Page 1 of 5 Le mardi 30 avril 2002 Robes longues et jonquilles Marie-Claude Lortie La Presse Photo Rémi Lemée, La Presse Julie Snyder (qui est venue au bal officiellement en compagnie de Pierre Karl Péladeau) portait une robe de soie gingembre signée Max Mara. Le tout était «accessoirisé» par un collier Swarovski et un sac Paloma Picasso. Rares sont les événements montréalais aussi luxueux que le Bal de la jonquille, célébré chaque année au printemps. Organisée pour amasser des sous pour la Société canadienne du cancer, cette soirée est une des plus chic et des plus chères de l'année. Si vous connaissez des gens qui achètent régulièrement du Chanel ou du Louis Vuitton, qui mangent du caviar et qui roulent en Mercedes, ils étaient probablement à cette fête hypersophistiquée, qui avait lieu jeudi dernier à la gare Windsor. Le prix d'entrée, par personne? Mille dollars. Quelque 650 personnes y ont assisté. Cette année, l'événement a permis de recueillir 1,5 million de dollars pour la recherche sur le cancer, somme amassée par un comité organisateur co-présidé par Robert Brown, chef de la direction de Bombardier.
Page 2 of 5 Serge Godin, chef de la direction de CGI et John Hunkin, chef de la direction de la banque CIBC. Aucun événement de charité à Montréal ne récolte autant d'argent. Repas au homard, champagne à volonté, cadeaux signés Chanel pour les dames et cravates Ermenegildo Zegna venues directement de chez Holt Renfrew pour les messieurs... Tout était luxueux durant cette soirée qui s'est déroulée sous une Voie lactée de petites lumières suspendues au-dessus d'une forêt de topiaires de jonquilles. Même la visite aux toilettes faisait dans le luxe puisqu'une équipe de maquilleuses Chanel y était installée pour retoucher les maquillages des dames. Oh! et il y avait aussi un tirage, pour amasser des sous et mettre un peu de suspense dans la soirée. À gagner? Une collection de vins de 30 000$, un weekend à l'hôtel Pierre à New York en jet privé pour six personnes valant 20 000$, un équipement de cinémamaison de 15 000 $, etc. Le prix des billets pour cette tombola somptueuse? Cent dollars chacun ou alors 15 pour 1000 $. Est-il nécessaire de préciser qu'il était impératif de porter le smoking et la robe longue pour une telle occasion? Cette année, on invitait aussi les dames à se vêtir en blanc ou alors en noir, histoire de créer un effet d'ensemble. Robes Chanel et Thierry Mugler, jupes longues Christian Dior côtoyaient les tenues de designers québécois comme Nadya Toto et Marie Saint Pierre. Certaines avaient choisi de combiner des pièces de différents créateurs alors que d'autres avaient opté pour le total look. Hillary Radley, la créatrice, portait une de ses propres tenues, évidemment. Chez les hommes, on a vu bien des smokings hyperclassiques, Armani ou autres, mais quelques-uns, comme Paul Roberge, le fondateur des Ailes de la mode, ont opté pour un peu plus de fantaisie, avec un smoking Issey Miyake au croisé accentué. Un petit verre de Château d'yquem avec ça?
Page 3 of 5 Danielle Gendron, conjointe d'andré Bérard, portait une jupe Dior avec un corsage blanc rehaussé d'une fleur de soie géante rapportée d'italie. Paul Roberge en Issey Miyake et son épouse Camille, portant une tenue les Ailes de la mode. Mila Mulroney (en compagnie de son mari Brian) portait une robe espagnole, d'inspiration flamenco et signée Carmen Marc Valvo. Piera DiFrescia, gérante de la boutique Chanel, dont elle porte ici une création.
Page 4 of 5 Michèle Dionne, épouse du chef libéral Jean Charest, n'aime pas dire la marque des vêtements qu'elle porte. Mais cette fois, la signature Chanel sur les boutons de sa veste l'a trahie. Andrée Boucher (en compagnie de Louis- George Sainte-Marie) avait choisi une tenue Nadya Toto de tulle noire. France Chrétien Desmarais (épouse d'andré Desmarais, cochef de la direction de Power Corporation et fille du premier ministre Jean Chrétien) portait une tenue griffée Thierry Mugler. Audrey Best-Bouchard vêtue d'une robe San Remo constellée de brillants.
La designer Hillary Radley portait une de ses créations avec un bijou de plumes acheté à Montréal, boulevard Saint-Laurent. «Je ne me rappelle plus le nom du créateur, a-t-elle lancé, mais j'adore ce collier!» Page 5 of 5