FAÇADIER RAVALEUR RAGRÉEUR Les informations fournies par cette fiche sont indicatives, sans valeur légale et sans caractère obligatoire DESCRIPTION DE L'ACTIVITE Définition : réalise la réparation (réfection des joints périphériques, réparation ponctuelle des pierres avec des mortiers à base de chaux, remplacement de pierres, vérification de l étanchéité, piochage des parties fissurées...), le nettoyage, le décapage des façades (balcons, ornements, toitures, perrons..), des monuments, des sculptures sujettes à de multiples agressions (eau, vent, corrosion chimique due à la pollution atmosphérique, déjections ) Le choix de la méthode de nettoyage dépend essentiellement de la nature de la façade à traiter ; pour la pierre un diagnostic précis permettra de déterminer le degré d encrassement, la nature des salissures, certains désordres pouvant être masqués, des sondages seront réalisés en plusieurs endroits significatifs de la façade. Dans le cas des monuments historiques, le projet de ravalement sera soumis en amont à l architecte des bâtiments de France. L équipe de ravalement installe ses matériels et matériaux (compresseur, tuyaux, sacs de sable, bidons de décapants, tonne à eau) Elle peut monter, démonter et déplacer l échafaudage Cinq catégories de procédés de nettoyage : Décapage chimique : permet de traiter les salissures par dissolution (démoussage des façades ou toitures), peut se faire à la brosse, au rouleau, par pulvérisation ; les décapants employés sont des lessives, des pâtes ou gels (détergents, hydroxydes de sodium et de potassium, dichlorométhane, acide chlorhydrique..), des nettoyants : acides divers avec acide fluorhydrique ; après action des produits chimiques on procède au rinçage à l eau sous haute pression ; risque d altération de la pierre. Ravalement par procédés mécaniques : élimination des salissures et de la couche superficielle de la pierre par grattage, brossage fort ou ponçage sur une profondeur plus ou moins importante, il s agit d une retaille de la pierre avec une perte importante de la matière et une élimination du calcin. Traitements par projection des façades ruissellement d eau : arrosage à l eau froide entraîne le gros des salissures, un brossage doux complète le procédé sans abimer la pierre et son calcin ; procédé lent. projection sous pression d eau froide ou chaude (30 à 120 ) et de vapeur d eau : s effectue grâce à une lance débitant (10 à 15 litres par minute) sous pression (90 à 350 bars) ; les salissures sont très rapidement ramollies par l eau et évacuées par la pression ; ce procédé convient aux pierres dures non poreuses et non altérées mais risque d abimer la pierre et son calcin, technique trop agressive pour les monuments. hydro sablage : consiste à utiliser un mélange d eau et de sable blanc fin silex que l on projette à basse pression, en ajoutant une canne de sablage à un nettoyeur basse pression 150 200 bars. Le sable, par aspiration, se mélange à l eau dans la lance; ce procédé nécessite une parfaite maîtrise dans le choix des matériaux de projection et la pression pour éviter une usure irréversible de la pierre, de son calcin et des arêtes vives ou sculptures. sablage à sec à haute pression : est très efficace mais doit être réalisé en enceinte close ou avec un abrasif contenant moins de 5% en poids de silice libre (risque pour la santé des opérateurs et pollution de l environnement) : le sable, pulsé par pression (6 8 bars) et à grand débit d air (2500 à 4000 litres par minute) à travers une buse, forme un jet abrasif que l opérateur dirige vers la surface à nettoyer. gommage : les salissures sont progressivement éliminées par frottement doux par la projection à sec à très basse pression (5 bars), d une poudre minérale abrasive de faible granulométrie ; le ravaleur opère dans une cabine ventouse (nacelle aménagée et dépressurisée sur un camion porteur). hydrogommage : c est un gommage à l humide mélange de micro granulats (abrasifs de faible granulométrie), d eau et d air projeté à basse pression, technique de nettoyage pour les surfaces délicates (monuments historiques, statues, graffitis, tags) Décapage par laser :(infrarouge : longueur d onde 1064 nanomètres et très courte durée 7 à 8 nanosecondes), en raison de son coût élevé est réservé à la restauration de sculptures et des monuments historiques, il n y a aucun contact physique avec la pierre, seule la croûte de gypse noircie par la pollution se volatilise lors de l impact de la lumière laissant la pierre indemne ; ce procédé ne convient pas pour les lichens et matières organiques, ni en présence de polychromie Décapage thermique basse température : s effectue avec une lance thermique équipée de 2 brûleurs (alimentés au gaz propane en bouteilles de 15 à 35 kg) et d une lame de raclage. Protection consolidation par biominéralisation (monuments historiques) : vaporisation en surface de bactéries alimentées par un bouillon nutritif, production d un voile de carbonate de calcium qui encombre la porosité de la pierre ; quand la nourriture est épuisée, les bactéries meurent laissant un épiderme durci. En fin de chantier, l équipe nettoie le chantier (gestion des déchets), peut être amenée à démonter les échafaudages - 1 -
Contrainte physique : forte Contrainte posturale (P) Coordination, précision gestuelle Esprit de sécurité Intempérie: (vent, humidité, brouillard, neige) Mobilité physique : déplacements verticaux et horizontaux sur échafaudage Port EPI indispensable: chaussures de sécurité, lunettes, gants, casque, masque EXIGENCES Sens de l'équilibre Travail en équipe Température extrême (forte chaleur - grand froid) (P) Travail en espace restreint Travail en hauteur Gestes répétitifs ACCIDENTS DU TRAVAIL Chute de hauteur : échafaudage, nacelle Contact conducteur sous tension : ligne aérienne en Port manuel de charge : matériel, matériau (P) façade et machines Emploi d'appareil haute pression : rupture de flexible, Ruine d'échafaudage : mauvaise stabilisation, prise au fouettement vent Projection particulaire : corps étranger Emploi d'outil à main/matériau tranchant/contondant : Travaux rayonnement non ionisant : nettoyage par laser spatule, grattoir Emploi de machine dangereuse Risque routier : Déplacements sur différents sites Chute d'objet Chute de plain pied : surface glissante, encombrement, dénivellation Agression par agent chimique : contact, projection, inhalation Contact avec agent biologique (tétanos, leptospirose...) Agression par agent thermique : décapage thermique Déplacement en ouvrage étroit Explosion : décapage thermique bouteilles de gaz propane Incendie : décapage thermique bouteilles de gaz propane Manutention manuelle de charge (P) Hypersollicitation des membres TMS (P) Décapant/nettoyant : soude caustique, potasse, acide fluorhydrique, eau de javel, acides chlorhydrique, phosphorique, nitrique (P) Cétone : N-methylpyrrolidone Autres solvants : méthanol, diméthylformamide Solvant halogéné aliphatique : dichlorométhane Poussière de ciment Poussière minérale : silice libre : sablage (P) Isocyanate : mousse pour rebouchage des fissures (P) NUISANCES Colle: métacrylate de méthyle Résines : époxydique, polyuréthane (P) Rayonnement non ionisant : laser Bruit. [P] Agents biologiques (P) Vibrations mains-bras (P) Poussière fibre minérale naturelle : amiante (enduits, colle) Travail à haute température (P) - 2 -
Dermites: affections causées par les ciments: dermite eczématiforme, blépharite, conjonctivite [8] Affections causées par les résines époxydiques : lésions eczématiformes [51] Affections péri-articulaires : épaule : tendinopathie aigue ou chronique non rompue non calcifiante ; rupture partielle ou transfixiante de la coiffe des rotateurs ; coude : tendinopathie d insertion des muscles épicondyliens ; ou muscles épitrochléens ; poignet-main : tendinite, syndrome canal carpien ; genou : hygroma [57] Affections chroniques du rachis lombaire / manutentions : Sciatique par hernie discale L4/L5 ; L5/S1 ; cruralgie par hernie discale L2/L3 ; L3/L4 ;L4/L5. [98] Atteinte auditive [42] Affections consécutives à l inhalation de silice : pneumoconiose, sclérodermie, cancer broncho-pulmonaire [25] Affections provoquées par les vibrations et les chocs : affections ostéoarticulaires, troubles angioneurotiques [69] Affections provoquées par les dérivés halogénés des hydrocarbures aliphatiques : troubles neurologiques aigus, chroniques, troubles cutanéomuqueux, atteinte hépato rénale. [12] PATHOLOGIE PROFESSIONNELLE Affections provoquées par les isocyanates organiques: blépharoconjonctivite, rhinite, asthme et lésions eczématiformes [62] Lésions eczématiformes de mécanisme allergique [65] Affections provoquées par le méthacrylate de méthyle : rhinite, asthme, conjonctivite, lésions eczématiformes [82] Affections provoquées par les solvants organiques liquides : syndrome ébrieux, dermite irritative, lésions eczématiformes, troubles psycho organiques [84] Affections consécutives à l inhalation d amiante : plaque, épaississement pleural, asbestose, mésothéliome [30] Mycose cutanée des orteils [46] Périonyxis onyxis : atteinte du gros orteil [77] ACTIONS PREVENTIVES Voir le guide des actions préventives Mesures organisationnelles DT/DICT (demande de projet de travaux)/declaration D'INTENTION DE COMMENCEMENT DE TRAVAUX: travaux à proximité d'une ligne électrique aérienne REPERAGE AMIANTE (P) DOSSIER TECHNIQUE AMIANTE (DTA) AUTORISATION DE CONDUITE : nacelle aménagée et dépressurisée sur camion porteur BRUIT INSTALLATION D'HYGIENE ET DE VIE (IHV): local, emplacement en véhicule aménagé comprenant des installations sanitaires (vestiaire, cabinet d'aisance, lavabo, douche), un réfectoire sur le lieu de travail ou à proximité dont l'entretien quotidien est assuré. FICHE DONNEES SECURITE (FDS) : décapants (solvants, acides, ) FICHE EXPOSITION INDIVIDUELLE : CMR : silice, amiante, produits chimiques dangereux LISTE DES SALARIES EXPOSES CMR TEMPERATURE EXTREME: forte chaleur - grand froid (P) DECHET - GESTION : tri sélectif, conditionnement, stockage ; évacuation ORGANISATION DES PREMIERS SECOURS : plan de secours, liste secouristes opérationnels LOCATION MATERIEL ENGINS : garantie d avoir un matériel conforme à la réglementation et une bonne adéquation entre le besoin et la machine RISQUE BIOLOGIQUE : traitement microbiologique PENIBILITE: intégration de la pénibilité au travail au sein du document unique...(voir Guide Actions Préventives). Mesures techniques CHUTE DE HAUTEUR BRUIT (P) ECHAFAUDAGE : échafaudage de pied, de service, plate-forme suspendue, conformes et régulièrement vérifiés ; ancrages et amarrages d échafaudage adaptés ; échafaudage équipés de protections souples ou de panneaux contre la poussière, l eau et le bruit ; plate-forme individuelle roulante normalisée. DECHET - GESTION: tri sélectif, conditionnement, stockage, évacuation MACHINE MANUTENTION MANUELLE. AIDES (P) POUSSIERES : privilegier le travail a l humide mécanisation du sablage s effectuant en espace clos. SUBSTITUTION AGENTS CHIMIQUES DANGEREUX/CHANGEMENTS MODES OPERATOIRES - Remplacer l acide fluorhydrique et dichloromethane par d autres produits moins nocifs (P) VERIFICATION/MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS DE TRAVAIL RISQUE ROUTIER: transport de matériel et de personnel avec un véhicule utilitaire léger (VUL) PROCEDURE EN CAS D'ACCIDENT/TROUSSE DE SECOURS : Plan de secours, conduite à tenir en cas de brûlures caustiques; lave-oeil individuel liste secouristes opérationnels. TEMPERATURE EXTREME: forte chaleur, grand froid VIBRATIONS mains/bras - 3 -
Mesures humaines FORMATION/INFORMATION DES RISQUES SANTE SECURITE DES SALARIES ATTESTATION D EXPOSITION : CMR et produits chimiques dangereux CERTIFICAT D APTITUDE A LA CONDUITE EN SECURITE : nacelle EPI : casque de protection, chaussures ou bottes de sécurité, combinaison étanche, écran facial, PICB, masque à cartouches vapeurs et poussières A2 P2 OU A2 P3 ; cagoule à adduction d air (sablage), gants FORMATION/SENSIBILISATION A LA MANUTENTION (P) PRAP - ADAPT métier FORMATION/UTILISATION/MONTAGE ECHAFAUDAGE FORMATION/INFORMATION BRUIT FORMATION/MAINTIEN ACTUALISATION DES COMPETENCES SST : lave-œil individuel FORMATION AUTRES RISQUES SPECIFIQUES : risques chimiques et CMR (formation amiante) FORMATION UTILISATION MATERIELS DE LUTTE CONTRE L INCENDIE de capage thermique (gaz propane) NOTICE DE POSTE/ INFORMATION DES SALARIES : risque CMR silice, amiante et produits chimiques dangereux PENIBILITE: l'employeur consigne dans une fiche (modèle sera défini par arrêté): les conditions de pénibilité auxquelles le salarié est exposé...(voir Guide Actions Préventives). SURVEILLANCE MEDICOPROFESSIONNELLE Objectifs Information sur les risques des métiers et leurs préventions (fiche métier) Promotion du bien être au travail (prévention des RPS). Préservation du maintien dans l'emploi (éviter la désinsertion professionnelle). Maintien de la santé physique et mentale sur la durée de la carrière pour un dépistage précoce de pathologies liées au travail. Prévention des facteurs de risque liés au mode de vie (hygiène alimentaire, conduites addictives...) Evaluation de l'accidentabilité Déclaration des maladies professionnelles Motifs de SMR Silice sablage Bruit. [P] Agent(s) CMR et autres agents chimiques dangereux [P] Vibrations mains bras: SMR si valeurs d'exposition journalière rapportée à une période de référence de 8h: si vibrations transmises aux mains et aux bras supérieures à 2,5 m/s² (P) Visites médicales obligatoires si SMR Surveillance Médicale Renforcée SMR: comprend un exament de nature médicale tous les 24 mois ou plus si entretien infirmier Examens complémentaires conseillés si SMR Bruit : audiométrie à l'embauche puis périodiquement selon le deré d'exposition et de protection Silice - sablage - EFR à l'embauche puis périodiquement (3 à 5 ans) - Radio pulmonaire standard de face uniquement à l'embauche (pour éliminer toute pathologie préexistante) - Radio pulmonaire standard de face à partir de la vingtième année d'exposition potentielle, puis tous les 5 à 10 ans selon le degré d'exposition et l'existance de signes cliniques Visites médicales si non-smr Visite médicale ou entretien infirmier si non SMR: visite médicale tous les 24 mois ou plus si entretien infirmier intercalaire et actions pluridisciplinaires (après accord entre le SSTI et la DIRECCTE, dans le cadre de l'agrément). Autres examens complémentaires conseillés Contrôle de la fonction visuelle et champ visuel Vaccinations DT POLIO à jour recommandation calendrier vaccinal Français (Haut Conseil de la Santé Publique) Vaccinations spécifiques - Après évaluation des risques professionnels par l'employeur, le médecin du travail conseille la vaccination recommandée après s'être assuré: De la mise en oeuvre - 4 -
des mesures de protection collectives, individuelles, du rappel des règles d'hygiène, en tenant compte de la veille sanitaire et des études épidémiologiques et des vaccinations déjà effectuées De l'information générale sur la vaccination auprès des salariés. Suivi post-exposition ou post-professionnel si exposition antérieure documentée - Les salariés ayant été exposés à des agents ou procédés cancérogènes bénéficient d'un suivi post-professionnel (SPP) - Fiche de prévention individuellede pénibilité établie par l'employeur et transmise au service de santé au travail et communiquée au salarié à son départ de l'entreprise - Le suivi est réalisé par le médecin du travail du salarié si ce dernier est toujours en activité mais n est plus exposé (que ce salarié soit dans la même entreprise ou qu il ait changé d employeur). - Ce suivi n est plus réalisé par le Médecin du Travail lorsque le salarié n est plus en activité (chômage, retraite, cessation d'activité) mais par le médecin traitant après accord du médecin conseil de la Sécurité Sociale. - 5 -