«Nul ne peut atteindre l aube sans passer par le chemin de la nuit» Khalil Gibran «Tant de fois, j ai été Jusqu au bout de mes rêves, Que je continuerai, Jusqu à ce que j en crève Que je continuerai, Que je continuerai» Extrait de Seul de Garou Ma nuit a été la maladie Regard différent sur la vie! L aube s est levée aujourd hui Et vers un demain me conduit. Mon rêve devient ma vie Entre amour, étoiles et poésies C est à Nantes à présent, où je vis. A vous tous qui me l avez permis Merci
Sommaire Tic tac... 11 Mon tout petit... 13 Le radeau de la méduse... 14 A^^^^^^Tension... 16 Le départ... 17 Retour... 19 Errances... 20 Sur le coin de la table... 21 Plus ou moins... 22 Il reviendra... 24 Toi, moi, nous... 26 Brise du passé... 27 Loire... 28 Symphonie inachevée... 30 Parfum d aimance... 32 Moisson... 33 Rêve... 34 Des sons et des mots... 36 C est arrivé sans savoir comment... 39 Chaque jour est un départ... 40 L au-delà... 41 Attentes interdites... 42 Métamorphose... 43 Formules de l indifférence... 44 Si j avais des ailes... 45 Ici gît... 46 Les serrures du coeur... 47 Dans l aiguail de l aurore... 49 L espoir... 50 9
Etre maman...52 Mes enfants...54 Un arc en ciel...56 Absence...57 Le regard du silence...58 Prends ma main...60 Des lendemains qui scintillent...61 Chanson pour t aimer...62 Nous...64 Te dire...67 Rêveries impressionnistes...69 Se conjuguer au présent...70 Soleil couchant...72 D éphémères en éphémères...73 Sérénité...74 10
Tic tac Solitude! Piteuse solitude, rythmée par le seul tic tac obsédant de la mécanique de l horloge qui semble revenir de loin Solitude, sorte d escorte à la triste mine reniflant les amours mortes et qui m attend derrière la porte chaque soir. Solitude, avec son bruit à peine perceptible du silence glacial dans l intégrité du mal qui m enveloppe et me dévisage. Solitude, avec sa lumière pâle qui tombe lamentablement du plafond comme pour adoucir un tête-à-tête résigné avec le mur, seule face à mon assiette Solitude! Excédante et obsédante immobilité d un piège refermé sur moi-même et par erreur. Je n ai pas à l attendre. Elle est là! Elle est encore revenue ce soir comme chaque soir, fidèle compagne d infortune. Elle est encore là! Alors commence une danse infernale qui s empare de mon esprit : résignation, déception, désillusion, désespoir qui glissent et puis s enlisent petit à petit dans ce vide de ma vie. Tout s engloutit dans ce trou béant laissé là, et comme oublié sur le bord d un chemin du bonheur. Serait-ce le seul aboutissement fatal d avoir trop aimé un jour? D avoir trop donné? De ne pas avoir su le pourquoi? 11
Solitude longues nuits blanches à errer esseulée, se succédant jour après jour, matins froids et perdus sur une route gelée même en été. Solitude d un cœur en deuil, d un cœur à la traîne et qui pourtant voudrait tant encore dire «je t aime» à l homme qui vous manque. Solitude et puis toujours et encore ces tics tacs, battements continuels d une horloge infatigable qui ne se lasse pas et avance imperturbable dans la nuit froide comme pour vous rappeler ce bruit que fait le silence de la solitude! Cette horloge, qui avance, elle, toujours et encore un pas devant l autre, sans jamais regarder derrière. Chaque tic-tac retentit comme un gong me rappelant cette piteuse solitude qui m enveloppe de ses draps, dans mon lit devenu trop grand. Encore et encore ces tics tacs dans ma nuit blême qui résonnent et claquent à chaque battement comme des gifles qu on me jette à la figure Je me débats, mais elle m emporte et je dérape. Solitude, tu m envahis, tu m aspires jusqu à l anéantissement de ma volonté. Et ces tic-tac toujours incessants qui scandent et hurlent ma détresse à chacun de leur pas. Tu es toujours là, à m attendre, à me guetter derrière la porte Ce cauchemar doit finir. Alors je sais je sais au fond de moi Je sais qu un soir, bientôt, lorsque je rentrerai et que la porte s ouvrira, enfin, tu t enfuiras pour toujours car un Petit Cœur m attendra. 12
Mon tout petit Mon enfant, mon tout petit, Dans l éblouissement de la chair, Tu es arrivé Et tu t es mis à puiser de mon corps, le mystère Du goût de mon sang Puis tu t es arraché de moi Douleurs d entrailles, sueurs d angoisses Tu es sorti Tel un torrent de pluies diluviennes, de ton nid, Et n ai pu te nourrir de mon lait Maintenant mon petit enfant, mon bébé, Je te regarde à jamais dormir, Fleur charnelle A peine ouverte sur la vie mais pour toujours enracinée Au secret de mes fibres Je te regarde endormi Et mon cœur aura toujours cette tendresse amour Même si tu n es plus là Ton âme s étant envolée dans ce pays étranger Nommé paradis Regardez là-haut, la nuit Dans le ciel, une étoile luit C est lui 13
Le radeau de la méduse Mes mots vont te dire Ami, Ce que tes yeux ne peuvent voir Imagine la mer Imagine aussi la peur Dans le regard des hommes Dans le ciel des nuages galopent Le vent se soulève Des vagues se déchaînent La voile se gonfle Le plancher se déchire Des cordes se rompent Des bruits secs retentissent La peur est là bien présente Des mains se tendent Des hommes hurlent Des formes s affaissent A moitié nus, des corps gisent Des cris résonnent Les ténèbres s ouvrent Lueur d apocalypse Odeur du désespoir Odeur d une fin. 14
«Et la vie sépare ceux qui s aiment Tout doucement sans faire de bruit» J écoute Montand, nostalgique Sur ce fond de musique J écris mélancolique. 15
A^^^^^^Tension Apparaître Apporter Amour Accroître Accentuer Allonger Admirables Amoureux Alanguis A^^^^^^^^TERNITE! 16