BRIGADE DE SAPEURS-POMPIERS DE PARIS LES FEUX D HABITATION À PARIS I GÉNÉRALITÉS En France, les feux tuent environ 800 personnes chaque année, soit 1 décédé pour 77 500 habitants. Sur le secteur de la BSPP (départements 75, 92, 93 et 94), le ratio est divisé par 2 (1 décédé pour 130 000 habitants). En cas d incendie, le facteur «temps» est primordial. Les statistiques nationales relèvent le délai moyen d intervention des secours à 18 minutes pour l ensemble du territoire. Sur le secteur de la BSPP, ce délai est inférieur à 8 minutes. La répartition judicieuse et le nombre de bases opérationnelles liées à l étude des risques expliquent cette rapidité d intervention. II LES FEUX D HABITATION SONT PRINCIPALEMENT À L ORIGINE DES TUÉS ET DE BLESSÉS DANS LES FEUX DE BÂTIMENT En 2012, il y a eu 15 000 incendies sur la zone opérationnelle de la BSPP (75-92-93-94), dont 2057 interventions pour feu de toute nature à Paris. À Paris, 171 de ces 2057 interventions pour feu de bâtiment sont à l origine de victimes (décédés et blessés). L étude de ces 171 feux de bâtiments à Paris permet de constater que : 92 % des 12 personnes qui ont péri sur feu l ont été lors de feu d habitation ; 66 % des 12 victimes gravement blessées l ont été lors de feu d habitation ; 78 % des victimes légèrement blessées l ont été lors de feu d habitation. Il convient de constater que les feux d habitations tuent et blessent bien plus que les tous les autres feux de bâtiments (école, commerce, immeuble de grande hauteur, etc.).
De plus, l étude des rapports d interventions permet de remarquer que les victimes décédées et blessées l ont été à parts égales : dans la cuisine ; dans le salon ; dans une chambre à coucher. Des facteurs aggravants existent. Il convient de parler de typologie des bâtiments susceptibles de générer des pertes humaines. Citons : l absence de DAAF les passages et voies d accès difficile aux moyens de secours ; les accès sécurisés ; les fenêtres barreaudées ; les couloirs de grandes longueurs ; les cages d escalier en bois ; les stockages de produits dangereux (gaz, produits inflammables, etc.) ; l absence ou le dysfonctionnement des cages d escaliers ; le mauvais état des vecteurs d énergie (gaz, électricité, etc.). III ÉLÉMENTS DE PRÉVENTION 1 Conduites à tenir en cas d incendie Deux types de consignes qu il convient de faire adopter par le public face à un incendie qui se déclare dans un immeuble : 1 er cas : le feu s est déclaré chez vous : n essayez pas de l éteindre sortez de chez vous avec l ensemble de votre famille refermez la porte derrière vous alertez les secours : 18 ou 112 2 e cas : le feu s est déclaré chez un voisin restez chez vous calfeutrez le bas des portes avec du linge humide appelez les secours : 18 ou 112 manifestez-vous à la fenêtre pour que les sapeurs-pompiers vous portent secours 2 Mise en place de Détecteur Autonome Avertisseur de Fumées DAAF dans les logements Rappeler que les textes (Loi n 2010-238 du 9 mars 2010, décret no 2011-36 du 10 janvier 2011, norme européenne EN 14 604) obligent d ici mars 2015 tous les propriétaires et tous les locataires à s équiper d un DAAF, ceci afin de pouvoir réagir extrêmement rapidement en cas du déclenchement d un incendie durant les phases de sommeil.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris La Défense, le 28 mars 2013 Détecteurs de fumée domestiques Comment les choisir? Les précisions apportées par l arrêté du 5 février 2013 Le 14 mars, l arrêté relatif à l équipement des logements en Détecteurs Avertisseurs Autonomes de Fumée (DAAF) est paru au journal officiel. Particuliers et professionnels connaissent désormais leurs obligations et comment les respecter. Explication de texte par le GIFSID, le syndicat de la sécurité incendie domestique. Conformité et qualité des DAAF L arrêté du 5 février 2013 «précise les exigences auxquelles doit répondre le détecteur de fumée normalisé installé dans chaque logement, les conditions de son installation, de son entretien et de son fonctionnement». Ainsi, ce texte rappelle toutes les caractéristiques essentielles d un DAAF : éléments constitutifs indispensables, autonomie, niveau de l alarme sonore, informations sur l origine et le fabricant Il rappelle également qu un DAAF, pour être considéré comme conforme, doit répondre aux critères de la norme applicable, c'est-àdire la norme EN 14604. La conformité à cette norme est attestée par la présence du sigle sur le DAAF. Ce sigle doit toujours être accompagné d un numéro qui permet d identifier l organisme indépendant qui a vérifié la conformité du produit (par exemple, l organisme français, AFNOR, est désigné par le numéro 0333). L évaluation de la conformité à la norme européenne est réalisée par un essai type et par un audit du site de fabrication lors de la mise en production du DAAF. Pour plus de sécurité, l arrêté exige que des essais et des audits soient également réalisés régulièrement pour vérifier que la fiabilité et la qualité des produits commercialisés soient maintenues. Pour s assurer que cette exigence est bien respectée, le consommateur peut choisir un détecteur marqué. Ce sigle atteste du fait que l organisme certificateur indépendant français, AFNOR, effectue des contrôles réguliers de la qualitéet de la fiabilitédu produit. Le GIFSID (syndicat de la sécurité incendie domestique affilié à la FFMI, Fédération Française du Matériel d Incendie), les pouvoirs publics et la plupart des acteurs de la prévention du risque incendie recommandent ainsi l utilisation de détecteurs marqués. 1
COMMUNIQUÉ DE PRESSE Oùacheterson DAAF? Le prix du DAAF est fonction de son autonomie (qui varie de 1 à 10 ans), de certaines caractéristiques spécifiques (design, télécommande ) et de son mode de distribution. L occupant d un logement peut acheter directement son DAAF dans les grandes surfaces, les magasins de bricolage, les commerces de proximité spécialisés ou sur Internet. Il peut également faire appel à un électricien ou à un spécialiste de la sécurité incendie qui l aidera à choisir, installer et maintenir le DAAF. S équiper, c est maintenant Les occupants de logement ont encore deux ans pour installer un DAAF mais le risque incendie est permanent. Le GIFSID recommandent donc de s équiper dès maintenant. Le texte complet de l arrêtéet l actualitéde la sécuritéincendie sur www.ffmi.asso.fr Créée en 1933, la Fédération Française du Matériel d Incendie (FFMI) regroupe les professionnels de la sécurité incendie active. Ses 10 syndicats professionnels métiers rassemblent 250 adhérents qui comptent 25 000 salariés pour un chiffre d affaires cumulé de 3 milliards d Euros. Elle représente les professions de la sécurité incendie auprès des pouvoirs publics et des autres acteurs du marché. Le groupement des fabricants et distributeurs de matériel de sécurité incendie domestique est l un des 10 syndicats métiers de la FFMI. Il réunit la plupart des professionnels de la sécurité incendie domestique. Depuis sa création en 1999, le groupement mène des actions de sensibilisation et d information sur le risque incendie domestique. Contact : FFMI Romain CANLER : 01.47.17.63.03 - : 01.47.17.63.05 : ffmi@ffmi.asso.fr- : www.ffmi.asso.fr : 39 rue Louis Blanc (Courbevoie) -92038 PARIS LA DEFENSE CEDEX 2
Paris Habitat-OPH, 1 er bailleur social public d Europe avec plus de 120 000 logements, est un acteur majeur du logement social à Paris et en petite couronne. L établissement grâce au soutien de la ville de Paris et fort de ses 2 900 collaborateurs, œuvre à la fois à développer l offre de logements sociaux et à offrir une meilleure qualité de vie et de service à ses locataires. Construire, réhabiliter, aménager mais aussi développer la relation de proximité avec les habitants et animer la vie des quartiers : les domaines d intervention de Paris Habitat-OPH sont nombreux et se situent au centre des problématiques urbaines actuelles. Une politique de prévention des incendies partagée par les bailleurs publics parisiens Les bailleurs sociaux connaissent très régulièrement des incendies sur leur patrimoine, avec parfois des conséquences humaines tout à fait dramatiques. Sur une initiative de la ville de Paris, ils ont, d ores et déjà, mené plusieurs campagnes de sensibilisation aux risques liés aux incendies domestiques auprès de leurs locataires en accompagnement de la BSPP (Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris). Les accords collectifs, relatifs à la mise en place de DAAF (Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée), que signent aujourd hui les différents bailleurs avec les organisations de locataires s inscrivent dans cette politique. L accord collectif conclu par Paris Habitat-OPH sur les détecteurs de fumée Fort de l obligation faite aux locataires, à compter du 8 mars 2015, d équiper les logements d au moins un détecteur de fumée, Paris Habitat a conclu un accord collectif avec les organisations de locataires le 6 décembre 2012 portant sur l installation de DAAF dans les 120 000 logements gérés par l Office, en contrepartie d une redevance mensuelle maximum de 0,55. Cet accord s inscrit dans l exigence toujours plus forte de qualité de service que l Office se fixe et vise à assurer un niveau d équipement homogène du patrimoine de Paris Habitat : pose assurée par un professionnel dans le respect des procédés d installation et qualité de matériel conforme aux attendus des normes de fabrication. Concrètement, l équipement du patrimoine s échelonnera du 1 er janvier au 31 décembre 2014 au plus tard. Les associations et amicales seront associées en amont pour relayer l information et les locataires seront avisés des dates de passage par voie d affichage dans les halls. Le détecteur de fumée sera implanté dans un couloir à proximité des chambres. Selon les caractéristiques du logement, 2 détecteurs pourront être posés et de même des adaptations liées à certains handicaps seront envisageables. Seul le prestataire effectuera la pose, il aura la charge d informer le locataire sur le fonctionnement et l entretien du dispositif. Un document d information sera fourni en complément à cette sensibilisation. Le coût, qui n excédera pas 0,55 euros par mois et par logement, comprend la fourniture, la pose et la garantie totale de fonctionnement de 10 ans minimum du détecteur. Le coût définitif sera connu à l issue des appels d offres. Pour tout
dysfonctionnement, un service téléphonique dédié sera communiqué aux locataires. Seuls restent, à la charge du locataire, le nettoyage et le test régulier du bon fonctionnement du détecteur.
Paris Habitat-OPH : Présentation du projet du 57 boulevard d Ornano Paris 18 ème arrondissement Le contexte Située dans le 18 ème arrondissement, la parcelle accueille 2 immeubles comportant 3 logements et 2 commerces libres d occupation. La Ville de Paris a acquis cet ensemble immobilier, probablement bâti au milieu du XIXème siècle et a proposé à Paris Habitat de le prendre à bail. Le terrain a la particularité de bénéficier de deux accès sur rue : - 57 boulevard Ornano, - 70 rue Championnet, Le projet Les études de faisabilité réalisées en 2010 et 2011 ont écarté les hypothèses d une réhabilitation et d une surélévation et entériné le choix de la démolition. Le projet retenu comprend la création d un foyer étudiant de 64 chambres qui sera géré par le CROUS et d une crèche associative d une vingtaine de berceaux disposant d un jardin en pleine terre de 50 m². Le choix architectural Le jury d architecture a désigné, en janvier 2012, Stera Architecture comme lauréat du concours d architecture du projet. L ensemble immobilier comprend 2 entrées, pour 2 adresses, et 2 fonctions : - L entrée du foyer étudiant est située sur le boulevard Ornano, - L entrée de la crèche associative est réalisée sur la rue Championnet, à côté donc de la maternelle. Le projet bénéficie des certifications Qualitel Label BBC Effinergie, et Habitat & Environnement Profil A. Calendrier Prévisionnel Permis de démolir : 13 avril 2012 Permis de construire : 16 janvier 2013 Travaux de démolition : avril 2013 Démarrage des travaux : juin 2013 Livraison : 3 ème trimestre 2014 En savoir plus sur les actions de Paris Habitat - OPH : www.parishabitatoph.fr Contact presse Paris Habitat-OPH Juliette Zylberberg : 06 42 21 24 31 / j-zylberberg@parishabitatoph.fr