Du 22 octobre 2013 au 19 janvier 2014 Au Centre Belge de la Bande Dessinée Olivier Grenson 25 ans de création Pour inaugurer l année de son 25 e anniversaire qui sera aussi celui de la Région de Bruxelles-Capitale le Centre Belge de la Bande Dessinée a choisi de mettre à l honneur un auteur de BD dont l œuvre créée à Bruxelles, a le même âge. Depuis son premier album publié en 1989, le travail d Olivier Grenson n a pas cessé d évoluer. Après Carland Cross (scénario Michel Oleffe) et parallèlement à la série Niklos Koda (scénartio Jean Dufaux), ses séries populaires, Grenson trempe de plus en plus souvent sa plume dans une œuvre adulte publiée dans des collections prestigieuses : La Femme Accident (scénario Denis Lapière) chez Aire Libre/Dupuis et plus récemment sa première œuvre totalement personnelle : les deux tomes de La douceur de l enfer chez Signé/Le Lombard. Olivier Grenson enseigne également la bande dessinée à l ERG qui, avec l Institut Saint-Luc, est une des écoles d enseignement supérieur réputée qui, à Bruxelles, consacre une section artistique à la bande dessinée. En contrepoint de l œuvre développée par Olivier Grenson, l exposition proposera de suivre en parallèle 25 ans de présence BD à Bruxelles et au CBBD. Centre Belge de la Bande Dessinée 20 rue des Sables 1000 Bruxelles (Belgique) Ouvert tous les jours (sauf lundi) de 10 à 18 heures. Tel. +32(0) 219 19 80 - www.cbbd.be visit@cbbd.be Contact Presse CBBD (FR) Valérie Constant, Apropos Communication Tel : +32 (0)81/ 21 17 16 GSM : +32 (0)473/ 85 57 90 v.constant@aproposrp.com ou www.cbbd.be/fr/presse, login : comics, mot de passe : smurfs
Introduction de l exposition À bien y regarder, le dessin d Olivier Grenson ressemble un peu à son personnage Niklos Koda : très beau et très sophistiqué, il n en cache pas moins une complexité et une finesse peu communes. Il faut dire que derrière cette ligne quasiment claire se dissimule un touche-à-tout de génie, qui a été professeur de dessin et de bande dessinée, animateur TV et dessinateur. Ce sont pourtant les planches qui ont sa préférence. Ses collaborations avec des scénaristes comme Michel Oleffe (Carland Cross, série primée par le Centre Belge de la Bande Dessinée), Jean Dufaux (Niklos Koda) ou Denis Lapière («La Femme accident») lui permettent d insuffler toute sa sensibilité et son vécu dans les traits de personnages ambigus dont la beauté extérieure n a d égale que les tourments intérieurs. En effet, Olivier Grenson privilégie l approche psychologique, aimant à jouer sur le contraste avec son dessin léché. Une démarche au bout de laquelle il est allé, en tant qu auteur complet, avec le très beau diptyque «La Douceur de l enfer». Il y a vingt-cinq ans, Olivier Grenson entamait à Bruxelles son tout premier album de bande dessinée alors qu était inauguré dans la même ville le premier musée européen consacré à cet art devenu majeur. A travers cette exposition où l auteur lui-même égrène les étapes importantes de son parcours, le CBBD est ravi de fêter avec lui ce double anniversaire. Jean Auquier Centre Belge de la Bande Dessinée
Olivier Grenson, 25 ans de création Une exposition du Centre Belge de la Bande Dessinée Scénographie : Jean Serneels Coordination : JC De La Royère Textes : Olivier Grenson Traductions : Bureau Philotrans Relectures : Tine Anthoni et JC De la Royère Gestions des documents originaux : Nathalie Geirnaert et Dimitri Bogaert Graphisme : Pierre Saysouk Écrans vidéo : Manuel Fernandez Reproductions, agrandissements : Sadocolor Réalisation : Jean Serneels, Stéphane Regnier et l équipe du CBBD Communication : Valérie Constant, Willem De Graeve Avec le concours des éditions du Lombard Avec le soutien de la Région de Bruxelles-Capitale Olivier Grenson à la bibliothèque d étude du CBBD Photo de Daniel Fouss
Les textes de l exposition 1. Des premiers dessins à la première publication On n oublie jamais ses premiers pas. Les premiers dessins en maternelle ou les premières planches d histoires de cowboys et d Indiens réalisées à l âge de 13 ans. Je n oublie pas non plus la première publication, ma première série, Aldose & Glucose, publiée dans TINTIN de 1983 à 1986. Mais il y a un moment où on ne regarde plus derrière soi. C est la seule façon d avancer. On me parle souvent du talent comme quelque chose d inné et de l acquis. D une personne à l autre, les aptitudes sont différentes, mais le talent n en constitue qu une infime partie. S il n y a pas d envie, le talent n existe pas. S il n y a pas d envie, il n y a pas de travail. Et sans travail, rien ne peut se créer, se réaliser. L envie, c est le moteur, c est la passion, ça devient un besoin. 2. Les projets qui restent dans les cartons Le vrai début, c est 1988, l envie de travailler sur un projet d album. Une année charnière qui enchaîne les échecs. D abord, Little Baby Boum, refusé chez Dupuis. Puis Charles-Edmond Vandemeulebroecke en collaboration avec Pierre Joassin, refusé chez FLUIDE GLACIAL et à L ÉCHO DES SAVANES. Et Jack et Lola, avec Patrick Chaboud, publié dans les tout derniers numéros de CIRCUS. Ces échecs m amènent à accepter la proposition des éditions Lefrancq de reprendre le personnage de Harry Dickson sur des scénarios originaux de Michel Oleffe. Je ne suis ni prédestiné, ni préparé à dessiner le détective de Jean Ray ; c est sans doute pour ça qu il s appellera Carland Cross. 3. Carland Cross, le détective de l impossible 1991, sortie de Golem, mon premier album. Du policier fantastique, écrit par Michel Oleffe dans la tradition de la littérature anglo-saxonne, plus proche de Jean Ray que de Conan-Doyle, découpé à la Jacobs et évoluant dans le Londres des années 30. Ce qui me plaisait, c était de mixer une série d influences, de les revisiter en ajoutant un soupçon d expressionnisme allemand, un zeste de mise en scène à la Hitchcock ou à la Fritz Lang. «Du classicisme éclairé» écrira Éric Verhoest dans le MOUSTIQUE de mars 1991. Éclairé par les couleurs de Bruno Marchand. Le Golem, c est l album qui dévoile toutes les imperfections, mais
qui a le charme d une naïveté insouciante. La belle aventure de Carland Cross (sept albums de 1991 à 1998) passera par une adaptation en dessins animés : vingt-six épisodes de 26 minutes. Une aubaine de voir tout à coup son personnage s animer! Cette expérience m a permis de me rendre compte du bonheur de travailler sur une bande dessinée, d être seul à tout gérer, accompagné tout au plus d un scénariste et d un coloriste. 4. Niklos Koda, l envol et la magie Le début d une collaboration basée sur la confiance et l envie d évoluer vers d autres horizons. L envie de me confronter à un univers singulier. Toutefois toujours ancré dans un certain classicisme, je veux créer un personnage populaire évoluant dans une atmosphère particulière. L univers de Koda ressemble à une toile d araignée qui se tisse petit à petit. Les personnages évoluent progressivement, changent de masques et prennent leur place là où on ne les attend pas. Les ombres du passé dévoilent leur âme, la magie opère subtilement et le puzzle prend forme. Lorsque Jean Dufaux découpe un scénario, tout y est rythmé à la perfection car, en permanence, il pense en termes de silence, de musique, de métaphore et d ambiance.
5. La Femme Accident La Femme Accident, elle était en moi depuis si longtemps, au cœur de l'envie d'enfin dessiner la beauté et la solennité des friches industrielles qui m'ont vu grandir. Elle concrétise enfin une collaboration avec Denis Lapière, l'une des plumes les plus subtiles et les plus émouvantes de la bande dessinée, ainsi que l'envie de travailler en couleur directe pour la collection Aire Libre des éditions Dupuis. La Femme Accident, c'est le portrait d'une jeune femme qui se retrouve face à ellemême... en prison. Elle s'appelle Julie, fragile et mélancolique, la beauté et l'innocence au milieu du chaos. Elle était déterminée à prendre le contrôle de sa vie, elle se retrouve derrière les barreaux, seule face à son destin. 6. La Douceur de l enfer / Voyage sur la DMZ L'écriture d'une histoire commence toujours par un élément déclencheur, une rencontre, un voyage. Pour «La Douceur de l enfer», ce fut le voyage sur la DMZ, la ligne de démarcation entre les deux Corée. La découverte d'une frontière étrange, intemporelle et surréaliste. Comme Billy Summer, je ne connaissais rien de la Corée quand j ai débarqué à Panmujom. L'idée d'une histoire qui réhabiliterait, dans notre mémoire collective, cette "guerre oubliée" m'est venue aussitôt, en réalisant sur place des croquis dans un carnet.
Sur cette frontière, face à ce dernier bastion du Stalinisme, je me suis dis «Quelle belle cachette pour un transfuge américain!» Plus que l'histoire d'un pays et d'une guerre, je raconte l'histoire intimiste d'une famille américaine - transmission, traumatismes et secrets et le parcours de Billy confronté aux traces du passé, son voyage à la rencontre du destin.
LE CENTRE BELGE DE LA BANDE DESSINÉE Le Centre Belge de la BD? Au pays des Schtroumpfs et de Tintin, c est un ensemble d expos permanentes comprenant des trésors de planches et d objets uniques ainsi que plusieurs expositions temporaires proposées simultanément. Le CBBD, ce sont aussi d anciens magasins, un chef d œuvre Art Nouveau signé Victor Horta (1906). Photo de Daniel Fouss Centre Belge de la Bande Dessinée 20 rue des Sables 1000 Bruxelles (Belgique) Ouvert tous les jours (sauf lundi) de 10 à 18 heures. Tel. +32(0) 219 19 80 - www.cbbd.be visit@cbbd.be Contact Presse CBBD (FR) Valérie Constant, Apropos Communication Tel : +32 (0)81/ 21 17 16 GSM : +32 (0)473/ 85 57 90 v.constant@aproposrp.com Ou www.cbbd.be/fr/presse, identifiant : comics, mot de passe : smurfs