Les mutations de l aide au développement

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1 Les mutations de l aide au développement Les mutations de l aide au développement En 2008, l aide internationale au développement a atteint le montant record de 120 milliards de dollars. En plus de 60 ans d aide au développement, ce sont près de milliards de dollars qui ont été utilisés sous plusieurs formes, et à plusieurs desseins. Qui sont les acteurs de cette aide? Par quels vecteurs cette aide espère-t-elle atteindre les populations? Comment l impact des projets d aide au développement peut-il être mesuré, au regard des objectifs fixés de lutte contre la pauvreté? Autant de questions au cœur de l activité de mécénat de compétences d ENEA Consulting, dont les missions de conseil aux ONG visent à maximiser les impacts de projets d aide au développement. 89, rue Réaumur Paris France I +33 (0) I

2 60 ans d aide au développement s COURANT DOMINANT Américaine PLAN bipolaire PROJET 1944: l avènement de l aide internationale L aide trouve ses origines au XIXème siècle en Europe et Amérique du Nord. Mais c est à la création des Institutions de Bretton Woods qu est scellé l avènement officiel de l aide internationale. La BIRD, Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement, et le FMI, Fonds Monétaire International, voient le jour en 1944 avec pour objectifs la rec onstruction de l Europe et du Japon. C est l aide «plan», qui finance de grands projets d infrastructures à travers le Plan Marshall. L aide bipolaire et les premières conditionnalités de l aide Dans les années 50, la guerre froide instrumentalise l aide. Dans un nouveau monde bipolaire, chaque camp avance ses pions sur l échiquier international en conditionnant son aide à une adhésion politiq ue. Sous forme de projets, l Est et l Ouest répandent ainsi leur idéologie au reste du monde alors baptisé le Tiers-Monde, jusqu à la fin des années s bilatérale PROJET La décolonisation: de nouveaux pays émergents La décolonisation amène de nouveaux pays «sous-développés» sur la scène internationale. En 1969, Robert McNamara réoriente la vocation de la BIRD: la Banque mondiale voit le jour en regroupant 5 organismes dédiés à la réduction de la pauvreté dans les pays en développement. On parle désormais de pays en voie de développement: l aide au développement est officialisée. 70 s 80 s 90 s 2000 multilatérale PROJET multilatérale PROGRAMME multilatérale et bilatérale BUDGET Multiplication des acteurs Multiplication des vecteurs multilatérale / libérale Dans les années 70, c est l aide multilatérale qui prévaut. L aide au développement préconise dans les années 80 une libéralisation massive des économies en développement, et impose la privatisation de nombreux secteurs accompagnée d une coupure des aides sociales dans les pays bénéficiaires, regroupé sur la tutelle de programmes d ajustement structurel (PAS). Ces PAS aggravent en réalité la dette des pays pauvres. En opposition à ces réformes macro-économiques, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les Fonds locaux apparaissent, et agissent au plus près des populations. et bonne gouvernance De nouveaux pays émergents arrivent sur l échiquier mondial à la chute du mur de Berlin. L aide programme laisse progressivement place à l aide budgétaire, dont les risques fiduciaires alimentent une nouvelle réflexion autour de l efficacité de l aide. Les Institutions Financières Internationales conditionnent alors leur aide à la bonne gouvernance des gouvernements bénéficiaires. Parallèlement, les ONG deviennent les agents d exécution de l aide au développement: on revient à l aide projet qui se soustrait à l intermédiaire des Etats. Les objectifs du millénaire du Développement En 2000, l ONU définit huit Objectifs du Millénaire à atteindre en 2015, visant à réduire significativement la pauvreté, tandis que les institutions de micro-finance (IMFs) fleurissent. Parallèlement, de nouveaux acteurs apparaissent telles que les entreprises privées et les fonds verticaux, tandis qu émerge la Chine comme financeur de l aide au développement, dont le commerce avec les pays en développement représente le moteur de nombreux projets. page : 1 Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement

3 Une nouvelle architecture aux multiples acteurs L architecture de l aide internationale En constante mutation depuis les prémices de l aide au développement, la structure de l aide compte de nombreux acteurs, qui opèrent à plusieurs niveaux. Bailleurs de fonds Pays donateurs Fondations d entreprises Fondations Dons de particuliers Migrants du Sud Ex: Pays de l OCDE, du DAC, Chine, Brésil Ex: Fondation Veolia Ex: Fondation Bill & Melinda Gates Institutions Financières Institutions multilatérales Organismes bilatéraux Fonds verticaux Ex: Banque mondiale, FMI, ONU et structures associées Ex: US AID, AFD Ex: Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme Structures nationales / régulatrices Gouvernements Ministères, Secrétariats Agences et Structures Nationales Ex: AMADER, Club-ER Fonds locaux, IMFs Ex: AGETIP, LIFE Opérateurs Opérateurs nationaux Entreprises privées ONG locales et internationales Ex: Administrations, Services publics Ex: Suez Environnement, Orange Ex: CARE, AMEDD Bénéficiaires Populations Focus: la Société Civile, un acteur majeur La Banque mondiale définit la Société Civile comme un «large éventail d organisations non gouvernementales, à but non lucratif, qui animent la vie publique et défendent les intérêts et les valeurs de leurs membres ou autres, basés sur les considérations d ordre éthique, culturel, politique, scientifique, religieux ou philanthropique. La Société Civile regroupe des «groupements communautaires, des ONG, des syndicats, des organisations de populations autochtones, des organisations caritatives, des groupements d obédience religieuse, des associations professionnelles et des fondations privées». D après cette définition, la société civile englobe ainsi tout le corps social, par opposition au politique, au public et au commercial. On la retrouve à tous les niveaux de l aide, endossant les rôles de financeurs via des particuliers qui collectent des fonds à titre particulier ou collectif, comme de représentants des bénéficiaires telles que les ONG. Atelier de concertation, Mission WSUP- ENEA Consulting Madagascar Septembre 2008 Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement page : 2

4 De nouveaux vecteurs d aide Les partenariats public-privé Le partenariat public-privé a été promu dès le début des années 90 par les grandes institutions, dans un contexte de libéralisation où il représentait l alternative à la privatisation totale des services. Trois motivations expliquent cette orientation: la fourniture d un service plus efficace et moins coûteux, l introduction de capitaux privés qui réduit le besoin d endettement public, et enfin le partage des risques. Aujourd hui, les bilans des PPP sont variés et ont connu des succès ou échecs divers selon la capacité d adaptation des en- Vers une diminution de l intermédiation Même lorsque l aide est assurée de la bonne gouvernance des Etats récipiendaires, l intermédiation des gouvernements dans l aide au développement impose une lourdeur de procédure, une perte de temps, une augmentation des coûts de traitement et un risque fiduciaire, impactant fortement l efficacité de toute action. Des montages plus directs se répandent depuis plus de 20 ans, tels que l aide via les ONG, les fonds de développement local, ou la coopération décentralisée. Les fonds de développement local ont été pensés en véritables outils de proximité pour les populations, outil financier intermédiaire entre les bailleurs de fonds et la société civile. Agissant sur des projets de petite envergure, en répondant à des besoins spécifiques initiés à la demande des populations, ils permettent une distribution rapide et efficace de l aide. La coopération décentralisée fait référence à l aide au développement de commune à commune: il s agit d un partenariat entre deux collectivités territoriales du «Nord» et du «Sud», formalisé par des conventions définissant les actions de coopération prévues, ainsi que les modalités techniques et financières. La région Rhône Alpes est particulièrement active dans ce domaine. treprises au contexte local, la bonne gouvernance des Etats hôtes ou la collaboration des organes de régulation. L exemple de la société des eaux de Cancun Aguakan représente l un des succès notoires de PPP. Ce partenariat associant Bal-Ondeo, filiale de Suez Environnement, et les communes signataires supervisant l activité d Aguakan, s est appuyé sur collaboration avec l entreprise mexicaine Grupo Mexicano de Desarollo, dont l ancrage au sein des populations a participé à la réussite du PPP. lotée par le centre de formation des techniciens municipaux vietnamiens, la ville de Lyon intervient actuellement sur un projet d assistance à maîtrise d ouvrage. Outre des problématiques de planification urbaine et de renforcement des capacités institutionnelles, ce projet vise à réaliser un plan lumière d un district avec l appui du service d éclairage de la ville de Lyon. Dans le cadre d une coopération entre la région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et le Comité populaire de Hô-Chi-Minh-Ville, pi- Le social business Grameen Bank Dans un souci de durabilité, la notion de social business développée par Mohammad Yunus sur le modèle de la Grameen Bank se développe aujourd hui. Un social business est une entreprise à but social, dont l objectif est de maximiser le bien social généré, sur la base des principes d une entreprise classique à but lucratif. PHOTO : Pays partenaires de la région- Rhône-Alpes sur des projets de coopération décentralisée en Foods, qui adapte ses produits laitiers selon les besoins nutritionnels locaux, en minimisant les coûts. (Se référer à la publication Le Marché BOP : Base of the Pyramid, ENEA Consulting) Les bénéfices générés par un social business peuvent être réinjectés dans l entreprise, redistribués aux salariés, ou encore réinvestis dans un autre projet social. L actionnariat en est exclu, seuls les collaborateurs de l entreprise interviennent dans la gestion de l entreprise. Il s'agit avant tout de satisfaire et d améliorer le bien-être social, le profit n'étant qu'un moyen de pérenniser la structure. Ce modèle se développe notamment au sein de la sphère Grameen avec des social business comme la Grameen Danone Source: Danone Communities Grameen Danone Foods page : 3 Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement

5 L implication de tous Huit chantiers définis par l ONUau Sommet du Millénaire L aide au développement a d abord débuté son action sur des programmes d aide alimentaire et d émancipation des populations, sur le plan sécuritaire. Aujourd hui, l aide se déploie dans des domaines aussi variés que l accès à l éducation, l accès aux services de santé, les problématiques de genre, l accès aux services essentiels, jusqu au développement des nouvelles technologies d information et de communication. Récemment, le contexte de changement climatique dont les pays du Sud risquent d être les premières victimes constitue un vaste champ d intervention pour l aide au développement. Tous ces chantiers ont été intégrés et redéfinis en 2000 au Sommet du Millénaire, à travers les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) / Millennium Development Goals (MDG) Huit objectifs ont été définis par l ONU, eux-mêmes déclinés en différentes cibles mesurables par des indicateurs, visant à promouvoir des besoins humains fondamentaux, et à inciter à œuvrer en faveur de leur amélioration. Les résultats obtenus sont régulièrement confrontés aux objectifs quantifiés fixés pour Réduire l extrême pauvreté et la faim 2- Assurer l éducation primaire pour tous 3- Promouvoir l égalité des sexes et l autonomisation des femmes 4- Réduire la mortalité infantile 5- Améliorer la santé maternelle 6- Combattre le VIH /sida, le paludisme et d autres maladies 7- Préserver l environnement 8- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement La participation des populations : clé de succès des projets Deux approches du développement s affrontent souvent en termes de définition de projets. La plus ancienne, l approche Top- down, du haut vers le bas, impose aux bénéficiaires les projets, de la définition à la mise en place. L approche Bottom-up trouve ses origines dans les années 80, alors que les programmes des Institutions Financières Internationales (IFI) sont répliqués à l identique d un pays à l autre. Devant l échec de ces politiques inadaptées aux besoins, une approche «par la base» émerge: elle consiste à identifier un besoin sur le terrain, à définir le projet avec les acteurs du terrain, puis à remonter ce projet aux organisations nationales et supranationales qui en formalisent le contexte et déploient les financements nécessaires. Au cœur de cette approche, la participation des populations fait aujourd hui consensus au sein de la communauté internationale dans la mesure où elle constitue un facteur d appropriation des projets. C est désormais un pré-requis aux demandes de financement de projets. Toutefois, différents niveaux de participation existent, avec différents niveaux d impact sur le plan de la durabilité des projets: Appropriation Participation active PARTICIPATION «politique» / tokenism pas de participation Contrôle du projet par les populations Délégation de pouvoir Concertation Implication Consultatiton Information Communication Délégation totale de la prise de décision et des actions entreprises aux populations, avec l appui de l aide au développement Une partie du pouvoir de décision est déléguée aux populations Analyse conjointe de la situation des populations Participation des populations selon un projet prédéfini Récolte des opinions sans nécessairement être prises en compte Solicitation des populations pour répondre aux questions Information brute des populations Imposée ou spontanée, la participation se met en place via de nombreux vecteurs, du spot radio aux réunions de concertation, à travers les théâtres forum ou en impliquant les bénéficiaires aux travaux d exécution. Outil d appropriation comme de renforcement des capacités, le niveau de participation est devenue un critère d évaluation des projets de développement. Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement page : 4

6 La qualification des résultats, vers des projets durables Efficacité du projet: atteindre les populations défavorisées La réponse aux besoins et aux attentes des populations constitue le premier objectif d un projet d aide au développement. Afin de mesurer la réussite d un projet en termes d efficacité, il est nécessaire de s assurer que l aide a bien été distribuée via les différents canaux d approvisionnement des capitaux et que toutes les populations ciblées ont pu en bénéficier. Dans cette optique, les réseaux de micro-distribution, s appuyant sur des personnes-relais parmi les bénéficiaires, sont aujourd hui privilégiés pour atteindre les populations retirées. D autre part, la qualité du produit ou du service rendus doit satisfaire les populations. Cette satisfaction est subjective, relative, et dépend du bénéficiaire. Enfin, l impact d un projet est également à prendre en compte, La réponse aux besoins et aux attentes des populations constitue le premier objectif d un projet d aide au développement. Afin de mesurer la réussite d un projet en termes d efficacité, il est nécessaire de s assurer que l aide a bien été distribuée via les différents canaux d approvisionnement des capitaux et que toutes les populations ciblées ont pu en bénéficier. Dans cette optique, les réseaux de micro-distribution, s appuyant sur des personnes-relais parmi les bénéficiaires, sont aujourd hui privilégiés pour atteindre les populations retirées. D autre part, la qualité du produit ou du service rendus doit satisfaire les populations. Cette satisfaction est subjective, relative, et dépend du bénéficiaire. Enfin, l impact d un projet est également à prendre en compte, sur le plan de l hygiène, de l accès à l éducation, ou de l égalité des genres, dans une perspective plus globale de lutte contre la pauvreté. Les montages financiers multiples s articulent principalement autour de deux solutions: la subvention, ou la rentabilité. Allouées à l investissement ou tout au long du projet, les aides financières induisent une dépendance des projets vis-à-vis des sur le plan de l hygiène, de l accès à l éducation, ou de l égalité des genres, dans une perspective plus globale de lutte contre la pauvreté. Viabilité économique vs qualité de service Mission d évaluation, ESF- ENEA Consulting, Indonésie, Août 2009 bailleurs, soumis à des enjeux politiques et économiques qui peuvent provoquer l arrêt de nombreux projets. Pour s affranchir de cette dépendance, de plus en plus de monteurs de projets se fixent comme objectif la rentabilité à court ou moyen terme de l activité. Gage de pérennité, elle résulte d un compromis entre le niveau de service fourni par rapport aux besoins des populations, la tarification induite pour les bénéficiaires, et les coûts opérationnels du projet. Au Sénégal, la Société d Investissement et de Développement International (SIDI) étudie actuellement la possibilité de transformer un atelier solaire adossé à un syndicat paysan en une véritable entreprise d installation et maintenance de Solar Home Systems, via une facturation raisonnée des services. L obtention de crédits carbone est également envisagée comme une source de financement potentielle. La reproductibilité des projets: vers des solutions transposables Les projets d aide au développement visent à impacter le plus grand nombre, d un village à une région. Le nombre de bénéficiaires constitue ainsi l un des indicateurs forts de la réussite du projet. D un point de vue plus global, l intérêt d un projet pourra être mesuré en termes de reproductibilité et d adaptabilité, selon que le projet peut être étendu à un périmètre plus large, et que l on peut transposer dans d autres contextes géographiques. alimentaire. L adaptabilité géographique constitue toutefois une exception. La spécificité des contextes culturels reste au cœur de tout projet de développement et peut conditionner le succès ou l échec d une réalisation, même sur les plus petites initiatives. Les solutions autonomes d accès à l électricité par batterie solaire ou encore les fours améliorés sont des exemples de solutions que l on peut reproduire, moyennant de légères adaptations à la culture locale, en Asie du Sud-Est comme en Afrique sub-saharienne. A contrario, le projet du GERES d alimenter en agro-carburants les centrales électriques de plusieurs villes au Mali ne représente pas la solution optimale pour tous les pays en développement: des terres délaissées suite à la crise du coton ont permis la culture de jatropha sans menacer la sécurité Champs de jatropha, Mission GERES- ENEA Consulting, Mali, Septembre 2009 page : 5 Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement

7 POUR ALLER PLUS LOIN - Objectifs du Millénaire pour le Développement, rapport 2008, Nations Unies - L accès à l énergie: où en sommes-nous? 2005 GRET. - Funding local governance, Jo Beall. - A Ladder of Citizen Participation, Arnstein, Sherry R, Blog de Ideas for development: - Site internet de la Banque mondiale: Auteurs : Claire Hassoun et Pauline Gentner page : 5 Facts & Figures ENEA Consulting Les mutations de l aide au développement

8 CONSEIL,MÉCÉNAT & RECHERCHE EN ENERGIE DURABLE Un modèle économique innovant et responsable Mécénat pour l accès à l énergie 20% 80% Conseil & Recherche en énergie durable 20% du temps de travail des collaborateurs dédié à l accompagnement gratuit des acteurs sociaux œuvrant pour l accès à l énergie Un accompagnement global : Analyse stratégique & Expertise technologique Stratégie & Investissement Projets & Technologies Ingénierie & Expertise technique Une expertise sur les thématiques clés de l énergie durable Energies Nouvelles Emissions de Gaz à Effet de Serre Capture et Stockage du CO2 Procédés Industriels & Technologies Innovantes Développement Durable et RSE dans l industrie Mesure de la performance globale (R&D interne) 89, rue Réaumur Paris France I +33 (0) I

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