Résidences en établissements scolaires et de formation
ARCHITECTURE P.5 CAROLE-LAURE RYCHEN P.6 ARTS DE LA RUE P.9 CIE CHABATZ D ENTRAR P.10 CIRQUE DU GAMIN P.12 ARTS PLASTIQUES P.15 ATELIER TOUT SEUL P.16 FRANÇOIS ANDES P.18 JEAN CEREZAL-CALLIZO P.20 YANN DESFOUGERES P.22 ALICE FERRÉ P.24 FRANÇOIS FEUTRIE P.26 ANDRÉ GUIBOUX P.28 DAVID LELEU P.30 SELMA LEPART P.32 JEANNE MOYNOT P.34 CÉLIA PERSOUYRE P.36 MATHIEU RENAULT P.38 MARIE SIRGUE P.40 GAËLLE VILLEDARY P.42 AUDIOVISUEL/CINÉMA P.45 BRUME P.46 CAMILLE DUCELLIER P.48 LUCIE MOUSSET P.50 JEAN-MICHEL ROLLAND P.52 DANSE P.55 ANDROPHYNE P.56 CIE DECADRAGES P.58 CIE DJAM NTOMA P.60 K. DANSE P.62 CIE RACINES CARRÉES P.64 ÉCRITURE P.67 ALICE GROUPE ARTISTIQUE P.68 DANI BOUILLARD P.70 PHILIPPE RIPOLL P.72 MUSIQUE P.75 BENOIT CANCOIN P.76 INCREDIBLE POLO P.78 PHOTO P.81 CLARK ET POUGNAUD P.82 NICOLAS FRÉMIOT P.84 SÉBASTIEN GAUDRONNEAU P.86 ROMAIN LEBLANC P.88 CLAUDE PAUQUET P.90 DOMINIQUE ROBIN P.92 FAUSTO URRU P.94 SPECTACLE VIVANT P.97 ARNAUD ET MARIE PRÉCHAC P.98 CIE LE THÉÂTRE DANS LA FORÊT P.100 THÉÂTRE IRRUPTIONNEL P.102
EDITO La Région Poitou-Charentes se mobilise fortement pour l éducation artistique et culturelle des lycéens ainsi que pour le développement culturel des territoires. L engagement de la Région s exprime notamment par la mise en œuvre de dispositifs ambitieux, tels que les programmes de résidences d artistes dans les lycées. Permettre aux jeunes lycéens de porter un regard «actif» sur leur territoire et les emmener hors des sentiers battus par le biais de l art et de la culture, tels sont les objectifs des résidences d artistes proposées dans les lycées, permettant à chaque jeune de disposer des clés de lecture du monde dans lequel il vit. L ouverture culturelle et la découverte sont un axe essentiel de ces programmes puisque le contact avec les artistes offre aux jeunes de formidables possibilités de pratiques artistiques, de fréquentation des œuvres, de compréhension des démarches de leurs auteurs, d échanges fructueux avec les créateurs. En collaboration avec les communautés éducatives, s appuyant sur la force de propositions que sont les animateurs culturels, les résidences d artistes sont une opportunité pour ouvrir le lycée et bénéficier aux acteurs socioculturels et aux habitants, permettant ainsi de nourrir la vie locale et le développement culturel. Jean-François MACAIRE Président de la Région Poitou-Charentes
LE DISPOSITIF La Région Poitou-Charentes, en partenariat avec les services de l État (Drac, Draaf, Rectorat), prend l initiative d organiser et de financer un programme de résidences d artistes ayant pour objet principal l éducation artistique des jeunes - plus particulièrement des lycéens - et le développement culturel des territoires, notamment en milieu rural et en zones périurbaines. Ce programme de résidences d artistes repose sur la présence dans la durée dans les lycées et sur les territoires, pour partager avec les jeunes, les acteurs éducatifs, sociaux, économiques, culturels et les populations locales leur expérience artistique et leur vision du monde, à travers la pratique artistique, la fréquentation des œuvres, la transmission des savoirs. La Région assure le financement et les arbitrages, détermine le cahier des charges, effectue les paiements.
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CAROLE-LAURE RYCHEN Diplômée de l école nationale d architecture de Clermont-Ferrand en 2007, Carole-Laure Rychen est installée à La Rochelle depuis janvier 2015 après avoir travaillé dans plusieurs agences à Paris, Toulouse et Bordeaux. architecture «L architecture doit aider les hommes à être heureux» Jean-Marie Duthilleul Parce que l architecture imprègne le quotidien de tous, Carole-Laure Rychen envisage son travail comme un questionnement sur nos modes de vie, l usage des lieux, sur les paysages et leur fabrication pour permettre à chacun de se réapproprier son cadre de vie. Chaque projet implique de croiser des approches fonctionnelles, esthétiques, environnementales et sociales, afin de proposer des solutions qui fassent sens, tels : le détail d une entrée de maison comme un tampon, qui filtre les passages, diffuse la lumière, dissimule des usages secondaires, le modelage d un espace extérieur pour relier et ainsi habiter une pente, pour que puisse se jouer des scénettes de la vie quotidienne, le réaménagement d une friche urbaine où le tissu végétal vient structurer les flux et valoriser le cadre bâti. L architecture est un vecteur pédagogique particulièrement intéressant. Fruit d un travail collaboratif, elle invite à s approprier les règles du «vivre ensemble» dans son processus de création comme dans sa finalité. Habiter la pente / 2012 / Vic-sur-Cère (15) > Les flux comme socle du projet / 2006 / Projet de Fin d Etudes (Genève, Suisse) >> Filtrer l entrée / 2015 / Fontenay-sous-Bois (94) >>> 6
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CIE CHABATZ D ENTRAR www.chabatzdentrar.com Créée en 1997 en Limousin, la compagnie s implante en milieu rural à Saint-Junien où elle met en place un lieu de fabrique et de pratique artistique : «RUE DU CIRQUE». Chabatz d entrar, compagnie de cirque contemporain, a à son actif plus de 10 créations originales. Si elle a d abord investi la ville, la rue pour se produire avec ses spectacles déambulatoires, elle a expérimenté d autres champs du spectacle vivant (jeune public, spectacle équestre, spectacle pyrotechnique, théâtre...) La compagnie a toujours expérimenté des formes artistiques visuelles où le corps et le mouvement sont le point de départ de la recherche d un spectacle vivant, contemporain. Manipulation d objets et acrobaties sont au service d œuvres qui ont l intention de divertir au sens politique du terme : détourner, prendre du recul, dévier des trajectoires de pensées uniques. arts de la rue LA RECHERCHE ARTISTIQUE DE LA COMPAGNIE : un travail autour de l équilibre La notion d équilibre, que ce soit physiquement ou dans le propos, a toujours fait partie des enjeux de création de la compagnie. Dans mobile spectacle de planche : c est l équilibre précaire qui a été mis en avant avec notamment des constructions extraordinaires, tel des mobiles géants, qui ne tiennent que par un fil. Il ouvre ainsi un temps où la fragilité de l homme face à la matière prend tout son sens. Dans perchés!, la recherche s est portée sur ce fameux point d équilibre, bien connu des voltigeurs, où le temps est distendu. Cette ouverture temporelle (même brève) permet des images où la réalité est déformée et devient extraordinaire, où le temps est suspendu. Ce spectacle traite aussi de l équilibre d un couple dans son quotidien. Ce qui anime notre recherche artistique, c est une réflexion sur l existence où le rapport humain est au centre des préoccupations. Comment interpréter, comprendre et réagir dans notre quotidien? Équilibre et déséquilibre sont au rendez-vous répétitions échassiers, EREA puymoyen résidence d artistes 2014/2015 > Olivier léger portée acrobatique sur échasses «Perchés!» Jakarta Indonésie >> Sylvere bartoux équilibre de planche «mobile, spectacle de planches» la coursive scène nationale de la Rochelle >>> Olivier merlin 10
CIRQUE DU GAMIN www.cirquedugamin.com // facebook.com/pages/cirque-du-gamin Un chapiteau, quelques caravanes, deux ânes, un zest de débrouille, trois louches de fantaisie, une cuillerée de poésie et beaucoup de complicité avec le public : le Cirque du Gamin est un petit cirque en campagne, fait de poils, de plumes et de sciure. Les deux à cinq artistes qui font battre son cœur viennent d horizons différents mais complémentaires et se arts de la rue sont retrouvés animés par le même désir de courir la campagne, sous le chapiteau ou en plein air, dans une série de spectacles tendres, provocateurs, farfelus à travers lesquels la joyeuse bande tente de défendre cet art populaire et de gambader sur le fil tendu entre cirque traditionnel et contemporain. Un pied sur l origine animale du cirque, l autre sur le mélange des expressions artistiques ; un pied dans le spectacle, l autre dans la pédagogie ; un pied sous le chapiteau, l autre en plein air ou en salle. Mais les deux pieds dans la piste. Le cirque c est un univers : l odeur de la sciure, une lumière, des sons, un fourmillement, une vague appréhension, une excitation que l on savoure, une promesse de rencontres. On touche-là un monde imaginaire fertile que les enfants et les adolescents découvrent avec une gourmandise souvent étonnante et que les adultes de toutes générations retrouvent avec une émotion inchangée. C est ce rapport profondément sensible, affectif, physique que notre travail en action culturelle met en œuvre depuis presque 12 ans auprès «les» publics dans leur diversité la plus riche et sans exclusion. Nos résidences s articulent naturellement et si possible autour du chapiteau. C est une compagnie qui arrive avec sa vie, ses histoires et ses actions de sensibilisation aux arts du cirque (jonglage, équilibre, discipline aérienne, comédie). Entre les circassiens et leurs hôtes, c est un partage et une histoire commune qui se jouent. Enfants, adultes sont invités à découvrir une culture, une vie, une profession : celles d artiste de cirque. Tout commence quand le chapiteau, lentement se dresse Chapiteau résidence au lycée agricole du Petit Chadignac SAINTES mars 2014 Patrick GERBIER > Répétition publique de tissu aérien TONNAY CHARENTE août 2011 Thomas Gerbier >> spectacle de plein air «LES PERFORMANCES DE GAMIN» - OLERON avril 2015 Pascal CHAUVIN >>> 12
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ATELIER TOUT SEUL www.ateliertoutseul.com Tous deux diplômés de l École Supérieure d Art de Cambrai depuis juin 2014, nous formons le duo fondateur de l atelier tout seul. Notre travail de graphistes auteurs nous a amené au fil des années à travailler dans des contextes différents, et nous a incité à investir un grand nombre de lieux et de médiums, parfois même inhabituels. Les expériences que nous menons autour du graphisme nous intéressent dans son processus de création, mais également dans les collaborations qu elles proposent avec d autres acteurs et créateurs, qu ils soient formés ou néophytes dans le travail de l image et de l écriture. Nous considérons d ailleurs que l essence même du travail de graphiste auteur s articule autour de discussions et d échanges avec ces différents acteurs, permettant d enrichir aussi bien la recherche que le processus de création, et ainsi aboutir à un projet singulier. Cela implique un engagement à la fois personnel et esthétique, où le fond et la forme font corps pour dessiner un même projet. arts plastiques Nous constatons au fil de nos interventions que le travail de graphiste auteur n est pas toujours bien connu du grand public. Trop souvent assimilé à un travail assisté par ordinateur, son originalité tient précisément dans l absence de réelles frontières. Les supports sont multiples (papier, multimédia, vidéo, photographie, installation etc.), les techniques diffèrent (impression numérique, sérigraphie, gravure, collage etc.), et les espaces évoluent. La pratique offre de grandes possibilités, et ce à un public large. Tout l intérêt pour nous est justement d élargir l accessibilité et de renouveler les approches. L imagination et le savoir-faire de chacun sont susceptibles de nourrir les créations, pour peu qu elles aient été - et ce qui constitue l une de nos envies les plus grandes - soutenues et stimulées, que ce soit de manière individuelle ou collective. Ainsi, nous cherchons toujours à atteindre un équilibre entre les attentes de chaque commanditaire et notre propre réceptivité du sujet, à la fois dans une forme de respect des traditions, une approche véritablement contemporaine et une réflexion intemporelle, universelle. Intervention à l École Supérieure d Art de la Réunion / 2013 > S.P.Q.R, Secrets d un Périple Culturel à Rome / 2013 - Rome - Cambrai - journal, tabloi d >> Pile au RDV / 2011 Roubaix - installation, typographie. >>> 16
FRANÇOIS ANDES www.francoisandes.fr Ce dessin est un travail autour de l animalité, des mythes de l exode, d une réflexion aussi sur les transformations de notre terre, sur les métamorphoses de l homme et son rapport à la nature. Il représente la montée des eaux, subite et subi pour les protagonistes encore réunis, à l aurore d une fête carnavalesque et certainement gargantuesque. Chacun de ces personnages à avoir de près ou de loin avec un des territoires présents dans mon travail. L ensemble de ces figures est réunis dans une nef des fous contemporaine, une réflexion sur l insularité de fait, une réflexion sur les zones limitrophes entre espace sauvage et espace dit civilisé. réunissant une partie de mes recherches autour d Artémis. arts plastiques Mon travail se fonde sur un principe de développement constant, perpétuellement «en projet» et mettant en scène sa propre projection dans le temps et l espace. Il met en oeuvre un réseau, constitué par expansion et interconnexion d espaces, dans un lieu qui serait dénué de centre. Chaque nouvelle recherche ou projet prend, au sein du dispositif de création la même place que les autres, sans lui être ni subordonnée, ni périphérique. Il ne s agit pas d un réseau rayonnant mais d un réseau multipolaire, fondé sur une interrogation des flux, des migrations, de la circulation, de l incidence du temps sur nos actes. Ma démarche prend la forme d une structure organique sans cesse en croissance, ouverte sur son environnement, fonctionnant sur un mode proliférant. Il en résulte une confrontation de ces structures modulaires vis-à-vis des différents contextes où elles prennent place et qui dépendent, quant à ces derniers, du hasard des rencontres et des mises en route de projets en collaboration. Mon travail fabrique une oeuvre nourrie de mon propre geste et des rencontres qu elles suscitent. Je travaille sur la transformation et la disparition cyclique de ce réseau multipolaire. LES PREPARATIFS graphite sur papier 375x160cm.2014 > Mathieu Démaré le singe qui lèche, Nuit Blanche Paris, 2014 >> Je suis unicorne, Mons 2015 Capitale européenne de la culture >> 18
JEAN CEREZAL-CALLIZO www.jeancerezal-callizo.net Diplômé en 1994 de l International College of Photography Art (ICPA) de Cahors en photographie publicitaire, je suis artiste professionnel sous l intitulé «artiste photographe inter-media» depuis 2004. Je viens de la photographie, de ce regard sur le monde et sur soi, avec une approche, une pensée, une sensibilité, des interrogations, une éducation et une culture étayées par 40 années de pratiques et de vie commune avec cette amie fidèle qui m accompagne depuis mes 8 ans. arts plastiques Aujourd hui je l utilise dans un va-et-vient permanent avec la vidéo, le son, le dessin, l écriture, la performance, la peinture, la théâtralisation, la chorégraphie, la musique et l installation, au sein d une œuvre pluridisciplinaire sur fond de quête : identité, mémoire, matière, histoire, être et devenir. Je m intéresse particulièrement à l exploration de la réalité (dont le «rêve» que nous en avons) pour tenter de la discerner, de la fouiller, et de collaborer à sa découverte et à sa compréhension à travers des expériences artistiques. Je ne considère pas vraiment l art comme une fin en soi mais plutôt comme un prétexte et un outil merveilleux d apprentissage, d expérimentation et de partage qui permet de dépasser ou d interroger les mécaniques habituelles dans lesquelles nous sommes au quotidien. C est pour cela que j en fait mon métier. Dans ce sens, j alterne depuis 2003 mon travail d atelier avec d autres gestes artistiques interactifs adaptés en direction des différents publics qui me sont confiés (dont les publics scolaires). J interviens principalement pendant des Résidences d artiste comme au sein de dispositifs fédérateurs de Sensibilisation et d Éducation à la Photographie ou à l Art mis en place par les Ministères de la Culture et de l Éducation Nationale, par la Région Poitou-Charentes, par des Galeries et des Centres d Art, pour participer activement à établir des passerelles culturelles, sociales, intergénérationnelles, qui peuvent permettre à chacun de trouver un moyen de s exprimer et d avancer sur son chemin à la rencontre de soi et des autres. Le Carré Des Anges / 2010-2015 / photographie sur dé à coudre en porcelaine blanche, photographie, vidéo, son, graphie, écriture, dessin, installation variable - Ateliers > Marie-Lucile Ledain, Sabrina Huvelle, Laurence saint-martin, Mickaël Guilbert, Julien Kozera, Anne Delrez, Sandrine Barateig, Christine Schaeffer, Manuella Rodier, Ronan Marec, Jean-Claude Bourdais, Nathalie Fidon, Jean Cerezal-Callizo Ex Pintura / 2012-2013/ photographie sur pierre, installation variable, son - Ateliers >> Morgan Beaudoin, Jean Cerezal-Callizo 20
YANN DESFOUGERES nexialism.tumblr.com Mon travail porte sur les questions esthétiques soulevées par la fabrication des savoirs. J ai été amené à m intéresser à la façon dont les connaissances se forment et plus particulièrement la plastique des sciences et de la recherche, après avoir étudié la sociologie des sciences, la philosophie des connaissances et l iconologie à l École des Hautes Études en Sciences Sociales et à l École des Beaux- Arts de Bordeaux. arts plastiques À ce titre j ai régulièrement été amené à travailler aux côtés de laboratoires et de musées (Muséum National d Histoire Naturelle, Centre archéologique européen de Bibracte, Laboratoire des Solides Irradiés, etc.) Ces collaborations ont donné lieu à des productions très variées : estampes, articles pour diverses publications (Revue Audimat, Pharmakon, etc.), sculptures, dessins, installations. Par exemple, je travaille actuellement sur un projet de publication entre le livre d artiste, la publication scientifique et l ouvrage pédagogique : une édition de modèles cristallographiques en papier en collaboration avec un laboratoire de l école Polytechnique. Ce projet s inscrit dans un programme éditorial plus vaste puisque d autres publications sont à l étude. L une d entre elles sera consacrée aux représentations des chiffres du chômage en collaboration avec Fabien Foureault, chercheur au Centre de Sociologie des Organisations. Travailler au sein d un établissement scolaire, en observer le fonctionnement et avoir la possibilité de collaborer avec le corps enseignant serait la suite logique de ce ce type d initiatives car la fabrication des savoirs est indissociable de leur transmission qui s effectue en grande partie à l école. D ailleurs, la plupart des organismes de recherche avec lesquels j ai collaboré sont aussi des lieux d enseignement où j ai eu l occasion d organiser divers ateliers, conférences et débats en parallèle des projets plastiques. Diorama fait de moulages en plâtre teinté d artefacts gaulois réalisés dans le cadre d une résidence organisée au Centre et musée archéologique européen de Bibracte, 2012. > Kunstformen Der Naturwissenschaft (extraits). Série d impressions sur papier intissé, dimensions variables (min. 800 800 mm, max. 800 2500 mm), 2013. >> Planches A4 de patrons pour modèles cristallographiques extraites d un projet de publication conjointe avec Olivier Hardouin-Duparc du Laboratoire des Solides Irradiés, 2015. >>> 22
ALICE FERRÉ www.aliceferre.fr Tout en gardant une vision transversale des différentes disciplines artistiques, j ai trouvé dans la photographie et la vidéo des moyens de faire se rencontrer documentaire, recherches plastiques et préoccupations sociologiques. Au coeur de ma démarche, il y a les notions d archive, de collecte, d enquête, partant toujours de témoignages, de rencontres. Je m intéresse à des enjeux de société, je regarde avec attention des univers qui me sont étrangers, afin de rendre compte du monde contemporain. Je m appuie sur le réel pour faire naître des fictions, comme support de narrations, d histoires. Comment documenter l époque contemporaine? arts plastiques Je cherche à expérimenter les différents moyens d enregistrer la réalité, des plus primitifs (frottages, papier carbone, calque ) jusqu aux plus technologiques (son, photo, vidéo ). Je m intéresse aux poncifs, aux clichés, et cherche à les mettre à nus, à comprendre comment ils se nourrissent, comment ils évoluent. Je travaille notamment beaucoup sur la question de l image du travailleur. Quelles sont les représentations du monde du travail dans l imaginaire collectif? Ma pratique artistique est au croisement des arts plastiques et de la pédagogie, et j interviens régulièrement auprès de différents publics : Centre Pompidou, MAC/VAL, biennale de design de Saint-Etienne, Région Poitou-Charentes, Ensemble instrumental Ars Nova, centre de détention de Nantes... Le mode de travail en résidence est celui que je recherche, me fournissant à la fois un sujet, un objet d étude, et un public à sensibiliser. Fortement impliquée dans une association d éducation à l image (www.levideobus.fr), je crois à l importance de la sensibilisation des publics à l art contemporain. Photographie et vidéo sont des médiums que l on utilise au quotidien, sans se rendre compte des possibilités qui s offrent à nous en utilisant ces techniques, ni du danger de ne pas maîtriser leurs espaces de diffusion. Le choix du succès, vidéo couleur > OVNIS, Œufs volants nécessairement intacts, photographie noir et blanc. >> Le choix du succès, vue d exposition, Hôtel Saint-Simon, Angoulême, 2014 >>> 24
FRANÇOIS FEUTRIE www.francoisfeutrie.com // www..base.ddab.org/francois-feutrie Mes recherches artistiques actuelles portent sur les normes, les standards, les clichés & les stéréotypes présents dans le paysage au sens large du terme et induits par nos sociétés contemporaines. Mes différentes formations en art, en design graphique ainsi qu en géologie permettent d insuffler dans mon travail des sources visuelles & conceptuelles puisées dans ces différents domaines. arts plastiques Mon travail se développe dans le cadre de résidences & expositions dans des centres d art contemporain en France et à l étranger (2015, L aparté lieu d art contemporain, Iffendic / 2014, Les Chantiers, Passerelle centre d art contemporain, Brest / 2012, Stanfordville, NY, USA), dans le cadre de résidences en milieu scolaire (2015, Lycée Camille Guérin, Poitiers / 2014, École élémentaire Guyenne, Rennes), avec des publics spécialisés (2015, EHPAD Gibauderie, Poitiers / 2014, ESAT, Mayenne), et également dans des quartiers (2015, Maison de la Gibauderie, Poitiers / 2014, Quartier Villejean, Rennes). Je réalise des pièces souvent contextuelles, parfois bricolées, sous la forme graphique et éditoriale, ou en volume par la création de sculptures et d installations. J analyse, déconstruis & décortique soigneusement mon environnement immédiat. Je le questionne, le réinterprète et en propose de nouvelles formes (classifications, statistiques, modes d emploi, décors, sculptures monumentales ou micro-architectures, traces photographiques, vidéos et actions performatives) générant de nouvelles fonctions ou des sens nouveaux. La maxime de Lavoisier (XVIIIe siècle) «rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme» est soigneusement appliquée dans une manière ironique & vaine de rationaliser le monde, de me l approprier et d en comprendre la métamorphose des choses. Quelques uns de mes travaux sont publiés entre autres dans les livres Phoenix (éd. Lendroit / Mains d Œuvres, oct. 2014), Système DIY (éd. Alternatives, Gallimard, Paris, déc. 2013) et Étapes n 173 (éd. Pyramyd, Paris, oct. 2009). Vivarium, 2014, installation, étagère, sculptures, trois vidéo-projections, contreplaqué, tasseaux sapin, 2 x 1,20 x 1,20 m, Phakt Centre culturel Colombier, Rennes. https://vimeo.com/87866725 // https://vimeo.com/87866727 // https://vimeo.com/90483740 > «Voyage stationnaire dans un décor utopique», 2014, installation, panneaux de médium découpés ép. 15 mm, peinture acrylique & aérosol, impressions sur Smart, pieds en bois, roulettes, câbles d acier et nylon, dimensions variables (6 x 12 x 2,5 m sur les photos), école Guyenne, production La Criée centre d art contemporain, Rennes. >> Circonvolution souterraine, 2015, vidéo HD, couleurs, en boucle, 15 min 56, L aparté Lieu d art contemporain https://vimeo.com/126905238 >>> 26
ANDRÉ GUIBOUX www.andreguiboux.com Stone Map 2015 Mappe monde taillée dans une pierre Sculpture et mises en scènes photographiques Dans ce travail, cette sculpture est mise en scène à deux reprises. Dans la première avec un contexte muséifié, archivé comme une relique. Sur l objet, deux temps semblent superposés, un primitif la pierre, et un moderne, la carte du monde telle que nous la connaissons. arts plastiques Dans le second, l objet est mis en scène à l extérieur, tenu dans la main. Il se présente comme un geste inachevé, suspendu. Ce qui m intéresse c est le potentiel de la main, son ambiguïté : offrande ou domination, protectrice ou menaçante, prière ou blasphème. C est son attachement ou son détachement à la totalité. Quelle que soit sa volonté, l Homme maîtrise, l Homme mesure, il n est plus question de s orienter. Cette main tenant la pierre, ce morceau de monde, participe à un fantasme collectif symptomatique d une crise de la modernité. Avec Christophe Colomb le monde est devenu fini. On appelle ça, la mondialisation, la globalisation. On a défiguré le réel en l accroissant. La totalité s est confondue avec totaliser. Dans cette confusion, ce fantasme, il semble que la forme nie son contenu. Ce fragment désigne un plus grand qui le contient, mais le plus important, il donne une direction. Alors voyant ce projet, le spectateur se dira peut-être que non - que le monde est infini, que l histoire n est pas finie, qu il ne faut pas regarder l objet mais l horizon, qu il faut se perdre dans cet ailleurs qu il nous indique. «Video meliora proboque, Deteriora sequor.» Ovide, Métamorphoses, 7:20 André GUIBOUX >>> 28
DAVID LELEU www.davidleleu.com Partir d images déjà existantes pour en créer de nouvelles, voilà ce à quoi David Leleu s engage à travers son travail. Qu il s agisse d installations, de dessins, vidéos, photographies ou même d objet inclassable, chaque œuvre de l artiste se construit à partir de documents pré-existants qu il récolte et extrait du monde inépuisable des images. À partir de cette source, il met en place différents procédés, manuels, techniques ou mécaniques, pour transformer l image, la révéler autrement et la réinventer. La main aussi bien que la machine peuvent intervenir dans les différentes hybridations qu il inflige aux images. Dans Le Stratagème de l Invisible, une machine fonctionne comme un générateur d image et montre en direct les transformations. Cette matrice complexe, où la lumière révèle autant qu elle perturbe, permet d animer de façon spectaculaire une image qui, initialement, est fixe. arts plastiques Si l artiste a toujours accordé à la lumière une place centrale, les National Geographic creusés représentent une évolution tout à fait logique de sa pratique. Il ne s agit plus ici d éclairer au sens propre, mais de mettre en lumière, tel un spéléologue, un élément ou un autre du magazine, qu on ne pourrait voir sans le travail de forage. Dans ces dernières pièces, il s emploie à excaver certaines parties des livres, qui, à l instar d une mine à ciel ouvert, laissent apparaître les couches successives des pages sculptées, jusqu à ce qu une image émerge. Les œuvres de David Leleu se lient les unes aux autres du fait qu elles participent toutes à construire une recherche archéologique voire topographique de l image elle-même et de la lumière. Toute l esthétique de son travail réside dans cet équilibre maîtrisé où matière et sujet se confondent. Les images ainsi créées par l artiste s éloignent et se distinguent de leur réalité première. Troubler et perturber l original permet la création d un monde d images mystérieuses où l on ne sait plus trop ce que l on voit, ou ce qui nous est montré. Baptiste Fabre Le stratagème de l invisible II, Bureau d art et de recherche, Roubaix, 2011. Installation 3 dessins et ampoules, Dimensions variables. > National Geographic.OCT1972, 2015. Magazine creusé et passe partout, 25,5X17,5CM.>> Le stratagème de l invisible III, vue d exposition, Achemar, la Malterie, 2014. Installation, dimensions variables Sur le sol d une salle plongée dans le noir, une lampe tourne lentement autour d un cylindre de verre. Au fond de celui-ci est posée une petite photo chiffonnée : elle est saisie en temps réel par la caméra. Le mouvement de la lumière rasante révèle, puis occulte certaines parties de la photo. L image transmise par la caméra est projetée en grande dimension sur un écran. >>> 30
SELMA LEPART www.selmalepart.com R.E.D. Cette installation propose la mise en oeuvre de formes géométriques mobiles et communicantes. Des formes triangulaires positionnées de maniére régulière sur toute la surface d un mur forment une modulation graphique qui réagit à la présence du public. Pas un brin d air et pourtant...la arts numériques / arts plastiques pointe de chaque triangle se lève donnant ainsi la sensation de se trouver face à une surface organique, un épiderme sensible à la présence, tantôt excité, frissonnant, tantôt relaché, comme endormi... Cette matière-peau serait donc capable d émotions. Après une première appréciation, le public imagine le processus en place. Cette surface décrypte son environnement, elle le traduit en termes quantifiables et réagit en fonction. Toutefois le mécanisme est plus fin et bien moins automatique qu il n y paraît. Restreint au périmetre de son cadre et de ses angles, cette entité donne l impression de gérer son espace comme elle le peut. Cette réponse électrodermale aux stimulis de nos mouvements ressemble a l indice d une certaine vigilance, contrôlée ou impulsive. Notre présence est a la fois le déclencheur et le sondeur d un état affectif artificiel. Rosée Rosée est une pièce entièrement composée d eau. Sur une table d architecte, vient se révéler un dessin qui n est autre qu une imbrication de systèmes de mesure. La surface vierge et lisse semble donner forme au liquide pour trahir une loi secrète, traduisant le fantasme d une description totale. Rosée, installation, 2014 table d architecte, eau. Audrey Martin > 2014 / Objets divers, film plastique, scotch, ciment, cordage, fil de nylon Fred Trobrillant >> R.E.D. Installation interactive, étape 2014 en cours silicone, métaux à mémoire de forme, électronique, 180 x 150 cm, pièce en cours de production. >>> Selma Lepart 32
JEANNE MOYNOT www.jeannemoynot.com Née en 1985 à Versailles, vit et travaille à Pantin (93). Diplômée en 2009 de l Ecole Nationale Supérieure d Arts de la Villa Arson (Nice), Jeanne Moynot est plasticienne et navigue entre performance, installation et écriture. Elle manipule sans hiérarchie des formes comme la chanson populaire, la référence cinématographique ou la figure héroïque, cherchant à rendre grandiose le banal ou dérisoire le spectaculaire. Tout récemment, elle a bénéficié de deux expositions personnelles à Tripode à Nantes et au Centre d Art Futura à Prague. arts plastiques Son travail a également été montré au Centre Georges Pompidou (Festival Hors Pistes, 2012), à l Institut Français du Portugal à Lisbonne (2011), au Bâtiment d Art Contemporain de Genève (2010), au Musée de la Chasse et de la Nature (Nuit des Musées 2009 et 2010), à Centrale Fies en Italie (2013). Dans le cadre de cette résidence «éducation artistique et création dans les territoires de Poitou-Charentes», il s agira pour Jeanne Moynot, en parallèle du développement de sa pratique, d approfondir un projet pédagogique spécifique. Elle souhaite articuler celui-ci autour de trois axes qui structurent son travail : la mise en scène de soi, les relations entre les sphères publique et privée, la fragmentation. A partir de ceux-ci, loin de tout jugement de valeur ou de tentative de hiérarchisation, Jeanne Moynot souhaite engager une réflexion avec les élèves et les publics en partant des matériaux qui leur sont propres, familiers et quotidiens. bois, néons, styroglass, fusain, peinture vitrail 240 x 240 x 40 cm production : Tripode >>> Photo 1 : Marc Domage Photo 2 : Marc Domage Photo 3 :Jeanne Moynot 34
CÉLIA PERSOUYRE www.celiapersouyre.fr VOLUMES INTERACTIFS Ces quatre mois de résidence seront le théâtre d une véritable expérience sensorielle de la Matière, de sa mise en forme à son déploiement dans l espace. Dans un premier temps sous forme d un laboratoire d expérimentation, j amènerai les participants à interroger des matériaux de base et à constituer une matériauthèque collective sensible. Après quoi, nous réfléchirons ensemble à une traduction de ces matériaux en Volumes, dans une échelle sculpturale. Et pour finir, nous déploierons ces volumes dans l espace en étant attentif à l équilibre de l organisation des masses, aux tensions et dialogues qui se créent naturellement entre les éléments et leur contexte d exposition. arts plastiques Organisation de la résidence en étapes 1 L idée est que les participants s approprient des matériaux de base, en leurs faisant subir des transformations: poncer, tailler, couler, creuser, couper, perforer, user, bruler, afin de se rapprocher sensiblement et techniquement de la matière pour mieux comprendre ses caractéristiques et à partir de ces expérimentations dégager un panel conséquent d échantillons de matériaux. 2 A partir des expérimentations précédentes, les étudiants sélectionneront les matériaux qu ils souhaitent développer sous forme de petits volumes. L idée est de transposer ces matériaux dans des volumes aux formes et proportions réfléchies. 3 A partir des petits volumes façonnés précédemment, nous commencerons à proposer des compositions scénographiques. Il s agira de prendre en compte les lignes des volumes, leurs ombres, les équilibres et tensions qui se créent naturellement entre eux, en s adonnant à l organisation et agencement des volumes pour proposer des mises en scène sensibles et évocatrices. 4 Et enfin nous réfléchirons à comment déployer ces volumes dans l espace. Nous sélectionnerons et conjuguerons des volumes pour leurs valeurs esthétiques et formelles afin d imaginer des installations et sculptures à échelle humaine. «Palette» Projet en collaboration avec la designer textile Laétitia Sévérac. Palette de petits volumes invitant à l intéraction et la manipulation Laetitia Sévérac> «Il reste una carte à jouer» collaboration en cours avec l artiste Morgane Denzler. Dialogue entre l image et le volume. Morgane Denzler >> «Cubeaux» Expérimentation et mise en forme du béton et de la résine sous forme de cubes de 5/5/5cm. Célia Persouyre >>> 36
MATHIEU RENAULT www.mathieurenault.com Je suis né à Angers en 1982. Formé aux métiers du livre à Paris où je fais à l occasion quelques fresques sur les murs métropolitains, c est véritablement au cours de voyages en Amérique latine que je me forme à la création plastique. Je redécouvre Montpellier et sa lumière méridionale en 2008 pour y fixer mon atelier. Ma pratique artistique est fondée sur la collecte de matériaux en milieux urbains et périurbains, avec comme préférence pour ma démarche personnelle la matière des épaisseurs d affiches, propre à recevoir aussi mon travail graphique. Chaque épaisseur d affiches est le reflet de l activité sociale et culturelle dans son milieu, l objet de mon travail est ainsi cette matière «vivante» et la recherche graphique qui fouille cette matière est stimulée par ce que je perçois d un tel milieu, par ce qui m interroge in-situ (la rencontre d un regard, d un visage expressif ou d une émotion lors d une phase d arrachage dans la rue, par exemple). Il ne s agit pas de collages, compositions de papiers arts plastiques collés, mais bien de creuser en aveugle dans l épaisseur de ce qui s est accumulé dans la rue, sur les murs, à la recherche de ce qui est caché, du sens qu on découvre «par accident» ou déjà mis à vif dans la rue par un passant. L arrachage est une tentative de décryptage esthétique du palimpseste d une société, de cette réécriture quotidienne que se propose un ensemble d individus en mouvement et qui est d une nécessité absolue s ils souhaitent rester en mouvement. L arrachage et le «lacérage» d affiches doivent permettre de lire à travers ces accumulations d écrits, de symboles, de sens et de couleurs. Les accidents, les trous et les déchirures constituent l alphabet urbain et poétique nécessaire. Par extension, il devient possible de développer un même langage esthétique avec tous types de matériaux collectés en fonction de la richesse du milieu urbain et périurbain où a lieu la collecte : composition affiches, bois, fer, tissus... Autoportrait en cri ; 73x92 cm, 2013. > Étude d un déjeuner sur l herbe ; 53x74 cm, 2014. >> L écrivaine ; 150x100 cm, 2014.. >>> Instanproduction. 38
MARIE SIRGUE www.mariesirgue.com Artiste Plasticienne, Marie Sirgue arpente les territoires et réalise des installations ou des sculptures mêlant empreinte locale et universelle humanité. Depuis son diplôme, en 2008, à l école des Beaux Arts de Toulouse, elle ne cesse de réaliser de nouvelles pièces au sein de son atelier toulousain ou à travers des résidences et des expositions en Europe, Québec, Amérique Latine. Manuelle et curieuse de techniques, Marie cherche, en permanence, à s approprier et détourner de nouveaux savoir-faire. Elle n hésite pas au besoin, à travailler avec des techniciens spécialisés. Ses procédés habituels sont le moulage et le réemploi d objets. Elle œuvre également en céramique grâce à un stage de deux ans à l atelier de l ESAP site de Tarbes. Dernièrement, elle découvre la marqueterie et le tournage du bois. Le Fond Régional d Art Contemporain Midi-Pyrénées vient de se porter acquéreur d une de ses pièces. Ses réalisations plastiques parfois éphémères jouent avec notre réception, établissant des dialogues non arts plastiques électifs. Ces œuvres prennent des tournures d installation ou le spectateur et le lieu prennent part. En parallèle à son travail d artiste, Marie enseigne le moulage, le modelage et propose des interventions plastiques en lien avec sa pratique auprès de publics variés (adultes, adolescents, enfants, personnes handicapées). Ces échanges permettent aux participants de comprendre et de s approprier sa démarche, tout en s initiant à des techniques traditionnelles comme le moulage ou d autres plus incongrues, inventées pour chaque occasion. 2014 / Objets divers, film plastique, scotch, ciment, cordage, fil de nylon > Bouée/Lest >> Cette installation collective a été réalisée sur plusieurs mois dans le cadre d une intervention regroupant une classe de 4e et de 1re de la cité scolaire de Surgères. La consigne invitait les élèves à rechercher des objets appartenant à différents univers afin de les transformer en bouées avec du scotch puis en lests avec du ciment. Ces binômes d objets ont ensuite été reliés par des cordages noués selon des techniques de matelotage. >>> Y.Gachet / Production : Rurart, Lycée du Pays d Aunis 40
GAËLLE VILLEDARY www.gaellevilledary.net Tapis rouge! /2011 L Installation Tapis rouge! se déroule au cœur du village de Jaujac pour célébrer les 10 ans du sentier Art et Nature, sur mon chemin un artiste passe... Déployer la symbolique de l hommage, traverser le village pour relier les espaces naturels de part et d autre, relier le cœur du village et ses habitants avec la vallée environnante. L incarnation du fil qui traverse les époques à Jaujac est un brin de nature, une communion entre la Nature et l Homme, à travers l Art. Cette pelouse strictement autorisée, comme une résurgence du vivant sur le bitume, le ciment ou le goudron guide nos pas, curieux de voir où cela nous mène arts plastiques La jungle des gènes /2010 Autour de l œuvre Jungle des gènes composée d ampoules médicales, Gaëlle Villedary nous propose un parcours à travers l ADN, source infinie d informations. L installation de lianes fragiles et précieuses évoque à la fois notre identité particulière, notre mémoire commune et interroge son évolution. En origami majeur /2015 Lié à l idée de croissance et de prolifération, En origami majeur évoque un passage entre les disciplines, de la feuille blanche à la tôle de métal, du microcosme au macrocosme, de l unité à la multitude, de l individuel au collectif. L œuvre émerge de son milieu naturel jouant de cet artefact multiple. Jungle Ampoules médicales et fil de cuir Gaëlle Villedary > Tapis rouge 420 m de pelouse - Installation in situ Jaujac, France David Monjou >> En origami majeur Œuvre réalisée lors d une résidence au Lycée Professionnel Réaumur de Poitiers 2014-2015 avec les les élèves de 2BTCI. Production Région Poitou-Charentes France Sculpture Acier Gaëlle Villedary >>> 42
audiovisuel/cinéma 45
BRUME www.dailymotion.com/mrsaft // www.soundcloud.com/brume86 Le Murmure des plantes, installation interactive : Les plantes réagissent à notre présence. Elles s éveillent au moindre de nos mouvement par un langage sonore et visuel. Elles se mettent à dis fonctionner, considèrent le spectateur Comme un danger. audio-visuel / cinéma Ábyssos, Performance A/V : Encore mal connus et hostiles, les abysses nous proposent tout un imaginaire possible. Venez explorer les grandes profondeurs. Analog#8, Ciné-Concert Analogique (avec du Super8 amateur) :Jusqu où nos souvenirs sont ils déformés par les supports qui les ont enregistrés? Ces supports ne sont ils pas les témoins muets des époques que nous traversons? Que reste t il de réel dans ces images et sons distanciés? LUMEN, intervention chorégraphique : La lumière est la métaphore de la vie, de la naissance, de l origine. Elle devient ainsi un début et un lieu de passage, un mouvement, le passage du rien à quelque chose, du sombre au lumineux. Démarche artistique : Les arts plastiques et les arts numériques ont toujours intégré voire détourné les innovations technologiques quand ils n en étaient pas à l origine. Aujourd hui, les bouleversements induits par cette révolution numérique en mutation permanente, transformentfondamentalement notre imaginaire et notre relation au monde. Ils nous ouvrent à des univers vivants inédits. L esthétique et les processus d écriture numérique sont au cœur de mes projets artistiques, dans une approche de la transformation en temps réel des médias. De fait, les techniques numériques sont devenues un outil d écriture scénique ouvrant des perspectives encore inexplorées permettant d inventer un art nouveau. Mon travail de recherche de connexions sensitives, vise aussi à une sensibilisation des publics à l apprentissage ludique des actions/ réactions /interactions corps-environnement. J aborde mes installations comme des laboratoires entrecroisant les disciplines artistiques, convoquant les savoirs scientifiques et les techniques de mon époque, intégrant les éléments sonores, visuels et cinétiques. Ma volonté est de démultiplier les niveaux de perception, de faire éclater la perspective unique afin d offrir une certaine liberté d interprétation au spectateur. Les orientations de ma démarche artistique : favoriser les synergies entre les arts plastiques, les arts numériques et l audiovisuel afin de créer de nouvelles formes d installation vivantes et pluridisciplinaires. S intéresser aux relations entre toutes les images et le mouvement du corps au travers de la conception de dispositifs interactifs et ludiques selon des modalités sensorielles : son, vidéo, lumière et mouvement. Rechercher des interactions intelligentes et sensibles capables, en temps réel, d apporter de nouveaux partenaires aux spectateurs dans des installations artistiques. Proposer des installations, des performances, en faveur des différents publics (sourds et malentendants, polyhandicapés) Provoquer des transferts de connaissances incluant la dimension artistique mais aussi poétique et symbolique. LUMEN >> LNphotography Le murmure des plantes >>> BRUME 46 Ábyssos > BRUME
CAMILLE DUCELLIER www.camilleducellier.com Voilà déjà trois ans que je travaille en région Poitou-Charentes au sein du dispositif de résidence artistique en milieu scolaire ; et c est toujours un grand plaisir pour moi de relancer une nouvelle expérience artistique et pédagogique. audio-visuel / cinéma La thématique du CORPS et du GENRE, est central dans mon travail et trouve toujours échos dans un nouveau projet, selon les lycéens, l équipe pédagogique, les partenaires et les zones territoriales. «Corps du futur», corps et horticulture ou corps militaire, les croisements entre sexisme, racisme et homophobie se déploient en douceur et toujours en fonction de la nature du projet. Plasticienne-Réalisatrice, j aime tisser des liens entre la matière et la lumière. Le projet pédagogique peut prendre des formes plastiques (peinture, sculpture, installation) ou bien celui de la réalisation d un film (linéaire ou interactif). «Bachi-bouzouk» est un bel exemple de film réalisé avec une classe de 1ère Marine Nationale au Lycée Professionnel Rompsay. Bien que les formes puissent varier, elles sont toujours coconstruites avec les enseignants et les jeunes. L adolescence est un moment de transition particulièrement favorable aux questions sur le corps, le genre et toutes les formes de projections de soi. Ainsi, art et pédagogie sont intimement liés dans ces projets de résidences, car les thématiques soulevées sont support de discussion, de débat, de déconstruction ou de questionnement sur son propre corps. Proposer un espace de parole autour du corps et dans lequel tout est possible, sans jugement et pour un temps défini, me semble une mission tant pédagogique qu artistique. Bachi-Bouzouk, 28mn - HD 2015 Passionnés par l univers nautique et par les valeurs de l armée, ces jeunes n ont qu une idée en tête : entrer dans la Marine Nationale. Vous pouvez visionner le film sur ce lien avec le mot de passe MARINS : https://vimeo.com/126104738 Bachi-bouzouk, 28mn, HD, 2015 Lycée Professionnel Rompsay de La Rochelle > Parlez-vous aux plantes, 7mn30, 16mm, 2014 Lycée Horticole Gaston Chaissac, Niort >> Bachi-bouzouk, 28mn, HD, 2015 Lycée Professionnel Rompsay de La Rochelle >>> 48
LUCIE MOUSSET www.vimeo.com/51144516 // www.youtube.com/watch?v=0agffqragr0 www.yetmusic.com // www.clairebergerault.com/switch-suite.html Après des études de cinéma, théâtre et musique, Lucie Mousset crée des aller-retours entre toutes ces formes à travers la réalisation de court-métrages en pâte à modeler, et de projets musicaux variés où elle est compositrice, batteuse et chanteuse. audio-visuel / cinéma Cinéma d animation Elle réalise au Lieu Multiple deux adaptations en pâte à modeler de contes traditionnels du Poitou, Lés Troés Petites Poulétes en 2006, puis Demi-Jhau en 2012. Diffusé à de nombreux festivals dont Le Nombril du Monde, le film est également projeté en ciné-concert pour les élèves musiciens du Conservatoire, avant d être édité en DVD par La Famille Digitale et l UPCP Métives en décembre 2014 ponctué de la réalisation d Or(voir) pour le projet 100 Jours 2012, et de deux films musicaux en pâte à modeler pour le duo [yet]. Depuis 2007, elle dirige également de nombreux ateliers autour du cinéma d animation par le biais du Pôle d Education à l Image Poitou-Charentes, Passeurs d Images, Les Petits Devant les Grands Derrière, et le Lieu Multiple. Musique [yet] : Duo rock alternatif né en 2012, (Lucie Mousset : batterie/chant ; Anthony Baril : guitare/ chant), [yet] a fait plus d une centaine de concerts dans les festivals, cafés-concerts régionaux et parisiens, en Angleterre et en Allemagne, ainsi que de nombreux lives radio (BBC Northampton en juin 2014, Radio Gâtine et Pulsar depuis 2012). Le Lobe : Orchestre d improvisation multi-instrumental, Le Lobe est né en 2011 sous la direction de Claire Bergereau pour un projet de sound painting, qui s est transformé au fil des années en pièce écrite, Switch Suite, joué à la Péniche Opéra à Paris et au Confort Moderne en 2014 (co-production Jazz à Poitiers/Lieu Multiple). Meshes of Maya Deren : Rencontrées au sein du Lobe, Christiane Bopp et Lucie Mousset se sont rassemblées devant cinq court-métrages de Maya Deren pour un projet de ciné-concert (co-production Jazz à Poitiers, Le Lieu Multiple, le CNR de Poitiers, la Mouette à 3 Queues, programmation à Prima La musica 2016). «Maya Deren» par Maya Deren (1917 1961) Extrait de Meshes of the afternoon, un des cinq court-métrages intégrés au ciné-concert Meshes of Times Maya Deren (sous licence Domaine public via Wikimedia Commons) > [yet] au Festival des Jeunes Pousses le 6 septembre 2014 Sylvia Vasseur (Les Clichés Eparpillés) >> Extrait du film d animation Demi-Jhau, adaptation du conte éponyme poitevin (2012) >>> Lucie Mousset 50
JEAN-MICHEL ROLLAND http://franetjim.free.fr Jean-Michel Rolland est un artiste né en 1972 qui travaille dans les divers champs des arts numériques depuis 2010. Longtemps peintre et musicien, il a fait le choix de cette discipline pour faire se rencontrer ses deux domaines de prédilection : le son et l image. Dans l ensemble de ses travaux, la relation de co-présence entre ces deux mediums est omniprésente. audio-visuel / cinéma En art vidéo comme dans ses performances audiovisuelles, il s astreint à travailler le son et l image comme un seul matériau, sans jamais les désolidariser mais en jouant sur leur complémentarité perceptive. Lors de sa résidence-mission à Valenciennes Métropole, de décembre 2014 à avril 2015, il a eu l occasion d initier de nombreux gestes artistiques à destination de publics scolaires dans ce domaine riche en enseignements. Son travail se prolonge depuis début 2014 vers des formes artistiques plus variées (animations génératives, installations et Vjing interactifs) grâce à l utilisation du logiciel libre Processing qui s appuie sur un langage de programmation informatique (Java simplifié) développé par deux chercheurs du MIT au début des années 2000. Cet outil gratuit, permettant une totale liberté d expression artistique, lui a ouvert de nombreuses portes qu il entend partager avec le plus grand nombre. Convaincu que la programmation informatique doit être enseignée aux adolescents pour de multiples raisons (favoriser de nouvelles vocations, développer l esprit logique, donner à l homme du pouvoir sur la machine), Jean-Michel Rolland souhaite s impliquer activement dans des activités d enseignement et de diffusion de ses travaux numériques où la médiation et la transmission du savoir joueront un rôle important : workshops, expositions participatives, performances live, créations collaboratives, sessions d atelier ouvert, etc... Body Instrument, installation interactive, Centre Pompidou Metz, 9 avril 2015, http://franetjim.free.fr/body_instrument.html > VJ set avec Chiara Zocchi, Espace Pasolini, Valenciennes, 11 avril 2015, http://franetjim.free.fr/vjing.html >> Biosphere, animation générative, capture d écran, 2014, http://franetjim.free.fr/biosphere.html >>> 52
danse 55
ANDROPHYNE /PIERRE-JOHANN SUC ET MAGALI POBEL www.androphyne.com Androphyne aime les jeux de la métamorphose. On les retrouve ici aux prises avec l œuvre d un artiste polonais oublié : Elias Pozornski. Proche du mouvement Fluxus, ce plasticien rêvait dans les années 60-70 d une redéfinition du format de l exposition pour en finir avec le «chef-d oeuvre». Le projet «SEARCHING FOR danse ELIAS # «est une exploration des mécanismes de la dictature des émotions, de l hommage, de la place de la fiction dans notre société et des représentations que l on en a. Pierre-Johann SUC et Magali POBEL, formés au Centre National de Danse Contemporaine d ANGERS, imaginent leurs premières pièces en 2000. Touche-àtout insatiables, ils se placent rarement à l endroit où on les attend. Qualifiées de pluridisciplinaire, leurs créations - plus «cadrées» qu écrites - reposent autant sur la performance, la musique, le théâtre, les arts plastiques, que sur la danse. Ainsi, leur approche est à l image de leurs pratiques : multiple et ludique. C est aussi une création en partage qui se construit sur un territoire avec l aide de publics identifiés et se compose de plusieurs gestes artistique : expérience chorégraphique insolite pour les espaces publics et pour les instants du quotidien de l établissement scolaire, exposition photo, laboratoire de pratique, soirée danse et performance androphyne Co Joscelin Renaud >>> Joscelin RENAUD 56
CIE DECADRAGES www.decadrages.org Lorraine GOMES chorégraphe, a fondé la compagnie DECADRAGES en 1986. Avec le désir d interroger, d «interpréter» des sites d intérêt patrimonial, architectural et poétique, Décadrages créee des évènements hors les murs: Musées, Abbayes, jardins, usines... Là où les mouvements fugitifs interpellent le regard. Avec l intrusion du corps dans danse l architecture «l appréhension du lieu exploré devient mythique, les perceptions bousculées et le temps d une invasion insidieuse, l empreinte d un mouvement est venue se graver». La compagnie crée de nombreux spectacles pour la scène sur une écriture de danse contemporaine, en complicité avec des interprètes de talent. Depuis 2010 DECADRAGES associe ses projets à l art visuel, avec Indiscrétion, réalisation actuelle en Poitou-Charentes dont l artiste associé est le vidéaste Paolo Rudelli. C est la rencontre d habitants interrogés et filmés nous livrant des souvenirs personnels, récits qu ils interprètent gestuellement. Ces portraits donnent lieu à la réalisation d expositions visuelles et sonores dévoilant des images poétiques, en fragments comme peut l être la mémoire, dont le thème mêle Mouvement, Paysage, Souvenir. Lorraine GOMES anime de nombreux ateliers scolaires. Ici la démarche est d amener les jeunes à activer et révéler leur imaginaire corporel dans sa multiplicité, et leur faire découvrir la culture chorégraphique. Cet apprentissage questionne la connaissance de soi, son sens artistique et son esprit critique par l approche d un langage gestuel sensible. Les ateliers sont conçus pour prendre conscience de la présence du corps dans l espace, découvrir les diverses énergies qui animent les élans corporels, à l écoute de ses émotions et de sa personnalité. Il s agit de s initier à l écriture chorégraphique à partir de points forts livrés en improvisations dirigées. Ces ateliers mèneront à la construction de fragments chorégraphiques, susceptibles de produire des performances ponctuelles réalisées par les élèves. INDISCRETION / 2014 >>> 58
CIE DJAM NTOMA /MICHÈLE NKOMP NDJONGUI www.djamntoma.over-blog.com Stage de danses/vidéo et résidence de création d un film et d un spectacle de danse autour des lavoirs en Poitou-Charentes et des rivières au Cameroun. Les mouvements seront créés à partir des émotions que toute l histoire et la symbolique que la région de Poitou-Charentes nous inspire, le vidéaste et moi, afin de danse mettre en lumière l importance de ces espaces. Le travail chorégraphique et les cours de danse seront basés non seulement sur le corps, mais aussi et beaucoup sur la force et les ressources physiques que peuvent avoir les participants. Ce sera l occasion de rencontres avec des jeunes d horizons différents, d enrichissements mutuels et de discussions, un moyen d approcher différemment les corps et le regard de l autre. Les ateliers vidéo réalisés en lien direct avec les ateliers de danse vont donner corps au projet collectif. «Quand je danse, je ne me propose pas de communiquer un sens, la danse n est pas signe. Si l art se réduisait à la communication, nous pourrions jeter l œuvre une fois le message passé. Ma danse est une organisation de formes sur laquelle les sens viennent se faire et se défaire, suivant les humeurs, et les époques en fonction de ce que nous sommes. Elle n est ni un langage, ni une image, mais d abord une pratique. C est en dansant que j apprends ce que je cherche ; ce que je fais me renseigne sur ce que j ai à faire.» Intervenants Photographe : Adzessa Mba Paul Alain Chorégraphe : Nkomp Ndjongui Michèle Adèle 60
K. DANSE / JEAN-MARC MATOS www.k-danse.net A la fois installation interactive et performance chorégraphique, avec participation physique des spectateurs-visiteurs. Une fable contemporaine sur le rapport que nos corps entretiennent avec les technologies numériques dans un monde hautement technicisé et hyper connecté ERRANCE est une installation-performance où danseurs/ danse performeurs ainsi que le public se retrouvent intimement liés au cœur d un dispositif scénographique, chorégraphique, technologique, immersif et interactif. Extraits vidéo (10 mn) : http://vimeo.com/122399418 Le labyrinthe, forme universelle et archaïque, est abordé ici comme métaphore d un cheminement fondé sur des détours et des chemins de traverse. Dans beaucoup de cultures, ses diverses formes et connotations touchent à de passionnants paradoxes : une organisation du chaos, une progression par la lenteur ou la régression, une désorientation constructive, et une confusion productrice de sens et de connaissance. L installation-performance est le territoire d un jeu proposé comme espace de communication. Le dispositif scénographique (organisme vivant) pose la problématique de l être au monde/ labyrinthe perçue par le public lui-même. Le projet peut s adapter à tout espace non conventionnel, occultable. ERRANCE prend comme point de départ le motif du labyrinthe pour aborder les questions de l errance, de la perte de repères, de la déambulation et leurs transcriptions dans le contexte d un projet mêlant danse contemporaine et arts numériques interactifs. déambulation installation, tableau 1 > public invité à danser, tableau 6 et sortie >> duo extérieur, public dedans, tableau 4 >>> K. Danse 62
CIE RACINES CARRÉES / NABIL OUELHADJ La compagnie Racines Carrées Roubaisienne est créée en 2010. Elle s engage très vite dans la production de spectacles vivants, ainsi que dans la formation artistique et pédagogique avec comme directeur artistique, le chorégraphe Nabil Ouelhadj. Le répertoire de la compagnie propose des créations dynamiques et sensibles avec des pièces chorégraphiques pour tous aux univers différents. «Crazy Car» voyage im- danse mobile pour une camionnette et 6 danseurs qui exploreront cet espace scénique atypique à travers la danse urbaine et le beatbox. «Itinéraire Bis», second épisode de la création «Crazy Car» alliant le mapping, la musique live à la folie chorégraphique de cette pièce. Une déviation chorégraphique pour 6 passagers, un autoradio vivant et une camionnette. Une camionnette au plateau qui devient l espace et le support d évolution offrant aux 6 danseurs et au beatboxeur un lieu d exploitation original aux multiples facettes. «Bon App» ce ballet d ustensiles avec du fond, de la forme et de l odeur où les deux ingrédients principaux sont la danse et le beatbox. Servi par trois personnages atypiques qui se partagent le plateau pour s exposer à la question de l alimentation. La création «A deux mains...», spectacle pour 20 doigts et deux mains, se destine au très jeune public (2 à 5 ans). Ici les mains auront la place principale, les danseurs deviendront une réduction d euxmême transmettant par leurs dix doigts un langage, une émotion, une histoire singulière au public. Petite forme pouvant se déplacer dans des petits espaces. Les créations s adaptent à des lieux très différents et notamment à la rue pour «Crazy Car» qui a déjà été présenté de nombreuses fois sur des places publiques, dans des rues, des cours d école, dans un musée, lors de festivals créant un contact direct et proche avec le public. Les autres créations peuvent aussi être adaptées dans certains cas. «Crazy Car» Compagnie Racines Carrées > «Bon App» Compagnie Racines Carrées >> Homardpayette 64
écriture 67
ALICE GROUPE ARTISTIQUE www.groupe-alice.fr «Mais alors dit Alice, si le monde, n a absolument aucun sens, qui nous empêche d en inventer un?» Lewis Carroll Depuis 2006, Alice développe une démarche artistique qui expérimente dans et avec l espace public, à la rencontre des habitants parce que ce qui l intéresse, c est la quête du vivant, parce que la réalité écriture dépasse toujours la fiction mais que la fiction donne un sens à cette réalité. Nos dernières créations (le Système Minorette, Portraits de Rue, Le Jour où nous avons cessé d avoir peur, Série B) sont à la croisée des écritures artistiques (cinéma, théâtre, musique), du réel et de la fiction, de l intime au collectif privilégiant le avec au pour, l infusion à la diffusion. En 2016, nous partons dans l aventure d In Dreams, balade poétique et onirique en paysage rural. In Dreams est une invitation à faire un pas de côté, une ode aux rêves éveillés, à la fantasmagorie qui prend racine dans le paysage agricole. Inviter à la balade - entre réel et imaginaire - à pied et à vélo dans le paysage, dans une installation photographique, cinématographique, musicale et sonore où se mêlent fantasmes, mystères, peurs et utopies. Nous déposons notre candidature pour une résidence d artistes dans un lycée de Poitou Charentes dans cette dynamique de recherches et de création. Il s agit donc d une réponse portée par Denis Rochard (réalisateur et photographe) et Virginie Frappart (comédienne et metteur en scène). Nous proposons des entrées autour d une relecture des lieux (comment un lieu quotidien devient décors de fiction ou de poésie), de construction de personnages (théâtre et cinéma), de tournages photographiques et cinématographiques et de restitutions «in situ». En lien avec le CNAR Boinot, cette résidence pourrait s imaginer et s écrire également avec ce partenaire comme opérateur culturel pour accompagner le lycée et le médiateur culturel de pays afin de mobiliser les partenaires éducatifs, socioculturels, artistiques, économiques, institutionnels. Image extraite de la résidence 2015 au LPA Félix Gaillard >>> Denis Rochard 68
DANI BOUILLARD www.danibouillard.com MUSIQUE, POÉSIE, CHANSON 1. ÉCRIRE, COMPOSER ET INTERPRÉTER DES CHAN- SONS : réalisation d un CD 4 titres et restitution publique sous forme de concert. Ces ateliers sont destinés plus particulièrement à un public de lycéens pratiquant déjà la musique ou le chant. Le groupe sera constitué au maximum d une dizaine de lycéens motivés. L objectif de ces ateliers est de sensibiliser les élèves à la création musicale, au travail d écriture et à la composition d une chanson en langue française. Les élèves écriront, composeront, enregistreront et interpréteront plusieurs chansons originales. écriture Plusieurs artistes originaires ou résidant dans la région peuvent être invités à certaines séances : le batteur Eric Groleau, le bassiste Olivier Lorang, les ingénieurs du son Gwen Drapeau et Richard Puaud. 2. ATELIERS D ÉCRITURE DE POÉSIE LIBRE : publication d un recueil des textes produits et restitution publique sous forme de lecture en musique. Ces ateliers peuvent être conduits auprès d un public lycéen n ayant pas de pratique artistique particulière. Le groupe sera constitué au maximum d une quinzaine de lycéens motivés. L objectif de ces ateliers est de sensibiliser les participants à différents styles d écritures poétique «libres». Les séances s articulent autour de thématiques : la fabrication d images, la musicalité de la langue, l écriture sous contraintes en référence à l Oulipo, la recherche d un style inspiré par la découverte de poètes marquants du XXe siècle (Robert Desnos, Boris Vian, Raymond Queneau...). Deux artistes proches de l intervenant peuvent être invités à participer à certaines des séances : le poète Fred Griot et le batteur Éric Groleau. Avec eux, Dani Bouillard mène le projet Parl#, une recherche musicale et scénique autour de la langue poétique, qui pourra être présenté dans le cadre de la résidence. NB. Ces deux propositions peuvent se mener simultanément avec des groupes distincts. Pochette album «Rose Cambouis» Daniel_Margreth/Cat_Gabillon > Scène Doumé>> Portrait Daniel_Margreth >>> 70
PHILIPPE RIPOLL Philippe Ripoll Saint-Denis, Théâtres intermédiaires II www..philipperipoll.com Ecrivain, enquêteur, lecteur, performer Depuis plus de dix ans, Philippe Ripoll écrit des livres à partir d immersions prolongées dans des groupes, des quartiers, des villes, des territoires, mêlant des formes d interventions très diverses (observations, entretiens individuels, groupes de parole, ateliers d écriture, correspondances, lectures, performances, conférences ). Écriture écriture HABITER D UN MONDE À L AUTRE Ce sont des gens de Saint-Denis, ce sont des portraits. À travers eux, on habite d un monde à l autre. Des entretiens ont eu lieu, dans les espaces de vie des personnes, au théâtre, entre les deux Les textes leur ont été lus en tête à tête, sans filet. Un livre s est écrit. C est ensemble, autant que possible, que nous le donnons à lire. Au lecteur maintenant de faire son face à face. Education artistique P.R. a animé beaucoup d ateliers d écriture avec des adolescents. L éducation artistique, plus que tout autre domaine éducatif, a besoin de s ancrer dans l être, dans le corps, dans la voix, c est la vocation de toute initiation à la création artistique. La figure de Maïakovski, du futurisme, qu il travaille en ce moment, comme celle de Rimbaud qu il a beaucoup tra- Je me dis que les hommes et les femmes qui sont ici traversés forment la compagnie d un livre infini qu on déchiffre ensemble. partagée, écriture de la coexistence, vaillé, sont, par exemple, et de ce point de vue, des Philippe Ripoll co-écriture, chacun de ses livres devient P.R. réservoirs d énergie et de communication intense. une sorte de Compagnie (au sens presque de «compagnie théâtrale»). C est le vrai de la relation qui est recherché. Ainsi avec lui, se fomentent des situations co-créatives, une créativité partagée, des formes actives d apprentissage de l autre, de reconnaissances mutuelles. Il développe actuellement une performance «Maïakovski», à partir de son chef d œuvre poétique «Sur ça» performance à deux faces : l une intimiste, pour salles de classe ou appartements, l autre en forme «concert» avec un musicien. Stimulante est la perspective pour P.R. de construire MÉMOIRE DES FUTURS avec des jeunes, un poème documentaire à partir sur les d eux, hauteurs de une Rouen toile, un métissage de mondes socio-poétiques, d arpenter des territoires, des villes, des zones «rurbaines»... Tournés «Quelle est votre mémoire d une ville que vous avez bâtie et que vous avez détruite? / Que vous bâtissez et détruisez, rebâtissez et redétruisez et re?» sur eux-mêmes, les adolescents le sont, certes, mais «Y a-t-il un lieu, un temps, une opportunité / Pour poser ensemble il y a quelques aussi questions chez / eux Qui demanderaient une capacité mémoire / insoupçonnée Qui feraient à regarder dans les la ville mondes / D un partage autour des voix dans d eux, la vie de la ville vraiment,?» et à par- mémoire et fondement d une ville / D une ville du langage, du langage Questions auxquelles s efforce ce poème documentaire, qui, pendant ler vrai. deux ans, C est a installé cela sa sonde qui dans fait un motivation, quartier sensible de pour Rouen, l auteur, à faisant l objet, comme maintes banlieues de France, d un programme construire intensif de ensemble rénovation urbaine. avec Habité, irrigué les par enseignants celles et ceux qui y et les partenaires, créative, un ce poème projet fait remonter avec une clameur et pour insistante eux, : et qui rayonne vivent et y travaillent, élaboré eux dans une longue conversation «Je demande mémoire-reconnaissance que nous avons été autour vivants d eux. ici / Je demande miroir qui m embellisse / Qui me sorte de Ce livre est issu d une résidence de Philippe Ripoll entre les quartiers de Saint- Denis et le Théâtre Gérard Philipe, Centre dramatique national qui a duré deux ans et demi. Son travail a été hébergé par l Association des femmes de Franc-Moisin, accueilli par le Théâtre Gérard Philipe, reçu par la Maison de la solidarité, et par la Maison de quartier de la Plaine, avec quelques gîtes d étapes France terre d asile, l association communautaire santé bien-être, la Démarche-quartier Sémard. La résidence a été rendue possible grâce au plan Espoir Banlieues Une dynamique pour la France, avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d Ile-de-France, ainsi que les contributions de la Ville de Saint-Denis, du Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale (Plan Borloo) et de Région Ile-de-France. la mouise / De l image de merde que je me trimbale.» Mais il ne maquille rien. Il accueille, restitue, traduit, ouvre et aménage une tentative d écoute des mondes réels et disjoints qui habitent la ville. Ce poème, écrit par temps de mutation du monde, «fait écho de quatre quartiers qui ne font pas / Une / Ville / Qui ne font pas la ville à eux seuls mais appellent en elle / Le monde entier», France, Afriques, Orients «SAINT-DENIS, THEATRES INTERMEDIAIRES I et II», va-et-vient, récits, portraits, médi(t)ation poétique et littéraire entre un théâtre historique : le Théâtre Gérard ISBN : 978-2-296-56944-7 Philipe, Centre dramatique national et des mondes autres de France éloignée, 26 une expérience de réciprocité esthétique, émotionnelle > Après des livres coécrits dans un Centre de Détention (Val-de-Reuil), avec des ex-moulinex à Caen, ou écrits dans la compagnie d un centre social à Pitres, Philippe Ripoll poursuit ici son écriture de la coexistence, en tissant entretiens, groupes de parole, ateliers d écriture et performances, sur son métier solitaire. Philippe Ripoll HABITER D UN MONDE À L AUTRE Philippe Ripoll MÉMOIRE DES FUTURS Philippe Ripoll Saint-Denis, Théâtres intermédiaires II HABITER D UN MONDE À L AUTRE en compagnie de (par ordre d apparition) «M adam a», Aline, Sonia, Nadia, Marie, Fanny, Esmonde Koré, Sandrine Lemort-Meister, Olivier Schnoering, Nicole Mareschal, l autre femme, Jennifer Dodge, Rachid Bahloul, Berlin Obas, Philippe Houlapo, Hocine Taleb, Valter Mendes-Semedo, Yacine Chaib, Kasha Matusiak, son frère, Samy Amoura, Julien Riu, Frédéric Rochambeau, Nouh, Karim Saddedine, Dany Bezard, Thierry Bensetti, Théophile Ngouo, Romul Comuce, Stéphane Philippe Ramblier, Ripoll Jean-Philippe Meyer, M Hamed Kaki MÉMOIRE DES FUTURS un poème documentaire sur les hauteurs de Rouen «MEMOIRE DES FUTURS, poème documentaire sur les hauteurs de Rouen», une auscultation de quartiers dits sensibles d une ville, une restitution engagée des jaillissements de paroles et de vies mises à l épreuve de la relégation. >> «LES HERITIERS DE L INEGALITE», une plongée dans l histoire française-algérienne de Nanterre, une tension d écoute, des portraits intensifs de personnes, de groupes de notre société >>> 9 782296 108066 ISBN : 978-2-296-10806-6 25 72
ISBN 978-2-8145-9724-2 www.publiepapier.fr PRIX TTC FRANCE 13,98 ISBN 978-2-8145-9724-2 PUBLIE PAPIER Je suis né au cœur de la guerre d Algérie et je l ai su très tard. Parmi mes frères et sœurs de lait de l assistance publique, dans notre maison de carton, devant les champs et près de l église, il n y avait pas d Algériens. Ou alors, dans des phrases que je ne comprenais pas. Je ne m invente pas des frères et sœurs algériens, je les trouve, retrouve, évidents, sur mon passage qui va de demain à hier dans les deux sens. En allant vers eux je vais vers moi bien sûr, et vers cette compagnie qui s invente par solitude ramifiée. Je laisse donc parler mon histoire algérienne en laissant parler la clameur de celles et ceux qui ont dû re-clamer leur existence dans l égalité non encore faite. À Nanterre, dans la tension de mon écoute de M hamed et des autres, j ai réouvert Kateb Yacine, son roman-théâtre. Les conversations et irruptions de paroles ici retranscrites, remâchées, ruminées vont vers ce temps retrouvé. PUBLIE PAPIER Les héritiers de l inégalité Philippe Ripoll Philippe Ripoll LES HÉRITIERS DE L INÉGALITÉ PUBLIE PAPIER
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BENOIT CANCOIN www.benoit.cancoin.free.fr Point de vue : Etant donné la proposition de résidence et la demande non seulement de toucher le maximum d élèves dans l établissement mais aussi d interroger le lien avec l extérieur, je crois que de partir du plus petit élément commun, l individu, et de ce qui est incontournable, le point de vue, va permettre de construire des événements de belle amplitudes qui sauront musique aussi toucher l intimité de chacun. Quelques actions : Faire ensemble une sculpture monumentale. Provoquer une «battle» entre un orchestre d objets et un bataillon de danseurs / danseuses. Diriger des balades à l aveugle. Se servir des mots autant pour leurs sens que pour leurs sons et monter des spectacles de théâtre, théâtre sonore, théâtre musical. Pour cette résidence nous aurons trois entrées : - Nous sommes tous compositeurs : si ce mot est pris dans son acception de «celui qui propose» - Nous sommes tous acteurs : si ce mot est entendu comme «celui qui va agir ou faire agir» - Nous sommes tous récepteurs : si ce mot se conçoit comme «le sachant écouter» Et trois axes : - Le premier axe sera partir de ce que l on est. Regarder la (notre) réalité de tous les côtés. Ce qu elle a d intangible. Ce qu elle a de relatif, de personnel, d universel. - Le deuxième sera l expression Que montre t on, que voit on? Pour notre relation au monde, aux autres, nous avons tous une préférence connue ou inconnue pour un mode d expression : La parole, le mouvement, les sons - Le troisième axe sera le partage : Que suis-je seul, que sommes-nous ensembles? Nous avons tous besoin des autres. Cela veut-il dire qu individuellement nous ne sommes rien? En concert solo > Dessin de Hugo >> Hugo Benoit Cancoin et sa contrebasse en performance de danse >>> Wilfried Leproust 76
INCREDIBLE POLO www.incredibox.com // www.incrediblepolo.bandcamp.com/ Originaire de Nancy, Incredible Polo est avant tout un compositeur autodidacte et multiinstrumentiste. Proche de Son-Lux, Little Dragon, ou encore James Blake, il sort en mai 2015 son nouvel EP intitulé Ages. Il est aussi le compositeur et co-fondateur de l application web multi-primée https://incredibox.com qui réunit déjà plus de 10 millions d utilisateurs. Incredibox musique est une plate-forme musicale web créée par Allan Durand, Romain Delambilly et Paul Malburet en 2009. Elle permet en quelque clics de devenir le chef d orchestre d une chorale de beatboxer. Le site génère aujourd hui une moyenne de 30 000 utilisateurs par jour dans le monde entier. OBJECTIFS L approche de la musique et de la création artistique plus largement, auprès des jeunes, est un maillon essentiel dans le développement de la culture. De l éveil musical à la composition il y a beaucoup d étapes, qui peuvent souvent paraître réservées à une élite. C est pourquoi face à ce constat et en partant de notre application Incredibox, il est possible d imaginer des passerelles, des techniques éducatives plus efficaces et des outils adaptés à l époque dans laquelle grandit notre future génération. - Un peu comme un chercheur accompagné de ses laborantins, le projet serait de créer avec l aide des étudiants un outil éducatif adapté à leur pratique des nouvelles technologies (tablettes, Smartphones, écrans tactiles,...). AXE2: AUTOUR DES MÉTIERS DU SPECTACLE - Proposer d aborder la musique comme un art, un lieu de liberté et d éveil, d expression, mais aussi comme un métier avec l aide des acteurs culturels régionaux. Visiter les lieux de diffusion, radios, salles de concert, mais aussi les artisans. En bref, inviter les lycéens à comprendre le paysage musical actuel et les différents métiers qui le composent. ILS EN PARLENT BBC, Telerama, Radio Nova, France info, Elle, Cosmopolitain... Google: Incredibox search terms with the most significant growth worldwild (+5000%) application incredibox > Incredible Polo>> AXE1: APPLICATION INCREDIBOX 78
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CLARK ET POUGNAUD www.clarkpougnaud.com Notre cheminement en tant qu artistes sous le nom de Clark et Pougnaud a débuté en 2000, avec la mention spéciale du prix Arcimboldo, puis le prix de la Fondation HSBC pour la Photographie en 2006. Nous sommes présents sur le marché de l art grâce à un maillage de galeries françaises et internationales. Nos photographies sont des portraits de personnages solitaires, très empreints de théâtralité, photo que la mise en scène, l éclairage et la fabrication des décors à l échelle d une maison de poupée, contribuent à accentuer. «...Clark et Pougnaud, en véritables démiurges, ne cessent de se raconter des histoires merveilleuses dont ils pourraient être les héros car, ils, ont compris que, seule la mise en scène et la photographie pouvaient leur permettre de vivre leurs rêves éveillés et de se composer des albums, certes étranges, mais fabuleux.» Agnès de Gouvion Saint-Cyr Texte extrait du catalogue du Mois de la Photo à Paris, 2012. Nous revendiquons la lenteur, ne produisant qu une dizaine de photographies par an. Nous refusons la surabondance des images et la surconsommation en général. Nous insistons sur le travail approfondi, les questionnements mis en œuvre dans toute création, et l importance d une pensée individuelle face à celle imposée par le groupe ou la société. «Fleurs blanches» photographie, tirage au format 60 x 80 cm sur papier Fine Art. > «Cube noir» photographie, tirage au format 75 x 100 cm sur papier Fine Art. >> «Trois fenêtres» photographie, tirage au format 60 x 80 cm sur papier Fine Art. >>> Clark et Pougnaud 82
NICOLAS FRÉMIOT www.paris-art.com/galerie/nicolas-fr%c3%88miot/395.html Inexorablement je photographie donc je marche. Je construis des parcours, des itinéraires, des vagabondages, des déambulations, des dérives, en poursuivant une recherche sur la perception du paysage quotidien appréhendé par la marche. Je crée à partir de la rencontre, d enquêtes documentaires et de mes désirs afin de déambuler dans le paysage en y laissant place au hasard. En les traversant photo à pied, je recrée les paysages rencontrés selon mon propre désir et y confronte le rêve à la réalité. M abandonner corps et âme aux lieux que je traverse et recueillir des images, chemin faisant, est ma façon de parler du monde dans lequel nous vivons. Plus précisément, je fabrique des marches photographiques associées à une chronique journalière, en y ajoutant parfois son et vidéo. Et je marche avec des habitants. Ainsi ma DE(s)MARCHES s articule sur une dimension centrale, celle de l autre. J implique activement, à divers niveaux et sous diverses formes, les personnes habitant un territoire. Comment prétendre accéder à la découverte-perception d un paysage-territoire sans la rencontre avec ceux qui le façonnent et l habitent? et pourquoi le faire si ce n est pour partager avec eux ce regard. A chaque étape, je suis hébergé chez l habitant. La chronique journalière, au-delà de raconter l expérience et les rencontres, me permet d exprimer mes questionnements et interrogations sur la vie et d évoquer l histoire des lieux photographiés. Concrétement je marche 12 kms par jour, en douceur à 2/3 kms/h. Au delà ma présence au paysage s effacerait. Pour porter un regard qui aille au delà du point de vue historique, j emprunte des parcours qui sortent des «sentiers battus». L idée étant de porter un regard sur la ville des habitants et non celle des chercheurs, touristes; La vie, la poésie, les histoires, sont présentes y compris dans des lieux que nous qualifions d anodins et d ordinaires. Ainsi je peux dire que les artistes Dada, Surréalistes et Situationnistes m inspirent et me nourissent. Nicolas Frémiot traversée > la ligne acadienne km 3 ferme 36 >> traversée >>> fremiot 84
SÉBASTIEN GAUDRONNEAU www.aru-sg.fr Ma démarche s inscrit dans un dépaysement du quotidien, un glissement poétique du réel au travers de multiples médiums et notamment la photographie. En prenant comme point de départ des sujets ordinaires, je cherche à suggérer une autre dimension, à faire en sorte qu ils soient déconnectés de leur simple réalité. Mon travail se tisse autour d une mise en avant singulière de notre environnement, photo un simple glissement qui nous permet d envisager autrement ce qui nous entoure. J engage dans mon travail photographique des mises en scène minimalistes où les modifications s opèrent avec un nombre restreint d éléments. Les traces de mon intervention restent éphémères et seules les images qui en résultent témoignent de mon passage. Exil A l origine du projet, quelques errances nocturnes, puis la volonté d affiner un peu plus le regard vers ce décalage que propose la nuit. Loin des corps, hors des passages agités, ce sont ces zones délaissées, coincées à la frontière de la ville qui offrent le plus de liberté. Ici, pas d esthétisme proclamé, aucun repère touristique, ce sont ces lieux où l on se promène la nuit uniquement lorsque l on se perd. Quelle soit minimaliste, abstraite ou détournée, cette approche est un moyen d extraire de ces lieux une suggestion vers un autre imaginaire. Série Ici et là Des femmes allongées dans leur appartement. Ici et là, étendues, maintenues suspendues dans un temps fixé par la photographie. Sans autre explication, juste un état des lieux et un état du corps qui interroge notre tendance à composer une fiction à partir d une seule image. Parenthèses et suspensions Parenthèses et Suspensions a pour ambition de s appuyer sur la photographie pour revaloriser les espaces d attente et de circulation des différents services hospitaliers et propose ainsi aux utilisateurs (patients, familles, personnels hospitalier) de porter un nouveau regard sur ces lieux de vie commune au sein de l hôpital. Sébastien Gaudronneau, Auteur photographe et vidéaste Ici et là > Parenthèses et suspensions >> Exil 03h03 >>> Sébastien Gaudronneau 86
ROMAIN LEBLANC www.hanslucas.com/rleblanc/photo EMPRUNTS, REFERENCES ET DETOURNEMENTS OU LA REECRITURE ET LA REAPPROPRIATION DANS LA PHOTOGRAPHIE DE MISE EN SCENE. «Le recours à la citation, à la parodie, voire au pastiche, est, dans le domaine de l art pictural, aussi ancien que la peinture elle-même. Nombreux sont les exemples de réappropriation, de réinterprétation ou de relecture d un photo même thème.» (Artothèque de Caen) Le détournement consiste à citer une œuvre de l histoire de l art en lui faisant «dire» autre chose que ce qui était l intention de son auteur. Pourquoi des œuvres fédèrent-elles autant? Qu est ce qui fait qu une œuvre est aujourd hui unanimement célébrée dans le monde? Il sera intéressant de questionner ici le sens de chaque œuvre, de s attarder sur les grands mythes qui jalonnent l histoire de l art et de se pencher sur les revendications/intentions tantôt politiques tantôt humanistes des artistes. En concertation avec l équipe enseignante, nous voyagerons au gré de l histoire de l art et étudierons les liens et les influences de la peinture sur la photographie. L idée est de s imprégner d œuvres célèbres ou moins connues et de les détourner de manière à ce que les élèves se réapproprient ses œuvres et les transposent à leur manière. Les pistes et les enjeux pédagogiques seront nombreux. Par le bais de la photographie, les élèves seront amenés à lire une œuvre et à en décoder les symboles. Puis, ils réaliseront des prises de vues en dirigeant des modèles. Enfin, ils apprendront à sélectionner des images et à justifier leur choix en vue de la préparation de l exposition de leurs travaux. A titre d exemple, nous pourrions adapter «Le Radeau de la Méduse» de Théodore Géricault dans la cour de récréation, s interroger sur les valeurs de la liberté en revisitant «La liberté guidant le peuple» de Eugène Delacroix dans le gymnase, ou bien encore reprendre «Le déjeuner sur l herbe» d Edouard Manet dans le réfectoire en s interrogeant sur la statut de la femme dans l œuvre originale de Manet. Détournement de la peinture «La leçon d anatomie du docteur Tulp» de Rembrandt. > Détournement de la peinture «Le voyageur contemplant une mer de nuages» de Caspar David Friedrich.>> Détournement de la peinture «La liberté guidant le peuple» d Eugène Delacroix. >>> Photographie réalisée par des élèves du lycée Modeste Leroy à Evreux dans le cadre de la résidence «Ecritures de Lumière». 88
CLAUDE PAUQUET www.claudepauquet.fr REEL OU FICTION Interroger le territoire, la fiction, la représentation du réel, l objet «photographie», travailler sur l institution, ces notions sont mes pistes de travail depuis de nombreuses années et ce projet de résidence me permet de continuer ma recherche. PROJET J entends, par ce projet, continuer mon travail autour de la photo représentation du réel ; documenter et expérimenter, avec cette résidence, le territoire même du Lycée, et de la Ville. Par le biais du dispositif utilisé - mise en scène, narration, éclairages - je propose une relecture imaginaire du territoire et du «paysage avec figure». DEROULEMENT Documenter, au moyen de situations scénarisées : - Le territoire social : lieux, paysages et «occupants» du territoire ( large implication des publics extérieurs et habitants). - L institution (lycéens, équipe enseignante, personnels administratifs et techniques ) dans son territoire. PRISES DE VUES En amont, elle est organisée, parfois dessinée. La mise en scène se construit avec les personnes photographiées sur des questionnements : leur histoire, la place de chacun dans le cadre, le rapport du corps dans l espace, quel lieu investir pour la photographie. ETAPES - Exposition de travaux récents ou antérieurs. - Expositions-projections autour du «Work in Progress». - Rencontres avec les publics internes ou externes du lycée. - Proposition de direction d un workshop en direction des habitants et accompagnements photographiques (développement d une écriture personnelle, travail sur le projet et la série en photographie, réalisation d un portfolio, sensibilisations à la photographie «sur le terrain». PEDAGOGIE - Liens avec les équipes pédagogiques. - Présentation de travaux de photographes (époque ancienne et contemporaine). - Ateliers pratiques : autour de l appareil photographique le paysage à l envers : réalisation d une camera obscura. - Présentation de la réalité du travail d un photographe plasticien aujourd hui : laboratoire argentique ou numérique, tirages, expositions, édition, presse, commande, pédagogie. résidence au Lycée du Bois d Amour, à Poitiers entre octobre 2013 et février 2014. >>> 90
DOMINIQUE ROBIN www.dorobin.com Dominique Robin / artiste plasticien / vit et travail à New York et à Chasseneuil du Poitou (France) «Le fragile et le permanent» «Petit à petit, un fil ténu s est tendu entre différentes circonvolutions où l immémorial, l éphémère et le fragile ont tissé un réseau de propositions plastiques». Cette phrase photo issue de la présentation de l exposition Blackout résume bien la recherche artistique de Dominique Robin où la relation entre le fragile et le permanent a une place centrale. Cette recherche, qui peut prendre des formes variées (La Maison oubliée, 2013 Maison Fontaine, 2013) s est donnée la photographie comme médium de prédilection que ce soit sous forme d installations (Laps, Etudiants à Conakry) ou de séries de photographies seules (voir l espace Galerie). Les créations de D. Robin ont généralement un caractère narratif et mêlent un univers intime (Fontaine, 2012 ; La Maison oubliée, 2013...) à un regard quasiment anthropologique sur le monde. Ses dernières oeuvres appréhendent des réalités diverses : les pratiques de lecture des étudiants de Conakry (Etudiants à Conakry, 2010), les enfants de la rue au Rwanda (Inzu, 2011), les chercheurs d un laboratoire du CNRS (Eléments, 2012), la centrale nucléaire de Civaux (Blackout, 2013) L univers de l enfance et l écologie sont des thèmes récurrents de son travail. «Mes expositions sont généralement pensées comme des installations à part entière. Chaque élément de l exposition est la partie d un ensemble créé pour ses interactions si bien que le public est invité à ré-agencer les propositions un peu comme dans un jeu de piste.» In Revue AllerRetour, 2013 De nombreux articles (français, italien, anglais, allemand ) concernant mes créations sont consultables en ligne : http://www.dorobin.com/crbst_174.html Oil, Dominique Robin 2014 > Oil, Dominique Robin 2014 >> Maison série Fontaine, Dominique Robin 2012 >>> 92
FAUSTO URRU www.faustourru.com // www.stenope.net HORIZONS _ Cette résidence, à la fois dédiée à la création et à la médiation, me permettra de réunir au sein du même lieu, les deux volets de mon art photographique que je cultive depuis toujours : la création et la médiation artistique, avec une réelle possibilité de passer de l une à l autre, de croiser l une à l autre. Le point de départ sera le territoire tel un livre inachevé à lire et à écrire. Qu il soit extérieur ou photo intérieur, il faudra le considérer dans sa polysémie de traces, de temps et de rêveries. Pendant ma résidence les habitants devront prendre la parole qui sera ensuite insérée dans la création en cours. La tâche sera bien délicate. De mon côté, il faudra être présent sans y être trop ; il faudra guider (et se laisser guider) en laissant apercevoir un horizon, pas un chemin à suivre. LATENCES _ Dans chaque projet de médiation, il s agira moins de révéler la réalité prétendue objective que d en créer une, personnelle et subjective. La photographie ayant ceci de particulier : en partant du réel, elle nous donne la possibilité de le dépasser, de le transfigurer en allant au delà des objets et personnes photographiés pour atteindre un certain réel photographié. Là où la profondeur du regard creuse la surface plane du tirage, où chaque détail fait vibrer l universel, où le moindre objet nous révèle pleinement le sujet. Ensemble, en noir et blanc argentique que ce soit avec une chambre photographique 4x5», un sténopé ou des jetables nous vivrons dans la lenteur d un questionnement perpétuel. Nous savourerons la latence de l image, transformerons en désir la frustration de ne pas voir la photographie tout de suite. Nous expérimenterons l honnêteté du cadrage, sa pureté jamais postiche. Le tout dans le silence et la discrétion. Car pour moi l image photographique qui vaut la peine d être (re)gardée ne s offre pas dans le vacarme des déclenchements à répétition. Elle ne se concède qu au bruit velouté d un seul déclic. Extrait de la série Carrasegare >>> Fausto Urru 94
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ARNAUD PRÉCHAC MIME ET ACTEUR - MARIE PRÉCHAC PHOTOGRAPHE www.arnaudprechac.com // www.marie-prechac.com Une résidence d artiste de quatre mois Dans ce monde rapide, le corps est souvent le bon mulet qui obéit tant qu il répond, alors profitons-en. Et si le corps retrouvait son langage organique, pour transcender les gestes du quotidien? Travailler dans un cadre immersif n est pas si courant dans la vie d un artiste. Une résidence de quatre mois en Poitou-Charentes, est une occasion merveilleuse de créer avec les jeunes et les autres publics du territoire, avec la contrainte du lieu, du temps, de l inconnu, de l imprévu en axant le travail autour du corps et de la photographie. Mon travail commence souvent avec un geste, «qui en amène un autre» et le processus créatif est lancé. L écriture corporelle est l aventure de la découverte de sa sensibilité organique au service d une écriture dramatique ou esthétique. spectacle vivant Le corps et le cliché Pour ce faire le mime et la photographie sont des langages complémentaires que nous avons plaisir à associer avec Marie Préchac, et que nous pourrons utiliser ensemble sur des projets communs ou séparément avec la possibilité d envisager des restitutions sous forme d expositions, de livres édités, de performances et de chorégraphies ponctuelles. Arnaud Préchac Mime et acteur Atelier d éveil à l image et réalisation d un portrait : La photographie amateur étant omniprésente dans le quotidien des jeunes, il devient nécessaire de leur donner les codes de lecture et d usage. Durant cette résidence, j aimerais proposer au sein des lycées et des centres l ouverture d un studio photo «éphémère». En réintroduisant la notion de photographe publique, les lycéens pourraient venir autant de fois qu ils le souhaiteront. Ces séances seraient l occasion d échanger sur la question de leur rapport à l image, de leur implication au sein du lycée, mais aussi de leurs relations quotidiennes et d avancer ensemble sur un travail artistique de l image. Atelier image et corps : Avec la collaboration d Arnaud Préchac, mime, et comédien, dont l intérêt se porte sur le langage corporel, nous pouvons les accompagner dans la construction de la photographie. A l adolescence, l image de soi est fragilisée, le corps des adolescents leur renvoie souvent une image confuse. A l inverse, l image réfléchie par la photographie, contribue souvent à la construction d une identité autonome et à la conscience de soi. Travailler sur le portrait ou l autoportrait peut être l occasion pour eux de contrôler cette image, d expérimenter leurs mouvements, d accepter leur corps, et de se sentir valorisé. En les faisant participer un maximum à la réalisation de leur portrait, ils ne sont pas uniquement des modèles, mais deviennent acteurs au service de projets artistiques plus ambitieux. Marie Préchac Photographe plasticienne «Victor» spectacle visuel et sonore. Avec Blandine Denis (Illustration) et Gildas Préchac (création sonore). > Blandine Denis Deux adolescentes, studio éphémère installé dans un quartier populaire de Nantes. Projet de Recensement photographique avec le Collectif La Vigie en 2013. >> Marie Préchac Rendez-vous galant, série réalisé à Nantes en 2014. >>> Marie Préchac 98
CIE LE THÉÂTRE DANS LA FORÊT /EMILIE LE BORGNE www.theatredanslaforet.fr La compagnie Le Théâtre dans la Forêt est née du désir d interroger par le théâtre notre rapport contemporain au réel, à travers des spectacles théâtraux ouverts, offrant aux spectateurs la possibilité d une appropriation individuelle. Fiction et réel. Dans un monde dont la réalité nous échappe chaque jour un peu plus, l enjeu des spectacles de la compagnie est d interroger le lien entre fiction et réel. Dans un monde d images de plus en plus frappé par la dématérialisation, réel et fiction se rejoignent : nous scénarisons nos vies sur des réseaux sociaux tandis que nous allons au cinéma voir des films réalisés «d après une histoire vraie». Cette porosité entre réel et fiction, il appartient au théâtre de l interroger. spectacle vivant Pistes. Nos spectacles invitent le public à partager des interrogations, en offrant différentes pistes de perception, d interprétation, de ressenti. Derrière l idée de spectacle vivant, il y a selon nous, intrinsèquement, celle d un spectacle unique à chaque représentation, unique pour chaque spectateur. Au cœur de notre démarche, il y a l idée de valoriser la singularité de la sensibilité de chacun le théâtre étant à nos yeux l un des meilleurs moyens de renouer avec nous-mêmes et les autres. Nécessité. Théâtre de la nécessité également donner à voir ce qui nous semble nécessaire et non ce qui est susceptible de (dé)plaire. C est à dire des spectacles au coeur desquels se trouvent avant tout l acteur et le texte. Où la technicité peut s avérer être un outil ; mais où elle ne viendra jamais remplacer ce qui vit au coeur du spectacle ce que le théâtre contient de vitalité et d imperfection, c est à dire d humanité. Partage. Au-delà du temps du spectacle, nous avons à coeur de partager notre démarche de création au travers d actions impliquant le plus grand nombre, dans les contextes les plus variés possibles. Parce que participer à une création, c est avoir l opportunité de repenser son rapport au monde et à l autre, dans un contexte d écoute et de bienveillance. Le théâtre comme outil de valorisation et de transmission, donc. Jackie spectacle en cours de création autour de Jackie Kennedy et ses images. > François Ripoche Portrait d E premier travail de création réalisé autour du lien entre réel et fiction (voir portraitde.free.fr). >> Maxime Garault Alunir récit d une journée de tournage en studio du premier pas de l Homme sur la Lune. >>> François Ripoche 100
THÉÂTRE IRRUPTIONNEL /TILLETTE DE CLERMONT-TONNERRE HÉDI www.lesindependances.com/fr/artists/theatre-irruptionnel La compagnie s est créée dans le but : de travailler sur l écriture d un auteur vivant, Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre de renouer avec les publics : sensibilisation, transmission et création. La prochaine création traitera de la mystique féminine et s appuiera sur le personnage fictif d une jeune employée agricole du Poitou âgée de 17 ans, en proie à une expérience mystique. Hédi, accompagné de la dramaturge Sarah Oppenheim, a découvert qu il existai plusieurs types de mystiques : religieuses mais aussi des mystiques sans dieu, telle que Patti Smith. Une personne mystique cherche avant tout à se connaître soi-même pour répondre à des questions existentielles : Qui sommesnous? Où allons-nous? Dans son aventure d absolu, le mystique nous interroge sur une problématique universelle : «Connaistoi toi-même». Qui est le plus sensible à la question du «connais-toi toi-même» que l adolescent qui doit commencer à se projeter dans l avenir et à réfléchir à spectacle vivant un projet professionnel? Ces problématiques seront autant de réflexions à soumettre au(x) public(s) pendant la résidence : élèves, équipes enseignantes et administratives, familles et différents collaborateurs du territoire. - Sensibilisation du public à travers la présentation d une ou deux pièces du répertoire de la compagnie. Ces formes théâtrales légères Métropolis ou Les deux frères et les lions pourront être présentées au sein de l établissement et à l extérieur. - Transmission autour d ateliers théâtres : Echauffement, expression corporelle, atelier d écriture, sensibilisation à l écriture théâtrale contemporaine. Trois ou quatre artistes interviendront : un auteur, un dramaturge et des comédiens. Les intervenants se relaieraient au fur et à mesure de la résidence avec des temps plus collectifs. La résidence est au cœur du travail de la compagnie. Elle est le moteur de nos créations passées et à venir. Notre partenariat depuis 2013 avec le Moulin du Roc de Niort viendra renforcer la résidence. Les deux frères et les lions d Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre est un conte tiré d une histoire vraie. Il a été joué notamment dans une dizaine de lieux en Poitou-Charentes cette saison. > Mathieu Hillereau Um Kulthum, Tu es ma vie! d Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre créé suite à une Villa Médicis au Caire >> Théâtre Irruptionnel Métropolis d Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre, commande des Théâtrales Charles Dullin, festival de la création contemporaine >>> Nicolas Delbart 102
Région Poitou-Charentes Service Éducation artistique et action culturelle 15 rue de l ancienne comédie - CS 70575 86021 POITIERS CEDEX tel : 05 49 38 47 18 EAAC@cr-poitou-charentes.fr incidentculturel.poitou-charentes.fr Réalisation : Service Education Artistique et Culturelle / J.Jay