Présentation du module M1101 Initiation aux réseaux d entreprise

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Transcription:

Présentation du module M1101 Initiation aux réseaux d entreprise Module M1101 IUT de Villetaneuse Département R&T Année 2017 2018 http://www.lipn.univ-paris13.fr/~manzonetto/~m1101

Contenu du module 2/144 M1101 Initiation aux réseaux d entreprise I Objectif : donner un aperçu des techniques réseau et systèmes d exploitation étudiées en DUT. I Module de culture générale : beaucoup de notions abordées mais pas forcément en détails. I Notions approfondies dans d autres modules. I 4parties: 1. Codage de l information 2. Introduction au réseau IP 3. Les services réseau 4. Administration des systèmes

Organisation du module 3/144 Trois enseignants : I Giulio Manzonetto (Cours + TDs + TPs) I Jean-Marie Feybesse (TDs) I Hervé Costantini (TPs) Répartition des heures : I 4 cours de 1h30. I 4 séances de TD de 3h. I 7 séances de TP de 3h. I 1 examen court de 1h30 2h I 1 examen long de 3h Notation : I 3 séances de TP notées (avec compte-rendu à rendre en fin de séance) I 2examens

Autres informations 4/144 I Mon adresse électronique : giulio.manzonetto@iutv.univ-paris13.fr I La page du cours : http://www.lipn.univ-paris13.fr/~manzonetto/~m1101 I Vous y trouverez : I transparents des cours, I sujets des TDs et TPs, I correction des TPs, I toute communication importante! Attention! Vous êtes censés contrôler régulièrement le site web du module et lire attentivement les communications.

Plan 5/144 1. Codage de l information 2. Introduction au réseau IP 3. Services réseau 4. Introduction à l administration des systèmes

Plan 6/144 1. Codage de l information 1.1 Le système binaire 1.2 Changement de base 1.3 Opérations binaires 1.4 Codage du texte

Représenter l information 7/144 I L informatique est le traitement automatique de l information. I automatique = réalisable par une machine I information = données de l utilisateur (des nombres, du son, des images, du texte,... ) I Pour travailler sur des données l ordinateur a besoin de les représenter dans un langage qu il comprend : le langage machine basé sur le système binaire. I On appelle codage le procédé qui consiste à traduire les données en langage machine et décodage le procédé inverse.

Le bit 8/144 I Le bit est la plus petite unité de représentation de l information. I bit = contraction de binary digit (chi re binaire) I Un bit a pour valeur 0 ou 1. I Dans certains cas (voir les opérateurs logiques) on associe aussi : I 0àfaux I 1àvrai I Une suite de 8 bits est appelée un octet. Une suite de 4 bits est appelée un quartet. I En informatique, on code les données avec des séquences de bits (ou nombres binaires). Notation I Pour préciser le système (binaire ou décimal) dans lequel est écrit un nombre on utilise un indice (2 ou 10). I Exemples : I I 1001 2 est un nombre binaire 1001 10 est un nombre décimal I Si l indice n est pas précisé, le nombre est écrit dans le système décimal.

Bits de poids fort/faible 9/144 I Dans une séquence de bits b n 1 b n 2...b 0, on appelle : I bit de poids faible, le bit le plus à droite (b 0 ) I bit de poids fort, le bit le plus à gauche (bn 1 ) I bit de poids p, lebitbp I Par exemple, dans la séquence 101110010 2 : I Le bit de poids faible est 0. I Le bit de poids fort est 1. I Le bit de poids 3 est 0.

Unités de représentation de l information 10/144 Basées sur les bits kilo-bit Kb 10 3 bits mega-bit Mb 10 6 bits giga-bit Gb 10 9 bits tera-bit Tb 10 12 bits peta-bit Pb 10 15 bits exa-bit Eb 10 18 bits Quelques ordres de grandeurs : I un document o ce = 10 100 Ko I un fichier de musique = 1 10 Mo I un DVD = 4 8 Go Basées sur les octets kilo-octet Ko 10 3 octets mega-octet Mo 10 6 octets giga-octet Go 10 9 octets tera-octet To 10 12 octets peta-octet Po 10 15 octets exa-octet Eo 10 18 octets I un disque dur standard = 1 10 To = 1 millier de DVDs I quantité de données que peut stocker la NSA au data center de Blu dale (Utah, USA) = 3 12 Eo = 3 millions de disques durs de 2 To

Capacité de codage 11/144 I Combien de séquences binaires di érentes peut-on écrire I avec 1 bit? 2 séquences : 0 et 1. I avec 2 bits? 4 séquences : 00, 01, 10 et 11. I avec 3 bits? 8 séquences : 000, 001, 010, 011, 100, 101, 110, 111.... I avec n bits? 2 n séquences. I Autrement dit, l utilisation d un bit supplémentaire permet de doubler la capacité de codage. I Chaque séquence binaire permet ensuite de coder une valeur parmi celles que l on souhaite représenter (caractères, nombres, couleurs,... ). I Inversement, pour trouver le nombre de bits nécessaires au codage de v valeurs, il faut trouver la plus petite puissance de 2 supérieure à v. I (On obtient cette puissance, avec l opération log2 (v).) Exemple : Codage de l alphabet latin I Pour représenter les 26 caractères de l alphabet latin, il nous faut 5 bits. I (Car 2 4 = 16 < 26 et 2 5 = 32 26.) I On peut ensuite utiliser la représentation suivante : I 00000! a, 00001! b, 00010! c,...,11001! z.

Représentation des entiers naturels 12/144 I Pour compter en binaire c est le même principe qu en décimal : 0, 1, {z} 10, {z} 11, {z} 100, {z} 101, {z} 110, {z} 111, 1000 {z}, 1001 {z},... 2 3 4 5 6 7 8 9 I On a donc : I 1 2 =1=2 0 I 10 2 =2=2 1 I 1002 =4=2 2 I 10002 =8=2 3... I Plus généralement, la valeur décimale associée au bit de poids n est 2 n. I On en déduit donc la valeur décimale d une suite binaire b n 1 b n 2...b 0 : Xn 1 b n 1 2 n 1 + b n 2 2 n 2 +...+ b 0 2 0 = b i 2 i I Exemple : 1001101 2 =1 2 6 +1 2 3 +1 2 2 +1 2 0 = 64 + 8 + 4 + 1 = 77 i=0

Plan 13/144 1. Codage de l information 1.1 Le système binaire 1.2 Changement de base 1.3 Opérations binaires 1.4 Codage du texte

Généralisation à une base B quelconque 14/144 I On connaît maintenant le système binaire basé sur les bits et le système décimal basé sur les chi res arabes. I On appelle base B un système dans lequel on dispose d un alphabet de B chi res (ou symboles) pour écrire des nombres. I système binaire = base 2 I système décimal = base 10 I Ce que l on a vu pour le système binaire peut être généralisé : I xn 1 x n 2...x 0 dans une base B vaut x n 1 B n 1 + x n 2 B n 2 +...+ x 0 en décimal. I Dans une base B, n chi res permettent de coder B n valeurs di érentes. I Exemples : I 56728 =5 8 3 +6 8 2 +7 8 1 +2 8 0 = 3002 I En base 7 on peut coder, avec 3 chi res, 7 3 = 343 valeurs di érentes.

Les bases courantes 15/144 B Nom Chi res Exemple : écriture de 93 2 binaire 0, 1 1011101 2 8 octale 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 135 8 10 décimale 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 93 10 16 hexadécimale 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 5D 16 8, 9, A, B, C, D, E, F Exemples d utilisations : I binaire : par l ordinateur pour faire des calculs I octale : pour représenter les droits sur un fichier (lecture, écriture, exécution) I hexadécimale : pour représenter des séquences de bits de manière compacte

Base 10! Base B 16/144 Problème : convertir un nombre décimal N en un nombre d une base B I On cherche à décomposer N en puissances de B : N = r n 1 B n 1 +...+ r 0 B 0 I Méthode générale : I On divise N par B. I Le reste forme le chi re de poids faible. (Le reste est forcément dans l intervalle [0..B 1].) I On recommence l opération avec le quotient. I On s arrête lorsque le quotient vaut 0.

Base 10! Base B Exemple avec B =2 17/144 conversion de 157 en binaire division de 157 par 2 : 157 = 2 78 + 1 r 0 division de 78 par 2 : 78 = 2 39 + 0 r 1 division de 39 par 2 : 39 = 2 19 + 1 r 2 division de 19 par 2 : 19 = 2 9 + 1 r 3 division de 9 par 2 : 9 = 2 4 + 1 r 4 division de 4 par 2 : 4 = 2 2 + 0 r 5 division de 2 par 2 : 2 = 2 1 + 0 r 6 division de 1 par 2 : 1 = 2 0 + 1 r 7 Le quotient vaut 0 ) on s arrête Conclusion : 157 10 = 1 0 0 1 1 1 0 1 r 7 r 6 r 5 r 4 r 3 r 2 r 1 r 0

Base 10! Base B Exemple avec B =16 18/144 conversion de 157 en hexadécimal division de 157 par 16 : 157 = 16 9 + 13 r 0 division de 9 par 16 : 9 = 16 0 + 9 r 1 Le quotient vaut 0 ) on s arrête Conclusion : 157 10 = 9 D r 1 r 0 (13 est représenté par le caractère D en hexadécimal.)

Base B! Base 10 19/144 Problème : convertir un nombre d une base B en un nombre décimal I Il su t de décomposer le nombre en fonction des puissances de la base et d additionner. I Exemples : I 1011101 2 =1 2 6 +0 2 5 +1 2 4 +1 2 3 +1 2 2 +0 2 1 +1 2 0 = 93 10 I E0716 = 14 16 2 +0 16 1 +7 16 0 = 3 591 10

Base 2! Base 16 20/144 Problème : convertir un nombre binaire en un nombre hexadécimal I Avec 4 bits on peut coder 2 4 = 16 valeurs = 1 chi re hexadécimal. I Méthode générale : I On groupe les bits par 4 en commençant par les bits de poids faible. I On rajoute si nécessaire des bits de poids fort à 0 pour obtenir un nombre de bits multiple de 4. I On convertit chaque suite de 4 bits en hexadécimal comme suit : I Exemples : 0000 ) 0 0100 ) 4 1000 ) 8 1100 ) C 0001 ) 1 0101 ) 5 1001 ) 9 1101 ) D 0010 ) 2 0110 ) 6 1010 ) A 1110 ) E 0011 ) 3 0111 ) 7 1011 ) B 1111 ) F I 101100112 = 1011 0011 2 = B3 16 I 111002 = 0001 1100 2 =1C 16

Base 16! Base 2 21/144 Problème : convertir un nombre hexadécimal en un nombre binaire I Il su t de coder chaque chi re hexadécimal en une suite de 4 bits. I Exemples : I A716 = 1010 0111 2 I 7EF 2 = 0111 1110 1111 16

Plan 22/144 1. Codage de l information 1.1 Le système binaire 1.2 Changement de base 1.3 Opérations binaires 1.4 Codage du texte

L addition 23/144 I L addition se fait (quelle que soit la base) comme en base 10. I Exemple : addition de 149 = 10010101 2 et 305 = 100110001 2 en binaire 1 1 1 retenues 0 1 0 0 1 0 1 0 1 + 1 0 0 1 1 0 0 0 1 1 1 1 0 0 0 1 1 0 On trouve bien 111000110 2 = 454 = 149 + 305

Le dépassement de capacité 24/144 I Avant de réaliser une opération, l ordinateur stocke les opérandes dans des registres (zones mémoire très rapides d accès). I Ces registres ont des tailles limitées (8, 32 ou 64 bits par exemple). L intervalle des valeurs que l on peut y stocker est limité. I Si le résultat d une opération ne tient pas dans le registre, certains bits seront oubliés et le résultat sera incorrect. I On appelle ce phénomène dépassement de capacité ou overflow. I Exemple : addition sur 8 bits de 77 = 01001101 2 et 201 = 11001001 2. 1 1 1 1 retenues 0 1 0 0 1 1 0 1 + 1 1 0 0 1 0 0 1 1 0 0 0 1 0 1 1 0 Lorsque l ordinateur e ectue 77 10 + 201 10 avec des registres de 8 bits, il trouve 00010110 2 = 22 10. I Le dépassement de capacité est la source de nombreux bugs. Exemple : crash d ariane 5 en 1996 dû à l utilisation de registres de 16 bits pour des opérations nécessitant 64 bits.

Opérateurs logiques 25/144 I En plus des opérateurs arithmétiques (+,,,/) les programmes ont parfois besoin d e ectuer des opérations logiques. I On ne voit plus alors la séquence binaire comme un nombre mais comme une suite de valeurs vrai (1) ou faux (0). I Les opérateurs logiques sont des opérateurs bit à bit : dans le résultat, le bit de poids p dépend uniquement du (ou des) bit(s) de poids p dans le(s) opérandes. I On utilise pour cela une table de vérité qui donne, en fonction des bits des opérandes, le bit résultant de l opération. I Nous allons voir 4 opérateurs logiques : ET, OU, OU exclusif et NON. I Exemples d utilisation de ces opérateurs : I ET, OU et NON utilisés pour certains calculs sur les adresses IP (voir cours et TD 2) I OU exclusif utilisé par des algorithmes de cryptage (voir TD 1)

Le ET logique 26/144 I Les deux bits doivent être à vrai. I Table de vérité du ET : a b a ET b 0 0 0 0 1 0 1 0 0 1 1 1 I Exemple : 1 1 0 1 1 0 0 1 ET 0 1 1 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 0 0 1

Le OU logique 27/144 I Au moins une des opérandes doit être à vrai. I Table de vérité du OU : a b a OU b 0 0 0 0 1 1 1 0 1 1 1 1 I Exemple : 1 1 0 1 1 0 0 1 OU 0 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 1 1 0 1 1

Le OU excusif (XOR) 28/144 I Une des deux opérandes doit être à vrai mais pas les deux. I Table de vérité du XOR : a b a XOR b 0 0 0 0 1 1 1 0 1 1 1 0 I Exemple : 1 1 0 1 1 0 0 1 XOR 0 1 1 1 0 0 1 1 1 0 1 0 1 0 1 0

Le NON logique 29/144 I Inversion du bit de l opérande. I Table de vérité du NON : a NON a 0 1 1 0 I Exemple : NON 0 1 1 1 0 0 1 1 1 0 0 0 1 1 0 0

Complétude Fonctionelle 30/144 I Certains connecteurs logiques sont en réalité redondant. I Un ensemble de connecteurs logiques est fonctionnellement complet si ces connecteurs sont su sant pour écrire toute fonction binaire. I Exemples : I I {ET, NON} {OU, NON} Exercice Écrire en fonction de ET et NON tous les autres opérateurs.

Plan 31/144 1. Codage de l information 1.1 Le système binaire 1.2 Changement de base 1.3 Opérations binaires 1.4 Codage du texte

Comment représenter du texte? 32/144 I Une table de codage associe une séquence binaire à chaque caractère de l alphabet que l on veut coder. I L ordinateur traduit ensuite chaque caractère du texte en la séquence de bits correspondante en utilisant cette table. I Il y a di érentes tables de codage. I Elles se di érencient par : I l ensemble des caractères qu elles permettent de coder I et le nombre de bits qu elles utilisent pour coder les caractères. I Nous allons en voir 2 : l ASCII et l UTF-8. I Pour voir le codage utilisé pour un fichier : file <nom-du-fichier>. I Exemple : $ file message. txt message. txt: UTF -8 Unicode text

Le codage ASCII 33/144 I ASCII = American Standard Code for Information Interchange I caractères ASCII codés sur 7 bits I Permet de coder : les lettres de l alphabet latin (minuscules et majuscules), les chi res arabes, les caractères de ponctuation et d autres caractères spéciaux (ex : +, -, ESC (la touche Echap du clavier)). I La table des caractères ASCII : 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F 0 NUL SOH STX ETX EOT ENQ ACK BEL BS HT LF VT FF CR SO SI 1 DLE DC1 DC2 DC3 DC4 NAK SYN ETB CAN EM SUB ESC FS GS RS US 2 SPC! # $ % & ` ( ) * +, -. / 3 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 : ; < = >? 4 @ A B C D E F G H I J K L M N O 5 P Q R S T U V W X Y Z [ \ ] ˆ 6 a b c d e f g h i j k l m n o 7 p q r s t u v w x y z { } DEL I En ligne : les 3 bits de poids fort. En colonne : les 4 bits de poids faible. I Exemple : le caractère E est codé {z} 100 0101 {z} 4 5

Le codage UTF-8 34/144 I UTF-8 = Universal character set Transformation Format - 8 bits I codage le plus utilisé dans les systèmes Linux I caractères UTF-8 codés sur 1, 2, 3 ou 4 octets I permet de coder des textes d à peu près n importe quel alphabet (arabe, chinois, grec, indien, latin,... ) I compatible avec l ASCII : Un texte codé en ASCII est codé de la même manière en UTF-8. I (Les caractères ASCII étant codés sur 7 bits on rajoute un bit de poids fort à 0 pour obtenir un caractère UTF-8 sur 1 octet.) I Exemples de codage : E! 01000101 é! 11000011 10101001 e! 11100010 10000010 10101100! 11001110 10110001