Être écocitoyen au bureau



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Transcription:

Au bureau AGIR! Être écocitoyen au bureau Actions efficaces et bonnes résolutions Édition : octobre 2014

sommaire glossaire introduction Des chiffres très éloquents.... 3 Au bureau, agir comme à la maison.... 4 Traquer les gaspillages... 8 Mettre les déchets au régime.... 18 Jouer collectif pour les déplacements.... 23 Écocitoyens au bureau : un travail d équipe.... 27 Pour aller plus loin... 30 L ADEME.... 32 Tous les guis et fiches l ADEME sont consultables sur : www.ame.fr/guis-fichespratiques Les guis peuvent être commandés auprès : www.ame.fr/contact ADSL (asymetric digital suscriber line) technologie d accès à Internet utilisant les lignes téléphoniques et permettant d atteindre s débits du réseau élevé (haut débit). Cycle vie parcours d un produit puis l extraction s matériaux qui le constituent, jusqu à son traitement en fin vie, en passant par son utilisation. Gaz à effet serre ensemble s gaz qui retiennent le rayonnement infra-rouge émis par les surfaces, et qui contribuent au réchauffement global la planète. kwh EP / m 2 (kilowattheure en énergie primaire par mètre carré) unité consommation d énergie rapportée à l énergie primaire consommée TIC (technologies l information et la communication) techniques dédiées à la production, au traitement et à la circulation l information et la communication utilisant un procédé électronique (courriels, requêtes web ). Usages spécifiques l électricité applications pour lesquels l électricité ne peut pas être substituée à une autre énergie. C est le cas par exemple pour les ordinateurs, le matériel audiovisuel À l inverse le chauffage s locaux ou l eau sanitaire est un usage non-spécifique, pour lequel d autres énergies sont utilisables. Valorisation terme générique recouvrant le réemploi, la réutilisation, la régénération, le recyclage, la valorisation organique ou la valorisation énergétique s déchets. Visio-conférence conférence (son et image) relayée par un système télécommunication permettant la participation à distance plusieurs personnes. DES CHIFFRES très éloquents La vie bureau, c est le quotidien pour beaucoup d entre nous : nous sommes environ 13 millions d employés bureau et administratifs en France, soit 46 % la population active. Le bureau, c est aussi plus 208 millions m 2 bâtiments, qui consomment 263 kwh / m 2.an, dont 51,8 % pour le chauffage et 48,3 % pour les autres usages. Avec un trajet moyen domicile-travail 15 km, nous parcourons chaque année 6 600 km pour aller travailler, soit la distance Paris - New Dehli, ce qui provoque l émission d environ 1,4 tonnes CO 2 par personne. Ce secteur d activité crée enfin une quantité déchets imposante : pour prendre l exemple s déchets papiers, les Français, au bureau, en produisent chaque année 900 000 tonnes. Réfléchir et agir pour réduire les pressions sur l environnement s activités bureau est essentiel et potentiellement payant. La politique s entreprises, s administrations, s collectivités, doit générer ou accompagner les dynamiques et fixer les cadres comportements plus écologiques. Mais, en tant que cadres ou employés, nous avons le pouvoir d être initiateurs, prescripteurs et bien sûr acteurs dans ce domaine, en prise directe avec notre vie tous les jours au travail. Ce petit gui propose un état s lieux s questions qui se posent, mais surtout s pistes d engagement et s exemples qui marchent! Être écocitoyen au bureau 2 3

Au bureau, AGIR COMME À LA MAISON Au bureau, AGIR COMME À LA MAISON Des comportements plus responsables Au bureau comme à la maison, nous avons besoin nous chauffer, nous éclairer, nous équiper (en fournitures, en mobilier ). Nous avons donc besoin d énergie et matières premières. Nous savons tous aujourd hui que leur consommation n est pas sans conséquences pour notre environnement. Comment faire pour réduire nos consommations? Dans la vie quotidienne, nous adoptons déjà s comportements qui permettent d économiser l énergie et les ressources, trier les déchets La première motivation est souvent la diminution s factures, en particulier les factures d énergie! Au bureau se présentent sans arrêt s occasions consommer l énergie, produire s gaz à effet serre, s déchets, s polluants mais aussi prendre en compte la protection l environnement. Y appliquer les mêmes principes qu à la maison est tout aussi nécessaire : nous y passons beaucoup temps, nous y sommes actifs et nous sommes nombreux. Fabrication Transport Matières premières Valorisation Fin vie LE CYCLE DE VIE D UN PRODUIT Utilisation Distribution Chaque étape la production, l utilisation et l élimination d un produit génère s impacts sur l environnement. Nos choix et nos comportements d utilisateurs et consommateurs comptent beaucoup pour les réduire! Choisir un produit plus respectueux l environnement, c est être attentif à son mo fabrication (par exemple en privilégiant les produits porteurs logos environnementaux), bien respecter les consignes d utilisation et suivre les instructions sur sa fin vie : autant d enjeux pour réduire ses impacts et préserver la planète! Prendre possession son espace travail : une condition pour s investir dans la réduction s impacts environnementaux la vie bureau. La motivation du personnel, un moteur essentiel Comment adhérer aux actions réduction s impacts environnementaux s activités bureau et rester motivé dans la durée? En commençant par s actions simples, en constatant que les gestes positifs payent et ont une réelle influence. Ainsi, les employés peuvent se renseigner sur les chiffres s principales consommations (ramettes papier, électricité, eau ). En le rapportant au nombre salariés, chacun mesurera concrètement ses consommations. Ce type d action peut venir d une personne, d une équipe, d un service Ces petites initiatives montrent que les habitus et les comportements peuvent changer et que même s gestes mostes peuvent être efficaces. C est un bon début pour se lancer dans s actions plus ambitieuses. Être écocitoyen au bureau 4 5

Au bureau, AGIR COMME À LA MAISON Pourquoi ne pas partager et discuter les initiatives réussies, les causes d échec lors petits ateliers débats d une heure ou la pause déjeuner par exemple? Qu elles proviennent du personnel ou l entreprise elle-même (voir page 27), ces initiatives seront suivies d effet grâce à l adhésion et au maintien la motivation du plus grand nombre. Des pistes pour s investir Où et comment agir? En image, les cibles privilégiées pour agir efficacement, et les pages où vous pourrez les retrouver dans ce gui, pour plus détails : Des normes à connaître La norme ISO 14001 est un référentiel qui définit s règles d intégration préoccupations environnementales dans les activités et le fonctionnement tout type d organisme (entreprise, administration, collectivité ). La norme ISO 26000 gui les organismes (entreprises, administrations, collectivités ) dans la prise en charge leurs responsabilités sociétales, en définissant comment ils peuvent contribuer au développement durable. 9 1 L ordinateur voir pages 8-9, 11-12 6 5 7 2 2 3 L imprimantephotocopieur voir pages 9-10, 19 à 21 Le téléphone portable voir page 10 8 3 1 4 5 Le papier voir pages 12-13, 20-21 Le radiateur voir pages 15-16 6 L éclairage voir pages 17 10 7 8 L eau voir page 17 La pause café voir page 19 4 9 Les réunions voir page 24 10 Le covoiturage voir page 25 Être écocitoyen au bureau 6 7

Traquer LES GASPILLAGES Traquer LES GASPILLAGES Les équipements, une utilisation plus économe Ordinateur, imprimante, photocopieur ou machine à café, autant d appareils électriques indispensables dans un bureau. Toujours allumés ou presque, ils sont aussi souvent inactifs et c est pendant ces phases d inactivité que se produisent les 2/3 leur consommation : c est ainsi qu un ordinateur bureau est utilisé en moyenne 3 heures par jour travail. De plus, les veilles dont sont équipés ces équipements fonctionnent tant qu ils sont branchés, même s ils sont «éteints». Consommation moyenne annuelle s principaux équipements bureau La façon d utiliser l ordinateur est déterminante pour limiter sa consommation. Pour allier sobriété et efficacité au bureau : utiliser le mo veille avec discernement. Un ordinateur en veille utilise encore 20 à 40 % sa consommation en marche. Autant l arrêter le plus souvent possible! La plupart s ordinateurs continuent à consommer, même à l arrêt. L usage multiprises à interrupteur permet supprimer cette consommation inutile ; quand on éteint un portable, inutile laisser branchée son alimentation si ses batteries sont chargées ; bien gérer le fonctionnement l écran. Il supporte très bien les extinctions et allumages répétés. Pour faire s économies, inutile le laisser allumé si on ne s en sert pas pendant plus d un quart d heure. Diminuer sa luminosité permet réduire sa consommation. C est aussi plus confortable pour la vue ; attention aux économiseurs d écran (stinés à prolonger sa durée vie) qui font appel à s graphismes 3D : ils peuvent consommer autant, sinon plus que le mo actif. Ne les confonz pas avec les économiseurs d énergie qui assurent s économies conséquentes quand l ordinateur est en mo veille. Équipement Consommation Ordinateur fixe bureau* 276 kwh / an Ordinateur portable* 56 kwh / an Routeur internet* 58 kwh / an Accès wifi, câble ou satellite* 72-75 kwh / an Imprimante jet d encre* 33 kwh / an Photocopieur** 680 kwh / an Imprimante laser** 270 kwh / an Fax** 150 kwh / an Scanner** 95 kwh / an Distributeur boissons** 1000 kwh / an Sources : * REMODECE 2008 ; **Enertech 2005 Extinction l écran et l ordinateur en fin journée Quand les bureaux sont fermés Paramétrage la mise en veille automatique, indispensable en cas d utilisation non permanente l ordinateur Extinction l écran lors s absences (réunion, repas...) L ordinateur Tous les ordinateurs ne consomment pas façon intique : ainsi, un ordinateur portable consomme 50 à 80 % d énergie en moins qu un poste fixe. Si la question du choix du matériel se pose, cela vaut la peine d en discuter dans votre service. Veillez aux logos environnementaux : L Écolabel Nordique peut être attribué aux ordinateurs fixes et portables et aux écrans d ordinateur. Le label Energy Star garantit un matériel économe en énergie. 4 % s écrans et 15 % s unités centrales sont laissés allumés en permanence, nuit et week-end compris Est-ce bien utile? L imprimante et le photocopieur Même si le choix s équipements n est pas du ressort du personnel, il est utile connaître ceux qui consomment moins et d en parler au bureau! Ainsi, il est plus économe s équiper d un appareil multifonction (imprimante / scanner / photocopieur) et encore plus économe relier tous les ordinateurs à une imprimante Être écocitoyen au bureau 8 9

Traquer LES GASPILLAGES collective plutôt que d équiper chaque poste travail d une imprimante individuelle. La puissance s imprimantes jet d encre varie 5 à 10 W en fonctionnement. Ces appareils n ont pas besoin préchauffage, au contraire s imprimantes laser dont la puissance se situe entre 200 et 300 W. Ces rnières sont cependant plus adaptées à s gros volumes d impression. Pour ces appareils aussi, les économies à l usage sont primordiales. Ainsi, un photocopieur consomme 80 % son énergie en mo «attente». Utilisation du photocopieur plutôt que l imprimante pour la reproduction en grans quantités Extinction s équipements en cas d absence et en fin journée Allumage s équipements (imprimante jet d encre, photocopieur) en cas d usage seulement Courriels, requêtes web : les effets d une expansion remarquable Les technologies l information et la communication (TIC) sont venues indispensables au fonctionnement du mon du travail, pour réaliser une réunion à distance, envoyer s documents, rechercher s informations Les échanges sont beaucoup plus rapis, le partage d information vient quasi instantané. En outre, ces pratiques peuvent favoriser le télétravail, remplacer les déplacements professionnels, réduire la consommation papier La réalité est plus nuancée : ces technologies génèrent s impacts spécifiques, en croissance rapi du fait leur succès. Les avantages environnementaux attendus (baisse la consommation papier et s déplacements) ne sont pas vraiment au renz-vous. La multiprise à interrupteur, un accessoire précieux Elle permet d éteindre : réellement tous les appareils qui lui sont raccordés : nombreux équipements informatiques consomment même une fois «éteints» ; tous les appareils d une pièce à la fois : plus d oubli d une imprimante, d un ordinateur ou la machine à café pour la nuit ou le week-end! Le téléphone portable De nombreux cadres et employés en sont équipés à s fins professionnelles. Équipement sobre et utilisation économe permettent faire la différence en termes d économies d énergie : au niveau du choix, les téléphones mobiles à clapet ou ceux nécessitant un écran LCD gran taille sont plus énergivores, au niveau l utilisation, ne rechargez pas la batterie au-là ce qui est nécessaire, c est très coûteux en énergie. Ne laissez pas le chargeur sur la prise, il consomme tant qu il est branché. Gui l ADEME «Réduire sa facture d électricité» Chaque utilisateur diminue l impact environnemental s TIC quand il fait le choix la sobriété et la rapidité, en limitant : le nombre stinataires (ciblage s stinataires, sélection s stinataires lors s réponses aux messages groupés ), le temps lecture à l écran (envoi documents faciles et rapis à lire, présentation type sli avec peu texte ), Être écocitoyen au bureau 10 11

Traquer LES GASPILLAGES le nombre documents en pièce jointe et leurs poids (fichiers compressés, PDF basse résolution, lien hypertexte en lieu et place d un document, solutions alternative à l envoi documents très lourds ), le stockage s courriels (suppression s courriels inutiles ou obsolètes, suppression immédiate s spams, installation d un anti-spam sur l ordinateur ). en simplifiant les recherches sur le web : enregistrement s sites souvent consultés comme favoris, entrée directe l adresse URL d un site plutôt que passer systématiquement par un moteur recherche, utilisation mots-clés précis et ciblage la man lors s requêtes web. et, plus généralement : en imprimant s messages ou s documents seulement si c est nécessaire, en imprimant recto-verso et en qualité brouillon pour les documents travail, internes ou non officiels, en éteignant la connexion internet et le matériel informatique, la nuit, dans les entreprises où c est possible. Les pistes à suivre Utiliser moins papier C est faisable, en évitant tout imprimer : les courriels, les documents travail en intégralité, les présentations numériques On peut sélectionner seulement ce qu il est indispensable conserver, ce qui nécessite d être lu quand on n est pas à son poste travail, etc., en configurant photocopieurs et imprimantes en mo rectoverso, en imprimant les documents en 2 pages par feuille, Gui l ADEME «Internet, courriels : réduire les impacts» Le papier, consommer moins et mieux La fabrication papier est une activité très gourman en énergie et en eau. Elle utilise s produits chimiques nocifs, notamment pour blanchir le papier. Le développement s TIC n a pas diminué la quantité papier au bureau, comme on aurait pu s y attendre. Le papier reste le premier consommable utilisé au bureau avec 65 kg papier consommé par personne et par an, c est à dire l équivalent 25 ramettes environ. Il représente les 3/4 du tonnage s déchets qui y sont produits. Le taux recyclage ces papiers bureau est seulement 35 % en France. Limiter les impressions permet non seulement diminuer les quantités consommées, mais aussi réduire les déchets papiers, 6 kg par personne et par an en moyenne (voir page 20). en imprimant le nombre d exemplaires nécessaires, pas plus, en utilisant s enveloppes à utilisation multiple pour le courrier interne, en réutilisant comme brouillon les versos blancs s documents imprimés ou photocopiés, en annulant les abonnements inutiles aux journaux et aux revues, même s ils sont gratuits. Être écocitoyen au bureau 12 13

Traquer LES GASPILLAGES Mieux choisir le papier Il est possible d intifier le papier ayant le moins d impact sur l environnement pour l exiger lors l édition s documents communication par exemple, ou pour les besoins tous les jours. Pour comprendre les impacts s papiers que vous utilisez, vérifiez les logos présents sur l emballage ou le document imprimé. Préférez les écolabels qui signalent une prise en compte s impacts sur l environnement tout au long du cycle vie du produit (papier, enveloppes ), incluant également l origine s fibres papier : l Écolabel Européen, l Ange Bleu, l Écolabel Nordique. Écolabel Européen Ange Bleu Écolabel Nordique D autres logos environnementaux existent. Pour les connaître et les comprendre, consultez notre gui. Gui l ADEME «Les logos environnementaux sur les produits» Bien trier les déchets papier C est une condition essentielle pour permettre son recyclage (voir page 18). Aujourd hui, la plupart s papiers recyclés sont qualité équivalente au papier issu fibres vierges. Que veut dire ce logo? Il signifie que les émetteurs papier imprimé, adhérents d EcoFolio, participent au financement et à l amélioration la gestion fin vie son produit. Gui l ADEME «Consommer mieux» Guis Ecofolio - ADEME «Normes et labels environnementaux pour les produits papier» et «Comprendre les logos environnementaux pour les produits papier» Confort et sobriété, c est possible Le chauffage et la climatisation C est le premier poste consommation d énergie s bâtiments et un facteur bien-être essentiel pour le personnel. Des effets sur l environnement Chauffage et / ou climatisation consomment l électricité et s ressources fossiles non renouvelables (fioul, gaz) et émettent s gaz à effet serre : CO 2, lors la combustion du gaz ou du fioul, gaz frigorigènes provenant d une fuite climatiseur. Il est souvent nécessaire, pour réaliser substantielles économies mais aussi améliorer les conditions d occupation s bâtiments, d engager s investissements importants : isolation performante du bâti, achat d appareils économes en énergie Mais les bons gestes adoptés par chacun sont aussi très efficaces! En hiver régler les thermostats, quand il y en a, à 19 C : passer 20 C à 19 C permet d économiser 7 % la consommation chauffage, régler le (ou les) radiateur(s) en fonction la température et l ensoleillement extérieurs, et pas forcément tous la même façon : s bureaux orientés au sud, rrière s parois vitrées, peuvent bénéficier la chaleur du soleil certaines belles journées, même en hiver, contacter le service gestionnaire l immeuble. En cas mauvais fonctionnement du chauffage (bureaux surchauffés ou sous-chauffés), cela évitera d ouvrir les fenêtres en plein hiver ou faire fonctionner un chauffage d appoint inadapté. En été maintenir la fraîcheur l air pour éviter l usage la climatisation : bien ventiler aux heures fraîches, fermer portes, stores et fenêtres aux heures chaus, brasser l air avec s ventilateurs plafond. Ils favorisent le brassage lent et régulier l air et procurent une agréable sensation fraîcheur. Et inutile les laisser fonctionner si la pièce est vi! Être écocitoyen au bureau 14 15

Traquer LES GASPILLAGES fermer les protections solaires (stores, volets ) dans la journée pour conserver la fraîcheur, L éclairage Des interventions minimes permettent d obtenir un bon confort visuel et/ou réaliser s économies d énergie : bien choisir l emplacement s postes travail. Placés perpendiculairement aux fenêtres, ils bénéficient au mieux la lumière naturelle, éteindre les lampes dans les pièces non occupées et en cas d absence. Y penser quand on part déjeuner, le soir ou avant le week-end : 10 minutes d éclairage inutile 3 fois par jour, c est l équivalent 5 jours d éclairage en continu au bout d un an! remplacer les lampes énergivores (halogènes ) par s lampes économes (lampes basse consommation, tubes fluorescents haut renment ). C est important, dans la mesure où l éclairage représente 15 à 20 % s dépenses d énergie dans les bureaux. Des persiennes mélèze servent protections solaires aux fenêtres cet immeuble bureau. régler la climatisation, si elle est vraiment nécessaire, à 4 C aussous la température extérieure, sans scendre sous 26 C. Si l écart entre les températures intérieure et extérieure est trop grand, il y a risque choc thermique. Enfin, la climatisation, pour être efficace, doit fonctionner toutes fenêtres fermées. Gui l ADEME «Garr son logement frais en été» Toute l année le confort thermique sera meilleur si les postes travail ne sont pas placés juste à côté s vitrages et s murs donnant sur l extérieur : on évite ainsi, en hiver, le désagrément l effet paroi froi (dû au rayonnement froid s murs vers l intérieur la pièce), et, en été, s surchauffes inconfortables, le bien-être au bureau, c est aussi un air sain : une bonne aération, c est 5 minutes, fenêtres ouvertes et chauffage éteint. Cela suffit à renouveler l air d une pièce. En conclusion, prendre possession son espace travail permet d avoir les mêmes bons réflexes dans son bureau comme dans son salon, pour économiser l énergie et améliorer son confort! L eau Gui l ADEME «Bien choisir son éclairage» L eau potable est une ressource plus en plus coûteuse. Une entreprise d une centaine personnes en consomme 2 000 à 5 000 m 3 par an, pour un coût pouvant varier entre 6 000 et 15 000 HT. Des pistes pour l économiser au bureau? proposer l installation mousseurs ou d économiseurs d eau sur les robinets, bien fermer les robinets après usage, utiliser la chasse d eau double flux aux toilettes, signaler les fuites au service d entretien. Être écocitoyen au bureau 16 17

Mettre les déchets AU RÉGIME Mettre les déchets AU RÉGIME Des marges d action importantes Les activités bureau produisent chaque année 2,4 millions tonnes déchets, dont une bonne partie peut être recyclée. En France, un salarié du tertiaire produit en moyenne chaque année sur son lieu travail 120 à 140 kg déchets, dont 70 à 85 % papiers et cartons. La nature s déchets bureau On y trouve : s imprimés et s papiers bureau, s déchets d emballage, d autres déchets non dangereux (fournitures bureau, gobelets machine à café, mobilier bureau ), s déchets d équipements électriques et électroniques (D3E) dont certains sont classés comme dangereux (lampes basse consommation, tubes fluorescents, matériel informatique, téléphones, piles, accumulateurs ), d autres déchets dangereux (toners ). Des actions pour les réduire Plusieurs voies sont possibles pour améliorer la gestion s déchets au bureau et en réduire la production : on peut supprimer certaines sources déchets car les déchets non produits sont les plus faciles à gérer, on peut les trier et les collecter, et ainsi rendre possible le recyclage, on peut utiliser s produits recyclés pour rentabiliser et soutenir les filières du recyclage. La réussite d une telle politique dépend pour une bonne part l implication et du comportement du personnel. Revue détail pour s déchets emblématiques Zoom sur la pause-café Moment quasi universel au bureau, la pause-café produit aussi pas mal déchets : emballages sucre, dosettes diverses, couverts en plastique, et surtout gobelets carton ou plastique. Quelques idées pour y remédier? Tout d abord, vive le mug, la vaisselle lavable et réutilisable. Et ensuite, pourquoi pas les grands conditionnements (café, sucre, biscuits )? C est moins cher et source moins déchets. Le matériel informatique contient s produits polluants (arsenic dans les dios, retardateurs flamme au brome dans les carcasses d écrans, métaux lourds dans les cartes électroniques ) mais aussi beaucoup matériaux récupérables (métaux ). Être écocitoyen au bureau 18 19

Mettre les déchets AU RÉGIME Le papier Papiers et cartons représentent le premier poste production déchets s bureaux : la production annuelle dans ce secteur est 900 000 tonnes, dont 35 % seulement est recyclé. Il est possible d en limiter les quantités utilisées au bureau (voir p. 12-13). Il est également important bien respecter les consignes tri l entreprise pour permettre le recyclage Trier les déchets papiers sur votre lieu travail évite qu ils ne partent dans les circuits collecte pour l incinération ou la mise en décharge. Renseignez-vous sur la préexistence d un dispositif collecte sélective (municipal ou privé) sur votre secteur. Il est souvent préférable rejoindre un dispositif existant plutôt que d en créer un spécifique. Les modalités tri à la source s papiers vront être adaptées aux flux collecte sélective s dispositifs existants (tous produits fibreux en mélange, papiers graphique et papiers d emballages séparés, papiers bureautiques séparés ). On peut laisser les agrafes, les reliures, les fenêtres s enveloppes, le système traitement s en chargera. Une campagne sensibilisation Le syndicat valorisation s déchets Corte (Corse) a mis en place une campagne sensibilisation s administrations et s entreprises à la prévention s déchets papier, en proposant s affichettes Sur internet : www.syvac.fr www.lepapieraubureau.fr sur les éco-gestes au bureau, un gui axé sur la thématique s déchets, un film sur la filière papier et une charte d engagement pour l utilisation du papier recyclé qui recueille aujourd hui 212 signataires. Les toners et cartouches d encre 70 millions * cartouches d impression bureautique ont été mises sur le marché en 2013 (56 millions cartouches à jet d encre, 6 millions cartouches laser et 8 millions bidons toner). 18 millions cartouches ont été collectées ce qui représente environ 6 000 t, soit 62 % en poids cartouches mises sur le marché mais seulement 26 % en nombre cartouches. Ceci s explique par le bon taux collecte s cartouches laser (récupérées à 82 %), plus lours que les petites cartouches jet d encre très utilisées par les ménages (récupérées à 18 % seulement). 36 % s bidons toners sont récupérés. La moitié s cartouches est réutilisée (remplissage s cartouches vis) ou recyclée. Pour améliorer le réemploi ces produits, il est important se fournir en cartouches d encre rechargeables ou toners d imprimante réutilisables et / ou réutilisés. * chiffres obtenus auprès s professionnels signataires l accord cadre entre le MEDDE et les acteurs la profession s cartouches d impression. Certains professionnels ne sont pas signataires, ces données sont donc partielles. Le papier bureau usagé permet d alimenter différentes unités production papetière (papier graphique, hygiène, emballage). Comment réussir le tri? Les clefs la réussite sont la sensibilisation, la communication, la formation et la cohérence. Les contenants pré-collecte seront adaptés (en nombre et en caractéristiques) aux modalités tri à la source. Les consignes tri doivent être simples et cohérentes. L ensemble s employés, y compris le personnel ménage doit être formé et informé s enjeux et s consignes. Des déchets à traiter avec précaution Les piles et accumulateurs usagés sont s déchets dangereux dont une gran partie peut être récupérée et recyclée comme matière première : oxy zinc, manganèse, ferraille essentiellement. Leur taux collecte est d environ 35,4 %. Les lampes basse consommation et les tubes fluorescents contiennent du mercure et sont à ce titre également classés dans les déchets dangereux. Il sont recyclables en quasi totalité. Il faut les collecter sans les casser. Être écocitoyen au bureau 20 21

Jouer collectif pour LES DÉPLACEMENTS Pas panique en cas casse! Si vous cassez un tube fluo ou une lampe basse consommation, vous ne courez pas danger car ces produits ne contiennent que 0,005 % mercure mélangé au gaz inerte du tube. Certaines LBC sont équipées d un manchon qui évite la Attention! Pour éviter s pollutions difficiles à traiter et nocives pour l environnement, les produits toxiques, les peintures ne doivent pas être jetés dans les sanitaires. Les cédéroms dispersion du mercure en cas casse. Prenez malgré tout quelques précautions : aérez, ramassez les morceaux avec un balai et non un aspirateur, mettez-les dans un sac fermé à stination d une déchèterie. Gourmands en énergie et polluants à produire, les cédéroms peuvent être recyclés. Ils sont constitués à 95 % polycarbonate, recyclable pour fabriquer s vitres en plexiglass, s carcasses d ordinateur ou d imprimante Ils contiennent également s métaux récupérables : or ou argent, aluminium. Il n existe pas filière recyclage en France. Des initiatives locales se mettent en place pour les récupérer (associations, entreprises), mais les volumes collectés sont faibles. Guis l ADEME «Bien choisir son éclairage», «Réduire sa facture d électricité» et «Les produits et déchets dangereux» Jouer collectif pour LES DÉPLACEMENTS Un constat parlant Les déplacements professionnels et les trajets domicile / travail occasionnent 12 millions tonnes d émission CO 2 chaque année. C est le premier poste d émission gaz à effet serre s activités bureau. Il est 2,4 fois plus important que celui s émissions s bâtiments bureau. Les 3/4 ces trajets se font en voiture, avec, le plus souvent, une personne par voiture. Par ailleurs, les trajets domicile / travail représentent 30 % l usage s transports routiers. La majorité s actifs (3/4) travaillent hors leur commune résince, à une distance moyenne 15 km. Ces trajets génèrent s consommations carburant et s émissions polluants et gaz à effet serre importantes. Ils sont aussi coûteux en terme temps passé et génèrent s risques d accints. Les transports n ont pas tous le même impact : on consomme 40 % d énergie en moins en bus qu en voiture. Pour le métro, c est 104 fois moins. Un outil précieux La calculette éco-déplacements l ADEME permet mesurer le coût et l impact en terme d effet serre et consommation carburant s déplacements domicile / travail, et d effectuer s comparaisons entre mos transport. Sur internet : www3.ame.fr/eco-placements/calculette/ Être écocitoyen au bureau 22 23

Jouer collectif pour LES DÉPLACEMENTS Se déplacer moins Il est possible limiter ses déplacements professionnels en utilisant les facilités offertes par l informatique et la téléphonie : une réunion téléphonique ou une visio-conférence réunissent s intervenants intérieurs et extérieurs, sans perte temps transport, sans consommation carburant, en limitant les émissions atmosphériques. Internet permet en ce cas le partage immédiat données et documents, Se déplacer mieux Pour les trajets tous les jours, les employés aimeraient avant tout qu ils se fassent confortablement et dans un temps raisonnable. Cependant, nombre d entre eux n ont pas vraiment le choix du mo déplacement, surtout s ils habitent loin leur lieu travail et/ou dans s zones urbaines mal sservies par les transports en commun. Le covoiturage, une solution conviviale Bien souvent, les voitures ne sont occupées que par une seule personne pour les trajets domicile-travail. Une voiture partagée coûte moins cher, le trajet est moins ennuyeux à plusieurs et c est moins véhicules sur s itinéraires souvent bien chargés aux heures pointe! C est une solution pratique dans les zones mal sservies par les transports en commun et envisageable aussi bien en ville qu à la campagne. Le covoiturage peut se mettre en place façon informelle, entre collègues habitant près les uns s autres. L entreprise peut également le proposer façon plus organisée. Il existe en France plus 200 services covoiturage organisés. Le premier organisateur est l entreprise (43 %). les plates-formes partage d information permettent la diffusion présentations, dossiers, facilitent l échange fichiers, d illustrations en cas rencontre avec nouveaux intervenants, le choix du lieu peut se faire en limitant les déplacements chacun, quand c est possible, le regroupement plusieurs réunions concernant les mêmes intervenants est une façon efficace limiter les déplacements, pourquoi ne pas mener une réflexion au sein l entreprise sur le télétravail, ou l adopter si l opportunité existe déjà? Pensez aussi à limiter aux véritables urgences les livraisons motorisées et le recours à s coursiers : il n est peut-être pas utile se faire livrer les sushis du déjeuner! Une pratique pas encore naturelle? Dans l opinion, le covoiturage fait assez largement consensus. On constate cependant souvent un décalage entre cette image favorable et la pratique : le nombre d inscrits sur les sites covoiturage est beaucoup plus important que le nombre d usagers. En cause? La difficulté trouver une annonce vraiment adéquate, l impossibilité se mettre d accord sur un horaire En fait, le covoiturage est assez complexe à mettre en œuvre. Pour y parvenir, il est utile bénéficier petits plus qui peuvent tout changer : places parking réservées par l entreprise, voiture secours mise à disposition s employés en cas problème, meilleure valorisation s points positifs du covoiturage Les sites internet covoiturage se multiplient pour faciliter le contact entre personnes intéressées. Être écocitoyen au bureau 24 25

Des alternatives à la voiture Des mos transport alternatifs à la voiture existent, en ville en tout cas, pour aller travailler ou effectuer s déplacements professionnels : pour un court trajet, la marche ou le vélo. En plus, c est bon pour la santé. En ville, aux heures pointe, le vélo est le moyen transport le plus rapi pour les petits trajets (moins 3 km), pour un trajet plus long, les transports en commun dans la mesure du possible (bus, tramway, métro), Écocitoyens au bureau : UN TRAVAIL D ÉQUIPE Plus efficaces ensemble Si le personnel agit, il est beaucoup plus facile, plus mobilisateur et plus efficace le faire dans le cadre d une entreprise, d une administration ou d une collectivité, qui, elle aussi, se comporte façon écocitoyenne. Le bureau éco-responsable, c est aussi une démarche globale, l implication s dirigeants, la promotion et la mise en œuvre politiques en phase avec les préoccupations écologiques à tous les niveaux. Des outils pour les dirigeants Un service navettes gratuites, la prise en charge financière partielle ou totale s cartes transport par l entreprise tout cela permet motiver les salariés à utiliser les transports en commun. pour s déplacements professionnels longue distance, le train plutôt que l avion. Un projet européen Le projet TAPAS (Transportation, air pollution and physical activities - Transports, pollution l air et activités physiques) mené dans plusieurs villes européennes dont Paris, a pour objectif mesurer les effets bénéfiques sur la santé (notamment pour le cœur) l usage du vélo en ville. Les bénéfices dépasseraient largement les risques (accint la circulation, inhalation supérieure polluants due à l effort physique) générés par cette pratique. Ce projet vise par ailleurs à proposer s politiques transport actif en tenant compte ces risques et ces bénéfices. Pour mettre en place une démarche environnementale exemplaire dans les entreprises, les administrations et les collectivités, les équipes dirigeantes ont à leur disposition s leviers et s outils qui peuvent les air. Une action en interne auprès du personnel est indispensable. Des dispositifs extérieurs (certifications, audits, démarches environnementales ) existent maintenant pour mettre en place, valoriser, tester, améliorer et rendre lisible la prise en compte l environnement dans le mon du travail. La sensibilisation du personnel C est un premier pas incontournable car nombreux gestes efficaces et aux résultats rapis impliquent s changements comportement et d habitus s salariés. Leur adhésion au projet et leur implication dans la durée sont indispensables. Cette démarche a tout intérêt d être à double sens, en écoutant et en diffusant les bonnes pratiques à l initiative s salariés. Enfin, en cours démarche, mesurer les résultats s actions engagées, les communiquer au personnel et prendre en compte les succès, les difficultés et les échecs permet maintenir la mobilisation. Pour cela, il est important montrer concrètement, façon chiffrée, les gains réalisés, en tenant et en affichant s tableaux bord indiquant l évolution s consommations d électricité ou d eau, s productions déchets, du nombre photocopies ou d impression réalisées Être écocitoyen au bureau 26 27

Écocitoyens au bureau : UN TRAVAIL D ÉQUIPE En favorisant les échanges, en permettant au personnel s exprimer, réagir et proposer, il est plus facile d obtenir l adhésion, les uns étant à même convaincre et d encourager les autres. Bref, miser sur l esprit d équipe, comme pour n importe quel sujet! Des diagnostics ou s plans d actions plus ponctuels sont envisageables : audit énergétique s bâtiments, mise en place Plans déplacement entreprises ou inter-entreprises (PDE et PDIE), organisation la gestion s déchets avec s partenaires spécialisés Et concrètement? Les exemples telles démarches, globales ou ponctuelles, se multiplient au sein s entreprises, s administrations et s collectivités. Deux exemples parmi beaucoup d autres : La clé la réussite, c est la convergence s préoccupations environnementales l entreprise et celles s personnels et leur application, ensemble. Du global au particulier Pour limiter son impact environnemental, l entreprise peut ou doit s engager par ailleurs dans s démarches globales (diagnostic et plan d action) : développement durable et management environnemental : obtention la certification ISO 14001 (voir page 7), adhésion au référentiel EMAS (Eco-management and audit scheme), outil d évaluation s entreprises et autres organismes pour évaluer et améliorer leur performance environnementale, obtention la marque EnVol (Engagement volontaire l entreprise pour l environnement), engagement dans l opération 1.2.3 Environnement qui facilite la mise en œuvre démarches management environnemental, mise en place d un Agenda 21 réduction s émissions en réalisant un bilan s émissions gaz à effet serre. Ce bilan est obligatoire pour les entreprises plus 500 personnes. la direction régionale Franche-Comté l ADEME tient à jour l ensemble ses consommations (eau, gaz, électricité, kilométrage, papiers) et ses déchets. dans le département du Maine-et-Loire, un groupe partenaires (CCI, Conseil général, DDE, Communautés d agglomération, ADEME ) initie une opération pour accompagner les entreprises dans les démarches d élaboration PDE : les Co-mobiles. Ce dispositif propose une formation collective gratuite sur un an, pour tester la motivation s entreprises et les accompagner dans leur démarche. Les professionnels peuvent présenter leurs propres expériences et découvrir s pratiques innovantes qui fonctionnent effectivement. Sur internet : www.reseaulia.com/space/co-mobiles Être écocitoyen au bureau 28 29

POUR ALLER PLUS LOIN Pour aller plus loin Les guis l ADEME La collection s guis pratiques l ADEME vous propose nombreuses explications et s conseils pour rendre votre quotidien, chez vous mais aussi au travail, plus écologique et plus durable. Quelques titres : Internet, courriels : réduire les impacts Réduire sa facture d électricité Bien choisir son éclairage Les produits et déchets dangereux Garr son logement frais en été Consommer mieux Optimiser ses déplacements Retrouvez les guis l ADEME sur www.ame.fr/particuliers-eco-citoyens et dans les Espaces Outil ADEME DIESE (Démarche Intégrée Environnement Sécurité dans les Entreprises) est un outil créé pour accompagner les entreprises dans l intégration s démarches Qualité Sécurité Environnement. Des fiches et s exemples permettent réaliser un état s lieux s risques l activité l entreprise et construire un système management. À retrouver sur www.ame.fr/mediatheque Le site du ministère du Développement durable pour les administrations www.ecoresponsabilite.environnement.gouv.fr Un site ludique pour valoriser le développement durable au bureau Ce site propose s vidéos pour motiver et amuser le personnel sur les champs d action du développement durable au bureau. www.planete-bureau.fr Les sites l ADEME et leurs rubriques www.ecoresponsabilite.ame.fr www.ame.fr/entreprises www.optige.ame.fr rubrique «Outils-Méthos» conception graphique Atelier s Giboulées rédaction Hélène Bareau photos ADEME : J. Le Goff, (p. 5, 13, 20), J. L. Abraini (p. 26), R. Bourguet) ; MEDDE : A. Bouissou (p. 16, 18, 30), L. Mignaux (p. 28) illustrations Camille Leplay, Olivier Junière Être écocitoyen au bureau 30 31

L ADEME L Agence L Agence l Environnement l Environnement et et la Maîtrise la Maîtrise l Energie (ADEME) l Énergie (ADEME) participe à est la mise un établissement en œuvre s public politiques sous la publiques triple tutelle dans les du ministère domaines l Écologie, l environnement, du Développement l énergie durable, et du développement s Transports et durable. du Logement, Afin leur du permettre ministère progresser l Enseignement dans leur supérieur démarche et environnementale, la Recherche et l Agence du ministère met à disposition l Économie, s s entreprises, Finances et s l Industrie. collectivités Elle locales, participe s pouvoirs à la mise publics en œuvre et du s grand politiques public, publiques ses capacités dans d expertise les domaines et l environnement, conseil. Elle ai l énergie en outre et du au développement financement durable. projets, la recherche à la mise en œuvre et ce, Afin dans les domaines leur permettre suivants : la gestion progresser s déchets, dans leur la préservation démarche s environnementale, sols, l efficacité l agence énergétique met et à les disposition énergies renouvelables, s entreprises, la qualité s collectivités l air et locales, la lutte contre s pouvoirs le bruit. publics et du grand public, ses capacités d expertise et conseil. Elle ai en outre au L ADEME est un établissement public sous la tutelle du ministère financement projets, la recherche à la mise en œuvre et ce, l Écologie, du Développement durable et l Énergie et du dans les domaines suivants : la gestion s déchets, la préservation ministère l Éducation nationale, l Enseignement supérieur et s sols, l efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la la Recherche. qualité l air et la lutte contre le bruit. www.ame.fr www.ame.fr Pour en savoir plus, renz-vous sur le site l ADEME : www.ame.fr/particuliers-eco-citoyens Ce gui vous est fourni par : ISBN 979-10-297-0102-3 7378 Octobre 2014 Imprimé par ICL avec s encres végétales sur papier certifié Écolabel Européen