La Lettre du Préventionniste Et voici le dixième numéro d Antérix. Dix numéros en 4 ans peut mieux faire, nous diriez vous!!! Si certains d entre vous sont impatient de découvrir le prochain numéro et que celui-ci tarde à sortir, qu ils se rassurent, celui-ci sortira. Le délai entre deux numéros peut s allonger avec le temps mais la revue est plus étoffée qu à ses débuts!!! Ce présent numéro traite d un sujet d actualité puisqu il s agit de la position des Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumées (DAAF) dans les habitations......et pour cet article, Antérix innove : la version présentée ci-après est une version condensée. L article complet pourra être consulté par les adhérents sur le site internet de l association. A la rubrique «jailaréponseprécix», le commandant Extinctionautomatix a questionné Antérix sur la pertinence de la présence de deux systèmes de détection indépendants sur un même ERP. La réponse d Antérix permet de faire un point général de la détection obligatoire en ERP. L occasion de rappeler que la nouvelle NFS 61-931 est sortie le 28 février 2014. Bonne lecture! Vincent BUNEL, président d Antérisque La prochaine journée Antérisque se tiendra le vendredi 16 mai 2014 à Floirac. C est une rencontre ouverte à tous, adhérents ou non, et gratuite!!! Dans ce numéro : Editodupréventionnix 1 Newswix 1 Principalerubrix : 2 - La position de DAAF 2 Jailaréponseprécix 8 Lecoinhumoristix 8 Au programme : 9h30 : accueil des participants 10h : des solutions pour calfeutrer les trous, animé par la société PROMAT 10h30: le point sur l actualité réglementaire 11h : débat sur les foyers d efficacité désenfumage et sur la détection dans les ERP de moins de 15 personnes 12h : buffet gratuit (merci de vous inscrire par courriel) Le début d après midi sera consacré à l assemblée générale ordinaire de l association. Alors venez Nombreux!!! Association Antérisque, www.anterisque.fr, association@anterisque.fr 1
La position des Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée. Un véritable enjeu!?! Version simplifiée (version complète sur Antérisque.fr) C est un sujet complexe de déterminer la position la plus efficace pour installer une détection incendie dans une habitation car à ce jour il n existe pas de position idéale pour un, voire même deux détecteurs, tout au plus existe-t-il des recommandations. Mais aucune imposition ni interdiction ne pourra être imposée tant que le risque incendie reste méconnu. On constate en effet que les fabricants présents sur le territoire n ont pas la même approche sur la position des détecteurs incendies dans leurs notices d installation. Quelques-uns vont même jusqu à interdire l installation de la détection incendie dans certains endroits alors que ces mêmes lieux sont pour la plupart ceux qui correspondent aux risques d incendie les plus avérés (exemple : image provenant du figaro.fr et des statistiques de 2003). D autres procèdent différemment et précisent les lieux d installation conformément à ce qui se fait dans d autres pays. Pour les Services d Incendie et de Secours ayant mis en œuvre la Recherche des Causes et Conséquences d Incendie (RCCI), certains publient leurs statistiques afin de préciser, suite à leur enquête, l origine des sinistres ayant lieu sur leur territoire (exemple : ici les statistiques du SDIS79). On remarque que les lieux varient considérablement même si quelques endroits ressortent davantage. Par ailleurs, on constate l émergence de certaines sociétés proposant des services allant jusqu à l installation des détecteurs incendie dans les lieux d habitation. La Fédération Française des Installateurs de Matériel de Prévention des Incendies Domestiques (FFIMPID), association à but non lucrative, récemment créée, se veut être la garante d un service et d un suivi de qualité. Ces simples constats montrent l intérêt d un point de situation sur ce qui va être dès 2015, un enjeu majeur pour de nombreux acteurs (assurance, SDIS, ) autres que les résidents. C est pourquoi cet article a pour objectif de s interroger sur la position la plus adaptée pour un détecteur comme de sa mise en œuvre car bien trop souvent, celui qui l achète ou encore celui qui l offre ne s occupe pas de son installation. Ou s il le fait, il le positionne là où il pense que cela serait le plus efficace sans connaître véritablement les dangers présents dans son habitation et les risques d incendie potentiels. Ce savoir permettrait de faire prendre conscience à tous de l intérêt d un tel outil qui n est qu un composant de la sécurité incendie domestique car à lui seul, il n a pu réduire les sinistres en habitation qu à une hauteur estimée à environ 50% dans les pays qui l ont déjà mis en œuvre depuis de nombreuses années. 1. Rappel de l objectif souhaité par les textes réglementaires : Décret du 10 janvier 2011 : «Chaque logement, qu il se situe dans une habitation individuelle ou dans une habitation collective, est équipé d au moins un détecteur de fumée normalisé. Le détecteur de fumée doit : détecter les fumées émises dès le début d un incendie ; émettre immédiatement un signal sonore suffisant permettant de réveiller une personne endormie dans le seul logement où la détection a eu lieu.» Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 2
Arrêté du 5 février 2013 : «Dans les parties privatives des bâtiments d habitation, au moins un détecteur de fumée normalisé est installé dans chaque logement, de préférence dans la circulation ou dégagement desservant les chambres. Le détecteur est fixé solidement en partie supérieure, à proximité du point le plus haut et à distance des autres parois ainsi que des sources de vapeur.» On déduit de ces textes qu il est nécessaire d installer au moins un détecteur dans la circulation ou dégagement desservant les chambres. L objectif cible donc essentiellement l information des résidents afin qu ils puissent prendre en compte un sinistre lors de l endormissement. Mais est-ce suffisant? Selon les sources et statistiques qui fluctuent en fonction des années, on peut raisonnablement estimer que les lieux d origines des incendies sont répartis dans les 2/3 des cas dans les locaux suivants : Chambre, Salon et Cuisine. Si un sinistre survient dans le salon ou la cuisine, l installation d un détecteur de fumée dans la circulation ou le dégagement desservant les chambres permet de répondre à l exigence réglementaire. Mais ce n est pas le cas si un sinistre provient de la chambre. Il est donc souhaitable de tenir compte de cet emplacement et ceci pour de multiples raisons : présence éventuelle d un fumeur, équipements électriques abondants et nombreuses veilles, chauffage complémentaire, décorations inadaptées, endormissement profond, comportement humain inadéquat, etc Doit-on pour autant se limiter à détecter ce seul endroit réglementaire alors que les risques présents peuvent considérablement varier selon les habitations? En effet, comment répondre à «détecter les fumées émises dès le début d un incendie» sans faire la moindre analyse du logement? Si de surcroît une fumée apparaît alors qu elle fait partie de l activité humaine normale comme par exemple les préparations culinaires (four, plaque, grille-pain, ) ou lorsqu il y a des refoulements de fumée lors de l utilisation d une cheminée, la détection incendie peut être à la fois considérée dans certains cas comme intempestive et, dans de plus rares cas, mais ô combien importants, être l alarme d un débordement ou d un début de sinistre suite à une situation d inattention. Donc tout dépend de ce que l on souhaite atteindre. Il paraît alors nécessaire de décrire précisément les lieux car l installation de Détecteurs Autonomes Avertisseurs de Fumée (DAAF) ne serait pas identique selon : que l on se trouve dans une habitation à plusieurs étages ou en simple rez-de-chaussée. les nombreuses configurations qui limitent le volume de détection ou l amplifient comme par exemple la présence de cuisine ouverte ou fermée, mais aussi de prendre en compte toutes les possibilités offertes par les détecteurs car ils possèdent de nombreuses options qui peuvent considérablement modifier les règles d installations prévues par les textes. 2. Les zones à éviter : Dans notre recherche des lieux dans lesquels la détection serait opportune, il semble indispensable d exclure les endroits où les détecteurs actuels pourraient être mis en défaut. On peut retenir : a/ Les lieux à déclenchement intempestifs où se trouve généralement de la vapeur, condensation, poussière, Les pièces humides, le garage, etc La cuisine : Même si celle-ci peut avoir des configurations différentes (cuisine fermée, cuisine ouverte, ), une zone proche des éléments de cuisson semble inadaptée à la pose de détecteur de fumée mais adaptée pour les détecteurs de chaleur. Cependant, il semblerait indiqué de pouvoir déterminer, de manière similaire à ce qui se fait pour les positions électriques dans les pièces d eau, les zones où un détecteur pourrait détecter précocement et ainsi permettre de réduire rapidement toute faute d inattention. En effet, dans de nombreuses situations le détecteur de fumée peut identifier plus prématurément tout débordement mais encore faut-il qu il convienne. Certaines options déclinées aujourd hui peuvent déjà répondre à ce type de demande. Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 3
b/ Les lieux de températures inadaptées : détecteur souvent limité à des températures comprises entre 4 C et 45 C c/ Les lieux où l audibilité est limitée : garage ou combles isolés, A quoi sert d installer un détecteur si son action n est pas audible? Est-ce une priorité? Non! Mais si un risque est réel, faut-il pour autant interdire d installer un détecteur? Il est tout à fait possible de prendre en compte cette situation en interconnectant les équipements de détection, cependant la zone de détection s élargit et nécessite une levée de doute du lieu siège de la détection. d/ Les zones d interférences : Chaque système a ses contraintes et certains équipements vont même jusqu à altérer les détecteurs s ils sont trop proches par des «bruits électroniques» qui peuvent provoquer de fausses alarmes. Par ailleurs, on constate que bien souvent les distances de sécurité ne sont pas systématiquement précisées sur les notices des DAAF commercialisés. e/ Les zones impliquant un délai de détection conséquent : La position des détecteurs par rapport au plafond et parois est à étudier car leur efficacité peut être remise en cause : Plafond incliné Plafond incliné à plusieurs pentes Plafond à forte pente Coins ou angle des parois en partie haute Chaque notice précise que ces emplacements sont à étudier au cas par cas et informe des distances d éloignement du détecteur vis-à-vis du point haut du plafond, des parois ou des zones déconseillées lors de la présence de toiture à forte pente. Classiquement les distances de 30, 50 et 100 cm sont généralement recommandées mais ils en existent encore bien d autres. Malgré un croquis inclus dans la plupart des notices, rien ne vaut un essai avec de la fumée réelle (voir 4. de l article sur les essais conseillés) pour mieux identifier les différents phénomènes de circulation d air existants par la conception même de l architecture de l habitation. Enfin, certaines conditions climatiques renforcent ces phénomènes d échanges de circulations et couches d air et donc les délais de détection. L été par exemple, on peut remarquer qu il se forme souvent dans certaines zones des combles mal isolés un matelas d'air chaud empêchant ou ralentissant la propagation verticale des gaz de combustion. Il est donc nécessaire d abaisser le(s) détecteur(s) afin que les gaz et fumées puissent l(es) atteindre. Des distances plus simples à retenir, comme le précisent nos collègues anglo-saxons, seraient les bienvenues. f/ Les couloirs et lieux communs en dehors de l appartement : interdit! Comme le précise l article 6 de l arrêté du 05 février 2005, les DAAF ne doivent pas être installés dans les parties communes. Cette mesure a été prise afin d éviter d attirer les résidents dans un endroit nécessairement enfumé dès que la détection est active. On constate une différence notable entre toutes les structures qui pourraient être identiques en fonctionnement mais réglementairement différentes. En effet, un établissement ressemblant à un hôtel mais classé en statut juridique de copropriété sera classé selon les règles de l Habitation et non sous celui des Etablissements Recevant du Public (ERP). Ce qui implique pour les résidents d avoir deux attitudes différentes sur les fondamentaux de mise en sécurité. En acte réflexe, l un (l ERP) entraîne l évacuation de tout public, l autre l Habitation, un maintien des résidents. On perçoit ici qu un chantier immense sur les principes fondamentaux de sécurité incendie est à mettre en œuvre afin que quel que soit l endroit où une personne est hébergée, son attitude ne puisse être différente. L harmonisation des réglementations et la convergence des règles de mise en sécurité sont indispensables. Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 4
3. Descriptions de certaines options des détecteurs : des connues aux plus innovantes, De nombreuses fonctions apparaissent sur les détecteurs permettant de répondre et d adapter au mieux ce nouvel outil destiné à intégrer toutes les habitations de France. Certaines pourront rapidement paraître indispensables, d autres vont profondément modifier notre façon de prendre en compte cet outil de vigilance qui va progressivement intégrer la surveillance de nos résidences et pas uniquement pour la sécurité des incendies domestiques. a/ La fonction «test» appelé «dispositif d essai individuel de série» dans la norme NF EN 14604. (en simulant la présence de fumée) par un bouton qui, activé pendant quelques secondes, déclenche l alarme du détecteur. b/ La fonction du led clignotant : C est grâce à un led qui s active généralement une fois par minute, qu il est possible de constater le fonctionnement du détecteur. La présence de cette fonction entraîne bien souvent la neutralisation de cette petite lumière dans les lieux à sommeil surtout pour les personnes «photosensibles». c/ La fixation du détecteur : La simplification d installation ou de pose devient un enjeu important puisqu il est estimé qu une très grande partie de ceux qui ont déjà fait l effort de s équiper, n ont pas installé leur détecteur en partie pour ces problématiques. d/ La position verticale : L'efficacité des détecteurs de fumée ne repose pas uniquement sur la performance de l'appareil mais aussi sur sa position dans l'habitation. Et comme la fumée lors d un incendie se déploie prioritairement en partie haute, cela implique une installation à une hauteur importante car c est bien le délai de détection qui reste primordial (voir 2.e.). Il n en découle pas forcément que le lieu doit obligatoirement être au plafond mais cette position a beaucoup d autres avantages car le détecteur devient plus accessible surtout pour la fonction présentée ci-après. e/ La fonction Hush : Le mot Hush est un mot anglais dont l équivalent est «Chut» en français. Intégré dans un bouton, cette fonction permet de désactiver temporairement (environ 10 minutes) le circuit du détecteur. Ce type de fonction peut être très pratique pour permettre la levée de doute de la présence d un sinistre et ainsi interrompre l alarme de 85 décibels. f/ L éclairage de sécurité : La nuit, lors d un incendie, la fumée peut rapidement rendre difficilement visible le cheminement d évacuation. Cette fonction d éclairage de secours activée en parallèle de l alarme améliore donc considérablement le cheminement vers toute sortie. g/ L alarme silencieuse : L alarme incluse doit permettre d entendre un signal de 85 décibels à 3 mètres. Certaines situations, comme par exemple l écoute de musique forte avec un casque, ou des personnes atteintes d un handicap peuvent ne pas percevoir l alarme audio alors que l obligation d installation à la norme NF EN 14604 est de rigueur. Cependant, des produits existent pour compenser ce manque : Flash lumineux : celui-ci pourrait facilement dans l avenir être intégré à tous les détecteurs et répondre à toutes les situations classiques en dehors de l activité de somnolence ou de sommeil. Coussin vibrant : système adapté à un handicap de surdité. Mais le prix de ces équipements est un frein considérable à leur installation. Le récent texte réglementaire imposant l installation d un détecteur devra-t-il prendre en compte cette difficulté? Et si le propriétaire est informé du type d handicap de son locataire, que devra-t-il mettre en œuvre? Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 5
h/ La durée de la pile : Anciennement répandue à 1 an, l autonomie des détecteurs a considérablement progressé permettant d installer des modèles pouvant atteindre 10 années de fonctionnement pour un coût souvent inférieur à 2 fois le prix du modèle ayant une durée de vie de à 1 an. Un aspect qu il ne faut pas négliger : l accessibilité des piles. En effet, il est souvent constaté le non fonctionnement de l appareil provenant de la difficulté d accès aux piles. Par ailleurs, certaines marques limitent à des modèles de piles précis leur détecteur sous peine de dysfonctionnement du détecteur. Doit-on en conclure qu il est préférable de s équiper des modèles sans pile donc non démontable et avec une autonomie importante? Dans tous les cas le rapport qualité prix semble aller dans ce sens! i/ Les multiples détections intégrées : Pouvoir détecter toutes les formes de feu serait idéal. C est pourquoi se développe de plus en plus des détecteurs possédant deux fonctions complémentaires : la détection optique de fumée & la détection thermique. La présence de ces détecteurs différents permet de pouvoir répondre plus finement et de manière plus adaptée aux risques présents. Enfin, il convient de ne pas oublier la détection du monoxyde de carbone qui est également à prendre en compte surtout en présence d appareils de chauffage et d eau chaude sanitaire, de poêles, etc j/ Les différentes formes en cours : de l intégration dans les décors à l extinction intégrée! La forme la plus classique à ce jour est celle d un détecteur circulaire. Mais cet équipement n échappe plus à une prise en compte par les designers qui cherchent à intégrer cet appareil dans nos intérieurs. k/ Les futures options : Après cette présentation de quelques options, comment ne pas anticiper d autres évolutions prévisibles, comme par exemple : La gestion connectée entre tous les appareils présents dans l habitation incluant le détecteur incendie qui pourra alerter les occupants même en leur absence ; L enregistrement de la voix : Un enfant en pleine période de croissance (lors d un sommeil profond) peut ne pas entendre l alarme de 85 décibels. Celle-ci peut également apporter un autre avantage qui consiste à enregistrer le rappel des consignes à effectuer. Les détecteurs à proximité de vapeur, de poussière, ; La détection par caméra ; Etc 4. Les indispensables compagnons de la détection de fumée Chik a Dee Modèle retiré du marché (DGCCRF) Installer un détecteur n est qu une partie de la prise en compte d un sinistre. Et même si la réglementation impose la présence de cet équipement, il n en est pas moins indispensable de l inclure dans une logique de compréhension des personnes qui pourront rapidement intervenir efficacement. «Réfléchir à sa sécurité, c est déjà un gage de survie» Voici une liste non exhaustive des actions et équipements qui permettent de prendre en compte comme de pouvoir faire face à un début d incendie : Les consignes de sécurité : essentiel pour comprendre Les formations et les exercices quotidiens : connaitre les premiers gestes qui sauvent devrait être la règle. Ceci permettrait de mieux réagir face à tout type de sinistre Un plan d évacuation : repérer les lieux permet d identifier les dangers et de prévoir les dispositifs qui peuvent être mis en œuvre pour réduire les risques. L échelle de secours mobile : outil de mise en œuvre aisée, cette échelle permet de pouvoir s enfuir d un niveau supérieur, généralement par une fenêtre, non équipé d une issue. Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 6
La couverture incendie ou la serpillère humide : à installer dans une cuisine en cas de cuisson avec de l huile. L extincteur : comment ne pas en posséder? Mais encore faut-il savoir l utiliser et qu il soit adapté. Un extincteur à eau avec additif répondra à la plupart des risques présents dans une habitation traditionnelle. Pouvoir tester son détecteur par un autre moyen que la simple action sur un bouton permet de s assurer du véritable fonctionnement effectif de l appareil. Pour ce faire, il existe de nombreux dispositifs dont les allumettes et les crayons fumigènes qui permettent de tester facilement les détecteurs avec une fumée proche de la réalité. En conclusion de cet article simplifié et après une analyse succincte et la présentation de quelques fonctions, on ne peut que constater qu il n est pas aisé de déterminer un lieu précis de la position d un détecteur. Car il est effectivement nécessaire d effectuer un bilan personnalisé qui tienne compte des nombreux critères pour tendre à installer au mieux ces équipements. C est pourquoi la mise en place de scénarii pour les types d habitations les plus courantes pourrait permettre d aider toutes les personnes, qui ont l obligation de s équiper prochainement, à une compréhension et une installation plus facile de ces matériels. Et un accompagnement semblerait plus que nécessaire dès que l habitation ne répondrait pas aux scenarii préétablis. A défaut, des règles de bonnes pratiques initiales peuvent être mise en œuvre et notamment : L installation d au moins 1 détecteur à proximité des chambres ; L installation d un détecteur par niveau ; L installation fortement recommandée d un 1 détecteur par chambre ; L installation d au moins 2 détecteurs par habitation ; La formation systématique aux consignes de sécurité et aux gestes qui sauvent ainsi qu à la compréhension des risques présents afin de les réduire ; La mise en place d équipements complémentaires décrits précédemment ; Didier Remy Vice président d Antérisque A venir dans un prochain article d antérix : 1. Présentation de la loi ALUR du 24 mars 2014 modifiant la loi du 09 mars 2010 et de ses conséquences. 2. Le rôle des assureurs dans la sécurité incendie domestique. 3. Le suivi des contrôles des DAAF. Retrouver l intégralité de l article sur www.antérisque.fr (réservés aux abonnés). Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 7
LES DIFFÉRENTS TYPES DE DÉTECTION EN ERP Question du Cdt Extinctionautomatix : la coexistence de deux SSI avec de la détection au sein d un même ERP est-elle possible? Réponse d Antérix : la réponse précise se trouve dans le vocabulaire employé. La présence de 2 SSI A (ou B) n est pas possible au sein d un même établissement (art 5.2.1 de la NFS 61-391). En revanche, la présence d un système de détection qui n est pas installé dans le cadre du règlement de sécurité (sauvegarde des biens par exemple) n est pas interdit. Celui-ci ne s appellera pas SSI A et sera complètement indépendant du SSI réglementairement exigé (art 5.1 3 de la NFS 61-931). Faisons un petit rappel du vocabulaire lié au SSI. Un SSI A est constitué d'un SDI (ECS + DAI/ DM) + SMSI (CMSI + asservissements dont UGA). Attention, il n est plus possible de réduire le SSI A à simplement un SDI + UGA (donc sans CMSI) comme le prévoyait le Chap 2.37 de la NFS 61-931 d avril 2004. L ECS + UGA est nécessairement certifié comme ECS/CMSI donc comme un SSI A. Le tableau ci-dessous synthétise les différents types de détection que l on peut retrouver en ERP. Détection obligatoire Cas particulier SDAD Détection non exigée Cas - imposée réglementairement (J, O, U, R(h), L (+3000), P et S (+1500), PE 32) - imposée par la CCDSA (L15, T49, Y20, CO 15 ) - imposée en compensation suite à une dérogation - à la place d un SDAD - détection installé en surveillance de structure (art CO 13). L alarme est gérée à part. - détection ayant pour but d actionner un asservissement local (CO 43, CH 38, M 49 ) - détection installée pour la sauvegarde des biens par exemple. Système SSI A SDI seul SDAD «Alarme technique» Conséquences - une surveillance du système pendant la présence du public - une vérification annuelle et un contrôle triennal - une mission de CSSI (sauf cas particulier PE 32) - une relation entre détection et alarme (UGA) - une surveillance du système pendant la présence du public, - une vérification annuelle - une vérification annuelle - aucune exigence réglementaire On peut en conclure que la détection installée qui n est pas reconnue par le règlement de sécurité comme indispensable pour la sauvegarde du public peut être installé librement et sans aucune contrainte par l exploitant. Celle-ci étant bien entendu complètement dissocié des moyens de secours de l ERP. Vincent Bunel, gérant CSD Aquitaine Jeux des 2 erreurs!! Association Antérisque, www.anterisque.fr, bureau@anterisque.fr 8