46 ème Régiment d Infanterie

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Transcription:

La cravate du drapeau est décorée de la Croix de Guerre 1914 1918 avec une palme 46 ème Régiment d Infanterie «Plutôt mourir que faillir» Commandé par le Colonel Malleterre, le 46 ème prend part à la campagne de 1914. Il forme avec le 89 ème Régiment d Infanterie la 19 ème Brigade, de la 10 ème Division, du 5 ème Corps, de la 3 ème Armée commandée par le général Ruffy. Le 5 août 1914, le 1 er Bataillon de Fontainebleau fait mouvement par voie ferrée sur Saint-Agnant (Meuse). Puis en septembre 1914, le 46 e Régiment d Infanterie se porte en lisière d Argonne. Le 17 septembre, des bataillons réoccupent sous un feu nourri Montblainville (Meuse) et la cote 207. Le 18, le régiment est renforcé par des bataillons du 89 e et du 131 e Régiment d Infanterie. Le 19 septembre, Montblainville subit un bombardement de plusieurs heures et les Allemands prononcent, sans succès, sur le village plusieurs attaques. Le 20 septembre, Le Régiment reste en réserve du Corps d Armée à Neuvilly. Le 24 septembre, l ennemi attaque en forces et essaie de déborder par les bois. Un bataillon du 46 e doit battre en retraite, le 25, les Allemands s emparent de Vauquois, de Boureuilles et de la cote 207. Dès le 26 septembre le Régiment s installe face Vauquois, organise des tranchées et des abris. Grièvement blessé, lors des engagements précédents, le soldat Arthur Dupin qui a contracté une péritonite consécutive à ses blessures meurt à l Hôpital Auxiliaire n 104 de Moulins (Allier) le 23 septembre 1914.

Le 28 février 1915, est donné ordre au 46 e R.I. de s emparer de la partie Est et de la partie centrale de Vauquois et de se rabattre au N.E. pour occuper une partie de la tranchée située sur l éperon Nord-Est. Trois bataillons sont engagés. Les premières tranchées allemandes sont atteintes malgré une pluie d obus, la 2 ème compagnie du 1 er bataillon est contrainte au repli à 4 heures 15. Le commandant du 1 er bataillon est blessé. Les 5 e et 6 e compagnies, dont les chefs font preuve d un courage et d une ardeur exceptionnelle atteignent l église et le cimetière de Vauquois. La résistance déterminée de l ennemi va contraindre au repli, les éléments du 46 e sont chassés par des feux de flanc nourris. Il est 19 heures, croyant que des éléments sont toujours dans les premières tranchées allemandes, le Lieutenant-colonel commandant le 46 e renouvelle son ordre d attaque mais bientôt renseigné sur la situation réelle et après en avoir référer au Général commandant la 19 e Brigade, il est prescrit de surseoir à l attaque. L église de Vauquois Durant cette meurtrière journée, le soldat Raymond Zivérec est mortellement touché, il succombe de ses blessures. Le 1 er mars, les bataillons engagés du 46 e sont rassemblés et appuie l assaut du 31 e Régiment d Infanterie. Le 46 e Régiment d infanterie enterré, essaye toujours de déloger les allemands de la Butte de Vauquois. Le 28 juillet 1915, le Régiment cantonne à Parois (Argonne). Les bataillons quittent à midi, la localité pour aller relever le 131 e Régiment d Infanterie sur la Butte. Le 31 juillet 1915, le 46 e R.I. est confronté, dès 16 heures, à un violent bombardement d artillerie et à l explosion d une mine allemande qui a provoquée une forte excavation dans le secteur Est de Vauquois. Le même jour le soldat Théophile Rendonnet est tué à l ennemi le 1 er août 1915 dans le secteur de Vaux-en-Dieulet (Ardennes) au Nord de l Argonne.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 Avec 4 palmes, 1 étoile vermeil et 1 étoile argent. 77 ème Régiment d Infanterie «Je tiens» Le 77e est formé à Cholet. Ses casernements en 1914 sont : Cholet et Fontevraud ; le régiment appartient à 36e brigade d'infanterie, de la 18e division d'infanterie, du 9e corps d'armée. Le 5 août 1914, le régiment embarque par chemin, après deux jours de transport, aux ordres de son chef de corps, le Colonel Lestoquoi, le 77e débarque à Pont-Saint-Vincent près de Nancy. Le régiment cantonne à Pompey. Le 20 août, le 77 e reçoit l ordre d embarquer en chemin de fer à Nancy. Débarqué à Sedan (Ardennes), le 22 août, il passe la frontière Belge et cantonne à Belle-Fontaine et Monceau. Le 23, le régiment engage le combat avec les allemands près de Bièvres. Le régiment va battre en retraite et subir de nombreuses pertes. Jusqu au 30 août, il livre des combats acharnés. Du 1er au 6 septembre, toujours en retraite, il se bat en liaison avec la Division Marocaine. Les allemands les attirent dans un guet-apens. Le repli continu. Le 5 septembre, le général commandant le Corps d Armée donne mission au 77 e Régiment d Infanterie de couvrir et d appuyer l offensive de la Ve Armée. Débute la 1 ère bataille de la Marne. Des combats particulièrement violents sont livrés dans les Marais de Saint-Gonds, les français perdent Fère Champenoise. Jusqu au 20 octobre, le 77 e est engagé dans une guerre de position, les combats sont éprouvants. Le 22 octobre, le régiment est relevé et embarqué à Mourmelon-le-Petit (Marne). Le 23, il débarque à Hazebrouck dans le secteur d Ypres (Belgique). Le 25 octobre en liaison avec l armée anglaise, il livre d âpres combats. Le 26, le régiment au nord de Zonnebecke est appuyé à la voie ferrée de Zonnebecke à Roulers. Le chef de Corps du 46 e doit prendre le commandement de la 36 e Brigade en remplacement de son chef blessé. Le commandant Baunard prend celui du 77 e Régiment d Infanterie.

Le 77 e à Zonnebecke (octobre novembre 1914) Le 1 er novembre, le général commandant la 18 e Division donne ordre d avancer coute que coute. Le régiment s exécute sous de violents bombardements, il progresse sans subir beaucoup de pertes. Le régiment s enterre et organise ses tranchées situées à une trentaine de mètres de celles des Allemands. Du 2 au 4 novembre, les attaques ennemies sont facilement repoussées. Zonnebeck 1914 1918, tranchées le long de la route d Ypres Le 9 novembre 1914, le soldat Jean Eriaud est tué à l ennemi dans les combats livrés dans le secteur de Zonnebecke.

Croix de guerre 1914-1918 avec 5 palmes. 8 ème Régiment de TIRAILLEURS TUNISIENS Sans peur et toujours en avant Le 8 ème régiment de Marche de Tirailleurs (8e R.T.T.) est un régiment d'infanterie appartenant à l'armée d'afrique qui dépendait de l'armée de terre française. Composé majoritairement de Tunisiens, il s'illustre durant la Première Guerre mondiale. Le régiment quitte Tunis, le 4 août 1914, rejoint Alger où il embarque pour la métropole le 9 août 1914. Le régiment débarque à Sète le 12 août 1914. Embarqué par train, le 8 e Régiment de Tirailleurs entre en Belgique le 18 août 1914. Ce régiment s illustrera successivement : 1914 : Bataille des frontières. Attaque du plateau de Craonne en septembre. 1915 : Belgique, sur l Yser. 1916 : De mai à juillet, Verdun, cote 304. Août, à Fleury. Octobre, prise de Douaumont. Décembre, Vacherauville et Bezonvaux. 1917 : Chemin-des-Dames, la Malmaison. D août à septembre 1918, le 8 ème Régiment de Tirailleurs participe à la Bataille de Noyon (Oise). Après les éprouvantes batailles entre l Oise et la Scarpe, le régiment cantonne à Chelles (Oise) du 26 juillet au 3 août 1918 pour quelques jours de repos. A peine le temps de se reconstituer, le régiment relève le 360 ème Régiment d Infanterie dans le sous-secteur de Montmacq. Le moral est excellent, la ferme volonté de vaincre définitivement les allemands galvanise tous les courages. Tirailleurs Tunisiens 1914

Le 12 août 1918, la 18 ème Compagnie, avec un peloton de mitrailleuse, est poussée sur la rive droite de l Oise. Le 13 août renforcée par la 17 ème Compagnie, elle appuie l attaque du 283 ème Régiment d Infanterie sur le Château d Authoval et enlève Ribecourt. Pendant que le 5 ème Bataillon opère à l ouest de l Oise, les 2 ème et 4 ème Bataillons quitte le secteur de Montmacq et viennent : le 4 ème Bataillon en première lige à Tracy-le-Val, le 2 ème en seconde ligne au sud d Ollencourt. Le 18 août 1918, le 4 ème Bataillon est engagé. L attaque est déclenchée à 18 heures, les 13 ème et 14 ème Compagnies, en première ligne triomphent grâce à leur fougue, d une vive résistance sous bois. Une trentaine de prisonniers valides et 6 mitrailleuses tombent entre leurs mains. Contre attaquée violemment en pleine nuit, la 13 ème Compagnie, malgré les difficultés de liaison inouïes, en raison de l épaisseur de la forêt, rétablit la situation en faisant de nouveau une quinzaine de prisonniers. C est pendant ces combats que l Adjudant Arsène Lelarge tombe aux tranchées devant Montmacq. Cité à l ordre de la Brigade n 93 du 14 novembre 1917 (ordre du régiment 234) : «Sous-officier qui a fait preuve au cours des journées glorieuses de 23 et 30 octobre 1917, d une initiative, d une énergie et d un courage vraiment remarquable». Citation obtenue lors de l attaque du Fort de la Malmaison (Aisne), Chemin des Dames, où l on a compté à la fin de l opération : 109 tués, dont 10 officiers, 573 blessés, dont 8 officiers et 115 disparus. Fort de la Malmaison Chemin des Dames

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 : 3 palmes, 1 étoile de vermeil, 1 étoile d'argent. 9 ème Régiment d INFANTERIE Le 5 août 1914, le régiment d'infanterie quitte Agen, sous le commandement du colonel Duport; il est composé en totalité d'éléments originaires des 12e et 17e régions : Limousins et Gascons, gars solides au cœur chaud, dans lequel sont gardées intactes les pures traditions de la vieille France. Ce glorieux régiment est successivement engagé : LES HURLUS (Septembre 1914 à avril 1915), l'offensive de Champagne achevée, si elle n'a pas abouti à la percée, elle a donné du moins d'appréciables gains de terrain et d'importantes prises. L'ARTOIS (Mai 1915 à février 1916), l'allemand, qui a déclenché sa grande offensive de Verdun, il veut nous empêcher de dégarnir de troupes les secteurs de Champagne et y entretient, à cet effet, une agitation soutenue. A la butte du Mesnil, en particulier, il redouble d'efforts. Appuyées par de violents tirs de concentrations, ses troupes de choc, munies d'appareils lance-flammes, multiplient les coups de main. Tous restent infructueux ; mais de lourdes pertes marquent notre passage dans ce lieu historique. VERDUN (Juillet 1916 à novembre 1916), exploits des «grenadiers du 9e». Violemment contre-attaqués, ils doivent rétrograder jusqu'au village de Fleury, où ils s y maintiennent solidement. Un séjour au bois d'ailly, pendant lequel le 9e se signale par d'heureux coups de main, lui permet de se reformer. Hélas, cette page de son histoire reste pour toujours attristée par une ombre de deuil : son chef, le colonel Roflic, modèle de conscience et d'abnégation, est tué le 3 décembre 1916. MORONVILLIERS (Mars à mai 1917), sous les ordres du lieutenant-colonel Castella, brave et manoeuvrier, à la bataille de Moronvilliers, les 17 et 18 avril 1917, a enlevé les crêtes tenues par l'ennemi sur une profondeur plus de 3.000 mètres, a fait 300 prisonniers, s'est emparé de 15 canons et a gardé les positions conquises, malgré toutes les attaques désespérées de l'adversaire. BOIS D'AILLY-VERDUN-LES EPARGES (Juin 1917 à mai 1918), L'Allemand ne parvient pas à conquérir un seul pouce de terrain pourtant si difficile à défendre. Le 3 ème bataillon, sous les ordres du comandant Demont, est cité à l'ordre de la division.

L'OURCQ (Juin à juillet 1918), le texte de la magnifique citation du régiment à l'ordre de la IVe armée dépeint nettement le mordant irrésistible et l'opiniâtre volonté de vaincre qui ont animé le 9 ème. «Sous les ordres du colonel Leroux, puis du commandant Becker, a, au cours de l'offensive entre Aisne et Marne, du 18 au 30 juillet 1918, mené la lutte sans arrêt, conquis plusieurs villages et positions dominantes fortement organisées, capturant plusieurs canons, de très nombreuses mitrailleuses, un énorme matériel de guerre, en infligeant à l'ennemi des pertes sévères. A toujours poussé de l'avant sans tenir compte de l'alignement avec les éléments voisins et malgré les feux de mitrailleuses ennemies, qui, parfois, l'ont assailli sur trois faces.» L'AILETTE (Août à septembre 1918), Dans la journée du 31, le colonel Pétin, commandant la 33 ème Division d Infanterie, transmet les félicitations du général Massenet, commandant le 16 ème Corps d'armée, au commandant Becker et à son régiment, pour l'habileté avec laquelle les opérations sur l'ailette ont été conduites et exécutées pendant ces deux journées du 30 et du 31. Dominant l'ensemble, se dresse la masse formidable de Coucy-le-Château et les hauteurs fortifiées de Barisis, qui commandent le terrain où s'engagera la bataille, positions et observatoires incomparables de la fameuse ligne Hindenburg. Le lendemain, 1er septembre, c'est la ruée magnifique du bataillon Fernand dans le bois Claudin, où le combat a revêtu un caractère acharné et sans merci. Le soldat Georges Menin est tué à l ennemi à Couchy le Château (Aisne).

34 ème Régiment d INFANTERIE TERRITORIALE Sur son drapeau sont inscrits : VERDUN 1916, REIMS 1918. Mobilisé à Fontainebleau à partir du 2 août 1914, le 34 ème territorial (lieutenant-colonel JEANIN) s'embarque le 11 août pour Langres, où il est chargé d'assurer la défense du secteur N. E. Aussitôt installé, le régiment, sous la direction du génie, creuse des tranchées, établit des emplacements de pièces, fait des abatis. Il poursuit son instruction militaire. Le 26 octobre 1914, le 34 ème reçoit l'ordre de se constituer en régiment de campagne. Les Vosges, 6 au 11 novembre 1914. Il est dirigé sur Jarville, devant Nancy, et est mis à la disposition de la 68 ème Division. Le 6 janvier 1915, le régiment est réparti dans les divers régiments de la 68 ème Division d'infanterie. La Maison-Forestière de Brin, le bois des Charbonniers sont bombardés à intervalles irréguliers. Dans la nuit du 16 au 17 avril, un poste d'écoute au pont de Bezange-la-Grande est attaqué par l'ennemi. Le caporal RICHARD (7 ème Compagnie), est mortellement atteint, son nom est donné à la tranchée près de laquelle il est tombé. C'est la première victime du 34 ème territorial. Le 25 mai, Le Four-à-Chaux est occupé par la 3 ème compagnie. Le 27 juin, à Arracourt, la nuit, l'ennemi attaque. Un détachement des 5 èmes et 6 ème Compagnie prend les emplacements de combat, soutenant les travailleurs du génie. Le 20 juillet 1915, le régiment reçoit l'ordre de permuter avec le 48 ème territorial à Verdun. Le 23 juillet, arrivé à Verdun, le régiment cantonne à Charny et reçoit la mission d'occuper et de défendre le Mort-Homme, le bois de Cumières, la côte de l'oie et la côte 265. Le régiment est mis à la disposition du général COUTANCEAU, gouverneur de Verdun. Pendant six mois, il monte la garde près des tranchées ennemies. Le 15 septembre, le 34 ème est violemment bombardé dans les tranchées de Forges. Le 26 novembre, vers 17 heures, la nuit tombée, les Allemands envoient, du bois des Forges, plusieurs émissions de gaz asphyxiants. Aussitôt, notre artillerie déclenche un tir de barrage. Un grand nombre d'hommes et de gradés doivent être évacués. Beaucoup succombent le soir même, d'autres les jours suivants. Le soldat Désiré Dutheil sera du lot, il décède de ses blessures à Bethincourt. 1 : Bombardement par obus spéciaux sur le 34e R.I.T.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée (deux palmes). 89 ème Régiment d Infanterie En 1914, il est caserné à : Paris, Vincennes et Sens, il appartient à la 19 eme Brigade d Infanterie, 10 eme Division d Infanterie et au 5 eme Corps d'armée. Le 14 septembre 1914, il cantonne au cœur de l Argonne, aux Islletes et aux Senades. Le 18, il bivouaque à Boureuilles. Le 19, il est au SE de Vauquois. Le 21 septembre, il relève le 31 ème Régiment d Infanterie. Dans la nuit du 21 au 22 les positions occupées sont fortement canonnées par l ennemi. Le Régiment continue à résister avec la plus grande énergie aux attaques violentes de l ennemi et passe la nuit à la lisière Ouest du bois de Very. Jusqu au 1 er octobre, le 89 ème s enterre et prend position sur une ligne Boureilles Neuvilly. Le 31 octobre, le 1er Bataillon subit un bombardement d une violence intense : Les pertes s élèvent à : 15 tués, 142 blessés et 28 disparus. La situation se fige jusqu au 22 novembre où la 2ème Compagnie va rejoindre les 1ère et 2ème Compagnies et se porte avec elles à l attaque des tranchées ennemies dans les bois de Bolante. Le lendemain, le combat des 1ère, 2ème et 4ème Compagnies continue très opiniâtre. Les compagnies arrivent jusque sur les réseaux de fils de fer ennemis et réussissent à s installer dans une partie des tranchées ennemies. Le décembre 1914, le Génie fait sauter deux fourneaux de mine à l angle ouest du saillant nord pour détruire les sapes ennemies. Le 8 janvier 1915, dès le matin 8h30, l ennemi prononce une violente attaque préparée par l artillerie sur la Haute-Chevauchée et sur 263. Le 89 ème se défend de son mieux. Au cours des combats des journées des 8, 9 et 10 janvier, les pertes pour le Régiment ont été de 806 hommes dont 6 officiers. Le 15 janvier, le Régiment est relevé des avant-postes par le 82ème Régiment d Infanterie. La butte de Vauquois Le 89ème Régiment d Infanterie gagne courant février 1915 le secteur de Vauquois où il y combattra âprement. Le 23 mars 1915, le soldat Léon Roullet y est porté disparu.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée. 121 ème Régiment d Infanterie Le 121e régiment d'infanterie cantonne à Montluçon, il est composé le 2 août 1914, de braves paysans et ouvriers de l Allier et du Cantal aux ordres du Colonel Trabucco. Le 7 août, il embarque à la Gare de Montluçon pour le secteur d Epinal (Vosges). Le régiment va être engagé dans la bataille de Lorraine. Le 14 août, dans le secteur de Badonviller, il entre au contact avec l ennemi. Dans les combats de Petitmont le régiment perd 3 officiers et 53 hommes, 11 officiers et 327 hommes sont blessés. Du 24 août au 1 er septembre, le 121 ème affirme hautement sa bravoure et sa vaillance au combat dans le secteur d Hartzwiller. Puis ce sont les combats sur la Mortagne, exténués, mal ravitaillés, les hommes harcèlent l Allemand sous un feu incessant jusqu au 10 septembre. Puis le régiment est engagé successivement dans l Oise, la Somme. Début novembre, le régiment gagne Cassel, la bataille de Belgique débute : les pertes pendant les combats sont de : 1 officier et 40 hommes tués et 2 officiers et 44 hommes blessés. Dès le 7 décembre, le régiment est engagé dans le secteur de Guerbiny (deuxième période de la Marne). Passerelle sur la Mortagne 1915, le 121 ème Régiment d Infanterie découvre la guerre de position dans la Somme. En ligne, l activité demeure fébrile pour améliorer la défense des secteurs, augmenter les voies de communication, créer des abris, placer des réseaux. Le Boche, en face, est remuant, il ne laisse pas travailler sans intervenir ; son artillerie est active. Inlassablement des embuscades sont tendues. Le 19 août, les travaux sont interrompus. Il est enjoint de pousser les lignes en avant de façon à être prêts à sauter à la gorge de l adversaire quand l ordre en sera donné. C est la bataille

de Champagne qui se prépare. Fin septembre, le 38e R.I. vient relever le régiment, qui va d abord cantonner dans la région au sud-est de Montdidier, puis dans l Oise, au camp de Crèvecoeur-le-Grand, jusqu à la deuxième quinzaine de janvier. Du 16 au 17 janvier 1916, le 121 ème va occuper le secteur de la rive droite de l Oise, les poilus reprennent leur besogne de terrassiers, car le secteur est vaste et son organisation loin d être achevée. Mais l heure est grave et la situation critique. En hâte, le haut commandement français dirige sur Verdun les grandes unités immédiatement disponible. le 121e R.I. s embarque en chemin de fer le 25 février à Verberie. Il débarque dans la nuit du 26 au 27 à Valmy et Sainte-Menehould. L ennemi, qui, jusqu au 6 mars, n avait manifesté son activité sur la rive gauche de la Meuse que par de formidables bombardements, se lance brusquement à l attaque, menaçant la hauteur du Mort-Homme, dont la possession est capitale pour la défense de Verdun. Le temps passé à Verdun coûte au régiment : 1 officier et 56 hommes tués. 5 officiers et 248 hommes blessés. le Mort-Homme Relevé le 4 avril, le régiment embarque en chemin de fer et débarque dans l Oise, en plein printemps, par un temps superbe, le 121 ème R.I. achève de se remettre des fatigues de son séjour à Verdun, il occupe le secteur de Bimont dès le 24 avril 1916. L ennemi est assez calme et ne manifeste son activité que par des bombardements dirigés surtout sur les tranchées de première ligne et exécutés presque exclusivement par des minenwerfer de très gros calibre. Cette période de secteur calme coûte au régiment : 14 hommes tués. 2 officiers et 38 hommes blessés. A partir du 28 juin, le régiment est relevé. le 121e R.I. est bientôt appelé à intervenir dans la bataille de la Somme. Le 16 juillet, il découvre la vaste plaine de Santerre qui s étale à perte de vue, ce n est plus le secteur de Brimont, si ombragé, si abondamment pourvu d eau. Dans ce terrain plat, il ne faut pas songer, même de nuit, à traverser à découvert, en sortant de la tranchée pour creuser la parallèle ; inlassablement, l ennemi le balaie de ses feux de mitrailleuses. Le bombardement commence, précis et régulier. Du 1 er au 7 août, le régiment stationne dans la zone Thory, Dauvillers-Mongival. Du 7 au 8, il relève dans le secteur de Rouvroy le 105 ème R.I. Le 13 août 1916, succombe à ses blessures le soldat Arthur Dupré.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec trois citations à l'ordre de l'armée 131 ème Régiment d Infanterie Le 4 août, à la déclaration de guerre, il forme, avec le 113 e Régiment d'infanterie, la 18 e brigade du général Brissé, au sein de la 9 e Division d'infanterie du général Martin, du 5 e Corps d'armée du général Micheler, de la IIIe Armée du général Sarrail. A l'entrée de guerre il est caserné dans la ville d'orléans. Le 131 ème Régiment d Infanterie est successivement engagé : 1914 : la bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Sommaisne, Pretz-en-Argonne (le 6 septembre), l Argonne : Haute-Chevauchée (27 au 29 septembre), Monblainville (17 au 19 novembre) et la Bataille des Flandres : L'Yser (le 9 décembre) ; 1915 : dans les opérations de janvier à mai à Vauquois (Meuse), opérations en Argonne : Cote 263, Four-de- Paris, au sein de la 125e Division d Infanterie. 1916 : la bataille de la Somme : Bouchavesnes, Rancourt et Bois Saint-Pierre-Vaast. 1917 : le combat pour Berry Au Bac, Juvincourt (le 21 novembre), front de 1 500 mètres, 450 prisonniers allemands, ce combat faisant partie de l'offensive française du Chemin des Dames. 1918, le 131 ème est engagé dans les combats de l Oise : Quierzy (le 13 mars). Le 4 et 5 juin, le 131 ème Régiment d Infanterie est relevé par le 76 ème R.I. et stationne à Ricquebourg où le régiment est placé en réserve du 5 ème Corps d Armée.

Le 9 juin, les bataillons s organisent et prennent leurs positions de combat. Les Allemands préparent une opération d envergure en opérant un bombardement de 4 heures sur une très grande profondeur, exécuté avec obus explosifs et obus à gaz. L attaque allemande est lancée vers 4 heures 30, dans un premier temps, elle est stoppée dans sa progression. Dès 6 heures 30, Ricquebourg est soumis à nouveau à un bombardement intense. Le 131 ème manque de renseignements. La fébrilité s empare du commandement. A 8 heures, l ennemi est signalé entrant à l ouest de Ricquebourg. Sa progression est considérablement retardée par l action des 2 èmes et 3 ème Bataillon qui stoppent leur débordement sans cesse menaçant sur l axe Mareuil - Ricquebourg. A 10 heures 40, craignant un enveloppement, l ordre de repli est donné. Les positions se réorganisent aussitôt. A 20 h 40, l ordre est : «Tenir à tout prix, coute que coute». Le ravitaillement en vivres et munitions est organisé, les blessés sont évacués par des moyens de fortune. Le soldat Louis Drouard est porté disparu au combat.

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 4 palmes et 1 étoile de vermeil (4 citations à l'ordre de l'armée et 1 citation à l'ordre du corps d'armée). 168 ème Régiment d Infanterie Au moment de la déclaration de guerre, le 168 ème, jeune Régiment, créé en 1913, fait partie de la garnison de Toul. Le Colonel LEBOCQ est à sa tête. Dès le 31 juillet 1914, conformément au plan prévu, les compagnies sont réparties dans les forts du Nord Ouest de la Place. Au début du mois de septembre, les Allemands prenant comme objectif Nancy, exécutent de furieux assauts contre le Grand Couronné. Le Régiment participe à une série d'opérations, dont le but est de tenir la rive gauche de la Moselle, entre Frouard et Pont-à-Mousson et menacer ainsi la droite des assaillants du Grand Couronné. C'est le 6 septembre que le 168 ème reçoit le baptême du feu. Après avoir pris position devant Manonville et au Bois de la Rape, il est attaqué le soir du 6 et durant la matinée du 7, par des forces très supérieures. Les Bataillons, soumis à un violent feu d'artillerie, lâchent un peu de terrain, se ressaisissent et, pendant deux jours, tiennent sur place, vers le Bois de la Côte-en- Haye. Le Régiment est relevé le 8 septembre et embarqué le 8 septembre à Liverdun. C'est l'heure où les attaques allemandes, pour la Ville, se font de plus en plus pressantes. L'ennemi multiplie ses efforts. Il faut dégager Nancy, coûte que coûte. Le 10 septembre 1914, le Régiment participe à la glorieuse bataille qui obtiendra ce résultat. L'objectif du 168 ème, pour cette journée, c'est la lisière Est de la forêt de Champenoux. A midi, le 1 er Bataillon, suivi du 2 ème, s'élance du château du Tramblois, enlève le Bois de Velaines et chasse l'ennemi de la partie Nord-Ouest de la forêt. Avec de lourdes pertes, l'objectif est atteint. En fin de journée, le Régiment se rassemble alors dans le bois, vers la Maison Forestière.

Le 11, l'attaque reprend. Il s'agit d'enlever, cette fois, le village même de Champenoux. Les Allemands, appuyés par une nombreuse artillerie, se défendent avec plus d'âpreté encore que la veille. Après plusieurs assauts, des alternatives d'avance et de recul, les Bataillons s'accrochent aux lisières du village, mais ne peuvent progresser audelà. Dans ces combats, le soldat Achille Thion est tué en se portant à l'attaque le 12 septembre 1914, de nombreux gradés et hommes ont payé de leur vie cette première page de gloire, écrite par le 168 ème Régiment d Infanterie.

Sa cravate est décorée de la Croix de Guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 française avec 4 palmes 173 ème Régiment d Infanterie Le 173 ème Régiment d'infanterie est formé le 16 avril 1913 à Nice, avec les quatre bataillons constituant le groupe des bataillons de la forteresse, il est stationné à Nice. Le régiment, désigné pour tenir garnison en Corse, s'y rend le 16 septembre 1913. Le régiment est informé à ce moment-là qu'il est mis à la disposition de la IIe armée (général de CASTELNAU) comme réserve d'armée, et opérera prochainement en Lorraine. Le 19 août, il entre dans Dieuze (Moselle) et est engagé dans la bataille qui prend le nom de bataille de Dieuze. Le 26 août, engagé à cheval sur la route Blainville Mont-sur-Meurthe, il prend part à de rudes combats.le 12 à 17 heures, le 173 ème enlève à la baïonnette le village de Mont-sur-Meurthe fortement tenu et organisé par les Allemands et les rejette au delà de la Mortagne. Bataille de Dieuze. Le 5 septembre, le régiment quitte ses cantonnements et vient s'embarquer le 8 septembre à Gondrecourt. Débarquant à Ligny-en-Barrois, il prend part à la bataille de la Marne. Du 9 au 23 novembre 1914, le 173 ème mène des combats contre des tranchées solidement établies. Le régiment passe par Verdun et est rattaché au 6 ème Corps d'armée, 12 ème Division le 23 novembre. Le 29 décembre 1914, il participe à une attaque générale du 6 ème Corps, qui a pour but de chasser les Allemands de la tranchée de Calonne. De février à mai 1915, le 173 ème aux côtés des 106 ème, 132 ème d'infanterie et 25 ème B. C. P., prend part à l attaque des Éparges. Après un court séjour, le régiment est transporté en camions automobiles pour tenir tête aux violentes attaques lancées par les Allemands dans et à l'ouest du bois de la Gruerie. Relevé le 13 août du bois de la Gruerie, le régiment est transporté, en chemin de fer, à Largny, dans la région de Villers-Cotterêts. Mis au repos dans la région

de Jonchery (Marne), le régiment est alerté le 21 octobre, puis transporté en camions pour prendre position dans les tranchées, au sud-est de la Pompelle. Après un repos de quelques jours, embarqué en gare d'épernay, il débarque à Saint-Hilaire-au-Temple et vient occuper, à partir du 2 décembre le secteur dit de «La Courtine». Débute l offensive de Champagne qui se poursuivra jusqu en mai 1916, le régiment ne participe à aucune attaque et n'en subit aucune de la part de l'ennemi. Le 15 mai, le général PÉTAIN, venu au 15 ème Corps d'armée, fait connaître que le 173 ème R.I. va être appelé à opérer sur la rive gauche de la Meuse, sur la cote 304, où se continue la bataille de Verdun engagée depuis le 21 février 1916. La cote 304 Avaucourt 1916 Le 19 mai 1916, dans la nuit, le régiment monte en ligne sur la cote 304 (nord du village d'esnes). Cette position est convoitée par les Allemands depuis des mois, il s y déroule une lutte acharnée que précède des bombardements d'une violence inouïe. Jusqu à la août 1916, le régiment, par périodes de huit à dix jours, s'oppose, par une héroïque résistance, à la percée «boche «dans la direction d'esnes. Le 173 ème Régiment d Infanterie remplit la mission qui lui est imposée : «Tenir à tout prix». Le 29 mai 1916 au matin, après un bombardement qui, de jour et de nuit dure depuis le 25, les Allemands lancent deux violentes attaques à quelques heures d'intervalle sur la cote 304. A la suite de ces attaques, le régiment est transporté en camions automobiles dans la région Robert-Espagne, Beurey (Meuse), où il cantonne en repos jusqu'au 11 juin. Il remonte à la cote 304, à partir du 25 juin 1916. Du 29 juin au 3 juillet, il subit un bombardement continu et violent. Le 4 juillet, à 18 heures, une colonne allemande précédée de «flammenwerfer», évaluée à deux bataillons, attaque avec violence. Le régiment est relevé, les 5 et 6 juillet par le 55 ème Régiment d'infanterie. Dès le 12 août 1916, il occupe successivement la cote 304 et les positions du Réduit et du bois d'avocourt. A partir du 25 septembre, le 1 er, 2 ème et 3 ème bataillon sont occupés à l entretien des boyaux et des tranchées et à la continuation des abris. Pendant ce séjour le régiment en 1 ère ligne, est en son centre soumis journellement aux tirs de démolition systématiques de l artillerie lourde allemande. Chaque jour, ses abris, ses boyaux et tranchées sont en partie détruits. Le 29 septembre 1916, le clairon Edouard Boyer est tué à l ennemi devant Avaucourt.

346 ème Régiment d Infanterie Sur son drapeau sont inscrits : BOIS-LE-PRETRE 1915, L'AISNE 1918, SOMME-PY 1918 Le drapeau du régiment 346ème RI avant le défilé le jour de la remise du bâton de Maréchal au Général Pétain, le 6 décembre 1918, place de l'esplanade à Metz. Le 346 ème Régiment d'infanterie est un régiment d'infanterie constitué en 1914. Il est issu du 146e régiment d'infanterie de Melun à la mobilisation, cantonne à la brasserie «Gruber». Il appartient à la 73 ème Division d Infanterie : division d infanterie des «Loups» commandé par le général Lebocq. Il est affecté à la place forte de Toul le 8 août 1914. Du 7 août au 5 septembre 1914, il participe au sein de la Division aux travaux d organisation défensive du plateau de Saizerais situé au sud de Pont-à-Mousson. Du 5 au 12 septembre 1914, il engage le combat puis à partir du 10 septembre, il est transporté par V.F. dans la région de Saint- Mihiel (Meuse). Du 12 au 19 septembre 1914, le régiment prend part aux Combats devant le fort de Troyon. A partir du 14 septembre, il occupe des Hauts-de-Meuse, entre Heudicourt et Saint-Maurice. A partir du 21 septembre, le 346 ème au sein de sa division est engagée dans la bataille de Flirey, entre la forêt de Puvenelle et Flirey : Combats des 22 et 23 septembre vers Lironville et sur le plateau de Mamey ; attaques des 26 et 27 septembre vers Fey-en-Haye. Du 28 septembre 1914 au 1er septembre 1915, il stabilise et occupe le secteur vers le bois le Prêtre et le bois de Mort Mare (c est la guerre de mines) : Le 21 octobre, puis le 13 décembre, il attaque sur le bois de Mort Mare. Conquête du bois le Prêtre. Le 2 avril 1915, réduction du front, à gauche, jusque vers Fey-en-Haye. Le 4 juillet, attaque allemande au bois le Prêtre. Du 1er au 18 septembre 1915, il est retiré du front et cantonne au repos dans la région de Liverdun, puis dans celle de Gondreville. Du 18 septembre 1915 au 18 juillet 1916, le régiment occupe le secteur Fey-en-Haye, bois le Prêtre (c est la guerre de mines). Du 18 juillet au 28 août 1916, un retrait du front est opéré vers Liverdun et est transporté au camp de Saffais pour instruction. Dès le 10 août, le régiment par V.F. rejoint la région de Revigny et cantonne au repos à Laheycourt. A partir du 16 août, transporté par camions, le 346 ème gagne Verdun. Le 16 août, le régiment est mis à la disposition du groupement Baret avec les 356 ème, 367 ème et 369 ème R.I. Il renforce les 52 ème, 140 ème et 415 ème R.I. dans le secteur de Tavannes. Le 19 août au soir, la 17 ème compagnie lance une attaque et parvient à s'installer au nord du fortin du Chênois. Le 4 septembre, le 4 ème bataillon reçoit l'ordre d'attaquer l'ouvrage Rond. Il s'engage sur la route de Vaux et prend ses positions de départ. Cet assaut permet la reconquête du terrain que le 214 ème avait perdu plus tôt dans la journée. Le 6 septembre, Il part à l'attaque à 17 h 40 et parvient à atteindre sans grande difficulté tous ses objectifs. Le 5 ème bataillon les dépasse et vient occuper la

tranchées Hohenlohe que vient de conquérir le 367 ème R.I. (au nord de l'ouvrage Rond). Le 8 septembre, au levé du jour, le 5 ème bataillon qui tient toujours la tranchée Hohenlohe, subit une attaque Allemande avec de gros effectifs. Il est contraint à reculer sur ses anciennes positions et d'abandonner la tranchée. Réorganisé, il se reporte immédiatement en avant et regagne les 2 lignes qu'il vient de perdre. Plus tard, une 2 ème attaque Allemande. lui fait à nouveau perdre sa 1 ère ligne qu'il reprend aussitôt sans attendre l'arrivé des renforts qu'on lui a annoncé. Le 9 septembre le 346 ème Régiment d Infanterie est relevé pendant la nuit. Depuis le 16 août, il a perdu 20 officiers et 794 hommes. Le 11 septembre 1916, le soldat Georges Rendonnet évacué par l ambulance 3/6 à Landrecourt entre le fort de Dugny et le fort de Regret meurt des suites de ses blessures.

353 ème Régiment d Infanterie Sur son drapeau sont inscrits : FLREY 1914, WOEVRE 1915. Le 353 ème Régiment d'infanterie est formé à deux bataillons à Fontainebleau, les 3 et 4 août 1914, avec des cadres du 153 ème Régiment d'infanterie, des officiers et hommes de complément, provenant de la 5 ème Région de la Seine-et-Oise, Seine-et-Marne. Parti le 5 août dans la matinée, en tête des transports de concentration, il gagne par Dijon, Toul, pour être endivisionné dans la 73 ème Division et dans La 145 ème Brigade, et coopérer à la défense active de cette dernière place. Le 18 août, il est envoyé à l'effectif de 40 officiers, 2029 hommes, 128 chevaux dans la région nord-est de la place, vers Remenauville, - en liaison avec la 51 ème Division, pour s'opposer à des troupes ennemies signalées, venant de Metz. La mission de la Division étant de tenir le plateau de Saizerais, avec les ponts de Dieulouard et de Marbache, le 353 ème est reporté en arrière sur Villers-en-Haye, qu'il atteint le 22 août. Du 25 août au 2 septembre 1914, le régiment est engagé dans la bataille du Grand Couronné. Dans la soirée du 2 septembre, vers 21 h. 30, ordre parvient de regagner immédiatement Toul, et d une seule traite, par une marche de nuit. Le 9 septembre, à une heure du matin, ordre arrive de s'embarquer à nouveau à Toul à destination de Lérouville, pour prendre part à la bataille de la Marne vers Verdun. La 73e division est appelée, en effet par le général Sarrail, pour empêcher que le 5 ème Corps allemand ne puisse forcer le passage de la Meuse vers Troyon. Le régiment gagne Apremont et sert de soutien à la 2 ème Division de Cavalerie (général Varin), qui opère dans la Woëvre. Puis par Saint- Mihiel, la 73 ème Division arrive à temps pour dégager le fort de Troyon. L ennemi, surpris par notre attaque, bat précipitamment en retraite. Relevé le 18 septembre par des éléments du 8 ème Corps, le régiment rejoint à nouveau le nord de Toul, par une marche forcée, car il s'agit de gagner Seichepray (Meurthe et Moselle) le jour même (35 kilomètres). Le kronprinz de Bavière, amputé d'un corps d'armée, ne peut continuer sa marche sur Pagny-sur-Meuse. Essoufflé, il s'arrête sur les Hauts-de-Meuse, sans pouvoir pousser plus loin son effort. Il a une épine dans le flanc : «La bataille de Lironville est ouverte». Au cours de la nuit, les Allemands se sont infiltrés dans le bois de Mort-Mare, y progressent suffisamment pour nous obliger, à l'aube du 21, à céder une partie du terrain. Disposant d'une artillerie plus nombreuse, nous résistions en arrière de la ligne Limey-Flirey. Le 23 septembre, sous l'action de toute l'artillerie du 16e corps, mise en ligne, crache ses feux sur Lironville, l'attaque générale de la 145 ème Brigade est renouvelée. Malgré tous leurs efforts répétés, ses compagnies ne peuvent dépasser un petit bois de sapins situé à l'ouest de Lironville. Les pertes, pour l'ensemble du régiment au cours de ces deux journées ont été sévères. Par ses assauts répétés. le régiment a réussi à arrêter, à refouler un ennemi très supérieur en nombre, doté d'une artillerie puissante. Il a obtenu au cours des journées héroïques des 20, 21, 22, 23 septembre 1914, dites «de Lironville», un succès magnifique. Bois le Prêtre

A partir du 28 septembre commencent en réalité les actions du Bois-le-Prêtre et ses abords. Le 5ème bataillon, coopère, le 21 octobre 1914, à une attaque sur le bois de Mort-Mare. Pris sous un feu des plus intenses de mitrailleuses ennemies et d'artillerie, l'attaque échoue. Le soldat Auguste Pécault est tué à l ennemi le 22 octobre 1914. Dès le 27 octobre, un ordre prescrit une série d'opérations, ayant pour but de se rendre maitre de la forêt du Bois-le-Prêtre et de la rive gauche de la Moselle au nord de Pont-à-Mousson. Arrêté sur tout le front devant une solide organisation ennemie, le mois de novembre a été consacré à la préparation de l'attaque de cette position et du perfectionnement de la nouvelle base de départ. En décembre, la position allemande est prise, et les efforts couronnés de brillants succès locaux. Toute la fin de décembre est employée à progresser, à travailler, à préparer l'attaque d'une position allemande plus forte, car l'ennemi aussi n'est pas resté inactif. Le 16 décembre 1914, le soldat Gaston Perthuison est tué à Bois le Prêtre.