Méthodes expérimentales de la physique. Microscopie électronique

Documents pareils
M1 - MP057. Microscopie Électronique en Transmission Diffraction Imagerie

Caractérisations des nanomatériaux par microscopies électroniques

La plate-forme Caractérisation CIM PACA

Caractérisations des nanomatériaux par microscopies électroniques

L PRESENTATION GENERALE SCPIO

Microscopies Électroniques

Colonnes électroniques et ioniques - Détecteurs spécifiques associés : Etat de l'art présenté par les constructeurs Jeudi 2 décembre 2010

- I - Fonctionnement d'un détecteur γ de scintillation

Microscopie électronique en

Application à l astrophysique ACTIVITE

Interactions des rayonnements avec la matière

Préparation de lame TEM dans un FIB principe, avantages, inconvénients

PLATE-FORME DE MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE À TRANSMISSION

Contribution des faisceaux d ions à l élaboration de dispositifs pour l électronique souple

Figure 1 : Diagramme énergétique de la photo émission. E B = hν - E C

De la physico-chimie à la radiobiologie: nouveaux acquis (I)

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

APPLICATIONS DE L'IMPLANTATION IONIQUE POUR LE BIOMEDICAL

EXERCICE 2 : SUIVI CINETIQUE D UNE TRANSFORMATION PAR SPECTROPHOTOMETRIE (6 points)

Procédés plasmas à faisceau d ions. P.Y. Tessier

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

Les rayons X. Olivier Ernst

DIFFRACTion des ondes

Professeur Eva PEBAY-PEYROULA

PRINCIPE MICROSCOPIE CONFOCALE

Microscopie de fluorescence Etat de l art

TP 2: LES SPECTRES, MESSAGES DE LA LUMIERE

Qu est-ce qu un ordinateur quantique et à quoi pourrait-il servir?

Rayonnements dans l univers

CHAPITRE IX : Les appareils de mesures électriques

Caractérisation non linéaire de composants optiques d une chaîne laser de forte puissance

INTRODUCTION À LA SPECTROSCOPIE

Introduction à l absorption X

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

MODELE DE PRESENTATION DU PROJET

Dr Berdj Haroutunian, 5, Chemin Gottret ch-1255 VEYRIER tél (0) berdj@haroutunian.ch

PHYSIQUE-CHIMIE. Partie I - Spectrophotomètre à réseau

Les techniques expérimentales. IV - Les techniques d analyse

Le polissage par laser

Mise en pratique : Etude de spectres

Correction ex feuille Etoiles-Spectres.

Les rayons cosmiques primaires chargés

Chapitre 11: Réactions nucléaires, radioactivité et fission

TECHNIQUES: Principes de la chromatographie

Lycée Galilée Gennevilliers. chap. 6. JALLU Laurent. I. Introduction... 2 La source d énergie nucléaire... 2

Molécules et Liaison chimique

Polissage des Miroirs d Advanced Virgo : un nouveau défi. Les solutions envisagées

Semi-conducteurs. 1 Montage expérimental. Expérience n 29

Les outils de la nanotechnologie:

La gravure. *lagravureparvoiehumide *lagravuresèche

Rappels sur les couples oxydantsréducteurs

UNIVERSITE MOHAMMED V Rabat Ecole Normale Supérieure

BTS BAT 1 Notions élémentaires de chimie 1

Structure quantique cohérente et incohérente de l eau liquide

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

Dr E. CHEVRET UE Aperçu général sur l architecture et les fonctions cellulaires

Mesures de PAR. Densité de flux de photons utiles pour la photosynthèse

Le monde nano et ses perspectives très prometteuses.

Caractérisation de défauts par Magnétoscopie, Ressuage, Courants de Foucault

LABORATOIRES DE CHIMIE Techniques de dosage

Chapitre n 6 MASSE ET ÉNERGIE DES NOYAUX

Parrainage par Monsieur Philippe PAREIGE de notre classe, presentation des nanotechnologies.

Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

Séquence 9. Étudiez le chapitre 11 de physique des «Notions fondamentales» : Physique : Dispersion de la lumière

MESURE DE LA TEMPERATURE

Etude des nanofils en trois dimensions et à l échelle atomique par sonde atomique tomographique.

Contenu pédagogique des unités d enseignement Semestre 1(1 ère année) Domaine : Sciences et techniques et Sciences de la matière

III.2 SPECTROPHOTOMÈTRES

GAMME UviLine 9100 & 9400

Laboratoire de Photophysique et de Photochimie Supra- et Macromoléculaires (UMR 8531)

Chapitre II PHÉNOMÈNES RADIATIFS: PROPRIÉTÉS D EMISSION. f AB = mc 2 e 2. β 1 k(υ)dυ N

C4: Réactions nucléaires, radioactivité et fission

Equation LIDAR : exp 2 Equation RADAR :

IR Temp 210. Thermomètre infrarouge. Des techniques sur mesure

contributions Les multiples de la chimie dans la conception des tablettes et des Smartphones Jean-Charles Flores


Méthodes de Caractérisation des Matériaux. Cours, annales

Commission juridique et technique

Les impulsions laser sont passées en quarante ans de la

LE COSMODETECTEUR : UN EXEMPLE DE CHAÎNE DE MESURE

L énergie sous toutes ses formes : définitions

TP n 1: Initiation au laboratoire

Panorama de l astronomie

TD 9 Problème à deux corps

Chapitre 5 : Noyaux, masse et énergie

A retenir : A Z m n. m noyau MASSE ET ÉNERGIE RÉACTIONS NUCLÉAIRES I) EQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE

Viandes, poissons et crustacés

8/10/10. Les réactions nucléaires

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

Ensemble léger de prise de photo sous UV-A Tam Photo Kit n 1 pour appareil photo compact

Niveau 2 nde THEME : L UNIVERS. Programme : BO spécial n 4 du 29/04/10 L UNIVERS

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Résumé des activités de Recherche de Nicolas VIVET

La physique quantique couvre plus de 60 ordres de grandeur!

METHODES D ANALYSE DES COMPOSES AMORPHES

FORMATION ASSURANCE QUALITE ET CONTROLES DES MEDICAMENTS QUALIFICATION DES EQUIPEMENTS EXEMPLE : SPECTROPHOTOMETRE UV/VISIBLE

Des molécules hydrophobes dans l eau

On distingue deux grandes catégories de mémoires : mémoire centrale (appelée également mémoire interne)

Microscopie de fluorescence

Transcription:

Méthodes expérimentales de la physique Microscopie électronique 3. Microscopie électronique à balayage Jean-Marc Bonard jean-marc.bonard@epfl.ch Année académique 07-08 3.1. Introduction Flocon de neige, Cryomicroscopie (-170 C) http://www.anri.barc.usda.gov/emusnow/magnification/magnification.htm

SEM - pollen http://remf.dartmouth.edu/images/botanicalpollensem/ Microscope à balayage! Caractéristiques " Grandissement > 1000x (limite!scopie optique) " Effet 3D, images très intuitives à appréhender # Profondeur de champ # Contraste: l échantillon semble éclairé par une source de lumière! Et en plus " Contraste/analyse chimique " Modes d imagerie avancés # EBSP, cathodoluminescence, EBIC " Échantillons isolants, hydratés # Basse tension,!scope environnemental, cryo!scopie Canon à électrons Lentilles condenseur Diaphragme objectif Déflecteurs Lentille objectif Echantillon Chambre Écran Électronique balayage Doc Philips Détecteur(s) Schéma A. Hessler-Wyser

FIB (Focused Ion Beam)! SEM avec source ionique " Imagerie avec électrons secondaires! Permet de modifier la surface (ablation, déposition) avec une haute résolution (<10 nm) " Nanofabrication par décomposition de gaz organométalliques " Attaque sélective en présence de Cl, I " Préparation de lames minces pour le TEM Partie mémoire d un circuit intégré http://www.fibics.com 3.2. Formation d image http://www.semguy.com/gallery.html

Interactions électron-matière! SEM " Énergie 1 30 kev " Échantillon massif! Interactions élastiques " Électrons primaires rétrodiffusés! Interactions inélastiques " Électrons secondaires # Électrons issus d une ionisation s échappent de l échantillon " Plasmons (<10 ev), phonons (1-100 mev) " Électrons Auger " Rayons X " Dans les semi-conducteurs: paires électron-trou Contraste! Sources de contraste principales " Électrons rétrodiffusés # Électrons du faisceau éjectés de l échantillon après une ou plusieurs collisions élastiques ou inélastiques " Électrons secondaires # Électrons arrachés à l échantillon par les électrons du faisceau # Énergie faible < 50 ev # Libre parcours moyen! très faible (qq nm) # Principalement émis au point d impact # mais également lors de l éjection d électrons rétrodiffusés! Electrons secondaires SE Electrons rétrodiffusés BSE Electrons Auger

Détecteurs! Configuration traditionnelle " Détecteur électrons rétrodiffusés # Placé sous la lentille objectif # Capte les électrons rétrodiffusés à ~150 180 # En général, diode p-i-n " Détecteur électrons secondaires # Placé à hauteur de l échantillon loin de l axe optique # Détecteur Everhart-Thornley Grille de collection Électrons accélérés à 10 kev Scintillateur: électron $ photons Photomultiplicateur Détecteur électrons rétrodiffusés Échantillon Détecteur électrons secondaires!%configurations particulières "%SEM avec lentille objectif in-lens #%Échantillon dans le champ magnétique de la lentille #%Détecteur in-lens "%SEM environnemental/pression partielle #%Électrons secondaires n atteignent pas le détecteur traditionnel Contraste I Échantillon poli, surface " faisceau Énergie 5 20 kev! Contraste " Variation du nombre d électrons détectés d un point à l autre " C = I(x 2 ) I(x 1 ) /I(x 1 ) 0"C"1! Taux d électrons secondaires/ rétrodiffusés dépend de " Composition chimique (densité/ numéro atomique) # Taux augmente avec Z pour électrons rétrodiffusés # Éléments légers seulement pour électrons secondaires SE BSE Amalgame Hg, Ag, Cu, Sn, Zn w w

Contraste II! Taux d électrons secondaires/rétrodiffusés dépend de " Orientation surface - faisceau " I(#) # I(#=0)/cos(#) Fracture sur Si www.x-raymicroanalysis.com Contraste III!Électrons secondaires " Energie faible < 50 ev # Aisément défléchis dans la chambre " Détecteur Everhart-Thornley # Détecteur d électrons avec grille polarisée à <400V # Facilite la collection des électrons # Nombre d électrons collectés dépend de l orientation de la surface par rapport au détecteur! # L observateur regarde le long de l axe optique et la lumière semble provenir du détecteur BSE SE (0V) Détecteur +200V Détecteur SE detector w w

Contraste IV! Divers types d'électrons secondaires " SE1: faisceau incident " SE2: BSE quittant l échantillon " SE3: BSE impactant sur les surfaces environnantes (échantillon, chambre, )! Contributions " Partie haute résolution : SE1 # Ø zone d émission # Ø faisceau " Fond diffus (SE2+SE3) total Effet tension / détection 20 kev, BSE! C est le même échantillon! " Papier! BSE " Contraste chimique fort! SE " Contraste topographique fort " Beaucoup plus de détails de surface, à cause de la faible énergie des électrons incidents 3 kev, SE 20!m www.smt.zeiss.com

Profondeur de champ I! Profondeur de champ " Zone de part et d autre du plan de mise au point où l image est encore nette " SEM: distance // à l axe optique sur laquelle le Ø du faisceau est inférieur à la taille d un pixel http://micro.magnet.fsu.edu/ filament de lampe "spot" Profondeur de champ II! Nettement supérieure en SEM qu en!scopie optique " Angle de convergence bcp plus faible (typ. 1 mrad & 1 rad) " Conditions d imagerie haute résolution # Faisceau fortement convergent # Petite distance de travail # Faible profondeur de champ " Compromis entre profondeur de champ et résolution P.-A. Buffat

Effets de charge! Échantillon isolant " Électrons ne sont pas évacués?! " Accumulation de charge # Perturbe les électrons secondaires # Perturbe le faisceau incident Sous vide Papier " Solutions www.x-raymicroanalysis.com # Dépôt d une fine couche conductrice # Basse énergie des électrons (~1 kev) # Pression partielle 20!m Air, 40 Pa www.smt.zeiss.com Microscope environnemental! Pression partielle à l intérieur de la chambre (typ. 100 Pa) " Échantillons isolants / hydratés " Diaphragmes limiteurs de pression multiples (pompage différentiel)! Pression ' $ libre parcours moyen ( " Perte d électrons du faisceau " Perte de signal: électrons secondaires! # Détecteur utilise le gaz dans la chambre pour amplifier le signal # Ions positifs vont neutraliser la charge sur la surface www.feicompany.com

Microscope environnemental II Oxyde formé in-situ sur un alliage Ba-Ag @ 193 C! Applications " Échantillons isolants ou mauvais conducteurs " Études d oxydation / corrosion in situ " Échantillons hydratés " Pas d EDX quantitative Polymère superabsorbant sec et hydraté http://www.egr.msu.edu/cmsc/esem/gallery/ 3.3. Analyse chimique Si + céramique ZrO 2 /TiC Détecteur EDX Kratos!EDX1400 Soudure Pb/Sn sur fil Cu nickelé Cu Ni Sn Pb

Composition chimique! Transitions dues aux électrons " Électrons de cœur: énergie de liaison caractéristique de l élément " Excitation/ionisation par particule sonde (photon, électron, ion, ) # Photoélectron # Après désexcitation: photon X, électron Auger, # Énergie des produits d interaction caractéristique de l élément Photoélectron Photon UV Rayon X Electron Auger Photon Electron 21 Spectroscopie de rayons X: éléments Goldstein et al., Scanning Electron Microscopy and X-Ray Microanalysis (Plenum Press, 1992)

Spectroscopie de rayons X: analyse qualitative et quantitative! Analyse qualitative " Éléments présents (à partir du B) " Seuil de détection: ~0.1%! Analyse quantitative " Quantification à partir des intensités basée sur des modèles " Composition chimique à l échelle du!m 3 " Précision de ~1% (meilleur avec un standard)! Résolution latérale et en profondeur: ~1!m " Pas spécifique à la surface Goldstein et al., Scanning Electron Microscopy and X-Ray Microanalysis (Plenum Press, 1992) Spectroscopie de rayons X: cartographie! Électrons secondaires (SE): topographie! Électrons rétrodiffusés (BSE): contraste chimique sur échantillon poli! Cartographie élémentaire " Intensité sur l image = intensité des rayons X émis en un point à l énergie caractérisdtique d un élément donné " Permet de visualiser la répartition des éléments sur la zone analysée " Information qualitative " Identification des phases/ matériaux en présence: analyse du spectre en un point donné

Détection des rayons X! EDS " Spectrométrie résolue en énergie " Détecteur Si(Li) #charges crées (et mesurées) $ énergie du rayon X Tiré de L. Reimer, TEM! WDS " Spectrométrie résolue en longueur d onde " Cristal monochromateur # LiF ou cristaux synthétiques www.x-raymicroanalysis.com WDS vs EDS! EDS " Mesure simultanée de toutes les énergies (un rayon X à la fois) " Rapide, mais résolution médiocre # Superposition de pics, e.g. Mo et S " Utilisé sur (presque) tous les SEMs! WDS " Mesure une longueur d onde à la fois " Important pour # Résoudre les superpositions de pics # Détecter les éléments trace # Quantifier les éléments légers S K% Mo L% Mo L& EDS WDS S K& 2.2 2.4 2.6 kev Caractéristique WDS (longueur d onde) EDS (énergie) Efficacité de la collection Basse (0.001 sr) Moyenne (0.005-0.1 sr) Courant de faisceau Haut (! 10 na) Bas (!0.1 na) Résolution Bonne (typ. 5-10 ev) Dépend de l énergie, typ. < 100 ev Limite de détection <0.01% Typ. 0.1-0.5% Rapidité Lent un seul élément analysé à la fois Rapide tous éléments analysés simultanément Analyse quantitative Aisée Complexe (modèles pour la déconvolution des pics et le fond) www.x-raymicroanalysis.com

Résolution! Électrons secondaires " Ø émission # Ø faisceau! Électrons rétrodiffusés " Ø émission # Ø volume d interaction! Analyse chimique? " Ø émission? " Taille du volume d interaction? www.x-raymicroanalysis.com Volume de génération I C Fe! Dépend " De l énergie E 0 des électrons incidents " Du numéro atomique (de la densité ') " Profondeur moyenne de pénétration: rayon de Grün R g = 0.0457/' E 0 1.75 # A 10 kev: Fe: 0.32!m C: 1.75!m Trajectoires Simulation Monte-Carlo des trajectoires des électrons et de la génération de rayons X http://www.nsknet.or.jp/~kana/soft/sfmenu.html Rayons X générés 10 kev Source: P.-A. Buffat

Volume de génération II E ionisation [kev]! Nomogramme pour déterminer la taille du volume de génération des rayons X Fe! La génération n est pas tout C E el [kev] density volume size [µm] Source: P.-A. Buffat Volume de génération III! Comparison de la génération et de l émission dans WC à 4 et 25 kev " Très forte absorption des lignes K du C # Faible énergie: coefficient d absorption plus élevé " 4 kev a l air plus favorable, mais # Lignes K et L de beaucoup d éléments sont à des énergies plus élevées # Microanalyse avec lignes à basse énergie (L et M) peu précise et souvent ambiguë! Profondeur sondée " Dépend de l énergie des électrons et de l énergie des rayons X W W 25 kev C 4 kev C Source: P.-A. Buffat

Résolution en microanalyse EDX! Zone d émission des électrons secondaires: qq nm! Zone d émission des rayons X: $ 1!m " Matériaux de basse densité (2 g/cm 3 ) " Matériaux de haute densité (10 g/cm 3 ) " Lignes de basse énergie (" 1keV) " Lignes de haute énergie (" 10keV) " Résolution dépend de # Énergie des électrons incidents # Énergie des rayons X émis # Densité du matériau www.x-raymicroanalysis.com