Les Moyens de connections à internet 1 Présentation générale. Les différents moyens de connexion sont : par RTC ; par RNIS ; par ADSL (ou, de façon plus générale, xdsl) ; par câble (de la télévision câblée); par téléphone portable (selon les générations : GSM, GPRS, UMTS) ; par Lignes Spécialisées ; par boucle locale radio ; par le CPL (Courant Porteur de Ligne). 2 Connexion par RTC : Réseau Téléphonique Commuté. C'était le moyen de connexion le plus répandu avant l'arrivée de l'adsl, et le plus simple. Il nécessite : o de posséder un modem RTC. o de posséder un abonnement au réseau téléphonique RTC, auprès d'un opérateur (par exemple France Telecom). Le modem est connecté au Réseau Téléphonique Commuté grâce à une prise RJ11 (voir photo ci-dessous). un circuit physique est établit au moment de la connexion, et toutes les données transitent par ce circuit physique (contrairement au paquets qui peuvent circuler indépendamment sur n'importe quel circuit physique). Sur un portable, RJ11 (à gauche) et RJ45 (à droite) Connecteurs RJ45 (à gauche) et RJ11 (à droite) Modems RTC
Les débits. Le RTC fait partie des moyens de connexion bas-débit. Les débits sont les suivants : en download (téléchargement depuis Internet) : 56 kbps. en upload (envoie de données vers Internet) : 33,6 kbps. Tarifs mis à jour mai 09. Prix du modem RTC Prix de la ligne RTC Prix des communications A partir de 9 (modem interne générique, voir www.monsieurprix.com). Mentions : V90 (obsolète), V92, 56K, 56000. 19 /mois chez Orange. Frais d'installation : 55 (+ 54,49 si pb particulier). Exemple chez Free : o o 14,94 /mois pour 50 heures (détail de l'offre). 0,10 + 0,02 /mn en "accès gratuit" - pas d'abonnement (détail de l'offre). 3 Connexion par RNIS : Réseau Numérique à Intégration de Services. Lien sur le site d'orange. Egalement appelé : en anglais : ISDN (Integrated Services Digital Network) ; chez Orange : Numéris (appellation commerciale de RNIS). Les infrastructures utilisées sont les mêmes que pour le RTC, avec toutefois une différence sur la nature du signal : le signal arrive en numérique jusqu'à l'abonné, ce qui se traduit par des qualités de signal supérieures au RTC. C'était le moyen de connexion le plus répandu auprès des entreprises, avant l'apparition des technologies xdsl. Il nécessite : de posséder un modem RNIS ; de posséder un terminal Numérique (fournit par l'opérateur de téléphone lors de l'abonnement) ;
de posséder un abonnement au réseau téléphonique numérique, auprès d'un opérateur (par exemple France Telecom). L'avantage est de disposer de deux lignes téléphoniques simultanées, on peut donc : passer deux communications téléphonique en même temps ; téléphoner en même temps qu'on est connecté à Internet ; être connecté à Internet avec un débit deux fois plus élevé (le téléphone n'est alors plus disponible). Une connexion RNIS s'établit en 3 secondes (contre 30 secondes pour RTC). Les débits. Le RNIS fait partie des moyens de connexion bas-débit. Les débits sont symétriques (ce qui signifie que le débit est identique en envoi et en réception). Ils sont les suivants : en utilisant une seule ligne : 64 kbps en envoi et en réception. en utilisant deux lignes : 128 kbps en envoi et en réception, mais les communications sont alors deux fois plus chères. Prix du modem RNIS Prix de la ligne RTC Prix des communications A partir de 14 (Olitec Numeris RNIS USB 128K, voir www.monsieurprix.com). Mentions : 128, 128K, ISDN, RNIS. 34,60 /mois chez Orange. Installation : 103. détails sur le site de Orange. Idem que pour RTC. Le prix double si on utilise les deux lignes simultanément (128 kbps au lieu de 64 kbps). 4 Connexion par ADSL : Asymetric Digital Subscriber Line. Les technologies xdsl utilise les mêmes infrastructures que les réseaux téléphoniques classique, et notamment la paire torsadée en cuivre (bien plus rentable que de tirer de la fibre optique jusqu'à chaque abonné). Cela a permis de déployer cette technologie à moindre coût.
Pour transmettre leurs données, les technologies xdsl utilisent une bande de fréquence différente que celle (300-3400 Hz) du téléphone traditionnel. Pour cela il a fallu surmonter certaines contraintes physiques (diaphonie, dissipation d'énergie). Un filtre, situé chez l'abonné, permet de séparer les fréqence ADSL des fréquences RTC. Avantage : la ligne téléphonique reste libre pendant qu'on est connecté à Internet. Pour tout savoir sur les technologies xdsl : ftp://ftpdeveloppez.com/kadionik/reseau/xdsl.pdf. Au début, il était prévu de couvrir seulement 65% de la population française. Aujourd'hui, l'état demande des efforts aux opérateurs pour couvrir la quasi-totalité de la population. Pour disposer d'une qualité suffisante, il faut être à moins de 5 km d'un central téléphonique. Il faut être encore plus près pour bénéficier de services particuliers (Très Haut Débit, Télévision par ADSL...) L'ADSL nécessite : un abonnement RTC auprès d'un opérateur (en général Orange, sauf en cas de dégroupage total) ; un abonnement Internet ADSL auprès d'un opérateur ; un modem ADSL (souvent fournit ou loué avec l'abonnement) ; Les débits. Article sur Clubic entre les débits IP et les débits ATM. Les débits théoriques sont généralement de : en download : de 20 Mbps. en upload : 1 Mbps. les autres technologies xdsl (HDSL, SDSL et VDSL) proposent des débits beaucoup plus élevés. Par exemple, jusqu'à 58 Mbps pour le VDSL (Very high data rate Digital Subscriber Line). Pour comparer les débits réels des différents fournisseurs d'accès ADSL : http://www.grenouille.com/. Prix de l'abonnement ADSL + Internet haut-débit Free : 30 /mois (+ résiliation : 96 dégressifs). Tele2/SFR/Neuf Cegetel : 30 /mois.
Le dégroupage. (source : Wikipedia) Le dégroupage est une opération technique permettant l'ouverture du réseau téléphonique local à la concurrence. En effet, les opérateurs tiers ne disposent pas de la boucle locale qui appartient à l'opérateur télécom historique du pays (en France : France Télécom devenu Orange). Le dégroupage permet aux opérateurs tiers d'accéder à cette boucle locale, soit en partie par le biais du dégroupage partiel, soit en totalité par le biais du dégroupage total. Le dégroupage concerne avant tout les hautes fréquences qui transitent via les lignes téléphoniques : les données. Selon que l'utilisateur conserve son trafic bas débit (la voix) ou non avec l'opérateur historique, on parle de dégroupage partiel ou total. En cas de dégroupage partiel, l'abonné est toujours client de l'opérateur historique et continue à bénéficier des services associés à la ligne RTC (fax, minitel, connexion Internet bas-débit). L'utilisateur n'est plus client et ne paie plus l'abonnement de l'opérateur historique. Sa ligne est directement reliée (au niveau du NRA) aux équipements (DSLAM) de l'opérateur tiers qui rémunère l'opérateur historique pour l'entretien de la ligne (9,50 HT en 2006 en France). DSLAM. DSLAM (prononcer /deslam/), est le sigle de l'anglais «Digital Subscriber Line Access Multiplexer», soit en français, «Multiplexeur d'accès à la Ligne d'abonné Numérique» (plus simplement : «Multiplexeur d'accès DSL»). Le DSLAM est un multiplexeur (appareil assurant une fonction de multiplexage) qui permet d'assurer sur les lignes téléphoniques un service de type DSL (ADSL, ADSL 2+, SDSL, ). Techniquement, le DSLAM récupère le trafic de données, issu de l'utilisation des technologies DSL (internet haut débit, télévision par ADSL, VoIP ), transitant sur les lignes téléphoniques qui lui sont raccordées, après que ce trafic a été séparé du trafic de voix issu de la téléphonie classique, grâce à un filtre. Ensuite le
DSLAM regroupe le trafic des différentes lignes qui lui sont raccordées («petits tuyaux») et le redirige vers le réseau de l'opérateur ou du fournisseur d'accès («gros tuyau») selon le principe du multiplexage temporel 5 Connexion par fibre optique. Contrairement aux technologies RTC, RNIS, ADSL, Internet ne passe pas du tout pas les réseaux téléphonique. Au contraire, cela passe par un réseau de fibre optique : soit par le réseau de télévision par câble (cas de Numéricâble) soit par un réseau déployé spécifiquement par les FAI (cas de Free à Montpellier par exemple) Il y a deux types de réseau différents : FTTB : la fibre va jusqu'au pied de l'immeuble puis est relayée par du câble coaxial jusqu'à l'abonné. Exemple : Numéricâble. FTTH : la fibre optique va jusqu'à l'appartement de l'abonné, jusqu'à la Box. Exemple : Free. Cela nécessite : un abonnement au câble ; un modem câble. Les débits.
Numéricâble : 30 ou 100 Mbps en téléchargement, 5 Mbps en envoi de données. Free : 100 Mbps en téléchargement, 50 Mbps en envoi de données. Numéricâble détail Free détail Internet seul : 22 /mois Internet + téléphonie : 25 /mois Internet + Téléphonie + Télé : 32 /mois. 30 /mois (idem ADSL) 6 Connexion par téléphone portable : GSM, GPRS et UMTS. Comparatif des abonnements sur hebdoblog.com. Le principe consiste à utiliser Internet avec son téléphone portable. Il y a deux méthodes différentes : soit on utilise le téléphone comme terminal : on surfe, on lit le courrier directement sur le téléphone. soit on utilise le téléphone comme simple modem, et on le relie à un ordinateur. Les débits. GSM (Global System for Mobile Communication, 2G) : 9,4 kbps. GPRS (General Packed Radio Service, 2,5G) : 30 kbps ; UMTS (Universal Mobile Telecommunication System, 3G) : jusqu'à 2 Mbps en théorie, soit jusqu'à 384 kbps en théorie, soit 64 à 128 kbps en émission et 128 à 384 kbps en réception. "À l'heure actuelle, le téléchargement [avec GPRS] d'un fichier en MP3 revient à 200 F" (d'après ZDNet.fr, octobre 01). Le GSM est facturé à la durée. Le GPRS et l'umts sont facturés au volume de données échangées.
7 Connexion par lignes spécialisées. C'est la solution de France Télécom (et de quelques concurrents) pour les entreprises nécessitant des débits très importants (1,5 Mbps à 140 Mbps). C'est donc actuellement le moyen le plus rapide pour se connecter à Internet. Les plus répandues : T1 (1,5 Mbps), T2 (6 Mbps), T3 (45 Mbps). Les autres : E1 (2Mbps), E2 (8 Mbps), E3 (34 Mbps), E4 (140 Mbps). C'est la solution choisie par les sociétés qui hébergent des sites WEB ayant une fréquentation suffisante pour justifier des débits supérieurs au RNIS, ou par les fournisseurs d'accès.les prix sont prohibitifs : 15 000 à 30 000 francs pour l'installation, puis 15 000 à 30 000 francs de location par mois ensuite. 8 Connexion par ondes radio. La technologie BLR (Boucle Locale Radio), aussi connue sous le terme WLL (Wireless Local Loop), permet elle-aussi un accès Internet à haut débit. Elle permet d'assurer un service téléphonique de base sans passer par les installations filaires existantes. Le matériel utilisé est une antenne de réception radio raccordée au téléphone de l'abonné, lui conférant un accès téléphonique sans passer par la ligne cuivrée standard. Il en découle une facilité de mise en oeuvre par rapport aux autres infrastructures filaires, ainsi que des coûts bien moindres. Elles sont ainsi très adaptées à des régions rurales qui n'ont pas accès aux autres technologies du type câble / ADSL. Sa mise en service dépend pour beaucoup de l'art (Autorité de Régulation des Télécommunications), laquelle a déjà statué temporairement sur des caractéristiques techniques : zone couverte limitée à un rayon de 10 Km, et bandes radio à haute fréquence (3.4-3.6 GHz et 26-30 GHz).
Ces deux bandes pourront être exploitées par deux opérateurs nationaux, alors que 22 licences régionales seront attribuées, qui ne pourront utiliser que la seconde. Celle-ci est moins adaptée aux régions à densité de population faible. Les débits peuvent aller jusqu'à 1 Mbps (à 10 km), 155 Mbps (à 3,5 km). Plus d'info sur l'article. 9 Connexion par réseau électrique : technologie CPL (Courant Porteur de Ligne). Voir l'article. 10 Connexion par Satellite. Exemple : Aramiska. Voir l'article de presse. 11 Partage de la connexion Internet dans un réseau local ou sans fil. Un PC est relié d'une part au réseau local (sur le shéma, grâce à la carte réseau n 2), et d'autre part à Internet (carte réseau n 1). Il joue le rôle de passerelle (cf. config) : les autres ordinateurs peuvent alors accéder à Internet.