Le véritable inspecteur Whaff de Tom Stoppard Traduit de l anglais par Jean-Luc Revol mise en scène Jean-luc Revol Avec Anne Bouvier, Pierre Deladonchamps, Jacques Fontanel, Viviane Marcenaro, Valérie Moureaux, Jean-Luc Revol, Eric Théobald et Elrik Thomas. décor Sophie Jacob costumes Aurore Popineau lumières Philippe Lacombe Coproduction Maison de la Culture de Nevers, T.C.F - Théâtre du Caramel Fou avec le soutien du Ministère de la Culture-DRAC Bourgogne, du Conseil Régional de Bourgogne, de la Ville de Nevers,.
Le véritable inspecteur Whaff De Tom Stoppard Après le succès du "Cabaret des hommes perdus" de Christian Siméon, un retour au théâtre pur s impose. D où le choix d un type de théâtre codifié à l extrême. Ici, une pièce policière. Travailler sur les codes. Sur une structure connue de tous. Ici, un crime. Qui en est l auteur? Sur ce postulat simple, Stoppard greffe une double lecture. En effet, en un jeu de miroirs pervers, il imagine que cette (mauvaise) pièce policière est regardée et commantée par deux critiques de théâtre (l un titulaire, l autre stagiaire). Ce qui lui permet de mettre en abîme la représentation théâtrale et de jouer au Théâtre dans le théâtre. Et d égratigner au passage le système de la critique. Le point culminant étant atteind lorsque l un des critiques est prit malgrè lui dans le tourbillon de la pièce et que le spectateur sait que l on va assister à sa mort annoncée. Ici, tout est affaire de jubilation. Celle de voir démonter sous nos yeux une mécanique théâtrale. Celle de voir la mise à mort burlesque des deux critiques en un complot dont le dénouement final fantaisiste n a finalement aucune importance. Celle de voir évoluer des figures théâtrales propres au théâtre de genre : l ingénue perverse, la gouvernante mystérieuse, le major paralytique, la châtelaine en deuil, le coupable que tout dénonce Le tout en une sorte de Cluedo grandeur nature. Car Stoppard a envie de s amuser. Il applique à son canevas toutes les recettes du théâtre policier anglais. Le tout passé à la moulinette d un humour décalé et dévastateur, flirtant même avec l irrationnel et le surréalisme. Nous assistons à une grande entreprise de destruction des genres. A force de rebondissements improbables, le spectateur perd tous ses repères. Il n a plus d autre choix que se laisser guider dans cette entreprise par ce que Stoppard veut bien dévoiler. La seule certitude étant que ce que l on croit avoir compris n est jamais très sûr et que le pire reste toujours à venir A la fin du spectacle, lorsque tout a été raconté et consommé, lorsque les masques tombent enfin et que le théâtre n est plus qu un abîme chaotique, le spectateur, repus et soulagé, n a plus d autre choix que d en rire. Jean-luc Revol
L histoire/intrigue Deux critiques dramatiques assistent à la représentation d'une pièce policière: un vieux manoir anglais, des marais mouvants, un fou en cavale, un cadavre... Mais qui est le mystérieux jeune homme qui vient d arriver? Quel lourd secret cache Lady Muldoon? Le fameux limier de la police londonienne, l inspecteur Whaff, arrivera-t-il à démêler les fils de l intrigue? L'atmosphère oscille entre "Les Dix Petits Nègres" et "Macbeth", et peu à peu tout part en vrille : les critiques se mêlent aux personnages de la pièce et sont assassinés à leur tour, tandis que se dévoile enfin le véritable inspecteur Whaff
Notes pour la mise en scène et la scénographie La difficulé est de traduire l univers propre à la pièce. De bien dissocier les deux types de jeux abordés. D un côté la pièce policière avec ses archétypes et ses passages obligés, de l autre, les commentaires réalistes des critiques. Les comédiens interprétant les acteurs de l intrigue devront incarner des figures, à la limite du stéréotype. Leur jeu doit être caricatural, limite faux, excessif et dévastateur. Ils sont sur un fil. Ils ont leur propre vérité. Ils sont les cartes vivantes d un jeu meurtrier. Les deux critiques, eux, sont dans le commentaire. Ils informent, discutent, décortiquent et rendent compte. Ces deux courants doivent cohabiter, puis soudain se croiser et se mélanger, suivant l avancement de la pièce. Et générer un vertigineux nouveau code de jeu. La scénographie participera de l entreprise. A mi-chemin entre le faux et le réalisme exacerbé. Un manoir, certes, avec tout ce qu il faut dedans. Mais aussi un mélange de photographies grandeurs natures pour les murs et de vraies portes pour les entrées/sorties. Une baie vitrée où le climat extérieur passe alternativement de l hiver au printemps et vice versa. De vrais meubles et de faux accessoires. Un cadre de scène. Une loge. Un cadavre balladeur. Un drôle de tapis. Une sonnette qui hurle. Un lustre qui tombe et retombe L absurde et le burlesque au service d Agatha Christie
Tom Stoppard Tom Stoppard, dramaturge britannique, est né «Tom Straussler» le 3 juillet 1937 à Zlín en Tchécoslovaquie. Sa famille émigre d'abord à Singapour (15 mars 1939 au moment de l'invasion du pays) pour échapper aux persécutions nazies à l'encontre des Juifs, puis en Inde où il prend le nom du second mari de sa mère «Stoppard». Il débute en 1954 comme journaliste, écrit sa première pièce en 1960, Enter a Free Man, la première à être montée est Rosencrantz and Guildenstern Are Dead (Rosencrantz et Guildenstern sont morts dont il tirera lui-même un film en 1990). Tom Stoppard a également écrit de nombreuses pièces radiophoniques, des adaptations pour la télévision et des scénarios, dont les célèbres Brazil (nominé aux Oscars) et Shakespeare in Love (Oscar du meilleur film et du meilleur scénario) pour lesquels il a également reçu des «Academy Awards». Il a aussi traduit et adapté des pièces de Slawomir Mrozek, Arthur Schnitzler, Federico Garcia Lorca et Václav Havel. Il est devenu membre de l'outrapo et a été anobli par Élisabeth II en 1997. Principales œuvres traduites en français : Rosencrantz et Guildenstern sont morts, Dogg's hamlet/cahoot's macbeth, Night and Day, Parodies, Les Acrobates, Artiste descendant un escalier, Le Véritable Inspecteur Whaff, Arcadia, Albert et son pont, La Vraie Vie, D'après Magritte, Les Dimanches de M. Riley, Arcadia, Shakespeare in love
Le T.C.F. / Théâtre du Caramel Fou Le Théâtre du Caramel Fou (T.C.F.) a été créé en 1986 en Bourgogne par Jean-Luc Revol. Il est toujours ancré à Nevers, où la Compagnie a été en résidence à la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre pendant trois ans, de 2000 à 2003, pour reprendre cette collaboration à compter de janvier 2009. Autour d'une cellule permanente, celle-ci explore tout d'abord des textes contemporains: Side-Car et Pacific-Champagne de J.L.Revol, Une station-service de Gildas Bourdet, Chambres de Philippe Minyana, puis Ciné-Mondes, un monologue de Jean-Luc Revol. Puis, elle s'oriente vers une recherche autour d'oeuvres méconnues d'auteurs illustres: Le Théâtre de Foire de Lesage, La Princesse d'elide de Molière. Parallèlement, Jean-Luc Revol entame un long travail autour de
Marivaux : Le Petit Maître corrigé, l'indigent Chevalier, l'heureux Stratagème. En 1995-1996, parenthèse américaine avec Les heures blêmes d'après les nouvelles de Dorothy Parker. Les années 1997-1999 seront marquées par une étroite collaboration avec le Théâtre National de Marseille / La Criée et la création de La Tempête de W. Shakespeare et Les 30 millions de Gladiator d'eugène Labiche. A la Maison de la Culture de Nevers, la compagnie a créé : La farce enfantine de la tête du dragon de Ramon dei Valle Inclan, Le voyage en italique de Lydie Agaesse (théâtre en appartement), Tartuffe ou l'imposteur de Molière, Visiteurs de Botho Strauss, Conquistadores d'antoine Martin, et enfin La Fameuse Invasion de la Sicile par les Ours d'après Dino Buzzati. Redevenue Compagnie indépendante, le T.C.F a créé: Vincent River de Philip Ridley, Le Cabaret des hommes perdus de Christian Siméon (Molière du Meilleur spectacle 2007 et Meilleur auteur), et Le Préjugé vaincu de Marivaux. La compagnie a également reçu le Prix ADAMI 2004 pour La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours.
Le véritable inspecteur Whaff Conditions techniques Temps de montage 2 services de 4 heures (avec préimplantation et préenregistrement de la conduite lumière nécessaire) + jeu et démontage (1 service) Espace nécessaire au décor Fiche technique en cours de réalisation Ouverture minimum A définir Hauteur sous les projecteurs A définir Profondeur minimum A définir Demande spécifique : A définir Durée: 1H35 Equipe: 8 comédiens 1 régisseur (lumière et son) 1 régisseur de tournée (plateau) Conditions financières A DEFINIR 7.000 HT une représentation ++10 6.000 HT la représentation pour 2 représentations ++10 (+ transport du décor (camion poids lourd), SNCF 1ère classe, hôtels et défraiements pour l équipe) Création et Exploitation Création au Théâtre Tristan Bernard le 21 janvier 2009 Au Théâtre Tristan Bernard du 21 janvier au 31 mars 2009 Du mardi au samedi à 21H00 (et le samedi à 18H00 du 24/01 au 28/03) Ouvert à la tournée au 15 janvier 2010.
Diffusion/contact : Benjamin Bedel production@mcnn.fr MCNN BP 416 58004 Nevers cedex Tél: +33(0)3 86 93 09 14 Port.: +33(0)6 74 96 92 98 Fax. : +33(0)3 86 93 09 01