L EDUCATION DES JEUNES AUX BONNES HABITUDES ALIMENTAIRES Fridor FUNTEU, Nutritionniste Institut Régional R d Education d Nutritionnelle (IREN)
INTRODUCTION
Pourquoi? Pour la population générale: Faire des choix cognitifs et scientifiques pour se nourrir en fonction de ses besoins et de son état de santé. Pour les jeunes: Permettre aux jeunes d'être «nutritionnellement instruits» Sujets abordés? L'influence de la culture et du social sur les habitudes alimentaires, l'alimentation et ses relations avec la santé ; la production, la transformation et la distribution des aliments ; l'aliment dans la société de consommation ; la conservation et le stockage des aliments, la préparation et la cuisson des aliments; l'hygiène des aliments.
Quels objectifs? Les tranches d'âge : 6 7 ans, 8 10 ans, 11 13 ans et 14 16 ans Thème: alimentation nutrition et santé Objectif général: Principes d'une alimentation favorable à la santé Objectif spécifique 6 7 ans: Importance de la mastication Objectif spécifique 14 16 ans: Eléments constitutifs d'une alimentation variée Quelles difficultés? Non maîtrise par l'enfant de son alimentation. L enfant est nourrit par ses parents.
L IREN ET L EDUCATION DES JEUNES AUX BONNES HABITUDES ALIMENTAIRES
Publics Petite enfance Enfance Adolescence Conclusions et enseignements 1 ère Conclusion : Les directrices de crèches peuvent contribuer à l éducation des parents à l équilibre alimentaire du jeune enfant en s appuyant sur les outils du PNNS. 2 ème Conclusion : L augmentation de la consommation des fruits, légumes et féculents locaux par les jeunes enfants est possible. 1 ère Conclusion : Il est possible de mobiliser les parents autour de la problématique du petit déjeuner avec pour objectif l amélioration de la qualité de ce repas et la diminution des collations matinales. 2 ème Conclusion : La mise en conformité des menus servis dans les écoles avec les recommandations du GEM RCN est possible. Adapter l alimentation servie à l enfant à ses besoins passe par la maîtrise des grammages des portions servies.. Conclusion : Redonner l habitude du petit déjeuner aux adolescents est possible. Pour cela une implication des établissements scolaires dans cette problématique est importante.
L IREN ET L EDUCATION DES JEUNES AUX BONNES HABITUDES ALIMENTAIRES UN EXEMPLE D ACTION
Contexte: Le lycée Lislet Geoffroy est un des établissements de la Cité scolaire du Butor à SAINT DENIS. C est un établissement à vocation scientifique et technique qui présente, en plus des filières générales classiques, des formations scientifiques et technologiques. Le lycée compte 1183 élèves dont 335 en classe de seconde et 10 à 15% de demi pensionnaires. Origine du projet: Proportion non négligeable des élèves ne prend pas de petit déjeuner Des hypoglycémies en milieu ou fin de matinée de plus en plus fréquentes Un Grignotage fréquent Une restauration scolaire boudée
Objectifs généraux: Sensibiliser tous les élèves de la classe de seconde aux bonnes habitudes alimentaires. Valoriser les fruits et légumes locaux Objectifs opérationnels: 1)Concevoir et élaborer un questionnaire destiné à identifier les habitudes alimentaires des adolescents dans l établissement et dans la famille. 2)Identifier les principales erreurs alimentaires des élèves et fixer les objectifs spécifiques et le contenu de l action. 3)Animer des séances de communication nutritionnelle au près des élèves. 4)Accompagner les élèves dans la préparation et la réalisation d une exposition sur l équilibre alimentaire. 5)Sensibiliser les élèves à l importance du petit déjeuner
Déroulement: Le questionnaire a été élaboré par les élèves sous la responsabilité des professeurs. 100 élèves (soit 5 classes) y ont participés. Le questionnaire a été validé par l IREN. Le questionnaire a été dépouillé par les professeurs de mathématiques et analysés par l IREN. Les élèves ont été répartis en 5 groupes de 20. Chaque groupe a participé à une séance de 2 H de communication nutritionnelle animée par une professionnel de la nutrition. Sur la base des séances de communication nutritionnelle, les élèves ont produits des supports. Ceux-ci ont fait l objet d une exposition durant une semaine. Les élèves, répartis par groupe de 70 en moyenne ont partagés un petit déjeuner offert par le lycée et bénéficiés de l intervention d un professionnel de la nutrition.
Résultats: Le questionnaire comportait 7 rubriques et 25 questions. Il a été renseigné par 267 élèves soit un taux de participation de 80%. L analyse du questionnaire confirme les constats des enseignants au regard du petit déjeuner et du grignotage. Ainsi: 33 % des répondants ne prennent pas de petit déjeuner. Cette proportion est de 44 % chez les filles. La classe la moins concernée par l absence de petit déjeuner est aussi celle qui présente les meilleurs résultats scolaire. Parmi les raisons évoquées pour justifier l absence de petit déjeuner, on trouve par ordre d importance: le manque de temps, le manque d envie, le manque d habitude et le manque de moyens qui ne représente que 6% des réponses. 62% des répondants déclarent grignoter.
La participation des élèves lors des séances de communication nutritionnelle a été très bonne. Elle a révélée une méconnaissance et image globalement négative des aliments locaux mais en même une prise de conscience de l importance de consommer les aliments locaux pour préserver l environnement. L implication des élèves dans la réalisation de l exposition a été très bonne au regard de la qualité et du contenu des supports réalisés. La fréquentation de l exposition par l ensemble des élèves du lycée était aussi satisfaisante. Une très grande majorité des élèves a participé à l action petit déjeuner et apprécié ce moment de partage et d échanges. On peut regretter le caractère peu varié de l offre alimentaire qui a limité l effet recherché à savoir: faire de cette action un laboratoire pédagogique permettant de faire la démonstration de bonnes habitudes alimentaires par la pratique. Partenaires: DAAF de La Réunion, Région Réunion, Chambre d agriculture