«Tu signes ici, c est tout»
|
|
|
- Sévérine Simoneau
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 «Tu signes ici, c est tout» Procès injustes au Maroc fondés sur des aveux à la police Résumé Après sa victoire au championnat du monde de boxe light-contact en 1999, le boxeur marocain Zakaria Moumni a contacté à plusieurs reprises les autorités marocaines pour réclamer un emploi au ministère de la Jeunesse et des Sports, auquel la loi lui donnait droit, d après lui, comme à tout champion du monde marocain. Suite au rejet de sa demande par les autorités, Moumni a plusieurs fois rendu son affaire publique dans les médias marocains et internationaux. Le 27 septembre 2010, la police l a arrêté à l aéroport de Rabat alors qu il revenait d un voyage à Paris. Elle l a accusé d «atteinte aux valeurs sacrées» - une formulation souvent employée pour désigner la monarchie et la personne du roi - et l a placé en détention. D après le récit de Moumni, des agents de police l ont ensuite emmené en voiture dans un lieu inconnu où ils l ont menotté, déshabillé, lui ont bandé les yeux et l ont soumis à la torture. Ils l ont battu, suspendu par les bras, lui ont fait subir des chocs électriques et l ont privé de sommeil et de nourriture pendant trois jours d affilée, a déclaré Moumni. Le matin du 30 septembre, a rapporté Moumni, les policiers l ont rhabillé, lui ont fait grimper une volée de marches métalliques et l ont mis dans une voiture. Ils l ont conduit au poste de police du deuxième arrondissement de Rabat, où ils ont ôté le bandeau de ses yeux. Il se trouvait dans une pièce avec 13 hommes, la plupart des agents en civil. Ils lui ont dit qu il devait signer des documents pour pouvoir récupérer ses affaires personnelles. Il a ainsi déclaré à Human Rights Watch : Ils ont mis les papiers en face de moi, mais ils cachaient le haut de la page. J ai dit que je voulais lire ce que j étais en train de signer. Ils ont répondu : «Tu signes ici, c est tout, tu récupéreras tes affaires et puis tu pourras t en aller.»
2 D après Moumni, les agents de police l ont conduit directement du poste de police au tribunal, où son procès s est déroulé en l absence d avocats de la défense, de témoins ou de public. Quatre jours plus tard, le 4 octobre, Moumni, toujours en prison, a appris que le tribunal l avait reconnu coupable de fraude et condamné à trois ans de prison. La condamnation était fondée essentiellement sur la déclaration écrite que Moumni avait été forcé de signer, insiste-t-il, sans pouvoir la lire. La nouvelle constitution du Maroc, approuvée par les électeurs en juillet 2011, représente une étape majeure aussi bien pour protéger le droit des personnes accusées à un procès équitable que pour promouvoir l indépendance judiciaire et l accès à la justice. Les dispositions relatives à la justice qui ont été intégrées à la Constitution étaient l aboutissement d une campagne de réforme du système judiciaire marocain menée par les autorités, qui visait, comme l a formulé le roi Mohammed VI, à «consolider la confiance dans une justice efficiente et équitable et [à] en conforter la crédibilité, tant il est vrai qu'elle constitue un rempart inexpugnable pour la défense de l'état de droit.» Pourtant, les failles persistantes du système judiciaire montrent que la réforme de la justice sera un défi de taille. Ce rapport présente l analyse de six affaires politiquement sensibles jugées entre 2008 et 2013, dont l affaire Zakaria Moumni, dans lesquelles les tribunaux ont violé le droit des accusés à un procès équitable. L étude de ces six affaires, impliquant au total 84 personnes inculpées, dont 80 ont purgé des peines de prison, fait ressortir deux faiblesses majeures. Premièrement, dans cinq des six affaires, les tribunaux ont prononcé des condamnations basées en grande partie sur les aveux des accusés obtenus par la police mais contestés par les mêmes accusés au tribunal. Les tribunaux n ont pas fait d effort significatif pour déterminer si ces aveux avaient été extorqués sous la torture ou par d autres méthodes illégales. Les tribunaux ont également basé leurs condamnations sur des déclarations rédigées par des témoins ou des plaignants, sans même exiger que ces personnes témoignent au tribunal, où les accusés ou leurs représentants auraient eu la possibilité de récuser ces témoignages. Deuxièmement, dans deux de ces affaires, on a clairement refusé aux 32 accusés, notamment à 25 d entre eux qui avaient passé plus de 18 mois en détention provisoire, d accéder rapidement à un procès ou à une audience par un tribunal, alors qu ils étaient déjà inculpés ou victimes de mesures administratives préjudiciables. «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 2
3 Il est difficile d établir clairement si les failles du système judiciaire marocain constatées dans ces affaires reflètent un manque d indépendance de la justice via des pressions ou une ingérence du pouvoir exécutif ou d une autre partie ou simplement une justice de piètre qualité, où les juges ne font pas preuve d un grand zèle pour tâcher de discerner la vérité en examinant toutes les preuves pertinentes et en écartant les témoignages qui ont pu être obtenus de façon inacceptable. Il est probable que le manque d indépendance et le défaut de zèle aient tous les deux joué un rôle. Quelles que soient les raisons, le résultat est clair : les accusés reçoivent des condamnations injustes. Pour cinq procès, nous avons étudié la disposition des tribunaux à accepter les preuves à charge que les accusés ont dénoncées comme fausses, en particulier leurs «aveux» faits en garde à vue. Il s agit notamment des procès contre: 25 Sahraouis, en 2013, pour leur rôle supposé dans la mort de policiers pendant les violences meurtrières qui ont explosé au Sahara occidental en 2010; le syndicaliste et militant des droits humains Seddik Kebbouri, et neuf autres accusés, pour leur rôle dans les troubles qui ont surgi dans la ville de Bouarfa en 2011; le boxeur Zakaria Moumni, inculpé de fraude en 2010; 35 personnes arrêtées en 2008 et accusées d appartenir à une cellule terroriste, dans ce qu on a appelé l «affaire Belliraj» d après le nom de famille de l un des principaux accusés; six militants du mouvement de jeunesse dit «du 20-Février», jugés en 2012 pour violences contre des agents de police alors qu ils refusaient de quitter un rassemblement «illégal». Dans tous ces procès, le tribunal a condamné et fait emprisonner les accusés essentiellement sur la base de leurs aveux contestés. En agissant ainsi, les magistrats ont apparemment fait preuve d un manque de zèle, omettant de mener des enquêtes sérieuses sur les allégations de torture ou de mauvais traitements pendant les interrogatoires policiers, tout en acceptant comme preuves ces déclarations faites par les accusés à la police. Dans l affaire Belliraj, par exemple, le tribunal a écarté les allégations de torture au motif que les accusés ne les avaient pas émises lors de leur première apparition au tribunal. 3 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
4 Pourtant, d une part, certains accusés avaient bien informé le tribunal dès le début que les policiers les avaient maltraités en les interrogeant, sans que cela ait déclenché la moindre enquête à ce sujet. D autre part, même si ce n était pas le cas, le tribunal ne devrait pas écarter sommairement des accusations de torture pour la seule raison qu un accusé les a faites «tardivement». Même si le tribunal a parfaitement le droit, pour juger de leur crédibilité, de tenir compte du moment où un accusé introduit ses allégations de torture, il devrait aussi reconnaître qu un accusé peut avoir de nombreuses raisons de le faire tardivement dans le procès, à part la volonté d échapper à la sanction de la loi. Par ailleurs, les tribunaux n ont pas donné à la défense suffisamment d occasions de récuser les autres éléments de preuve à charge, et ont privé les accusés de leur droit à appeler à la barre des témoins dont les déclarations pourraient éclairer les faits discutés. Sur un point, les lois marocaines relatives aux modes de preuves contribuent au manque de zèle des tribunaux pour ce qui est d examiner les allégations de torture ou de mauvais traitements. En effet l article 290 du Code de procédure pénale demande au tribunal de partir du principe que les procès-verbaux préparés par la police sont crédibles, dans les affaires où l accusé risque moins de cinq ans de prison 1. Les tribunaux citent souvent cette règle dans leurs jugements écrits quand ils ont décidé de condamner des accusés en se basant sur des déclarations à la police qui les incriminent, et ce malgré le fait que les accusés ont affirmé que ces déclarations leur avaient été extorquées. L article 290 devrait donc être révisé de façon à ce que les règles relatives aux preuves soient les mêmes que celles qui s appliquent aux délits les plus graves, c est-à-dire exigent du tribunal qu il traite une déclaration à la police comme n importe quel autre élément de preuve, sans présumer de sa crédibilité. Pour deux des six affaires étudiées en détail dans ce rapport, les tribunaux ont reporté excessivement la présentation des accusés devant le tribunal ou bien la conclusion de leur procès, ce qui porte préjudice aux accusés et les prive de leur droit, selon le droit 1 L article 290 du Code de procédure pénale énonce que «les procès-verbaux ou rapports dressés par les officiers de police judiciaire pour constater les délits et les contraventions font foi jusqu'à preuve contraire, conformément à la réglementation sur les modes de preuve.» «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 4
5 international, à être jugés «dans un délai raisonnable», un droit récemment inscrit dans l article 120 de la Constitution du Maroc. Dans beaucoup de juridictions du monde entier, y compris au Maroc, des retards se produisent dans le système judiciaire, par exemple à cause des tribunaux débordés, des requêtes déposées par la défense pour reporter les audiences ou des besoins du processus judiciaire. Pourtant, dans ces deux affaires, ces facteurs ne semblent pas expliquer le retard qui a été pris. Dans les deux affaires, des partisans de l indépendance du Sahara occidental figurent parmi les accusés. Les autorités considèrent les partisans de l indépendance sahraouie comme des «indépendantistes» dont les actions violent les lois marocaines, qui interdisent de «porter atteinte à l intégrité territoriale». Dans la première affaire, 21 accusés parmi les 25 ont passé 26 mois en détention provisoire avant d être jugés pour leur rôle supposé dans les violents affrontements qui ont eu lieu à Gdeim Izik, au Sahara occidental, en novembre 2010, et pendant lesquels 11 membres des forces de sécurité ont été tués. Dans la seconde affaire, le gouvernement a accusé sept activistes d avoir porté atteinte à la sécurité intérieure du Maroc, lors d un voyage dans les camps de réfugiés gérés par le Polisario près de Tindouf en Algérie, en y collectant des fonds pour semer l agitation et la subversion au Sahara occidental; ce qui constitue une infraction passible de cinq ans de prison. Trois des sept accusés ont passé un an et demi en détention provisoire avant d être libérés par le juge. Depuis leur libération, plus de deux années ont passé sans que le procès ait repris ni que l affaire ait été classée. Selon une réponse du gouvernement à Human Rights Watch, le tribunal mène une «enquête complémentaire» qui est toujours en cours. L incohérence qui transparaît dans la façon dont le tribunal a abordé cette affaire en la considérant d abord comme assez grave pour justifier de garder trois des accusés en détention pendant 18 mois en attendant leur procès, puis en les libérant sans reprendre le cours du procès pendant deux ans suggère que des considérations politiques ont pu guider le traitement de l affaire par le tribunal. 5 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
6 Les conclusions de notre analyse des six affaires ici étudiées mènent à deux recommandations clés. Premièrement, les tribunaux devraient examiner avec soin toutes les allégations émanant d accusés selon lesquelles la police aurait obtenu par la force ou la contrainte les déclarations qui les incriminent, et bannir les déclarations ainsi obtenues, sauf en tant que preuves contre les responsables des abus commis envers les accusés. Deuxièmement, les tribunaux devraient mettre fin à la pratique consistant à prolonger de manière excessive la détention provisoire des accusés, et devraient les traduire en justice dans un délai raisonnable, en particulier dans les cas de détention provisoire. Des recommandations détaillées suivent ci-dessous. «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 6
7 Recommandations Au gouvernement marocain Prendre des mesures pour prévenir la torture et les mauvais traitements et pour vérifier et garantir que les déclarations incriminant les accusés mais obtenues sous la torture ou les mauvais traitements ne soient pas admises comme preuve, comme l exige l article 293 du Code de procédure pénale. Veiller à ce que toutes les personnes placées en garde à vue soient immédiatement informées [qu elles ont] de leur droit aux services d un avocat, et à ce qu elles aient rapidement accès à un avocat si elles en font la demande, notamment en autorisant une consultation confidentielle lors de la garde à vue, conformément aux Principes de base des Nations Unies relatifs au rôle du barreau. Amender le Code de procédure pénale pour indiquer qu en cas d allégation de torture ou de mauvais traitements, la charge de la preuve repose sur le ministère public, qui doit donc prouver que les aveux éventuels n ont pas été obtenus par des moyens illégaux, suivant ainsi la recommandation émise par le Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, dans son rapport sur le Maroc du 28 février Veiller à ce que les procureurs, les juges d instruction et les juges siégeant dans les tribunaux donnent véritablement aux accusés la possibilité: d évoquer, à n importe quelle étape de l enquête ou du procès, les mauvais traitements éventuellement subis en garde à vue; de lire attentivement leur déclaration à la police et de récuser toute inexactitude qui selon eux pourrait s y trouver; et de consulter un avocat avant leur première comparution devant un procureur ou un juge. Veiller à ce que les procureurs, les juges d instruction et les juges siégeant dans les tribunaux reflètent, dans le procès-verbal de l audience ou dans le jugement écrit du tribunal, toute déclaration que les accusés auraient faite devant eux au sujet de mauvais traitements subis ou d inexactitudes présentes dans leur déclaration à la police. Prendre des mesures pour éliminer l usage de la torture et de la contrainte lors de la préparation des procès-verbaux par la police judiciaire. Parmi les mesures qui peuvent garantir que les déclarations soient faites de leur plein gré par les accusés, 7 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
8 on peut envisager de filmer les interrogatoires policiers; d exiger que le policier qui a mené l interrogatoire comparaisse au tribunal pour subir un contre-interrogatoire; et d abroger l article 290, comme détaillé ci-dessous. Appliquer les recommandations du Rapporteur spécial de l ONU sur la torture, basée sur sa visite au Maroc en septembre 2012, de «renforcer les moyens médicolégaux du parquet et des tribunaux» et de «donner effet au droit de plainte et faire en sorte que les défendeurs qui comparaissent devant [eux] aient une bonne chance de formuler leurs allégations au sujet des tortures et des mauvais traitements qu ils ont pu subir [aux mains de la police ou des services de renseignement].» Exiger que les juges et les procureurs soient formés à leur devoir de mener des enquêtes rigoureuses sur les allégations de torture, quel que soit le moment du procès où la défense les exprime, et de détailler par écrit leurs efforts d enquête. Cette formation devrait notamment permettre de les rendre plus conscients des motifs qui peuvent pousser un accusé à n évoquer la torture ou les mauvais traitements qu à une étape tardive du procès, mis à part la volonté d échapper à la sanction de la loi, et ce même si, plus tôt dans le processus judiciaire, il avait confirmé l exactitude du procès-verbal de ses déclarations préparé par la police. Former les juges à leur devoir d évaluer la crédibilité des allégations de mauvais traitements, même en l absence de preuves physiques de torture, et aux méthodes d une telle évaluation, basées sur les normes internationales telles qu elles sont exposées dans le Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants («protocole d Istambul»). Former les juges à leur devoir, en vue de faire respecter le principe de l «égalité des armes», d octroyer à l accusation et à la défense la même possibilité de citer des témoins pour interrogatoire, si ces témoins sont portés à l attention du tribunal et qu ils semblent pertinents pour déterminer la véracité des faits reprochés aux accusés, en particulier l exactitude des procès-verbaux de police qui les incriminent, si ceux-ci sont récusés par la défense. Afin de prévenir le tort causé aux accusés par les retards énormes et irraisonnables pris pour mener les procès à bien, mettre en œuvre des lois exigeant que les procès soient achevés sans retards injustifiés, respectant ainsi l article 120 de la constitution de 2011, qui énonce: «Toute personne a droit à un procès équitable et à un jugement rendu dans un délai raisonnable.» «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 8
9 Amender le Code procédure pénale pour qu il exige un réexamen judiciaire régulier et approfondi de tous les cas de détention provisoire, en confiant aux autorités publiques la charge de justifier la détention provisoire une charge augmentant au fur et à mesure que le procès est retardé et que la personne reste en détention longtemps en prouvant que toutes les mesures possibles sont prises pour garantir que le procès ait lieu le plus vite possible. Si cette condition n est pas remplie, le tribunal devrait ordonner la libération du détenu. Revoir la loi pour restreindre la compétence des tribunaux militaires aux infractions purement militaires. D après la loi marocaine, la compétence des tribunaux militaires s étend jusqu à couvrir les crimes commis par les civils contre les membres des forces de sécurité. Cette large compétence contredit un principe fondamental du droit international, qui exige de juger les civils dans les tribunaux civils. En outre, les verdicts des tribunaux militaires ne sont pas susceptibles d appel, sauf devant la Cour de cassation, ce qui viole le droit internationalement reconnu des accusés à faire appel non pas seulement pour des motifs de forme mais aussi de fond. Adopter une loi donnant effet à l article 133 de la constitution de 2011, qui donne le droit aux accusés de saisir la nouvelle Cour constitutionnelle pour examiner la constitutionnalité d une loi appliquée à leur affaire. Renforcer le droit des accusés à un procès équitable, afin de garantir une «égalité des armes» entre l accusation et la défense, en révisant l article 290 du Code de procédure pénale, qui attribue d office un caractère fiable aux procès-verbaux préparés par la police pour les affaires impliquant des infractions passibles de moins de cinq ans de prison. Cette loi fait reposer la charge de la preuve sur l accusé, qui doit démontrer que le procès-verbal préparé par la police est erroné. La loi devrait être révisée pour éliminer cette charge injuste, de façon à ce qu une déclaration de police soit traitée de la même façon que toutes les autres preuves présentées lors du procès, sans présumer de sa crédibilité. 9 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
10 En ce qui concerne l affaire de Gdeim Izik, dans laquelle 21 des 25 accusés sont en prison, et l affaire Belliraj, où 17 des 35 accusés sont en prison, les autorités marocaines devraient: Libérer les accusés encore emprisonnés ou bien leur accorder un nouveau procès qui soit équitable. Pour les accusés de Gdeim Izik, tout nouveau procès devra avoir lieu devant un tribunal civil. Si les affaires sont rejugées, la présomption devra être que tous les accusés seront libres jusqu à leur procès. Tout accusé que le ministère public voudrait placer en détention devrait avoir droit à une audition rapide devant un juge pour que ce dernier se prononce sur la légalité de sa détention, en partant d une présomption de liberté. Toute décision judiciaire de détenir l accusé dans l attente de son procès devrait être fondée sur des motifs valables, par exemple s il est dangereux ou s il risque de récidiver, de falsifier les preuves à charge ou de prendre la fuite. Quand les accusés seront rejugés, le tribunal devra étudier leurs allégations de torture et garantir, conformément au droit international et marocain, qu aucune déclaration obtenue par la violence ou sous la contrainte ne soit admise comme preuve. Le tribunal devrait mener ces enquêtes même si les traces physiques de torture se sont déjà probablement effacées. Ces investigations devraient respecter les critères internationaux d enquête sur les plaintes individuelles de torture, notamment ceux du Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants («protocole d Istanbul»). Si le tribunal décide d admettre comme preuve une déposition de police dont l accusé affirme qu elle a été extorquée sous la torture, il devrait expliquer dans son jugement écrit pourquoi il a décidé que ces allégations de torture ou de contrainte abusive n étaient pas crédibles. Aux gouvernements et institutions qui fournissent une aide au Maroc Dans le cadre des programmes d aide à la réforme de la justice et à la mise en place d un État de droit, encourager le Maroc à mettre en œuvre les recommandations énumérées cidessus, surtout celles qui veulent pousser les juges à : examiner de façon plus critique la valeur, comme preuve, des procès-verbaux préparés par la police, quand les accusés récusent leur contenu; «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 10
11 concevoir et suivre des méthodes pour explorer plus en détail les allégations de torture ou de mauvais traitements, quelle que soit l étape des procédures où elles ont été émises; imposer des limites légales à la durée de la détention provisoire, non seulement pendant la phase de l enquête judiciaire mais aussi quand un procès ne parvient pas à démarrer ou à être mené à bien dans un délai raisonnable, et garantir un réexamen judiciaire régulier et approfondi des ordres de détention provisoire. 11 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
12 Contexte De puissantes influences s exercent sur le système judiciaire marocain dans des directions opposées. Dans les affaires à connotation politique, des tribunaux continuent à priver les accusés de leur droit à un procès équitable en les condamnant sur la base d aveux qui selon eux ont été extorqués par la police sous la torture ou la contrainte, sans que le tribunal fasse un effort sincère pour vérifier leurs allégations. Cette pratique renforce le sentiment que les tribunaux sont une extension de l appareil sécuritaire répressif de l État. Mais il existe en même temps une logique qui propulse le Maroc en direction de réformes accélérées. Les leaders de ce mouvement voudraient que le Maroc soit reconnu, aussi bien dans le pays qu à l international, comme un modèle régional des droits humains. Lorsque des manifestations de rue réclamant des réformes ont surgi au Maroc en février 2011, les autorités n ont pas répondu par la répression aveugle mais en promettant une nouvelle constitution et en appelant des élections anticipées. Tout en s opposant résolument et avec succès aux propositions présentées au Conseil de sécurité de l ONU qui visent à donner un mandat concernant les droits humains à la mission de maintien de la paix dans le territoire contesté du Sahara occidental, le Maroc avance que, de son propre chef, il est en train de faire de grands progrès sur le plan des droits humains. Le discours officiel sur les réformes insiste sur la tâche consistant à réformer la justice, notamment à la rendre plus indépendante. Depuis plusieurs années, c est un thème qui revient souvent dans les discours publics des dirigeants du Maroc, y compris du roi Mohammed VI. La constitution de 2011 contient un nombre notable de dispositions qui, si elles étaient appliquées, feraient avancer dans ce sens. Une nouvelle constitution En juillet 2011, les électeurs marocains ont approuvé une nouvelle constitution riche en articles proclamant les droits de l homme, dont certains ne figuraient pas dans la précédente constitution adoptée en Il reste encore à traduire ces affirmations en lois et en pratiques à même de réduire les violations des droits qui persistent. Néanmoins le grand bond en avant constaté dans la formulation des droits suggère une volonté de la «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 12
13 part du Maroc de se fixer un standard élevé d après lequel juger désormais ses lois et ses pratiques. Un des domaines dans lesquels la nouvelle constitution innove véritablement est la promotion de l indépendance de la justice et des droits des personnes devant les tribunaux. Le roi Mohammed VI a déclaré que les dispositions constitutionnelles «stipul[ai]ent la garantie par la loi de l indépendance de la justice et consacr[ai]ent la justice comme pouvoir indépendant à part entière par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif.» Le roi a déclaré que ces dispositions étaient l aboutissement d une campagne de réforme de la justice qui avait débuté en Dans un discours prononcé le 20 août de la même année, il a annoncé une «réforme globale et profonde de la justice» visant à «consolider la confiance dans une justice efficiente et équitable et [à] en conforter la crédibilité, tant il est vrai qu'elle constitue un rempart inexpugnable pour la défense de l'état de droit.» Il a également parlé de «moralisation de la justice pour la prémunir contre les tentations de corruption et d'abus de pouvoir» et de «consolidation des garanties de l'indépendance de la Justice.» 2 Depuis lors, le roi a continué à insister sur l importance d une réforme de la justice. Le 8 mai 2012, il a inauguré la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la justice, un corps formé de 40 membres et chargé de mener un débat national devant déboucher sur une charte de réforme de la justice. 3 Le 30 juillet 2012, une festivité commémorant son accession au trône 13 ans plus tôt, il a déclaré : Partant du principe que l État de droit est source de tout progrès, Nous avons inscrit la justice en tête de nos chantiers de réformes. Etant donné que la nouvelle Constitution place la réforme de la justice au cœur de son dispositif, les conditions sont désormais réunies pour assurer le succès de ce grand chantier. 4 2 Le texte du discours royal est consultable sur (ouvert le 9 mai 2013). 3 «Maroc: Installation de la Haute Instance du dialogue national : le Roi pose le premier acte de la réforme de la justice», Maghreb Info, (ouvert le 2 mai 2013). 4 Discours du roi Mohammed VI, 30 juillet 2012, html (ouvert le 2 septembre 2012). 13 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
14 Depuis sa création, la Haute instance, présidée par le ministre de la Justice et des Libertés Mustapha Ramid, a organisé dans plusieurs villes du pays une série de conférences portant sur différentes facettes de la réforme judiciaire. Ramid a inauguré la huitième conférence, consacrée à l indépendance judiciaire, qui se tenait les 11 et 12 janvier 2013 dans la ville d Agadir. C est à cette occasion qu il a annoncé qu une «charte nationale» sur la réforme judiciaire serait prête en mars La charte n avait toujours pas été publiée au moment où ce rapport était imprimé. Une des réformes qui devrait être effectuée en priorité est d amender les lois afin de mettre fin aux procès de civils devant la justice militaire en temps de paix. C est une des recommandations qu a faites le Conseil national des droits de l homme au roi Mohammed VI en février 2013, en citant aussi bien la Constitution que les obligations du Maroc au regard des traités internationaux. Le 2 mars, le roi s est «félicité» de ces recommandations. Des pratiques répréhensibles qui perdurent La dynamique qui tend vers une garantie du droit des accusés à un procès équitable nécessite de rompre avec les pratiques dominantes. Ces dix dernières années, Human Rights Watch et d autres organisations internationales et marocaines de défense des droits humains ont publié des rapports sur des dizaines d affaires dans lesquelles les tribunaux marocains ont condamné des citoyens grâce à des procédures judiciaires injustes. Il est impossible de préciser le nombre de «prisonniers politiques» ou de prisonniers condamnés injustement. Outre la poignée de personnes qui sont clairement emprisonnées en violation de leurs droits humains, puisqu elles ont été inculpées et condamnées pour leurs discours non violents ou pour leur activité politique, des centaines d autres accusés ont été reconnus coupables d infractions indiscutablement criminelles comme le trafic de drogue ou l appartenance à une organisation terroriste mais clament qu ils sont innocents de ces accusations et qu ils ont été condamnés sur la base de preuves douteuses. Il nous est impossible d estimer combien de ces allégations peuvent être véridiques. D autres personnes clament qu elles ont été inculpées de charges criminelles qu on a fabriquées de toutes pièces pour se venger d elles, pour des motifs n ayant rien à voir avec 5 «La Charte nationale sur la réforme du système judiciaire sera prête avant fin mars», Le Matin, 11 janvier 2013, (ouvert le 2 avril 2013). «TU SIGNES ICI, C EST TOUT» 14
15 ces accusations mais liés à leurs convictions politiques ou à leur tendance à dénoncer les injustices. Évaluer la fréquence de ces condamnations injustes nécessiterait d étudier les procès un par un et d examiner la valeur des preuves utilisées par l accusation, une entreprise qui dépasse la portée de ce rapport. Dans ce rapport, on trouvera du moins un exemple convaincant d accusations qui semblent avoir été fabriquées pour se venger d une personne qui avait osé affronter les autorités: Zakaria Moumni, qu on a apparemment condamné pour fraude pour le punir d avoir fait pression sur le roi et le Palais royal afin d obtenir le poste de fonctionnaire auquel il pensait avoir droit. Bien que le droit international interdise la torture et que le Maroc reconnaisse cette interdiction, la torture et les abus contre les suspects restent un grave problème dans ce pays. La torture et les mauvais traitements de suspects en garde à vue, et notamment lors des interrogatoires, constituent un problème persistant, a ainsi affirmé le Rapporteur spécial de l ONU sur la torture suite à sa mission au Maroc en septembre Ces dix dernières années, Human Rights Watch s est entretenue avec de nombreux détenus et exdétenus qui ont décrit de façon crédible les abus que les forces de sécurité leur avaient fait subir pendant leur détention, comme les passages à tabac, les menaces, les privations de nourriture et d eau, la privation de sommeil, et d autres moyens constituant une forme de torture ou de mauvais traitements. 6 Déclaration faite le 22 septembre 2012 par Juan E. Méndez, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au terme de sa visite au Maroc, du 15 au 22 septembre 2012 (en anglais), (ouvert le 11 décembre 2012). 15 HUMAN RIGHTS WATCH JUIN 2013
La Justice et vous. Les acteurs de la Justice. Les institutions. S informer. Justice pratique. Vous êtes victime. Ministère de la Justice
La Justice et vous Les acteurs de la Justice Les institutions S informer Justice pratique Ministère de la Justice Vous êtes victime Vous pouvez, en tant que victime d une infraction, déposer une plainte
CERTIFICATS DE SÉCURITÉ Qu est-ce qu un certificat de sécurité?
CERTIFICATS DE SÉCURITÉ Qu est-ce qu un certificat de sécurité? Automne 2011 QU EST-CE QU UN CERTIFICAT DE SÉCURITÉ? Créée en 1978, la procédure actuelle trouve son fondement dans la loi sur l immigration
Cour européenne des droits de l homme. Questions & Réponses
Cour européenne des droits de l homme Questions & Réponses Questions & Réponses Qu est-ce que la Cour européenne des droits de l homme? Ces questions et réponses ont été préparées par le Greffe de la Cour.
Introduction. Une infraction est un comportement interdit par la loi pénale et sanctionné d une peine prévue par celle-ci. (1)
Vous êtes victime Introduction Vous avez été victime d une infraction (1). C est un événement traumatisant et vous vous posez sûrement de nombreuses questions : Quels sont mes droits? Que dois-je faire
CONSIDÉRATIONS SUR LA MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
Nicolae Cochinescu Juge à la Cour constitutionnelle de la Roumanie CONSIDÉRATIONS SUR LA MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE 1. Conformément à l article 146 de la Constitution de la
Circulaire de la DACG n CRIM 08-01/G1 du 3 janvier 2008 relative au secret de la défense nationale NOR : JUSD0800121C
Secret de la défense nationale Circulaire de la DACG n CRIM 08-01/G1 du 3 janvier 2008 relative au secret de la défense nationale NOR : JUSD0800121C Textes source : Articles 413-5, 413-7, 413-9 à 413-12,
N 2345 ASSEMBLÉE NATIONALE PROPOSITION DE LOI
N 2345 ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 DOUZIÈME LÉGISLATURE Enregistré à la Présidence de l Assemblée nationale le 25 mai 2005. PROPOSITION DE LOI abrogeant l article 434-7-2 du code
Document technique Outil d évaluation des risques et orientation
Promotion de la bonne gouvernance et lutte contre la corruption Activité T3.3 : (SNAC Tunisie) Apporter des outils et des méthodologies ainsi que consolider les capacités pour soutenir la conception de
BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE n 102 (1 er avril au 30 juin 2006)
BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE n 102 (1 er avril au 30 juin 2006) Circulaires de la Direction des affaires criminelles Signalisation des circulaires du 1 er avril au 30 juin 2006 Circulaire
Procédure pénale. Thèmes abordés : Procédure par contumace/ Nouvelle procédure par défaut
Procédure pénale Thèmes abordés : Procédure par contumace/ Nouvelle procédure par défaut Corrigé : Dissertation Le jugement de la personne poursuivie en son absence Indications de méthodologie : Sur la
LA DEFENSE DEVANT LES JURIDICTIONS PENALES INTERNATIONALES
LA DEFENSE DEVANT LES JURIDICTIONS PENALES INTERNATIONALES PAR François ROUX Depuis Nuremberg jusqu au Tribunal spécial pour le Liban, la défense devant les tribunaux pénaux internationaux a subi une évolution
Leçon n 3 : La justice garante du respect du droit
Leçon n 3 : La justice garante du respect du droit Introduction : La déesse grecque de la justice se nomme Thémis, elle aurait reçu de Zeus un glaive et une balance afin de peser le pour et le contre,
La fraude fiscale : Une procédure pénale dérogatoire au droit commun. Par Roman Pinösch Avocat au barreau de Paris
La fraude fiscale : Une procédure pénale dérogatoire au droit commun Par Roman Pinösch Avocat au barreau de Paris La volonté affichée au printemps 2013 par le Président de la République d intensifier la
Les droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés à Tindouf
Les droits humains au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés à Tindouf Maroc/Sahara occidental/algérie Résumé... 1 Le Sahara occidental... 2 Camps de réfugiés situés près de Tindouf, en Algérie...
COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L HOMME EUROPEAN COURT OF HUMAN RIGHTS
CONSEIL DE L EUROPE COUNCIL OF EUROPE COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L HOMME EUROPEAN COURT OF HUMAN RIGHTS CINQUIÈME SECTION AFFAIRE RANGELOV c. BULGARIE (Requête n o 14387/03) ARRÊT STRASBOURG 23 avril
- La mise en cause d une personne déterminée qui, même si elle n'est pas expressément nommée, peut être clairement identifiée ;
E-réputation : la poursuite et les sanctions des propos injurieux ou diffamatoires sur internet Article juridique publié le 15/07/2014, vu 4483 fois, Auteur : MAITRE ANTHONY BEM L'injure et la diffamation
REGLEMENT INTERIEUR TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES
RÉPUBLIQUE DU BÉNIN COUR CONSTITUTIONNELLE REGLEMENT INTERIEUR TITRE I : DISPOSITIONS GENERALES Article 1 er : Le présent Règlement Intérieur est pris en application des dispositions de la Loi n 90-032
Titre I Des fautes de Gestion
Base de données Loi n 85-74 du 20 Juillet 1985 relative à la définition et à la sanction des fautes de gestion commises à l égard de l Etat, des établissements publics administratifs, des collectivités
Fiche d'information n 26 - Le Groupe de travail sur la détention arbitraire
Fiche d'information n 26 - Le Groupe de travail sur la détention arbitraire I. Introduction "Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé" (Déclaration universelle des droits de l homme, art.
Annexe au document intitulé Communication relative à certaines questions de politique concernant le Bureau de Procureur : renvois et communications
Annexe au document intitulé Communication relative à certaines questions de politique concernant le Bureau de Procureur : renvois et communications La présente annexe au document de politique du Procureur
Violence au travail Un organisme national
Violence au travail Un organisme national Violence au travail : prévention, protocoles et sanctions Politique La Société s engage à offrir un milieu de travail sécuritaire. Elle reconnaît que la violence
Code de conduite pour les responsables de l'application des lois
Code de conduite pour les responsables de l'application des lois Adopté par l'assemblée générale des Nations Unies le 17 décembre 1979 (résolution 34/169) Article premier Article 2 Les responsables de
R E P U B L I Q U E F R A N C A I S E
N o C 11-88.136 F-P+B N o 5268 1 GT 16 OCTOBRE 2012 REJET M. LOUVEL président, R E P U B L I Q U E F R A N C A I S E AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience
MESURES CARCÉRALES ET MESURES NON PRIVATIVES DE LIBERTÉ. Détention avant jugement
MESURES CARCÉRALES ET MESURES NON PRIVATIVES DE LIBERTÉ Détention avant jugement Compilation d'outils d'évaluation de la justice pénale 2 NATIONS UNIES OFFICE CONTRE LA DROGUE ET LE CRIME Vienne MESURES
STATUT ACTUALISÉ DU TRIBUNAL PÉNAL INTERNATIONAL POUR L EX-YOUGOSLAVIE
NATIONS UNIES Tribunal international chargé de poursuivre les personnes présumées responsables de violations graves du droit international humanitaire commises sur le territoire de l ex-yougoslavie depuis
chronique juridique Contrats de droit privé : l académie de Créteil, un exemple à suivre! Procédures disciplinaires : le memento CHRONIQUE JURIDIQUE
CHRONIQUE JURIDIQUE chronique juridique Contrats de droit privé : l académie de Créteil, un exemple à suivre! Lors de notre congrès de Lille, une motion a été proposée par la commission «métier» sur les
La présente brochure vous permet de faire plus ample connaissance avec la cour d assises. À la fin de la brochure figure un lexique explicatif 1.
La cour d assises introduction Les procès d assises attirent largement l attention des médias par la gravité et souvent aussi par l atrocité des faits examinés par la cour d assises. Les gens se sentent
Déclaration de Lilongwe sur l accès à l assistance juridique dans le système pénal en Afrique
Déclaration de Lilongwe sur l accès à l assistance juridique dans le système pénal en Afrique Conférence sur l assistance judiciaire dans le système pénal : le rôle des avocats, nonavocats et autres acteurs
Guide des bonnes pratiques. Les différentes manières dont on saisit la justice pénale
Guide des bonnes pratiques Les différentes manières dont on saisit la justice pénale Le droit pénal est une matière transversale présente dans tous les domaines du droit: en droit de la famille, en droit
La chambre du conseil de la Cour d'appel du Grand-Duché de Luxembourg a rendu le douze février deux mille quatorze l'arrêt qui suit:
Arrêt n 102/14 Ch.c.C. du 12 février 2014. (Not. : 22032/99/CD) La chambre du conseil de la Cour d'appel du Grand-Duché de Luxembourg a rendu le douze février deux mille quatorze l'arrêt qui suit: Vu les
I. - Les principales caractéristiques du Droit Pénal chinois
Lorsque la loi pénale a une application extraterritoriale, les juridictions nationales ont compétence même lorsque les faits ont été jugés par une juridiction étrangère. Mais si la peine prononcée a été
Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-187
Décision du Défenseur des droits MDE-MSP-2014-187 RESUME ANONYMISE DE LA DECISION Décision de recommandations - article 25 de la loi organique Domaine(s) de compétence de l Institution : Défense des droits
Commentaire. Décision n 2011-171/178 QPC du 29 septembre 2011 M. Michael C. et autre
Commentaire Décision n 2011-171/178 QPC du 29 septembre 2011 M. Michael C. et autre (Renvoi au décret pour fixer certaines dispositions relatives à l exercice de la profession d avocat) Le Conseil constitutionnel
Instruction pénale que faire?
Rechtsauskunft Anwaltskollektiv Rechtsauskunft ohne Voranmeldung Instruction pénale que faire? Ce que vous devez absolument savoir la fiche info à télécharger, imprimer et redistribuer Vol dans un magasin,
«La prison est la seule solution pour préserver la société.»
«La prison est la seule solution pour préserver la société.» Nous n enfermons rien d autre en prison qu une partie de nous-mêmes, comme d autres abandonnent sur le bord de la route leurs souvenirs encombrants
Le stationnement irrégulier de véhicules appartenant à la communauté des gens du voyage.
Le stationnement irrégulier de véhicules appartenant à la communauté des gens du voyage. Une des problématiques récurrente pour les collectivités en matière d occupation illégale de son territoire tient
Commentaires du Barreau du Québec sur la modernisation des dispositions du Code criminel relatives aux moyens de transport Document de travail
PAR COURRIEL Le 30 avril 2010 Consultation sur la conduite avec facultés affaiblies Section de la politique en matière de droit pénal Ministère de la Justice Édifice commémoratif de l Est 284, rue Willington
BULLETIN D ACTUALITES JURIDIQUES
BULLETIN D ACTUALITES JURIDIQUES N 30, 22 avril 2014 Promulgation de la loi relative à la géolocalisation Conseil constitutionnel, déc. n 2014-693 DC du 25 mars 2014 sur la loi relative à la géolocalisation
COUPABLE D ETRE IRRESPONSABLE A propos de la réforme des procédures de déclaration d irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental
1 COUPABLE D ETRE IRRESPONSABLE A propos de la réforme des procédures de déclaration d irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental La loi du 25 février 2008 instaurant la rétention de sureté,
Introduction : un contentieux aux trois visages différents
7 ème assises nationales de la qualité de l environnement sonore Mercredi 15 octobre 2014, 14 h 30-16 h 00 Atelier 16 / SALLE 4 Bruit de voisinage et incivilités sonores : la prévention, la médiation,
ACAT-France. Et si la prison n était pas toujours la solution? SANCTIONNER AUTREMENT. Et si la prison n était pas toujours la solution?
ACAT-France. Et si la prison n était pas toujours la solution? SANCTIONNER AUTREMENT Et si la prison n était pas toujours la solution? ACAT-France. Et si la prison n était pas toujours la solution? ACAT-France.
BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE
Circulaire du 11 mars 2015 relative à la communication aux administrations publiques et aux organismes exerçant une prérogative de puissance publique d informations ou copies de pièces issues des procédures
GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP)
Strasbourg, 22 août 2014 CDDH-CORP(2014)10 COMITÉ DIRECTEUR POUR LES DROITS DE L'HOMME (CDDH) GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP) Projet de recommandation du Comité
ASSOCIATION DES ACCIDENTÉS DE LA VIE. Quelles procédures après un accident de la route? Informations pour les victimes de dommages corporels
ASSOCIATION DES ACCIDENTÉS DE LA VIE Quelles procédures après un accident de la route? Informations pour les victimes de dommages corporels janvier 2014 SOM MAIRE Après l accident p. 4 Procédure pénale
Les violences conjugales
MINISTÈRE le point sur Femmes/égalité Lutte contre les violences envers les femmes Les violences conjugales Les victimes de violences craignent le plus souvent de s exprimer. Paralysées par la peur, une
Questionnaire du projet Innocence
1 Questionnaire du projet Innocence Directives : Répondez de façon aussi détaillée que possible à chacune des questions suivantes ayant trait à votre dossier. Des réponses complètes et précises nous permettront
L ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945. Exposé des motifs
L ORDONNANCE DU 2 FEVRIER 1945 Exposé des motifs Il est peu de problèmes aussi graves que ceux qui concernent la protection de l enfance, et parmi eux, ceux qui ont trait au sort de l enfance traduite
Orientations. gouvernementales. en matière. d agression. sexuelle. Plan d action
Orientations gouvernementales en matière d agression sexuelle Plan d action Édition produite par : La Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux Pour obtenir d autres
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme
SEPTEMBRE 2015 HORS-SÉRIE LES MINI-GUIDES BANCAIRES www.lesclesdelabanque.com Le site pédagogique sur la banque et l argent La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme Ce
RESPONSABILITE DU DIRIGEANT EN DROIT DU TRAVAIL
RESPONSABILITE DU DIRIGEANT EN DROIT DU TRAVAIL 02/06/2015 En matière de droit du travail, la responsabilité de l employeur peut être engagée dans de nombreuses situations que nous allons examiner ci-dessous.
5. Règlement de procédure et de preuve *+
5. Règlement de procédure et de preuve *+ Table des matières Règle Chapitre 1. Dispositions générales 1. Emploi des termes... 2. Textes faisant foi... 3. Amendements... Chapitre 2. Composition et administration
Qu est-ce que je dois faire lorsque je reçois une assignation à comparaître?
Être un témoin Qu est-ce qu un témoin? Le témoin est celui à qui il est demandé de se présenter devant le tribunal pour répondre à des questions sur une affaire. Les réponses données par un témoin devant
avant-propos Goodshot : Business and Euro Photo Alto : Crowds by Frédéric Cirou Corbis : Crime and Justice
Vous êtes condamné avant-propos Vous êtes condamné par le juge. Selon la nature des faits qui vous ont été imputés et des circonstances dans lesquelles ils ont été commis, le juge peut vous infliger une
J ai droit, tu as droit, il/elle a droit
J ai droit, tu as droit, il/elle a droit Une introduction aux droits de l enfant Toutes les personnes ont des droits. Fille ou garçon de moins de 18 ans, tu possèdes, en plus, certains droits spécifiques.
Votez non à l accord d entraide judiciaire entre la France et le Maroc
Votez non à l accord d entraide judiciaire entre la France et le Maroc Un Protocole entre la France et le Maroc en matière d entraide judiciaire vient d être déposé pour examen à l Assemblée Nationale.
Décrets, arrêtés, circulaires
Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES LIBERTÉS Décret n o 2010-148 du 16 février 2010 portant application de la loi organique n o 2009-1523 du 10 décembre 2009 relative
Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
MINISTÈRE DE LA JUSTICE DIRECTION DES AFFAIRES CRIMINELLES ET DES GRACES SOUS-DIRECTION DE LA JUSTICE PENALE GENERALE Bureau de la législation pénale générale Circulaire du 2 septembre 2004 Date d application
Loi du 22 février 1968 sur la nationalité luxembourgeoise
Loi du 22 février 1968 sur la nationalité luxembourgeoise (Mém. A -7 du 4 mars 1968, p. 91; doc. parl. 1232) modifiée par: Loi du 26 juin 1975 (Mém. A -36 du 27 juin 1975, p. 764; doc. parl. 1313; Rectificatif
Allocution de M. Hassan B. Jallow Procureur du TPIR et du MTPI, devant le Conseil de sécurité de l ONU 10 décembre 2014
United Nations Mechanism for International Criminal Tribunals Nations Unies Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux ALLOCUTION (Destiné exclusivement à l usage des médias. Document non officiel.)
CC, Décision n 2012-284 QPC du 23 novembre 2012
Version pré-print pour citer cet article : «Les droits de celui qui décide de se défendre seul et le principe d égalité» (Cons. Const. 23 nov. 2012), Rev. Pén. Dr. Pén. 2012, p. 917, Les droits de celui
Observations de Reporters sans frontières relatives aux projets de loi sur la presse marocains -
Dernière révision : 19 novembre 2014 Observations de Reporters sans frontières relatives aux projets de loi sur la presse marocains 15 novembre 2014 Reporters sans frontières (RSF), organisation internationale
CODE DE PROCEDURE PENALE TITRE PRILIMINAIRE De l action publique et de l action civile Art. 1 à 9
CODE DE PROCEDURE PENALE TITRE PRILIMINAIRE De l action publique et de l action civile Art. 1 à 9 LIVRE I De l exercice de l action publique et de l instruction TITRE I : Des autorités chargées de l action
CEDH FRANGY c. FRANCE DU 1 ER FEVRIER 2005
CEDH FRANGY c. FRANCE DU 1 ER FEVRIER 2005 L article 11 du Code de procédure civile énonce que la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète. La divulgation des informations contenues
La responsabilité juridique des soignants
La responsabilité juridique des soignants Les soignants, face à des conditions de travail parfois difficiles et aux aléas de la médecine, songent plus souvent aux risques thérapeutiques qu aux risques
ORDINE DEGLI AVVOCATI D IVREA
ORDINE DEGLI AVVOCATI D IVREA Introduction Les italiens divorcent depuis peu de temps. En effet le divorce a été introduit dans la législation italienne par la loi n 898 du 1er décembre 1970 sur la dissolution
TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE (VERSION CONSOLIDÉE)
TRAITÉ SUR L'UNION EUROPÉENNE (VERSION CONSOLIDÉE) Article 2 L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de
Responsabilité pénale de l association
Responsabilité pénale de l association Infractions limitativement définies : Le code pénal prévoit la responsabilité pénale des personnes morales à raison des infractions réalisées pour leur compte et
Feuillet récapitulatif Gestion des causes de niveau intermédiaire : droit criminal
Feuillet récapitulatif Gestion des causes de niveau intermédiaire : droit criminal Gestion des causes de niveau intermédiaire : Critères d'admissibilité Les affaires en droit criminel peuvent être dirigées
LA REBELLION. a) il faut que l'agent ait agi dans l'exercice de ses fonctions.
LA REBELLION La rébellion est le fait de s'opposer violemment aux fonctionnaires et officiers publics qui agissent pour l'exécution et l'application des lois. I - ELEMENTS CONSTITUTIFS A - L ELEMENT LEGAL
MANUEL DES PROCEDURES D ATTRIBUTION, DE CONTRÔLE ET DE RENOUVELLEMENT DES QUALIFICATIONS ET ATTESTATIONS D IDENTIFICATION
MANUEL DES PROCEDURES D ATTRIBUTION, DE CONTRÔLE ET DE RENOUVELLEMENT DES QUALIFICATIONS ET ATTESTATIONS D IDENTIFICATION Edition du 27/10/2011 Organisme de Qualification de l Ingénierie 104, rue Réaumur
CONSEIL DE LA MAGISTRATURE LE MINISTRE DE LA JUSTICE DU QUÉBEC. - et - - et - - et - - et - RAPPORT DU COMITÉ D'ENQUÊTE
CANADA PROVINCE DE QUÉBEC CM-8-89-35 CONSEIL DE LA MAGISTRATURE LE MINISTRE DE LA JUSTICE DU QUÉBEC MADAME DIANE LEMIEUX, MADAME LE JUGE ANDRÉE BERGERON, LE BARREAU DE LONGUEUIL, Plaignants MONSIEUR LE
Comment s y retrouver. La personne victime. dans le. processus judiciaire
La personne victime dans le processus judiciaire Comment s y retrouver Définitions de différents actes criminels : Les crimes contre la personne : Voie de fait (articles 265 à 269 du Code criminel) : acte
SURVEILLANCE ÉLECTRONIQUE
Strasbourg, 21 juin 2012 pc-cp\docs 2012\pc-cp (2012) 7 f rév PC-CP (2012) 7 rév COMITÉ EUROPÉEN POUR LES PROBLÈMES CRIMINELS (CDPC) Conseil de coopération pénologique (PC-CP) CHAMP D APPLICATION ET DÉFINITIONS
Règlement sur les dépens et indemnités alloués devant le Tribunal pénal fédéral
Règlement sur les dépens et indemnités alloués devant le Tribunal pénal fédéral 173.711.31 du 26 septembre 2006 (Etat le 21 novembre 2006) Le Tribunal pénal fédéral, vu l art. 15, al. 1, let. b, de la
Règle 63 DIVORCE ET DROIT DE LA FAMILLE
Règle 63 DIVORCE ET DROIT DE LA FAMILLE Définitions (1) Les définitions qui suivent s appliquent à la présente règle. Champ d application «demande de réparation» Sont comprises parmi les demandes de réparation
Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence
Plan d Action de Ouagadougou contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des enfants, tel qu adopté par la Conférence ministérielle sur la migration et le développement. Plan d Action
Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats
Définition et exécution des mandats : analyse et recommandations aux fins de l examen des mandats Rapport du Secrétaire général Résumé Lors du Sommet mondial de septembre 2005, les dirigeants des pays
Cour suprême. simulation d un procès. Canada. Introduction génér ale. Comment réaliser une simulation de procès?
simulation d un procès Introction génér ale Un procès criminel se déroule devant un juge seul, parfois assisté d un jury composé de jurés. L avocat de la défense représente l accusé, qui est présumé innocent,
Tes droits lorsque tu parles à la police
LE MAINTIEN DE L ORDRE ET LA SOCIÉTÉ 68 Module 7 Tes droits lorsque tu parles à la police Question centrale Quels sont tes droits lorsque tu parles et interagis avec la police? Aperçu Dans ce module, nous
Décision du Défenseur des droits n MDS 2014-132
Paris, le 24 novembre 2014 Décision du Défenseur des droits n MDS 2014-132 RESUME ANONYMISE DE LA DECISION Décision relative aux conditions dans lesquelles la requérante a été interpellée à son domicile,
Introduction au droit La responsabilité professionnelle
Introduction au droit La responsabilité professionnelle I. Introduction au droit 2 ordres de juridiction : Judiciaire : o Juridiction civiles : conflit entre particulier Tribunal de gde instance : litige
M. Mazars (conseiller doyen faisant fonction de président), président
Cour de cassation chambre civile 2 Audience publique du 16 décembre 2010 N de pourvoi: 10-11628 Non publié au bulletin M. Mazars (conseiller doyen faisant fonction de président), président Cassation partielle
LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UN PROCES PENAL.
LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UN PROCES PENAL. 1/ Le rôle de l'avocat. 2/ Le roulage /police d'assurance en protection juridique ou défense en Justice. 3/ La constitution de partie civile devant
CAS PRATIQUES A LA LUMIÈRE DU NON-REFOULEMENT
CAS PRATIQUES A LA LUMIÈRE DU NON-REFOULEMENT AMNESTY INTERNATIONAL ET LE PRINCIPE DE NON-REFOULEMENT Pour prévenir la torture, les mauvais traitements et les traitements dégradants, Amnesty International
Convention sur la réduction des cas d apatridie
Convention sur la réduction des cas d apatridie 1961 Faite à New York le 30 août 1961. Entrée en vigueur le 13 décembre 1975. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 989, p. 175. Copyright Nations Unies
TITRE PRELIMINAIRE : TERMINOLOGIE ARTICLE PREMIER. Au sens de la présente ordonnance, il faut entendre par :
LA REPRESSION DES INFRACTIONS EN MATIERE DE CHEQUE, DE CARTE BANCAIRE ET D AUTRES INSTRUMENTS ET PROCEDES ELECTRONIQUES DE PAIEMENT (ORDONNANCE 2009-388 DU 1er DECEMBRE 2009 RELATIVE A LA REPRESSION DES
LOI N 2004-045 du 14 janvier 2005. (JO n 2966 du 25.04.05, p.3450) CHAPITRE PREMIER DE LA PREVENTION DES INFRACTIONS
LOI N 2004-045 du 14 janvier 2005 relative à la prévention et la répression des infractions en matière de chèques (JO n 2966 du 25.04.05, p.3450) CHAPITRE PREMIER DE LA PREVENTION DES INFRACTIONS Article
REPUBLIQUE FRANCAISE. Contentieux n A.2009.002 et A.2009.007
REPUBLIQUE FRANCAISE 1 COUR NATIONALE DE LA TARIFICATION SANITAIRE ET SOCIALE Contentieux n A.2009.002 et A.2009.007 Président : M. DURAND-VIEL Rapporteur : Mme WOLF Commissaire du gouvernement : Mme PICARD
Les autorités judiciaires françaises n ont pas mis en œuvre de politique nationale de prévention dans ce domaine.
COMITE D EXPERTS SUR LE TERRORISME (CODEXTER) CYBERTERRORISME L UTILISATION DE L INTERNET A DES FINS TERRORISTES FRANCE Avril 2008 Kapitel 1 www.coe.int/gmt A. Politique Nationale 1. Existe-t-il une politique
Les Cahiers du Conseil constitutionnel Cahier n 24
Les Cahiers du Conseil constitutionnel Cahier n 24 Commentaire de la décision n 2007-557 DC du 15 novembre 2007 Loi relative à la maîtrise de l immigration, à l intégration et à l asile Déposé sur le bureau
Allocution d ouverture M. Philippe Boillat, Directeur général, Direction générale Droits de l'homme et Etat de droit, Conseil de l'europe
SEUL LE PRONONCE FAIT FOI! 17.06.2014 Allocution d ouverture M. Philippe Boillat, Directeur général, Direction générale Droits de l'homme et Etat de droit, Conseil de l'europe 19 e Conférence du Conseil
L aide juridique au Nouveau-Brunswick. Fournir de l aide de nature juridique aux personnes à faible revenu
Fournir de l aide de nature juridique aux personnes à faible revenu La présente publication a été produite dans le cadre d une collaboration entre le Service public d éducation et d information juridiques
Lutter contre l habitat indigne : Guide pénal
Lutter contre l habitat indigne : Guide pénal 1 er septembre 2011 Ministère de l Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement Délégation à l hébergement et à l accès au logement www.developpement-durable.gouv.fr
Comment se défendre devant le tribunal pénal
Community Legal Information Association of Prince Edward Island, Inc. Comment se défendre devant le tribunal pénal Si vous êtes accusé d avoir commis une infraction criminelle, une infraction contre certaines
Responsabilité civile et pénale de l instituteur
Responsabilité civile et pénale de l instituteur 1 Responsabilité civile et pénale de l instituteur Le terme instituteur désigne toute personne mandatée ou agréée par l administration pour assurer un enseignement
LAR Police IZEO pour mandataires sociaux
Protection juridique DES MANDATAIRES SOCIAUX CONDITIONS SPECIALES Définition 1. Membre IZEO : Indépendant société qui o a payé pour la 1ère fois la cotisation annuelle au profit d IZEO en vue de faire
ARTICLE 90 DU DECRET 91-1266 DU 19 DECEMBRE 1991 MODIFIE
ARTICLE 90 DU DECRET 91-1266 DU 19 DECEMBRE 1991 MODIFIE Réf. Art.90 du 20/01/2001 au 31/12/2001 01/01/2002 S DES MISSIONS DE BASE D2012-349 D2001-52 D2001-512 D2003-853 D2004-1406 D2007-1151 D2008-1486
Copie préliminaire du texte authentique. La copie certifiée par le Secrétaire général sera publiée ultérieurement.
PROTOCOLE ADDITIONNEL À LA CONVENTION DES NATIONS UNIES CONTRE LA CRIMINALITÉ TRANSNATIONALE ORGANISÉE VISANT À PRÉVENIR, RÉPRIMER ET PUNIR LA TRAITE DES PERSONNES, EN PARTICULIER DES FEMMES ET DES ENFANTS
Cour. des droits QUESTIONS FRA?
Cour européenne LA CEDH des droits de l homme EN 50 QUESTIONS FRA? AN COURT OF HUM La CEDH en 50 questions Préparé par l Unité des Relations publiques de la Cour, ce document ne lie pas la Cour. Il vise
