LES STRATEGIES ANTIPREDATRICES Trois facteurs vont influencer dans ces stratégies : Le type d espèces prédatrices : si le prédateur chasse à vue, ou en se déplaçant Le degré de danger que représente ce prédateur : pourcentage de l espèce proie dans le régime alimentaire du prédateur. Le «prix» à payer : peut être évalué en unité de temps (passer beaucoup de temps à échapper au prédateur?), en énergie (l énergie dépensée à y échapper) ou en contrainte comportementale (est ce que le prédateur va empêcher la proie d aller manger?) Plusieurs stratégies : Rendre sa localisation difficile : éviter d être détecté Rendre sa capture difficile Prévenir le prédateur de sa nocivité Tromper le prédateur sur ce que l on est réellement : éviter d être identifié comme une proie Rendre la consommation difficile Les stratégies antiprédatrices vont faire appel soit à des comportements particuliers, soit à une morphologie particulière, soit à des caractéristiques physiologiques particulières. 1. EVITER D ETRE DETECTE : a) Le polymorphisme On peut voir différents pattern de couleurs. b) Coloration cryptique Homochromie et homotypie : l animal va prendre la forme d un élément de son environnement (phasme) c) Ajout d éléments sur son corps Araignée de mer : morceau d algue sur leurs pattes. d) Créer son propre fond Araignée : moins visible sur leur toile. e) Coloration disruptive = Casser la forme. (Zèbres). Un prédateur va juste voir une couleur spécifique et ne va pas reconnaitre une véritable proie. Un zèbre va se cacher parmi d autres zèbres donc le prédateur va avoir du mal à distinguer un individu parmi la masse. f) Comportement cryptique Ils peuvent être un ajustement des rythmes d activité (les proies sont actives lorsque les prédateurs sont inactifs) ou un comportement qui va se fondre parmi les joncs en s immobilisant quand il entend un bruit. g) Effacer les traces laissées lors de son passage
Comportement observé chez certaines chenilles ; lorsqu elles consomment les feuilles, elles y laissent des traces. Elles soupent donc les tiges et ce qui reste de la feuille tombe au sol ; ainsi les prédateurs ne peuvent plus les repérer. h) Formation de groupe Plus d individus : plus d yeux pour observer les éventuels prédateurs Effet de dilution : synchronisation des naissances dans un troupeau d antilopes. C est une bonne réponse aux prédateurs Effet de confusion : banc de possons Exemple : prédateur : poisson/ proie : gerris Le nombre d attaques sur un individu diminue avec l augmentation de la taille du groupe de proies. i) Associations polyspécifiques Trois espèces de primates : deux espèces vivent en hauteur et une espèce vit près du sol. Il arrive que ces trois espèces cohabitent. Elles peuvent donc occuper un espace plus grand car elles bénéficient des stratégies antiprédatrices des autres espèces. 2. EVITER D ETRE IDENTIFIE COMME UNE PROIE POTENTIELLE : a) Prévenir les prédateurs de sa nocivité Adopter des couleurs vives b) Mimétisme Chimique : coléoptère qui a la particularité d émettre des phéromones (substances chimiques) qui sont très proches des phéromones de fourmi. Le fait de se faire passer pour une fourmi permet de ne pas être capturer par les fourmis et d être alimenté par les fourmis. En plus de ces phéromones, il adopte un comportement particulier, similaire à celui de larves de fourmis Homochromie mimétique : ressembler au prédateur. Araignée qui se fait passer pour une fourmi pour ne pas se faire consommer par les fourmis Mimétisme ostentatoire batésien : une espèce donnée va ressembler à une espèce dangereuse. (Syrphe = diptère ressemble aux abeilles) Mimétisme ostentatoire mullérien : une espèce peut toxique ressemble à une espèce très toxique Mimétisme ostentatoire mertensien : 3 espèces : le serpent corail (mortel), une couleuvre inoffensive et un autre serpent au goût désagréable. Avantage pour le serpent corail : il va être moins capturé car les prédateurs pensent qu il a mauvais goût Avantage pour la couleuvre : ressemble à une espèce mortelle
Mimétisme partiel : Acoustique : la proie fait beaucoup de bruit pour qu un prédateur potentiel s éloigne Visuel : Adopter des couleurs et formes particulières pour faire croire qu il est plus imposant. La présence d ocelles sur les ailes de certains papillons effraie les prédateurs. c) Mécanisme du mimétisme Prédateur : oiseau Proies : papillon vice roi : non toxique Papillon monarque : toxique Première présentation Deuxième présentation Troisième présentation Monarque 100% acceptés 60% de refus Vice roi 70% refus 3. RENDRE L APPROCHE ET LA CAPTURE DIFFICILE (reprendre début!!!) 1) Détecter les prédateurs a) LE COMPORTEMENT DE VIGILANCE Les facteurs liés à la biologie de l espèce : Taille du groupe : plus la taille du groupe augmente, moins l individu est vigilant Position géographique dans le groupe Age/sexe/ statut social : le mâle est plus vigilant Période de reproduction : le mâle est plus vigilant durant cette période Besoin de nourriture Caractéristiques anatomiques Les facteurs écologiques Habitat ouvert/fermé : les animaux habitant dans des habitats dégagés sont plus vigilants Eloignement par rapport à un site sur : plus il sera éloigné d un refuge, plus il manifestera des comportements de vigilance (ce qui n est évidemment pas du tout logique ) Période de la journée : rythme des proies et des prédateurs Saisons sèches/ des pluies : plus de comportement de vigilance en début de la saison des pluies du à un changement de l environnement. Deux fonctions : b) LES SIGNAUX D ALARME
Prévenir le prédateur qu il a été vu Prévenir ses congénères Ils peuvent être de différentes natures : Visuels comme chez certaines antilopes (relèvent la queue et exposent le blanc qui se trouve en dessous) Comportement particulier : les gazelles se mettent à sauter Acoustiques : la marmotte émet un cri quand elle voit un prédateur. On remarque qu elles crient plus quand elles ont des jeunes avec elles. Le singe vervet a adapté son cri en fonction de l espèce de prédateur repérée pour adopter une stratégie antiprédatrice adaptée à l espèce menaçante. Chimiques (olfactifs) : chez de nombreuses espèces 2) Se protéger des prédateurs Ex : présence d épines sur le corps. Les proies ayant un nombre d épines important dissuadent les prédateurs de les prédater. 3) Fuir les prédateurs Cette technique est efficace si : La proie détecte le prédateur à temps La proie peut produire une accélération rapide dans sa course Ex : lorsque les animaux sont rapides (ici papillons), le taux de capture des prédateurs (ici oiseau) sera plus faible (et on ne continue toujours pas dans l évidence) Autre technique de fuite : l autotomie 4) Faire front au prédateur Effrayer les prédateurs : augmenter son volume apparent (chats qui ont une piloerection quand ils sont en colère ça marche plus ou moins) Cette stratégie n est efficace que pour un certain rapport entre la taille du prédateur et la taille de la proie. Utilisation de produits toxiques : piqure d abeille. Les fourmis peuvent envoyer de l acide formique en adoptant une posture particulière (on dirait qu elles sont assises, qu elles essaient de se lever avec leurs petites pattes, mais que, vu qu elles ont pris du poids durant les fêtes de noel des fourmis, n y arrivent pas et froncent les sourcils d un air désappointé) Faire des parades de détournement : attirer le prédateur : Vers une partie du corps autre que la tête : une espèce de papillon présente des diverticules à l arrière de son corps qui rappelle des antennes Vers un autre endroit (pour sauver sa nichée) : le pluvier (oiseau) va adopter un comportement d oiseau blessé et se diriger dans la direction opposée de celle de son nid pour attirer le prédateur loin de sa nichée.
Faire le mort : la couleuvre et l opossum par exemple. 4. RENDRE LA CONSOMMATION DIFFICILE Se frayer un chemin à travers le prédateur : chez certains vers ou bivalves Avoir un mauvais goût Rendre malade le prédateur Etre mortel