est donc un métier difficile où il faut être secrétaire, comptable, faire de la communication, prospecter, savoir couler une résine, souder, se vendre, travailler en réseau...bref, il faut être pluridisciplinaire, multicompétent, multicarte... et éventuellement être présent dans son atelier. C'est travailler beaucoup pour gagner un peu. N'est-ce pas le plus beau métier du monde! c'est passionnant! La difficulté est elle en permanence financière : La location d'un atelier, le production de pièces, les dispositifs des CG, CR et autres institutions territoriales inadaptés aux pratiques des plasticiens. Nadine Lahoz-Quilez
261 De: 1/24/2012 5:23:00 PM Artiste... un métier! Cela n'a rien à voir avec un métier. Il s'agit d'une absolue nécessité de création qui vient d'emblée et qui s'impose sans en discerner l'origine. C'est comme cela : il n'y a pas à discuter! Il faut "faire". Il ne reste donc qu'à faire apparaître ce qui résonne dans la tête devant les "doux, ardents et déchirants évènements du monde" comme disait Picasso. Il existe nécessairement une complicité, une osmose, un dialogue permanent qui s'installe entre Extérieur et Intérieur. Il s'agit d'une recherche, d'une quête perpétuelle dont le sujet principal est l'immensité du mystère. Un vrai bonheur en retour d'une exposition (chapelle Ainte Anne automne terre arbres et forêts) - une grand-mère précisait sur le Livre d'or : "mon petit fils Victor, 4 ans et demi, est tombé amoureux de votre exposition... il a demandé 6 fois de venir voir la "Forêt" au cours de la journée. Nous sommes donc revenus six fois revoir votre exposition grâce à Victor. Il souhaiterait également, si cela était possible, pouvoir venir dans votre atelier pour y découvrir le mystère de votre création." Ce souhait fût finalement exhaussé : un grand moment de plaisir et de joie partagé! Un gros coup de blues au retour d'une exposition en Espagne (SABADELL - Alliance Française ). J'ai eu, après avoir fini l'accrochage, une mauvaise impression de l'ensemble qui me déplaisait. J'ai eu envie de tout décrocher et d'annuler l'expo. Ce ne fût pas le cas, puisque les responsables des lieux étaient satisfaits et totalement opposés à une éventuelle annulation. Après cette sinistre expérience, de retour dans mon atelier, j'ai laissé de côté pinceaux, outils et couteaux! Pendant 10 mois... l'envie, la necéssité de "faire" s'étaient éteintes. Impression bizarre d'avoir "donné tout son jus". Atelier vidé de toute sensation. Plus d'émotions. 10 mois plus tard : renaissance de cette absolue nécessité qui s'est enrichie d'une démarche de sculpture-installation : reconstituer une forêt, redonner vie aux bois oubliés, détruits, méprisés. J'ai toujours dessiné et peint. Première boîte de peinture à l'huile à 13 ans, cela fait 50 a,s. L'aventure continue avec bien plus d'appétit! Vincent Lajarige
262 De: 12/7/ :02:46 AM Créer des pièces me permet d'envisager la vie de façon réelle et constructive. Cela me permet aussi de synthétiser l'ensemble des perceptions que je reçois. C'est aussi mon métier car il faut que je gagne ma vie avec, n'étant pas rentière d'origine.et je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas vivre de ces possibilités créatives, c'est bien pour les autres, aussi. Je transmets des valeurs, des savoir-faire et je propose des oeuvres à l'achat. Pas toujours facile de vivre ainsi par manque de sécurité. Le plus difficile est le nombre de refus en France, trop souvent actuellement, malgré la qualité de mes pièces. la plus heureuse: d' avoir participé à une très belle exposition, dans un lieu artistique prestigieux en début de carrière, en dehors de la France. sabine Lalande
263 De: 1/6/2012 5:51:04 PM il y en a qui font ce métier: qui travaillent qui sont techniciens et qui gagnent de l'argent. Artiste ce n'est pas pour moi un métier juste une façon d'être. Créer pas pour quelqu'un ni pour quelque chose ni pour de l'argent juste par hasard quand dans une exposition on m'a dit que c'était beau quand on doute de son art au point que l'on n'a plus envie de montrer ses oeuvres pat lam
264 De: 2/6/2012 8:06:25 PM La question du métier est très délicate puisque la rémunération, loin d être assurée, n est pas par essence le moteur du travail. Il s agit plutôt d une occupation qui s impose d elle-même, ni pour passer le temps ni pour se distraire et dont l unique satisfaction est uniquement personnelle. Satisfaction forcément de courte durée, un travail achevé appelle en effet le suivant et la voix intérieure, avec laquelle on ne se saurait tricher, exige de poursuivre la tâche, sur le métier justement de remettre l ouvrage. C est une vie entière qui s engage au service de cet indéfinissable appel dont on ne sait l origine, mais qui s impose comme une réponse d égal à égal avec la vie. On travaille avant tout pour soi, sans la moindre concession à l esprit du temps, avec l ambition de produire une œuvre à nulle autre pareille, qui jaillisse de son âme. Un jour, lors d une exposition où ma femme montrait ses toiles et moi mes textes, les deux intimement mêlés, une amie m a dit, larmes aux yeux : «Avant, je n aimais pas la poésie.» La difficulté principale consiste à ne pas se décourager, à ne pas céder à la facilité des plaisirs immédiats, alors qu une partie de ce que vous avez encore à faire sommeille en vous. La clef des trésors enfouis n ouvre que la porte d un vaste champ qu il reste à labourer. Entre l idée d une œuvre qui germe en nous et sa réalisation, il n y a que le travail. Jean Lamoureux
265 De: 1/22/ :24:20 PM Oui, je suis artiste, plus exactement peintre et je suis donc dans le "faire". J'ai besoin d'un certain "savoir-faire" qui nécessite un apprentissage, etc. C'est en cela que je peux dire que la peinture est mon métier. mais cette notion de métier s'arrête là. Ce qu'on appelle communément un métier est attaché à une réalité matérielle bien précise. Le défi de l'art serait justement de transcender cette réalité, d'en faire vraiment autre chose. L'art est davantage une demande d'absolu, une quête, comme l'a décrit Balzac dans le "Chef d'œuvre inconnu". Que la quête réussisse ou échoue ne change rien à sa beauté. Je vois l'artiste comme un funambule. Il tend un fil entre sa vie d'homme et son idéal esthétique. Son art est ce fil et il doit être le plus solide possible. Ensuite il faut oser y aller. Seul. Ceux qui ont tendu ce fil dans l'urgence, parce qu'il le fallait, sans calcul et sans filets, risquent leur peau. Ceux-là, quand ils échappent à la malédiction de la chute sont des miraculés. Alors l'art, un métier? OUI : Funambule professionnel! L'anecdote la plus heureuse et significative est celle qui a provoquée mon envie d'être peintre. C'est la première fois que je visitais un atelier. J'avais 18 ans et je ne savais pas que le "métier d'artiste" existait. L'ambiance particulière de ce lieu, les couleurs, les pinceaux et autres outils posés sur cette palette, l'odeur, etc. Je ne comprenais pas les tableaux, mais je sentais que cet homme trés chaleureux les suspendait aux murs pour ouvrir des fenêtres. En un instant, j'ai su que j'allais faire cela : ouvrir des fenêtres. Une autre anecdote qui témoigne des difficultés de ce métier : Durant un hiver trés rude un amateur d'art courageux et curieux s'aventure dans l'atelier où j'habitais. Il n'y avait aucun chauffage. Au bout d'un quart d'heure, il était totalement frigorifié et me demanda de lui faire un thé. J'ouvre le robinet mais...rien! L'eau avait gelée. On a bu du vin et nous sommes devenu amis. Jörg Langhans
266 De: 2/14/2012 5:20:31 PM LOVE IS ART, WE LOVE ART, ART OF LOVE. l'art permet d'être libre dans son expression humaine, le plus difficile est de transmette cette expression aux autres et d'obtenir l'inter-action. nick larson
267 De: 1/2/2012 2:30:05 PM Ce métier m'accompagne jour après jour, tout s'articule autour de lui, avec lui, je n'y pense plus tant cela m'est naturel. > la plus heureuse : le premier jour où j'ai mis les pieds dans une école d'art,contre l'avis de ma famille, je ne savais pas où j'allais dormir le soir, en chemin j'ai rencontré une copine qui a ri de la situation et m'a invité chez elle. > le plus difficile : le jour où dans un bureau où je travaillais pour survivre j'ai craqué. Chantal LASCURETTES
268 De: 1/17/2012 9:21:58 PM Le métier d'artiste, depuis sa naissance dans les grottes préhistoriques, est la seule alternative à la vocation meurtrière de l'homme. Il impose de proposer des objets uniques de réflexion et d'émotion à son esprit animal. Etre artiste, c'est donc fabriquer une conscience et une responsabilité permettant d'anticiper l'évolution dangereuse du monde et de l'histoire. Face au progrès technologique, à la mondialisation, à l'uniformisation de l'esprit humain, de ses besoins, de ses croyances et de ses désirs, l'art est seul garant de liberté. En novembre 2007, j'atterris par hasard à Aizac sur Volane, commune ardéchoise de 166 habitants. Je propose 3 mois plus tard une performance d'art contemporain présentée dans la salle des fêtes et accompagnée de vidéo. Il y a 5 affiches photocopiées en noir et blanc pour annoncer la performance. Une grosse cinquantaine d'habitants y assiste, soit un tiers du village. La performance est exécutée en toute nudité, mêlant danse et textes poétiques. La vidéo mêle des paysages filmés sur place à ceux du Grand Nord et ceux d'afrique. Personne ne quitte la salle. A la fin, après un court instant de silence, le public applaudit à tout rompre. Mme le Maire fait un discours extrêmement ému, au bord des larmes. Tout le monde reste sur place et se met à discuter, de la pièce, de la vie, de tout... Une petite révolution a eu lieu. En 2005, pour réunir mes cachets d'intermittent du spectacle, je suis figurant dans le film "Marie- Antoinette" tourné par Sofia Coppola. Habillé, très légèrement, en paysan du 18ème, je marche en plein hiver, à 6h du matin, à travers la forêt de Rambouillet, avec 50 autres paysans. Après 7 heures de travail, une demi-journée, nous avons droit à une pause déjeuner : deux tentes sont dressées séparément, l'une pour les acteurs américains jouant les membres de la cour, et l'autre pour nous, les figurants. Notre menu est frugal et insipide. Je vais espionner le leur : il est gastronomique. J'en répand la rumeur. Pendant le repas, l'actrice principale passe nous saluer et nous souhaiter bon appétit. Personne ne lui répond. Lorsqu'elle regagne sa tente, sans aucune préparation ni concertation, nous nous levons tous. Et dans le froid glacial de l'hiver, en pleine forêt, aux oreilles de toute l'équipe de la production " I Want Candy ", retentit soudain la Marseillaise... MANU LASKAR
269 De: 1/20/2012 4:40:58 PM J'inscris artiste à la rubrique profession,lorsque j'ai besoin de remplir un formulaire administratif. Mais pour moi être artiste, c'est une façon d'être au regard de soi-même et au regard des autres. C'est être explorateur d espaces : espaces communicationnels, relationnels, intimes, physiques, publics, institutionnels, poétiques, graphiques, picturaux, langagiers, conceptuels... La plus marquante : ma rencontre avec Eva Beuys à l'institut français de Düsseldorf en 1988 La plus éprouvante : le manque de revenus et la non-perception du droit de monstration; la maxime "Tout travail mérite salaire" ne s'applique malheureusement pas à notre activité. La société accepte de payer pour aller écouter de la musique ou voir une pièce de théâtre mais pas pour visiter une exposition! Jean-Noël LÁSZLÓ
270 De: 1/4/2012 4:42:17 PM Ma vie ma joie mon existence ma dévotion ma vocation ma raison d'être le plaisir de faire plaisir et d'être apprécié le frein à ne pas pouvoir peindre du matin au soir car il faut également trouver les solutions de vendre constamment Claude Laurent
271 De: 11/24/2011 9:19:18 AM libre, libre du quotidien et des habitudes,détaché des gens de pouvoir. le luxe de dire "NON" et parfois OUI à des rencontres et projets de travail. Vivre son ART à chaque instant :biensur dans l'atelier mais aussi dans les rencontres,les contemplations de la vie. puiser et se nourrir de tout pour se renouveler et ne pas dependre ou suivre les tendances du marché de l'art.regarder les peintres d'hier et VOIR ceux d'aujourd'hui...relier tous les ARTS et s'oublier pour mieux se trouver! un chemin long,difficile,exigeant,égoiste...un métier qui prend beaucoup et qui donne un peu et tout le temps;un AXE de VIE. rencontre(s) dans l'atelier avec la personne qui aime votre travail,qui vous comprend et vous amène un beau projet d'exposition. problemes et disgraces entre l'artiste et le,la galieriste - le commissaire d'exposition -à qui vous aviez fait confiance... souvent problemes d'argent et vente des tableaux impayée.beaucoup de perte de temps et d'energie pour se faire payer. andre laurenti
272 De: 1/31/2012 8:37:22 PM Je suis plasticienne, c'est un métier que j'ai eu la chance de choisir (merci à mes parents, puisque j'ai fait les beaux-arts et en suis sortie diplômée en 1982). Je n'ai pas vraiment d anecdote. Mais je constate qu'il faut se battre au quotidien pour faire reconnaitre ce travail comme un métier. Les personnes nous envient souvent parce que l'on fait ce qu'on aime...oui et heureusement, vu comment la majorité des artistes galèrent pour en vivre! Et à ce propos, un peintre amateur m'a dit un jour, "je préfère garder mon travail d'instit. pour ne pas galérer."..et il venait quand même me demander des adresses pour exposer..et vendre...sans déclarer à la MdA bien sur! Comme, je vis seule et est choisi de vivre de mon métier, je bénéficie du RSA et beaucoup d'artistes sont malheureusement comme moi. Nous avons en général du mal aussi à nous faire rémunérer pour exposer. J'ai la chance de partager un atelier(bien des artistes sont en recherche) avec une autre artiste, je suis en milieu rural c'est aidant pour trouver un atelier mais moins pour avoir des visiteurs. Une dernière chose, c'est assez difficile d'être créateur et s'occuper de sa propre diffusion. C'est ce qui nous est vital qui nous donne la force de continuer! annette Lavigne
273 De: 12/14/ :15:10 PM Le mot métier m'évoque le savoir-faire, mais aussi la trame, le tissage. C'est le fil conducteur, mais surtout l'engagement au quotidien. La rencontre avec 'ma' galeriste! Qui s'est fait par le biais d'un autre artiste, et qui s'est déroulé de façon fluide et évidente, avec une compréhension et un intérêt immédiat pour le travail et le parcours. C'est un travail au long cours en solitaire et qui fait abstraction du marché, mais rencontrer l'interlocuteur adéquat apte à jouer ce rôle de soutien et de passeur est une chose inespérée que l'on espère tous. Erin Lawlor
274 De: 1/24/ :43:00 AM Il est aussi difficile de définir l art que de définir l artiste. André Breton se demandait dans son premier Manifeste Surréaliste si ce n était pas la peur de la folie celle qui nous obligeait à abaisser le drapeau de l imagination. Les artistes et cette «folie aimable» qui nous caractérise, nous transformant en êtres fascinants ou répugnants, dignes d admiration ou de rejet ; tout dépend de nos créations, tout dépend de qui nous regarde. L artiste est le moule grâce auquel l art prend naissance. La clé pour comprendre le langage de l art est sans doute l anarchie émotionnelle. L artiste, pleinement conscient de l impossibilité de définir certaines réalités, doit être capable de se défaire de certaines expériences, de certaines connaissances afin de se présenter devant chaque nouvelle expression artistique comme un être dépouillé de tout préjudice. Pour moi, peindre est ma raison d'être, ce qui me rend heureuse ou malheureuse selon le bienvouloir de l'inspiration. Rien n'est plus fascinant que de voir l'oeuvre naître petit-à-petit tel un enfantement! Voir les réactions des visiteurs, écouter leurs commentaires lors des expositions est parfois une source d'anecdotes des plus juteuses. Mais ce que j'aime le plus c'est la spontanéité et le regard neuf et sans préjugés des enfants. Lors d'une exposition assez originale à Madrid (les oeuvres étaient accrochées dans un wagon, au Musée du Chemin de Fer de la ville), une petite fille de moins de 10 ans, qui était entrée un moment seule, enthousiasmée par ce qu'elle voyait, est revenue quelques minutes plus tard avec une amie de son âge et avec un sérieux de grande personne s'est mise à lui donner une interprétation de mes tableaux un à un, chose assez ardue étant donné mon style qui est loin d'être facile! Et elle est revenue un peu plus tard une troisième fois avec ses parents. La plus grande difficulté est celle de vivre de son art. Exposer et vendre : le casse-tête de la plupart des artistes. La situation est particulièrement compliquée en Espagne, pays où je réside. Crise, c.v. jamais assez prestigieux, le style, directeurs de galeries parfois méprisants, et même l âge! Tout semble jouer contre l artiste! Myriam Le Borgne
275 De: 1/19/2012 Être artiste est, il me semble, une attitude volontaire et active, désirante, visuelle et tactile. L artiste est un observateur curieux et gourmand. La symbiose de ses expérimentations et de son caractère réceptif s affûte avec le temps et révèle des ailleurs souvent inattendus renouvelant ses propositions. Avec ses intentions, ses obsessions ses idées, ses découvertes ou sa vacance, il tente de traduire et donner à voir différentes réalités, imaginations, fantasmes, messages.la fonction d artiste ne peut se satisfaire de la définition du mot métier donnée par le dictionnaire : travail dont on peut tirer les moyens d existence. Doit-on parler de métier alors que le «on peut» exprime une éventualité qui souvent se résume au mieux à un complément pécuniaire permettant d assurer les moyens de la pratique? En ce qui me concerne, ce serait plutôt un choix de vie ayant pour racines des instants de l enfance prenant appui sur une curiosité et des aptitudes progressivement développées jusqu à devenir adulte une priorité. Ce vocable «métier» peut être envisagé s il sous - tend travail, engagement, connaissance, expérience, habileté et maîtrise. À mes yeux, pourtant, il ne s agit pas ici de reconduire un savoir, mais de renouveler par des thématiques autres, d élargir les connaissances et de reconsidérer les techniques. Apprendre pour désapprendre, relire, réinventer, redécouvrir, refaire tout et son contraire. En un mot être un éternel étudiant pour s étonner et s autoriser d autres angles de regard à proposer, donner à voir l ignoré. Je prétends avoir la liberté de convoquer l histoire de la peinture, d y fouiller dans les anfractuosités du déjà vu, de défier le démodé, apostropher la nostalgie, enfin transgresser pour ne pas systématiquement adhérer au prêt à penser contemporain.s il y a du métier dans le «tripotage» de la peinture, le palpé du pastel,dans la relation du peintre à ses supports et pigments, dans le dialogue des matières, du lisse jusqu aux points de capiton, de la caresse à l écrasement sur l incontournable surface, y en a t-il dans l amnésie partielle indispensable à chaque thématique nouvelle? Alors est-ce un métier? Jean-Pierre LE BOZEC
276 De: 12/2/2011 8:04:22 PM Illustrateur-plasticien depuis plus de 20 ans, paysagiste diplômé précédemment, j'ai depuis l'enfance été attiré par l'art et me suis sans doute (inconsciemment?) rangé parmi les artistes, en toute modestie... alors pour moi, artiste n'est pas un métier mais plutôt un état de fait. Par contre, avoir choisi l'illustration comme métier de base, malgré des périodes dures comme celle d'aujourd'hui, est un choix assumé et mon parcours perso me permet de travailler dans de nombreux domaines en y apportant ma touche d' "artiste" anecdote la plus heureuse... l'édition du premier livre pour enfants "les contes du fleuve" auquel j'ai participé ( pour une action en faveur des écoles au Sénégal) Le plus difficile?savoir se faire connaitre et reconnaitre pour éviter les creux de commandes... Pierre Le Den
277 De: 2/6/2012 6:20:21 PM selon moi, c'est la possibilité de créer avec tous les matériaux existants et d'en inventer d'autres. C'est de réaliser des choses qu'on n'ont pas d'utilité autre que de penser, ressentir. C'est créer la poésie, la rêverie, ce qui fait s'évader du monde matériel tout en réfléchissant ce monde. Et ce, dans les 2 sens du terme, un miroir du monde mais surtout des pensées du monde, on pourrait aussi dire qu'on pense le monde et qu'on panse le monde... mais c'est surtout être poète. La plus heureuse fût lors de l'expo des félicités 2007, à L'ENSBA, à laquelle j'ai participé. J'avais réalisé une vidéo sur l'ambiance d'une maison de retraite, et un monsieur de 80 ans, un personnage de la vidéo, s'est déplacé sur Paris pour assister au vernissage. La plus difficile fût lorsque qu'on me dit par que ma participation à une exposition, sur laquelle j'ai travaillé et préparé les pièces, était annulée sans aucune raison, ou juste pour des problèmes de communication ou d' . Anne Le Hénaff
278 De: 2/9/2012 6:27:10 PM Faire transparaître une idée, une émotion, véhiculer un message par l'intermédiaire d'un support autre et moins habituel que celui qui est produit et divulgué par des mots, usage courant, plus 'lisible' parceque peut-être plus naturel La reconnaissance de son travail, comme un vrai métier en étant rémunéré par exemple, lors de toute exposition, comme cela devrait être fait à chaque fois, comme pour un musicien ou un comédien... anne le louarn
279 De: 1/15/2012 6:17:40 PM Le métier de peintre est totalement essentiel pour moi, il est une respiration,un besoin vital de me retrouver avec moi meme,de faire le silence. Il y a un manque en moi lorsque je ne prends pas suffisamment cet espace temps.la matière, le pinceau, le contact sur la toile me procure un grand bonheur.parfois le sujet n'est pas important, mais l'acte de peindre en lui meme, ^etre Là. Il y a quelques années, à l'occasion d'une exposition au Japon,le galeriste avait organisé mon séjour avec un guide qui m'a fait visiter des Jardins Zen et découvrir Kyoto au mois de novembre, les ginkos (abre au mille écus ) étaient extaordinaires.le cou d'une geisha devant moi dans une ruelle!!! La difficulté,rester soi m^eme ne pas "faire" ce qui peut plaire!ne pas etre complaisant,toujours ^etre au plus prés de soi. iberia lebel
280 De: 2/4/2012 8:24:58 PM Pour moi, ce n'est ni un métier ni une profession. je trouve prétentieux de dire vocation ou passion, donc je dirai: c'est un état. C'est un besoin de se lever le matin n'ayant pas pu dormir car il y a une problématique en cours et qu'on pense toucher presque la solution, que cette réponse engendre une autre idée, que cela n'aboutit jamais car on rebondit sur autre chose. Une chose est sûre, on ne revient pas à la case départ. Il y a heureusement mille événements heureux, mille plaisirs ténus et fragile qui font que la vie d'artiste est passionnante, lequel choisir? Mon choix de vie n'est pas de relater ou d'écrire, alors... Difficultés: le regard des autres, l'artiste est une bête curieuse, mal inscrit dans la société, perçu comme marginal ou assit entre deux chaises. C'est d'autant plus délicat que chacun se croit philosophe ou psychologue, notions difficilement quantifiables. Nombreux dans le public ceux qui déclarent sincèrement: c'est beau ou laid au lieu de dire j'aime ou non. Que le dialogue est difficile. Daniel Lebier
281 De: 12/14/2011 5:05:13 PM pratiquer aucune valentine lecarpentier
282 De: 1/10/ :12:54 AM Artiste est pour moi celui qui se construit dans le temps, un langage (conceptuel et plastique) qui lui est propre à travers son observation, sa connaissance et sa curiosité du monde. Il est "en travail" et ce qu'il propose est un état de sa recherche. L'anecdote la plus heureuse : "J'ai l'honneur de vous faire savoir que vous avez été sélectionné pour..." L'anecdote qui marque le plus la difficulté : "L'intérêt dont vous avez fait preuve, le sérieux de votre dossier et la qualité de votre travail artistique a retenu toute notre attention. Cependant je suis au regret de vous annoncer que votre proposition n'a pas été retenu." Patrice LEFEVRE
283 De: 12/4/ :15:20 AM c'est un métier que l'on fait par passion. c'est à faire quand on a l'esprit créatif quand on trouve qu'un tableau est réussi et que l'on s'est donné beaucoup de mal pour le faire c'est la plus grande joie Claude Legrand-Segaust
284 De: 2/28/2012 5:52:19 PM un apprentissage de chaque instant il n'y a pas d'annecdote qui soit la plus heureuse. La rencontre avec des inconnus qui aiment ce que je cree et qui cherchent a en garder des parcelles par l'acquisition de quelques peintures, est pour moi, un grand bonheur a chaque fois renouvele. Le plus dur dans ce metier: etre soi-meme en presence des autres et au travers de sa creation. Plus dur encore: etre face a soi. Alexis Lekat
285 De: 2/8/ :47:08 PM de plus je vais tenter de trouver ma place dans les méandres de ces réflexions complexes et souvent contradictoires Reprenons ensemble une base de définition générale des termes tout d abord «artiste» : Un artiste est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l'originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d'émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances. Dans un sens commun, et plutôt péjorativement ou pour la disqualifier, on parle également d'artiste ou de poète à propos d'une personne étrange, marginale, oisive, rêveuse, qui fait n'importe quoi[1], de quelqu'un qui n'a pas le sens des réalités, des règles, et est parfois considéré comme rebelle, sot ou fou Tout commençait bien mais finit mal, dans un premier temps un artiste est donc une personne maitrisant, sachant, ayant affiné une technique ou un savoir pour en faire un mode d expression profond et intéressant, de l intelligence et du travail quoi. Tout ce qui illustre un «vrai métier» Et puis soudain arrive un sens commun (vulgaire mais propre au plus grand nombre donc) où l artiste serait oisif et inconséquent, asocial, bête voire fou. On est dans la pathologie et plus du tout dans l exercice d un métier. Mais que c est il donc passé? Une rupture, un séisme entre deux mots qui pourtant fonctionnaient relativement bien ensemble : art et artisanat ; artiste et artisan. Une rupture si forte que deux communautés en sont nées et se sont opposées, l une l emportant sur l autre en terme de sérieux et de métier l autre devenant un couloir de la mort pour la plupart de ses praticiens. De façon peu être basique, après bien des questions et souvent de mauvaises réponses (avec du recul), j ai fini par trouver un semblant d équilibre dans ma pratique qui est elle-même inqualifiable en France puisque je pratique non pas la sculpture, la peinture la photographie ou la vidéo, non plus la performance ou l installation, non non, j ai comme objet le bijou contemporain, comme sujet le corps, comme lieu, l espace, et que je commets tout cela à la fois. Nous voilà bien! J aurais dit bijoutière, on m aurait dit «tu as donc un métier», plasticienne du bijou ou créatrice de bijoux contemporains, là on hésite entre artiste «perchée» et enfileuse de perles fantaisies. Je me penche maintenant sur le second mot clé : métier Métier vient d'une contraction du latin ministrium, signifiant à l'origine service de détail, office qui évoluera vers les mots ministère et métier. Aujourd'hui, le mot métier a plusieurs sens : Un métier est une activité humaine, une profession. Le métier est le corps, la corporation professionnelle, regroupant ceux exerçant un même métier ou ayant une même activité Avoir du métier, signifie : avoir une expérience, une connaissance ou une habileté acquise par la pratique. Je pense donc exercer un métier artistique, de création car dans ma pratique j ai
286 développé des connaissances théoriques et pratiques, une habileté reconnue, une spécificité. Par ailleurs je suis convaincue d avoir une profession voire de professer, je cherche, je développe, j instruits, j explique, je réfléchis et me remets en question Et par-dessus tout, je cherche depuis vingt ans bientôt à vivre décemment de mon activité, ce qui est normal quand on décide de faire d une activité son métier. Une des anecdotes les heureuses de mon métier est sans doute un épisode à l occasion de portes ouvertes de mon atelier, durant lesquelles des visiteurs m ont tout simplement dit «et bien oui c est de l art, et ça nous fait du bien» Il n y a pas à discuter cette opinion, c est la sensation du public qui ressent cette impression d être face à quelque chose qui comble un vide lorsqu il regarde une œuvre qu un créateur a commise. Une anecdote illustrant les difficultés de mon métier, il n y a que ça!!!( jalousie, méandres administratifs, chiffre d affaire à réaliser, impayés, idées noires ou grises ou blanches!, solitude, difficulté d expression, etc). Mais la difficulté est un des matériaux constitutif de ce travail, de ce métier, car comme je le dis souvent «si c était facile tout le monde le ferait» et je reste convaincue que ce qui fait la beauté du geste artistique c est que justement si son auteur n existait pas l œuvre n existerait pas non plus. Patricia Lemaire
287 De: 2/3/2012 4:43:47 PM Bonjour, d'abord je ne vois pas l'art comme un métier mais plus globalement comme une démarche spirituelle, un cheminement de vie.si un métier artistique existait, il relèverait plutôt de la définition de l'artisanat " celui qui maitrise un savoir-faire dont il n'est pas le détenteur mais le passeur ". Ce savoir-faire vous donne un positionnement socio-culturel reconnu par tous. Tout le monde sait ce que fait un artisan bottier, ou un artisan verrier, il détient donc les facteurs qui définissent ce qu'est un metier : Un savoir faire limité a un ensemble de techniques ( ce qui n'empêchera une inspiration personnelle ).Un artiste, ce n'est pas ça, ça peut même être le contraire,ça peut être quelqu'un qui remet en cause un ensemble de valeurs, qui expérimente de nouveaux schémas, qui cherche le contre-pied et se remet en cause en permanence. Donc, pour moi est "artiste " qui le décide et le désire. Qui peut démonter le contraire si je décide d'être artiste? La démarche si l'on en décide ainsi sera de l'argumenter et éventuellement le démontrer. Ce qui marque le plus la difficulté actuellement pour un peintre c'est le contexte artistique hostile à la peinture en général.peu ou pas de soutiens, peu de lieux intéressant pour faire part de sa démarche au public. l'anecdote la plus heureuse : Rien de particulier à part rencontrer des gens de tout horizon, souvent passionnés et donc passionnant. vincent lemaitre
288 De: 12/14/2011 5:24:02 PM Je suis musicienne et tout ce que j'ai de meilleur en moi, de plus original, de plus créatif, de plus surprenant, de plus bienveillant et parfois de plus provocant, je le communique á travers les sons et vibrations. Ce métier est une manifestation quotidienne de nos "lectures" de la vie, un contact avec l'autre au delá des mots qui mélange instincts, talents et techniques. Les concerts que j'ai joué enceinte de mon premier enfant font partie des moments les plus vibrants et les plus heureux de ma vie. La réaction du publique á ce moment a été également merveilleuse. Les difficultés du métier ne sont malheureusement pas anecdotiques. Je suis trés triste de voir encore des gens me téléphoner pour me demander de jouer gratuitement en échange d'une éventuelle "exposition". Comme le dit si bien le chanteur brésilien Lenine "Ne me demande pas de te donner la seule chose que j'ai á vendre". Marion Lemonnier
289 De: 1/26/2012 9:51:58 AM Peindre est un métier à part entière. Un métier artistique comme la musique, la photographie, la sculpture, l'écriture... ou toute autre forme relatant une expression personnelle, un vécu, une expérience de longue haleine de travail,de composition, de recherche... La plus difficile: en vivre! Trouver des lieux et des dates d'exposition quand on n'a pas les moyens d'avoir un agent. C'est un autre métier. J'ai la chance d'avoir un atelier avec une pièce pour exposer. Mais nombreux sont les artistes qui n'ont pas d'atelier. Une aide leur serait indispensable. D'autre part, je m'insurge contre les personnes et les lieux qui demandent à l'artiste de payer pour exposer. C'est un scandale! Nous avons des frais pour les déplacements et si on ne vend rien, on est perdant. Je milite pour une rémunération légitime des artistes. Heureuse? Lorsque le public aime mon travail. Lors d'un achat inespéré... Lisbeth Lempérier
290 De: 12/3/ :42:56 AM Rendre sensible à d'autres une part de soi - part évidemment commune à tous mais exprimée de façon un peu plus personnelle à travers des techniques déjà existantes - techniques rendues elles-mêmes un peu plus personnelles par chaque artiste - d'où, parfois, la création d'un nouveau regard, d'un nouveau monde Né en 1940 j'ai reçu, enfant, une boîte de peinture et peint ce que je voyais, en particulier des paysages ; face à la peinture abstraite des années 50, je crus n'avoir aucune place dans le monde de l'art ; ayant fait une exposition en 1963, j'ai entendu cette phrase, "vos ciels sont abstraits"; je me suis senti alors faire partie, malgré tout, du monde de l'art... Passionné par le théâtre, j'ai été amené à gagner ma vie comme scéno-graphe ; j'ai mis ma peinture au service de la création des autres, je n'ai pas été un créateur. La première difficulté du métier d'artiste est celle de tous, "connais-toi toi-même"... Pierre-Yves Leprince
291 De: 1/24/2012 8:38:33 PM Une activité libre, une zone franche. Un espace où deploier mon imaginaire, mon ragard sur le monde. Le moyen de remonter la source, de toucher à l'originel, d'aller vers l'universel. le plaisir physique, sensuel de retrouver l'atelier, la peinture aprés un grave accident. La difficulté de vivre, de travailler dans la vérité. erick leprince
292 De: 1/18/ :31:10 AM Le métier d'artiste se conjugue actuellement avec un esprit d'"entrepreneu-r-se de soi". N'importe quel travail met en jeu la construction subjective des individu-e-s, et le métier d'artiste tel que je le définis est le dernier stade du libéralisme, en cela que c'est la subjectivité toute entière de l'artiste qui constitue son capital humain et qui fait l'objet de ses échanges économiques. Ma définition du travail professionnel est en effet celle d'une activité qui détermine le sujet dans des rapports de pouvoir déterminés, par son inscription dans un système économique particulier. L'activité artistique a pour enjeu la détermination par l'artiste ellui-même de sa subjectivité, ce qui inclut les rapports sociaux auxquels ille prend part, que ce soit par le biais d'un travail "alimentaire" ou "gratuit". L'action critique et créatrice de l'artiste sur la définition d'un métier réside en l'analyse (déconstruction) des cadres normatifs qui lae définissent en tant que tel-le, et en son réagencement innovant (reconstruction). Ce travail ne peut se faire qu'à partir de et dans les cadres normatifs existants qui constituent la réalité économique et sociale, ce qui implique un prolongement de la logique actuelle, qu'on la qualifie de "post-" ou de "néo-" libérale. A l'issue de ce processus, un point d'interrogation : la constitution totale et volontaire de subjectivités en capitaux humains et leur mise en équivalence dans des échanges économiques peuvent-elles constituer une possibilité de renversement des critères de valeur? "Je vous conseille de bien connaître le monde dans lequel vous vivez" - alors que mon travail consiste précisément en la déconstruction des mécanismes de croyance collective qui instituent une réalité socio-économique spécifique, ma conseillère au Pôle Emploi me renseigne sur la force de réalité objective de ces mécanismes et sur la difficulté de faire valoir la construction subjective de tout "monde". Marguerite Leudet
293 De: 1/10/ :12:20 PM Ce métier offre la chance d'être polyvalent, de pouvoir être sur tous les fronts et répondre à toutes sortes de projets ou de demandes. Allier l'agréable à l'utile. Etre à l'écoute du monde qui nous entoure, l'observer à 360 et s'en nourrir en permanence. Faire de l'art, c'est montrer les possibles du monde. Cultiver son esprit créatif et le mettre à profit de tout que ce soit dans la vie quotidienne ou même dans le cadre d'un travail même purement alimentaire. Etre artiste est un équilibre dans la vie de tous les jours. Bien évidemment, il est assez utopique de ne vivre qu'en tant qu'artiste mais cela permet de multiplier les expériences. La plus belle anecdote : Avoir eu la chance de rencontrer Jean-Luc Moulène lors d'une résidence d'artistes de 3 ans à l'hôpital Psychiatrique Pierre Janet du Havre mais aussi d'avoir été sollicité par Dorian Guérin (architecte) pour faire la programmation et redynamiser les Ateliers ICI du Havre qui est le seul lieu alternatif de cette ville. La pier des anecdotes : Avec travailler pour l'artiste Philippe Aïni, lui avoir donner tout mon temps et toute mon énergie pour créer une collection de robe en bourre à matelas totalement vulgaire et être payé au plus bas en me disant que j'allais pouvoir m'offrir de belles vacances. Héléna Levée
294 De: 1/14/ :44:18 PM mon metier sur une place publique, les remerciements des habitants pour la mise en place de ma sculpture en plus de tout le vandalisme catherine leveque
295 De: 12/8/2011 5:40:31 PM Le temps de ma vie chaque exposition est un bonheur le fait que l'on me demande toujours si j'en vis... COLETTE LEVINE
296 De: 12/2/2011 7:34:40 PM Plus qu'un métier, c'est une passion! Ça vous prend entier, les bons jours comme les mauvais. Il faut avoir un conjoint compréhensif voire même participatif avec une très bonne écoute. Dans les bons jours, on a les idées qui fussent. On a la pêche et tout va très vite, de l'idée à la touche finale. C'est comme gagner à Tétris. Dans les mauvais, c'est beaucoup de remise en question parfois même on est dans l'impossibilité de créer. Dans ces cas, c'est souvent l'entourage qui vous redonne confiance. On y rajoute une bonne expo, un bon film et ça repart. Je serai artiste toute ma vie (et finalement je pense l'avoir toujours été) en espérant pouvoir toujours en vivre. L'anecdote la plus heureuse : Je travaille avec une entreprise Japonaise qui m'a offert 15 jours de dédicaces à travers le Japon. J'ai pu rencontrer mon public japonais et maintenant je sais ce que ça fait d'avoir des fans qui pleurent quand on leur touche la main (véridique). la difficulté de ce métier : Il m'aura fallu 7 ans de travail acharné 7 jours sur 7, à manger des pâtes pour enfin bien gagner ma vie mais maintenant c'est fait! J'ai fait mentir une galériste qui m'avait dit que l'artiste ne gagnait pas leur vit avant 50 ans. Marie Lhomet pseudo Kiro.Melo
297 De: 1/23/ :20:51 AM C'est une histoire sans arrêt. Les critiqueurs qui me prennent aux sérieux (c'est à dire comme "un homme")puisque j'utilise seulement l'initiale de mon prénom "L". Louise Lidströmer
298 De: 2/9/2012 4:12:51 PM Etre artiste n'est pas une profession mais une vocation profonde, soutenue par un métier qui recherche les moyens les plus propice à l'expression de la création intérieure, quelle que soit sa tendance. Mes meilleurs souvenirs ; la rencontre d'amateurs avec lesquels "le courant passe" en profondeur. Mes plus mauvais souvenirs ; être empêchée de peindre par suite de maladie, d'évènements graves ou de grandes difficultés matérielles. Mais je pense que cela concerne beaucoup d'entre nous. Denise Lioté
299 De: 1/19/2012 3:38:17 PM C'est d'abord une nécessité de sortir des images de ses mains.pas tous les jours mais presque... Si vous bloquez ce besoin,vous commencez à ne plus être bien dans votre peau. Si ce désir,cette envie se tarit, on s'arrête rapidement car la vie d'artiste est trop difficile à vivre. C'est simplement un besoin,une obligation interieure... En fait c'est pas vous qui décidez... Ce n'est donc pas un metier. C'etait une expo "Portes Ouvertes" dans mon l'atelier de la Bastille il y a 10ans.Pas grand monde en debut d'apres midi.une jeune femme rentre et commence à regarder mes toiles...on a commencé à parler,j'ai fait du café... Plusieurs points communs,des lieux que l'on connaissait tous les deux... et ma peinture qui lui plaisait...elle voulait acheter un grand survol de Paris... Ce n'était pas la peine car nous nous sommes maries 2 ans plus tard. Pas mal de nuits blanches à cause de toiles bloquées à la douane de Milan menacées d'être détruites si je ne payais pas les enormes taxes d'importation.mes bébés étaient en dander de mort... CLAUDE-MAX LOCHU
300 De: 12/30/2011 2:54:17 PM A la question "Artiste, un métier?" vous répondez vous-même en posant la question "Vous êtes artiste, quel est pour vous ce métier?" ce qui est logique si on donne au mot métier son sens le plus large, à savoir "activité humaine", et au mot "artiste" celle de Jack Lang de l'époque où il était ministre de la Culture. En revanche, si on s'inscrit dans le monde du GPL etc. l'artiste est, comme tout autre contributeur social, une sorte de "fonction support". Ce n'est donc pas un métier, mais plutôt une démarche individuelle détachée de tout acte du "faire" pour... "mettre de l'huile dans les rouages". Si on considère que c'est un métier, et donc une activité humaine, ce serait les moments de partage avec les autres (ce qui rejoint la notion de fonction support) tel que dans le monde de l'entreprise. La moins heureuse est celle où les artistes (arts vivants notamment) sont à la recherche d'un public. Ce peut être le cas des plasticiens, dans un but commercial. Un "bon" artiste doit avoir des subventions publiques pour être libre dans son expression. Alfredo Lopez
301 De: 12/26/2011 2:39:31 PM Ce n'est pas un "métier"! Faire de l'art ne peut (dois) pas être assimilé au travail ou aux métiers, ce confronter de cette façon à l'art ne fait que annuler l'art en tant qu'activité humaine diverse du commerce, de l'artisanat, de l'industrie... Faire de l'art ce n'est que faire de l'art, la est la différence, autrement on ferait un métier... Brièvement, rencontrant celle qu'est devenue mon épouse, après 22 ans d'enseignement supérieur dans les arts appliqués et d'activité dans l'artisanat d'art, j'ai pu tout plaquer pour faire que de l'art. PROCA LORENZO
302 De: 12/22/2011 4:44:35 PM Un métier, un vrai, mes tripes. Je ne vois pas quoi faire d'autre pour être heureuse. C'est ça ou rien. La plus heureuse : au bout de douze ans de métier, enfin pouvoir faire construire un vrai atelier, un univers a moi, à 50 mètres de la maison. Tous les jours quand je "vais au boulot" je suis comblée. La plus difficile : Entendre pour la ennième fois "vous êtes artiste? Et vous pouvez en VIVRE???? iris maaskant
303 De: 2/11/2012 7:28:13 PM Le métier d artiste. On peut penser à Cesar Pavese et au titre d un de ses livres : le métier de vivre. Je pense à mon métier comme à celui d un artisan. Avec lui j ai appris à vivre. Le métier c est un savoir faire qui peu à peu se transforme en savoir être. Patience, solitude, apprentissage des mains. Les mains qui enseignent à l esprit. Le métier c est l exigence du coeur, la patience de l esprit, et la longue fatigue des mains. Apprendre à avoir confiance en ses mains. Comme l homme ancien, respirer par les mains, écrivait mon ami, le poète Jean Royer. L'anecdote la plus heureuse la vue de mon premier dessin. Marque le plus la difficulté de ce métier probablement ce qui sera mon dernier dessin. Michel Madore
304 De: 2/7/2012 7:04:01 PM L'art n'est pas un simple hobby, c'est une nourriture spirituel dont nous nous nourrissons quotidiennement pour continuer à vivre. Imaginez un monde sans art, sans architecte, sans écrivains, sans créateur, sans réalisateur, sans décorateur!!!!... ça fait peur non? Mon rôle en tant qu'artiste peintre et sculpteur est d'apporter un petit plus dans la vie des gens qui ont choisit de vivre en compagnie de mon travail. Oui, c'est un Métier et peut être même le plus beau du monde. Le silence d'une personne en contemplation devant une de mes oeuvre, ses yeux brillants, son regard profond, son sourire... un moment de bonheur intense pour l'artiste et le spectateur. La difficulté de ce métier est la perversion de l'art par des non artiste qui se proclament expert et décident pour les autre ce qui est de l'art et ce qui n'en est pas. L'art n'a nul besoin d'expert, d'explication ou de mode d'emplois, il se suffit à lui même et est à la porté de tous. Chacun y prend ce dont il a besoin et c'est tout. Il n'y a pas de bon art ou de mauvais art, il y a juste de l'art avec différents regards. Vincent Magni
305 De: 12/22/ :42:06 AM Ma vie! C'est un besoin,plus que tout! Le plus dificile,c'est d'en vivre,de se faire connaître! Il y a beaucoup de galeries qui en profitent! Existe t'il encore des galeries digne de se nom? Je crois qu'avec la crise,certaines galeries qui profitent des artistes,vont disparaitre! L'anecdote la plus heureuse, il y en a beaucoup heureusement Bernard Mairesse
306 De: 1/31/2012 3:39:33 PM Ma sur- vie, une raison vital. Savoir qui je suis. Donc me confronter à la matière. Offrir un point de vue, donner à réfléchir, ou donner a oublier. Partager une expérience. Artiste : celui qui est libre, le souffle de la société. L'anecdote la plus heureuse: je n'en ai pas. difficulté de ce métier : se vendre! Constance Malaquin
307 De: 1/19/ :13:23 PM Je ne dirai pas un métier mais c'est une vocation! Une nécessité, une envie d'âme et un crie d'être, - une recherche inlassable vers inconnu pour saisir une Beauté insaisissablement Belle. 'quand on achève une œuvre vraiment Belle, on est gonflé à bloc jusqu'au on pleure à mourir.' - Tous métiers d'art, c'est une sacrifice pour le bien et Servir à tous! J'en ai plein! Mais une que je n'oublie jamais, le jour quand j'avais que ou il m' avais resté pour tout et en tout de 50 fr. Je me souviens encore, ce jour là, J'ai marché longue et large tous les rues de Paris en cherchant une solution sans fin. Le dernière moment je me suis trouvé en face d'une Galerie que je connait à penne. Je suis entré et demandé si il pouvais acheter quelle que chose. Il me regarda fixement un temps indéterminable Et demanda et nota mon adresse. Il est passé le samedi suivant. Je lui ai montré tous que j'avais comme peintures. Un moment donné il s'arrêta dans une toile et demanda le prix. J'ai pu répondre que je n'ai pas et si il le savez. Un peu étonné, il me proposa une somme. Dés instants, mon esprit vagabonda que avec cette somme je raviverai. Et J'ai vécu et J'y suis! - Six mois qui suit j'ai eu une exposition personnelle dans sa Galerie. Keshav Malla
308 De: 2/4/2012 4:38:54 PM ce métier est pour moi un métier d'expression et d'experimentation. une histoire heureuse: une femme m'a dis une fois, c'est comme si tu connaissais mon histoire et que ta sculpture la racontait. difficultés du métier: passer du temps à préparer une expo, l'installer,avoir beaucoup de visiteur, la garder, la dé"sinstaller et rentrer chez soi sans a catherine mamet
309 De: 2/8/ :44:00 PM Si le fait de passer une bonne partie de mon temps à collectionner des objets au rebut, à assembler, clouer, coller mes «vide mémoires» et peindre et graver le plastique, le bois, et modeler la terre, la cire,cela s appelle être artiste, alors je suis artiste. Est ce un métier? Je ne crois pas.pour moi un métier c est faire quelque chose d utile pour «gagner sa vie»je ne fais pas cela pour «gagner ma vie»je passe ma vie à faire cela, (je n ai réussi qu à 52 ans à quitter mon métier de professeur d anglais pour faire une prépa Beaux Arts) Maintenant c est ma façon de vivre et je trouve que j ai beaucoup de chance de trouver le temps de faire ainsi.. Françoise Marbleu
310 De: 12/3/2011 5:27:33 AM Un métier passionnant et difficile car il réunit plusieurs métiers : celui de créatif, de loin l'essentiel!, d'artisan d'art à certains moments, mais il faut aussi savoir gérer la partie administrative et commerciale (développer son image), enfin les relations publiques. J'épargne le rôle de déménageur, plus important chez les sculpteurs. Pas un moment de répit dans ce métier : la tête fonctionne et vous réveille au petit matin. Il est alors urgent d'aller à l'atelier imprimer dans la matière la petite idée qui a germé. Difficile de parler d'une anecdote heureuse en particulier. Ce qui me touche le plus est l'émotion que mon travail peut provoquer, les réactions du public qui peuvent aller jusqu'au silence complice, larme à l'oeil... Quant aux difficultés du métier, elles peuvent être tellement nombreuses, que l'idéal est de les oublier sinon votre vie devient vite un enfer!... Citons l'exemple de celui qui vous commande ou réserve une pièce et finalement, au dernier moment, se dédie... Pascale Marchesini-Arnal
311 De: 12/3/2011 9:40:59 AM Pour moi, l'artiste est au métier ce que le rêve est au sommeil. La plus heureuse : La première fois que mon oeuvre terminée a transcrit exactement ce que mon cerveau avait imaginé. L'autre : Avoir payé pour une exposition qui n'a pas marché. On demande souvent aux artistes de payer pour exposer ; avec l'expérience, on fait le tri, mais lorsqu'on débute et qu'on est inconnu, comment montrer son travail? Muriel Marhic
312 De: 1/13/2012 8:58:01 AM D'abord une passion, ce "METIER" est la maîtrise renouvelée à chaque nouvelle oeuvre du geste juste, de l'impact de la composition, du choix des couleurs qui vont contribuer à créer cette rencontre avec le "regardant". L'anecdote la plus heureuse est ce passage dans une exposition, à l'heure du déjeuner d'une petite fille d'une douzaine d'année qui s'est plantée quatre jours de suite des dizaines de minutes silencieuse devant l'une de mes toiles. Le dernier jour elle est enfin venue me voir et m'a demandé si dans quatre ans j'aurais encore cette toile. Car elle avait calculé qu'en économisant son argent de poche pendant ces trois ans, elle pouvait se l'acheter. Celle qui marque le plus la difficulté de ce métier : le fait qu'il ne soit pas reconnu comme tel!!! Bernard MARICAU
313 De: 1/15/2012 7:30:34 PM Sculpteur,Peintre,créateur de Sculptures portables. Ouvrir l'imaginaire autour de soi,faire réfléchir,remettre son égo sur le tapis, ne pas se laisser mamipuler. Etre soi, nous n'avons rien à nous faire pardonner, garder son identité et sa culture! A oui vous êtes sculpteur! et quand allez vous commençer à travailler? Apprendre un métier, un vrai!!! FREDERICK MAROSELLI
314 De: 12/4/2011 8:22:31 AM une passion mais aussi le regard envieux des autres qui nous se figurent que tout y est liberté mais oublient les conditions de vie difficiles...nous sommes le patrimoine de demain!!!!!!!! mais il nous faut faire de sacrifices permanents : ainsi les expos inabordables pour nous sont muselées par les galeries! notre vie dépend des rencontres et du hasard et notre ministre se contente de donner des médailles et de dépenses somptueuses... inutiles souvent por son ego ENORME Je pense à tous mes amis obligés de vivre avec 200e par mois : qui dit mieux? Et dans l' oponion publique : c' ets bien suffisaant^pour des paresseux... que pensez- vous des galeries qui font payer les murs? a-t-on jamais vu un épicier faire payer son fournisseur...? MA SUPERBE RENCONTRE AVEC DELVAUX EN BELGIQUE... ET CE QU' IL M'a dit : Vas-y petite! la relève est bien prise! Je devais lui succéder au GRAND SABLON ( le Marais de Bruxelles Danielle MARTIN- TROULAY
315 De: 1/29/ :39:34 PM Pour moi, être artiste c'est avant tout avoir une "main" et une "tête". Etre capable techniquement de réaliser des créations uniques et personnelles, avoir en soi une créativité suffisante pour pouvoir développer une réflexion sur des thématiques que l'on choisit, selon sa sensibilité. Notre parcours, notre expérience de vie, tout cela nous nourrit constamment. Etre artiste c'est pouvoir exprimer tout ce qui résonne en nous, par le biais d'un medium, quel qu'il soit. Avoir les mains dans la matière est important pour moi, personnellement. Je suis street artiste et je confronte mon art au quotidien à mon environnement, aux gens qui m'entourent, à ceux qui passent là. Je suis aussi très curieuse de découvrir d'autres techniques, d'autres approches. Je n'hésite pas à utiliser de nouvelles matières dans mes expos par exemple, comme la céramique, la sérigraphie, etc. ou à réaliser des installations ou de la vidéo. En ce qui me concerne, être artiste c'est aussi explorer sans cesse, rester curieux, essayer de pousser toujours plus loin mes idées et les présenter d'une manière un peu plus complète à chaque fois. Un processus sans fin! Anecdote la plus heureuse: Au quotidien, croiser des personnes qui reconnaissent mes peintures dans la rue et qui me font part de leurs impressions, comment cela les a touchés éventuellement. J'ai beaucoup de retours positifs, ce qui est toujours agréable... La difficulté dans ce métier: Ce n'est pas toujours facile de gagner sa vie en étant artiste, c'est un grand classique... Détail important: je n'utilise pas mon vrai nom dans mes créations mais un pseudo qui est KASHINK, j'aimerais que mon vrai nom ne figure pas si vous me publiez. Merci! Maëva Martinez
316 De: 2/9/ :11:30 PM Je suis une artiste "précaire", ce métier, pour ma part, est avant tout une évidence. Je ne peux me passer de ma peinture, j'en ai besoin, mon corps en ressent le besoin; lorsque je m'accorde ou non de longues pauses sans peinture, mon corps parle...gonfle, des noeuds se forment, comme si il endiguait toute cette frustration inconsciente et néfaste! C'est un métier qui demande de la patience, parce que la dure réalité de la vie d'artiste est là, si on peut appeler cela une vie d'artiste, une vie d'épicurienne choisie mais précaire, disons! J'ai bien essayé de renoncer, mais pourquoi renoncer? Ce qui me tient, c'est que je crois en ma peinture, je crois en ce que je fais, avec ces doutes perpétuels qui rôdent insidieusement, chaque mois au-dessus de moi...mais j'ai cette terrible envie de mettre de la couleur, de la réflexion, de la poésie dans ma vie...et tant que je peux le faire chaque jour, sans m'aliéner à côté, dans un travail précaire, et surtout sans aucun sens, je le fais (en n'oubliant pas, que j'ai de la chance d'être bien entourée!). En faisant ce choix pour le moment précaire matériellement, effectivement, je ne me suis jamais autant enrichie...peindre, dessiner et occuper la majeure partie de mon temps à colorer mes journées, vivre à mon rythme, étirer le temps, savourer le silence de la nuit avec mes pinceaux, c'est un grand privilège, et personne (j'ose le croire!) ne pourra me l'enlever! L'anecdote, la plus heureuse, fut très certainement, la première fois que j'ai exposé dans un Salon d'arts (dans le village de mon enfance!) et que les retours ont été plus que surprenants, et suite à ce Salon, je me suis dise que je serais artiste-peintre. L'anecdote, qui marque le plus la difficulté de ce métier, malheureusement, elles sont nombreuses. Ce serait peut-être ce que certaines personnes nous renvoient, ces "foutues" idées reçues sur ce métier, et le manque de crédibilité auprès de certaines institutions de l'art contemporain, certaines galeries (qui "spéculent", décident du courant!), le manque de respect également sur nos droits et devoirs. Et je finirais par cette phrase de la Société Nationale des Beaux-Arts (en 1862) qui pose bien problème actuelle du rôle et de la place de l'artiste dans notre société "Je viens d achever une œuvre ; vous prétendez en régaler vos yeux, soit, mais je prélève tant sur votre curiosité. Mon tableau est un capital ; j ai droit d en attendre un certain revenu, sans être pour cela obligé de me dessaisir du capital. Je veux entrer dans l esprit de la société nouvelle, qui est démocratique, et accomplir à mon profit la révolution qu ont déjà faite les écrivains et les compositeurs, pour ce qui les regarde." Marie Mary-loup
317 De: 2/8/ :53:58 AM Je suis artiste, c'est un métier difficile que l'on doit faire avec plaisir.il faut être créatif, sincère, doué, travailleur, patient et déménageur.. Avoir quelquechose à dire de l'intérieur.communiquer et pour cela montrer son travail. Que le camion de France 2 vienne chercher mes tableaux et me les rammènent le lendemain gratuitement Clous à Clous pour filmer la déco du plateau de" Thé ou Café";Enfin il se passe quelquechose sans histoire d'argent avec professionnalisme pour être vu par les spectateurs. Le plus difficile étant d'être là au bon moment au bon endroit. Sylvie Masso
318 De: 2/2/2012 3:48:33 PM Il y a pour moi plusieurs facettes à ce métier qui peut s'habiller de plusieurs manières. L'artiste apporte une réflexion sur l'homme, qui est le point central de tout art puisqu'il est le fruit de la pensée humaine. L'art doit nous emmener vers un ailleurs, des possibles de la vie qui ne sautent pas aux yeux au premier regard. L'art existe aussi pour alléger de temps à autres nos quotidiens qui peuvent être très anxiogènes. Il doit nous rendre meilleur, plus grand, nous faire nous connaître dans notre globalité. L'anecdote la plus heureuse est la vente de ma première toile. Une toile qui n'était pas à vendre puisque je me demandais qui pourrait vouloir de ce tableau qui était très personnel? J'étais très dérouté par le choix de l'acheteur qui insista beaucoup pour l'avoir. La plus grande difficulté dans le monde de l'art actuel est de savoir se "vendre" face à des gens qui ont fait des études de marketing plus que d'art. William Mathieu
319 De: 1/10/ :22:14 AM Je pense que toutes les formes d'expressions artistiques sont des métiers, pour mon domaine créatif qui est la peinture (expressionnisme abstrait lyrique) mais aussi au même titre que musiciens, danseurs, comédiens, écrivains, poètes etc... La créativité est le fruit d'une recherche psychique et visuelle qui s'expose aux visiteurs qui peut se l'approprier. C'est un travail à part entière qui se base sur la réflexion, l'esthétisme et la qualité. Artiste est un bien grand mot, en revanche le temps, l'énergie, la passion, la recherche, la personnalité démontrent que ce métier demande les mêmes qualités requises à tous les métiers. La plus drôle anecdote est celle de la sortie d'écoles artistiques qui nous mène tout droit à la recherche d'un emploi : Quand on vous demande votre CV, vous dites : " veuillez me suivre, tout est dans la camionnette là, garée en face! " Lepolsk MATUSZEWSKI
320 De: 12/3/ :26:17 AM Le plus beau métier du monde car cela oblige d'avoir un savoir faire, une technique souvent très poussée et surtout la créativité ce qui n'est pas donné à tout le monde Il faut souvent savoir se remettre en question, je dis toujours que l'on ne va pas à l'atelier comme au bureau. Si les idées ne sont pas là rien est facile, mais le jour où l'esprit se met en route quel plaisir, c'est pratiquement le dédoublement de la personnalité! Lorsque j'ai réussi après moult démarches et concours la réalisation de la fresque de la gare du Mans qui depuis ces nombreuses années existent toujours.voici pour les joies du métier. Maintenant la difficulté est le manque d'argent qui vous empêche de produire et vous oblige très souvent à faire un autre métier pour faire bouillir la marmite. Le manque de place pour faire en grand ce que vous êtes obligée de faire en petit. marie-thérèse mekahli
321 De: 12/12/2011 4:54:52 PM Etre artiste, c'est ouvrir des portes, trouver du nouveau, c'est vivre dans la poésie. Le métier (de peintre, graveur, sculpteur, cuisinier, couturier, etc...) est un moyen qui permet à l'artiste de s'exprimer et de partager ses rêves, son questionnement, ses trouvailles. L'artiste pratique un métier, le métier ne se pratique jamais gratuitement. L'artiste vit pour créer et ne crée pas pour vivre. Il y met ses mains, sa tête et son coeur. On choisit d'être peintre, graveur, etc, on ne choisit pas d'être artiste. Etre artiste c'est une aventure, mais avec un métier et une culture. Une nuit, j'ai fait un rêve : une série de tableaux qui formaient une seule grande image, très précise, en couleur. Le matin, l'image était toujours là. Je sautais au plafond, j'avais vu mon "chef d'oeuvre". maintenant il fallait le réaliser et j'étais graveur! Alors j'ai pris les pinceaux et le chemin est long, avec des tours et des détours mais quel bonheur. Pour moi, la grande difficulté de ce métier est de se "battre" avec les mots, en face d'un galériste ou d'un journaliste. Monique Mélen
322 De: 12/6/ :05:27 AM profession de foi où sans cesse il faut approfondir et remettre l'acquis en examen, humble et besogneux. Ce n'est pas un métier c'est la continuité de l'expression intime, d'un gout déjà présent dans l'enfance, la manifestation de l'étincelle qui différencie de l' artisan.. on ne devient pas artiste on nait artiste!!!! ensuite comme disait Degas, c'est un long chemin caillouteux... la plus heureuse pour mon devenir, fut celle de mon prof de 5eme qui ne voulait pas croire à la légitimité de l' exécution d un travail demandé. Ce travail fut pourtant affiché tout au long de l année sur les murs de la classe et ce professeur l'a gardé à la fin de l'année malgré mes demandes de restitution. Cela m'a conforté dans la qualité de mon travail. La plus difficile fut celle d'un vernissage où il n 'y eut que deux personnes et encore elles s'étaient trompées de lieu, grand moment de solitude... Le parallèle avec la discussion en comité est que, si votre voix et ce que vous avez a dire est perçu sans efforts ou si elle reste lettre morte... là est la plus grande difficulté, être compris dans son expression intime. philippe manuel mercier
323 De: 12/8/2011 1:32:14 PM Un métier par définition, est un travail déterminé reconnu par la société dont on peut tirer ses moyens d'existences, c'est aussi une identité permettant de se définir socialement. Dans ce cas Artiste est un métier, mais avoir un métier n'implique pas obligatoirement sa pratique alors, Artiste est un métier et bien distinct des autres professions puisque indépendamment de sa rentabilité "quelque chose" nous habite dans une dimension qui nous est propre tout le long de notre parcours de vie au delà de tout. Artiste est un travail, une nécessité intérieure de faire de l'art s'il est reconnu comme tel sans notion de mode et de rendement. L'art est fondamental dans la société, l'histoire nous le montre, par conséquent ll'artiste a sa place. MercierB, Paris, 8 décembre 2011 Nous sommes en Alors que j'exposais depuis 20 ans, je n'avais jamais mené de projet dans ma ville natale, quittée il y a plus de 30 ans, ville de moyenne importance. Hormis le souhait d'exposer, je voulais rencontrer le Directeur et Commissaire du Service des Expositions de la Ville, sachant le choix et la pertinence de sa programmation auprès d'artistes reconnus mondialement pour connaître son avis de mon travail. j'ai téléphoné au Service des Expositions de la Ville pour demander un rendezvous avec le Directeur. Son assistante m'a répondue et, me mit en attente au téléphone, à son retour elle me fixait un rendez-vous dans deux mois. Le jour du rendez-vous, j'étais émue et concentrée. Le Directeur regardait mon dossier lentement page après page. Il ne disait rien, le silence total! J'avançais quelques mots explicatifs, il ne me répondait pas. Il ferma mon dossier, me regarda, toujours dans le silence, (intérieurement je pensais, il va me dire : c'est bien, continuer, au revoir) Il me dit : Je vous propose une exposition en 2008, est-ce possible pour vous? Oui, et j'ajoutai, je suis heureuse d'exposer dans cette ville où un nombre de personnes me connaisse et ne demande qu'à voir mon travail, je suis née ici. - Ah! mais vous ne me l'aviez pas dit me répondait le Directuer souriant. - Non, car je voulais avant tout connaître votre avis sans référence, sans recommandation. L'exposition dura un mois et demi et fut un vif succès. 1 - Un nombre de personnes exposent, vendent illégalement. C'est une concurrence déloyale. La difficulté de ce métier est de savoir comment différencier ces personnes bien souvent amateurs des professionnels face au public qui ignore notre condition, notre statut d'artiste. Cette situation entraîne dans notre réel investissement de notre travail un manque de crédibilité à notre métier. Une confusion totale existe! 2 - Concrétiser certain projet est une difficulté dans ce métier. C'est-à-dire des personnes du milieu de l'art entre autre m'invitent, me proposent des projets, me demandent des dossiers. Je travaille, m'investis à la préparation du projet, et sans comprendre, je n'ai pas de suite, laissent traîner, ne répondent plus, ne sont plus disponibles ou quelque jours après avoir établi l'organisation de l'exposition avec eux, annulent. Je me pose les questions : Quel est le sens s'il y en aun à ce comportement et qui sommes-nous pour eux? Il y a beaucoup de promesses et sachant que nous sommes dans l'attente, la recherche de projets, nous subissons ce pouvoir irrespectueux. Il ne faudr BERNADETTE MERCIER
324 De: 2/8/2012 3:31:56 PM Il s'agit, tout d'abord, de donner une vision du Monde qui m'est propre en agissant sur la couleur. Mais, en ce qui me concerne, je me sers également de mon art pour la défense des libertés et de la République en peignant des œuvres très contestataires. Tous les jours, je découvre qu'il s'agit d'un métier que l'on doit porter en soi avec, à la base, un don. La plus heureuse. Quand j'ai vu venir dans ma galerie des jeunes gens intéressés par un tableau et qu'il l'ont réservé dans l'attente de la venue de leur grand-mère qui se proposait de leur faire un cadeau. Seulement, quand la grand-mère a vu ce "Nu à la lettre", elle a refusé de leur offrir. Ils sont repartis profondément déçus pour travailler à Tokyo dès le lendemain. Un an après, je les ai vu revenir. Inquiets, ils m'ont demandé si ce tableau était toujours en vente. Je l'avais retiré de ma galerie et conservé chez moi. Quand leur ai dit qu'il était disponible, ils ont sauté de joie et m'ont avoué qu'ils y pensait depuis un an en espérant l'acheter dès que possible. L'affaire fut faite le jour même et ils repartirent vers Tokyo avec le Nu à la lettre. Le mauvais souvenir. Il y a quelques semaines, un amateur d'art me contacte pour acheter un tableau. Le prix lui convient et nous convenons d'un rendez-vous. Seulement, les dimensions (130 X 195) le surprennent. Il avait vu l œuvre sur internet et ne l'avait pas imaginé si grand. Il dépassait de quinze centimètres pour le positionner sur le mur. La vente de ce tableau ne se réalisa pas. Ce fut une réelle déception partagée. Jacques METAIRIE
325 De: 2/6/2012 8:21:21 PM Ce n'est pas un métier, c'est une vocation. On naît artiste, on ne le devient pas. La plus heureuse : lorsqu'on termine la création d'une oeuvre. Que notre pensée, c'est matérialisée. C'est une satisfaction intense, un moment inoubliable. La plus difficile : - Le sentiment d'insatisfaction constant. Il faut toujours repousser les limites de notre pouvoir créateur. - Le rejet de la société artistique envers les artistes autodidactes ou amateurs. C'est insupportable et injuste. MARILENE MEUNIER
326 De: 12/9/2011 8:55:53 PM Permettez moi d abord de lever l ambigüité qui m apparaît dans cette question : l artiste est un travailleur comme le plombier, le menuisier ou l avocat et le métier recouvre un ensemble de savoirfaire spécifiques qui fait que nous soyons écrivain ou cinéaste ou peintre etc ou tout cela à la fois pourquoi pas. C est donc plutôt sur l idée de travail que je veux répondre. Le travail est ce qui permet de produire un bien ou un service qui sera utile à d autres personnes. Tel bien ou service devient-il obsolète, il fera place à un autre. Il en est de même pour l art qui nous accompagne depuis si longtemps justifiant ainsi le besoin que l on en éprouve: telle forme artistique s épuise du monde qui la dépasse et qui en engendre une nouvelle. Cela ne veut pas dire quelle ne sert plus ; elle sert autrement. Je mets de côté la question de l échange et de la valeur de toute production parce qu elle n est pas une mince affaire. La notion de travail associe souvent l idée de contrainte. Cela tient évidemment aux conditions dans lesquelles celui-ci s exerce. Il est pourtant des comptables comme des peintres ou des écrivains ou qui exercent leur métier avec intérêt et passion ce qui n exclu quand même pas la réalité de la contrainte. Parce que je vois deux sortes de contrainte : l une venant de l extérieur, l autre de l intérieur. Celle venant de l extérieur est sociale et dépend de beaucoup de facteurs historiques. Celle venant de l intérieur est liée à la pratique et ces effets. Telle pratique peut engendrer la nécessité de faire ceci ou cela qui peut être très pénible et contraignant mais il faut le faire au risque de perdre sa pensée, le plaisir de son accomplissement et les potentialités de sa qualité d usage. Je suis artiste peintre, je travaille (peut être à perte, pour moi et pour les autres. Est-ce possible?) et je souhaite être utile. Il me semble difficile de hiérarchiser néanmoins il en est qui sont répétitive comme les plus heureuses. elles correspondent à une réponse à un questionnement par l amorce d une nouvelle façon de faire. Par exemple sur l aspect creusé, après décoffrage, que prenaient les couleurs insérées dans la construction de murs en béton: me questionnait le rapport au temps que cela impliquait. Cela a amené la production de mur troué par la couleur dans une confrontation au temps plus accentuée des deux matériaux. La plus difficile doit être celle où revenant d une exposition à Lille, j apprends que les bâtiments de la ville, où se trouvait mon atelier, loué à peu de frais, avaient pris feu et que toute ma production était, sans dommage, mais dehors sous la pluie et sans lieu de rechange. Je suis resté un jour entier allongé sur mon canapé à ressasser l impasse, à vouloir tout brûler à mon tour sur la place Masséna et à stopper la production artistique. La famille et les amis ont sauvé la situation Martin Miguel
327 De: 12/3/2011 6:19:23 PM être artiste c'est une vocation, parfois, par chance la vocation deviens un métier oui,mais sera plus longue que l'espace prévu ici wanda mihuleac
328 De: 1/10/2012 4:45:32 PM Etre artiste, c'est une bulle d'air, une formidable liberté, une résistance. Et c'est pour moi aussi une difficulté, car ne pouvant pas faire que ça pour vivre, il me faut avoir plusieurs casquettes parfois difficiles à alterner ou à faire cohabiter. C'est jongler avec les statuts, c'est être toujours un cas particulier qui rend la moindre démarche compliquée. Je faisais un atelier dans une école primaire et l'un des petits me regarde avec un air de doute et me dis "c'est pas vrai, t'es pas une vraie artiste, les vrais artistes ils sont morts". Et ça c'est très bien passé avec eux, ils se sont régalés même si je ne suis pas une "vraie" artiste. Les anecdotes les plus dures concernent toutes ma relation difficile avec pôle emploi qui ne reconnaît pas du tout l'existence d'un tel métier. J'arrive devant une conseillère pour faire signer un papier pour pouvoir participer à une formation délivré par un centre d'art, elle prend mon cv, le parcours et me dis: c'est bien beau tout ça mais vous avez au moins votre brevet quelque chose? J'ai un DNSEP. Judith Millot
329 De: 1/4/2012 6:08:14 PM Surprise, attente, concentration. Un dialogue sensible, transculturel, interculturel (...) Une dé-marche Une absence, un effacement Un croisement des mondes La plus heureuse :? Les difficultés : destruction - détournement - censure - indifférence - budget dziki véronique Missud
330 De: 12/11/ :22:16 PM Être artiste: c'est donner de l'épaisseur à la surface c'est lever le voile sur un monde intérieur ignoré de nous-même savoir que l'imaginaire mène à la matière et que la matière renvoie vers l'imaginaire c'est rythmer la forme pour entendre une musique c'est perdre les repaires du temps c'est accepter une vie de méditation c'est connaître le doute pour organiser son propre chaos c'est découvrir un monde de fantasmes c'est s'oublier le temps d'une peinture c'est proclamer l'éloquence du silence c'est refuser le discours et garder l'indicible c'est découvrir son autre visage en s'arrachant du réel c'est partir pour un autre horizon c'est chercher les racines du monde c'est prendre les chemins qui ne mènent nulle part c'est s'aventurer vers d'autres rivages pour affronter l'inconnu l'anecdote est un fragment qui se dessine comme une caricature. Elle n'est ni heureuse, ni malheureuse. Elle a comme vertu de pouvoir être oubliée aussitôt vécue. FRANCE MITROFANOFF
331 De: 1/16/ :44:18 AM Métier, activité, passion? Un choix de vie au quotidien ou chaque heure a la couleur de la création, l œil en éveil, la quête dans l'idée, les rêverie ouvertes et éveillées. Métier et corporation? Je me sens entourée de gens qui ont les mêmes intentions et pourtant nous ne sommes organisés que par le biais de l'affinité. Ce qui est différent du métier en mon sens. Nous avons une liberté énorme.en même temps cette activité demande de l énergie et de l investissement pour pouvoir en espérer quelques revenus. Il y a production nécessaire... Des aveugles qui ont"visité" mes sculptures. J'ai vécu, là, une émotion très forte. Et puis je rajouterai tous les moment conviviaux d'installation, de vernissage (pas tous), de partage avec des musiciens... Ce qui m'est le plus difficile :Une année avec très peu de revenus, une situation précaire qui nous met toujours sur la tangente...il nous faut sans cesse diffuser suffisamment et vendre suffisamment pour pouvoir continuer encore et encore Je ne suis pas sure de ce au donnera demain pour moi, je dois rester en forme pour continuer et pourtant, je ne me voit pas vivre autrement, j'aime aussi "cette mise en danger"... patricia Molins
332 De: 12/16/2011 9:31:47 PM Je ne suis pas artiste mais vous encourage à lire le numéro hors-série du magazine ARTENSION paru en 2011 et intitulé "Faire de l'art son métier"! La plus heureuse : rencontrer Alin Avila La plus difficile : rencontrer Alin Avila Françoise MONNIN
333 De: 12/2/ :40:58 PM être artiste est un métier comme les autres ce qui veut dire qu'il y faut des savoirs-faire donc des apprentissages, qu'il faut faire ( fabriquer avec les efforts et le temps qu'il faut y consacrer dans le respect de ses "clients") et sans cesse se remettre en question, qu'il faut en prendre tous les aspects même les plus ingrats, qu'il faut accepter le jugement des autres et la compétition, assumer ses actes. Comme c'est un métier il a pour but aussi d'en vivre et d'en faire vivre les siens... C'est aussi un métier à part comme finalement bien des métiers car il envahit toute notre vie, qu'il nous éloigne et à la fois nous rapproche des autres, qu'il nous façonne... ce que nous "fabriquons" n'est pas neutre, cela est reflet de nous, message, source de joie ou de douleur, partage, surexposition de nos pensées les plus secrètes,... Ce qui peut fasciner chez les artistes c'est peut-être leur capacité non pas à "bien" faire mais celle de faire passer un "plus" mystérieux qui touche l'autre... la plus heureuse : lors d'une de mes premières expos, un homme illuminé de bonheur devant une de mes peintures... qu'il n'a pas acheté!!! celle qui marque le plus la difficulté de ce métier : comme beaucoup de peintres j'ai eu un autre métier dans une première partie de ma vie, je ne pouvais être peintre que parce que je m'ennuyais ou pour m'occuper... trop souvent les peintres eux-mêmes ont une attitude ou des réflexions qui dévaluent le beau "métier de peintre"... Michel Montigné
334 De: 2/25/2012 3:43:21 AM Je suis musicien électronique, et ce métier me semble comme un avatar. Il n'est pas forcemment différent que moi, mais il me permet de choisir quoi en moi, à montrer. Ce n'est pas pour être moins franc, mais des fois c'est plus facile ou pratique de m'exprimer avec cette identité, bien sûr, en respectant des certains règles de jeu. Recemment j'ai visité Séoul où je suis né et donné quelques concerts. Comme j'habite à Paris et ne travaillais pas beaucoup à Séoul, j'ai une connaissance quand même limitée des gens si on parle du "public". Mais les gens me prennaient déjà pour un ami dès les premières rencontres, probablement parce qu'ils ont écouté ma musique et ça leur a fait une certaine connaissance de moi. Et ce n'était pas tout-à-fait faux, non plus. Ca m'obligera peut-être d'essayer de me souvenir de tous ces gens la prochaine fois, mais ce petit mystère me semblait très intéressant. Mimyo Moon
335 De: 1/19/ :03:00 PM Pour moi, etre artiste, ce n est pas un métier. C est quelque chose qui etait en moi, qui est venu naturellement, comme une mere met au monde un enfant. La voie que j ai choisie s est imposee a moi, comme une rencontre avec la personne avec laquelle vous aller passer votre vie. Quand vous la voyez pour la premiere fois, vous etes sur que c est elle. Pour moi, l art a ete une rencontre de cet ordre, spirituel. J ai eu immediatement la certitude que c etait cela que je voulais faire. Le moment le plus difficile dans ma vie d artiste, c est quand l inspiration s en va. C est dramatique, une peur panique, comme la mort. On ne peut meme plus respirer. Alors cette peur se transforme en une energie formidable et on sent que quelquechose va se passer. Le moment le plus heureux, c est justement quand cette nouvelle vie arrive; c est une surprise, on ne s y attend pas. On pensait que ce ne serait plus possible. Alors que l on n y croit plus, l enfant nait. C est magique! Rotraut Moquay
336 De: 2/2/2012 6:12:11 PM Ce n'est pas un métier. La plus heureuse : le sentiment de liberté en toutes occasions (tout de suite Aucune difficulté : art = technique (ars/technè), ce n'est pas un métier. (Toute la technique, tout l'art, réside à s'affranchir d'un métier bon qu' à tisser). antoine moreau
337 De: 12/2/2011 7:08:19 PM C'est un métier au niveau de la gestion. C'est un métier au niveau de l'engagement. C'est un métier au niveau de la vente. Ce n'est pas un métier au niveau de la sensibilité. L'artiste est trop vulnérable!...les critères professionels ne sont pas compatibles avec l'inspiration artistique. La réussite d'une exposition en galerie alors que je remplace l'exposant prévu.! Le choix du sujet dans le tableau et la facture convenant à une mode.!!! Ce qui n'est pas un choix de valeur ARTISTIQUE.. Emilienne Moreau-Dechelle
338 De: 3/10/2012 6:29:39 PM Tout à la fois une passion, une nécessité vitale, une maitrise des techniques, une perpétuelle recherche. Que l'on ait reçu un enseignement dans les écoles d'art ou que l'on soit autodidacte. Un métier que l'on pratique jusqu'à la fin de sa vie. Un domaine enchanteur et redoutable où l'on doit maintenir le cap sur l'océan du doute, le plus souvent. Savoir échapper aux sirènes des modes afin de rester soi-même. Avoir, par exemple, parlé de technique avec Roger-Edgar Gillet, lors d'un vernissage, un été 1988, sur le seuil de la galerie Ariel, fut, entre autres, un moment merveilleux. De même préparer son médium, ou acheter une plaque de cuivre vierge sont des instants de bonheur simple. A contrario, être totalement ignoré des galeristes, et n'obtenir d'eux que le silence pour toute réponse, est une épreuve qui rendrait une visite chez le dentiste une partie de plaisir. Philippe MORIN
339 De: 2/7/ :02:56 PM Un problème extraordinaire sans lequel on ne peut vivre. J'ai exposé mes tableaux (abstraction minimaliste) dans un endroit où le public avait uniquement l'habitude de voir de pots de fleurs, des couchers de soleil et des petits chats à l'huile sur toile. L'expo - une sorte de rétrospective - commençait par des tableaux plus anciens, figuratifs et faciles d'accès. A la sortie, une vieille dame m'a dit "avant de voir vos tableaux, je croyais que l'art abstrait c'était seulement n'importe quoi!" Tout était dans ce "seulement". J'ai souri... Ce qui fait que le métier d'artiste est un enfer? 1) Des réflexions du genre "Toi qui restes à la maison toute la journée, tu pourrais t'occuper de, etc." Rien à faire: artiste, dans l'esprit des autres, ce n'est un travail que quand on est dans le microcosme des chanceux bien payés. On est ou bien Robert Combas, ou bien un branleur. 2) Demandez à mon usurier ce qu'il pense du métier d'artiste. Son avis sur l'art tient en quelques mots simples: "découvert... agios... prélèvement... frais de rejet... interdit..." Thierry Moutard-Martin
340 De: 1/13/ :51:39 PM Justement est-ce que être artiste c'est un métier? artiste ou artisan! Ma première vente Faire du commerce dominique mureau
341 De: 12/8/2011 1:20:54 PM Ce métier est le mien, celui que j'ai fais d'une manière égoïste pour moi et que je partage finalement avec plein d'autres. Même volonté et même métier. L'envi de travailler seul sur une sorte de besoin vitale et physique, non basé sur le partage mais plus sur la concentration et la satisfaction personnel. J'ai souvent l'impression en faisant tout ce travail pour moi, de laisser à chaque fois un morceau concentré de mon évolution intellectuel et culturel propre. Un jour dans mon atelier, ma petite soeur est passé me voir. Elle n'avais que 8 ans à ce moment là. J'avais une série de toiles rangé le long d'un mur. J'avais préparé des fond noir pour peindre dessus. Elle s'est mise à pleuré sans raison apparente devant toute ces toiles. Depuis ce jour j'ai compris l'immense possibilité de diffuser sont travail et de donner une émotion qui ne s'explique qu'ainsi. Jonathan NAAS
342 De: 12/23/2011 6:14:58 PM être un artiste, c'est une façon de voir la vie, et de la vivre d'une façon singulière.. donc c'est plus qu'un métier, c'est une façon d'être, un art de vivre. Ensuite concernant le statut d'artiste par exemple à Paris en France, ce n'est pas ou plus un métier pour d'autres raisons, déjà L ARGENT à pris une trop grande place dans ce secteur d'activités. Les formations préparatoires au métier de plasticien par exemple ne garantissent quasiment jamais de pouvoir "exercer" c'est à dire vendre en galerie etc, même si les plus ou moins vieilles institutions mettent de nos jours beaucoup plus l accent sur l'aspect marketing et communication qu'un artiste doit acquérir, le monde de l'art est un entonnoir avec une extrémité très très étroite, contrairement à beaucoup de ses acteurs (pardon c'était trop facile).. le mot travail est aussi banni de plus en plus de cette activité quasi bourgeoise, ou les mots comme 'escroquerie, hold up, plagiat, copinage et blanchiment..prennent beaucoup de place dans la scène artistique parisienne pour ne citer que cette ville qui est la seule que je connais en fait. C'est plutôt de nos jour une activité qui demande à avoir certes depuis toujours, à être issu de milieux plutôt aisés, ou en connexion "étroite" avec des personnes reconnues dans la discipline choisie (maitre), ou puissantes financièrement, cela peut profiter par la suite au jeune artiste en devenir (car on ne l'est pas, ce qui est en partie vrai par nature, on le devient grâce à l école) cela pour qui veut bien sur faire carrière, d'avoir un grand nombre de collectionneurs et de personnes influentes pour valoriser son""travail"", et susciter l envie à d'autres personnes de mêmes sphères sociale, d'acquérir ce "travail". La solidité et la crédibilité d'une œuvre d'art contemporaine, doit être basé surtout sur un discourt élitiste, compliqué justifiant de "longues" études et une connaissance approfondie de l'art, évidement de son histoire, mais aussi de l'art de discourir,(questionner, interpeller..) avec bien entendu un style personnel. Il faut un message clair au final, assez construit pour être un minimum intéressant, choquant ou pourquoi pas transgresseur donc inscrit dans le progrès, en accord avec les préceptes acquis de ses professeurs de COMMUNICATION. Le concept: la dimension intellectuelle est désormais inégal vis a vis des moyens plastiques investis, sous prétexte qu'apparemment tout à été fait avant, du coup de nos jours un minimum de moyen met en valeur la force du propos, faut pas trop peindre pas trop pousser sa technique en sculpture..sous peine d' appartenir au passé, après tout est cyclique, ça reviendra quand ce sera la "mode" de mettre en avant un certain savoir faire ou pour d'autre, une certaine virtuosité. Sinon il faudra avoir une gueule, une personnalité singulière, jeune et un peu doué quand même pour coller à l' idée que l'inconscient collectif se fait d'un futur bon artiste, donc visionnaire et potentiellement "bankable". il faut avoir en soi la science de doser avec des armes naturelles telles que la tchatche, l'audace, l'impertinence pour SÉDUIRE un galeriste qui ne faudra jamais démarcher, mais attendre qu'il vienne à vous. Il faut absolument ne pas avoir besoin d'entrer dans une galerie pour entrer dans une galerie, et obligatoirement une formation réputée dans ses bagages à defaut de ne pas être fortuné, être une référence dans son école au préalable ou grâce au talent, et ça c'est normal, ou par copinage parent/prof entre autres, ou, un exemple: vous êtes une jolie demoiselle naïve et prête à tout, et votre "maitre" vous apprécie pour ces qualités, du coup il accorde le peu de temps ou il est la, à votre plastique de rêve.., être recommandé par des profs stars est un atout non négligeable.. on peut être aussi déclaré artiste même si on vient d'une autre corps de métier même si on a jamais touché un crayon ou pinceau de sa vie auparavant à condition d'avoir été connu avant au moins au niveau
343 national, pour autre chose, et..que dire encore..? être un artiste apparemment c'est avoir du mépris pour les gens,mais pas pour ce qu'ils peuvent donner, et pas n'importe qui. il faut être avide de fric et si on en a déjà beaucoup, on doit rechercher la gloire dêtre reconnu, par culpabilité aussi de donner un sens à sa vie ou tout est facile donc, pour prouver qu'on est un être profond, pertinent et malin.. de nos jour le monde des adultes avec tout ce que ça comprend comme sentiments négatifs au développement de l'expression artistique pure dénoué de toute envies parasites, à emboité le pas à celui des éternels enfants rêveurs que doivent rester normalement les artistes. Être un artiste demande un état personnel en constante rébellion face aux lois injustes inculquées aux hommes par une fratrie d'hommes, face à nos erreurs, nos injustices, nos défauts.. il faut exprimer avec sa fragilité et sa quasi incapacité d'adaptation au monde brutal que propose notre nature sombre et animal, avec les médiums dans lesquels on se sent bien, un autre monde ou en tout cas participer à son changement, son evolution..être artiste englobe beaucoup de corps de métiers finalement. Nous influons tous potentiellement individuellement aux changements, au progrès, vers une amélioration des rapports entre les hommes, nous pratiquons tous le métier d'artiste quelque part.. j'ai peins le dôme de l'opera Garnier et tout c'est déroulé à merveille. j'ai une gueule qui n'inspire pas la confiance.. WaTAn NaSsYo
344 De: 1/22/2012 3:20:24 PM ce qq chose qui m'oblige toujours à accepter d'exister Un métier? la plus heureuse : qq chose est apparue sur la toile venue de je ne sais où et c'était ça la difficulté : que cela soit si rare Patricia Nichols
345 De: 1/4/2012 9:06:16 AM Plus qu'un métier, être artiste est une aventure existentielle. L'artiste est cet aventurier qui cherche à rester libre et intègre, à percevoir autant que voir et qui donne à penser différemment. Manifestement l'artiste qui a "réussi" a su en faire son métier. L'artiste professionnel est celui qui s'expose et éventuellement vit de son art mais je crois qu intrinsèquement être artiste c'est continuer à y croire encore et encore. Le moment le plus heureux pour un artiste est celui de l'exposition. Quand j'ai appris, à peine quelques semaines avant l'ouverture de la foire, que j'allais exposer à Access&Pardox, j'ai éprouvé une joie intense. Et la difficulté est justement de trouver à s'exposer, à confronter son œuvre aux regardeurs. Quand on a pas pu montrer ses créations pendant longtemps, on étouffe, le travail s'asphyxie. Bettie Nin
346 De: 12/8/2011 8:42:19 PM mon bonheur, c'est un métier que j'adore... je suis heureuse lorsque mes clients me rapelle pour me dire comment ils ont installés le tableau, et le bonheur qu'ils leur procure. les difficultés elles sont nombreuses, de se faire connaître, de vivre de notre métier, de trouver des lieux d'expo... CATHY NIQUET
347 De: 2/7/2012 4:44:34 PM C'est l'histoire d'un type qui tient la note sur le parcours d'une vie, la fait évoluer,lui donne souplesse et tension, lui donne son modelée et son contour. Celui qui poursuit une démarche créative même dans l'inconfort matériel ou intellectuel. A la fin des années 80 la venue dans mon atelier d'alain DAUNE galeriste avenue Matignon à PARIS. Accompagné d'un ami, une bouteille de champagne dans la poche pour discuter de nos relations a venir : expositions, contrats, ventes, choix du fondeur pour mes sculptures etc... L'idée que se fait une partie du public par ignorance " d'une activité accessoire " alors que c'est pour nombre de créateurs toutes disciplines confondues, l'investissement humain et matériel d'une vie. michel NOBLE
348 De: 2/3/ :00:16 PM Un questionnement quotidien est de savoir comment rendre intéressant quelque chose qui ne l'est pas à priori. Je me demande souvent ce que je ferais avec tel ou tel objet, telle situation, telle quantité de matériau... Une fois l'énigme résolue, l'idée trouvée ou l'envie mobilisée, l'enjeu de la réalisation est de parvenir à concerner d'autres personnes que moi dans mon affaire. Lors d'une opération portes ouvertes dans un groupement de 10 ateliers d'artistes dont je faisais partie, nous avions décidé, à 4 personnes, de peindre 100 toiles en un week-end. Les toiles étaient de format 20cm x 20cm. Elles étaient à des prix très abordables et beaucoup ont été vendues. J'ai alors pu m'enorgueillir d'un petit succès. Il s'agissait d'une série de nus féminins (des stars dans l'histoire de l'art), à l'huile, intitulée "Poussière d'étoiles", dont les fesses de chaque personnage laissaient s'échapper un petit nuage à partir duquel des étoiles se dispersaient. J'ai même du prendre des commandes! Une demande un peu ennuyeuse venant d'un collectionneur, exigeait de moi que je retouche un travail que j'estimais fini. Cette demande conditionnait pourtant l'achat de l'oeuvre. J'ai alors proposé à un ami artiste de faire la modification à ma place moyennant 10% du prix de la vente. Le collectionneur n'en a rien su et j'ai été ravi de cette collaboration. Une des difficultés de ce métier est de savoir s'il faut tenir compte du désir des autres ou s'il vaut mieux s'en amuser. Vincent Odon
349 De: 12/6/ :29:32 AM Est-ce un métier? L'artiste a le grand privilège de vivre au quotidien de grandes particularités qui sont rarement possible dans une vie professionnelle: la liberté d'expression, la création, l'autonomie, la libre pensée... les moments les plus heureux sont ceux où le public entre en communication avec mes créations (sculptures), qu'il est touché émotionnellement, jusqu'aux larmes( de bonheur), c'est arrivé rarement mais c'est du bonheur partagé. le plus difficile, c'est de payer pour montrer son travail, alors que nous proposons du visuel, c'est inconcevable qu'un musicien, danseur ou autres arts visuels payent pour montrer un spectacle. Philippe OLIVE
350 De: 12/3/2011 9:45:15 AM Ma vie, une passion!!! Un certain regard sur la vie!une vibration de l'âme qui fait que chaque instant est un moyen d'expression ; quelque chose qui va plus loin que des compétences techniques et qui vous remplit les yeux et le coeur, rendre palpable une certaine sensibilité! Créer encore et toujours pour dire les émotions et les sensations de tous ordres et partager par l'enseignement de l'art. Un métier sans horaires, sans retraite à venir, aux revenus aléatoires mais qui vous donne un grand bonheur, un grand bonheur qu'il faut parfois lutter pour conserver. Bonheur :Les remarques sincères de gens qui ne sont pas emberlificotés dans les diktats des " bienpensants", car en matière d'art il y a des modes et des faiseurs de modes. Difficulté : être étiquetable :la remarque de l'assureur de mon atelier avant de calculer le tarif : c'est quoi votre cote? Martine Oly OLIJNYK
351 De: 1/4/2012 5:46:56 PM escultura en fierro reciclado. constructivismo soy un artista amateur con muchas ganas de poder lograr mi sueño que es crear y poder exponer mi trabajo en museos.no tengo recurso alguno en lo economico gracias pacheco vargas orlando mauricio
352 De: 1/25/2012 8:50:09 PM Artiste ça ne peut pas être un métier. Certes ça y ressemble, parce qu'il y a effectivement un savoir-faire, du professionnalisme et une rétribution...mais pas plus que ça. Pas de case "artiste" à cocher sur la liste des métiers de l'onisep, tout simplement parce qu'il n'y a rien à choisir, ce n'est qu'une suite de chemins suivis par hasardinconscient-etc qui nous amène doucement à être artiste. Pour moi il s'agit d'explorer tous les jours l'intime et le sensible pour tenter d'en restituer un extrait déformé aux autres. Et inviter l'autre. Et à travers les images lui proposer d'étudier des questions, des miroirs, des reflets de lui-même. Malgré des horaires qui fixent et un atelier qui établit une zone de travail, on sort du cadre. On pense, on dérive, on imagine, bref on "travaille" tout le temps, partout et jamais à la fois. Artiste est à l'ombre du mot métier. Il y a bien une ressemblance mais très vite ça se floute, se déforme et s'étire à l'infini. En fait ça ne doit jamais être un métier. Les témoignages sont ce qu'il y a de plus heureux bien sûr. Lors d'une exposition je me souviens avoir longtemps observé un homme qui regardait fixement une oeuvre. Les présentations faites, il m'a annoncé qu'il venait enfin de comprendre pourquoi il n'avait jamais voulu faire ce tour du monde...quelque chose d'apparemment très fort avait été débloqué en lui. Découvrir que mon travail avait pu révéler une émotion de la sorte m'a beaucoup touché. Les difficultés...mis à part les doutes, les remises en question incessantes, la solitude pourtant que j'adore, l'énergie à retrouver pour rebondir après un mauvais projet...je dirais globalement que la plus grosse difficulté reste de trouver le bon équilibre : entre l'art et la vie personnelle (bien sûr interconnectés), ainsi qu'entre le temps passé sur la création pure et les travaux de commande. Romain Osi
353 De: 1/4/2012 5:14:09 PM Je suis photographe et ce métier est toute ma vie!!! l'anecdote la plus heureuse est la joie que je ressens lorsque je prends mon boitier pour aller faire des photographies pour un client, ou pour moi. La difficulté de ce métier est qu'avec l'air du numérique tout le monde peut s'improviser photographe (et lors des expositions d'entendre "oui c'est facile, j'ai fait la même hier... ah oui? et vous exposer quand alors!??? ;o) Karine Paoli
354 De: 1/13/2012 4:06:28 PM Pour moi ce métier, est avant tout une pratique quotidienne, un chemin de vie. Le métier d'artiste est de créer, d'inventer... Hors du domaine strictement artistique, je pense que chaque être humain doit être artiste de sa vie. Nous avons tous un chemin, et nous pouvons l'inventer. Je n'ai pas d'anecdote particulière. La joie est dans le jeu, la création, l'expérimentation. La difficulté est dans la solitude de sa pratique, dans la necessité d'être dans une logique économique. jérôme Paressant
355 De: 12/6/ :33:26 AM est-ce à dire que c'est UN métier, ou une ribambelle de savoir faire? ou le métier le plus complet au niveau des compétences demandées artiste, comptable commercial technicien photographe écrivain si aujourd'hui je veux vivre de mon travail, il ne me suffit pas d'être sculpteur, je dois avoir un discours qui accompagne mon travail, le rendre en photo pour en faire la promotion au travers de site web ou autre, et comprendre le langage obscur de la Maison des artistes (sécurité social). Pour la rumeur c'est un "métier" magnifique de paresseux excentrique, une occupation. Alors au milieu de tout ça la seul chose que je sais, c'est que je veux être sculpteur, que je veux travailler dans mon atelier tous les jours, et que j'ai des choses à y faire, à exprimer, et que cela fait parti d'une nécessité, que je sens que je suis à ma place quand je triture la matière, même si cela peut paraître absurde parfois, et LA RUMEUR ne cesse de me demander de me justifier, alors que si j'étais médecin ou vendeuse de chaussure la question de métier ne se poserai pas. -tu fais quoi dans la vie? -je suis sculpteur -oui, et tu fais quoi comme métier? désolé c'est la seule anecdote qui me vient à l'esprit serais-je devenue cynique? sophie parienté
356 De: 1/30/ :18:15 AM apprendre à vivre, partager des signes de reconnaisance. La naissance de mes enfants. l'ambition Blaise PATRIX
357 De: com 11/23/2011 8:11:36 PM je suis tombè dans la marmite ou se mèlangeaient couleurs mots sons du jazz alors tout bèbè!!eh!!!! je suis! et les belles rencontres dont tu fais parti mr alin ;l art comme changement mètèo amities etre a 24 ans galerie maeght miro veut me rencontrer je dessine avec des papiers qu il a laissè a l impremerie arte rue daguerre 400 de gramage!!!! èmotion et il decède 4 mois apres pas de rencontre alors!!! j ai 55 ans et vraiment des belles fratries amities MAIS DEJA DES JOLIS AMIS DISPARUS!!TROP!!! michel pelloille
358 De: 12/3/2011 3:19:11 AM Une vocation d'être un "Transitus" pour mes contemporains, c-a-d d'offrir un sas vers une élévation. De rendre visible l'invisible... Par la connaissance technique du métier, et si possible une aspiration à élever les autres, une pensée exigeante et une intuition créatrice parvenir à aider mes contemporains à la contemplation de la Beauté et l'aspiration au sacré. Formé en Belgique, je me souviens aussi que c'est un métier, ce qui impose une connaissance, un savoir faire, une pratique, une technique. Deux anecdote pour l'heureux: a) dans une église, ou j'avais conçu une exposition globale concept et colorée, une vieille dame entre avec son cabas de fin de marché, qu'elle laisse tomber et se met à pleurer. Je me précipite pour lui demander ce qui ne va pas... Et elle me dit d'une toute petite voix "Tout va bien monsieur... Je pleure juste de joi de voir revivre l'église de mon enfance avec toute vos couleurs". b) J'ai fait la mise en couleur osée (rouge, vert, bleu) des murs d'une église de campagne en Lot & Garonne, avec un chemin de croix monumental mural (plus de 30 mètres de long). Et une dame venue simplement voir le Chemin de Croix comme une de mes expositions classique, comme une peinture, vient me voir et me dit "Grâce à vous, aujourd'hui j'ai parlé à Dieu pour la première fois depuis vingt ans"... Pour la difficulté? Le milieu de l'art... Certainement le fait qu'il n'existe que deux voies acceptables en France en peinture : la voie commerciale du champs de lavande au kilomètre de galerie-foirfouille de bord de mer, et la voie de l'art officiel conceptuel des Fracs et autres centres contemporains, imposé par terrorisme intellectuel par l'état et les spéculateurs. Ne me sentant d'aucune de ces deux côteries, je ne vis de ma peinture (depuis toujours) que par la fidélité de ma clientèle privée. En trente ans de carrière, jamais un achat officiel, une subvention, une aide. Le milieu de l'art est l'un des plus conformiste qui soit: académisme post-impressioniste ou académisme contemporain (style Fiac). L'indépendance d'esprit et l'intérêt pour l'art passant avant l'intérêt pour la spéculation et le commerce sont rarissime. Les marchands connaissent l'art mais sont d'une ignorance crasse de la peinture elle-même. J'ai eu un agent parisien (que j'ai quitté volontairement en 1991) qui me disait "Je vais vous apprendre à vous vendre" et je lui ai réponde "Je vais vous apprendre à aimer et connaître la peinture..." Aussi pour vivre (la peinture est ma seule source de revenus, pour moi et ma famille (4 enfants)) je m'appuie sur des gens gens extérieurs au milieu artistique ou qui ne se piquent pas de s'y connaître car ils n'en ont pas le prêt-à-penser et abordent la peinture sans a-priori d'aucune sorte... Vaux mieux ne pas avoir d'idée que des toutes faites étroites et perverties. Oh oui, le plus dur dans la peinture, c'est les systèmes de pensée des vendeurs (depuis 1991, je vends 90% en vente directe de moi à l'acheteur) François Peltier
359 De: 2/1/ :09:46 PM Mon travail artistique est bien plus qu'un métier: il correspond à un besoin vital. C'est mon oxygène, ce qui donne du sens à mon existence. Mais etre artiste ne se résume malheureusement pas au travail dans l'atelier. Il m'a fallu des années pour le comprendre. Pour etre reconnu et vendre ses oeuvres, il faut faire parti d'un réseau très fermé. J'essaie de faire quelques efforts mais je me sens très décalée par rapport à toute cette représentation: Serrer des mains ne m'intéresse pas beaucoup. Mon séjour à la Casa de Velazquez fut une expérience extraordinaire: On m'offrait deux ans de temps pour me consacrer à mon travail. Quel bonheur! La mésaventure la plus pénible fut la faillite de la galerie barcelonaise avec laquelle je préparais une exposition importante. Un jour, le téléphone de la galerie n'a plus fonctionné. Du jour au lendemain, il n'y a plus eu d'abonné au numéro. Le marchand ne m'avait pas prévenu de la situation et ne décrochait jamais son téléphone portable. Il m'a fait tourner en bourrique de longs mois avant de me restituer les oeuvres qu'il avait en dépot. Je n'avais aucune prise sur la situation et la pensée que je ne reverrais peut-etre plus ces dessins me torturait. Emmanuelle Perat
360 De: 12/3/2011 3:47:17 PM un métier où il faut sans cesse se renouveler,diversifier les pratiques,afin de survivre car rien n'est facile. Et pas d'assurance chômage, pas de stages de formation continue! un métier précaire, mais qui permet une grande liberté malgré tout. le plus heureux moment c'est par exemple lorsqu'on gagne un concours d'arts plastiques, alors qu'on n'y croyais pas,le plus difficile c'est d'être son propre "commercial", de savoir se vendre. françoise Perbet Savelli
361 De: 1/24/2012 3:15:00 PM La pratique de ce métier est pour moi bonheur, douleur, surtout vertige. L'annecdote la plus heureuse : l'exercice durant presque 20 ans de mon rôle à Rouen de resonsable du Centre d'art Contemporain (né en 1979, le 1er du genre en Europe) qui a amené à rencontrer plus de 700 artistes de tous genres et de toutes espèces! Ma famille... La difficulté : la confrontation continuelle avec le "bizness" de l'art, le soit disant marché de "l'art" et la parano qui en résulte. Serge Perkowsky
362 De: 12/3/2011 9:58:53 AM Le désir de se consacrer à ses activités artistiques à plein temps. Utopie des années 70 où tout semblait possible. Disposer d'un Atelier-Galerie, recevoir la clientèle, bénéficier des belles années du Deuchmark...Et ce jusqu'à la guerre du golfe... Être Artiste est un métier dans le sens ou il suppose la maîtrise d'une discipline (technique) et où les débouchés économiques (gagner sa vie) sont garantis par une demande, (achat des oeuvres d'art par les particuliers, entreprises, communes...). Depuis les crises se sont succédées et le rêve du Métier est parasyté par la déferlante des associations artistiques où les membres, profitant de l'ignorance des acquéreurs, vendent leurs travaux sous le manteau, dressant ainsi une véritable concurrence déloyale face aux Artistes assujettis au charges sociales. Le jour ou j'ai obtenu (sans piston, y compris sans celui de PPDA), Le Grand Prix International de la Peinture à l'eau de Trégastel (Côtes d'armor). La difficulté de ce métier: La concurrence déloyale des amateurs, au point où dégouté par cette injustice, j'ai déposé mes pinceaux et vis de l'air du temps. Christian PERRIER
363 De: 12/3/2011 5:45:22 PM Je ne suis pas le premier à le dire,mais j'en suis persuadé maintenant que cela fait 40 ans que j'ai quitté les beaux arts et que j'ai vécu de mes desins depuis: 1% de creation et 99% de travail. Ce petit instant ou vous croyez toucher ce moment de grace qui vous illumine lors de la réalisation d'une création. L'oubli. LEONARD PETER
364 De: 12/2/2011 9:52:39 PM Le métier des plus grands contrastes, avec tout à la fois LA liberté et en même temps les contraintes les plus féroces Une passion nécessaire, dévorant le quotidien Une frustration et une colère de devoir rentrer dans les cases administratives du système qui refuse le décloisonnement des arts (visuels et vivants ) notoirement! Une pratique de séduction souvent insupportable Un milieu dans lequel se côtoie l'extrême pauvreté et la frange du beau linge pailleté Et enfin, une lutte permanente pour que ce métier en soit simplement un. Je n'aime pas les anecdotes, désolée, vous êtes trop gourmands... Véronique Piat
365 De: 12/15/2011 5:36:36 PM une eclaircie d etre au monde en suscitant des ponts et du vivant au sein d une quete sensitive et sensible... avec ou sans production... sous la providence offrir un caducee a la porte de l atelier d un sculpteur l amour du pere...il etait la! la starification d un systeme qui neglige une philia a l histoire... benoit pingeot
366 De: 1/15/2012 5:45:46 PM ce métier est plus une manière de vivre q' un métier au sens conventionnel du terme. "Le métier de vivre" comme écrivait Cesare Pavese. le métier d' artiste peintre est un art de vivre, une manière heureuse de vivre dans cette relation privilégié entre des oeuvres d' art, des tableaux et la vie. C' est donc aussi une manière de " gagner sa vie" au deux sens du terme ; c' est à dire la gagner au sens matériel ; j' ai un réel plaisir à montrer et à vendre un tableau qui ira vivre sa vie chez quelqu'un, dans un lieu privé ou public ; mais aussi gagner spirituellement sa vie, la faire éclore jour après jour dans le travail de l' art. Créer, peindre est une quête, une recherche permanente qui me "civilise". C'est un métier, donc plutôt une activité de tous les instants qui me donne des espaces toujours nouveaux de liberté. C' est pour cela que ce désir de vivre l' art permet de se décaler par rapport aux normes conventionnelles de la société. L' art est transgression et révélation et il permet d' accéder à une singularité qui ouvre sur les autres. Cela dit, le métier artistique est lié ( parfois enchainé) à l' économique, il ne plane donc pas dans les nuages et il reste un combat avec ou contre les forces matérielles, marchandes, économiques et idéologiques de la société. Mais il permet d' apporter des réponses autonomes. L' anecdote la plus heureuse est à la fois d' ordre spirituel et "bassement" matérielle : c' est adolescent lorsque j' ai vraiment pris la décision en moi même de vivre par et avec l' art, mes premières expositions publiques ; c' est donc aussi lorsque j' ai vendu mes premières peintures, c'est à dire finalement un renvoi par l' autre ( l' acheteur) que ce tableau pouvait ouvrir sur le désir, le plaisir de l' autre. il y a donc un vrai plaisir à transmettre, à donner et y compris à vendre. Les anecdotes heureuses sont bien sûr celles des vernissages qui font se rencontrer les oeuvres, le public et les amis ; ce sont des fêtes, des joies partagées. La difficulté de ce "métier" viendrait des mesquineries, des jalousies, des sectarismes tribaux qui sont le fait parfois de certains autres artistes ; cela est assez banal, c' est le lot de tout métier où une certaine concurrence se joue.. Je n' aime pas les milieux ou le milieu de l' art lorsqu'il se referme sur ses propres certitudes, ses propres conventions de reconnaissances narcissiques ; je me sens là enfermé et j' aspire alors à ouvrir la fenêtre pour sortir de la "tribu" et rencontrer tout à fait d' autres gens qui par ailleurs sont souvent plus vrai et judicieux que les supposés spécialistes de l' art. je me sens triste lorsque l' art ne m' apporte plus cette épiphanie des sensations, ce bonheur d' être qui me rend présent au monde. serge plagnol
367 De: 2/8/2012 2:31:56 PM Après un parcours professionnel hétéroclite dans divers secteurs, ce "métier" de sculpteur s'est imposé à moi, sur mon cheminement personnel. Dans la notion de "métier" qui nous a été inculquée, je suis né en 1970, l'argent gagné figurait comme marque de notoriété indispensable à cette autre notion qu'est le bohneur. Ce métier m'a permis de me découvrir, de savoir que rien n'est acquis tant que j'ai la chance d'exister, de découvrir une réelle richesse tout autre que financière. Je ne dis plus "je vais au boulot" depuis bien longtemps, je dis "voyons ce que la vie me réserve..." Chaque projet qui aboutis est l'anecdote la plus heureuse... voir les larmes d'émotion couler sur les joues de gens qui ressentent notre expression qui est la leur traduite en contemplant mes sculptures, démontre que ce que je fais n'est pas vain, c'est réellement une Vérité. Si on parle d'aspects difficiles, ce sont les périodes de creux où finir les fins de mois en ne sachant pas comment nourrir sa famille. Et pourtant, des interventions devraient être financés aisemment pour "faire passer ces messages de volonté de vie" dans les diverses structures publiques. Régis Pocheku
368 De: 1/14/2012 1:03:47 PM Ce métier est tout d'abord celui que j'ai choisi pour vivre le plus possible en harmonie avec moimême, chercher, découvrir, développer des pensées, affirmer des positions, des choix philosophiques, artistiques, politiques. Pouvoir exprimer par des formes plastique à travers la pratique de différents médiums, la transcription particulière que j'entretiens de mon rapport intime au monde, un beau métier non? Puis partager, car créer c'est aussi découvrir, rencontrer, échanger, poursuivre des liens. Etre récepteur et émetteur comme l'exprimait si bien Beuys. Position toujours particulière qu'exercer ce métier hier, aujourd'hui ou demain, mais je pense que toutes les sociétés évoluent grâces aux utopies, nous marquons au travers de nos oeuvres contemporaines, même modestes, une trace indélébile, celle de notre passage dans le vaste déroulé de l' histoire... Un jour lors d'un déplacement dans une lointaine province française, j'ai été invitée par hasard à prendre un café chez un couple de commerçants que je ne connaissais pas.leur salon était dans la pénombre ; au dessus de la cheminée il y avait un miroir, entre le cadre et le miroir était glissée par son coin supérieur une petite image en noir et blanc. Il s'agissait de mon premier carton d'invitation publié il y avait déjà plus de vingt ans. Il avait jauni, c'était un peu recroquevillé, il m'a beaucoup ému. Des anecdotes qui marquent le plus la difficulté de ce métier? Ce ne sont pas pour moi des anecdotes mais des problèmes de fonds quelle est véritablement notre place dans la société politique qui gouverne aujourd'hui l'etat? la reconnaissance de la création artistique dans la société et sur le marché? Une société basée me semble t il plus sur le spectacle, spectaculaire que sur la création artistique. Des paramètres fluctuants que nous avons du mal à cerner mais dont nos ressources financières elles, ressentent le mal à gagner... Les plasticiens n'ont guère de status, de syndicat, ni de grille de salaire... Heureusement les artistes sans paillettes résistent mais à mon sens ; trop underground... Catherine PONCIN
369 De: 2/7/2012 9:19:42 PM Être artiste est un acte social. Cet acte est de l'ordre du dépassement et de la transformation. C'est une forme de remise en question continuelle du Monde qui nous entoure mais aussi de la mise en valeur par le "beau" de ce Monde complexe. Il permet de rendre à l'individu sa singularité et de s'identifier à la masse. C'est un acte politique. Il est vrai que le point culminant d'une "oeuvre" est sa monstration au public. Le moment d'exposition révèle l'impact que celle-ci engendre ; réactions, discussions, accords/désaccords mais aussi l'instabilité de la pensée ou se laisser prendre. Le plus difficile est la considération et la reconnaissance du temps de travail que cela demande. Il est important de prendre en compte la recherche car elle est aussi importante que l'exposition ou la publication. Il est rare que je sois "heureuse" lors de l'accrochage et du "final", je le suis dans l' "atelier", en action. amandine portelli
370 De: 1/4/2012 3:27:55 PM Selon Le petit Larousse, le mot métier se définit ainsi : «une profession caractérisée par une spécificité exigeant une formation, de l expérience, etc. et en entrant dans un cadre légal ; toute activité dont on tire des moyens d existence.». Un artiste se forme à l Histoire de L Art, à travers une école, des livres, de visites d expositions, de musées Il n apprend pas à être artiste, mais à penser l Art pour donner du sens à ses créations. Dans cette définition, il est aussi question de moyens. S agit-il de moyens financiers? Oui si on reste dans le cadre légal. Mais ici, Un regard pragmatique nous enverrait dans le décor. Un moyen est «ce qui permet de faire quelque chose». Un métier est donc ce qui permet de faire quelque chose, et ici en l occurrence, d exister. Il nous manque le sens, aujourd hui, la valeur. L artiste transforme les matériaux, les choses et notre regard sur elles. L artiste magnifie la vie. Il la rend acceptable, supportable, et de ce fait, il permet d exister. Être artiste est donc bel et bien un métier. Essentiel par son côté inutile, il est assimilable à la vanité de la vie, et de ce fait, il rend libre. C est malheureusement en cela même que réside sa plus grande difficulté. Au-delà de mon travail artistique et des expositions, je réalise des interventions dans divers milieux autour de ma pratique personnelle. Je suis intervenue auprès de personnes en insertion. A la fin des 18 heures d ateliers, nous avons réalisé une exposition ouverte au public. La presse est arrivée et a pris tout le groupe en photo. Je n oublierai jamais les visages heureux et ouverts des participants, leur transformation. A ce moment là, je me suis dit que c était grâce à moi, à mon travail artistique et à son partage. Je n'avais pas le moindre doute. J'étais persuadée que j avais réussi quelque chose. J attendais la personne avec laquelle j avais rendez-vous pour lui présenter mon travail d artiste. C était dans le couloir d une institution culturelle. Quand elle arriva enfin. Elle m invita à la suivre dans son bureau, ce que je m empressai de faire. Au moment de s asseoir, elle me lança : «- Le parfum que vous portez c est bien de? - Oui - Vous savez que c est un parfum qui insupporte les hommes, et les gens en général. Vous pouvez ouvrir la fenêtre s il vous plaît, merci.» L entretien suivi alors son cours de manière plutôt commune. Ses derniers mots furent : «Il ne fait pas très chaud ici» Et les miens : «Vous pouvez maintenant refermer la fenêtre comme je m en vais» Ce genre de rencontre et de commentaire confronte les artistes à leur condition. Avec toujours cette impression d être à la place d un mendiant si notre activité artistique ne nous apporte pas suffisamment de revenus. Emmanuelle POTIER
371 De: 12/3/2011 7:18:43 PM Aujourd'hui tout le monde est salarié même les patrons et les financiers. Aussi comme une confusion est entretenue volontairement par tous les acteurs du système économique actuel entre le mot métier et salarié, il est bon de rappeler que l'on peut avoir un métier sans être salarié et que beaucoup de salariés n'ont aucun métier. Etre du métier est donc différent que d'avoir un métier! C'est comme le mot amateur d'art qui peut tout aussi bien désigner quelqu'un qui n'est pas un professionnel de l'art comme quelqu'un qui aime les arts. Ensuite on peut être du métier est n'être pas artiste, comme ont peut être artiste et ne tirer aucun revenu professionnel de son activité artistique. Certains amateurs vendent d'ailleurs plus que certains professionnels et vis et versa, selon la catégorie de l'objet à vendre ou les qualités et connaissance artistiques de l'acheteur d'art. Certains clients par mimétisme à leur propre comportement socio-économiques, salarient les artistes (institutions publique, nationale, régionale, municipale, promoteurs, sociétés de décoration, éditeurs, producteurs, galeristes...) d'autres achètent à la pièce cache ou à tempérament, au black ou avec factures avec ou sans intermédiaires, etc... avec ou sans déclaration de revenue et de déclaration d'affiliation à la MDA... C'est un milieu ou le seul critère de professionnalité est le revenu déclaré à tel point que certains artistes, marque leurs actions commerciales de leur n MDA pour donner du sérieux à leur activité de communication. Les études, les formateurs et maîtres, les formations, le CV, la carrière, les acheteurs, collectionneurs, le titre de reconnaissance, médaille et autre diplôme sont devenus la risée de tous. Certains artistes prônent le retour au système corporatiste, l appartenance à une classe sociale riche et bien éduquée, d autres enrichissent leurs activités d un snobisme de distinction, d autres ne fréquentent qu un monde d érudits, d universitaire (bac plus 245) ou de spécialiste de ci-de çà Pour certains le métier est d êtres fous, naïfs, drogués, alcooliques, punk, anarchiste, bourgeois, ou toutes autres distinctions sociales Enfin d autres se collent une étiquette en «iste» ou en «ique» : anarchiste, doloriste, catholique, expressionniste, surréaliste, nationaliste ou pour avoir l air de en «aire» comme : révolutionnaire, débonnaire, ou deux en «ain» pour être plus nombreux comme artiste contemporain de la république des coquins et des copains. Les plus riches restent ceux qui ont eut la chance en toute discrétion de travailler jalousement pour un ou deux clients seulement comme un pape, un dictateur ou un milliardaire. Mais on connaît certains artistes suffisamment riches eux-mêmes pour se passer de tout ce cirque et produire une œuvre de grande valeur artistique et financière : comme on sait que certain pauvres bougres, d origines misérables vont ramer toute leur vie pour devenir riche et célèbre de leurs vivant et qui à leur mort ne verront jamais leur œuvre abandonnée par tous ceux qui l ont jadis tant adulé et disparaître de nos mémoires dans la plus grande indifférence générale. Enfin la production peut-être classée à court, moyen et long terme, comme en économie libérale et en objet abordable parce qu industrialisé pour la masse, propriété institutionnelle, urbaine et collective pour la classes moyennes ou réservé aux classes sociales supérieurs, voir devant être exclusivement réservé aux élites en tout genre. Les normes actuelles en objet d art étant par ordres de respectabilité et de prix, les gadgets et autre objets et images industriels des arts décoratifs et
372 appliqués, viennent ensuite les arts d expressions personnelles (individualisme) et enfin les objets reconnus par l ensemble soir par leurs intérêts scientifiques et culturels soit par leurs pedigrees d appartenance successives, le top du summum étant d être donateurs des plus grands musées du monde et d être consacré chef-d œuvre de l humanité. Les métiers spécialisés de critique d art, commissaire, conservateur, professeur, animateur d art, etc, comme celui d artiste, sont aujourd hui tellement discrédités que je ne voit pas par votre recours à ce questionnaire sa réhabilitation, c est une sorte bouée jetée à la mer depuis un sous-marin. Où sommes nous? Dans quel état j erre? Bonne : J étais à Beaubourg, revenant du MNAM vers l atelier des enfants les bras chargés d œuvres enfantines, précédant le groupe scolaire en visite, quand une bombe a explosé réduisant en miettes les baies vitrées sur mon passage. Je dois ma sauvegarde, sauf la peur, à l armure faites des œuvres d enfants que je portais contre moi, elles m ont protégée des éclats foudroyants. Mauvaise : Un de mes collectionneurs meurt, sa collection est dispersée par ses héritiers. Voyant le peu de revenus qu ils font en mettant une partie des oeuvres en vente à Drouot et sans reconnaître une seconde leur ignorance du milieu de l art malgré qu ils aient passé leur vie avec le collectionneur et les œuvres tant aimé ; sans consulter, il décident généreusement de rendre aux artistes les œuvres restantes. S apercevant que la plus part d entre eux sont morts également ou que c est un travail à part entière de s occuper de çà, ils se débarrassent du reliquat à la poubelle. Comme la misère des uns fait le bonheur des autres, un ami ayant eut vent de cette décision saugrenue et aussi parce qu il y avait reconnu une de mes œuvres s empara de ces déchets abandonnés sur le trottoir. Il ramena cette manne inattendue à l atelier que nous vendimes ultérieurement un excellent prix. Jean-Bernard Pouchous
373 De: 12/2/2011 8:20:39 PM C'est un métier, une vocation, l'engagement d'une vie entière pour la liberté dans le respect mutuel, la mise en réseau, l'effet "boule de neige" Une anecdote heureuse c'est quand un mec du cinéma m'a dit "tu fait partie de la famille" et 3 mois après m'a jamais rapellée pour me faire travailler. C'est savoir vivre aussi bien enviable que misérable. Les montagnes russes quoi! KTY Catherine Poulain
374 De: 12/20/2011 9:27:48 AM ma vie, mon quotidien, mon utopie Ceci n'est pas une anecdote, mais la question très souvent posée par plein des gens, d'horizons divers: Ah, vous être peintre? Mais quel est votre métier? agata preyzner
375 De: 1/24/2012 4:17:00 PM Sait-on jamais? Regarder sous les jupes du monde et s'engager à transcrire? Faire bouger les lignes, visiter les interstices? Entre abandon et maîtrise, tenter de viser juste? A la fin, en guise de sourire, l'art me paraît un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un s'évertue à le faire. Celle qui me vient à l'esprit est sans hésitation celle-ci : c'était en 1985, je crois. J'avais une trentaine d'année et je commençais tant bien que mal à tenter de vivre de ma peinture. Un riche collectionneur français qui avait pris connaissance de mon travail dans une revue d'art (Eighty) était venu visiter mon atelier de Fécamp, accompagné de son conseiller artistique. Finalement, après m'avoir acheté une bonne demi douzaine de grands formats - ce qui constituait pour moi une belle aubaine - ce collectionneur me fit une proposition de "rentrer" dans sa collection et s'engagea à me suivre et m'acheter plus de quinze ans durant. Quelques jours plus tard un transporteur spécialisé dans le transport des oeuvres d'art prenait délicatement livraison de mes toiles. Je m'amuse encore à la vision des gants blancs dont étaient munis les déménageurs. Je n'aurais pas été plus heureux avec un prix Nobel. Ce collectionneur - qui devint aussi un ami par la suite - possède aujourd'hui l'une des plus belle et des plus singulières collections d'oeuvres contemporaines en France et je reste fier d'y tenir une part non négligeable. Ma rencontre avec cet homme fût l'une des plus heureuses de ma carrière. J'aurais du mal à en citer une plutôt qu'une autre. Globalement les aventures les plus malheureuses dans ce métier relèvent toujours des mêmes choses : promesses non tenues, indélicatesses, suffisance des uns, médiocrité des autres, sectarisme, petits arrangements entre-soi, réseaux, paresse institutionnelle, manipulations politiques et médiatiques, etc. A titre personnel j'eus bien plus à souffrir de l'inconstance et du manque de probité des institutions publiques que des initiatives privées quoique les circonstances me portent paradoxalement à plutôt fréquenter aujourd'hui, par nécessité, les acteurs de la culture institutionnelle. Combien de projets largement engagés qui ne trouvent pas leur terme, leur financement, le soutien, l'attention, le respect... Contrairement à ce que l'on croit les annecdotes qui marquent la difficulté de ce métier ne relève pas de la difficulté à se faire respecter du public, ou même de la presse, des critiques, des marchands ou des collectionneurs, mais bien à trouver sa place dans le fourre-tout culturel pù l'art n'a finalement pas la meilleure place, la Distraction et le Loisir lui ayant oté toute chance de prévaloir. François Priser
376 De: 2/1/2012 3:09:50 PM A mon sens, être artiste n'est pas un métier. Je pense celà sans doute parce que je ne fais pas partie du "Réseau". Il faut savoir qu'il y a deux marchés: Le marché de quelques artistes connus qui font partie du "Milieu"et gagnent de l'argent par la vente des oeuvres ou pour une prestation artistique. C'est un métier. Et celui de tous les autres artistes qui fiancent un système pour espérer intégrer un jour ce "Milieu". Et se creusent le tête. En vain? La qualité des oeuvres n'est pas en cause, c'est juste une question de réseaux. Mais à quel prix? Au prix de locations d'espaces d'expositions. Des financement du matériel, des transports des oeuvres et des vernissages. De faire sa propre communication. De payer des stands dans des foires, marchés d'art ou salons en croisant les doigts de vendre assez d'oeuvres pour ne pas être totalement "de sa poche". De faire et d'expédier beaucoup de dossiers pour espérer exposer un jour dans des lieux reconnus. Et de faire du bénévolat. Ca marche très bien le bénévolat. Quand on paye pour travailler, non, ce n'est pas un métier. Au mieux c'est un statut, quand vous pouvez payer vos cotisations sociales à la maison des artistes. En réalité, votre métier c'est "le boulot alimentaire" que vous faites en parallèle pour vous en sortir. Vous pouvez avoir un CV de rêve : J'ai un bac d'arts appliqués, une licence en histoire de l'art, plusieurs mois de stages non rémunérés à l'étranger, une formation en art contemporain... au final un bac plus 7 avec une mention très bien et les félicitations du jury à ma soutenance. Sans compter 9 années de pratique artistique. C'est beau non? Mais pour quel résultat? Un galeriste ne parle pas à un artiste inconnu. C'est tabou... A mon sens, être artiste n'est pas un métier. Mais je dis celà... je ne fais pas partie du "Réseau"... Alors pour moi, être un artiste c'est un moyen d'échapper à l'ordinaire en rêvant à un monde meilleur. La plus heureuse : Ma première galerie, quand en 2009 la Toastgallery m'annonce que je fais partie de leur sélection d'artistes // La plus démotivante, énervante et injuste : Ma première galerie, quand en 2011 la Toastgallery ferme boutique sans me payer la vente de 15 toiles. Cathy Prunier
377 De: 1/28/ :15:23 PM Pour moi, c'est travailler dans l'atelier tous les jours, ou autant que possible, tout en se remettant régulièrement en question. C'est aussi aller voir des expositions, échanger avec d'autres artistes, démarcher pour exposer, pour que le travail existe en dehors de chez moi et pour avoir un peu de retour. Ce "métier" est tout une mode de vie qui m'habite tout le temps. A vrai dire, je ne quitte jamais vraiment mon travail. Il y a une sorte d'osmose permanente entre ma vie et mon travail de dessin; le travail de création et l'expérience de la vie quotidienne se nourrissent de façon continue. Les jours que je passe à l'atelier sont toujours des "bons jours", même si je ne suis pas satisfait du dessin. Au contraire, cette "bonne frustration" est très stimulante, elle me pousse à continuer. Je n'ai pas d'anecdote à raconter. Pour moi, la chose la plus "heureuse" dans ce métier, c'est tout simplement la liberté de créer. Ce travail de création donne sens et structure à ma vie. La difficulté, en ce qui me concerne, a été de résister au préjugé que l'art n'est qu'un passe-temps. Comme je viens d'une famille de médecins et d'avocats, il était impensable, à mes 20 ans, que j'envisage une vie dans la création. Choisir de peindre ou de dessiner n'était pas considéré comme "un vrai travail". Pire encore était l'insinuation qu'on choisi l'art parce qu'on est pas intellectuellement capable de faire autre chose (droit ou médecine, par exemple). Ce préjugé a été donc un obstacle énorme pour moi à surmonter, mais aujourd'hui la famille salue ma persévérance. Diana Quinby
378 De: 12/9/ :04:12 PM Etre artiste, c'est un métier en plus d'être une passion, un métier qui exige un investissement qu'aucun patron n'oserait vous demander. Il s'agit d'être productif sans jamais se trahir, d'accepter d'être souvent sans le sou, d'être un personnage public isolé dans son atelier, et de toujours dépasser ses propres doutes, faute de quoi la création se tarit. Etre artiste de métier, c'est bien sûr produire mais également vendre. Il faut accepter le rôle de "commercial" qui vous emmènera souvent sur des chemins questionnant votre intégrité de création. Plus qu'un métier, c'est un choix de vie. Je n'oublierai jamais le vernissage de ma première exposition. Mes proches et moi en parlons aujourd'hui comme "du jour de mon mariage". Je peignais depuis des années, mais c'était la première fois que mes toiles se montraient au public. C'était intense. J'écoutais, en douce, les commentaires sur mes tableaux, les interprétations, les critiques aussi. Je sais à présent, que c'est ce soir là que l'évidence s'est imposée : entre le travail solitaire en atelier et le stress de l'exposition, j'allais choisir les deux. Je n'ai pas de pire souvenir, je me souviens de m'être sentie financièrement prise à la gorge, de m'être aussi sentie souvent seule et parfois à la limite de la folie quand je n'avais personne avec qui débattre de ma peinture... Disons que les débuts sont difficiles et peuvent parfois être de très longs débuts! Il faut assurer un revenu avec un autre emploi à mi-temps, ça met des épinards l'assiette (le beurre, ça vient beaucoup plus tard). Mais je n'ai pas de regrets. Sans art, j'étais comme éteinte. Silvia B. Quiti
379 De: 1/10/2012 4:08:24 PM oui, je suis artiste. pour moi c'est un bonheur que je me sens bien et heureuse et pourrais partager avec les gens aussi. je suis heureuse de creer des pieces artistiques et partage ce que je sens ou pense avec les gens. ce qui est plus difficile c'est economie. jung won ra
380 De: 12/4/2011 8:17:27 PM regarder, écouter, sentir, exprimer, raconter, dire, montrer, partager, Un enfant qui s'accroupie pour ceuillir une fleur. Un couple, qui économise 6 mois pour se l'offrir. l'intolérance, la sous culture : "Et bien mounette si j'avais su qu'il fallait faire autant de kilométres pour ça! on aura tout vu?" patrici RABEUX
381 De: 1/13/2012 4:57:28 PM C'est un monde magique où se mêle Inspiration, Création et imagination...pour le Plaisir des yeux... Il permet à l'artiste de s'extérioriser, de vivre dans un univers riche de couleurs, de contraste, de partage... C'est aussi une thérapie (pour beaucoup d'entre nous) qui rencontront des difficultés de toute nature (nous sommes avant tout des ETRES HUMAINS). Nous essayons de donner du rêve aux autres, l'espace d'une toile!!! L'anecdote la plus heureuse : Une de mes toiles est en couverture d'un livre à Londres. "Honor's Shadow" by Voulà Grand aux Editions Karnac La toile s'appelle : "FEMMES RIVALES" Nov 2010 Ce qui marque le plus la difficulté de ce métier, est le manque de reconnaissance...la crise financière s'en ressent également... Christelle Raczak
382 De: 1/24/ :46:00 AM Parvenir à se définir comme artiste est une gageure en soi. Dans ma pratique quotidienne, plasticienne, manuelle, le terme d artisan est bien plus évident, plus doux à mon oreille. Il me semble qu il laisse davantage d espace à ce que l on m a transmis et dont je fais usage aujourd hui. Artiste! Un mot pour plus tard, beaucoup plus tard, lorsque je ne serai plus et seulement si demeure la trace de mon travail. Cette rigueur et cette exigence pinailleuse qui caractérise ma quête d images relèguent l artiste à la fin. Il n existe que pour les autres, pour ceux qui regardent, lorsqu ils ressentent, lorsqu ils aiment ou détestent mon travail, lorsqu ils en parlent. Sans doute le suis-je pourtant, puisque toujours définie comme telle. Mais je l entends plutôt comme une explication à un comportement, que comme la définition d un métier. Un peu comme on dirait : «Elle, mais c est une sauvage!», un peu comme pour excuser cette manière d être singulière. Quelque chose qui vous éviterait la camisole de force. Pas fou! Artiste! La réalité de cette obsessionnelle aspiration à trouver, la récurrence de cet état de permanente quête dans lequel se trouve l esprit. La mesure que lorsque l on trouve alors c est fini. L important c est de chercher, sans fin Sans jamais trouver vraiment. Ce serait peut-être cela d être artiste. Cet état second étrange où l esprit ne garde en mémoire que le sujet choisi, comme si toutes les autres fonctions étaient hors d usage. C est la même! Un portrait. Un portrait chargé de l histoire du modèle. Un moment de bonheur étrangement doux, lorsque chair de poule faisant foi, vous avez senti que l image était là. Que le modèle, après résistance, avait consenti à être de votre côté un instant, à vous accorder la possibilité de faire un pas de danse harmonieux en sa compagnie. L image espérée est là. Le bel instant figé. Une inhabituelle grâce, enfin concrétisée. Puis arrive ce moment singulier pour le photographe, cette transition pendant laquelle l image, encore latente, prend corps à l esprit, au point d éprouver pour la première fois, le besoin de s asseoir un instant sur un banc de jardin public, pour laisser les larmes s écouler. Evacuer la tension liée à cette sensation que pour une fois on y est arrivé. Puis s enfermer dans la chambre noire et concrétiser fébrilement cet instant. Mais du portrait, si réussi, si parfait pour une fois ; transpirera en filigranes tout ce qui n est pas dit tout le mystère de l être, de l autre, toute sa différence, tous ses secrets. La douloureuse difficulté c est ce manque de sagesse, cette naïveté à songer que l on parviendra peut-être à percer le mystère de ce reflet merveilleux qu est l autre, ce double inatteignable. Cet inconnu que l on espère apprendre, indéfiniment. Peine perdue on le sait, mais quand même on essaie. Marie Rameau
383 De: 1/8/2012 9:43:02 PM Oui, je suis un artiste italien, mais seulement que je sais, c'est, avec tout ce qui touche le monde de l'art. Pour ce que j'ai appris en 36 ans, c'est que notre planète terre est une, mais de tous les gens qui y vivent, certains à la naissance ont été choisis pour être des artistes, ce sont des privilégiés et sera amplifié par leur façon, déformée, le génie de comprendre et d'exposer eux-mêmes dans cette vie le plus naturellement possible! Clair que la société qui héberge ne doit avoir du respect pour nos âmes spéciales! Continuez à utiliser exalte l'art, parce que la création d'un artiste est comme une mère pour la naissance d'un enfant. L'art doit prendre soin, car il est l'essence de la vitalité! Lisa Rampazzo Mon rpporto à l'art toute ma vie est agréable, il ya quelques mois pour manque de fonds financiers, j'ai dû réprimander mes atelier de peinture, que j'ai créé, j'ai mangé, dormi, et j'adore! J'ai immédiatement pensé à la perte, l'isolement. Il est certainement un peu de douleur il a été, et grâce à elle que j'ai découvert de nouvelles formes d'art, dans lequel je travaille encore et expérimenter! Wow quel doux étourdi, la vie! Lisa Rampazzo lisa rampazzo
384 De: 12/11/2011 4:05:22 PM Plus qu'un métier c'est LE moyen de vivre ma vie. Occupation à temps plein, j'essaie de colorer ma vie courante avec ce que j'ai vu, senti, ressenti à travers mes yeux d'artiste. Cela peut se voir jusqu'aux juxtapositions des couleurs des mets sur une assiette... C'est nécessairement garder les yeux ouverts et se mettre ainsi dans un perpétuel questionnement pas toujours confortable. Jeune artiste qui découvrait Berlin et espérait y être découverte, dans les années 80, j'avais pris avec difficulté et bonheur rendez vous avec une galerie importante. Mon allemand était assez rudimentaire. Arrivée à ce rendez-vous, le galeriste me dit avoir apprécié le travail de cet artiste ( photographies envoyées de Paris) mais qu'il était désolé de ne pas le rencontrer. " "Mais, c'est moi " lui dis-je. Gêné, très gêné, il ne dit:" Alors je suis désolé, je n'avais pas compris que vous étiez un fille...et je ne travaille pas avec le genre féminin". Les berlinois m'ont consolée mais quelle vilaine douche! J.Valérie Rauchbach
385 De: 1/4/2012 4:24:24 PM Un métier? Un sacerdoce? Une discipline? Une besoin urgent? Une thérapie? Difficile de répondre. Un peu de tout cela à la fois, mais je pense que c'est surtout l'expression des émotions puissantes que je ressens tous les jours face à ce monde en perpétuelle mouvance, qui a perdu ses repères et peut-être le meilleur de lui-même. C'est ce que j'ai besoin de raconter sur mes toiles. Alors un métier, certainement, mais aussi la volonté d'être un modeste témoin de l'époque troublée dans laquelle je vis et je peins. Un type, dans un de mes vernissages, est venu vers moi en me disant : "J'aime bien ce que vous faite!" Puis est parti. Des amis l'ont entendu et m'ont dit qu'il n'avait pas quitté le buffet et n'avait pas fait le tour de l'expo. Cela m'a bien fait rigoler... Il ne suffit pas de peindre, encore faut-il se faire connaitre... La constitution d'un réseau de relations est la chose, à mes yeux, la plus difficile dans le métier d'artiste, mais, sans lui, pas d'espoir de "percer" un jour. Francis Ray
386 De: 1/16/2012 7:28:31 PM C'est un engagement total. Avoir vendu un tableau figuratif à un jeune couple trentenaire à la Chic Art Fair la difficulté du métier : ne recevoir aucune subvention de Cultures France alors que mon travail a été sélectionné pour représenter la France dans le cadre de l'année de la France au Brésil en 2009 (13 tableaux expédiés à Salvador de Bahia en mars 2009). isabelle Régnier
387 De: 12/5/ :27:26 PM la seule voie envisageable être inutile, ne pas en vivre fabrice réhel
388 De: 1/25/2012 8:12:57 PM Pour moi, " la difference qu'il y a entre les autres artistes et moi, c'est que moi je ne suis pas un artiste" ca c'est moi qui "cause sur moi" cf.infra. Pour plus savant que moi sur ma prod. donc mon job: cf. l'article de l'écrivain et Critique d'art Jean- Paul Gavard-Perret, qui clôt la page à l'url suivante: < la plus heureuse, la reconnaissance bien sûr, enfin... à l'aune des votes " avec le nbre de video-vues", et plus spécifiquement le choix de cette phrase, celle que je revendique fortement, (et qui est pile poil dans la cible de la présente "enquête") : " la difference qu'il y a entre les autres artistes et moi, c'est que moi je ne suis pas un artiste" Marquant la difficulté: cette décéption: " non, l'on ne peut avoir socialement, 2 activités prenantes, prof. de médecine à Bichat, et producteur, attardé certes, d'mages..." Donc faut avoir quitté la premiére pour embarquer dans la seconde, d'où (?) l'etiquette que j"aime bien finalement d' "attardé"... Emmanuel RENE
389 De: 1/2/ :32:42 PM Lorsqu'on commence, ce qui est mon cas, c'est un métier d'une difficulté extrême. Certains ont plus de chance que d'autres, certains rencontrent les bonnes personnes au bon moment, certains s'y prennent mieux que d'autres, parce qu'il faut être là sur tous les fronts. Il y a l'aspect financier qui est très dur, et qui fait barrage à beaucoup de choses (difficultés pour trouver un espace adapté pour créer, et pour stocker ses oeuvres, difficultés pour financer sa production, et puis difficulté pour vivre au quotidien). C'est un cercle vicieux : pas d'argent = pas d'atelier = pas de production = pas de ventes = pas d'argent. Or pour avancer et percer, un jeune artiste doit être en constante production. Travailler très dur, énormément pour se développer. Un jeune artiste doit donc travailler dans un premier temps sur cet aspect financier d'où, malheureusement, tout démarre. Parallèlement à cela, il doit parvenir à mettre de côté ces angoisses pécuniaires pour se concentrer sur son travail, ce qui est un exercice très difficile car il ne faut avoir rien d'autre en tête, et parce qu'il faut beaucoup beaucoup travailler pour pouvoir aboutir à quelque chose d'intéressant. Développer son style, sa personnalité artistique, toujours tenter d'aller plus loin et encore plus loin. Et pour finir, un jeune artiste doit, je pense, constamment essayer de faire découvrir son travail à de nouvelles personnes. Donc constitution de dossiers pour concours, résidences. Cela prend du temps, en plus des constitutions de dossiers pour d'éventuelles bourses. C'est donc une activité qui ne peut être effectuée qu'à plein temps. Sinon on n'a le temps de rien, on n'avance pas et on abandonne un jour ou l'autre. Pourtant, contrairement à la branche du spectacle vivant qui bénéficie du régime d'intermittent, les artistes visuels n'ont aucune aide de l'etat, mis à part quelques bourses et ateliers accordés au compte goutte. C'est donc une activité très difficile. Si on n'a pas cette passion, cette flamme qui nous fait comprendre que l'on ne peut et doit rien faire d'autre de notre vie que de créer, on arrête rapidement face à toutes ces difficultés. Je dirais que toutes les périodes de création sont des périodes heureuses. Celles où on n'a pas d'autre soucis que de créer, c'est magique. La préparation de ma première grande exposition personnelle aux Salaisons a été pour moi une très belle période. J'ai travaillé sans relâche pendant 9 mois, isolé dans le sud de la France. Pour la première fois de ma vie, j'étais concentré sur une longue période au développement d'un projet artistique. C'était magnifique, jusqu'au moment du vernissage où j'ai été récompensé par le nombre important de gens qui sont venus voir l'exposition. Je souhaite que ma vie soit un jour cela constamment, que je puisse ne me concentrer que sur ma production et rien d'autre. Quant à la difficulté, elle se subit vraiment au quotidien, comme expliqué précédemment. Mais je pourrais citer la difficulté de montrer son travail, exposer et intégrer une galerie. Quand on veut montrer son travail aux personnes qui comptent, personne ne vous écoute, quel que soit votre talent. Il faut donc travailler en aval sur le "networking", et rencontrer les gens d'abord, pour ensuite leur montrer votre travail. En résumer, la plus grand difficulté de ce métier, je dirais que c'est de démarrer. Benjamin Renoux
390 De: 2/2/ :59:53 PM +un travail de réflexion, d'observation, une pratique de l'outil utilisé( chalumeau,métal, mélange des matières) qui me donnent la capacité d'imaginer, de créer, de faire exister. je crois que ce qui fait le + plaisir c'est l'aboutissement d'une oeuvre lorsque vous êtes en parfaite symbiose entre la tête et les mains, la pire difficulté c'est d'en vivre!! brigitte REY
391 De: 1/4/2012 4:44:25 PM Etre Artiste est avoir la possibilité de m'exprimer a travers de l'art, de créer des pièces que racontent histoires et invitent les gens a faire parti de cette histoires. La plus heureuse, est quand une personne a regarde une de mes photos et m'a dit, paraissait que tu l'as désigne aux pinceaux. La plus grand difficulté, est de rentrer dans le marche de l'art sans oublier tes principes. Arsenio Felipe Reyes Hernandez
392 De: 11/29/ :01:55 PM Ce métier est le reflet de moi même, c'est une vrai volonté de vie L'anecdote, elle est là, à chaque instant, à chaque fois que je crée, c'est une histoire sans cesse renouvelée. La difficulté du métier, c'est celle de se faire connaître surtout quand on est pas dans les créneaux des artistes spéculés par les galeries. C'est aussi la difficulté de vivre de son art, de pouvoir payer un salon hors de prix pour les petits artistes Josée Ricard
393 De: 12/5/2011 9:56:58 AM Ce n'est pas un métier. Dubuffet disait que l'artiste doit se penser comme «un délinquant» s'il veut assumer sa position sociale. C'est aussi mon avis. 1) La perception qu'un écrivain poète espagnol a manifestée en visitant mon atelier. 2) La dépendance financière à l'égard des marchands et l'inféodation à la culture de la communication. Je le vérifie tous les jours... Dernière anecdote en date : une jeune femme travaillant dans la publicité s'est présentée à mon atelier pour la sélection des participants à un grand salon parisien d'art contemporain. L'observation s'est établie sur une traduction des peintures en message (affligeant). Luc Rigal
394 De: 12/30/2011 6:25:44 PM Bonjour Je suis nouveau dans ce métier, j'ai pris une année de disponibilité afin de tenter de vivre de mon travail. Cela faisait 10 ans que je travaillait dans la peinture en dehors de mon "vrai" travail (surtout alimentaire), pour de l'illustration ou des concerts, ou des commandes. A la question "est ce un métier?", je dirais qu'a partir du moment ou l état oblige à s'inscrire à la maison des artistes afin d'avoir un statut "social", la question ne se pose pas. Pour moi qui travaille souvent sur commande, je trouve que comme dans tout les métiers (j'ai été 10 ans professeur d'arts plastiques en collège) nous devons répondre à des contraintes et à des attentes. Quand je travaille pour quelqu'un, je dois traduire en images ses pensées, et trouver un moyen de faire ressortir les émotions de mon client à travers mon propre trait. C'est donc une forme de travail de traduction, complexifié par mes propres idée et émotions : je me dois donc de trouver un équilibre satisfaisant entre ces deux courants. Le travail est plus simple quand je suis libre de mes choix et sans contraintes face à une toile, mais là encore, je trouve que cela n'est pas dégagé de responsabilités. Dans une époque sursaturée d'images, trouver son propos et réaliser une image n'est pas anodin. Cela nécessite de se positionner, et dans le monde de "l'art", son histoire y compris, mais également vis à vis de ses contemporains. Créer une image pour ne rien dire, ne rien faire ressentir, n'a pour moi aucun intérêt. En cela que le processus de création engage la totalité de mes opinions sur le monde qui m'entoure, les images qui sont créées ne sont pas indépendantes, et engagent mon discours et ma manière d être. A travers mes images, c'est une vision du monde et d être que je défends. Cela pourrait sembler puéril et égocentrique, mais en même temps, bien d'autres métiers, "reconnus" sans problèmes, et qui engagent de manière plus directe le public, font de même (politique, professeurs, polices, etc...) La plus heureuse : qu'une connaissance se soit fait tatouer un de mes travaux. L'idée qu'il portera sur sa peau jusqu à sa mort un des mes travaux est une grande satisfaction, Qu'il manifeste ainsi un accord indéniable avec ce que je propose fut très touchant. La difficulté : Au jour d'aujourd'hui : avoir la possibilité de montrer son travail sans avoir à subir des impératifs de mode et de rentabilité. Guillaume Riocreux
395 De: 1/10/2012 3:10:15 PM C'est pas un métier. Le jour ou j'ai décidé d'être peintre, j'avais 14 ans, je me promenais le long de la Lieutenance à Honfleur, patrie de la croute, mais à cet âge, c'est l'espoir de pouvoir peindre toute sa vie. Le jour où j'ai compris que la peinture ne servait à RIEN si ce n'est qu'engraisser quelques putes, peintres et marchands. Denis Rivière
396 De: 1/13/ :48:02 PM Ohh, un métier comme un autre, mais il est un petit peu plus dur d'en vivre Une proposition d'exposition collective de haute qualité, mais où on ne vend rien Le drame de l'art contemporain! Clément Roche
397 De: 2/8/ :45:18 PM Ce n'est pas un métier c'est une façon de vivre L'anecdote la plus heureuse, c'est lorsque quelqu'un m'a dit que la vue d'un de mes dessins lui avait procuré une émotion si intense que sa journée en avait été totalement transformée. La plus triste c'est lorsque j'ai vu ça: "«Devenir un artiste entrepreneur ne tient pas du miracle. Vous construirez vos réussites grâce à votre vocation d artiste, certes, mais également à votre état d esprit entrepreneurial.» La dimension entrepreneuriale s avère en fait essentielle pour promouvoir efficacement toute forme d art. Avec ce guide pragmatique et riche en exemples, astuces et outils, tout artiste qui souhaite vivre de son œuvre disposera des connaissances nécessaires en termes de business et de marketing pour définir son marché, élaborer sa relation clients et son plan d actions annuel, communiquer, manier les chiffres. Avec ce référentiel de compétences très complet, l auteur trace la route des artistes vers le succès. Cet ouvrage est le premier guide complet de l artiste entrepreneur, intégrant les données chiffrées et des informations à jour sur le marché." Virginie Rochetti
398 De: 2/5/ :44:31 PM OUI c'est un métier! Mais aussi et surtout, un art de vivre et de transformer le quotidien,les souffrances,les peines mais aussi les joies en ART et surtout une une RESISTANCE A L'OBSCURANTISME DE LA VIE! Le soir où à la veille de mon vernissage dans une grande galerie parisienne, un autre très grand marchand (du trottoir d'en face la galerie où j'exposais) a pris sur lui et a traversé la rue pour venir m'acheter une tableau...pour lui! Cela faisait au moins 15 ans qu'il n'avait mis les pieds dans cette autre galerie. Les deux marchands étaient fâchés à mort,je ne le savais... J'étais assez fière et heureuse que l'exposition démarre comme cela! CANDIDA ROMERO
399 De: 12/5/2011 9:55:39 AM Un activité pleinière liée au "faire", à la pensée. Une réflexion souvent entendue lors d'expositions ou salons : Oh c'est bien ce que vous faites mais c'est pas pour nous... Vincent Rougier
400 De: 1/22/2012 4:32:30 PM Artiste, un métier? Oui, et par exemple dans le sens où chacun peut explorer son monde intérieur tout au long de sa vie. Dans ce cas on pourrait dire "faire son métier d'homme", à savoir tenter de devenir un être humain complet. Je crois qu'un artiste est un être qui essaie de regarder ou percevoir certains de nos méandres, pour lui mais aussi afin de les transmettre, décryptés ou de façon intuitive s'il ne parvient pas à saisir tout le sens de ce qu'il est en train de faire. Et si c'est suffisamment parlant, parfois beau ou dérangeant, alors cela concerne chacun d'entre nous,on se reconnaît, ou du moins reçoit-on quelques pistes - ce qui permet au passage de se rendre compte que nous sommes tous semblables malgré nos singularités, parce que d'une façon ou d'une autre nous cherchons tous quelque chose. Le problème financier de cette profession est aussi dû au fait que notre société est organisée de telle sorte qu'elle met beaucoup d'énergie à nier l'importance de la dimension humaine. Il arrive même que, selon les pays, les artistes subissent une censure plus ou moins violente. Si on regarde bien ce fait, cela veut dire qu'ils contribuent à la pensée, à la recherche, et si je vais jusqu'au bout et que je déborde du sujet parce qu'il me semble qu'on est tous concernés, je trouve que notre civilisation est dans un état de barbarie absolue puisqu'elle refuse aux humains le temps et les conditions nécessaires à leur évolution personnelle. En tant qu'artiste et en tant qu'être, je suis très fatiguée par ces personnes qui se nourrissent sans fin d'un désir de pouvoir ou d'argent, et qui obligent à penser la vie à leur façon si l'on veut survivre. Que cherchent-elles à combler? Au lieu d'emmerder le monde entier elles feraient mieux de se poser cette question. Et il y a un bon moyen pour ça, parmi d'autres : la création... J'ai vécu deux fois la même joie lors de deux expos, quand des personnes de nationalité et de culture étrangères sont venues vers moi pour discuter de ce que mon travail soulevait en elles. Cela m'a montré à quel point l'art est un langage universel, qu'on peut vraiment partager cela. La plus grande difficulté c'est pour moi le fait de devoir penser à gagner des sous sans adopter les techniques commerciales. J'ai horreur de ça et c'est très difficile à éviter. Et puis c'est paradoxal, on devient artiste parce qu'on sent un monde parallèle, et il faudrait "jouer" un personnage et faire tout un cirque? Ca c'est vraiment difficile. Et puis, évidemment, les difficultés financières de chacun en ce moment compliquent bien sûr la vie d'artiste... Marion Rouleau
401 De: 12/3/2011 9:46:00 AM C'est pas un métier c'est une façon de vivre, d'être. La plus heureuse est de temps en temps quand je pense avoir finit un tableau ou gravure et quand je pense que c'est réussi. Le plus difficile c'est le sentiment d'échec et de solitude. Ellen Rouppe
402 De: 11/25/2011 8:42:06 AM la promotion de son travail est un métier,pas la création.il faut lutter contre "le métier" à ce moment la,la répétition d'un système. Même si dans la création,on peut approfondir une recherche et se répéter,peut être, faut il savoir s'échapper aussi. Pour moi il n'y a rien d'anecdotique,tout se vit chaque jour...la joie,l'intensité de la rencontre de deux couleurs,deux matières, ces télescopages magiques de peinture. A contrario, la difficulté réside dans l'entêtement nécessaire pour débusquer sa famille de peintre, trouver des espaces valorisant sa peinture;ceci est plus laborieux que le reste! albane roux
403 De: 1/27/2012 8:24:22 AM Being an artist is a way of life. You don t really choose for it. The professional part of it is when you have to perform in practical sense. Être un artiste est un mode de vie. Vous n'avez pas vraiment choisi pour elle. La partie professionnelle de celui-ci est quand il faut rendre au sens pratique. My greatest disappointment was, when I showed my work, as a 17 years old boy, at the academy of fine arts in Amsterdam, Holland. Then I realised that the art world was bigger than that moment... it was much larger, although I was already an artist. Ma plus grande déception a été, quand j'ai montré mon travail, comme un garçon de 17 ans, à l'académie des beaux-arts à Amsterdam, Hollande. Puis j'ai réalisé que le monde de l'art était plus grand que ce moment... il était beaucoup plus grande, bien que j'étais déjà un artiste. ronald ruseler
404 De: 2/9/2012 2:15:03 PM L'artiste répond d'abord à une vocation et pratique un métier voué à l'expression du beau. Ses actes s'inscrivent dans la vision, jamais totalement aboutie, nourricière sas aucun doute, d'un avenir perfectible et fragile. Tous les arts nécessitent un inlassable travail sur soi, technique et psychologique. Dans cette pratique paradoxale de la fréquentation des signes partitions, poèmes, touches de couleurs et de la mise en harmonie des rythmes nécessaires se cherche l'artiste et se trouve le talent, auquel il a si longtemps aspiré. Il n'y a pas de bons ou de mauvais souvenirs dès lors que l'artiste évolue dans un champ lumineux, entre la maîtrise supposée et l'entreprise de ses espérance. Le premier vers du poème, le premier coup de brosse, le premier accord sur l'instrument sont les conséquences, parfois lointaines, de tant d'émotions que l'artiste se réfugie, en silence, dans des images qu'il transcrit, dans une réflexion sur des savoirs qu'il transpose, dans un avenir toujours offert. Paul-Bernard SABOURIN
405 De: 2/14/2012 6:18:52 PM Ce n'est pas un métier au sens où on l'entend vulgairement En revanche pour être un artiste il faut avoir du métier, comme disait notre ami Boileau : Hâtez-vous lentement et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage Polissez-le sans cesse et le repolissez Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. La plus heureuse, prendre une feuille de papier et dessiner... La plus malheureuse, après avoir rencontrer Anne Lettrée, dire avec Max Papart : Connaissez vous la différence entre les oiseaux et les marchands, les oiseaux eux ils arrêtent de voler!!! Sophie Sainrapt
406 De: 1/12/2012 9:37:03 PM Ma condition d Artiste Peindre est devenu essentiel à ma survie mentale et physique ; C est suite au combat mené pour lutter contre la leucémie de mon plus jeune enfant pendant trois ans que j ai réalisé et décidé d assumer mon besoin de créer, en me décomplexant de n avoir pas fait l école des Bô-arts ; Je ne peins pas pour vendre ; je peins : c est mon exutoire ; Si mon œuvre plaît et se vend ; cela m aide à vivre C est un bonheur Côtoyant depuis trente ans les artistes, j ai pris le parti d essayer de les aider en mettant mon savoir faire au service de l art ; et plus spécifiquement au service des Artistes-Femmes ;étant femme artiste moi-même. MANA (interview France 3 mars 2009) la plus heureuse: un couple qui traverse la Manche rien que pour venir m'acheter des oeuvres là où je vis en Dordogne la difficulté des artistes talentueux inconnus, (hors des circuits des stroumpfs émergents) qui survivent et qui se lèvent chaque jour pour l'exprimer dans leur Art MANA(nom d'artiste) SAKHO
407 De: 2/2/ :12:37 PM Ce n'est pas un métier,surtout pas! Le but étant pour moi de garder ma liberté et de rester le plus possible hord du système.un métier fait référence à l'habileté technique et à un savoir faire. On peut beaucoup plus se référer à un métier pour les artisans d'art et j'ai de plus en plus de mal à accepter dans les expos et les salons ce mélange confus entre artistes et artisans. La plus heureuse:lors d'une performance, j'ai invité les personnes qui le souhaitaient à venir peindre sur ma toile.une de ces personnes, est arrivée en fauteuil roulant et a peint pendant une demi heure.a la fin, avec un grand sourire, elle m'a dit Merci! C'était un beau moment de partage. Difficulté: aucune ou trop, mais dans n'importe quel domaine,nous sommes confrontés à des difficultés.encore heureux qu'il y en ait,les difficultés font avancer.une petite ancdote: A chaque fois,on me dit: ah vous êtes peintre ce doit être dur...jeune je répondais: oui ce n'est pas évident.maintenant je réponds: non non tout va bien! Mais les personnes n'entendent pas et redisent :oui mais c'est dur quand même... Pour ma part,choisir une vie d'artiste c'est choisir un chemin difficile, soit c'est le suicide assez rapide, soit passé le cap, c'est une source de bonheur, de passion et de liberté intenses. jean marie salanié
408 De: 12/4/2011 2:46:23 PM Une nécessité Un besoin de partager Un terrain d'aventure une recherche constante un besoin d'absolu le plaisir de patouiller Heureuse: Le patron de mon père,décédé depuis peu, est rentré dans la galerie ou j'exposais et a acheté la plus grande de mes sculptures à sa mémoire Découvrir chez quelqu'un d'inconnu, une de mes œuvre, entourée de celles d'artistes que j'admire dessiner seule dans le désert pour me nourrir Malheureuse: récemment, un client m'a proposé de paysager son parc en créant des sculptures adaptées à son lieu, le lendemain, il m'a avoué qu'il abandonnait le projet, car sa compagne n'appréciait pas mon travail Martine Salavize
409 De: 1/25/2012 4:40:31 PM D aucuns vous diront que «l art n est pas un métier, que c est la vie», mais je pense en effet que c est un métier qui s apprend «comme le chinois «disait malicieusement Picasso. D abord, c est un très long apprentissage vu la quantité d informations qu il faut digérer. Dans le temps de cet apprentissage, ce métier demande de prendre des décisions qui engagent car elles donneront forme à l œuvre une fois l artiste parti. S agissait-il d une œuvre passoire, battue par les vents de la mode ou d une œuvre qui aura fait sens? C est un métier où les tricheurs perdent. Lorsque Jean Bertholle s est tourné vers son massier pour signifier qu il souhaitait mon entrée dans son atelier à l ENSBA comme élève libre à l âge avancé de 31 ans, cela a été pour moi un moment très heureux. Lorsque Françoise Ducros, du corps des «inspecteurs de la création artistique» au ministère de la Culture, m a dit dans mon atelier vingt ans plus tard que «mes figures étaient en trop», cela a été par contre un moment très difficile à surmonter très vite. La difficulté de ce métier de peintre est l hostilité marquée envers les peintres de ma génération par des gens de pouvoir qui disent aimer l art et le soutenir alors qu ils font le contraire. J ai d ailleurs remarqué que les mêmes disent alentour qu il n y a plus de peintres en France. Ce métier difficile demande par conséquent de la pugnacité, de l indépendance d esprit et de l audace. marie SALLANTIN
410 De: 2/8/2012 1:27:33 PM Le plus vieux, le plus humble et le plus exaltant métier du monde. La pire difficulté? HSBC euros de frais financiers en L'anecdote la plus heureuse? chaque fois que je leur fais perdre un client. Jean-Luc Sallé
411 De: 1/8/ :00:13 PM Un métier qui est une manière de vivre, un métier sans vraies pauses, sans vacances mais nourri de voyages de découvertes, de rencontres. Un métier qu'il faut sans cesse ré-inventer mais où l'on a la chance que les interlocuteurs changent souvent, avant que des divergences de caractère rendent les relations difficiles. En 1983 à l'occasion d'une commande de la mission du patrimoine photographique, le directeur de l' époque Pierre Barbin m'avait invitée à dîner chez Nandron, un grand restaurant de Lyon, on avait mangé une langouste et bu un Condrieux. Lorsque je l'ai raconté à mon père il a dit" mais alors c'est vraiment bien ce que tu fais?!" En 1986 je suis partie pour 3 mois au Québec pour y réaliser une exposition lorsque je suis revenue il y avait une femme installée dans l'appartement où j'habitais avec mon compagnon. 12 années j'ai vécu seule en pensant que je ne rencontrerai jamais un homme qui pourrait accepter les impératifs de mon métier: voyages, vernissages, week end et soirées de travail... jacqueline Salmon
412 De: 2/5/ :45:21 PM Un besoin intérieur irrévocable d'expression, de revendication. Une grande solitude utile. Mettre à jour, mettre au monde ce qui nous taraude, nos inquiétudes et nos colères, nos joies et nos souffrances. Un exutoire. Un lien entre tous. Un sas de liberté malgré Tout Prendre recul en cours de travail et s'étonner soi même de son expression comme si l'on était relié Isolement, jouissif pourtant dans la concentration-déraison peur de la folie Claire SALMON-LEGAGNEUR
413 De: 2/23/2012 6:41:50 PM Je suis artiste depuis 40ans.Ce n'est pas un métier c'est une passion pour moi et il est avec tout ce que j'aime. Seul depuis toujours. La vie d'artiste n'est pas un métier,elle est plus.il n'a pas de moment heureux,ni malheureux dans la création,elle est la vie en générale.c'est ce que je crois tout simplement. Paul SALOMONE
414 De: 12/7/ :52:53 AM Elaborer une production singulière... l'anecdote la plus heureuse qui me vient à l'ésprit, c'est d'apprendre que, des amoureux ont gravé leurs noms sur ma première oeuvre intègrè en pleine air... Quand à la principale difficulté de ce métier, ( qui pour beaucoup n'en est pas un...) j'ai du mal à choisir entre : l'isolement, les complexités administratives et le coup des ateliers... ( merci :) serge samyn
415 De: 12/8/ :38:59 AM de la création, de la recherche, du commercial, du relationnel, de l'émotion, de la transmission, de la communication, un brin de gestion...et surtout de la passion...un métier à temps plein voir même plus... La joie éprouvée lorsque au sein du même atelier, portés par la musique, avec un artiste d'une autre culture (chine), sans se concerter, la palette est la même sur chacune de nos toiles. Joie d'une communion inattendue la difficulté de le faire reconnaître comme un métier : ex : quel est votre métier? artiste peintre... Ah oui? non! mais votre métier? Bernadette dite Béna SANGOUARD
416 De: 12/2/2011 8:47:39 PM pour faire simple, sobre et court : témoigner, provoquer, questionner... le présent, évidemment. l'anecdote la plus malheureuse : à chaque fois que je me présente comme artiste et que l'on me répond qu'aujourd'hui ce n'est pas un métier... la discussion est close. l'anecdocte la plus heureuse : à chaque fois que ces même personnes découvrent mon travail et restent bouche bée devant l'émotion provoquée. Une sorte de reconnaissance, malgré eux : la discussion est ouverte. geraldine sannac
417 De: 12/23/2011 1:39:15 PM L'artiste est pour moi comme un petit poucet, un être explorateur d'humanité, qui, sur son itinéraire intellectuel, moral et spirituel, sème des objets que l'on peut plus ou moins interpréter comme son oeuvre et qui sont créateurs d'émotions. Il pose des questions qui ne figent pas l'individu mais lui donnent à envisager une autre facette de son identité, de son humanité, détachée des guettos culturels, sociaux, religieux, qui peuvent également le ramener à lui-même, apres des questionnements qui remettent en cause les évidences et élargissent le domaine de ses reflexions. Une spiritualité sans dogme qui replace les hommes dans l'univers et leur fait envisager leur rôle dans le monde comme des acteurs de leur vie et de leur destin y compris dans une perspective historique de devenir de l'humanité. Personnellement mes peintures visent à créer, en mettant en exergue des figures de résistances qui ont lutées en général pour la réhabilitation de leurs droits civiques, un questionnement sur la différence et la capacité de certaines figures d'exception souvent issues de minorités à se définir comme un être humain qui à les mêmes droits que les autres, et à mettre leur vie au service d'un idéal, "par tous les moyens nécéssaires" (MalcomX). Le fait de poser les affiches de ces figures héroïques dans la ville est aussi un questionnement sur la ville et son organisation, son occupation par les gens, la liberté de diffusion et de communication, l'autonomie de l'individu dans l'organisation sociale et ses règles, bref une redefinition du jeu social ainsi que de l'identité de l'individu par rapport au groupe, et son évolution morale et spirituelle. Alors peut-on parler de métier pour des gens dont le rôle se définit par une certaine non définition des activités mais qui visent tout de même à une évolution, ou tout du moins à une respiration pour les autres qu'ils prennent à témoin de leurs érrances ou de leurs itinéraires? dans un sens la façon des chamanes de certaines La plus heureuse est celle de recevoir des messages d'encouragement au sujet de mon travail lorsque quelqu'un me dit qu'il à identifié un pochoir que j'ai fait dans la rue et qu'il me dit qu'il se sent proche de mon propos et qu'il m'encourage à continuer à diffuser mes idées et mes images, ainsi que de voir des photos de mes affiches qui sont récupérées et qui circulent sur internet, même de façon anonyme. De même pour les toiles lorsque les gens se sentent proches de ce que je fais. Les difficultés sont plutôt materielles comme le manque d'atelier ou de revenus directement liés à l'activité artistique et qui démontre un manque de reconnaissance du statut d'artiste et de son rôle social dans les institutions, c'est-à-dire la reconnaissance de l'artiste comme explorateur des concepts, des idées, chercheur d'humanité, glaneur de questions sans réponses formatées, bref quelqu'un qui n'est pas producteur d'objets de consommation facile, mais celui qui questionne l'individu sur son identité et ses motivations. Alors peut-on parler de "métier" pour des gens dont le rôle se définit par une certaine non définition des activités, mais qui visent tout de même (ces activités) à une évolution, ou tout du moins à une respiration pour les autres, qu'ils prennent à témoin de leurs érrances ou de leurs itinéraires?
418 Dans un sens à la façon des chamanes de certaines organisations tribales je serait tentée de dire que oui même si cela peut paraitre contradictoire et que de toute façon c'est la passion et une autre forme de nécessité qui guide celui qu'on appelle "l'artiste", oui dans le sens de lui reconnaître un rôle dans notre monde consumériste ou gangrénée par des géopolitiques destructrices. Il me paraît en effet vital d'opposer à certaines forces matérielles incontrolées comme le capitalisme triomphant, certaines autres forces comme la gratuité, le partage, l'interaction, le jeu, et même l'incertitude et les émotions, et de donner une place à des gens qui mettent en oeuvre leur énergie dans des buts autres qu'une réussite sociale et matérielle, et que la société doit se munir des artiste comme autant d'outils d'évolution et de diagnostic sur l'état du monde. (N'oublions pas notre art du début du 20eme siècle est devenu un art illégal et "dégénéré" en certaines circonstances). Parce qu'apres tout quoi d'autre qu'un artiste et son besoin vital de liberté pour stigmatiser les écarts et les dangers d'un société dans laquelle l'homme représente selon le titre d'un livre de Koestler "le zero ou l'infini"? Chebroux (Chelou) Sara
419 De: 2/1/2012 9:17:34 PM photographe professionnel est le metier de la liberté qui m'a fait exposer aux USA et en Europe m'ayant permis de nombreuses rencontes d'artistes tels que Joel Meyerovitz, Nancy Rexroth et en France Arthur Kopel et de rencontrer toujours de nouvelles personnes et lieux... Ma premiere selection par une galerie grace à un petit playmobil! L'image realisée avec ce petit personnage a lancé ma carriere via les salons AFF où elle s'est vendue en Belgique grace à la galerie Voz avec laquelle je suis toujours sous contrat. La difficulté est bien sur pour le photoreportage, le deuil recent de Lucas Mebrouk Dolega en est une recente et triste illustration Francois Sarraillé-Pierre
420 De: 1/14/ :27:11 AM Ce métier st avant tout une façon de vivre, de regarder, de penser, c'est un état d'esprit, c'est accepter de se remettre chaque jour en question, devenir chercheur de soi meme, c'est laisser passer a travers nous, accepter l'alchimie en nous, le métier, si nous pouvons employer ce mot est celui de la patience et de l'urgence, de la rigueur et de la liberté.. l'anecdote la plus heureuse, je choisis la dernière car en vingt cinq ans j'en ai vécu beaucoup, c'est d'avoir obtenu un prix sur l'ile de la Réunion ou je vis depuis 9 ans et de me sentir acceptée et reconnue en tant qu'artiste par les Réunionnais et les artistes locaux.la difficulté qui me marque le plus? il y en a tant mais elles comptent si peu en regard de la passion qui m'habite alors je dirais, redescendre sur terre... odile sauve
421 De: 2/2/2012 2:46:44 PM J'ai un métier artistique. Il suppose un savoir faire et un savoir défaire et beaucoup de travail. J'ai une formation Beaux-arts ( etc). mais j ai surtout un engagement qui suppose une discipline. J'ai toujours vécu de mon travail et ce n'est pas un passe-temps ou un violon d'ingres. Artiste? Substantif ou qualificatif? Je ne revendique pas le qualificatif, ce serait prétentieux de ma part. Le fait d être artiste ne suppose pas que toutes les productions soient des œuvres d art et quant à savoir si ce que je fais est de l'art, l'histoire plus tard nous le dira ou peut être jamais. Quoique! Je pourrais raconter beaucoup d anecdotes heureuses mais le plus important pour moi, ce qui est capable de me rendre heureux, c est le plaisir de travailler. Quand on me demande : qu est-ce qui vous inspire? je réponds toujours : je ne me sens pas inspiré, je résous des problèmes que je me pose et cela donne vie à des créations plus ou moins originales que je revendique ou pas. et celle qui pour vous marque le plus la difficulté de ce métier? Je fus un jour sollicité par une éminente entreprise de bureautique pour installer des œuvres dans le somptueux hall d accueil pour l inauguration de leurs nouveaux locaux. À ma question concernant le budget alloué pour le transport et l installation de mes œuvres il me fut répondu qu il n y en avait pas. Je leur demandais alors s ils avaient un budget pour les plantes vertes qu un pépiniériste était en train d installer. Il y en avait un, bien sûr. Devant un tel mépris pour notre métier je tournai simplement les talons. J ai 79 ans et je pourrais en raconter beaucoup d autres Par ailleurs je tenais à vous signaler que, tout comme certains se disent artistes, je suis moi-même chirurgien et naturopathe : j'ai enlevé une épine d'oursin du pied de ma femme avec une épingle et soigné une piqûre de guêpe à ma voisine avec 3 herbes ramassées dans mon jardin, je pratique couramment la comptabilité et bien d'autres choses, mais ce que je revendique le plus c'est ma qualité de ministre. Cependant, je n'ai jamais été sollicité pour l exercer. Éguilles, le 2 février 2012 MAX SAUZE
422 De: 12/10/2011 6:04:06 PM "Artiste, un métier?" Prétendre que l activité de l artiste relèverai d un métier acquit après un apprentissage, c est vouloir abolir la différence entre lui et l artisan, mais par delà, n est-ce pas vouloir revenir à une conception remontant à l Antiquité qui ne faisait pas de différence entre le métier de l artisan et l activité de l artiste et considérait que le potier et le poète étaient tous deux des hommes de l art? N est-ce pas prétendre, en définitive, gommer et invalider toute l histoire de l art qui n a eu de cesse d imposer l autonomie du créateur face à la religion d abord, puis face à la philosophie, ensuite et à l idéologie? Faut-il renier le vingtième siècle qui a vu l artiste s émanciper du métier lui-même, s éloigner ainsi encore plus de l artisanat? Bien sûr artisan et artiste ont des points communs : l habileté, entre autre, mais si l'artisan produit grâce à une méthode, l'artiste lui, laisse libre cours à sa fantaisie créatrice. C'est pour cette raison d'ailleurs que la notion de progrès est étrangère au domaine de l'art. L artiste en appelle à l imaginaire alors que l artisan travaille dans l utilitaire. Et si l'artiste n'a pas besoin de suivre des règles déterminées et réfléchies, c'est parce qu'en aucune manière l'art ne vise la rentabilité ou l'efficacité. A l instar de l artisan, si l artiste maîtrise lui aussi tours de main et techniques, bien que cela ne soit pas un dogme intangible, ce qui le différenciera toujours, in fine, c est sa virtuosité, son souffle et son inspiration. S il suffisait d apprendre des recettes, des trucs et de les recracher tels quels, de les calquer mécaniquement, alors tous les peintres du dimanche seraient des artistes! Le geste de l artiste n est pas reproductible, son œuvre est unique et originale. «Ainsi la règle du Beau n'apparaît que dans l'œuvre et y reste prise, en sorte qu'elle ne peut servir jamais, d'aucune manière, à faire une autre œuvre.» (ALAIN. Système des Beaux-Arts,) "Artiste, un métier?" Je ne le pense pas. Plutôt un état, une attitude, une posture, la recherche d un sens profond au delà des simples significations La poursuite d un idéal? Peut-être. Un engagement fort dans la réalisation d une œuvre? Certainement. Voici le texte d un message que j adressai à un ami après une découverte surprenante «Figure toi, que l autre soir, en surfant sur la vague des infos du net, je tombe par hasard, sur la "Base Joconde" du ministère de la culture... Je suis référencé sur ce fichier car depuis 1987, j'ai une œuvre au Musée Crozatier de ma ville natale!!!!! Eh oui, je suis entré au musée à l'âge de 39 ans et je ne le savais pas!!! J'aurais pu mourir idiot sans ma bécane électronique, tu te rends compte Je me souviens très bien de ce tableau, vendu à un brave curé lors de ma première ou deuxième expo... Pas cher. Mais ravi de cette vente, tu imagines, je devais avoir 17 ou 18 ans!!!! En décédant, le chanoine collectionneur de renom, légua au musée son immense collection dont faisait partie mon tableau... Ce que c'est que la vie : débuter sur les barricades de mai, Crier "Vive l'anarchie, à bas la cagoule! " et finir au musée grâce aux bons soins de l'eglise... Apprendre ça à plus de 50 balais, ça fiche un coup au cœur!»» Guy SAVEL
423 De: 12/2/ :06:14 PM Artiste peintre, c'est ma profession. Si ce n'était pas un métier, je ne vois pas pourquoi je serai payée. Si les artistes abandonnent l'idée qu'ils pratiquent une profession, il ne peuvent pas avoir des éxigences de rémuneration, caisse de retraite, etc. Les écrivains, les musiciens, les danseurs, sont dans la même situation. Le bonheur de mon métier, c'est que j'aime me lever le matin pour travailler. Après 40 ans de pratique artistique, j'aime toujours autant ce que je fais. L'année dernière, une entreprise américaine qui vend des fournitures pour artistes m'a commandé une peinture murale pour leurs locaux. En plus de mes honoraires, ils m'ont donné assez de peinture à l'huile en tubes pour peindre jusqu'a la fin de mes jours. La difficulté c'est qu'il faut être artiste ET son propre marchand d'art si l'on veut vivre de son travail. Kathleen Scarboro
424 De: 12/24/ :23:20 AM en tapant sur google schembari vous aller sur mon site professionnel ou je parle de mon métier de la peinture à l'huile et les difficultés de ce métier à Clermont-Ferrand depuis 30 ans de recherches sur les médiums des Maîtres du passé. Discrimination au frac d'auvergne et perte de temps aux beaux arts de Clermont pour un travail reconnu au niveau international 4 ans après. Discrimination au Frac d'auvergne: cartes d'invitation fausse... Prix international de Royan jean françois schembari
425 De: 1/10/ :17:49 AM Drôle de question. Vous m'affirmez " Vous êtes artiste ". Depuis 50 ans je me pose la question ;suis-je un artiste? Vous affirmez que peindre est un métier: et si la volonté de remettre pendant tant d'années sa peinture sur le métier n'était que la recherche de soi-même? Etre plombier-zingueur, çà c'est un métier! Anecdote + Voir travailler Picasso à Vallauris. Anecdote - Voir des poubelles "d'artistes" fouillées par... René SCHLOSSER
426 De: 1/25/ :53:51 AM Pour moi, être artiste c'est apporter un regard sur le monde qui nous entoure, être un porte parole de voix plus silencieuses, voir l'invisible et tenter de le restituer... Apporter de la paix, de la joie, par une image, par un univers qui ouvre aux gens de nouvelles portes... Etre artiste c'est aussi avoir un outil universel qui permet de réunir et d'échanger... Un outil que l'on peut transmettre car c'est un moyen d'expression magique... C'est également s'exposer, se dévoiler, chercher à répondre à des problématique sociales, pédagogiques... C'est un choix de vie précaire qui permet de s'ancrer... Quand la création vous habite, la vivre vous libère, vous amène à mener votre barque et à vous insérer dans la vie professionnelle très concrètement contrairement à l'image que l'on peut parfois avoir des artistes pas très réaliste... Etre artiste c'est être indépendant, faire des choix, se créer un réseaux et jongler avec plusieurs projets, plusieurs casquettes... C'est créer bien sûr - pas assez -, c'est communiquer, être au courant de ce qui se fait, des lieux d'exposition, se remettre en question, tenir sa comptabilité, organiser son temps, avoir une vision globale de son activité, être stratégique, s'entourer de personnes de confiance, aller à des rendez-vous, développer son potentiel... Etre artiste c'est passionnant... La plus heureuse, c'était dans un petit salon lorsqu'un homme a vu un de mes tableaux, sur la métamorphose. Il s'est arrêté, nous avons échangé à propos du tableau et il m'a demandé timidement le prix. Il est revenu quelques minutes après avec sa famille pour l'acheter, et quand il l'a pris dans les mains il avait les larmes aux yeux... J'étais très touchée. Anecdote difficile : lorsque je me suis lancée, il y a 2 ans environ, j'ai commencé par cibler des quartiers et faire le tour des galeries avec un book... Je partais, mon appareil photo dans la poche pour me donner du courage - je suis photographe plasticienne et il y a toujours une petite photo à prendre! - pleine d'espérance. Dans les galeries, les gens me regardaient étrangement, la plupart du temps avec dédain, sans même regarder mon travail. Comme si elles étaient réservés à une élite, celle qui savait, celle qu'on connaissait. C'était très dur car je ne savais pas comment aborder ces lieux d'exposition. Aujourd'hui j'ai compris qu'il fallait passer par des intermédiaires, exposer dans d'autres lieux dans un premier temps ou tout court, et que je ne suis pas la seule confrontée à ce problème...! Sarah Schmidt-Whitley
427 De: 2/2/ :16:52 PM mosaïste, inscrite à la Maison des Artistes L'anecdote la plus heureuse a été lorsque une personne a découvert un tableau et m'a dit qu'elle l'attendait depuis longtemps. Que son bonheur, son émotion était très nettement visible sur son visage, elle était émue aux larmes. Donc, le bonheur d'un acheteur. Le plus difficile étant de se faire un chemin, de se faire connaître; d'exposer sans trop de frais. Les grands salons de peintures ou d'artisanat d'art sont souvent innabordables (enfin pour moi) et excessivement chers. Il y a une réflexion à tenir dessus. Corinne SEMPERE
428 De: 2/9/ :25:35 AM Le plus beau métier du monde sans quoi je ne le ferai pas. Il nécessite beaucoup de qualités (sens des responsabilités et rigueur) et de travail (observation, recherche, analyse, savoirs faire, investissements), et a aussi es difficultés: totale autonomie (horaires, hiérarchie...) aussi il faut tout savoir faire et tout prendre en charge, tout allant vers les autres avec beaucoup de lucidité. Mais il apporte énormément de satisfaction en retour. Les plus belles anecdotes sont toujours quand le monde deviens "tout petit". Ex: avoir été amenée à faire une conférence d'exposition sur le travail d'un artiste qui c'est avéré avoir été mon enseignent 20 ans plus tôt, et à 300 km de là. Les plus négatives sont toujours celles ou les motivations se sont avérées être sans rapport avec l'art (sexe or dollars). Ex: proposition de travail venue d'un Editeur d'art n'ayant en fait strictement aucun professionnalisme, mais une forte addiction à la spéculation. sylvie sénéchal
429 De: 1/20/2012 8:05:47 PM Un métier qui est également une passion vitale. C'est métier qui est basé sur un support d'expression et de production par un langage propre à soi, je l'appelle la création. Selon certain sondage, il y a 80 % d'artistes rimistes en France!!! - Est ce qu'il y a trop d'artistes? - Est ce qu'il ne manque pas de soutien politique pour faire bénéficier de cette production intellectuelle au grand public? - Faut -il donner plus d' importance à l'art ( aux artistes), à la création - la meilleure remède anti crise? Xiang Shi
430 De: 1/20/2012 4:29:50 PM recherche, créations, inventions,dire,penser, contestations Quand on me laisse carte blanche en m'en donnant les moyens! Invitée en Nouvelle Calédonie en résidence, au centre Djibaou, sur le thème de la terre; je réalise un four de façon très artisanale, pour faire cuire mes pièces en terre. Le four, fume, prends feu; La sécurité est alertée ( alarme de détection de la fumée) les gardes viennent:" ce n'est rien, les artistes travaillent"ils sont repartis sans rien faire. brigitte Sillard
431 De: 12/19/ :18:59 AM Est-ce vraiment un métier? Et toute la question de la reconnaissance sociale est là! Quelle autre activité que la notre implique tant l'être? Quelle autre activité reflète tant notre société et civilisation? Quelle autre activité est autant pillé pour ces idées? Quelle autre activité est aussi déconsidéré politiquement et économiquement que la nôtre? Être artiste est toute une vie, être artiste est rien... L'expérience la plus heureuse, serait peut-être celle où étonnamment tout converge à ce que son travail existe... Le moment on l'on croise le marchand, la personne qui va nous donner la chance d'exister. Une fidélité incroyable dans le travail. C'est ce qui m'a été donné en rencontrant Madame Caroline Smulders en 1989 qui n'a jamais cessé de croire, de suivre et de soutenir mon travail. Celle qui marque le plus en négatif?... Hmmm Il y en a tant... Entre tromperie, tricherie... Vol et escroquerie... Je pense plutôt à la déconsidération sociale des institutions de l'état qui résulte de la "radiation" de la Maison des Artistes quand on est au top de son activité malgré une forme financière au plus bas... Skall
432 De: 1/10/2012 1:31:05 PM Un métier de passion, de necessité interne, mal-compris en dehors de la même profession. Un métier qui ne se compte pas en heures, en RTT, en juste rèmunerations, en congées payées ou non. C'est une véritable mode de vie, d'être. Heureux, les moments de 'finalisation' d'une oeuvre, une véritable naissance, une reconnaissance intérieure. Aussi la vente, mais surtout la vente inattendue, venue du hazard ou le coup de coeur d'un autre. La plus difficile, la reconnaissance concrète; d'avancer par àcoups, et doucement, parfois trop lentement... Wayne SLEETH
433 De: 1/16/ :02:30 AM C'est avant tout un désir irrationnel de réaliser des oeuvres de création puis de les exposer, le plus souvent pour les vendre. C'est aussi des moments fabuleux de joie dans la pratique, les recherches curieuses de techniques, se sentir dans son époque, les projets, les contacts, s'émouvoir et émouvoir, montrer et exposer ses oeuvres, enfin en espérer une rentabilité. Quelque temps avant une exposition, dans un beau lieu, en Picardie, je me sentais esseulé, égaré, embourbé dans l'installation et le choix des oeuvres à exposer quand, pour la première fois, un galiériste m'a proposé de"m'assister" dans la scénographie de l'expo, quel bonheur!. Il me semble que l'aspect le plus difficile tient dans la réalisation même des oeuvres; faire un bon travail, y trouver son plaisir, se renouveler sans s'égarer Ca commence la plupart du temps par l'humeur agréable, sur le chemin de l'atelier. L'envie est là et puis... que faire, comment faire, pourquoi faire?. Toute la difficulté est de retrouver la spontanéité dans le geste, le plaisir de peindre, la sensation de révéler quelque chose de neuf! bernard sodoyez
434 De: 12/3/ :36:57 PM SCULPTEUR, Pierre Bois Bronze... J'aime votre question (Artiste associé à Métier) La connaissance et un savoir-faire sont indispensables pour élaborer un projet construit, choisir la matière adaptée et réaliser. -Chaque achat est heureux, et surtout la poignée de main chaleureuse du client, manifestant ainsi sa satisfaction. (car je réalise aussi sur commande) -Si on aime le combat, les contraintes techniques pour 'extraire' la Sculpture d'un marbre se dépassent aisément. Jean Michel SORIN
435 De: 1/22/2012 1:52:02 AM An artist does not have a job, an artist as a drive, a commitment, a reason to live. It is something that is not 9 to 5 and then turn-off and walk away. Recently it became a job when I had a few assistants to make an installation in Bayou Bievenue, New New Orleans. We did one test to see how deep the water is but not how deep the mud is to hold the bamboo up. The next time was to put the parts together in the water using a canoe and four assistants. It is winter, the wind blowing the water shallow but up to your chest if you would go in it. Two people worked with me by standing up in the boat to push the bamboo into the mud, three per column and three columns. Then to pull the bundled weeds, blood weed, that grew along the shore in the summer. The attached rope from the bundled line went up through the same hoop at the top that holds the three bamboo together. The one time try job worked well with the help of others. Roy Staab
436 De: 1/17/2012 7:09:33 PM C'est une passion et une aventure avant d'être un métier.le métier vient avec le temps par la force des choses. La plus heureuse anecdote date de mes sept ans,lors de mon premier autoportrait j'ai découvert avec stupéfaction que j'étais capable de me dépeindre. La plus mauvaise,le jour ou je me suis fait voler par naïveté,une cinquantaine de toiles par un protecteur bienveillant admirateur de mon travail. Jean STARCK
437 De: 12/8/2011 5:39:46 PM Ce métier est pour moi depuis mes 15 ans la seul voie sans interruption. C'est un engagement vital, j'ai tout basé sur ce choix: j'ai quitté mon pays de naissance, la Hongrie en 1956, pour être libre à vivre en tant que peintre en France. Je n'ai jamais voulu faire autre chose pour être disponible, malgré les grosses difficultés d'une réfugiée que j'étais et des critiques auxquelles j'ai du faire face au sein de ma famille. Je commençais à exposer après de longues années de recherches. Depuis j'ai fait des centaines d'oeuvres,des peintures, des sculptures, des expositions en France et dans de nombreux pays. Cependant depuis des dernières années je constate une pollution qui s'aggrave dans le paysage artistique par une production qui n'a plus rien à voir avec l'engagement qui serait sensé d'animer ceux qui s'engagent de créer. Je voies des producteurs et des vendeurs, des loueurs d'espaces, des peintures importées faites en série, des salons sans sélection. Tout ceci fait croire aux amateurs que c'est cela qui est l'art d'aujourd'hui. Je ne voies aucune réaction de la part des instances culturelles, ni de la part des artistes qui travaillent réellement, et j'ai l'impression que le champs de l'action pour faire connaître nos oeuvres rétrécissent, que les critiques ne mettent en valeur que ce qui est déjà consacré et ignorent ou se taisent au sujet de ce qui se passe. Malgré tout je vis de mon art, car il y a des collectionneurs qui me connaissent, qui me découvrent ici et ailleurs. Je suis heureuse que AREA ait lancé cette action, il est temps de confirmer que créer est un métier, que cela demande autre chose qu'une démarche de prospection et de faire un "produit". Merci pour votre initiative. Anna Stein Un des moments les plus heureuses était lorsque j'arrivais au vernissage de la Galerie Pyramidion située au Musée de Louvre où la Monnaie de Paris a exposé ces éditions des sculpteurs contemporains en Je découvrais une vitrine consacrée à mes sculptures, et à mon arrivée justement on était en train d'en vendre une des plus belles. Voici ce qui est arrivé récemment et ce qui illustre les difficultés de notre métier: ce 1 décembre j'arrivais à Miami pour participer à Pool Art Fair, un salon parallèle au Miami Basel. Le lieu d'exposition était très bien, selon l'habitude américaine dans un hôtel, où une pièce pour chaque participant était à notre disposition où j'ai fait mon accrochage le jour même. À l'heure du vernissage le 2 décembre à 17h, la police Américane débarque, déclare les lieux interdits, car non conformes et ordonne de quitter les lieux à tous les exposants sur l'heure. On imagine la stupeur, et la destruction de l'exposition, de tout emballer et chercher un autre hôtel dans une stresse incroyable et de perdre tout l'investissement humaine et matériel ce qu'un déplacement suppose. ANNA STEIN
438 De: 12/4/2011 4:25:13 PM l'art de bien vivre avec soi, un regard trés personnel sur les choses, les gens, la vie.une recherche permanente de ce que je veux exprimer. Un métier qui m'emménera avec passion et exitation jusqu'à la fin de mes jours. Et j'espére, un peu de bonheur à ceux qui apprécient mon travail. quand un tableau est terminé et qu'une personne exprime mon sentiment : merveille de l'entendre! le plus difficile est de rester "perché" sur le fil de ma pensée dans l'univers de nos vies, ce temps qui est fracturé d'obligations. elizabeth stenne
439 De: 12/2/2011 6:42:56 PM J'ai été très longue, d'une part, à me dire artiste : quand j'ai été reconnue par mes pairs grâce à une exposition. Je me suis alors déclarée à la Maison des artistes. Pour moi être artiste est d'abord une nécessité, presque une obligation. C'est aussi un métier : dans mon cas à temps partiel car j'exerce en parallèle les métiers d'enseignante et d'art-thérapeute, qui me permettent d'être libre financièrement et de ne pas connaître les angoisses d'une dépendance totale. Mais je vais prendre ma retraite de salariée bientôt et je vais pouvoir travailler à temps plein... en art. L'anecdote la plus heureuse : il y a quelques années, quand j'ai appris que j'avais vendu une oeuvre aux USA. La plus "difficile" : dernièrement, j'ai pris un rendez-vous dans une galerie pour montrer mes dessins récents et quand je suis entrée, j'ai su d'emblée, en voyant l'accueil du galeriste, qu'il me refuserait. Ce qui n'a pas manqué, j'étais glacée et j'ai montré mon travail presque en m'excusant. Danielle STEPHANE
440 De: 12/3/ :51:03 AM Quelle que soit la discipline que l'on choisit très jeune, on rentre en quelque sorte en religion'' c'est toute une vie de passion, d'amour, de sacrifices, d'incertitudes, de grands espoirs déçus et aussi de grandes joies qui nous attendent. C'est un choix sachant que si l'on veut faire fortune, il est mieux de ne pas s'engager dans une vie faite de la plus grande précarité. On vit au jour le jour, espérant toujours la reconnaissance de notre art, de notre talent. C'est bien sûr la passion qui nous guide et nous aide à toujours essayer de se dépasser. C'est un extraordiaire cadeau empoisonné qu'on a eu la chance de recevoir sous forme de dons. Je ne changerais pour rien au monde mon statut d'artiste pluridisciplinaire ( Danseuse classique, on débute à 7,8 ans, comédienne, chanteuse, musicienne, illustratrice et peîntre) et n'ai jamais envisagé une autre voie que celle du monde des arts qui offre pêle-mêle bonheurs, douleurs et nous permet de créer, d'exister vraiment. J'ai exécuté nombre d'affiches pour des films français, américains et lorsque je l'ai ai vues reproduites dans la presse et placardées sur les murs et frontons des cinémas, étant très jeune à l'époque, j'en ai éprouvé une grande joie. En outre en tant que peîntre, j'ai vendu à des artistes très connues dans le monde du cinéma, éprouvant une grande satisfaction de reconnaissance de mon travail. La vie est faite d'auditions, de jurys, de concours... La chance c'est comme le loto elle sort une ou deux fois dans une vie. à l'âge de 4 ans, j'ai fait des essais pour le film "Jeux interdits". le metteur en scène, René Clément s'était arrêté sur moi, c'était moi et personne d'autre. Ma mère s'apprête à signer le contrat lorsque quelqu'un entre dans le bureau se précipite sur elle et lui arrache le stylo de la main en hurlant : " Arrêtez, arrêtez... il y a un changement, ça n'est plus Bernadette ". Pour des raisons financières, une co-production a exigé de choisir une autre petite fille... qui a fait une belle carrière. étant très consciente de ce que je venais de rater je comprenais qu'après ce film il y aurait eu une ouverture plus facile que celle que j'ai vécu plus tard. J'étais déjà très mature et me rendais compte que je venais de passer à côté d'un démarrage fort et prometteur pour le futur. La difficulté du métier d'artiste c'est de devoir passer pardessus les déceptions et de repartir avec la même foi en l'avenir. Claude bernadette Stern
441 De: 12/3/ :59:27 PM ce n'est pas un métier;je suis faite pour faire ça; si on me paie pour, c'est formidable, mais l'important c'est de me retrouver un pinceau a la main. -tous les jours devant mon chevalet le bonheur absolut; -le retour à la réalité, le mépris des média et des décideurs qui ne savent plus ce que veux dire art. Françoise Syx
442 De: 1/31/2012 9:51:19 AM oui, et je pense que parmi les multiples possibilités de l'exercer il y a celle qui consiste à l'envisager comme un travail public qui serait payé par de l'argent public. Artiste c'est comme scientifique, enseignant ou plombier, c'est une des fonctions nécessaires au fonctionnement d'un groupe humain organisé. Pour l'instant je préfère encore les accumuler, on en parlera plus tard, quand cà sera le moment de faire des flashbacks façon bilan ;-)) Jean-Jacques Tachdjian
443 De: 1/25/2012 4:25:01 PM un métier de passions et d'engagement, d'observation du monde qui nous entoure et dans lequel on vit aussi comme un spectateur témoin j'avias organisée une visite de mon atelier pour des amateurs d'art.nous avons pu longuement échanger sur l'art en général, le métier d'artiste et ma démarche en particulier et ils m'ont acheté plusieurs tableaux.voilà pour le bon côté. la plus grande difficulté est d'aborder un galeriste et trouver des lieux d'expo dédiés à l'art. Jo Tachon
444 De: 1/12/ :44:34 AM Un métier? je ne sais pas, peut être. Une utopie je l'espère. Je reste heureuse à regarder chaque jour le ciel, souvent pensive à la lecture des quoditiens. cannelle Tanc
445 De: 12/4/ :27:58 AM UN ETAT D'ÊTRE... Marq TARDY
446 De: 11/23/2011 5:59:45 PM ce n'est pas un métier. un artiste, qu'il soit dans l'opportunité de vendre sa "production", ou son absence pour un tas de raisons liées au contexte sociale, à l'absence de rencontres, à sa propre incapacité d'être "vendeur", reste quoiqu'il en soit, un artiste. être artiste n'est pas un métier, pas une manière de vivre, c'est une manière de ne pas mourir! dixit Miquel Barcelo. il n'y a pas "d'anecdote". Il y a une vie et si anecdote il devait y avoir, ce serait la vie elle-même! la naissance, la mort, et la peinture entre les deux comme un lien, une transmission, une mémoire. La difficulté réside dans la dualité entre la liberté éprouvée par cette expression, sa propre résistance entre son regard et celui des autres, ou l'absence du regard des autres pour y voir sa vie ou sa mort. et encore une fois, ce n'est pas un métier. même si certains peuvent en vivre "matériellement". il s'agit dans ces cas là, d'un concours de circonstances!! MARIE TATIEN
447 De: 12/3/ :04:45 AM je suis artiste peintre-graveur. C''est un métier de création, qui s'appuie sur différentes connaissances artistiques et sur l'histoire de l'art, qui m'a d'abord nourri. Cet apprentissage est très important, afin de pouvoir ensuite avoir du recul pour créer. Ma création emplit mes jours et mes nuits. Elle en devient un métier parce que je veux en vivre. Et aujourd'hui il faut être plus qu'un artiste qui crée, mais aussi être performant en informatique et marketing. Comme la plupart des métiers aujourd'hui. La plus heureuse, c'est quand j'ai vendu ma série de gravure d'un coup à la responsable des acquisitions en art de la Sacem. J'avais suivi un stage de marketing, (car je suis nulle en vente) et je n'ai pas eu à lui faire toute la liste recommandée par le professeur. Cela a été génial. Le plus difficile dans ce métier, c'est d'une part, ne plus être mélangée avec les amateurs, le grand public s'y perd. Ensuite se faire connaître, vue le nombre d'artistes ou soit disant artistes c'est dur. Souvent on pense que ce que l'on fait dans notre atelier c'est un "passe-temps". Passer beaucoup de temps dans des lieux d'exposition (comme des marchés d'art) passer ses journées à faire le planton souvent pour rien. On y dépense beaucoup d'énergie. On dépense aussi beaucoup d'argent, car souvent on doit participé à ces expositions, même si parfois le prix n'est pas trop élevé comme dans les associations, à la fin de l'année cela fait beaucoup. Ne pas avoir de véritable statut n'aide pas. Enfin être constamment sollicitée par les galeries murs, des vendeurs de site internet... comme si les vrais artistes étaient crésus. B. Tatis
448 De: 1/11/ :38:51 PM etre artiqste c est toute une vie le plus heureux c est la rencontre des mon ainsi que sur la butte montmartrearrivee a paris de nomreux artistes a mintparnasse et a saint germain des pres ainsi que sur la butte montmartre en 1961 beau coup de bonheur et de creation partages le plus difficile LA PERTE DE MON ATELIER DE LA RUE D AVRON dans le XX ARRT DE PARIS et l entree a l hopital fernand VIDAL en 20OO environ CE METIER QUI N EN EST PAS UN tout en en etant en raison de ses contraintes materelles et administrativesmalheureusement peut rendre fou la plus heureuse la decouverte en plein nuit en errant dans paris de l atelier d otto FREUNDLICH A PORT ROYAL PRES DU JARDIN DU LUXEMBOURG et ma recuperation d une gravure sur bois sous une plaque de verre vissee sur la porte de l atelier du maitre DE L ABSTRACTION chef de file de L ART dit DEGENERE a munich et mort en deportation ainsi que un peu plus tard la connaissance et l amitie de sa compagne JEANNE KOSNI KLAUS loulou tayeb
449 De: 12/21/ :26:14 PM Un métier hors normes, où en + de tout savoir faire (comme tout auto-entrepreneur) dans notre appellation nous avons l'avantage d'être créatif, de travailler sur l'émotionnel du passant, sur son moi. Et quel réussite quand il s'arrête, que ses yeux et ses mains (je suis sculpteur) divaguent, s'échappent de leur quotidien. Voilà notre but faire s'échapper la population de son quotidien, voilà notre job!! A part,voir des gens qui s'arretent net nets devant une pièce, comme une interpellation, ma plus belle anecdote est d' avoir eu les impressions à chaud d'un aveugle qui vient de toucher un de mes bronzes.c'est extrèmement enrichissant, d'avoir "une vue par le toucher". La difficulté c'est de devoir faire tous les métiers, infographiste, comptable, faire des dossiers, devoir écrire des textes sur ce que l'on fais, justifier pourquoi on le fais...,être vendeur, juriste...alors nous perdons le temps précieux d'être dans la création. chris TELQUE
450 De: 12/5/2011 9:23:55 PM C'est pour moi bien plus qu'un simple métier, c'est avant tout une raison de vivre!! C'est à la fois grisant, équilibrant, et la partie " expo " est assez déstabilisante de par les rapports avec le public, qui peuvent être très profonds et aussi très agressifs. Je ne parle pas pas des rapports avec les"professionnels de l'art" qui le sont de moins en moins, d'ailleurs...qui sont souvent difficiles tout du moins en France! L'anecdote la plus heureuse fut un grand prix à un salon international alors que je ne m'y attendais aucunement.je suis donc arrivé en retard pour recevoir mon prix. Le contact avec le public est vraiment la chose la plus enrichissante! Les anecdotes qui marquent la difficulté de ce métier sont très nombreuses : galerie payantes et non à la hauteur, impossibilité de présenter son travail en galerie, sous peine de se faire sortir (je n'exagère pas) etc...etc.... Michel TERNET
451 De: 1/9/ :02:46 PM Pour moi, ce n'est pas un métier, c'est une activité en décalage. 1 Trouver quelque chose accidentellement 2 Douter Aline Ternon
452 De: 1/31/2012 3:19:29 PM C'est avant tout une passion qui relève de l'activité humaine la plus fondamentale et singulière. Nous pouvons, avec notre travail, donner à voir des objets qui n existaient pas jusqu'alors. Mais ce métier, surtout en début de carrière, subit l'incompréhension d'une grande partie de la population qui ne se reconnaît pas dans ces artistes qui vivent et travaillent avec une économie et un rythme particulier. La première pensée qui me vient à la lecture de cette question est une discussion que j ai eu avec ma mère il y a plusieurs années. Elle me demandait si je m'en sortais financièrement en soutenant que ce serait bien plus confortable si j avais un emploi fixe avec un revenu régulier. Je me souviens lui avoir répondu que l'idée de confort m'était particulièrement inconfortable. Même si elle n'a pas saisit tout de suite la portée de cette réponse, je pense qu'elle a compris un peu ce que je tentais de faire et depuis elle s'inquiète beaucoup moins. Joseph Téron
453 De: 1/19/2012 3:35:44 PM amais Le métier dont j'ai toujours rêvé et qui m'apporte tout ce que n'importe quel autre métier ne peut et ne pourra jamaism'apporter : enrichissement humain, culturel, personnel... Je parlerais tout d'abord de la difficulté de ce métier qui n'est autre pour moi que celle de devoir justifier parfois du contenu de son travail... L'anecdote la plus heureuse serait la rencontre avec un poète dans un train. Il déclamait son poème dans un wagon, j'ai griffonné un dessin à son effigie que je lui ai discrètement glissé dans la poche. J'ai signé, il m'a retrouvé, a écrit un poème intitulé "La peintre et le poète du train" et continue encore aujourd'hui à écrire sur mes personnages...une belle rencontre... Béatrice Terra
454 De: 2/7/2012 4:30:43 PM 14H, Au comptoir de mon bistrot, voici un bien vaste sujet pour un âpres midi hivernal je décide donc de poser votre question aux âmes créatrices que je rencontrerai au coin du comptoir. Daniel la soixantaine : "c'est avant tout une question de capacités, j'ai composé en mon jeune temps quelques morceaux de musiques mais les auportunités de production ont manqués puis les enfants et la vie de famille m'on rappelés vers une source de profits plus fiable et stable..." Marina la trentaine et bidoulleuse : "mais c'est une question de philo du bac ça! et en fait qu'est ce qu'un métier en fait " Marco, mon maitre sculpteur : est déjà trop éméché pour que je ne puisse traduire ses pensées sur ce sujet et c'est dommage je vous l'assure! Moi: texte écrit avant le questionnement des autres pour ne pas être influencé On me dit artiste mais il me semble que le terme le plus approprié serai artisan car en effet jusqu'à ce que les marchands ne mettent en place les cotes et donc à mesurer la valeur subjective de tel ou tel créateur,les oeuvres décoratives étaient réalisées par les artisans. De nos jours bien trop de retraités tuant le temps qu'il leur reste devant une toile au résultat forcement médiocre mais "exposable" et même des fois "vendable" ou autres ado affublés d'un Nikon afin de remplir leur blog d'égopics, se prétendent Artiste malgré leur évident manque de "démarche artistique"donc de fondements Mais là je m'égare. Artiste avant d'être un métier est surtout un mode de vie,de penser,de regarder, de réfléchir.je parle plutôt de carrière artistique. Lorsque cela deviens un métier cela induit une rentabilité et une productivité, l'obligation de produire pour sa galerie ou autre source de diffusion, qui du coup pousse l'auteur à sortir des biens vendables peu être un stimulent ou au contraire devenir néfaste pour l'intégrité de la production qui se vide de sens. Alors non, définitivement non cela ne peu être un métier par définition artiste c'est être libre, alors libre a chacune de s'arranger avec sa conscience et les affres de la vie et du quotidien pour exercer sa pratique tel qu'il le sent en son âme et conscience. Les moments les plus heureux de ma carrière restera indéniablement ses journées de créations entres amis, au soleil ou même dans le froid de l'hivers, sur un blockhaus face à la mer. J'aurai également pu citer les rares moments ou je sort une vraie belle pièce. quand aux pires: je reviens vers ce que cité plus haut à savoir ma période de socialisation parisienne, avec attachée de presse vernissages et donc moins le coeur à l'ouvrage. marcel terrible
455 De: 1/13/2012 8:42:19 PM Je ne pense pas que l'on puisse pour commencer limiter a la notion de metier une occupation artistique. Il s'agit de métiers passions, et de passion avant tout. Cette nuance est importante car c'est de la que découle la force permettant d'y arriver, de ne pas sombrer dans les moments de faiblesse. Il ne faut pas penser comme il est communément fantasmé que la vie d artiste, c est la dolce vita. En effet, nous vivons a l'heure actuelle dans une société de plus en plus individualiste ou chacun ressent le besoin de briller. Il en résulte que l'état du marché est saturé, et que les places sont rares. Vivre dans l'incertitude en permanence, ce n'est pas facile. On ne sait si on réussira un jour a toucher un public, on ne peux pas prédire si un jour ce que l'on fait nous rapportera de quoi manger, ou se loger. L'art a cela de complexe qu'il est basé sur une subjectivité totale. Nous sommes donc tributaires en quelque sorte de notre public. A cause de ce phénomène, on se retrouve aujourd hui avec un art qui selon moi, majoritairement, n'est plus sincère, mais orienté pour plaire a un public. Nous vivons une époque formidable, ou l'on a accès a une profusions de médiums. Grace a cela, n importe qui ou presque peut, s il le désire, créer. Le revers de la médaille, c est que de nos jours, nombre de personnes s improvisent artistes pour attirer la lumière des projecteurs sur eux, et ainsi combler leurs égos. Ces gens la, souvent, n ont rien a dire véritablement, et se contentent de donner ce qu ils souhaitent a des publics prédéfinis. C est la notion d industrialisation de l art en quelque sorte qu andy warhol exprimait a travers son oeuvre qui nous frappe de plein fouet. Sans réelle conviction, durable dans le temps, et basée sur une sincérité totale avec soi même, mais aussi avec toute les personnes avec qui nous collaborons, il apparait difficile de supporter la précarité d'une vie d'artiste. L artiste, doit avoir la capacité de voir sur le long terme, d analyser le présent de manière pertinente, et de se nourrir de son passé. Sans honneté, rien de ceci n est possible. Mais tout ce portrait assez sombre ici dépeint est contrasté par un virus qui, s il nous touche, ne peux nous lacher par la suite : La création. L acte de créer est la vocation primaire de ces metiers. Le plaisir de voir quelque chose qui nous apparaissait en tête prendre forme sous nos yeux, et le pouvoir de partager cette vision avec tous est indescriptible. Ce parcours de l imaginaire au réel est la source même de la création, et c est un chemin formidable a parcourir, avec ses obstacles, ses montagnes a gravir, ses moments de joie, ses moments de peine. L aprentissage perpetuel nous donne l occasion de ne pas reproduire les erreurs passée. Arrivé au bout du chemin, le bonheur d avoir créé est réel, profond, et stupéfiant. Pour conclure, je dirais que le métier d artiste est plus complèxe qu il n en a l air, et que quelque soient les médiums utilisés, quelques soient les sujets abordés, et quelques soient nos influences, on doit avant tout être en accord avec soi même. Le monseonge n a pas sa place dans de telles vocations.
456 Je vais commencer par la plus difficile, vivre de son art est complèxe, parfois, le moral baisse, au point que l'on se demande si on a pas choisit une mauvaise route. Les moments de déprime sont malheureusement partie integrante du quotidien pour un jeune qui commence en partant de rien. La plus heureuse anecdote que je puisse raconter, c'est le jour ou nous avons terminé le montage de notre premier petit court metrage. S'asseoir dans un canapé, et regarder le rendu final fut un moment intense. Un instant clef, ou des champs de perceptions s'ouvrent dans notre esprit. Le pouvoir de faire est a portée de main, et réaliser cela fut pour moi quelque chose de très fort. Julien Thiry
457 De: 12/7/2011 7:27:21 PM Je suis Artiste Peintre Naturaliste. Mon métier consiste à reproduire avec le plus de fidélité la Nature. Cependant la rigueur scientifique est adoucie par une interprétation artistique du sujet. La représentation de la Nature, Faune et Flore, apporte beaucoup de joies, car les planches qui sont réalisées participent à la connaissance de la Nature et ainsi à sa protection. C'est un métier passionnant car il faut être à l'écoute de la Nature, mais qui entraîne beaucoup de déplacements et parfois de longues heures à attendre patiemment pour saisir le motif que l'on veut représenter. Mais la principale difficulté dans ce métier d'artiste peintre naturaliste c'est la concurrence avec la photographie qui a fait d'énormes progrès et que l'on choisit parfois à cause de son prix qui n'est pas à comparer avec le prix d'une planche dessinée à la main qui a demandé de longues heures d'étude et de travail. Colette THURILLET
458 De: 3/8/2012 3:43:59 PM Artiste peintre est depuis toujours ma vocation. Aprés mon bac arts plastiques et mon DNSEP de l'école des beaux Arts de Perpignan, j'ai continué acharnement à travailler ma peinture et pouvoir la faire exister à travers des projets d'expositions. Aujourd'hui je peins tous les jours dans mon atelier qui est dans ma maison et je me sens libre, heureuse et sereine. J'ai eu quelques rencontres pécieuses dans ce domaine mais la première exposition personnelle en galerie fut trés gratifiante et émouvante. par contre mes démarches auprés des institutions et des galeries sont parfois laborieuses et les échecs sont douloureux à vivre. De plus je suis de la province et il est difficile d'exposer à moindre frais sur la capitale et même dans les grandes villes. corinne tichadou
459 De: 3/8/2012 3:44:13 PM Artiste peintre est depuis toujours ma vocation. Aprés mon bac arts plastiques et mon DNSEP de l'école des beaux Arts de Perpignan, j'ai continué acharnement à travailler ma peinture et pouvoir la faire exister à travers des projets d'expositions. Aujourd'hui je peins tous les jours dans mon atelier qui est dans ma maison et je me sens libre, heureuse et sereine. J'ai eu quelques rencontres pécieuses dans ce domaine mais la première exposition personnelle en galerie fut trés gratifiante et émouvante. par contre mes démarches auprés des institutions et des galeries sont parfois laborieuses et les échecs sont douloureux à vivre. De plus je suis de la province et il est difficile d'exposer à moindre frais sur la capitale et même dans les grandes villes. corinne tichadou
460 De: 1/24/ :30:13 PM ce métier represente mon essence ma vie mes sens,mes doute,mes joies,mon espoir mon anecdote la plus heureuse et que je me sens toujours neuf et vierge dans le sens ou depuis douze ans d"exercice je n'ai jamais exposé puisque aucun galeriste au jour d'aujourd'hui ne m'a accordé son feu vert pour exposer! c'est aussi l'histoire de ma vie je suis le peintre le plus inconnu et le plus confidentiel sue cette terre!!! :) pascal tillier
461 De: 12/2/2011 6:05:42 PM une raison de vivre, un besoin indispensable Ma premiere vente, le "coup de foudre artistique" que la personne a ressenti la plus désagréable: m'être fait mal recevoir par une galerie marion TIVITAL
462 De: 1/24/2012 3:34:00 PM Un artiste est un voyant voyeur qui vit intérieurement comme un enfant naïf de 50 ans les beautés angoissantes du monde. Je ne veux rien transmettre, il n'enseigne pas, il donne des formes et des couleurs qui touchent parfois le coeur des hommes. Il n'explique surtout pas le monde, il dit le monde. Gabon, Libreville, Hôtel Sheraton. Rebellion, leshôtels sont fermés. J'expose là-bas, quelques clients : Janet Jackson, sa famille et nous ma femme et moi. Installation de l'exposition. Tout "Total" est là. C'est une série africaine : sable, désert, bestiaire, mon enfance... Personne ne s'attendait à "ces images"! Ils auraient voulu du parisien, de l'occidental... En manque. Série décalée. Ironie! Les négres se révoltent. Instants pour et grâce à la peinture. Peter, Maria Rasmus et ses bières de Copenhague, Ren et Isabelle, la joie partagée, les "Dechs", adorés, Giovanni et ses espérances italiennes, Bruno, l'anarchiste vivant, les "Mouettes" au pied du pain de sucre, UTA, Libreville, Hoenisberg rue de la Huchette, la "Boucherie" en Suisse, Galeria Macelleria d'arte, Saint Gallen, une virée en Belgique qui aurait pu mal tourner, De Bruges à grand, un demi-tour sur l'autoroute pour Permeke et ses chevaux de trait, Yport!! Un banc à Lyon pour Badoi, un cigare chez Léon de Lyon, Michel Rocard et Raychem, premier caviar à gauche, Danielle et Eric, Jacques R. et ses dîners d'hiver délicieux, Garcia Garcia, Jean-Charles, pigeons, petit pois, et puis comme un soleil jaune assoiffé le tatou d'alain... Christian Torelli
463 De: 12/3/2011 9:34:33 AM Je refuse l'idée qui consiste à dire que l'on ne crée que ds la "douleur".pour ma part,je travaille quand j'en ai envie.je ne force pas et ne culpabilise pas lorsque qu'il m'arrive de rester plusieurs jours,voire semaines,sans rien faire. parce qu'en fait je continue de travailler,de penser à ce que je souhaite réaliser.plus qu'un métier,peindre pour moi est une manière d'être heureux,de vivre.sans intellectualiser outre mesure. Un ami,directeur d'un bar/restaurant plus ou moins privé me prie d'accrocher une toile dans un espace libre sur des murs de l'établissement.j'hésite ds un premier temps ds la mesure où j'estime que le lieu ne s'y prête guère avec ses fauteuils très bas et ses lumières tamisées.j'accepte devant l'insistance de mon ami d'accrocher un 40 figures.quelques semaines après,alors que je m apprête à le décrocher, un homme en train de déjeuner m'interpelle "Vous ne voulez plus le vendre?" Si si lui répondis-je mais là je dois le photographier. Il me tend sa carte,m'annonce qu'il possède des actions ds une galerie de la rue Quincampoix,et m'achète 6 toiles au cours de l'année. Comme quoi, comme disait H.Goetz,je crois,il ne faut jamais refuser d'exposer un lieu d'exposition,surtout au début. Nous sommes devenus amis et il eut d'autres toiles de moi... Henri Touitou
464 De: 1/31/ :10:42 PM "Artiste" n'est pas un métier (éventuellement un statut). Peut-être un mot pour résumer les envies et besoins de créer Le plus drôle est lorsqu'on vous parle d'un travail artistique sans que l'interlocuteur sache que vous en êtes l'auteur. Est-ce que je peux faire ce que je veux ou dois-je me conformer à un cahier des charges? Est-ce que ce je fais doit être vendable? Facilement identifiable? Flatteur? Provoquant? Décoratif? Révolté consensuel? Bio? Ethnique? Lèche-botte? Frédéric TRAN
465 De: 1/16/ :09:49 AM Si un métier selon les définitions est d abord un travail dont les uns peuvent tirer des revenus pour gagner leur vie, un métier permettra aussi aux autres de gravir les échelons sociaux. Il me semble que le métier d artiste se réclame d une autre définition beaucoup plus complexe parce que les préoccupations chez un artiste sont bien ailleurs. Le travail de l artiste est de traiter d une question en rendant une évocation. Il n est programmé ni pour un résultat qualifiable, ni pour une démission ni un licenciement. L artiste assume donc lui-même ses choix ainsi que ses propositions artistiques qui peuvent échapper à tous les règles. Dans ce sens, le métier d artiste est totalement solitaire et égoïste. C est par le pur hasard que mes deux anecdotes ont porté sur la mort. Je ne sais pas si ce sont le meilleur et le pire, mais elles restent gravées dans ma mémoire, parmi plusieurs d autres. Voici la première datée en 1998, lorsque je faisais une installation dans les sous-sols d une association à Paris. L installation est inspirée d une tradition vietnamienne qui me ramène dans les temps jadis et dans les villages autour de ma ville natale de Hanoi. Lors de la quinzième nuit du septième mois lunaire les villageois vont au Marché Des Ténèbres, sous la pleine lune sans lumière artificielle, pour faire les achats nocturnes et surtout pour retrouver ceux qui sont déjà morts. J ai créé alors une mise en scène d un marché artistique des ténèbres que je n ai jamais vu de ma vie, avec plusieurs d installations, avec les sons, la vidéo, les chants enregistrées et les jeux de lumière. Un matin un français d environ cinquante ans est venu me voir à l exposition avec une petite fille vietnamienne de cinq ans. Ce français me disait: «Ici c est ma fille. Je l ai adopté au Vietnam après la mort accidentelle de son père biologique. Ce matin au réveil elle m a dit que la nuit dernière son père est venu la voir dans son rêve. Alors je lui ai dit que je connais un lieu à Paris où elle peut revoir son père. Nous sommes venus donc avec les baguettes d encens et les fleurs qu elle a cueillies dans le jardin. Elle a brûlé les encens et a laissé ses fleurs pour son père, dans la dernière salle de l exposition. Là-où il y a des offrandes de papiers. Et comme ça elle a revu son père». La petite fille ne parlait pas. Elle restait timide. Mais elle souriait. Et je crois qu elle était heureuse ce matin. C était la première fois dans ma carrière artistique que je sentais quelque chose concrète, tel un instant bel et touchant, que mon travail peut apporter à son public. La deuxième anecdote était en 2004, lors d une exposition à ASU Art Museum en Arizona. Le musée organise trois expositions personnelles de trois artistes venus de trois pays communistes et ex communistes dont le Vietnam, le Cuba et la Pologne. Pendant l installation l artiste cubain est venu dans ma salle pour me saluer. Son nom est Pedro Alvarez, vit en exil en Espagne. Il disait qu il aime mon travail puis le soir nous sommes allés visiter la ville, avec les artistes locaux. C était les seuls moments où nous nous sommes échangés de mots. Il m a offert un grand dessin et nous nous sommes donnés les coordonnés. Le vernissage de nos expositions a été tourné court. Il y avait de la fumée dans une des salles et tout le monde devait évacuer. Le musée devait fermer avec les buffets que personne n a pu toucher. Tout le monde restait dehors et devant le musée et quelqu un m a dit: «Pedro a l air très inquiet». Le lendemain je suis allé à Los Angeles pour une conférence dans une université. Je suis parti très tôt le matin et reparti dans la soirée. Mon avion de retour ne pouvait pas se décoller et j ai du attendre une heure dans une salle d attente. Je suis arrivé à Phoenix tard dans la nuit: demain matin j ai un talk show à donner au musée.
466 Vers midi après mon talk show le musée m a annoncé que Pedro est mort, en se jetant du haut de son hôtel. C était hier soir, au même moment où j ai attendu impatiemment dans une des salles d attente à l aéroport de Los Angeles. Le musée préférait de m en parler seulement après mes discussions avec le public. Je suis retourné quelques jours plus tard chez moi à Paris, avec le dessin et l adresse de Pedro dans mes bagages. Dans ma tête j avais deux hypothèses. La première est un complot politique. Mais la police américaine a confirmé que c était bien une suicide. Pedro a beaucoup bu avant de se tuer. Si cette première hypothèse est conclue et parait assez simple, la deuxième reste plus complexe. Pedro est artiste. Il vient d un pays de souffrance. Peut-être le rêve de sa vie est d exposer dans un musée américain. Maintenant son rêve est réalisé. Il n a plus rien à faire. Il n a plus besoin de continuer sa vie et son métier. Je me souviens que disait un poète vietnamien: «L artiste est celui qui cherche en permanence à aller au-delà de son ombre». Mais est-ce que le drame d être artiste commence au même moment quand il reconnait ses limites? Sachant que le métier d artiste peut entraîner l artiste dans des moments difficiles, tels que l angoisse et l incertitude. Et le jour probable peut arriver quand l artiste n a plus d envie d aller plus loin que son ombre. Vu Tran Trong
467 De: 12/5/ :14:09 PM Une vocation. Elle peut arriver tard ; Depuis l'age de 8 ans, je voulais être potier. Aux Beaux Arts j'ai appris la rigueur du dessin, de l'anatomie, et pendant les vacances, les aspects du métier de céramiste. Artisan plus de 20 ans, mes travaux relevaient de plus en plus de la sculpture, puis j'ai sauté le pas, grâce à ce que j'avais appris aux B.A. Je pense que des bases sérieuses sont indispensables. Ainsi que d'avoir à dire quelque qui soient ancré dans le coeur Réflexion d'un visiteur dans une galerie: "Merci de m'avoir montré, par vos sculptures qu'un nu féminin peut être pur". D'un critique : "Il a acquis un sens du volume qui confère à ses statues une pureté sensuelle jamais impudique" D'un autre critique : "Il modèle ses oeuvres, les galbe avec tant de finesse...qu'il rend leur chair de femmes à ses satues" Norbert Tréca
468 De: 1/24/2012 4:36:00 PM c'est un métier comme n'importe quel autre. Avec la difficultée de joindre à la réalisation technique d'une toile, la signification, qui puisse apporter de l'importance capitale à tous chefs-d'oeuvres. la plus heureuse c'est quand j'arrive à exposer mes oeuvres. le plus difficile dans ce métier c'est d'arriver à convertire notre production en monnaie courante, à apprécier, c'est-à dire mettre un prix à l'oeuvre et l'obtenir du publique et/ou de l'acheteur. Roberto Trejo
469 De: 1/12/ :04:01 PM le métier d'artiste répond à toutes les exigences de n'importe quel autre métier : tout d'abord parceque l'artiste participe à l'économie de son pays. il paye des charges sociales et des impôts comme toute personne. en revanche, c'est probablement plus qu'un métier, car créer implique d'y consacrer la totalité de son temps, de sa vie. l'artiste ne fait pas l'économie du temps et d'un certain travail "sur lui". une mise à l'épreuve permanente au service de l'art qu'il sert. créer implique un certain regard sur le monde qui l'entoure mais aussi sur le monde qui l'habite. la réunion du monde du dedans et celui du dedans. cette double exigence fait du métier d'artiste, une sorte d'ascèse au même titre que celui qui engage la totalité de sa vie. l'universalisme de l'art est une réalité qu'il était nécessaire que je vive afin de m'en convaincre. Ainsi, en Chine, j'ai exposé plusieurs fois avec des peintres chinois qui, malgré une certaine barrière de la langue, sont devenus des amis de chemin. Ainsi, il y a quelques années, lors d'une exposition à Hong Kong, exposition où nous avions hélas peu de visiteurs, j'ai expérimenté un travail de peinture en duo avec un peintre chinois qui ne parlait pas un mot de ma langue et moi de la sienne. ainsi, nous avons étalé une très grande feuille de papier et dans le silence le plus total, avons tenté, par taches, touches d'encre, de faire naître un espace fait de vides et de pleins. expérience jubilatoire tant pour lui que pour moi. un jeu d'écoute de l'un de l'autre dans un langage commun finalement. très beau souvenir que ce moment de "création". la Solitude est probablement ce qui est le plus difficile à vivre dans la durée. de plus, le peintre ne bénéficie jamais d'un acquis, tout est toujours à faire, à prouver, à donner à voir. chaque instant est nouveau et la qualité de l'instant fait l'oeuvre. Annie Tremsal garillon
470 De: 12/2/2011 9:26:04 PM Ce n'est pas un métier, c'est un état. J'ai un statut d'artiste parce qu'il faut s'inscrire dans la société, avec les cotisations, les obligations sociales et comptables. Pas d'anecdote heureuse, par contre de très grands bonheurs quand je crois que je "touche" quelque chose d'essentiel. La difficulté du métier : les gens croient que l'on se fait plaisir, qu'on fait ce que l'on aime, ils ne comprennent pas que nous devons vivre, n'ont aucune conscience de nos besoins. Il y a beaucoup d'artistes qui vivent d'autres métiers. Peu de personnes vivent de leur art seul. Isabelle Trichelieu
471 De: 12/6/ :20:54 AM utile pour la communication entre les peuples, nécessaire pour faire évoluer les civilisations La plus heureuse? y'en a plusieurs : ma première exposition perso, c'était à Berlin. J'ai tout vendu et signé les autographes à tout va... et apercevais les caisses de seckt (champagne allemand défiler). Une Galerie qui me propose une expo pour laquelle je fais un travail spécifique et qui me dit 2 mois avant qu'un artiste de renommée internationale prendra ma place!!! (mais celui-ci n'est pas venu -hi! hi! et j'ai refusé de revenir ayant d'autres projets et trop tard pour avertir les médias) Jean-Luc TURLURE
472 De: 12/3/2011 7:04:49 PM artiste,ça n'est pas un métier.c'est un état. j'ai pratiqué pendant des années le métier de sculpteur ornemaniste. Bien sur que de s'appuyer sur une expérience professionnelle,une habileté manuelle apprise et entretenue,un savoir faire,un oeil eduqué à decripter,analyser et comprendre les volumes et modelés,ça aide enormement dans la pratique du metier de sculpteur. De plus l'approche des differents materiaux (pierres et marbres) peut relever d'une compétence professionnelle ainsi que l'emploi des résines en moulage etc.disons que dans la pratique des métiers d'art,il y a énormément de talents et de valeurs humaines développés. mais ce sont des métiers.l'artiste existe quand il parle de lui. quand il réussi à transmettre ce qu'il reçoit. que l'autre le perçoive ou pas,ça n'est pas et c'est à la fois le but recherché. l'autre,c'est la crainte et le soutiens. l'artiste voyage entre doute et certitude,entre conviction et repentir. comme entre le coeur et la raison, les deux ne s'ignorent pas et sont là. Et de parler comme ça de l'art du sculpteur et du métier du sculpteur,sans les opposer l'un à l'autre,on retrouve évidemment l'artiste et l artisan dans le même personnage. Pas au même endroit,pas au même moment. les sentiments, les joies,les douleurs ne sont pas les mêmes, je dirais que l'artiste s'offre nu si il l'ose, intérieurement et au miroir des autres.et ça,c'est pas l'affaire d'un métier. j'ai 57 ans.j'ai parfois ressenti que j étais dépassé par ce que je me voyais faire.ça été assez rare mais je me souviens bien des sentiments de dangers, de puissance et d insécurité qui m 'habitaient. Et de lâcher sans ne plus retenir, la fatigue qui en a résulté n'est pas la même que celle provoqué par la massette et le ciseau... etc etc... la dernière grosse sculpture que j'ai faite,parlait d'une femme et d'un centaure. l'un enlevant l'autre dans un mouvement bucolique et forestier... la femme est nue autant que le centaure est animal et une visiteuse,,leila, petite fille de sept ans, après que je lui ai conté toute l'histoire,à elle et ses copines;m'a posé cette question "pourquoi tu l'as faite toute nue,la dame?" un peu inquiet et surpris de la question,même si moi, ça ne m'en posait pas de questions,je me suis empatouillé dans un peu n'importe quoi devant cette jeune fille et j'ai fini par lui retourner le question "mais toi, comment tu l'aurais faite? " elle s'est posé.elle a réfléchi des sourcils, le doigt posé sur les lèvres et elle m'a répondu "tu l'as fait nue, parce que c'est naturel" elle a répondu a un essentiel. une difficulté de l'artiste: le" trouver "de Picasso ne pas chercher,ouvrir même si c'est laborieux d'être en attente. Yvonnick TUSSEAU
473 De: 1/31/ :14:49 PM J'adopterai tout simplement (et en toute subjectivité) la définition que le CNRTL donne du terme : Occupation, activité permanente s'apparentant à un métier (redondance certes) par son utilité sociale, le savoir faire ou le mode d'existence qu'elle implique. C'est pas original mais pourquoi paraphraser la clarté même! L'anecdote et la difficulté réunies se résument dans cette phrase (elle aussi devenue banale et complétement fausse, bien sûr!) "Un artiste... ça vit d'amour et d'eau fraiche" Alors que le "regard" de l'autre est indissociable de l œuvre pour qu'elle existe, ce même regard sur l'artiste est souvent décalé, voire faux inexistant ou consensuel, ce qui rend ce métier plein d'anecdotes ou de difficultés innombrables. En ce moment je fais UN clown (sculpture en pieds, taille humaine) pour un particulier alors que ce même commanditaire et bien d'autres pensent en permanence que je fais LE clown. Une affaire d'article! Mais être Clown est aussi un métier artistique. pierre vallauri
474 De: 1/31/2012 6:37:04 PM C'est le choix de toute une vie, on choisit sans choisir...ça s'impose un peu à la fois et de plus en plus...au bout de 30ans on ne peut plus envisager autre chose, même s'il y a la crise, que rien ne marche, que l'on ne trouve pas d'aide...on assume et on rêve toujours. Un jour, j'étais encore "jeune peintre", j'ai trouvé dans une exposition suite à une exposition collective, une copie de l'une de mes peintures faite par un enfant...beau cadeau, j'ai trouvée la copie au moins aussi expressive que l'original! J'avais demandé un rendez vous au centre national des arts plastiques pour que l'on me guide dans mes recherches d'éventuelles aides à la création; l'on m'a renvoyé à la délégation régionale, c'est à dire la DRAC du Nord pas de Calais...où je n'ai pu obtenir ce rendez-vous sous prétexte que l'on n'accordait des aides qu'aux artistes "contemporains"...je n'en suis pas encore mort et continue mon travail sans conseil ni aide et je garde précieusement la réponse de la responsable des arts plastiques...à des fins de vengeance, peut être un jour quand je serais vieux (sûrement) et célèbre (peut être)!, Vincent VALLOIS
475 De: 11/28/2011 3:51:02 PM Au-delà du savoir faire et de la matérialisation du "voir autrement", les artistes sont des marqueurs de temps, empreintes chronologiques du déroulement de notre histoire commune. Store de la galerie à moitié baissé, accrochage de la future exposition en cours, un collectionneur habitué des lieux se faufile, désigne du doigt une toile encore au sol et déclare : "je veux celle-là!". Un ping pong verbal commence, le tableau est une narration picturale d'un épisode très sensible...pas encore tout à fait prête à le vendre. Le collectionneur insiste et lance: "J'ai deux défauts, je suis gay et dyslexique!". Je rétorque: "Etre gay n'est pas un défaut et la dyslexie est un don!". je lui montre alors l'arrière de la toile avec l'inscription du titre "Dyslexie: Silence, on fugue!". Moment d'émotion, le lien est fait. La difficulté tout autant que la magie de ce métier sont la possible rencontre. Val VALMIGOT
476 De: 12/4/2011 5:38:22 PM un besoin de création au dessus la passion Une commande groupée de 3 collectionneurs. La fermeture des bonnes galeries et les coûts élevés des salons. La profusion des artistes amateur et la politique culturelle d'état. Roland Van de Vyver
477 De: 2/9/2012 8:59:26 AM C'est de crée les oeuvres en suivant ses impulses, avec rigueur... et ensuite c'est d'être gérant du coté business. De trouver des lieux d'exposition. De rester au courant de ce qui se passe et qui fait quoi, et à quel prix. De fixer ces prix... De faire de la publicité... De prendre des bonnes photos... De gérer son site internet... De payer ses impôts... De partager avec d'autres artistes et avec le publique. Une copine m'amène un collectionneur - un grand collectionneur. Sa femme flash sur un chien que j'ai fais en ciment. Il lui fallait ce chien. 'Quel est son prix, Madame?' Je suis embêtée. Je veux dire 200 euros. Je n'aime pas ce chien. Je regarde sa porche et je me force à annoncé '400'. Le collectionneur se penche vers moi et dit, "5". "Conclue!" Il a mon chien sur son patio à coté de son Jeff Koons... Leslie Varela
478 De: 1/26/2012 3:28:38 PM cela n'ai pas un metier pour moi dieu s'il éxiste m'en garde c'est un etat un esprit cela vous tombe dessus comme la grippe on n'y peut rien savoir les techniques les moyens les écoles vous l'apprenent é^tre artiste cela ne s'apprend pas exposer à new york et voir son nom en haut d'une affiche l'incompétences des institutions artistiques le copinages et le mepris pour les autodidactes chéres institutions je vous enmerde... pascal verbena
479 De: 12/5/ :03:59 PM un inventeur de langage d'inconscient à inconscient une visite impromptue d'une vielle dame aveugle et sa fille qui depuis dix ans s'étaient promise de visiter mon atelier (avant de mourrir) Le desespoir d'une dame qui n'avait pas les moyens de s'offrir une de mes oeuvres sophie verger
480 De: 12/6/ :50:05 AM Je pense que ce métier correspond vraiment à une des places où je dois et aime être. Car j'adore créer. C'est un métier où il faut de la persévérance. Il ne faut pas craindre d'être déçu et s'estimer heureux quand votre travail fait plaisir à quelqu'un, quand certaines personnes vous comprennent. Le côté individualiste me gêne un peu. Mais je n'y attache pas d'importance. J'aime dans mes tableaux, faire partager mes émotions et faire passer des messages. Faire réfléchir les gens. Je n'ai pas beaucoup d'expériences de ventes. J'ai encore pas mal d'étapes à franchir... Au marché de la création d'oullins. ( 69). Pour la première fois que j'exposais, Je suis arrivée sur les lieux, le matin avant tout le monde. J'avais peur d'être en retard. Comme il n'y avait encore personne, j'ai installé ma tente face à la rue, car je pensais que les piétons passeraient par là. Or, en fait, un peu plus tard, tout le monde s'est installé dans le sens inverse. Face à une promenade qui longeait la rivière. Je n'ai pas eu le courage de tout démonter. Mais j'ai mis des flèches. Et j'ai eu beaucoup beaucoup de monde! On croyait que c'était fait exprès, et on me disait que j'étais très maligne... J'ai vendu. Je peux dire aussi que j'ai rencontré des gens très sympathiques dans les organisateurs et dans les Artistes tout au long de mes expositions. Il y a eu des erreurs d'organisation où je me suis retrouvée avec le même numéro que quelqu'un d'autre. Il y a parfois les voisins qui prennent la moitié de votre emplacement si vous arrivez après eux. Il y a quand vous trouvez un chat noir écrasé en plein milieu de la route qui vous mène au lieu de l'expo...mes tableaux qui sont parfois refusés sans explication, à des ventes au profit d'oeuvres... Mes ennuis de santé qui m'ont fait rater des vernissages... Ce sont les risques du métier. Claudine VERGNOL-CASTAING
481 De: 2/6/2012 1:47:03 PM Artiste, pour moi c'est pas un métier: - c'est un état... comme d'être unijambiste ou muet - c'est un handicap, un combat... il faut se battre pour l'assumer encore aujourd'hui - et du coup, c'est une force - c'est un quotidien, on se lève avec, on se couche avec et même dans ses rêves, on est artiste - c'est une vie et un sens à la vie - mais c'est surtout SA vie et SON sens et avoir un sens à sa vie, c'est pas si mal! la pire: c'est encore et toujours le regard dénigrant définition internet : dénigrer : 17 synonymes. accuser, baver, calomnier, débiner, déblatérer, déconsidérer, décrier, déprécier, diffamer, diminuer, discréditer, esquinter, médire, rabaisser, ravaler, salir, vilipender. le meilleur: c'est la magie qui opère dans le regard de l'autre face à votre travail: une adolescente daltonienne un jour a supplié sa maman de lui acheter un de mes "portraits fils", très emballée par ce tableau, elle m'a raconté les couleurs qu'elle y voyait... c'était pas celles que j'y avais mises - mais c'était très beau! Nadine VERGUES
482 De: 12/2/2011 9:19:41 PM C'est un métier exigeant. Il est vrai que je n'ai l'aide d'aucun agent ou galeriste, et je gère ce métier d'un bout à l'autre. Quand je suis en phase de production, je ne peux avoir aucune vie sociale ou mondaine. Je suis en "cellule de retraite" à l'atelier face à moi-même. Quand je suis en monstration, je m'épuise en effort de transmission, de réponse aux questionnements divers et toujours inattendus. Quand je suis en vente il y a cette difficile négociation avec la personne intéressée, pour qu'elle passe le pas, qu'elle s'offre ce supplément d'âme. Quand je suis en comptabilité il y a le rapprochement bancaire toujours faux, la TVA à récupérer, les pièces justificatives manquantes. Quand je suis en phase de promotion, je me transforme en écrivain et en graphiste multimédia (heureusement le numérique ne me rebute pas). Quand je suis en phase de candidature, je sais que je vais être refusée pour les mêmes raisons pour lesquelles je vais être acceptée. Je passe pour une folle car je réclame qu'on me renvoie le dossier pour lequel j'ai fourni l'enveloppe affranchie, qu'on me donne un reçu pour les frais de dossiers, qu'on me prévienne à temps...etc. Je suis refusée une fois sur deux après de nombreuses années d'activité que je pense professionnelle engagée et sincère : mais ce n'est sans doute pas visible dans le dossier ou nous sommes trop nombreux pour une barque étroite. Je collectionne des lettres de refus extraordinaires, dont je ferai peut être quelque chose, un jour? Je suis artiste à 100% et les seules personnes qui perçoivent mes moments d'enthousiasme ou de découragement sont les autres artistes, même de domaine différent (théâtre, musique). Les autres personnes semblent persuadées que j'ai une position sociale enviable, que je fais ce que je veux, que je joue comme les enfants, sans faire un job très sérieux ni très utile à la société. Et pourtant...tel Sisyphe (au féminin) je continue. Ce métier est ma drogue. L'anecdote la plus heureuse est celle où j'ai reçu un coup de téléphone d'un confrère qui avait trouvé une toile ne lui appartenant pas, roulée dans les siennes qui lui étaient retournées par une galeriste, lors du retour de son exposition de l'étranger. Cette toile était la mienne: j'ai la paranoïa de noter au verso de toutes mes peintures mes coordonnées, le titre, la technique... au feutre permanent. La galeriste n'avait pas jugé nécessaire de me signaler par mail qu'elle effectuait un retour groupé. Ni indiquer au confrère qu'un triste invendu se trouvait dans son colis! La peinture est depuis adoptée par un particulier de ma ville pour nos bonheurs respectifs. Je sais que je dois m'estimer heureuse de l'avoir récupérée! et que mon confrère ait pris la peine de m'appeler. Anne-Marie Vesco
483 De: 12/3/2011 6:52:45 PM Pour moi être artiste n'est pas un métier dans le sens commun du mot. C'est un état d'esprit, un état d'être, qui à avoir avec la liberté intérieur dont découle la créativité. Bien sur il y a la part de la technique, mais celle-ci doit être au service de l'expression et non l'inverse. le bonheur c'est: être au travail dans mon atelier; c'est monter une expo; c'est les rencontres et l'échange avec des personnes touchées par mon travail. la difficulté c'est: l'attente qu'un projet soit mature; des galeriste qui ne sont pas de véritables professionnels;des institutions en manque d enthousiasme; Ulrike Vidalain
484 De: 1/13/2012 6:58:56 PM c'est un état d'être une passion qui me permet de mettre en œuvre des projets sur tous type de support avec tous types de médium suivant un sujet imposé ou non. Ce métier nécessite un état de veille permanent sur la culture et le monde qui nous entoure car c'est de l'état de l'art de mes réflexions en cours que viendra ma capacité à produire une œuvre. pas d'anecdote Les difficultés majeures : Pas de Statut Manque d'ateliers Manque et difficulté à accéder d'expositionà des lieux Erick Vilquin
485 De: jeanpierreviot 12/2/2011 9:52:48 PM ma vie, mon univers, ma raison d'être à chaque fois qu'un regard s'illumine, qu'une émotion nait, qu'un bonheur arrive provoqués par ce que je fais. à contrario : l'indifférence, voire(parfois, mais heureusement rarement) le mépris. Jean-Pierre Viot
486 De: 12/5/2011 3:57:05 PM Oui, en effet je suis artiste peintre et pour moi, l'art et moi c'est un tout,c'est tout simplement mon moteur dans la vie C'est just, ma seconde peau,merci. La plus heureuse des anecdotes, c'est d'avoir pu exposer au Carroussel du Louvre sans "me ruiner " sans laisser la somme astronomique q'on demande en general...cela dit, j'ai eu la chance de tomber sur la personne de R.Oyuela directeur de Musseum de Doral de l'ameriques m'a contactée pour participer à l'"art shopping"..si j'étais prête etc.. bien sûr je lui repondue disponible et prête :) et voilà, q j'ai pu ainsi participer avec d'autres artistes dans le Stand du directeur q avait au Carroussel representant le,stand des Ameriques,s'était pour moi un choc pouvoir exposer trois toiles comme les autres artistes là-bas. une belle experience q je veux,je tiens refaire l'année prochain.,. au plaisir de vous voir..! Jess&artotal Jessadry Wayar
487 De: 12/5/2011 9:27:59 PM C'est beaucoup plus qu'un simple métier qu'on peut quitter lorsqu'on rentre dans son espace de vie privée... C'est une espèce de passion qui ne vous quitte jamais, et qui est au cœur de tous vos actes... Mais c'est aussi un engagement dans la société et une façon de gagner sa vie, c'est une sorte de folie fabuleuse et terrible à la fois! La plus heureuse : voir des personnes plutôt blasées remonter d'une cave extraordinaire où j'avais eu la chance de faire des Installations, avec les larmes aux yeux tant mon travail dans ce cadre hors du commun les avait chamboulé. Les difficultés du métiers viennent à mon avis en grande partie du fait que l'art est considéré comme un "luxe"... voire comme une petite bulle réservée à l'élite formée et seule juge de ce qui est ou n'est pas de l'art... Bernadette WIENER
488 De: 1/9/2012 5:52:00 PM Pour moi le métier d'artiste est une façon de vivre et de moins mourir. La plus heureuse anecdote est indicible. La suivante serait lorsqu'après plus de 15 ans je rencontre à nouveau un de mes collectionneurs et qu'il me dit: " Votre tableau n'a jamais quitté le mur de la pièce où je l'ai mis il y a 15 ans. Je ne m'en lasse pas, j'y vois toujours de nouvelles choses..." Les autres anecdotes heureuses sont le fait des très éclectiques rencontres que ce métier m'a donné de faire de par le monde. Le plus mauvais souvenir est bien trop humiliant pour même se le rappeler. Le suivant serait lorsque j'ai compris soudainement que celui qui se disait mon galeriste ne cherchait que le profit à court terme au dépend d'un travail à long terme ( et à mes dépends...). william Adjété Wilson
489 De: 1/31/2012 9:56:18 AM Une passion,une liberté, un investissement de plusieurs dimensions :Physique,mentale et spirituelle. Une souffrance aussi. Un prix obtenu par l 'académie des beaux arts de Paris Être femme artiste,pas facile de faire reconnaitre que c 'est un métier. Michelle winckler
490 De: 1/4/2012 6:25:57 PM Il faut être arrivé à un degrée de stupidé exéptionnelle pour penser qu'être artiste est un métier. Il faut aussi penser que tout ce qu'un homme fait dans la vie doit forcément etre catégoriser dans des "métier", et ne pas arriver a comprendre un brain de métaphysique. Mais il est normal pour vous d'essayer de comprendre ce que nous, nous faisont. Quand j'ai pris de la cocaine avec Malevitch après j'ai inventer l'unisme et c'était vraiment génial. Bon après je suis mort de faim parce que personne n'a compris. strzeminski Władysław
491 De: 2/9/2012 8:26:18 PM Un(e) artist(e), rebelle à tout conformisme, travaille inlassablement dans la durée... forgeant sa personnalité de plasticien(ne), sa singularité d'expression avec sa 'griffe' et ses matières, sa pensée 'picturale' s'il (elle) est peintre au prix d'une longue interrogation sur le sens de son art. Et ceci demande du temps, de la volonté, et de l'engagement. J'ai commencé à 'exister' dans le milieu d'art, après des années de travail dans une quasi solitude, lorsqu'une amie artiste m'a présenté à une conservatrice d'un centre d'art. (American Center for the Arts). Ce geste généreux a changé ma vie. L'anecdote qui démontre les difficultés fût la visite d'une galeriste connue à Paris (les années '80) qui enthousiasmé par mes peintures confessât néanmoins ne pas pouvoir m'intégrer dans ses artistes car elle avait déjà deux femmes et qu'elle avait beaucoup de mal à les promouvoir! JUDITH WOLFE
492 De: 1/24/2012 3:00:00 PM Etre artiste est un métier où il est possible de se réaliser, de travailler sur les zones de l'imaginaire devenues propriété des médias dominants, de côtoyer toutes les catégories sociales. A la différence d autres professions, ici on acquière le savoir-faire au fur et à mesure de la définition et de l évolution du projet. Pourquoi le travail serait-il un joug? Lorsqu on travaille sur sites publics, on est exposé à toutes formes de réactions, même les plus irrationnelles. Ce qui me préoccupe vraiment, ce sont les remarques de plus en plus fréquentes sur l'inutilité de l'art, et son prétendu élitisme. Cela va de pair avec des tentatives d assujettir la création (puisqu elle est inutile) à des mouvements idéologiques, quitte à employer la force. Moi qui travaille avec le paysage et avec la notion pleine du terme «environnement» (aspects historiques, sociologiques, formels et eco-systémiques), j ai eut à subir insultes et menaces de la part de membres d une certaine faction politique pour qui ce terme a une autre définition. A ce rythme, la psychanalyse ou les mathématiques pures devront-elles bientôt illustrer un propos, sous couvert d hygiène, de nécessité et de morale? Dimitri Xenakis
493 De: 2/3/2012 3:50:18 PM Un subtil mélange d'obligation et de plein gré. Un album enregistré en une journée avec un groupe qui ne répète jamais, qui n'aime pas ça, mais dont le fruit est un album splendide. Jim Yu
494 De: 1/24/ :50:00 AM c'est un mode de vie ne pas pouvoir parler de mon travail!! ( ce n'est pas heureux ;) Najah Zarbout
495 De: 1/29/2012 6:44:06 PM oui trouve mon chemin dans L'ART turgun zayra
496 De: 1/16/ :13:02 PM Le métier d'artiste a la particularité d'être à mes yeux, bien supérieur à tous les autres métiers connus. Surtout que je n'en aimais aucun, puisque mon ambition a toujours été d'être un flémmard accompli. Pourtant, poussé par les uns, ou tiré par les autres, il a fallu que j'essaie d'apprendre quelques uns des métiers traditionnels jusqu'à ce que l'on me fiche la paix, les gens bien pensants étant déçus par ma résistance passive. Enfin, devenir artiste peintre, voilà un beau métier me suis-je dit! Penser ludique,penser drôle, penser beau, placer beau (ha! ha! ha!). L'acte de peindre devient facile quand on prend son temps. L'anecdote la plus heureuse, c'est quand à ma grande surprise, en 1970, Pierre Gaudibert le directeur de l' A R C au Musée d'art Moderne de la Ville de Paris m'a convoqué dans son bureau pour me présenter Jean Clair et m'annoncer qu'il désirait me faire une expo à l' A R C en même temps que l'artiste Américain Andy Warhol. Quand à l'anecdote qui marque la difficulté de ce métier, c'est quand de très grandes galeries qui aimaient mon travail, galeries Françaises et étrangères se demandaient quoi faire avec un peintre qui produisait si peu...même la galerie AREA qui m'avait un peu exposé, n'a jamais été fichu de me faire un contrat...ah! Combien je regrette maintenant de ne pas avoir appris le métier de balayeur de rues... Christian Zeimert
497 De: 1/18/ :46:00 AM C'est un peu plus qu'un métier puisque ça prend plus de 35 h par semaine et il n'y a pas de salaire à la fin du mois.ca tient plutôt de la vocation avec la part de dépendance que ça sous-entend, au même type que la passion amoureuse,la prêtrise, la manie, l'alcoolisme, la boulimie ou toute forme de toxicomanie. Mon meilleur souvenir d'artiste à eu lieu aux urgences de l'hopital St Antoine, sur un brancard, la rotule cassée en quatre morceaux, au milieu de la faune habituelle de ce genre d'endroit, entre autre un SDF ivre, la figure ensanglantée et qui menaçait tous les gens présents, y compris médecins et infirmières qui se tenaient à distance, avec un tesson de bouteille. J'étais, moi, contraint à l'immobilité et sans moyen de me sauver. On me monte dans le service de radiologie et le radiologue me dit en me voyant:"vous êtes le peintre Ziegler?" Il avait vu une dizaine d'années avant l'affiche d'une expo que j'avais faite juste après ma sortie des Beaux-Arts, dans le hall d'un foyer d'étudiant, et qui représentait un autoportrait d'une facture classique, appliquée et un peu naïve, mais ressemblant. J'ai ressenti instantanément un bonheur d'égo suffisamment intense pour oublier la douleur pendant quelques minutes Mon pire souvenir d'artiste n'est pas une anecdote personnelle mais l'effondrement du marché de l'art consécutif à la première guerre du Golfe Pierre-Marie Ziegler
498 De: 1/13/ :01:16 AM "Artiste" n'est pas un métier mais le le métier est obligatoire pour povoir s'exprimer. Le temps dira de quelqu'un qu'il est un artiste, s'il l'est. L'anecdote la plus heureuse? Quand j'ai décidé de devenir peintre. La difficulté? Continuer... LUIS ZILVETI
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