Des moyens de protection contre les micro-organismes

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Transcription:

III1 Activité 4 Problème : Comment lutter contre les micro-organismes? Des moyens de protection contre les micro-organismes Mo.2 Att.1 Le vivant : organisation et fonctionnement du corps humain Découvrir et développer de la sensibilité envers soi : prendre soin de soi. Situation de départ : Fabienne a réussi à guérir facilement après sa piqûre. Elle aimerait éviter de revivre son long traitement aux antibiotiques et le besoin qu'elle a eu de devoir faire un antibiogramme. On va essayer de comprendre les moyens de lutte contre les micro-organismes après une contamination et après une infection. Consignes : 1 Le but est de lire le plus rapidement possible les documents du livre pages 78-79. Il faudra répondre par équipe aux questions pour gagner le maximum de points. Les informations récoltées serviront à compléter le schéma-bilan et rédiger le bilan. (I.1 Att.2) 2 A partir des informations récoltées, imaginer une campagne de prévention pour les moyens de lutte contre les micro-organismes sous la forme de son choix (texte, schéma, poster, pub, etc.). (Co.3) Évaluation de la compétence I.1 Co.3 Critères de réussite et d'évaluation INTEGRALITE : Toutes les informations nécessaires sont relevées. PERTINENCE : Les informations sont utiles. EXACTITUDE : Il n'y a pas d'erreur de lecture et d'information déformée. PERTINENCE : La représentation choisie doit être adaptée au problème ou la situation. CONFORMITE : La représentation respecte les conventions de réalisation (dessin, schéma, tableau, graphique, etc.). EXACTITUDE : Les informations présentées sont sans erreur. SOIN : La représentation est propre et soignée.

Document 1 : Discours de Pasteur en 1878 devant l Académie de Médecine «Si j avais l honneur d être chirurgien, pénétré comme je le suis des dangers auxquels exposent les microbes répandus à la surface de tous les objets, particulièrement dans les hôpitaux, non seulement je ne me servirais que d instruments d une propreté parfaite, mais après avoir nettoyé mes mains avec le plus grand soin, je n emploierais que des bandelettes, des éponges préalablement exposées dans un air porté à la température de 130 à 150 C. Je n emploierais jamais qu une eau qui aurait subi une température de 110 à 120 C. De cette manière, je n aurais à craindre que les microbes en suspension dans l air autour du lit du malade.» Document 3 : Comparaison de quatre expériences sur des boites de Pétri Document 2 : Photographie d une salle d opération moderne Sur de la gélose (un milieu nutritif) contenu dans des boîtes de Pétri stériles : a Une personne a posé ses doigts non lavés. b Une personne a posé ses doigts lavés à l eau savonneuse. c Une personne a posé ses doigts lavés à l alcool. d On a rien fait, c est l expérience témoin. Les 4 boîtes bien refermées sont placées une semaine à 37 C avant d être observées (photos cicontre). En se multipliant, une bactérie ou un champignon produit une colonie visible à l œil nu. Document 4a : Enfant soigné grâce à un produit antiseptique Document 4b : Un désinfectant ou produit antiseptique pour une blessure A la suite d'une chute en rollers, Quentin se blesse au genou, laissant apparaître une plaie ouverte. De retour à la maison, après s'être lavé les mains, il soigne sa plaie à l'aide d'alcool à 70 et recouvre ensuite la blessure d'un pansement stérile. Document 5 : Quelques définitions Asepsie : Méthode préventive qui vise à empêcher une contamination en évitant tout contact du corps avec des microorganismes. Antisepsie : Technique d'élimination de micro-organismes sur le corps à l'aide de produit antiseptique. Stérile : Dépourvu de micro-organisme.

Document 5: La découverte des antibiotiques En 1928, un bactériologique anglais, Alexander Fleming, observe une culture de staphylocoques qui l'intrigue. La culture a été accidentellement contaminée par une moisissure, le Plénicillium notatum, et les bactéries ont été en partie détruites. Fleming prépare alors un filtrat de moisissure qu'il nomme pénicilline et constate que cette solution a un fort pouvoir bactéricide (qui tue les bactéries) et une faible toxicité pour l'homme. La pénicilline est purifiée en 1940 et le premier patient atteint de septicémie à staphylocoques est traité en 1941. Depuis cette découverte, plus d'une centaine d'antibiotiques ont été produits, chacun efficace contre un nombre d'espèces de bactéries plus ou moins grand. Ce sont des substances produites par des champignons (moisissures), par des bactéries ou synthétisés en laboratoire et qui ont la propriété d'empêcher la prolifération des bactéries et parfois les détruire. Depuis quelques années, on observe toutefois avec inquiétude qu'un certain nombre de souches bactériennes deviennent résistantes aux antibiotiques disponibles ; ainsi, certaines maladies comme la tuberculose sont en recrudescence et redeviennent préoccupantes. La recherche pharmaceutique est de ce fait condamnée à découvrir sans cesse de nouveaux antibiotiques. Remarques : Bactériologiste : biologiste qui cultive des bactéries. Staphylocoques : bactéries responsables de nombreuses infections. Filtrat : liquide obtenu après filtration. Septicémie : infection généralisée due aux bactéries. Recrudescence : augmentation. Document 6 : Le principe d'un antibiogramme Pour tester l'efficacité de certains antibiotiques ou pour connaître auxquels antibiotiques sont résistants une bactérie, on effectue un antibiogramme. On met en culture sur une boîte de Pétri une bactérie. On dépose différentes pastilles d'antibiotique qui vont diffuser dans la culture. Suivant la formation du tapis de bactéries on peut savoir l'efficacité d'un antibiotique sur la bactérie étudiée. Document 7 : Les antibiotiques, c'est pas automatique! Seules les bactéries sont sensibles aux antibiotiques. Ils sont inefficaces contre les virus. Ainsi des maladies virales comme les grippes, la plupart des angines et des rhinopharyngites ne peuvent être guéries par des antibiotiques. Par ailleurs, l'abus d'antibiotiques ou le non respect de la durée du traitement prescrit par le médecin ont favorisé le développement de souches de bactéries résistantes, rendant difficile la guérison de certaines maladies infectieuses. 3 notions clés pour bien utiliser les antibiotiques Uniquement pour combattre les infections bactériennes. Seulement sur prescription du médecin. A condition de suivre l'ordonnance à la lettre.

Document 8 : Des campagnes contre le SIDA