Eoliennes (août 2012) Comment ça marche! Une éolienne est une machine qui transforme l'énergie cinétique du vent (déplacement d'une masse d'air) en énergie mécanique ou électrique. La puissance récupérable par une éolienne est fonction du carré de son diamètre et du cube de la vitesse du vent. Ce courant est acheminé vers un convertisseur qui transforme le courant continu variable en courant alternatif stable et alimente le réseau électrique du bâtiment ou bien est stocké dans des batteries. http://www.eco-citoyen.org/eolienne-t1218-20.html Puissance et vent La puissance de l éolienne est fonction de la vitesse du vent. Explication dans le document ci-joint : http://www.manicore.com/documentation/eolien.html Carte de France des vents Où les mettre? En bref, où y-a-t-il du vent et où cela ne gâche-t-il pas le paysage... comme les lignes haute tension?! http://www.marisol-environnement.com/eolienne.html
Facteur de charge Qu'est-ce que le facteur de charge éolienne? C'est le rapport entre l'énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l'énergie que l'éolienne aurait produit si elle avait fonctionné à sa puissance nominale durant la même période. Cet indicateur est souvent calculé sur une année et exprimé en pourcent (%). En moyenne sur l'ensemble de l'europe, ce facteur de charge a varié entre 17,7 % et 21,0 % entre 2003 et 2008 alors qu'en France il a été de 22 % pour les années 2010 et 2009 http://fr.wikipedia.org/wiki/%c3%89olienne L'énergie grise Dans l'état actuel de la technologie, l'énergie grise d'une éolienne correspond à moins d 1 an de sa production d'énergie. Il faut donc moins d 1 an pour qu'une éolienne "rembourse sa dette" d'énergie. http://www.quelfutur.org/debateolien.html Les différents types d'éoliennes Les éoliennes domestiques De quelques centaines de W à quelques kw... Y a l' choix. Et c'est original! (photo de ma fabrication. J espère que les différentes composantes sont libres de droit!)
http://www.ecolia-energies.com/ Les éoliennes de grandes tailles pour les champs d'éoliennes Plusieurs MW Champ d'éoliennes aux USA Le bruit : Même si les éoliennes de dernière génération sont relativement silencieuses, une étude des effets sonores sur les habitations est effectuée avant l'implantation des parcs éoliens. En fonction du résultat, cette implantation peut être modifiée afin de respecter la réglementation (émergence maximale de 5 dba le jour et 3 dba la nuit en France. La distance entre les éoliennes et les habitations est généralement de 300 mètres. À environ 500 m, elles sont inaudibles ou très peu audibles et leur bruit est généralement couvert par le bruit du vent.
La faune : Les éoliennes, selon leur taille, vitesse de rotation et emplacement, peuvent avoir un effet négatif sur les oiseaux ou chauve-souris (collision, dégradation de l'habitat, etc.) notamment si elles sont éclairées de nuit ou disposées sur un corridor de migration aviaire. Birdlife International a fait un certain nombre de recommandations au Conseil de l'europe à ce sujet. Les réserves naturelles, les routes migratoires importantes (cols), etc. sont des lieux à éviter pour la sauvegarde des oiseaux. Des études sont également en cours pour mieux apprécier et réduire l'effet des éoliennes sur les chauves-souris. Les éoliennes marines ou offshores Jusqu'à 6 MW Au large du port de Copenhague au Danemark Le Danemark possède le plus grand parc d'éoliennes du monde. D'après Jancovici, malgré les difficultés, des éoliennes marines arrimées sur des hauts-fonds des marges continentales commencent à voir le jour. On envisage d'en installer, dans une version flottante, un peu comme les plates-formes de forage en eaux profondes. Le vent en mer étant plus soutenu qu à terre, une éolienne marine produira plus d énergie qu une éolienne terrestre de même puissance. Les éoliennes marines fournissent une quantité d énergie correspondant à leur fonctionnement à pleine puissance pendant un tiers du temps (environ 300 heures par an), produisant ainsi 3 GWh par MW installée. Cependant comme on peut aisément l imaginer, installer une éolienne en mer est beaucoup plus compliqué. Il en résulte qu il faut plus d énergie pour ce supplément de matériel et d efforts. D autre part ces éoliennes étant beaucoup plus éloignées des réseaux électriques et des consommateurs, le transport de l électricité est lui aussi nettement plus compliqué, d autant plus qu il s agit de câbles sous-marins. Enfin, l entretien ou le dépannage d une éolienne terrestre est beaucoup plus simple que celui d une éolienne marine. Les avantages d un vent plus soutenu pour les éoliennes marines sont donc contrebalancés par une plus grande consommation d énergie pour la fabrication, l installation et l entretien. Toujours est-il que les deux types d éoliennes sont toute leur place dans le parc de production électrique en développement. Alstom inaugure la plus puissante éolienne en mer française. D'une puissance de 6 MW, l'éolienne Haliade 150 a été développée pour répondre à l'appel d'offres lancé par le gouvernement français en juillet 2011 et visant à installer 3 GW d'éolien offshore en France d'ici 2015. En vue de sa certification, la première Haliade 150 fera l'objet d'une série de tests à terre pendant un an sur le site du Carnet, avant la mise en mer d'une seconde machine au large des côtes belges à l'automne 2012. La fabrication des préséries est prévue en 2013 pour une production en série dès 2014. Le site du Carnet situé à proximité de Saint-Nazaire en bord d'estuaire a été choisi pour ses caractéristiques géologiques très proches de l'environnement sous-marin dans lequel seront installées les éoliennes. Sur des piliers enfoncés à plus de 30 m de profondeur a été installée la sous-structure de 25 m (le jacket) sur laquelle a été progressivement monté le mât d'une hauteur de 75 m. Au total, la nacelle domine à plus de 100 m du sol. L'éolienne et sa structure de support cumulent un poids total de 1 500 tonnes.
Le problème de l'intermittence Jancovici insiste sur le fait que l'éolien n'est pas un moyen de production autonome, c'est un moyen d'éviter, quand le vent souffle, l'utilisation d'un mode de production "autre". Et donc : avoir des éoliennes ne dispense pas d'avoir aussi, pour une puissance installée à peu près équivalente, d'autres moyens de production "ailleurs" (on duplique donc les investissements) qui servent de relais en l'absence de vent suffisant ; économiquement il ne faut donc pas le kwh éolien au kwh "autre", mais le kwh éolien au seul coût du combustible économisé dans les autres moyens de production (ou plus exactement au coût marginal, mais c'est essentiellement du combustible), puisque les investissements doivent être faits de toute façon pour presque l'équivalent de la puissance installée en éolien, comme l'éolien est variable, les moyens complémentaires doivent être mobilisables en quelques heures, c'est-à-dire qu'il s'agit... de moyens de pointe! Et ces moyens de pointe, il n'y en a pas trente-six : ce sont soit des barrages (mais en Europe nous ne sommes pas loin de la capacité maximale installable), soit des centrales à combustibles fossile (en particulier du gaz), parce que le nucléaire est incapable, pour des raisons techniques, d'avoir une production qui varie de 50% en quelques heures ou même quelques jours. Et le Danemark? Ce pays, qui possède la plus forte puissance installée en éolien par habitant, a probablement évité le problème... en le reportant sur ses voisins (Suède et Norvège), qui ont la bonne idée d'avoir un paquet de barrages qui peuvent "encaisser" un apport très intermittent. Contrairement à une idée reçue, le Danemark ne consomme pas lui-même l'essentiel de son électricité éolienne, il l'exporte vers les pays nordiques, en substituant alors de l'électricité hydraulique. Ce n'est pas une mauvaise manière de produire un peu plus de courant sans CO2, mais ce n'est pas une option ouverte pour l'essentiel des pays plats d'europe... Le problème est loin d'être simple! Il faut stocker une partie de l'énergie produite par ces sources d'énergies renouvelables intermittentes. Le stockage 2009 : les Néerlandais de Dutch Rainmaker ont réalisé une éolienne dont l'énergie est utilisée pour condenser la vapeur d'eau présente dans l'air ambiant. Le premier prototype a ainsi condensé 500 litres d'eau douce en 24 heures.
2010 : l'institut allemand Fraunhofer explique dans un communiqué avoir réussi à mettre au point un processus de production de méthane à partir de la production en excès des éoliennes. L'électricité est utilisée pour faire une électrolyse d'eau, produisant de l'oxygène (rejeté) et de l'hydrogène. Cet hydrogène est recombiné à du CO 2 pour produire du méthane, qui est réintroduit dans le circuit de distribution public de gaz naturel. 2010 : une autre méthode utilisée pour exploiter et stocker les productions excédentaires des éoliennes consiste à les coupler à des techniques de pompage-turbinage au sein de centrales hydro-éoliennes : http://fr.wikipedia.org/wiki/%c3%89olienne http://www.manicore.com/documentation/eolien.html Une ferme éolienne génère de l'électricité grâce à des aérogénérateurs. Cette électricité est utilisée à 70 % pour pomper de l'eau vers une retenue d'altitude. Les 30 % restants sont envoyés sur le réseau. Lors des périodes de vent moindre, l'eau de la retenue est turbinée dans une unité hydroélectrique et stockée dans une retenue basse. L'électricité obtenue est envoyée sur le réseau. Un projet de ce type sera bientôt opérationnel aux Îles Canaries dans l'île d El Hierro. Ce projet de 11,5 MW permettra en 2012 d'éviter annuellement le transport de 6 000 tonnes de fioul par tankers, et l'émission de 18 000 tonnes de CO 2.