Sources de lumière colorée

Documents pareils
Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

DIFFRACTion des ondes

Nouveau programme de première S (2011) : l essentiel du cours.

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

Niveau 2 nde THEME : L UNIVERS. Programme : BO spécial n 4 du 29/04/10 L UNIVERS

Correction ex feuille Etoiles-Spectres.

TEMPÉRATURE DE SURFACE D'UNE ÉTOILE

TP 2: LES SPECTRES, MESSAGES DE LA LUMIERE

Fluorescent ou phosphorescent?

Mise en pratique : Etude de spectres

Activité 1 : Rayonnements et absorption par l'atmosphère - Correction

INTRODUCTION À LA SPECTROSCOPIE

Séquence 9. Étudiez le chapitre 11 de physique des «Notions fondamentales» : Physique : Dispersion de la lumière

Application à l astrophysique ACTIVITE

1S9 Balances des blancs

EXERCICE 2 : SUIVI CINETIQUE D UNE TRANSFORMATION PAR SPECTROPHOTOMETRIE (6 points)

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

SUIVI CINETIQUE PAR SPECTROPHOTOMETRIE (CORRECTION)

Objectifs pédagogiques : spectrophotomètre Décrire les procédures d entretien d un spectrophotomètre Savoir changer l ampoule d un

Mécanique Quantique EL OUARDI EL MOKHTAR LABORATOIRE MÉCANIQUE & ÉNERGÉTIQUE SPÉCIALITÉ : PROCÈDES & ÉNERGÉTIQUE. dataelouardi@yahoo.

Atelier : L énergie nucléaire en Astrophysique

D Utilisation des Spectromètres à CCD

Rayonnements dans l univers

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Orthoptiste / stage i-prépa intensif -

Chapitre 6 La lumière des étoiles Physique

PHOTO PLAISIRS. La Lumière Température de couleur & Balance des blancs. Mars 2011 Textes et Photos de Bruno TARDY 1

Un spectromètre à fibre plus précis, plus résistant, plus pratique Concept et logiciel innovants

La recherche d'indices par fluorescence

THEME 3. L UNIVERS CHAP 2. LES SPECTRES MESSAGES DE LA LUMIERE DES ETOILES.

Spectrophotométrie - Dilution 1 Dilution et facteur de dilution. 1.1 Mode opératoire :

PHYSIQUE-CHIMIE. Partie I - Spectrophotomètre à réseau

Comparaison des performances d'éclairages

PROPRIÉTÉS D'UN LASER

Mesures de PAR. Densité de flux de photons utiles pour la photosynthèse

pka D UN INDICATEUR COLORE

TP Détection d intrusion Sommaire

Dossier enseignant Etude d un tableau. grâce aux ondes électromagné ques Lycée Service Éduca on

Panorama de l astronomie. 7. Spectroscopie et applications astrophysiques

Professeur Eva PEBAY-PEYROULA

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

Caractérisation de défauts par Magnétoscopie, Ressuage, Courants de Foucault

FICHE TECHNIQUE ENERGIE «ECLAIRAGE»

L'éclairage des tunnels par LED

1STI2D - Les ondes au service de la santé

(aq) sont colorées et donnent à la solution cette teinte violette, assimilable au magenta.»

La spectrophotométrie

PRODUIRE DES SIGNAUX 1 : LES ONDES ELECTROMAGNETIQUES, SUPPORT DE CHOIX POUR TRANSMETTRE DES INFORMATIONS

Sujet. calculatrice: autorisée durée: 4 heures

La chanson lumineuse ou Peut-on faire chanter la lumière?

D ETECTEURS L UXMETRE SUR TIGE C OMPTEUR DE FRANGES A FIBRE OPTIQUE. Détecteurs

Chapitre 22 : (Cours) Numérisation, transmission, et stockage de l information

Chapitre 10 : Radioactivité et réactions nucléaires (chapitre 11 du livre)

Les rayons X. Olivier Ernst

PHYSIQUE Discipline fondamentale

Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

Chapitre 11 Bilans thermiques

Bien choisir son éclairage

eduscol Ressources pour le lycée général et technologique Physique - Chimie Ressources pour la classe de première générale et technologique Série S

ÉNERGIE : DÉFINITIONS ET PRINCIPES

FORMATION ASSURANCE QUALITE ET CONTROLES DES MEDICAMENTS QUALIFICATION DES EQUIPEMENTS EXEMPLE : SPECTROPHOTOMETRE UV/VISIBLE

Les LEDs et les plantes

TP 03 B : Mesure d une vitesse par effet Doppler

Chapitre 2 Les ondes progressives périodiques

A chaque couleur dans l'air correspond une longueur d'onde.

SPECTROSCOPIE D ABSORPTION DANS L UV- VISIBLE

RDP : Voir ou conduire

LAMPES FLUORESCENTES BASSE CONSOMMATION A CATHODE FROIDE CCFL

Les impulsions laser sont passées en quarante ans de la

La lumière. Sommaire de la séquence 10. t Séance 4. Des lumières blanches. Des lumières colorées. Les vitesses de la lumière

Lycée Galilée Gennevilliers. chap. 6. JALLU Laurent. I. Introduction... 2 La source d énergie nucléaire... 2

Meine Flüssigkeit ist gefärbt*, comme disaient August Beer ( ) et Johann Heinrich Lambert ( )

Mémento à l usage du personnel des laboratoires

HIGH INTENSITY DISCHARGER KIT XENON KIT XENON - EQUIPO XENON - SATZ XENON TARIF ET DOCUMENTATION TECHNIQUE

L énergie sous toutes ses formes : définitions

LE CORPS NOIR (basé sur Astrophysique sur Mesure / Observatoire de Paris :

Module HVAC - fonctionnalités

La physique quantique couvre plus de 60 ordres de grandeur!

NUAGES INTERSTELLAIRES ET NEBULEUSES

FICHE 1 Fiche à destination des enseignants

Caractéristiques des ondes

LES PROJECTEURS : FLUORESCENTS

Champ électromagnétique?

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

Lampes à DEL EcoShine II Plus

Spectrophotomètre double faisceau modèle 6800

Les moyens d observations en astronomie & astrophysique

INTRODUCTION A L ELECTRONIQUE NUMERIQUE ECHANTILLONNAGE ET QUANTIFICATION I. ARCHITECTURE DE L ELECRONIQUE NUMERIQUE

TP n 1: Initiation au laboratoire

Présentation du programme. de physique-chimie. de Terminale S. applicable en septembre 2012

Une nouvelle technique d'analyse : La spectrophotométrie

PRINCIPE MICROSCOPIE CONFOCALE

TD 9 Problème à deux corps

Comment réaliser physiquement un ordinateur quantique. Yves LEROYER

Eléments de caractérisation des diamants naturels et synthétiques colorés

Classe : 1 ère STL Enseignement : Mesure et Instrumentation. d une mesure. Titre : mesure de concentration par spectrophotométrie

La Photographie - Page 1 / 13

Sensibilisation à la Sécurité LASER. Aspet, le 26/06/2013

ollection Films professionnels pour vitrages auto. Collection.

L histoire de la Physique, d Aristote à nos jours: Evolution, Révolutions

Transcription:

2 novembre 2012 Sources de lumière colorée Table des matières 1 Différentes sources de lumière 2 2 Sources monochromatiques ou polychromatiques 4 3 Lumière et ondes électromagnétiques 5 4 Couleur des corps chauffés, loi de Wien 5 4.1 Exemple d utilisation de cette loi.................... 6 5 Interaction lumière-matière et quantum d énergie 6 6 Modèle corpusculaire de la lumière 7 7 Quantification des niveaux d énergie de la matière 7 7.1 Exemple.................................. 7 8 Emission-absorption de rayonnement 7 8.1 Exemple.................................. 8 9 Aspect du spectre solaire 9 PAUL MILAN 1 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

1 DIFFÉRENTES SOURCES DE LUMIÈRE 1 Différentes sources de lumière Dans notre environnement existent plusieurs sources de lumière dont les caractéristiques sont différentes : 1. La première dont on peut parler est la lumière solaire, appelée "lumière blanche" du fait de sa composition : en effet, le spectre de la lumière blanche contient toutes les couleurs visibles, le mélange de ces couleurs donnant du blanc. FIGURE 1 Photographie du soleil et spectre de la lumière blanche Remarques : Le soleil ne nous paraît pourtant pas blanc lorsqu on le regarde mais plutôt jaune... en effet, le bleu de la lumière blanche est diffusé dans le ciel, on voit donc le disque solaire de la couleur complémentaire du bleu : le jaune. Nous verrons par la suite que le spectre du soleil n est pas vraiment identique au spectre de la lumière blanche, mais comporte des raies noires. 2. Une deuxième source que l on peut citer est la lampe à incandescence : un filament de tungstène très fin est parcouru par un courant qui l échauffe jusqu à l incandescence ce qui provoque l émission de lumière. On peut remarquer que cette lumière est légèrement rougeâtre, ceci vient du profil spectral de cette source, qui montre qu il y a davantage émission de radiations rouges que de radiations bleues. FIGURE 2 Une lampe à incandescence et son profil spectral 3. Les lampes à économie d énergie appelées lampes fluocompactes existent depuis quelques années et remplacent peu à peu les lampes à incandescence. Ces lampes fonctionnent sur le même principe que les tubes fluorescents : Une forte décharge électrique ionise un gaz inerte qui se transforme en plasma (mélange haute température d ions et d électrons séparés). Celui-ci, par transfert de chaleur, vaporise des atomes de mercure qui s excitent grâce à la décharge électrique. PAUL MILAN 2 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

En se désexcitant, les atomes de mercure émettent un rayonnement ultraviolet (UV) (Voir processus d émission-absorption). Ce rayonnement vient exciter la substance fluorescente présente sur les parois du tube, c est elle qui émet la lumière blanche. La lumière émise pas ces lampes fluocompactes paraît blanche pourtant son profil spectral montre qu il y a des pics d émission pour certaines radiations. FIGURE 3 Une lampe à incandescence et son profil spectral Le mélange de ces radiations donne la sensation de blanc. 4. Les lampes à décharge sont les sources lumineuses que l on trouve dans les éclairages publiques qui fournissent une lumière orangée. Ces lampes sont des lampes à vapeur de sodium : Le sodium gazeux, enfermé dans une ampoule, reçoit une forte décharge électrique créée par deux électrodes. Cette décharge excite les atomes de sodium qui en se désexcitant émettent la lumière orangée (Voir processus d émission-absorption section 8 page 8). Les lampes à décharges émettent généralement plusieurs longueurs d ondes, mais l émission de la lampe au sodium est quasi monochromatique (son spectre présente un doublet de raies jaune-orangée très rapprochées). FIGURE 4 Une lampe à décharge à vapeur de sodium et son spectre d émission 5. Les LED (Light Emitting Diode) ou DEL (Diode ElectroLuminescente) sont des petits composants électroniques qui émettent de la lumière en consommant peu d énergie. Elles sont également intéressantes du fait de leur faible encombrement et de leurs couleurs variées. On les rencontre de plus en plus dans les dispositifs lumineux d appoint (lampes torches ou baladeuses). Les DEL émettent de la lumière grâce à l utilisation d un matériau semiconducteur. PAUL MILAN 3 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

2 SOURCES MONOCHROMATIQUES OU POLYCHROMATIQUES FIGURE 5 Diodes électroluminescentes (DEL) 6. Les LASER (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) sont des sources de lumières utilisées dans de nombreux domaines (lecture optique de CD-DVD, médecine, usinage), leur rayonnement monochromatique (une seule couleur, voir section 2 page 4) et leur cohérence (un faisceau laser "porte" très loin) sont les qualités recherchées. Un LASER est un amplificateur de lumière qui fonctionne grâce aux phénomènes d émission et d absorption que nous verrons par la suite (section 8 page 8). FIGURE 6 LASER utilisé dans les lycées 2 Sources monochromatiques ou polychromatiques Les sources de lumières évoquées précédemment peuvent être rangées en deux catégories : Une source monochromatique (d une seule couleur) est caractérisée par une longueur d onde dans le vide exprimée en mètre (ex : laser hélium-néon de couleur rouge : λ = 633nm). La couleur est aussi appelée radiation monochromatique. Une source polychromatique est composée de plusieurs couleurs. Voici le classement de quelques sources de lumières : PAUL MILAN 4 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

Sources monochromatiques Lampe à décharge au sodium LASER Sources polychromatiques Soleil DEL Lampe à incandescence Lampe fluocompacte TABLE 1 Sources monochromatiques et polychromatiques 3 Lumière et ondes électromagnétiques La lumière fait partie des ondes électromagnétiques, ces ondes rassemblent aussi bien la lumière que les ondes radios, les ondes wifi ou les rayons X. Le domaine des ondes électromagnétiques s étend sur un domaine très large de fréquence (ou de longueur d onde), on retiendra ici trois domaines concernant la lumière : Domaine de la lumière visible (sous-entendu par l oeil humain) : 400 nm (violet/bleu) < λ < 700 nm (rouge) Domaine des radiations ultraviolettes (UV) : λ < 400 nm Domaine des radiations infrarouges (IR) : λ > 700 nm 4 Couleur des corps chauffés, loi de Wien La loi de Wien s applique à un corps théorique appelé corps noir : celui-ci à la propriété d absorber tous les rayonnements qu il reçoit, y compris la lumière, il apparaît donc "noir". Pourtant, lorsque ce corps est chauffé, il émet de la lumière dont le maximum d intensité s effectue à une longueur d onde donnée. La loi de Wien (publiée à la fin du 19 e siècle par Wilhelm Wien) dit que la longueur d onde de ce maximum d émission est inversement proportionnelle à la température du corps noir. Ainsi, mathématiquement cette loi s écrit : λ max T = cte = 2.898 10 3 (1) où : λ max est la longueur d onde correspondant au maximum d émission exprimée en mètre (m). T la température à laquelle le corps noir est chauffé exprimée en kelvin (K). PAUL MILAN 5 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

5 INTERACTION LUMIÈRE-MATIÈRE ET QUANTUM D ÉNERGIE Intensité lumineuse 6000 K 4000 K 3000 K Longueur d'onde FIGURE 7 Loi de Wien Voici une forme graphique de la loi de Wien : 4.1 Exemple d utilisation de cette loi Soit un corps noir chauffé à 4578 K, quelle est la longueur d onde à laquelle il émet le plus de rayonnement? Quelle est la nature de ce rayonnement? Pour répondre à ces questions, on utilise la forme mathématique de la loi de Wien (1) afin de calculer la longueur d onde du maximum d émission : d où : λ max = 2.898 10 3 T λ max T = cte = 2.898 10 3 = 2.898 10 3 4578 = 6.33 10 7 m = 633 nm (2) Ainsi, le maximum d émission de ce corps correspond à de la lumière visible de couleur rouge (couleur du laser He-Ne). 5 Interaction lumière-matière et quantum d énergie Max Planck postule en 1900 qu un rayonnement ne peut échanger avec la matière qu une quantité d énergie proportionnelle à une quantité appelée quantum d énergie. Cette quantité s écrit : E = h ν = h c λ (3) où : E est la quantité d énergie exprimée en joule (J) ν est la fréquence du rayonnement exprimée en hertz (Hz) h est la constante de Planck exprimée en joule fois seconde (J s) : h = 6.62 10 34 J s. PAUL MILAN 6 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

c est la célérité de la lumière dans le vide exprimée en mètre par seconde (m.s 1 ) : c = 3.00 10 8 m.s 1. λ est la longueur d onde du rayonnement exprimé en mètre (m) 6 Modèle corpusculaire de la lumière En 1905, Albert Einstein poursuit la pensée de Max Planck, et émet l hypothèse que la lumière est à la fois une onde (électromagnétique) et un ensemble de particules qu il nomme photons. Dans sa théorie, chaque photon porte alors le quantum d énergie E = h ν introduit par Max Planck. Cette double nature de la lumière est appelée dualité onde-corpuscule. 7 Quantification des niveaux d énergie de la matière De la même manière qu un rayonnement contient des photons dont l énergie est quantifié, Niels Bohr postule en 1913 qu un atome ne peut exister que dans des états d énergie bien définis. On dit que l énergie des atomes est quantifiée. Lorsque l atome est dans son niveau d énergie le plus bas, on dit qu il est à l état fondamental, sinon, il est en un de ses états excités. 7.1 Exemple FIGURE 8 Diagramme des niveaux d énergie de l atome d hydrogène 8 Emission-absorption de rayonnement Un atome n est pas fixé dans un état d énergie, il peut : Passer d un état d énergie E 2 à un état d énergie E 1 (E 2 > E 1 ) : il y a alors émission de rayonnement. L atome se désexcite. PAUL MILAN 7 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

8 EMISSION-ABSORPTION DE RAYONNEMENT Passer d un état d énergie E 1 à un état d énergie E 2 (E 2 > E 1 ) : il y a alors absorption de rayonnement. L atome est excité. Ces deux phénomènes permettent d expliquer l aspect des spectres de raies d émission et d absorption des atomes : Energie Energie E 2 E 2 Emission d'un photon de longueur d'onde Absorption d'un photon de longueur d'onde E 1 E 1 Dans le spectre d'émission de cet atome, on pourra observer une raie colorée correspondant à cette longueur d'onde. Dans le spectre d'absorption de cet atome, on pourra observer une raie noire correspondant à cette longueur d'onde. FIGURE 9 Emission et absorption de rayonnement par un atome La formule qui apparaît dans cette figure est identique à la formule donnant la valeur du quantum d énergie (Equation (3)). Le E représente la différence entre E 2 et E 1 qui s exprime en joule (unité légale d énergie). 8.1 Exemple Soit un atome qui passe d un niveau d énergie E E = 5.3 ev. Absorbe-t-il ou émet-il un photon? Quelle est la longueur d onde de ce photon? = 2.6eV à un niveau On a E > E donc l atome se désexcite, il y a donc émission de photon. Pour calculer la longueur d onde du photon, on utilise toujours la relation (3), sans oublier de convertir les énergies en joule avant d effectuer le calcul : λ = h c E E = 6.62 10 34 3 10 8 ( 2.6 ( 5.3) 1.6 10 19 (4) = 4.60 10 7 m = 460 nm (5) PAUL MILAN 8 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S

9 Aspect du spectre solaire Lorsque nous avons évoqué la lumière solaire comme source de lumière colorée (section?? page??), nous avons précisé que le spectre solaire n était pas identique au spectre de la lumière blanche : En effet, la dispersion de la lumière solaire donne un spectre de raies d absorption (raies noires sur fond coloré) : PHOTOSPHERE Emission d'un spectre continu par la photosphère Des gaz de l'atmosphère absorbent certaines radiations : spectre de raies d'absorption "reçu" sur Terre FIGURE 10 Le spectre obtenu par décomposition de la lumière solaire est un spectre de raies d absorption PAUL MILAN 9 PHYSIQUE-CHIMIE. PREMIÈRE S