Intervention au cours de la messe : Pour moi 25 ans de vie de prêtre c'est un quart de siècle de joie, d'action de grâce. Bien sur avec des difficultés. Bien sur avec des tristesses. Bien sur avec des doutes. Bien sur avec des révoltes. Bien sur avec mon péché, mon mal, mes failles, mes faiblesses. Mais c'est vraiment, aussi 25 ans de joie, d'espérance et d'action de grâce. Et une certitude : Dieu ne doute pas de moi. S'il m'est arrivé de douter de lui, lui ne doute pas de moi. Ces années de ministères le prouvent. C'est d'abord un avant ces 25 ans. Un avant qui, en quelque sorte a préparé, fondé cette histoire. C'est une famille qui m'a donné des valeurs. Une famille vraiment pas riche, mais soudée et aimante. Pas plus pratiquante que d'autres mais pétrie d'humanité. C'est un chemin de foi qui a pris le temps de se tracer avec des rencontres de témoins, des lectures... C'est l'evangile qui un jour me tombe dessus et la révélation que cette parole est aussi pour moi C'est un dimanche où dans une église on m'accueille comme un frère, alors que j'étais un inconnu. C'est la découverte que dans les sacrements, la prière, l'autre, la Rencontre est possible. Et que c'est sûrement cela le bonheur avec Dieu. Et c'est un jour la question qui se pose : et pourquoi pas moi? Ce sont les études, le goût de l' Ecriture qui devient passion, mais aussi et surtout chemin spirituel. C'est la passion pour l'histoire où je découvre que Dieu est sans cesse le Présent à la marche de l'humanité. C'est l'ordination diaconale qui rappelle que je suis au service d'une Eglise servante et pauvre, tel celui qui se jette aux pieds de ses disciples lui le maître et Seigneur se faisant serviteur. Pour reprendre l'hymne de l'office du samedi soir, démarche et guide pour celui ou celle qui essaie d'être à la suite de Jésus : Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur. C'est l'ordination presbytérale avec le rappel que je suis appelé à vivre ce que j'ai reçu.. C'est une vie de prêtre avec tant de visages rencontrés. Je fais mémoire d'abord de tous ces jeunes rencontrés en ACE, en JOC, dans le scoutisme, en catéchèse, en aumônerie. Ces jeunes qui, au moins pendant un temps ont
entendu la Parole qui fait vivre. Et pour certains, d'une façon ou d'une autre continuent. Ce sont tant de jeunes couples venus célébrer leur amour. Ce sont tant d'hommes, de femmes, de jeunes, denfants, un peuple, rejoint le dimanche parce que l'eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne. Ce sont tous ces prêtres qui tiennent contre vents et marées comme témoins de la foi, frères dans le sacerdoce. Ce sont tant de religieuses, religieux, moines, qui rappellent que les trois voeux : chasteté, obéissance et pauvreté sont signes du Royaume déjà là et à venir. Ce sont tous ces priants au monastère, que je rejoins deux eu trois fois par an, mais aussi au quotidien, au hasard des rencontres, qui rappellent sans cesse que chaque grain de prière est essentiel et est force damour et de la beauté de Dieu. Ce sont tous ceux et celles qui militent pour un monde plus juste que ce soit dans le quotidien de leur vie ou dans les mouvements. Ce sont tous ceux et celles qui cherchent à donner un sens à leur vie. Ce sent tous ceux et celles qui disent ne pas croire mais qui vivent des valeurs d' Evangile, loin de l'égoïsme, refusant le mal comme une fatalité et choisissant d'aimer. Ce sont tant d'hommes, de femmes qui vivent la détresse de la maladie, du deuil et qui mappellent avec d'autres, tant d'autres, à être témoin de la compassion du Christ. Et c'est aussi et peut être même surtout, ces hommes, ces femmes qui croient, qui s'engagent qui sont prêtres, prophètes et rois, témoins de l'amour fou du Dieu de Jésus-Christ, ce Jésus-Christ venu me dire et dire à chacun : Dieu, mon Père, ton Père croit en toi. Et s'il croit en moi cela veut dire que je suis appelé à croire en lui. Cela m'appelle à mabandonner à son amour. Il emplit ma vie. Dieu seul suffit puisqu'il est tout. Et ma vie prend sens en lui, parce qu'il lui donne sens. Alors pour citer la prière donnée sur les routes de Palestine il y a bien longtemps «que ta volonté soit faite». Et pour le dire dans la prière j'aimerai, pour terminer reprendre la prière dite par tant de prêtres, de religieux, de religieuses, de laïcs dans le quotidien. Nous l'appelons la prière d'abandon et pour ceux et celles qui désirent la lire avec moi elle est sur la feuille Mon Père, je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi,je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur,
parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père. Charles de Foucauld
continuent. Ce sont tant de jeunes couples venus célébrer leur amour. Ce sont tant d'hommes, de femmes, de jeunes, d'enfants, un peuple, rejoint le dimanche parce que l'eucharistie est source et sommet de la vie chrétienne. Ce sont tous ces prêtres qui tiennent contre vents et marées comme témoins de la foi, frères dans le sacerdoce. Ce sont tant de religieuses, religieux, moines, qui rappellent que les trois voeux : chasteté, obéissance et pauvreté sont signes du Royaume déjà là et à venir. Ce sont tous ces priants au monastère, que je rejoins deux eu trois fois par an, mais aussi au quotidien, au hasard des rencontres, qui rappellent sans cesse que chaque grain de prière est essentiel et est force damour et de la beauté de Dieu. Ce sont tous ceux et celles qui militent pour un monde plus juste que ce soit dans le quotidien de leur vie ou dans les mouvements. Ce sont tous ceux et celles qui cherchent à donner un sens à leur vie. Ce sent tous ceux et celles qui disent ne pas croire mais qui vivent des valeurs d'evangile, loin de légoïsme, refusant le mal comme une fatalité et choisissant daimer. Ce sont tant d'hommes, de femmes qui vivent la détresse de la maladie, du deuil et qui m'appellent avec d'autres, tant d'autres, à être témoin de la compassion du Christ. Et c'est aussi et peut être même surtout, ces hommes, ces femmes qui croient, qui s'engagent qui sont prêtres, prophètes et rois, témoins de l'amour fou du Dieu de Jésus-Christ, ce Jésus-Christ venu me dire et dire à chacun : Dieu, mon Père, ton Père croit en toi. Et s'il croit en moi cela veut dire que je suis appelé à croire en lui. Cela m'appelle à mabandonner à son amour. Il emplit ma vie. Dieu seul suffit puisqu'il est tout. Et ma vie prend sens en lui, parce qu'il lui donne sens. Alors pour citer la prière donnée sur les routes de Palestine il y a bien longtemps «que ta volonté soit faite». Et pour le dire dans la prière j'aimerai, pour terminer reprendre la prière dite par tant de prêtres, de religieux, de religieuses, de laïcs dans le quotidien. Nous l'appelons la prière d'abandon et pour ceux et celles qui désirent la lire avec moi elle est sur la feuille : Mon Père, je mabandonne à toi, fais de moi ce quil te plaira. Quoi que tu fasses de moi,je te remercie. Je suis prêt à tout, jaccepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur,