Pourquoi apprendre? C'est la première question que vous devez vous poser. Peu importe l'école que vous choisirez et le professeur que vous aurez, cela n'a pas vraiment d'importance si vous ne savez pas pourquoi vous étudiez. Apprendre a son importance et ce n'est ni à moi ni à d'autres de vous dire pourquoi, car je crois que nous n'apprenons pas tous pour la même raison. Vous avez à trouver cette raison et quand vous l'aurez trouvée, elle agira sur vous comme une source de motivation. Elle sera votre éveil. Lorsque vous partirez sur le chemin de l'apprentissage, vous rencontrerez quelques panneaux indicateurs, mais il n'en tient qu'à vous, à vous seul, de choisir la route qui vous conviendra [ ]. Danny Patry Montérégie (2002)
2 Des adultes qui sont retournés à l'école témoignent de leur expérience Textes extraits du site Internet de la Semaine québécoise des adultes en formation http://www.semaine.icea.qc.ca/fr/index.htm «Je suis un des nombreux décrocheurs de ma génération qui a laissé le banc d'école pour aller sur le marché du travail. À l'époque, j'étais un gros consommateur de «pot» et c'est ma consommation qui a fait en sorte que ma motivation, du point de vue scolaire, n'était pas très forte [ ]. J'ai eu plusieurs petits boulots et c'est ma dernière expérience de travail en usine qui m'a poussé à retourner à l'école. J'ai recommencé mon secondaire 4 à l'éducation des adultes à Trois-Rivières. Après un mois, j'arrêtais de consommer et j'ai vu mes résultats [ ] scolaires [ ] s'accroîtrent. Tout d'un coup, j'ai eu la «piqûre» de l'apprentissage et cela a porté fruits. Je me suis découvert de nouveaux talents et j'apprends à les utiliser au meilleur de moi-même [ ]. Aujourd'hui, j'ai 23 ans et je suis au cégep pour ensuite poursuivre une formation en psychoéducation à l'université. Depuis que j'ai un but précis et que je sais exactement ce que je veux faire dans la vie, c'est beaucoup plus facile de concentrer mon énergie sur un endroit précis et de mettre ma volonté et ma détermination au service d'un but précis : RÉUSSIR!!! Et c'est pour ça que je crois qu'apprendre, ÇA VAUT LE COUP!!!» Jonathan Cossette, 23 ans Sainte-Anne-de-la-Pérade (2008) «Peu importe l'âge, le sexe ou l'origine, chacun a son propre chemin. Malgré qu'il soit difficile, il y a toujours une sortie au bout du tunnel. Il faut garder espoir et trouver les ressources nécessaires pour réussir.» Nancy Morin Montérégie (2002)
3 «Pour moi, apprendre comme adulte, c est un dépassement personnel. Quand j ai perdu mon emploi, il y a quelques années, je n ai pu me replacer parce que je ne connaissais pas l informatique et que je n avais pas mon secondaire 5. Je me suis dit "je retourne finir mes études". C était l aboutissement d un rêve. Ma démarche a même encouragé ma fille, qui avait décroché de l école, à 16 ans, à retourner aux études.» Ginette, 46 ans Ste-Clothide «Bonjour! J'ai 26 ans et je suis apprenant au centre d'alphabétisation Un Mondalire de Pointe-aux-Trembles. Cela fait un an que j'ai décidé de retourner aux études parce que je veux travailler comme préposé aux bénéficiaires. Travailler avec les malades, aider les autres, c'est mon rêve, mais je dois commencer par apprendre à lire et à écrire correctement. Déjà, après un an, je suis plus confiant, j'apprends à mieux m'exprimer et plusieurs personnes ont vu le changement en moi. Retourner apprendre à lire et à écrire, ce n'est pas la fin du monde, il faut aller jusqu'au bout. Le pire, c'est de commencer...» Jonathan Denis Norman, 26 ans Pointe-aux-Trembles (2008) «Je suis fière d'apprendre et de créer des nouvelles choses qui [me] mèneront à une meilleure vie future.» Brigitte Barrette Laurentides (2002)
4 «J'ai perdu mon emploi le 15 janvier 2004, à ce moment, je croyais que la fin du monde venait d'arriver. Quand j'ai décidé de retourner à l'école refaire mon secondaire et après d'aller chercher un D.E.P. d'infirmières auxiliaires, c'est à ce moment que la lumière s'est allumée. J'ai 49 ans et j'aurai 51 ans quand je vais recevoir mon D.E.P. Pas si pire que ça! Après, fini l'insécurité, un travail stable, un fond de pension, etc. Il vaut mieux travailler que d'être sur le bonheur social (B.S.). Dépendre du système, ce n'est pas vraiment valorisant. Comme moi, tu ne dois pas refuser cette belle opportunité qui passe devant toi. Depuis que je suis étudiante, ma fille de 11 ans et moi, on vit la plus belle vie. On rêve de se gâter, d'avoir une maison, une auto neuve. Tout ça va arriver. Les études m'apportent [ ] l'estime de [m]oi[-même] et le but d'avoir un métier, ce qui est très important pour moi. Étant monoparentale sans aucun revenu du papa, il faut connaître le système D : devenir autonome et ne pas dépendre de personne.» Anne, 49 ans Boucherville «J ai réussi à me rendre à l université [ ]. Je ne pensais jamais être capable de le faire. Enfant, j étais une élève avec de grandes difficultés d apprentissage et je n aimais pas l école. Mais j ai réussi à l apprivoiser. Avec le temps, je suis passée par-dessus mes peurs et craintes face à mon manque de confiance en moi. J ai même décidé de devenir orthopédagogue pour aider les autres qui ont les mêmes difficultés que moi au sujet de l école. Pour moi, apprendre c est m épanouir intellectuellement et développer la soif de mon savoir.» Chantal, 31 ans St-Hubert «[ ] C'est une des plus belles choses que j'ai faite dans ma vie! [ ] C'est certain que ça m'a demandé de l'adaptation, car je vis seule avec un enfant. Ce n'est pas toujours évident quand tu arrives le soir et que tu as [à faire] le souper, les devoirs du petit, le bain et tout, c'est un gros défi, mais ça en vaut tellement la peine [ ]!» Karine, 32 ans Baie-Comeau Notre fierté de venir à l'éducation des adultes se définit différemment d'une personne à l'autre. Mais que ce soit pour accéder à des études
5 «Je suis retourné en formation à l'âge de 17 ans pour terminer mes études secondaires au Centre St-Paul. [ ] Au fil de mon cheminement, j'ai pu me rendre compte que dans la vie il est permis d'avoir des rêves et qu'il ne faut pas en avoir peur, qu'il faut être positif et savoir utiliser avantageusement ses originalités, qu'il faut être réaliste et persévérant dans ses objectifs, mais aussi, surtout, fonceur. Il faut avoir confiance en soi-même et ne pas trop se laisser influencer tout en sachant tout de même écouter ceux qui nous veulent du bien [ ].» Louis-Joseph Benoit, 20 ans Montréal (2008) [Cher(ère) ami(e),] «Je pense, je pense, Que j'ai bien fait, J'ai tellement pensé, Qu'il faut que ça soit fait, Pour mon avenir.» Carole Poulin Laurentides (2002)
6 Je sais que tu penses à retourner en formation et pour l'avoir vécu, je devine que tu te poses de nombreuses questions! Laisse-moi te parler de mon expérience. L'été dernier, [j]'avais trente-deux ans et étais monoparentale avec un fils de neuf ans; je devais penser à notre futur. Je travaillais depuis l'âge de 16 ans : j'ai fait deux ans comme serveuse dans un restaurant et de l'âge de dix-huit ans à trentedeux ans, [j'ai travaillé] dans les bars. Je n'avais terminé que mon secondaire trois. Tu sais dans la vie, nous devons faire le point et nous poser certaines questions comme : Est-ce que le travail que je fais présentement me plaît? Est-ce que je veux passer ma vie à travailler au salaire minimum ou à pourboires? Pour moi, les réponses ont été NON! [ ] Dans ma tête, c'était clair : je devais reprendre mes études pour pouvoir faire un métier que j'aimerais et dans lequel je serais bien. Cela a été la plus belle décision que j'ai prise. Je me suis prouvé que j'étais capable et maintenant j'ai une très grande estime de moi. Retourner à l'école, c'est le meilleur choix qu'on peut faire dans une vie. Un élève de mon centre de formation aux adultes m'a dit : «Notre futur dépend des choix que nous faisons au présent». Cette phrase m'a confirmé que j'avais fait le bon choix. Je termine actuellement mon secondaire cinq. [ ] Tout ça pour te dire qu'avec de la persévérance et de la motivation, on peut arriver à notre but. Fais-toi confiance et tous tes rêves se réaliseront. Pierrette Dallaire Centre de formation du Richelieu à Boucherville «Savoir oser, sentiment d être libre. Libre de s exprimer, libre de créer, libre d être moi. Peu importe ce que les autres» Aranka Kovacs Montréal (2002) Mise en page créée par Nathalie Marcoux Enseignante à la Commission scolaire des Laurentides (2008)