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Transcription:

Patrimoine architectural CONSEIL GÉNÉRAL DU LOT Inventaire de l architecture médiévale du Lot U Z E C H - L E S - O U L E S Église Saint-Martin Étude monumentale GILLES SÉRAPHIN et ANAÏS CHARRIER - JANVIER 2010

UZECH-LES-OULES L EGLISE PAROISSIALE SAINT-MARTIN L église paroissiale d Uzech-les-Oules (Fig. 1) est un édifice composite dont les origines remontent au 12 e ou au 13 e siècle. L édifice actuel présente une nef unique terminée par un chœur rectangulaire encadré au nord et au sud par des chapelles latérales faisant office de transept (cf. Pl. 1). L analyse des maçonneries permet de retracer en partie l histoire architecturale de cet édifice qui résulte essentiellement de cinq grandes périodes de transformation. La première église, du 12 e siècle ou du début du 13 e siècle, possédait une nef unique, de deux travées, terminée à l est, soit par un chevet plat, très court, rétréci par rapport à la nef, soit par un chœur en hémicycle précédé d une travée droite comme c est le cas à l église de Goujounac (Pl. 2 et 3) 1. À la fin du 13 e siècle ou au début du 14 e siècle, l église a été agrandie vers l est par l adjonction d un nouveau chœur, plus long et voûté sur croisées d ogives. Les deux chapelles latérales paraissent édifiées à cette époque. Le 15 e siècle voit la réfection des voûtes du chevet et des chapelles latérales. La sacristie située au nord du chevet est probablement construite au 18 e siècle. Enfin, après 1827, la profondeur des chapelles latérales fut doublée, le clocher édifié (ou réédifié) et le massif de la tribune occidentale mis en place. Jusqu au 19 e siècle, l église était implantée au centre de son cimetière. Analyse Première campagne de construction fin du 12 e siècle-1 ère moitié du 13 e siècle La porte en arc brisé et à arêtes vives ouverte dans le mur sud de la première travée de la nef (Pl. 1 : n 1 ; Fig. 2) incite à attribuer la première église à la fin du 12 e siècle ou au début du 13 e siècle. Les vestiges qui subsistent permettent de restituer un édifice de taille assez modeste à nef unique, de deux travées, terminée à l est par un chœur quadrangulaire, rétréci par rapport à la nef (cf. Pl. 2). Une autre hypothèse suggérée par un rapprochement avec l église de Goujounac, revient à imaginer un chœur semi-circulaire précédé par une travée droite (cf. Pl. 3). 1 ROCACHER (J.), «L église de Goujounac» dans B.S.E.L., t. CIII, 3 e fascicule 1983. p. 236-252. - 1 -

Deux larges arrachements sont visibles sur les parements intérieurs nord et sud, dans la partie orientale de la nef (Pl. 1 : n 2 ; Fig. 3). Ils correspondent parfaitement aux ressauts extérieurs qui marquent à cet endroit le rétrécissement de la nef. Ils résulteraient de la suppression d un arc triomphal séparant le chœur de la nef primitive, exactement comme à Goujounac. Le chœur était légèrement désaxé par rapport à la nef comme c est fréquemment le cas dans les églises romanes. Deux autres arrachements, également symétriques, sont visibles dans la partie centrale de la nef (Pl. 1 : n 3 ; Fig. 4). Ils proviennent vraisemblablement de la suppression des dosserets de deux colonnes marquant la séparation des deux travées. Des vestiges de cordons d imposte (Fig. 5) indiquent que la nef et le chœur, moins élevé, ont été voûtés en berceau. Le fort déversement des murs latéraux explique probablement la disparition de ces voûtes qui ont été remplacées par un plancher à une époque indéterminée. Plusieurs indices révèlent que l église romane primitive a elle-même a été réalisée en plusieurs campagnes. Des ruptures dans les assises d appareil, décelables tant à l extérieur qu à l intérieur de la nef conduisent à en identifier trois. L homogénéité relative du matériau utilisé et de sa mise en oeuvre laisse penser toutefois que les trois phases identifiables ont pu appartenir à un même chantier, conduit d est en ouest. Le chevet plat et l amorce de la nef correspondent à la première campagne (Pl. 1 : n 4 et n 5). Elle fut suivie par l édification de la travée centrale et l amorce de la travée occidentale dont la construction dans un troisième temps aurait permis l achèvement de l édifice. Deuxième campagne de construction : troisième tiers du 13 e siècle début du 14 e siècle La deuxième période de construction à consisté à agrandir l édifice vers l est par l adjonction d un nouveau chœur plus vaste, flanqué au nord et au sud de chapelles latérales faisant office de transept. Le mur oriental du chœur primitif ou l hémicycle fut supprimé et remplacé par un nouvel arc triomphal retombant sur deux colonnes engagées (Pl. 1 : n 6). Les angles orientaux du chevet ont été pourvus de contreforts diagonaux auxquels correspondent les deux fines colonnes élancées visibles dans les angles à l intérieur du chœur. Ces dispositifs indiquent que le chœur a été (ou aurait dû?) être voûté sur croisées d ogives dès cette époque. Les deux chapiteaux qui surmontent les colonnes de l arc triomphal présentent une corbeille courte sur un astragale anguleux, dans l esprit des chapiteaux frises de l époque gothique (Fig. 6). Leur décors de feuillage naturaliste plaqué contre la corbeille est le même que celui qui orne les deux chapiteaux surmontant les colonnes placées aux angles orientaux. Ce traitement caractéristique du décor sculpté semble correspondre à celui de la fenêtre d axe, à réseau, mais paraît un peu antérieur à celui du portail ouest (Fig. 7). Ils permettent de situer cette phase d agrandissement entre le troisième tiers du 13 e siècle et le début du 14 e siècle. La continuité des maçonneries observables à la jonction des murs latéraux du chœur et des murs orientaux des deux chapelles latérales (Fig. 9) montre que l ouverture des chapelles doit également être située à cette époque. Peu profondes, les deux chapelles latérales furent accolées à l ouest contre les angles orientaux du chevet de la première église. Deux armoires eucharistiques encadraient l autel : l une des deux était couverte par un arc brisé simple, l autre était ornée d un intrados trilobé. Cette chronologie relative est particulièrement manifeste dans la chapelle nord dont le mur ouest s appuie contre une chaîne d angle parfaitement identifiable (Fig. 10). Le portail occidental, d un style plus sobre, est souligné par un tore à listel, interrompu par des chapiteaux lisses. Ses voussoirs portent des traces visibles de taille brettelée (Fig. 8). Sa mise en place a accompagné une reconstruction totale de la partie centrale de l élévation occidentale ce qui ne permet plus de savoir si ce portail gothique a pu remplacer un portail plus ancien. Dans cette hypothèse, il faudrait admettre que la porte condamnée de l élévation sud correspond au portail primitif de l église. - 2 -

Troisième campagne de construction : 15 e siècle Des traces de rubéfaction, visibles au chevet (Fig. 11), laissent penser que l église connu un incendie important qu il faut sans doute attribuer à la guerre de cent ans. Une campagne de reconstruction importante a succédé à cet événement. En effet, on note une reprise générale des contreforts diagonaux du chevet ainsi qu une reconstruction complète des voûtes du chœur, relancées sur les supports antérieurs. Les voûtes des chapelles latérales, aujourd hui détruites, semblent dater de la même époque et furent établies sur des culots ornés de têtes frustes. Les bénitiers décorés de feuilles de figuier qui équipent les deux chapelles pourraient avoir été retaillés dans d anciens culots déposés. Le profil prismatique des ogives ainsi que la sculpture des culots conduisent à situer cette phase dans la seconde moitié du 15 e siècle ou au début du siècle suivant. Quatrième phase de construction : 18 e siècle. La construction de la sacristie date probablement au 18 e siècle comme l indique la date de 1786 gravée sur le linteau de sa porte d entrée. Celle-ci fut repercée à l emplacement de l une des deux armoires eucharistiques qui encadraient l autel. Cinquième phase de construction : après 1827 (1863-1864?) La dernière campagne de construction a consisté à agrandir les deux chapelles latérales en supprimant leurs murs nord et sud (Pl. 1 : n 8) afin de doubler leur profondeur. Si l on se fie au cadastre napoléonien (Fig. 12) et aux plans anonymes du 19 e siècle 2, l agrandissement des chapelles est intervenu après 1827. Les archives départementales du Lot conservent la trace d une grande campagne de travaux dans les années 1863-1864 3, date qui pourrait correspondre à cet agrandissement. Il est vraisemblable que le clocher fut édifié (ou réédifié) à cette époque en même temps qu était mise en place la tribune occidentale. 2 cf. www.patrimoine-lot.com 3 Source : étude DESS patrimoine de Cahors, en ligne sur www.patrimoine-lot.com - 3 -

Figures Fig. 1 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, vue depuis le sud-est. Fig. 2 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, élévation sud de la nef. La porte en arc brisé et à arêtes vives condamnée fait partie des vestiges de la première église. - 4 -

Fig. 3 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, la nef et le chœur vus depuis la tribune à l ouest. Fig. 4 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, élévation intérieure nord de la nef. À droite, de la fenêtre l arrachement du piédroit nord de l arc triomphal est visible. À gauche de la fenêtre, la plage de maçonnerie arrachée correspond vraisemblablement à la suppression d un dosseret de colonne. - 5 -

Fig. 5 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, élévation intérieure nord de la nef. Les vestiges du cordon d imposte en gros quart de rond indiquent que la nef était certainement couverte par une voûte en berceau. Fig. 6 Uzech-les-Oules, église Saint-Martin, colonne située à la retombée de l arc triomphal. La corbeille du chapiteau est ornée d un feuillage naturaliste. - 6 -

Fig. 7 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, portail de l élévation ouest. Fig. 8 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, portail de l élévation ouest. Détail du profil en tore à listel de l intrados de l arc de couvrement et traces de taille à la bretture. Fig. 9 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, jonction du chœur et de la chapelle latérale sud. - 7 -

Fig. 10 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, élévation ouest de la chapelle nord. La chaîne d angle qui apparaît pourrait correspondre à l angle nord-est du chevet de l église primitive. Fig. 11 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, angle extérieur nord-est du chevet. La rupture verticale qui existe sur le contrefort indique qu il fut en partie reconstruit, vraisemblablement après avoir été endommagé par le feu, comme le laisse penser les pierres rubéfiées. Fig. 12 Uzech-les-Oules, église Saint- Martin, extrait du cadastre napoléonien daté de 1827. Il montre que l église était implantée au centre du cimetière et que la sacristie était plus longue que la chapelle latérale nord - 8 -

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