1 Corps et Âme, Homme et Femme Il les créa On a appelé la religion chrétienne : la religion du corps. Et en effet, Dieu «s'est fait chair et il a habité parmi nous» en s'unissant à la nature de l'homme (Concile de Chalcédoine an 451). Dieu est même allé au delà de l'incarnation. Ce corps, il l'a ressuscité. Et ce corps, il le transforme en «pain» à chaque eucharistie pour nous nourrir. Si Dieu a fait tout cela, c'est que la matière n'est pas méprisable. Au contraire, elle est très belle, d'une beauté extraordinaire et le corps a quelque chose de grandiose. L'Eglise ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Elle considère comme hérétiques ceux qui dévaluent le corps : manichéisme, catharisme etc... Jean-Paul II a eu l'intuition prophétique de cette théologie du corps après des siècles de silence (depuis St St Thomas d'aquin 1225-1274 et auparavant St Augustin 354-430). Prophétique en ce sens qu'elle donne des clés pour comprendre l'expérience humaine de chacun de nous et le merveilleux projet de Dieu pour nous : Jésus s'est uni à nous pour permettre à toute l'humanité de s'unir lui. Cette catéchèse a occupé les 5 premières années de son pontificat, de façon hebdomadaire et commence par une étude systématique et approfondie du livre de la Genèse. Ce topo vous permettra, peut-être, de goûter quelques aspects de cette extraordinaire catéchèse et de vous donner envie de vous plonger dans la théologie du corps. 1) La Création «Au commencement Dieu créa le ciel et la terre...il les bénit Dieu vit que cela était bon»gen 1 Le monde que Dieu a créé est un univers absolument prodigieux. Cette création manifeste à nous les hommes et «dit» mieux que tous les discours, la beauté extraordinaire, la grandeur et la majesté, la puissance, l'infini de Dieu (on dit bien que la création loue Dieu). Cette manifestation de la création est un don de Dieu pour nous. En effet, JP2 explique que la création comme «action» de Dieu, signifie «appeler à l'existence hors du néant» mais aussi «donation» (bereshith bara). Chaque créature porte donc en elle le signe de ce don fondamental (d'où la louange qui est «expression du don de Dieu»). Ce qui est essentiel c'est de comprendre que ce don nous oriente vers Dieu, nous renvoie vers lui. L'homme est aussi celui qui a reçu le monde en don et on peut dire encore que le monde a reçu l'homme en don.
2 Le sommet de la création est la création de l'être humain. «Alors Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devient une âme vivante» (Gen 1,7). Le corps n'est pas du tout un lieu où habiterait l'âme, mais il est la «forme» visible de l'âme. Il révèle l'âme vivante. Il exprime la personne. Il est la personne. C'est par le corps que l'âme agit sur le monde matériel. L'homme est une créature dotée d'un corps et d'une âme mais il n'y a pas de séparation entre l'âme et le corps. A l'origine, le corps ne connaissait ni la mort ni la maladie, car l'homme était dans un état d'innocence. Le corps de l'homme est fait de la même matière que la création et obéit aux mêmes lois (ce qui est une chose bonne! mais l'homme est un être au dessus et radicalement différent de tous les autres créatures. En effet, l'homme a reçu l'ordre de dominer la terre en Gen 1,26 et la seule ressemblance qu'il ait, c'est avec Dieu «Faisons l'homme à notre image comme notre ressemblance»(1, 26). C'est la Trinité toute entière qui est à l'oeuvre dans la création de l'homme. St Augustin explique que c'est pour cela que Dieu dit «faisons» l'homme à notre image, alors que pour le reste de la création, il y a «Dieu dit». La Trinité fait don d'elle-même dans la création du couple humain et la différence sexuelle est signe de ce don: «Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il les créa homme et femme il les créa» (1,27) «Dieu les bénit et leur dit : soyez féconds» (1,28). L'homme comme image de Dieu est capable de comprendre le sens même du don. Il est capable de répondre au Créateur. Ce qui n'est pas le cas de l'animal. La théorie du genre en voulant supprimer, lisser toute différence de sexe s'attaque à ce qui en l'homme est image de Dieu. Le chapitre 2 de la genèse au verset 18 et suivants décrit l'homme qui prend conscience progressivement de qui il est et de sa solitude. Tout d'abord, Dieu présente les animaux à l'homme et «chacun devait porter le nom que l'homme lui aurait donné»(2,19). Le nom dans la Bible traduit l'essence de l'être. Le fait de nommer signifie, dire ce qu'est la chose ou l'être. L'homme a une connaissance parfaite et totale de la création, ses sens corporels percevant le cœur des choses et des êtres. Il a une science infuse. C'est à cause de cette faculté, que l'homme prend conscience de lui-même. Qu'il n'est pas fait de la même essence que le reste de la création. Et en effet, le texte dit un peu plus loin «Il ne trouva pas l'aide qui lui fût assorti» (2,20). L'homme constate sa solitude à l'égard de la création (aucun être n'est comme lui) et à l'égard de Dieu qui ne peut être son alter ego car il ne lui est ni proportionné, ni assorti. Cette expérience de la solitude est le ressort d'une extraordinaire découverte sur lui-même: il est une personne (un «je»). L'homme expérimente une souffrance existentielle terrifiante de ne pas trouver une autre personne comme lui. Par cette souffrance, il éprouve le manque et donc la soif de se donner. Adam découvre qu'il est une personne faite pour exister «pour quelqu'un». Cette expérience de la solitude éclaire l' «angoisse de séparation» qu'éprouve le bébé de 9 mois lorsqu'il prend progressivement conscience qu'il est un être différent de sa mère, alors qu'il ne faisait auparavant qu'un avec elle. Elle est à rapprocher également de l'expérience répétée que nous faisons tout au long de notre vie, de ne pas nous sentir bien dans le monde où nous sommes. De nous sentir différents et d'en éprouver de la souffrance. Ou bien de cette solitude que certains célibataires éprouvent. Cette profonde
3 souffrance de la solitude nous fait éprouver le manque et la soif de Dieu. C'est alors la possibilité de prendre conscience que nous sommes appelés à autre chose. Il y a ensuite le verset le plus important de la création : «Alors Dieu fit tomber une torpeur sur l'homme qui s'endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis de la côte, qu'il avait tirée de l'homme, Dieu façonna une femme et l'amena à l'homme» (2, 21). Comme pour mieux agir à sa guise, Dieu fait tomber un profond sommeil (hb tardémah), une sorte d'extase sur Adam qui se trouve seul. (même mot pour désigner le sommeil des apôtres lors de la transfiguration et pour l'alliance conclue avec Abraham en Gen 15). Jusqu'alors, l'homme n'est pas encore complètement image de Dieu et ne le devient qu'avec la création de la femme.elle partage avec lui la même humanité et est son égale (Isha tiré du côté d'ish, de la vie d'ish). Alors que Dieu a modelé Adam avec la terre, il a façonné Eve (hb «construit»). Ce n'est qu'après la création de la femme que Dieu bénit l'ensemble de la création «Dieu vit tout ce qu'il avait fait. Cela était très bon» (Gen1,31). La création est alors terminée, le couple humain est en tant que couple, image de Dieu. C'est à se moment là qu'adam va prononcer ce que JP2 avec son sens des formules appelle le premier chant d'amour de l'humanité. Il s'exclame : «os de mes os, chair de ma chair» (2,23). JP2 souligne précisément, que c'est à partir de la réalité de son corps sexué, qu'adam réalise ce qu'il est (il ne s'écrie pas Ô intelligence de mon intelligence). Le corps exprime la personne et sa vocation au don : la féminité pour la masculinité et vice versa. En hébreu, la répétition sert à désigner le superlatif (ex. le cantique des cantique). Adam exprime qu'eve est l'intime de lui-même, l'être de son être. Elle est une personne comme lui et il va pouvoir se donner et accomplir sa vocation en tant que personne. L'homme n'est véritablement humain que lorsqu'il entre dans le don de lui-même. Et dans cette découverte, Adam connaît une exultation sans précédent. «C'est pourquoi» nous dit la bible, «l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme et ils deviennent une seule chair» (2, 24). L'acte sexuel est l'expression de la communion entre l'homme et la femme. Dans ce don des personnes, l'homme révèle sa femme en se donnant à elle et la femme révèle l'homme en acceptant ce don. JP2 va même jusqu'à dire une chose inouïe : dans la communion de leur amour, l'homme et la femme sont images de Dieu. Ils sont icônes de la communion des personnes divines où Dieu le Père se donne au Fils et où le Fils se reçoit du Père. Alors, que nous avons tendance à penser que l'homme est image de Dieu en ce qu'il est doté d'un esprit, d'une âme spirituelle, alors qu'en réalité, l'homme est image de Dieu en ce qu'il est un être de don, tout en étant une intelligence et une volonté. Dans la joie de la communion, il y a une fécondité. Fécondité de l'esprit Saint dans la Trinité Sainte, fécondité charnelle dans le cas de l'homme. Mais, JP2 précise que la fécondité est une surabondance, un fruit de l'amour. C'est la communion qui est première. «Or tous deux étaient nus, l'homme et sa femme et ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre» (2, 25). La nudité nous renseigne sur la qualité du regard des origines. Adam et Eve ne se regardaient pas l'un l'autre comme un objet et avaient une totale confiance en l'autre. JP2 explique que les signes corporels de la sexualité étaient vus et même contemplés dans la finalité qui est la leur, à savoir de permettre l'expression
4 de la communion des personnes. Cette nudité exprime que l'expérience de la communion était totale : le corps exprimait le cœur, les émotions et les sentiments et il n'y avait aucune division entre l'âme et le corps. Cette nudité exprime aussi qu'il y a liberté du don qui permet à chaque être humain de s'accueillir mutuellement tel qu'il est. Aucune contrainte n'est exercée dans le don. La perte de cette liberté du don affectera le regard et la pureté du cœur. Cette nudité traduit également un état d'innocence en ce sens qu'adam et Eve vivaient dans la lumière divine. 2) Le péché originel C'est selon la formule de JP2, un cataclysme ontologique et une clef sans laquelle on ne peut pas comprendre la condition de l'homme. Qu'est-ce que c'est que le péché? Satan a réussi à faire croire à l'homme et la femme qu'ils seraient beaucoup plus heureux en étant les décideurs du bien et du mal et de leur propre conduite. Quelles sont les conséquences du péché originel? A travers le refus de dépendre de Dieu, il y a le refus de se laisser aimer de Lui. L'amour au sein de la Trinité se reçoit puis il se donne dans un échange. Refuser de se laisser aimer conduit à refuser de donner son amour. Et le refus du don réciproque dans l'amour conduit inéluctablement à s'occuper de soi-même plutôt que de l'autre. D'où, il découle que l'homme est profondément atteint dans sa capacité d'aimer : l'amour est devenu difficile, ardu. L'amour devient le fruit d'un effort constant pour s'oublier et se donner. Toutes les relation de l'homme sont affectées par ce péché : La relation à Dieu, au cosmos et à l'autre. L'homme quitte sa relation de dépendance avec le bon Dieu. Il perd sa faculté de dominer le cosmos (et donc il perd également sa science infuse). Sa relation à l'autre : L'homme est atteint dans son coeur profond et la première réaction d'adam et d'eve est de soustraire les signes de la sexualité au regard de l'autre manifestant une honte du corps. La réaction de se protéger du regard de l'autre revient à préserver quelque chose du sens originel de ces signes mais cela conduit Adam et Eve à perdre de vue ce qui constitue leur complémentarité et leur capacité de communion. Capacité à livrer librement leur cœur et leur âme, à comprendre leur différence de sensibilité, de psychologie, d'affectivité, à voir la vocation de leur sexualité qui est de signifier les relations entre les personnes divines. JP2 souligne aussi que ce geste traduit qu'ils deviennent pour l'autre un simple objet et la différence des sexes est alors ressentie comme une opposition des personnes. L'homme est aussi menacé par l'esprit de convoitise et de domination «ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi»(3, 16). Toutes les formes d'instrumentalisation de notre histoire
5 humaine en découlent : la femme exploitée ou considérée par l'homme comme sa propriété, l'homme qui cherche à modeler la sexualité de la femme sur la sienne (par des moyens contraceptifs par ex), le corps qui n'est plus que moyen de jouissance égoïste, la femme elle-même qui cherche à s'approprier les caractéristiques masculines au détriment de son originalité (féminisme), la femme qui attend du mariage moins une satisfaction sexuelle qu'une certaine satisfaction sentimentale, ou encore une façon captatrice, dominatrice voire manipulatrice, d'exercer la sexualité, le mariage lui-même devenant le lieu privilégié de la domination de l'homme mâle sur la femme (l'homme est pour la 1ère fois défini comme mari après le péché originel) etc... Au total, la vraie communion est devenue difficile. On connait tous cet état de la relation conjugale qui dérape dans un silence difficile à rompre, alimenté par des frustrations, des rancoeurs et des dépits. Et aussi la tentation bien connue de la femme qui est de se tourner vers des satisfactions maternelles caritatives, apostolique et spirituelles et de l'homme porté à se jeter dans l'activisme professionnel, l'engagement social, associatif et politique. La dés-unité est une blessure du cœur humain liée au péché originel. Dans l'ancien testament, c'est l'observance en acte des commandements qui domine (légalisme) indépendamment de l'orientation profonde du cœur. Le Christ attire l'attention sur l'acte intérieur pour mettre en lumière ce qui est dans le cœur de l'homme, la source profonde du péché. Il nous appelle à regarder notre cœur pour y découvrir la loi d'amour des origines et faire la lumière sur ce que le péché a détruit, désuni en nous. Il y a dés-unité entre le regard et le cœur : A l'origine, l'attraction entre l'homme et la femme fait partie de la splendeur des origines. Elle reste inscrite dans la structure de notre être. Le péché a faussé le regard portée sur l'autre. Ce n'est plus un regard qui admire mais un regard qui chosifie, qui vise à utiliser l'autre pour se satisfaire, qui désire. C'est en ce sens que JP2 parle du «désir-convoitise» comme d'une duperie à l'égard de l'éternelle vocation de l'homme et de la femme. Il y a aussi dés-unité entre le corps et le cœur : A l'origine, l'attitude et les gestes du corps étaient le langage du cœur (vie intérieure, émotions, sentiment). La dés-unité entre le corps et le cœur conduit à poser des actes et dire des paroles désincarnés, vidées de leur signification. Conséquences aujourd'hui : la révolution des sexes qui met en œuvre la guerre de sexes, la dissociation de la réalité du corps sexuée du psychisme (théorie du genre), la dissociation de la procréation de la sexualité (PMA), on rêve d'une gestation hors du corps, on déconnecte la maternité de la sexualité (les mères porteuses) et la place du désir et de la sexualité «pour tous» est exacerbée. 3) Aimer en acte et en vérité La vocation au mariage est universelle : nous sommes tous appelés aux épousailles «au sens du don» selon différents états de vie : le mariage ou le célibat qui ne sont que des modalités du don de la personne. 1 Cor 6 verset 15 : Ou bien ne save-vos pas que votre corps et un temple du Saint Esrt, qui et en vos et que vos tene de Dieu? Et que vos ne vos aparene pas? Tos ave été bel et bien achetés! Glorfe donc Dieu dans votre corps. Quelque soit notre état de vie, JP2 insiste donc sur la nécessité pour chacun de retrouver une conscience de ce que nos premiers parents vivaient, afin que l'amour grandisse et s'affermisse. La pratique de la chasteté. La chasteté consiste à retrouver l'innocence des origines inscrite dans notre cœur. Jésus appelle à revenir au cœur, à prendre conscience de nos intentions profondes et à retrouver cette unité entre le regard et le cœur et entre le corps et le cœur. Donner son corps, c'est donner son cœur. Prendre un corps sans accueillir pleinement un cœur c'est refuser la personne en tant que personne et la réduire à n'être qu'un objet. La chasteté comme maîtrise de soi est également un thème largement étudié et développé par JP2. Le sacrement de mariage est le prototype des sacrements de la nouvelle alliance. Il est basé sur le
6 «premier sacrement» de l'ancien testament qui a uni Adam et Eve. Il exprime que le signe le plus grandiose de l'alliance de Dieu avec l'humanité, c'est l'union de l'homme et de la femme dès les origines. La liturgie du mariage s'achève d'ailleurs dans le lit conjugal, par le langage des corps qui expriment la totalité du sacrement. Le sacrement est une grâce donnée pour combattre à l'intime même de notre cœur les effets délétères du péché. La grâce régénère entièrement à l'intime de l'union de notre corps et de notre âme à l'intime de notre être. C'est pour cela que nous pouvons devenir des temples de l'esprit Saint. Cette grâce est efficace mais nous pouvons l'accueillir plus ou moins. Un accueil réel de la grâce du sacrement de mariage nous transformerait radicalement et nous rendrait capables de vivre une totale communion entre époux, y compris dans son incarnation la plus physique et de redevenir des icônes de la trinité. 4 / La nouvelle alliance Elle est scellée dans le corps et le sang de Jésus Christ qui épouse l'humanité de sa conception jusqu'au lit nuptial de la croix. Le sacrement du mariage annonce les noces de l'agneau avec l'eglise, il annonce notre vocation à être incorporé pour l'éternité dans la vie même de la trinité divine. Ce sera la résurrection des corps. Lorsque nos corps seront ressuscités, il n'y aura plus d'opposition entre les aspirations de notre esprit et la pesanteur de notre corps. Ce ne sera pas une domination volontariste de l'esprit sur le corps, qui est le propre de l'ascèse mais un équilibre total et tranquille de nos puissances spirituelles et corporelles : les forces de l'esprit imprégneront les énergies du corps. La résurrection sera la participation de tout ce qui en l'homme est corporel et tout ce qui est spirituel. Cependant, après la résurrection, nous resterons homme et femme. Le corps ressuscité sera un corps sexué. Mais, le fait d'être homme ou femme ne s'exprimera plus par la conjugalité et la fécondité charnelle. Dans ce nouvel état, Dieu se donnera à chaque personne dans une telle perfection de communion que notre soif de communion sera comblée. La résurrection des corps est donc la finalité de toute existence. Le mariage ou la vie consacré ou le célibat ont pour but de nous préparer à cet accomplissement de la communion que nous connaîtrons en Dieu comme êtres ressuscités. Dans tous les cas, notre vocation s'accomplit dans le don de nous mêmes. Conclusion «L'être humain est l'expression la plus haute du don divin. Il apporte dans le monde sa ressemblance particulière avec Dieu. Le corps en effet, et seulement lui, est capable de rendre visible ce qui est invisible le spirituel et le divin. Il a été crée pour transférer dans la réalité visible du monde le mystère caché de toute éternité en Dieu et en être le signe visible».(audience du 20 février 1980, n 3 et 4). Naissant inachevé, l'homme est invité à participer à sa propre création et l'achèvement total de la création sera l'union à Dieu, réalisée en la personne de Jésus.