[ESCRIBA EL NOMBRE DE LA COMPAÑÍA] Rapport de fin de séjour, Bourse explo ra sup Séjour de 3 mois dans une communauté native ASHANINKA Gris Yannick ISARA Lyon
Introduction : Dans le cadre du stage obligatoire de 4 ème année, j ai été envoyé au Pérou par l ONG Française SOLIDAILE. Cette structure envoie des étudiants agronome pour démarrer de nouveaux projets ou vérifier leur bon déroulement. Cette ONG effectue des prêts ou des dons à des petites structures agricoles afin de faciliter leur développement. SOLIDAILE m a mis en contact avec l association touristique ECOMUNDO ASHANINKA afin d établir les objectifs de ma mission. Le principal étant d améliorer la production de café d une communauté native ASHANINKA du district Pérenné de la région de Junin. J ai été immergé 2 mois dans la communauté au beau milieu de la Selva central péruvienne, le mois restant j ai vécu dans la ville «La Merced» afin d effectuer des recherches documentaires et administratif. I. Vie pratique 1.1. Logement Les Ashaninkas vivent dans des cabanes en bambou couvert d un toit de feuille de palmier. Ils m ont mis à disposition une cabane, avec une ampoule et un sommier en boit. Ce n était pas vraiment confortable mais cela ne m a rien couté. Mon habitation était dans le village San Miguel, on y accède par un chemin de 5km à partir de Santa Ana (ville la plus proche). Le mois restant j ai logé dans un hôtel de La Merced, j ai réussi à négocier le prix de la chambre à 25 soles par nuit au lieu de 40 soles (4 soles = 1 euro). C est un budget conséquent mais au vue de la qualité cela reste raisonnable. Il y avait l eau chaude, l électricité, télé câblé et l établissement était situé à deux pas du local d Ecomundo ASHANINKA. Pour un mois, ce logement me coutait 1000 soles. 1.2. Argent Pour retirer de l argent je n avais pas d autres moyens que d effectuer les retraits à partir de ma carte Française. A chaque retrait, les frais bancaire s élèvent à 18 euros, pour éviter d accumuler les taxes je retirais le maximum possible soit 700 soles qui me permettaient de vivre 2 semaines. Avant de partir j ai fait en sorte de ne pas avoir de problème de plafonnement, je pouvais retirer 500 euros par semaine. Au Pérou, il y a plusieurs banques et seul la BCP (Banque Centrale Péruvienne) me permettait de retirer 700 soles contre 400 soles dans les autres banques.
1.3. Santé La région étant très reculé il n y a aucun médecin compétent et l hôpital de La Merced est vétuste. Il y a beaucoup de pharmacie mais chacun donne un avis différent et prescrivent différents médicaments pour un même problème. On peut dire que le système de santé n est pas très efficace. Les Ashaninkas m ont confié qu en cas de problème de santé ils préféraient se rendre à Lima (8h de bus) afin d être soigné. Avant de partir je me suis constituer un trousse à pharmacie en cas de tourista et autres maladies. Le médecin m avait prescrit des antibiotiques à large spectre, des antiseptiques (Bétadine, alcool ), goutte pour les yeux, anti paludisme (100 pastilles de nivaquine et de la malarone pour 15 jours). Cette trousse à couté environs 150 euros mais m aura servit tout au long du voyage. J ai aussi pris rendez-vous à l institut pasteur où ils m ont vacciné contre la typhoïde et l hépatite B. Ils m ont donné des conseils médicaux en cas de problème sur place. Cependant, j ai attrapé un champignon du rio, les 1 ers symptômes (brulure, plaque rouge et cloques) sont apparus sur les mains le lendemain de ma baignade. Une semaine après, je perdais ma peau laissant apparaitre des traces roses qui me démangeaient. Je montrais ces traces aux péruviens, aux pharmaciens mais tout le monde avait un diagnostic différent. Les premières semaines je mettais de la crème anti fongique à 50 soles avant d aller voir un dermatologue à Lima. 1.4. Télécommunication Pour communiqué avec ma famille j utilisais Skype gratuitement dans le local d Ecomundo auquel je me rendais régulièrement. Pour communiqué mes rapports de la semaine et le compte rendu final de la mission j avais accès internet dans ce même local. Ayant perdu mon portable au cours du voyage je n ai passé aucun appel payant. Il vaut mieux laisser le téléphone portable en France, ca évite toute tentation et les factures trop importante. 1.5. Stage Pour trouver ce stage je me suis mis en relation avec une association de l école (ALTAIR) qui est en contact avec des ONG comme SOLIDAILE qui envoie des stagiaires à l étranger pour effectuer des missions d ingénieur agronome. Sur place, le rythme de travail était soutenu mais dépendait aussi du programme de la semaine. Je me levais tôt pour interroger les agriculteurs avant qu ils
aillent dans leur «chacra» ou pour me rendre en ville afin d effectuer des recherches bibliographique ou envoyer des rapports. Je rendais compte du travail effectué à mon ONG mais aussi à Ecomundo et quelques producteurs de la communauté qui me disaient dans quel sens je devais travailler, sans oublier le chef de la communauté qui devait donner son accord avant chaque prise de décision. 1.6. Vie quotidienne La vie au Pérou est en tout point différent de celle que l on connait en France. Le climat du département de la Merced est de type tropical, très chaud et humide avec de temps à autre de pluies très fortes. Les seuls moments agréable de la journée sont le matin à 7h et le soir à partir de 20h. Au Pérou j avais un rythme de vie assez particulier ; le coq chantait de 3h à 6h et je me levais à 6h30, je me couchais à 8h30 après une journée étouffante. L avantage est que le local Ecomundo était ouvert de 8h à 19h et quand je travaillais à San Miguel, les producteurs étaient très disponibles le matin. Au niveau du travail c est moi qui fixais mes horaires, ils étaient fixés en fonction de la disponibilité des producteurs, de l ouverture de la bibliothèque et du local d Ecomundo. Pour le transport ; afin de me rendre au local d Ecomundo de la Merced à partir de San Miguel, je devais me rendre à la ville la plus proche (Santa Ana) en contre bas d un chemin long de 5km. Pour descendre il faut emprunter une moto taxi à 2 soles.de Santa Ana à La Merced je devais me rendre à La Merced en taxi, cela me revenait à 8 soles aller-retour. Dans le cas ou je me rendais en ville cela me coutait 15 soles aller-retour. A la communauté je participais aux frais alimentaires, soit 5 soles par repas. Je mangeais beaucoup de riz, de manioc, de pomme de terre, de poisson et du poulet. A la Merced on pouvait trouver des menus avec soupe, plat et boisson pour 5 soles mais les plats n étaient pas très variés et une petite salade à 8 soles constituait déjà un excès mais était nécessaire pour soulagé un estomac soumis à un régime alimentaire peu varié et riche en féculent et matière grasse. Je travaillais du lundi au vendredi, mais il m arrivait de déborder sur le weekend de temps en temps. J essayai de m accorder au moins 1 ou 2 jours pour visiter la région. Les déplacements coutaient entre 5 et 15 soles et je faisais en sorte d éviter les tours opérateurs touristique qui ne te font pas forcement visiter les endroits les plus intéressants.
II. Bilan Ce séjour a été bénéfique en tout point. Cela m a tout d abord permis d améliorer une langue que je ne maitrisais pas du tout. Je ne peux pas dire que je suis encore bilingue mais je suis capable d avoir une conversation avec un hispanophone. J ai découvert une culture indigène Ashaninka, des gens humbles et vivant simplement. Ils vivent de ce que leur apporte la terre, en cultivant en péchant et en chassant. Le soir les jeunent se réunissent pour se raconter des contes et faire de la musique. Au Pérou j ai découvert une autre façon de penser, très diffèrent des européens. Ils sont impulsif et débordant de bonnes idée pas toujours réalisable sur le moment et cela à tendance à les décourager. C est probablement ce point là qui est le plus dure à gérer, car nous sommes souvent obligés de leur dire que ce ne sera pas réaliser dans l immédiat, ils voient les choses en grand et il faut parfois freiner leur enthousiasme. Avant de partir, mon projet professionnel était de faire de l aide au développement agricole dans les pays en voie de développement, cependant je n avais aucune expérience dans ce domaine. Ce stage m a conforté dans cette idée, c est le coté libre qui me plait, en effet j ai eu un champ d action très vaste dans le sens où le projet débutait par mon travail. Avant et pendant notre stage je n ai pas été beaucoup encadré que ce soit par mon ONG française ou par l association Ecomundo (je n ai vu son président qu une foi). Il m a fallu prendre beaucoup d initiative et en faire part aux personnes avec qui je travaillais. La plupart du temps ils me laissaient poursuivre mon travail. Avant de partir, j ai pris contact avec les acteurs locaux afin que l on puisse s organiser une fois que je serais sur place, les 1 ers contacts ont eu lieu 1 mois avant le départ et mon établissement n est en aucun cas intervenu. Au Pérou, je n ai pas eu de problème en particulier donc si c était à refaire je referais de la même manière. Je peux conseiller à ceux qui vont partir de négocier les prix, au Pérou tout est négociable, de la chambre d hôtel aux souvenirs en passant par le restaurant. Malheureusement c est vite fatiguant de tout négocier et à la fin on a tendance à payer le prix demandé. Pour les transports, demandez au locaux combien ils payent et exigez être au même tarif que ces derniers. Par rapport à la bourse explo ra sup, il n est pas normal qu on ne puisse envoyer qu un courrier postale. Au Pérou, la poste n est pas autant développée qu en France et il y a beaucoup de risque que le courrier n arrive pas à destination. Il serait plus rapide et plus sur de pouvoir l envoyer par courrier électronique.