L HISTOIRE DERRIÈRE LES SYMBOLES
Nous vous souhaitons la bienvenue à l AVRA IMPERIAL BEACH RESORT & SPA et nous espérons que vous y passerez un agréable séjour. L AVRA IMPERIAL BEACH RESORT & SPA se trouve à Kolymbari, dans l ouest de la Crète, une région importante de l île sur le plan historique. L hôtel se trouve à courte distance du monastère de Gonia et de l Académie orthodoxe de Crète. Son architecture s inspire des caractéristiques structurelles des palais minoens. Comme vous le remarquerez, on trouve des symboles gravés partout dans l hôtel, à la fois à l intérieur et sur le site environnant. Ces symboles sont les lettres de l écriture linéaire B, la langue écrite des Minoens et des Mycéniens, qui est la première langue écrite connue, non seulement de la région géographique de la Grèce, mais aussi de l Europe. Pour en savoir un peu plus dans ce domaine et vous permettre de mieux le comprendre, nous avons demandé le concours d un expert en la matière: le Docteur Minas D. Tsikritsis, professeur d informatique et chercheur réputé en écritures égéennes,de scripts de la mer Égée, qui décrira les écritures minoennes dans le texte qui suit. Nous tenons à lui exprimer notre sincère gratitude pour son aide. Espérons que la publication que vous tenez dans vos mains réussira à vous transporter dans le monde enchanteur de la plus ancienne langue écrite en Europe! Athina P. Chaniotaki Directeur Général
AVANT-PROPOS C est un entretien télévisé sur la technologie et les langues écrites de la civilisation minoenne qui est à l origine de ce petit texte. En eff et, les propriétaires de l Avra Imperial Beach Resort & Spa sont tombés sur cet entretien et m ont demandé de visiter leur hôtel. Quand je suis arrivé à l Avra Imperial, j ai été impressionné par tous les symboles de linéaire B gravés sur les sols et les murs, ainsi que tout autour de l hôtel. En regardant plus attentivement, on remarquera également de subtiles références au style «minoen» dans les caractéristiques architecturales de l hôtel. Je proposerais donc aux résidents de l hôtel de profi ter de leurs vacances pour se plonger dans la découverte de la première écriture syllabique d Europe, d autant plus que l histoire de la langue écrite de la civilisation européenne d aujourd hui commence par l écriture minoenne. Les visiteurs pourront demander au personnel de l hôtel de transcrire leur nom en linéaire B ou lire la brève brochure sur les écritures égéennes. Ils pourront aussi profi ter de l occasion pour examiner les diverses inscriptions autour de l hôtel et en apprendre un peu sur la première langue européenne écrite pendant leurs vacances. Dr. Minas D. Tsikritsis Professeur de Science Informatique Chercheur en Écritures Égéennes
INTRODUCTION L invention de l écriture en Crète semble avoir été dictée par les besoins administratifs de la culture, comme le montrent les tablettes de comptes et d autres documents fi nanciers, ainsi que pour les communications rituelles qui étaient gravées sur des tables d off randes votives. D après les preuves archéologiques, au cours des civilisations minoenne et mycénienne, trois systèmes d écriture syllabique 1 ont été développés, ce qui a facilité pendant une période d environ un millénaire la communication écrite entre les communautés «protoliterates» de la mer Égée. Les diff érentes écritures remontant à la période entre 2200 et 1150 avant J.-C. peuvent être identifi ées et classées comme le montre le tableau suivant: SIGNES HIÉROGLYPHIQUES CRÉTOIS 2200-1620 J.-C. DISQUE DE PHAISTOS 1700 J.-C. ÉCRITURES CRÉTOISES LINÉAIRE A 1750-1450 J.-C. LINÉAIRE B 1400-1150 J.-C. HIÉROGLYPHES CRÉTOIS Les hiéroglyphes crétois consistent en une combinaison de quelques racines et syllabes répétées, dont chacune est représentée par une image. Cette écriture apparaît principalement sur des sceaux en pierre et des tablettes d argile 2 découverts lors de fouilles eff ectuées à Cnossos et sur vingt-neuf autre sites dans l île. On pense que ces inscriptions contiennent des références économiques (à des titres, des biens, des transactions, etc), mais elles pourraient également avoir eu une importance religieuse. Les sceaux en pierre ont surtout été utilisés à des fi ns administratives, pour protéger et garantir l authenticité des objets ou des produits estampillés. 1 Evans, dans Scripta Minoa, établit une distinction, dans les signes hiéroglyphiques des civilisations qui se sont développées en Crète de 2200 à 1200 avant J.-C., entre l écriture de type linéaire A et celle de type linéaire B. Evans, Arthur J., Scripta Minoa I. 2 Sur un total de 331 objets portant des inscriptions hiéroglyphiques crétoises, 136 sont des sceaux et 122 sont des tablettes.
LINÉAIRE A SIGNES HIÉROGLYPHIQUES ET PROTOLITERATES CRÉTOIS Les artefacts archéologiques portant des inscriptions en linéaire A sont au nombre de 1 440, dont 20 ont été trouvés en dehors de la Crète. Sur 178 lettres syllabiques, environ 50 sont similaires à celles du linéaire B mais seulement 5 d entre elles ont pu être identifi ées avec certitude comme correspondant directement aux symboles du linéaire B ou au système syllabaire chypro-minoen. Après le décodage du linéaire B, les eff orts accomplis pour déchiff rer le linéaire A se sont multipliés dans l espoir que les valeurs phonétiques des symboles des deux écritures ne s avéreraient pas substantiellement diff érents. Les diffi cultés que soulevait objectivement le déchiff rement d une écriture syllabique de forme libre, et donc incomplète, ont naturellement conduit à l identifi cation présumée dans des textes en linéaire A de mots provenant des langues sémitiques (H. Gordon 3 ), du louvite (L. Palmer 4 ), de l indo-européen commun (Vl. Georgiev 5 ), du hittite (S. Davis 6 ) ou de langues hittito-louvites. Les publications de Paul Faure 7 font exception, en ce sens où celui-ci identifi e des mots grecs qui sont inscrits sur des fi bules (épingles ou broches), comme je l indique dans mon livre 8 sur le linéaire A. Pour mon livre Linear A - A Contribution to the Understanding of an Aegean Script ( Linéaire A - Une contribution à la compréhension d une écriture égéenne ), j ai entrepris l étude d un total de 55 inscriptions sur des tablettes et d autres artefacts et de 830 des 1 020 sceaux en pierre gravés. Cette quantité représente 65% des 1 430 inscriptions en linéaire A répertoriées. 3 Gordon Cyrus H., Atti e Memorie... P.III1, p57-64, Roma,1967. 4 Palmer L.R., The Interpretation of Mycenaean Greek texts, Oxford Press 1969. 5 Georgiev V.I., Introduzione alla storia delle lingue Indeuropee, Roma 1966. 6 Davis S., Atti e Memorie... P.III1, p14-20, Roma, 1967. 7 Faure, P. Three inscribed fi bulae from Minoan Crete, Ephemeris Mediterranean, 20/12/1996. 8 Tsikritsis, M. Linear A - A Contribution to the Understanding of an Aegean Script, Bibliothèque municipale publique Vikelaia, Héraklion 2001.
Sur la base des dialectes connus des temps historiques, le linéaire B peut, comme nous allons le voir, être classé d un point de vue morphologique, phonologique et syntaxique dans la même catégorie que l arcadien ou l arcado-chypriote, alors que l on peut repérer en linéaire A certains mots qui appartiennent probablement à un dialecte éolien primitif possédant des éléments d arcadien. Quelque chose de semblable se produit sans doute à Chypre. En eff et, une inscription gravée sur un obèle de bronze provenant d un tombeau à Palaepaphos-Skales est en écriture chypro-minoenne. Le mot o-pe-le-ta-u (= Opheltas) peut y être identifi é, un type du dialecte arcado-chypriote. La forme du mot o-pe-le-ta-u, qui est le génitif du nom o-pe-le-ta dans le dialecte arcadien, a une terminaison diff érente de celle attendue en écriture mycénienne, qui prendrait la forme o-pe-le-ta-ο. La comparaison du chypro-minoen avec le linéaire A a permis de conclure que la relation entre ces deux écritures est beaucoup plus forte que celle qui existe entre le linéaire A et le linéaire B. Ainsi, le lien entre le linéaire A et le chypro-minoen est désormais considéré comme un lien solide. LINÉAIRE B Le système numérique du linéaire B Lorsqu Arthur Evans découvrit les tablettes en linéaire B (1902), la première chose qu elles révélèrent fut le système numérique des Mycéniens. Evans démontra qu il s agissait d un système décimal, qui reconnaissait les unités, les dizaines, les centaines, les milliers et les dizaines de milliers, comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous: NOMBRE SYMBOLE EXEMPLES D APPLICATION 1 "1244" en linéaire B: 10 100 1.000 "23/5/2014" en linéaire B: 10.000 Michael Ventris à 14 ans Quelques années avant le déchiffrement Né en Angleterre en 1922 Michael Ventris avait 14 ans lorsqu il entra en contact avec les inscriptions en linéaire B. Il vit pour la première fois les tablettes alors qu il était en visite scolaire au British Museum à Londres en 1936, accompagné par son professeur de grec ancien, le philologue Patrick Hunter. Au musée, l homme qui avait réalisé les fouilles de Cnossos, Arthur Evans, alors âgé de 81 ans, donnait une conférence sur la civilisation minoenne et montrait quelques-unes des tablettes. Son professeur entendit Ventris demander à Evans: Avez-vous dit qu elles n ont pas été déchiff rées?. Cette réunion semble avoir été un déclic chez le jeune Ventris, qui se mit à rêver qu il allait résoudre le mystère de l écriture vue au musée. Les cours de grec ancien qu il suivit à l école jouèrent un rôle essentiel dans le processus de déchiff rement. Dix-huit ans plus tard, après avoir résolu le mystère du linéaire B et évoquant avec son professeur, Hunter, le grec qu il avait déchiff ré, il lui dit: J ai bien peur que ce ne soit pas exactement le grec que vous m avez appris!.
Le déchiffrement du linéaire B Le linéaire B possède 89 syllabes et 258 idéogrammes (c.-à-d. des mots). Après le travail de décodage de Michael Ventris et l analyse philologique du linguiste John Chadwick publiée en 1952, il est désormais communément reconnu que tous deux ont contribué à montrer que les inscriptions avaient été écrites en grec, plusieurs siècles avant Homère. Ces études ont conduit à faire remonter l histoire du grec écrit et la langue grecque du VIIIe siècle avant J.-.C, date considérée correcte jusqu alors, au moins au XIVe siècle avant J.-C. La méthode de déchiff rement utilisée par Ventris repose sur les règles grammaticales régissant les suffi xes fl exionnels dans le lexique du linéaire B, qui avaient été établies par Alice Kober, ainsi que par les travaux de C. Ktistopoulos 9 qui l avait précédé. Signes syllabiques du linéaire B 10 Le tableau suivant présente les signes syllabiques du linéaire B et les valeurs correspondant à chacun: Triades d Alice Kober LA CLÉ DU LINÉAIRE B (VENTRIS) 9 Dans son rapport du milieu du siècle (1950), Ktistopoulos fait usage de méthodes statistiques d analyse de fréquence, indiquant indirectement les valeurs phonétiques a, e et o. 10 Note de travail 20, 1-6-1952. Le tableau a été établi sur la base des valeurs syllabiques déterminées par Ventris dans sa première publication.
Les sujets traités sur les tablettes en linéaire B révèlent une bureaucratie palatiale méticuleuse, où l administration du palais enregistrait tout ce qui était fait ou n était pas fait. Figurent parmi les éléments consignés: les biens et produits recueillis par le palais les défi cits et les débiteurs exonérés de paiement le matériel militaire dans les entrepôts (épées, lances, fl èches, etc.) les objets de la vie quotidienne (meubles, poteries, vaisselle, etc.) diverses formes de propriété foncière des équipes de travail - hommes et femmes avec des noms de lieux le nombre total des bêtes, principalement des moutons et des chèvres, appartenant au palais. Une preuve convaincante du grec en linéaire B est le fait que les textes se rapportant à des off randes faites à des divinités contiennent des noms familiers où l on reconnaît clairement des noms importants à des époques historiques ultérieures: ε-λε-υ-τι-για = Eleuthia (à Amnisos), α-τα-να-πo-τι-νι-για = Athena-maîtresse, ε-νυ-βα-λιγιο = Enyalios, πο-σε-δα-o-νε = Poseidaonei, δι-βε = Diwei (Dias-Zeus), ε-κο-τo = Hector etc. Tablette témoignant d offrandes d huile à Cnossos (ΚΝ Fp 1+31) Cette tablette est couverte d inscriptions détaillées sur des off randes d huile faites à diverses divinités. L inscription en question est intéressante car, d une part, elle donne une image du système métrique des Mycéniens et de la méthode de décompte des plus petites aux plus grandes unités et, d autre part, elle mentionne les divinités auxquels les off randes étaient destinées. Le texte indique également le mois où la transaction a eu lieu et il fournit une liste des destinataires avec la quantité d huile reçue par chacun, ainsi que la quantité totale d huile distribuée. La traduction du texte est la suivante: de-u-ki-jo menο di-ka-ta-jo di-we huile 1 da-da-re-jo-de huile 2 pa-de huile 1 pa-si te-o-i huile 1 qe-ra-si-ja huile 1 a-mi-ni-so pa-si-te-o-i huile 2 e-ri-nu huile > 4 47-da-de huile > 1 a-ne-mo i-je-re-ja huile > 4 au mois Deukio (envoyé) (temple) Diktaiou Dias huile 1 (endroit) Daidoleionde huile 2 (endroit le plus proche) huile 1 pansi-theois (pan-théon) (à tous les dieux) huile 1 Therasia (La déesse Artemis) huile 1 (envoyé à) Amnisos, pour tous les dieux huile 2 Erinis (Paix) huile > 3 47-da-de huile > 1 Prêtresse des Vents huile > 4 to-so huile 3 2 > 2 autant huile 3 et 2 et > 2
Les tablettes en linéaire B nous livrent une foule d informations sur l organisation politique, sociale et économique des Mycéniens. Certains des membres de la haute hiérarchie sociale sont les suivants: Fάναξ - : Le chef suprême, le souverain (roi) - détenteur de la plus haute autorité politique, militaire et judiciaire, qui régit la vie économique de l État. ΛαFαγέτας - : Ce titre était probablement donné au commandant chargé de surveiller les artisans, qui était aussi un propriétaire royal. Ε-πε-τa - : Le mot heqetai désigne les préposés ou compagnons du roi, qui avaient des chars à leur disposition. Τε-ρε-τa - : Le mot telestas signifi e probablement un titre religieux. Κo-ρε-τε - : Le mot koreter ou prokoreter peut désigner une sorte de fonctionnaire local ou un maire, comme nous dirions aujourd hui. Μo-ρo-πa - : Le mot moiroqqas serait associé à un détenteur de lot inattaquable, éventuellement un propriétaire terrien. Les tablettes de Pylos répertorient nommément dix moroqas, qui possèdent une force équivalente à des nombres de personnes multiples de 10. Chaque soldat est mentionné par rapport à son équipement en tant que ένχεα χαλκάρεα (avec armure) et leurs petites épées étaient connues sous le nom de πα-κα-να - (φάσγανα). Concernant l institution de la propriété foncière, on peut distinguer deux formes d exploitations et deux catégories de terres: ke-ke-me-na - : (κεκείμενα), les champs/terrains détenus collectivement et appartenant, selon toute probabilité, à la communauté ou à la municipalité (δήμος) - damo. ke-ti-me-na - : (κτιμένα), les domaines qui étaient possédés par des particuliers, peut-être des telestas. Une grande partie des indications sont liées à la production animale. À Cnossos, en particulier, il est fait mention de nombreux moutons et chèvres, précieux pour la production de laine et de peaux (parchemins). Les bœufs sont d une importance déterminante pour gagner du temps. Ils étaient communément appelés εργάται (travailleurs) et étaient attelés pour le labour. On leur donnait souvent des noms comme Celaeno, Oinops, Xouthos, Stomargos, etc. Les chasseurs sont désignés ku-na-ke-ta (κυναγέται) et font usage de chiens de chasse, ku-ne (κύνας=canis). Le degré de spécialisation du travail qui ressort des données quotidiennes inscrites sur les tablettes de Pylos et de Cnossos est impressionnant; les diverses professions comprennent: a-ra-ka-te-ja - ηλακάτεια (étym. αλάκατη (quenouille) = fi leuses), a-re-pa-zo-o - αλειφαζόων (étym. verbe αλείφω = couvrir de - bouilleur d onguents/parfumeurs), i-to-we-sa - ιστεια (étym. ιστός (fi l) = tisserands), i-ja-te - ιατήρ (= médecin), ka-na-pe-wo - κναφείς (= foulonniers), ka-ke-u - χαλκείς (= forgerons de bronze), ku-ru-so-wo-ko - χρυσουργοί (= orfèvres), ma-ti-jo - μαλθείς (= calfats (de navires)), na-u-do-mo - ναύδομοι (= constructeurs de navires/ charpentiers), pe-ki-ti-ra2 - πέκτριαι (= cardeurs de laine (femmes)), ri-ne-ja - λίνεια (= travailleurs de lin), te-ko-to-ne - τέκτονες (= charpentiers), to-ko-do-mo - τοιχοδόμοι (= bâtisseurs/maçons), to-ko-so-wo-ko - τοξοφοργοί (= archetiers).
Le disque de Phaistos Le célèbre disque de Phaistos a été découvert par L. Pernier dans le palais dont il porte le nom. Il s agit d un disque en céramique de 17 cm de diamètre, recouvert de chaque côté par 45 signes fi guratifs diff érents, organisés en cinq spirales. Ces symboles sont présentés dans le tableau ci-dessous: Les deux faces du disque de Phaistos Chaque symbole est imprimé avec une sorte de poinçon. L habileté de l artisan qui exploite tout l espace disponible sur le disque témoigne d une expérience considérable dans ce travail. Les symboles se lisent de gauche à droite. On considère que l agencement de l écriture en spirale permet d inscrire le plus de renseignements possible sur un espace limité, tout comme les disques de données actuels (CD/DVD-Rom). En même temps, la spirale est peutêtre chargée d une signifi cation métaphysique (symbolisant, par exemple, un labyrinthe). Les diff érentes façons de lire l écriture (de gauche à droite ou de droite à gauche) obligent les graveurs de hiéroglyphes crétois à indiquer le début de la lecture par le symbole x placé au début de la première syllabe ou de montrer le point de départ par des symboles de plus grande taille. Les seules découvertes qui présentent des corrélations avec la plupart des symboles de la tablette sont une hache à double tranchant trouvée à Arkalohori et une inscription de Mallia.
Le tableau ci-dessous ne montre que les parties du disque contenant les mêmes mots, quelle que soit la façon dont on lit le disque: TABLE DE CORRESPONDANCE DES MOTS FIGURANT SUR LE DISQUE DE PHAISTOS PARTIE MOTS SUR LE DISQUE CODIFICATION Α 21 01a 28 Α 15 01a 28 Α 31 38 03 10 Α 28 38 03 10 Α 3 07a 45 29 Β 20 07a 45 29 Α 16 26a 31 12 02 Α 19 26a 31 12 02 Α 22 26a 31 12 02 Β 21 08a 07 36 29 22 Β 26 08a 07 36 29 22 Α 20 18 23 10 25 27 02 Α 14 18 23 10 25 27 02 Α 29 21 37 35 27 27 12 02 Α 17 21 37 35 27 27 12 02 TABLEAU INDIQUANT LA MORPHOLOGIE FLEXIONNELLE DES MOTS EN LISANT À PARTIR DU CENTRE DU DISQUE PARTIE TYPE FLEXIONNEL CODIFICATION Α 30 01 13 Α 26 01 13 12 02 Α 1 18a 01 13 12 02 Β 8 18 01 13 07 15 Β 7 33 39 01 13 Α 17 21 37 35 27 27 12 02 Α 23 27 18 32 14 27 12 02 Β 30 07a 45 Β 24 07a 45 07 Α 3 07a 45 29 Β 20 07a 45 29 Α 6 12 07 45 27 Β 2 35 07 45 27 Β 18 08a 07 36 29 Β 21 08a 07 36 29 22 Β 26 08a 07 36 29 22 Α 4 34 29 29 Β 29 25 23 34 29 Α 22 25 23 34 27 Toutefois, en raison de sa position particulière sur le disque, il est possible que l un des mots trisyllabiques représente également le nom de Phaistos (pa-i-to), le mot le plus plausible étant situé au centre de la face A. Observations sur le lexique du disque Le déchiff rement du disque est une tâche extrêmement ardue relevant du domaine des études de l écriture égéenne. Cette entreprise exige une très bonne connaissance des écritures crétoises 11 et du contexte culturel de l époque. Le candidat au décodage devra essayer de nombreuses combinaisons possibles de valeurs syllabiques. Lorsqu une relation forte entre les signifi ants et le signifi é apparaîtra, alors il est probable qu il soit parvenu à la meilleure interprétation possible du disque. 11 En outre, nous vous suggérons de lire le livre: Le disque de Phaistos - Un guide de description, M. Tsikritsis, Héraklion 2006.
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