1
ANNEXES Annexe 1 : Démographie des Alpes-Maritimes... 2 Annexe 2 : Les chaînes de commandement du SDIS 06... 3 Annexe 3 : Statistiques opérationnelles 2008 (GF Opérations)... 4 Annexe 4 : Carte 1, zonage selon les critères de l INSEE et implantation des CIS... 6 Annexe 5 : Précisions méthodologiques sur l analyse du risque Incendie et Tableaux de détermination du niveau de risque... 7 Annexe 6 : Cartes relatives au risque incendie format A3... 13 Annexe 7 : Précisions méthodologiques sur l analyse du risque SAP et Tableaux de détermination du niveau de risque... 14 Annexe 8 : Cartes relatives au risque «secours à personne» format A3... 21 Annexe 9 : Cartes relatives aux risques particuliers principaux format A3... 22 Annexe 10 : Fiches de synthèse sur les autres risques particuliers naturels... 23 Annexe 11 : Fiches de synthèse sur les autres risques particuliers technologiques... 36 Annexe 12 : Fiches de synthèse sur les autres risques particuliers sociologiques... 78 1
ANNEXE 1 : DEMOGRAPHIE DES ALPES-MARITIMES Structure par âge 1999 Ages Hommes Femmes Générations Nombre % Nombre % Ensemble 474 543 100,0 % 537 323 100,0 % 0 à 14 ans De 1985 à 1999 80 456 17,0 % 76 354 14,2 % 15 à 29 ans De 1970 à 1984 85 979 18,1 % 86 887 16,2 % 30 à 44 ans De 1955 à 1969 100 398 21,2 % 108 950 20,3 % 45 à 59 ans De 1940 à 1954 92 270 19,4 % 101 059 18,8 % 60 à 74 ans De 1925 à 1939 73 610 15,5 % 89 893 16,7 % 75 à 94 ans De 1905 à 1924 41 195 8,7 % 71 677 13,3 % 95 ans ou plus Avant 1904 635 0,1 % 2 503 0,5 % Sources : INSEE, Recensement de la population de 1999, exploitation principale Tableau 1 : Structure par âge de la population des Alpes-Maritimes Tableau 2 : Département des Alpes-Maritimes Pyramide des âges (valeurs 1999) Tableau 3 : Evolution de la population en région PACA 2
ANNEXE 2 : LES CHAINES DE COMMANDEMENT DU SDIS 06 CHAINES DE COMMANDEMENT ETAT MAJOR ET GROUPEMENTS TERRITORIAUX Etat Major GT Ouest GT Centre GT Sud GT Est GT Nord Directeur de Permanence 1 Cadre Supérieur EM 1 1 Cadre Supérieur EM 2 1 Cadre EM3 1 Officier PC 1 Officier CODIS 1 Chef de Site 1 1 1 1 (1) Chef de Colonne 1 1 1 1 1 1 Chef de Colonne 2 1 1 (2) Chef de Groupe 1 1 1 1 1 1 Chef de Groupe 2 1 1 1 Chef de Groupe 3 1 1 (1) Un Chef de Site commun pour les GT Est et Nord (2) Dénomination "Officier Renfort" pour GT Sud Personnels de Garde Personnels de Permanence Niveau 1 Personnels de Permanence Niveau 2 3
ANNEXE 3 : STATISTIQUES OPERATIONNELLES 2008 (GF OPERATIONS) 119 975 SORTIES DE SECOURS ACC CIRC ROUT; 10806; 9% ACC FERROVIERE; 22; 0% ACC TRAMWAY; 38; 0% ASCENSEUR BLOQ; 1409; 1% ACC AERIEN; 6; 0% ACCID AQUATIQUE; 25; 0% ACC NAUTIQUE; 5; 0% T.I.H.; 225; 0% ACC SPORT MONTA; 286; 0% SECOURS A PERS.; 80422; 67% ASCEN URGENCE; 1843; 2% AUTR ACC SPORT; 1942; 2% AUTR ACC TRANSP; ; 0% AUTRE EXPLO; 41; 0% AUTRES INCENDIE; 3336; 3% AUTR SORTIE DIV; 12570; 10% FEU DANS ERP; 316; 0% SAUVET TERRESTR; 37; 0% SAUVET ACQUATIQ; 281; 0% FEU DE MAT DANG; 4; 0% FEU ESPAC NATUR; 1634; 1% FEU MOY TRANSPO; 1211; 1% RISQUES TECHNOL; 957; 1% PREVENIR D'1 AC; 512; 0% RISQUES NATUREL; 134; 0% FEU URBAIN; 1555; 1% OPS MULTIPLES; 358; 0% 4
434 040,27 HOMMES HEURES EN 2008 ACC FERROVIERE; 180,60; 0% ACCID AQUATIQUE; 104,03; 0% ACC NAUTIQUE; 8,83; 0% ACC SPORT MONTA; 2864,00; 1% ACC CIRC ROUT; 43785,10; 10% ACC TRAMWAY; 154,07; 0% ASCENSEUR BLOQ; 2193,68; 1% ACC AERIEN; 63,48; 0% ASCEN URGENCE; 2862,37; 1% T.I.H.; 1201,55; 0% AUTR ACC SPORT; 7839,73; 2% AUTR ACC TRANSP; ; 0% AUTRE EXPLO; 321,78; 0% SECOURS A PERS.; 249115,85; 57% AUTRES INCENDIE; 15366,63; 4% AUTR SORTIE DIV; 38005,43; 9% FEU DANS ERP; 2924,53; 1% SAUVET TERRESTR; 143,17; 0% FEU DE MAT DANG; 21,65; 0% SAUVET ACQUATIQ; 931,40; 0% FEU ESPAC NATUR; 29891,28; 7% RISQUES TECHNOL; 6706,02; 2% RISQUES NATUREL; 630,72; 0% PREVENIR D'1 AC; 2079,50; 0% OPS MULTIPLES; 2395,48; 1% FEU MOY TRANSPO; 6138,73; 1% FEU URBAIN; 18110,63; 4% 5
ANNEXE 4 : CARTE 1, ZONAGE SELON LES CRITERES DE L INSEE ET IMPLANTATION DES CIS 6
ZONAGE SELON LES CRITERES INSEE ET IMPLANTATION DES C.I.S. SAINT DALMAS LE SELVAGE SAINT ETIENNE DE TINEE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES TENDE ROURE PEONE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAINT SAUVEUR SUR TINEE ROUBION BEUIL VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE LA BRIGUE SUD RIMPLAS GUILLAUMES SAUZE VENANSON BELVEDERE ILONSE FONTAN ROQUEBILLIERE MARIE PIERLAS DALUIS SAORGE LA BOLLENE VESUBIE CLANS LEUCHE SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE BAIROLS LANTOSQUE THIERY RIGAUD MOULINET PUGET-ROSTANG LA TOUR SUR TINEE PUGET THENIERS TOUET SUR VAR BREIL SUR ROYA TOURNEFORT MASSOINS VILLARS SUR VAR MALAUSSENE UTELLE ASCROS LA PENNE SAINT ANTONIN COLLONGUES AMIRAT SALLAGRIFFON PIERREFEU SIGALE GARS TOUET DE L'ESCARENE BONSON LEVENS GILETTE LES FERRES CASTILLON BENDEJUN CONSEGUDES BERRE DES ALPES L'ESCARENE LA ROQUETTE SUR VAR LE MAS LE BROC SAINT MARTIN DU VARBLAISE SAINT BOUYON SAINT AUBAN CASTELLAR CONTES CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES PEILLE BLAUSASC TOURRETTE LEVENS CARROS COURSEGOULES VALDEROURE ASPREMONT GATTIERES CIPIERES CAILLE SERANON COURMES GORBIO PEILLON CANTARON ROQUEBRUNE CAP MARTIN DRAP COLOMARS SAINT JEANNET FALICON SAINT ANDRE BEAUSOLEIL LA TURBIE LA TRINITE EZE CAUSSOLS CAP D'AIL NICE VENCE ESCRAGNOLLES SAINTE AGNESMENTON CASTAGNIERS GREOLIERES ANDON SOSPEL COARAZE ROQUESTERON ROQUESTERON GRASSE AIGLUN LUCERAM TOURETTE DU CHATEAU TOUDON REVEST LES ROCHES CUEBRIS LES MUJOULS BRIANCONNET DURANUS LA GAUDE GOURDON VILLEFRANCHE BEAULIEU TOURRETTES SUR LOUP SAINT PAUL LE BAR SUR LOUP ST VALLIER DE THIEY ST JEAN CAP FERRAT ST LAURENT DU VAR LA COLLE SUR LOUP CAGNES SUR MER LE ROURET ROQUEFORT LES PINS CABRIS SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES GRASSE CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO VILLENEUVE LOUBET VALBONNE BIOT LE TIGNET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX AURIBEAU SUR SIAGNE Antenne Premiers Secours ANTIBES MOUGINS PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE Centre de Secours VALLAURIS LE CANNET ZONAGE D.S.C. CANNES ZONE A MANDELIEU LA NAPOULE CANNES-ile ste marguerite CANNES_iles st honorat ZONE B ZONE C THEOULE 03/12/2009
ANNEXE 5 : PRECISIONS METHODOLOGIQUES SUR L ANALYSE DU RISQUE INCENDIE ET TABLEAUX DE DETERMINATION DU NIVEAU DE RISQUE L objectif est, pour chaque commune, de déterminer un niveau de risque Incendie en confrontant l aléa et les enjeux. Il est à noter que cette analyse a été réalisée les informations dont nous pouvions disposer à l échelle communale. Certains paramètres n ont donc pas pu être considérés par manque de données. 1. Détermination du niveau d aléa L aléa correspond à la probabilité qu un incendie survienne en un lieu donné et à un instant donné. Pour chaque commune, un niveau d aléa est déterminé selon le nombre moyen d incendies survenant chaque année. A partir des statistiques opérationnelles du SDIS 06, le nombre moyen annuel d interventions pour incendies (2001 à 2008) a été calculé. Il a été déterminé cinq niveaux d aléa : - Aléa très faible : moins de 12 incendies par an c est-à-dire moins d un par mois, - Aléa faible : entre 12 et 52 incendies par an c est-à-dire de un par mois à un par semaine, - Aléa moyen : de 53 à 180 incendies par an, c est-à-dire un tous les deux jours au maximum, - Aléa fort : de 181 à 365 incendies par an, ce qui correspond à un par jour au maximum, - Aléa très fort : plus de 365 incendies par an, c est-à-dire plus d un par jour. L aléa incendie (hors feu de forêt) n existe véritablement que dans les zones habitées. Ainsi, l analyse de la composante aléa du risque est limitée aux 100m entourant les zones bâties. Nombre de communes Niveau d'aléa par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 4 5 8 10 0 27 Zone B 0 0 5 39 14 58 Zone C 0 0 0 6 72 78 Répartition des communes selon leur niveau d'aléa Incendie 2. Détermination du niveau d enjeux Les enjeux se définissent comme les personnes et les biens susceptibles d être affectés par l incendie. La commune est considérée comme d autant plus vulnérable face à l incendie que le nombre d Etablissements Recevant du Public (ERP) est important, que les bâtiments sont hauts et que la population est élevée. Il est à préciser que la vulnérabilité représente les conséquences potentielles de l incendie sur les enjeux. La première composante du niveau d enjeux est constituée par les ERP. Pour chaque commune, le nombre total d ERP mais aussi la catégorie d ERP correspondant aux effectifs les plus importants sont considérés. Ces données proviennent du Groupement Fonctionnel Prévention du SDIS 06, chargé de la sécurité dans ces établissements. Les communes sont ainsi classées selon cinq niveaux de vulnérabilité par rapport à la composante ERP (du plus au moins vulnérable) : - Niveau I : Plus de 200 ERP, - Niveau II : de 101 à 200 ERP, - Niveau III : de 51 à 100 ERP, - Niveau IV : jusqu à 50 ERP avec des 1ères et/ou 2 e catégories, - Niveau V : jusqu à 50 ERP avec uniquement des 3 e, 4 e et/ou 5 e catégories. Dans un deuxième temps, la hauteur et le nombre de bâtiments dans chaque commune sont considérés. Il est tenu compte uniquement des bâtiments les plus hauts de la commune. Les données sont issues de la couche BD TOPO de l IGN disponible dans le Système d Informations Géographiques (SIG) du SDIS 06. Les communes se répartissent selon 5 niveaux de vulnérabilité par rapport aux bâtiments, qui sont (du plus au moins vulnérable) : - Niveau 1 : plus de 20 bâtiments de hauteur supérieure à 28m, - Niveau 2 : entre 10 et 20 bâtiments de hauteur supérieure à 28m, - Niveau 3 : moins de 10 bâtiments de hauteur supérieure à 28m, - Niveau 4 : nombre de bâtiments entre 8m et 28m de hauteur supérieur ou égal à 100, 7
- Niveau 5 : moins de 100 bâtiments entre 8m et 28m de hauteur. Pour obtenir le niveau d enjeux dans chaque commune, les composantes ERP et bâtiments sont croisées selon le tableau suivant : Niveau d'enjeux (par commune) 50 sans 1ère ou 2e cat 50 avec 1ère ou 2e cat ERP de 51 à 100 de 101 à 200 > 200 <100 bât entre 8 et 28m Très faible Faible Faible Moyen Moyen plus de 100 bât entre 8 et 28m Faible Faible Moyen Moyen Fort Bâtiments <10 bât de plus de 28m Faible Moyen Moyen Fort Fort 10 à 20 bât de plus de 28m Moyen Moyen Fort Fort Très fort > 20 bât de plus de 28m Moyen Fort Fort Très fort Très fort Détermination du niveau d enjeux pour le risque incendie Nombre de communes Niveau d'enjeux par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 5 8 7 7 0 27 Zone B 0 1 10 45 2 58 Zone C 0 0 2 12 64 78 Répartition des communes par niveau d'enjeux face au risque Incendie 3. Détermination du niveau de risque Pour chaque commune, la confrontation de l aléa et des enjeux permet d obtenir un niveau de risque selon le tableau suivant : Niveau d'aléa (nombre moyen d'interventions par an) Niveau de Risque (par Très faible Faible Moyen Fort Très fort commune) < 12 de 12 à 52 de 53 à 180 de 181 à 365 > 365 Très faible Très faible Faible Faible Moyen Moyen Niveau d'enjeux Faible Faible Faible Moyen Moyen Fort Moyen Faible Moyen Moyen Fort Fort Fort Moyen Moyen Fort Fort Très fort Très fort Moyen Fort Fort Très fort Très fort Détermination du niveau de risque incendie par commune Nombre de communes Niveau de risque Incendie par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 5 8 8 6 0 27 Zone B 0 1 10 46 1 58 Zone C 0 0 2 16 60 78 Répartition des communes par niveau de risque Incendie 4. Représentation cartographique et conclusion La représentation cartographique du risque courant Incendie a été réalisée avec le Système d Informations Géographique (SIG) du SDIS 06. Comme précisé précédemment, l aléa incendie (hors feu de forêt) est considéré comme significatif uniquement dans les zones bâties et à proximité immédiate de cellesci. Ainsi, pour représenter les zones soumises au risque courant Incendie, une zone tampon de 100 m a été tracée autour des bâtiments, avec pour base la couche BD TOPO de l IGN. Pour chaque commune le niveau 8
de risque, auquel on attache une couleur, a été renseigné. Une carte du niveau de risque de toutes les communes du département a été réalisée ainsi que trois cartes où figurent seulement les communes par zone. D après l analyse du risque courant Incendie dans les Alpes-Maritimes, les 163 communes se répartissent de la façon suivante : - 5 communes avec un niveau de risque très fort, - 9 communes avec un niveau de risque fort, - 20 communes avec un niveau de risque moyen, - 68 communes avec un niveau de risque faible, - 61 communes avec un niveau de risque très faible. La représentation cartographique du risque va permettre, par la suite, d y superposer la couverture opérationnelle afin d évaluer cette dernière et de rédiger des propositions pour l optimiser. Zone A Commune Aléa Enjeux Habitations Niveau ERP Niveau Enjeux Risque ANTIBES Très fort 1 I Très fort Très fort BEAULIEU SUR MER Faible 4 IV Faible Faible BEAUSOLEIL Faible 1 IV Fort Moyen CAGNES SUR MER Fort 2 II Fort Fort CANNES Très fort 1 I Très fort Très fort CAP D'AIL Faible 3 III Moyen Moyen CARROS Moyen 2 IV Moyen Moyen LA COLLE SUR LOUP Faible 4 IV Faible Faible LE CANNET Fort 1 III Fort Fort DRAP Faible 4 V Faible Faible GRASSE Très fort 1 II Très fort Très fort MANDELIEU LA NAPOULE Moyen 2 II Fort Fort MENTON Fort 1 II Très fort Très fort MOUANS SARTOUX Moyen 4 IV Faible Moyen MOUGINS Moyen 3 III Moyen Fort NICE Très fort 1 I Très fort Très fort PEYMEINADE Faible 4 IV Faible Faible LA ROQUETTE SUR SIAGNE Faible 4 IV Faible Faible LA TRINITE Moyen 4 III Moyen Moyen ROQUEBRUNE CAP MARTIN Moyen 2 III Fort Fort SAINT ANDRE Faible 3 IV Moyen Moyen SAINT JEAN CAP FERRAT Faible 4 IV Faible Faible SAINT LAURENT DU VAR Fort 4 II Moyen Fort VALBONNE Moyen 3 III Moyen Moyen VALLAURIS Fort 2 II Fort Fort VILLEFRANCHE SUR MER Faible 3 III Fort Moyen VILLENEUVE LOUBET Moyen 3 II Fort Fort Remarque : les communes de Cap d Ail et de Beausoleil sont défendues par les sapeurs-pompiers de Monaco (référence : www.pompiers.gouv.mc). 9
Zone B Commune Aléa Enjeux Habitations Niveau ERP Niveau Enjeux Risque ASPREMONT Très faible 4 V Faible Faible AURIBEAU SUR SIAGNE Faible 4 V Faible Faible BAR SUR LOUP Faible 4 V Faible Faible BENDEJUN Très faible 4 V Faible Faible BERRE LES ALPES Faible 3 V Faible Faible BIOT Moyen 3 III Moyen Moyen BLAUSASC Très faible 3 V Faible Faible BONSON Très faible 5 V Très faible Très faible BREIL SUR ROYA Faible 4 IV Faible Faible CABRIS Faible 4 V Faible Faible CANTARON Faible 4 IV Faible Faible CASTAGNIERS Faible 4 IV Faible Faible CASTELLAR Très faible 4 V Faible Faible CHATEAUNEUF DE GRASSE Faible 5 V Très faible Faible CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE Très faible 4 V Faible Faible COARAZE Très faible 3 V Faible Faible COLOMARS Faible 4 IV Faible Faible CONTES Moyen 3 III Moyen Moyen LE BROC Faible 3 V Faible Faible EZE Faible 3 V Faible Faible FALICON Faible 4 V Faible Faible GATTIERES Faible 3 IV Moyen Moyen GILETTE Faible 3 V Faible Faible GORBIO Très faible 4 V Faible Faible LA GAUDE Faible 4 V Faible Faible LANTOSQUE Faible 3 V Faible Faible L'ESCARENE Faible 4 V Faible Faible LEVENS Faible 4 V Faible Faible LUCERAM Faible 3 V Faible Faible OPIO Faible 4 IV Faible Faible PEGOMAS Moyen 4 IV Faible Moyen PEILLE Faible 3 IV Moyen Moyen PEILLON Très faible 3 V Faible Faible PEONE Très faible 3 IV Moyen Faible PUGET THENIERS Faible 4 V Faible Faible LA ROQUETTE SUR VAR Très faible 4 V Faible Faible LA TURBIE Moyen 3 IV Moyen Moyen LE ROURET Faible 4 IV Faible Faible LE TIGNET Faible 4 IV Faible Faible ROQUEBILLIERE Faible 4 V Faible Faible ROQUEFORT LES PINS Faible 4 IV Faible Faible SAINT BLAISE Très faible 4 IV Faible Faible SAINT CEZAIRE SUR SIAGNE Faible 4 V Faible Faible SAINTE AGNES Très faible 3 V Faible Faible SAINT ETIENNE DE TINEE Faible 4 III Moyen Moyen SAINT JEANNET Faible 2 IV Moyen Moyen SAINT MARTIN DU VAR Faible 4 IV Faible Faible SAINT MARTIN VESUBIE Faible 3 V Faible Faible SAINT PAUL Faible 3 IV Moyen Moyen SAINT VALLIER DE THIEY Faible 4 IV Faible Faible SOSPEL Faible 4 V Faible Faible SPERACEDES Très faible 4 V Faible Faible TENDE Faible 3 V Faible Faible THEOULE SUR MER Faible 4 V Faible Faible TOURRETTE LEVENS Faible 4 IV Faible Faible TOURRETTES SUR LOUP Faible 3 IV Moyen Moyen VALDEBLORE Faible 3 V Faible Faible VENCE Moyen 3 II Fort Fort 10
Zone C Commune Aléa Enjeux Habitations Niveau ERP Niveau Enjeux Risque AIGLUN Très faible 5 V Très faible Très faible AMIRAT Très faible 5 V Très faible Très faible ANDON Faible 5 V Très faible Faible ASCROS Très faible 5 V Très faible Très faible AUVARE Très faible 5 V Très faible Très faible BAIROLS Très faible 5 V Très faible Très faible BELVEDERE Faible 3 IV Moyen Moyen BEUIL Très faible 3 V Faible Faible BEZAUDUN LES ALPES Très faible 5 V Très faible Très faible BOUYON Très faible 5 V Très faible Très faible BRIANCONNET Très faible 5 V Très faible Très faible CAILLE Très faible 5 V Très faible Très faible CASTILLON Très faible 5 V Très faible Très faible CAUSSOLS Très faible 5 V Très faible Très faible CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES Très faible 5 V Très faible Très faible CIPIERES Très faible 5 V Très faible Très faible CLANS Très faible 5 V Très faible Très faible COLLONGUES Très faible 5 V Très faible Très faible CONSEGUDES Très faible 5 V Très faible Très faible COURMES Très faible 5 V Très faible Très faible LA BOLLENE VESUBIE Très faible 4 IV Faible Faible COURSEGOULES Faible 5 V Très faible Faible CUEBRIS Très faible 5 V Très faible Très faible DALUIS Très faible 5 V Très faible Très faible DURANUS Très faible 5 V Très faible Très faible ENTRAUNES Très faible 5 V Très faible Très faible ESCRAGNOLLES Faible 5 V Très faible Faible FONTAN Très faible 5 V Très faible Très faible GARS Très faible 5 V Très faible Très faible GOURDON Très faible 5 V Très faible Très faible GREOLIERES Faible 5 V Très faible Faible GUILLAUMES Très faible 4 IV Faible Faible ILONSE Très faible 5 V Faible Faible ISOLA Faible 3 IV Moyen Moyen LA CROIX SUR ROUDOULE Très faible 3 V Faible Faible LA PENNE Très faible 5 V Très faible Très faible LE MAS Très faible 5 V Très faible Très faible LES FERRES Très faible 5 V Très faible Très faible LES MUJOULS Très faible 5 V Très faible Très faible LIEUCHE Très faible 5 V Très faible Très faible MALAUSSENE Très faible 5 V Très faible Très faible MARIE Très faible 5 V Très faible Très faible MASSOINS Très faible 3 V Faible Faible MOULINET Très faible 5 V Très faible Très faible PIERLAS Très faible 5 V Très faible Très faible PIERREFEU Très faible 5 V Très faible Très faible PUGET ROSTANG Très faible 5 V Très faible Très faible LA BRIGUE Très faible 3 V Faible Faible LA TOUR SUR TINEE Très faible 5 V Très faible Très faible REVEST LES ROCHES Très faible 5 V Très faible Très faible RIGAUD Très faible 5 V Très faible Très faible RIMPLAS Très faible 5 V Très faible Très faible ROQUESTERON Très faible 5 V Très faible Très faible ROQUESTERON GRASSE Très faible 5 V Très faible Très faible ROUBION Très faible 3 V Faible Faible 11
Zone C (suite) Commune Aléa Enjeux Habitations Niveau ERP Niveau Enjeux Risque ROURE Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT ANTONIN Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT AUBAN Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT DALMAS LE SELVAGE Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT LEGER Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT MARTIN D'ENTRAUNES Très faible 5 V Très faible Très faible SAINT SAUVEUR SUR TINEE Très faible 5 V Très faible Très faible SALLAGRIFFON Très faible 5 V Très faible Très faible SAORGE Très faible 5 V Très faible Très faible SAUZE Très faible 5 V Très faible Très faible SERANON Très faible 5 V Très faible Très faible SIGALE Très faible 5 V Très faible Très faible THIERY Très faible 3 V Faible Faible TOUDON Très faible 5 V Très faible Très faible TOUET DE L'ESCARENE Très faible 5 V Très faible Très faible TOUET SUR VAR Très faible 4 V Faible Faible TOURETTE DU CHATEAU Très faible 5 V Très faible Très faible TOURNEFORT Très faible 5 V Très faible Très faible UTELLE Très faible 3 V Faible Faible VALDEROURE Très faible 5 V Très faible Très faible VENANSON Très faible 5 V Très faible Très faible VILLARS SUR VAR Très faible 3 V Faible Faible VILLENEUVE D'ENTRAUNES Très faible 5 V Très faible Très faible 12
ANNEXE 6 : CARTES RELATIVES AU RISQUE INCENDIE FORMAT A3 Carte 2 : Le risque Incendie en zone A Carte 3 : Le risque Incendie en zone B Carte 4 : Le risque Incendie en zone C Carte 5 : Implantation des CIS par rapport au risque Incendie en zone A Carte 6 : Couverture théorique du risque Incendie en 10 minutes en zone A Carte 7 : Implantation des CIS par rapport au risque Incendie en zone B Carte 8 : Couverture théorique du risque Incendie en 15 minutes en zone B Carte 9 : Implantation des CIS par rapport au risque Incendie en zone C Carte 10 : Couverture théorique du risque Incendie en 20 minutes en zone C Carte des ressources en eau utilisables pour la lutte contre les incendies 13
ANALYSE DU RISQUE COURANT "INCENDIE" / ZONE A MENTON CARROS ROQUEBRUNE CAP MARTIN DRAP BEAUSOLEIL SAINT ANDRE LA TRINITE CAP D'AIL NICE VILLEFRANCHE BEAULIEU ST JEAN CAP FERRAT LA COLLE SUR LOUP ST LAURENT DU VAR CAGNES SUR MER VILLENEUVE LOUBET GRASSE VALBONNE PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX ANTIBES MOUGINS NIVEAU DE RISQUE LA ROQUETTE SUR SIAGNE VALLAURIS TRES FORT LE CANNET FORT CANNES MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE MANDELIEU LA NAPOULE CANNES-ile ste marguerite ZONAGE D.S.C. CANNES_iles st honorat ZONE A ZONE B ZONE C lundi 26 avril 2010
ANALYSE DU RISQUE COURANT "INCENDIE" / ZONE B SAINT ETIENNE DE TINEE TENDE PEONE VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE ROQUEBILLIERE LANTOSQUE BREIL SUR ROYA PUGET THENIERS LUCERAM SOSPEL COARAZE BONSON GILETTE LEVENS LA ROQUETTE SUR VAR BERRE DES ALPES L'ESCARENE BENDEJUN CASTELLAR LE BROC SAINT MARTINSAINT DU VAR BLAISE CONTES CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS ASPREMONT CANTARON GATTIERES COLOMARS PEILLE BLAUSASC SAINTE AGNES GORBIO PEILLON LA TURBIE FALICON SAINT JEANNET EZE VENCE LA GAUDE TOURRETTES SUR LOUP SAINT PAUL LE BAR SUR LOUP ST VALLIER DE THIEY CABRIS SPERACEDES SAINT CEZAIRE SUR SIAGNE LE ROURET ROQUEFORT LES PINS CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO BIOT LE TIGNET AURIBEAU SUR SIAGNE NIVEAU DE RISQUE PEGOMAS TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE ZONAGE D.S.C. THEOULE ZONE A ZONE B ZONE C vendredi 17 avril 2009
ANALYSE DU RISQUE COURANT "INCENDIE" / ZONE C SAINT DALMAS LE SELVAGE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES ROURE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAINT SAUVEUR SUR TINEE ROUBION BEUIL LA BRIGUE SUD RIMPLAS GUILLAUMES SAUZE VENANSON BELVEDERE ILONSE FONTAN MARIE PIERLAS DALUIS SAORGE LA BOLLENE VESUBIE LEUCHE CLANS SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE BAIROLS THIERY RIGAUD MOULINET PUGET-ROSTANG LA TOUR SUR TINEE VILLARS SUR VAR TOUET SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE SAINT ANTONIN COLLONGUES AMIRAT GARS DURANUS TOURETTE DU CHATEAU TOUDON REVEST LES ROCHES CUEBRIS SALLAGRIFFON PIERREFEU LES MUJOULS BRIANCONNET UTELLE ASCROS LA PENNE SIGALE AIGLUN ROQUESTERON TOUET DE L'ESCARENE CASTILLON ROQUESTERON GRASSE LES FERRES CONSEGUDES LE MAS BOUYON SAINT AUBAN BEZAUDUN LES ALPES GREOLIERES COURSEGOULES VALDEROURE CIPIERES ANDON CAILLE SERANON COURMES CAUSSOLS ESCRAGNOLLES GOURDON NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE ZONAGE D.S.C. ZONE A ZONE B ZONE C lundi 26 avril 2010
RISQUE INCENDIE ZONE A Centres d'incendie et de Secours SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR PLAN_DU_VAR LUCERAM SOSPEL ROQUESTERON GILETTE LEVENS BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES SAINT_AUBAN COURSEGOULES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON ANDON SAINT_VALLIER CABRIS NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE ROQUEFORT_LES_PINS SAINT_CEZAIRE PEYMEINADE GRASSE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT COUVERTURE INCENDIE Centre d'intervention et de Secours LE TIGNET AURIBEAU_SUR_SIAGNE PEGOMAS CANNES_CABRIERES LA ROQUETTE VALLAURIS CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR THEOULE_SUR_MER ANTIBES Antenne Premiers Secours NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE INCENDIE ZONE B Centres d'incendie et de Secours SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR PLAN_DU_VAR LUCERAM SOSPEL ROQUESTERON GILETTE LEVENS BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES SAINT_AUBAN COURSEGOULES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON SAINT_CEZAIRE ANDON NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS Couverture Incendie GRASSE Antenne Premiers Secours PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Centre de Secours LE TIGNET AURIBEAU_SUR_SIAGNE PEGOMAS CANNES_CABRIERES LA ROQUETTE VALLAURIS CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR THEOULE_SUR_MER ANTIBES NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 03/12/2009
RISQUE INCENDIE ZONE B Couverture en 15 minutes SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR PLAN_DU_VAR LUCERAM SOSPEL ROQUESTERON GILETTE LEVENS BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES SAINT_AUBAN COURSEGOULES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON ANDON NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS Couverture Incendie SAINT_CEZAIRE 15 minutes GRASSE PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Antenne Premiers Secours LE TIGNET Centre de Secours PEGOMAS CANNES_CABRIERES ANTIBES AURIBEAU_SUR_SIAGNE LA ROQUETTE VALLAURIS NIVEAU DE RISQUE CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE THEOULE_SUR_MER TRES FAIBLE 03/12/2009
RISQUE INCENDIE ZONE C Centres d'incendie et de Secours SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR PLAN_DU_VAR LUCERAM SOSPEL ROQUESTERON GILETTE LEVENS BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES SAINT_AUBAN COURSEGOULES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON SAINT_CEZAIRE ANDON NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS Couverture incendie GRASSE Antenne Premiers Secours PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Centre de Secours LE TIGNET AURIBEAU_SUR_SIAGNE PEGOMAS CANNES_CABRIERES LA ROQUETTE VALLAURIS CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR THEOULE_SUR_MER ANTIBES NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE INCENDIE ZONE C Couverture en 20 minutes SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR PLAN_DU_VAR LUCERAM SOSPEL ROQUESTERON GILETTE LEVENS BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES SAINT_AUBAN COURSEGOULES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON ANDON NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS Couverture Incendie SAINT_CEZAIRE 20 minutes GRASSE PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Antenne Premiers Secours LE TIGNET Centre de Secours PEGOMAS CANNES_CABRIERES ANTIBES AURIBEAU_SUR_SIAGNE LA ROQUETTE VALLAURIS NIVEAU DE RISQUE CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE THEOULE_SUR_MER TRES FAIBLE 26/04/2010
COUVERTURE DU RISQUE INCENDIE "Ressources en eau" SAINT DALMAS LE SELVAGE SAINT ETIENNE DE TINEE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES ROURE TENDE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAUZE GUILLAUMES PEONE BEUIL ROUBION SAINT SAUVEUR SUR TINEE RIMPLAS VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE LA BRIGUE SUD VENANSON BELVEDERE DALUIS PIERLAS ILONSE MARIE ROQUEBILLIERE FONTAN LEUCHE CLANS LA BOLLENE VESUBIE SAORGE SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE PUGET-ROSTANG RIGAUD THIERY BAIROLS LA TOUR SUR TINEE LANTOSQUE MOULINET BREIL SUR ROYA PUGET THENIERS TOUET SUR VAR VILLARS SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE UTELLE LA PENNE ASCROS BRIANCONNET SAINT AUBAN VALDEROURE CAILLE SERANON AMIRAT COLLONGUES LES MUJOULS GARS LE MAS ANDON SAINT ANTONIN DURANUS LUCERAM SOSPEL CUEBRIS TOUDON TOURETTE DU CHATEAU REVEST LES ROCHES SALLAGRIFFON PIERREFEU COARAZE SIGALE ROQUESTERON BONSON TOUET DE L'ESCARENE AIGLUN ROQUESTERON GRASSE GILETTE LEVENS CASTILLON LES FERRES BERRE DES ALPES L'ESCARENE CONSEGUDES BENDEJUN LA ROQUETTE SUR VAR CASTELLAR BOUYON LE BROC SAINT MARTIN DU SAINT VARBLAISE CONTES PEILLE SAINTE AGNESMENTON CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES BLAUSASC GORBIO GREOLIERES CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS CARROS PEILLON COURSEGOULES ASPREMONT ROQUEBRUNE CAP MARTIN CANTARON CIPIERES GATTIERES DRAP COLOMARS BEAUSOLEIL FALICON LA TURBIE COURMES SAINT JEANNET SAINT ANDRE LA TRINITE EZE CAP D'AIL ESCRAGNOLLES CAUSSOLS GOURDON TOURRETTES SUR LOUP VENCE LA GAUDE NICE VILLEFRANCHE BEAULIEU ST VALLIER DE THIEY LE BAR SUR LOUP SAINT PAUL ST LAURENT DU VAR LA COLLE SUR LOUP CAGNES SUR MER LE ROURET ROQUEFORT LES PINS ST JEAN CAP FERRAT CABRIS SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO GRASSE VILLENEUVE LOUBET LE TIGNET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX AURIBEAU SUR SIAGNE VALBONNE BIOT MOUGINS ANTIBES PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE LE CANNET VALLAURIS CANNES Surface bâtie non couverte MANDELIEU LA NAPOULE < 10% CANNES-ile ste marguerite 10 à 25% CANNES_iles st honorat 25 à 50% THEOULE 50 à 75% > 75% 03/12/2009
ANNEXE 7 : PRECISIONS METHODOLOGIQUES SUR L ANALYSE DU RISQUE «SECOURS A PERSONNE» ET TABLEAUX DE DETERMINATION DU NIVEAU DE RISQUE 1. Détermination du niveau d aléa L aléa correspond à la probabilité qu un secours à personne soit nécessaire en un lieu donné et à un instant donné. Pour chaque commune, un niveau d aléa est déterminé selon le nombre moyen d interventions pour secours à personne survenant chaque année, ainsi que le nombre d urgences considérées comme absolues (UA) qui tiennent compte des blessés graves. Pour cela, les statistiques opérationnelles du SDIS 06 ont été utilisées. Ainsi, le nombre moyen annuel d interventions pour secours à personne a été calculé, à partir des années 2001 à 2008. Notons que l aléa secours à personne devrait également prendre en compte les interventions réalisées par le SAMU 06 mais n ayant pas pu y avoir accès nous avons seulement utilisé les données internes au SDIS. Pour obtenir le niveau d aléa dans chaque commune, les critères nombre d interventions et nombre d urgences absolues sont croisés selon le tableau suivant : Moyenne annuelle du nombre d'interventions Niveau d'aléa (par commune) <12 de 12 à 52 de 53 à 180 de 181 à 365 >365 <12 Très faible Faible Faible Moyen Moyen Nombre moyen annuel d'urgences Absolues de 12 à 52 Faible Moyen Moyen Fort de 53 à 180 Moyen Fort Fort de 181 à 365 Fort Très fort >365 Très fort Détermination du niveau d'aléa «Secours à Personne» Nombre de communes Niveau d'aléa par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 9 10 7 1 0 27 Zone B 0 3 32 23 0 58 Zone C 0 0 1 34 43 78 Répartition des communes par niveau d aléa «Secours à Personne» 2. Détermination du niveau d enjeux Les enjeux se définissent comme les personnes susceptibles d être secourues. Il a été considéré que la commune est d autant plus vulnérable face au secours à personne que la population résidente est élevée, que la capacité d hébergement touristique est grande et que la population à risque, c est-à-dire la plus vulnérable, est importante. La première composante du niveau d enjeux est constituée par la population moyenne. Il s agit de la somme entre la population résidente et la population touristique moyenne journalière par commune. Pour ce dernier critère, les données de l Observatoire du tourisme de la Côte d Azur, indiquent une population touristique journalière moyenne de 179 809 personnes dans le département (allant de 50 000 jusqu à 600 000 personnes le 15 août). Or elle est répartie, selon des pourcentages annualisés, dans plusieurs bassins touristiques de la façon suivante : - Zone Nice : 33% - Zone Cannes : 19% - Zone Antibes : 13% - Zone Moyen pays : 9% 14
- Zone littoral Est : 8% - Zone Haut pays : 6% - Zone littoral Ouest : 5% - Zone Mandelieu : 2% Par ailleurs la capacité d hébergement (Cap Héb) de chaque commune étant connue (hôtels, campings, gîtes, refuges, résidences de tourisme ), la population touristique journalière moyenne par commune (PT Commune ) se calcule de la façon suivante : Sachant que : CapHéb PT Commune = PTBassin CapHéb PT = PT Commune Bassin Répartition Bas sin Département % Bas sin Ce calcul indique donc la population moyenne journalière pour chaque commune, que l on classe selon cinq classes de vulnérabilité décroissante : - Niveau I : Plus de 40 000 personnes, - Niveau II : de 20 000 à 40 000 personnes, - Niveau III : de 5 000 à 20 000 personnes, - Niveau IV : de 700 à 5 000 personnes, - Niveau V : moins de 700 personnes. Dans un deuxième temps, la population la plus vulnérable, c est-à-dire les enfants et les personnes âgées, est considérée. Les données de l INSEE permettent de connaître la répartition de la population communale en tranches d âges. Sera considérée comme «à risque» la population de moins de 14 ans et de plus de 60 ans. Comme cette répartition correspond à la population recensée en 1999 elle est pondérée par rapport à celle de 2009 de la façon suivante 1 : PopRésidente PopRisque 2009 = PopRisque1999 PopRésidente Le pourcentage de population à risque parmi la population résidente est ensuite déterminé. Les communes se répartissent selon cinq niveaux de vulnérabilité qui sont (du plus au moins vulnérable) : - Niveau 1 : plus de 50 % de population à risque, - Niveau 2 : entre 45 et 50%, - Niveau 3 : entre 40 et 45%, - Niveau 4 : entre 35 et 40%, - Niveau 5 : moins de 35% de population à risque. Le niveau d enjeux dans chaque commune est obtenu en croisant les composantes «population moyenne» et «part des personnes à risque» selon le tableau suivant : 2009 1999 Niveau d'enjeux (par commune) Population moyenne (résidente et touristique) 5 001 à 20 000 20 001 à 40 000 < 700 (V) 701 à 5 000 (IV) (III) (II) <35% (5) Très faible Faible Faible Moyen > 40 000 (I) Moyen Population à risque (% de la population résidente) de 35 à 40% (4) Faible Faible Moyen Moyen Fort de 40 à 45% (3) Faible Moyen Moyen Fort Fort de 45 à 50% (2) Moyen Moyen Fort Fort Très fort 50% (1) Moyen Fort Fort Détermination du niveau d'enjeux pour le secours à personnes Très fort Très fort 1 Les données de l INSEE n ont pas encore été remises à jour au niveau communal en tenant compte du recensement de 2009 15
Nombre de communes Niveau d'enjeux par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 2 10 11 4 0 27 Zone B 0 3 38 17 0 58 Zone C 0 1 43 32 2 78 Répartition des communes par niveau d enjeux «Secours à Personne» 3. Détermination du niveau de risque Pour chaque commune, en confrontant l aléa et les enjeux on obtient un niveau de risque Secours à personne. Nombre de communes Niveau de risque SAP par zone Très fort Fort Moyen Faible Très faible Total Zone A 9 8 9 1 0 27 Zone B 0 4 42 12 0 58 Zone C 0 0 20 56 2 78 Répartition des communes en fonction du niveau de risque SAP 4. Représentation cartographique et conclusion Avec le SIG du SDIS 06, le niveau de risque dans toutes les communes a été cartographié et trois cartes où figurent seulement les communes de la zone A, B ou C on été éditées. D après l analyse du risque courant Secours à personne, les 163 communes des Alpes-Maritimes, se répartissent de la façon suivante : - 9 communes avec un niveau de risque très fort, - 12 communes avec un niveau de risque fort, - 71 communes avec un niveau de risque moyen, - 69 communes avec un niveau de risque faible, - 2 communes avec un niveau de risque très faible. L utilisation du SIG permet de superposer simplement la couverture opérationnelle aux niveaux de risque SAP pour l évaluer. 16
Commune nb interventions Aléa nb moyen d' UA Zone A Niveau Aléa Population Enjeux population à risque Niveau Enjeux ANTIBES 6369,3 785,3 Très fort 96156 44,10% Fort Très fort BEAULIEU SUR MER 286,0 15,3 Moyen 4863 46,88% Moyen Moyen BEAUSOLEIL 681,0 0,3 Moyen 14922 39,99% Moyen Moyen CAGNES SUR MER 3001,6 242,0 Très fort 50194 43,56% Très fort CANNES 9196,3 887,3 Très fort 100295 50,25% Très fort Très fort CAP D'AIL 371,0 0,0 Moyen 6628 41,11% Moyen Moyen CARROS 798,4 59,7 Fort 11741 34,54% Faible Moyen LA COLLE SUR LOUP 273,5 24,7 Moyen 9363 39,45% Moyen Moyen LE CANNET 2397,0 313,3 Très fort 44569 45,15% Très fort Très fort DRAP 154,3 11,0 Faible 4460 36,20% Faible Faible GRASSE 3431,6 335,7 Très fort 51357 41,16% MANDELIEU LA NAPOULE 1631,5 210,3 Très fort 23837 46,48% Risque Très fort Très fort MENTON 2544,3 259,3 Très fort 32517 46,20% Fort Très fort MOUANS SARTOUX 584,8 64,7 Fort 10600 39,31% Moyen Fort MOUGINS 1124,5 160,7 Fort 21802 39,20% Moyen Fort NICE 28808,1 1314,3 Très fort 406383 43,23% Fort Très fort PEYMEINADE 371,6 56,0 Fort 8012 46,36% Fort Fort LA ROQUETTE SUR SIAGNE 175,0 25,0 Moyen 5260 36,99% Moyen Moyen LA TRINITE 571,5 34,0 Fort 9939 38,19% Moyen Fort ROQUEBRUNE CAP MARTIN 761,6 77,3 Fort 15150 45,20% Fort Fort SAINT ANDRE 162,6 16,0 Moyen 4565 39,86% Faible Moyen SAINT JEAN CAP FERRAT 217,3 12,7 Moyen 3077 42,80% Moyen Moyen SAINT LAURENT DU VAR 1719,6 118,3 Fort 31381 39,17% Moyen Fort VALBONNE 781,6 85,3 Fort 14676 33,74% Faible Moyen VALLAURIS 1667,6 297,3 Très fort 33650 43,99% Fort Très fort VILLEFRANCHE SUR MER 429,4 29,3 Fort 7884 47,17% Fort Fort VILLENEUVE LOUBET 1076,6 91,0 Fort 18757 36,72% Moyen Fort Fort Fort Fort Remarque : les communes de Cap d Ail et de Beausoleil sont défendues par les sapeurs-pompiers de Monaco (référence : www.pompiers.gouv.mc). 17
Commune nb interventions Aléa nb moyen d'ua Zone B Niveau Aléa Population Enjeux population à risque Niveau Enjeux ASPREMONT 46,3 4,0 Faible 2116 35,83% Faible Faible AURIBEAU SUR SIAGNE 111,5 18,7 Moyen 3040 35,57% Faible Moyen BAR SUR LOUP 203,8 17,0 Moyen 2920 42,63% Moyen Moyen BENDEJUN 30,4 4,0 Faible 907 44,96% Moyen Moyen BERRE LES ALPES 52,5 6,7 Faible 1310 43,46% Moyen Moyen BIOT 419,3 62,3 Fort 9942 37,40% Moyen Fort BLAUSASC 51,9 6,0 Faible 1379 36,92% Faible Faible BONSON 25,5 3,3 Faible 663 40,43% Faible Faible BREIL SUR ROYA 180,6 22,3 Moyen 2175 46,55% Moyen Moyen CABRIS 97,3 9,0 Faible 1664 44,57% Moyen Moyen CANTARON 39,3 5,3 Faible 1197 35,06% Faible Faible CASTAGNIERS 103,5 8,7 Faible 1717 38,93% Faible Faible CASTELLAR 24,0 2,7 Faible 950 36,42% Faible Faible CHATEAUNEUF DE GRASSE 160,9 19,7 Moyen 3223 43,73% Moyen Moyen CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE 35,8 1,7 Faible 828 46,35% Moyen Moyen COARAZE 29,8 3,7 Faible 759 40,21% Moyen Moyen COLOMARS 118,9 14,0 Moyen 3233 40,13% Moyen Moyen CONTES 431,3 39,3 Fort 7028 43,75% Moyen LE BROC 83,5 7,0 Faible 1239 36,36% Faible Faible EZE 228,5 17,7 Moyen 3782 41,77% Moyen Moyen FALICON 32,1 4,7 Faible 1794 37,29% Faible Faible GATTIERES 209,1 14,0 Moyen 4056 40,83% Moyen Moyen GILETTE 114,8 14,0 Moyen 1580 37,88% Faible Moyen GORBIO 37,0 8,7 Faible 1342 44,54% Moyen Moyen LA GAUDE 185,5 24,7 Moyen 6810 36,48% Moyen Moyen LANTOSQUE 89,8 7,0 Faible 1326 50,25% Fort Moyen L'ESCARENE 164,1 16,0 Moyen 2270 43,75% Moyen Moyen LEVENS 234,6 21,7 Moyen 4546 40,97% Moyen Moyen LUCERAM 72,3 7,7 Faible 1271 42,32% Moyen Moyen OPIO 162,5 12,0 Moyen 2549 40,53% Moyen Moyen PEGOMAS 338,3 47,7 Moyen 6759 36,95% Moyen Moyen PEILLE 129,8 15,3 Moyen 2262 44,30% Moyen Moyen PEILLON 40,3 2,7 Faible 1374 37,90% Faible Faible PEONE 215,6 22,7 Moyen 1488 39,30% Faible Moyen PUGET THENIERS 140,3 18,0 Moyen 2099 46,38% Moyen Moyen LA ROQUETTE SUR VAR 43,9 7,7 Faible 1073 37,93% Faible Faible LA TURBIE 222,9 21,3 Moyen 3168 37,90% Faible Moyen LE ROURET 128,5 11,7 Faible 3794 44,08% Moyen Moyen LE TIGNET 131,5 15,7 Moyen 3050 40,72% Moyen Moyen ROQUEBILLIERE 121,3 17,0 Moyen 1877 49,49% Moyen Moyen ROQUEFORT LES PINS 274,0 33,7 Moyen 6133 45,87% SAINT BLAISE 29,6 4,0 Faible 927 35,65% Faible Faible SAINT CEZAIRE SUR SIAGNE 160,6 21,0 Moyen 3579 43,35% Moyen Moyen SAINTE AGNES 28,5 3,3 Faible 1228 32,91% Faible Faible SAINT ETIENNE DE TINEE 192,0 27,3 Moyen 4372 42,02% Moyen Moyen SAINT JEANNET 200,9 25,7 Moyen 4034 40,35% Moyen Moyen SAINT MARTIN DU VAR 127,6 15,7 Moyen 2463 41,65% Moyen Moyen SAINT MARTIN VESUBIE 143,8 20,3 Moyen 1837 49,54% Moyen Moyen SAINT PAUL 153,9 13,7 Moyen 4224 40,78% Moyen Moyen SAINT VALLIER DE THIEY 262,8 36,7 Moyen 3536 39,72% Faible Moyen SOSPEL 236,9 39,7 Moyen 3883 45,96% Moyen Moyen SPERACEDES 56,6 7,3 Faible 1094 44,93% Moyen Moyen TENDE 184,6 20,7 Moyen 2518 49,02% Moyen Moyen THEOULE SUR MER 287,0 40,0 Moyen 2109 45,22% Moyen Moyen TOURRETTE LEVENS 218,6 25,7 Moyen 4651 42,81% Moyen Moyen TOURRETTES SUR LOUP 187,1 22,0 Moyen 4835 43,20% Moyen Moyen VALDEBLORE 152,4 11,0 Faible 1434 43,73% Moyen Moyen VENCE 1322,9 163,7 Fort 20820 44,62% Fort Fort Fort Risque Fort Fort 18
Commune nb interventions Aléa nb moyen d'ua Zone C Niveau Aléa Population Enjeux population à risque Niveau Enjeux Risque AIGLUN 8,6 0,7 Très faible 111 53,77% Moyen Faible AMIRAT 3,4 1,7 Très faible 32 43,90% Faible Faible ANDON 75,5 7,3 Faible 589 52,49% Moyen Moyen ASCROS 10,5 2,3 Très faible 161 51,72% Moyen Faible AUVARE 0,5 0,0 Très faible 53 54,55% Moyen Faible BAIROLS 1,5 0,7 Très faible 109 44,74% Faible Faible BELVEDERE 31,3 3,7 Faible 780 56,36% Fort Moyen BEUIL 51,9 8,0 Faible 600 47,60% Moyen Moyen BEZAUDUN LES ALPES 14,8 2,7 Faible 192 48,25% Moyen Moyen BOUYON 23,6 3,7 Faible 456 43,47% Faible Faible BRIANCONNET 12,4 2,3 Faible 327 44,12% Faible Faible CAILLE 26,4 6,0 Faible 314 45,00% Faible Moyen CASTILLON 13,4 2,0 Faible 345 36,17% Faible Faible CAUSSOLS 17,3 5,0 Faible 237 40,00% Faible Faible CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES 2,8 0,7 Très faible 75 46,43% Moyen Faible CIPIERES 16,9 1,7 Faible 348 42,38% Faible Faible CLANS 39,4 4,7 Faible 570 49,25% Moyen Moyen COLLONGUES 6,1 2,7 Très faible 101 34,31% Très faible Très faible CONSEGUDES 2,5 0,3 Très faible 77 42,86% Faible Faible COURMES 9,4 1,3 Très faible 117 30,68% Très faible Très faible LA BOLLENE VESUBIE 36,1 4,3 Faible 625 46,25% Moyen Moyen COURSEGOULES 33,4 2,7 Faible 438 39,13% Faible Faible CUEBRIS 9,8 2,0 Très faible 204 42,78% Faible Faible DALUIS 7,1 0,3 Très faible 120 45,45% Moyen Faible DURANUS 5,5 1,0 Très faible 156 44,23% Faible Faible ENTRAUNES 11,9 2,3 Très faible 223 50,40% Moyen Faible ESCRAGNOLLES 36,0 6,0 Faible 535 38,54% Faible Faible FONTAN 31,6 3,7 Faible 384 53,85% Moyen Moyen GARS 3,3 0,0 Très faible 58 48,98% Moyen Faible GOURDON 57,4 3,0 Faible 469 35,62% Faible Faible GREOLIERES 71,9 8,7 Faible 542 43,74% Faible Faible GUILLAUMES 63,0 8,0 Faible 860 48,22% Moyen Moyen ILONSE 4,1 1,3 Très faible 135 42,48% Faible Faible ISOLA 162,9 16,7 Moyen 2460 32,51% Faible Moyen LA CROIX SUR ROUDOULE 4,1 1,0 Très faible 112 53,61% Moyen Faible LA PENNE 7,3 0,3 Très faible 289 50,00% Moyen Faible LE MAS 7,6 1,7 Très faible 138 47,79% Moyen Faible LES FERRES 5,4 0,0 Très faible 94 38,98% Faible Faible LES MUJOULS 1,1 0,3 Très faible 66 50,00% Moyen Faible LIEUCHE 2,4 0,0 Très faible 48 51,11% Moyen Faible MALAUSSENE 31,6 3,0 Faible 220 42,20% Faible Faible MARIE 8,0 0,7 Très faible 93 46,00% Moyen Faible MASSOINS 5,9 1,3 Très faible 128 38,14% Faible Faible MOULINET 10,1 1,0 Très faible 257 49,40% Moyen Faible PIERLAS 2,4 0,3 Très faible 113 46,43% Moyen Faible PIERREFEU 11,3 3,0 Très faible 261 39,92% Faible Faible PUGET ROSTANG 4,6 0,0 Très faible 133 46,49% Moyen Faible LA BRIGUE 61,0 6,7 Faible 666 43,87% Faible Faible LA TOUR SUR TINEE 30,9 3,0 Faible 438 49,33% Moyen Moyen REVEST LES ROCHES 30,9 6,3 Faible 197 56,79% Moyen Moyen RIGAUD 11,6 2,7 Très faible 217 47,95% Moyen Faible RIMPLAS 8,4 1,0 Très faible 124 53,70% Moyen Faible ROQUESTERON 44,3 4,3 Faible 538 49,16% Moyen Moyen ROQUESTERON GRASSE 2,4 1,0 Très faible 62 46,15% Moyen Faible ROUBION 19,4 2,3 Faible 150 42,48% Faible Faible 19
Commune nb interventions Aléa nb moyen d'ua Zone C (suite) Enjeux Niveau Aléa Population population à risque Niveau Enjeux Risque ROURE 3,8 0,3 Très faible 232 35,93% Faible Faible SAINT ANTONIN 3,6 0,7 Très faible 107 43,59% Faible Faible SAINT AUBAN 45,8 3,7 Faible 321 53,56% Moyen Moyen SAINT DALMAS LE SELVAGE 7,0 0,0 Très faible 162 39,84% Faible Faible SAINT LEGER 4,1 0,7 Très faible 87 50,77% Moyen Faible SAINT MARTIN D'ENTRAUNES 8,9 1,0 Très faible 260 60,23% Moyen Faible SAINT SAUVEUR SUR TINEE 45,5 2,7 Faible 396 45,40% Moyen Moyen SALLAGRIFFON 2,9 0,7 Très faible 56 40,74% Faible Faible SAORGE 27,3 3,3 Faible 448 50,00% Moyen Moyen SAUZE 3,0 0,3 Très faible 123 39,00% Faible Faible SERANON 41,8 8,3 Faible 637 46,37% Moyen Moyen SIGALE 11,6 1,3 Très faible 208 53,04% Moyen Faible THIERY 2,3 1,3 Très faible 111 43,01% Faible Faible TOUDON 15,6 4,0 Faible 231 41,41% Faible Faible TOUET DE L'ESCARENE 10,0 2,0 Très faible 284 45,45% Moyen Faible TOUET SUR VAR 59,4 8,3 Faible 651 46,97% Moyen Moyen TOURETTE DU CHATEAU 6,6 1,3 Très faible 120 49,44% Moyen Faible TOURNEFORT 15,5 2,7 Faible 154 42,66% Faible Faible UTELLE 76,6 8,0 Faible 687 45,49% Moyen Moyen VALDEROURE 38,3 6,7 Faible 386 47,39% Moyen Moyen VENANSON 8,3 0,0 Très faible 152 50,41% Moyen Faible VILLARS SUR VAR 46,3 6,3 Faible 656 44,30% Faible Faible VILLENEUVE D'ENTRAUNES 6,6 1,3 Très faible 80 53,42% Moyen Faible 20
ANNEXE 8 : CARTES RELATIVES AU RISQUE «SECOURS A PERSONNE» FORMAT A3 Carte 11 : Le risque «secours à personne» en zone A Carte 12 : Le risque «secours à personne» en zone B Carte 13 : Le risque «secours à personne» en zone C Carte 14 : Les moyens de couverture du risque «secours à personne» en zone A Carte 15 : Couverture théorique du risque SAP en 10 minutes en zone A Carte 16 : Les moyens de couverture du risque «secours à personne» en zone B Carte 17 : Couverture théorique du risque SAP en 15 minutes en zone B Carte 18 : Les moyens de couverture du risque «secours à personne» en zone C Carte 19 : Couverture théorique du risque SAP en 20 minutes en zone C 21
RISQUE SECOURS A PERSONNES Zone A MENTON CARROS ROQUEBRUNE CAP MARTIN SAINT ANDRE DRAP LA TRINITE BEAUSOLEIL NICE VILLEFRANCHE BEAULIEU CAP D'AIL LA COLLE SUR LOUP ST LAURENT DU VAR CAGNES SUR MER ST JEAN CAP FERRAT GRASSE VILLENEUVE LOUBET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX VALBONNE MOUGINS ANTIBES LA ROQUETTE SUR SIAGNE LE CANNET VALLAURIS CANNES MANDELIEU LA NAPOULE CANNES-ile ste marguerite CANNES_iles st honorat NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 03/12/2009
RISQUE SECOURS A PERSONNES Zone B SAINT ETIENNE DE TINEE PEONE TENDE VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE ROQUEBILLIERE LANTOSQUE PUGET THENIERS BREIL SUR ROYA LUCERAM SOSPEL COARAZE BONSON LEVENS GILETTE BERRE DES ALPES L'ESCARENE BENDEJUN LA ROQUETTE SUR VAR LE BROC SAINT MARTIN DU SAINT VARBLAISE CONTES CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BLAUSASC CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS PEILLON ASPREMONT CANTARON PEILLE SAINTE AGNES GORBIO CASTELLAR GATTIERES COLOMARS FALICON LA TURBIE SAINT JEANNET EZE VENCE TOURRETTES SUR LOUP LA GAUDE LE BAR SUR LOUP SAINT PAUL ST VALLIER DE THIEY CABRIS SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES LE ROURET ROQUEFORT LES PINS CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO BIOT NIVEAU DE RISQUE LE TIGNET AURIBEAU SUR SIAGNE PEGOMAS TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE THEOULE 26/04/2010
RISQUE SECOURS A PERSONNES Zone C SAINT DALMAS LE SELVAGE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES ROURE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAINT SAUVEUR SUR TINEE ROUBION BEUIL LA BRIGUE SUD RIMPLAS GUILLAUMES SAUZE VENANSON BELVEDERE ILONSE FONTAN MARIE PIERLAS DALUIS SAORGE LA BOLLENE VESUBIE CLANS LEUCHE SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE BAIROLS THIERY RIGAUD MOULINET PUGET-ROSTANG LA TOUR SUR TINEE VILLARS SUR VAR TOUET SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE SAINT ANTONIN COLLONGUES AMIRAT GARS DURANUS TOURETTE DU CHATEAU TOUDON REVEST LES ROCHES CUEBRIS SALLAGRIFFON PIERREFEU LES MUJOULS BRIANCONNET UTELLE ASCROS LA PENNE SIGALE AIGLUN ROQUESTERON TOUET DE L'ESCARENE CASTILLON ROQUESTERON GRASSE LES FERRES CONSEGUDES LE MAS BOUYON SAINT AUBAN BEZAUDUN LES ALPES GREOLIERES COURSEGOULES VALDEROURE CIPIERES ANDON CAILLE SERANON COURMES CAUSSOLS ESCRAGNOLLES GOURDON NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE SECOURS A PERSONNES Moyens Opérationnels Zone A St Dalmas le Selvage St Etienne de Tinee Auron Entraunes Isola Isola 2000 St Martin d'entraunes Chateauneuf d'entraunes Villeneuve d'entraunes Peone Tende Sauze Guillaumes Valberg Beuil Roubion Roure St Sauveur sur Tinee Rimplas St Martin Vesubie Valdeblore Venanson La Brigue Pierlas Ilonse Marie Belvedere Roquebiliere Fontan St Auban Valderoure Caille Seranon Brianconnet Daluis Andon Escragnolles St Leger Gars St Cezaire Amirat Collongues Les Mujouls Salagriffon Thorenc La Croix sur Roudoule Auvare Le Mas Puget Theniers St Valliers de Thiey Puget Rostang Cabris Aiglun Caussols Le Tignet Peymeinade La Penne Greolieres Grasse St Antonin Roquesteron Roquesteron Sigale Grasse Cipieres Gourdon Mouans Sartoux Mougins Auribeau sur Siagne Pegomas La Roquette sur Siagne Mandelieu la Napoule Thiery Touet sur Var Ascros Le Bar sur Loup Tournefort La Tour Massoins Villars sur Var Malaussene Toudon Les Ferres Consegudes Bezaudun Le Rouret Chateauneuf de Grasse Opio Roquefort les Pins H Lieuche Rigaud MEDECIN Cuebris Courmes Coursegoules Valbonne Le Cannet H Cannes Pierrefeu Tourrettes-sur-loup Vallauris Bairols Tourette Revest du Chateau les Roches Bouyon Gilette St Jeannet St Paul La Colle Sur loup Carros Levens La Roquette sur Var St Martin du Var St Blaise Le Broc MEDECIN Cagnes sur Mer St Laurent du Var Villeneuve Loubet Biot Clans Vence H MEDECIN Antibes Juan les Pins La Gaude Bonson MEDECIN Gattieres MEDECIN Utelle Castagniers Tourrette Levens Aspremont Colomars Duranus Lantosque Coaraze La Bollene Bendejun L'Escarene Berre les Alpes Chateauneuf Contes Villevieille Cantaron Drap Falicon La Trinite St Andre H Luceram Touet de l'escarene Blausasc Eze Beaulieu sur Mer Villefranche sur Mer Nice St Jean Cap Ferrat Peillon Moulinet Peille Monaco Sospel Gorbio La Turbie Beausoleil Monte Carlo Cap d'ail Castillon Roquebrune Breil sur Roya Castellar Ste Agnes H Menton MEDECIN Saorge Antenne Premiers Secours Centre de Secours Unités Médicales Hospitalières SAMU H MEDECIN VLI UMH DZ - Hélicoptère DRAGON 06 SAMU 06 MEDECIN Moyens S.S.S.M VLM MEDECIN VLM ou VLI Theoule sur Mer NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 03/12/2009
RISQUE SECOURS A PERSONNES ZONE A Couverture en 10 minutes SAINT-ETIENNE AURON ISOLA GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE TENDE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN LANTOSQUE Couverture Hélico SAMU PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR ROQUESTERON PLAN_DU_VAR GILETTE LEVENS BENDEJUN LUCERAM L'ESCARENE SOSPEL SAINT_AUBAN Couverture Hélico DRAGON COURSEGOULES BERRE-LES-ALPES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON ANDON LA_TURBIE NICE_BON_VOYAGE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS Couverture Secours à personnes 10 minutes GRASSE SAINT_CEZAIRE PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Antenne Premiers Secours LE TIGNET Centre de Secours PEGOMAS CANNES_CABRIERES ANTIBES AURIBEAU_SUR_SIAGNE VALLAURIS LA ROQUETTE NIVEAU DE RISQUE CANNES_PASTOUR TRES FORT CANNES_LA_BOCCA FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE THEOULE_SUR_MER 03/12/2009
RISQUE SECOURS A PERSONNES Moyens Opérationnels Zone B SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE PEONE_VALBERG SAINT-SAUVEUR BEUIL GUILLAUMES SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE VALDEBLORE FONTAN ROQUEBILLIERE LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL VILLARS-SUR-VAR LEVENS ROQUESTERON SOSPEL LUCERAM PLAN_DU_VAR GILETTE BENDEJUN L'ESCARENE MEDECIN BERRE-LES-ALPES CHNEUF-VILLEVIEILLE SAINT_AUBAN CONTES CASTAGNIERS COURSEGOULES CARROS ANDON MENTON PEILLE MEDECIN TOURETTE-LEVENS H LA_TURBIE NICE_BON_VOYAGE EZE NICE_ST_ISIDORE NICE_HANCY VENCE MEDECIN BAR_SUR_LOUP H SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER MEDECIN CABRIS NICE_MAGNAN Unités Médicales Hospitalières SAMU NICE_FODERE H UMH ROQUEFORT_LES_PINS DZ - Hélicoptère GRASSE SAINT_CEZAIRE PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX H SOPHIA DRAGON 06 BIOT SAMU 06 H LE TIGNET AURIBEAU_SUR_SIAGNE PEGOMAS CANNES_CABRIERES H MEDECIN ANTIBES Moyens S.S.S.M VALLAURIS LA ROQUETTE CANNES_LA_BOCCA MEDECIN MEDECIN VLI MEDECIN VLM ou VLI CANNES_PASTOUR MEDECIN VLM Antenne Premiers Secours Centre de Secours THEOULE_SUR_MER NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE SECOURS A PERSONNES ZONE B Couverture en 15 minutes SAINT-ETIENNE AURON ISOLA TENDE Couverture Hélico SAMU PEONE_VALBERG SAINT-SAUVEUR BEUIL GUILLAUMES SAINT-MARTIN-VESUBIE LA BRIGUE VALDEBLORE FONTAN ROQUEBILLIERE LANTOSQUE PUGET-THENIERS BREIL Couverture Hélico DRAGON VILLARS-SUR-VAR LEVENS ROQUESTERON SOSPEL LUCERAM PLAN_DU_VAR GILETTE BENDEJUN L'ESCARENE BERRE-LES-ALPES CHNEUF-VILLEVIEILLE SAINT_AUBAN CONTES CASTAGNIERS COURSEGOULES CARROS ANDON MENTON PEILLE TOURETTE-LEVENS LA_TURBIE NICE_BON_VOYAGE EZE VENCE BAR_SUR_LOUP NICE_ST_ISIDORE NICE_HANCY SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS 15 minutes PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX LE TIGNET AURIBEAU_SUR_SIAGNE SOPHIA BIOT PEGOMAS CANNES_CABRIERES LA ROQUETTE CANNES_LA_BOCCA NICE_FODERE Couverture Secours à personnes GRASSE SAINT_CEZAIRE NICE_MAGNAN Antenne Premiers Secours ANTIBES Centre de Secours VALLAURIS NIVEAU DE RISQUE CANNES_PASTOUR THEOULE_SUR_MER TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE SECOURS A PERSONNES Moyens Opérationnels Zone C SAINT DALMAS LE SELVAGE SAINT ETIENNE DE TINEE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES ROURE TENDE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAUZE GUILLAUMES PEONE BEUIL ROUBION SAINT SAUVEUR SUR TINEE RIMPLAS VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE LA BRIGUE SUD VENANSON BELVEDERE DALUIS PIERLAS ILONSE MARIE ROQUEBILLIERE FONTAN SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE PUGET-ROSTANG RIGAUD LEUCHE THIERY BAIROLS CLANS LA TOUR SUR TINEE LANTOSQUE LA BOLLENE VESUBIE MOULINET SAORGE BREIL SUR ROYA PUGET THENIERS TOUET SUR VAR VILLARS SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE UTELLE LA PENNE ASCROS BRIANCONNET SAINT AUBAN VALDEROURE CAILLE SERANON AMIRAT COLLONGUES LES MUJOULS GARS LE MAS ANDON SAINT ANTONIN DURANUS LUCERAM SOSPEL CUEBRIS TOUDON TOURETTE DU CHATEAU REVEST LES ROCHES SALLAGRIFFON PIERREFEU COARAZE SIGALE ROQUESTERON BONSON TOUET DE L'ESCARENE LEVENS AIGLUN ROQUESTERON GRASSE GILETTE CASTILLON LES FERRES BERRE DES ALPES MEDECIN L'ESCARENE CONSEGUDES BENDEJUN LA ROQUETTE SUR VAR CASTELLAR BOUYON LE BROC SAINT MARTIN DU SAINT VARBLAISE CONTES PEILLE SAINTE AGNESMENTON CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES BLAUSASC GORBIO GREOLIERES CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS CARROS PEILLON COURSEGOULES ASPREMONT ROQUEBRUNE CAP MARTIN H CANTARON CIPIERES GATTIERES DRAP COLOMARS BEAUSOLEIL FALICON LA TURBIE COURMES SAINT JEANNET SAINT ANDRE LA TRINITE MEDECIN EZE CAP D'AIL ESCRAGNOLLES ST VALLIER DE THIEY CAUSSOLS GOURDON LE BAR SUR LOUP VENCE LA GAUDE MEDECIN TOURRETTES SUR LOUP SAINT PAUL ST LAURENT DU VAR LA COLLE SUR LOUP CAGNES SUR MER LE ROURET ROQUEFORT LES PINS MEDECIN NICE H VILLEFRANCHE BEAULIEU ST JEAN CAP FERRAT Unités Médicales Hospitalières SAMU H UMH CHATEAUNEUF DE GRASSE CABRIS GRASSE OPIO VILLENEUVE LOUBET SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES VALBONNE BIOT H LE TIGNET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX AURIBEAU SUR SIAGNE MOUGINS PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE VALLAURIS LE CANNET MEDECIN CANNES H ANTIBES H MEDECIN MEDECIN VLI MEDECIN DZ - Hélicoptère DRAGON 06 SAMU 06 Moyens S.S.S.M MEDECIN VLM ou VLI VLM MANDELIEU LA NAPOULE CANNES-ile ste marguerite CANNES_iles st honorat Antenne Premiers Secours Centre de Secours THEOULE NIVEAU DE RISQUE TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE TRES FAIBLE 26/04/2010
RISQUE SECOURS A PERSONNES ZONE C Couverture en 20 minutes SAINT-ETIENNE AURON Couverture Hélico SAMU ISOLA Couverture Hélico SAMU GUILLAUMES PEONE_VALBERG BEUIL Couverture Hélico DRAGON SAINT-SAUVEUR VALDEBLORE SAINT-MARTIN-VESUBIE TENDE LA BRIGUE ROQUEBILLIERE FONTAN PUGET-THENIERS LANTOSQUE BREIL VILLARS-SUR-VAR ROQUESTERON PLAN_DU_VAR GILETTE LEVENS BENDEJUN LUCERAM L'ESCARENE SOSPEL SAINT_AUBAN COURSEGOULES BERRE-LES-ALPES CHNEUF-VILLEVIEILLE CONTES CASTAGNIERS PEILLE TOURETTE-LEVENS CARROS MENTON ANDON NICE_BON_VOYAGE LA_TURBIE EZE NICE_ST_ISIDORE VENCE NICE_HANCY BAR_SUR_LOUP SAINT JEAN CAP FERRAT SAINT_VALLIER CAGNES_SUR_MER NICE_MAGNAN NICE_FODERE Couverture Secours à personnes CABRIS ROQUEFORT_LES_PINS 20 minutes SAINT_CEZAIRE GRASSE PEYMEINADE MOUANS_SARTOUX SOPHIA BIOT Antenne Premiers Secours LE TIGNET Centre de Secours AURIBEAU_SUR_SIAGNE PEGOMAS CANNES_CABRIERES ANTIBES LA ROQUETTE VALLAURIS NIVEAU DE RISQUE CANNES_LA_BOCCA CANNES_PASTOUR TRES FORT FORT MOYEN FAIBLE THEOULE_SUR_MER TRES FAIBLE 26/04/2010
ANNEXE 9 : CARTES RELATIVES AUX RISQUES PARTICULIERS PRINCIPAUX FORMAT A3 Carte 20 : Le risque feu de forêt dans les Alpes-Maritimes (source : Conseil Général 06) Carte 21 : Dispositif préventif de couverture du risque feu de forêt en période estivale Carte 22 : Le réseau hydrographique des Alpes-Maritimes Carte 23 : Les établissements soumis à la directive SEVESO Carte 24 : Le Transport de Matières Dangereuses dans les Alpes-Maritimes, principaux axes Carte 25 : Le risque Violences Urbaines sur la ville de Nice 22
RESEAU HYDROGRAPHIQUE SAINT DALMAS LE SELVAGE LA TINEE SAINT ETIENNE DE TINEE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAUZE GUILLAUMES LE VAR PEONE BEUIL LE CIANS ROUBION LA ROURE TINEE SAINT SAUVEUR SUR TINEE RIMPLAS VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE VENANSON TENDE LA BRIGUE SUD BELVEDERE DALUIS PIERLAS ILONSE MARIE ROQUEBILLIERE FONTAN LA ROYA LE VAR SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE PUGET-ROSTANG RIGAUD LEUCHE THIERY BAIROLS CLANS LA TOUR SUR TINEE LANTOSQUE LA BOLLENE VESUBIE MOULINET SAORGE BREIL SUR ROYA PUGET THENIERS LE VAR TOUET SUR VAR VILLARS SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE LA TINEE LA VESUBIE UTELLE LA ROYA LA PENNE ASCROS ESTERON SERANON VALDEROURE BRIANCONNET SAINT AUBAN CAILLE AMIRAT COLLONGUES LES MUJOULS GARS ESTERON LE MAS ANDON SAINT ANTONIN CUEBRIS TOUDON TOURETTE DU CHATEAU REVEST LES ROCHES SALLAGRIFFON PIERREFEU SIGALE ROQUESTERON BONSON LUCERAM TOUET DE L'ESCARENE LEVENS AIGLUN ROQUESTERON GRASSE GILETTE CASTILLON LES FERRES BERRE DES ALPES L'ESCARENE CONSEGUDES BENDEJUN LA ROQUETTE SUR VAR CASTELLAR DURANUS LA VESUBIE COARAZE BOUYON LE BROC SAINT MARTIN DU SAINT VARBLAISE CONTES ESTERON CHATEAUNEUF LE PAILLON VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES BLAUSASC GREOLIERES CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS CARROS PEILLON COURSEGOULES ASPREMONT CANTARON DRAP CIPIERES le loup GATTIERES LE PAILLON COLOMARS LE VAR FALICON SAINT ANDRE LA TRINITE COURMES SAINT JEANNET SOSPEL la bevera PEILLE SAINTE AGNESMENTON GORBIO ROQUEBRUNE CAP MARTIN BEAUSOLEIL LA TURBIE EZE CAP D'AIL ESCRAGNOLLES ST VALLIER DE THIEY CAUSSOLS GOURDON LE BAR SUR LOUP TOURRETTES SUR LOUP le loup LE ROURET ROQUEFORT LES PINS VENCE SAINT PAUL LA COLLE SUR LOUP la cagne LA GAUDE ST LAURENT DU VAR CAGNES SUR MER NICE LE PAILLON VILLEFRANCHE BEAULIEU ST JEAN CAP FERRAT CABRIS SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO GRASSE VILLENEUVE LOUBET la cagne LE TIGNET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX AURIBEAU SUR SIAGNE la siagne PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE MOUGINS LE CANNET VALBONNE VALLAURIS BIOT ANTIBES la siagne MANDELIEU LA NAPOULE CANNES Reseau_hydrographique RIVIERE FLEUVE CANNES-ile ste marguerite CANNES_iles st honorat THEOULE jeudi 18 juin 2009
PUGET THENIERS TOUET SUR VAR VILLARS SUR VAR MASSOINS TOURNEFORT LA PENNE SAINT ANTONIN MALAUSSENE UTELLE ETABLISSEMENTS ASCROS SOUMIS A LA DIRECTIVE "SEVESO" DURANUS LUCERAM SALLAGRIFFON SIGALE CUEBRIS ROQUESTERON PIERREFEU TOUDON TOURETTE DU CHATEAU REVEST LES ROCHES BONSON COARAZE TOU AIGLUN ROQUESTERON GRASSE CONSEGUDES LES FERRES LINDE GAS GILETTE LA MESTA CHIMIE FINE LA ROQUETTE SUR VAR LEVENS BENDEJUN BERRE DES ALPES L'E BOUYON LE BROC SAINT MARTIN DU VARSAINT BLAISE CONTES CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES BLA GREOLIERES CARROS CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS COURSEGOULES PRIMAGAZ ASPREMONT CANTARON CIPIERES COURMES SAINT JEANNET GATTIERES COLOMARS FALICON SAINT ANDRE DRAP LA TRINITE CAUSSOLS VENCE NICE GOURDON LA GAUDE VILLEFRANCHE BEAULIEU TOURRETTES SUR LOUP MANE NOTRE DAME SAINT PAUL ST JEAN CAP FERR IEY LE BAR SUR LOUP MANE LA SARREE LE ROURET LA COLLE SUR LOUP CAGNES SUR MER ST LAURENT DU VAR ROQUEFORT LES PINS ES CABRIS CENTIPHARM CARGILL FRANCE CHATEAUNEUF DE GRASSE GRASSE ROBERTET ville CHARABOT PLAN OPIO VILLENEUVE LOUBET JEANNE ARTHES VALBONNE BIOT PEYMEINADE AURIBEAU SUR SIAGNE MOUANS-SARTOUX MOUGINS ANTIBES SEUIL BAS PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE LE CANNET VALLAURIS RISQUE EXPLOSION RISQUE EMISSION GAZ TOXIQUES RISQUE INCENDIE CANNES SEUIL HAUT MANDELIEU LA NAPOULE RISQUE EMISSION GAZ TOXIQUE CANNES-ile ste marguerite RISQUE INCENDIE ET EXPLOSION CANNES_iles st honorat THEOULE jeudi 18 juin 2009
TRANSPORT MATIERES DANGEREUSES PRINCIPAUX AXES SAINT DALMAS LE SELVAGE SAINT ETIENNE DE TINEE ENTRAUNES ISOLA LA BRIGUE NORD CHATEAUNEUF D'ENTRAUNES SAINT MARTIN D'ENTRAUNES ROURE TENDE VILLENEUVE D'ENTRAUNES SAUZE GUILLAUMES PEONE BEUIL ROUBION SAINT SAUVEUR SUR TINEE RIMPLAS VALDEBLORE SAINT MARTIN VESUBIE LA BRIGUE SUD VENANSON BELVEDERE DALUIS PIERLAS ILONSE MARIE ROQUEBILLIERE FONTAN LA BOLLENE VESUBIE SAORGE SAINT LEGER LA CROIX SUR ROUDOULE AUVARE PUGET-ROSTANG RIGAUD LEUCHE THIERY BAIROLS CLANS LA TOUR SUR TINEE LANTOSQUE MOULINET BREIL SUR ROYA PUGET THENIERS TOUET SUR VAR VILLARS SUR VAR TOURNEFORT MASSOINS MALAUSSENE UTELLE LA PENNE ASCROS BRIANCONNET SAINT AUBAN VALDEROURE CAILLE SERANON AMIRAT COLLONGUES LES MUJOULS GARS LE MAS ANDON SAINT ANTONIN DURANUS LUCERAM SOSPEL CUEBRIS TOUDON TOURETTE DU CHATEAU REVEST LES ROCHES SALLAGRIFFON PIERREFEU COARAZE SIGALE ROQUESTERON BONSON TOUET DE L'ESCARENE AIGLUN ROQUESTERON GRASSE GILETTE LEVENS CASTILLON LES FERRES BERRE DES ALPES L'ESCARENE CONSEGUDES BENDEJUN LA ROQUETTE SUR VAR CASTELLAR BOUYON LE BROC SAINT MARTIN DU SAINT VARBLAISE CONTES PEILLE SAINTE AGNESMENTON CHATEAUNEUF VILLEVIEILLE BEZAUDUN LES ALPES BLAUSASC GORBIO GREOLIERES CASTAGNIERS TOURRETTE LEVENS CARROS PEILLON COURSEGOULES ASPREMONT ROQUEBRUNE CAP MARTIN CANTARON CIPIERES GATTIERES DRAP COLOMARS BEAUSOLEIL FALICON LA TURBIE COURMES SAINT JEANNET SAINT ANDRE LA TRINITE EZE CAP D'AIL ESCRAGNOLLES CAUSSOLS GOURDON TOURRETTES SUR LOUP VENCE LA GAUDE NICE VILLEFRANCHE BEAULIEU ST VALLIER DE THIEY LE BAR SUR LOUP SAINT PAUL ST LAURENT DU VAR LA COLLE SUR LOUP CAGNES SUR MER LE ROURET ROQUEFORT LES PINS ST JEAN CAP FERRAT CABRIS SAINT CEZAIRE SUR SIAGNESPERACEDES CHATEAUNEUF DE GRASSE OPIO GRASSE VILLENEUVE LOUBET LE TIGNET PEYMEINADE MOUANS-SARTOUX AURIBEAU SUR SIAGNE VALBONNE BIOT MOUGINS ANTIBES PEGOMAS LA ROQUETTE SUR SIAGNE VALLAURIS LE CANNET CANNES MANDELIEU LA NAPOULE CANNES-ile ste marguerite CANNES_iles st honorat Réseau routier : RESEAU ROUTIER PRINCIPAL AUTOROUTE A8 Reseau_ferroviaire : LIGNE SNCF (Marseille-Vintimille) THEOULE GAZODUC vendredi 19 juin 2009
ANNEXE 10 : FICHES DE SYNTHESE SUR LES AUTRES RISQUES PARTICULIERS NATURELS Risque : Avalanche... 24 Risque : Météorologique «Brouillard»... 25 Risque : Météorologique «Canicule»... 26 Risque : Météorologique «Grands froids»... 27 Risque : Météorologique «Neige»... 28 Risque : Météorologique «Phénomènes turbulents»... 29 Risque : Météorologique «Pluie»... 30 Risque : Météorologique «Sécheresse»... 31 Risque : Météorologique «Vent»... 32 Risque : Mouvement de terrain «Sous marin»... 33 Risque : Sismique «Terrestre»... 34 Risque : Sismique «Maritime»... 35 23
Risque : Avalanche Le département des Alpes-Maritimes présente une zone montagneuse étendue dans sa partie Nord avec des sommets régulièrement supérieurs à 2000 mètres (point culminant : Cime du Gelas à 3143 mètres). Le climat associé génère, dans la période hivernale, des chutes de neige pouvant atteindre des hauteurs importantes selon les secteurs. La configuration du terrain combinée aux conditions nivo météorologiques est susceptible d'induire des phénomènes avalancheux dans de nombreuses zones dont certaines peuvent être localement ou temporairement habitées. Dans l'absolu, le risque avalanche concerne 220 sites répartis sur 12 communes. Ces sites mettent potentiellement en danger 89 zones habitées, 191 tronçons de voirie et 40 points particuliers (refuges, remontées mécaniques, parcs de stationnement). Toutefois, l'enquête Permanente sur les Avalanches (EPA) et la Carte de Localisation des Phénomènes Avalancheux (CLPA) qui servent de base à l'élaboration des PPR Avalanches nécessitent de considérer ces chiffres avec une vision critique qui doit inclure les aspects techniques de réalisation de l'étude, la probabilité d'apparition du phénomène liée notamment au manteau neigeux et à la météorologie ainsi que la réalité de terrain des zones concernées. Dans tous les cas, l'apparition du phénomène borne l'action du SDIS au secours à personne (éventuellement après recherche). L'inclusion dans le phénomène d'une zone potentiellement habitée ne fait qu'augmenter la nécessité de réponse opérationnelle par un nombre accru de moyens sanitaires, de déblaiement ou de recherche. La couverture du risque consiste essentiellement à assurer le secours à personne en cas de victimes. La couverture sanitaire déployée actuellement est à même de répondre à une telle demande. Un engagement rapide de la totalité des moyens disponibles est nécessaire pour réduire les délais d ensevelissement des victimes. Toutefois, selon les secteurs, l'emploi de vecteurs aériens est fortement préconisé pour réduire les délais d'intervention notamment pour les premiers intervenants. Il est à noter que, pour la phase de recherche, le SDIS est engagé en simultanéité de la section spécialisée de la CRS6 et de la Gendarmerie (PGHM). Equipement : Maintenir une équipe de garde spécialisée dans les interventions en milieu périlleux. Planification : Modifier le plan de secours en Montagne afin d intégrer les équipes Montagne du SDIS. Personnel : Néant. Formation : FI et FMA des personnels spécialisés en milieu périlleux et en cynotechnie. Faible à modérée selon les zones à la date de rédaction du présent document. Ces occurrences sont reprises dans les PPR actuellement validés. Recensement dans le département de 2728 avalanches depuis la création du système de surveillance du phénomène (environ 100 ans). Pour la période 2000 2006, recensement de 155 avalanches (5,68 %) dont 9 impliquant des personnes (5,80 %) et 6 mortelles qui ont entraîné 6 décès. Le risque avalanche est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 24
Risque : Météorologique «Brouillard» Le brouillard correspond à la mise en suspension de gouttelettes d eau dans l air par suite d une inversion de température dans les basses couches atmosphériques qui empêchent l évaporation de cette eau. Ce phénomène est, en règle générale, extrêmement localisé géographiquement dans notre région et de durée très variable. Dans le département, les données météorologiques permettent de fournir une base d un jour par an soumis à ce type de phénomène (sans précision de lieu). Aucun seuil de vigilance n existe pour ce phénomène, très aléatoire. Le risque essentiel est lié à l atteinte des personnes suite à des sinistres liés à l activité humaine et consécutifs à la présence de brouillard (accidents routiers essentiellement) et dont la gravité n a pas de lien avec le phénomène en lui-même. La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique. Excepté ces cas, aucune action particulière n est à envisager. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque météorologique lié au brouillard est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 25
Risque : Météorologique «Canicule» Suite à la canicule de l été 2003, il convient d intégrer ce risque aux risques particuliers du département des Alpes-Maritimes qui est soumis régulièrement, en période estivale, à de fortes chaleurs. La canicule est la persistance, sur une période étalée, de températures diurnes et nocturnes dépassant des seuils biométéorologiques fixés et qui peut entraîner pour certains sujets sensibles ou l ensemble de la population des risques sanitaires. Le département est systématiquement classé au niveau de vigilance durant la période du 01 juin au 30 septembre de chaque année. Les seuils d évolution des indicateurs biométéorologiques sont liés à l apparition : d une courte période avec températures diurnes 30 C et nocturnes à 24 C (niveau d alerte) ; d une période d installation dans le temps du phénomène avec les mêmes indicateurs (niveau d action) ; d une période prolongée dans le temps du phénomène avec les mêmes indicateurs (niveau de crise). Dans le département, la fréquence moyenne actuelle du phénomène est de : 13 jours par an pour des températures maximales 28 C et minimales 22 C ; 3 jours par an pour des températures maximales 28 C et minimales 24 C ; 7 jours par an pour des températures maximales 30 C. A titre de comparaison, en 2003, il a été atteint la valeur de 32 jours pour des températures maximales 30 C. La canicule est un phénomène qui entraîne des perturbations physiologiques notamment pour les personnes sensibles (population quasi identique au phénomène de grand froid). En cas de prolongement dans le temps, même les personnes saines sont menacées. La zone littorale représente le secteur le plus vulnérable par suite de la concentration de population renforcée par l afflux touristique correspondant à la période estivale. La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Hormis l été 2003, pas de retour d expérience significatif. Le risque météorologique lié à la canicule est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 26
Risque : Météorologique «Grands froids» Les «grands froids» sont des phénomènes hivernaux qui peuvent mettre en danger les personnes sensibles soumises à ces conditions climatiques difficiles (sans abri, cardiaques, nouveaux nés, ). Le climat spécifique du département n est pas de nature à faire apparaître ce type de risque couramment ce qui peut entraîner un manque de réactivité en cas de besoin. Les seuils de vigilance nationaux sont liés à l apparition : de températures diurnes négatives et nocturnes comprises entre -5 C et -10 C (niveau 2 du plan départemental) ; de températures diurnes négatives et nocturnes inférieures à -10 C (niveau 3 du plan départemental). La fréquence moyenne actuelle du phénomène est d un à deux jours par an pour des températures inférieures à 0 C et d un jour par décennie pour des températures inférieures à -5 C. Bien évidement en zone montagneuse ces valeurs peuvent être courantes en hiver et ne nécessitent pas nécessairement une vigilance accrue. La zone géographique touchée constitue un facteur aggravant du phénomène. Les zones de montagne sont habituellement soumises l hiver à des températures basses contrairement au littoral. En outre, cette dernière zone regroupe une forte densité de population ainsi que de nombreux sans abri ce qui potentialise l événement. Le phénomène peut entraîner une désorganisation temporaire de l activité humaine et économique. La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à faible (avec variation selon les zones géographiques) à la date de rédaction du présent document. Aucune période nécessitant le déclenchement du niveau 2 du plan «hiver» lors des dix dernières années. Le risque météorologique lié aux grands froids est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 27
Risque : Météorologique «Neige» La neige est un phénomène relativement courant dans le département pour lequel le CETE a montré l existence des 4 zones (H1 à H4) prévues dans la circulaire du 4 septembre 1978. La géographie du département est un élément fondamental de l existence de chutes de neige hivernales même si leur répartition géographique n entraîne pas sur tout le territoire départemental les mêmes conséquences. Les zones de montagne, habituées au phénomène, voire certains secteurs du moyen pays, offrent une capacité de réponse de la population plus efficace que la zone littorale dont la paralysie est très rapide pour des chutes de neige bien plus minimes. Le seuil de vigilance national est fixé à l existence d une couche de 1 centimètres ou plus de neige tenant au sol. La fréquence moyenne actuelle du phénomène est de 1 jour par an pour l atteinte du seuil de vigilance. Les risques essentiels sont liés : A l atteinte des personnes suite à des sinistres liés à l activité humaine et consécutifs à la présence de neige (accidents routiers essentiellement) et dont la gravité n a pas de lien avec le phénomène en lui-même ; Au blocage d axes de circulation importants qui peut entraîner une paralysie de l activité économique et humaine du département ou d une zone particulière ; A l atteinte des biens en cas de chutes abondantes qui peuvent entraîner des effondrements de structures de bâtiments ; A l émergence consécutive d un risque avalancheux. La zone géographique atteinte par la couche neigeuse est un facteur potentiellement aggravant de la situation générale (croissant du haut pays à la zone littorale). La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier : aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique, sauf en cas de secours en zone d avalanche. aux atteintes aux biens. Dans ce cadre, les moyens relèvent des interventions à caractère divers. aux atteintes aux axes de circulation. Dans ce cadre, le SDIS ne peut être qu un acteur accessoire. Equipement : Maintenir en état, voire augmenter, les moyens existants destinés à faciliter la circulation des engins de secours sur routes enneigées Personnel : Néant Formation : Maintenir une formation suffisante des conducteurs à la conduite sur route enneigée Faible à modérée (avec variation selon les zones géographiques) à la date de rédaction du présent document. Importantes chutes de neige sur la zone littorale (hiver 1985) Chutes de neige très modérées mais relativement paralysantes sur la zone littorale plusieurs hivers lors des 20 dernières années. Le risque météorologique lié à la neige est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 28
Risque : Météorologique «Phénomènes turbulents» Les phénomènes turbulents correspondent à la combinaison de plusieurs facteurs météorologiques (pluie, vent, grêle, foudre). Ces phénomènes se retrouvent essentiellement lors d épisodes orageux et restent, en général, assez localisés géographiquement. Toutefois, une recrudescence de ce type de phénomènes semble se faire jour. Dans le département, les données météorologiques permettent de fournir une base de 29 jours par an soumis à ce type de phénomènes. Aucun seuil de vigilance n existe pour ces phénomènes, très aléatoires, qui peuvent se manifester spontanément sauf à considérer les seuils relatifs à chaque phénomène pris séparément. Le risque essentiel est lié à l atteinte des biens et des personnes dont la gravité va dépendre de la localisation des phénomènes et de leur intensité. Concernant les biens, l éventail des possibilités est vaste et peut aller d arbres déracinés, d inondations localisées et d orages de grêle (destructeurs pour des cultures ou des serres) jusqu à la destruction partielle d habitations (tornades). Aucune étude particulière n existe pour définir d éventuels «couloirs» ou zones à risques pour ces phénomènes. Une mention particulière est réservée aux trombes marines dont l existence est très souvent estivale et qui peuvent prendre au piège des plaisanciers au large de la côte. La couverture du risque ne consiste qu en des actions de reconnaissance des secteurs touchés et à la mise en place des moyens adaptés pour rétablir une activité humaine normale dans ces zones dont une majorité entrent dans le cadre des interventions diverses. En cas d atteinte aux personnes, les moyens relèvent du secours à personne classique. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Selon les périodes de l année, faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Destruction massive de serres sur les collines niçoises. Plusieurs épisodes de ce type au cours des dernières années. Le risque météorologique relatif aux phénomènes turbulents est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 29
Risque : Météorologique «Pluie» Le phénomène de pluie est ici à considérer indépendamment du phénomène inondation qui est traité par ailleurs. Le département des Alpes-Maritimes reçoit de façon assez régulière des précipitations (avec variations saisonnières). On peut noter que l on atteint une pluviométrie : Supérieure ou égale à 40 mm en 3 heures, un jour tous les 2 ans ; Supérieure ou égale à 100 mm en 24 heures, un jour tous les 5 ans. Ces valeurs extrêmes sont la preuve d un régime pluviométrique aux aléas rares même si leur apparition peut présenter des risques réels. La pluie est un phénomène courant qui n a pas vocation à présenter un risque en lui-même. En revanche, l accumulation de précipitations dans le temps et/ou sur une zone géographique particulière peut présenter de multiples facettes d aléas (glissement de terrain, inondations, crues, dégâts aux infrastructures, atteinte potentielle des personnes, ). Dans la mesure où le phénomène ne prend pas une ampleur conséquente, l existence d un risque est très aléatoire et très ponctuelle. La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier : aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique. aux atteintes aux biens ainsi qu à l environnement. Les moyens relèvent alors du cadre des interventions diverses. Se rapporter aux propositions d optimisation de la couverture du risque interventions diverses. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Modérée (avec variation éventuelle selon les zones géographiques) à la date de rédaction du présent document. Nombreux mais sans conséquence à la date de rédaction du présent document. Le risque météorologique lié à la pluie est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 30
Risque : Météorologique «Sécheresse» La sécheresse est un phénomène lié à l absence prolongée de pluviométrie combinée à une baisse des ressources en eau du sol. Il n existe pas de valeur seuil pour quantifier ce phénomène. En revanche, en période estivale, il est inclus dans l indice fourni pour la prise en compte du risque «incendies de forêts». Le département est soumis à des périodes plus ou moins longues d absence de pluviométrie sans pour autant atteindre (notamment depuis 1976) des niveaux critiques pour ce phénomène. La sécheresse en elle-même ne constitue pas un risque direct pour les personnes. En revanche, elle peut avoir une influence sur la gestion de la ressource en eau potable (effet indirect). Il en est de même pour les animaux, notamment pour l élevage. D autre part, pour l environnement, elle constitue un des éléments favorisants l éclosion des incendies de forêts. La couverture du risque pourrait consister en un apport de moyens pour pallier une pénurie de la ressource en eau dans des domaines divers y compris l alimentation humaine. Dans tous les cas, le SDIS n est pas gestionnaire direct mais constitue un réservoir de renforts potentiels. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à faible (avec variation éventuelle selon les zones géographiques) à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque météorologique lié à la sécheresse est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 31
Risque : Météorologique «Vent» Le département des Alpes-Maritimes est soumis à l action de plusieurs vents, d orientations générales diverses. Les plus classiques sont les vents de Sud Ouest et d Est. De plus, l ensemble du département n est pas soumis aux mêmes conditions. Certaines zones restent plus vulnérables à certains vents que d autres. En outre, ces vents ne se manifestent pas régulièrement et certains sont «saisonniers». Les seuils de vigilance nationaux sont liés à l apparition : de rafales entre 80 et 100 km/h généralisées (vigilance jaune) ; de rafales entre 100 et 130 km/h généralisées (vigilance orange) ; de rafales supérieures à 130 km/h généralisées (vigilance rouge). Dans le département, la fréquence moyenne actuelle du phénomène est de 40 jours par an pour des vents de 60 km/h et de 1 jour tous les 2 ans pour des vents de 100 km/h (quelle que soit leur orientation). Le vent est un phénomène qui peut provoquer des dégâts considérables (indépendamment du risque incendies de forêts traité par ailleurs). La zone géographique touchée constitue un facteur aggravant du phénomène. La zone littorale, par sa forte urbanisation, peut présenter une vulnérabilité accrue au phénomène (densité de population, nombreuses infrastructures, ). Un impact sur les moyens de transport peut être envisagé en cas de fortes rafales et peut entraîner une désorganisation temporaire de l activité humaine et économique. La couverture du risque ne consiste qu en des actions éventuelles destinées à remédier : aux atteintes aux personnes. Dans ce cadre, les moyens relèvent du secours à personne classique. aux atteintes aux biens ainsi qu à l environnement. Les moyens relèvent alors du cadre des interventions diverses. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Faible à modérée (avec variation selon les zones géographiques) à la date de rédaction du présent document. Nombreuses périodes de vent annuellement sans atteintes importantes aux personnes et aux biens. Le risque météorologique lié au vent est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 32
Risque : Mouvement de terrain «Sous marin» Les mouvements de terrain sous marins peuvent être provoqués par des causes multiples. Lorsqu ils se produisent loin des côtes, ces phénomènes n engendrent pas de répercussions sur les zones côtières. A contrario, en cas de survenue dans une zone proche de la côte et sous réserve d une certaine configuration des fonds marin, le phénomène peut entraîner une submersion localisée ou étendue de la côte. Le département des Alpes-Maritimes n est pas à l abri de ce type de risque. Il présente une forte déclivité des fonds marins à proximité de la côte à l Est du Var alors que la pente des fonds à l Ouest est moins déclive. Toutefois, le phénomène, s il reste rarissime, existe. L effondrement d un canyon sous marin lors des travaux de l aéroport de Nice Côte d Azur en 1979 a généré une submersion partielle de la côte sur une zone assez étendue avec des dégâts très importants aux infrastructures de l aéroport. La couverture du risque consistera essentiellement en des actions de secours à personnes et des reconnaissances des secteurs touchés, voire des actions de secours en milieu maritime sous réserves de la disponibilité des vecteurs. En l état actuel, les moyens disponibles sont en mesure d apporter une réponse adéquate aux besoins. Equipement : Maintenir la disponibilité des vecteurs nautiques et d une unité opérationnelle en Sauvetage Déblaiement. Personnel : Néant. Formation : Maintenir à niveau la formation initiale et continue des personnels titulaires des unités de valeurs en Sauvetage Déblaiement et en secours en milieu aquatique. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Effondrement d un canyon sous marin lors de travaux sur l aéroport de Nice Côte d Azur en 1979. Le risque mouvement de terrain «sous marin» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 33
Risque : Sismique «Terrestre» Le risque sismique «terrestre» est l un des risques les plus ancrés dans la mémoire collective à l échelon mondial. La multiplicité des phénomènes au fil des années, aux conséquences parfois catastrophiques, maintient un niveau d alerte des populations assez conséquent. Sur le territoire national, le risque est réel même si, historiquement, il n a jamais donné lieu à des phénomènes catastrophiques tels qu on a pu les connaître ces dernières années de par le monde. Toutefois, il faut garder présent à l esprit que l actuelle urbanisation de certains secteurs, historiquement peu développés lors d événements antérieurs, génère une potentialité de situations catastrophiques non négligeables. Le département des Alpes-Maritimes, situé à la rencontre de la plaque eurasienne et de la plaque adriatique et parcouru de failles, est classé en zone de sismicité II (sismicité moyenne) sauf l Ouest du département classé en zone I (sismicité faible). Si l aléa est relativement identique en tous points, le risque est manifestement plus important sur la bande littorale que sur l arrière pays compte tenu de l urbanisation. En outre, la composition du sous-sol est de nature à induire des effets de sites sur différentes zones du département. En conservant une valeur maximale historiquement réaliste de magnitude d un tel événement, il faut s attendre à des dégâts très significatifs aux bâtiments et infrastructures et, selon la tranche horaire d apparition du phénomène, des atteintes aux personnes très conséquentes. Au phénomène physique propre doivent être inclus dans l étude la désorganisation et les dysfonctionnements susceptibles d apparaître dans l organisation générale du département, soit par suite de l atteinte des infrastructures, soit par l atteinte des personnes en charge de la gestion de l événement. En revanche, on peut considérer qu il existe un seuil de magnitude en dessous duquel, si le phénomène est ressenti, il ne devrait pas induire de dégâts significatifs. Dans la plage des magnitudes susceptibles de générer un événement significatif, la couverture du risque consistera essentiellement en des actions de secours à personnes, des reconnaissances des secteurs touchés et des extinctions éventuelles d incendies. En l état actuel, les moyens disponibles, s ils ne sont pas atteints par l événement, sont en mesure d apporter une réponse de première urgence aux demandes des secours. Bien entendu, il faut immédiatement envisager des renforts extra départementaux, d autant plus si l événement désorganise ou touche directement les structures de gestion et de distribution des secours. Equipement : S assurer du respect des normes parasismiques dans la construction des CIS. Personnel : Néant Formation : Sensibiliser de façon régulière les personnels à la gestion de ce risque notamment les cadres. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Aucune atteinte induisant des dégâts significatifs sur une période historique courte. Quelques événements d ampleur potentiellement catastrophique dans un passé plus ancien. De nombreux événements ressentis mais sans impact significatif de façon assez régulière. Le risque sismique «terrestre» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 34
Risque : Sismique «Maritime» Le risque sismique «maritime» est un risque qui s est montré sous un jour cataclysmique à l échelle mondiale lors des tragiques événements de décembre 2004 en Asie. Sur le territoire national, le risque apparaît comme faible notamment en Méditerranée. Toutefois, il faut garder présent à l esprit que l actuelle urbanisation de certains secteurs, historiquement peu développés lors d événements antérieurs, génère une potentialité de situations catastrophiques non négligeables. Le département des Alpes-Maritimes dispose d une façade sur la Méditerranée qui est en contact avec une très forte urbanisation. Une partie des séismes ressentis sur la Côte d Azur ont leur épicentre en mer au large de cette côte. Si l étude historique ne fait pas mention d une atteinte des côtes par un phénomène de submersion suite à un séisme, on ne peut éluder cet aléa sismique en lui-même. Selon le phénomène, il faut s attendre à des dégâts assez significatifs aux bâtiments et infrastructures en bord de mer et, selon la période d apparition du phénomène, à des atteintes aux personnes conséquentes. Au phénomène physique propre peut se superposer une atteinte partielle des infrastructures de gestion des secours proche du bord de mer pouvant entraîner des dysfonctionnements dans la couverture opérationnelle. Dans la cas d un événement significatif, la couverture du risque consistera essentiellement en des actions de secours à personnes, des reconnaissances des secteurs touchés, voire des actions de secours en milieu maritime sous réserves de la disponibilité des vecteurs. En l état actuel, les moyens disponibles, s ils ne sont pas atteints par l événement, sont en mesure d apporter une réponse de première urgence aux demandes des secours, voire de gérer l événement s il n est pas d ampleur majeure. Bien entendu, il faut envisager très rapidement des renforts extra départementaux pour renforcer éventuellement les structures locales. Equipement : Maintenir le niveau de disponibilité opérationnelle des vecteurs nautiques. Personnel : Néant Formation : Sensibiliser de façon régulière les personnels à la gestion de ce risque notamment les cadres. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Plusieurs séismes avec épicentre en mer relevés sur un temps historique sans conséquences notables. Le risque sismique «maritime» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 35
ANNEXE 11 : FICHES DE SYNTHESE SUR LES AUTRES RISQUES PARTICULIERS TECHNOLOGIQUES Risque : Agents Pathogènes «Détention»... 38 Risque : Animalier «fixe»... 39 Risque : Animalier «itinérant»... 40 Risque : Batimentaire Administratifs... 41 Risque : Bâtiments - Ouvrages d Art «Barrages»... 42 Risque : Bâtiments - Ouvrages d Art «Ponts»... 43 Risque : Batimentaire Patrimoine... 44 Risque : Batimentaire Points sensibles... 45 Risque : Batimentaire Technique... 46 Risque : Batimentaire Vieilles villes... 47 Risque : Chimie «Détention et Utilisation»... 48 Risque : Electrique «Caténaires»... 50 Risque : Incendie Aéronef sur plateforme... 51 Risque : Incendie Aéronef en approche... 52 Risque : Incendie Ferroviaire en gare... 53 Risque : Incendie Ferroviaire sur voie... 54 Risque : Incendie Industriel... 55 Risque : Incendie Navire (port)... 56 Risque : Incendie Navire (en mer)... 57 Risque : Industriel Hors ICPE... 58 Risque : Nucléaire... 59 Risque : Pollution «Atmosphère»... 60 Risque : Pollution «Aquatique Eaux intérieures»... 61 Risque : Pollution «Aquatique Maritime»... 62 Risque : Pollution «Terrestre»... 63 Risque : Radioactivité «Détention et Utilisation»... 64 Risque : Transport Collectif Aérien... 66 Risque : Transport Collectif Autoroutier... 67 Risque : Transport Collectif Ferroviaire... 68 Risque : Transport Collectif Guidé... 69 Risque : Transport Collectif Maritime... 70 Risque : Transport Collectif Routier... 71 Risque : Transport Collectif Téléguidé... 72 Risque : Transport Matières Dangereuses «Maritimes»... 73 36
Risque : Transport Matières Dangereuses «Aérien»... 74 Risque : Tunnel autoroutier... 75 Risque : Tunnel ferroviaire... 76 Risque : Tunnel routier... 77 37
Risque : Agents Pathogènes «Détention» La recherche médicale et pharmaceutique nécessite le recours pour certaines démarches à l'emploi des agents pathogènes afin d'analyser la structure et le comportement biologique des dits agents ou à tester l'efficacité de nouvelles molécules pour les combattre. Les laboratoires qui détiennent et manipulent ces agents sont classifiés par rapport au risque d'atteinte sanitaire de la population. Les critères de classement sont donnés par l'arrêté du 18.07.1994 fixant la liste des agents pathogènes d'une part, et, l'arrêté du 13.08.1996 fixant les mesures techniques de prévention [ ] dans les laboratoires où les travailleurs sont susceptibles d'être exposés à des agents biologiques pathogènes. Certaines entités publiques ou privées implantées sur le territoire du département des Alpes-Maritimes disposent d'unités de recherche médicale ou vétérinaire ou d'analyse biologique répondant aux critères de classement définis par les arrêtés mentionnés ci dessus. On recense actuellement 4 laboratoires classés P3 et 26 laboratoires classés P2. Aucun laboratoire n'a l'agrément de classement P4 dans le département. Ces laboratoires sont répartis sur le territoire des GT Centre, GT Ouest et GT Sud. Le risque inhérent à la contamination accidentelle des personnes dans la phase d'utilisation des souches est théoriquement limité compte tenu des procédures techniques et des mesures internes de sécurité. Le risque lié à une contamination à l'extérieur du laboratoire ne peut se concevoir que dans le cas d'un rejet accidentel ou de la destruction du laboratoire par une tierce cause. La couverture du risque biologique lié à la détention de souches virales ou bactériennes ne conduit à envisager que de disposer de moyens sanitaires de transport en cas de transfert d'une victime vers une structure d'accueil spécifique et la mise en œuvre de mesures de prophylaxie adéquates. L'ensemble des personnels susceptibles d'être engagés doit disposer des moyens de protection adéquats. Equipement : Matériels de protection individuelle adaptés dans les engins de transport sanitaire. Personnel : Néant Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque biologique lié à la détention d'agents pathogènes est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 38
Risque : Animalier «fixe» Le risque animalier fixe consiste en tous les sites sur lesquels une population animale est présente (élevage, animalerie, ). Il s agit d un risque multi facettes qui peut être étudié de différentes façons. Nous avons opté pour une étude sous 3 composantes : Risque sanitaire Risque accidentel Risque lié à une catastrophe naturelle Dans tous les cas, il faut intégrer le fait que, de façon générale, le risque animalier correspond à une interpénétration des risques et qu il peut s avérer tributaire d autres risques qui vont être à même de le faire apparaître, voire de l amplifier. Il convient également de distinguer les atteintes propres aux animaux de l impact de ce risque sur les personnes et l environnement. Enfin, il est important de noter que les chiffres officiels (détention, ICPE, ) sont très souvent bien en dessous d une réalité de terrain plus élevée. Le département des Alpes-Maritimes regroupe une population animale en sites fixes importante, qu il s agisse d animaux de rente, d élevage, domestiques ou d animaux de faune sauvage : Elevages industriels de volailles, élevages de bovins ; Refuges de chiens et chats ; Hippodrome de Cagnes sur mer et centres équestres ; Zoos et parcs animaliers. A cela se rajoute la détention par des particuliers de toutes sortes d animaux dont la quantification est d une imprécision totale par suite de l absence de déclaration auprès des services gestionnaires. Les risques résultant d une atteinte des animaux sont essentiellement liés à des causes propres à l état sanitaire des espèces (influenza aviaire, ). L action du SDIS dans ce domaine se limiterait à une aide spécifique des services compétents. En revanche, les risques résultant d une situation accidentelle ou d une catastrophe naturelle induisent des actions du SDIS en amont (prévention de l impact animalier) et en aval (participation à la gestion de l événement). La prise en compte de risque impose, d une part, des actions prévisionnelles de recensement exhaustif des sites à risques et, d autre part, la mise en place de structures de gestion du risque (en partenariat avec les services compétents). Actuellement, les structures du SDIS pour faire face à ce type d événement sont partiellement adaptées. Elles permettent d assurer des interventions de moyenne ampleur mais seraient irrémédiablement dépassées en cas de sinistre important notamment par faible effectif en vétérinaires. Equipement : Maintenir et éventuellement renforcer la structure GSA en place au CIS Bar sur Loup. Personnel : Maintenir la mise en place d une astreinte vétérinaire au sein du SDIS afin de faciliter les échanges avec les autres services en charge de ce risque. Recruter en interne des agents désireux d intégrer le GSA. Formation : FI et FMA des agents spécialisés et des vétérinaires. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Assez nombreux à la date de rédaction du présent document. Le risque animalier «fixe» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 39
Risque : Animalier «itinérant» Le risque animalier itinérant est lié aux déplacements de population animale pour des raisons naturelles (transhumance) ou économiques (transports d animaux d abattages, déplacements de cirques) Il s agit d un risque multi facettes qui peut être étudié de différentes façons. Nous avons opté pour une étude sous 3 composantes : risque sanitaire, risque accidentel et risque lié à une catastrophe naturelle Dans tous les cas, il faut intégrer le fait que, de façon générale, le risque animalier correspond à une interpénétration des risques et qu il peut s avérer tributaire d autres risques qui vont être à même de le faire apparaître, voire de l amplifier. Il convient également de distinguer les atteintes propres aux animaux de l impact de ce risque sur les personnes et l environnement. Enfin, il est important de noter qu il est très difficile d avoir une idée précise des volumes de populations animales en déplacement. Il n est possible de travailler que sur des approximations. Le département des Alpes-Maritimes est à la fois un département de transhumance et un département de transit autoroutier. La transhumance est un phénomène récurrent qui concerne des animaux intra et extra départementaux, voire extra nationaux. Des données moyennes font état d environ 3500 bovins italiens ainsi que de 100 000 ruminants, 60 000 brebis et 6000 caprins issus de la région PACA. Le transport autoroutier correspond à un flux de 4 à 5 camions par jour toute l année recensés par la DDSV. Les accidents de ce type de véhicules sont récurrents et induisent toujours, selon les espèces transportées, des difficultés majeures de gestion. Les risques résultant d une atteinte des animaux sont essentiellement liés à des causes propres à l état sanitaire des espèces. L action du SDIS dans ce domaine se limiterait à une aide spécifique des services compétents. En revanche, les risques résultant d une situation accidentelle ou d une catastrophe naturelle touchant ces espèces itinérantes nécessitent une participation active et de premier plan du SDIS pour la gestion de l événement et de son impact environnemental qui peut être très important selon la zone concernée. La prise en compte de ce risque impose, d une part, des actions prévisionnelles au travers éventuellement de l initiation de plans de secours spécifiques (certains sont déjà en vigueur) et, d autre part, la mise en place de structures de gestion du risque (en partenariat avec les services compétents). Actuellement, les structures du SDIS pour faire face à ce type d événement sont partiellement adaptées. Elles permettent d assurer des interventions de moyenne ampleur mais seraient irrémédiablement dépassées en cas de sinistre important notamment par le faible effectif en vétérinaires. Equipement : Maintenir et éventuellement renforcer la structure GSA en place au CIS Bar sur Loup. Personnel : Maintenir la mise en place d une astreinte vétérinaire au sein du SDIS afin de faciliter les échanges avec les autres services en charge de ce risque. Recruter en interne des agents désireux d intégrer le GSA. Formation : FI et FMA des agents spécialisés et des vétérinaires. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Assez nombreux à la date de rédaction du présent document. Le risque animalier «itinérant» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 40
Risque : Batimentaire Administratifs Les bâtiments administratifs constituent des infrastructures dont le maintien de l'intégrité est important à essentiel pour la vie courante des citoyens et la gestion des activités économiques, techniques et administratives du département et/ou des communes. Ces bâtiments sont en outre des ERP, et, à ce titre, sont susceptibles de drainer un public nombreux en phase de fonctionnement. Ces établissements sont dispersés dans les aires géographiques des Groupements Territoriaux et ne font pas nécessairement l'objet d'une répertoriation particulière liée à leur statut. Outre le risque batimentaire courant, mais qui peut prendre ici un caractère particulier par la désorganisation éventuelle de services, ces installations peuvent faire l'objet d'actes à visée terroriste susceptibles de mettre en œuvre des techniques d'agression spécifiques. A noter la particularité de la Préfecture des Alpes-Maritimes qui est un IGH et doit donc se trouver à une distance de 3 kilomètres d un CIS. La couverture du risque batimentaire / administratifs nécessite des composantes de secours classiques éventuellement renforcées par des moyens spécifiques liés au sinistre. A ce titre, la répertoriation de ces établissements peut être envisagée. La rédaction de fiches réflexes spécifiques est également préconisée. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel sur la protection de ces bâtiments particuliers. Conforme au risque batimentaire courant pour l'aspect classique. Très faible à faible pour l'aspect terroriste. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque batimentaire «administratifs» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 41
Risque : Bâtiments - Ouvrages d Art «Barrages» L utilisation de l énergie hydraulique pour la production d énergie électrique est très courante. Le territoire national comporte de nombreux barrages hydroélectriques destinés à cette production. Ces ouvrages constituent des retenues d eau très importantes qui, en cas de rupture, peuvent provoquer des phénomènes catastrophiques de submersion des zones en aval. La rupture du barrage de Malpasset (département du Var) dans la nuit du 02 décembre 1959 reste dans les mémoires comme un événement dramatique. Toutefois, les études préalables à l implantation de ces ouvrages et leur surveillance continue contribuent à leur assurer une sécurité très poussée. Le département des Alpes-Maritimes comporte deux ouvrages : Le barrage de Saint Cassien (construction 1963), à la limite du département du Var et des Alpes- Maritimes, construit sur le Briançon, affluent de la Siagne, d une capacité de 59,53 millions de m 3 avec en aval le barrage de Tanneron. Le barrage des Mesce (1912 1917) construit sur la Bionia, dans la haute vallée de la Roya d une capacité de 1,05 millions de m 3. Ces ouvrages se situent dans des zones où les aléas liés à la sismicité du sol sont inférieurs, en l état actuel de nos connaissances, au seuil de rupture de l ouvrage. Indépendamment du risque lié à un déversement par crue de la retenue d eau, la rupture de l ouvrage constitue le risque majeur potentiel. Dans ce cadre, il faut retenir que : Pour le barrage de Saint Cassien, l onde de submersion se propagerait jusqu à la mer à 21 kilomètres en parcourant les vallées du Briançon et de la Siagne avec rupture du barrage de Tanneron et menaçant 8 communes sur son parcours. Pour le barrage des Mesce, l onde de submersion menacerait la commune de Saint Dalmas de Tende. La couverture du risque consistera essentiellement en des actions de secours à personnes et des reconnaissances des secteurs touchés, éventuellement au moyen de vecteur nautiques utilisables en eaux intérieures. En l état actuel, les moyens disponibles sont en mesure d apporter une réponse adéquate aux besoins. La potentialité d un sinistre à grande échelle est susceptible de mettre en limite de rupture les structures départementales. En conséquence, il faut envisager le recours à des renforts extra départementaux, d autant plus si l événement perturbe gravement les axes de communication vers les zones sinistrées. Equipement : Maintenir une unité opérationnelle en Sauvetage Déblaiement ainsi qu une unité opérationnelle pour le secours aquatique en eaux intérieures. Personnel : Néant Formation : Maintenir à niveau la formation initiale et continue des personnels titulaires des unités de valeurs en Sauvetage Déblaiement et en secours aquatique en eaux intérieures. Négligeable à faible à la date de rédaction du présent document. Néant dans le département à la date de rédaction du présent document. Le risque bâtiments ouvrages d art «Barrages» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 42
Risque : Bâtiments - Ouvrages d Art «Ponts» La continuité des voies de communication impose, au travers d un relief accidenté ou pour s affranchir de contraintes spécifiques, la construction de ponts ou de viaducs. Ces ouvrages, dont certains sont de conception ancienne, supportent désormais un trafic de plus en plus important quel que soit le mode de transport (routier, autoroutier ou ferroviaire). Le département des Alpes-Maritimes, par sa géographie, fait une belle part aux ouvrages de ce type sur toutes les voies de communication qui le parcourent. Ainsi, on recense : 19 ponts et viaducs autoroutiers (non compris les ouvrages des échangeurs en général de faible hauteur) ; 225 ponts sur voie ferrée (Marseille Vintimille = 91 / Nice Cunéo = 30 / Cannes Grasse = 14 / Nice Digne = 90). Les ponts et viaducs peuvent être soumis à des événements susceptibles de mettre en péril leur stabilité voire entraîner leur effondrement. Indépendamment de l action d un phénomène de grande ampleur (séisme, glissement de terrain,..), les événements les plus courants peuvent être : l atteinte d une pile par suite d un choc avec un engin motorisé ; la création d un embâcle par suite d une montée d un cours d eau pouvant entraîner une submersion ou un ravinement des assises. Ces phénomènes peuvent entraîner des atteintes aux personnes (nombre variable en fonction de la résultante de l événement sur la structure) et des atteintes aux biens. La couverture du risque consiste en : des actions de secours à personne éventuellement majorées par l événement (milieu périlleux, sauvetage déblaiement) ; des actions éventuelles de mise en sécurité d urgence des structures. Ces actions peuvent nécessiter des moyens lourds et/ou nombreux. Selon la zone géographique de l événement, la capacité opérationnelle des secours de proximité peut s avérer insuffisante et nécessiter des renforts issus d autres points du département. De plus, les délais d'acheminement des moyens sur le site d'un sinistre peuvent s avérer importants. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens peut être préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Maintenir à un niveau opérationnel adapté une équipe de garde spécialisée en milieu périlleux pour pallier toute intervention sur des structures défaillantes ainsi que du personnel spécialisé en sauvetage déblaiement en nombre suffisant dans chaque GT. Personnel : Néant Formation : FI et FMA en milieu périlleux et en sauvetage déblaiement. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Néant dans le département à la date de rédaction du présent document. Le risque bâtiments ouvrages d art «Ponts» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 43
Risque : Batimentaire Patrimoine Les bâtiments patrimoniaux, classés à l'inventaire des monuments historiques, constituent des édifices ou des parties d'édifices dont la valeur culturelle, et parfois économique, est difficilement estimable. Sur le territoire du département des Alpes-Maritimes sont recensés 390 bâtiments ou partie de bâtiments classés à l'inventaire des monuments historiques (GT Centre 83, GT Est 76, GT Nord 77, GT Ouest 47, GT Sud 105, Extérieur 2). Ces bâtiments sont dispersés dans les aires géographiques des Groupements Territoriaux et ne font l'objet d'aucune répertoriation particulière liée à leur statut. Une grande majorité est constituée par des édifices toujours utilisés de nos jours dans des domaines variés. Le risque batimentaire courant prend ici un caractère particulier. Le risque est essentiellement constitué par l atteinte au bâtiment suite à un sinistre classique (incendie, inondation, ) mais dont la portée est majorée par la valeur intrinsèque du bâtiment. De plus, l action sur le sinistre initiateur doit être envisagée avec précautions afin de ne pas générer des dégâts supplémentaires. La couverture du risque batimentaire / patrimoine nécessite des composantes de secours classiques. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel sur la protection de ces bâtiments particuliers. Conforme au risque batimentaire courant. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque batimentaire «patrimoine» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 44
Risque : Batimentaire Points sensibles Les points sensibles constituent des bâtiments dont le maintien de l'intégrité est essentiel pour la sécurité du territoire ou l'économie nationale. Ils sont classés selon une gradation dans l'importance validée par une commission qui détermine les moyens de protection passifs et actifs dont ils doivent bénéficier. Le classement s'étend de l'installation Prioritaire Défense (IPD), d'importance vitale, au Point Sensible niveau 3 (PS3), d'importance relative. Le département des Alpes Maritimes comporte 1 IPD (GT Nord), 2 PS1 (1GT Centre et 1 GT Ouest), 18 PS2 (5 GT Centre, 1 GT Ouest, 12 GT Sud) et 43 PS3 (6 GT Centre, 5 GT Est, 5 GT Nord, 14 GT Ouest et 13 GT Sud). Ces établissements sont dispersés dans les aires géographiques des Groupements Territoriaux et ne font pas nécessairement l'objet d'une répertoriation particulière liée à leur statut. Outre le risque batimentaire courant, mais qui peut prendre ici un caractère particulier, ces installations peuvent faire l'objet d'actes à visée terroriste susceptibles de mettre en œuvre des techniques d'agression spécifiques. La couverture du risque batimentaire / points sensibles nécessite des composantes de secours classiques éventuellement renforcées par des moyens spécifiques liés à l'activité propre à l'établissement. A ce titre, sous réserve du respect de la notion de "secret défense", la répertoriation de ces établissements, éventuellement par du personnel habilité, est fortement préconisée. La rédaction de fiches réflexes spécifiques, éventuellement transcrites en consignes de départ automatisées pour maintenir la confidentialité des informations, est également préconisée. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel sur la protection de ces bâtiments particuliers. Conforme au risque batimentaire courant pour l'aspect classique. Très faible à faible pour l'aspect terroriste. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque batimentaire «points sensibles» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 45
Risque : Batimentaire Technique Les bâtiments techniques (hors points sensibles) constituent des infrastructures dont le maintien de l'intégrité est essentiel pour la vie du département. Ces bâtiments peuvent être classés dans les domaines très divers (télécommunications, gestion de l eau, transports, ). Ils sont dispersés dans les aires géographiques des Groupements Territoriaux et ne font pas nécessairement l'objet d'une répertoriation particulière liée à leur statut. Outre le risque batimentaire courant, mais qui peut prendre ici un caractère particulier, ces installations peuvent faire l'objet d'actes à visée terroriste susceptibles de mettre en œuvre des techniques d'agression spécifiques. La couverture du risque batimentaire / technique nécessite des composantes de secours classiques éventuellement renforcées par des moyens spécifiques liés à l'activité propre à l'établissement. A ce titre, la répertoriation de ces établissements est fortement préconisée. La rédaction de fiches réflexes spécifiques, éventuellement transcrites en consignes de départ automatisées pour maintenir la confidentialité de certaines informations, est également préconisée. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel sur la protection de ces bâtiments particuliers. Conforme au risque batimentaire courant pour l'aspect classique. Très faible à faible pour l'aspect terroriste. Rares à la date de rédaction du présent document. Le risque batimentaire «techniques» est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 46
Risque : Batimentaire Vieilles villes L extension au cours du temps des agglomérations actuelles à partir d un noyau urbain initial, souvent d époque moyenâgeuse, est une caractéristique de nombreuses villes du département. Ces cœurs de ville de construction ancienne constituent à la fois un patrimoine historique à préserver et à mettre en valeur mais également un défi constant à la distribution des secours. De plus, le renouveau de certains de ces cœurs historiques provoque une attraction immobilière forte et recherchée qui entraîne l apparition d une population aux us modernes dans un environnement parfois difficilement compatible avec les aspirations de sécurité de cette population et propres à une ville moderne. Les vieux quartiers des agglomérations du département sont des secteurs géographiques avec une densité de population importante et un tissu batimentaire dont les caractéristiques de desserte et de construction sont d un autre âge. Le risque essentiel reste le risque courant mais il est aggravé par : les difficultés d accessibilité aux engins classiques d incendie et de secours ; l inadaptation de l environnement à la mise en oeuvre des moyens classiques d incendie et des secours ; les éventuels problèmes de défense en eau de ces secteurs. Ces paramètres d aggravation sont en mesure de mettre en défaut notre réponse opérationnelle actuelle. En conséquence, il existe également des potentialités d extension de sinistres qui n ont pas lieu d être dans un environnement moderne. La couverture du risque batimentaire / Vieilles villes correspond à la couverture batimentaire de risque courant aggravé par les difficultés liées à la pénétration et l accessibilité des engins classiques d incendie et des engins de secours, notamment les échelles aériennes. En conséquence, elle ne peut être «normalisée» et se doit d être adaptée au cas par cas. Des études spécifiques se doivent d être menées sur toutes les agglomérations concernées afin de déterminer les moyens adaptés propres à assurer cette couverture. Elaborer un plan d intervention pour chaque site à ruelles étroites. Equipement : Selon les préconisations de groupes de travail spécifiques, se doter des moyens adaptés pour la couverture de ces zones géographiques. Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel sur la protection de ces zones urbaines spécifiques et les former aux techniques d emploi des matériels définis après études pour la couverture du risque. Conforme au risque batimentaire courant pour l'aspect classique. Nombreux à la date de rédaction du présent document. Le risque batimentaire «vieilles villes» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 47
Risque : Chimie «Détention et Utilisation» La détention et l'utilisation de produits chimiques sont une composante classique de l'activité humaine de nos jours. Elle relève de plusieurs domaines : industrie, recherche et enseignement De même, les contraintes réglementaires distinguent dans ces domaines, les sites présentant des risques importants de ceux entrant dans un cadre moins restrictif. L'extension des agglomérations apporte une composante de proximité de plus en plus pesante sur des sites qui avaient été initialement rejetés en périphérie. Dans le département des Alpes-Maritimes, le risque lié à la détention et à l'utilisation de produits chimiques relève essentiellement de l'industrie de la parfumerie, du stockage de GPL et de la recherche industrielle. Les sites concernés se situent essentiellement sur les communes de : Grasse (5 Seveso seuil bas / 12 PSS / 15 POI) Mougins (1 PSS / 1 POI) Valbonne (1 PSS / 2 POI) Gilette (1 Seveso seuil bas / 1PSS / 1 POI) Carros (1 Seveso seuil haut / 5 POI) Bar sur Loup (1 Seveso seuil haut / 1 Seveso seuil bas / 1 POI) St Martin du Var (1 POI) Contes (1 POI) Peillon (1 POI) Villeneuve Loubet (1 PSS / 1 POI) La Roquette sur Var (1 Seveso seuil bas) Les études de danger détenues par la DRIRE montrent, dans tous les cas, le maintien du risque dans l'enceinte de l'établissement (pour les scénarii retenus) et l'absence d'effet "domino". Le GT Ouest, le GT Centre et le GT Nord (sur sa partie méridionale) se partagent l'implantation de ces sites. Le reste du risque chimique sur le département n'est constitué que par des détentions de produits en faibles quantités mais sur des sites très diversifiés géographiquement. A noter toutefois, la détention de chlore liquide pour l'assainissement de l'eau destinée à la consommation humaine dans de nombreuses communes, qui représente 147 bouteilles de 49 kg soit 6703 kg de chlore liquide. Elle est assurée par 5 CMIC (Cannes, Grasse, Cagnes sur mer, Nice et Menton), 1 berce de soutien «Risques Technologiques» et 1 Cellule Identification (PCU Antibes). Cette structure doit être redéployée afin de permettre une optimisation des réponses opérationnelles. Toutefois, cette structure ne répond qu à un besoin d analyse des produits et de mesures conservatoires. Elle se doit d être complétée par des moyens assurant la couverture du risque courant notamment en cas d incendie. La couverture globale de ce risque, actuellement validée dans les plans de secours adaptés, se doit de demeurer réaliste dans l'expression des demandes formulées aux exploitants par rapport aux possibilités techniques du SDIS. Equipement : Redéployer et optimiser les vecteurs CMIC de reconnaissance sur 1 ou 2 points de stationnement dans le département à proximité d'axes de circulation desservant le département (site prioritaire CIS Saint Isidore et site secondaire CIS Cannes-Bocca) Déployer les vecteurs CMIC complémentaires sur des CIS à spécialiser mais disposant d un potentiel humain suffisant. Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC avec au minimum une équipe de 3 hommes en privilégiant la mixité des spécialités (RCH, RAD). Formation : Assurer FI et FMA en risques chimiques pour atteindre un potentiel de 85 hommes. Faible à la date de rédaction du présent document. Quantifiée par sites dans les plans de secours et les études de danger. 48
Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque chimique relatif à la détention et à l'utilisation de ces produits est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 49
Risque : Electrique «Caténaires» La traction électrique des trains est le mode de propulsion prépondérant sur le réseau ferré français en exploitation. L ensemble des lignes de Réseau Ferré de France qui parcourent le département des Alpes- Maritimes est alimenté en 25 kv alternatif monophasé 50 Hz. Ces lignes sont concentrées sur la bordure littorale entre la limite départementale du Var et la frontière italienne et sur l axe Cannes Grasse. Indépendamment des travailleurs qui assurent des opérations de maintenance ou des travaux sur les voies ferrées et qui disposent de formations spécifiques et de moyens propres de protection, le public peut être soumis à des chocs électriques soit directs (volontaires), soit indirects suite à une dégradation du caténaire (rupture, défaut d isolement, ). De même, l environnement peut être atteint par une cause indirecte provenant de la dégradation d une caténaire (risque d incendie, ). La couverture du risque électrique lié aux installations de caténaires sur le réseau ferré du département est assurée par les CIS situés dans la zone d installation de ces lignes. Les conséquences du risque sont susceptibles de rester très limitées et leur prise en compte se résume à des actions de secours à personnes et/ou d extinction d incendie, nos services n étant pas habilités à travailler sur des installations électriques en tension. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Faible à la date de rédaction du présent document. 1 personne tuée par contact volontaire avec une caténaire en gare de Nice. Le risque électrique lié aux installations de caténaires sur le réseau ferré est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 50
Risque : Incendie Aéronef sur plateforme La plateforme aéroportuaire de Nice ainsi que celle de Cannes-Mandelieu accueillent un trafic très important durant toute l année tant en vols commerciaux qu en fret. De multiples facteurs peuvent entraîner un incident susceptible de générer un incendie sur un aéronef posé sur la plateforme (indépendamment d une éventuelle action délibérée) : ravitaillement en carburant, incident sur un moteur, échauffement d un train d atterrissage, Il convient de prendre en compte une phase de roulage ainsi qu une phase d atterrissage comme parties intégrantes de ce même type (même si cette dernière peut être consécutive à un incident en vol). A ce titre, la phase de roulage constitue un danger particulier car elle représente environ 6 % des accidents de vol et comporte, au travers du plein en carburant des réservoirs, un risque accru de développement d un incendie. Toutefois, la part des incendies au sein des sinistres survenus en aviation est inférieure à 10 % des causes d accident. Le risque d incendie d un aéronef au sol sur une plateforme aéroportuaire du département constitue une éventualité aux conséquences potentiellement lourdes. Selon la localisation temporelle de l incident, les répercutions peuvent être multiples : Immobilisation de la plateforme au trafic : cet aléa est d autant plus fort que le sinistre se produit sur une zone de circulation. Il en résulterait une perte d exploitation importante proportionnelle à la durée d immobilisation. Atteintes aux personnes : cet aléa est évidement plus important si l aéronef a déjà embarqué ses passagers. Il convient de tenir compte des éventuels personnels de maintenance au sol si l aéronef est toujours en stationnement ainsi que des personnes dans les terminaux en cas d atteintes importantes aux biens (voir ci-dessous). Atteintes aux biens : cet aléa est multiple selon l ampleur et le développement du sinistre. Indépendamment de l aéronef lui-même, il peut se produire une atteinte aux infrastructures aéroportuaires (maximale en cas de proximité et/ou d explosion de l aéronef). La couverture du risque nécessite des moyens lourds d extinction ainsi que potentiellement des moyens de secours aux personnes en grand nombre selon les paramètres du sinistre. Cette couverture est assurée par les GT Ouest (Cannes Mandelieu) et Sud (Nice) qui disposent de moyens humains et matériels importants. De plus, pour l aéroport de Nice, des moyens internes de défense incendie (SSILIA) sont très conséquents et rapidement mis en œuvre afin de pallier toute extension d un sinistre naissant. Toutefois, un renforcement des GT concernés par un engin grande puissance mousse ou équivalent est envisageable afin de compléter utilement les moyens actuels. Equipement : Doter les GT Sud et Ouest de moyens équivalents à un ensemble grande puissance mousse (création de groupe Liquides InFlammables) destiné à compléter les moyens classiques de lutte contre l incendie. Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration avec les services de secours de la plateforme aéroportuaire. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie d aéronef sur la plateforme aéroportuaire est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département. 51
Risque : Incendie Aéronef en approche La plateforme aéroportuaire de Nice ainsi que celle de Cannes-Mandelieu accueillent un trafic très important durant toute l année tant en vols commerciaux qu en fret. La phase d approche et d atterrissage d un aéronef est celle où se déroulent statistiquement plus de la moitié des accidents survenant à un aéronef même si elle ne constitue pas celle où l on déplore le plus de victimes. Toutefois, l arrivée d un aéronef déjà victime d un incendie à bord, même si elle présente des risques très importants liés à la difficulté potentielle de maîtrise de l avion dans sa phase d atterrissage, a le mérite de mettre en alerte en amont les services de secours et de planifier au mieux, même si c est dans l urgence, l action des moyens de lutte. De même, un incendie lié à la phase d atterrissage (échauffement d un train d atterrissage, ) est une éventualité largement prise en compte par les services de secours aéroportuaires. Le risque d incendie d un aéronef en approche ou à l atterrissage sur une plateforme aéroportuaire du département constitue une éventualité aux conséquences potentiellement lourdes. Selon la localisation temporelle de l incident, les répercutions peuvent être multiples : Immobilisation de la plateforme au trafic entraînant une perte d exploitation importante proportionnelle à la durée d immobilisation ; Atteintes aux personnes qui peuvent résulter autant de l incendie que des dégâts structurels subis par l appareil lors de son contact avec le sol ; Atteintes aux biens éventuelles selon la trajectoire de l aéronef ou la perte en vol de parties de structures. Toutefois, il convient de noter que les moyens de défense incendie propres à l aéroport (notamment à Nice) sont très conséquents et rapidement mis en œuvre afin de pallier ce risque. La couverture du risque nécessite des moyens lourds d extinction ainsi que potentiellement des moyens de secours aux personnes en grand nombre. Cette couverture est assurée par les GT Ouest (Cannes- Mandelieu) et Sud (Nice) qui disposent de moyens humains et matériels importants. De plus, pour l aéroport de Nice, des moyens internes de défense incendie (SSILIA) sont très conséquents et rapidement mis en œuvre afin de lutter contre tout sinistre. Toutefois, un renforcement des GT concernés par un engin grande puissance mousse ou équivalent est envisageable afin de compléter utilement les moyens actuels. Equipement : Doter les GT Sud et Ouest de moyens équivalents à un ensemble grande puissance mousse (création de groupe Liquides InFlammables) destiné à compléter les moyens classiques de lutte contre l incendie. Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration avec les services de secours de la plateforme aéroportuaire. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie d aéronef en approche de la plateforme aéroportuaire est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département. 52
Risque : Incendie Ferroviaire en gare Les lignes ferroviaires qui sillonnent le département comportent : Marseille / Vintimille : 24 gares ; Nice / Cunéo : 9 gares ; Cannes / Grasse : 3 gares (plus 3 arrêts) ; Nice / Digne : 9 gares (plus 5 stations ou haltes). Leur fréquentation, en nombre de passagers et de trains (voyageurs ou fret) est très variable selon la ligne considérée et les heures envisagées. De même, la fréquentation des gares par le public, hors accès aux quais, est très variable et non quantifiée. Comme le risque d incendie sur un convoi en pleine voie, le risque d incendie sur un convoi en gare dans le département est un risque potentiel multiforme qui doit être abordé en fonction de paramètres interdépendants qui sont le type de wagon incriminé et le type de gare, site du sinistre : Sur une voiture de voyageurs, un risque complémentaire à l incendie d atteinte aux personnes par effet direct est possible. Un effet indirect est à prendre en compte par suite d un mouvement de panique avec évacuation anarchique des passagers sur la voie sans coupure préalable de cette dernière. Sur un wagon de marchandises, le fret transporté peut constituer un élément aggravant du sinistre. Si le sinistre se produit dans une gare de voyageurs, le risque peut être majorée par la fréquentation de la gare à l heure du sinistre. Si le sinistre se produit dans une gare de marchandises, il sera minoré par l absence de public en grand nombre (exception faite des passagers éventuels du convoi). Un sinistre sur convoi en gare pose de façon moins accrue qu en pleine voie le problème de l accessibilité des moyens de lutte et des secours au convoi indépendamment des difficultés liées à la consignation éventuelle des caténaires et à la coupure des voies environnantes. La couverture est assurée sur la frange littorale du département avec le support des CIS à fort potentiel humain et matériels qui la défendent. En revanche, les lignes secondaires Nice Cunéo et Nice Digne, dans leur desserte intérieure du département, sont plus vulnérables par le manque de moyens lourds présent dans les CIS des parcours et les délais d'acheminement de ces moyens sur le site d'un sinistre ainsi que par une couverture sanitaire plus faible que sur le littoral. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration avec la SNCF et les Chemins de Fer de Provence. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Rares à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie d un convoi en gare est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département. 53
Risque : Incendie Ferroviaire sur voie Les trafics voyageurs et fret qui transitent dans le département des Alpes-Maritimes représentent des volumes très importants. Les quatre lignes qui parcourent le département dont certaines en voie unique, alimentées par énergie électrique ou diesel, ont des taux de fréquentation variables selon les horaires et les lignes envisagées, tant en passagers qu en nombre de convois en circulation. Le risque d incendie sur un convoi sur voie dans le département est un risque potentiel multiforme qui doit être abordé en fonction de paramètres interdépendants qui sont le type de wagon incriminé et le lieu du sinistre : Sur une voiture de voyageurs, un risque complémentaire à l incendie d atteinte aux personnes par effet direct est possible. Un effet indirect est à prendre en compte par suite d un mouvement de panique avec évacuation anarchique des passagers sur la voie sans coupure préalable de cette dernière. Sur un wagon de marchandises, le fret transporté peut constituer un élément aggravant du sinistre. Si le sinistre se produit en pleine voie à l air libre, le risque est potentiellement minimisé par la facilité probable de traitement. Si le sinistre se produit dans un tunnel, il sera majoré par la difficulté potentielle d accès et les effets indirects du sinistre sur l environnement clos. Un sinistre sur convoi en pleine voie pose nécessairement le problème de l accessibilité des moyens de lutte et des secours au convoi indépendamment des difficultés liées à la consignation éventuelle des caténaires et à la coupure des voies environnantes. La couverture est assurée sur la frange littorale du département avec le support des CIS à fort potentiel humain et matériel qui la défendent. En revanche, les lignes secondaires Nice Cunéo et Nice Digne, dans leur desserte intérieure du département, sont plus vulnérables par le manque de moyens lourds présent dans les CIS des parcours et les délais d'acheminement de ces moyens sur le site d'un sinistre ainsi que par une couverture sanitaire plus faible que sur le littoral. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration avec la SNCF et les Chemins de Fer de Provence. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie d un convoi en pleine voie est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département. 54
Risque : Incendie Industriel Le département des Alpes-Maritimes comporte plus de 200 établissements industriels sur son territoire qui sont néanmoins concentrés sur le littoral et le moyen pays. Les activités développées sont très variées en fonction du classement dans les rubriques ICPE de la réglementation. Certains établissements représentent un risque important par leur implantation et/ou les activités qui s y déroulent. Le risque incendie sur un site industriel, outre la détérioration d un outil de travail et les pertes d exploitation qui en résultent, constitue un ensemble de risques interdépendants qui peuvent prendre une ampleur différente selon l évolution du sinistre. La localisation du sinistre constitue un élément déterminant pour le traitement de l intervention : Zone de stockage des produits de base ; Zone de stockage des produits finis ; Zone de transformation des produits de base ; Zone annexe aux process de fabrication. D autre part, la gestion des éventuels rejets vers l extérieur (fumées, eaux d extinction) est un facteur de risques supplémentaires pour la population et l environnement. La couverture du risque est assurée par des GT à fort potentiel matériel et humain. Toutefois, ce type de sinistre présente des particularités liées à l activité même de l entreprise qui peut combiner le risque incendie avec des risques connexes. D autre part, l incendie d une structure industrielle peut demander de nombreuses heures d intervention ainsi qu un potentiel hydraulique très important, voire des moyens d extinction spécifiques (mousse, poudre). Equipement : Mettre en forme des moyens équivalents à un ensemble grande puissance mousse (création de groupes Liquides InFlammables) ainsi que des moyens équivalents à un ensemble grande puissance poudre. Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration avec les exploitants des sites les plus sensibles. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Rares incendies sans conséquences particulières à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie industriel est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 55
Risque : Incendie Navire (port) Le trafic maritime dans les ports du département comprend : la plaisance qui est très développée sur toute la façade maritime avec une part de grande plaisance sur les ports de Cannes et Antibes ; le trafic commercial avec les liaisons Continent Corse, les activités de croisière et le trafic de fret (transport de ciment) essentiellement basés sur les ports de Nice et de Villefranche. Ces activités sont accrues en période estivale où la fréquentation des ports est maximale et le rythme des mouvements de navires très soutenu. Au trafic maritime se superpose une composante qui peut être englobée dans le risque : la présence de plusieurs chantiers navals sur le département où les opérations de carénage ou de réparations sont génératrices de risques potentiels supplémentaires sur les navires. Le risque d incendie d un navire dans un port du département est un risque multiforme qui dépend du type de navire considéré. Les navires de plaisance, en général de faible tonnage, sont certainement les plus soumis à des aléas générateurs d incendie (défaut de ventilation des compartiments moteurs au démarrage, alimentation en carburant en flexibles, dégradation des circuits électriques du bord, ) couplés à une coque et des superstructures en matériaux facilement inflammables. Il en résulte, outre une forte probabilité de destruction totale du navire, un risque fort de propagation aux autres navires à proximité en cas de sinistre survenant à quai. Les navires de commerce disposent d un service de sécurité interne qui est en mesure de minimiser les effets d un aléa. Toutefois, un sinistre à bord d un tel navire à quai peut engendrer un mouvement de panique des passagers. En revanche, l extinction d un tel sinistre impose de prendre en compte des paramètres spécifiques pour éviter de générer des aléas supplémentaires notamment un phénomène de carène liquide. Pour les chantiers navals, le risque réside dans tous les travaux de maintenance effectués qui comprennent des opérations sources d incendie direct. Le risque est accru par le fait que les navires sont proches les uns des autres sans possibilité de les manœuvrer pour les écarter d un éventuel sinistre. La couverture du risque est assurée par des GT à fort potentiel matériel et humain. Toutefois, ce type de sinistre présente des particularités qui nécessitent une formation spécifique. De plus, si pour une action au sein de chantiers navals, des moyens classiques d extinction peuvent s avérer suffisants, un sinistre sur un navire à quai peut demander de nombreuses heures d intervention ainsi qu un potentiel hydraulique très important. Dans ce cadre, l utilisation de la vedette «Jean Giraud 2» en complément des moyens propres aux GT déjà dotés, en collaboration avec le GIR, est à privilégier. Opérations : Mettre en place une consigne pour feux de bateaux notamment avec l utilisation de la vedette «Jean Giraud 2» en collaboration avec le GIR. Doter le SDIS d une réserve en émulseur suffisante pour assurer l extinction d un sinistre d ampleur dans un chantier naval. Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels en spécialité «feux de navires». FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration notamment avec les équipes spécialisées des différentes compagnies de navigation. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Quelques incendies de navires de faible à moyen tonnage sans incidence particulière à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie de navire dans un port du département est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert. 56
Risque : Incendie Navire (en mer) Le trafic maritime dans les ports du département comprend : la plaisance qui est très développée sur toute la façade maritime avec une part de grande plaisance sur les ports de Cannes et Antibes ; le trafic commercial avec les liaisons Continent Corse, les activités de croisière et le trafic de fret (transport de ciment) essentiellement basés sur les ports de Nice et de Villefranche. Ces activités sont accrues en période estivale où la fréquentation des ports est maximale et le rythme des mouvements de navires très soutenu. Durant cette période, le nombre de navires qui croisent au large des côtes est très important ce qui, paradoxalement, multiplie le risque par le nombre de navires potentiellement concernés et le diminue par le nombre de navires susceptibles de porter une assistance rapide aux passagers du navire concerné. Le risque d incendie d un navire dans en mer au large du département est un risque multiforme qui dépend du type de navire considéré. Même si la responsabilité de l action dépend du Préfet Maritime, on ne peut envisager une absence de réponse des services de secours à terre surtout si le navire est proche des côtes ou fait route sur un port du département malgré le sinistre. Les navires de plaisance, en général de faible tonnage, sont certainement les plus soumis à des aléas générateurs d incendie et les plus vulnérables. Un incendie en mer conduira immanquablement à la destruction du navire et éventuellement à des atteintes plus ou moins graves des passagers par suite de l incendie ou de l abandon du navire. Un navire de grande plaisance présentera un profil intermédiaire entre la petite plaisance et le navire de commerce selon les qualifications et les capacités du personnel du bord. Les navires de commerce disposent d un service de sécurité interne qui est en mesure de minimiser les effets d un aléa. Toutefois, un sinistre à bord d un tel navire en mer peut déborder sur un mouvement de panique des passagers ou entraîner une évacuation du navire. En revanche, l extinction d un tel sinistre impose de prendre en compte des paramètres spécifiques pour éviter de générer des aléas supplémentaires notamment un phénomène de carène liquide. Un éventuel remorquage n est pas à exclure mais relève de l action de services spécialisés de la Marine Nationale. La couverture du risque appartient au Préfet Maritime et aux moyens mis à sa disposition. Cependant, on ne peut accepter une absence de réponse des services de secours à terre surtout si le navire est proche des côtes ou fait route sur un port du département malgré le sinistre. Toutefois, il faut d abord convenir que ce type de sinistre présente des particularités qui nécessitent une formation spécifique. L extinction d un sinistre sur un navire en mer, outre les particularités mentionnées ci dessus peut nécessiter rapidement des moyens hydrauliques importants notamment en cas de défaillance par suite du sinistre des moyens du bord. Dans ce cadre, l utilisation de la vedette «Jean Giraud 2» en complément des moyens propres aux GT déjà dotés, en collaboration avec le GIR, est à privilégier.. Opérations : Mettre en place une procédure opérationnelle pour feux de navires notamment avec l utilisation de la vedette «Jean Giraud 2» ou d un vecteur aérien en collaboration avec le GIR. Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels en spécialité «feux de navires». FMA à développer sur ce type de sinistre en collaboration notamment avec les équipes spécialisées des différentes compagnies de navigation. Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Quasiment nuls à la date de rédaction du présent document. Le risque lié à un incendie de navire en mer au large du département est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département. 57
Risque : Industriel Hors ICPE Indépendamment des ICPE, d autres établissements à caractère industriel mais qui sont sous les seuils de déclaration parsèment le département sur une zone géographique qui se confond avec l urbanisation générale, même s ils sont parfois en bordure de ces zones. Si les premiers font l objet, dans leur grande majorité, d une répertoriation, il n en est pas nécessairement de même pour les seconds. Le risque lié à un site industriel non ICPE comporte, mais dans une moindre proportion, les mêmes composantes que le risque en ICPE avec toutefois une modération liée aux quantités maximales de produits pouvant être mises en cause : Détérioration d un outil de travail et pertes d exploitation qui en résultent ; Risque incendie apparenté au risque courant ; Risque pollution (terrestre, atmosphérique, aquatique) ; Risque toxique (chimique direct ou indirect) ; Risque sanitaire (direct ou indirect). Cette minoration rapproche ce risque du risque courant en maintenant néanmoins des composantes particulières qui peuvent résulter : De l imbrication de la structure en cause dans le tissu urbain ; De la méconnaissance des structures comparée aux ICPE. La couverture du risque est généralement assurée par des GT à fort potentiel matériel et humain et s apparente à la couverture du risque courant. Toutefois, ce type de risque peut présenter des particularités liées à l activité même de l entreprise qui peut combiner plusieurs risques entre eux. L engagement concomitant de moyens spécialisés et de moyens classiques est possible sur ces structures. L ossature générale de la couverture sera assurée par les moyens du risque courant éventuellement renforcés par des moyens particuliers (existants ou à prévoir en dotation). Equipement : Selon les besoins exprimés dans les différents risques. Personnel : Néant Formation : FMA à développer sur ce type de sinistre et maintenir le niveau de connaissance du secteur. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Divers incidents en nombre modéré avec ou sans conséquences particulières à la date de rédaction du présent document. Le risque industriel hors ICPE est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département. 58
Risque : Nucléaire Le terme de risque nucléaire ne peut s'appliquer qu'à un événement concernant une installation nucléaire de base (INB) ou l'utilisation non conventionnelle de l'énergie nucléaire. Le département des Alpes-Maritimes n'est pas un siège d'implantation d'installation nucléaire de base. Les plus proches sont Cadarache (INB) et l'arsenal de Toulon (INB Secrète). Le risque lié à ces installations ne peut se manifester dans le département que dans des conditions fort improbables de dérive d'un événement ayant touché l'une de ces proches installations. Toutefois, l'expérience montre qu'un événement plus lointain de forte ampleur peut avoir un impact potentiel sur le département. L'utilisation de matières nucléaires à des fins non conventionnelles peut relever soit d'un conflit armé, soit d'une action à visée terroriste. Dans tous les cas, l'impact potentiel dans toutes ces composantes (humaine, matérielle, économique, médiatique, sociologique) ne peut être quantifié mais entre dans un champ de démesure. La couverture du risque nucléaire lié à un événement sur une INB ne conduit à envisager que de disposer de moyens de mesures propres à permettre d'appréhender l'impact humain et environnemental de l'événement. Toutefois, l'appel à des renforts zonaux et nationaux qualifiés pour renforcer les moyens départementaux est une nécessité opérationnelle. L'utilisation de matières nucléaires à des fins non conventionnelles dépasse le cadre de cette étude. La portée nationale ou internationale d'une telle situation nécessite la mise en œuvre de moyens dépassant les capacités opérationnelles du département. Equipement : Matériels de détection rudimentaire dans les engins de premier secours (VSAB, FPTL, FPT, VSR, VLO). Maintenir l'équipement d'une CMIR. Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC en privilégiant la mixité des spécialités (RAD, RCH). Formation : FI et FMA des personnels qualifiés. Information générale des personnels sur les risques conformément aux textes en vigueur. Négligeable à la date de rédaction du présent document. 1986 : Explosion de la centrale de Tchernobyl Contamination aérienne et surfacique de certaines zones du département. Le risque nucléaire est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 59
Risque : Pollution «Atmosphère» En l absence d une source d émission de polluant spécifique, la pollution atmosphérique est essentiellement liée à une pollution photochimique constituée d un mélange de polluants formés dans la troposphère sous l effet du rayonnement UV à partir de polluants précurseurs émis par des sources naturelles et les activités humaines : Oxydes d azote (NO x ) issus des processus de combustion ; Composés organiques volatils (COV) : hydrocarbures, essences, solvants, Le principal indicateur de la pollution atmosphérique est l ozone. La pollution atmosphérique est un phénomène essentiellement estival sous régime anticyclonique. Le département est soumis à l influence des masses d air issues du golfe de Gênes. Des seuils d alerte ont été définis pour la mise en place d actions d information ou de mesures d urgence : Concentration de 180 µg/m 3 d air sur 1 heure = informations et recommandations ; Concentration de 240 µg/m 3 d air sur 3 heure = niveau 1 mesures d urgence ; Concentration de 240 à 300 µg/m 3 d air sur 3 heure = niveau 1 renforcé mesures d urgence renforcées ; Concentration de 300 à 360 µg/m 3 d air sur 3 heure = niveau 2 mesures d urgence aggravées ; Concentration supérieure à 360 µg/m 3 d air = niveau 3 mesures d urgence maximales. Le département dispose de 12 stations de mesures de la pollution atmosphérique. Statistiquement, seul le niveau 1 concerne le département pour un nombre de jours moyen de 5 à 10 par an. La pollution atmosphérique photochimique est susceptible d induire des manifestations physiologiques chez les individus sensibles ou de santé défaillante, d autant plus que le niveau est élevé et que l état de santé est fragile. Ce risque est maximalisé en zone littorale car elle concentre l essentiel de l activité humaine départementale ainsi que la population susceptible d être touchée. Pour les services du SDIS, la couverture du risque se bornera à des actions de secours à personnes compte tenu des troubles physiologiques constatés. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel à ce risque notamment pour prévenir les effets physiologiques particuliers découlant de notre activité opérationnelle. Très faible à la date de rédaction du présent document. Rares à la date de rédaction du présent document. Le risque de pollution de l atmosphère est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 60
Risque : Pollution «Aquatique Eaux intérieures» Le département des Alpes-Maritimes dispose d un réseau hydrologique ainsi que de plans d eaux intérieures importants : 20 cours d eau principaux avec un total de 85 affluents ; 93 plans d eau avec des superficies jusqu à 10 hectares (9). Outre les aspects écologique et touristique, ces eaux intérieures sont utilisées pour le captage d eau potable (voir fiche eau potable hors réseau) et pour l irrigation des cultures. De plus, leur débouché en mer pour certaines peut entraîner le transfert d un sinistre vers le littoral et le milieu marin. Les pollutions des eaux intérieures peuvent survenir suite à : un sinistre dans un établissement bordant un cours d eau ou un plan d eau (y compris déversement d eaux d extinction d un incendie) ; un accident de transport de produits potentiellement polluants à proximité d un cours d eau ou un plan d eau ; un acte de malveillance ; un phénomène d inondation drainant des macro déchets ou des produits polluants. Une difficulté consistera à déterminer l existence et l origine de la pollution si l atteinte au milieu n est pas flagrante. Le contexte de la pollution imposera de s assurer dans les plus brefs délais de l innocuité de celle-ci sur l homme notamment au travers d une atteinte des réseaux d eau potable. La couverture du risque consistera à traiter l origine de la pollution (si elle est évidente) ainsi qu à réduire ses effets sur le milieu. Indépendamment du traitement de la cause si elle relève directement des moyens du SDIS, l action sera limitée à la fourniture de personnels et de matériels pour la reconnaissance du sinistre (avec participation à une campagne de prélèvements éventuels) ainsi que de personnels pour la phase de dépollution et pour la participation à une structure de commandement. Equipement : Maintenir le niveau d équipement actuel du SDIS. Personnel : Néant Formation : Assurer une FMA des personnels dans ce domaine notamment sur l utilisation des moyens en dotation au sein du SDIS. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Rares à la date de rédaction du présent document. Le risque de pollution aquatique en eaux intérieures est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 61
Risque : Pollution «Aquatique Maritime» La préservation du littoral face à une pollution maritime est un enjeu majeur pour le département tant sur un plan écologique que financier. En effet, une atteinte du littoral en période touristique serait catastrophique pour l économie départementale à courte et moyenne échéance. Le département des Alpes-Maritimes se trouve en bordure d un axe maritime important dans le trafic entre Gênes et Barcelone notamment ainsi que par le trafic Corse Continent et l activité de croisière et de grande plaisance. En conséquence, l atteinte du littoral est envisageable en cas de : Dégazage d un navire au large. Cette éventualité est l une des plus probable. Naufrage d un navire au large ou à proximité des côtes. Ce cas est d autant plus sévère s il s agit d un transport d hydrocarbures entre Gênes et Barcelone. Déversement accidentel d un chargement lors d une opération de ravitaillement d un navire. Ce cas de figure limite la pollution en général à l enceinte d un port. Selon la quantité déversée et les conditions météorologiques et hydrologiques, l atteinte peut être faible à majeure. La qualité du littoral atteint aura un impact sur le mode de traitement du sinistre et sa durée. Certaines pollutions (macro déchets) issues généralement d un déversement en mer de déchets provenant de l activité humaine représentent également une part non négligeable des risques de pollution maritime. Toutefois, leur traitement est plus aisé même si leur survenue peut induire certains désagréments à l exploitation générale du littoral. La couverture du risque dépend en premier lieu des moyens à disposition du Préfet Maritime. Le SDIS s inclut dans ce dispositif en qualité de participant. De plus, les moyens détenus par le SDIS (barrages et matériels de dépollution) ne permettent pas d assurer une lutte efficace contre une pollution majeure. L action du SDIS est limitée à la fourniture de personnels et de matériels pour la reconnaissance du sinistre ainsi que de personnels pour la phase de dépollution et pour la participation à une structure de commandement. Equipement : Maintenir le niveau d équipement actuel du SDIS. Personnel : Néant Formation : Assurer une FMA des personnels dans ce domaine notamment sur l utilisation des moyens en dotation au sein du SDIS. Très faible à la date de rédaction du présent document. Pollution importante suite au naufrage du Haven dans le golfe de Gênes. Plusieurs pollutions diffuses à moyennes sur le littoral à la date de rédaction du présent document. Le risque de pollution aquatique maritime est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 62
Risque : Pollution «Terrestre» Les pollutions terrestres sont en général des événements d ampleur limitée. Le risque lié à une pollution terrestre est dépendant de plusieurs facteurs : Nature du polluant ; Quantité de polluant répandue ; Zone de dispersion ; Possibilité de transfert du polluant (notamment vers des zones aquifères). Dans le département, les causes d un tel risque sont essentiellement liées à : un transport de produit par vecteur routier ou ferroviaire ; la rupture totale ou partielle d une canalisation de fluide ; un déversement de produits dans une installation industrielle (direct ou suite à sinistre) ; un épandage massif de produits phytosanitaires (direct ou suite à sinistre). Les zones concernées sont donc : les axes de communication et leurs abords ; les sites de stockage et de transformation des produits ; les tracés des canalisations enterrées. Il faut noter que, dans le département, nombre de ces zones sont situées en milieu urbanisé et donc peuvent engendrer des difficultés supplémentaires. L existence d un réseau hydrogéologique important est également source de difficultés potentielles supplémentaires. La couverture du risque consistera à traiter l origine de la pollution (si elle est évidente) ainsi qu à réduire ses effets sur le milieu. Indépendamment du traitement de la cause si elle relève directement des moyens du SDIS, l action sera limitée à la fourniture de personnels et de matériels pour la reconnaissance du sinistre (avec participation à une campagne de prélèvements éventuels) ainsi que de personnels pour la phase de dépollution et pour la participation à une structure de commandement. Equipement : Maintenir le niveau d équipement actuel du SDIS. Personnel : Néant Formation : Assurer une FMA des personnels dans ce domaine notamment sur l utilisation des moyens en dotation au sein du SDIS. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque de pollution terrestre est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 63
Risque : Radioactivité «Détention et Utilisation» La détention et l'utilisation de produits radioactifs relèvent de plusieurs domaines : industrie, recherche et enseignement, médical De nombreuses applications nécessitent de disposer de ce type de produits pour fonctionner même si le recours à des techniques différentes tend aujourd'hui à se généraliser. Il convient de distinguer les produits artificiels des produits naturels d'autant que la réglementation n'a intégré ces derniers que récemment dans les obligations de déclaration. Il existe environ 110 détenteurs de radioéléments artificiels répertoriés sur le département. La détention de produits naturels est totalement inconnue. Ces détenteurs regroupent environ 260 sources radioactives de tous types dont les activités sont très variables (de quelques kbq à plusieurs TBq). La répartition géographique de ces détenteurs est la suivante sur les secteurs actuels des GT: GT Centre : 35 GT Est : 2 GT Nord : 3 GT Ouest : 15 GT Sud : 55 Cette répartition ne couvre pas la totalité de la superficie du département mais est limitée à la zone littorale et aux proches communes de la zone côtière. Ces détenteurs sont répartis dans des branches d activité très différentes au sein de 2 familles de base : médical et industriel. Il est à noter que ces activités peuvent générer des déchets dont la gestion relève de la réglementation sur les activités nucléaires (stockage, décroissance, ). Les risques liés à la détention et à l utilisation comportent : L incendie de la zone de stockage ou de manipulation avec ou sans destruction du produit ; L explosion de la zone de stockage ou de manipulation avec ou sans destruction ou dispersion du produit ; L erreur de manipulation entraînant la dispersion du produit ou l atteinte du manipulateur et/ou des personnels à proximité ; La perte du produit dans sa zone de manipulation ou à proximité ; L incendie de la zone de stockage des déchets éventuels. Il est à noter un risque induit lié à la détention et à l utilisation : le déclenchement de portiques de détection en entrée de site de déchetterie ou d incinération. Ces dispositifs sont rendus obligatoires à compter du 31.12.2005 par un arrêté interministériel sur les sites d incinération et de co-incération. Il est donc logique de penser que leur nombre va croître dans le département et donc être générateur d un risque supplémentaire par la découverte de produits radioactifs dans des déchets classiques. Ce type d intervention est déjà assez courant actuellement mais risque fort de se développer dans l avenir. Si la grande majorité de ces interventions ne concernent que des déchets hospitaliers qui ne présentent pas un risque potentiel important, il n en demeure pas moins que la découverte de sources industrielles ou d éléments radioactifs particuliers reste plausible et susceptible de présenter des risques plus importants. Elle est assurée par 1 CMIR (Nice CIS Saint Isidore). En cas de besoins supplémentaires, la doctrine générale est basée sur le renfort d'unités similaires issues des départements voisins. A ce titre, le 83, le 13, le BMPM et le 84 disposent d'unités équivalentes. La structure départementale ne répond qu à un besoin d analyse des produits et de mesures conservatoires. Elle se doit d être complétée éventuellement par des moyens assurant la couverture du risque courant notamment en cas d incendie. Equipement : Maintenir le vecteur CMIR de reconnaissance sur son site actuel (facilité d'accès au réseau routier départemental). Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC avec au minimum une équipe de 3 hommes en privilégiant la mixité des spécialités (RAD, RCH). 64
Formation : Assurer FI et FMA en risques radiologiques pour atteindre un potentiel de 85 hommes. Modérée (détention et utilisation) à forte (découverte de sources en déchetterie). 81 interventions sur le département entre janvier 2001 et septembre 2006. Le risque radioactif relatif à la détention et à l'utilisation de produits artificiels ou naturels est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 65
Risque : Transport Collectif Aérien Le département des Alpes-Maritimes dispose, au travers de l'aéroport de Nice Côte d'azur (ANCA), de la première plateforme aéroportuaire nationale (hors Aéroports de Paris). A la jonction de 3 régions (Ligurie, Piémont et PACA) et par des stratégies de hub et d'alliances entre compagnies aériennes et le développement du low-cost, cette plateforme voit son trafic en augmentation régulière depuis 1996 et approche désormais les 10 millions de passagers annuels. En complément, l'aéroport de Cannes-Mandelieu, dédié à l'aviation régulière (aviation générale de tourisme et d'affaires), constitue un pôle non négligeable de trafic qui peut recevoir des aéronefs jusqu'à une masse maximale de 22 tonnes métriques (gabarit de l'atr72). De plus le département est survolé au dessus du FL 195 par des routes aériennes ce qui représente un trafic complémentaire. Les études de trafic montrent que le risque moyen sur l'anca est constitué par un accident sur un aéronef commercial avec 80 passagers à bord (équipage en sus). Les données sur les conditions d'approche font ressorti que la procédure ILS en piste 04, employée en conditions météorologiques défavorables et qui concerne environ 46000 vols annuels, est la plus critique en termes de survol de zones habitées et de difficultés de pilotage. De plus, les approches et les décollages sont systématiquement exécutés au dessus de zones maritimes ce qui peut induire des difficultés supplémentaires pour les secours. Pour Cannes-Mandelieu, les études de trafic ne permettent pas de distinguer une probabilité conséquente (nombre de passagers moyens par aéronef = 0,78); En outre, les risques potentiels sont inclus dans l'enveloppe des risques de l'anca. Pour le trafic au dessus du FL195, il est constitué par un nombre de vols journaliers compris entre 213 et 315 (selon période de l'année). Les axes principaux sont orientés SE/NW et ENE/WSW à égale valeur de trafic moyen; La couverture d'un risque moyen sur l'anca correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec incendie potentiel d'une importante quantité d'hydrocarbures. Compte tenu des moyens détenus par le SSIS de l'anca, l'aspect incendie apparaît secondaire par rapport au secours à victimes. Toutefois, un tel accident mobiliserait une importante quantité de moyens sanitaires et humains au détriment de la poursuite de l'activité opérationnelle de gestion du risque courant. De plus, la potentialité d'un développement maritime de l'accident (qui exclut éventuellement l'aspect incendie) nécessite de disposer de moyens nautiques suffisants pour acheminer les moyens adéquats sur le site. A ce titre, seuls les renforts d'autres organismes d'etat ou d'associations sont à même d'assurer ce transport dont la couverture par le seul SDIS ne peut correspondre à une démarche logique. La couverture du risque lié au trafic de survol du département peut être envisagée comme équivalente avec toutefois une approche plus imprécise de l'impact humain indirect lié à la chute potentielle d'un aéronef ou d'éléments d'aéronefs sur une zone urbanisée. Equipement : Néant. Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif au transport collectif aérien est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 66
Risque : Transport Collectif Autoroutier Le département des Alpes-Maritimes est traversé par l'autoroute A8 sur une distance de 65 kilomètres entre la limite Alpes-Maritimes / Var et la frontière italienne. A cela s'ajoute l'autoroute A800 qui dessert la Principauté de Monaco à partir de l'échangeur de Monaco (PR 207.40). Le trafic est généralement dense en toutes périodes avec des pointes saisonnières ainsi que sur certains tronçons. Les valeurs des flux moyens journaliers s'échelonnent entre 17000 et 73000 véhicules (toutes catégories confondues) soit des flux horaires entre 700 et 3000 véhicules avec des pointes sur les créneaux 08 h 00 / 09 h 00 et 17h 00 / 18 h00 en jours ouvrés. Le risque de transport collectif autoroutier concerne autant les transports en transit par le département que ceux qui empruntent une partie du réseau départemental autoroutier pour des destinations intra départementales. Des lignes régulières desservent les villes du département en provenance d'autres métropoles ou en trafic intra départemental. La forte attraction touristique du département induit, souvent sur des périodes courtes en rapport avec des événements particuliers, un afflux de vecteurs de provenances diverses. Les capacités de transport des vecteurs vont d'une dizaine à une cinquantaine de places. Le ratio moyen accident / flux est, pour 2004, de 0,011 soit 1,1%. La tendance nationale à la baisse enregistrée depuis plusieurs années est également applicable dans les Alpes-Maritimes. Le risque est caractérisé par un accident mettant en jeu un vecteur de transport avec nombreuses victimes. Un événement annexe (incendie, chute, ) est envisageable. La couverture d'un risque moyen correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec forte probabilité de désincarcération lourde. Cette couverture est assurée par des CIS à fort potentiel humain et matériel répartis à proximité de l axe autoroutier. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Faible à la date de rédaction du présent document. Quelques accidents mettant en jeu des transports collectifs mais sans impact majeur depuis les 20 dernières années à la date de rédaction du présent document. Sous réserve des préconisations relatives au risque "tunnel autoroutier", le risque relatif au transport collectif autoroutier est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes- Maritimes. 67
Risque : Transport Collectif Ferroviaire Le département des Alpes-Maritimes est desservi par 4 lignes ferroviaires dont 2 supportent un trafic international : Marseille - Vintimille, Nice Cunéo, Nice - Digne et Cannes - Grasse. Ces lignes sont exploitées par deux entreprises, le SNCF (3 lignes) et les Chemins de Fer de Provence (1 ligne). L'essentiel du trafic passager se situe sur la ligne Marseille Vintimille, non par le trafic international qu'elle supporte mais par le trafic TER de la desserte littorale du département notamment entre Nice et Cagnes sur Mer (zone de transit maximale). La future création d'une ligne Grande Vitesse destinée à relier Paris à Nice apportera une nouvelle composante au risque (horizon 2018). Actuellement le trafic a lieu sur 2 voies distinctes pour la ligne Marseille Vintimille et sur une voie unique pour les lignes Cannes Grasse, Nice Cunéo et Nice Digne; Le risque lié au transport collectif ferroviaire ne concerne que les événements mettant en cause exclusivement une partie ou la globalité d'un convoi ferroviaire transportant des passagers : déraillement, choc frontal ou tamponnement. Le risque est majoré sur les lignes à voie unique où la rencontre de 2 convois est envisageable. La qualité générale des infrastructures n'est pas de nature à induire des circonstances aggravantes. A noter en complément que la traction est essentiellement électrique sur l ensemble du réseau du département à l exception du tronçon Breil / Frontière italienne et de la ligne Nice / Digne où la traction est diesel. Certaines portions de voies sont recensées par la SNCF comme d accès difficile : Le Trayas Théoule sur mer = 5 km Eze Menton Garavan = 18 km Drap Cantaron Breil sur Roya = 35 km Tunnel de Tende Frontière italienne = 47 km Sur ces tronçons, l acheminement des secours peut s avérer très délicat. La couverture d'un risque moyen sur l'ensemble des lignes correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec forte probabilité de désincarcération lourde. Cette couverture est assurée sur la frange littorale du département avec le support des CIS à fort potentiel humain et matériel qui la défendent. En revanche, les lignes secondaires Nice Cunéo et Nice Digne, dans leur desserte intérieure du département, sont plus vulnérables par le manque de moyens lourds présent dans les CIS des parcours et les délais d'acheminement de ces moyens sur le site d'un accident ainsi que par une couverture sanitaire plus faible que sur le littoral. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Renforcer en moyens de désincarcération les zones non couvertes. Personnel : Néant Formation : FMA générale sur les spécificités des matériels ferroviaires notamment pour la désincarcération. Faible à la date de rédaction du présent document. 2003 = Collision entre 2 trains, ligne Nice - Cunéo, dans un tunnel, 2 morts, nombreux blessés. Sous réserve des préconisations relatives au risque "tunnel ferroviaire", le risque relatif au transport collectif ferroviaire est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes- Maritimes. 68
Risque : Transport Collectif Guidé Le transport collectif guidé est un mode de transport en plein essor. Sur le plan national, de nombreuses agglomérations ont mis en service ce type de transport ou sont en cours d aménagement pour le recevoir. Il correspond à un transport de grande capacité (capacité intrinsèque des rames et régularité des dessertes) en milieu urbain et répond en grande partie à la résolution des problèmes de saturation de la circulation automobile dans les centres villes. Toutefois, son apparition relativement récente dans les grandes villes lui confère un aspect «inconnu» sur plan des risques par manque de retours d expériences. Le département des Alpes-Maritimes ne dispose que d'une ligne de transport guidé implantée à Nice. Cette ligne parcourt 8,7 kilomètres entre Nice Nord et Nice Est à une vitesse moyenne de 18 km/h. Cette ligne est alimentée en énergie électrique au moyen de caténaires (sauf traversée de la place Masséna) à la tension de 750 V continu. Les rames utilisées sont des rames de 33 mètres de long pour 40 tonnes pouvant emporter un chiffre maximal de 240 personnes. Cette ligne est classifiée comme prioritaire au sens du trafic routier général dans l'agglomération niçoise. Compte tenu de la vitesse maximale d exploitation, la couverture d'un risque maximal sur ce réseau pourrait correspondre à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 2 ème échelon avec probabilité de désincarcération lourde. Cette couverture est assurée par les moyens des CIS du GT Sud avec fort potentiel humain et matériel. Equipement : Prévoir la fourniture des moyens de désincarcération lourde adaptés aux rames (fourniture éventuelle par le soumissionnaire du marché). Personnel : Néant Formation : Assurer une formation spécifique des personnels du GT Sud sur les techniques de désincarcération et de secours aux personnes en cas d'accident sur une rame ainsi que sur l'intervention à proximité des installations d'énergie des rames (caténaires et batteries). Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif au transport collectif guidé est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 69
Risque : Transport Collectif Maritime Avec 36 ports sur sa façade maritime disposant de 16 631 anneaux à quai (excepté Monaco 950 et le port inland de Mandelieu 800), environ 54300 navires immatriculés sur la côte d'azur entre le 01.09.2004 et le 31.08.2005, plus de 20 compagnies de transport touchant régulièrement les ports du département d'une part, et, une fréquentation extérieure importante et l'existence de routes maritimes à fort trafic croisant au large des côtes d'autre part, font du département des Alpes-Maritimes un département a vocation maritime indéniable. Le trafic maritime avec la Corse, l'activité de croisières et de transport intra ou extra départemental et les activités de plaisance sont autant de composantes d'un risque multiforme auquel se superpose une caractéristique saisonnière aggravante. En ce qui concerne les lignes de Corse, les croisières et le trafic international au large, il convient d'envisager que le département peut avoir à faire face à l'accueil de plusieurs centaines de personnes ainsi que la mise en œuvre de moyens de lutte terrestre ou côtiers contre une pollution par hydrocarbures ou produits chimiques. Pour la partie transport intra ou extra départemental et la plaisance, la situation peut être similaire mais dans des proportions moindres. La solidarité des gens de mer prend, pour la couverture du risque de transport collectif maritime, toute sa valeur. Les vecteurs nautiques actuels du SDIS sont suffisants pour assurer une intervention d'ampleur mesurée. En cas d'intervention importante, la collaboration avec les autres services ayant une action en mer (Gendarmerie Maritime, Douanes, SNSM) ainsi que le renfort ou la réquisition de vecteurs privés devrait permettre de faire face. Seules les actions face à des pollutions par hydrocarbures ou produits chimiques ne disposent pas, à ce jour, de moyens suffisants dans le département pour être traitées. Toutefois, le renfort de composantes nationales dans ces domaines est envisageable avec des délais compatibles avec l'évolution de l'intervention. Equipement : Maintenir le potentiel opérationnel des vecteurs nautiques actuels. Personnel : Maintenir le potentiel opérationnel des personnels appelés à servir les vecteurs nautiques. Formation : Maintenir les acquis des personnels appelés à servir les vecteurs nautiques. Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif au transport collectif maritime est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 70
Risque : Transport Collectif Routier Le déplacement par transport collectif routier est l un des modes de transport les plus courants (avec le mode ferroviaire) pour les déplacements sur courte à moyenne distance. Le département des Alpes- Maritimes dispose d un réseau très dense de liaisons routières : Lignes TAM (9 secteurs 42 lignes) Lignes Communauté d Agglomération Nice Côte d Azur (64 lignes) Lignes Communauté d Agglomération Riviera Française (15 lignes) Bus Varmer (3 lignes) Lignes Communauté Agglomération Sophia Antipolis (53 lignes) Syndicat Mixte Sillages (16 lignes) SITP Cannes - Le Cannet - Mandelieu - La Napoule (22 lignes) Ces différents organismes acheminent près de 70 millions de passagers par an sur l ensemble des lignes pour presque 20 millions de kilomètres annuel parcourus. Le risque lié au transport collectif routier concerne : les transports urbains ; les transports intra départementaux (y compris les excursions) ; les transports en transit par le département sur les axes routiers. La forte attraction touristique du département induit, souvent sur des périodes courtes en rapport avec des événements particuliers, un afflux de vecteurs de provenances diverses qui se déversent dans le flux routier départemental. Le risque est caractérisé par un accident mettant en jeu un vecteur de transport avec nombreuses victimes. Un événement annexe (incendie, chute, ) est envisageable. La couverture d'un risque moyen correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec forte probabilité de désincarcération lourde. Cette couverture est assurée par des CIS à fort potentiel humain et matériels répartis à proximité de l axe autoroutier. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Faible à la date de rédaction du présent document. Quelques accidents mettant en jeu des transports collectifs mais sans impact majeur depuis les 20 dernières années à la date de rédaction du présent document. Sous réserve des préconisations relatives au risque "tunnel routier", le risque relatif au transport collectif autoroutier est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes- Maritimes. 71
Risque : Transport Collectif Téléguidé Le transport collectif téléguidé ne concerne que les installations destinées à transporter le public entre deux altitudes au moyen d'un dispositif mécanique suspendu non individuel. On distingue deux types essentiels de dispositifs : le téléphérique et le télésiège. Les capacités d'emport en personnes sont variables selon les types de dispositifs et les modèles au sein d'un type. Le département des Alpes-Maritimes dispose de 16 stations de ski réparties entre le moyen et le haut pays. Sur cet ensemble, seules 2 d'entre elles sont dotées de téléphérique et de télésiège (Auron et Isola 2000) et 5 sont dotées uniquement de télésièges. Les capacités d'emport varient de 4 à 10 personnes pour les téléphériques et de 2 à 6 personnes pour les télésièges. Les téléphériques ont une dénivelée de 50 à 600 mètres pour des longueurs de parcours de 700 à 1600 mètres. Les télésièges ont une dénivelée de 50 à 500 mètres pour des longueurs de parcours de 200 à 1700 mètres. Les débits horaires des télésièges varient entre 1200 et 3000 personnes. Les dates de mise en service varient sur l'ensemble du parc entre 1 et 30 ans. Le risque essentiel est constitué par la rupture du câble de transport entraînant la chute du vecteur au sol. La difficulté essentielle réside dans les accès à la zone de chute potentielle. La couverture d'un risque maximal sur l'ensemble des installations correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 2 ème échelon avec probabilité de désincarcération lourde. Cette couverture est assurée sur la majorité des stations avec des moyens sanitaires assurant un premier départ avec toutefois la nécessité de renforts immédiats pour compléter le dispositif. En revanche, certaines stations ne disposent pas d'une couverture sur site et les délais d'acheminement des secours peuvent être importants. Dans tous les cas, le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif au transport collectif téléguidé est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 72
Risque : Transport Matières Dangereuses «Maritimes» Le TMD à composante chimique ou de matières radioactives par voie maritime est régulièrement utilisé à l'échelle mondiale sur les routes maritimes desservant les grands ports. En méditerranée occidentale, le complexe du Port autonome de Marseille / Fos sur Mer, les ports de Gênes et de Barcelone sont des destinations courantes avec un trafic conséquent notamment en termes de produits hydrocarbures. Le TMD à composante chimique ou de matières radioactives par voie maritime ne fait pas partie du paysage des risques du département des Alpes-Maritimes. Toutefois, le passage au large de routes maritimes incluant ce type de transport pour sa composante chimique doit laisser envisager la possibilité d'une atteinte de nos côtes par une pollution liée à un accident sur ce type de transport. Cette pollution peut être à base d'hydrocarbures ou de produits chimiques. L'étude de ce risque est donc incluse dans celle du risque de pollution marine. Il est à noter que la Méditerranée n'est pas utilisée pour le transport civil de matières radioactives. Voir pollution marine Voir pollution marine Faible à la date de rédaction du présent document. Naufrage du pétrolier Haven en 1989. Le risque relatif au transport de matières dangereuses par voie maritime est, à la date de rédaction du présent document, absent du paysage des risques directs du département des Alpes-Maritimes. 73
Risque : Transport Matières Dangereuses «Aérien» Le TMD à composante chimique ou de matières radioactives par voie aérienne est utilisé à l'échelle mondiale sur certaines lignes desservant des plateformes aéroportuaires spécifiques. Toutefois ce type de transport constitue une part négligeable dans le cadre du TMD. Le TMD à composante chimique ou de matières radioactives par voie aérienne ne fait pas partie du paysage des risques du département des Alpes-Maritimes. La plateforme aéroportuaire de Nice ainsi que l'aéroport de Cannes-Mandelieu ne sont pas habilités à recevoir ce type de transport. Non déterminée Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Négligeable à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif au transport de matières dangereuses par voie aérienne est, à la date de rédaction du présent document, absent du paysage des risques directs du département des Alpes-Maritimes. 74
Risque : Tunnel autoroutier Le département des Alpes-Maritimes dispose d une infrastructure autoroutière dont une partie du tracé est constituée par 18 tunnels parfois de longueurs conséquentes. Le tableau ci-après regroupe les caractéristiques générales de ces infrastructures : Autoroute Nombre de Longueurs (en mètres) Rapport longueurs Dénomination Longueur (km) tunnels Maximale Moyenne tunnel / autoroute A8 France - Italie 72,56 17 1130 463 10,83% A800 France - Monaco 2,492 1 1590 1590 63,80% Total 75,052 18 1590 525,6 12,61% Ces tunnels sont regroupés dans la zone comprise entre l échangeur de Saint Isidore et la frontière italienne soit sur une distance réelle de 33,808 kilomètres ce qui porte le rapport longueurs tunnels/autoroute à une valeur de 23,28 %. Cette zone n est d ailleurs essentiellement qu une succession de tunnels et de viaducs compte tenu des sites géographiques à traverser. Le risque lié aux tunnels autoroutiers est constitué par un accident de type classique (éventuellement majoré par un aspect secondaire : incendie, désincarcération, ) dans un environnement potentiellement aggravant pour des raisons d accessibilité et/ou de confinement. Une aggravation supplémentaire peut être liée à la présence dans le sinistre d un TMD compte tenu des flux enregistrés sur l axe autoroutier et/ou d un vecteur de transport collectif impliqué. La couverture d'un risque moyen sur l'ensemble du réseau autoroutier départemental peut correspondre à la mobilisation maximale nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec probabilité d incendie et/ou de risque TMD. Cette couverture est assurée sur la frange littorale du département avec le support des CIS à fort potentiel humain et matériel qui la défendent. Toutefois, les délais d acheminement des secours peuvent être perturbés en cas de saturation de l axe autoroutier en direction du sinistre. Equipement : Néant Personnel : Etudier la fiabilité de l engagement d une équipe GIR. Formation : FMA générale sur les risques spécifiques à ce type d intervention notamment en cas d incendie et/ou de TMD. FI et FMA des personnels du GIR. Faible à la date de rédaction du présent document. Quelques accidents dans des tunnels depuis les 20 dernières années sans effets majeurs notables. Le risque relatif aux tunnels autoroutiers est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 75
Risque : Tunnel ferroviaire Le département des Alpes-Maritimes est desservi par 4 lignes ferroviaires dont 2 supportent un trafic international : Marseille - Vintimille, Nice Cunéo, Nice - Digne et Cannes - Grasse. Par la nature du relief ces lignes comportent de nombreux tunnels dont le tableau ci-dessous regroupe les éléments essentiels : Ligne ferroviaire Nombre de Longueurs (en mètres) Rapport longueurs Dénomination Longueur (m) tunnels Maximale Moyenne tunnel / ligne Marseille - Vintimille 71407 14 5767 976 19,14% Nice - Cunéo 84648 63 5937 633 47,11% Cannes - Grasse 19200 2 100 75 0,78% Nice - Digne 59960 8 949 430 5,74% Le risque lié aux tunnels ferroviaires concerne les événements mettant en cause exclusivement une partie ou la globalité d'un convoi ferroviaire transportant des passagers ou des marchandises (notamment TMD) : déraillement, choc frontal ou tamponnement. Le risque est majoré sur les lignes à voie unique où la rencontre de 2 convois est envisageable ; toutefois, ces voies ne donnent pas lieu à du transport de TMD. Compte tenu des longueurs importantes de certains tunnels, la difficulté essentielle réside dans l accessibilité des secours au sinistre. Cette difficulté est majorée lorsque les tunnels ne sont constitués que d un seul tube ce qui est la majorité des cas. La couverture d'un risque moyen sur l'ensemble des lignes correspond à la mobilisation nécessaire pour : Accident avec passagers : Plan Rouge 4 ème échelon avec forte probabilité de désincarcération lourde et éventuel incendie. Accident convoi de marchandises : Plan Rouge 2 ème échelon (personnel du convoi) avec forte probabilité de désincarcération lourde et éventuel incendie aggravé par les produits transportés Cette couverture est assurée sur la frange littorale du département avec le support des CIS à fort potentiel humain et matériel qui la défendent. En revanche, les lignes secondaires Nice Cunéo et Nice Digne, dans leur desserte intérieure du département, sont plus vulnérables par le manque de moyens lourds présents dans les CIS des parcours et les délais d'acheminement de ces moyens sur le site d'un sinistre ainsi que par une couverture sanitaire et incendie plus faible que sur le littoral. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Equipement : Renforcer en moyens de désincarcération des zones non couvertes. Personnel : Etudier la fiabilité de l engagement d une équipe GIR. Formation : FMA générale sur les spécificités des matériels ferroviaire notamment pour la désincarcération et sur les risques spécifiques à ce type d intervention notamment en cas d incendie. FI et FMA des personnels du GIR. Faible à la date de rédaction du présent document. 16/01/2003 = Collision entre 2 trains, ligne Nice - Cunéo, dans un tunnel, 2 morts, nombreux blessés. Le risque relatif aux tunnels ferroviaires est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 76
Risque : Tunnel routier Le département des Alpes-Maritimes, par sa géographie, dispose d infrastructures routières sur lesquelles la présence de tunnels est relativement fréquente. La répartition est assez homogène même si l arrière pays reste une zone de plus forte concentration. Le tableau (valeurs au 01.01.2006) ci-dessous regroupe les données essentielles : Voirie Tunnels Rapport longueur Longueurs (m) Type Longueur (km) Nombre tunnels / voirie Maximale Totale Moyenne RD 2338 118 793,4 10743,7 91,048 0,46% RN* 264 23 1485 5740 249,565 2,17% * la dénomination RN correspond aux anciennes routes nationales transférées en voirie départementale La proportion de voirie en tunnel apparaît très faible par rapport à la voirie totale mais la majorité des tunnels sont sur des axes de forte fréquentation routière tant annuellement que saisonnièrement. Le risque lié aux tunnels routiers, hormis quelques rares points spécifiques (9 tunnels de longueur supérieure à 400 mètres) où la difficulté essentielle peut résider dans l accessibilité des secours au sinistre, n est pas différent du risque classique lié à la circulation routière à l air libre. Une difficulté supplémentaire est engendrée par les tunnels monotubes bidirectionnels où la probabilité de sinistre est plus forte que dans des tunnels monodirectionnels. La couverture d'un risque moyen sur l'ensemble du réseau routier départemental consiste en des actions de secours à personnes éventuellement couplées à une désincarcération, plus hypothétiquement à un incendie. Cette couverture est assurée sur la frange littorale du département par les CIS à fort potentiel humain et matériel qui la défendent. Sur les axes routiers de l arrière pays, l augmentation des délais d intervention ainsi que l éventuel défaut d armement des CIS peut conduire à avoir recours à des renforts aux délais plus conséquents. Le recours à des vecteurs de transport et d'intervention aériens est préconisé pour pallier ces carences. Il est à noter la présence d une APS à proximité immédiate du tunnel du Col de Tende Equipement : Renforcer les moyens de désincarcération dans les zones concernées non dotées. Personnel : Etudier la fiabilité de l engagement d une équipe GIR Formation : FMA générale sur les risques spécifiques à ce type d intervention notamment en cas d incendie. FI et FMA des personnels du GIR Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Plusieurs accidents recensés mais sans gravité excessive sur les 20 dernières années. Le risque relatif aux tunnels routiers est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 77
ANNEXE 12 : FICHES DE SYNTHESE SUR LES AUTRES RISQUES PARTICULIERS SOCIOLOGIQUES Risque : Agents pathogènes «Epidémique»... 79 Risque : Eau potable «Hors réseau distribution»... 80 Risque : Eau potable «Sur réseau distribution»... 81 Risque : Electrique «Transport»... 82 Risque : Electrique «Distribution»... 83 Risque : Montagne «Clues et canyons»... 84 Risque : Montagne «Coteaux et falaises»... 85 Risque : Montagne «Haute montagne»... 86 Risque : Pénurie fluides «Carburants»... 87 Risque : Pénurie fluides «Electricité»... 88 Risque : Pénurie fluides «Gaz»... 89 Risque : Secours à personne «Milieu aquatique et subaquatique eaux vives»... 90 Risque : Secours à personne «Milieu aquatique et subaquatique maritime»... 91 Risque : Secours à personne «Milieu souterrain»... 92 Risque : Sociologique «Afflux de Réfugiés Maritimes»... 93 Risque : Sociologique «Afflux de Réfugiés Terrestre»... 94 Risque : Terrorisme «Classique»... 95 Risque : Terrorisme «Radiologique»... 96 Risque : Terrorisme «Biologique»... 97 Risque : Terrorisme «Chimique»... 98 78
Risque : Agents pathogènes «Epidémique» Le risque d'épidémie est un phénomène courant à l'échelon national. Des réseaux "sentinelles" assurent une veille sanitaire pour certaines pathologies de même que, certaines d'entre elles sont à déclaration obligatoire auprès de la DDASS par tout praticien les constatant. La plupart des épidémies sont constituées par des agents "classiques", pour certains récurrents selon la période de l'année, pour lesquels des traitements existent avec une réelle efficacité. La survenue d'une épidémie se développant au travers d'un agent pathogène particulier, indépendamment du risque lié à l'utilisation terroriste de tels agents, reste une éventualité non négligeable sur le territoire national. Toutefois, selon les agents considérés, la morbidité rapide ou le développement très violent de symptômes incapacitants peut être un frein à une extension importante de l'épidémie. Le département des Alpes-Maritimes, par les mouvements importants de population qui s'y développent au long de l'année, peut être le siège d'une épidémie par un agent pathogène particulier. A ce jour, aucune étude sur ce type de risque n'a été menée. L'impact sur la population serait dépendant : de l'agent lui-même ; du vecteur ou du mode de transmission interhumaine ; de la durée d'incubation ; de la durée de la phase de contagion. On ne peut également exclure une épidémie dont le vecteur serait animal compte tenu du contexte actuel (voir risque animalier). La couverture du risque biologique lié à l'aspect épidémiologique d'agents pathogènes ne conduit à envisager que de disposer de moyens sanitaires de transport en cas de transfert d'une victime vers une structure d'accueil spécifique et la mise en œuvre de mesures de prophylaxie adéquates. L'ensemble des personnels susceptibles d'être engagé doit disposer des moyens de protection adéquats. Equipement : Matériels de protection individuelle adaptés dans les engins de transport sanitaire. Personnel : Néant Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque biologique lié à l'aspect épidémiologique de souches virales ou bactériennes est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 79
Risque : Eau potable «Hors réseau distribution» L accès à l eau potable est une composante essentielle de la vie quotidienne. L alimentation en eau potable dans le département des Alpes-Maritimes est assurée par de nombreuses ressources naturelles liées au cadre géographique du département et à des nappes phréatiques importantes. La multiplicité des ressources permet une bonne couverture des besoins mais entraîne également une grande difficulté de surveillance des points d entrée possibles d un facteur initiateur d une atteinte. Cette atteinte comprend tous les modes de pollution susceptibles d affecter le réseau hydrogéologique et les zones à proximité des captages dénommées «périmètres de protection» dans la réglementation. On distingue : le périmètre de protection immédiate qui a pour objet d empêcher la dégradation des ouvrages ou l introduction directe de substances polluantes dans l eau. Toutes les activités y sont interdites. Sa dimension est relativement faible, de l ordre de quelques centaines de mètres carrés. le périmètre de protection rapprochée est destiné à protéger le captage vis à vis de la migration souterraine de substances polluantes. Son étendue dépend des caractéristiques de l aquifère, des débits de pompage et de la vulnérabilité de la nappe. De façon générale, il est admis qu en France le temps de transfert entre la pollution et le captage est d environ 50 jours ce qui se traduit par une surface comprise entre 1 à 10 hectares selon les terrains. Certaines activités sont interdites dans ce périmètre. le périmètre de protection éloignée qui n a pas de caractère obligatoire et ne fait que renforcer le précédent. Sa superficie est très variable et certaines activités potentiellement à risque peuvent y être réglementées. Le risque d atteinte des périmètres de protection par suite de pollutions diverses est à moduler en fonction des périmètres concernés. En effet, les périmètres de protection éloignés, voire rapprochés, par la surface qu ils atteignent nécessiteraient des atteintes en quantité de polluant sans rapport avec les possibilités qui découleraient d un accident ou incident d ampleur normale. De plus, la faculté potentielle de dilution et d absorption dans le sol du polluant constituent des éléments supplémentaires de réduction de l atteinte de la ressource en aval. En revanche, l atteinte d un périmètre de protection immédiat est plus critique car elle se situe sur une zone géographique parfois très proche de l entrée du réseau. La couverture du risque en lui-même n incombe pas au SDIS qui n est qu un acteur complémentaire dans la gestion de l événement. Outre la participation à une distribution supplétive d eau, la couverture du risque pourra consister en des actions destinées à supprimer ou minorer les effets de la cause initiatrice du risque ainsi qu une éventuelle participation à une campagne de mesure en vue de déterminer le polluant et sa dispersion par des moyens spécifiques. Equipement : Maintenir à niveau un parc de véhicules porteurs d eau de grande capacité ainsi qu une disponibilité convenable en longueurs d établissement de gros diamètres. Personnel : Néant Formation : Néant Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif à l atteinte à la ressource en eau potable hors réseau de distribution est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 80
Risque : Eau potable «Sur réseau distribution» Les réseaux de distribution d eau potable sont un maillon essentiel de l activité humaine en général. L absence de distribution d eau potable est en mesure d induire des effets importants sur la vie quotidienne des personnes, ces effets pouvant être renforcés selon les conditions météorologiques du moment. Toutefois, de nombreux dispositifs de sécurité et de surveillance assurent une veille permanente des réseaux afin de déceler au mieux les éventuelles atteintes. Les risques d atteinte des réseaux d eau potable peuvent avoir une origine accidentelle ou intentionnelle. Les origines accidentelles peuvent consister en : une contamination bactérienne ; une contamination chimique ; une rupture mécanique du réseau ou de ses composants. En règle générale, et compte tenu des systèmes de surveillance en place, ces atteintes peuvent être décelées rapidement et ne devraient avoir qu un effet limité sur la population consommatrice. Les origines intentionnelles peuvent consister en : une contamination avec des produits de type NRBC ; une dégradation des organes de distribution. Si la dégradation des organes de distribution est facilement repérable, la contamination intentionnelle peut être assez sournoise pour passer inaperçue dans un premier temps, suffisant pour dégrader la qualité de la ressource et produire des atteintes humaines significatives. La couverture du risque en lui-même n incombe pas au SDIS qui n est qu un acteur complémentaire dans la gestion de l événement. Outre la participation à une distribution supplétive d eau, la couverture du risque pourra consister : pour une atteinte accidentelle, en des actions de secours à personnes en cas de multiplicité des cas dans le cadre d évacuation vers des centres hospitaliers ; pour une atteinte intentionnelle, outre les actions dévolues à l atteinte accidentelle, une participation à une campagne de mesure en vue de déterminer le polluant et sa dispersion par des moyens spécifiques. Equipement : Sous réserves des dispositions prévues pour les risques NRBC (cas intentionnel), maintenir à niveau un parc de véhicules porteurs d eau de grande capacité ainsi qu une disponibilité convenable en longueurs d établissement. Personnel : Néant Formation : Eventuellement, FI et FMA prévues pour les risques NRBC (cas intentionnel). Très faible à faible à la date de rédaction du présent document. Rares et sans conséquence à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif à l atteinte à la ressource en eau potable sur réseau de distribution est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 81
Risque : Electrique «Transport» Le département est traversé par de nombreuses lignes de transport électrique en THT (400 kv) ou HT (tension de 63 kv à 225 kv) provenant du réseau national ou d ouvrages de production intra départementaux : Ligne de 400 kv = 48 kilomètres de câbles aériens (Trans Carros) Lignes de 225 kv = 960 kilomètres de câbles aériens et 49 kilomètres de câbles souterrains Ligne de 150 kv = 138 kilomètres de câbles aériens Lignes de 63 kv = 387 kilomètres de câbles aériens et 85 kilomètres de câbles souterrains Des servitudes existent au niveau des tracés aériens pour éviter tout aléa impliquant des personnes ou des biens. Les zones traversées sont, en général, dépourvues de zones habitées. Dans la mesure du possible, le recours à des câbles souterrains devient la solution privilégiée. Le risque lié au transport électrique ne concerne pas le SDIS directement. Seules les conséquences de la survenue de ce risque peuvent impliquer le SDIS : Incendie de forêt provoqué par la rupture de ligne ou la survenue d arcs électriques ; Incendie de forêt menaçant une ligne de transport électrique ou dont la coupure est demandée pour permettre l action de moyens aériens ; Atteintes aux personnes par contact avec les conducteurs ; Atteintes aux biens suite à une défaillance de l alimentation (voir risque pénurie fluides électrique). L intervention directe sur la ligne et les conducteurs en tension n est pas du ressort du SDIS et il convient de prendre toutes les dispositions de sécurité si une intervention dans le cadre normal dévolu au SDIS doit avoir lieu à proximité de ces éléments. La couverture du risque électrique lié au transport dans le département ne concerne pas le SDIS directement. Les conséquences du risque sont susceptibles de rester très limitées et leur prise en compte se résume à des actions de secours à personnes et/ou d extinction d incendie, nos services n étant pas habilités à travailler sur des installations électriques en tension. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque électrique lié au transport en THT est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 82
Risque : Electrique «Distribution» Le maillage du réseau de distribution électrique du département est composé de lignes en moyenne tension (jusqu à 20 kv) et en basse tension (380 V). Ces lignes sillonnent le département depuis les postes de transformation jusqu aux organes de distribution vers les usagers. Le tableau ci après donne les détails de cette distribution : Lignes Longueurs (en kilomètres) 20 000 V 380 V Total Aériennes 1132 2365 3497 Souterraines 1563 2226 3789 Total 2695 4591 7286 % réseau souterrain 57,99 48,84 % souterrain EDF + électricité rural 88,00 % EDF seul 97,00 Une majorité des longueurs mentionnées dans le tableau ci avant concernent des lignes implantées en milieu urbain donc souterraines. Le risque lié à la distribution électrique ne concerne pas le SDIS directement. Seules les conséquences de la survenue de ce risque peuvent impliquer le SDIS : Incendie de forêt provoqué par la rupture de ligne ou la survenue d arcs électriques ; Incendie de forêt menaçant une ligne de distribution électrique ou dont la coupure est demandée pour permettre l action de moyens aériens ; Atteintes aux personnes par contact avec les conducteurs ; Atteintes aux biens suite à une défaillance de l alimentation (voir risque pénurie fluides électrique). L intervention directe sur la ligne et les conducteurs n est pas du ressort du SDIS et il convient de prendre toutes les dispositions de sécurité si une intervention dans le cadre normal dévolu au SDIS doit avoir lieu à proximité de ces éléments. La couverture du risque électrique lié à la distribution électrique dans le département ne concerne pas le SDIS directement. Les conséquences du risque sont susceptibles de rester très limitées et leur prise en compte se résume à des actions de secours à personnes et/ou d extinction d incendie, nos services n étant pas habilités à travailler sur des installations électriques en tension. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Faible à la date de rédaction du présent document. Rares incidents à la date de rédaction du présent document. Le risque électrique lié à la distribution est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 83
Risque : Montagne «Clues et canyons» Le département des Alpes-Maritimes, par sa géographie, constitue un domaine remarquable pour la pratique d activités dans des clues ou des canyons. Ces activités, marginales au début des années 1990, sont de plus en plus prisées et en évolution constante. De quelques individus pratiquants, cette pratique a évolué vers des groupes de plusieurs personnes, fort heureusement désormais très souvent encadrés, qui se retrouvent dans ce milieu géographique spécifique. Le risque lié aux activités en clues ou canyons comprend de multiples facettes dans le domaine du secours à personnes : Disparition supposée d une ou plusieurs personnes ; Accident lié à une chute ou une défaillance physiologique ; Accident lié à une crue soudaine. Le risque peut être aggravé par : Le fait que ces activités ne demandent pas nécessairement une expérience particulière ; La mauvaise connaissance des sites ; La mauvaise appréciation des débits d eau et des conditions météorologiques ; L accessibilité difficile des sites (possibilité d évolution négative du cadre d intervention). La couverture du risque est actuellement assurée par les personnels spécialisés en milieu périlleux du SDIS (interventions de faible importance nécessitant rarement plus d un binôme) auxquels sont adjoints, selon les besoins, des éléments de couverture du risque courant et de commandement (interventions de grande ampleur placées sous l autorité du SDIS). L organisation des secours est fixée par le plan de secours en canyons. L augmentation du nombre de missions, la simultanéité des opérations et la configuration géographique du département doivent conduire à une révision de ce document de référence. La position géographique des sites impose parfois des délais importants qui peuvent être réduits par l emploi de vecteurs de transport aériens dont l utilisation est préconisée. La prise en compte les éléments liés à une activité en eaux vives doit être envisagée en complément des moyens lié au milieu périlleux pour assurer une sécurité accrue des sauveteurs engagés et une performance accrue des secours. Equipement : Maintenir une équipe de garde spécialisée en milieu périlleux ainsi qu une équipe de garde spécialisée dans le secours en eaux vives. Maintenir à niveau les équipements du groupe d intervention Milieu Périlleux. Planification : Modifier le document de référence afin d intégrer les équipes opérationnelles spécialisées du SDIS et restructurer la procédure d alerte et de remontée d information (réaffirmer le rôle du CODIS). Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels spécialisés en secours en milieu périlleux et en eaux vives - Poursuivre la formation systématique des personnels Groupe Milieu Périlleux dans la spécialité Canyon (CAN2). Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Plusieurs accidents parfois mortels sur différentes clues du département durant les 20 dernières années (Raton, Maglia, ). Le risque montagne «clues et canyons» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 84
Risque : Montagne «Coteaux et falaises» Le département des Alpes-Maritimes dispose, sur le moyen pays, de nombreux sites qui permettent la pratique d activités d escalade et de randonnée sportive. Sans avoir les spécificités de la haute montagne, les techniques employées sont identiques pour l escalade alors que la randonnée sportive peut nécessiter des techniques similaires sur certains passages. En règle générale, l absence de conditions d enneigement en période hivernale constitue un attrait supplémentaire pour ces zones qui permettent ainsi une pratique annuelle. Le risque lié aux activités en coteaux et falaises comprend de multiples facettes dans le domaine du secours à personnes : Disparition d une ou plusieurs personnes ; Accident lié à une chute ou une défaillance physiologique ; Accident lié à une défaillance du matériel. Le risque peut être aggravé par : Une faible expérience dans l activité ; Une mauvaise connaissance du milieu et de ses dangers ; Une mauvaise appréciation des conditions météorologiques. La couverture du risque est actuellement assimilée à du secours en haute montagne, réalisé essentiellement par le PGHM et la Section spécialisée de la CRS6 au moyen du vecteur aérien. L équipe spécialisée Milieu Périlleux du SDIS 06 est sollicitée soit en renfort soit lors d indisponibilités des autres sections. La position géographique des sites impose parfois l emploi de vecteurs de transport aériens dont l utilisation est préconisée autant pour réduire l arrivée du personnel de secours sur zone que pour l évacuation des victimes. Equipement : Maintenir une équipe de garde spécialisée en milieu périlleux. Planification : Restructurer la chaîne d alerte et réaffirmer le rôle du CODIS dans le cadre de la gestion des opérations de secours - Requalifier les missions (nature, localisation, importance) - Intégrer les équipes du SDIS (équipes spécialisées Milieu Périlleux ) dans l organisation des secours. Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels spécialisés en secours en milieu périlleux. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Plusieurs accidents sur des sites très connus à la date de rédaction du présent document. Le risque montagne «coteaux et falaises» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 85
Risque : Montagne «Haute montagne» Le département des Alpes-Maritimes, même s il n est pas aussi prisé que les départements alpins ou pyrénéens, constitue un domaine intéressant pour la pratique d activités liées à la haute montagne. Le nombre de sommets élevés et les nombreuses randonnées possibles dans l arrière pays montagneux attirent un nombre croissant de personnes en quête d une évasion au plus près d une nature relativement vierge. Le risque lié aux activités en haute montagne comprend de multiples facettes dans le domaine du secours à personnes : Disparition supposée d une ou plusieurs personnes ; Accident lié à une chute ou une défaillance physiologique ; Accident lié à une défaillance du matériel ; Accident lié à une évolution du site d activité (voir risque avalanche). Le risque peut être aggravé par : Une faible expérience dans l activité ; Une mauvaise connaissance du milieu montagneux et de ses dangers ; Une mauvaise appréciation des conditions météorologiques. La couverture du risque est actuellement assurée par des moyens de la Gendarmerie Nationale et des Compagnies Républicaines de Sécurité auxquels le SDIS prête son concours au travers de son équipe spécialisée en secours en milieu périlleux. La position géographique des sites impose parfois des délais importants qui peuvent être réduits par l emploi de vecteurs de transport aériens dont l utilisation est préconisée. Equipement : Maintenir une équipe de garde spécialisée en milieu périlleux. Planification : Restructurer la chaîne d alerte et réaffirmer le rôle du CODIS dans le cadre de la gestion des opérations de secours - Requalifier les missions (nature, localisation, importance) - Intégrer les équipes du SDIS (équipes spécialisées Milieu Périlleux ) dans l organisation des secours. Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels spécialisés en secours en milieu périlleux. Faible à modérée à la date de rédaction du présent document. Quelques accidents à la date de rédaction du présent document. Le risque montagne «haute montagne» est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 86
Risque : Pénurie fluides «Carburants» La pénurie de carburants pour l alimentation des véhicules à moteur ainsi que des installations de chauffage est une éventualité non négligeable. Au plan national, des épisodes de crise récents ont mis en évidence les répercussions de ce type de risque sur l activité quotidienne de la population mais également sur les risques induits pour assurer les fonctions de base de l organisation de la société. Le département des Alpes-Maritimes dispose de : 220 stations services (capacités minimales 3m 3 GO et 3m 3 Essence) ; 20 points de vente (1535 m 3 FOD 840 m 3 FGO 435 m 3 GO 55 m 3 Essence 98 20 m 3 Essence 95) ; 16 distributeurs (camions de capacité totale 451 m 3 ). En revanche aucun dépôt important de stockage n existe dans le département, l approvisionnement dépendant de dépôts extérieurs (Puget sur Argens ou Zone de Fos sur mer) et du maintien en libre circulation de l axe autoroutier A8. Les réserves courantes assurent un maintien de l activité pendant quelques jours. Toutefois, sous réserves du maintien en libre circulation des voies de communication vers l Italie, un approvisionnement sur les sites italiens est envisageable pour maintenir une activité normale. Elle est assurée par les réserves départementales dans l optique d une pénurie de faible durée. Au-delà, seules des mesures de restrictions de circulation et de consommation de produits pétroliers peuvent permettre de pallier sur une période plus large l absence de réapprovisionnement. Equipement : Assurer de façon régulière les approvisionnements des CIS dotés de réserves de carburants. Prévoir un équipement des CIS non dotés pour lesquels l activité opérationnelle le justifie. Personnel : Néant Formation : Sensibiliser le personnel à la gestion des stocks et à la consommation des engins. Très faible à faible à la date de rédaction du document. Grève des transporteurs avec blocage des dépôts en 2000 et 2005. Le risque relatif à une pénurie de carburants est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 87
Risque : Pénurie fluides «Electricité» L alimentation en énergie électrique du département est assurée par une seule ligne d approvisionnement en 400 kv. Suivent ensuite les ramifications de cette alimentation sur l ensemble du territoire départemental avec les infrastructures nécessaires à la transformation des tensions de transport. A ce jour, aucune solution de secours n a pu être mise en place en cas de coupure de la ligne d alimentation principale. En revanche, la distribution générale du département est maillée afin de pallier au mieux toute rupture d alimentation. Il n en demeure pas moins qu une panne importante est tout à fait plausible. D autre part, pour l alimentation en énergie électrique, il est défini des abonnés prioritaires pou r lequel une coupure entraîne un risque majeur de crise. En règle générale, il faut garder présent à l esprit que bon nombre d usagers d importance dispose de leur propre alimentation de secours par groupes électrogènes. Le défaut d alimentation en énergie électrique d une partie géographique du département ne présentera pas les mêmes conséquences selon sa localisation et la période, de l année et de la journée, à laquelle elle aura lieu : Les zones urbanisées sont les plus sensibles à une rupture d alimentation par la densité des appareils alimentés en énergie électrique que l on y trouve (ascenseurs notamment). Une rupture d alimentation en pleine période d activité est plus pénalisante qu une rupture en pleine nuit. Une rupture en période hivernale (chauffage électrique) ou estivale (climatisation) est plus pénalisante qu à des périodes où ces dispositifs ne sont pas utilisés. Le risque essentiel va consister en l absence d alimentation : Des ascenseurs qui vont s immobiliser en emprisonnant les personnes qui les utilisent et qu il faudra dégager avec un ordre de priorité si nécessaire lié à l état physique et psychologique de ces personnes. Des usagers non secourus ce qui peut entraîner des pertes d exploitation ou des dégâts sur des installations utilisant l énergie électrique. Un risque complémentaire existe lors de la remise en énergie des réseaux qui peut entraîner une reprise de certains process dans des conditions non optimisées. Le risque est couvert, dans la mesure du possible, sur les secteurs en frange littorale par des CIS à fort potentiel humain et matériel, qui peuvent faire face à des demandes multiples d assistance auprès des usagers. Toutefois, une forte perturbation engendrera des pannes multiples qui ne pourront être traitées que séquentiellement et sur une échelle de temps importante en fonction de l étendue de la zone touchée. Sur les secteurs du moyen et du haut pays, la proportion d usagers potentiellement atteints pourra être plus faible et un éventuel renfort en moyens issus de la frange littorale pourra être en mesure de subvenir aux besoins opérationnels. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à faible à la date de rédaction du document. Importante panne d alimentation électrique sur le département en 2004 suite à un incendie de forêts dans les Bouches du Rhône. Le risque relatif à une pénurie d électricité est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 88
Risque : Pénurie fluides «Gaz» L alimentation en gaz naturel du département est assurée par plusieurs conduites en haute pression qui se ramifient sur le territoire départemental. Toutefois, la totalité du département n est pas desservie en gaz naturel. Seules 48 communes implantées sur la frange littorale et le proche moyen pays sont concernées par ce type d alimentation en énergie. Le défaut d alimentation en gaz d une partie géographique du département ne présentera pas les mêmes conséquences selon sa localisation et la période, de l année et de la journée, à laquelle elle aura lieu : Les zones urbanisées sont les plus sensibles à une rupture d alimentation par la densité des appareils alimentés en gaz naturel que l on y trouve. Une rupture d alimentation en pleine période d activité est plus pénalisante qu une rupture en pleine nuit. Une rupture en période hivernale (chauffage) est plus pénalisante qu à des périodes où ces dispositifs ne sont pas utilisés. Le risque essentiel n est pas nécessairement lié à la rupture d alimentation même si elle peut générer certains problèmes sur des installations qui activent des process particuliers. En revanche, il est majoré lors de la remise en énergie des réseaux qui peut entraîner des accumulations de gaz dans certains lieux où la coupure avait généré l interruption, passée inaperçue, d une alimentation. Le risque direct lié à la coupure en gaz naturel n est pas du ressort du SDIS. Seuls les risques liés à la remise en service du réseau peuvent générer des demandes de secours, pouvant être de forte ampleur, auprès de nos services. Dans tous les cas, la couverture du risque est assurée par les moyens en charge de la couverture du risque courant. Equipement : Néant Personnel : Néant Formation : Néant Faible à modérée à la date de rédaction du document. Nombreuses coupures accidentelles sur le réseau sans conséquences particulières à la date de rédaction du présent document. Le risque relatif à une pénurie de gaz naturel est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 89
Risque : Secours à personne «Milieu aquatique et subaquatique eaux vives» Le département des Alpes-Maritimes est le siège d activités nautiques en eaux vives (aquatiques ou subaquatiques) et la configuration géographique du département multiplie les sites potentiels d activité dont la fréquentation est en augmentation constante. Ces sites sont répartis sur l ensemble du département avec une prédilection pour le Nord du département et, dans une moindre mesure, pour le Centre et l Est. En outre, l expansion de ce type d activités ne permet pas, à ce jour, de figer une cartographie générale des sites les plus attractifs ou fréquentés. Le risque aquatique et/ou subaquatique en eaux vives peut être lié à la disparition de personnes ou à des accidents divers liés à des pratiques sportives. Toutefois, le risque classique lié à l activité en eaux vives peut être renforcé par : Le caractère parfois torrentiel des cours d eau du département (facteur météorologique associé) sauf le Var ; L accessibilité des sites parfois très difficile ou longue pour les secours ; La probabilité d un nombre important de victimes potentielles ; Les conditions météorologiques parfois spécifiques rencontrées ; L évolution rapide vers une intervention subaquatique (configuration des sites et délais importants d intervention). En outre, de nombreuses interventions peuvent être amenées à évoluer vers l engagement de personnels dans des zones où la surface air/eau n est plus accessible (surface non libre) ce qui nécessite une formation et des techniques de progression spécifiques. La couverture actuelle de ce risque est assurée par les CIS de la frange littorale avec les personnels spécialisés en milieu maritime. Cette couverture est pénalisée : par l absence de vecteurs de transport adaptés ; par le manque de formation dans ce domaine particulier différent du milieu maritime. En outre, la position géographique des sites est un élément aggravant par l allongement du délai d intervention des secours provenant de la frange littorale. Dans ce cadre, l utilisation de vecteurs de transport aériens est fortement préconisée. Equipement : Maintenir à niveau les équipements subaquatiques des personnels spécialisés et doter les personnels de moyens spécifiques éventuels. Personnel : Néant Formation : FI et FMA en eaux vives à mettre en place rapidement pour les personnels déjà formés en milieu aquatique maritime. Etudier la mise en place de FI pour les techniques de secours en surface non libre. Faible à modérée mais en augmentation à la date de rédaction du présent document. Plusieurs interventions annuelles à la date de rédaction du présent document. Le risque secours à personne en milieu aquatique et subaquatique en aux vives est, à la date de rédaction du présent document, partiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 90
Risque : Secours à personne «Milieu aquatique et subaquatique maritime» Le département des Alpes-Maritimes est le siège d activités nautiques maritimes (aquatiques ou subaquatiques) importantes durant toute l année. Ces diverses activités, de la baignade à la plongée subaquatique en passant par l utilisation d engins de navigation, forment un potentiel accidentogène important. Le risque lié au milieu aquatique et subaquatique maritime comprend de multiples facettes dans le domaine du secours à personne : Disparition supposée d une ou plusieurs personnes en mer ; Accident mettant en cause un engin de navigation ; Nageur en difficulté ; Accident de plongée subaquatique. Le risque est statistiquement uniformément réparti mais certains points du département présentent une surexposition notable liée à une forte fréquentation : Cap d Antibes ; Cap de Nice et Cap Ferrat ; Iles de Lérins. Il faut noter que dans 85 % des cas, un accident de surface se transforme en accident subaquatique par suite de la disparition sous la surface de la personne incriminée durant l intervalle de temps d arrivée sur zone des secours. La couverture actuelle du risque est assurée par 5 CIS (Menton, Nice, Cagnes sur mer, Antibes et Cannes) dont un assure une garde à H24 (Nice CIS Tour Rouge). Le SDIS arme également 36 postes de surveillance des baignades sur 7 communes du littoral durant la période estivale. La complémentarité entre secours côtier (surface) et secours subaquatique peut permettre d élaborer une complémentarité des structures de gestion sous la forme d un premier échelon de départ formé par des personnels de garde en secours côtier dans les CIS actuels et d un départ de renfort (ou premier départ en risque subaquatique) dans 2 CIS disposés approximativement à l Est et à l Ouest du fleuve Var, ce qui répartit équitablement la bande littorale et le nombre d interventions. Equipement : Mettre en place un CIS dédié au secours nautique côté Ouest du Var. Maintenir à niveau les équipements en vecteurs nautiques de transport et les équipements subaquatiques des personnels spécialisés. Privilégier l utilisation des vecteurs nautiques en dotation dans les GT tout en initiant les procédures nécessaires pour s adjoindre le renfort de nouveaux vecteurs adaptés (vedette Jean Giraud 2) ou détenus par d autres organismes (SNSM). Personnel : Néant Formation : FI et FMA des personnels spécialisés en secours côtier et secours subaquatique pour obtenir une liste d aptitude commune comportant environ 110 SAV dont 80 PLG. Forte pour le secours aquatique de surface (côtier) à faible pour le secours subaquatique à la date de rédaction du présent document. Environ 1200 interventions par an. Le risque secours à personne en milieu aquatique et subaquatique est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 91
Risque : Secours à personne «Milieu souterrain» Le département des Alpes-Maritimes, par sa géologie, constitue un site remarquable de présence de cavités souterraines. Plus de 1200 sont actuellement recensées et chaque année des dizaines viennent se rajouter à un inventaire déjà très conséquent. Toutes les zones du moyen et haut pays comprennent des cavités et les sites les plus fréquentés se situent sur le territoire des GT Ouest et Est. Seul le GT Sud ne présente pas de site ou de cavités de fréquentation importante ce qui ne signifie pas qu il n en existe pas. L activité de spéléologie qui en découle est génératrice d aléas qui peuvent se révéler dangereux pour les personnes en cause. A ce titre, il faut considérer le milieu souterrain comme un milieu particulier à part entière qui requiert une aptitude spécifique pour sa pratique. Le risque lié à l activité de spéléologie comprend de multiples facettes dans le domaine du secours à personnes : Disparition supposée d une ou plusieurs personnes ; Accident lié à une chute ou une défaillance physiologique ; Accident lié à une crue souterraine soudaine ; Accident lié à un défaut ou une panne d équipement ; Accident lié à une exposition à des émanations toxiques. Bien entendu, un cumul de ces aléas est possible. En outre, des composantes psychologiques et médiatiques importantes doivent être intégrées dans la vision générale du risque. Les interventions en milieux souterrains nécessitent la mobilisation d effectifs de secouristes très importants. La durée de ce type d interventions est généralement très longue. De façon générale, la couverture de ce risque consiste en des actions de secours à personne mais dont la réalisation nécessite la mise en oeuvre de moyens parfois très lourds et spécifiques. Le SDIS assure ce type de missions à la fois par la mise en œuvre de ses personnels spécialisés (qualifiés ISS) ainsi que par la mise en œuvre de moyens logistiques (pompage, éclairage ). Les effectifs de la Section Montagne de la CRS6 sont également susceptibles d intervenir en milieux souterrains. Le Spéléo Secours Français assure l engagement d effectifs requis dans le cadre du plan Départemental de Secours. Equipement : Maintenir une équipe de garde spécialisée en milieu périlleux et susceptible d apporter un renfort à la structure de gestion de l événement. Maintenir à niveau la dotation départementale de matériel spéléo secours. Personnel : Néant Formation : Maintenir à niveau les personnels formés au niveau du SDIS. Procéder à un exercice (annuel) avec les personnels du Spéléo Secours Français. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. 17 accidents (dont certains mortels) recensés en 45 années d existence des statistiques dans ce domaine. Le risque secours à personne en milieu souterrain est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 92
Risque : Sociologique «Afflux de Réfugiés Maritimes» Le risque sociologique lié à l'arrivée massive de réfugiés maritimes est un risque multiforme qui recouvre notamment des aspects sanitaires immédiats et différés et des aspects de gestion de crise humaine et médiatique. Les aspects liés aux procédures de droit à l'immigration ne sont pas du ressort du SDIS. Une caractéristique de ce type de risque est l'aspect aléatoire de la destination choisie par les réfugiés, souvent à la merci de passeurs, de contraintes techniques et / ou météorologiques susceptibles de modifier radicalement les choix initiaux s'ils existaient. Le département des Alpes-Maritimes, par sa façade maritime sur la Méditerranée est exposé à ce type de risque. L'éloignement de nos côtes des points de départ potentiels de réfugiés, s'il minimise le risque par certains aspects notamment pour la fréquence des débarquements avec des unités de taille modeste, le majore en prédisposant le département à accueillir un nombre important de réfugiés embarqués sur un navire de grande capacité. A contrario, l'urbanisation globale de la frange littorale laisse peu d'espace pour un abordage discret d'une telle unité. Toutefois, l'arrivée dans les eaux territoriales et à proximité de la côte d'un tel navire oblige, compte tenu des conditions hélas courantes de ce type de transport, à envisager une action destinée à secourir les réfugiés. La couverture du risque consiste essentiellement en la mobilisation de moyens sanitaires et d'équipes médicales. Eventuellement, la couverture du risque peut prendre la forme de la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon. Dans tous les cas, les moyens nécessaires à la couverture du risque courant sont adaptés à ce risque. La couverture du risque doit prendre en compte les moyens sanitaires extérieurs au SDIS. Equipement : Poursuivre les programmes d'équipements en vecteurs sanitaires à hauteur des besoins exprimés dans la couverture du risque courant. Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à la date de rédaction du présent document. Echouage d'un navire à proximité de Fréjus (Var). Le risque sociologique relatif à l'afflux de réfugiés maritimes est, à la date de rédaction du présent document, potentiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 93
Risque : Sociologique «Afflux de Réfugiés Terrestre» Le risque sociologique lié à l'arrivée massive de réfugiés par voir terrestre est un risque multiforme qui recouvre notamment des aspects sanitaires immédiats et différés et des aspects de gestion de crise humaine et médiatique. Les aspects liés aux procédures de droit à l'immigration ne sont pas du ressort du SDIS. Une caractéristique de ce type de risque est l'aspect parfois aléatoire de la destination choisie par les réfugiés, souvent à la merci de passeurs, et de contraintes techniques susceptibles de modifier radicalement les choix initiaux s'ils existaient. Le département des Alpes-Maritimes ne dispose que d'une frontière terrestre avec l'italie dont la majeure partie se situe en zone de haute montagne. Dans l'absolu, il peut être exposé à ce type de risque même si la probabilité reste très faible. Seul un passage massif par voie routière pourrait être envisagé mais cela implique une absence de réaction des autorités italiennes sur le territoire desquelles les réfugiés seraient obligés de circuler. Si le cas venait à se produire, cela oblige, compte tenu des conditions hélas courantes de ce type de transport, à envisager une action destinée à secourir les réfugiés. La couverture du risque consiste essentiellement en la mobilisation de moyens sanitaires et d'équipes médicales. Dans tous les cas, les moyens nécessaires à la couverture du risque courant sont adaptés à ce risque. La couverture du risque doit prendre en compte les moyens sanitaires extérieurs au SDIS. Equipement : Poursuivre les programmes d'équipements en vecteurs sanitaires à hauteur des besoins exprimés dans la couverture du risque courant. Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à la date de rédaction du présent document. Néant dans la région à la date de rédaction du présent document. Le risque sociologique relatif à l'afflux de réfugiés par voie terrestre est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 94
Risque : Terrorisme «Classique» Le risque terroriste classique est constitué par l'emploi de moyens de destruction massive conventionnels qui associent à des effets techniques, des effets sociologiques, économiques, psychologiques et médiatiques très importants. Des attentats de cet ordre ont déjà frappé le territoire national dont les Alpes-Maritimes. Les plus spectaculaires et destructrices ont eu lieu pour l'instant à l'étranger. La multiplicité des organisations utilisant ce type d'actions est un facteur aggravant du risque même si certaines ont des cibles privilégiées. Par sa notoriété médiatique planétaire, le département des Alpes-Maritimes peut constituer une cible potentielle pour une action terroriste classique. La diversité des événements de grande ampleur qui s'y déroulent au long de l'année constitue autant de facteurs aggravants de ce risque potentiel. La quantification de l'action potentielle est très délicate à cerner. Elle peut varier de l'implication de quelques dizaines de personnes à plusieurs centaines selon le lieu d'action. Les atteintes aux personnes couvrent un panel important de traumatismes avec des combinaisons très fréquentes. Dans tous les cas, quel que soit le mode d'action choisi, le débordement des structures de gestion de la crise est à prendre en compte. La couverture du risque terroriste classique ne conduit à envisager que de disposer de moyens sanitaires en quantités suffisantes couplés à des moyens spécifiques en fonction de l'action (moyens incendie, désincarcération, ). Toutefois, l'appel a des renforts zonaux et nationaux sanitaires pour renforcer les moyens départementaux peut se révéler une nécessité opérationnelle quasi immédiate. La couverture d'un risque moyen correspond à la mobilisation nécessaire pour un Plan Rouge 4 ème échelon avec incendie concomitant. Dans tous les cas, les moyens nécessaires à la couverture du risque courant sont adaptés au risque terroriste classique. Seule demeure la question du nombre suffisant de ces moyens. La couverture du risque doit prendre en compte les moyens sanitaires extérieurs au SDIS. Equipement : Poursuivre les programmes d'équipements en vecteurs sanitaires à hauteur des besoins exprimés dans la couverture du risque courant. Personnel : Néant Formation : Néant Très faible à la date de rédaction du présent document. Attentat contre l'hôtel des impôts à Nice ; Attentat contre la Direction Régionale des Douanes à Nice ; Attentat contre la Caserne Flirey à Nice. Le risque terroriste classique est, à la date de rédaction du présent document, potentiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 95
Risque : Terrorisme «Radiologique» La composante radiologique du risque terroriste est constituée par plusieurs facettes qui associent à des effets techniques, des effets sociologiques, économiques, psychologiques et médiatiques très importants. Les différentes caractéristiques d'actions de ce risque sont définies dans le plan Piratome Départemental applicable depuis le 06 décembre 2004. Par sa notoriété médiatique planétaire, le département des Alpes-Maritimes peut constituer une cible potentielle pour une action terroriste à composante radiologique. La diversité des événements de grande ampleur qui s'y déroulent au long de l'année constitue autant de facteurs aggravants de ce risque potentiel. La quantification de l'action potentielle est très délicate à cerner. Elle peut varier de l'implication de quelques dizaines de personnes à plusieurs centaines indépendamment des atteintes éventuelles aux structures environnementales et humaines. Dans tous les cas, quel que soit le mode d'action choisi, le débordement des structures de gestion de la crise est à prendre en compte dès les premiers instants. En outre, l'atteinte éventuelle des premiers secours (par manque d'information préalable) ne peut qu'ajouter à une désorganisation potentielle. La couverture du risque terroriste à composante radiologique ne conduit à envisager que de disposer de moyens de mesures propres à permettre d'appréhender l'impact humain et environnemental de l'événement. Outre la CMIR, le SDIS 06 dispose pour la couverture de ce risque d une Cellule de Reconnaissance NRBC (CIS Saint Isidore), d un véhicule d Assistance Médicale sur Intervention (AMI) NRBC (CIS Grasse), d une Unité de Décontamination (CIS Grasse) et d une Cellule de DEContamination (CEDEC CIS Biot). Ces moyens doivent être renforcés par l'adjonction de matériels de détection rudimentaire dans les premiers engins de secours. Toutefois, l'appel a des renforts zonaux et nationaux qualifiés pour renforcer les moyens départementaux est une nécessité opérationnelle immédiate. L'information préalable des acteurs du secours (conformément aux textes en vigueur) sur les risques encourus doit être menée dans les plus brefs délais. Equipement : Matériels de détection rudimentaire dans les engins de premier secours (VSAB, FPTL, FPT, VSR, VLO). Maintenir l'équipement d'une CMIR. Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC en privilégiant la mixité des spécialités (RAD, RCH). Formation : FI et FMA des personnels qualifiés. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque terroriste à composante radiologique est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 96
Risque : Terrorisme «Biologique» La composante biologique du risque terroriste est constituée par plusieurs facettes qui associent à des effets techniques, des effets sociologiques, économiques, psychologiques et médiatiques très importants. Les différentes caractéristiques d'actions de ce risque sont définies dans le plan Biotox Départemental applicable depuis le 25 septembre 2001. Par sa notoriété médiatique planétaire, le département des Alpes-Maritimes peut constituer une cible potentielle pour une action terroriste à composante biologique. La diversité des événements de grande ampleur qui s'y déroulent au long de l'année ainsi que l'importance des flux touristiques et aéroportuaires constituent autant de facteurs aggravants de ce risque potentiel. La quantification de l'action potentielle est très délicate à cerner d'autant que les effets constatables seront différés par rapport à l'action initiale. Elle peut varier de l'implication de quelques dizaines de personnes à plusieurs milliers. Dans tous les cas, quel que soit le mode d'action choisi, le débordement des structures de gestion de la crise est à prendre en compte dès la supposition d'une telle action. L'atteinte des premiers intervenants est envisageable mais également avec des effets différés susceptibles d'influer sur la capacité de réponse opérationnelle ultérieure des services de secours. La couverture du risque terroriste à composante biologique ne conduit à envisager que de disposer de moyens sanitaires de transport et la mise en œuvre de mesures de prophylaxie adéquates. A ce jour, aucun dispositif ne permet une détection des agents biologiques en temps réel. Outre les CMIC, le SDIS 06 dispose pour la couverture de ce risque d une Cellule de Reconnaissance NRBC (CIS Saint Isidore), d un véhicule d Assistance Médicale sur Intervention (AMI) NRBC (CIS Grasse), d une Unité de Décontamination (CIS Grasse) et d une Cellule de DEContamination (CEDEC CIS Biot). Toutefois, l'appel à des renforts zonaux et nationaux sanitaires pour renforcer les moyens départementaux est une nécessité opérationnelle quasi immédiate. L'ensemble des personnels susceptibles d'être engagés doit disposer des moyens de protection adéquats. Equipement : Matériels de protection individuelle adaptés dans les engins de premier secours. Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC en privilégiant la mixité des spécialités (RAD, RCH). Formation : Information générale des personnels sur ce risque. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque terroriste à composante biologique est, à la date de rédaction du présent document, potentiellement couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 97
Risque : Terrorisme «Chimique» La composante chimique du risque terroriste est constituée par plusieurs facettes qui associent à des effets techniques, des effets sociologiques, économiques, psychologiques et médiatiques très importants. Les différentes caractéristiques d'actions de ce risque sont définies dans le plan Piratox Départemental applicable depuis le 30 juin 2004. Par sa notoriété médiatique planétaire, le département des Alpes-Maritimes peut constituer une cible potentielle pour une action terroriste à composante chimique. La diversité des événements de grande ampleur qui s'y déroulent au long de l'année constitue autant de facteurs aggravants de ce risque potentiel. La quantification de l'action potentielle est très délicate à cerner. Elle peut varier de l'implication de quelques dizaines de personnes à plusieurs centaines indépendamment des atteintes éventuelles aux structures environnementales et humaines. Dans tous les cas, quel que soit le mode d'action choisi, le débordement des structures de gestion de la crise est à prendre en compte dès les premiers instants. En outre, l'atteinte éventuelle des premiers secours (par manque d'information préalable) ne peut qu'ajouter à une désorganisation potentielle. La couverture du risque terroriste à composante chimique ne conduit à envisager que de disposer de moyens de détection et/ou de mesures propres à permettre d'appréhender l'impact humain et environnemental de l'événement. Outre les CMIC, le SDIS 06 dispose pour la couverture de ce risque d une Cellule de Reconnaissance NRBC (CIS Saint Isidore), d un véhicule d Assistance Médicale sur Intervention (AMI) NRBC (CIS Grasse), d une Unité de Décontamination (CIS Grasse) et d une Cellule de DEContamination (CEDEC CIS Biot). Toutefois, l'appel à des renforts zonaux et nationaux qualifiés pour renforcer les moyens départementaux est une nécessité opérationnelle immédiate. L'ensemble des personnels susceptibles d'être engagés doit disposer des moyens de protection adéquats. Equipement : Matériels de protection individuelle adaptés dans les engins de premier secours (VSAB, FPTL, FPT, VSR, VLO). Maintenir l'équipement d'une ou 2 CMIC. Personnel : Mettre en place sur un CIS une garde NRBC en privilégiant la mixité des spécialités (RAD, RCH). Formation : FI et FMA des personnels qualifiés. Négligeable à très faible à la date de rédaction du présent document. Néant à la date de rédaction du présent document. Le risque terroriste à composante chimique est, à la date de rédaction du présent document, couvert dans le département des Alpes-Maritimes. 98