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2 Sommaire PREMIÈRE TABLE RONDE - SYSTÈMES ET PROCÉDÉS D IMAGERIE SPATIALE : UN ÉTAT DES LIEUX Cette première table ronde avait pour but de faire le point sur les ressources spatiales existantes ou en prévision et d en comprendre à la fois l apport et les limites pour les questions de défense et de sécurité. Colonel Yves Blin, Adjoint Espace, Division Programmes Interarmées, EMA... ICA Thierry Duquesne, Architecte du système de forces C3R, DGA... Christian Bernard, Conseiller Défense, Spot Image... Fernando Davara Rodriguez, Directeur, Centre Satellitaire de l Union Européenne... Lieutenant Fabrizio Aiello, Chef d Études et de programmes, Centro Interforze Telerilevamento Satellitare, Armée de l air, Italie... OTL i.g. Hermann Hornung, Officier de liaison du Bureau coordination espace, ÉMA... DEUXIÈME TABLE RONDE NOUVEAUX BESOINS - NOUVELLES MENACES, NOUVELLES MISSIONS,? Cette deuxième table ronde donna la parole aux acteurs de la défense aux prises avec les nouvelles formes de conflictualité pour mieux cerner l évolution des besoins pour assurer les missions contemporaines de défense et de sécurité. Colonel Jean-Daniel Testé, Commandant du Bureau Géographique Interarmées... Colonel Bruno Lassalle, ministère de la Défense... Colonel Yves Blin, Bureau espace, EMA... Lieutenant-Colonel Daniel Fournier, Chargé de mission, Mission des relations internationales, DDSC TROISIÈME TABLE RONDE - LES PERSPECTIVES TECHNIQUES Cette dernière table ronde détailla les perspectives et posera la question de l évolution technologique dans le contexte de défense décrit lors de la journée. ICA Sylvain Equilbec, DGA/SPOTI... Michel Bouffard, Directeur Observation de la terre navigation et Science, EADS Astrium... Philippe Guyot, Directeur des instruments observation optique et radar, Alcatel Space... Marc Tondriaux, Directeur Segments Sol, Applications et Services, EADS Astrium... Yves Lafeuillade, Vice-Président ISR/DCS, EADS Défense & Security Systems SA

3 Première table ronde Systèmes et procédés d imagerie spatiale : état des lieux 3

4 Colonel Yves Blin Adjoint Espace, Division Programmes Interarmées, État-major des armées I Les différences d emploi entre un système dédié et un système commercial aujourd hui seignement et de nos forces nucléaires. Les conséquences furent un système très fermé et le placement des images à un niveau très élevé de confidentialité (secret défense) avec toutes les restrictions d emploi consécutives. Cependant, et notamment avec le lancement de Hélios 1B, la chaîne opérationnelle a commencé aussi à s y intéresser fortement pour des utilisations tactiques, en particulier pour la préparation de mission. Cela à conduit à ouvrir le système, d autant plus que parallèlement les besoins de la défense se sont étendus, notamment au niveau de l observation au sens large, de l altimétrie, de l océanographie et de la météorologie. De nouvelles applications au niveau du segment sol ont alors été développées et, aujourd hui, par exemple, certains étatmajor et certaines unités ont accès à Hélios quasiment depuis leur bureau. Cela met en exergue la criticité des segments sols qui représentent entre 10 et 20 % du coût d un programme mais qui sont les éléments clés de l utilité d un système. L avenir des systèmes spatiaux d observation passe donc par le sol. La Défense n a pas commencé l exploitation de l imagerie spatiale avec Hélios 1 mais avec Spot 1 dont le lancement date de Pour autant, l utilisation de ce service commercial n a pas été aussi conséquente qu on l espérait en raison d une part d une résolution limitée jusqu à Spot 4, d autre part de la réactivité du système qui n était pas aussi bonne que la Défense l aurait souhaité mais aussi du coût de l image. En effet, l accès à l imagerie commercial pour la Défense relève du titre III et le budget pour l achat d image reste limité. L arrivée de Hélios 1 a de ce fait radicalement changé l attitude des utilisateurs militaires vis-à-vis de l imagerie spatiale. Ces derniers ont eu en effet le sentiment que l image ne coûtait rien, l investissement étant au titre V. Hélios est donc perçu comme un service au profit de tous. Cela a entraîné une croissance exponentielle de la demande qui dépasse à l heure actuelle largement les capacités du système. Il y donc des choix dans la programmation qui est effectuée ce qui génère forcément des mécontents et des frustrations. III La Coopération Le bilan de la coopération avec l Italie et l Espagne est excellent. Sur un an, alors que dans les accords de 87 et 88, il est défini que l utilisation des capacités du système est au prorata des investissements (France : 78,9 %, Italie : 14,1 %, Espagne : 7 %) la réalité aujourd hui nous montre une programmation nationale avec une clé nationale de 41 % pour la France, de 11 % pour l Italie et de 7 % pour l Espagne et une programmation en commun de 42 %. II Le retour d expérience d Hélios au niveau national Le contexte de lancement du programme Hélios (guerre froide) a eu une grande influence sur sa conception. On a surtout voulu développer un système stratégique pour relever de l information au profit des plus hautes autorités, des services de ren4

5 L évolution est conséquente puisque cette mise en commun n était de moins de 5 % en 1995 et Cette réussite a conduit l ensemble de l équipe Hélios à penser à l avenir et notamment à demander à l Allemagne de les rejoindre dans la réflexion. On trouve ici l origine de la rédaction du Besoin Opérationnel Commun. constitutifs de ces satellites qui pouvaient être développés en commun a été effectuée. Cependant, au niveau de la dualité opérationnelle, tout reste à faire. C est une grande idée qui va essayer d être mise en œuvre avec le programme Cosmo-Skymed entre l Italie, le CNES et l opérateur de Pléiades quand il sera désigné. Le challenge est très important car il va falloir travailler sur un même système avec des contraintes en général antagonistes. Un juste milieu va donc devoir être trouvé afin de permettre à l opérateur de faire son travail commercial et à la Défense d accéder au système avec le niveau de confidentialité et de priorité nécessaires. IV La dualité Au plan technique la dualité est déjà une histoire ancienne, Hélios 1A et Spot 4 ont beaucoup d éléments en commun. L objectif principal étant évidemment de réduire les coûts. La détermination des éléments 5

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12 ICA Thierry Duquesne Architecte du système de forces C3R, Délégation Générale pour l Armement I État des lieux, recensement des moyens La défense a d abord eu recours à des systèmes civils (SPOT 1, 2, 3, 4, etc.) avant d avoir recours à partir de 1995 à Hélios 1 puis Hélios 1B en Aujourd hui, on est dans la phase finale de la deuxième génération puisque le premier satellite Hélios 2 est prévu pour la fin de l année1. Ses caractéristiques vont permettre un accroissement de la capacité quotidienne de prise de vue, une capacité de nuit et une agilité du satellite supérieure qui permettra un nombre plus important d images sur une zone géographique limitée au cours d un passage du satellite. Spot 5 avec son équipement HRS (stéréoscopie haute résolution) est un moyen complémentaire dont l utilisation est importante. En ce qui concerne l imagerie radar, le besoin est avéré et les capacités se développent par le biais de la coopération avec l Italie et l Allemagne. A l horizon 2005 est prévu le système d observation haute résolution allemand SARLUPE et à l horizon 2006 le système italien COSMOSKYMED. Enfin, pour 2008, se profile le système Pléiades, système optique dans le visible et le proche infra-rouge, multispectral, dans le cadre d une utilisation duale. II Évolution des capacités d observation spatiales acquises par la Défense - On passe d un système mono-satellite mono-capteur tel que Hélios 1 à l utilisation d une constellation de plusieurs satellites, embarquant des charges utiles 1 Satellite lancé le 18 décembre 2004 différentes. La qualité de l information sera supérieure de par les progrès réalisés sur les charges utiles optiques mais aussi de par la complémentarité qui existe entre les différentes charges utiles en particulier dans le domaine visible, infrarouge et radar. Cette multiplicité des capteurs accroît également la robustesse des missions de renseignements et de surveillance vis-à-vis du leurrage et de la déception. La ressource sera donc abondante dans les 10 ans avec un nombre d image multiplié par L affranchissement des contraintes météo avec l imagerie radar permettra par ailleurs la maîtrise de l accès à l information. Il restera quand même un problème, celui de l apprentissage qui sera plus long et plus laborieux pour l exploitation et l interprétation de l imagerie radar. - On passe d un système militaire sous contrôle national ou partagé avec des partenaires (Italie et Espagne pour Hélios) à des systèmes militaires ou duaux qui ne sont plus uniquement sous contrôle national. Le recours à de tels systèmes a nécessité une réflexion afin de définir les conditions suffisantes pour que les exigences de la Défense, en particulier en matière de renseignement, puissent être satisfaites. La principale exigence concerne d une part l accès à la programmation, point important notamment dans le cadre d une utilisation civilo-militaire et plus précisément une utilisation commerciale versus une utilisation militaire et d autre part un certain niveau de confidentialité des données et l autonomie sur l exploitation et la réception des données. - On observe une réduction significative des coûts d acquisition d une capacité quand on compare les systèmes des géné-

13 rations passées avec les nouvelles générations (facteur 2 voire 3). C est le résultat de l expérience acquise mais aussi d une nouvelle approche en matière de conception des systèmes. Des satellites plus petits, des allocations entre les performances assignées à la charge utile et les performances assignées au sol différentes, en particulier les progrès en informatique et en traitement au sol, ont permis de relâcher les exigences, les contraintes qui pesaient antérieurement sur les charges utiles. III Les modes d acquisition Afin d accroître les capacités auxquelles la Défense pouvait avoir accès, il a fallu faire preuve de créativité, accepter finalement une évolution culturelle et quitter un mode d acquisition patrimonial, mode privilégié dans le domaine de la défense. Aujourd hui on a trois modes d acquisition qui coexistent. - Le mode classique : dans le cadre de la coopération en matière d armement, c est le système Hélios 1 et 2. Des pays coopèrent pour développer ensemble un système. Cependant, a contrario de ce qui se fait habituellement ou ensuite chacun des pays achète les équipements dont ils ont besoin, là on développe un ou deux exemplaires que l on se partage. - Le mode d acquisition dans un cadre dual : la synergie civilo-militaire n est pas nouvelle en terme d équipements mais là on parle aussi de synergie des missions avec utilisation conjointe d un même système. Le premier exemple est Spot 5 avec utilisation partagée, concertée entre le ministère de la Défense et l opérateur Spot image. Pour ce système il n y avait pas d exigences de sécurité imposées. L utilisation de HRS était principalement désignée pour réaliser des produits géographiques sur lesquels les contraintes d accessibilité et de confidentialité sont faibles. Le deuxième exemple est Pléiades, système à vocation duale. Là, en revanche, il y a des exigences de sécurité fortes et élevées afin de répondre à des besoins de missions de renseignement et de surveillance et l aventure a été difficile. C est la rencontre entre deux communautés différentes et il a fallu faire des compromis et trouver l ouverture d esprit nécessaire. - Le mode d acquisition par échange de capacités : on a parfois mal compris la coopération mise en place avec l Allemagne et l Italie dans le cadre de SARLUPE et de COSMO-SKYMED. Il ne s agit pas d échange d image, mais vraiment d échange de capacités, chacun des pays partenaires étant responsable du système qu il réalise. La France aura accès à ces systèmes dans des conditions similaires à l accès des partenaires Hélios 1. Des programmations seront définies en commun avec des exigences de cloisonnement des informations pour des raisons de sécurité. Les évolutions en cours sont plutôt au niveau de la réalisation et de l acquisition. Elles permettront demain d offrir à la défense française des capacités très accrues et des performances beaucoup plus élevées en matière d imagerie spatiale.

14 Christian Bernard Conseiller Défense, Spot Image Aujourd hui l accès à l imagerie satellitaire est totalement ouvert. Tout le monde peut obtenir des images, consulter tous les catalogues possibles sur tous les sites possibles. L accès à l image n est plus un avantage exclusif des pays possédant un satellite ou des pays possédant des centres d exploitations. A telle enseigne que lors des attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis, M. Ben Laden pouvait avoir accès à la couverture de Washington à 1m de résolution prise par Ikonos. I Outil stratégique et dualité L observation spatiale transcende les frontières et l évaluation des risques quand ils deviennent des menaces est l une des missions prioritaires. Il est important d avoir des renseignements pour mener à bien des négociations diplomatiques, mettre en place des mesures économiques ou humanitaires, préparer des missions préplannées ou des missions génériques pour des opérations militaires ou humanitaires, et ensuite, le cas échéant, gérer les crises et ses opérations militaires. Pour répondre à ces besoins, il existe des systèmes militaires et des systèmes commerciaux. Compte tenu des coûts, la dualité est alors prise en compte. Mais est-ce une réalité ou un vœu pieu? Il existe certains problèmes à résoudre concernant notamment les coûts d une image commerciale pour la Défense et c est vrai que c est un budget important, pour autant des solutions petit à petit vont être trouvées. La coordination européenne des utilisateurs peut être une solution en faisant des banques de données à l image de la NGA américaine mais aussi l amélioration des procédures de programmation sur les satellites dédiés, les satellites nationaux et les satellites civils. L objectif étant de pouvoir accéder à ces programmations et partager les ressources de ces satellites entre la Défense, les institutions gouvernementales et la partie commerciale au travers des sociétés distributrices. Là aussi, la confidentialité des données et leur niveau de classification peuvent parfois être une gêne à la dualité. La protection des données sensibles est absolument nécessaire mais l accès à certaines données d archives par exemple pourrait être donné. II Les systèmes existants et futurs Rappel historique : 1960 : 1er satellite militaire américain 1972 : 1er Landsat, résolution à 80 m, réservé aux chercheurs puis Landsat 3 à 50 m 1982 : Landsat 4 à 30 m 1986 : la France casse le monopole américain et soviétique en lançant Spot 1 avec une résolution de 10 m sur des bases commerciales. C est révolutionnaire à cette époque : 1er satellite radar lancé (Lacrosse) 1991 : ERS satellite européen de 30 m de résolution 1995 : Radarsat, satellite radar canadien, 8 m de résolution 1995 : Hélios 1, premier satellite d observation militaire français 1996 : la Russie libère ses archives militaires à deux mètres de résolution. C est un pas extrêmement important dans l observation spatiale : l Inde lance IRS 1-C de 7 m de résolution sur technologie française

15 1997 : Earlybird, 3 m de résolution, est lancé. Le lancement échoue mais témoigne de la volonté de lancer du métrique sur des bases commerciales : Ikonos, 1 m de résolution 2001 : Quickbird, 61 cm de résolution 2002 : Spot 5, 2,5 m de résolution avec couverture stéréoscopique en quasi-temps réel 2004 : Taiwan lance Rocsat 2, 2 m de résolution dont Spotimage est le distributeur exclusif des images Pour l avenir, World View 2 qui fait partie du programme Next View 1 (programme digital globe) est prévu pour 2006 avec une résolution de 0,5 m pour un coût de 500 millions de dollards. En 2007 est prévu le lancement de Next View 2, programme de Space Imaging, pour un coût de 500 millions de dollars et une résolution de 0,50 m aussi. Le satellite s appellerait Ikonos Block 2. Le concurrent de ce dernier programme était Orbimage. On peut s attendre à ce qu il disparaisse n ayant pas obtenu le développement du système2. Toujours en 2007 est attendu Terra Sar, programme allemand avec 1m de résolution, premier développement radar avec une résolution métrique et qui laisse en suspend un certain nombre de questions (quid des autorisations, de la diffusion, de la dissémination de telles données radar à 1 m?) mais aussi Cosmo-Skymed, radar, 1 m de résolution. Et en 2008, Pléiades, programme optique français à 0,70 m de résolution. III Les critères d utilisation de ces images La résolution est le critère majeur. Les satellites commerciaux peuvent couvrir la 2 Une décision du gouvernement américain, prise le jour du colloque, allait en fait donner la préférence à Orbimage. détection stratégique et tactique en terme de résolution jusqu à la phase de reconnaissance (75 cm). Par contre, dès qu il va s agir d identification, au niveau tactique, les satellites militaires prennent le pas sur les images civiles, de même que pour l analyse technique. IV L utilisation opérationnelle des images - Le concept opérationnel : besoin, acquisition, analyse et exploitation. Lorsque le besoin est exprimé, il y a consultation de la base de données, si l image existe elle va être exploitée, dans le cas contraire on lance une programmation vers l opérateur. Une fois l image acquise et reçue sur les stations, elle est traitée et se retrouve chez l exploitant qui en envoie une copie vers les forces pour la préparation de mission, pour la cartographie ou pour le renseignement. - Les couvertures stéréoscopiques et les larges couvertures : ce sont aussi des instruments extrêmement importants pour les exploitants militaires et pour la confection des bases de données. La couverture HRS, aujourd hui, est de 64 millions de km². Une large couverture est par ailleurs très importante car en cas de crise il faut rapidement couvrir des zones étendues. - Les banques de données servent aussi à la gestion des crises. Par exemple dans les Balkans, il y eu un travail avec le DOD américain pour couvrir des portions de terrain en imagerie 3 dimensions sur lesquels étaient rajoutés des modèles numériques de terrain.

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38 Général Fernando Davara Rodriguez Directeur, Centre satellitaire de l Union européenne L espace a beaucoup évolué. On assiste à une prolifération des moyens, des rôles à jouer et des acteurs. En conséquence, il faut tendre à l interaction de tous les moyens civils et militaires. On parle donc d utilisation duale. Au centre satellitaire de Torrejon, il n y a pas seulement une interaction dans l utilisation des moyens mais aussi une interaction dans la définition des besoins. La différence d utilisation la plus importante entre la défense et les civils se trouve dans la relation entre les utilisateurs et les systèmes. Il faut être très proche des systèmes et les utilisateurs devraient très bien les connaître et réciproquement. I Le centre satellitaire de Torrejon Le centre satellitaire dans son format actuel a été créé par décision du conseil de l Union européenne le 20 juillet 2001 dans le contexte de la PESC. Ses missions sont de travailler pour la sécurité et la défense, d être un fournisseur de valeur ajoutée aux images satellitaires, d utiliser des données collatérales de sources ouvertes ou provenant de pays membres. Le centre a un grand nombre d utilisateurs ce qui entraînent beaucoup de différents besoins. Le centre doit donc fournir tout type de produit et utilise énormément les systèmes d information géographique suivant trois couches : une couche d image satellitaire, une couche cartographique, une couche choisie par l utilisateur. Il a aussi une mission de formation de personnels et d investigation, d étude sur des sujets tels que la standardisation, l interopérabilité, le concept de station virtuelle, les outils pour les analystes ainsi que l étude quotidienne du marché de l imagerie et des futurs programmes. Aujourd hui, beaucoup de problèmes ont été résolus. Par exemple, l accès aux images est très facile de même que l accès préférentiel aux programmations. Il reste un petit problème, celui de la liaison avec les utilisateurs. Seule Bruxelles, le secrétariat et l état-major ont une liaison directe. Le point le plus important reste quand même d avoir une capacité européenne autonome. La meilleure solution est d être utilisateurs des futurs programmes européens. Le centre discute actuellement avec les différents opérateurs de ces futurs systèmes afin de trouver des accords. L idée étant pour l avenir d avoir un fonctionnement identique à celui d aujourd hui mais en disposant de tous les moyens possibles, dans un contexte dual, et pour tout type d utilisateur, pas uniquement ceux de la défense et de la sécurité. II Retour d expérience Après dix ans d exploitation du centre, il ressort que : - il faut des analystes avec une grande expérience d où un besoin de formation en permanence ; - il faut utiliser tout type d image ; - les utilisateurs demandent de plus en plus de la valeur ajoutée ; le problème n est pas tant l obtention des données, de l information que la connaissance ; - il faut être interopérable ; - il faut développer un navigateur Internet pour donner aux utilisateurs, d une façon sécurisée, l accès aux bases de données du centre.

39 Il est nécessaire de garantir l accès à tout type de donnée c est-à-dire comprenant aussi les données collatérales, de leur apporter de la valeur ajoutée et de partager l information. Un outil comme le centre satellitaire est indispensable à l élaboration d une capacité européenne autonome. Il faut intégrer tout type de satellite que ce soit l observation de la terre, les télé- communications ou la navigation, progressivement en bâtissant sur le centre qu il faut développer. Le centre est un exemple de l utilisation duale, pas seulement en terme de satellites et de moyens mais aussi en terme de personnels. Civils et militaires, experts scientifiques, travaillent ensemble pour la sécurité et la défense de l europe.

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41 Lieutenant Fabrizio Aiello Chef d études et de programme, Centro Interforze Telerilevamento Satellitare, Armée de l air, Italie Les engagements internationaux croissants des forces armées italiennes, l escalade préoccupante du terrorisme international lié en particulier au fondamentalisme islamique ainsi que la position de la péninsule italienne qui en fait un carrefour pour l immigration dans son accès à l Europe sont autant de facteurs qui conjugués à une exigence militaire et stratégique ont favorisé un engagement et un intérêt toujours croissant dans le domaine satellitaire. Cependant, le concept de sécurité n étant pas exclusivement national et la prise de conscience que l Europe n est pas seulement une expression géographique ont fait que les pays du vieux continents ont préféré s unir et collaborer plutôt que de développer de façon unilatérale un système satellitaire. Il ne faut pas se cacher que les ressources destinées à la défense et à la sécurité sont influencées par des facteurs économiques et que les programmes spatiaux sont le résultat de considérations budgétaires délicates. Il est donc nécessaire de prendre en compte chaque solution intermédiaire possible en garantissant la satisfaction des exigences du renseignements et des militaires. I L emploi de Hélios Hélios a représenté pour l Italie un instrument extraordinaire avec la constitution en 1994 du centre principal Hélios italien. Il a notamment était particulièrement utilisé pour : - les forces armées engagées à l extérieur (actuellement environ soldats sont engagés à l extérieur) ; - l évaluation des catastrophes naturelles et des dommages ; - les études pour la protection civile italienne ; - la réalisation des camps d accueil pour les réfugiés en Albanie provenant du Kosovo ; - le plan d évacuation des ambassades dans les pays à haut risque ; - les études du plan antiterroriste en collaboration avec le ministre de l Intérieur pour le sommet OTAN/Russie en mai Cependant Hélios, bien qu instrument valide souffre d une longueur de vie opérationnelle limitée et de la spécificité des technologies utilisées. II Le programme Cosmo-Skymed Les interventions internationales sans cesse plus nombreuses des forces armées italiennes et la nécessité d avoir une «situation awareness» précise et complète ont renforcé la nécessité de disposer d autres capteurs pour la télédétection. En considérant la nécessité de devoir conjuguer un meilleur rendu opérationnel avec un investissement économique raisonnable, l Italie a voulu parcourir la route de la synergie entre les mondes militaires et civils, non seulement institutionnels mais aussi commercial. De cette idée de dualité est née le programme Cosmo-Skymed, initialement conçu pour un examen civil du bassin méditerranéen et proposé ensuite par l agence spatiale italienne au ministère de la Défense. Le système sera composé d une constellation de quatre satellites en orbite héliosynchrone avec un déphasage orbital à 90 et qui permettra un délai de revisite de

42 12 h. Chaque satellite pourra acquérir 75 images/jour en résolution sub-métrique en modalités spotlight 1 et 2 et 375 images/jour en résolution moyenne soit un total de images/jour. Trois modalités de «response time» seront possibles : routine en 72 h, crise en 36 h, urgent en 18 h. Les potentialités offertes par les capteurs SAR comblent les lacunes montrées par les capteurs optiques et permettront de compléter les renseignements afin d offrir un outil excellent. III Emploi futur de Cosmo-Skymed Au-delà des caractéristiques bien connues tout temps et de nuit, les données provenant des capteurs radars pourront être utilisées pour la détection de bateau, le «moving target indicator», les modèles numériques d altitude, le «change detection» pour l emploi civil et militaire. Le projet Cosmo-Skymed prévoit également la réalisation de stations de théâtre transportables. IV La coopération avec la France La collaboration entre les pays devient indispensable pour unir les efforts économiques afin de réduire les coûts de réalisations des plates-formes satellisées. De cette idée est né l accord de Turin de janvier 2001 entre la France et l Italie. Il prévoit un échange réciproque des produits français en particulier ceux issus de Pléiades avec ceux du système CosmoSkymed. V Le choix de capteurs commerciaux La présence sur le marché de sociétés privées capables d offrir des produits concurrentiels et avec des coûts acceptables ne doit pas masquer les limites de l acquisition des produits commerciaux : le manque de caractère confidentiel des données, les problèmes de disponiblité temporelle pas toujours en phase avec les agences militaires, et le «shutter control» (capacité à interrompre le flux d images ou de données). Comme il y a vingt ans les risques d une guerre thermo-nucléaire possible a conduit la monde libre à s unir dans un effort commun de défense réciproque, le défi actuel du terrorisme international met chaque pays devant l engagement impératif d unir ses efforts pour la sûreté. L Imagery Intelligence est un instrument exceptionnel pour garantir la sécurité de la nation. La lutte contre le terrorisme international ne peut être garantie si la gestion des ressources informatives reste nationale. Il faut être conscient que la sûreté des peuples passe par la collaboration industrielle mais surtout militaire.

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52 Lieutenant-Colonel Hermann Hornung Officier de liaison du Bureau coordination espace, État-major des armées I Historique Pendant la guerre froide l Allemagne n avait pas de chaîne nationale de commandement, tout était intégré à l OTAN. Il n y avait donc pas de chaîne de renseignement national comme dans les autres pays. Ainsi, l Allemagne n a jamais trouvé nécessaire d avoir ni de capacité de renseignement stratégique et ni de renseignement opérationnel. En effet, l ennemi était clair, il était de l autre côté de ses frontières et les moyens de renseignements otaniens et le partenaire transatlantique étaient suffisants. La fin de la guerre froide et la réunification de l Allemagne ont fait apparaître deux problèmes. D une part, l OTAN s est transformé et il y a eu le besoin de participer aux opérations extérieures, d autre part le besoin en moyens de renseignements stratégiques et opérationnels s est fait ressentir. En conséquence l Allemagne a cherché à se doter de moyens de renseignements notamment au niveau de radar car l industrie allemande était compétente dans ce domaine. Après l échec du programme Horus en coopération avec la France en raison du coût et la prise de conscience au moment de la guerre de Yougoslavie de la nécessité d avoir un renseignement opérationnel indépendant notamment pour avoir quelque chose à négocier avec les partenaires OTAN, l Allemagne à décidé d avoir un système spatial de renseignement stratégique et opérationnel dans une version Horus «light» : le programme SARLUPE. L Allemagne ne cherchait pas forcément une solution purement nationale. Une coopération avec l OTAN était difficile étant donné que le renseignement otanien reste sous une responsabilité nationale (États-Unis). L Allemagne cherchait un partenaire plus proche politiquement. La France avec lequel existe le BOC (besoin opérationnel commun) et qui possède déjà l expérience Hélios semblait être le partenaire adéquat pour engager des négociations. Un accord bilatéral d échange de capacités entre Hélios II et SARLUPE a été signé le 30 juillet II La dualité Au niveau politique il existe en Allemagne une forte résistance au «dual-use» et l on privilégie une séparation entre le civil et le militaire même au niveau technique. Un autre programme, le programme TerraSAR, civil, prévu pour 2006, est développé par la même entreprise que SARLUPE, pour autant aucun dualité n est envisagé. Ce sont deux systèmes distincts pour deux types d utilisateurs différents. III Perspectives L armée allemande évolue vers le concept de «network centric warfare». Le système d imagerie spatiale va optimiser la chaîne de renseignement. Le soldat sur le champ de bataille pourra avoir des informations spatiales directement. L objectif du network centric warfare est d augmenter la rapidité du renseignement par la capacité de transmettre des informations à haut débit et à grande vitesse. Au niveau de la résolution, 0,5 m paraît suffisant. Il n y a pas de besoin pour une orientation vers l échelle du millimètre. Par contre le défi de l avenir c est l interprétation des images et la rapidité de la transmission.

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54 Deuxième table ronde Nouvelles menaces, nouvelles missions, nouveaux besoins? 59

55 Colonel Jean-Daniel Testé Commandant du Bureau Géographique Interarmées Aujourd hui il est difficile d imaginer une maîtrise de l information sans maîtrise de l information géographique. Comment arriver à cette maîtrise de l information géographique? I Le nouveau contexte En matière de géographie on s est longtemps satisfait d avoir la couverture à l échelle 50 millième de la Pologne et de la Hongrie. Actuellement ce n est plus le cas, il faut largement déborder dans la couverture géographique et aller plus dans le détail parallèlement. Il n y a pas un seul système d arme, y compris le fantassin, aujourd hui qui n utilise pas la géographie. L avènement de la source satellitaire est la l idéal pour la géographie puisqu on accède à travers des moyens satellitaires aux besoins de couverture globale. De même, dans la technique de production, l avènement du numérique complique mais aussi simplifie notre tâche. Enfin, d un point de vue opérationnel, il est demandé une couverture quasi mondiale avec beaucoup plus de détails dans l information, de précision, et de caractériser ce qui est dimensionnant beaucoup plus vite II Les nouveaux besoins Pour synthétiser cette expression des besoins il faut : - Obtenir une cohérence. En matière géographique, les militaires ont tous été confrontés à la problématique préférentielle géographique. Les écarts étaient de plusieurs centaines de mètres entre les coordonnées relevées sur la - 60 carte par le fantassin et celles qui étaient reportées au niveau du centre de commandement dans le système GG72. Non seulement c est pénalisant, mais, aujourd hui c est inadmissible. La cohérence est à rechercher d un bout à l autre de la chaîne de commandement, depuis le soldat sur le terrain jusqu au général au sein de son PC stratégique. Se rapprocher au maximum d une relative globalité : d une façon générale on s intéresse au monde entier, pour autant notre véritable zone d intérêt couvre 30 millions de km². Travailler sur la réactivité : les dernières crises montrent qu avant de déployer des gens sur le terrain, le préavis pour obtenir de l information géographique est très faible, il est de quelques jours voire de quelques heures parfois. Avoir le souci de l interopérabilité : la majorité des crises qui sont conduites aujourd hui sont d une part systématiquement interarmées d autre part dans la majorité des cas internationales. Ce souci de l interopérabilité est donc aussi bien au niveau de la défenses elle même qu avec les armées étrangères. Le détail de l information et c est une problématique majeure, le ne suffit plus, il faut maintenant aller jusqu au plan de ville, voire de la description du bâtiment pour certaines applications. Enfin, le besoin qui prend de plus en plus d importance dans l outil de production géographique est la validation des données.

56 III Les réponses envisagées Construire cette couche de 30 millions de km² va prendre quelques dizaines d années. Pour la constituer, il faut prendre en compte le besoin opérationnel que l on perçoit et focaliser sur les zones qui sont identifiées comme «crisogène» et petit à petit continuer la couverture pour suivre les zones moins importantes. L objectif étant d être capable de répondre à un besoin inopiné avant d avoir ces 30 millions de km². Il y a deux niveaux de constitution du référentiel géographique : - Le premier niveau est la constitution d une couche de fond générique qualifiée, la plus large possible composée de modèle numérique de terrain et d ortho-images. De cette couche, il va être extrait les données vecteurs génériques : constitution de bases de données avec tout ce qui est significatif d un point de vue géographique : routes, ponts, cours d eau, bois, bâtiments etc. - Cette base générique va être utilisée ensuite pour aller beaucoup plus dans le détail, selon deux modes. Si l opération est déclarée, les gens déployés sur le terrain de la cellule géographique seront en charge de densifier cette couche de base pour répondre aux besoins du théâtre et pour mettre à jour la base de donnée de référence. Le second mode est un mode réactif, lorsque l on anticipe l occurrence d une crise. Pour cette couche les instruments de référence sont SPOT 5 plus HRS, source majeure et principale, par le biais d un produit qui s appelle Géobase défense constitué d ortho-images de 5 m de résolution et de modèle de terrain numérique de niveau 2 c est-à-dire compatible avec la carte Elle servira de référence de localisation pour les photos aériennes qui sont prises par les drônes, la reconnaissance aérienne, les appareils photos des opérations spéciales aussi bien que par les satellites commerciaux pour lesquels on ne dispose pas de meilleures possibilités de connaître la précision de localisation. A partir de cette base cartographique vont être élaboré ensuite les produits géographiques. C est du vecteur de niveau 2I qui va permettre de construire des cartes à l échelle voire en densifiant avec d autres données. La couche de fond dont on dispose actuellement est de 6 millions de km². En complément de cette production planifiée il y a la production réactive. Le principe d échange des données non classifiées pour faciliter la coopération internationale est un volet aussi très important en matière de géographie. Dans ce cadre là, le besoin de plus de réactivité et de plus de résolution n est pas spécifique à la France. Il se construit actuellement sous l égide des États-Unis un groupe de coproduction multinationale dont le but est de participer à la production de données sur la couverture la plus large possible dans le monde entier. La production interne est en train d être revue complètement de façon à lui donner la capacité de produire le même type de produits que ceux que l on externalise afin d être apte à réagir et donc de fournir la réactivité qui nous fait défaut actuellement. Aujourd hui, la couche de fond se constitue au rythme de 7 millions de km²/an, le vecteur générique au rythme de 1,3 million de km²/an, le vecteur de niveau 2 un peu moins de 1 million de km²/an à la fois par externalisation, production nationale et échanges multinationaux. Pour être en mesure de répondre aux besoins en données urbaines, il va aussi être produit environ 20 plans de ville par an et des ortho-images urbaines couvrant les principaux sites d intérêt de par le monde. IV Questions en suspens - Est-ce que l imagerie est une réponse à tous les besoins? C est une réponse mais pas autosuffisante, il faut compléter sur le terrain.

57 - - La résolution : la diminution pose un problème pour les géographes. En diminuant on réduit le champ. Or ce qui est intéressant c est d avoir un champ. Il faut donc trouver le bon compromis. Est-ce que l image va remplacer la carte? Quelle est la frontière entre la géographie et le renseignement? La demande qui consiste à descendre de plus en plus dans le détail, d alimenter avec de plus en plus d information les - bases de données n est-elle pas finalement une demande concernant les renseignements images? De même, le renseignement image ne commence-t-il pas à faire de la géographie? Il y a un partage à définir. Enfin, par principe l information géographique n est pas classifiée, mais les sources qui l intéressent sont elles classifiées. Comment gérer cette dichotomie qui semble un peu incompatible?

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67 Colonel Bruno Lasalle Ministère de la Défense Trois grands thèmes très larges sont associés ici : l observation de la terre, la veille stratégique et les nouvelles menaces. L exercice devient donc difficile dans le temps imparti et cette présentation se limitera aux points essentiels. I La veille stratégique C est quelque chose que l on fait en permanence avec un réseau de capteurs dédiés et complémentaires (il ne s agit donc pas uniquement de capteurs spatiaux) sur des zones d intérêts de la France et sur les zones «crisogènes». Cela permet de réaliser des analyses de situation et de disposer d une documentation opérationnelle qui servira aux forces qui éventuellement se déploieraient. Il faut donc réaliser une surveillance des risques en anticipant les crises et en procédant à une analyse de la situation en temps quasi réel. La veille stratégique doit donc être réalisée en permanence. Elle est de portée mondiale et s appuie sur un réseau de capteurs fiables, capables de recueillir des données d origine et de nature multiples afin d identifier les indices de crise et de suivre l évolution de celle-ci. II Évolution des menaces On peut la décliner en fonction de la typologie des conflits, des progrès technologiques, de la vulgarisation de ces progrès, de la vulnérabilité des systèmes spatiaux sans oublier une menace ancienne, la prolifération. On est dans un monde asymétrique qui peut mettre en œuvre des modes d action différents. Il y a des variétés et des causes multiples qui induisent l évolution ou la création de conflit. Finalement, on est obligé de se référer à des règles non conventionnelles. L évolution des menaces liées au progrès technique et à sa vulgarisation, c est-à-dire à la diffusion et à l exploitation de technologies commerciales performantes est le mauvais côté de la dualité. La facilité d accès aux moyens de communication et aux services d origine spatiale, les possibilités offertes par l informatique, nous prédisent que cela va singulièrement compliquer la tâche car finalement avec des petits moyens, un pirate peut créer des dégâts considérables. La vulnérabilité des systèmes spatiaux se trouve dans leur capacité d observation, leur capacité à être limité par la déception (leurres) et dans la dépendance que peut avoir un pays par rapport à cette technologie clé. La panoplie de leurres qui a pu être mise en place lors des derniers conflits a montré la difficulté de faire la différence par exemple entre un char leurre et un char réel. La défense est donc intéressée par les progrès dans le domaine de l observation en particulier dans les techniques hyperspectrales. III Impact sur la veille stratégique Les missions dans le cadre de la veille stratégique commence à remplir un spectre beaucoup plus vaste. Elles sont d une complexité accrue et nécessitent une grande réactivité, bien souvent déterminante, ainsi qu une grande fiabilité. D où l importance de ne pas avoir de rupture dans la capacité à pouvoir utiliser les moyens spatiaux et d avoir une coordination renforcée. En terme de besoin, il faut non seulement préserver les capacités actuelles mais aussi élargir la panoplie des différents capteurs.

68 Il faut adapter la réactivité au suivi des crises : la réactivité ne consiste pas seulement à raccourcir le temps entre le moment où la prise de vue a lieu et le moment où elle arrive aux endroits où on l utilise mais est aussi le temps nécessaire à la fusion entre les différentes images. L élargissement de la gamme des capteurs va amener un flux de données très importants et va obliger à être capable de traiter des données de masse, ce qui est nouveau. Les segments sols d observation devront prendre en compte cette nécessité pour qu on puisse garder la réactivité, exploiter de manière intégrée différentes sources d information, sécuriser les différents composants et être sur qu il n y aura pas de compromission entre le moment où l image a été prise et celui où elle va être exploitée. L observation d origine spatiale est un élément clé de la capacité d influence et d appréciation politico-stratégique dans le cadre de l anticipation et de la gestion des crises, de l évaluation autonome des situations, de la planification et de la conduite des opérations. Il est clair qu il faut s adapter aux nouveaux défis, maîtriser les fonctions clés liées à cette capacité, élargir la panoplie des moyens, améliorer leur réactivité et maîtriser au mieux l information.

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78 Colonel Yves Blin Adjoint Espace, Division Programmes Interarmées, État-major des armées I Le nouveau contexte Il n y a pas véritablement de nouvelles menaces mais il y a une évolution du niveau de certaines menaces et du mode d action d autres menaces. L évolution notable est la prolifération des missiles balistiques et des armes de destruction massive compte tenu de l évolution technologique à travers le monde et puis naturellement le terrorisme dont les modes d action ont un peu changé. Il y a surtout une évolution notable du contexte dans lequel nous allons utiliser l imagerie la multiplication des crises régionales mais surtout l interpénétration très forte entre le civil et le militaire. Nous ne sommes plus dans le schéma classique de deux armées qui s affrontent. Le contexte est beaucoup plus chaotique et nébuleux. Il faut pouvoir faire la différence entre un convoi de réfugiés, une colonne de terroristes ou une colonne de militaires. Il y a aussi une intervention de plus en plus massive des forces militaires dans le soutien aux populations après les catastrophes naturelles. Il y a aussi une sensibilité accrue de la population à la notion de risque et aux dégâts collatéraux. Enfin, nous opérons quasi systématiquement dans un cadre multinational et il faudra bien positionner l emploi de l imagerie dans ce contexte là et se confronter aux problèmes de confidentialité et de partage. De plus, on est en train de construire l Europe de la Défense et l imagerie va concourir à cette construction. Enfin, il y a une révolution majeure au niveau de l art militaire engagé par les américains : la transformation. Au cœur de cette problématique se trouve la maîtrise de l information et le raccourcissement drastique des boucles déci- sionnelles. Dans ce cadre, l espace et en particulier l imagerie spatiale aura son rôle à jouer sous peine de remettre en cause le différentiel de puissance que l on attend de cette transformation. II L évolution des missions Au-delà de la documentation de situation relative aux forces armées et au potentiel économique des pays à travers le monde, il y a la nécessité de suivre de manière beaucoup plus précise la prolifération des missiles balistiques et des entités qui concourent à la fabrication des armes de destruction massive. Il faut par ailleurs soutenir très fortement les actions de contre-terrorisme. Tout cela à des conséquences en terme de performance pour les systèmes spatiaux futurs. Les actions doivent être de plus en plus ciblées et précises du fait de la sensibilité des populations. L imagerie spatiale concoure à cette recherche de précision et à sa maîtrise. III L évolution des besoins - - Plus de répétitivité pour des besoins accrus de surveillance et une mise à jour plus rapide. Une meilleure réactivité afin de pouvoir s adapter au temps de manœuvre dans le cadre des opérations «réseau centré» et des opérations de ciblage. Des surfaces à couvrir toujours plus vastes, à couvrir toujours plus vite afin de fournir des données aux géographes mais aussi pour alimenter les systèmes d arme et de disposer de la vision la plus globale possible d un théâtre

79 - - - d opération ou d une zone d action de terrorisme ou de prolifération. Une meilleure exploitation du spectre électromagnétique, dans le domaine du visible, de l infrarouge et du radar pour des raisons d anti-leurrage mais aussi pour avoir une meilleure connaissance de ce que l on voit. L interférométrie est aussi un domaine sur lequel nous allons devoir travailler. La résolution géométrique : il y a des besoins qui nécessitent la plus large fauchée possible mais pour un certain nombre d opérations comme le ciblage, la génération automatique de modèles tridimensionnels, l identification et l analyse technique, il est clair que nous devons continuer à accéder à des résolutions encore supérieures à celles que nous connaissons. La constitution d architectures d opérations «réseau centré» dans le cadre de laquelle le monde de l imagerie va être obligé de travailler avec beaucoup d autres. L objectif ultime est de parvenir à caractériser totalement la nature des activités humaines sur la scène observée, très précisément. Il est bon aussi d avoir une connaissance approfondie de l environnement et les données météorologiques sont essentielles. Cela dit pour exploiter correctement une image il est bon aussi d avoir des informations collatérales en particulier associées à des systèmes d écoute, du renseignement humain, de la fusion de l ensemble des données. Enfin, l observation a dépassé le seul milieu continental, le milieu maritime est un domaine sur lequel il va falloir travailler. Les océans deviennent un théâtre potentiel d action pour les terroristes et cela peut aussi avoir des conséquences sur la sécurité de nos états et de notre environnement, sans parler de l importance majeure de ce milieu pour notre dissuasion. IV Nouvelle approche pour la satisfaction des besoins Tous les besoins exprimés précédemment ne pourront être satisfaits sans la mise en place par l Europe d une véritable infrastructure de relais géostationnaires. Il faut parler réellement de services géomobiles au profit des forces terrestres, maritimes, aériennes et spatiales. L objectif de la défense dans le futur c est d éviter de travailler tout seul et de réaliser des systèmes qui existent par ailleurs. On ne doit développer que des systèmes qui n existent pas dans le domaine civil et commercial. Ainsi, pour les hautes résolutions, il est clair que nous devons nous engager dans l achat de services. En revanche, nous aurons toujours besoin de systèmes dédiés pour des performances qui ne sont pas disponibles dans le secteur commercial ou institutionnel civil et pour des programmations qui nécessitent une réactivité très importante ou un niveau élevé de confidentialité. L infrastructure relais, évoquée ci-dessus, doit nécessairement être duale, comme aux États-Unis où les satellites développés par la NASA (TDRS) sont exploités aussi au profit des militaires. En ce qui concerne les systèmes duaux commerciaux, il faut créer en Europe les conditions pour un vrai démarrage des opérateurs de système d imagerie spatiale afin de créer un véritable marché de services qui permettent de donner à ces opérateurs une meilleure visibilité en terme de chiffre d affaire pour qu ils puissent prendre des risques. Une telle approche n est pas forcément incompatible avec la démarche GMES engagée par l ESA et la commission européenne. Le GMES pourrait en effet s appuyer sur ces opérateurs et sur l achat de services lorsqu ils existent et plutôt se concentrer sur le développement de systèmes associés à la surveillance de l environnement pour lesquels il n existe aucun débouché commercial à cours ou moyen terme.

80 Dans le domaine des systèmes dédiés de défense, il est clair que nous n aurons pas dans les dix ans à venir de système communautaire dans le domaine de l imagerie. Les prochains systèmes mis en œuvre à l horizon seront réalisés par des États qui travailleront en coopération bilatérale ou multilatérale dans lesquelles l Union européenne sera éventuellement associée en tant que partenaire mais non pas en tant que maître d œuvre. Cela est du au fait que nous touchons au domaine de la subsidiarité, que les images sont pour partie pour le renseignement et que ce dernier ne se partage pas mais s échange. En ce qui concerne les segments sols, il faut que l ensemble des partenaires européens qui souhaitent développer des systèmes d observation à leurs propres fins et l Europe en tant que telle commencent à dialoguer pour élaborer des standards, réfléchir à une architecture commune afin de pouvoir faire du «plug-in» car la réussite de l imagerie passera par le sol.

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86 Lieutenant Colonel Daniel Fournier Chargé de mission, Mission des relations internationales, Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles, ministère de l Intérieur I Les nouvelles menaces Deux constats sont à faire. Le premier concerne le dérèglement climatique. Les scientifiques s accordent pour dire qu on est entré dans une phase de réchauffement climatique. Cela entraîne une croissance des phénomènes de tempête, de canicule, de pluies torrentielles. Le second est la fragilisation des populations. L évolution de nos sociétés entraîne un déplacement des populations et de leurs activités vers des zones à risques, l urbanisation du littoral, le mitage du service forestier, l aménagement des cours d eau et l occupation des zones inondables témoignent de cette évolution. Les activités balnéaires, le tourisme de montagne, les flux migratoires saisonniers ou la modification profonde des espaces naturels sont quelques exemples de cette exposition des populations et des infrastructures aux risques. Sans être exhaustif il faut également citer l avènement des immeubles de grande hauteur, l accroissement du risque industriel, du terrorisme notamment dans le domaine NRBC, les déplacements de population, les grands événements comme les jeux olympiques, etc. Il faut prendre en compte aussi deux contraintes. La première est que les services de défense et de sécurité civile sont plus que jamais soumis à une obligation de résultats. Les enjeux sont de plus en plus importants : zone urbaine, artisanale, industrielle, touristique mais aussi protection des écosystèmes, des espaces naturels. La seconde est le refus de tout fatalisme de la part des populations et des responsables politiques en raison des enjeux cités précédemment et qui motive de plus en plus les recherches en responsabilité en cas de sinistre mais aussi de l existence de moyens modernes de prévention des risques. Ne pas doter les services de secours et de lutte contre les sinistres de ces moyens revient tôt ou tard à s exposer aux reproches, aux mises en causes judiciaires voire aux révoltes. C est également prêté le flanc aux critiques médiatiques, politiques, internationales. II Les nouveaux besoins Les performances des équipes de secours quelles qu elles soient (police, armée, sapeurs-pompiers, secouristes) ont de tout temps été basé sur la multiplicité et la diversité des besoins. De nos jours le spatial est un moyen innovant qui vient rejoindre la palette des outils nécessaires et indispensables à la lutte contre les sinistres et les catastrophes. Il répond à des besoins non satisfaits jusqu à présent, il permet des approches nouvelles que l on ne suspectait pas voici quelques temps. Au niveau international, l ampleur des catastrophes, la simultanéité des sinistres font qu un pays ne peut plus de nos jours et dans des conditions acceptables par tous y faire face à lui tout seul. A la fois techniquement et humainement, il n est plus possible de répondre à ces grands événements qui selon les prévisionnistes sont appelés à se renouveler de plus en plus fréquemment. Les partenariats bilatéraux ne suffisent quelque fois plus particulièrement lorsque les sinistres s installent dans la durée voire dans la simultanéité transfrontalière (exemple des incendies en 2003 sur tout le nord de la méditerranée). Les contraintes technico-financières sont l autre raison de

87 l impossibilité pour un pays seul de se doter d outils modernes. Les techniques auxquelles ces outils font appel sont d une complexité et d un niveau extrême, il en résulte que les investissements financiers et les coûts de fonctionnement sont également d un niveau colossal. Une mise en commun internationale est certainement incontournable. Il apparaît à l usage qu une mise en commun et/ou une harmonisation des techniques d emploi, des modes opératoires et donc également des formations des intervenants sont également à prendre en considération. III Les nouvelles missions L apport du spatial est permanent sur l avant, le pendant et l après crise, c est sa grande caractéristique et très certainement son atout majeur. - En terme de prévention : grâce à la capacité de restitution des images en 3 D il est possible de numériser un basin versant et d identifier les zones inondables, les rétrécissements, les points préjudiciables à l écoulement des fluides et donc de prendre bien en amont les mesures empêchant les effets indésirables d une crue ou d une inondation. - En terme de prévision (mesure tendant à limiter les conséquences d un évènement qui n aura pas pu être empêché) : à partir des mêmes données, confronté au retour d expérience et à l expertise des spécialistes, il devient possible de modéliser une crue, une pollution, un feu de forêt, prévisibles ou potentiels et donc toujours bien en amont de prévoir les mesures permettant de lutter efficacement ou de limiter les dégâts. - En matière de catastrophe naturelle, il s agit principalement d élaboration des cartes de vigilance. - En terme opérationnel, les mesures de lutte proprement dite : le spatial est extrêmement présent dans l action, ce n est peut-être pas aussi essentiel et novateur qu en prévention et prévision mais c est certainement là où il livre tout l éventail des ces possibilités. Si des solutions d observation existent (avions basse altitude, hélicoptères etc.), la sécurité civile n avait pas de solution véritable pour regarder des jours durant, tout un pays, le jour et la nuit, à travers les nuages et les fumées, des zones immenses avec une précision de l ordre du mètre, en optique, en infrarouge ou en radar. Les techniques spatiales sont la solution à ces problématiques. C est particulièrement vrai pour les moyens de transmissions, le positionnement dans l espace qui est un élément essentiel, le suivi des détachements, des évacuations, des mouvements d appareils, le géoréferencement des centres de secours, des points sensibles, des zones aéro-navales fixes ou provisoires, le marquage cartographique des itinéraires, la délimitation de secteur, l identification des points remarquables enfin le positionnement fiable et précis avec des calculs de cap, des dérives etc. Il est aussi intéressant de pouvoir procéder à des comparatifs avant, après le sinistre. Cela permet d optimiser les secours en évaluant la nature des dégâts, les axes d accès, etc. Avant l avènement du spatial, il était quasiment impossible de procéder à de tels comparatifs ou alors avec difficultés, retards, faible crédibilité et gros moyens. Le spatial permet aussi la validation à court terme des choix tactiques et l aide à l anticipation, l amélioration de la perception de l événement. La vision en 3 D est un apport important en particulier dans le domaine des feux de forêt. La vision globale permet la hiérarchisation quand on a affaire à des phénomènes de grande superficie. La vision détaillée permet une minimisation de la prise de risque. En outre, les images spatiales sont parfaitement adaptées au retour d expérience qui en dynamique constitue pour partie la base des mesures de lutte contre un futur sinistre. C est aussi un outil pédagogique et stratégique pour les décideurs (au vu des risques avérés quels efforts notamment financiers peut-on, doiton consentir pour se prémunir d un risque?) Enfin c est u outil de communication entre l état, les respon-

88 sables, les techniciens et la presse en vue de l information des populations. Pour autant, le spatial a quelques points faibles : - Des coûts élevés : tant en terme d investissement que de fonctionnement. - Une faible réactivité, au moins initiale, pour le positionnement des satellites, heures quand on a de la chance, mais aussi dans le développement des données. En conclusion, ce formidable outil constitue en interne un domaine d émulation, d entraînement et de perfectionnement commun pour des secteurs traditionnellement cloisonnés comme l armée, la police et la recherche, le public et le privé. En externe, les techniques spatiales participent de plus en plus aux partenariats bilatéraux, multilatéraux, motivent l émergence d accord d entraide transfrontalier et plaident en faveur de la constitution d équipes de secours internationales. Pour les services de défense et de sécurité civile dans le monde entier, l accès au spatial constitue très clairement une option d avenir.

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90 Troisième table ronde Les perspectives techniques 97

91 ICA Sylvain Equilbec Délégation générale pour l armement, SPOTI Si l on considère l horizon à dix ans, il n y aura pas a priori de rupture dans les concepts des systèmes spatiaux d observation car cette rupture a déjà eu lieu. On est passé en quelques années de l ère des gros «dinosaures» multi-instruments style Hélios ou Envisat à de petits satellites dédiés, mono-mission, mono-instrument. On restera toujours avec des satellites défilants, donc a priori en orbite basse mais on étudie aussi l orbite moyenne qui semble présenter des intérêts en terme de compromis entre la résolution des images, la largeur de champ, le taux de revisite et les temps de présence sur zone. En matière de technologie, il ne se dessine pas non plus de rupture à court terme. Ce qui ne veut pas dire que toutes les technologies sont disponibles aujourd hui pour faire les satellites nécessaires pour satisfaire les besoins de demain. Il faut par contre bien définir le besoin futur pour pouvoir mettre en place des «road map» technologiques pour mettre au point les technologies nécessaires, les valider afin qu elles soient prêtes au moment où on en aura besoin. Dans le domaine technologique c est bien souvent le temps et non l argent qui est le point crucial. Il faut du temps pour mettre au point de nouveaux matériaux, les tester etc. Si l on veut réduire les coûts et les délais des futurs systèmes il faut utiliser les technologies disponibles au moment où l on décide de réaliser le satellite, il faut donc qu elles soient prêtes. I Les technologies nécessaires pour les futurs systèmes spatiaux C est essentiellement le thème de l optique qui sera développé ici. En effet, en ce qui concerne le radar, la France s est positionnée un peu en retrait derrière ses partenaires allemands et italiens et pour l hyperspectral il est difficile aujourd hui de définir les technologies nécessaires car les capteurs ne nous donnent pas encore des images avec des résolutions suffisantes pour juger de l intérêt opérationnel de ce domaine dont on sent qu il a un potentiel. Il peut être utile de faire un démonstrateur technologique, complètement dual, car il y a des applications civiles et militaires sur le sujet, pour pouvoir avancer sur le sujet. L optique, en revanche, est un peu le domaine d excellence de la France et la technologie à dix ans dépend du besoin exprimé aujourd hui. Le besoin qui paraît raisonnable à l horizon 2015 est l extrêmement haute résolution en optique visible. Les États-Unis l ont depuis 1975, donc nous n avons jamais que 40 ans de retard. Le développement technologique concerne essentiellement la filière des grands télescopes et des miroirs légers. Ils doivent être résistants et non déformables et on parle beaucoup du carbure de silicium actuellement. Pour autant ce ne sont pas les matériaux qui permettront de résoudre l ensemble des problèmes. Il y aura aussi un travail de «trade-off»1 système entre l architecture du télescope, les matériaux du miroir et les matériaux du télescope car on peut aussi avoir des mécanismes de refocalisation. Le deuxième 1 Compromis.

92 point dur dans le domaine optique sont les détecteurs qu ils soient visibles ou infrarouges. Si on ne veut pas perdre l acquis des «petits» satellite en terme d agilité et de qualité d image correcte il est nécessaire de disposer de détecteurs à haut rendement pour avoir un flux lumineux assez important dans un laps de temps assez court. Ces détecteurs doivent évidemment être spatialisés car c est le cœur du système. Le problème, ici, est peut-être moins technologique que de politique industrielle puisque là on doit maintenir une filière technique sous perfusion. On ne fabrique pas beaucoup de satellite d observation et comme c est un composant critique, il ne se trouvera pas facilement à l importation. milieu nous avons un nombre d interprètes d images qui n a pas tendance à augmenter. Il va donc falloir tra-vailler beaucoup sur tout ce qui est automatisation des traitements mais aussi les fiabiliser. Mais il va falloir aussi avoir des interprètes qui comprennent ce qu ils voient pour obtenir à partir des images de l information intelligente (s il voit 3 chars T62, il doit pouvoir dire qu il doit y avoir un bataillon complet), ce n est donc plus le même métier. III Les conséquences programmatiques Historiquement, nous avions les deux filières Spot et Hélios qui ont été réalisées avec des briques techniques communes. C était déjà une forme de dualité mais leur spécification et leur exploitation répondait chacune à un besoin civil ou un besoin militaire. Chaque monde s ignorait parce que chaque monde avait son système qui fournissait l information dont il avait besoin. L orientation prise avec les satellites mono-instrument modifie la donne et impose une amélioration de la cohérence des programmes. En effet, la défense a besoin d images extrêmement haute résolution (EHR) mais aussi de très haute résolution (THR) et de haute résolution (HR) voire d image de plus bas niveau pour faire de la géographie. Toute cette gamme répond aussi à des besoins civils. Par ailleurs, pour répondre à l ensemble de ces besoins il faudra un certain nombre de satellites et en particulier des HR et EHR dont l emploi ne sera pas utilisé à 100 % par la défense d un côté ou le monde civil de l autre. Il sera donc nécessaire de partager les instruments. Pour des raisons de rentabilité des investissements étatiques que ce soit en termes financiers mais aussi en terme d optimisation de l exploitation des satellites et des moyens de production des données, il serait souhaitable d une part que certains produits réalisés par la défense puissent être commercialisés, d autre part que les satellites civils ou commerciaux prennent mieux en compte II L exploitation des données C est un problème que l on a classiquement tendance à oublier. On sait très bien produire les données mais on oublie qu il faut les traiter. Ce problème au niveau de l exploitation des images peut se décliner selon deux angles : - Le premier angle est historique. On voit actuellement une certaine dichotomie entre l espace et l imagerie aérienne. Il y a des systèmes d exploitation spécialisés pour l imagerie spatiale et d autres pour l imagerie aérienne. C est quelque part une aberration historique qui n a pas de réel fondement technique. A terme, il faudra réussir à développer des moyens d exploitation d image qui soient capables de traiter conjointement et simultanément des images issues de n importe quel capteur (spatial, drone, avion, civil, militaire etc.). - Le second angle concerne l exploitation proprement dite : d un côté on a de plus en plus d images contenant de plus en plus d informations. De l autre côté nous avons les politiques, les commandements, les systèmes d arme pour ne rester que dans le domaine de la défense qui demandent des informations de plus en plus précises. Au 99

93 les besoins de leur principal client et bailleur de fonds qu est l État sous toutes ses formes (ministères, collectivités locales), au niveau de la résolution, des produits proposés ou de l accès à l information. Si on regarde les plans de charge des satellites Ikonos ou Quickbird, ils sont assurés par la NGA qui n hésite pas à commercialiser des produits géographiques. Enfin, nous pouvons regretter que la Loi organique des finances qui est un formidable outil de réforme de la fonction publique ne prenne pas en compte comme l une des grandes missions régaliennes, au même titre que le nucléaire, le renseignement avec sa composante spatiale au moment où la maîtrise de l information devient un élément primordial de la sécurité des hommes et des états ainsi qu un facteur d indépendance. Cela aurait pu être l occasion pour la France de raffermir fortement ses ambitions dans ce domaine en créant un programme interministériel renseignement et espace ou maîtrise de l information et espace.

94 Michel Bouffard Directeur Observation de la terre Navigation Science, EADS Astrium Trois éléments de composition d un satellite sont à prendre en compte si l on veut brosser un panorama des techniques et technologies disponibles aujourd hui et les perspectives pour remplir les missions futures. I Les plates-formes C est le module de servitude qui fournit la puissance, le contrôle d altitude pour la charge utile. C est très important. De leur performance, presque autant que de la qualité des instruments, dépend le fait que la mission soit remplie correctement ou pas. Aujourd hui on dispose déjà d un certain nombre de plates-formes. Si l on prend la masse comme critère, il existe en France et en Europe : - Des microsatellites : la filière myriade développée conjointement par le CNES et les industriels (80 à 130 kg), bien adaptée à certaines missions scientifiques, également quelques missions d observation de la terre mais sans réelle capacité opérationnelle, et surtout bien adaptée aux démonstrations. - Des «smallsat» : kg, c est le standard actuel pour la plupart des missions orbites basses. Celle d Astrium s appelle LEOstar et évolue vers Astrobus et celle d Alcatel s appelle Proteus. C est le cheval de bataille actuel de toutes les missions scientifiques et d observation en cours. - En France, on développe actuellement la plate-forme Pléiades qui couvre la gamme kg mais qui est probablement un peu extensible. Elle a comme caractéristiques d être libre de toutes licences américaines, c est un point très important. C est une plate-forme haute performance grâce au gyroscope à fibre optique en cours de développement, à son agilité avec en particulier sa capacité dite de mosaïque qui permet au satellite de prendre plusieurs images du même site sur le même passage (6 à 8), à sa puissance avec des cellules solaires nouvelle génération, à son débit de transmission qui repose sur un système traditionnel mais porté aux capacités ultimes. Il y a eu entre Spot 5 et Pléiades une vraie rupture technologique. En ce qui concerne les besoins futurs, les micro-satellites type myriade remplissent parfaitement leur créneau, les smallsat également. Pléiades est la plate-forme nouvelle génération dont les technologies développées seront les technologies qui permettent d accéder à l EHR. Par contre, il y a un besoin de constellation (notamment pour réduire le délai de revisite) donc de plates-formes compatibles, de tirs multiples à bas coûts et un besoin de faire évoluer myriade vers une plate-forme bas coût optimisée pour les programmes opérationnels. Ainsi, actuellement, il manque une plate-forme de la gamme kg qui serait cette plateforme optimisée pour ces demandes de missions à forte revisite. Il faudrait engager dès maintenant le développement d une telle plate-forme si on veut que soient disponible à l horizon 2010 des missions peu chères destinées aux constellations. Ce n est pas un problème de technologie qui est disponible mais un problème d optimisation et de mise en cohérence de nos technologies. II Les instruments

95 Au niveau des télescopes on dispose aujourd hui de la technologie conventionnelle, utilisée depuis 25 ans. Elles peuvent être encore améliorées, cependant elles ont leurs limitations, notamment pour l EHR, et à long terme il faudra d autres technologies. La technologie carbure de silicium arrive à maturité actuellement. Par contre au niveau des détecteurs il y a potentiellement un problème. Les «charged coupled device» (CDD) sont des détecteurs performants. Pour autant comme toute l électronique ils ont été tirés par le passé par toutes les applications commerciales civiles. Il se trouve que leur durée de vie est probablement limitée. Il faudra donc d ici peu si on veut continuer à les utiliser pour l imagerie spatiale maintenir cette filière uniquement pour l imagerie spatiale avec donc un coût très important. L avenir est plutôt dans le développement de nouveaux détecteurs de type «Active Pixed Sensor» (APS) sur lesquels l industrie travaille déjà beaucoup pour atteindre les niveaux EHR. Dans le domaine de l infrarouge, il va falloir également porter un effort de R&D important pour les rendre plus robustes. Enfin, en ce qui concerne l électronique vidéo, on dispose d ores et déjà de la rapidité 10 Mpixels/seconde (Rocsat). Le progrès attendu est sur la miniaturisation, entamée sur Pléiades, pour faire des instruments de plus en plus complexes possédant moins de canaux de lecture et avoir une électronique moins dissipative pour éviter de perturber les télescopes et les plans focaux sur lesquels elle est montée. III La transmission des données La chaîne actuelle est lente. On ne sait pas descendre en dessous de 48 h entre une requête et une mise à disposition d image. Pour réduire ce temps, cela passe par la mise en œuvre de satellite relais géostationnaires car les moyens actuels conventionnels de compression, mise en mémoire et transmission en bande X sont très proches de leurs limites. La faisabilité de ce type de relais par lien laser a été démontrée et validée et la démonstration est devenue pratiquement opérationnelle. Il s agit maintenant de décider de la mise en place d une infrastructure probablement duale avec des terminaux de nouvelle génération, de petite taille et à coût réduit, dont on possède déjà la technologie. Cette technologie de relais va même très au delà des liaisons satellite orbite basses- satellite orbite géostationnaire, elle pourra aussi servir aux aéronefs. En conclusion, pour être au rendez-vous il faudrait : - mener les études de niveau système prenant en compte les besoins de diffusion et la réduction des temps d accès et de vieillissement ; - lancer le plan technologique EHR ; - définir une filière de mini-satellites ; - développer une capacité de l hyperspectral ; - mettre en place une infrastructure de relais optique ; - entamer les travaux concernant l observation géostationnaire. Le maintien de la filière optique française, d excellence mondiale, est un enjeu de tout premier ordre. La France doit rester le moteur de l imagerie optique en Europe tout en poursuivant le schéma de coopération basé sur le partage des capacités avec les partenaires européens qui, au plan industriel, évite de dupliquer les compétences.

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103 Philippe Guyot Directeur des instruments optique et radar, Alcatel Space Quelles sont les perspectives techniques et technologiques dans le domaine optique et radar en ce qui concerne notamment les instruments? I Dans l optique Quand on regarde ce qui s est passé sur les vingt dernières années, on voit qu on peut effectivement améliorer de façon sensible la performance spatiale dans le visible et l infrarouge pour aller vers l extrêmement haute performance. On va vers des solutions à microsatellite avec des résolutions du domaine THR. L hyperspectral est un point important car c est une nouvelle façon de voir l imagerie spatiale. On a la capacité actuellement d offrir des solutions répondants aux missions hyperspectrales mais il restera à les définir, à en préciser la largeur des bandes, la résolution spatiale que l on veut au sol. Mais quoi qu il arrive les techniques existent. L un des points importants est l orbite géostationnaire car elle peut permettre la permanence de l information. Aujourd hui on peut quasiment faire des systèmes géostationnaires à mètres. Les évolutions techniques nécessaires pour améliorer la résolution, on voit qu il faut avoir des systèmes simples. Quand on va vers des résolutions métriques on change de gamme et on rentre dans une complexité nouvelle qui consiste à faire asseoir des corps entre eux pour arriver à recombiner une image au plan focal d un système d instrument. On travaille actuellement pour du métrique à l horizon On peut avoir une - - complémentarité de mission entre un système permanent en orbite géostationnaire et des systèmes performants à champ réduit en orbite basse, car il y aura toujours cette dualité entre résolution et champ. La projection sur les années à venir est d arriver à monter des instruments sur des vecteurs de petites dimensions, donc la miniaturisation et la masse sont des critères importants sachant que les coûts d un système sont directement liés à cette dernière. Deux points sont à considérer : Le premier concerne les télescopes au carbure de silicium qui offre une capacité améliorée de 3 % par rapport aux systèmes passés. On travaille actuellement à gagner encore un facteur 2 ou 3 par rapport aux technologies carbure de silicium sachant que pour l EHR le problème fondamental c est la stabilité, il faut donc une ultrastabilité des matériaux. Le second concerne l électronique où l évolution est liée à la miniaturisation. On devrait passer d un système à trois équipements à un module vers 2010 et donc de grammes à 40 grammes. Un autre paramètre important est la puissance. Il faut pouvoir embarquer dans le plan focal de l instrument le minimum de dissipations électriques qui viennent dégrader la performance du système. II Dans le radar En terme de résolution, il y a une limite un peu théorique de la résolution azimutable à travers la synthèse d ouverture qui est grossièrement une

104 fraction de la dimension de l antenne. On peut améliorer la résolution dans le sens de l azimut, c est-à-dire dans le sens de la direction du satellite en faisant finalement une sorte de ralenti sur image qui consiste à basculer en tangage pour conserver l éclairement sur la cible pendant un temps assez long. Par ce biais on est capable d aller vers la très haute performance. Plusieurs modes de fonctionnement du système radar existent en fonction des spécifications systèmes imputées au radar, ce qui conduit à privilégier différentes possibilités techniques. Au niveau des orbites, c est de l orbite basse avec deux techniques particulières. Une technique ou la satellite est à la fois l émetteur et le récepteur et une technique où l on peut avoir une collection d objets qui font la réception de l information. C est par exemple la roue interférométrique ou bien c est le même satellite qui revient sur une position orbitale pour refaire une image avec un angle de vue différente et à travers l information de phase de ces deux images on reconstitue par exemple des hauteurs. Les SAR souffrent des mêmes difficulté que l optique concernant la permanence de l information. Il existe deux classes de radar. La première est à antenne passive. Elle a été utilisé pour SARlupe car à l avantage de permettre la THR car en ayant un système d amplification classique on est capable d avoir accès à des bandes très très larges et donc on peut se permettre d avoir une résolution spatiale très grande. Cela se fait par contre au détriment de l agilité. La seconde est dite à antenne active. Elle permet une grande agilité car on peut en pilotant chacun des modules former le faisceau et donc le déplacer. C est le principe de Terrasar ou CosmoSkymed. L intérêt cependant des systèmes à antenne passive c est qu ils permettent d avoir une conservation d énergie à travers des tubes à lampe progressive qui offre une bande passante extrêmement intéressante et cela permet d aller vers la très, très haute résolution. L agilité du faisceau pour les systèmes à antenne active est un point qui est très étudié. Actuellement, Alcatel travaille à une technique qui permet de créer un déphasage local sur chacun des points d une antenne plane procurant une plus grande agilité. III L orbite géostationnaire C est l orbite permettant la permanence de l information. C est donc un point très important. Les études dont elle fait l objet sont très préliminaires. Si pour l optique on peut être crédible pour des solutions à 20 m aujourd hui et à 5 m dans les 5 à 10 ans, on est beaucoup plus futuriste quand on évoque la réflexion sur l orbite oblique (dans laquelle on défile des 8 autour de l Équateur et on utilise le mouvement du vecteur dans ce huit pour avoir un fonctionnement de type SAR). L intérêt évident est non seulement la permanence mais en plus on pourrait observer une zone selon différents aspects en fonction de la situation sur le 8. On aurait finalement une information 3 D directe. En termes technologiques, il y a des obstacles. On est à km donc il y a un problème d énergie, il faut alors travailler sur la partie codage de l information pour arriver à réduire les bilans d énergie. Aujourd hui les calculs montrent que l on pourrait avoir des systèmes de 10 à 15 KW, donc supportables, si on se limite à des résolutions de 10 m pour des systèmes travaillant en bande X. Des possibilités techniques et technologiques existent de manière évidente, il faut par contre les mettre en œuvre. Le point important est l interférométrie. Beaucoup d informations ne sont plus directes mais déduites de systèmes complexes. Les perspectives

105 sont excellentes en terme de capacités vis-à-vis du temps, de la résolution et des performances (couverture domaine électro-magnétique). du

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117 Marc Tondriaux Directeur Segments Sol, Applications et Services, EADS Astrium Le segment sol est un maillon important des systèmes d observation de la terre puisque c est le maillon d interface avec les utilisateurs et les opérationnels. Actuellement on recense trois catégories d évolution des segments-sol au niveau des architectures. Elles sont plus ouvertes, plus coopératives et plus performantes. I Des architectures plus ouvertes et plus distribuées Un exemple caractéristique de ces architectures plus ouvertes est la composante sol utilisateur de Hélios. La génération Hélios 1, mise en service en 1995 avait une architecture extrêmement centralisée car répondant à un besoin de centralisation. C était déjà un projet européen car l infrastructure opérationnelle était répartie en France, en Italie et en Espagne mais globalement dans un concept fermé. Le centre principal en charge de l élaboration du plan de mission et du traitement et de l archivage des données était en France. Deux centres existaient respectivement en Espagne en Italie pour collecter les demandes nationales et générer/archiver les produits correspondants. Pour la génération Hélios 2, mise en service en octobre 2003 pour les centres H1 et mi2004 pour les centres H2, les centres principaux se sont étendus en Europe puisqu ils existent maintenant aussi en Belgique et bientôt en Allemagne. Une quinzaine de cellules distantes directement dans les lieux opérationnels des utilisateurs sont raccordées à ces centres assurant les fonctions de mini- centres. Bien plus, il existe des connexions possibles à des stations de théâtre permettant la mise à disposition des images directement sur les théâtres d opération. On trouve en outre une interface homme/machine qui est très similaire à ce que l on pourrait appeler le standard microsoft. Une des grosses différences entre les deux architectures est que la seconde génération permet d exprimer des demandes au niveau des différentes cellules et d exploiter des images directement dans les centres opérationnels. II Des architectures plus coopératives L infrastructure sol de l observation spatiale européenne en 2007 montre une juxtaposition des différentes composantes sols des systèmes respectifs : architecture CSU Hélios, infrastructure SARlupe, CosmoSkymed, Pléiades. Il n y a donc pas d intégration ni de fédération. Cependant on voir très bien l émergence d une infrastructure européenne qui commence à voir le jour. Un schéma plus fédérateur ferait surtout une différence au niveau de la couche gestion des demandes. La fédération des demandes entraînerait une harmonisation de l expression des demandes d images vers l ensemble des systèmes coopératifs. Cette première étape de fédération est techniquement possible dans un laps de temps relativement raisonnable pourvu que les décisions programmatiques soient prises. Le pendant cette fédération dans l expression de la demande sera dans la chaîne descendante, au niveau de la fusion des

118 données, ou tout au moins de l acquisition coordonnée des demandes. III Des architectures plus performantes Il faut aller plus vite avec plus de données et avec des produits plus élaborés. Sur huit ans la puissance de traitement a été multipliée par 4 sur l infrastructure Hélios et la capacité d archive par 100 pour un prix divisé d un facteur 2,5 à 3. Les réseaux sont aussi plus rapides avec un apport accru du spatial. La capacité de communication par faisceaux optiques entre un satellite d observation orbite basse et un satellite relais géostationnaire permet de remonter immédiatement vers le centre de traitement l image dès son acquisition sur la zone cible ; l image même ou l information en résultant pouvant être transmis à son tour par le satellite de communication géostationnaire sur des stations de théâtre. Malheureusement ce n est pas encore du temps réel mais typiquement ce type d architecture qui technologiquement est possible peut permettre d obtenir des temps de réactivité divisé par un facteur 5 à 10. En ce qui concerne les produits, il y a un souhait de la part des opérationnels d avoir de l information de renseignement ou de surveillance. Là aussi, les technologies ont progressé. D abord par la génération automatique d images directement interprétables, images orthorectifiées, mosaïquées, voire associées avec des modèles numériques de terrain mais aussi images qui peuvent provenir de sources différentes. Cela permet d avoir des rythmes de production nettement plus importants. La technologie française est d ailleurs largement au niveau de la concurrence mondiale, les systèmes de génération automatique de données 3 D ont été exportés aux États-Unis et au Japon dans ces douze derniers mois. Une fois que l on a généré ces données, il faut les traiter et en extraire l information. Il existe aujourd hui des travaux afin de permettre la reconnaissance automatique de forme voire de cible. Ce n est pas encore opérationnel par contre il y a des systèmes de type carte d évolution ou évaluation de teneur de sol qui sont eux des produits complètement opérationnels et validés.

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123 Yves Lafeuillade Vice-Président ISR/DCS, EADS Defense & Security Systems SA I Évolution de la demande Quand on regarde l évolution de la demande au niveau mondial, pour tous nos clients qu ils soient défense ou institutionnels, le premier besoin est un besoin de sources diversifiées. En effet, ils savent d une part qu un satellite n est pas suffisant en temps de revisite, donc plus on a accès à des satellites plus on aura du choix et d autre part que les complémentarités sont nécessaires (optique-radar, haute définitiondéfinition moyenne). Le second besoin est un temps d accès optimisé. On peut aujourd hui descendre en dessous des 24 h en ayant une constellation de satellite et en ayant des contrats de télémesure optimisés. Un autre besoin est d avoir un ensemble complet, c està-dire de la télémesure, des stations, une qualité de service et une garantie des produits. On nous demande aussi un haut niveau d automatisation, il faut maintenant arriver directement à des produits élaborés afin notamment de réduire le nombre d opérateurs, une disponibilité maximum et une mise en opération de la station sol lorsqu elle commandée rapide (le délai actuellement pour Spot 5 est de 6 mois). Enfin, il est nécessaire de créer des outils de traitement performants et en relation avec les sources diversifiées. II Conséquence sur l architecture des stations et évolution des technologies Il faut avoir des structures d accueil pour tous les satellites disponibles et à venir. Il faut donc fournir des stations homogènes autour de ces satellites et donc des plates-formes multimissions. Aujourd hui on peut faire tourner sur la même structure d accueil des segments sols optiques ou radars. L opérateur de la station n a ainsi qu une seule interface quel que soit le satellite qu il cherche à acquérir. Ces plates-formes sont préqualifiées par l opérateur, puis installées. Ainsi, elles sont tout de suite opérationnelles. La technologie pour arriver à cela a beaucoup évolué ces dernières années. La première évolution importante est la notion de serveur d archive. A l heure actuelle, on est capable de mettre en ligne des téraoctets de données accessibles par des services internet ou par des catalogues dans lesquels on peut stocker de la donnée image et la récupérer. Ce type de serveur permet aussi de pérenniser les archives. Le second aspect est l accès internet. On peut diffuser de l image sur internet et cela a ouvert le domaine d emploi des stations multisatellites. Les larges réseaux ont aussi permis d ouvrir les segments sols commerciaux et de les distribuer. Il y a de plus en plus de demande pour avoir des centres de traitement distants des centres d acquisition. Un autre élément d évolution est dans le domaine des «operating system». Le monde Windows a apporté des capacités intéressantes au niveau des utilisateurs finaux et le monde Unix a permis une certaine standardisation des systèmes et une portabilité de ces systèmes entre diverses plates-formes. On assiste un peu à la même chose avec Linux. C est un aspect qui permet de diminuer les coûts des architectures et des infrastructures. Par ailleurs, les nouvelles technologies de logiciels

124 permettent maintenant de connecter des logiciels presque de façon «plug and play». Si on en est pas encore tout à fait là, on a d ores et déjà une capacité de connexion beaucoup plus simple que par le passé. Une autre évolution dans le domaine des logiciels est l évolution des outils de traitement. On essaye actuellement de développer des logiciels prenant en compte la 3D à l intérieur du produit, intégrés à un monde windows. Un point essentiel dans le domaine commercial est la plus grande standardisation, par rapport au domaine de la défense, dont il dispose et qui facilité l interopérabilité entre les segments sols commerciaux actuels. En ce qui concerne l automatisation, on essaye d aller jusqu à produire des niveaux 3. A l heure actuelle les stations développées peuvent être mises en opération avec deux opérateurs. En outre, les stations peuvent être télémaintenues. Un des enjeux importants étant de raccourcir le temps d acquisition des données sur le site d opération les stations transportables «eaglevision» ont été développées. Cinq sont en opération et une est en construction. Enfin, on peut fournir maintenant des ateliers cartographiques complètement intégrés et prenant en compte tout type d élément et tout type d image venant de source satellitaire. Le dernier élément sur lequel nous travaillons sont les bases de connaissances. C est important pour aider les photointerprètes à reconnaître des éléments. Concernant la photo-interprétation, il est peut être intéressant de signaler que dans les outils de traitement du renseignement, on ne traite pas de la même façon une image satellitaire comme on traite une image vidéo. Il n est pas évident que tout mettre sur le même outil de photo-interprétation soit nécessairement la bonne solution in fine.

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