GAIADOMO Travaux PARIS de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc



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Transcription:

Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc Evaluation des Incidences Natura 2000 GAIADOMO Travaux PARIS de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc GAIADOMO - Evaluation AVIGNON des incidences Natura 2000 24, rue Morère Agence 75014 Gaïadomo Paris / FR LPO PACA Février 2014 12, rue Guillaume Puy 84000 Avignon FR Tél : +33 1 45 41 98 05 Fax : +33 1 45 43 85 14 Tél : +33 4 90 48 09 80 Fax : +33 4 90 48 03 71 1 INTERNET E-mail : agence@gaiadomo.com Site web : www.gaiadomo.com

2 Indice B

Sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc Evaluation des incidences Natura 2000 Dossier adressé à : Syndicat Mixte d Aménagement de la Vallée de la Durance Date : Février 2014 Proposition menée par : GAIADOMO Sous-traitant : LPO PACA Auteurs du dossier : Coordination : Jean-Yves MENELLA (Gaïadomo) Amine FLITTI (LPO PACA) Pierre RIGAUX (LPO PACA) Micaël GENDROT (LPO PACA) Jean-Yves MENELLA (Gaïadomo) Crédits photos de couverture Voie ferrée sur le site d étude - Agence Gaiadomo GAIADOMO SAS au capital de 40.000 SIRET 528 838 303 00014 - TVA FR 573 489 83511 - Agrément Formation 11 75 44754 75 (IDF) Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 3

4 Indice B

SOMMAIRE I. PRESENTATION DU CONTEXTE, DU PROJET ET DE LA SITUATION VIS-A-VIS DU RESEAU NATURA 2000... 11 I.1. Présentation du contexte... 11 I.1.1. Le site d étude... 11 I.1.2. Rappel sur le réseau Natura 2000... 13 I.1.2.1. La Directive oiseaux... 14 I.1.2.2. La Directive habitats faune-flore... 15 I.1.3. Rappel du cadre réglementaire... 19 I.2. Description des aménagements projetés... 19 I.3. Description sommaire des aménagements envisagés... 21 1.3.1. Plan général des travaux... 21 1.3.2. Caractéristiques principales des ouvrages les plus importants... 27 1.3.2.1. Tronçon amont... 27 1.3.2.2. Tronçon médian... 31 1.3.2.3. Tronçon aval... 35 1.3.3. Appréciation sommaire des dépenses... 39 1.3.3.1. Montant estimatif global du projet... 39 1.3.3.2. Montant estimatif détaillé du projet... 39 II. PRESENTATION DES SITES NATURA 2000... 40 II.1. Site «La Durance» (ZPS Fr9312003)... 40 II.1.1. Présentation du site et importance... 40 II.1.2. Description des espèces d oiseaux d intérêt communautaire... 41 II.2. Site d'intéret Communautaire «la Durance» (SIC Fr9301589)... 48 II.2.1. Présentation du site et importance... 48 II.2.2. Description des espèces d intérêt communautaire... 49 II.3. Rappel des objectifs du DOCOB... 53 III. L ETAT DES LIEUX DU PATRIMOINE NATUREL... 54 III.1. Méthodologie d inventaire... 54 III.1.1. La flore et les habitats... 54 III.1.1.1. Temps de photo-interprétation... 55 III.1.1.2. Recueil de bibliographie... 55 III.1.1.3. Visite de terrain... 55 III.1.1.4. Analyse des relevés... 56 III.1.1.5. Rendu... 56 III.1.2. Méthode d inventaire des oiseaux... 57 III.1.3. Méthode d inventaire des mammifères (hors chiroptères)... 57 III.1.4. Méthode d inventaire des chiroptères... 59 Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 5

III.1.5. Méthode d inventaire des Insectes... 61 III.1.5.1. Les Odonates... 63 III.1.5.2. Les Lépidoptères rhopalocères... 63 III.1.5.3. Les Orthoptères... 63 III.1.6. Méthode d inventaire des Amphibiens... 63 III.1.7. Méthode d inventaire des reptiles... 64 III.1.8. Méthode d inventaire des poissons... 64 III.2. Résultats des inventaires naturalistes... 65 III.2.1. Les Habitats... 65 III.2.2. La Flore... 68 III.2.3. Les Oiseaux... 71 III.2.4. Les Mammifères... 78 III.2.5. Les Chiroptères... 80 III.2.5.1. Prospections nocturnes... 83 III.2.5.2. Statuts des espèces contactées... 87 III.2.5.3. Espèces à enjeux patrimoniaux... 87 III.2.6. Les Insectes... 90 III.2.6.1. Odonates... 90 III.2.6.2. Orthoptères... 93 III.2.6.3. Lépidoptères rhopalocères et hétérocères... 95 III.2.6.4. Coléoptères... 97 III.2.6.5. Conclusion... 98 III.2.7. Les Amphibiens... 100 III.2.8. Les Reptiles... 102 III.2.9. Les Poissons... 108 IV. INCIDENCES PREVISIBLES DU PROJET SUR LES HABITATS ET ESPECES NATURA 2000... 112 IV.1. Incidences temporaires... 112 IV.2. Incidences permanentes... 114 IV.2.1. Les incidences liées au compartiment floristique... 114 IV.2.2. Les incidences liées au compartiment faunistique... 114 IV.2.2.1. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des oiseaux... 116 IV.2.2.2. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des mammifères (dont Chiroptères)... 117 IV.2.2.3. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des insectes... 119 IV.2.2.4. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des poissons... 119 IV.2.2.5. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des reptiles... 120 IV.2.2.6. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des amphibiens... 120 V. PROPOSITION DE MESURES D EVITEMENT ET D ATTENUATION... 122 VI. EVALUATION DES INCIDENCES RESIDUELLES... 127 6 Indice B

VII. CONCLUSION... 128 BIBLIOGRAPHIE... 129 GLOSSAIRE... 133 ANNEXE 1: ESPECES FLORISTIQUES OBSERVEES SUR LE SITE D ETUDE LORS DES PROSPECTIONS... 135 ANNEXE 2 : RESULTATS DES PECHES EFFECTUEES PAR L ONEMA... 141 Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 7

8 Indice B

FIGURES, CARTES ET TABLEAUX Figure 1 : Coupe-type de la section amont... 30 Figure 2 : Coupe-type de la section médiane... 34 Figure 3 : Coupe-type de la section aval... 38 Figure 3 : Sonogramme... 60 Figure 4 : Exemple d un faciès typique sur sonogramme d une attaque de Pipistrelle commune... 61 Carte 1 : Localisation des infrastructures dans le secteur du projet de fiabilisation... 11 Carte 2 : Les risques de débordements... 12 Carte 3 : Définition de la zone d étude stricte... 13 Carte 4 : Localisation des zones Natura 2000 dans et à proximité du site d études de Cheval Blanc.. 18 Carte 5 : Le découpage de l aménagement en tronçons... 21 Carte 6 : Plan général du projet... 23 Carte 7 : Plan général de la zone aval du projet... 24 Carte 8 : Plan général des zones centrale et amont du projet... 25 Carte 9 : Schéma de l'ancrage amont... 27 Carte 10 : Localisation du tronçon amont du projet... 29 Carte 11 : Localisation du tronçon médian du projet... 33 Carte 12 : Schéma de l ancrage aval... 35 Carte 13 : Localisation du tronçon aval du projet... 37 Carte 14 : Répartition des habitats sur la zone d étude... 66 Carte 15 : Localisation de la prospection sur le linéaire de voie ferrée.... 73 Carte 16 : Localisation de la prospection sur l épi de Redortier.... 74 Carte 17 : Localisation des espèces d oiseaux à enjeu sur le site d études de Cheval Blanc... 77 Carte 18 : Localisation des traces de Castor sur le site d études de Cheval Blanc... 79 Carte 19 : Localisation des passages sous la voie ferrée au lieu-dit «Milan».... 81 Carte 20 : Localisation du cabanon au bord de la digue de Redortier... 83 Carte 21 : Zones de chasse des Chiroptères sur le site 1 lors de l inventaire du 10 août 2010.... 84 Carte 22 : Zones de transit et de chasse des Chiroptères sur le site 2 lors de l inventaire du 10 août 2010.... 85 Carte 23 : Localisation des zones de présence des Chiroptères sur le site d études de Cheval Blanc.. 88 Carte 24 : Localisation des enjeux pour les Chiroptères sur le site d études de Cheval Blanc... 89 Carte 25 : Localisation de l espèce Sympétrum du Piémont sur le site... 92 Carte 26 : Localisation de la Diane et de l Ecaille chinée... 96 Carte 27 : Localisation des enjeux concernant les Insectes sur le site d études de Cheval Blanc... 99 Carte 28 : Localisation des deux Lézards verts sur la zone d étude... 104 Carte 29 : Localisation des deux Tarentes de Maurétanie... 104 Carte 30 : Positionnement GPS des 12 plaques à reptiles... 105 Carte 31 : Localisation des Reptiles rencontrés sur le site d études de Cheval Blanc... 106 Carte 32 : Localisation des enjeux liés aux Reptiles sur le site d études de Cheval Blanc... 107 Carte 33 : Emprise des travaux sur les habitats sur le site d études de Cheval Blanc... 115 Carte 34 : Evaluation des enjeux par zone... 123 Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 9

Tableau 1 : Synthèse Chiffrage estimatif AVP Source : Egis Eau... 39 Tableau 2 : Oiseaux de l Annexe I présents au sein de la ZPS de la Durance... 42 Tableau 3 : Oiseaux migrateurs non visés à l Annexe I, régulièrement présents au sein de la ZPS de la Durance... 45 Tableau 4 : Autres espèces importantes d oiseaux sur la ZPS de la Durance... 47 Tableau 5 : classes d'habitats présents au sein du SIC de la Durance... 48 Tableau 6 : Mammifères d'intérêt communautaire (ici uniquement des Chiroptères) présents au sein du SIC de la Durance... 50 Tableau 7 : Amphibiens et reptiles d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance 50 Tableau 8 : Poissons d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance... 51 Tableau 9 : Invertébrés d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance... 51 Tableau 10 : Autres espèces faunistiques et floristiques importantes présentes au sein du SIC de la Durance... 52 Tableau 11 : Dates d intervention sur le terrain... 54 Tableau 12 : Indices de présence et codes associés selon le protocole de l ONCFS... 59 Tableau 13: Typologie des habitats rencontrés sur le site d étude... 67 Tableau 14 : Espèces floristiques citée dans la bibliographie sur le site d études de Cheval Blanc.... 70 Tableau 15 : Espèces d oiseaux citées dans la bibliographie sur le site d études de Cheval Blanc.... 72 Tableau 16 : Les 38 espèces d Oiseaux contactées sur les sites... 73 Tableau 17 : Liste des espèces d oiseaux contactées sur les 3 sites de la zone d étude... 75 Tableau 18 : Statuts de protection des espèces... 76 Tableau 19 : Liste des espèces de Chiroptères contactées sur les 2 sites de la zone d étude... 83 Tableau 20 : Statuts de protection des espèces de Chiroptères contactées sur la zone d étude... 87 Tableau 21 : Localisation par points GPS de l espèce Sympétrum du Piémont sur le site... 91 Tableau 22 : Espèces d amphibiens contactées sur le site... 100 Tableau 23 : Degré de protection des espèces d amphibiens contactées sur la zone d étude... 102 Tableau 24 : Espèces de reptiles contactées dans le périmètre d étude... 103 Tableau 25 : Degré de protection de l herpétofaune contactée sur la zone d étude... 103 Tableau 26 : Localisation des deux Lézards verts rencontrés et des deux Tarentes de Maurétanie. 103 Tableau 27 : Statut et protection du peuplement piscicole par espèce, sur le site de pêche de l ONEMA sur la Durance... 111 Tableau 28 : Evaluation des incidences potentielles du projet sur les oiseaux... 116 Tableau 29 : Evaluation des impacts potentiels du projet sur les chiroptères... 118 Tableau 30 : Evaluation des impacts potentiels du projet sur les autres mammifères... 119 Tableau 31 : Tableau récapitulatif des incidences prévisibles avant adoption de mesures d évitement et de réduction pour l ensemble des taxons concernés dans le cadre de l aménagement de la Digue de Cheval-Blanc... 121 Tableau 32 : Calendrier des incidences pour la flore et les groupes faunistiques.... 124 Tableau 33 : Coût des mesures d atténuation et d évitement.... 126 Tableau 34 : Tableau récapitulatif des incidences prévisibles après adoption de mesures d évitement et de réduction pour l ensemble des taxons concernés dans le cadre de l aménagement de la Digue de Cheval-Blanc... 127 10 Indice B

I. Présentation du contexte, du projet et de la situation vis-à-vis du réseau Natura 2000 I.1. Présentation du contexte I.1.1. Le site d étude La plaine rive droite de la Durance de Cheval Blanc à Cavaillon est occupée par un certain nombre d infrastructures (digues, épis, routes, voies ferrées et remblais). Ces infrastructures jouent un rôle important dans la gestion des débordements vers les parties urbanisées des deux communes : Carte 1 : Localisation des infrastructures dans le secteur du projet de fiabilisation Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 11

Les zones urbaines de Cheval Blanc et de Cavaillon sont actuellement protégées par un certain nombre d infrastructures linéaires qui sont la digue de la Droume, la digue de Sébastiani et enfin la digue de St Jacques. Par ailleurs, les remblais ferroviaires constituent des obstacles hydrauliques en période de crue et de débordements de la Durance. Certaines infrastructures jouent le rôle de protection contre les inondations, d autres n ont pas été conçues et réalisées pour avoir ce rôle. De ce fait, leur bonne tenue en période de crue n est pas garantie. Lors de l étude globale de la Basse et de la Moyenne Durance, achevée en 2001, le SMAVD avait noté des risques de débordements sur la ligne SNCF, en amont du viaduc d Orgon : Carte 2 : Les risques de débordements Cette hypothèse a été confirmée par les récentes études menées dans le cadre du PPR Basse Durance. La revanche de la ligne SNCF n est que de 20 cm, ce qui indique qu il existe un risque réel de surverse pour une crue de 5 000 m³/s dans l état actuel. Les écoulements en crue en amont rive droite du viaduc d Orgon sont influencés par la présence du remblai LGV et par la position de ses ouvrages de décharge. Ces derniers, dimensionnés pour assurer théoriquement la transparence de la LGV, ne semblent pas remplir leur rôle de manière optimale. Les services de l Etat, toujours dans le cadre des études préalables à l élaboration du PPR, ont lancé une expertise de l incidence réelle de la LGV qui conclut à une rehausse causée par la voie nouvelle de l ordre de 30 à 80 cm au droit du remblai SNCF. 12 Indice B

En tout état de cause, d éventuelles surverses et une rupture de la voie ferrée en crue provoqueraient une inondation majeure de la plaine urbanisée (jusqu à 2 m en centre-ville de Cavaillon). En réponse à cet état de fait, les communes de Cavaillon et de Cheval Blanc ont sollicité le SMAVD pour assurer la conduite des études et travaux permettant d aboutir à une sécurisation de la voie ferrée en amont du viaduc d Orgon. Cette sécurisation doit aboutir à une ligne de protection empêchant tout risque de débordement pour une crue de 5 000 m³/s et aucune rupture au-delà. La zone d étude correspond : aux zones concernées par une des différentes variantes, d une surface totale de 35 ha, à laquelle a été ajouté l épi de Redortier, pour la série d inventaires naturalistes ; le secteur du projet de manière plus générale avec l analyse des interactions éventuelles entre les différents milieux et différents sites Natura 2000. Les inventaires faunistiques ont été réalisés sur le terrain de l épi de Redortier (en jaune sur la carte n 3) jusqu au bout de la carrière (section entonnement), en suivant la voie ferrée et les berges de la Durance. Les zones humides étudiées correspondent à la mare située le long du cours d eau de la Durance et le canal Saint-Julien, qui longe en partie la voie SNCF. Carte 3 : Définition de la zone d étude stricte (Source : Cahier des charges SMAVD) I.1.2. Rappel sur le réseau Natura 2000 Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 13

Le réseau européen dit «Natura 2000» vise la conservation d espèces, d habitats et des habitats de ces espèces à l échelle européenne. Pour cela, deux Directives complémentaires ont délimité un certain nombre de périmètres dits «sites Natura 2000» et ont défini un certain nombre de règles de gestion des milieux et habitats au sein de ces sites permettant une participation active au niveau socio-économique de certains usagers et gestionnaires dans les communes concernées. I.1.2.1. La Directive oiseaux La Directive européenne n 79-409 du 6 avril 1979 relative à la conservation des oiseaux sauvages s applique à tous les états membres de l union européenne. Elle préconise de prendre «toutes les mesures nécessaires pour préserver, maintenir ou rétablir une diversité et une superficie suffisante d habitats pour toutes les espèces d oiseaux vivant naturellement à l état sauvage sur le territoire européen». Les états membres doivent maintenir leurs populations à un niveau qui réponde notamment aux exigences écologiques, scientifiques et culturelles compte tenu des exigences économiques et récréatives. Ils doivent en outre prendre «toutes les mesures nécessaires pour préserver, maintenir ou rétablir une diversité et une superficie suffisante d habitats». Les mêmes mesures doivent également être prises pour les espèces migratrices dont la venue est régulière. Tout comme les autres états membres, la France s est engagée à désigner en Zone de Protection Spéciale (ZPS), au titre de la Directive Oiseaux, les sites nécessitant des mesures particulières de gestion et de protection pour conserver les populations d oiseaux sauvages remarquables, en particulier ceux inscrits à l annexe I de la Directive. Ces désignations qui correspondent à un engagement de l état et ont seules une valeur juridique, sont pour la plupart effectuées sur la base de l inventaire des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO). Ces dernières correspondent à des sites d intérêt majeur qui hébergent des effectifs d oiseaux sauvages jugés d importance communautaire ou européenne. Cela ne signifie pas pour autant que toutes les ZICO seront systématiquement en partie ou dans leur intégralité désignées en ZPS. Actuellement certaines ZICO qui auraient dû être déjà transformées en ZPS, font l objet d une attention toute particulière de la part de la Commission Européenne, dans le cadre de la mise en place du réseau Natura 2000. 14 Indice B

Trois Zones de Protection Spéciale sont concernées directement par l emprise du projet ou se situent à proximité de ce dernier : La première ZPS, dépendant de la «Directive Oiseaux» et de référence FR9312003, recoupe partiellement des terrains compris dans la zone d étude. Elle porte le nom de «La Durance». Elle a été désignée par arrêté ministériel le 25 avril 2006 et re-notifiée à l Europe en avril 2006. Elle vise à protéger les habitats nécessaires à la survie d espèces. La vallée de la Durance constitue un important couloir de migration. Ses zones humides accueillent de nombreux oiseaux hivernants et migrateurs aux passages printanier et automnal (Dreal PACA, Réseau N2000, mars 2006). La deuxième ZPS, dépendant de la «Directive Oiseaux» et de référence FR9310075, se trouve à proximité du territoire de la commune de Cheval-Blanc. Son nom est «Massif du Petit Luberon». Elle a été désignée par arrêté ministériel le 23 décembre 2003 et vise à protéger l habitat d environ 20 espèces d oiseaux (selon la liste d oiseaux figurant sur la liste arrêtée le 16/11/2001), afin d assurer leur survie et leur reproduction dans leur aire de répartition (Dreal PACA, Réseau N2000, janvier 2003). La troisième ZPS, dépendant de la «Directive Oiseaux» et de référence FR9312013, se trouve à proximité de la zone d étude. Son nom est «Les Alpilles». Elle a été désignée par arrêté ministériel le 25 octobre 2005 (Dreal PACA, Réseau N2000, octobre 2005). Ainsi, l évaluation des incidences porte sur les espèces pour lesquelles ces sites ont été sélectionnés, c'est-à-dire celles figurant aux Formulaires Standards de Données (ou FSD). I.1.2.2. La Directive habitats faune-flore La Directive du Conseil de l Europe n 92/43/CEE modifiée, relative à la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages, a été adoptée par le conseil des ministres de la Communauté européenne le 21 mai 1992. Elle intègre la Directive Oiseaux (voir ciavant) et constitue un cadre global de protection de la nature et de la biodiversité en Europe. Elle a pour objectif de «contribuer à assurer la biodiversité par la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages sur le territoire européen». Pour cela la Directive a fixé, dans ses annexes, des listes d habitats et d espèces végétales et animales d intérêt communautaire (dont certains sont prioritaires) dont la préservation doit être assurée : Annexe I : types d habitats naturels d intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation, Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 15

Annexe II : espèces animales et végétales d intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation Annexe IV : espèces animales et végétales d intérêt communautaire qui nécessitent une protection stricte. L objectif de la Directive est d établir des mesures qui tenteront d assurer le maintien ou le rétablissement de ces habitats et de ces espèces en tenant compte «des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales». Dans ce but, chaque état membre de la Communauté Européenne a proposé à l Europe une liste de sites répondant aux critères de la Directive. Une fois validés et confirmés, ces sites deviendront des «Zones Spéciales de Conservation» (ZSC) et seront destinés à constituer, avec les ZPS (issues de la Directive oiseaux ; voir précédemment), un réseau européen cohérent, dénommé «Natura 2000». Il faut préciser que le réseau Natura 2000 n a pas pour objet de faire des sites qui le composent des «sanctuaires de nature» où toute activité humaine serait à proscrire. Il privilégie, au contraire, l intégration de l objectif de préservation de la biodiversité et des divers usages des sites. En France, après un premier inventaire de sites susceptibles d être d importance communautaire (sites éligibles), un certain nombre d entre eux a été arrêté et transmis à la Commission Européenne. Ce sont ces sites, désignés les psic (proposition de Sites d Intérêt Communautaire), qui une fois validés par l Europe (transformation en SIC, puis en ZSC), intégreront le réseau Natura 2000. Pour cela, un document d objectif (DOCOB) est réalisé sur chacun d eux. Ce document est destiné à identifier et localiser les espèces et habitats d intérêt communautaire et les habitats prioritaires, ainsi que les mesures nécessaires à leur maintien. Ce document est élaboré sous la direction du futur gestionnaire (dénommé l opérateur). Trois Zones Spéciales de conservation sont concernées directement par l emprise du projet ou se situent à proximité de ce dernier. La première ZSC, dépendant de la «Directive Habitats» et de référence FR9301585, se trouve à proximité du territoire de la commune de Cheval-Blanc. Son nom est «Massif du Luberon». La date de la Décision arrêtant ce site en ZSC est le 2 juin 2010 (Dreal PACA, Réseau N2000, août 2005). La seconde ZSC, dépendant de la «Directive Habitats» et de référence FR9301589, recoupe partiellement des terrains compris dans la zone d étude. Elle porte le nom de «La Durance». Elle a été proposée comme SIC en décembre 1997 (Dreal PACA, Réseau N2000, avril 2009). 16 Indice B

La troisième ZSC, dépendant de la «Directive Habitats» et de référence FR9301594, se trouve à proximité du territoire de la commune de Cheval-Blanc. Son nom est «Les Alpilles». Elle a été proposée comme SIC en août 1998 et la démarche DOCOB est déjà entamée pour ce site (Dreal PACA, Réseau N2000, avril 2009). La seule ZPS et le seul SIC concernés territorialement par le projet de manière marginale sont les sites de la Durance. Les autres sites Natura 2000 ne sont pas situés directement sur l emprise des travaux et les habitats et milieux de vie qui les constituent et font l objet d une inscription à ce réseau sont très différents et ne concernent pas majoritairement les mêmes espèces. De plus, les aménagements projetés ne peuvent avoir d incidences qu à un niveau local. C est pourquoi une évaluation des incidences du projet sur les autres sites Natura 2000 n apparait pas nécessaire dans ce contexte. Il convient toutefois de rester vigilant quant aux fonctionnalités écologiques de ces sites entre eux et avec les sites de la Durance qui se trouvent au milieu, en particulier pour les espèces à grandes capacités de déplacement (oiseaux et certains chiroptères). Une vigilance particulière sera accordée aux espèces inscrites à la fois au FSD de ces sites et à ceux de la Durance. Ainsi, l évaluation des incidences porte sur les espèces pour lesquelles ces sites ont été sélectionnés, c'est-à-dire celles figurant aux Formulaires Standards de Données (ou FSD). Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 17

18 Carte 4 : Localisation des zones Natura 2000 dans et à proximité du site d études de Cheval Blanc Indice B

I.1.3. Rappel du cadre réglementaire Tout plan ou projet susceptible d affecter de manière significative un site Natura 2000 doit faire l objet d une évaluation appropriée en application de l article 6-3 de la Directive Habitats. En fonction des conclusions de cette évaluation, les états membres ne donnent leur accord au projet qu après s être assuré qu il ne portera pas atteinte à l intégrité des sites concernés. Si, en l absence de solution alternative, le plan ou projet doit néanmoins être réalisé pour des raisons impératives d intérêt public majeur, l état membre (sur le territoire duquel est implanté le site) prend toute mesure conservatoire pour assurer que la cohérence globale du réseau est protégée. Lorsque le site concerné abrite un type d habitat naturel et/ou une espèce prioritaire, seules peuvent être invoquées des considérations liées à la santé de l Homme et à la sécurité publique ou à des conséquences bénéfiques primordiales pour l environnement ou, après avis de la commission, à d autres raisons impératives d intérêt public majeur. Ces dispositions ont été transposées dans la législation française dans l article L.414-4 du Code de l Environnement, qui prévoit notamment que : «Les programmes ou projets de travaux, d ouvrage ou d aménagement soumis à un régime d autorisation ou d approbation administrative et dont la réalisation est de nature à affecter de façon notable un site Natura 2000, font l objet d une évaluation de leurs incidences au regard des objectifs de conservation du site». La circulaire DNP/SDEN N 2004-1 du 5 octobre 2004 (articles R414-21 et R414-22 du Code de l Environnement) définit quant à elle les conditions d évaluation des incidences d un programme ou d un projet sur un site Natura 2000. I.2. Description des aménagements projetés Les zones urbaines des communes de Cheval Blanc et de Cavaillon sont actuellement protégées par un certain nombre d infrastructures linéaires qui sont la digue de la Droume, la digue de Sébastiani et enfin la digue de Saint-Jacques. Par ailleurs, les remblais ferroviaires constituent des obstacles hydrauliques en période de crue et de débordements de la Durance. Certaines infrastructures jouent le rôle de protection contre les inondations, d autres n ont pas été conçues/réalisées pour avoir ce rôle et leur bonne tenue en période de crue n est pas garantie. Confirmant les observations passées d un risque de surverse sur la ligne SNCF en amont du viaduc d Orgon (Etude globale de la Moyenne et de la Basse Durance, 2001), les études récentes menées dans le cadre du PPRI Basse Durance ont mis en avant un risque fort en cas de crue importante de la Durance d une surverse sur la ligne SNCF située en amont du viaduc d Orgon et en rive droite de la Durance. Une surverse ou une rupture de ce remblai conduirait à l inondation d une partie des communes de Cheval Blanc et de Cavaillon. Selon ces études, la revanche de la ligne SNCF ne serait que de 20 cm pour une crue centennale fixée à 5000 m³/s, ce qui indique qu il existe un risque réel de surverse dans l état actuel. Sur la base de ces études, il apparaît ainsi que le risque d inondation par des débordements de la Durance de la plaine urbanisée des communes de Cheval Blanc et de Cavaillon nécessite d être pris en compte. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 19

En effet, parmi les dysfonctionnements qui touchent régulièrement les ouvrages de type digues de protection contre les crues, la surverse entraîne presque systématiquement la rupture de l ouvrage par érosion régressive du talus aval puis de la crête. De manière générale, la surverse est la principale cause d apparition de brèches dans les digues en remblai. Afin d apporter une solution à cette situation, dans le cadre de ses compétences sur la Durance et suite à la demande des communes, le SMAVD a programmé une série d actions qui ont pour objectifs la définition d un aménagement de protection des communes de Cheval Blanc et de Cavaillon en rive droite de la Durance en amont du viaduc d Orgon. Cette sécurisation doit aboutir à une ligne de protection empêchant tout risque de débordement pour une crue de 5 000 m³/s et aucune rupture au-delà. Les travaux envisagés sont définis dans l AVP réalisé par EGIS EAU (janvier 2013). L aménagement de protection contre les crues à concevoir devra répondre aux principes suivants : Protection contre l inondation garantie jusqu à la crue centennale de 5000m3/s de la Durance pour les zones à enjeux situées derrière la ligne ferroviaire Pertuis-Cavaillon ; Non rupture de la ligne de protection pour les crues supérieures à 5 000m3/s (test pour une crue de 6500m3/s dite crue exceptionnelle) ; Résistance aux phénomènes d érosions hydrauliques ; Impact négligeable sur les conditions d écoulements dans le lit de la Durance et sur la propagation des hydrogrammes de crues ; Respect des critères de digue Résistante à l Aléa de Référence (digue RAR, doctrine Rhône) et intégration dans le système d endiguement protégeant Cheval Blanc et Cavaillon. Extrait de l Annexe technique relative aux ouvrages de protection et aux espaces protégés - Qualification des digues «résistantes à la crue de référence» / Les plans de prévention des risques d inondation du fleuve Rhône et de ses affluents à crue lente - Doctrine commune - Juillet 2006 / p.61 : «Il en résulte que l on doit se préoccuper de : o L absence d inondation jusqu à la crue de référence : L objectif est la maîtrise absolue des risques d inondation sur les espaces protégés (par rupture des ouvrages ou par déversements) ; Concernant la Durance, la crue de référence est la crue centennale de débit de pointe 5 000 m 3 /s (cf. PPRI de la Basse Vallée de la Durance) ; o La gestion d une crue exceptionnelle, supérieure à la crue de référence : l objectif est d éviter la ruine de l ouvrage, de maîtriser le cheminement des eaux, d assurer la sécurité des personnes et de réduire les dommages potentiels par des mesures de réduction de la vulnérabilité, par l alerte et la gestion de crise ; Concernant la Durance, la crue exceptionnelle est la crue de débit de pointe 6 500 m 3 /s. A cette fin, la solution d aménagement qui semble la mieux adaptée repose sur un aménagement de protection des communes de Cheval Blanc et de Cavaillon en rive droite de la Durance en amont du viaduc d Orgon, de type digue en remblai contre les inondations sur la largeur des débordements simulées à une revanche de sécurité près. La zone d implantation des aménagements de protection est 20 Indice B

délimitée au Sud par la ligne TGV, au Nord par la ligne de chemin de fer Cavaillon-Pertuis et à l Ouest par la ligne de chemin de fer Cavaillon-Orgon. Compte tenu des zones inondables identifiées en situation actuelle pour la crue centennale et la crue exceptionnelle, les aménagements de protection doivent a priori se poursuivre plus en amont du canal Saint-Julien afin d éviter leur contournement par l Est de débordements susceptibles : De rejoindre ensuite le Canal Saint-Julien et d inonder Cheval Blanc par débordement du canal ; De rejoindre le remblai de la LC Cavaillon Pertuis, de la traverser au droit des OH existants ou de le surverser pour inonder ensuite Cheval Blanc. Aussi, les aménagements de protection ont été découpés en 3 tronçons : Partie amont : En amont du dernier OH du canal Saint-Julien sous la LC Cavaillon Pertuis ; Partie médiane ; Partie aval : Du point où la digue s éloigne de la LC Cavaillon Pertuis au point de raccordement sur la LC Cavaillon Orgon. Carte 5 : Le découpage de l aménagement en tronçons I.3. Description sommaire des aménagements envisagés 1.3.1. Plan général des travaux Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 21

Les plans masse de l ouvrage de digue de protection contre les crues sont présentés page suivante. Ils font l objet : En premier lieu du tracé global de l ouvrage : plan général du projet De 2 planches graphiques présentant le tracé du secteur aval, médian et amont. 22 Indice B

Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 Carte 6 : Plan général du projet Source : Egis Eau 23

24 Carte 7 : Plan général de la zone aval du projet Source : Egis Eau Indice B

Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 Carte 8 : Plan général des zones centrale et amont du projet Source : Egis Eau 25

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1.3.2. Caractéristiques principales des ouvrages les plus importants La digue a fait l objet d un découpage par tronçon. Trois tronçons sont distingués : 1.3.2.1. Tronçon amont Localisation : entre les deux derniers OH du Canal Saint-Julien sous la LC Cavaillon- Pertuis Longueur : ~ 1 060 ml Hauteur : ~ 0.8 à 1.9 m, soit un niveau de crête de la digue variant entre 88.10 et 86.20 m NGF Largeur de l emprise au sol : ~ 20 à 25 m (y compris piste et fossés) Largeur de la digue uniquement : ~ 8 à 12 m Terminaison Est : rampe talus de 7% de pente dans une zone hors d eau pour la crue exceptionnelle de débit de pointe 6 500 m 3 /s. En extrémité amont, la digue aura une hauteur minimale d environ 0.70 m puis la hauteur passe rapidement à environ 1 m de hauteur Carte 9 : Schéma de l'ancrage amont Source : Egis Eau Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 27

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Coupe type amont linéaire = 1060 ml Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 Carte 10 : Localisation du tronçon amont du projet Source : Egis Eau 29

Figure 1 : Coupe-type de la section amont Source : Egis Eau 30 Indice B

1.3.2.2. Tronçon médian Localisation : entre le dernier OH du Canal Saint-Julien et le point où la digue s éloigne de la LC Cavaillon-Pertuis Longueur : ~ 1 100 ml Hauteur : ~ 1.5 à 4.4 m, soit un niveau de crête de la digue variant entre 86.20 et 85.45 m NGF Largeur de l emprise au sol : ~ 22.5 à 35 m (y compris piste et fossés) Largeur de la digue uniquement : ~ 10 à 22 m Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 31

32 Indice B

Coupe type médiane linéaire = 1100 ml Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 Carte 11 : Localisation du tronçon médian du projet Source : Egis Eau 33

Figure 2 : Coupe-type de la section médiane Source : Egis Eau 34 Indice B

1.3.2.3. Tronçon aval Localisation : du point où la digue s éloigne de la LC Cavaillon-Pertuis jusqu au point d ancrage dans la voie de raccordement ente la LGV et la LC Cavaillon-Pertuis Longueur : ~ 640 ml Hauteur : ~ 4.3 à 5.3 m, soit un niveau de crête de la digue variant entre 85.45 et 85.40 m NGF Largeur de l emprise au sol : ~ 34.5 à 39 m (y compris piste et fossés) Largeur de la digue uniquement : ~ 21 à 26 m Raccordement Ouest : situé dans le remblai de la voie de raccordement entre la LGV et la LC Cavaillon Pertuis, dans un fuseau délimité au Nord par une côte minimale de crête hydraulique du remblai d ancrage de 85.4 m NGF (contrainte hydraulique), et au Sud par la partie en remblais existante contenant une sous couche drainante très perméable. Carte 12 : Schéma de l ancrage aval Source : Egis Eau Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 35

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Coupe type aval linéaire = 640 ml Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 Carte 13 : Localisation du tronçon aval du projet Source : Egis Eau 37

Figure 3 : Coupe-type de la section aval Source : Egis Eau 38 Indice B

1.3.3. Appréciation sommaire des dépenses 1.3.3.1. Montant estimatif global du projet Le coût estimatif des travaux est établi au stade avant-projet. Le coût total de l ouvrage de protection contre les crues tels que décrits dans les chapitres précédents est estimé à 6 590 000 TTC. 1.3.3.2. Montant estimatif détaillé du projet Le coût estimatif détaillé des travaux est établi au stade avant-projet. Le tableau ci-après détaille le montant de l ouvrage de protection contre les crues de Cheval Blanc et de Cavaillon par type de travaux ( HT) : Désignation Montant (en HT) SERIE 0 et 7 Dévoiement de Réseaux humides et secs Non estimé SERIE 1 - INSTALLATION DE CHANTIER 500 000.00 SERIE 2 - TRAVAUX PREPARATOIRES 177 000.00 SERIE 3 - TRAVAUX DIGUES (**) 2 802 200.00 SERIE 4 - TRAVAUX PISTES ET FOSSES 235 000.00 SERIE 5 - AMENAGEMENTS ROUTIERS (* et **) 182 640.00 SERIE 6 - AMENAGEMENTS D'OUVRAGES HYDRAULIQUES (*) 300 000.00 SERIE 8 - AQUISITION FONCIERE (*****) 202 418.00 SERIE 9 - PLUS VALUE (Clé d ancrage + ancrage par palplanches dans remblais SNCF) 274 800.00 Sous-total (en HT) 4 674 058.00 Divers et aléa (hors installation) 20.0% 834 811.60 Total (en HT) 5 508 869.60 TVA 19.6% 1 079 738.44 TOTAL (en TTC) 6 588 608.04 TOTAL arrondi (en TTC)* 6 590 000.00 * ordre de grandeur sous réserve ** y compris matériaux sur place disponibles de la réhabilitation de l'ancienne base travaux LGV *****ordre de grandeur du P.U fourni par les services de l urbanisme de la mairie de Cheval Blanc, donné à titre indicatif Tableau 1 : Synthèse Chiffrage estimatif AVP Source : Egis Eau Commentaires : Le coût de l entretien de la digue a été estimé à environ 30 000 HT/an ; Concernant le coût des acquisitions foncières, le service des Domaines a été consulté. Le coût moyen du parcellaire a été estimé à 2 /m². Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 39

II. Présentation des sites Natura 2000 Dans cette partie seront présentés en détails les deux sites Natura 2000 directement concernés par le projet de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc. II.1. Site «La Durance» (ZPS Fr9312003) II.1.1. Présentation du site et importance LA ZPS de la Durance couvre une surface totale de 20 008 ha. La Durance constitue la seule grande rivière provençale, à régime méditerranéen, dont la biostructure a profondément évolué depuis quelques décennies (aménagements hydroélectriques). Fréquentée par plus de 260 espèces d'oiseaux, la vallée de la Durance est certainement l'un des sites de France où la diversité avifaunistique est la plus grande. La plupart des espèces françaises (à l'exception de celles inféodées aux rivages marins ou aux étages montagnards) peut y être rencontrée. La Durance est régulièrement fréquentée par plus de 60 espèces d'intérêt communautaire, ce qui en fait un site d'importance majeure au sein du réseau NATURA 2000. Le site présente un intérêt particulier pour la conservation de certaines espèces d'intérêt communautaire, telles que le Blongios nain (20 à 30 couples), le Milan noir (100 à 150 couples), l'alouette calandre (6 à 10 couples, soit 20% de la population nationale) et l'outarde canepetière (une quinzaine d'individus). Les ripisylves, largement représentées, accueillent plusieurs colonies mixtes de hérons arboricoles (Aigrette garzette, Bihoreau gris, Héron garde-bœufs,...). Les roselières se développant en marge des plans d'eau accueillent de nombreuses espèces paludicoles (Héron pourpré, Butor étoilé, Blongios nain, Marouette ponctuée, Lusciniole à moustaches, Rémiz penduline,...). Les bancs de galets et berges meubles sont fréquentés par la Sterne pierregarin, le Petit Gravelot, le Guêpier d'europe et le Martin-pêcheur d'europe. Les zones agricoles riveraines constituent des espaces ouverts propices à diverses espèces patrimoniales (Alouette lulu, Pipit rousseline, Pie-grièche écorcheur, etc.) et sont régulièrement fréquentées par les grands rapaces (Percnoptère d'egypte, Circaète Jean-le-Blanc, Aigle de Bonelli, Aigle royal, Grand-duc d'europe, Faucon pèlerin) nichant dans les massifs alentour (Luberon, Verdon, Alpilles, Lure,...). La vallée de la Durance constitue un important couloir de migration. Ses zones humides accueillent de nombreux oiseaux hivernants (canards, foulques...) et migrateurs aux passages printanier et automnal. Rivière méditerranéenne à bancs de galets, aménagée de barrages et seuils ayant constitué des plans d'eau avec phragmitaies. 40 Indice B

La composition du site : Autres terres arables 30%, Forêts caducifoliées 18%, Galets, Falaises maritimes, Ilots 14%, Eaux douces intérieures (eaux stagnantes, eaux courantes) 12%, Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 8%, Marais (végétation de ceinture), Bas marais, Tourbières 5%, Pelouses sèches, Steppes 4%, Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 4%, Autres terres (incluant les zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 2%, Forêts sempervirentes non résineuses 1%, Forêt artificielle en monoculture (Ex : plantation de peupliers ou d Arbres exotiques) 1%, Rochers intérieurs, éboulis rocheux, dunes intérieures, neige ou glace permanente 1%. II.1.2. Description des espèces d oiseaux d intérêt communautaire Les tableaux 2 à 4 pages suivantes présentent les espèces d oiseaux présentes sur la ZPS de la Durance. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 41

Tableau 2 : Oiseaux de l Annexe I présents au sein de la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org 42 Indice B

Tableau 2 (suite) : Oiseaux de l Annexe I présents au sein de la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 43

Tableau 2 (fin) : Oiseaux de l Annexe I présents au sein de la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org 44 Indice B

Tableau 3 : Oiseaux migrateurs non visés à l Annexe I, régulièrement présents au sein de la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 45

Tableau 3 (fin) : Oiseaux migrateurs non visés à l Annexe I, régulièrement présents au sein de la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org 46 Indice B

Tableau 4 : Autres espèces importantes d oiseaux sur la ZPS de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 47

II.2. Site d'intéret Communautaire «la Durance» (SIC Fr9301589) II.2.1. Présentation du site et importance La Durance constitue un bel exemple de système fluvial méditerranéen, présentant une imbrication de milieux naturels plus ou moins humides et liés au cours d'eau. La variété des situations écologiques se traduit par une grande diversité d'habitats naturels : végétation basse des bancs graveleux et des dépôts de limons, boisements bas, étendues d'eau libre, bras morts directement associés au lit de la rivière, ainsi que différentes formes de forêts installées sur les berges. La plupart de ces habitats est remaniée à chaque crue et présente ainsi une grande instabilité et originalité. Le site présente un intérêt particulier puisqu'il concentre, sur un espace réduit, de nombreux habitats naturels d'intérêt communautaire à la fois marqués par les influences méditerranéenne et montagnarde. Tableau 5 : classes d'habitats présents au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org La Durance assure un rôle fonctionnel important pour la faune et la flore : fonction de corridor (déplacement des espèces, tels que certains poissons migrateurs, chiroptères, insectes...), fonction de diversification (mélange d'espèces montagnardes et méditerranéennes) et fonction de refuge (milieux naturels relictuels permettant la survie de nombreuses espèces). 48 Indice B

Concernant la faune, la Durance présente un intérêt particulier pour la conservation : de diverses espèces de chauves-souris, de l'apron du Rhône, poisson fortement menacé de disparition. Plusieurs espèces disparues ou dont la présence reste rarissime sont également citées : Loutre d'europe, Lamproie de Planer. II.2.2. Description des espèces d intérêt communautaire Les espèces présentées dans les tableaux 6 à 10 pages suivantes, sont celles inscrites au FSD du site Natura 2000 de la Durance. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 49

Tableau 6 : Mammifères d'intérêt communautaire (ici uniquement des Chiroptères) présents au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org Tableau 7 : Amphibiens et reptiles d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.org 50 Indice B

Tableau 8 : Poissons d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.ORG Tableau 9 : Invertébrés d'intérêt communautaire présents au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.ORG Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 51

Tableau 10 : Autres espèces faunistiques et floristiques importantes présentes au sein du SIC de la Durance. Source : Formulaire Standard de Données, SMAVD.ORG 52 Indice B

II.3. Rappel des objectifs du DOCOB Le document d objectifs (DOCOB) des sites Natura 2000 de la Durance (FR 9312003 et FR 9301589) a été approuvé par arrêté préfectoral du 20 juin 2012. Ce document a été élaboré par le SMAVD, en s appuyant sur des expertises écologiques et socioéconomiques, mais aussi sur une large concertation, au sein du Comité de Pilotage, présidé par Jérôme Dubois, maire de Volx. La concertation avec l ensemble des acteurs du site a permis de définir des objectifs équilibrés, cohérents avec l ensemble des autres démarches portées sur la Durance (Plan Durance, Contrat de rivière, ), qui concourront au maintien ou à l amélioration de l état de conservation des habitats naturels et des espèces pour lequel ce site a été désigné. Les principaux objectifs du DOCOB sont : Restaurer la mobilité de la rivière à l aval de l Escale Préserver les continuités écologiques (zones humides, boisements) Maintien de la fonction de réservoir biologique (qualité des milieux) Maintien des fonctions de corridor de déplacement (chasse, migration pour oiseaux et chiroptères) Maintien des connexions latérales avec les massifs bordant la vallée Maintien de la fonction refuge des annexes hygrophiles Effet tampon de la ripisylve vis-à-vis de la pression anthropique Eviter la banalisation des milieux Lutter contre les espèces invasives Conserver autant que possible les boisements sénescents. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 53

III. L état des lieux du patrimoine naturel III.1. Méthodologie d inventaire Les inventaires des principaux groupes taxonomiques de la faune sauvage représentent l étape préalable et indispensable à l évaluation de l état initial du site. Les inventaires ont été réalisés lors de différents passages successifs sur le site entre avril et août 2010. Ceci a permis d obtenir une image globale des différents taxons étudiés présents et se reproduisant sur le site. Le tableau 11 ci-dessous indique la pression d inventaire pour la phase de terrain et les dates de passage. Date de prospection Groupe biologique Organisation 28 avril 2010 Mammifères LPO PACA 03 mai 2010 Flore/Habitats Gaïadomo 05 et 11 juin 2010 Oiseaux LPO PACA 08 et 29 juin 2010 Amphibiens Gaïadomo 14 juin 2010 Flore/Habitats Gaïadomo 22 juin 2010 Reptiles/Insectes Gaïadomo 01 juillet 2010 Reptiles / insectes Gaïadomo 05 et 06 juillet 2010 Mammifères LPO PACA 15 juillet 2010 Reptiles / insectes Gaïadomo 10 août 2010 Nuit chiroptères LPO PACA 10 et 11 août 2010 Reptiles / insectes Gaïadomo 26 août 2010 Reptiles Gaïadomo Tableau 11 : Dates d intervention sur le terrain. III.1.1. La flore et les habitats La méthodologie mise en œuvre pour les inventaires flores-habitats se fait en plusieurs temps. Il est à noter que l'étude exhaustive de la flore est toujours difficile à réaliser, mais la réalisation d'un inventaire intégré des habitats permet d'avoir une vision précise des plantes présentes ou potentiellement présentes. 54 Indice B

III.1.1.1. Temps de photo-interprétation Un travail de photo-interprétation permet de réaliser un premier zonage provisoire et de déterminer à quels types de "grands milieux" nous avons affaire. III.1.1.2. Recueil de bibliographie Concomitamment, les données existantes, s il y en a, sont rassemblées. Elles sont demandées au porteur de projets ou aux conservatoires (CBNM en l'occurrence, qui dispose, pour PACA, d'une base de données en ligne, le site SILENE). (Cf. liste en annexe). III.1.1.3. Visite de terrain Lors des visites de terrain, on effectue d'abord un tour général du site, afin de repérer les différentes zones relevées lors du premier temps de photo-interprétation. Si plusieurs habitats sont présents dans ces zonages, on va effectuer des relevés phytosociologiques dans chacun des habitats pressentis. Plusieurs relevés sont effectués dans le même habitat si celui-ci est de vaste surface, ou s'il est morcelé. Qu'est-ce qu'un habitat? Les habitats (ou écosystèmes) représentent l'ensemble des biocénoses (phytocénoses + zoocénoses) sur un lieu donné (le biotope). Leur étude et leur connaissance relèvent donc de l'écologie, au même titre et en même temps que l'étude des corridors biologiques, des populations, ou de la trame verte et bleue. Les habitats et les enjeux de conservation La préservation et/ou la valorisation des habitats sont acceptées aujourd'hui comme enjeux patrimoniaux de la préservation de la biodiversité. En effet, détruire un habitat dérange fortement et peut même détruire les espèces qui l'habitent. C'est ainsi que sur la base des connaissances acquises entre autres par la phytosociologie, ainsi que sur les données relatives à leur répartition, à leur rareté ou à leur fragilité, la collectivité définit des habitats protégés. Depuis la Directive Européenne Habitats de 1992, un certain nombre d'habitats sont considérés par l'ue comme prioritaires et leur répartition définit le réseau Natura 2000 (http://inpn.mnhn.fr/programme/natura2000/presentation/objectifs). Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 55

III.1.1.4. Analyse des relevés Chaque inventaire est saisi ensuite de manière informatique, puis analysé, de sorte qu'on puisse, enfin, rattacher chaque habitat à une unité phytosociologique existante dans la bibliographie. Dans la plupart des cas, on privilégiera le rang de l'alliance (terminaison en ION : Xerobromion erecti, Quercion pubsecenti-petraeae) car les référentiels officiels sont généralement organisés de manière à considérer les communautés végétales sur la base de cette unité. Lorsque c'est possible, on pourra décrire une association (terminaison en -ETUM), qui constitue une unité phytosociologique à la fois plus locale géographiquement et plus précise sur le plan des espèces qui la compose. Lorsque cela s'avère nécessaire (avec des végétations très originales par exemple), on pourra mettre en évidence une association. Enfin, si le rang de l'alliance n'est pas assez perceptible (absence de plantes caractéristique d'une alliance), les rangs supérieurs seront sollicités : classe (-TEA) ou ordre (- TALIA). Pour des raisons pratiques, c'est le référentiel phytosociologique français officiel, le Prodrome des végétation de France (Bardat et al. : 2004) qui fait référence, même si parfois, quelques adaptations pourront être faites. III.1.1.5. Rendu Le rendu consiste en deux synthèses. La mise en correspondance des unités phytosociologiques avec les référentiels officiels que sont Corine Biotope (moins complet que le guide Prodrome, par exemple sur toutes les végétations de friche) et le Guide d'interprétation des habitats (EUR27) utilisé spécifiquement dans le cadre de la constitution et de la gestion des sites du réseau Natura 2000. Ces données sont donc intégrées par le biais de la table à une cartographie des habitats, qui présente donc chacune des végétations répertoriées sur la zone d'étude. Enfin un tableau synthétique expose : les espèces patrimoniales selon leurs différents niveaux de patrimonialité : espèce rare, menacée (et à quelle échelle), protégée (selon son type de protection), invasive ; les habitats patrimoniaux, notamment au regard de la Directive Habitats et de Natura 2000. 56 Indice B

III.1.2. Méthode d inventaire des oiseaux Pour les oiseaux, la méthodologie appliquée consiste à la recherche des espèces d intérêt communautaire. Du fait de la faible taille de la zone d étude, la principale technique de recensement consistait à parcourir l ensemble du site à pied, muni d une longue-vue et d une paire de jumelles. En ripisylve (épi de Redortier), des points d écoute tous les 50 mètres ont été réalisés. Toutes les espèces contactées ont été reportées sur carnet puis saisies dans la base de données de la LPO PACA : www.faune-paca.org. Dans le cadre de la présente étude environnementale, les deux zones d emprise ont été inventoriées ainsi que les berges de la Durance entre ces 2 zones : Site 1 : la voie ferrée et ses abords immédiats au lieu-dit «Milan». Le linéaire concerné s étend sur 1 083 mètres du point coté 86 à l est (passage à niveau) au point coté 84 à l ouest (pont sur la voie ferrée). Site 2 : l épi de Redortier et ses abords immédiats sur la piste qui parcourt l épi sur un axe Nord-est / Sud-ouest. Berge rive droite de la Durance : bien qu en dehors des deux zones d emprise, mais située entre celles-ci, il est apparu nécessaire d effectuer des relevés afin d évaluer le peuplement d oiseaux susceptible d être affecté par les travaux. Les trois visites de terrain ont eu lieu en juin, deux en journée et une en soirée. III.1.3. Méthode d inventaire des mammifères (hors chiroptères) Méthodologie générale : Dans le cadre de l évaluation environnementale pour la modification de la voie ferrée sur la commune de Cheval Blanc plusieurs prospections pour établir la répartition des mammifères ont été effectuées. Les prospections ont été ciblées en priorité sur les trois espèces de mammifères aquatiques patrimoniaux, susceptibles de se retrouver dans les milieux alentours à la zone de travaux, à savoir la Loutre d Europe, le Castor d Eurasie, et le Campagnol amphibie. Les autres mammifères (hors chiroptères) ont été notés au gré des contacts. Grands rongeurs : Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 57

Des observations directes des individus vivants ou morts (impact routier), de leurs traces et indices de présence ont été effectuées. Il s agit du Lapin de Garenne, du Lièvre d Europe, de l Écureuil Roux, du Ragondin d Amérique et des indices de présences du Castor d Eurasie (arbres abattus). Hérisson d Europe : Observations directes des individus vivants ou morts (impact routier) et relevés d indices de présence. Carnivores : Observations directes des individus vivants ou morts (impact routier) de leurs traces et indices de présence. Une attention particulière a été portée à l identification de la Fouine et de la Martre. Sanglier d Europe : Pour les sangliers, comme pour la plupart des mammifères, il a été sujet à des observations directes et au relevé d indices de présence. Méthodologie spécifique aux micromammifères : L analyse des pelotes de rejections des rapaces est le meilleur moyen pour compiler les données sur les micromammifères. La LPO PACA a recherché les pelotes brutes afin d identifier les ossements contenus dans les pelotes. Les observations directes des rats, du Loir, du Lérot et des souris vivants ou morts ont également été consignées. Une seule espèce de mammifère terrestre en dehors des chiroptères, est citée dans le FSD du site Natura 2000 : «La Durance» - FR9301589 : le Castor d Europe Castor fiber. Il a également été recherché la Loutre d Europe Lutra lutra qui est actuellement en phase de recolonisation et qui est inscrite à l annexe II de la Directive Habitats. Méthodologie spécifique au Castor d Eurasie (Castor fiber) La présence de l espèce est mise en évidence par la découverte d indices de présence caractéristiques (coupes, réfectoires, terriers ). L ensemble de la zone d étude a été parcourue à pied en relevant ces indices de présence selon le protocole de l ONCFS (source ONCFS 2010) : N code Nature des indices Degré de présence d'un territoire 1 Bois coupé sur pied Présence probable * * 2 Bois coupé flottant Présence douteuse 3 Ecorçage sur pied Présence probable * 4 Ecorçage sur bois coupé Présence probable * * 58 Indice B

5 Ecorçage sur racine Présence probable * 6 Réfectoires Présence probable * * 7 Garde-manger Présence certaine 8 Accès de berges et/ou coulées Présence probable * * 9 Griffades ou empreintes Présence probable * 10 Gîte principal Présence certaine 11 Gîte secondaire Présence probable * * 12 Dépôt de castoréum Présence certaine 13 Barrage entretenu Présence certaine 14 Cadavre Présence douteuse 15 Observation visuelle par un tiers Présence douteuse 16 Observation visuelle par le spécialiste départemental Présence probable * * 17 Autres indices (crotte, carnet piégeage, etc.) A déterminer Tableau 12 : Indices de présence et codes associés selon le protocole de l ONCFS. Source : Office National de la Chasse et de Faune Sauvage III.1.4. Méthode d inventaire des chiroptères Méthodologie spécifique : 2 sites ont été visités de jour afin de rechercher et d inspecter, quand ils étaient accessibles, les gites potentiels pour les chiroptères (bâtiments, cabanons, ouvrages d art, arbres creux). L inventaire des espèces de Chiroptères a ensuite été réalisé en parcourant de nuit les sites à l aide d un détecteur à ultrasons Petterson D240X. Les cris sonar des chiroptères sont écoutés par hétérodynage : le détecteur rend audible des fréquences inaudibles à l oreille humaine, notamment audessus de 18 KHz. Les cris sélectionnés sont enregistrés sur une durée standard de 3,4 millisecondes. Puis ils sont transférés en expansion de temps x10 (la séquence est ralentie 10 fois, soit une séquence de 34 secondes) sur un enregistreur numérique Zoom H2. Chaque séquence est ensuite analysée à partir du logiciel BatSound Pro 3.31b. Cette méthode permet de déterminer la plupart des espèces en se basant sur l analyse de l ensemble des signaux d une séquence selon plusieurs paramètres : type de signal (fréquence modulée aplanie, fréquence modulée abrupte, quasi fréquence constante ou fréquence constante), récurrence, durée, largeur de bande, fréquence terminale, fréquence initiale et fréquence du maximum d énergie. Cependant, certaines espèces ne peuvent pas être différenciées si elles émettent dans des plages de fréquence communes. C est le cas dans la présente étude, des Pipistrelles de Nathusius et de Kuhl entre 38 et 40 KHz ainsi que du Minioptère de Schreibers avec la Pipistrelle commune (47-48 KHz) et avec la Pipistrelle pygmée (51-55 KHz). Dans ces conditions, on retient pour l inventaire le binôme d espèces considérées. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 59

Figure 3 : Sonogramme HENRIQUET, S., 2010 Réalisation : LPO PACA Pour exemple, la figure ci-dessus présente une partie du sonogramme d un enregistrement de cris de chauves-souris réalisé le 10 août 2010 aux abords de l épi de Redortier. Le temps est représenté en abscisse (en millisecondes) et la fréquence en ordonnée (en KHz). Le logiciel Batsound représente chaque signal en fonction de son intensité d énergie (échelle en haut à droite). Deux types d éléments différents apparaissent. La large bande verte horizontale (comprise entre 8 et 23 KHz donc en partie audible) en bas de la figure correspond aux cris de stridulations émis par les orthoptères (sauterelles et criquets). Ils constituent ici un fort bruit de fond et peuvent le cas échéant masquer les cris de certaines espèces de chiroptères. Les autres éléments qui nous intéressent sont les virgules comprises entre 30 et 70 KHz. Il s agit des cris sonar émis par 3 individus de 3 espèces de chiroptères : une Pipistrelle commune (signaux les plus haut en fréquence), une Pipistrelle de Kuhl ou de Nathusius (signaux intermédiaires) et un Vespère de Savi (signaux les plus bas en fréquence). Par ailleurs, il est possible de déterminer le comportement d une chauve-souris (approche, attaque et transit) selon le type de signal émis. De nombreuses d espèces (Pipistrelles, Vespère, Minioptère, Noctules, Sérotines) utilisent la fréquence modulée aplanie (FMA) lorsqu elles sont en chasse (approche et attaque) et la quasi fréquence constante (QFC) quand elles sont en transit. La figure 3 ci-dessus présente des signaux FMA émis en approche (signaux courts, intervalles restreints, largeurs de bande comprises entre 5 et 50 KHz).Ces signaux permettent d avoir une bonne vision auditive de l environnement proche. A contrario, des animaux en transit émettront en QFC 60 Indice B

(signaux plus longs, intervalles plus longs, fréquence plus basse, largeur de bande < 5 KHz) pour une perception d un environnement plus lointain. Figure 4 : Exemple d un faciès typique sur sonogramme d une attaque de Pipistrelle commune HENRIQUET, S., 2010 Réalisation : LPO PACA La figure 4 ci-dessus montre un extrait d enregistrement visualisant une attaque de Pipistrelle commune. Les axes des abscisses et des ordonnées ont été ajustés pour obtenir une fenêtre visuellement représentative mais les valeurs des axes ne correspondent pas à la réalité. De la gauche vers la droite, signaux réguliers d'approche puis accélération des signaux (réduction des intervalles et des largeurs de bande pour une image auditive plus précise d'un objet proche et en mouvement, l'insecte prédaté) puis reprise des signaux d'approche. Le grand trait jaune vers le bas juste après la séquence d'attaque est un artefact du micro. Le type de signaux sur l enregistrement aide donc aussi à définir si l individu est en chasse ou en transit. Dans le cadre de la présente étude environnementale, deux sites ont été inventoriés le 10 août 2010 : Site 1 : la voie ferrée et ses abords immédiats au lieu-dit «Milan». Le linéaire concerné s étend sur 1 083 mètres du point coté 86 à l est (passage à niveau) au point coté 84 à l ouest (pont sur la voie ferrée). Site 2 : l épi de Redortier et ses abords immédiats sur la piste qui parcourt la digue sur un axe Nord-est / Sud-ouest. III.1.5. Méthode d inventaire des Insectes Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 61

Lors de chacune des prospections dédiées à ce groupe, un inventaire exhaustif a été entrepris afin de lister les espèces présentes mais aussi les espèces potentielles sur le site de par la lecture des habitats pouvant accueillir ces dernières. Les deux dernières sorties se sont prolongées tard dans la nuit afin de mettre en place un piégeage lumineux sur le site dit de «l épi», qui correspond à l épi de Redortier. Pour chaque groupe d espèces, des périmètres d étude ont été déterminés après la prospection préalable du terrain. Grâce aux protocoles d inventaires utilisés, le fonctionnement des populations, c est-à-dire l étude de leurs déplacements, les principaux corridors utilisés, etc. ont pu être étudiés. Pour chaque espèce d insectes il a été indiqué si elle bénéficiait d un statut de protection ou non. Photo 1 : Mare au Sud de la zone d étude sur la commune de Cheval-Blanc. Source : Patrick Peters, juillet 2010, Cheval- Blanc (84) La recherche de ces cortèges d espèces a nécessité la mise en place de techniques d inventaires adaptées (capture au filet, identification, lâché), recherche des chenilles sur les plantes hôtes, identification aux jumelles des adultes volants, Plusieurs techniques adaptées ont été mises en œuvre pour les inventaires. 62 Indice B

III.1.5.1. Les Odonates Des captures au filet à insectes lors des journées ensoleillées et aux heures les plus propices (de 11h à 18h en été) ont été organisées. Les libellules ont pu être observées et déterminées en vol, à l aide d une paire de jumelles. Les individus observés dont l identification est délicate, ont été capturés, photographiés (au besoin) et déterminés à l aide d ouvrages spécifiques. La recherche de larves et d exuvies dans l eau permet de compléter utilement cet inventaire. III.1.5.2. Les Lépidoptères rhopalocères Les individus aperçus en vol ont été identifiés par simple observation visuelle (au moyen de jumelles si besoin). Dans les cas où l identification faisait appel à des critères morphologiques plus fins les spécimens ont été capturés à l aide de filets à papillons. III.1.5.3. Les Orthoptères Les inventaires ont été réalisés aux périodes de la journée les plus propices (période où les insectes sont les plus actifs), à savoir entre 11h et 18h en été et sous de bonnes conditions météorologiques (ciel dégagé, vent faible et températures oscillant entre 19 et 23 C). Au cours des prospections, tous les individus ont été capturés au filet et identifiés puis relâchés. Dans le cas des spécimens de détermination délicate, les spécimens ont été photographiés en vue d identification à l aide d ouvrages spécifiques. L'échantillonnage a été réalisé selon la méthode des relevés à vue. III.1.6. Méthode d inventaire des Amphibiens Du fait de leurs sensibilités écologiques strictes et du statut précaire de nombreuses espèces, les amphibiens constituent un groupe biologique présentant une grande sensibilité aux aménagements. La méthode de prospection lors de la période de chant des anoures ainsi que des points d'écoute en période favorable est très utilisée et efficace pour ce type d'inventaire. Des recherches nocturnes ont été menées pour compléter la méthode point d écoute (méthode pour les anoures) et pour connaître les espèces d urodèles sur les milieux aquatiques. Les inventaires concernant les amphibiens ont été faits au crépuscule, et pour certains la nuit. La capture des amphibiens et de leurs larves, à des fins d identification, se fait grâce à une épuisette ou un troubleau. Lors de leur manipulation, des précautions nécessaires ont été prises, se mouiller les mains et/ou utiliser des gants prophylactiques très lisses, car ils supportent mal la sueur humaine. Afin d éviter leur dessèchement ou leur réchauffement excessif, le temps des manipulations a été le plus court possible. Les larves ont été immédiatement placées dans des récipients remplis d eau après leur capture. Deux sorties de terrain ont eu lieu : les 8 et 29 juin 2010. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 63

III.1.7. Méthode d inventaire des reptiles Du fait de leurs sensibilités écologiques strictes et du statut précaire de nombreuses espèces, les reptiles constituent également un groupe biologique fortement sensible aux aménagements. Les prospections diurnes, dans les milieux ouverts et semi-ouverts ainsi que les zones humides, ont permis la localisation de la grande majorité des espèces de reptiles présentes dans la zone d étude. La recherche d indices de présence, telles que les mues, est importante du fait de la discrétion de ces espèces. La recherche de cadavres sur les routes a également été effectuée (les routes sont régulièrement traversées par les reptiles), mais aucun spécimen n a été trouvé. Enfin, 12 plaques d 1mx1m, ont été disposées à des endroits stratégiques dans la zone d étude, créant ainsi un habitat propice pour les reptiles (Annexe XXII, p118). Les prospections se sont étalées entre avril et juillet avec identification à vue lors de déplacements lents effectués dans les meilleures conditions d activité de ce groupe : temps «lourd», journées printanières et estivales chaudes. Les prospections diurnes permettent de localiser la grande majorité des espèces de reptiles présentes dans la zone d étude. C est donc lors de ces prospections que le plus grand nombre d espèces est observé. Photo 2 : Lézard des murailles (hors site d'étude). Source : Agence Gaïadomo, 2010 III.1.8. Méthode d inventaire des poissons Sur la Durance, à Cheval Blanc, l ONEMA possède une station de pêche électrique au niveau du camping des Genêts (au sud de la zone d'étude). L ONEMA a effectué des campagnes de pêches au cours des années : 1995 et 2003 à 2010. Les données dont nous disposons s arrêtent à 2008 incluse. 64 Indice B

A l exclusion du Canal Saint-Julien, qui est un canal d irrigation, il n existe pas d autre cours d eau dans la zone d étude. Chaque hiver, il est mis en chômage pour son entretien. La Durance n étant pas concernée par le projet, aucune campagne d'inventaire piscicole n'a eu lieu pendant cette prestation. Des tableaux en annexe présentent plus en détail les données récoltées par l ONEMA lors des pêches électriques de 1995 et 2003 à 2008, dans la Durance au niveau de la commune de Cheval-Blanc (station ONEMA 06840030). Les coordonnées de cette station de pêche sont : abscisse = 821225 et ordonnée = 1867673 (en Lambert II). La méthode utilisée par l ONEMA est la prospection à pied (ambiances), sur un passage. III.2. Résultats des inventaires naturalistes III.2.1. Les Habitats Tout comme pour les espèces floristiques, chaque habitat a été identifié. Seuls deux habitats présentent un intérêt particulier : Une zone humide à l extrême nord de la zone (code 15), composée de prairies humides méditerranéennes basses. Une ripisylve au sud de la digue de Redortier (code 5), composée de forêts méditerranéennes de Peupliers, d Ormes et de Frênes. Travaux de sécurisation de la voie ferrée de Cheval-Blanc - Evaluation des incidences Natura 2000 65

Carte 14 : Répartition des habitats sur la zone d étude, MENELLA, JY., 2013. Fond de carte : BD ORTHO Réalisation : Agence GaiaDomo 66 Indice B

Code Code Code Libellé Code Corine Typologie Corine EUR 27 1 Zones rudérales 87.2 2 Vergers 83.15 3 Pâturages à Ray-grass 38.11 4 Cultures avec marges de végétation spontanée 82.2 5 Forêts méditerranéennes de Peupliers, d'ormes et de Frênes 44.6 92A0 6 Fourrés médio-européens sur sol fertile 31.81 7 Serres et constructions agricoles 84.5 8 Villages x Jardins 86.2 x 85.3 9 Terrains en friches 87.1 10 Fossés et petits canaux 89.22 11 Plantations 83.3 12 Prairies sèches améliorées 81.1 13 Groupements méditerranéens subnitrophiles de graminées 34.81 14 Plantations de Robiniers 83.324 15 Prairies humides méditerranéennes basses 37.5 6420 16 Voies de chemin de fer, gares de triage et autres espaces ouverts 84.44 Tableau 13: Typologie des habitats rencontrés sur le site d étude Les «Prairies méditerranéennes basses» (Code Corine : 37.5 - Code EUR 27 : 6420) : Il s agit d un habitat de bas niveau topographique qui est relativement proche d une nappe d eau ou qui est rendu imperméable par un sol marneux. Cet habitat de zone humide est donc souvent engorgé en hiver avec des sols ici très marneux et donc très collants. En été, cet habitat est souvent complètement asséché avec des sols durs et craquelés qui ne laissent pas présupposer de son caractère humide. Il peut contenir des éléments patrimoniaux lorsqu il est en bon état de conservation et que la dynamique de la végétation n est pas trop avancée (fermeture du milieu). Sur le site d étude, cet habitat doit correspondre à d anciennes parcelles pâturées aujourd hui abandonnées. La dynamique de la végétation a entraîné une fermeture importante du milieu par le Choin noirâtre notamment (Schoenus nigricans L.) qui ne permet plus le développement de certaines espèces annuelles. Pour cette raison, cet habitat n a donc pas été jugé d intérêt communautaire dans cette étude (au sens des cahiers d habitats). Néanmoins, il constitue un habitat naturel remarquable qui pourrait être restauré. 67

Photo 3 : Prairie basse - Source : Nicolas Borel méditerranéenne Les «Forêts méditerranéennes de Peupliers, d'ormes et de Frênes» (Code Corine : 44.6 - Code EUR 27 : 92A0) : Cet habitat est très largement réparti dans les zones humides planitaires (de plaine) de Méditerranée. Plus que son originalité et sa rareté écologique, il constitue un habitat essentiel dans les hydrosystèmes notamment pour la faune et la stabilisation des berges. Cet habitat est assez dégradé notamment par des facteurs anthropiques (épi de Redortié) et par le régime naturel des crues. Néanmoins, les perturbations naturelles induites sur cet habitat font partie intégrante de sa dynamique. Cet habitat est essentiellement composé de l Aulne glutineux (Alnus glutinosa (L.) Gaertn.), du Frêne à petites feuilles (Fraxinus angustifolia Vahl), du Peuplier blanc (Populus alba L.), du Peuplier noir (Populus nigra L.), de l Orme champêtre (Ulmus minor Mill.), de la Laîche penchée (Carex pendula Huds.), de la Bonjeanie droite (Dorycnium rectum (L.) Ser.), du Lierre terrestre (Hedera helix L.), de l Iris des marais (Iris pseudacorus L.), de la Salicaire (Lythrum salicaria L.), de la Baldingère (Phalaris arundinacea L.). Un seul habitat d intérêt communautaire est donc présent sur la zone d étude, il s agit des «Forêts méditerranéennes de Peupliers, d'ormes et de Frênes». III.2.2. La Flore Le tableau 14 des espèces de flore recensées au titre de la bibliographie est présenté page suivante (source Silene flore). FAMILLE NOM ESPECE LATIN NOM ESPECE FR LOCALISATION (lieu-dit) Asteraceae Artemisia verlotiorum Lamotte, 1876 Armoise de Chine Milan 68 Indice B

FAMILLE NOM ESPECE LATIN NOM ESPECE FR LOCALISATION (lieu-dit) Poaceae Arundo donax L., 1753 Canne de Provence Milan Poaceae Avena barbata Pott ex Link, 1799 Avoine barbue Milan Ballota nigra subsp. meridionalis (Bég.) Bég., 1909 Ballote du Midi Milan Lamiaceae Poaceae Bromus hordeaceus L. subsp. hordeaceus Brome fausse Orge Milan Poaceae Bromus madritensis L., 1755 Brome de Madrid Milan Poaceae Bromus sterilis L., 1753 Brome stérile Milan Asteraceae Carduus pycnocephalus L., 1763 Chardon à capitules denses Milan Asteraceae Centaurea calcitrapa L., 1753 Centaurée Chausse-trape Milan Asteraceae Cirsium vulgare (Savi) Ten., 1838 Cirse à feuilles lancéolées Milan Rosaceae Crataegus monogyna Jacq., 1775 Aubépine à un style Milan Asteraceae Crepis bursifolia L., 1753 Crépide à feuilles de Capselle Milan Boraginaceae Cynoglossum creticum Mill., 1768 Cynoglosse de Crète Milan Geraniaceae Erodium cicutarium (L.) L'Her. subsp. cicutarium Bec-de-grue à feuilles de Ciguë Milan Rubiaceae Galium parisiense L. subsp. parisiense Gaillet d'angleterre Milan Poaceae Hordeum murinum L., 1753 Orge des rats Milan Asteraceae Lactuca serriola L., 1756 Laitue sauvage Milan Poaceae Lolium perenne L., 1753 Ray-grass anglais Milan Malvaceae Malva sylvestris L., 1753 Grande Mauve Milan Lamiaceae Marrubium vulgare L., 1753 Marrube blanc Milan Fabaceae Medicago sativa L. subsp. sativa Luzerne cultivée Milan Caryophyllaceae Petrorhagia saxifraga (L.) Link subsp. saxifraga Oeillet Saxifrage Milan Plantaginaceae Plantago lanceolata L., 1753 Plantain étroit Milan Fagaceae Quercus pubescens Willd., 1805 Chêne pubescent Milan Poaceae Rostraria cristata (L.) Tzvelev, 1971 Koelérie à crête Milan Asteraceae Senecio inaequidens DC., 1838 Séneçon de Mazamet Milan Brassicaceae Sisymbrium officinale (L.) Scop., 1772 Herbe aux chantres Milan Fabaceae Trifolium campestre Schreb., 1804 Trèfle des champs Milan Fabaceae Trifolium repens L., 1753 Trèfle blanc Milan Scrophulariaceae Verbascum sinuatum L., 1753 Molène sinuée Milan Aristolochiaceae Aristolochia rotunda L. subsp. rotunda Aristoloche à feuilles rondes Redortier Poaceae Avena barbata Pott ex Link, 1799 Avoine barbue Redortier Poaceae Bromus hordeaceus L. subsp. hordeaceus Brome fausse Orge Redortier Capsella bursa-pastoris (L.) Medik. subsp. bursa-pastoris Bourse-à-pasteur Redortier Brassicaceae Brassicaceae Lepidium draba L., 1753 Cardaire Drave Redortier Asteraceae Centaurea aspera L., 1753 Centaurée rude Redortier Asteraceae Chondrilla juncea L., 1753 Chondrille à tiges de Jonc Redortier Asteraceae Crepis bursifolia L., 1753 Crépide à feuilles de Capselle Redortier Asteraceae Crepis setosa Haller f., 1797 Crépide hérissée Redortier Dactylis glomerata subsp. hispanica (Roth) Nyman, 1882 Dactyle d'espagne Redortier Poaceae Brassicaceae Diplotaxis tenuifolia (L.) DC., 1821 Diplotaxis à feuilles étroites Redortier Apiaceae Foeniculum vulgare subsp. vulgare Fenouil Redortier Poaceae Hordeum murinum L., 1753 Orge des rats Redortier Poaceae Lolium perenne L., 1753 Ray-grass anglais Redortier Lotus corniculatus subsp. tenuis (Waldst. & Kit. ex Willd.) Berher, 1887 Lotier à feuilles étroites Redortier Fabaceae Malvaceae Malva sylvestris L., 1753 Grande Mauve Redortier Asteraceae Matricaria recutita L., 1753 Camomille sauvage Redortier Fabaceae Medicago polymorpha L., 1753 Luzerne à fruits nombreux Redortier Fabaceae Medicago rigidula (L.) All., 1785 Luzerne de Gérard Redortier Caryophyllaceae Petrorhagia prolifera (L.) P.W.Ball & Heywood, 1964 Oeillet prolifère Redortier 69

FAMILLE NOM ESPECE LATIN NOM ESPECE FR LOCALISATION (lieu-dit) Asteraceae Helminthotheca echioides (L.) Holub, 1973 Picride fausse Vipérine Redortier Poaceae Poa annua L., 1753 Pâturin annuel Redortier Poaceae Rostraria cristata (L.) Tzvelev, 1971 Koelérie à crête Redortier Rubiaceae Rubia tinctorum L., 1753 Garance des teinturiers Redortier Asteraceae Scorzonera laciniata L., 1753 Scorsonère à feuilles de Chausse-trape Redortier Scabiosa atropurpurea var. maritima (L.) Dipsacaceae Fiori, 1903 Scabieuse maritime Redortier Spergularia rubra (L.) J.Presl & C.Presl, 1819 Spergulaire rouge Redortier Caryophyllaceae Fabaceae Trifolium angustifolium L., 1753 Trèfle à feuilles étroites Redortier Fabaceae Trifolium campestre Schreb., 1804 Trèfle des champs Redortier Fabaceae Trifolium pratense L., 1753 Trèfle commun Redortier Fabaceae Trifolium repens L., 1753 Trèfle blanc Redortier Tableau 14 : Espèces floristiques citée dans la bibliographie sur le site d études de Cheval Blanc. Source : Silène flore Un inventaire de la flore présente sur la zone d emprise du projet a donc été mené (Cf. annexe 1). Seules 3 espèces, appartenant toutes à la famille des Orchidacées ou Orchidées, sont inscrites à l annexe B du CITES (Convention sur la commercialisation des espèces) : Anacamptis pyramidalis (L.) Rich. subsp. Pyramidalis ou Orchis pyramidal, Himantoglossum hircinum (L.) Spreng. ou Orchis bouc, Ophrys scolopax Cav. ou Ophrys bécasse. L Orchis pyramidal se rencontre souvent dans les herbages et les forêts claires. La disposition de ses fleurs, en pyramide, lui vaut son nom et la caractérise. Son éperon est fin, long et horizontal, les sépales externes sont étalés et le labelle est trilobé et rose. L Orchis bouc peut atteindre 1 m de hauteur et se caractérise par une odeur forte, proche de celle du bouc. Ses feuilles sont d un vert grisâtre et son inflorescence, cylindrique est composée de fleurs dans les tons verts et bordées de pourpre. Ses sépales et externes forment un casque et le labelle spiralé est très long (5cm) et à l horizontal lors de la floraison. Son habitat est constitué de pelouses, friches, prairies maigres ou talus, sur un substrat calcaire. L Ophrys bécasse est une plante des pelouses sèches sur sols calcaires. Son labelle est trilobé et ses bords sont rabattus latéralement. Cette plante moyenne à tige élancée, a une inflorescence qui peut être composée de 3 à une dizaine de fleurs. 70 Indice B

Photo 4 : Ophrys bécasse rencontrée sur le site d étude Source : Patrick Peters, juin 2010, Cheval-Blanc (84) Bien que ces trois espèces soient listées au CITES, elles ne constituent pas ici des enjeux réglementaires ou de patrimonialité. En effet, ces trois espèces d orchidées sont largement répandues sur le territoire métropolitain et tout particulièrement en région méditerranéenne. Les espèces potentielles : Compte tenu des habitats en présence, plusieurs espèces réglementaires ou patrimoniales auraient pu potentiellement être présentes. Il s agit notamment d espèces de zones rudérales comme le Chardon à épingles (Carduus acicularis Bertol.) ou d espèces de friches comme l Alpiste aquatique (Phalaris aquatica L.) ou l Alpiste paradoxal (Phalaris paradoxa L.) De plus, la nature des habitats ne permet pas de supposer la présence d espèces patrimoniales plus vernales (notamment les différentes espèces de Gagées), qui n ont pas été recherchées dans cette étude compte tenu des délais impartis. III.2.3. Les Oiseaux La bibliographie fait état de la présence des espèces suivantes sur le secteur d étude (Cf. tableau 15 page suivante). NOM ESPECE LATIN NOM ESPECE FR LOCALISATION COMMUNE EFFECTIF (lieu-dit) Corvus corone Corneille noire Les Iscles Orgon 15 Larus michahellis Goéland leucophée Les Iscles Orgon 1 Casmerodius albus Grande Aigrette Les Iscles Orgon 1 Ardea cinerea Héron cendré Les Iscles Orgon 2 Pica pica Pie bavarde Les Iscles Orgon 1 Erithacus rubecula Rougegorge familier Les Grandes Terres Cheval-Blanc 1 71

Emberiza cirlus Bruant zizi Les Grandes Terres Cheval-Blanc 1 Erithacus rubecula Rougegorge familier Les Grandes Terres Cheval-Blanc 1 Carduelis chloris Verdier d'europe Les Grandes Terres Cheval-Blanc 1 Falco tinnunculus Faucon crécerelle Redortier Cheval-Blanc 1 Buteo buteo Buse variable Redortier Cheval-Blanc 1 Cettia cetti Burscarle de Cetti Redortier Cheval-Blanc 1 Corvus corone Corneille noire Redortier Cheval-Blanc 4 Dendrocopos minor Pic épeichette Redortier Cheval-Blanc 1 Erithacus rubecula Rougegorge familier Redortier Cheval-Blanc 1 Carduelis chloris Verdier d'europe Redortier Cheval-Blanc 1 Pernis apivorus Bondrée apivore Les Grandes terres Cheval-Blanc 2 Pernis apivorus Bondrée apivore Les Iscles Orgon 2 Aegithalos caudatus Mésange à longue queue Redortier Cheval-Blanc Cettia cetti Bouscarle de Cetti Redortier Cheval-Blanc Erithacus rubecula Rougegorge familier Redortier Cheval-Blanc Luscinia megarhynchos Rossignol philomèle Redortier Cheval-Blanc Merops apiaster Guêpier d'europe Redortier Cheval-Blanc Parus caeruleus Mésange bleue Redortier Cheval-Blanc Parus major Mésange charbonnière Redortier Cheval-Blanc Picus viridis Pic vert Redortier Cheval-Blanc Sturnus vulgaris Étourneau sansonnet Redortier Cheval-Blanc Sylvia atricapilla Fauvette à tête noire Redortier Cheval-Blanc Turdus merula Merle noir Redortier Cheval-Blanc Tableau 15 : Espèces d oiseaux citées dans la bibliographie sur le site d études de Cheval Blanc. (Source Faune Paca et Silène faune) Les prospections ont permis de contacter 38 espèces d oiseaux (Cf. Tableau 16 ci-dessous) : 72 Nom scientifique Motacilla cinerea Ixobrychus minutus Cettia cetti Emberiza cirlus Buteo buteo Carduelis carduelis Strix aluco Corvus corone Sturnus vulgaris Falco tinnunculus Falco subbuteo Sylvia atricapitta Sylvia melanocephala Garrulus glandarius Certhia brachydactyla Merops apiaster Hirundo rustica Hippolais polyglotta Oriolus oriolus Alcedo atthis Turdus merula Parus caeruleus Parus major Milvus migrans Charadrius dubius Dendrocopos major Dendrocopos minor Picus viridis Nom vernaculaire Bergeronnette des ruisseaux Blongios nain Bouscarle de Cetti Bruant zizi Buse variable Chardonneret élégant Chouette hulotte Corneille noire Etourneau sansonnet Faucon crécerelle Faucon hobereau Fauvette à tête noire Fauvette mélanocéphale Geai des chênes Grimpereau des jardins Guêpier d'europe Hirondelle rustique Hypolaïs polyglotte Loriot d'europe Martin-pêcheur d'europe Merle noir Mésange bleue Mésange charbonnière Milan noir Petit Gravelot Pic épeiche Pic épeichette Pic vert Indice B

Nom scientifique Nom vernaculaire Pica pica Pie bavarde Columba palumbus Pigeon ramier Coracias garrulus Rollier d'europe Luscinia megarhynchos Rossignol philomèle Erithacus rubecula Rougegorge familier Acrocephalus arundinaceus Rousserolle turdoïde Serinus serinus Serin cini Sterna hirundo Sterne pierregarin Sreptopelia turtur Tourterelle des bois Sreptopelia decaocto Tourterelle turque Tableau 16 : Les 38 espèces d Oiseaux contactées sur les sites Site 1 : linéaire de voie ferrée de «Milan» La voie ferrée et ses abords immédiats ne présentent aucun enjeu particulier en termes d avifaune. Seules quelques espèces communes ont pu y être notées (Serin cini, Pigeon ramier, Tourterelle turque, etc.). Carte 15 : Localisation de la prospection sur le linéaire de voie ferrée. FLITTI, A., 2010. Fond de carte : Géoportail Réalisation : LPO PACA Site 2 : Epi de Redortier La présence d une ripisylve et d un sous-bois dense, en particulier sur la partie proximale de la Durance, engendre la présence d une avifaune remarquable, typique des ripisylves de Durance. Loriot, Pics, Rollier, Milan noir ou encore Chouette hulotte nichent dans les peupliers. Un couple de Faucon hobereau a été observé mais sans possibilité de trouver son nid. Par ailleurs, les arbres servent de perchoir aux Guêpiers nichant à proximité. 73

Carte 16 : Localisation de la prospection sur l épi de Redortier. FLITTI, A., 2010. Fond de carte : Géoportail Réalisation : LPO PACA Site 3 : Durance Le lit de la Durance, ainsi que le bras mort et la ripisylve abritent une avifaune classique, à fort enjeu : petit gravelot, Sterne, Blongios, Rollier, Guêpier. Espèces Voie ferrée Digue de Redortier Durance Bergeronnette des ruisseaux Alimentation Alimentation Blongios nain Nicheur Bouscarle de Cetti Nicheur Nicheur Bruant zizi Chanteur Buse variable Vol Chardonneret élégant chanteur Chouette hulotte Nicheur Corneille noire Alimentation Nicheur Vol Etourneau sansonnet Nicheur Faucon crécerelle Chasse Chasse Faucon hobereau Nicheur? Fauvette à tête noire Chanteur chanteur Fauvette mélanocéphale Alimentation Chanteur Geai des chênes Nicheur Grimpereau des jardins Nicheur Guêpier d'europe Perchoir Colonie de nidification (20 cp) Hirondelle rustique Alimentation Alimentation Hypolaïs polyglotte Chanteur Loriot d'europe Nicheur (3 cp) Martin-pêcheur d'europe Alimentation Nicheur Merle noir Nicheur Alimentation 74 Indice B

Espèces Voie ferrée Digue de Redortier Durance Mésange bleue Chanteur chanteur Mésange charbonnière Nicheur Alimentation Milan noir Nid Chasse Petit Gravelot Nicheur Pic épeiche Nicheur Pic épeichette Nicheur Pic vert Nicheur Pie bavarde Nicheur Alimentation Pigeon ramier Vol Nicheur Vol Rollier d'europe Nicheur (1 cp) Rossignol philomèle Chanteur chanteur Rougegorge familier Chanteur Rousserolle turdoïde Chanteur (3 cp) Serin cini Alimentation Chanteur Alimentation Sterne pierregarin Nicheur Tourterelle des bois Nicheur Alimentation Tourterelle turque Chanteur Tableau 17 : Liste des espèces d oiseaux contactées sur les 3 sites de la zone d étude Légende des types de contacts établis : Alimentation : oiseau vu en phase de nourrissage Nicheur : l espèce niche sur le site (d après son comportement) Vol : oiseau vu en vol de déplacement Chasse : oiseau vu en action de chasse Chanteur : oiseau chantant, indiquant qu il niche à proximité (contact auditif) Nid : nid trouvé? : Forte présomption Le statut de ces espèces est présenté dans le tableau 18 suivant : Espèce Protection nationale Directive Oiseaux Liste rouge nationale Bergeronnette des ruisseaux Oui LC Blongios nain Oui Annexe 1 NT Bouscarle de Cetti Oui LC Bruant zizi Oui LC Buse variable Oui LC Chardonneret élégant Oui LC Chouette hulotte Oui LC Corneille noire Non LC Etourneau sansonnet Non LC Faucon crécerelle Oui LC Faucon hobereau Oui LC Fauvette à tête noire Oui LC Fauvette mélanocéphale Oui LC Geai des chênes Non LC Grimpereau des jardins Oui LC Guêpier d'europe Oui LC Hirondelle rustique Oui LC Hypolaïs polyglotte Oui LC Loriot d'europe Oui LC 75

Espèce Protection nationale Directive Oiseaux Liste rouge nationale Martin-pêcheur d'europe Oui Annexe 1 LC Merle noir Non LC Mésange bleue Oui LC Mésange charbonnière Oui LC Milan noir Oui Annexe 1 LC Petit Gravelot Oui LC Pic épeiche Oui LC Pic épeichette Oui LC Pic vert Oui LC Pie bavarde Non LC Pigeon ramier Non LC Rollier d'europe Oui Annexe 1 NT Rossignol philomèle Oui LC Rougegorge familier Oui LC Rousserolle turdoïde Oui VU Serin cini Oui LC Sterne pierregarin Oui Annexe 1 LC Tourterelle des bois Non LC Tourterelle turque Non LC Tableau 18 : Statuts de protection des espèces Légende des catégories de la liste rouge de l UICN (pour celles présentes dans le tableau 16) : CR : en danger critique EN : en danger VU : vulnérable NT : quasi menacée (espèce proche du seuil des espèces menacées ou qui pourrait être menacée si des mesures de conservation spécifiques n étaient pas prises). LC : préoccupation mineure (espèce pour laquelle le risque de disparition en France est faible). Six espèces à enjeux sont présentes sur la zone d étude dont 4 nichent le long de la digue de Redortier : Blongios nain, Sterne pierregarin, Guêpier d Europe, Loriot d Europe, Milan noir, Pic épeichette et Rollier d Europe. 76 Indice B

Carte 17 : Localisation des espèces d oiseaux à enjeu sur le site d études de Cheval Blanc - Réalisation : Agence Gaïadomo 77

III.2.4. Les Mammifères Le Chevreuil européen (Capreolus capreolus), le Sanglier d Europe (Sus scrofa), l Ecureuil roux (Sciurus vulgaris) et le Blaireau européen (Meles meles), sont des espèces dont la présence est avérée sur le territoire de la commune de Cheval Blanc au niveau des collines du Petit Luberon. (source Faune Paca et Silene faune) Ces espèces n ont pu être contactées sur la zone d étude, bien que le sanglier et le blaireau soient fortement potentiels dans la zone. Campagnol amphibie (Arvicola sapidus) Des efforts de prospections sur la présence du Campagnol amphibie ont été réalisés. Ces prospections consistaient en la recherche d indices de présence de l espèce (crottiers) sur les berges des canaux d irrigation, et des cours d eau lents de la zone. Plusieurs milieux susceptibles d accueillir cette espèce ont été répertoriés dans le site Natura 2000 de la Durance FR9301589. Ces milieux sont des canaux d irrigation en connexion avec le canal principal du secteur, qu est le canal St Julien. Ce dernier est certainement trop aménagé pour la présence du campagnol amphibie (zones en béton, débit important). En revanche, les canaux annexes traversant les vergers semblent beaucoup plus adaptés pour l espèce sans pour autant que la présence d individus ait été détectée. Il est possible que l entretien de ces canaux (fauchages, curetage) mais aussi la régulation du niveau d eau (assèchements temporaires) nuisent à l établissement de l espèce dans ce secteur. De plus une prospection sur les bords des deux plans d eau proches du camping des genêts n a fourni aucun indice de présence du campagnol amphibie. L espèce ne semble donc pas présente aux abords de la zone susceptible d accueillir des travaux. Pour rappel cette espèce non protégée est considérée comme menacée (Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine). Castor d Eurasie ou Castor d Europe (Castor fiber) Concernant le Castor d Eurasie, plusieurs traces de présence ont été trouvées sur les bords de la Durance. Cela confirme son implantation dans le site Natura 2000 de la Durance FR9301589. Les traces détectées sont avant tout des traces de débris végétaux qui sont observables en particulier : sur la rive gauche de la Durance entre les deux ponts SNCF, sur les deux berges en amont du premier pont TGV. 78 Indice B

Carte 18 : Localisation des traces de Castor sur le site d études de Cheval Blanc - Réalisation : Agence Gaïadomo 79

Il semble intéressant de noter que les berges sont en général bien appropriées pour l alimentation du Castor avec la présence de ripisylves. De plus certaines zones d eau plus calmes situées plus en amont des deux ponts (Iscles du Bel Hoste par exemple) peuvent être plus appropriées pour l établissement de terriers et de huttes. En revanche la rive droite comporte une large zone beaucoup moins favorable à la fréquentation des castors. Cette zone débute à quelques centaines de mètres en amont du pont TGV sur environ 500 mètres, avec une quasi-absence d espèces ligneuses adaptées à l alimentation des castors. Statuts et protection du Castor d Eurasie : Le Castor est inscrit à l Annexe II de la convention de Washington, à l Annexe II de la Convention de Berne (1979), et aussi aux Annexes II et IV de la Directive Habitats Faune Flore 92/43/EC (1992), en vue de la conservation et de la restauration de la biodiversité de l Union Européenne. Il est également protégé nationalement par l Art. 2 de l arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection. Il est considéré comme menacé par la Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine. Cela fait de lui une espèce à prendre en compte de façon prioritaire dans l optique des travaux de fiabilisation de la voie ferrée. Écureuil roux (Sciurus vulgaris) L Écureuil roux est présent sur le site d étude. Un individu de petite taille, écrasé sur la route au niveau du lieu-dit de Redortier, atteste de sa présence. Cette espèce est protégée nationalement par l Art. 2 de l arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection. Il est également classé en Annexe III de la convention de Berne. Loutre d Europe (Lutra lutra) Des recherches ciblées sur la présence de la Loutre ont été effectuées. Ces prospections ont consisté à rechercher des épreintes de cette espèce sur les berges de la Durance. Ces recherches n ont donné aucun résultat permettant d affirmer sa présence sur le site. Néanmoins, l historique de répartition, et la tendance à la recolonisation de l espèce sur l ensemble du territoire français impose de prendre en compte la possible future recolonisation de la Loutre dans la Durance, et donc dans le secteur de Cheval Blanc. Pour rappel cette espèce protégée nationalement par l Art. 2 de l arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités de leur protection, est inscrite à l Annexe I de la convention de Washington, à l Annexe II de la Convention de Berne (1979), et aussi aux Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore 92/43/EC (1992). La Loutre est considérée comme menacée par la Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine. 80 III.2.5. Les Chiroptères Indice B

Site 1 : linéaire de voie ferrée de «Milan» Trois passages bétonnés perpendiculaires à la voie ferrée ont été expertisés. Carte 19 : Localisation des passages sous la voie ferrée au lieu-dit «Milan». HENRIQUET, S., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : LPO PACA Passage A : aucun chiroptère ni guano présent. Le joint dans le tablier de la martelière (côté sud) est peu favorable (espacement important). Pas d autre gite favorable repéré. Photo 5 : Passage A vu côté Sud. Source : S. Henriquet LPO PACA, le 10/08/2010, Cheval-Blanc (84) 81

Passage B : aucun chiroptère ni guano présent. Le tablier de la martelière (côté sud) est fracturé, le joint n est plus favorable. Pas d autre gite favorable repéré. Photo 6 : Passage B vu coté Sud Source : S. Henriquet LPO PACA, le 10/08/2010, Cheval-Blanc (84) Passage C : aucun chiroptère ni guano présent. Le joint dans le tablier de la martelière (côté sud) est peu favorable (espacement important). Pas d autre gite favorable repéré. Photo 7 : Passage C vu coté Sud. Source : S. Henriquet LPO PACA, le 10/08/2010, Cheval-Blanc (84) Site 2 : Epi de Redortier Un cabanon en contrebas de la digue a été visité. Aucune chauve-souris n a été contactée mais des grains de guano ont été repérés au sol. La porte maintenue entrouverte ainsi que le conduit de cheminée permettent l accès aux chiroptères. La haie de peupliers blancs bordant la digue présentait quelques arbres morts avec cavités potentielles mais inaccessibles. 82 Indice B

Carte 20 : Localisation du cabanon au bord de la digue de Redortier HENRIQUET, S., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : LPO PACA III.2.5.1. Prospections nocturnes Le linéaire de la voie ferrée (site 1) et l épi de Redortier (site 2) ont été parcourus au cours de la soirée, entre 21h25 (premier chiroptère en vol) et 00h30. Le site 2 a été privilégié, notamment entre le cabanon et l extrémité Sud-ouest de l épi, en raison d un habitat a priori favorable comme zone de chasse pour les chauves-souris (haie arborée de peupliers blancs (Populus alba) âgés et petit canal sur le bord Est de la digue, haie de Canne de Provence (Arundo donax), buissonnante ou arborée suivant les endroits bordant un verger puis une parcelle de céréales à l ouest. Dans le tableau 19 ci-dessous, l inventaire des chiroptères contactés et leur comportement : Nom vernaculaire Nom scientifique Site 1 Voie ferrée Site 2 Digue de de Milan Redortier Sérotine commune Eptesicus serotinus Transit Pipistrelle commune Pipistrellus pipistrellus Chasse Chasse Pipistrelle commune / Pipistrellus pipistrellus / Minioptère de Schreibers Miniopterus schreibersi Transit Pipistrelle de Kuhl Pipistrellus kuhli Chasse Pipistrelle de Kuhl / Nathusius Pipistrellus kuhli / nathusii Chasse Chasse Vespère de Savi Hypsugo savii Chasse Minioptère de Schreibers Miniopterus schreibersi Chasse Minioptère de Schreibers / Miniopterus schreibersi Pipistrelle pygmée /Pipistrellus pygmaeus Chasse Tableau 19 : Liste des espèces de Chiroptères contactées sur les 2 sites de la zone d étude Site 1 : 83

Les résultats de l inventaire sur ce site sont limités à deux espèces communes et généralistes, les Pipistrelles communes (P. pipistrellus) et de Kuhl (P. kuhli). Le binôme Pipistrelle de Kuhl / Nathusius correspond à des enregistrements pour lesquels ces deux espèces n ont pas pu être différenciées. Par ailleurs, l activité des chauves-souris était faible avec quelques pipistrelles en chasse sur deux zones restreintes. Le vent régulier de secteur sud a probablement perturbé les chiroptères ce soir-là. Carte 21 : Zones de chasse des Chiroptères sur le site 1 lors de l inventaire du 10 août 2010. HENRIQUET, S., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : LPO PACA Zone de chasse 1 : 2 haies bordant la petite route longeant la voie ferrée par le sud, une haie de jeunes peupliers au sud de la route et une haie de petits platanes au nord. Les espèces contactées sont : Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl et Pipistrelle de Kuhl/Nathusius. Zone de chasse 2 : zone de gravats et végétation maigre à proximité immédiate d une habitation clôturée. Une espèce contactée : Pipistrelle de Kuhl. Site 2 : Epi de Redortier La structure du site détermine l utilisation qu en font les chauves-souris. Trois entités ont pu être dégagées en fonction de l activité chiroptérologique enregistrée. 84 Indice B

Carte 22 : Zones de transit et de chasse des Chiroptères sur le site 2 lors de l inventaire du 10 août 2010. HENRIQUET, S., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : LPO PACA Piste sur l épi (flèches bleues sur la carte 4) : La piste sur la digue bordée de haies arborées et arbustives de part et d autre constitue un couloir, parfois un tunnel utilisé comme voie de transit privilégiée mais aussi une zone de chasse. En effet, la piste est longée à l est par une haie arborée de peupliers blancs âgés ainsi que par un canal végétalisé. Ces habitats sont très favorables à la présence d insectes qui constituent l alimentation des Chiroptères. 85

Les espèces contactées sont : Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl / Nathusius, Vespère de Savi, Minioptère de Schreibers, Sérotine commune. Clairière (cercle jaune) : A l extrémité sud-ouest de l épi s ouvrent une clairière et un passage pour accéder au champ de céréales. Cette zone réduite présentait une forte activité des chiroptères (contacts permanents lors de l écoute) comme zone de chasse. Les espèces contactées sont : Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl / Nathusius, Vespère de Savi, Minioptère de Schreibers / Pipistrelle pygmée. Lisière (rectangles verts) : La haie de Canne de Provence arbustive ou arborée sur le bord ouest de la digue en lisière du champ de céréale fauché présentait, comme la clairière sus citée, une forte activité chiroptérologique. Cette lisière constitue typiquement un écotone riche en insectes et utilisé par les chauves-souris pour s alimenter. Les espèces contactées sont : Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl / Nathusius, Vespère de Savi, Minioptère de Schreibers / Pipistrelle pygmée. 86 Indice B

III.2.5.2. Statuts des espèces contactées Espèces Protection nationale Directive Habitat Liste rouge nationale Sérotine commune oui Annexe IV A surveiller Pipistrelle commune oui Annexe IV A surveiller Pipistrelle de Kuhl oui Annexe IV A surveiller Vespère de Savi oui Annexe IV A surveiller Minioptère de Schreibers oui Annexe II, IV Vulnérable Tableau 20 : Statuts de protection des espèces de Chiroptères contactées sur la zone d étude III.2.5.3. Espèces à enjeux patrimoniaux Le Minioptère de Schreibers Miniopterus schreibersi Cette chauve-souris de taille moyenne a des ailes longues et étroites lui permettant de réaliser de grands déplacements. C est une espèce strictement cavernicole et principalement méditerranéenne. En région PACA, l'espèce a été observée dans tous les départements mais fréquente principalement des altitudes inférieures à 600 m. Les colonies de reproduction connues se situent dans le Var, les Alpes de Haute Provence et les Alpes Maritimes (Groupe Chiroptère de Provence, 2010). L espèce est très sociable, tant en hibernation qu en reproduction. Ses rassemblements comprennent fréquemment plus d un millier d individus (2 000 à 2 700 au mètre carré). Il fréquente les grottes naturelles, les tunnels ou les anciennes mines. Il utilise, au cours de l année, un réseau de gîtes distants de quelques kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres. Le Minioptère se déplace et chasse généralement en hauteur (environ 5 m), en traversant parfois de grandes étendues sans arbre. Son vol est rapide (pouvant atteindre jusqu à 60 km/h) et direct. Son régime alimentaire est très spécialisé, il se nourrit presque exclusivement de Lépidoptères (76 % à 95 % du volume selon les études réalisées en France). Les terrains de chasse n ont pas fait l objet de beaucoup d études : les études de radiopistage réalisées en Rhône-Alpes dans le cadre du programme LIFE «Conservation de trois Chiroptères cavernicoles dans le Sud de la France : Rhinolophe euyrale, Murin de Capaccini et Minioptère de Schreibers» montrent que les femelles gestantes et allaitantes utilisent beaucoup les milieux urbains éclairés artificiellement, les forêts de feuillus présentant des lisières et les vergers, parcs, cultures et prairies présentant des lisières. Les individus suivent généralement les linéaires forestiers (par exemple une route bordée de buissons et d arbres), empruntant des couloirs parfois étroits au sein de la végétation. Les "routes de vol" peuvent être utilisées par des milliers d'individus pour rejoindre leurs terrains de chasse. Le Minioptère évite les milieux homogènes. 87

88 Carte 23 : Localisation des zones de présence des Chiroptères sur le site d études de Cheval Blanc - Gaïadomo. Indice B

Carte 24 : Localisation des enjeux pour les Chiroptères sur le site d études de Cheval Blanc - Gaïadomo. 89

Seules quelques dizaines de cavités accueillent en France d importants regroupements de Minioptères, ce qui leur confère une grande vulnérabilité. En effet, le dérangement et la fermeture inadaptée, voire la destruction des gîtes pour des raisons de sécurité publique (anciennes mines), ont d importantes conséquences sur le Minioptère de Schreibers. Les habitats de chasse sont également touchés. L homogénéisation des peuplements forestiers, l enrésinement, ou encore la destruction des linéaires boisés et l utilisation des insecticides entraînent une diminution des proies disponibles (Nemoz & Brisorgueil, 2008). III.2.6. Les Insectes Trois campagnes se sont déroulées les 22 juin, 15 juillet et 11 août 2010. III.2.6.1. Odonates Méthodologie spécifique : Les captures ont été réalisées à l aide de filets à insectes, lors de journées ensoleillées et aux heures les plus propices, c est-à-dire entre 11h et 18h en été. Les individus capturés ont été déterminés à l aide d ouvrages spécifiques, ou observés et déterminés en vol, à l aide d une paire de jumelles. Le site est riche en espèces d odonates : l inventaire ne compte pas moins de 13 espèces. Calopteryx haemorrhoidalis ou Caloptéryx hémorrhoïdal Photo 8 : Calopteryx haemorrhoidalis - Source : Patrick Peters, Cheval-Blanc (84) 90 Calopteryx splendens ou Caloptéryx éclatant Crocothemis erythraea ou Crocothemis écarlate Ischnura elegans ou Agrion élégant Lestes viridis ou Leste vert Libellula quadrimaculata ou Libellule à quatre tâches Orthetrum cancellatum ou Orthétrum bleuissant Indice B

Photo 9 : Orthetrum cancellatum ou Orthétrum bleuissant - Source : Patrick Peters Platycnemis latipes ou Agrion blanchâtre Sympetrum depressiusculum ou Sympétrum à corps déprimé Sympetrum fonscolombii ou Sympétrum à nervures rouges Sympetrum méridionale Sympetrum pedemontanum ou Sympétrum du Piémont Sympetrum sanguineum ou Sympétrum sanguin Deux autres genres ont été mis en évidence lors des inventaires mais les individus étaient bien trop éloignés pour une identification certaine de l espèce : Anax et Gomphus Il est à noter la présence exceptionnelle du Sympetrum pedemontanum ou le Sympétrum du Piémont qui est une espèce très localisée en France. Sur le site de l étude, elle est abondante sur les lieux de reproduction, notamment autour de la mare au Sud-Ouest de l épi. Cette espèce est citée dans les différents inventaires ZNIEFF de la commune de Cheval-Blanc comme une «espèce remarquable» (Lescalier, Roux, Beltra, 1 er janvier 1988). Espèce Latitude Longitude Sympétrum du Piémont 43 47 02 54 N 05 03 59 31 E Sympétrum du Piémont 43 47 02 03 N 05 04 00 99 E Sympétrum du Piémont 43 46 57 51 N 05 04 26 30 E Tableau 21 : Localisation par points GPS de l espèce Sympétrum du Piémont sur le site 91

Photo 10 : Sympetrum pedemontanum ou Sympétrum du Piémont - Source : Patrick Peters Zone humide Carte 25 : Localisation de l espèce Sympétrum du Piémont sur le site HUET, C., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : Agence GaiaDomo 92 Indice B

Toutefois, il n apparaît pas dans la prospection de ces trois jours de terrain, d autres espèces remarquables ou déterminantes, répertoriées sur les différents sites ZNIEFF (Lescalier, Roux, Beltra, juillet 2008) englobant la commune de Cheval Blanc, comme : Coenagrion caerulescens ou Agrion bleuâtre Coenagrion mercuriale ou Agrion de Mercure. Espèce protégée par la Directive Habitats- Faune-Flore Annexe II, par la Convention de Berne Annexe II et par l Arrêté du 23 avril 2007. Cordulegaster boltoni immaculifrons Oxygastra curtisii ou Cordulie à corps fin. Espèce protégée par la Directive Habitats-Faune- Flore Annexes II et IV, ainsi que par la Convention de Berne Annexe II et l Arrêté du 23 avril 2007 fixant les listes des insectes protégés sur le territoire. Elles n ont pas été trouvées lors de notre étude sur le site. III.2.6.2. Orthoptères Méthodologie spécifique : Il a été appliqué la méthode d Indice Linaire d Abondance (ILA). Plusieurs trajets de 20 mètres établis ont été effectués à l aide d un décamètre. Durant ces trajets, tous les individus ont été identifiés et comptabilisés. Dans le cas des spécimens de détermination délicate, ils ont été capturés pour être identifiés ultérieurement. Un échantillonnage selon la méthode des relevés à vue et à l'ouïe (chant) a également été réalisé. Tous les inventaires d Orthoptères ont été réalisés aux périodes de la journée les plus propices (période où les insectes sont les plus actifs), à savoir entre 11h et 18h en été et sous de bonnes conditions météorologiques (ciel dégagé, vent faible et températures oscillant entre 19 et 23 C). Les nombreuses friches sèches sont l habitat de nombreux Orthoptères, notamment des espèces de Caelifères. De nombreuses espèces d Oedipa ou d Œdipe sont présentes sur le site notamment sur les voies d accès au Sud de la zone d étude mais également dans les milieux ouverts et les bas-côtés des chemins. 93

Photo 11 : Milieu sec et habitat des nombreux orthoptères notamment du genre Oedipa. Source : Patrick Peters, juillet 2010, Cheval-Blanc (84) Photo 12 : Oedipa sp. - Source : Patrick Peters, juillet 2010, Cheval-Blanc (84) Le site semble assez riche pour accueillir une espèce protégée et entomophage répertoriée sur les différents sites ZNIEFF englobant la commune de Cheval-Blanc : Saga pedo ou la Magicienne dentelée. Espèce protégée par la Directive Habitat-Faune-Flore Annexe IV ainsi que la Convention de Berne Annexe II et l Arrêté du 23 avril 2007. Toutefois elle n a pas été trouvée lors de notre étude sur le site, tant sous sa forme larvaire que sous sa forme adulte. 94 Indice B

III.2.6.3. Lépidoptères rhopalocères et hétérocères Méthodologie spécifique aux rhopalocères : L identification de ces lépidoptères s est faite d une part, par la reconnaissance d individus en vol, d autre part, par la capture avec des filets à papillons. Des ouvrages spécifiques ont permis de procéder à l identification des spécimens sur place. Méthode spécifique aux hétérocères : La méthode des pièges lumineux a été pratiquée la nuit. En projetant une source lumineuse derrière un drap suspendu, les insectes sont irrémédiablement attirés. En réalisant cet inventaire une nuit sans lune, il a été possible d identifier plus d espèces. Le site présente une partie très ouverte au Sud, milieu très favorable aux papillons. En effet sur ces pelouses très sèches, de nombreuses plantes mellifères attirent à la fois les lépidoptères diurnes et nocturnes. Photo 13 : Didymaeformia didyma ou Mélitée orangée - Source : Patrick Peters, 2010 Sur les trois jours de prospection diurnes et les deux nuits, deux espèces remarquables et protégées ont été mises en évidence. Il s agit de : Zerinthia polyxena ou la Diane, et Euplagia quadripunctaria ou l Ecaille chinée. 95

Carte 26 : Localisation de la Diane (rouge) et de l Ecaille chinée (jaune) HUET, C., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : Agence GaiaDomo Zerinthia polyxena ou la Diane (en rouge sur la carte) : cette espèce a été notée au sud de l épi en limite de la forêt de peupliers, entre l interphase prairies et sous-bois. De plus, de nombreuses plantes nourricières ont été répertoriées sur la zone d étude. Elle est protégée par l annexe IV de la Directive Habitats, par l annexe II de la Convention de Berne et par l Arrêté du 23 avril 2007. Localisation du point contact avec la Diane : 43 46 53 50 N et 05 04 27 51 E. Euplagia quadripunctaria ou l Ecaille chinée (en jaune sur la carte) : cette espèce est protégée par l annexe II de la Directive Habitats. Elle a été aperçue au niveau de l épi de Redortier. Toutefois le site semble assez riche pour accueillir d autres espèces de papillons remarquables ou déterminantes, diurnes et nocturnes qui ont été d ailleurs répertoriées sur les sites ZNIEFF (Lescalier, Roux, Beltra, 1 er janvier 1988) englobant la commune de Cheval Blanc, avec : 96 Apatura ilia ou le Petit mars changeant, Euphydryas aurinia ou le Damier de la Succise. Espèce protégée par la Directive Habitats- Faune-Flore Annexe II, par la Convention de Berne Annexe II et par l Arrêté du 23 avril 2007 Art. 3. Elle est aussi inscrite dans la Liste Rouge des insectes de France métropolitaine (1994). Libythea celtis ou l Echancré, Hyles hippophaes ou le Sphinx de l Argousier. Espèce protégée par la Directive Habitats- Faune-Flore Annexe IV, par la Convention de Berne Annexe II et par l Arrêté du 23 avril 2007, Proserpinus proserpina ou le sphinx de l Epilobe. Espèce protégée par la Directive Habitats- Faune-Flore Annexe IV, par la Convention de Berne Annexe II et par l Arrêté du 23 avril 2007. Indice B

Cependant, elles n ont pas été trouvées lors de notre étude sur le site. III.2.6.4. Coléoptères Méthodologie spécifique : Les coléoptères ont été identifiés généralement à vue. Les échantillons ont été principalement récoltés par fauchage (au filet fauchoir) de la strate herbacée. Les recherches ont également été menées près des bois morts (terre dans les arbres creux) et des souches mais également sous les pierres et divers végétaux. Le site présente de nombreuses espèces de coléoptères saproxyliques, c est à dire des insectes se nourrissant de bois, généralement mort ou en décomposition. En effet, l inventaire a permis de répertorier un grand nombre d espèces dont des Leptures avec Leptura cordigera, Leptura melanura, Corymbia rubra ou encore Leptura aethiops. Photo 14 : Leptura cordigera - Source : Patrick Peters, juin 2010, Cheval-Blanc (84) De plus, l étude a permis de mettre en avant la présence d habitats préférentiels de ces espèces. De grands peupliers sont répartis soit de façon éparse soit en bois plus ou moins dense, notamment au Sud de la zone d étude mais également tout le long de l épi. De nombreux bois morts, sous forme de branches ou de souches, sont laissés sur place, ce qui favorise le développement et la présence de ce type de coléoptères. Toutefois, l inventaire et les deux piégeages de nuits n ont pas révélé d espèces de coléoptères saproxyliques protégées, remarquables ou même déterminantes sur le site. 97

Ceci malgré le fait que ces bois peuvent héberger deux espèces protégées : Lucanus cervus ou Lucane Cerf-volant. Espèce protégée par la Directive Habitats-Faune-Flore Annexes II, par la Convention de Berne Annexe III. et Cerambyx cerdo ou le Grand Capricorne du Chêne. Espèce protégée par la Directive Habitats-Faune-Flore Annexes II et IV, par la Convention de Berne Annexe II et par l Arrêté du 23 avril 2007, Art.2 (Muséum national d histoire naturelle, Ed. 2003-2010). En effet, de nombreux trous de sorties nymphales au diamètre important, parcourant certains bois et certains troncs, laissent supposer la présence potentielle de ces deux espèces. III.2.6.5. Conclusion L inventaire entomologique de la zone d étude sur la commune de Cheval-Blanc, à travers les groupes des : Lépidoptères diurnes et nocturnes (Papillons), Coléoptères, Orthoptères (Sauterelles, grillons et criquets), Odonates (Libellules). a permis de mettre en évidence la présence : d une espèce protégée au niveau national et communautaire avec Zerinthia polyxena ou la Diane, d une espèce protégée au niveau communautaire avec Euplagia quadripunctaria ou l Ecaille chinée, d une espèce remarquable avec Sympetrum pedemontanum ou Sympétrum du Piémont. 98 Indice B

Carte 27 : Localisation des enjeux concernant les Insectes sur le site d études de Cheval Blanc Gaïadomo. 99

Toutefois, il est à noter que le site est potentiellement propice (observation de traces) à la présence d espèces également remarquables ou déterminantes comme : Cerambyx cerdo Lucanus cervus Ce site est également propice à la présence de par son habitat et la mise à disposition abondante de proies à : Saga pedo. III.2.7. Les Amphibiens La synthèse des prospections est présentée sous forme de tableau (tableau 22 ci-dessous) : Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Date Lieu Etat Effectif (ind.) Rana sp Linnaeus, 1758 08.06.2010 Mare Tétard 4 Hylidae sp Hylidé Rafinesque, 1815 08.06.2010 Mare Tétard 1 Pelophylax ridibundus Grenouille rieuse Pallas, 1771 08.06.2010 Mare Adulte 3 Pelophyllax kl. Esculenta Grenouille verte Linnaeus, 1758 08.06.2010 Mare Adulte 1 Pelophylax ridibundus Grenouille rieuse Pallas, 1771 29.06.2010 Pelophyllax kl. Esculenta Grenouille verte Linnaeus, 1758 29.06.2010 Lieu-dit La Adulte 1 Merletade Mare Juvénile 1 Epi de Adulte 1 Redortier Mare Adulte 1 Rana sp Linnaeus, 1758 29.06.2010 Mare Tétard 1 Tétard 3 Juvéniles indéterminés 29.06.2010 Mare Adulte 3 Epi de Hyla meridionalis Rainette méridionale Boettger, 1874 06.07.2010 Adulte 1 Redortier Tableau 22 : Espèces d amphibiens contactées sur le site (8 et 29 juin + observations complémentaires) Deux autres grenouilles ont été aperçues dans l une des filioles du canal St Julien mais n ont pu être déterminées. 100 Indice B

Trois espèces d amphibiens ont pu être identifiées sur le site (Cf. tableau 22 ci-dessus) : Grenouille rieuse ou Pelophylax ridibundus, Grenouille verte ou Pelophylax kl. esculenta, espèce endémique de l Europe, Rainette méridionale ou Hyla meridionalis. Photo 15 : Grenouille rieuse observée sur l une des berges de la zone humide. Source : Agence GaiaDomo, le 29/06/2010, Cheval-Blanc (84) Toutes trois ont été observées dans un milieu qui leur était favorable : en bordure la mare et dans le petit canal qui longe l épi de Redortier. La Grenouille rieuse a un mode de vie particulièrement aquatique. Les menaces potentielles auxquelles peuvent être confrontées la Grenouille rieuse, la Grenouille verte et la Rainette méridionale sont la contamination ou l altération et la canalisation des fleuves ainsi que la dégradation ou l altération des rives, des sites de ponte et de reproduction (Andreas et Christel Nöllert, 2003). 101

Ces trois espèces bénéficient de mesures de protection (Muséum National d Histoire Naturelle, Ed. 2003-2010) : Nom scientifique Pelophylax ridibundus Rana esculenta kl. Hyla meridionalis Nom vernaculaire Grenouille rieuse Grenouille verte Rainette méridionale Auteur Pallas, 1771 Linnaeus, 1758 Boettger, 1874 Protection nationale Art 3 et liste rouge des amphibiens de France métropolitaine Art 5 et liste rouge des amphibiens de France métropolitaine Art 2 et liste rouge des amphibiens de France métropolitaine Directive Habitats Annexe V Annexe V Annexe IV Convention de Berne Annexe III Annexe III Annexe II Tableau 23 : Degré de protection des espèces d amphibiens contactées sur la zone d étude. Protection mondiale Liste rouge UICN : LC Liste rouge UICN : LC Liste rouge UICN : LC D autres espèces remarquables ou déterminantes d amphibiens, non observées sur le site de l étude, sont mentionnées aux alentours du site dans la bibliographie (Lescalier, Roux, Beltra, juillet 2008) et bénéficient également de mesures de protection : Le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), Mesures de protection : Annexe IV de la Directive Habitats, Annexe II de la Convention de Berne, Art.2 de la liste des Amphibiens et Reptiles protégés de France, Et le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus), Mesures de protection : Annexe III de la Convention de Berne, Art.3 de la liste des Amphibiens et Reptiles protégés de France. Aucune espèce d urodèle n a été observée à proximité ou dans la zone humide. III.2.8. Les Reptiles Seule la présence de la Tarente de Maurétanie (Tarentola mauritanica) est avérée dans la bibliographie au niveau du lieu-dit Milan (source Faune PACA). Les prospections diurnes, dans les milieux ouverts et semi-ouverts ainsi que les zones humides, ont permis la localisation de la grande majorité des espèces de reptiles présentes dans la zone d étude. La recherche d indices de présence, telles que les mues, est importante du fait de la discrétion de ces espèces. La recherche de cadavres sur les routes a également été effectuée (les routes sont régulièrement traversées par les reptiles), mais aucun spécimen n a été trouvé. Enfin, 12 plaques d 1mx1m, ont été disposées à des endroits stratégiques dans la zone d étude, créant ainsi un habitat propice pour les reptiles Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Date Lieu Lacerta bilineata Lézard vert Daudin, 1802 22.06.2010 proximité Mare Vipera aspis Vipère aspic Linnaeus, 1758 01.07.2010 Epi de Redortier 102 Indice B

Natrix Maura Couleuvre vipérine Linnaeus, 1758 15.07.2010 Epi de Redortier Tarentola mauritanica Tarente de Maurétanie Linnaeus, 1758 10.08.2010 Milan Vipera aspis ou Indéterminé (couleuvre Natrix maura ou vipère) 26.08.2010 Epi de Redortier Tableau 24 : Espèces de reptiles contactées dans le périmètre d étude Quatre espèces de reptiles ont été vues sur le site (Cf. tableau 24 ci-dessus). Elles bénéficient toutes de mesures de protection (Cf. tableau 25 page suivante) : Nom Nom Protection Arrêté du Convention Auteur scientifique vernaculaire nationale 19/11/07 de Berne Vipera aspis Vipère aspic Liste rouge des Linnaeus, reptiles de France Art. 4 1758 métropolitaine Annexe III Liste rouge des Natrix Couleuvre Linnaeus, reptiles de France Art. 3 Maura vipérine 1758 métropolitaine Annexe III Liste rouge des Tarentola Tarente de Linnaeus, reptiles de France Art. 3 mauritanica Maurétanie 1758 métropolitaine Annexe III Liste rouge des Lacerta Daudin, Lézard vert reptiles de France Art. 2 bilineata 1802 métropolitaine Annexe II Tableau 25 : Degré de protection de l herpétofaune contactée sur la zone d étude. Protection mondiale Liste rouge UICN : LC Liste rouge UICN : LC Liste rouge UICN : LC Liste rouge UICN : LC Au cours d une prospection entomologique (le 22 juin 2010), 2 lézards verts ont pu être observés à proximité de la mare, au sud de la zone d étude, ainsi que deux Tarentes de Maurétanie. Espèce Latitude Longitude Lézard vert 43 47 05 25 N 05 03 56 70 E Lézard vert 43 46 54 21 N 05 04 19 54 E Tarente de Maurétanie 43 47'36 69 N 5 03'43 79 E Tarente de Maurétanie 43 47'31 23 N 5 04'03 57 E Tableau 26 : Localisation des deux Lézards verts rencontrés et des deux Tarentes de Maurétanie. Deux sorties de terrain ont eu lieu, afin de prospecter les plaques : le 1 er juillet et le 15 juillet. Seule une plaque sur les 12 déposées, s est révélée être colonisée par deux espèces : Vipère aspic et Couleuvre vipérine. Il s agit de la n 11, placée sur la digue de Redortier. Un serpent a également été aperçu sous la plaque 11 lors de la récupération des plaques le 26 août 2010, mais trop brièvement pour déterminer l espèce. Il s agirait d une couleuvre ou d une vipère. Le milieu en partie pierreux et broussailleux, en sous-bois, est favorable à ces espèces et leur présence ne fait aucun doute. 103

Carte 28 : Localisation des deux Lézards verts sur la zone d étude (Sources : Google). HUET, C., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : Agence GaiaDomo Carte 29 : Localisation des deux Tarentes de Maurétanie (Source : Google). HUET, C., 2010. Fond de carte : Google Réalisation : Agence GaiaDomo 104 Indice B

Carte 30 : Positionnement GPS des 12 plaques à reptiles. HUET, C., 2010. Fond de carte : Géoportail Réalisation : Agence GaiaDomo 105

106 Carte 31 : Localisation des Reptiles rencontrés sur le site d études de Cheval Blanc. Gaïadomo. Indice B

Carte 32 : Localisation des enjeux liés aux Reptiles sur le site d études de Cheval Blanc. Gaïadomo. 107

III.2.9. Les Poissons Le peuplement de la basse Durance, en amont du seuil de Bonpas, est globalement dominé par les cyprinidés d eau vive tels que le Chevaine ou Chevesne (Leuciscus cephalus), le Goujon (Gobio gobio), le Barbeau fluviatile (Barbus barbus), le Blageon (Telestes souffia) et le Spirlin (Alburnoides bipunctatus) (GENNARI, 1984). Les variations d effectifs de ces espèces au cours des différentes pêches peuvent être dues à une modification du milieu ou d un changement de climat, mais elles ne sont pas significatives. Toutes ces espèces se retrouvent d une année sur l autre démontrant que les populations sont bien établies. Le Blageon (Telestes souffia) est aussi un cyprinidé d eau courante et claire avec substrats pierreux ou graveleux. Dans le bassin du Rhône et en particulier dans la Durance, c est une espèce autochtone. Son statut est identifié comme «rare» par la cotation de l UICN : France. C est aussi une espèce remarquable Natura 2000. Sont aussi observées d autres espèces de cyprinidés tels que le Vairon (Phoxinus phoxinus) et le Hotu (Chondrostoma nasus) qui sont des espèces de poisson potamodromes, c est-à-dire qu elles migrent en restant en eau douce. Le Vairon est l une des principales proies de la Truite de rivière (Salmo trutta fario). Cette dernière a seulement été pêchée deux années de suite (2004 et 2005). Sa présence était ponctuelle et a pu être influencée par exemple par la variation de la qualité de l eau ou sa présence en limite d aire de répartition. On y observe également la présence d espèces de cyprinidés d eau calme, telles que l Ablette (Alburnus alburnus), la Brème (Abramis brama) et le Gardon (Rutilus rutilus). Ces derniers témoignent d'un glissement du peuplement piscicole résultant de la multiplication des retenues d'eau et zones calmes sur le cours durancien (GENNARI, 1984). La densité de peuplement de l Ablette a été divisée par deux entre 1995 et 2007, avec des absences en 2004 et 2006. Quant à la Brème, depuis au moins 2003, elle n a plus été observée dans cette partie du cours d eau. La présence du Gardon n a été observée qu en 2005 et 2006 avec des densités tout de même non négligeables (respectivement 5.26 ind/m 2 et 1.68 ind/m 2 ). L irrégularité de la présence de ces trois espèces peut être la conséquence de plusieurs événements : modification de la qualité de l eau, variation liée au milieu (débit, etc.), climat, faible effectif (probabilité moindre de les pêcher même si des individus sont présents), limite d aire de répartition, etc. Il semble cependant que les populations de brèmes et de gardons soient en très forte régression ou disparues dans ce secteur. Des espèces de percidés seraient également présentes dans les quelques zones d écoulement lentique de la Durance, en amont de Bonpas, il s agit de la Perche commune (Perca fluviatilis), l un des prédateurs de l Ablette, et de la Grémille (Gymnocephalus cernuus) qui a la faculté de se nourrir de nuit grâce à une grande sensibilité de sa ligne latérale. 108 Indice B

La Grémille n a plus été pêchée depuis 2006 inclus. Sa population avait pourtant une densité de 3,55 ind/m 2 soit environ 23 individus) lors de la pêche de 2005. La Perche commune reste présente et stable d une année sur l autre, bien que son effectif soit faible. Photo 16 : Ecrevisse américaine collectée sur la zone d étude. Source : Agence GaiaDomo, juillet 2010, Cheval-Blanc (84) Une écrevisse américaine morte a également été collectée dans une des branches du canal St-Julien (Cf. Photo 16). Cette espèce est reconnue comme «introduite envahissante». Statuts et protections Plusieurs espèces qui ont été observées lors des pêches scientifiques de l ONEMA ont été identifiées comme protégées et/ou menacées. Leur statut et leur degré de protection sont consignés dans le tableau 27 pages suivantes. 109

Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Statut Protection Alburnus alburnus Ablette Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Anguilla anguilla Anguille européenne Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : CR (A2bd+4bd) + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : CR (A2bd+4bd) Convention de Barcelone, Annexe III Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 Telestes souffia Blageon Risso, 1827 Abramis brama Brème Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : NT Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Directive Habitats- Faune-Flore Annexe V Directive Habitats- Faune-Flore Annexe II et Convention de Berne Annexe III Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Rutilus rutilus Gardon Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : DD Gymnocephalus cernuus Grémille Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Chondrostoma nasus Hotu Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Convention de Berne Annexe III 110 Indice B

Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Statut Protection Cobitis taenia Loche rivière de Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : VU (B2ab(iii)) Directive Habitats- Annexe II et Convention de Berne Annexe III et Arrêté du 8 décembre 1988 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : NA Pseudorasbora parva Pseudorasbora Temming & Schlegel, 1846 Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : NA Alburnoides bipunctatus Chondrostoma toxostoma Salmo trutta fario Phoxinus phoxinus Spirlin Bloch, 1782 Toxostome Truite rivière Vairon de Vallot, 1837 Linnaeus, 1758 Linnaeus, 1758 Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : LC Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : VU (A2ce) + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : NT Aucun Liste Rouge mondiale IUCN (2008) : LC + Liste rouge des poissons d'eau douce de France métropolitaine (2009) : DD Tableau 27 : Statut et protection du peuplement piscicole par espèce, sur le site de pêche de l ONEMA sur la Durance Convention de Berne Annexe III Directive Habitats- Faune-Flore Annexe II et Convention de Berne Annexe III Arrêté du 8 décembre 1988 111

IV. Incidences prévisibles du projet sur les habitats et espèces Natura 2000 Seules les incidences portant atteinte à des espèces floristiques ou faunistiques ou des habitats d intérêt communautaire seront prises en compte dans cette évaluation des incidences mais les impacts sur les espèces patrimoniales seront également évoqués. La seule ZPS et le seul SIC concernés territorialement par le projet de manière marginale sont les sites de la Durance. Les autres sites Natura 2000 ne sont pas situés directement sur l emprise des travaux et les habitats et milieux de vie qui les constituent et font l objet d une inscription à ce réseau sont très différents et ne concernent pas majoritairement les mêmes espèces. De plus, les aménagements projetés ne peuvent avoir d incidences qu à un niveau local. C est pourquoi une évaluation des incidences du projet sur les autres sites Natura 2000 n apparait pas nécessaire dans ce contexte. Il convient toutefois de rester vigilant quant aux fonctionnalités écologiques de ces sites entre eux et avec les sites de la Durance qui se trouvent au milieu, en particulier pour les espèces à grandes capacités de déplacement (oiseaux et certains chiroptères). Une vigilance particulière sera accordée aux espèces inscrites à la fois au FSD de ces sites et à ceux de la Durance. Ces incidences peuvent être temporaires ou permanentes (phase travaux et phase exploitation par exemple), directes ou indirectes (destruction d individus ou de milieux favorables à certaines espèces). Les niveaux d incidence augmentent naturellement en fonction des enjeux écologiques définis sur le site d étude lors de la phase du diagnostic écologique, et plus une incidence est permanente et directe sur une espèce ou un habitat, plus les enjeux sont importants. En parallèle, nous définirons certaines mesures qui permettront de réduire, voire d éviter certaines incidences sur les habitats et espèces concernés. En effet, l application stricte de ces mesures permet au Maître d Ouvrage de limiter au maximum les impacts résiduels de son projet au titre de l Evaluation des Incidences Natura 2000. IV.1. Incidences temporaires Les incidences temporaires sont la plupart du temps liées à la phase travaux d un projet qui, lors de la réalisation d aménagements, a des incidences plus ou moins importantes sur les milieux et les espèces en fonction des précautions prises et des options retenues par le maître d ouvrage. Ces incidences sont en général de courte durée et réversibles en termes d impact sur l environnement des travaux ; ce qui demeure irréversible est l aménagement en lui-même dont les effets seront abordés dans les paragraphes suivants. Les aménagements proposés par le syndicat auront en premier lieu des incidences temporaires, liés au transit des engins, aux travaux en tant que tels, aux pollutions sonores, au dérangement, aux 112 Indice B

déplacements conséquents de matériaux et aux éventuelles pollutions chroniques ou accidentelles d'effluents toxiques en phase de travaux. Les incidences liées à la phase de chantier peuvent être de plusieurs sortes : Dérangement des espèces en particulier pendant la période de reproduction et de présence des espèces migratrices Destruction accidentelle d individus appartenant à des espèces protégées. Ce risque est accentué pendant les périodes durant lesquelles le cycle biologique des animaux les oblige à des déplacements conséquents (pour rejoindre des sites de ponte, pour nourrir les jeunes, ) ou à une immobilité totale ou relative (hibernation ou repos hivernal). Emission de polluants, notamment d hydrocarbures par les engins de chantier, bruit, poussières Dépôts de matières polluantes Opérations de déboisement ou de défrichement. Ces dernières conduisent à une perte ou modification d habitat pour les espèces qui peut leur être préjudiciable (perte de sites de nidification en cas d abattage d arbres, perte de sites de reproduction en cas d assèchement de zone humide, modification de couloir de vol et d habitat de chasse pour les chiroptères). Dans cette étude précise, les incidences temporaires devraient être limitées pour les raisons suivantes : Pas de travaux prévus sur l épi de Redortier. Celui-ci cumule en effet une grande partie des enjeux écologiques de la zone d étude et aucune modification d habitat n interviendra dans ce secteur. Seules des incidences temporaires liées au dérangement peuvent avoir lieu au niveau de cette digue, en raison de sa proximité avec la zone de travaux en elle-même. Peu d espèces patrimoniales présentes sur la voie ferrée Sur ce secteur, les incidences temporaires seront liées au dérangement en phase chantier et à une modification d habitat suite au débroussaillage nécessaire le long de cette dernière. 113

IV.2. Incidences permanentes IV.2.1. Les incidences liées au compartiment floristique Seul un habitat d intérêt communautaire est identifié sur le secteur concerné par les aménagements de la future digue de Cheval-Blanc, les «Forêts méditerranéennes de peupliers, d ormes et de frênes» (Cf. carte 33 page suivante). Cet habitat est présent sur une toute petite portion et se trouve dans un état de conservation moyen, car isolé, de petite surface et dégradé. Les incidences sur les habitats communautaires sont donc considérées comme faibles sur l emprise des travaux envisagés. D autres impacts indirects sont potentiels lors des travaux, et notamment : le dérangement ou la destruction d habitats pour l accès des engins ; à ce titre, il convient de prendre les mêmes mesures et précautions que lors d impacts directs par les travaux ; cela concerne notamment les linéaires de haies le long de la voie ferrée. l apport d espèces indésirables extérieures au site ou le développement et la favorisation d espèces indésirables présentes ; l utilisation de matériaux ou de produits peuvent venir enrichir le milieu et ainsi favoriser ou détruire certaines espèces ; les remblais sont généralement composés de matériaux favorables aux espèces envahissantes (souvent pionnières) ; il convient donc de ne pas amener inconsidérément des matériaux extérieurs au site. En ce qui concerne la flore, aucune espèce floristique d intérêt communautaire n a été répertoriée sur l emprise du projet, les incidences sur ce compartiment sont donc nulles. IV.2.2. Les incidences liées au compartiment faunistique Au vu des inventaires réalisés en 2010, le projet retenu a été implanté dans les zones les plus anthropisées de la zone d étude. Ce choix permet d éviter les zones à enjeux constituées par la ripisylve de la digue de Redortier, les bordures de la Durance et les zones humides associées. 114 Indice B

Carte 33 : Emprise des travaux sur les habitats sur le site d études de Cheval Blanc. Gaïadomo. 115

IV.2.2.1. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des oiseaux Espèces Statut dans le périmètre d étude Période de sensibilité maximale Corneille noire Alimentation Avril à fin juin Faucon crécerelle Incidences potentielles du projet Espèces observées dans l emprise du projet Type d incidence Évaluation du niveau d incidence P, D Faible Chasse Avril à août P, D Faible Fauvette Perte de zone Alimentation Mars à août mélanocéphale d alimentation et de reproduction, Hirondelle dérangement des Alimentation Avril à août rustique nicheurs possibles P, D P, D Faible Faible Pigeon ramier Transit Avril à septembre en bordure de la zone P, D Faible Serin cini Alimentation Mars à août P, D Faible Tourterelle turque Blongios nain Faucon hobereau Guêpier d Europe Loriot d Europe Milan noir Rollier d Europe Nicheur possible Principalement au printemps Espèces à fort enjeu de conservation observées à proximité du projet Nicheur (Durance) Nicheur probable (digue de Redortier) Nicheur (Durance, 20 couples) Nicheur (digue de Redortier, 3 couples) Nicheur (digue de Redortier, 1 nid découvert) Nicheur (digue de Redortier, 1 couple) Mai à fin juillet Juin à fin septembre Avril à août Mai à août Mars à juillet Mai à août Dérangement en période de travaux Perte de zone de chasse, dérangement en période de reproduction Perte de zone d alimentation et de perchoirs Dérangement en période de travaux Dérangement en période de travaux, Perte de zone de chasse Dérangement en période de travaux, Perte de zone d alimentation P, D Faible T, I Très faible P, T, D, I (phase travaux) P, T, D, I (phase travaux) T, I (phase travaux) P, T, D, I (phase travaux) P, T, D, I (phase travaux) Tableau 28 : Evaluation des incidences potentielles du projet sur les oiseaux Légende : Type d incidence : P = permanente, T = temporaire, D = directe, I = indirecte Faible Faible Très faible Faible Faible 116 Indice B

Du fait d un peuplement avifaunistique commun sur la zone du projet, on peut considérer que les effets sont globalement faibles. Les zones de reproduction des espèces patrimoniales recensées sont évitées justifiant des impacts faibles. L impact de la construction d une nouvelle digue, sur ces espèces, est lié aux dérangements possibles (en particulier en période de reproduction et de présence des espèces migratrices) : bruit, circulation d engin, présence humaine accentuée. Les zones d intérêt sont en effet relativement proches, en particulier sur la section Est de la digue (proximité avec la digue de Redortier). D autre part, il est possible que les futures zones de travaux jouent un rôle marginal dans l alimentation de certaines des espèces patrimoniales de la Durance. On considère qu un dérangement est un événement relativement limité dans le temps, qui perturbe un écosystème, une communauté ou des populations. Pour l avifaune, la réponse face à une perturbation peut aller de la mise en état d alerte d un oiseau ou d un groupe jusqu à l envol. Plusieurs degrés de réponse, de la vigilance à l envol, face à un dérangement peuvent être mis en avant suivant : l intensité du dérangement, sa durée et sa fréquence (continu, occasionnel, régulier, variable), la proximité de la source, la période dans le cycle vital de l espèce (reproduction, hivernage, étape migratoire), la présence, ou non, de personnes associées à la source de dérangement, le retour rapide des oiseaux sur le site duquel ils ont été dérangés, la possibilité pour les oiseaux dérangés d aller sur un autre site favorable situé à proximité, les conditions météorologiques. Les effets du dérangement sur les espèces avifaunistiques peuvent être les suivants : Baisse du succès reproducteur suite à une diminution du temps de couvaison (associée ou non à une prédation des œufs) et/ou une mortalité des jeunes (prédation ou mortalité des juvéniles qui n atteignent pas l âge d envol dans de bonnes conditions), Fuite des adultes ou/et des couveurs laissant le champ libre à la prédation par les pies bavardes, les corneilles noires, les goélands leucophées, Multiplication des phases d alarme et d envol consommatrices d énergie, Stress et modification de l équilibre bioénergétique des espèces, Diminution du temps consacré à l alimentation, Désertion du site (les territoires occupés sont alors moins nombreux et de moins bonne qualité), Fragmentation des groupes, création d isolats, Plus grande sensibilité aux pathologies ou à la prédation. IV.2.2.2. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des mammifères (dont Chiroptères) 117

Analyse des incidences sur les Chiroptères Espèces (présentes ou potentielles) Statut dans le périmètre d étude Période de sensibilité maximale Incidences potentielles du projet Espèces observées dans l emprise du projet Pipistrelle commune Chasse Avril à août Type d incidence Évaluation du niveau d incidence P, D Moyen Pipistrelle de Kuhl Chasse Avril à août Destruction de P, D Moyen zone Pipistrelle de Kuhl / d alimentation Nathusius (binôme d espèces Chasse Avril à août P, D Moyen non différenciées) Espèce à fort enjeu de conservation observée à proximité du projet et probablement présente Minioptère de Schreibers Chasse et Transit (digue de Redortier) Mai à septembre Destruction de zone d alimentation P, D Moyen Tableau 29 : Evaluation des impacts potentiels du projet sur les chiroptères. Légende : Type d incidence : P = permanente, T = temporaire, D = directe, I = indirecte Toutes les espèces de chauves-souris sont protégées et constituent des bio-indicateurs sensibles à la qualité du milieu naturel, en tempérant toutefois ce constat pour les espèces les plus anthropophiles, qui ont de meilleures capacités d adaptation. Deux des sept espèces ou binômes d espèces (pour les couples d espèces ne pouvant pas être différenciées avec certitude) inventoriées sont dans ce cas de figure, d où un impact du projet évalué à un niveau «moyen». A signaler également pour ces espèces que des mesures d accompagnement (plantation de haies, talus enherbés) permettraient de reconstituer une grande part de l attractivité du site après travaux. Le Minioptère de Schreibers est une espèce rare à fort enjeu de conservation, inscrite aux annexes II et IV de la Directive Habitats. Cette chauve-souris a été détectée au niveau de la digue de Redortier. Les haies de part et d autre constituent un corridor paysager utilisé pour les transits et la chasse des Minioptères. Ce couloir arboré n est pas coupé au nord par le projet de construction de digue. L impact est donc évalué comme moyen, du fait de la potentialité, assez forte, que le Minioptère de Schreibers utilise la zone sud de la voie ferrée comme zone de chasse. Rappelons qu un gite de l espèce a été identifié sur la commune de Cheval-Blanc (source : Naturalia). Les grandes capacités de déplacement du Minioptère de Schreibers, justifient la possibilité de le trouver sur l ensemble du territoire communal. 118 Indice B

Analyse des incidences sur les autres mammifères Espèces (présentes ou potentielles) Statut dans le périmètre d étude Période de sensibilité maximale Incidences potentielles du projet Type d incidence Évaluation du niveau d incidence Espèces à fort enjeu de conservation observées à proximité du projet Castor d Eurasie Non présent (uniquement sur les rives de la Durance) - Dérangement T, I Nul Tableau 30 : Evaluation des impacts potentiels du projet sur les autres mammifères. Légende : Type d incidence : P = permanente, T = temporaire, D = directe, I = indirecte Le Castor d Eurasie est présent sur les rives de la Durance. Ce mammifère semi-aquatique ne s écarte que peu des berges pour se nourrir d écorces. Cette espèce ne devrait pas être perturbée par le chantier de réalisation de la digue. Les incidences seront nulles sur cette espèce. IV.2.2.3. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des insectes Lors du diagnostic écologique, 1 espèce d insectes inscrite à l Annexe II de la Directive Habitats a été répertoriée au bord d un chemin, à l Est de la zone humide. Cependant, elle ne se trouve pas sur l emprise directe des travaux, il n y aura donc pas d incidence notable sur elle. Ecaille chinée (Euplagia quadripunctaria 1078) : L espèce a été inventoriée sur un chemin à l Est de la zone humide mais hors zone d emprise des travaux. Par ailleurs, la Diane (Zerinthia polyxena), espèce de lépidoptère inscrite à l Annexe IV de la Directive Habitats a été inventoriée à l Est de la zone humide. Cependant, elle ne se trouve pas sur l emprise directe des travaux, il n y aura donc pas d incidence notable sur elle. Les incidences du projet sur les insectes d intérêt communautaire seront donc nulles. IV.2.2.4. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des poissons Trois espèces d intérêt communautaire sont présentes sur le site : Le Toxostome (Chondrostoma toxostoma) Le Blageon (Leuciscus souffia), La Loche de rivière (Cobitis taenia). Cependant, le site où doivent être réalisés les travaux ne se trouve pas en bord de Durance, les incidences du projet sur les poissons seront donc nulles. 119

IV.2.2.5. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des reptiles Lors du diagnostic écologique, 1 espèce de reptiles inscrite à l Annexe IV de la Directive Habitats a été répertoriée sur la zone d étude : Lézard vert (Lacerta bilineata). Protégée en France et à l échelle Européenne (Annexe IV de la Directive Habitat), l espèce a été répertoriée au sud de la zone d étude, près de la mare et se situe donc hors zone d emprise des travaux. Cependant, le secteur de la voie ferrée étant favorable aux reptiles, certaines mesures de précaution pourront être adoptées lors des travaux pour éviter la destruction d individus. Les incidences sur cette espèce sont toutefois considérées comme faibles. Afin de minimiser les impacts sur ces espèces, il est important de ne pas effectuer les travaux entre les mois de mai et juillet, période de reproduction estivale pendant laquelle les reptiles sont particulièrement actifs. Par ailleurs, les mois les plus froids de l hiver (décembre à février) sont également sensibles pour ces espèces puisqu elles se réfugient sous les pierres ou sous les écorces des arbres. IV.2.2.6. Les incidences générales (temporaires et permanentes) liées à la biologie particulière des amphibiens Lors du diagnostic écologique, seule une espèce d amphibien d intérêt communautaire a été répertoriée sur la zone d étude : la Rainette méridionale. Par ailleurs, le projet d aménagements ne concernant pas les zones humides, les incidences du projet sur ce taxon seront donc nulles. 120 Indice B

Tableau récapitulatif des incidences prévisibles sur les habitats et espèces Natura 2000 avant l'adoption de mesures d'évitement et de réduction Les incidences Incidences liées aux travaux Dérangement, passage d engins, défrichement Intensité des incidences Niveaux : Forte Moyenne Faible Nulle Poissons x Castor x Chiroptères x Insectes x Amphibiens x Reptiles x Habitats naturels x Oiseaux x Niveaux : Forte Moyenne Faible Nulle Poissons x x Incidences liées à l artificialisation des habitats Perte de sites d'alimentation, rupture de continuités écologiques, destruction d'habitats naturels Castor Chiroptères Insectes Amphibiens Reptiles Habitats naturels Oiseaux x x x x x x x Incidences liées à la phase d'exploitation Pas d incidences notables Niveaux : Forte Moyenne Faible Nulle Poissons x Castor Chiroptères x Insectes x Amphibiens Reptiles x Habitats naturels x Oiseaux x Tableau 31 : Tableau récapitulatif des incidences prévisibles avant adoption de mesures d évitement et de réduction pour l ensemble des taxons concernés dans le cadre de l aménagement de la Digue de Cheval-Blanc, Agence Gaïadomo, 2013 121

V. Proposition de mesures d évitement et d atténuation Afin de préserver les espèces remarquables identifiées, il convient de mettre en place certaines mesures d évitement. Une fois les enjeux territoriaux identifiés, un plan d actions est proposé afin de préserver, et gérer la biodiversité du territoire, notamment les espèces remarquables. M1 - Mesures de précaution Le maitre d œuvre fera appel à un «coordonnateur environnement» pour la préparation et le suivi des chantiers. Celui-ci sera destinataire des prescriptions subordonnées à l obtention de l autorisation des travaux et des dossiers réglementaires (dossiers lui permettant d'avoir connaissance des enjeux identifiés concernant la préservation des eaux superficielles et souterraines, du milieu naturel ). Le coordonnateur environnement aura pour mission d aider/guider le maitre d œuvre lors de l installation des chantiers, puis veillera tout au long de ceux-ci à ce que les prescriptions environnementales soient respectées. Définition d un calendrier des travaux Les travaux seront une source de dérangement des espèces, en particulier les espèces patrimoniales présentes sur la digue de Redortier. L implantation de la digue est relativement proche pour que des nuisances liées au bruit, à la circulation et à la présence humaine se fassent sentir au niveau de la digue de Redortier. La durée d un tel chantier de construction (4 mois de travaux de dérivation des réseaux, 2 mois de préparation de chantier et 15 mois de réalisation proprement dite) peut difficilement être compatible avec le respect du calendrier biologique de ces espèces. Toutefois, il est possible : De réduire au maximum les nuisances du chantier (choix des techniques et des matériels) ; Pas de travail de nuit pour éviter le recours à l éclairage artificiel ; Programmer le chantier de manière à effectuer les déboisements en dehors de la période de reproduction de la majeure partie des espèces (mars à septembre). 122

Certaines incidences sur les habitats et espèces de la phase de travaux peuvent être réduites, voire supprimées si d extrêmes précautions sont prises en phase chantier. Les mesures de précaution à adopter lors des travaux sont les suivantes : Etudier au mieux les tracés des accès au chantier afin d éviter les zones présentant des habitats ou des espèces protégées ou sensibles. Il semble judicieux à cet effet de baliser la zone de travaux si des espèces protégées sont situées sur ou à proximité du chantier. Les secteurs à éviter sont précisés sur la carte 34 ci-dessous (zones à enjeux moyens à forts). Carte 34 : Evaluation des enjeux par zone Récupérer et évacuer vers des lieux adaptés des eaux souillées, les déchets et les substances polluantes. Installer les bases chantier loin des sites écologiquement sensibles. Limiter l arrachage de souches, d arbres morts, de pierriers ou milieux susceptibles d abriter des reptiles 123

En ce qui concerne la période de réalisation des travaux, il est souhaitable de démarrer le chantier en-dehors des mois de reproduction de la faune, période qui demande une tranquillité et un déploiement d énergie conséquents : o Période de forte activité des reptiles et des insectes, d épanouissement de la flore. o Période de reproduction et d élevage des jeunes demandant des déplacements conséquents à la recherche de nourriture pour les oiseaux et les chiroptères. Le tableau 32 ci-dessous présente par taxon les mois pendant lesquels les incidences sur les espèces sont les plus fortes (en rouge), modérées (en orange) et faibles à nulles (en vert) en tenant compte des particularités biologiques globales de chaque famille écologique. Ainsi, plus une ligne compte de cases vertes, moins les incidences liées aux travaux seront importantes, ce qui permet au Maître d Ouvrage de planifier le mieux possible, au vu de l ensemble de ses contraintes (et nous avons conscience que la biodiversité n est pas la seule), ses dates d intervention. janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre oiseaux chiroptères flore insectes reptiles Légende incidences fortes sur le taxon concerné incidences modérées sur le taxon concerné incidences faibles à nulles sur le taxon concerné Tableau 32 : Calendrier des incidences pour la flore et les groupes faunistiques. Afin de limiter au maximum les incidences liées aux dates de début des travaux sur la biodiversité, il apparaît primordial de repousser le début de ces derniers au mois de septembre, voire octobre. En ce qui concerne les reptiles, ils apparaissent en orange les mois d hiver puisqu ils risquent de passer la mauvaise saison derrière les écorces des arbres ou sous des pierres, sans compter que leur réactivité est moindre à cette saison. En saison estivale, ils sont plus actifs et se déplacent davantage, ce qui les expose lors des travaux. De plus, la ponte ayant lieu en mai et l incubation durant 2 à 3 mois, les enjeux sont forts durant cette période. 124

Par ailleurs et dans la mesure du possible, on essaiera de maintenir les arbres présentant des cavités ou les sujets matures, ainsi que les individus identifiés comme porteurs de nids ou cavités occupés précédemment. Il est possible de boucher les cavités des arbres devant être abattus hors saison de reproduction des oiseaux et des chiroptères, afin d éviter leur recolonisation par ces dernières espèces. M2 Réhabilitation écologique après travaux Conserver le potentiel existant : Décaper la terre végétale et la stocker séparément pour un réemploi en phase de restauration ; Conserver un stock de pierre si le sol en contient afin de les réutiliser pour le réaménagement écologique ; Conserver le bois mort sur le site dans la mesure du possible, réaliser des tas de bois dans les zones naturelles en bordure de l ouvrage (diamètre des troncs de plus de 15 cm). Ceci permettra aux invertébrés présents dans le bois mort de rester sur site, et permettra la constitution de gîtes (invertébrés, reptiles, etc.). Réparer les cicatrices de chantier et restaurer écologiquement la zone : Réaliser des plantations à vocation écologique en bordure de la digue (ensemencement de plantes herbacées, bosquets, haies, alignements d arbres de hautes tiges). La reconstitution d un réseau bocager après travaux est à rechercher, en particulier pour les chiroptères : Choisir des végétaux adaptés au pédoclimat ; Proscrire l utilisation de plantes à caractère invasif ; Composer les plantations avec une préoccupation vis-à-vis de la biodiversité (ex : plantes mellifères, arbustes à baies, plantation d âge et de hauteur variées, flore spontanée, etc.) ; Favoriser une diversité de milieux ; Assurer une diversité structurale. 125

Estimation du coût des mesures d atténuation et d évitement Mesure Nombre de jours et description Cout minimum approximatif total H.T. Choisir un calendrier des 0 euros travaux adapté au cycle biologique des espèces Suivi du chantier par un bureau d étude naturaliste 2 visites sur site mensuelles + 1 réunion mensuelle + 2 jours de 2 500 euros H.T mensuel sur la durée du chantier rédaction de rapport mensuel Balisage des accès au chantier 2 jours de balisage en début de 1 200 euros HT au total chantier Réhabilitation écologique du Plantations + maintien de 4 000 euros HT site après travaux zones favorables pour la faune Tableau 33 : Coût des mesures d atténuation et d évitement. 126

VI. Evaluation des incidences résiduelles Le tableau suivant présente les incidences prévisibles sur les différents compartiments concernés, ainsi que les mesures de réduction et d accompagnement préconisées, afin d aboutir à des incidences résiduelles faibles. Incidences Compartiment Incidences avant mesures Mesures après mesures précautions en phase travaux + Apport d'espèces invasives faibles surveillance écologique du site Flore Détérioration ou destruction limiter le défrichement faibles d'habitats Dérangement des nicheurs adaptation du calendrier des travaux faibles Oiseaux Chiroptères perte de zone d'alimentation ou de reproduction risque de destruction de zones de chasse ou transit Réduire la zone d'intervention, éviter l'épi de Redortier eviter l'épi de Redortier faibles faibles plantation de haies et maintien de perte d'habitat d'alimentation faibles talus enherbés risque de destruction précautions en phase chantier + Reptiles faibles d'individus adaptation du calendrier des travaux Tableau 34 : Tableau récapitulatif des incidences prévisibles après adoption de mesures d évitement et de réduction pour l ensemble des taxons concernés dans le cadre de l aménagement de la Digue de Cheval-Blanc, Agence Gaïadomo, 2013 En ce qui concerne l ensemble des compartiments, les incidences résiduelles du projet seront très faibles à nulles si l'intégralité des mesures d'évitement et de réduction préconisées cidessus sont prises par l aménageur, c'est-à-dire si le démarrage des travaux est adapté au rythme biologique des espèces et si une restauration écologique du site après travaux est mise en œuvre. 127

VII. Conclusion Le projet d aménagement de la digue de Cheval-Blanc répond à un besoin de protection vis-à-vis des risques de crues de la Durance. Le site d étude constitue un ensemble semi-naturel très anthropisé et relativement dégradé, où l on peut encore trouver quelques espèces intéressantes. Ont en effet été répertoriés sur la zone d étude au cours du diagnostic écologique : Un habitat d intérêt communautaire, Plusieurs espèces d oiseaux d intérêt communautaire, Une espèce de mammifère semi-aquatique d intérêt communautaire, utilisant le site comme zone de transit, Une espèce de reptiles d intérêt communautaire, Quatre espèces de chiroptères d intérêt communautaire, utilisant le site comme zone de transit et de chasse, Trois espèces de poissons d intérêt communautaire. Il est cependant à noter que le projet d aménagements évite les zones les plus riches en termes de biodiversité représentées par la zone humide et l épi de Redortier, ce qui réduit beaucoup les incidences du projet sur les espèces et habitats d intérêt communautaire. Afin de réduire encore les incidences du projet sur les habitats et espèces inscrites au réseau Natura 2000, il conviendrait de : Choisir judicieusement la date de démarrage des travaux, hors période de reproduction de la faune (voir calendrier proposé ci-dessus), Prendre d extrêmes précautions au moment des travaux pour éviter les destructions directes d individus et la dégradation et/ou pollution des milieux, Procéder à une restauration écologique du site après les aménagements afin de limiter la perte d habitats et de sites de nourrissage. Si l ensemble de ces mesures préconisées d atténuation ou de suppression des incidences est adopté par le maître d ouvrage, il apparait que les impacts résiduels demeureraient très faibles à nuls et n entraineraient pas la nécessité de mettre en place des mesures compensatoires. 128

Bibliographie ACEMAV COLL., DUGUET R. ET MELKI F. 2003. Les Amphibiens de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Coll. Parthénope, 480 p. ARTHUR L. et LEMAIRE M., 2009. Les chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze. Coll. Parthénope ; Museum National d Histoire Naturelle, Paris, 544 p. AULAGNIER S., HAFFNER P., MITCHELL-JONES A.J., MOUTOU F., ZIMA, J., ed. 2010. Guide des mammifères d Europe, d Afrique du Nord et du Moyen Orient. Edition Delachaux & Niestlé. Coll. Guides naturalistes, 271p. BANG P., DAHLSTROM, P., 1999. Guide des traces d animaux Les indices de présence de la faune sauvage. Collection Guides naturalistes. Edition Delachaux & Niestlé. 264p. BARDAT J., BIORET F., BOTINEAU M., BOULLET V., DELPECH R., GEHU J.-M., HAURY J., LACOSTE A., RAMEAUau J.-C., ROYER J.-M., ROUX G. & TOUFFET J., 2004. Prodrome des végétations de France. Coll. Patrimoines naturels, 61. Muséum national d'histoire naturelle, Paris, 171 p. BENSETTITI F., RAMEAU J.-C. & CHEVALLIER H. (coord.), 2001. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 1 - Habitats forestiers. MATE/MAP/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 2 volumes : 339 p. et 423 p. + cédérom BENSETTITI F., BIORET F., ROLAND J. & LACOSTE J.-P. (coord.), 2004. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 2 - Habitats côtiers. MEDD/MAAPAR/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 399 p. + cédérom BENSETTITI F., GAUDILLAT V. & HAURY J. (coord.), 2002. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 3 - Habitats humides. MATE/MAP/ MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 457 p. + cédérom BENSETTITI F., BOULLET V., CHAVAUDRET-LABORIE C. & DENIAUD J. (coord.), 2005. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 4 - Habitats agropastoraux. MEDD/MAAPAR/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 2 volumes : 445 p. et 487 p. + cédérom BENSETTITI F., HERARD-LOGEREAU K., VAN ES J. & BALMAIN C. (coord.), 2004. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 5 - Habitats rocheux. MEDD/MAAPAR/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 381 p. + cédérom 129

BENSETTITI F., HERARD-LOGEREAU K., VAN ES J. & BALMAIN C. (coord.), 2004. «Cahiers d'habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d'intérêt communautaire. Tome 6 Espèces végétales. MATE/MAP/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 381 p. + cédérom BENSETTITI F. & GAUDILLAT V. (coord.), 2002. «Cahiers d habitats» Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d intérêt communautaire. Tome 7 - Espèces animales. MEDD/MAAPAR/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 353 p. + cédérom GRUBER U., 1992. Guide des serpents d Europe, d Afrique du Nord et du Moyen Orient. Delachaux & Niestlé. Coll. Les guides du naturaliste, Adaptation française J.-L. Parmentier, 248p. MNHN, Ed. 2003 2010. Inventaire National du Patrimoine Naturel. MNHN, Fédération des Conservatoires Botaniques Nationaux, 2006. Cartographie des habitats naturels et des espèces végétales appliquée aux sites terrestres du réseau Natura 2000. PETERSON R., MOUNTFORT G., HOLLOM P.A.D., GEROUDET P., ed. 1993. Guide des oiseaux de France et d Europe. Collection Guides naturalistes. Edition Delachaux & Niestlé. 532p. SVENSSON L., MULLARNEY K., ZETTERSTRÖM D., GRANT J. P., 2000. Le Guide Ornitho. Delachaux & Niestlé, Coll. Guides naturalistes, 399 p. UNION EUROPEENNE. Manuel d interprétation des habitats de l Union Européenne, version EUR 27. VACHER JP. & al., 2010. Les Reptiles de France, Belgique, Luxemburg et Suisse. Co-édition Biotope/Mnhn, Coll. Parthénope, 600p. 130

SMAVD, Laure MOREAU, Document d objectifs (DOCOB) des sites Natura 2000 Fr 9301589 «Durance» et Fr 9312003 «Durance» Jacques Buisson-Catiln Le Luberon des origines, Notice 4 d'archéologie vauclusienne, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1997. p. 9 C. Charretier, Un village comtadin : Cheval-Blanc, Éd. du Bulletin des Engrais, paris, 1939, cité par Robert Bailly Références internet : http://inpn.mnhn.fr/carto/metropole http://inpn.mnhn.fr/site/natura2000 http://cartelie.application.developpementdurable.gouv.fr/cartelie/voir.do?carte=natura2000&service=dgaln Julve, Ph., 1998 ff. : Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : "2012". http://perso.wanadoo.fr/philippe.julve/catminat.htm 131

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Glossaire Directive HABITAT Directive européenne du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages reconnus d intérêt communautaire. Directive OISEAUX Directive européenne du 2 avril 1979 concernant la conservation des oiseaux sauvages. La Directive Oiseaux prévoit la réalisation d un inventaire des zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO). Document d objectifs Document de gestion d un site Natura 2000 donné. Le DOCOB contient un bilan écologique associé à un bilan des activités humaines, des objectifs de gestion et de développement durable du site, des propositions de mesures permettant d atteindre ces objectifs, le chiffrage de ces mesures, des contrats types de gestion, un protocole de suivi. Espèce remarquable Espèce rare ou menacée visée par les directives Habitats et Oiseaux, en particulier celles figurant sur la liste rouge des espèces menacées, de surcroît si elle est emblématique et typique de la région et que celle-ci porte une responsabilité particulière dans sa conservation. Etat de conservation Notion qui rend compte de «l état de santé» des habitats. L état de conservation est déterminé à partir de critères d appréciation. Cette évaluation sert d une part à définir des objectifs et des mesures de gestion dans le cadre du DOCOB, qui visant au maintien ou au rétablissement d un état de conservation équivalent ou meilleur, et d autre part, de suivre l évolution des habitats à long terme. Dans la pratique, le bon état de conservation vise un fonctionnement équilibré des milieux par rapport à leurs caractéristiques naturelles et avec un impact modéré des activités humaines. Fonctionnalité des milieux naturels Ensemble des fonctions écologiques nécessaires à la permanence d un écosystème ou d un habitat. Formulaire Standard de Données (FSD) Les Formulaires Standard de Données listent les espèces animales ou végétales et les habitats présents sur un site Natura 2000 donné. Attention, ces formulaires sont basés sur des codes nationaux, expliqués dans la clé de lecture. Habitat Un habitat naturel est une zone terrestre ou aquatique qui se distingue par ses caractéristiques géographiques, ses conditions de milieu et la présence de groupements d espèces végétales ; un 133

habitat d espèce est un milieu défini par des facteurs physiques et biologiques spécifiques où vit une espèce animale ou végétale à l un des stades de son cycle biologique. Patrimonial (intérêt) Exprime une valeur liée à la rareté et à la vulnérabilité des espèces et des habitats. Les espèces d intérêt patrimonial sont généralement des indicateurs de l état de conservation de leurs habitats. Leur disparition révèle des dysfonctionnements des écosystèmes et une évolution vers une banalisation des milieux. Réseau Natura 2000 Grand réseau écologique européen de zones de protection pour les oiseaux (ZPS) et de Zones Spéciales de Conservation (ZSC) pour les habitats naturels d intérêt européen. La création du réseau Natura 2000 résulte de l application des directives européennes Habitats (1992) et Oiseaux (1979). Ces directives imposent aux Etats membres de désigner les sites naturels d importance communautaire présents sur leur territoire et d y établir les mesures nécessaires pour assurer le maintien des habitats et des espèces animales et végétales dans un bon état de conservation. Site d'intérêt Communautaire (SIC) Les Sites d Intérêt Communautaire sont des sites de type ZSC, validés par la Commission Européenne, n ayant pas encore été désignés en droit français. Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) Il s agit de zones comprenant des milieux importants pour la vie de certains oiseaux (aires de reproduction, de mue, d hivernage, zones de relais de migration). Ces zones ne confèrent aux sites concernés aucune protection réglementaire. Zones de Protection Spéciales (ZPS) Celles-ci ont été désignées au titre de la directive «Oiseaux» de 1979, elles sont l instrument de protection et de gestion des espaces importants pour la reproduction, l alimentation, l hivernage ou la migration des espèces d oiseaux rares ou vulnérables. Zones Spéciales de Conservation (ZSC) Les ZSC ont été désignées au titre de la directive «Habitats Faune Flore» de 1992, elles sont l instrument de protection et de gestion des milieux naturels, des plantes ou des espèces animales actuellement rares et vulnérable. 134

Annexe 1: Espèces floristiques observées sur le site d étude lors des prospections Date des prospections réalisées par Gaïadomo : 3 mai et 14 juin 2010 Observateur : Nicolas BOREL Taxon Nom vernaculaire Famille Statut protection Aegilops ovata L. Egilope ovale Poaceae Agrimonia eupatoria L. Aigremoine eupatoire Allium vineale L. Ail des vignes Alliaceae Alnus glutinosa (L.) Gaertn. Aulne glutineux Betulaceae Anacamptis pyramidalis (L.) Rich. Orchis pyramidal subsp. Pyramidalis Orchidaceae CITES Annexe B Anagallis arvensis L. Mouron rouge Primulaceae Arenaria serpyllifolia L. subsp. Sabline à parois fines ou Sabline leptoclados (Rchb.) Nyman grêle Caryophyllaceae Arenaria serpyllifolia L. subsp. Sabline à feuille de serpolet serpyllifolia var. serpyllifolia Caryophyllaceae Aristolochia clematitis L. Aristoloche clématite Aristolochiaceae Aristolochia rotunda L. Aristoloche à feuilles rondes Aristolochiaceae Artemisia campestris L. Armoise champêtre Asteraceae Arundo donax L. Canne de Provence Poaceae Asparagus officinalis L. Asperge officinale Asparagaceae Astragalus hamosus L. Astragale en hameçon Fabaceae Avena barbata Link Avoine barbue Poaceae Ballota nigra L. Ballote noire Lamiaceae Blackstonia perfoliata (L.) Huds. Blackstonie perfoliée Gentianaceae Brachypodium phoenicoides (L.) Brachypode de Phénicie Roem. & Schult. Poaceae Brachypodium sylvaticum (Huds.) Brachypode des forêts P.Beauv. Poaceae Bromus catharticus Vahl brôme purgatif Poaceae Bromus erectus Huds. Brôme dressé Poaceae Bromus hordeaceus L. subsp. Brôme fausse avoine hordeaceus Poaceae Bromus rubens L. Brôme rouge Poaceae Bromus sterilis L. Brôme stérile Poaceae Bromus tectorum L. Brôme des toits Poaceae Calamintha nepeta (L.) Savi Petit calament Lamiaceae Calystegia sepium (L.) R.Br. Liseron blanc Convolvulaceae Capsella bursa-pastoris (L.) Medik. Capselle Bourse à Pasteur Brassicaceae Carduus pycnocephalus L. subsp. Chardon à capitules denses Asteraceae Carex cuprina (Sandor ex Heuff.) Laiche d'otruba Nendtv. ex A.Kern. Cyperaceae Carex flacca Schreb. Laiche glauque Cyperaceae Carex pendula Huds. Laiche pendante Cyperaceae Catapodium rigidum (L.) Catapodium rigide C.E.Hubb. Poaceae Centaurea aspera L. Centaurée rude Asteraceae Centaurea calcitrapa L. Centaurée chausse-trape Asteraceae 135

Taxon Nom vernaculaire Famille Statut protection Centaurea melitensis L. Centaurée de Malte Asteraceae Cerastium fontanum Baumg. Céraiste des fontaines (Hartm.) Greuter & Burdet Caryophyllaceae Cerastium glomeratum Thuill. Céraiste agloméré Caryophyllaceae Chenopodium album L. Chénopode blanc Chenopodiaceae Cirsium arvense (L.) Scop. Cirse des champs Asteraceae Clematis vitalba L. Clématite Vigne Blanche Ranunculaceae Convolvulus arvensis L. Liseron des champs Convolvulaceae Conyza sumatrensis (Retz.) Vergerette de Sumatra E.Walker Asteraceae Cornus sanguinea L. Cornouiller sanguin Cornaceae Crataegus monogyna Jacq. Aubépine monogyne Rosaceae Crepis foetida L. Crépis fétide Asteraceae Crepis pulchra L. Crépis élégante Asteraceae Crepis setosa Haller f. Crépis hérissé Asteraceae Cynoglossum creticum Mill. Cynoglosse de Crète Boraginaceae Dactylis glomerata L. Dactyle d'espagne Poaceae Daucus carota L. Carotte à gomme Apiaceae Diplotaxis erucoides (L.) DC. Diplotaxis fausse roquette Brassicaceae Diplotaxis tenuifolia (L.) DC. Diplotaxis à feuilles étroites Brassicaceae Dittrichia viscosa (L.) Greuter Inule visqueuse Asteraceae Dorycnium hirsutum (L.) Ser. Pied de coq Fabaceae Dorycnium pentaphyllum Scop. Badasse ou dorycnie à 5 feuilles Fabaceae Dorycnium rectum (L.) Ser. Dorycnie dressée Fabaceae Echium vulgare L. subsp. vulgare Vipérine commune Boraginaceae Elytrigia repens (L.) Desv. ex Chiendent rampant Nevski Poaceae Equisetum arvense L. Prêle des champs Equisetaceae Equisetum ramosissimum Desf. Prêle ramifiée Equisetaceae Erodium ciconium (L.) L'Hér. Erodium bec de cygne Geraniaceae Erodium cicutarium (L.) L'Hér. Erodium bec-de-grue Geraniaceae Eryngium campestre L. Chardon-Roland Apiaceae Eupatorium cannabinum L. Eupatoire à feuilles de chanvre Asteraceae Euphorbia cyparissias L. Euphorbe petit cyprès Euphorbiaceae Euphorbia helioscopia L. Euphorbe réveil matin Euphorbiaceae Euphorbia serrata L. Euphorbe à feuilles en scie Euphorbiaceae Festuca arundinacea Schreb. Fétuque roseau Poaceae Ficus carica L. Figuier commun Moraceae Filago pyramidata L. Cotonnière spatulée Asteraceae Filago vulgaris Lam. Cotonnière d'allemagne Asteraceae Foeniculum vulgare Mill. Fenouil commun Apiaceae Fraxinus angustifolia Vahl Frêne à feuilles étroites Oleaceae Galium aparine L. subsp. aparine Gaillet gratteron Rubiaceae Galium mollugo L. Gaillet commun Rubiaceae Galium parisiense L. Gaillet de Paris Rubiaceae Galium verum L. Gaillet jaune Rubiaceae Genista tinctoria L. Genêt des teinturiers Fabaceae Geranium molle L. Géranium à feuilles molles Geraniaceae Geranium robertianum L. subsp. Géranium pourpre purpureum (Vill.) Nyman Geraniaceae Geranium rotundifolium L. Géranium à feuilles rondes Geraniaceae Hedera helix L. Lierre grimpant Araliaceae Himantoglossum hircinum (L.) Orchis bouc Orchidaceae CITES annexe B 136

Taxon Nom vernaculaire Famille Statut protection Spreng. Holcus lanatus L. Houlque laineuse Poaceae Hordeum murinum L. Orge sauvage Poaceae Humulus lupulus L. Houblon Cannabaceae Hypericum perforatum L. Millepertuis perforé Hypericaceae Iris pseudacorus L. Iris faux acore Iridaceae Juncus articulatus L. Jonc à fruits luisants Juncaceae Lactuca serriola L. Laitue scariole Brassicaceae Lactuca viminea (L.) J.Presl & Laitue effilée C.Presl Brassicaceae Lactuca virosa L. Laitue vireuse Brassicaceae Lamium amplexicaule L. Lamier amplexicaule Lamiaceae Lathyrus tuberosus L. Macusson Fabaceae Lepidium campestre (L.) R.Br. Passerage champêtre Brassicaceae Ligustrum vulgare L. Troëne Oleaceae Linaria vulgaris Mill. Linaire commune Scrophulariaceae Linum bienne Mill. Lin à feuilles étroites Linaceae Lithospermum officinale L. Grémil officinal Boraginaceae Lolium perenne L. Ivraie vivace Poaceae Lotus corniculatus L. subsp. tenuis Lotier à feuilles ténues (Waldst. & Kit. ex Willd.) Berher Fabaceae Lycopus europaeus L. Lycope d'europe Lamiaceae Lysimachia vulgaris L. Lysimaque commune Primulaceae Lythrum salicaria L. Salicaire commune Lythraceae Malva nicaeensis All. Mauve de Nice Malvaceae Marrubium vulgare L. Marrube commun Lamiaceae Matricaria recutita L. Matricaire camomille Asteraceae Medicago lupulina L. Luzerne lupuline Fabaceae Medicago minima (L.) L. Luzerne naine Fabaceae Medicago orbicularis (L.) Bartal. Luzerne orbiculaire Fabaceae Medicago polymorpha L. Luzerne polymorphe Fabaceae Medicago rigidula (L.) All. Luzerne rigide Fabaceae Medicago sativa L. Luzerne cultivée Fabaceae Melilotus albus Medik. Mélilot blanc Fabaceae Mentha aquatica L. Menthe aquatique Lamiaceae Minuartia rubra (Scop.) McNeill Alsine rouge Caryophyllaceae Muscari comosum (L.) Mill. Muscari à toupet Hyacinthaceae Nasturtium officinale R.Br. Cresson de fontaine Brassicaceae Ophrys scolopax Cav. Ophrys bécasse Orchidaceae CITES annexe B Origanum vulgare L. Origan commun Lamiaceae Panicum capillare L. Panic capillaire Poaceae Papaver rhoeas L. Coquelicot Papaveraceae Pastinaca sativa L. Panais cultivé piaceae Petrorhagia prolifera (L.) P.W.Ball Oeillet prolifère & Heywood Caryophyllaceae Phalaris arundinacea L. Baldingère faux-roseau Poaceae Phragmites australis (Cav.) Steud. Roseau Poaceae Picris echioides L. Picride vipérine Asteraceae Picris hieracioides L. Picride épervière Asteraceae Plantago lanceolata L. Plantain lancéolé Plantaginaceae Plantago major L. subsp. major Grand plantain Plantaginaceae Poa annua L. subsp. annua Pâturin annuel Poaceae 137

Taxon Nom vernaculaire Famille Statut protection Poa trivialis L. Pâturin commun Poaceae Polygonum aviculare L. Renouée des oiseaux Polygonaceae Polygonum lapathifolium L. Renouée à feuilles de patience Polygonaceae Polygonum persicaria L. Persicaire Polygonaceae Populus alba L. Peuplier blanc Salicaceae Populus nigra L. Peuplier commun noir Salicaceae Potentilla reptans L. Potentille rampante Rosaceae Prunus avium (L.) L. Merisier vrais Rosaceae Quercus ilex L. Chêne vert Fagaceae Quercus pubescens Willd. Chêne pubescent Fagaceae Ranunculus acris L. Bouton d'or Ranunculaceae Rapistrum rugosum (L.) All. Rapistre rugueux Brassicaceae Reseda lutea L. Réséda jaune Resedaceae Reseda phyteuma L. Réséda raiponce Resedaceae Robinia pseudoacacia L. Robinier faux-acacia Fabaceae Rostraria cristata (L.) Tzvelev Fausse fléole Poaceae Rubia peregrina L. Garance voyageuse Rubiaceae Rubia tinctorum L. Garance Rubiaceae Rubus ulmifolius Schott Rosier à feuilles d'orme Rosaceae Rumex crispus L. Patience crépue Polygonaceae Rumex pulcher L. Patience élégante Polygonaceae Salix alba L. Saule blanc Salicaceae Salix caprea L. Saule Marsault Salicaceae Salix eleagnos Scop. Saule drapé Salicaceae Salix triandra L. Saule à 3 étamines Salicaceae Salsola kali L. Soude salsovie Chenopodiaceae Sambucus ebulus L. Sureau hièble Caprifoliaceae Sambucus nigra L. Sureau noir Caprifoliaceae Sanguisorba minor Scop. subsp. spachiana (Coss.) Muñoz Garm. & Pimprenelle Rosaceae Pedrol Scabiosa triandra L. Scabieuse à 3 étamines Dipsacaceae Schoenus nigricans L. Choin noirâtre Cyperaceae Scirpoides holoschoenus (L.) Soják Scirpe jonc Cyperaceae Scorzonera laciniata L. Podosperme lacinié Asteraceae Securigera varia (L.) Lassen Coronille bigarée Senecio inaequidens DC. Séneçon Sud-africain Asteraceae Sherardia arvensis L. Rubéole des champs Rubiaceae Silene latifolia Poir. (Mill.) Compagnon blanc Greuter & Burdet Caryophyllaceae Silene vulgaris (Moench) Garcke subsp. vulgaris Caryophyllaceae Silybum marianum (L.) Gaertn. Chardon marie Asteraceae Sisymbrium irio L. Vélaret Brassicaceae Sixalix atropurpurea (L.) Greuter Scabieuse pourpre foncée & Burdet Dipsacaceae Sonchus asper (L.) Hill Laiteron rude Asteraceae Sonchus oleraceus L. Laiteron potager Asteraceae Spartium junceum L. Genêt d'espagne Fabaceae Spergularia rubra (L.) J.Presl & Spergulaire rouge C.Presl Caryophyllaceae Stachys sylvatica L. Epiaire des bois Lamiaceae Stellaria media (L.) Vill. Mouron des oiseaux Caryophyllaceae 138

Taxon Nom vernaculaire Famille Statut protection Symphytum officinale L. Grande consoude Boraginaceae Taraxacum simile Raunk. Asteraceae Torilis arvensis (Huds.) Link Torilis des champs Apiaceae Torilis nodosa (L.) Gaertn. Torilis à fleurs glomérulées Apiaceae Trifolium angustifolium L. Trêfles à folioles étroites Fabaceae Trifolium arvense L. Trêfle des champs, Pieds de lièvre Fabaceae Trifolium campestre Schreb. Trêfle champêtre Fabaceae Trifolium pratense L. Trêfle des prés Fabaceae Trifolium repens L. Trêfle rampant Fabaceae Trifolium resupinatum L. Trêfle renversé Fabaceae Trifolium scabrum L. Trêfle rude Fabaceae Trifolium stellatum L. Trêfle étoilé Fabaceae Trigonella esculenta Willd. Trigonelle comestible Fabaceae Tyrimnus leucographus (L.) Cass. Asteraceae Ulmus minor Mill. Petit orme Ulmaceae Verbascum sinuatum L. Molène sinuée Scrophulariaceae Veronica arvensis L. Véronique des champs Scrophulariaceae Veronica officinalis L. Véronique officinale Scrophulariaceae Veronica persica Poir. Véronique de Perse Scrophulariaceae Vicia hybrida L. Vesce hybride Fabaceae Vicia sativa L. Vesce cultivée Fabaceae Vicia villosa Roth Vesce velue Fabaceae Vulpia ciliata Dumort. Vulpie ambiguës Poaceae 139

140

Annexe 2 : Résultats des pêches effectuées par l ONEMA Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 09/08/1995 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Alburnus alburnus Ablette Linnaeus, 1758 2,9411765 50 0,8823529 Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 0,7058824 12 214,70588 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 0,8823529 15 5,5294118 Telestes souffia Blageon Risso, 1827 0,0588235 1 0,0588235 Abramis brama Brème Linnaeus, 1758 0,0588235 1 0,2941176 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 2,2941176 39 48 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 1,7058824 29 7,2941176 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 0,8235294 14 1 Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 0,0588235 1 6,1764706 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,0588235 1 0,8823529 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 2 34 6,7058824 Chondrostoma toxostoma Toxostome Vallot, 1837 1,1176471 19 20,647059 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 1,6470588 28 1 Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 27/06/2003 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 2,04960033 9 1008,745 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 7,74293457 34 28,011204 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 9,10933479 40 28,011204 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 0,91093348 4 5,9210676 Gymnocephalus cernuus Grémille Linnaeus, 1758 0,68320011 3 10,020268 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 28,2389379 124 33,021339 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 0,45546674 2 1,1386668 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,22773337 1 2,2773337 Pseudorasbora parva Pseudorasbora Temminck & Schlegel, 1846 0,22773337 1 0,4554667 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 2,50506707 11 12,297602 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 12,7530687 56 7,9706679 141

Nom scientifique Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 23/06/2004 Densité en Nom Auteur nombre vernaculaire (ind/m 2 ) Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 0,507524 6 135,76268 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 0,4229367 5 23,85363 Telestes souffia Blageon Risso, 1827 0,0845873 1 0,1691747 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 0,8458734 10 29,26722 Orconectes limosus Ecrevisse américaine Rafinesque, 1817 5,4135898 64 1,8609215 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 0,1691747 2 0,8458734 Gymnocephalus cernuus Grémille Linnaeus, 1758 0,1691747 2 4,0601924 Juvénile de cyprinidés 12,265164 145 13,111038 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 2,0300962 24 2,6222076 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 0,0845873 1 0,507524 Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 0,3383494 4 17,255817 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,1691747 2 0,6766987 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 0,253762 3 1,0150481 Salmo trutta fario Truite de rivière Linnaeus, 1758 0,0845873 1 64,963078 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 6,1748759 73 4,0601924 Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 21/06/2005 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Alburnus alburnus Ablette Linnaeus, 1758 1,082134 7 3,555583 Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 0,7729528 5 304,38883 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 0,6183623 4 3,4009925 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 5,719851 37 97,407516 Orconectes limosus Ecrevisse américaine Rafinesque, 1817 0,3091811 2 2,4734491 Rutilus rutilus Gardon Linnaeus, 1758 5,2560793 34 29,99057 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 0,3091811 2 4,0193547 Gymnocephalus cernuus Grémille Linnaeus, 1758 3,555583 23 12,585218 Chondrostoma nasus Hotu Linnaeus, 1758 35,092059 227 42,203225 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 12,058064 78 15,304466 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 1,2367245 8 9,8937963 Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 0,6183623 4 13,294789 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,1545906 1 8,0387095 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 3,7101736 24 15,459057 Chondrostoma toxostoma Toxostome Vallot, 1837 3,0918113 20 9,2027764 Salmo trutta fario Truite de rivière Linnaeus, 1758 0,1545906 1 0,6183623 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 40,038957 259 36,650332 142

Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 20/06/2006 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 1,3759995 9 415,55185 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 0,6115553 4 10,396441 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 3,3635544 22 27,51999 Orconectes limosus Ecrevisse américaine Rafinesque, 1817 0,3057777 2 2,4462214 Rutilus rutilus Gardon Linnaeus, 1758 1,6817772 11 7,9502194 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 26,908435 176 23,391992 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 3,9751097 26 5,503998 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 0,4586665 3 4,586665 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,3057777 2 0,3057777 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 2,9048879 19 15,594661 Chondrostoma toxostoma Toxostome Vallot, 1837 1,3759995 9 10,090663 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 15,594661 102 13,759995 Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 28/06/2007 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Alburnus alburnus Ablette Linnaeus, 1758 0,699423 4 0,2622836 Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 0,3497115 2 223,11593 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 2,9725476 17 42,31509 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 10,6662 61 112,69453 Orconectes limosus Ecrevisse américaine Rafinesque, 1817 0,1748557 1 1,7485574 Gobio gobio Goujon Linnaeus, 1758 12,589614 72 8,7427872 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 5,4205281 31 5,2456723 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 1,0491345 6 4,5462493 Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 0,699423 4 1,0491345 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 1,0491345 6 29,375765 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 24,65466 141 95,471236 Chondrostoma toxostoma Toxostome Vallot, 1837 1,398846 8 8,3930757 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 36,54485 209 17,048435 Pêche ONEMA : Durance Cheval-Blanc - 24/07/2008 Densité en nombre (ind/m 2 ) Nom scientifique Nom vernaculaire Auteur Effectif (ind.) Densité masse (g/m 2 ) Anguilla anguilla Anguille Linnaeus, 1758 1,1617775 6 449,22064 Barbus barbus Barbeau fluviatile Linnaeus, 1758 3,291703 17 223,06128 Leuciscus cephalus Chevaine Linnaeus, 1758 5,8088876 30 137,47701 Cobitis taenia Loche de rivière Linnaeus, 1758 4,6471101 24 8,906961 Barbatula barbatula Loche Franche Linnaeus, 1758 0,1936296 1 0,7745183 Perca fluviatilis Perche Linnaeus, 1758 0,1936296 1 11,617775 Lepomis gibbosus Perche soleil Linnaeus, 1758 0,1936296 1 0,1936296 Alburnoides bipunctatus Spirlin Bloch, 1782 12,973182 67 36,015103 Chondrostoma toxostoma Toxostome Vallot, 1837 1,1617775 6 9,2942202 Phoxinus phoxinus Vairon Linnaeus, 1758 10,455998 54 14,328589 143

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