ESSAI DE CONDUITE DE L'AVOCATIER EN HAIE FRUITIÈR E



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Transcription:

Fruits - Vol. 26, n 6, 1971-44 3 ESSAI DE CONDUITE DE L'AVOCATIER EN HAIE FRUITIÈR E par, J.P. GAILLARD * ESSAI DE CONDUITE DE L'AVOCATIER EN HAIE FRUITIER E par J.P. GAILLARD (IFAC ) Fruits, juin 1971, vol. 26, n ' 6, p. 443-448. RESUME - la culture traditionnelle de l'avocatier en forme libre présente de nombreux inconvénients dus au très gran d développement des arbres. Difficultés : de taille, de récolte, de traitements phytosanitaires. A l'image de la culture intensive des fruitier s tempérés, la station de recherches de 1'IFAC au Cameroun a expérimenté les formes palissées en haies fruitières (palmettes et cordons). Cette technique est applicable à l'a - vocatier, mais on ne tonnait pas encore l'incidence réell e sur la production et son prix de revient. Les avocatiers cultivés au Cameroun de façon intensive, en forme libre, prennent aprè s quelques années de végétationun développemen t très important : frondaison de 10 à 12 m e t hauteur de 8 à 10 m. Ces dimensions imposantes présentent de nombreux inconvénients pou r une conduite rationnelle de la culture. - Nécessité ce planter à grand écartement s (10 à 12 m) avec pour conséquence de faible s densités (70 à 100 arbres à l'ha). - Une récolte difficile des fruits qui se développent essentiellement sur les deux tiers supérieurs de l'arbre. On constate un rendemen t très faible de la main-d'oeuvre da à l'obligatio n de grimper sur les branches, de se servi r d'échelle et de cueille-fruits, etc. - Une lutte difficile contre la cercosporiose, maladie dont on a indiqué l'importance économique dans une note précédente (1). Pour lutter contre celle-ci, il est nécessaire d'employer, vu le développement des arbres, des appareil s de traitements phytosanitaires très puissants. Ces trois aspects de la culture de l'avocatie r au Cameroun dans la zone du littoral sont de s inconvénients majeurs quant au prix de revient du kg d'avocat. Ils ont incité 1'IFAC à se pen - cher sur les remèdes éventuels à apporter. On pouvait aborder le problème sous deux aspects intimement liés par ailleurs : - Recherche de porte-greffe conférant à l'arbre une faible vigueur (comme certains "Eas t Mailing" utilisés dans la culture du pommier.) - Recherche d'une conduite forcée donnant à l'arbre des proportions beaucoup plus réduites. La taille annuelle est déjà pratiquée régulièrement dans la région de NYOMBE ; malheureusement dans un système de plein vent il n'est pas possible de diminuer la hauteur de s arbres au-dessous de 6 m sans risquer d e compromettre la production. La recherche de porte-greffe nanifiant de - mande des études de comportement approfondies et très longues sur tous les types d'avocatiers et d'autre part elle nécessite la mis e au point de la multiplication végétative. BOUR- DEAUT, en Côte d'ivoire, a obtenu des résultats encourageants dans ses travaux sur l e bouturage (2). *) - Station IFAC de Nyombé, Cameroun Oriental.

'444 - Fruits - Vol. 26, n 6, 197 1 La station de recherches de l'ifac au Cameroun s'est attachée plus particulièrement à l'étude des formes palissées. Cette expérimen - tation est récente. On présente dans cette not e les premiers résultats obtenus. MATÉRIEL ET MÉTHODES DE TRAVAI L N'ayant aucune expérience ou indication su r le comportement de l'avocatier conduit en for - me palissée, il fallait a priori établir un pla n de travail : choix des variétés, densité, palis - sage, taille de formation, taille de fructifica - tion. Choix des variété s A moins d'entreprendre un travail considérable, il n'était pas possible dans le cadre d e notre station de travailler sur un grand nombr e de variétés. On a donc fait un choix parmi le s variétés d'intérêt commercial et possédant quelques aptitudes naturelles à l'étalement de s charpentières, tout en présentant un développement modéré. Cette sélection grossière a éliminé certaine s variétés comme HICKSON,HALL,LULA, SIM R SON pour ne conserver que certaines dont : POLLOCK au port lâche, PETERSON au por t en boule et feuillage dense, BOOTH 7 au port étalé, COLLINSON au port érigé mais de développement réduit, NABAL au port érigé mai s peu vigoureux. La première série d'essais a porté su r POLLOCK, COLLINSON et BOOTH 7 greffé s sur des avocatiers d'origine locale. Le maté - riel végétal de plantation (scions de 12 mois ) n'a reçu aucun traitement particulier en pépinière. On est donc parti avec des jeunes arbre s ayant les mêmes caractéristiques que ceux u- tilisés pour les plantations traditionnelles. Plantation - Densité. On a retenu comme distance deplantationle s écartements suivants : 6 m sur la ligne, 5 m entre chaque ligne, compte tenu des servitude s de passage, environ 300 arbres à l'ha. Nou s pensons déjà qu'il aurait été possible de rame - ner la distance entre les lignes à 4 m permet - tant de planter ainsi 400 arbres à l'ha, à condition toutefois de choisir une orientation donnant aux avocatiers le maximum d'éclairement. Pour chaque arbre on a creusé un trou d'environ 1 m 3 ; la préparation du terrain étan t parfaite, la reprise des arbres a été totale. Palissage. On a pris la solution du palissage sur fil d e fer galvanisé, pour ce, on a placé tous les 6 m, sur la ligne, des poteaux en bois de 3 md e haut, dont 50 cm enfoncés en terre. Ces poteaux de 15 à 20 cm de diamètre sont en teck et traités au carbonyl ; ils sont disposés entre chaque arbre. De plus, il faut un po - teau de tension à chaque extrémité de ligne. Sur ces supports on a fixé avec des cavaliers 4 rangées de fil de fer de "8" distantes de 0, 6 0 m. Pour quelques arbres de la variété COLLIN - SON, on a tendu 5 fils soit une hauteur de 3 m pour le dernier étage. Si à 2, 40 m tous les travaux de taille et d e cueillette peuvent être faits à partir du sol, à 3 m cela nécessite déjà l'utilisation d'un esca - beau, ce qui va donc en quelque sorte à l'en - contre du but fixé à l'origine de cette expérimentation. Le palissage proprement dit est assuré pa r des "plastiliens" (figure 1) dont les essai s préalables montraient une possibilité d'utilisation variée et de longue durée. Plastilien Taille de formation. Attache avec plastilie n La taille de formation est bien entendu fonc - tion de la forme choisie. En fait, on a retenu pour ces premiers es - sais un système mixte entre la palmette et l e cordon horizontalà plusieurs étages (figure 2). On est parti de scions d'un an de pépinière, plantés en juin 1967. Dès la plantation chaqu e arbuste a été rabattu à 0, 60 m. La saison étant favorable à la reprise, plusieurs "yeux" son t sortis moins de deux mois après. Toutes le s

Fruits - Vol. 26, n 6, 1971-44 5 Photo I - Haie fruitière de Collins., Photo L - Détail d'un palissage en cordon horizontal à 4 étages sur Collinson.

446 - Fruits - Vol. 26, n 6, 197 1 srrm~z.`rr.n~~~~ 111111.1=111 r @Cordon horizontal à 4 étages @Cordon oblique Palmette à 2 branches FIGURE 2 Différentes formes palissées étudiées à la station de Nyombé. @Palmette à 3 branche s pousses situées dans les premiers 50 cm on t été éliminées. Entre 50 et 60 cm on a conservé, suivant le type de formation choisi, 3 ou 4 yeux dont 2 yeux latéraux pour le premier étage et un oeil central pour assurer l'axe de l'arbre et les étages supérieurs. En attendant que cet axe arrive au niveau d u 2ème fil de fer (1, 20 m), on procède à la formation du ler étage. Chaque branche latérale est fixée au suppor t par unplastilien en prenant soin de ne pas blesser ou casser les pousses au moment de l'arcure. Par des pincements successifs, on essai e de maintenir des coursonnes d'autant plu s courtes que l'on se rapproche des extrémités. Par contre on forme des coursonnes asse z longues (15 cm) autour de l'axe entre les deu x étages.pour assurer le prolongement des charpentières latérales, on conserve toujours l'oei l se trouvant en position inférieure. Le deuxième étage est formé de façon identique au premier. A chaque taille, donc à chaque nouveau palissage, il faut vérifier la position des plastiliens posés lors de la taille précédente, et les desserrer suivant le développe - ment des branches. Dans les conditions de la Station de NYOMB E on a pu former 2 étages en une année avec un e envergure de 4 m pour les charpentières le s plus longues. On peut considérer qu'en 4 ans l'arbre aur a atteint sa forme définitive soit 2, 50 m de hauteur et 6 m d'envergure. A ce stade correspondra l'entrée réelle e n production. Il faudra procéder alors à des tail - les de maintien de la forme d'une part,et à de s tailles de rajeunissement d'autre part. Le rajeunissement des coursonnes sur charpentières est impératif au voisinage de l'axe, sinon cette zone risque de se dénuder rapide - ment et elle demeure sensible aux coups d e soleil. Enfin il faut maintenir en permanence des ramifications secondaires pour assurer l a fructification et éliminer les gourmands inutiles. Taille de fructification. Notre expérience pour ce type de taille es t encore limitée puisque les arbres observé s n'ont que 4 ans. Les premières fructification s sont apparues à 3 ans pour les variétés POL- LOCK et COLLINSON. On a remarqué que les fleurs apparaissaien t plus généralement sur du bois d'un an mai s pouvaient aussi se former sur des pousses d e l'année. La floraison et la nouaison semblent d'autan t plus importantes que l'on s'éloigne de l'axe et que l'on se trouve sur les charpentières le s plus hautes. On retrouve les tendances naturelles de l'arbre en forme libre d'où l'intérê t à notre sens des tailles de rajeunissement e t du choix de la forme. La taille de fructification visant à répartir la position des fruits sur toutes les branches doit être faite au moins 4 moi s avant la floraison. La variété POLLOCK la plus précoce a don - né à 3 ans et demi une production de 8 à 10 kg par arbre. La variété COLLINSON a produit a u même âge 3 à 4 kg. Pour cette variété, il faut noter un poids moyen des fruits beaucoup plu s élevé que celui observé sur les formes libres. La variété BOOTH 7 n'a pas encore produit a u même âge. Remarques. Considérant que cette expérimentation étai t insuffisante quant au choix des variétés (pollinisation croisée), il a été planté en 1971, PE- TERSON et NABAL, afin d'avoir une meilleur e fécondation entre les différents groupes A et B. On a fait les remarques suivantes : - il est préférable, pour la formation des charpentières horizontales, de commencer l'arcu-

Fruits - Vol. 26, n 6, 1971-44 7 Photo 3 - Vue d'ensemble d'une haie fruitière. A gauche Gollinson, à droite : - Pollock. Photo 4 - Fructification sur Pollock.

448 - Fruits - Vol. 26, n 6, 197 1 re 10 cm avant le niveau souhaité. En opérant de façon inverse on assiste àla disparition de s coursonnes près de l'axe central. - le départ des charpentières suivant une oblique donne des branches plus vigoureuses qu e les cordons horizontaux. - il est préférable de former le premier étag e à 0, 70 m plutôt qu'à 0, 60 m. - la variété COLLINSON répond à la taille d e formation par une vigueur accrue au détriment de la floraison. CONCLUSIO N L'expérience est encore trop récente pou r apporter des conclusions définitives. Cependant on peut dire qu'il est possible de conduir e certaines variétés d'avocatiers sous forme pa - lissée, mais on ne connaiï pas encore la longévité des arbres cultivés ni leur production optimale. Dans quelques années, on pourra émet - tre une opinion plus précise et établir un pri x de revient de cette méthode. Si a priori les investissements à l'ha sont élevés, des économies importantes devraient être réalisées su r la main-d'oeuvre à la récolte, les traitement s phytosanitaires plus faciles à réaliser et don c plus efficaces. BIBLIOGRAPHI E 1 - GAILLARD (J.P.). lutte contre le Cercospora de l'avocatier au Cameroun. Fruits, vol. 26, n ' 3, p. 225-230. 2 - BOURDEAUT (J.). Le bouturage de l'avocatier en CSte d'ivoire. Fruits, vol. 25, n' 9, p. 605-612.