PROCESSS DE FABRICATION DE SUCRE



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PROCESSS DE FABRICATION DE SUCRE PROCESSUS DE LA SUCRERIE AGRICULTEURS RECEPTION BETTERAVE LAVAGE BETTERAVES EVAPORATION EPURATION EXTRACTION CLIENTS CRISTALLISATION CONDITIONNEMENT

RECEPTION BETTERAVE La réception est l'opération qui consiste à déterminer la quantité des betteraves fournies par le planteur et leurs richesses. La sucrerie n'achète aux planteurs, par une pesée directe, que le sucre polarisable contenu dans les betteraves nettes, selon un tarif officiel qui fixe le prix à la tonne de betterave nette à 6,5 de richesse qui est actuellement de 35 DH (prix de base). La tare terre et collets ainsi que la polarisation sont déterminés sur des échantillons de chaque livraison. STOCKAGE BETTERAVE Assurer l'alimentation de l'usine pendent la nuit, rendre la fabrication indépendante du rythme des réceptions 3 types de dégradation avec une répercussion négative sur le rendement de l'usine: physique, chimique et microbiologique. Réaction de consommation du saccharose : CHO + O + HO CO + HO CHO + HO 4CO + 4CH3CHOH Pertes de sucre au cours du stockage : Le temps de séjour de la betterave arrachée a un impact considérable sur sa valeur quantitative et qualitative. L'effet combiné de ces deux phénomènes conduit à une perte en sucre et une baisse de la qualité technologique de la betterave : Pertes en sucre : 45 Kg / TBett Chute de pureté : 3 points Baisse du taux d'extraction : 6 points Prolifération des micro-organismes : de 40 millions initial à 00 millions après 5 jours pour les levures et les moisissures suivant le lot de betterave. Pertes de sucre au cours du stockage : Sucres réducteurs du jus de pression : de 0,8 % à,47 selon le lot Ecart entre le sucre déterminé par polarisation et par voie enzymatique : jusqu'à,5 points A partir d'un certain moment la betterave devient intraitable (jus de pression Pté inférieure à 8, ph inférieur à 5 etc. )

LAVAGE BETTERAVE Débarrasser les betteraves des matières étrangères: terre, pierres, herbes, radicelles, autres corps étrangers fers à cheval, Ces matières étrangères provoqueraient des difficultés de fonctionnement des machines, des fermentations et des usures. Les eaux de lavage subissent un traitement antiseptique et une correction de ph. Pour la désinfection l'eau de javel et ou le chlore sont les plus utilisés : les antiseptiques sont ajoutés dans les eaux de rinçage pour éviter leur destruction par la matière organique. Cl + HO HClO + H +Cl HClO : oxydant énergique HClO H + ClO ClO : ion hypochlorite moins énergique que l'acide hypochloreux, le ClO est vendu sous forme d'eau de javel : NaClO. Cl + HO ClH + / O O milieu oxydant. Les pertes de sucre dans le lavoir varient entre 0,0 et 0,5 en prenant toutes les précautions. Le ph de l'eau de lavage doit se situer entre 9,5 et. La densité de l'eau de transport doit se situer entre,005 à,05 L'appoint d'eau propre doit compenser les boues extraites du décanteur.

EXTRACTION -DECOUPAGE Les betteraves sont découpées en fines lanières appelées cossettes. La qualité de découpage doit être aussi nette que possible. Cette qualité est jugée par le nombre de SILINE, mesuré par la longueur en mètres de 00 gr de cossettes. En principe l'optimum se situe entre et 5 m % gr de cossettes et pour le type de diffusion RT. - DIFFUSION Son but est d'extraire le maximum de sucre tout en extrayant un minimum de non sucres. Notamment les matières azotées et les pectines. Principe de la diffusion : Phénomène d'osmose et d'osmose inverse. Schéma d une cellule de betterave avant et après chauffage. Membrane ectoplasmique Noyau + Mitochondrie Membrane cellulosique Jus sucré (6-0%) A la sortie de la diffusion, les pulpes contiennent environ 9 % d eau. Ces pulpes humides, de conservation médiocre, sont pressées pour extraire une partie de l eau. Elles prennent le nom de pulpes pressées et contiennent entre 0 et 6% de matières sèches. Pour assurer une bonne conservation déshydratée. La déshydratation est obtenue par séchage, avec un taux de matières sèches final d environ 87 à 89% ; ces pulpes sèches sont agglomérées en pellets, granulés de mm de diamètre. D une digestibilité élevée, riches en énergie, contenant environ 0% de matières azotées et 7% de minéraux, les pellets conviennent bien à l alimentation animale, en particulier aux ruminants.

L extraction du sucre par diffusion permet d obtenir une solution diluée de couleur noir grisâtre, opalescent à environ : 5 % MS. (ou 5 Brix). ph = 6 3 à 4 % de sucre à % d impuretés : organiques (protéines, pectines, autres sucres, acides organiques, colloïdes) et minérales : sels de Na+, K, Ca, Mg, etc Le reste est de l eau. EPURATION L épuration des jus de diffusion consiste d une part, en un traitement à la chaux qui précipite un certain nombre d impuretés et d autre part à deux carbonatations successives qui précipitent la chaux en excès à l aide du gaz carbonique. Les sucreries fabriquent elles-mêmes les deux agents de l épuration : chaux et gaz carbonique dans un four à chaux à partir de la pierre calcaire et de coke pour la combustion : énergie O CaO CaCO 3 CO Composition des non sucres du jus de diffusion: Matières minérales dissoutes: Potassium, Phosphates, Sodium, Sulfates, Calcium, Chlorures, Magnésium, Fer, Silice, Alumine Matières organiques non azotées dissoutes: Acide lactique, Acide oxalique, Acide citrique, Acide malique, Sucres réducteurs, Colorants (polyphénoliques), Etc. Matières organiques azotées dissoutes: Amines, Amides, Bétaïne, Colorants (mélanoïdines), Etc. Matières organiques: Protéines, Gommes, Pectines, Etc. Précipitation Acides (carbonique, oxalique, lactique, tartrique, etc.) Cations+ et 3+ Anions (sulfates, phosphates) Coagulation Protéines, Saponines, Colorants polyphénoliques, Etc. Dégradation Amides, Amines, Sucres réducteurs Adsorption Colorants, Acides organiques, Produits de condensation

Action de l épuration sur les différentes impuretés (en %). Substances minérales 5 Substances organiques azotées : Azote total 35 dont : protéines 9 amides 85 bétaïne 4 autres 0 Substances organiques non azotées 50 Épuration moyenne 35 à 40 EVAPORATION L atelier d évaporation permet de concentrer le jus épuré ou jus avant évaporation (JAE) de 3-4 % de MS. jusqu à obtenir un sirop à une concentration proche de la saturation, soit 65 à 7 % de MS. L évaporation a lieu dans un évaporateur multiple effet, sous pression pour les premiers et sous vide pour le dernier. Seul le er effet utilise de la vapeur vive produite dans une chaudière à fuel et ramenée à 3 bars après passage dans un turbo alternateur qui génère l électricité nécessaire à l usine.

CRISTALLISATION Dernière étape de purification du sucre. Elle permet de séparer les impuretés contenues dans le sirop. Cette opération est réalisée à l inverse de l épuration calco-carbonique, puisqu on élimine le saccharose sous forme de cristaux alors que les impuretés restent concentrées dans le liquide pour donner en final une solution résiduelle épuisée : la mélasse. A la fin de l évaporation le sirop de sucre se trouve dans les conditions suivantes : Brix = 65 à 7 % Pureté = 90 à 93 % Dans ces conditions, le sucre ne peut pas cristalliser. Pour cristalliser, il faut atteindre une sursaturation nécessaire à l apparition de germes cristallins et/ou à la croissance des cristaux existants. SIROP (LS) (p=94%) LIQUEUR STANDAR D MASSE CUITE SUCR E BLAN (p=00 C %) MALAXAGE CENTRIFUGATION EGOÛT RICHE EGOÛT PAUVRE MASSE CUITE MALAXAGE CENTRIFUGATION SUCRE (p=98 %) EGOÛT R ICHE EGOÛT PAUVRE SUCRE D AFFINAGE MASSE CUITE 3 MALAXAGE 3 CENTRIFUGATION 3 EGOÛT D AFFINAGE SUCRE 3 (p=96 %) CENTRIFUGATIO N AFFINAG E EMPATAG E MELASSE (p=60 %) Cristallisation en 3 jets

Cuisson : Phase de concentration : Le sirop est concentré et agité dans de grandes chaudières dites «cuites» fonctionnant sous vide partiel. La concentration de la liqueur standard (pied de cuite) est réalisée par évaporation jusqu à atteindre la zone métastable. Cette zone est variable selon le jet considéré. Pour le er jet, la sursaturation est comprise entre,0 et, et entre,0 et,5 en deuxième et troisième jets. Grainage : Si l on souhaite maîtriser la taille des cristaux obtenus, il est nécessaire de contrôler le nombre de cristaux formés. Ceci est réalisé par un ensemencement de fins cristaux dans le sirop sursaturé en zone métastable, il s agit du «grainage». En théorie, le nombre de cristaux de semence est le même que celui à la fin de la cristallisation. Les cristaux n ont fait que grossir. Lorsque la sursaturation atteint,5, on provoque le grainage par introduction d une quantité de sucre broyé bien calibré dispersés dans de l alcool isopropylique. Ce grainage est suivi d une période dite de maturation (maintien des conditions de sursaturation) qui dure à 3 minutes afin de permettre la réorganisation de la masse cuite. Montée de la cuite A mesure que les cristaux grossissent dans la masse cuite, la sursaturation de l eau mère diminue. Pour maintenir une sursaturation constante, on alimente en sirop tout en évaporant sous vide. Le serrage Lorsque la vitesse de cristallisation chute et que la chaudière est pleine, on procède à la phase de serrage de la cuite. L alimentation en sirop est stoppée et l évaporation d eau est poursuivie. Cette phase finale de cuisson permet d évaporer l eau excédentaire et améliore le rendement en cristaux car il épuise l eau mère. Coulage et lavage de la cuite Lorsque la cuite est vidangée, de l eau chaude ou de la vapeur est pulvérisée sur les faisceaux de l échangeur de chaleur afin de nettoyer l appareil. L ensemble du cycle de la cristallisation dure entre h00 et 5h selon la taille des cristaux formés et la pureté de la masse cuite. Malaxage : La masse cuite dont la température avoisine 75 à 85 C à la sortie de la cuite est déversée dans un bac de malaxage qui permet une agitation régulière. Durant cette période (30 min à h), la masse cuite refroidit et les cristaux achèvent leur grossissement. Une addition d eau ou d égout est effectuée pour dissoudre les fines qu un refroidissement rapide risque de former.

Essorage : La masse cuite est enfin alimentée dans des centrifugeuses ou turbines ayant différentes phases de fonctionnement : Remplissage de la turbine à faible vitesse de rotation (00 tr/min) afin d obtenir une répartition homogène sur le tamis. Un palpeur détermine l épaisseur maximale, soit 4 à 8 cm. Le turbinage s accélère à 500 tr/min afin d évacuer l eau mère entourant les cristaux (égout pauvre) Le clairçage par ajout d eau chaude puis de vapeur permet de laver et enfin de sécher les cristaux, le sirop recueilli étant de grande pureté constitue l égout riche. L essoreuse termine son cycle par un freinage électrique puis mécanique à 00 t/min et le sucre tombe sur un tapis vibrant grâce à un racleur, sa teneur en eau est inférieure à %. SECHAGE & STOCKAGE DU SUCRE: Le sucre cristallisé blanc est évacué du fond de la turbine sur un transporteur à secousses. Encore chaud (45-60 C) et humide (%), le sucre est séché par de l air chaud dans des cylindres séchoirs rotatifs ou en lits fluidisés, puis refroidi afin d atteindre une teneur en eau comprise entre 0.03 et 0.06%. Le sucre est ensuite tamisé, classé et pesé, puis dirigé vers le silo de stockage où il est conservé en vrac.