Document Statistiques Portrait des Jeunes de 12 à 25 ans de la MRC Memphrémagog Préparé pour La Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog Par Martine Caillier mandatée par la Corporation de développement Communautaire Memphrémagog Mars 2006
TABLE DES MATIÈRES DONNEES DEMOGRAPHIQUES SUR LA POPULATION DONNEES SUR LA SANTE MENTALE ET PSYCHOLOGIQUE DONNEES SUR LES HABITUDES DE VIE DONNEES SUR LA VIOLENCE ET LA DELINQUANCE PRÉAMBULE Page 3 DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES Page 4 JEUNES ADULTES VIVANT SEULS Page 4 LES JEUNES EPROUVANT DES DIFFICULTES A S INSERER DANS LA SOCIETE Page 5 POPULATION AVEC INCAPACITE Page 5 LA SANTE DES JEUNES Page 6 LA SANTE MENTALE CHEZ LES JEUNES Page 6 DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE Page 6 LE SUICIDE CHEZ LES JEUNES Page 6 SUICIDE (AUTRE) Page 7 DES HABITUDES DE VIE NEFASTES CHEZ LES JEUNES Page 7 L ACTIVITÉ PHYSIQUE Page 7 L ALIMENTATION Page 7 LE TABAGISME Page 7 LA CONSOMMATION DE CIGARETTE CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE AU QUÉBEC Page 8 LA TOXICOMANIE Page 8 LA CONSOMATION DE DROGUE CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE Page 8 CONSOMMATION D ALCOOL CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE AU QUÉBEC Page 9 ENDETTEMENT Page 9 VIOLENCE CONGUGALE Page 10 VIOLENCE ET MÉFAITS Page 11 LES SERVICES AUX JEUNES CONTREVENANTS Page 11 LES SERVICES EN PROTECTION DE LA JEUNESSE-MEMPHREMAGOG Page 12 DONNEES DIVERSES OCCUPER SES TEMPS LIBRES Page 12 LES JEUNES ET LE BÉNÉVOLAT Page 12 L OUVERTURE SUR LE MONDE Page 13 PARTIR OU RESTER? Page 13 LES JEUNES ET LES ELECTIONS Page 13 DONNEES SUR LES JEUNES FAMILLES LES CONDITIONS ENTOURANT LA VIE FAMILIALE EN ESTRIE Page 13 PROPORTION DE JEUNES DONT LES PARENTS RECOIVENT LA SÉCURITÉ DU REVENU Page 13 COMPOSITION DE L INDICE DE DEFAVORISATION EN 2001 Page 14 MÉNAGE À FAIBLE REVENU Page 14 NOMBRE DE FAMILLES MONOPARENTALES Page 15 TAUX DE GROSSESSE A L ADOLESCENCE Page 15 NOMBRE D ENFANTS DE 0 A 5 ANS VIVANT A FAIBLE REVENU DANS UNE FAMILLE MONOPARENTALE Page 16 DONNEES SUR L EMPLOI EMPLOI Page 16 LES PREVISIONS D EMPLOI Page 16 CONDITIONS ENTOURANT LA VIE PROFESSIONNELLE DES JEUNES Page 16 LES ETUDES ET LE TRAVAIL Page 17 DONNEES SCOLAIRES L OBTENTION D UN DIPLOME ET L ACCES AU MARCHE DU TRAVAIL Page 17 SCOLAIRE : TAUX DE GRADUATION Page 17 GRADE UNIVERSITAIRE Page 18 LE TAUX DE DECROCHAGE SCOLAIRE Page 18 COMPOSITION DE L INDICE DE DEFAVORISATION EN 2001 Page 19 POPULATION AGEE DE 20 A 34 ANS AYANT UN NIVEAU INFERIEUR AU CERTIFICAT D ETUDES SECONDAIRE Page 19 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 2
Pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog, les jeunes, ce sont les 12-25 ans. Ce découpage, établi de façon arbitraire, reflète tout de même une réalité certaine. Ces jeunes s'engagent dans un continuum qui, au départ, est caractérisé par un large état de dépendance (envers les parents, l'école, etc.), qui se transforme progressivement ou brusquement pour aboutir à une plus ou moins grande autonomie. Cette autonomie peut se définir comme l'acquisition d'un certain pouvoir : celui de choisir. Les jeunes du Québec d'aujourd'hui ont à vivre de la précarité. L'exclusion sociale est entre autres un fait réel vécu par plusieurs. Le taux de personnes pauvres s'est accru au Québec et ce sont les jeunes qui ont connu la plus forte croissance de la pauvreté. Le Bureau de la statistique du Québec énonce par ses chiffres une plus grande vulnérabilité sur le marché du travail, un poids démographique qui diminue, des taux encore trop élevés de non diplomation et des données inquiétantes quant aux indicateurs du bien-être psychologique. Les jeunes méritent une attention particulière qui se traduit en un engagement collectif afin d'améliorer leur situation. Les tableaux et graphiques de la présente section dessinent quelques traits du profil de la jeunesse québécoise. Quand il fut possible, nous avons introduit les données spécifiques de notre région. Pour la cueillette des informations spécifiques à la MRC de Memphrémagog, certaines difficultés ont été rencontrées : Bon nombre de données régionalisées ne sont pas divisées par MRC ; Peu d études d envergure ont été réalisées après 2000 ; La non conformité des groupes d âge entre les diverses sources de données ; Les données disponibles concernent surtout des problématiques reliées aux jeunes. Conscient que les informations statistiques présentées dans ce document ne sont peut-être pas tout à fait récentes, les sources seront présentées pour chacune des données. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 3
DOCUMENT STATISTIQUE JEUNESSE 12-25 ANS DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES : (LANGUES PARLÉES ET COMMUNAUTÉS ETHNIQUES) Groupe d âge 0-14 ans 15-24 ans 25-44 ans 45-64 ans 65 et + PRÉVISION : Répartition de la population en 2005, par groupe d âge Population de la MRC Estrie Québec Nombre % Nombre % Nombre % 7080 16,9 51 450 18 1 291 585 17,8 4760 11,4 39 240 13,7 949 480 13,1 10 765 25,7 79 085 27,7 2 165 755 29,9 12 685 30,3 75 265 26,4 1 870 845 25,8 6590 15,7 40 555 14,2 959 810 13,3 Total 41870 100 % 285 615 100 % 7 237 480 100% Jeunes de 12-17 ans : Selon les prévision faites par l Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux, il y aurait 3288 jeunes de cet âge en 2006 dans la MRC Memphrémagog, soit 7,2 % de la population totale. MRC Memphrémagog : Les quatre municipalités où l on retrouve le plus de personnes parlant uniquement anglais à la maison sont par ordre de priorité : Austin (73,9 %), North Haltley (70,1%), Ogden (67,4%) et Potton (60,1%). L on retrouve sur le territoire de Memphrémagog trois principales communautés ethniques : des coréens, hongrois et polonais. Source : Statistique canada, recensement 2001, compilation et traitement : ISQ, 2002. JEUNES ADULTES VIVANT SEULS Le portrait de la population vivant seule selon le groupe d âge et le sexe, 2001 MRC de Memphrémagog, Estrie et ensemble du Québec Groupe d âge Unité Femme Memphrémagog Estrie Ensemble du Québec Homme Deux sexes/ total Femme Homme Deux sexes/ Total Femme Homme Deux sexes/ total 100 135 235 1 295 1 515 2 810 21 655 24 825 46 480 18-24 ans N % 6,4 % 8,7 % 7,6 % 9,6 % 10,9 % 10,2 % 6,6 % 7,3 % 6,9 % Proportion des jeunes de 6-17 ans vivant avec un seul parent dans la MRC Memphrémagog en 2001 = 21,3% et sous le seuil de la pauvreté = 13,5% (Agence de développement de réseaux locaux de services de santé et de services sociaux) Source : MSSS, Direction de la gestion de l information Service du développement de l information, Projections de population corrigées pour le sous-dénombrement et les résidants non permanents basées sur le recensement de 2001, version octobre 2004 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 4
LES JEUNES EPROUVANT DES DIFFICULTES A S INSERER DANS LA SOCIETE Quelques faits : - Environ 112 000 demandes de services sociaux sont traitées annuellement dans les centres de santé et de services sociaux, dans le cadre du programme Jeunes en difficulté. - Environ 100 000 demandes de service sont adressées chaque année aux différents centres jeunesse du Québec. De ce nombre, en 2003-2004, près de 60 000 ont donné lieu à un signalement en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse et quelque 29 000 ont été retenues parce qu on estimait que la sécurité ou le développement des jeunes pouvaient être compromis. - Chaque année, environ 20 000 jeunes reçoivent des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. - Au Québec, on dénombre quelque 30 gangs de rue notoires. Ceux-ci recrutent des membres de plus en plus jeunes. En 1985, 70 % des membres de ces gangs étaient âgés de 14 à 16 ans et 30 % avaient entre 17 et 28 ans. En 2003, 20 % étaient âgés de 11 à 16 ans, 60 % avaient entre 17 et 28 ans et 20 % entre 29 et 35 ans. - Au cours des dernières décennies, il y a eu recrudescence du phénomène de l itinérance chez les jeunes Québécois. POPULATION AVEC INCAPACITE FAITS SAILLANTS En 1998, 12 % de la population de 15 ans et plus vivant en ménage privé dans la région de l Estrie présente une incapacité. Le taux d incapacité est de 9 % chez les 15 à 64 ans et de 25 % chez les 65 ans et plus. Au Québec, c est 17 % de la population de 15 ans et plus qui présente une incapacité. Les taux d incapacité sont d ailleurs nettement inférieurs aux taux d incapacité observés dans l ensemble du Québec. Tout comme dans l ensemble du Québec, les incapacités les plus fréquentes dans la région sont celles liées à la mobilité (6 %), à l agilité (6 %), aux activités intellectuelles ou à la santé mentale (3,5 %) et à l audition (3,2 %). Enfin, près de 56 % de la population ayant une incapacité dans la région présente une incapacité légère et 45 %, une incapacité modérée ou grave (c. respectivement 61 % et 39 % au Québec). - Il y a plus de détresse psychologique, particulièrement chez les hommes de 15 à 64 ans - Environ 33 % des personnes ayant une incapacité se classent au niveau élevé de l indice de détresse psychologique ; ce qui est plus élevé que le taux observé dans l ensemble du Québec. - Le revenu total moyen des personnes avec incapacité est inférieur à celui observé dans l ensemble du Québec. Soulignons aussi que le revenu total moyen des femmes avec incapacité ne représente que 72 % de celui des hommes avec incapacité. - Environ 54 % des élèves handicapés du niveau primaire sont en classe régulière en 2001-2002 alors que 36 % sont en classe spéciale et que 10 % sont en école spéciale. Au secondaire, seulement 18 % des élèves handicapés sont en classe régulière alors que 39 % sont en classe spéciale et 43 % sont en école spéciale. - Les 15 à 24 ans avec incapacité, sont moins nombreux à fréquenter l école à temps plein que ceux de l ensemble du Québec. Environ 45 % des 15 à 24 ans avec incapacité fréquentent l école à temps plein dans la région en comparaison de 51 % dans l ensemble du Québec. - Près des deux tiers de la population avec incapacité est inactive sur le marché du travail. Le statut d emploi permet de distinguer, parmi la population de 15 à 64 ans ayant des incapacités, les personnes en emploi, celles en chômage et celles ne faisant pas partie de la population active, soit les personnes inactives. Ainsi, 64 % des personnes ayant une incapacité sont inactives sur le marché du travail (c. 51 % dans l ensemble du Québec) et 31 % sont en emploi (c. 43 % dans l ensemble du Québec). - Environ 46 % des personnes inactives se disent toutefois capables de travailler - On observe une proportion plus élevée de personnes qui vivent dans un ménage considéré comme pauvre et qui déclarent un revenu inférieur à 15 000 $. - En ce qui concerne la scolarisation, l écart négatif persiste entre les personnes ayant une incapacité et les personnes sans incapacité. Il faut aussi souligner que les personnes avec incapacité présentent une scolarisation plus faible que celles de l ensemble du Québec. - Les femmes ayant une incapacité sont, en outre, défavorisées sur le plan des ressources économiques et du travail. Cependant, elles se démarquent favorablement des hommes avec incapacité sur certains aspects : elles présentent un taux de diplomation plus élevé, elles sont moins nombreuses à utiliser une aide technique pour pallier leur incapacité, elles sont moins nombreuses à se classer au niveau faible de l indice de soutien social et elles sont plus nombreuses à pratiquer des activités de loisir. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 5
SOURCE : FAITS SAILLANTS du Portrait statistique de la population avec incapacité Région de l Estrie 2003- Office des personnes handicapées du Québec. LA SANTE DES JEUNES LA SANTE MENTALE CHEZ LES JEUNES DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE chez les jeunes LE SUICIDE CHEZ LES JEUNES Généralement, les jeunes ont une bonne perception de leur état de santé et ont un très faible taux de décès. Toutefois, dès l adolescence, ils intègrent des comportements qui peuvent être néfastes pour la santé à plus long terme. Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie, Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie - Prévalence des troubles psychiques inversement proportionnelle à l âge -Chez les jeunes femmes : dépressions majeures et troubles anxieux -Chez les jeunes hommes : problèmes psychiques reliés à la dépendance aux drogues et alcools *La schizophrénie et la psychose touche plus les hommes que les femmes Suicide -Chez les 20-24 ans, le suicide est 3 fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes. -Plus d hommes meurent par suicide alors que plus de femmes font des tentatives de suicide, surtout chez les 15-19 ans. -7,4% des 15-24 disent avoir déjà eu des idées suicidaires. -1,4% des 15-24 ans feraient une tentative de suicide. -Entre 1995 et 1999, c est en moyenne 6 adolescents par année qui se sont suicidé. -En Estrie, on compte une moyenne annuelle de 70 décès par suicide. Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie- Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie Les jeunes représentent le groupe d âge le plus vulnérable. Le groupe des 15-24 ans est celui qui comportait la plus forte proportion d individus dont l indice de détresse psychologique était élevé en 1998. En effet, 28,2 % des 15-24 ans se situaient dans la catégorie élevée de l indice de détresse psychologique, comparativement à 20,2 %, 19,2 % et 10,7 % chez les 25-44 ans, 45-64 ans et 65 ans et plus. Les jeunes femmes de 15 à 24 ans étaient, par ailleurs, plus susceptibles de souffrir de détresse psychologique, 34 % d entre elles affichaient un indice élevé de détresse, comparativement à 23 % des hommes du même âge. - Population estrienne 15-24 ans = 23 % - Population du Québec 15-24 ans = 28,2 % Source : Institut de la statistique du Québec- Enquête sociale et de santé 1998, 2 e édition, janvier 2001 Le suicide est l une des principales causes de mortalité chez les jeunes de 15 à 29 ans au Québec. En 2002, 34,5 % des décès des jeunes de 15 à 19 ans étaient attribuables au suicide, ce pourcentage étant de 34,7 % chez les 20-24 ans et de 42,9 % chez les 25-29 ans - Les taux de mortalité par suicide observés pour la période 1999-2001, les deux sexes réunis, sont : Chez les 15-19 ans : 18,2/100 000 jeunes Chez les 20-24 ans : 23,8/100 000 jeunes Chez les 25-29 ans : 22,3/100 000 jeunes - Le taux de suicide est en progression au Québec chez les jeunes. Le groupe des 15-19 ans est celui qui a connu l augmentation la plus importante de son taux de suicide au cours des dernières décennies. Cela est vrai tant pour ce qui est des filles que pour ce qui est des garçons. * Les jeunes contrevenants et les jeunes présentant des troubles mentaux qui sont pris en charge par les centres jeunesse ont un taux de suicide de 4 à 8 fois supérieur à celui des jeunes du Québec. * En 1998, c est chez les 15-24 ans que l on a observé la proportion la plus élevée de personnes présentant des idées suicidaires au cours des douze mois précédents. Elle était de 6,3 % chez les jeunes hommes et de 8,5 % chez les jeunes filles, comparativement à 3,9 % pour l ensemble de la population. - La prévalence des tentatives de suicide était plus élevée chez les personnes de 15 à 24 ans que chez les autres groupes d âge en 1998. - Le suicide chez les jeunes est fortement associé à la présence de troubles mentaux, particulièrement les troubles affectifs. Selon les études, la proportion de jeunes qui en sont atteints et qui sont décédés par suicide varie entre 50 % et 90 %. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 6
SUICIDE chez les 15-24 ans DES HABITUDES DE VIE NEFASTES CHEZ LES JEUNES L ACTIVITÉ PHYSIQUE L ALIMENTATION Nombre annuel moyen de suicides et taux de mortalité par suicide pour 100,000 personnes, selon l âge et le sexe, 1999-20001 15-24 ans Hommes Femmes Région Nombre Taux Nombre Taux Estrie 7 34,9 2 8,3 Québec 172 34,3 35 7,4 Source : Secrétariat à la Jeunesse, 2002 QUELQUES CONSTATS : - Alimentation de plus en plus déficiente - Sédentarité - Le tabagisme touchait 22% des élèves du secondaire en 2000 - Comportements sexuels à risque et recrudescence des ITS - En secondaire V: - 91% disent avoir déjà consommé de l alcool - 61% disent avoir déjà consommé des produits psychotropes Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie -Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie Un pourcentage élevé de la population québécoise n atteint pas, durant ses loisirs, le niveau d activité physique recommandé par les spécialistes. En 2003, cette situation touchait 63 % des 18 ans et plus et 56 % des 12-17 ans. De plus, 26 % des adultes et 7 % des 12-17 ans étaient entièrement sédentaires durant leurs temps libres. - Même si les adultes masculins demeurent un peu plus actifs que les femmes durant leurs loisirs, c est chez les 12-17 ans que l on observe une différence marquée entre les deux sexes. En 2003, 52 % des garçons et 35 % des filles atteignaient le niveau recommandé. Ce pourcentage, depuis 1994, n a pas évolué dans le cas des garçons, mais il est passé de 21 % à 35 % chez les filles. QUELQUES FAITS : - 36 % des jeunes de 13 ans et 34 % de ceux de 16 ans ne déjeunent pas tous les jours. - La majorité des 6-16 ans ne consomment pas les cinq portions de fruits et légumes quotidiennes recommandées par le Guide alimentaire canadien pour manger sainement. - Environ 25 % des 6-16 ans présentent un surplus de poids (embonpoint ou obésité). LE TABAGISME Au Québec, 25 % de la population âgée de 15 ans et plus est constituée de fumeurs, soit le plus haut taux du Canada. On observe une diminution importante du nombre de fumeurs chez les jeunes des écoles secondaires de l'estrie. En 2005, seulement 17% des jeunes fument comparativement à 30% dans les quatre enquêtes estriennes précédentes réalisées en 1997, 1998 (2 enquêtes) et 2000. Le nombre d'élèves qui fument plus de 20 cigarettes par jour a considérablement diminué depuis la dernière enquête de 2000. En effet, en 2000, 67% des jeunes fumeurs quotidiens déclaraient fumer plus de 20 cigarettes par jour alors que seulement 12% le font en 2005. L'Estrie se distingue au niveau des non-fumeurs. En général, on observe une augmentation accru des non-fumeurs en Estrie à comparer au reste du Québec. De 2000 à 2005, au Québec, on est passez de 70% de non-fumeurs à 81%. En Estrie, on est passé de 68% de non-fumeurs à 83%. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 7
LA CONSOMMATION DE CIGARETTE CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE AU QUÉBEC l âge 2002 2004 % Fumeurs actuels 14,9 11,1 Garçons 13,0 9,2 Filles 16,8 13,2 Fumeurs 8,2 7,6 débutants Garçons 7,0 5,6 Filles 9,4 9,7 Non-fumeurs 76,9 81,2 Garçons 79,9 85,3 Filles 73,8 77,1 Évolution du statut de fumeur selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, de 2002 à 2004 moyen auquel les élèves ont fumé leur première cigarette complète est environ12, 3 ans. Un âge légèrement plus vieux qu en 2002 (12,1 ans). Sources :Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac, l alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004. LA TOXICOMANIE Les jeunes s initient tôt à la consommation d alcool et de drogues, et leurs pratiques de consommation se diversifient et tendent à s aggraver avec le temps. La consommation d alcool chez les adolescents tend à augmenter avec l âge. Ainsi, la proportion de consommateurs d alcool passe de 43 % à près de 89 % entre la première et le cinquième secondaire. Durant la même période, la proportion de buveurs dits «réguliers» passe de 5,2 % à 35 %. Ce sont les jeunes de 15 à 24 ans qui présentent le plus grand risque de dépendance à l alcool, soit 3,9 %, un pourcentage deux fois plus élevé que chez les 25-44 ans. Selon une enquête réalisée en 2002 auprès des élèves du secondaire, 41 % de ceux-ci avaient consommé une drogue illicite au moins une fois durant les douze mois précédents. L augmentation de l usage de psychotropes dans des contextes récréatifs constitue un phénomène préoccupant au Québec et dans le monde. CONSOMMATION DE DROGUES CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE AU QUÉBEC Au Québec, en 2004, environ 36 % des élèves (soit 168 000 élèves) déclarent avoir consommé de la drogue au cours d une période de douze mois. Il n y a pas de différence significative entre les garçons et filles en ce qui concerne le taux global de consommation de drogues (figure 4). On observe des changements intéressants depuis 2002 : la prévalence de la consommation de drogues a régressé de 41 % à 36 % entre 2002 et 2004, surtout chez les garçons (de 42 % à 36 %). Les analyses faites selon l année d études, révèle que la proportion des consommateurs de drogues fait un premier bond de 16 % à 30 % entre la 1 re et la 2 e secondaire, puis un second de 38 % à 50 % entre la 3 e et la 4 e secondaire. L âge moyen d initiation à la consommation de drogues est d environ 13,0 ans et ne diffère pas de façon significative selon le sexe. Parmi les élèves consommateurs de drogues, 31% disent avoir éprouvé un ou des problèmes (famille, amis, école). Les problèmes augmentent de façon marquée avec la fréquence de consommation pour l'alcool et le cannabis. Pour les hallucinogènes et les amphétamines, les problèmes sont présents indépendamment de la fréquence de consommation. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 8
Source: Direction de santé publique et de l'évaluation, Agence de la santé et des services sociaux de l'estrie, Enquête estrienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves du secondaire en Estrie, 2005. Sources : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabagisme chez les élèves du secondaire, 2002 et Enquête québécoise sur le tabac, l alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004. CONSOMMATION D ALCOOL CHEZ LES JEUNES DU SECONDAIRE AU QUÉBEC Selon l année d études (2002-2004), la proportion des consommateurs d alcool s élève à 37 % en 1 re secondaire, à 57 % en 2 e, à 66 % en 3 e, pour atteindre un sommet d environ 83 % et 88 % en 4 e et 5e secondaire. -L âge moyen auquel les élèves ont déclaré avoir pris leur première consommation d alcool à vie est d environ 12,4 ans. Les garçons ont consommé pour la première fois à un âge légèrement plus jeune que les filles (12,2 ans c. 12,6 ans). Les habitudes des filles en matière de consommation d'alcool se modifient à la hausse. En 1998, on comptait 5 garçons consommateurs pour 4 filles. En 2005, autant de filles que de garçons ont déclaré avoir bu une consommation complète au cours de leur vie. Parmi les élèves qui ont consommé de l'alcool dans les 12 mois précédent l'enquête, près des trois quarts (72,5%) ont fait au moins une expérience de boire excessive (5 consommations et plus en une seule occasion). La prévalence de ce comportement problématique augmente tout au long du secondaire passant de 57% en secondaire I à 81% en secondaire V. Source: Direction de santé publique et de l'évaluation, Agence de la santé et des services sociaux de l'estrie, Enquête estrienne sur le tabac, l'alcool et les drogues chez les élèves du secondaire en Estrie, 2005. Type de consommateurs d alcool au cours d une période de 12 mois selon le sexe, élèves du secondaire, Québec, 2004 Abstinents Expérimentateurs Occasionnels Réguliers Quotidiens Total 36,5 10,1 36,6 16,5 0,30** Garçons 37,3 9,5 34,4 18,4 0,47** Filles 35,8 10,7 38,8 14,6 0,12** ** Coefficient de variation supérieur à 25 %; estimation imprécise fournie à titre indicatif seulement. Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur le tabac, l alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2004. ENDETTEMENT Évolution du recours au crédit par les jeunes (1994 2004) pour l ensemble du Québec Voici des données statistiques provenant de plusieurs investigations, notamment celle menée par le Département d économie agroalimentaire et des sciences de la consommation de l Université Laval (Les jeunes adultes québécois et le crédit, Québec, 2005). Les chiffres de 2004 proviennent d une enquête menée par cette équipe, qu elle compare ensuite aux données antérieures provenant de diverses recherches. En 2004, les jeunes de 18 à 29 ans utilisent les produits de crédit à un niveau relativement élevé. Notamment, 77,4 % de l ensemble des participants détiennent au moins une carte de crédit personnelle ou conjointe, avec une moyenne de 1,9 carte par détenteur. Ce sont 75,1 % de l ensemble des sujets qui disposent d au moins une carte bancaire et 24,4 % d au moins une carte de magasin ou de pétrolière. 37,0 % disposent d une marge de crédit personnelle ou conjointe. Une forte majorité (76 %) a rapporté avoir contracté une dette quelconque avec une moyenne de 1,9 dette différente par personne ayant déclaré au moins une dette. Si l on exclut l hypothèque, environ 65 % ont contracté au moins un prêt personnel qui n est pas encore remboursé entièrement. Ce pourcentage diminue à 43 % si l on exclut aussi les prêts étudiants. Source : Marie Lachance, Pierre Beaudoin, Jean Robitaille, Les jeunes adultes québécois et le crédit : Connaissances, attitudes et endettement. Département d économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, Université Laval, Québec, 2005. Toujours en 2004, ce sont 75 % plus de jeunes de 18 à 29 ans qui détiennent au moins une carte de crédit et deux fois plus qui disposent d une marge Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 9
de crédit. Dans l étude de 2004, l utilisation du prêt personnel est de 2,3 à 4 fois plus élevée qu en 1994. Les données qui suivent fournissent des détails sur un aspect ou l autre du crédit et de l endettement, pour des années antérieures à 2004 : ENDETTEMENT suite Endettement des jeunes : Plus de 70 % des étudiants du niveau postsecondaire s endettent pour payer leurs études. De plus, 20 % des étudiants dépendent des sources de financement publiques et privées pour joindre les deux bouts ; 44 % des étudiants reçoivent un prêt d un gouvernement, 30 % empruntent auprès d une source privée. Les deux groupes empruntent en moyenne 600 $ par mois. Source : Enquête canadienne sur les étudiants du niveau collégial, Fondation canadienne des bourses d études du millénaire, 2002. Facilité d emprunter : Jamais dans l histoire il n a été aussi facile d emprunter. Saviez-vous que 65 % des étudiants possèdent au moins une carte de crédit? Vous pouvez même rembourser une carte de crédit avec une autre! Vu le nombre de sociétés émettrices de cartes, on peut vivre plusieurs années sans se rendre compte qu on est au bout du rouleau. On comprend pourquoi 70 % des consommateurs qui déclarent faillite ont le gros de leur dette sur carte de crédit. Source : René Diotte, «L endettement atteint un niveau record», dans magazine Le Bel Âge, mai 2003. Remboursement du crédit : Environ 30 % des Québécois de 18 à 29 ans déclaraient, en 1994, ne pas toujours payer le solde entier de leurs cartes de crédit comparativement à 16,3 % chez les autres strates d âge. En 1998, 70 % des Canadiens de 18 à 30 ans rapportaient ne pas toujours pouvoir le faire. En 2003, près de 27 % des cégépiens détenant au moins une carte de crédit à leur nom n avaient pas payé le solde entier avant l échéance au moins une fois au cours des 12 mois précédant l enquête. Dans tous les cas, on constate que c est toujours une bonne proportion qui semble avoir des difficultés de paiements de la carte de crédit. Source : Marie Lachance, Pierre Beaudoin, Jean Robitaille, Les jeunes adultes québécois et le crédit : Connaissances, attitudes et endettement. Département d économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, Université Laval, 2005 Compilation de données de recherches variées. Solde de dette impayé : Au Canada en 2001, les dettes sur cartes de crédit atteignaient un montant annuel moyen de 774 $ pour les 18-24 ans et de 1352 $ pour les 25-34 ans. Deux tiers des étudiants canadiens (collèges et universités) déclaraient un solde impayé moyen sur carte de crédit de 800 $ et environ 33 % rapportaient un solde impayé sur marges de crédit ou prêts personnels. Dans l échantillon de cégépiens de Québec et Montréal, le solde moyen dû sur carte de crédit était de 160 $ et la dette totale moyenne excluant les dettes d étude était de 1 097 $. Source : Marie Lachance, Pierre Beaudoin, Jean Robitaille, Les jeunes adultes québécois et le crédit : Connaissances, attitudes et endettement. Département d économie agroalimentaire et des sciences de la consommation, Université Laval, 2005 Compilation de données de recherches variées. Faillites chez les jeunes Les faillites sont de plus en plus fréquentes chez les jeunes. L âge moyen des particuliers qui ont déclaré faillite est de 27 ans et 55 % d entre eux ont un niveau de scolarité de 5e secondaire. Source : Alain Turgeon, Concours de l ACEF dans les écoles secondaires. VIOLENCE CONGUGALE En 2000, Taux par 100, 000 femmes : Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 10
En Estrie Fille de 12-17 ans = 82,8 Jeune femme 18-24 ans = 557,9 Au Québec Fille de 12-17 ans = 176,2 Jeune femme 18-24 ans = 878,0 Source : Conseil du statut de la Femme, Des nouvelles d elles, Les jeunes femmes du Québec, 2002 Méfaits et cas de violence relevés sur le territoire de la MRC de Memphrémagog 2000-2005 VIOLENCE ET MEFAITS Méfaits/violence 2000 2001 2002 2003 2004 Possession de stupéfiants 83 98 140 132 140 Trafic de stupéfiants 9 6 2 6 6 Possession de stupéfiants en vue de trafic 4 8 7 8 12 Culture de cannabis 23 22 17 17 12 Crimes contre la personne 192 198 166 209 277 Alcool au volant 194 157 189 223 190 Agressions sexuelles 12 25 21 11 21 Total 517 514 542 606 658 - Ces statistiques concernent seulement le territoire desservi par la Régie de police de Memphrémagog (Magog, Austin, Ste-Catherine et Canton d Orford) - Les cas de violence conjugale ne sont pas distincts dans ces statistiques. Elles figurent sous la rubrique /crimes contre la personne», tels : des agressions sexuelles, du harcèlement, des menaces, de l intimidation, etc. - La plupart des crimes sont commis dans la ville de Magog (ancienne ville) pour un pourcentage de 70 % environ. Cela est dû probablement à la concentration de la population. Source : Régie de police de Memphrémagog, juin 2005 LES SERVICES AUX JEUNES CONTREVENANTS Nombre de jeunes ayant reçu des services selon le territoire et taux par mille jeunes de 12 à 17 ans Taux par mille Taux par mille 2003- Terrioire de provenance Nombre de jeunes 2004-2005 2003-2004 Memphrémagog 80 25 38 Estrie 491 22 31 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 11
LES SERVICES AUX JEUNES CONTREVENANTS Nombre de jeunes ayant reçu des services dans le cadre de la nouvelle Loi sur le système de justice pénale, 2004-2005 12-14 ans 16% 17 ans et + 46% 105 jeunes 244 jeunes 302 jeunes 15-16 ans 38% Source ; Direction régionale de l Estrie à partir des documents officiels du ministère; Portrait statistiques de l éducation, région administrative de l Estrie, éditions de 2003 et 2004; Résultats aux épreuves uniques de juin, éditions de 1999 à 2004; LES SERVICES EN PROTECTION DE LA JEUNESSE-MEMPHREMAGOG LES SERVICES EN PROTECTION DE LA JEUNESSE Signalements retenus selon la problématique, 2004-2005 433 Négligence Abus physiques 236 Abus sexuels Troubles de comportement 91 52 22 Abandon OCCUPER SES TEMPS LIBRES Source ; Direction régionale de l Estrie à partir des documents officiels du ministère; Portrait statistiques de l éducation, région administrative de l Estrie, éditions de 2003 et 2004; Résultats aux épreuves uniques de juin, éditions de 1999 à 2004; -20% des 15-18 ans affirment avoir le goût de faire du bénévolat. -32,1% des 18-24 ans affirment participer à des activités bénévoles, à raison de 72,5 heures par année. -27,7% des 25-34 ans participent à des activités bénévoles, à raison de 79,3 heures par année. Principales contraintes quant à la pratique d activités de loisir : Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 12
-L horaire des activités -Le transport, même à Sherbrooke -Le manque d argent -Le manque de temps et la conciliation avec les autres activités (travail, études, etc.) -Les obligations familiales (surtout chez les 25 ans et plus) Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie- Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie LES JEUNES ET LE BÉNÉVOLAT L OUVERTURE SUR LE MONDE PARTIR OU RESTER? LES JEUNES ET LES ELECTIONS 29 % des jeunes Canadiens ont fait du bénévolat en 2000. Les jeunes bénévoles ont donné en moyenne moins d heures que les 25 ans et plus (130 heures par rapport à 169 heures). - Le nombre d heures de bénévolat par année est passé de 174 heures, en 1987, à 125 heures en 1997 et à 130 heures en 2000. - Ce sont les jeunes de 15 à 19 ans chez qui on note le taux de bénévolat le plus élevé de toutes les tranches d âge. - La majorité des activités de bénévolat faites par les jeunes ont été menées au sein de trois types d organismes : - les organismes d éducation et de recherche (19 % du total des heures de bénévolat); - les services sociaux (22 %); - les organismes des arts, de la culture et des loisirs (18 %). Depuis plus de 35 ans, certains organismes offrent aux jeunes la possibilité d effectuer des stages hors Québec. Quelque 345 jeunes participent chaque année aux stages de l Agence Québec-Wallonie-Bruxelles pour la jeunesse, soit 73 % des candidatures reçues. Par ailleurs, 1 142 candidats ont participé aux stages de l Office Québec-Amériques pour la jeunesse. Enfin, 432 jeunes ont participé aux stages de Québec sans frontières et 2001 à ceux de l Office franco-québécois pour la jeunesse. Rester -La qualité de vie est la principale raison invoquée pour demeurer en Estrie -Les jeunes qui ont quitté la région y reviendraient si les conditions d habitation et d emploi le permettent. Partir -Difficulté à retenir les jeunes diplômés -La proximité des services et le transport constituent un défi de taille pour les territoires dits ruraux -Régions d émigration les plus populaires sont près de l Estrie Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie Dans le cadre de la consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie La participation électorale des jeunes, qui ne cesse de décroître depuis 1960, a inscrit, aux élections générales d avril 2003, son plus faible taux depuis 1927. Aux élections québécoises du 14 avril 2003, douze candidats de 35 ans et moins ont été élus, ce qui correspond à moins de 10 % de la députation. Les 18-35 ans représentent 24 % de la population québécoise. Toutefois, aux élections partielles du 20 septembre 2004, les quatre candidats élus avaient moins de 35 ans, ce qui porte le pourcentage d élus de moins de 35 ans à près de 13 % de la députation. - Dans les municipalités québécoises, à peine 1,3 % des maires et quelque 8 % des conseillers ont moins de 35 ans. LES CONDITIONS ENTOURANT LA VIE FAMILIALE EN ESTRIE -Familles majoritairement composées d un couple mais conditions de vie plus difficiles pour les familles monoparentales. -On constate un appauvrissement constant des familles estriennes. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 13
-Bien que la conciliation entre vie familiale et travail soit plus présente dans le débat public, peu d actions concrètes sont en place. -Certaines municipalités estriennes se sont dotées de politiques familiales dans les dernières années PROPORTION DE JEUNES DONT LES PARENTS RECOIVENT LA SÉCURITÉ DU REVENU COMPOSITION DE L INDICE DE DEFAVORISATION EN 2001 Matériel : -Proportion de gens sans diplôme d études secondaires -Revenu personnel moyen -Rapport emploi / population Social : -Proportion des gens séparés, divorcés ou veufs -Proportion de familles monoparentales -Proportion de personnes vivant seules La population du Québec est répartie en quintile de défavorisation (groupe 20 %) du plus favorisé (quintile 1) au plus défavorisé (quintile 5) Source: données du recensement 2001. Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie- Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie LES INDICATEURS SOCIODÉMOGRAPHIQUES LA DIMENSION SOCIOÉCONOMIQUE Indicateur Proportion d enfants de 0-5 ans dont les parents reçoivent la sécurité du revenu Proportion des jeunes de 6 à 17 ans dont les parents reçoivent la sécurité du revenu Année 2001 2003 MRC de Memphrémagog MRC / / Estrie Québec 12,0 % 9,4 % 9,2 % 9,7 % 7,0 % 6,3 % 6,5 % 7,3 % Source : MSSS, Direction de la gestion de l information Service du développement de l information, Projections de population corrigées pour le sous dénombrement et les résidants non permanents basées sur le recensement de 2001, version octobre 2004 Proportion de population, par sexe et groupe d'âge, selon les quintiles québécois de défavorisation les plus forts, MRC Memphrémagog 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 17,8 16,0 15,6 20,3 14,8 15,6 H F H F H F H F H F H F 0-5 ans 6-14 15-17 18-19 20-24 0-24 Q4 et Q5 croisé* 14,9% 14,5% 14,7% 14,3% 18,2% 13,4% 13,5% 19,2% 17,4% 20,6% 15,7% 15,8% QM5 / QS5 2,9% 1,8% 1,3% 1,3% 2,0% 1,3% 2,1% 3,8% 3,2% 3,8% 2,1% 2,0% Source ; Direction régionale de l Estrie à partir des documents officiels du ministère; Portrait statistiques de l éducation, région administrative de l Estrie, éditions de 2003 et 2004; Résultats aux épreuves uniques de juin, éditions de 1999 à 2004; 23,1 20,6 24,4 17,8 17,8 MÉNAGES PRIVÉS À FAIBLE REVENU, 1 2001 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 14
MÉNAGE À FAIBLE REVENU MRC DE MEMPHRÉMAGOG, ESTRIE ET ENSEMBLE DU QUÉBEC Revenu Memphrémagog Estrie Ensemble du Québec N % N % N % Ménages à faible revenu 2 975 16,7 % 24 225 20,5 % 676 420 23,0 % Ménages à revenu non faible 14 800 83,3 % 93 855 79,5 % 2 268 045 77,0 % 1 Le seuil de faible revenu signifie que le revenu est en deçà duquel un ménage est susceptible de consacrer 20 % de son revenu de plus qu un ménage moyen pour se nourrir, se vêtir et se loger. Le seuil de faible revenu varie en fonction de la taille du ménage et de la taille du secteur de résidence. Source : Société d habitation du Québec (compilation spéciale du recensement de 2001 de Statistique Canada) NOMBRE DE FAMILLES MONOPARENTALES Le nombre de famille monoparentale Source : Institut de la statistique du Québec, 2001 Magog Estrie Québec 19,6% 14,8% 16,6% TAUX DE GROSSESSE A L ADOLESCENCE POUR LES 14-17 ANS Nature et période de la grossesse Naissances vivantes IVG Grossesses Taux de grossesse à l adolescence pour les 14-17 ans, 1998-2002 1998-2000 2000-2002 1998-2000 2000-2002 1998-2000 2000-2002 Memphrémagog Estrie Ensemble du Québec Nombre annuel moyen Taux pour 1000 Nombre annuel moyen Taux pour 1000 Nombre annuel moyen Taux pour 1000 5,0 4, 8 33,3 4,4 891,3 4,9 * 4, 2 32,7 4,5 753,7 4,3 13,7 13, 1 109,7 14,4 2 509,0 13,8 * 11, 4 103,3 14,1 2 390,3 13,6 18,7 17,9 143,0 18,7 3 400,3 18,8 16, 0 15, 6 136,0 18,6 3 144,0 17,9 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 15
Taux de grossesse à l adolescence pour les 18-19 ans, 1998-2002 TAUX DE GROSSESSE A L ADOLESCENCE POUR LES 18-19 ANS Nature et période de la grossesse Memphrémagog Nombre annuel moyen Taux pour 1000 Nombre annuel moyen Estrie Taux pour 1000 Ensemble du Québec Nombre annuel moyen Taux pour 1000 Naissances vivantes 1998-2000 20,0 41,3 % 121,0 28,8 % 2 563,0 25,8 % 2000-2002 22,3 42,2 % 122,0 30,5 % 2 292,7 24,6 % IVG 1998-2000 21,3 44,0 % 156,7 37,3 % 3 832,3 38,5 % 2000-2002 18,0 34,0 % 150,7 37,6 % 3 687,7 39,6 % Grossesses 1998-2000 41,3 85,3 % 277,7 66,2 % 6 395,3 64,3 % 2000-2002 40,3 76,2 % 272,7 68,1 % 5 980,4 64,3 % *Données non disponibles pour des raisons de confidentialité Source : Service de l Info Centre. Population féminine : Projections de population corrigées pour le sous-dénombrement et les résidents non permanents basées sure le recensement de 1996, version 2000. NOMBRE D ENFANTS DE 0 A 5 ANS VIVANT A FAIBLE REVENU DANS UNE FAMILLE MONOPARENTALE NOMBRE D ENFANTS DE 0 A 5 ANS VIVANT A FAIBLE REVENU DANS UNE FAMILLE MONOPARENTALE Magog : 81% Estrie : 69% Source :Portrait de santé, agence de développement des réseaux locaux de services de santé et services sociaux de l Estrie, 2004 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 16
EMPLOI : Quelques caractéristiques de la population active, moyenne annuelle 2003 Groupe d âge par région Taux d activité Taux de chômage Taux à l emploi Taux à l emploi à temps plein Taux à l emploi à temps partiel Les 15-19 ans : Memphrémagog 56,6 14,4 48,8 Estrie 64,7 15,2 55,5 37,5 62,5 Québec 52,8 18,4 43,1 31,2 68,8 Les 20-24 ans : Memphrémagog 84,4 9,5 76,2 Estrie 79,6 11,5 70,4 72,5 27,5 Québec 81,1 12,0 71,4 67,8 32,2 LES PREVISIONS D EMPLOI CONDITIONS ENTOURANT LA VIE PROFESSIONNELLE DES JEUNES Source : Secrétariat à la jeunesse + bonification de Gilles Lecours jan.2006 Pour les années 2004 à 2008, les prévisions d Emploi-Québec font état de 640 000 emplois à pourvoir. Ce sont les professions exigeant des compétences professionnelles, techniques ou un diplôme universitaire qui présenteront les meilleures possibilités d embauche. En 2002-2003, on comptait 79 737 personnes inscrites à la formation professionnelle du secondaire, alors que la formation technique du collégial accueillait quelque 84 674 élèves. Ces formations demeurent peu prisées par les jeunes du secondaire. De façon plus précise, entre 2004 et 2014, le gouvernement procédera à l embauche d environ 16 000 nouveaux employés réguliers. Démographie oblige, les jeunes seront très en demande sur le marché du travail L Estrie a du mal à retenir les jeunes diplômés, faute d emplois qui conviennent à leur formation et leurs compétences Peu de jeunes se lancent en affaires et le font plus souvent par nécessité Peu de mesures concrètes pour aider à la conciliation entre la vie familiale et le travail, ce qui représente pourtant un élément essentiel pour les jeunes. Source : Mémoire du Forum jeunesse Estrie- Consultation publique sur la Stratégie d action jeunesse 2005-08- ANNEXE I : Faits saillants du Portrait des réalités jeunesse en Estrie LES ETUDES ET LE TRAVAIL En 2001, 66,1 % des élèves de la formation professionnelle du secondaire, 83,5 % des étudiants du collégial et 81,0 % des étudiants universitaires occupaient un emploi rémunéré au cours de l été. Pendant l année scolaire, près de 47 % des élèves de la formation professionnelle, 65 % des étudiants du collégial et 61, % des étudiants universitaires occupaient un emploi. Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 17
L OBTENTION D UN DIPLOME ET L ACCES AU MARCHE DU TRAVAIL Entre 1990 et 2003, la proportion des emplois ne nécessitant pas de diplôme est passée de 29,5 % à 16,8 %. En 2003, le taux de chômage des détenteurs d un diplôme d études professionnelles était de 11,7 %, comparativement à 12 % pour ceux qui étaient titulaires d une attestation de spécialisation professionnelle et à 5,6 % pour ceux qui avaient suivi une formation technique collégiale. Enfin, 4,9 % des bacheliers et 4,6 % des titulaires d une maîtrise se trouvaient dans cette situation. - Quelque 109 459 jeunes a eu recours aux services du ministère de l Emploi et de la Solidarité sociale d avril 2003 à mars 2004; 63,1 % d entre eux avaient une scolarité inférieure à une quatrième secondaire. SCOLAIRE : TAUX DE GRADUATION Territoire LES SORTIES DU SECONDAIRE AVEC DIPLÔME OU QUALIFICATION POUR LA COMMISSION SCOLAIRE DES SOMMETS ET L ENSEMBLE DU QUÉBEC Proportion des sortants avec diplôme ou qualification Commission scolaire des Sommets Ensemble du Québec 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2001-2002 2002-2003 2003-2004 64,9 % 70, 4 % 62,9 75,0 % 75, 0 % 75,1 Proportion des filles 74,2 % 79, 6 % 69,7 81,4 % 81, 5 % 81,5 Proportion des garçons 57,3 % 60, 7 % 56,3 68, 3 % 68, 2 % 68,6 EN 2004 : le taux de diplômés de la Commission scolaire des Sommets était similaire aux taux de l ensemble des commissions scolaires de l Estrie mais nettement inférieur au taux de l ensemble des commissions scolaires du Québec. Le pourcentage de filles de la Commission scolaire des Sommets ayant obtenu un diplôme était de plus de 13 points de pourcentage plus élevé que celui des garçons. En 2003-2004, le pourcentage de jeunes ayant arrêté leurs études secondaires sans obtenir de qualification ou diplôme était nettement plus élevé que le taux québécois, et ce, particulièrement chez les garçons. Source : Ministère de l Éducation, du Loisir et du Sport AUTOMATISATION DE LA GESTION DES INDICATEURS DE RÉUSSITE 2005-2006 (AGIR) Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 18
GRADE UNIVERSITAIRE PROPORTION DE LA POPULATION ÂGÉE DE 20 ANS OU PLUS AYANT UN GRADE UNIVERSITAIRE, 2001 Population Territoire Population 20 ans et + Sexe féminin Sexe masculin Les deux sexes Grade universitair e % Population 20 ans et + Grade universitair e % Population 20 ans et + Grade universitair e % MRC Memphrémagog 15 950 2 035 12, 8 % 15 610 2 315 14, 8 % 31 555 4 335 13, 7 % Estrie 107 065 13 400 12, 5 % 101 960 13 710 13, 4 % 209 025 27 075 13, 0 % Ensemble du Québec 2 776 250 399 195 14, 4 % 2 595 690 414 440 16, 0 % 5 371 950 813 625 15, 1 % Source : Statistiques Canada, Recensement de 2001, fichier 419 Estrie, produit par : ADRLSSSS, DSPÉ, 15 août 2005, Louis Hébert LE TAUX DE DECROCHAGE SCOLAIRE *Il s agit ici de la proportion des élèves du secondaire qui quittent l école alors qu ils n ont obtenu ni diplôme, ni qualification (CFER, ISPJ). Ces élèves ne sont inscrits dans aucun établissement secondaire, de formation professionnelle ou de formation des adultes du Québec. 50 40 30 20 10 Évolution du taux de décrochage des ÉLÈVES de la MRC Memphrémagog 42,4 39,0 35,3 33,4 34,1 27,1 25,0 25,0 24,9 0 2001-2002 2002-2003 2003-2004 MRC Mem. Estrie Québec Source ; Direction régionale de l Estrie à partir des documents officiels du ministère; Portrait statistiques de l éducation, région administrative de l Estrie, éditions de 2003 et 2004; Résultats aux épreuves uniques de juin, éditions de 1999 à 2004; Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 19
COMPOSITION DE L INDICE DE DEFAVORISATION EN 2001 Matériel : -Proportion de gens sans diplôme d études secondaires -Revenu personnel moyen -Rapport emploi / population Social : -Proportion des gens séparés, divorcés ou veufs -Proportion de familles monoparentales -Proportion de personnes vivant seules La population du Québec est répartie en quintile de défavorisation (groupe 20 %) du plus favorisé (quintile 1) au plus défavorisé (quintile 5) Source: données du recensement 2001. Proportion et nombre de personnes de 0-24 ans en fonction Du groupe d âge selon les quintiles de défavorisation les plus forts MRC de Memphrémagog 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 17,5 15,9 Q4 et Q5 croisé* 15,0% 14,7% 15,3% 15,2% 18,3% 15,5% QM5 / QS5 2,5% 1,2% 1,6% 3,1% 3,2% 2,1% 0-5 6-14 15-17 18-19 20-24 0-24 QM5 / QS5 60 55 25 30 70 240 Q4 et Q5 croisé* 355 670 240 145 395 1805 Total 415 725 265 175 465 2 045 16,9 18,3 21,5 17,6 0-5 6-14 15-17 18-19 20-24 0-24 Source ; Direction régionale de l Estrie à partir des documents officiels du ministère; Portrait statistiques de l éducation, région administrative de l Estrie, éditions de 2003 et 2004; Résultats aux épreuves uniques de juin, éditions de 1999 à 2004 NIVEAU DE SCOLARITE ATTEINT % DE LAPOPULATION AGEE DE 20 A 34 ANS AYANT UN NIVEAU INFERIEUR AU CERTIFICAT D ETUDES SECONDAIRE MRC MEMPHRÉMAGOG ESTRIE QUÉBEC Pourcentage 21% 17,1% 16% Chez les filles 16,2% 13% 13% Chez les gars 25,8% 20,2% 18,8% SOURCE : Statistique Canada, 2002. Profils des communautés de 2001. mod. 05-11-30 Document Statistiques Préparé par Martine Caillier, mandatée par la CDC Memphrémagog pour la Table Jeunesse Socio-économique de Memphrémagog- mars 2006 20