VISITE DE L EXPOSITION AU THÉÂTRE DE PRIVAS : Tania Mouraud : Glamour-ing, 2000 C est un film vidéo qui montre un acteur de théâtre qui se maquille avant d aller sur scène. Ça se passe en Inde. L acteur se maquille avec des bâtons de bois (des stylets) : il fait des points blancs au-dessus des sourcils, du nez et sous les yeux. Il dessine comme des boucles de cheveux sur son front. Il transforme son visage en visage de femme. On le voit vraiment en gros plan. Comme ça, on dirait presque qu on est tout près de lui et qu on peut l imiter si on veut facilement. Dorian, Gabriel, Geoffrey, Max
Matthieu Manche : Sans titre, 1992 Cette œuvre est composée de 14 combinaisons en caoutchouc (noir), en latex (un peu marron) et en silicone (il n y en a qu une et elle est un peu blanche). Elles sont faites pour les essayer, mais on n a plus le droit maintenant. Si on imagine les personnages qui peuvent bien rentrer dedans, ça ne peut être que des monstres. On oublie même des fois que ce ne sont que des vêtements, et dans notre tête, ce sont les vrais monstres. Ça fait un peu peur, mais c est drôle en même temps. Quand on est assez près de l œuvre, ça sent fort le caoutchouc, et on se dit qu en plus, ces monstres sont un peu comme des machines. Naomi, Nicolas
Philippe Ramette : Balcon, 1996 C est une photographie d un homme sur un petit balcon en bois. Mais il y a un piège : le balcon est fixé dans la terre, el l homme s agrippe à la balustrade pour ne pas tomber dans le trou qui est creusé dans la terre. Il y a aussi des blocs de bois qui le retiennent par les pieds. La photo qui devrait être horizontale est accrochée verticalement. Le monsieur regarde donc le paysage qui est renversé. Cette photo nous a attirés parce que c est bizarre de voir le paysage couché. On a vite compris que c était le tableau qui avait été tourné. Quand même, quand on regarde bien, c est inquiétant parce que l homme doit s agripper fort pour ne pas tomber dans le trou. En plus, il est tout raide, il regarde droit devant lui sans vraiment regarder le paysage. Il est tendu parce qu il doit lutter avec son corps pour ne pas tomber. Le trou, c est comme une tombe. Léna, Lucas
Frédéric Meynier : Autoportrait, pieds, corde, plumeau, ventouse 1992 C est une sculpture où il y a 9 paires de pieds accrochés par des cordes qui sont fixées au plafond par des ventouses recouvertes de plumes. Les pieds sont moulés dans de la cire rose, rouge grisâtre. Ça fait un peu peur parce qu on ne voit pas le corps et ça fait penser à des prothèses. On voit les veines des pieds sur les moulages et on dirait des branches. Cette sculpture fait penser un peu à la mort. Il y a quand même un aspect amusant à cette sculpture : ce sont les ventouses fixées au plafond qui sont recouvertes de plumes, et les pieds pendus au bas de la corde font penser à des drôles de marionnettes. Anthony, Bryan
Liliana Moro : Giovanna et la lune, 1997 Cette sculpture /moulage représente une danseuse qui est enveloppée dans une longue bande de mousse avec laquelle elle a dansé. On ne voit apparaître qu une main, le bout des pieds et la tête. Tout le reste du corps est blotti à l intérieur de cette longue bande de mousse qui l enveloppe comme une momie. La danseuse est assise, toute repliée sur elle-même, comme si elle était bien au chaud dans le ventre de sa maman. Alors, ça donne envie d être comme elle et c est apaisant. Il y a aussi des enfants qui ont trouvé qu elle ressemblait à un bouddha qui médite et ça rend calme. Cette sculpture est bien placée à l entrée de l exposition car elle nous accueille et nous invite à être très calme. Lisa
Erwin Wurm : One minute sculpture, 1997 Cette oeuvre est constituée de 6 photos qui représentent chacune une «sculpture vivante». Erwin Wurm a demandé à une dame de prendre plein de postures différentes, en cachant son corps dans un tee-shirt jaune et il l a prise en photo. On ne voit jamais son corps en entier et ça donne de drôles de formes. On ne reconnaît parfois plus du tout un corps. Alors, on a fait pareil et on s est caché dans de grands tee-shirts. On a pris des poses pour faire de belles sculptures. Alicia, Carla
Natacha Lesueur : Sans titre, 1994 et Sans titre 1995 Le travail de Natacha Lesueur est de laisser des marques sur la peau. Elle ne montre qu un tout petit morceau du corps à la fois, et en gros plan. Sur la première photo, on voit des marques sur les cuisses d une jolie dame. Ça ressemble aux dessins qu il y a parfois sur les collants et c est joli. C est comme un tatouage pour rendre beau, mais c est une décoration qui ne va pas rester longtemps. Sur la deuxième photo, les marques sont sur le cou, et là, on n a pas tous trouvé ça beau. Certains enfants ont pensé que c était pour faire joli, comme si c était un collier. Pour les autres, les marques ressemblaient plutôt à des rides : le cou était un peu rouge et ils n ont pas trouvé cette photo agréable à regarder. On a tous pensé que ça devait faire en plus un peu mal, comme quand on s assied trop longtemps sur une chaise, les jambes nues et que ça nous fait des marques rouges. Léa, Maylène