Rapport d activité 2011
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- Marie-Françoise Alarie
- il y a 10 ans
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1 Rapport d activité 2011 À la une Conduire la transition énergétique et écologique page 2 Actualité trois métiers en pleine évolution page 16 Décryptage Sécurité industrielle : une question de culture page 39
2 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I SOMMAIRE au sommaire de message du Président 04 Entretien avec les dirigeants 06 Chiffres clés Gouvernance
3 01 GDF SUEZ inscrit la croissance responsable au cœur de ses métiers (électricité, gaz naturel, services) pour relever les grands enjeux énergétiques et environnementaux : répondre aux besoins en énergie, assurer la sécurité d approvisionnement, lutter contre les changements climatiques et optimiser l utilisation des ressources. Le Groupe propose des solutions performantes et innovantes aux particuliers, aux villes et aux entreprises en s appuyant sur un portefeuille d approvisionnement gazier diversifié, un parc de production électrique flexible et peu émetteur de CO 2 et une expertise unique dans quatre secteurs clés : le gaz naturel liquéfié, les services à l efficacité énergétique, la production indépendante d électricité et les services à l environnement. Coté à Paris, Bruxelles et Luxembourg, le Groupe est représenté dans les principaux indices internationaux : CAC 40, BEL 20, DJ Stoxx 50, DJ Euro Stoxx 50, Euronext 100, FTSE Eurotop 100, MSCI Europe, ASPI Eurozone et ECPI Ethical Index EMU collaborateurs dans près de 70 pays 90,7 milliards d euros de chiffre d affaires en er groupe mondial dans le secteur des utilities (Forbes Global 2000) 16 métiers 18 Contexte 22 Électricité 25 Gaz naturel 28 Services à l énergie 31 Services à l environnement 34 enjeux 36 ClimAT : Le nouvel élan 39 Sécurité industrielle : Une question de culture 42 Égalité des chances : La force de la diversité 44 Recrutement : Des métiers qui évoluent 46 Solidarité : La lutte contre la précarité 50 régions 54 Europe : France, Belgique, Allemagne 60 Amérique du Nord : États-Unis, Canada 62 Amérique LATINE : Panama 64 moyen-orient : Arabie Saoudite 66 Asie & Pacifique : Chine, Indonésie 71 Afrique : Tanzanie
4 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MESSAGE du PRéSIdEnt conduire la transition énergétique et écologique Alors que les pays émergents poursuivent le processus qu ils ont engagé de rattrapage économique et que les pays industrialisés peinent à retrouver la croissance, l année 2011 aura connu les pertes les plus importantes de l histoire dues à des catastrophes naturelles qu il s agisse de phénomènes climatiques ou sismiques à commencer par le tsunami qui a frappé si durement le Japon. Depuis l accident de la centrale nucléaire de Fukushima qui a suivi ce tsunami, le monde énergétique n est plus le même. une des conséquences a été la décision, par certains pays, d engager ou accélérer une sortie du nucléaire et, par d autres, de réduire leur production d électricité nucléaire. Telles sont les réfl exions en cours au Japon et dans d autres pays tels que la France ou la Belgique. Le ralentissement du nucléaire a de facto suscité un regain d intérêt pour le gaz naturel. C est le cas de la Chine qui a, en grande partie, fondé sa stratégie de développement économique sur cette ressource. Son marché gazier devrait doubler dans les cinq ans, en faisant le premier pays consommateur de gaz et importateur de gaz naturel liquéfi é au monde. La Chine, dont le 12 e plan quinquennal comprend d importants objectifs de réduction des émissions d ici à 2015, mise sur le gaz naturel et les énergies renouvelables pour y parvenir. Les États-unis ont pu largement renforcer leur indépendance et leur compétitivité énergétiques à travers l exploitation de vastes gisements de gaz de schiste. Aujourd hui, les Américains n importent quasiment plus de gaz et sont devenus autonomes. La transition du charbon vers le gaz au sein de l industrie nord-américaine va également conduire à une baisse de leurs émissions de CO 2. Autre atout non négligeable, l effondrement des prix de l énergie a pour effet d inciter de nombreux groupes à se relocaliser aux États-unis. Le gaz naturel doit cette nouvelle croissance à plusieurs atouts : c est une énergie compétitive, pour les usages thermiques d abord, mais aussi, de plus en plus, pour la production d électricité. C est une énergie sûre grâce à la diversité géographique des zones d approvisionnement. C est, enfi n, une énergie fl exible, grâce aux stockages, aux terminaux de gaz naturel liquéfi é et à la performance des installations à gaz. Celles-ci présentent ainsi le double avantage d être extrêmement fl exibles et peu émettrices de CO 2. Parfait complément des énergies renouvelables, le gaz permet de répondre aux variations de la consommation électrique tout en palliant l intermittence de l éolien ou du solaire. Pour parvenir à concilier les objectifs de compétitivité, de sécurité d approvisionnement et de préservation de l environnement, aucune énergie ne devra être écartée. La rareté croissante des ressources ne fait plus débat, même si elle ne va pas sans poser des diffi cultés économiques et sociales dans certains pays. hors rupture technologique majeure, toutes les prévisions confi rment en effet que les coûts de l énergie resteront durablement élevés, quels que soient les choix d investissement. D où l intérêt pour ne pas dire la nécessité de ne pas se priver des sources peu ou pas carbonées les moins chères, un élément clé de compétitivité industrielle et économique. Avec la sécurité d approvisionnement et la limitation du réchauffement climatique, la compétitivité est au cœur de toute politique énergétique. En se fi xant un plan-climat ambitieux, l Europe a pris de l avance en matière de réduction d émissions de gaz à effet de serre, mais a négligé deux questions majeures : le prix de l énergie un enjeu de compétitivité et de pouvoir d achat essentiel et l investissement, une condition première de sécurité d approvisionnement. L énergie est un facteur primordial de croissance et d emploi pour les pays européens face à la concurrence économique de l Asie, des États-unis ou de l Amérique Latine. Un bouquet énergétique doit intégrer les modes de production les moins émetteurs de CO 2 et les moins coûteux. On ne pourra assurer la sécurité d approvisionnement énergétique tout en atteignant les objectifs climatiques qu à travers une réduction de la consommation d énergie dans les pays matures grâce à des services à l énergie de plus en plus innovants et performants et une production diversifi ée à base de sources d énergie peu ou pas carbonées gaz naturel, énergies renouvelables et nucléaire. À l heure où l Europe de l Ouest ne compte aucun nouveau projet de centrale électrique thermique, le Groupe donne la priorité aux énergies renouvelables dans ses développements européens. L objectif étant aussi de ne pas alourdir le coût d accès à l énergie ni de pénaliser la compétitivité, il privilégie les énergies renouvelables les plus compétitives pour la production de chaleur ou d électricité biomasse, hydraulique et éolien
5 03 terrestre de façon à maîtriser le coût fi nal, aussi bien pour la collectivité que pour le consommateur. Premier producteur mondial d électricité non nucléaire, GDF SuEZ compte actuellement 14,8 gigawatts de capacités en construction dans le monde, dont 5,6 en énergies renouvelables et, essentiellement dans les pays émergents, autant en gaz naturel. Ces capacités renouvelables s ajouteront à celles déjà en exploitation et qui représentent plus de 15% de sa capacité installée. Le Groupe est aujourd hui le premier producteur éolien en France, en Belgique et en Italie. La seule voie possible pour un développement vraiment durable est l émergence d une économie verte, plus viable sur le long terme. Ces dernières décennies, l homme a bénéfi cié d une croissance et d une élévation du niveau de vie sans précédent, en particulier dans les pays matures. En contrepartie, si on n y prend pas garde, l épuisement des ressources naturelles et les impacts sur l environnement pourraient, à terme, compromettre la satisfaction des besoins essentiels des générations futures. En 2050, la terre devrait compter 9 milliards d habitants, dont trois sur quatre vivront en milieu urbain. Le fait que les villes sont aujourd hui à l origine de 70% des émissions de CO 2 rend ces questions plus actuelles que jamais. Alors que l Europe fait toujours face à des diffi cultés économiques, la croissance mondiale est portée par les économies émergentes, où la classe moyenne est en plein essor. Cela se traduit par une plus forte pression sur les ressources en énergies et sur l environnement. Les fl ux économiques et les investissements se dirigent dorénavant davantage vers ces régions : la gouvernance mondiale doit s adapter à ce contexte en favorisant une croissance responsable et partagée à l échelle la plus globale possible, avec une responsabilité commune et différenciée de l ensemble des pays. Les modèles économiques doivent être réorientés vers une croissance soutenable et socialement responsable. L investissement et l activité de groupes tels que le nôtre ont un impact positif sur l économie et la société : nous devons nous assurer encore davantage que nous créons de la valeur, non seulement pour nos clients, nos salariés et nos actionnaires, mais aussi pour les communautés locales, pour les entreprises partenaires et pour l environnement. C est notre conception de la création de valeur partagée. La stratégie de GdF SUEZ a consisté à anticiper les grands mouvements du secteur de l énergie en faisant évoluer son modèle industriel. L acquisition à 100% d International Power constitue, de ce point de vue, une étape majeure de notre développement. Tout en préservant la structure fi nancière du Groupe, elle nous permet de capter tout le potentiel de développement des marchés en forte croissance à l international. Cette opération est porteuse à long terme de perspectives fortes et solides et conforte la position de GDF SuEZ comme énergéticien de référence dans le monde émergent. Cette transaction contribue également à la simplifi cation de la structure du Groupe en favorisant l intégration des activités européennes, lui permettant de mieux anticiper les évolutions de la politique énergétique en Europe. À ce titre, nous avons regroupé en janvier 2012 les activités énergétiques du Groupe en Europe afi n d obtenir une plus grande optimisation de nos actifs et une plus grande fl exibilité d adaptation aux nouvelles conditions des marchés. notre développement doit intégrer la prise en compte de tous types de risques, financiers et extra-financiers. La série de catastrophes qui sont survenues dans le monde en 2011 démontre que l improbable n est pas impossible. La compétitivité d une entreprise passe notamment par sa capacité à anticiper les évolutions et les événements de toute sorte, susceptibles d impacter ses activités. Identifi er les risques, les évaluer, les prévenir et les limiter autant que possible et, enfi n, en rendre compte à nos parties prenantes sont parmi les premières de nos responsabilités d entreprise. Notre ambition doit être de toujours mieux maîtriser nos risques pour soutenir la croissance et préserver notre patrimoine, notre réputation et la motivation de nos collaborateurs. une de nos priorités est d assurer leur adhésion et leur engagement, notamment à travers l exemplarité de notre action. C est par notre projet industriel que nous sommes devenus la première utility au monde ; c est aussi par notre projet social et humain que nous saurons le rester. Gérard Mestrallet Président-Directeur Général
6 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I entretien AVEC les dirigeants «le nouveau modèle de développement doit associer l ensemble des parties prenantes» Comment peut-on concilier la contrainte climatique avec l augmentation des besoins énergétiques liée à la croissance?_ Gérard Mestrallet : Les pays émergents font face au défi de l approvisionnement énergétique de leurs économies, absolument nécessaire à leur croissance, qu il leur faut en effet concilier avec la préservation de l environnement et la problématique du climat. La Chine est aujourd hui le plus gros consommateur d énergie au monde alors que, par habitant, sa consommation est inférieure de plus de moitié à celle de l Europe. De tels besoins en énergie réclament de nouvelles infrastructures. Qu on le veuille on non, la croissance va de pair avec un phénomène inexorable d urbanisation, qui est l un des enjeux majeurs de ce siècle. D ici à 2020, le monde comptera 19 mégapoles de plus de 10 millions d habitants, dont 12 seront en Asie. Dans 10 ans, la Chine comptera un milliard de citadins et doit mettre en chantier 400 nouvelles éco-cités d ici à 2020 pour y faire face et accueillir 300 millions de personnes venant des milieux ruraux. Cette urbanisation du monde implique de nouvelles formes de villes, qui devront intégrer l interdépendance des grandes contraintes : les réseaux d eau et d énergie, le traitement des déchets, le logement, les transports, la réduction des pollutions, la préservation des ressources. Les besoins des villes ne sont pas uniquement liés à la fourniture en énergie et en ressources, ils sont aussi et surtout synonymes de la nécessité de services qui permettront une gestion intelligente des consommations et une optimisation des flux et des réseaux. La réponse passe donc par un bouquet de solutions énergétiques et environnementales, diversifiées et innovantes, avec une meilleure maîtrise de la demande et une offre toujours plus performante. Les entreprises sont-elles suffisamment impliquées?_ Jean-François Cirelli : Pour donner une idée de l ampleur des enjeux qui se présentent à nous, évoquons la question des 3x50 qui se profile «Il est de l intérêt des gouvernements d assurer une visibilité aux entreprises qui investissent sur le long terme.» à l horizon 2050 : une augmentation de 50% de la population qui devrait passer de 6 milliards en 1999 à 9 milliards, une croissance de 50% de la consommation d énergie par habitant et la réduction des émissions de CO 2 de 50% par rapport à 2005 de 28 à 14 gigatonnes par an si l on veut espérer limiter la hausse des températures à 2 C. Nous considérons que le secteur privé a non seulement les compétences, mais également la capacité à mobiliser les ressources nécessaires pour faire face à cet énorme défi, pourvu que le bon cadre politique soit posé. Les entreprises ont fait preuve de leur engagement et de leur volonté de promouvoir le changement à travers la préparation de la Conférence de Rio+20. Pour sa part, GDF SUEZ a adressé un ensemble de propositions aux Nations Unies et a contribué à la réflexion de la Commission Européenne et à celle du B20 dans le cadre du groupe de travail Green Growth qui s est tenu en parallèle du G20. Nous demandons un cadre législatif clair, cohérent, stable et incitatif à l investissement et à l innovation. Ce modèle doit être consensuel et socialement juste : il doit éliminer les subventions démesurées et les tarifs artificiellement bas qui pénalisent l investissement et encouragent le gaspillage, au profit de véritables politiques d accès à l énergie et aux ressources ciblées en faveur des plus démunis. Il est de l intérêt des gouvernements d assurer une visibilité aux entreprises qui investissent sur le long terme. Vous préconisez une nouvelle gouvernance mondiale de l environnement. Pourquoi?_ Gérard Mestrallet : En cette période de grande incertitude, et compte tenu des enjeux environnementaux
7 05 et sociaux actuels, une réforme est devenue nécessaire pour renforcer la gouvernance mondiale de l environnement. Face à des enjeux globaux, il faut une mobilisation globale, même si les responsabilités doivent être différenciées, et même si à la fin les réponses concrètes doivent être nationales, voire locales. Nous devons mettre en place des moyens simplifiés pour répondre aux défis de la raréfaction des ressources en eau, de la lutte contre le développement des pollutions ou encore du changement climatique. Sans oublier que le succès dépendra beaucoup de l acceptabilité et de la mise en œuvre dans les pays émergents. Au plan international, les questions environnementales sont traitées de façon cloisonnée en une multiplication d accords multilatéraux sur le climat, la biodiversité, les forêts, la mer Cette approche est extrêmement complexe à appréhender, notamment pour le groupe industriel que nous sommes, présent dans près de 70 pays. Une gouvernance renforcée garantirait une mise en œuvre à un niveau plus global des normes environnementales, qui seraient les mêmes pour tous et devraient être respectées par tous, sans provoquer de décrochage dans les pays les moins développés. Un cadre de gouvernance clair, transparent et efficace permettrait la mise en place d un nouveau modèle de développement qui associerait l ensemble des parties prenantes concernées, dont les populations locales, les pouvoirs publics, les ONG et, en particulier, les entreprises, qui jouent un rôle essentiel dans le développement et la création de richesses. Ce sont elles qui vont porter une grande partie des investissements nécessaires à la réorientation de nos modèles économiques. Ce n est pas en opposant les uns aux autres, en diabolisant tel ou tel acteur, qu on relèvera les grands défis c est en reconnaissant les intérêts légitimes et les compétences de chacun. Comment faire pour donner accès à l énergie et à l eau à ceux qui n en ont pas les moyens?_ Jean-François Cirelli : La précarité énergétique augmente et ne touche pas uniquement les populations des régions les plus pauvres, mais aussi celles des pays développés. C est une situation préoccupante pour tous les acteurs notamment les fournisseurs d énergie dont nous faisons partie qui résulte d une combinaison de trois facteurs : la pauvreté des pays ou d une partie de leur population, le prix des énergies et la mauvaise qualité thermique des logements. En tant que fournisseur de services essentiels, nous devons faire en sorte que les clients les plus vulnérables y aient accès, surtout en période de crise économique et de faible croissance. En France, nous disposons de trois types d action : la mise en place de tarifs adaptés et la contribution à un fonds de solidarité pour le logement ; la sensibilisation aux économies d énergie et à la sécurité des installations à travers des médiateurs sociaux ; et l amélioration de l habitat grâce à la rénovation thermique. Depuis 2009, l Observatoire International des Précarités Énergétique et Hydrique nous permet d inventer de nouveaux dispositifs de soutien, souvent en partenariat avec les différents acteurs de la société civile. C est le cas de GDF SUEZ Rassembleurs d Énergies, une initiative de solidarité majeure pour notre Groupe qui a pour vocation de soutenir des projets innovants d associations, d organisations non gouvernementales et d entrepreneurs sociaux. Elle s appuie sur l investissement de nos collaborateurs pour en assurer le succès et nous y consacrons des moyens importants. Selon l Agence Internationale de l Énergie, il faudrait à peu près 48 milliards de dollars par an jusqu en 2030 pour donner un accès universel à l énergie. Sachant que nous n en sommes aujourd hui qu à 9 milliards, toutes les initiatives sont les bienvenues.
8 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I chiffres clés 2011 chiffres clés 2011 Dans un contexte difficile, GDF SUEZ a réussi à atteindre l ensemble de ses objectifs industriels et financiers. Cette performance solide est le fruit d un positionnement stratégique unique qui garantit au Groupe de solides perspectives à long terme. Croissance du chiffre d affaires En milliards d euros Équilibre du chiffre d affaires entre trois métiers +7,3% GDF SUEZ a continué d enregistrer de solides résultats en 2011, avec un chiffre d affaires de 90,7 milliards d euros, en progression malgré des conditions climatiques très défavorables et le gel des tarifs du gaz en France. 84,5 90,7 Services 33% Électricité 33% Gaz naturel 32% Le modèle industriel de GDF SUEZ repose sur une contribution à parts égales de ses trois métiers historiques que sont l électricité, le gaz naturel et les services à l énergie et à l environnement. Croissance de l EBITDA En milliards d euros Répartition de l EBITDA par branche En milliards d euros + 9,5% 15,1 16,5 16,5 L EBITDA a augmenté notamment grâce à la contribution d International Power à partir de février 2011 et aux excellents résultats à l international, ainsi qu aux activités d exploration-production et de gaz naturel liquéfié. Environnement 14,9% Énergie Services 6,0% Énergie Europe 23,8% Infrastructures 17,9% Global Gaz & GNL 12,5% Énergie International 25,0% La progression de l EBITDA s appuie également sur la mise en service de nouveaux actifs à travers les six branches du Groupe.
9 07 Croissance du cash-flow libre En milliards d euros Un bilan solide et une liquidité importante +12,6% Le cash-flow libre progresse encore davantage que l EBITDA, à 8,8 milliards d euros, enregistrant une hausse de 12,6%. 7,8 8,8 Liquidité au 31 décembre 2011 : 27,3 Mds Dette nette/ebitda = 2,3x Maturité moyenne de la dette nette : 11,2 ans (9,1 ans en 2010) GDF SUEZ s est de nouveau montré très actif sur les marchés bancaires et obligataires en 2011, notamment en renforçant davantage son niveau de liquidité. Un programme d investissements soutenu En milliards d euros Des capacités électriques en construction à travers le monde En gigawatts 10,7 Maintenance 3,5 Acquisitions 1,8 14,8 Moyen-Orient 4 Europe 2 Amérique du Nord 0,4 Développement 5,4 Asie & Pacifique 2,9 Amérique Latine 5,5 Le Groupe a poursuivi sa stratégie de développement industriel sur les marchés en forte croissance avec près de 11 milliards d euros d investissements bruts en à fin 2011, le parc de production de GDF SUEZ totalise 117,3 GW de capacités électriques installées (à 100%). Sécurité : une amélioration du taux de fréquence Une politique de dividende attractive et durable Dividende ordinaire par action, en euros Conformément à ses objectifs de RSE annoncés en mars 2011, le Groupe est sur la bonne voie pour atteindre un taux de fréquence des accidents inférieur à 6 en ,7 8,6 Poursuivant sa politique de rémunération attractive et durable, le Groupe versera un dividende de 1,50 euro au titre de 2011 et s engage sur un dividende stable ou en croissance pour la période ,50 1,
10 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I GOUVERNANCE un niveau d exigence à la mesure d un groupe mondial GDF SUEZ est engagé dans une démarche permanente d amélioration de la gouvernance fondée notamment sur une gestion rigoureuse et intégrée des risques. À vocation opérationnelle, la gouvernance du Groupe repose avant tout sur le principe fondateur de la transparence. En matière de gouvernance, GDF SUEZ s attache à appliquer les meilleures pratiques en se référant au Code de Gouvernement d Entreprise des sociétés cotées de l AFEP-MEDEF. Le Groupe a également l ambition de toujours mieux maîtriser ses risques pour mieux atteindre ses objectifs, notamment afin de préserver et d améliorer en permanence sa valeur et sa réputation ainsi que la motivation interne. Indépendance des Administrateurs_ Lors de sa séance de 8 février 2012, le Conseil a examiné la qualification de chacun de ses membres au regard des critères d indépendance. Sur la base des conclusions du rapport du Comité des Nominations, le Conseil a considéré que parmi les 22 Administrateurs en fonction, 10 avaient la qualification d indépendant et 12 ne l avaient pas : les deux dirigeants mandataires sociaux, les six Administrateurs représentants de l État français, ainsi que les quatre Administrateurs représentant les salariés et les salariés actionnaires. Lors de la même séance, les Administrateurs ont décidé, à l unanimité, de procéder à la fusion du Comité des Nominations et du Comité des Rémunérations, réduisant ainsi de cinq à quatre le nombre de comités permanents assistant le Conseil : le Comité d Audit, le Comité de la Stratégie et des Investissements, le Comité des Nominations et des Rémunérations et le Comité pour l Éthique, l Environnement et le Développement Durable. La présidence de chacun des comités est assurée par un Administrateur indépendant (voir page 11). Organisation et fonctionnement du Conseil_ Au 23 avril 2012, le Conseil d Administration de GDF SUEZ est composé de 19 membres, dont quatre femmes. La réduction du nombre d Administrateurs est un des enseignements de l évaluation du fonctionnement du Conseil et de ses Comités, menée en partenariat avec un expert externe. Cette démarche comprend trois étapes clés : l évaluation, l identification des axes d amélioration et l application des propositions faites. La Loi du 27 janvier 2011 et le Code AFEP-MEDEF instaurent un principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des Conseils d Administration : pour l appréciation de la proportion de femmes et d hommes, ces deux textes prévoient que les trois Administrateurs représentant les salariés qui ne sont pas élus par l Assemblée Générale ne sont pas pris en compte. Ainsi, pour le Conseil d Administration de GDF SUEZ, l appréciation est faite sur une base de 16 Administrateurs dont trois sont des femmes, soit 18,8%. Rémunérations des Administrateurs_ Sur proposition du Conseil d Administration, l Assemblée Générale fixe le montant global de l enveloppe annuelle des jetons de présence, à répartir par le Conseil entre ses membres. Les Administrateurs et les Censeurs perçoivent des rémunérations en fonction de leur présence aux séances du Conseil et à celles des Comités (1,2 million d euros pour 2011). Le Président-Directeur Général et le Vice-Président, Directeur Général Délégué n en perçoivent aucun au titre de leur participation au Conseil d Administration. Le montant des jetons de présence correspondant aux mandats des Administrateurs représentants de l État français est versé directement au Trésor Public, en application de la réglementation. Activités du Conseil en 2011_ Au cours de l exercice 2011, le Conseil d Administration s est réuni à 14 reprises, avec un taux de participation de 86%. Lors de ces réunions, le Conseil a notamment examiné et délibéré sur les sujets suivants : La stratégie et la marche des affaires : la politique d approvisionnement en matière énergétique ; la finalisation du rapprochement avec International Power, intervenue en février ; l état d avancement du programme d optimisation du portefeuille d actifs ; la revue et cartographie des risques du Groupe ; le renouvellement anticipé des crédits syndiqués ; la situation nucléaire ; la situation résultant des décisions de l État français sur les tarifs du gaz et la loi sur la Nouvelle Organisation des Marchés de l Électricité, dite loi NOME ; le projet d organisation de la branche
11 09 Énergie Europe (effective depuis le 1 er janvier 2012) ; les documents de gestion prévisionnelle ; le bilan santé et sécurité 2010, la politique de recherche et d innovation ; la réponse du Groupe à l appel d offres sur l éolien offshore en France. Les finances : le budget 2011 ; l arrêté des comptes de l exercice 2010 et des comptes semestriels 2011 ; le paiement d un acompte sur dividende 2011 ; les informations financières des premier et troisième trimestres 2011 ; le renouvellement de l autorisation d émettre des obligations et le renouvellement de la délégation concernant les cautions, avals et garanties ; les modifications du capital social suite aux levées d option ; les attributions d actions de performance. Le gouvernement d entreprise : l examen de l indépendance des Administrateurs ; la modification du règlement du Conseil ; la préparation de l Assemblée des Actionnaires ; la nomination d une femme Administrateur (Françoise Malrieu) ; la réponse aux questions écrites des actionnaires. ZOOM SUR L éthique, fil conducteur des activités_ L éthique est déclinée au niveau de la stratégie, des procédures de gouvernance et des comportements. GDF SUEZ s est engagé à agir de manière socialement responsable, dans le respect de l environnement et des cultures. Le Groupe considère donc l éthique comme un fil conducteur de ses activités. Les engagements sont définis dans : la Charte Éthique, qui fixe les principes et le système de gouvernance de l éthique ; le Guide des Pratiques de l Éthique, qui détaille les modalités de mise en œuvre dans les situations professionnelles au quotidien. En 2011, International Power a intégré le périmètre éthique du Groupe, en se dotant d une Charte Éthique qui applique les principes de GDF SUEZ et en mettant en place un réseau de déontologues qui complète le dispositif éthique du Groupe. Par ailleurs, le Conseil d Administration a tenu en 2011 un séminaire de réflexion stratégique à Londres autour des sujets suivants : synthèse stratégique et financière ; électricité et gaz à l international ; chaîne gazière ; recherche et innovation ; efficacité énergétique ; nucléaire ; et grand cycle de l eau. Les trois derniers thèmes de ce séminaire ont été traités début Une gestion des risques à tous les niveaux_ La gestion des risques est fortement intégrée dans les processus de GDF SUEZ, qu il s agisse de développement ou de la gestion des activités. La liste des risques auxquels le Groupe fait face est indiquée dans le Chapitre 2 du Document de Référence. Les dirigeants du Groupe sont les premiers responsables de la maîtrise et de la gestion des risques de leurs entités. Chaque année, au travers des revues de risques réalisées dans toutes les entités de GDF SUEZ, les risques sont réévalués et les actions définies pour en réduire les impacts. Ces revues font l objet d une consolidation pour l ensemble du Groupe qui est examinée par le Comité Exécutif. Cette consolidation conduit à définir chaque année les risques prioritaires qui, compte tenu des enjeux majeurs qu ils représentent, font l objet d un pilotage au niveau du Groupe. Conformément à la législation, le Conseil d Administration examine tous les ans cette revue des risques. Le Groupe tient à gérer ses risques de façon prudente, en tenant compte de toutes ses parties prenantes. Le Groupe s est doté d une politique de gestion globale des risques (Enterprise Risk Management) dont les principes sont en pleine conformité avec les standards professionnels (ISO et référentiel Federation of European Risk Management Associations). Déployée à travers l ensemble du Groupe toutes activités et entités confondues cette politique traduit la volonté de GDF SUEZ de «mieux maîtriser ses risques pour assurer sa performance». Considérant comme risque «tout événement susceptible d avoir des impacts positifs ou négatifs sur la pérennité de l entreprise, sa réputation, ou l atteinte de ses objectifs stratégiques, financiers et opérationnels», cette politique préconise une prise de risques raisonnable au regard des lois et des règlements, acceptable par l opinion et supportable au plan économique.
12 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I GOUVERnAnCE le Conseil d Administration et ses Comités Administrateurs nommés par l Assemblée Générale Gérard mestrallet Président-Directeur Général 02. Jean-François Cirelli Vice-Président, Directeur Général Délégué 03. Albert Frère*, Vice-Président 04. Edmond Alphandéry* 05. Jean-Louis Beffa* 06. Aldo Cardoso* 07. René Carron* 08. Paul Desmarais Jr.* 09. Françoise malrieu* 10. Lord Simon of highbury* Représentants de l état français 11. Bruno Bézard 12. Olivier Bourges 13. Ramon Fernandez 14. Pierre mongin 15. Stéphane Pallez Représentants des salariés 16. Alain Beullier 17. Anne-marie mourer 18. Patrick Petitjean Représentante des salariés actionnaires, nommée par l Assemblée Générale 19. Gabrielle Prunet Assistent également aux réunions du Conseil Gérard Lamarche, Censeur Florence Tordjman, Commissaire du Gouvernement Alain Chaigneau, Secrétaire Général Patrick van der Beken, Secrétaire du Conseil * Administrateur indépendant.
13 11 Au 23 avril 2012, le Conseil d Administration de GDF SuEZ est composé de 19 membres : 10 Administrateurs désignés par l Assemblée Générale, cinq représentants de l État français, trois représentant les salariés et un représentant les salariés actionnaires. huit de ces Administrateurs sont considérés comme indépendants. 4 des Comités présidés par Administrateurs indépendants Comité d Audit Président : Aldo Cardoso* membres : Edmond Alphandéry*, Olivier Bourges, René Carron*, Françoise malrieu*, Anne-marie mourer Comité de la Stratégie et des Investissements Président : Edmond Alphandéry* membres : Olivier Bourges, Aldo Cardoso*, Pierre mongin, Patrick Petitjean, Lord Simon of highbury* Comité des nominations et des Rémunérations Président : Jean-Louis Beffa* membres : Olivier Bourges, Paul Desmarais Jr.*, Françoise malrieu*, Lord Simon of highbury* Comité pour l éthique, l Environnement et de développement durable Président : Françoise malrieu* membres : Alain Beullier, René Carron*, Stéphane Pallez * Administrateur indépendant.
14 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I GOUVERnAnCE le Comité de direction Le Comité de Direction de GDF SuEZ, en charge du pilotage du Groupe, établit les décisions stratégiques selon les orientations défi nies par le Conseil d Administration. Au 1 er mars 2012, il est composé de neuf membres Gérard Mestrallet Président-Directeur Général 02. Jean-François Cirelli Vice-Président, Directeur Général Délégué, en charge de la branche Énergie Europe 03. dirk Beeuwsaert Directeur Général Adjoint, en charge de la branche Énergie International 04. Valérie Bernis Directeur Général Adjoint, en charge de la Direction Communications et marketing 05. Jean-Louis Chaussade Directeur Général Adjoint, en charge de la branche Environnement 06. Jean-Marie dauger Directeur Général Adjoint, en charge de la branche Global Gaz & GNL 07. Jean-Claude depail Directeur Général Adjoint, en charge de la branche Infrastructures 08. Isabelle Kocher Directeur Général Adjoint, en charge de la Direction Financière 09. Jérôme tolot Directeur Général Adjoint, en charge de la branche Énergies Services
15 13 le Comité Exécutif Le Comité Exécutif examine les questions relatives à la stratégie, au développement et à l organisation du Groupe. Au 1 er mars 2012, il est composé de 27 membres, dont les neuf membres du Comité de Direction, ainsi que les responsables de certaines directions fonctionnelles Bruno Bensasson Directeur de la Stratégie et du Développement durable 11. Jean-Louis Blanc Directeur Commercial et Marketing Groupe 12. Claire Brabec-Lagrange Directeur Achats Groupe 13. Alain Chaigneau Secrétaire Général 14. Pierre Clavel Directeur Adjoint de la branche Global Gaz & GNL, en charge du Développement 15. Phil Cox Directeur Général de International Power PLC 16. Hhenri Ducré Directeur Général Adjoint, en charge d Énergie France 17. Véronique Durand-Charlot Directeur des Systèmes d Information 18. Marc Florette Directeur de la Recherche et Innovation 19. Yves de Gaulle Directeur des Énergies Renouvelables 20. Jean-Pierre Hansen Président du Comité de Politique Énergétique 21. Philippe Jeunet Conseiller en charge du projet de Cité de l énergie et de l Environnement 22. Christelle Martin Directeur des Ressources Humaines 23. Ddidier Retali Directeur Audit et Risques 24. Paul Rorive Directeur du Développement Nucléaire 25. Philippe Saimpert Chargé de mission 26. Ddenis Simonneau Directeur des Relations Européennes et Internationales 27. Emmanuel van Innis Chargé de mission
16 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I GOUVERNANCE communiquer régulièrement et en toute transparence GDF SUEZ entretient des liens étroits et nombreux avec ses actionnaires, les investisseurs, les marchés financiers et les représentants des pouvoirs publics. Ces relations sont fondées sur la fiabilité et la sincérité de l information donnée par le Groupe. Fidéliser le million d actionnaires individuels et salariés en améliorant leur connaissance du Groupe et dynamiser cette relation telles sont les priorités de GDF SUEZ. La compréhension d un groupe industriel de rang mondial passe par une information fiable, régulière et pédagogique. GDF SUEZ relaie de manière systématique les informations stratégiques et financières, notamment à l occasion de ses résultats annuels et semestriels et de l Assemblée Générale : lettre aux actionnaires, e-letter, publications dans la presse, ou encore pages Internet dédiées. Cette communication est volontairement large pour informer tous les actionnaires qui s intéressent au Groupe. Elle est aussi pédagogique, puisqu elle synthétise les messages clés et offre la possibilité d approfondir certains thèmes grâce à des vidéos, des interviews et des reportages accessibles en ligne. La proximité avec les actionnaires_ Parce que GDF SUEZ considère qu une entreprise ne doit pas se résumer uniquement à des chiffres, ses actionnaires sont invités à découvrir, de manière concrète, toutes les facettes des activités et des engagements du Groupe. Tout au long de 2011, le Club des Actionnaires a ainsi proposé à ses membres de participer à quelque 130 événements en France et en Belgique : conférences sur ses métiers, ses activités et ses engagements ; visites de sites industriels ; rencontres de dialogue sur la stratégie et les ambitions. Depuis 2010, le e-club, qui fut le premier créé en France, Répartition du capital de GDF SUEZ à fin 2011 Auto-détention 1,7% état français 36,0% Investisseurs institutionnels 40,3% permet aux actionnaires une accessibilité en continu pour participer à distance aux événements organisés dans le cadre du Club et pour suivre l actualité du Groupe. L équipe des relations actionnaires traite toutes les demandes au quotidien, qu elles soient transmises sur le numéro vert, par ou sur le site Internet dédié ; plus de réponses ont ainsi été apportées en En complément, le Club leur propose diverses occasions dans l année de rencontrer les dirigeants et les collaborateurs du Groupe, à travers la France et la Belgique, au-delà des rendez-vous annuels que sont l Assemblée Générale au printemps ou le Salon Actionaria à l automne. Autre forum d échange, le Comité Consultatif des Actionnaires a réuni ses 12 membres à une dizaine de reprises en 2011, aussi bien en séance plénière que via Internet, toujours dans un effort d améliorer la réponse du Groupe Bruxelles Lambert 5,2% Sofina 0,6% CNP Assurances 1,1% CDC 2,0% Actionnaires individuels 10,2% Actionnaires salariés 2,9% Groupe aux attentes de ses actionnaires individuels. Partisan d une démarche numérique citoyenne avec les actionnaires et en application de sa politique en matière d éco-édition, GDF SUEZ propose également de voter à l Assemblée Générale par Internet et de recevoir toute la documentation s y rapportant par . Les liens avec les investisseurs_ Répartis essentiellement en Europe et aux états-unis, les investisseurs institutionnels suivent de près les activités de GDF SUEZ qui compte 12 sociétés cotées à travers le monde. Dans un contexte général de plus en plus réactif et une accélération de la circulation de l information, GDF SUEZ agit dans le cadre réglementaire strict de l Autorité des Marchés Financiers, avec un principe d égalité d information vis-à-vis des investisseurs, qu il s agisse
17 15 de l homogénéité, de la qualité ou de la régularité de l information exacte, précise et sincère qu il délivre. Comme tous les ans, l année 2011 a été ponctuée de multiples rendez-vous avec les investisseurs institutionnels : appels réguliers, road shows (26 jours), reverse-road shows, réunions individuelles, conférences thématiques et rencontres avec des investisseurs socialement responsables. Par ailleurs, le Groupe répond tout au long de l année aux questions et sollicitations des 25 analystes qui couvrent son actualité. Au total, l équipe des relations investisseurs a généré 478 contacts, soit 27% de plus qu en Le lobbying auprès des pouvoirs publics_ Encadré par une Charte Éthique et un Guide des Pratiques de l Éthique, GDF SUEZ participe aux auditions sollicitées par les pouvoirs publics français et fait part de ses positions sur les textes examinés. En France, informer la représentation nationale sur la stratégie de GDF SUEZ et ses positions sur les sujets énergétiques est un enjeu fort de la politique de lobbying. À titre d exemple, lors de deux auditions à l Assemblée Nationale devant les Commissions de l Économie, d une part, et des Affaires Européennes, d autre part, le Président-Directeur Général de GDF SUEZ, Gérard Mestrallet, a eu l occasion de présenter la cartographie du Groupe et son développement suite à son rapprochement avec International Power. D autres travaux du Parlement français, notamment des «missions d information», ont conduit des membres du Comité Exécutif de GDF SUEZ et des experts à détailler les positions du Groupe sur des sujets techniques. En outre, la Direction des Relations Institutionnelles noue des partenariats avec des associations nationales d élus en définissant contractuellement les engagements. GDF SUEZ est ainsi intervenu au congrès de l Association Nationale des Élus de la Montagne, notamment pour rappeler ses ambitions dans le cadre de l ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques en France. Le Groupe édite une lettre d information périodique à l intention des élus et autres parties prenantes en France qui leur présente ses métiers et ses activités. Les trois numéros parus en 2011, soit exemplaires au total, ont ainsi apporté un éclairage sur la croissance du Groupe à l international, le développement des énergies renouvelables, l évolution des tarifs du gaz naturel en France et la mobilisation du Groupe en faveur des plus démunis. Enfin, GDF SUEZ exerce une veille et une présence soutenue auprès des institutions de l Union Européenne sur les nombreux sujets de politique énergétique et environnementale En bref... Rachat d actions et d obligations_ GDF SUEZ a procédé au rachat de près de 10 millions d actions du Groupe, soit 0,43% du capital. Le Groupe a également finalisé un rachat d obligations après une double émission sur les marchés euro et sterling. La première émission, classique, a permis au groupe de lever un milliard d euros sur huit ans. Pour sa seconde émission, le Groupe a choisi d abonder une souche existante sur le marché britannique, arrivant à échéance en octobre en définition à Bruxelles. Pour toute initiative européenne d intérêt, le Groupe agit au plus près des décisionnaires pour y véhiculer des éléments de positions et de stratégie au regard de ses activités en Europe. Une contribution active au G20 Dans le cadre du G20 qui s est tenu à Cannes en novembre 2011, le Business 20 (B20) a été l occasion de rencontres et de débats entre chefs d entreprise des pays membres du G20, dont GDF SUEZ, et des chefs d état. Le B20 s impose comme un événement à part entière du Sommet où les entreprises et les organisations patronales s engagent à répondre aux problématiques actuelles en proposant des solutions concrètes. Gérard Mestrallet a assumé le pilotage d un groupe de travail consacré à la volatilité des matières premières. Le Sommet du G20 qui aura lieu en juin 2012 à Los Cabos, au Mexique, sera précédé d une réunion du B20. GDF SUEZ contribue à la préparation de cet événement, en particulier dans le cadre du groupe de travail «Croissance Verte», sous le pilotage conjoint du World Economic Forum et de la Chambre de Commerce Internationale.
18 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I Métiers
19 17 trois métiers pour des solutions adaptées 18 Contexte Le point de vue de Bertrand Lecourt 22 Électricité Priorité aux énergies peu ou pas carbonées 25 Gaz naturel Une ressource abondante et flexible 28 Services L efficacité énergétique et environnementale Parc photovoltaïque (4 MWc) de la Compagnie Nationale du Rhône à Bollène, dans le sud de la France, inauguré en septembre 2011.
20 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I Métiers contexte davantage de capacités pour moins de carbone Quel sera le paysage énergétique mondial en 2035, voire en 2050? Après les bouleversements de Fukushima et de la crise financière, c est l incertitude dans l attente d une reprise et d une stabilité qui relanceraient les investissements. L analyste Bertrand Lecourt offre son point de vue. Lannée 2011 a vu plusieurs tendances se confirmer : la demande mondiale d énergie tirée par les pays émergents, une efficacité énergétique encore à la peine malgré les efforts de nombreux pays, la hausse de la production de pétrole et de gaz de schiste, ou encore l essor des énergies renouvelables. Et une personne sur cinq n a toujours pas accès à l électricité. Les unes comme les autres apportent leur lot de questions. La réflexion doit tenir compte des contraintes climatiques, financières et politiques qui se conjuguent et complexifient la situation. La contrainte climatique étant mondiale, c est la plus lourde. Les scientifiques ont une vision assez claire des étapes à franchir pour contenir le réchauffement à 2 C. L une des plus sensibles se situe aux alentours de 2020, puisqu elle devrait marquer le pic des émissions de CO 2 avant une réduction drastique au cours des décennies suivantes. La contrainte financière est durable et profonde. Même dans les pays dits riches, le système financier est suffisamment fragilisé pour que l on s interroge sur les choix d investissements. Il n est pas possible d avancer des propositions sans en chiffrer le coût réel, pour l économie et les consommateurs. La contrainte politique, enfin : certains États sont en période électorale, des zones géographiques vivent des révolutions. Dans ce contexte, les industriels de l énergie adoptent des modèles économiques diversifiés, les plus souples possible, en attendant des orientations claires de la part des gouvernements. L Europe en position d attente_ «Suite aux deux électrochocs récents le nucléaire et le ralentissement de l économie les règles du jeu ont été mises en suspens», explique Bertrand Lecourt, Directeur chez Deutsche Bank, à Paris. «L Europe est dans une phase un peu critique avec une demande en retrait, ce qui a pour effet de comprimer les marges et freiner les investissements. Centrale à cycle combiné au gaz de 435 MW à Montoir-de-Bretagne, dans l ouest de la France.
21 19 Le prix du CO 2 s est effondré de moitié lui aussi, passant de 16 euros à environ 8 euros la tonne. À cela, il faut ajouter la volatilité des prix et la décorrélation entre le gaz et le pétrole qui remet en question la compétitivité d une partie de l approvisionnement en gaz pour les grands fournisseurs européens.» Les situations sont diverses d une zone à l autre. Selon Bertrand Lecourt, des pays comme l Angleterre ou la France ont besoin de nouvelles centrales alors que l Espagne, l Italie ou des pays de l Europe du Nord sont en surcapacité. «Il n y a plus vraiment de grosses usines de production en construction aujourd hui en Europe», fait-il remarquer. «L éolien et le solaire ont complètement modifié la donne toute l économie électrique en est bouleversée.» En Allemagne, suite à l arrêt de huit des 17 réacteurs nucléaires, l électricité manquante a été fournie par l éolien et le solaire pour 60%, le reste venant en grande partie d importations des pays voisins. Les parts du gaz et du charbon ont très peu bougé dans la production allemande. «Pour la Belgique, renoncer à l atome risque d être difficile à court terme car le pays n a pas de réelle surcapacité», explique Bertrand Lecourt. «Ou alors, les centrales moins propres, à charbon notamment, tourneront à plein régime, ce qui signifie plus de CO 2 pour l Europe.» L analyste estime que le fait d avoir changé les règles du jeu a été préjudiciable aux énergéticiens, «lesquels ne cherchent pas de retours sur investissements surperformants ce n est pas leur rôle, mais un univers stable pour mettre en place leurs stratégies d investissement». En Belgique, Allemagne, Angleterre, mais aussi en France, où les décisions sont mises en veille à cause de l élection présidentielle, les prix seront plus tendus lorsque la demande redémarrera. «On aura besoin de la flexibilité apportée par les centrales à gaz, elles-mêmes alimentées par le gaz naturel acheminé de Russie ou d Algérie par les nouveaux gazoducs NordStream et Medgaz. La flexibilité des actifs installations et infrastructures est devenue aujourd hui une vraie valeur.» La réalité des prix de l énergie_ Confrontés à des problèmes de crise financière, les objectifs climatiques restent-ils une priorité pour les pays européens? La question induit celle du prix de l énergie. Les opinions publiques réalisent peu à peu que le passage à des contraintes environnementales plus fortes a un coût important que les États déjà endettés ne pourront prendre en charge. Les Allemands sont prêts à payer leur électricité plus cher et à modifier leurs comportements pour moins consommer. Mais est-ce le cas de tous? «La France a un mur de plus de 100 milliards d investissements à effectuer dans ses infrastructures», prévient Bertrand Lecourt. «Cela signifie que les prix devraient augmenter
22 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I Métiers de 30, 40, voire de 50% dans les prochaines années.» L ère du pétrole et de l électricité peu chers s achève, répète l Agence Internationale de l Énergie (AIE) ; les réserves facilement accessibles tarissent. Dans les décennies à venir, les énergies fossiles seront issues de forages plus complexes et plus onéreux et les énergies renouvelables nécessiteront milliards de dollars d investissements dans le monde d ici à Toutes les projections s accordent sur une hausse durable des coûts énergétiques. Dans le scénario intermédiaire de l AIE, le charbon restera la première source d électricité mondiale en La part des énergies renouvelables hors hydraulique passera de 3% en 2009 à 15%, 90% de cette croissance venant de l éolien, de la biomasse et du solaire. Les moteurs de cette expansion sont indéniablement la Chine et l Union Européenne. «Pour pallier le coût initial de l éolien et du solaire, l Europe a choisi d assurer leur développement au moyen d aides publiques», explique Bertrand Lecourt. «Mais les investisseurs attendent un univers réglementaire plus pérenne. Il faut une réalité économique pour que tout se mette en place : c est aujourd hui le grand frein aux énergies renouvelables.» En attendant une maîtrise des techniques de stockage pour compenser leur problème d intermittence, la solution viendra du gaz dont les centrales fournissent des variables d ajustement faciles à mettre en œuvre. Là encore cela nécessite des investissements pour améliorer la compétitivité et la «durabilité» des installations existantes et en construire de nouvelles. Le gaz tire son épingle du jeu_ En Europe, le gaz naturel pourrait combler le recul éventuel du nucléaire. Il a aussi de belles perspectives dans les pays en croissance, où il constitue une part importante du mix, au même titre que le charbon. «Les pays émergents ne peuvent s en passer et attirent le gaz naturel liquéfié dont la production se déporte du continent nord-américain vers l Asie», commente l analyste. Les politiques en faveur de la diversification énergétique encouragent une très forte croissance du gaz naturel en Chine et en Inde. PTRNJIE005 LOREM 14 PTNJIE PTRNJIE005 LOREM Bertrand Lecourt Les importations sont en augmentation, à la fois par méthanier et via les gazoducs d Eurasie. De l autre côté du Pacifique, sur le continent américain, «le développement de la production du gaz de schiste a changé la donne depuis maintenant deux ans», explique Bertrand Lecourt. «Les réserves sont énormes et les prix ont baissé. Ceux qui ont des actifs assez flexibles vont surfer sur cette nouvelle donne du gaz et pourront arbitrer commercialement entre l Europe du Nord, l Asie et l Amérique du Nord.» Quant à savoir si les États-Unis exporteront leur gaz, ce serait logique en cas de surplus et de prix très bas, estime-t-il. «Le gaz est l énergie la plus souple, et l Europe en aura besoin dans les cinq à 10 années à venir. La question est de savoir si les capacités des Américains sont suffisantes. Pour des raisons stratégiques, il est probable qu ils voudront garder la main sur leurs réserves.» Agir sur tous les fronts_ Les gaz non conventionnels représentent aujourd hui la moitié des ressources estimées de gaz dans le monde. La croissance de leur production dépendra du succès des industriels à relever les défis environnementaux. Le gaz naturel est le plus propre des combustibles fossiles, mais son utilisation croissante ne permettra pas, à elle seule, de contenir les émissions à un niveau suffisant, selon l AIE. Lancées il y a quelques années, les recherches dans le captage et le stockage du CO 2 n ont pas encore abouti. «Les prix du CO 2 ayant diminué de moitié, l incitation n est plus réellement au rendez-vous», selon Bertrand Lecourt. «La conversion de centrales à charbon en biomasse est plus intéressante.» Des transformations qui font leur preuve, notamment en Europe, mais ces conversions prennent du temps et ne sont pas possibles partout. Au niveau technologique, le captage et le stockage peuvent apporter une réduction massive de CO 2 pour les centrales thermiques, mais également dans certains secteurs industriels et dans l exploitation de certains champs gaziers.
23 21 Il faut donc mettre en œuvre tous les outils à disposition, du côté de la production énergétique, mais aussi de la demande. La réduction de la consommation d énergie à travers l efficacité énergétique des installations et des bâtiments est un axe majeur d amélioration des émissions de gaz à effet de serre. «Le thème est porteur dans les pays émergents moins en Europe et en Amérique du Nord, mais il va dans la logique du développement des grandes villes qui devront être plus efficaces.» En Europe, l efficacité énergétique devrait faire un bond avec l adoption en février 2012 d un objectif contraignant de baisse de 20% de la consommation énergétique et d un certain nombre de règles, comme d imposer la rénovation, chaque année, de 3% des bâtiments publics, ou le développement de la cogénération de chaleur et d électricité. La chaîne de valeur des déchets_ Dans les services à l environnement, Bertrand Lecourt juge le secteur de l eau relativement stable, avec cependant une pression sur les tarifs, notamment en Europe. «Le secteur des déchets a davantage évolué Biomasse devant la centrale d Electrabel à Rodenhuize, en Belgique. toute une chaîne de valeur a été imaginée», ajoute-t-il. «Les ressources se raréfiant, les prix ont un effet signal sur le recyclage, et le contexte réglementaire européen privilégie la valorisation à l élimination des déchets.» Aujourd hui, gérer, ce n est plus seulement collecter. C est aussi trier, développer des techniques de recyclage, valoriser au maximum les matières à réutiliser dans de nouvelles filières et, enfin, valoriser l énergie contenue dans les déchets, comme c est le cas pour la biomasse avec les copeaux de bois recyclé ou le biométhane avec les résidus verts. Croissance de la demande d énergie primaire de 2010 à 2035 En millions de tonnes équivalent pétrole Chine Inde Autres pays en développement en Asie Russie Moyen-Orient Reste du monde OCDE Source : AIE 2011
24 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS électricité un bouquet encore plus ouvert à l international Plus encore que les politiques, les événements majeurs impactant les sites de production d énergie provoquent des débats et redessinent les stratégies des pays. Entre les parcs électriques du monde, les orientations sont divergentes. GDF SUEZ propose un mix électrique qui donne la priorité aux énergies peu ou pas carbonées. Depuis Fukushima, le monde de l énergie n est plus le même. C est vrai de façon spectaculaire pour le Japon, vrai pour l Allemagne, vrai pour tous les pays où l accident japonais a bousculé les opinions, braquant les regards sur la sécurité des installations. L actualité oblige à redistribuer les cartes dans l énergie et tout particulièrement dans le secteur de l électricité. Globalement, les pays de l Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) continuent dans la voie de productions électriques moins carbonées. Mais l Europe, très axée sur les problématiques climat, ne parvient pas encore à organiser une régulation commune pour pallier d éventuelles difficultés d accès à l énergie. Le choix est tout autre en Chine, en Inde et en Afrique où la priorité est d abord de répondre aux besoins d énergie. Dans ces zones à croissance démographique forte, la production électrique à partir du charbon va s accroître jusqu en C est la région Asie-Pacifique, en développement accéléré, qui continue à tirer la demande électrique mondiale, en augmentation constante. Entre les pays de l OCDE et hors OCDE, l écart se creuse et devrait se prolonger jusqu en 2020 avec, d un côté, les pays de plus en plus volontaristes en matière environnementale et, de l autre, les pays à croissance rapide, plus compétitifs et énergivores que jamais. Point positif, les énergies renouvelables représentaient à fin 2010 un peu plus de 20% de la production électrique mondiale. Et le premier producteur mondial d énergie éolienne est maintenant la Chine. Un modèle voulu, conçu et construit_ Dans ce paysage énergétique complexe et divergent, le parc électrique de GDF SUEZ s adapte, évoluant vers un développement plus axé sur les pays émergents et toujours une priorité donnée aux énergies peu ou pas carbonées : gaz naturel et énergies renouvelables. Un choix pour satisfaire la diversité des usages de l énergie, respecter la multiplicité des objectifs de ses clients compétitivité, sécurité, climat et, enfin, pallier les incertitudes qui pèsent sur chaque énergie prise séparément. À l équilibre du mix s ajoute une meilleure pondération entre les activités frontalement exposées aux marchés et celles récurrentes, créatrices de stabilité. Avec une capacité totale installée de 117,3 GW, GDF SUEZ est premier producteur indépendant d électricité au monde. Une capacité qui se répartit sur l ensemble des continents (voir graphique ci-contre). À laquelle on peut ajouter 14,8 GW en cours de construction, en Amérique Latine, au Moyen-Orient et dans la zone Asie-Pacifique. L objectif du Groupe est d atteindre la capacité installée de 150 GW d ici à 2016, dont 60% hors d Europe. Répartition des capacités de production électrique de GDF SUEZ à fin 2011* Gaz naturel 59% Charbon 13% Nucléaire 5% Autres non renouvelables 5% 117,3 GW Éolien 3% Hydroélectricité 14% Biomasse et biogaz 1% * Intégrant 100% des capacités des actifs détenus par le Groupe quel que soit le taux de détention.
25 23 prochaine mise en concurrence sur le renouvellement de 10 concessions concernant une cinquantaine d installations et mw de capacités. Barrage de Marèges exploité par la SHEM sur la rivière Dordogne, en France. La maturité de la biomasse. Deuxième énergie renouvelable dans le monde, la biomasse permet de produire électricité et chaleur (cogénération) ou l une ou l autre uniquement, via la combustion de déchets et de résidus de matières organiques végétales ou animales. C est la technologie la mieux adaptée pour fournir de l énergie renouvelable de base, sans interruption. Avec plus de 50 sites en Europe, aux États-unis et au Brésil, GDF SuEZ consomme chaque année plus de 2 millions de tonnes de matières organiques. des investissements qui demandent de la visibilité_ GDF SuEZ cherche de la visibilité à long terme pour réaliser les investissements lourds que nécessitent ses activités. Il la trouve sur les marchés d Asie, d Orient et d Amérique Latine qui offrent des contrats à longue durée avec un contexte de régulation stable. Ces marchés peu risqués contrebalancent ceux plus incertains de la zone européenne. Cependant, ces derniers ont un parc d installations vieillissant qui devra être remplacé par des unités d énergie peu ou pas carbonée. Les besoins en investissements iront donc croissant, mais les énergéticiens souhaiteraient une régulation plus transparente au niveau de l Europe pour mieux traiter les grands enjeux énergétiques. des énergies complémentaires_ L indispensable gaz. C est l un des atouts de GDF SuEZ que d avoir 58% de gaz dans son mix électrique, avec 380 centrales, le plus grand parc au monde. Aujourd hui, avec l essor du solaire et de l éolien, il est indispensable, si l on souhaite un approvisionnement continu, d avoir en soutien des instruments de production fl exible comme des centrales thermiques. C est le cas de l Europe où le Groupe est un des premiers opérateurs de centrales électriques au gaz à cycle combiné qui associent turbines à gaz et à vapeur, ainsi que d unités de cogénération fournissant électricité et chaleur. À titre d exemple, en 2011, il a lancé la centrale à gaz à cycle combiné d Elecgas au Portugal et réhabilité la turbine à vapeur existante de celle de Dunamenti, en hongrie. Ailleurs dans le monde, GDF SuEZ a mis en service la plus grande centrale électrique du qatar, Ras Laffan C, combinée à une unité de dessalement d eau de mer, et avec l arrivée d International Power, celle de Fujairah dans le golfe d Oman. Au Chili, les centrales thermiques d Andina et d hornitos ont été mises en service. Le potentiel de l hydroélectricité. La force de l eau est, après le gaz, la seconde source d énergie exploitée dans le Groupe, avec 14% de la capacité installée. Depuis plus de 30 ans, GDF SuEZ développe des installations hydroélectriques, de la Chine au Panama, en passant par l Italie et la France. Ses équipes ont participé aux études de plus de 700 barrages, dont celui d Estreito au Brésil, une centrale de plus de mw dont les premières unités ont été mises en production en Dans ce pays, véritable sous-continent, GDF SuEZ est le premier producteur privé d électricité au travers de 21 centrales, dont 13 hydroélectriques. En France, le Groupe espère augmenter ses parts de marché à l occasion de la En 2011, le Groupe a inauguré la centrale de max Green à Rodenhuize, en Belgique. À l origine alimentée au charbon, l unité est passée au vert, une technique bien maîtrisée et une première mondiale en termes de performance environnementale, pour une production annuelle de 1,1 à 1,2 TWh. ZOOM SUR LE trading d ACtIFS, Un MAILLOn ESSEntIEL_ GdF SUEZ trading, la nouvelle entité de négoce du Groupe, a commencé à opérer sur les marchés en Sa mission : accompagner les entités dans l optimisation de leur portefeuille d actifs en proposant des services de couverture physique et financière.
26 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS L incontournable éolien terrestre. Bientôt compétitive, c est une des énergies boostées par le Groupe, premier producteur éolien terrestre en France avec son e MW installé en 2011 et le projet de doubler cette capacité en En 2011, le Groupe a inauguré en France le parc de 30 éoliennes de Germinon-Vélye, dans la Marne, près de Châlons-en-Champagne, l un des plus grands de France. Au-delà, il développe des capacités au Portugal, au Benelux, en Italie, en Roumanie, en Pologne, en Allemagne et au Royaume-Uni, mais aussi outre-atlantique, en Amérique du Nord et en Amérique Latine. L offshore, le futur de l éolien. L exploitation dans un avenir très proche de machines de plusieurs mégawatts (jusqu à 6 MW) permettra d obtenir une production plus importante et régulière. GDF SUEZ participe à plusieurs gros projets en mer, comme celui de London Array, au large des côtes anglaises, ou Belwind et C-Power en Mer du Nord. En Belgique, Electrabel a introduit en mai avec le consortium Otary le dossier éolien offshore «Mermaid» pour la septième concession en Mer du Nord portant sur un parc éolien de 400 MW à 60 km des côtes. Le solaire plein d avenir. Très largement tiré par les incitations publiques, variables selon les pays, c est un marché prometteur dont le développement nécessite d importantes innovations technologiques pour le transport et le stockage. Solaire photovoltaïque ou solaire thermique, sa part est encore faible dans le mix électrique de GDF SUEZ, mais le Groupe souhaite acquérir 20% de parts du marché solaire d ici à 2020 et atteindre les MW. En 2011, GDF SUEZ a mis en service en France les parcs de Bollène et de Beaucaire-Tarascon, ainsi que trois parcs à Curbans. Un contrat a été signé pour la construction et l exploitation de quatre centrales solaires en Vendée. Le nucléaire, en attente. Mécaniquement, sa part baisse dans le mix électrique du Groupe où les investissements se portent vers les autres énergies. La part en 2011 est de 12% dans un environnement mondial où le nucléaire représente 15% de la production d électricité. Le Groupe souhaite toujours, à l échelle mondiale, produire 5% de son électricité à partir du nucléaire. La géothermie. En Indonésie, GDF SUEZ a conclu, en juin, un accord de joint-venture pour le développement d un projet géothermique de 220 MW dans la région de Rantau Dedap, dans la province de Sumatra. En mars 2012, le Groupe a signé deux accords d achat d électricité dans le cadre de deux autres projets de 220 MW, Muara Laboh et Rajabasa. Ces centrales s insèrent dans le programme accéléré de développement de l électricité en Indonésie, via des énergies renouvelables (lire page 69). En bref... L accès à l électricité pour tous_ En 2011, 1,3 milliard de personnes, soit près de 20% de la population mondiale, n a toujours pas accès à l électricité. L accès universel à l électricité est à l ordre du jour en 2012, que les Nations Unies ont désigné comme «Année Internationale de l Énergie Durable Pour Tous». innovation GDF SUEZ invente le système électrique de demain avec GreenLys En France, les pouvoirs publics ont souhaité promouvoir une expérimentation sur les réseaux intelligents en lançant un premier «programme d investissements d avenir». De cette initiative est né le projet GreenLys, premier démonstrateur à échelle réelle d un système électrique intelligent. Issu d un partenariat entre plusieurs acteurs de référence, le projet GreenLys vise à tester pendant quatre ans le fonctionnement d un système électrique intelligent, en sollicitant la participation active des consommateurs, afin de mieux comprendre leur comportement et leurs attentes par rapport à l électricité. Celui-ci prévoit de déployer des équipements de téléservices dans le but de favoriser la maîtrise de la demande d énergie, optimiser la sécurité, contribuer à une meilleure gestion des périodes de pointe et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et développer de nouveaux services de maîtrise de l énergie. Le projet, qui s appuie sur une nouvelle génération de compteurs communicants, permettra d identifier les gisements de valeur inhérents à un système électrique intelligent et de mettre à disposition des clients un ensemble de solutions innovantes pour un mix énergétique optimisé. Celles-ci permettront aux clients d être acteurs de leur consommation. Toutes les dimensions d un système électrique intelligent seront passées en revue, y compris dans leurs interactions : maîtrise de l énergie chez le client, gestion de la flexibilité par des effacements ou le recours à des systèmes hybrides (gaz + électricité), intégration des énergies renouvelables, automatisation des réseaux de distribution, stockage de l électricité, approvisionnement des véhicules électriques, etc. Déployé en partenariat avec les villes de Lyon et Grenoble, le projet repose sur deux plates-formes technologiques associant clients domestiques et 40 sites tertiaires (bureaux, commerces, entreprises).
27 25 gaz naturel un regain d intérêt amplement justifié Ressource abondante et flexible, le gaz naturel est au centre de l échiquier énergétique. Mieux accepté que le nucléaire, plus propre que le pétrole et le charbon, complémentaire des énergies renouvelables intermittentes que sont le solaire et l éolien, son avenir est prometteur. À la demande mondiale très contrastée, selon les régions, GDF SUEZ répond par la flexibilité et par une intégration renforcée de ses positions. Le marché mondial du gaz est en pleine mutation. La demande s envole dans les pays émergents, tandis que dans les pays de l Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), la croissance, quoique positive, est beaucoup plus faible. Côté production, si le Moyen-Orient et la Russie restent des exportateurs incontournables, les États-Unis, autrefois importateurs de gaz, sont aujourd hui autosuffisants grâce à l exploitation des gaz non conventionnels. En Europe, malgré la découverte de nouveaux gisements en Mer du Nord, la production s essouffle et la dynamique de la demande est désormais moins portée par la croissance économique limitée que tributaire des aléas climatiques fut une année froide, 2011 une année chaude. Les structures des échanges mondiaux, elles aussi, évoluent. Le transport du gaz naturel par gazoducs en Europe et en Amérique du Nord relie et approvisionne des régions de plus en plus éloignées. La croissance de l acheminement sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL) touche l Europe, mais surtout les régions à forts besoins énergétiques comme l Asie. Le marché du GNL connaît une forte croissance avec, à horizon 2020, la mise en service de nombreux terminaux de réception pour répondre aux besoins de la Chine et de l Inde et ceux de nouveaux entrants comme Singapour, le Vietnam, l Indonésie, la Malaisie, ou encore la Pologne. GDF SUEZ, bien positionné_ Avec des volumes suffisants pour répondre à la demande pendant plus de deux siècles (ressources de gaz non conventionnel comprises) et un profil énergétique offrant un excellent compromis entre économie et écologie, le gaz naturel bénéficie de perspectives favorables. Plus que jamais, il se présente comme le complément naturel des énergies renouvelables, capable de pallier les intermittences du solaire et de l éolien tout en réduisant les rejets de CO 2. Acteur de longue date sur le marché de l énergie, GDF SUEZ a progressivement modifié son modèle de développement pour disposer, notamment pour le gaz naturel, d un portefeuille d activités équilibrées entre zones de développement mature et nouvelles régions à fort potentiel. Prenant appui sur les marchés dérégulés et concurrentiels de la zone Europe, Méthaniers déchargeant du gaz au terminal de Mejillones, au Chili.
28 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS sa région d origine, le Groupe a accéléré son développement dans les pays à croissance rapide. L équilibre de son modèle industriel entre les métiers de l électricité, du gaz et des services à l énergie et à l environnement est un choix stratégique du Groupe. Le mix énergétique de son parc de centrales électriques avec plus de 50% de gaz naturel est sa marque de fabrique. À l amont de la chaîne de valeur du gaz, l activité exploration-production du Groupe développe un portefeuille d actifs équilibré entre licences en phases d exploration ou de production. Le Groupe est un acteur mondial du GNL, premier importateur dans le bassin atlantique et troisième dans le monde. Il est aussi le premier opérateur d infrastructures gazières en Europe. À l aval de la chaîne, GDF SUEZ est présent dans la commercialisation du gaz naturel dans plusieurs pays d Europe. Là où tout commence : l exploration-production_ Les équipes de l exploration-production mettent en œuvre les phases d exploration, de développement puis de production de licences dans 16 pays, de l Europe à l Arctique, la Mer Caspienne, l Afrique du Nord ou encore l Océanie... À fin 2011, le Groupe détient des intérêts dans 344 licences dont plusieurs récemment attribuées par les autorités britanniques et norvégiennes. Parmi les succès récents des grandes campagnes d exploration, on peut citer la découverte du champ gazier de Jangkrik à l est de Bornéo en Indonésie, celle d Absheron en Azerbaïdjan et le démarrage du développement de Touat, en Algérie. En plus de sa propre production, le Groupe s approvisionne auprès de grands fournisseurs gaziers principalement via des contrats de long terme ainsi que sur les places de marché. En 2011, les prix des contrats long terme ont pratiquement tous été révisés afin de les adapter à un marché plus concurrentiel, prenant en compte la part plus grande des places de marché. Ces ajustements améliorent la compétitivité du Groupe tout en sécurisant l approvisionnement de ses clients. Des gazoducs de plus en plus longs_ L acheminement du gaz naturel, de son lieu de production à son lieu de distribution, constitue un élément essentiel de la chaîne de valeur du gaz naturel. L acheminement sous forme gazeuse est assuré par gazoducs, souvent transfrontaliers et s étirant parfois sur des milliers de kilomètres. GDF SUEZ est ainsi propriétaire du premier réseau de transport et de distribution de gaz en Europe. Le Groupe participe également, à hauteur de 9%, au gazoduc sous-marin NordStream, la nouvelle route du gaz russe vers l Europe. À l autre bout du continent, une autre voie s est ouverte avec le gazoduc Medgaz, reliant l Algérie à l Espagne, dont GDF SUEZ détient 12%. Par ailleurs, le Groupe est également l opérateur principal d infrastructures de transport en Mer du Nord néerlandaise avec les gazoducs sous-marins NGT et NOGAT. L activité de stockage permet de réguler les flux, d assurer la continuité de fourniture, de pallier les aléas saisonniers et de répondre aux nouveaux besoins des clients qui souhaitent un approvisionnement optimisé. En 2011, le Groupe a augmenté ses capacités de stockage par l acquisition de cinq sites en Allemagne et une participation dans un sixième, qui apporteront la flexibilité Arrivée du gazoduc NordStream à Lubmin, dans le nord de l Allemagne. sans cesse croissante qu exige le marché du gaz naturel. Le stockage est un des outils qui assurent l optimisation du portefeuille du Groupe. Anticiper la demande croissante de GNL_ Pour les pays non connectés aux zones de production par gazoducs, ou afin d assurer une diversification des voies d approvisionnement, le gaz naturel est transporté sous forme liquide sur de très grandes distances, par voie maritime. Sa liquéfaction à très basse température permet de réduire son volume de 600 fois et de le transporter ainsi plus aisément. La stratégie du Groupe dans ce secteur lui a permis depuis 2010 de répondre à la demande croissante de l Asie, en déplaçant partiellement son axe de développement dans le GNL, du bassin Atlantique vers l Asie-Pacifique. Réagir rapidement, rester flexible a permis d orienter certains volumes de GNL vers les marchés en forte croissance comme la Chine, l Inde, la Corée, la Malaisie, pour un total de plus de 8 millions de tonnes de GNL vendus sur ces marchés à moyen terme. GDF SUEZ est particulièrement bien placé pour accompagner l accroissement de la demande dans cette partie du monde. On peut citer à titre d exemple la mise à disposition d un méthanier regazéifieur en Chine afin de lancer un projet de terminal GNL flottant. En Australie, le projet
29 27 «Bonaparte», future usine fl ottante de production de GNL à l ouest de Darwin, assurera une nouvelle source de GNL pour le portefeuille du Groupe et donnera un nouvel accès au marché asiatique. Le rôle de plaque tournante de la France pourrait s accroître avec le projet de doublement de l artère du Rhône, nommé «Eridan». Des perspectives confortées par l accord de partenariat avec la Société d Infrastructures Gazières (SIG), consortium public constitué de la Caisse des Dépôts, CDC Infrastructure et CNP Assurances pour développer une plate-forme de transport du gaz en Europe, détenteur de 25% du capital de GRTgaz. innovation Le dernier maillon de la chaîne gère la distribution de gaz à des millions de clients industriels, tertiaires, grossistes et particuliers dans le monde. Distribution également à ses propres unités de production d électricité, comme en France, où une unité de cycle combiné gaz a été inaugurée et mise en service à montoir-de-bretagne en Aujourd hui, le Groupe propose une offre combinée gaz et électricité, en France notamment, où le million de contrats d électricité vient d être dépassé, à côté d un portefeuille de 10 millions de contrats de gaz naturel. Une énergie renouvelable injectée pour la première fois dans le réseau en France ZOOM SUR PARtEnARIAt AVEC LE FOndS SOUVERAIn ChInOIS_ Un accord avec le fonds souverain China Investment Corporation (CIC) a été signé en vue d établir des partenariats sur les métiers et les positions géographiques de GdF SUEZ, en particulier en Asie-Pacifique. La première application concrète de ce partenariat concerne l activité d explorationproduction du Groupe (lire page 66). Le biogaz, produit par la fermentation de matières organiques et une fois épuré en biométhane, est une forme «renouvelable» du gaz naturel. Le Centre de Recherche et Innovation Gaz et Énergies Nouvelles (CRIGEN) a acquis une expertise depuis de nombreuses années sur cette énergie renouvelable. Il a notamment participé au projet européen Biogasmax, piloté par la Communauté urbaine de Lille. Le Centre de Valorisation Organique y produit du biométhane à partir des déchets organiques collectés. Ce biométhane, ayant les mêmes caractéristiques que le gaz naturel, alimente 150 bus de l agglomération lilloise. Plutôt que de stocker sur site le biométhane lors des périodes de consommation basse des autobus, la ville de Lille a questionné GDF SuEZ sur la possibilité de l injecter dans le réseau de distribution de gaz naturel de GrDF une première en France à cette échelle. Après une étude de faisabilité et la mise en place d analyses fi nes du biométhane produit, la première injection a eu lieu avec succès en juin Le centre, un des plus vastes d Europe, a un potentiel de production annuelle de 40 GWh, en traitant tonnes. À terme, il pourrait fournir un débit de biométhane de 660 m 3 /heure, ce qui représente la consommation d une commune de près de habitants. L événement est important car il démontre l alliance possible entre le gaz naturel et une énergie verte, ainsi que la capacité du Groupe à accompagner une collectivité locale sur un projet, pionnier par son concept et innovant par les techniques mises en œuvre. En BREF... LES GAZ non COnVEntIOnnELS_ Selon l Agence Internationale de l énergie, le monde pourra disposer de 250 ans de consommation de gaz naturel au rythme actuel en incluant les ressources de gaz non conventionnels, contre 60 ans auparavant. L exploitation respectueuse de l environnement de cette ressource est au cœur des préoccupations de l industrie gazière.
30 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS services à l énergie les économies d énergie, solution indispensable Dans la transition vers une économie plus faible en carbone, les services à l énergie sont un levier essentiel pour mieux utiliser l énergie et limiter les émissions de CO 2. La marge de progression est importante partout dans le monde. GDF SUEZ veut faire de cette activité un fort relais de croissance. Dans 10 ans, un milliard de chinois seront des citadins. Dans 10 ans, chaque année, les entreprises européennes réduiront leur consommation d énergie de 390 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). Poussés par leurs démographies galopantes ou les réglementations environnementales drastiques, selon leur niveau de croissance, les villes et les industriels cherchent à réorganiser leur vie économique et à trouver des solutions énergétiques appropriées. Bâtiments collectifs, sites de production, bureaux et commerces, habitat collectif et individuel, pour tous, la feuille de route est la même : il faut décarboner. Dans les projections de l Agence Internationale de l Énergie, les économies d énergie font partie intégrante des politiques énergétiques. Ainsi, la réduction d émissions de CO 2 nécessaire pour limiter à 2 C l élévation de température, reposerait à plus de 40% sur l efficacité énergétique. Bonne nouvelle pour le Groupe qui entend conforter sa position de leader en Europe et développer, de manière ciblée, ses activités au grand international. Acteur de la transition énergétique_ L Europe a fait le choix d être économe en énergie, c est donc prioritairement là que GDF SUEZ développe ses offres d efficacité énergétique, à travers les métiers de l ingénierie, d installation-maintenance et de services. En 2011, il est numéro un en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Italie. Il occupe des positions fortes au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Autriche. Depuis quelques années, il pose les bases d un développement au Portugal, en Grèce, en Europe Centrale ainsi que dans les autres continents. Les services à l énergie sont des activités à forte récurrence, offrant des rendements sécurisés dans le temps. Très créatrices de valeur et de stabilité, ces activités répondent aux besoins des collectivités par des réseaux toujours plus «verts» et une meilleure Le centre-ville de Barcelone.
31 29 Éco-quartier à Hambourg. Projet d Umwelt Arena à Zürich. efficacité énergétique des bâtiments et, à la demande des entreprises, par la performance énergétique et environnementale de leurs installations. Les réseaux verts et intelligents structurent les villes_ Concentrées ou étendues, les villes raisonnent dorénavant en termes de durabilité, d efficacité et de qualité de vie. Elles apprennent à gérer des sujets multiples et interdépendants : les réseaux de chaleur et de climatisation, les réseaux de transport et leurs connexions, et les réseaux d électricité pour l éclairage public. Les réseaux de chaleur et de climatisation. En 2011, le Groupe a été choisi pour assurer la construction, le financement et l exploitation du réseau de chaleur du futur éco-quartier Balma de Vidailhan, près de Toulouse. Le réseau mixe les énergies renouvelables solaire et bois. Même durabilité pour le réseau de chaleur de l éco-quartier Ginko, à Bordeaux, qui fonctionnera au bois et aux huiles de récupération. À Forbach, la chaudière, qui alimente un réseau long de 18 km, sera reconvertie en centrale de cogénération biomasse. Enfin, dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain du secteur de Paris Nord-Est, le Groupe construit une centrale thermo-frigorifique alimentée par la géothermie. Au Royaume-Uni, à Leicester, GDF SUEZ relie et développe quatre systèmes existants de chauffage urbain et optimise leur performance énergétique. Autre exemple, en Allemagne où le Groupe accompagne la ville de Hambourg dans sa démarche de réduction d émissions de CO 2 de 80% d ici à 2050, notamment dans le futur quartier Auf der Jahnhöhe. Les réseaux de transport. Près de Paris, sur le plateau de Saclay, les ingénieurs de GDF SUEZ sont en charge des études liées à la mobilité et aux transports du futur cluster scientifique et économique, un des territoires clés du Grand Paris à venir. Plus urbain et bientôt opérationnel, le tramway de Dijon est le premier partenariat public-privé dédié à un projet de mobilité en France. GDF SUEZ assure toutes les étapes y compris le financement et l approvisionnement en énergie, en partie avec du solaire. À Dubaï, le Groupe, associé à Alstom, fournira la maintenance technique du tramway et des installations, avec là encore, un objectif de performance énergétique. Les réseaux d éclairage public. À Chaumont, la ville rénove son éclairage public et réalise une économie d énergie de 51%. À Bougival, la municipalité opte pour un contrat de performance énergétique mixte, une première en France, associant l optimisation de l éclairage public, avec 100% d électricité d origine renouvelable et la rénovation en Bâtiments Basse Consommation d un groupe scolaire, lequel sera certifié avec garantie de résultats. L efficacité énergétique décarbone les bâtiments_ Pour verdir les constructions, il faut agir à la fois sur l approvisionnement énergétique, l isolation et mieux encore, le pilotage en temps réel et à distance des installations. C est le programme de rénovation à réaliser pour mettre aux normes l ensemble du patrimoine des collectivités territoriales en Europe. En France, un partenariat de performance énergétique avec l Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines comprend la réhabilitation et l optimisation de la maintenance de ses bâtiments ; un deuxième avec le Centre Hospitalier Henri-Laborit à Poitiers porte sur la rénovation des bâtiments les plus énergivores et la production d énergies renouvelables à travers la réalisation d une chaufferie bois avec réseau de chaleur et l installation de panneaux solaires thermiques. En Italie, la ville de Sassari renouvelle la gestion de ses 140 installations énergétiques et ajoute celle d éclairage public avec système de suivi à distance. Par ailleurs, GDF SUEZ participe au vaste programme
32 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS d efficacité énergétique de la province d Alessandria en mettant aux normes les installations et en rénovant des écoles, complexes administratifs, entrepôts, une caserne de carabiniers et un musée. En Allemagne, la pinacothèque de Munich modernise avec GDF SUEZ la gestion de l efficacité énergétique de ses bâtiments et en Suisse, le Groupe participe au futur centre des éco-technologies de Zürich en assurant la gestion et la maintenance des installations de chauffage, ventilation et climatisation du complexe Umwelt Arena. Enfin, à Dubaï, le Groupe a signé le contrat de gestion des installations énergétiques et techniques de la Burj Khalifa, culminant à 828 mètres et à Singapour, il remettra à niveau les dispositifs de climatisation d un grand hôtel afin qu il obtienne la certification GreenMark, l équivalent à Singapour des normes HQE (Haute Qualité Environnementale) européennes. La performance apporte de la compétitivité_ En fournissant des solutions pour aider ses clients, industriels et entreprises du tertiaire, à atteindre leurs propres objectifs de performance énergétique, le Groupe leur permet d intégrer à leur tour la dimension de durabilité dans leurs offres et de réduire leur facture d achat d énergie. En France, le Groupe aide ses clients à profiter du dispositif de subventions des ministères de l Écologie et de l Énergie et à répondre aux appels d offres de la Commission de Régulation de l Énergie (CRE). Cinq projets sont en cours pour produire de l énergie à partir de biomasse. En Italie, l industriel Alcantara a fait appel à GDF SUEZ pour installer une cogénération moins gourmande en énergie et, aux Pays-Bas, Thalès passe son data center au vert. Les multisolutions pour les particuliers_ À l échelle de l habitat individuel, les particuliers forment une clientèle avertie et vigilante, en attente de solutions d efficacité énergétique intégrant les énergies renouvelables performantes. La réponse de GDF SUEZ est complète : du conseil à la maintenance, en passant par l installation et le financement, son offre globale allie système énergétique et rénovation du bâti afin de garantir la performance dans le temps. À Angers, le Groupe a inauguré fin 2011 la première rénovation de chaufferie en copropriété entièrement financée par des économies d énergie garanties contractuellement. Ce dispositif tout à fait original de financement a permis aux copropriétaires, sans augmentation de leurs charges, de disposer d un matériel particulièrement performant et respectueux de l environnement, tout en conservant leur niveau de confort. Le dispositif d individualisation des charges de chauffage, dit «Gestion Énergétique Responsable», permet également de réduire les consommations collectives d énergie de cet immeuble résidentiel au travers de la responsabilisation individuelle de chaque occupant. innovation Trois smart solutions d efficacité énergétique et environnementale Smart Sustainable Infrastructures est une offre globale de conception et de mise en œuvre d une politique urbaine. Elle intègre l ensemble des besoins des villes, dans les domaines de l énergie, de la mobilité, de la sécurité et des services de gestion de l eau et des déchets. L objectif est d agir très en amont et d anticiper les demandes des cités de plus en plus nombreuses à afficher des objectifs «pollution minimale (CO 2, NOx, poussières, bruit )» d ici à 10 ou 20 ans. Smart ZAE démontre que grâce à des moyens de production locale d énergies renouvelables (solaire et éolien), de stockage d énergie (batteries et volants d inertie) et de gestion technique centralisée, une Zone d Activité Économique peut constituer une brique élémentaire «plus autonome» d un réseau de distribution électrique intelligent. Les Smart Systems révolutionne les métiers de l exploitation en apportant les outils de supervision et pilotage à distance indispensables pour améliorer les performances des installations et atteindre les objectifs d efficacité énergétique. En 2013, l outil Cofelyvision connectera installations exploitées par le Groupe. L innovation, c est aussi l association de Cofelyvision à un logiciel client de suivi de la performance énergétique des bâtiments et des sites complexes.
33 services à l environnement protéger la ressource en eau, valoriser les déchets Les services d eau et de gestion des déchets améliorent la performance environnementale des municipalités et des acteurs industriels. La demande en expertise est forte dans ce secteur. C est une tendance de long terme et SUEZ Environnement est leader sur ce marché. 31 ces deux secteurs ont progressé de 3,7%. Le Groupe exploite plus de sites de production d eau pour environ 4,5 milliards de m 3 d eau potable en Les activités touchant aux ressources naturelles et à l environnement ne laissent personne indifférent. Ces dernières années, la sensibilisation des populations à l écologie est allée croissante et les réglementations sanitaires et environnementales se sont également renforcées. Des pressions qui se traduisent par une demande accrue de services complexes autour de l eau et des déchets, favorisant ainsi le développement des acteurs de ces marchés, en particulier des acteurs globaux tels que SUEZ Environnement. Les techniques évoluent, les offres s intéressent à la performance environnementale des clients, sur leur territoire et leurs propres activités. Aujourd hui, SUEZ Environnement propose des solutions co-construites qui résultent d une écoute et d un dialogue ouvert et transparent avec les autorités publiques, les opérateurs et les citoyens. Recyclage de bouteilles plastiques par SITA à Limay, en région parisienne. Ainsi, ses collaborateurs ne sont plus seulement des gestionnaires de services environnementaux. Ils sont promoteurs de solutions vertes et favorisent l économie circulaire, construite avec les parties prenantes, à l échelle locale comme à l international. Traiter les déchets comme des ressources permet en effet de limiter leur impact sur l environnement, tout en produisant des matières premières secondaires. Aujourd hui, par exemple, on sait faire de la vapeur et du biogaz à partir de la valorisation des déchets ménagers organiques et des déchets issus de l industrie agroalimentaire. Un développement équilibré_ En 2011, tous les segments de SUEZ Environnement sont en croissance : en Europe, l eau a augmenté de 3% et les déchets de 7,1%. À l international, Dans les services d assainissement, le Groupe a traité biologiquement environ 3,2 milliards de m 3 d eaux usées. Dans le domaine des déchets, il exploite dans le monde 120 plates-formes de compostage, 48 sites d incinération, dont 45 récupèrent l énergie, 645 stations de tri et de transfert et 130 centres de stockage. SUEZ Environnement est un acteur mondial exclusivement dédié aux métiers de l eau et des déchets, le deuxième du secteur. Des renouvellements dans l eau sur le marché domestique_ En France, SUEZ Environnement renouvelle la quasi-totalité de ses contrats, comme à Rouen, à Orléans ou encore à Agde. À Orléans, c est l offre innovante dans le domaine de la protection de la ressource et de limitation de gaz à effet de serre qui a fait la différence : aménagement d une zone humide, énergie verte pour l approvisionnement en électricité de l installation, compteurs de télérelève, etc. La filiale de GDF SUEZ a aussi gagné des parts de marché dans des contextes très concurrentiels, comme à Rambouillet, à Hyères et à Angers où la station traite les eaux usées des habitants et des industries locales, soit une population de équivalents habitants.
34 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I MÉTIERS Enfin, Voies navigables de France lui confient la maîtrise d œuvre de la reconstruction du barrage de Meaux avec une problématique d intégration environnementale et paysagère en milieu urbain. Des conquêtes de par le monde_ À l international, le Groupe poursuit son développement, notamment dans les zones où il entretient une forte culture de partenariat avec des investisseurs locaux, comme Lydec au Maroc et Sino-French Water en Chine. En 2011, il se renforce également sur le marché américain, sur le secteur des systèmes de production d eau ultra-pure destiné au marché biomédical, via l acquisition d AmeriWater, ainsi que sur le marché de la maintenance des réservoirs d eau potable, via sa plate-forme de croissance Aqualogy. À Alger, le contrat de modernisation des services d eau et d assainissement est reconduit pour cinq ans. En Roumanie, trois contrats de conception et supervision d infrastructures d eau et d assainissement ont été signés dans plusieurs régions. À Prague, un contrat signé au travers d un consortium, prévoit la conception et l exploitation d une station d épuration d une capacité de m 3 par jour. Au Moyen-Orient, où le Groupe développe notamment la technique du dessalement de l eau de mer en réponse au manque d eau potable, le Qatar lui a confié l extension de son usine de traitement et de recyclage des eaux usées de Doha West, la plus importante du pays. Celle-ci s inscrit dans la continuité du contrat signé en 2005 pour la conception, la construction et l exploitation pour 10 ans de l usine. La plus grande usine de dessalement d eau de mer de l hémisphère Sud, qui répondra à un tiers des besoins en eau potable des habitants de Melbourne, est en cours de construction. Des déchets toujours plus valorisés_ L Europe constitue le cœur de l activité de SUEZ Environnement dans ce domaine. En Europe, en 2011, près de 45 millions de personnes et clients industriels et commerciaux ont bénéficié de ses activités, ce qui représente 20 millions de tonnes collectées et plus de 34 millions de tonnes traitées. Que deviennent ces déchets? Tous passent par des circuits complexes de captage, de tri et de recyclage de plus en plus spécialisés et adaptés aux déchets collectés, comme par exemple pour les plastiques. Le Groupe est présent sur l ensemble du cycle des déchets, de la collecte à la valorisation. La collecte, première étape, se fait aujourd hui sur le mode «durable». Ainsi, Suez Environnement a renouvelé son contrat de collecte à Rennes et dans ses 36 communes, avec des véhicules innovants, propres et des systèmes d information pour assurer un suivi en temps réel et une pesée des déchets ménagers. À Vitry-sur-Seine, le Groupe met au point une collecte pneumatique des déchets et devient une des premières références en France dans ce domaine. En Chine, le Groupe emporte, via une joint-venture, un contrat pour la nouvelle usine de traitement des eaux du parc industriel et chimique de Wuhan. Enfin, en Australie, dans le cadre d une Alliance, une forme très élaborée de partenariat public-privé, il signe pour la gestion des services d eau et d assainissement des 1,1 million d habitants d Adelaïde, cinquième plus grande ville du pays. Usine de production d eau potable de Lyonnaise des Eaux à Orléans, au sud de Paris.
35 33 Au maroc, il gère depuis 2011 la collecte de trois municipalités et assurera celle des déchets de la nouvelle usine Renault à Tanger. À l autre bout du monde, en Australie où une grande partie de sa fl otte de véhicules roulent désormais au soja, le Groupe assure la collecte et le recyclage des déchets des 241 magasins de bricolage de la chaîne Bunnings, avec un programme de sensibilisation des clients. Le traitement diffère selon la nature des déchets fut la première année de la nouvelle unité de traitement des déchets d équipements électriques et électroniques (DEEE) à Feyzin, près de Lyon. Elle a été labellisée par le pôle de compétitivité Axelera «Chimie et Environnement» pour son procédé innovant d extraction et de séparation des matières plastiques intégrées innovation dans les déchets. Autre exemple au Royaume-uni, avec le démarrage d un programme de recyclage avec le leader de la literie Dreams, pour éviter le stockage d une partie des 6 millions de matelas mis en décharge chaque année. Le recyclage enfi n, comme dans la future usine de Rotterdam aux Pays-Bas que SuEZ Environnement construira pour trier différents types de matériaux plastiques pour les transformer en nouvelles matières premières plastiques. un bel exemple d économie circulaire. L ensemble de la chaîne des déchets est concernée sur le contrat avec la ville de Londres où SuEZ Environnement assurera la collecte, le traitement et le recyclage des déchets résiduels et recyclables lors des Jeux Olympiques en de l eau facile à l eau fragile : le nouveau contrat pour mieux protéger l eau Après deux ans de concertation avec les élus français, Lyonnaise des Eaux lance fi n 2011 le «Contrat pour la santé de l eau» qui réinvente le partenariat avec les collectivités locales. Il repose sur trois piliers : 1. Favoriser une nouvelle gouvernance de l eau. Il s agit de refonder la relation contractuelle sur la base d une nouvelle gouvernance qui renforce la maîtrise et les moyens de contrôle des collectivités locales. Lyonnaise des Eaux propose à chacun de ses clients la contractualisation d une charte de gouvernance locale de l eau. 2. Innover pour la santé de l eau et en mesurer l efficacité. Lyonnaise des Eaux s engage à apporter des solutions technologiques nouvelles aux collectivités, agriculteurs, industriels, professionnels de l habitat et consommateurs. Il s agit de restaurer l état écologique de l eau et de permettre à tous de la protéger et de l économiser. Elle s engage également à mesurer l effi cacité de ses actions sous le contrôle de l agence de notation extra-fi nancière Vigeo. 3. Promouvoir une économie vertueuse et concertée de l eau. un nouveau modèle économique de l eau est proposé, avec des solutions de rémunération tenant compte de la performance environnementale et des tarifi cations sociales et environnementales pour les usagers. Le premier contrat de ce type a été signé fi n 2011 avec la ville de Tarbes, pour une durée de 20 ans, dans le cadre de la reconduction du contrat de concession pour le traitement des eaux usées. Début 2012, les villes de Dijon et de Laon ont, elles aussi, opté pour ce nouveau mode de gouvernance de l eau. Soucieuse de rendre compte de l effi cacité de ses actions pour la santé de l eau, Lyonnaise des Eaux a placé 12 engagements sous le contrôle de Vigeo. LE SAVIEZ-VOUS? RECYCLER LES COUChES de BéBéS, Un FUtUR nouveau MARChé_ En France, près d un million de tonnes de couches culottes sont jetées chaque année. Fort de ce constat, SUEZ Environnement a engagé un programme de recherche, baptisé «happy nappy», pour un recyclage comprenant la production d énergie grâce au biogaz issu des déchets organiques, la fabrication de matières recyclées via le recyclage des plastiques et l élaboration de compost à partir des restes des déchets organiques. Une analyse du cycle de vie de la filière est en cours afin de calculer son empreinte environnementale. Ce projet, mené avec des partenaires, a reçu un financement de l Ademe, l agence française de l environnement. En BREF... des OBJECtIFS ChIFFRéS_ SUEZ Environnement compte atteindre 2 millions de compteurs d eau intelligents d ici à 2014 (+150%) et le ratio de 2 tonnes de déchets valorisés pour 1 tonne de déchets éliminés d ici à 2017.
36 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux D une capacité de m 3 de gaz naturel liquéfié, le Provalys est l un des 18 méthaniers de GDF SUEZ.
37 35 des enjeux universels de long terme 36 Climat Le nouvel élan 39 Sécurité industrielle Une question de culture 42 Égalité des chances La force de la diversité 44 Recrutement Des métiers qui évoluent 46 Solidarité La lutte contre la précarité
38 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux le nouvel élan face au défi du climat Utilisation efficace des ressources et compétitivité ne sont pas incompatibles. L économie et l environnement doivent aller de pair pour tendre vers un développement industriel et économique durable. GDF SUEZ s y emploie au travers d activités de plus en plus décarbonées. Le défi est de taille : limiter le réchauffement climatique à 2 C d ici à la fin du siècle. Les contraintes qui en découlent ne sont-elles pas un stimulant à l innovation, un encouragement à développer les énergies renouvelables et à mieux maîtriser l énergie? Le Protocole de Kyoto signé en 1992, relancé en 2011 à Durban avec le Fonds Vert pour le Climat visant à soutenir les Pays du Sud, expire fin La législation européenne, contraignante sur les réductions d émissions de gaz à effet de serre, va plus loin avec l objectif des 3 x 20 pour Pourtant, l Agence Internationale de l Énergie (AIE) comme le Programme des Nations Unies pour l Environnement (PNUE) mettent en garde : il faut que les grandes économies s engagent dès maintenant à adopter un cadre juridique et avancent dans le déploiement des mesures. Nettement en tête dans ce domaine, l Europe propose d accentuer encore ses efforts en fixant ses objectifs de réduction d émissions de CO 2 à 80% en La Conférence sur le Développement Durable dite «Rio+20», organisée par les Nations Unies au Brésil en juin 2012, sera l occasion pour les opérateurs tels que GDF SUEZ d afficher clairement leur engagement pour un véritable développement économique durable. Pour le Groupe, l enjeu consiste à déployer les moyens de production et les infrastructures nécessaires à la croissance, tout en préservant les équilibres sociaux et environnementaux. À terme, la réduction des émissions de CO 2 et de l empreinte écologique se traduira par des bénéfices Barrage de la SHEM sur le lac d Artouste, dans les Pyrénées. en matière de sécurité énergétique, de préservation des ressources et de création d emplois. Développer une économie durable avec _ Le plus international des énergéticiens européens, GDF SUEZ est très implanté et continue à se développer dans les régions à croissance rapide où sont concentrés 80% des besoins en énergie d ici à 2035, selon l AIE. Les grands projets qu il y développe visent à promouvoir des solutions économisant les ressources et favorisant l accès des populations à une énergie moderne, fiable, abordable et propre. Cette vision se concrétise par un parc de production faiblement émetteur, une augmentation importante des capacités en énergies renouvelables, une meilleure maîtrise de l énergie par l efficacité énergétique, des solutions pour la ville de demain et enfin l optimisation des ressources dans ses propres activités. Un parc électrique faiblement émetteur de CO 2. GDF SUEZ a fait le choix d offrir à ses clients une production diversifiée. Une stratégie qui passe par l investissement en énergies renouvelables dans toutes les filières, que ce soit pour la production d électricité (énergie hydraulique, biomasse et biogaz, énergie éolienne et photovoltaïque) ou de chaleur (biomasse, énergie solaire et géothermie). En 2011, il dispose dans le monde de capacités électriques installées de MW en énergies renouvelables, soit près de 20% de sa production. Son ambition est d augmenter ces capacités de 50% entre 2009 et En livrant une énergie faiblement carbonée, en grande partie grâce au gaz naturel, le Groupe aide ses clients à atteindre leurs propres objectifs de développement durable.
39 37 Centrale à cycle combiné au gaz de Deeside (498 MW), dans le Pays de Galles. Plus d énergies renouvelables. Pour sa production d électricité, GDF SUEZ développe des parcs éoliens en Europe (parcs de Piano del Cornale en Italie, de JarMoltowo en Pologne et de Guerville-Melleville en France, ainsi qu en Belgique et en Allemagne), en Amérique Latine (parcs de Monte Redondo au Chili, de Guanacaste à Costa Rica, plusieurs autres au Brésil) et en Amérique du Nord. à cela s ajoute les centrales à la biomasse aux Pays-Bas, en Pologne, en Belgique ou encore au Chili, au Brésil et en Amérique du Nord. Enfin, le Groupe participe à plusieurs centaines de projets hydroélectriques à travers le monde et entend développer sa puissance installée en France. Il continue le développement de parcs solaires dans l Hexagone (parc de Bollène dans le Vaucluse), en Italie, au Portugal (centrales de Ferreira do Alentejo et Porteirinhos) ainsi que des projets d exploitation de ressources géothermiques à l étude dans le sud de l île de Sumatra, en Indonésie (lire page 69). Une meilleure maîtrise de l énergie. Partout, lorsque GDF SUEZ conçoit, installe et exploite ou rénove les installations de ses clients collectivités territoriales, entreprises et particuliers, il traque les économies d énergies et les émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, en Belgique, il accompagne le Bureau du Parlement européen dans sa démarche de réduction de ses propres émissions de CO 2 et d amélioration de la performance énergétique de ses bâtiments. En France, après une expertise énergétique et des préconisations adaptées, le site d Arcelor Mittal Atlantique Desvres réalise 15% d économie sur sa consommation d énergie et réduit ses émissions de CO 2 de tonnes par an. Les efforts en matière de gestion intelligente des ressources passent aussi par l optimisation du réseau et des systèmes de consommation en énergie. La réflexion de GDF SUEZ sur les réseaux intelligents, ou smart grids, progresse d année en année, et de nombreux programmes de recherche ont déjà développé des solutions ou sont en cours de tests (lire page 24). Ces réseaux du futur seront un outil essentiel de la transition vers des systèmes énergétiques plus sobres. Des solutions pour les villes de demain_ Les équipes de GDF SUEZ, complémentaires dans leurs savoirs et leurs expériences, travaillent en synergie à de nouvelles manières de concevoir la ville du futur. Parmi les solutions durables, elles proposent : la mutualisation des moyens de production de chaud et de froid, avec l installation de chaudières centrales, la fourniture d électricité (pour l éclairage notamment) et de chaleur à partir de systèmes de production propre : photovoltaïque, solaire thermique, éolien sur les immeubles, pompes à chaleur, géothermie, biomasse, récupération de chaleur sur l air extrait des bâtiments, Zoom sur Le projet ReEnergy aux PAYS-Bas_ ReEnergy est une usine ultra-performante de valorisation énergétique des déchets qui génère en électricité l équivalent de la consommation électrique de ménages. Elle fournit également de la chaleur, dont une partie sera utilisée par le futur éco-quartier de Roosendaal. la récupération des calories des eaux usées, la méthanisation des ordures ménagères, source d énergie renouvelable pour produire de la chaleur et de l électricité, la collecte pneumatique des déchets, évitant la pollution et les nuisances sonores, le réseau sécurisé dédié aux flux virtuels (données voix et images), les systèmes de régulation du trafic des bus et des tramways. Au Royaume-Uni, la centrale londonienne des Jeux Olympiques de juillet-août 2012 est équipée d une tri-génération à partir de gaz naturel et de biomasse. Conçue et exploitée par GDF SUEZ, elle fournit le chauffage, la climatisation et l électricité, performants et peu carbonés, du Parc Olympique ainsi que du plus grand centre commercial d Europe qui jouxte le site.
40 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I EnJEUx À terme, elle fournira les cinq quartiers «durables» du Grand Londres qui verront le jour après À Paris, le réseau de froid urbain répond aux objectifs du Plan Climat de la ville, en permettant 30 à 50% de réduction de consommation d énergie, 40% de réduction des émissions de CO 2, 65% de réduction d eau ou encore 80% de réduction de l utilisation de produits chimiques. L optimisation des ressources dans ses propres activités_ Par ailleurs, il vise la mise en place de plans d action locaux dans les zones de rareté de l eau ou de stress hydrique. un exemple parmi d autres avec le complexe pétrochimique d Ineos à Grangemouth, en Écosse, où le Groupe, par sa gestion du cycle de l eau, a permis de dégager plus de sept millions d euros d économies par an. Et la centrale de cogénération de Kwinana, en Australie, gérée par le Groupe, a reçu le premier prix de la catégorie Waterwise Business des Water Awards 2011, pour la réduction de sa consommation annuelle d eau de 86%. GDF SuEZ travaille à une meilleure connaissance de l empreinte eau dans ses activités énergie et eau. des mots et surtout des actes en faveur de la biodiversité BOn à SAVOIR L énergie durable POUR tous_ Sous l égide de son Secrétaire Général Ban Ki-moon, l Organisation des nations Unies a lancé l initiative «énergie durable pour tous» à compter du 1 er janvier trois objectifs sont fixés à l horizon 2030 : promouvoir l accès universel à des services énergétiques modernes, améliorer de 40% l efficacité énergétique mondiale, augmenter de 30% l utilisation des énergies renouvelables dans le monde. GdF SUEZ fait partie du groupe de travail consacré au rôle des entreprises dans l accès à l énergie durable pour tous. Les conclusions de ces travaux seront présentées lors du sommet Rio+20 célébrant les 20 ans du Sommet de la terre en juin En phase avec la nouvelle stratégie européenne, la préservation de la biodiversité fait partie des priorités de la politique du Groupe en matière de développement durable. La préservation des écosystèmes et l aide apportée à la nature pour qu elle retrouve son équilibre s expriment au travers de nombreux projets. Au cœur de la ville. GDF SuEZ est partenaire de l union Nationale de l Apiculture Française dans le cadre du programme national «l Abeille sentinelle de l environnement». Ce partenariat se traduit par l installation de ruches sur plusieurs sites de l entreprise en zones urbaines. Plus de abeilles sont déjà en place à Paris sur l un des bâtiments du Groupe à Paris, d autres sont installées à Limoges, à marseille, à Toulouse et à Lyon. dans la gestion des sites de production. SuEZ Environnement développe le procédé de restauration de la biodiversité marine BioRestore, en partenariat avec Ecocean et le Conseil Général de l hérault. Destinée aux collectivités locales et aux aménageurs côtiers, cette technologie permet de reconstituer les stocks de poissons géniteurs dans le milieu marin, tout en accroissant la diversité des espèces locales. Par ailleurs, la fi liale a pris en compte la biodiversité dès la conception de son Installation de Stockage des Déchets Non Dangereux (ISDND) de La Grange Certier en France. Pour limiter le risque de rejets d eaux pluviales non conformes dans le gouffre de Canton Berçot, l entreprise a mis en place un système de contrôle continu de la qualité des eaux avant rejet. à travers la consultation des riverains. Le projet «Eridan», qui prévoit l installation de 220 km de canalisations enterrées pour le transport de gaz naturel dans le sud-est de la France, est conduit avec une large consultation et une mise en place d instance spécifi ques pour la biodiversité notamment. Des actions sont menées pour la préservation de l environnement : étude de l impact sur la biodiversité, bilan carbone Avec cette volonté de prise en compte des attentes locales, GDF SuEZ inscrit ce projet dans sa politique d ancrage territorial.
41 39 ancrer la sécurité dans la réalité opérationnelle Pour être une réalité au quotidien, la sécurité des personnes et des installations doit devenir une seconde nature, un réflexe pour soi et les autres. C est quand la responsabilité est partagée par tous que l on peut parler de véritable culture de la sécurité, un objectif prioritaire pour le Groupe. Les services d utilité publique tels ceux proposés par GDF SUEZ sont essentiels à la vie de tous les jours. Cependant, des activités comme l exploration-production de gaz naturel ou l exploitation de sites industriels dans l énergie, l eau et les déchets présentent des risques potentiels. À la diversité de métiers de plus en plus techniques, s ajoute celle des réglementations des pays où le Groupe est présent. L accord signé en 2010 avec les partenaires sociaux européens en matière de sécurité inscrit la politique définie par GDF SUEZ au niveau mondial. Les principes fondamentaux couvrent la santé et la sécurité au travail des collaborateurs et des tiers, ainsi que la protection des biens. Afin d anticiper et de maîtriser le risque industriel la sûreté nucléaire opérant selon sa propre démarche (lire page 56) le Groupe a mis en place un plan d action autour de quatre priorités : systématiser les études de danger et leur révision en cas de modification de l installation ou de l organisation ; approfondir l analyse des accidents ou incidents ; renforcer la préparation aux situations d urgence et à la gestion de crise ; et favoriser les échanges d expertise et de retours d expérience. La sécurité industrielle, une priorité absolue_ Sur le terrain, chaque site industriel bénéficie d un système de gestion de la sécurité fondé sur le principe de l amélioration continue. Un processus de contrôle suivant un référentiel interne, couvre chaque année une quarantaine de sites répartis dans l ensemble des activités. Par ailleurs, les risques d accidents industriels figurent dans le programme de contrôle interne du Groupe. La sécurité dans les terminaux méthaniers est un bon exemple de la mise en œuvre de la politique du Groupe qui adhère, pour ces sites, à un système de gestion de la sécurité conforme à la directive européenne 96/82/CE, dite «Seveso II». Celui-ci correspond à un référentiel international appliqué dans de nombreux sites pétrochimiques. Une efficacité qui va de pair avec des retours d expérience nombreux et ciblés, l implication des managers, une politique soutenue de formation, des visites régulières sur le terrain de la part de la direction, une présence sur place de spécialistes des risques santé et environnement et le partage de la politique de sécurité par les prestataires de services. Dans les installations industrielles GDF SUEZ et celles gérées pour ses clients, la sécurité sanitaire et environnementale est encadrée par des réglementations nationales et internationales strictes. L état de l air, de l eau, des sols et de la biodiversité est régulièrement contrôlé par les équipes du Groupe, des auditeurs externes et des pouvoirs publics. Les enjeux concernent ici autant la sécurité des collaborateurs que celle des habitants des communautés locales.
42 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I EnJEUx des résultats encourageants_ Pour 2011, les résultats dans le domaine de la réduction d accidents sont encourageants. Le taux de fréquence avec arrêt de travail est à 8,6, un chiffre que GDF SuEZ veut faire baisser à moins de 6 à l horizon Depuis 2008, le nombre annuel d accidents avec arrêt de travail a ainsi baissé de 500, et cela malgré une augmentation de près de 10% des effectifs concernés. Pour promouvoir une culture de la sécurité, proactive et partagée par tous les collaborateurs, le Groupe agit sur plusieurs leviers : La formation. Le Groupe a intensifi é ses efforts en 2011 avec managers formés au sein de GDF SuEZ university, soit près de en trois ans. On note que 28,6% des heures de formation de l ensemble du personnel ont été consacrées à la qualité, la sécurité et l environnement. Le partage de bonnes pratiques. Les expériences sont un levier d apprentissage extrêmement effi cace en prévention. Les experts de santé et sécurité travaillent au sein de communautés de pratiques pour échanger des solutions concrètes sur diverses thématiques : risques chimiques, électriques, dommages aux ouvrages... Ils le font lors de rencontres et de manière virtuelle sur l Intranet du Groupe. Des colloques sont exclusivement consacrés à des présentations suivies d échanges sur des thèmes de santé et sécurité. Enfi n, le partage d expériences est enrichi par les partenaires sociaux lors des Comités Directeurs Santé et Sécurité. La visite managériale de sécurité. Basée sur l observation par un manager d un collaborateur en train de réaliser une opération, cette visite spécifi que est un acte fort de management et de gestion de la santé et de la sécurité. Tous les lieux de travail sont concernés : infrastructures industrielles, chantiers, usines, laboratoires et bureaux. Au cours de l échange, les bonnes pratiques sont mises en valeur, les situations ou actes dangereux identifi és et les solutions mises en œuvre si possible immédiatement. Cette démarche, réalisée en complément des contrôles techniques périodiques et des audits de santé et sécurité, est axée sur les comportements. Elle prend la forme d échanges entre un manager et un technicien, tous deux acteurs responsables de la sécurité. ZOOM SUR LE PARtAGE de PRAtIqUES SUR MARKeT PlACe_ Le partage des bonnes pratiques développe la transversalité dans le Groupe, notamment par le partage en réseau. Ainsi le Market Place instauré en 2011 permet de partager de manière plus interactive les bons gestes de sécurité. Collaboratrice australienne à la centrale de Loy Yang, à l est de Melbourne.
43 41 Cette visite est appliquée dans de nombreuses entités du Groupe, parfois sous des appellations différentes : Visites Préventives de Sécurité (VPS), Visites managériales de Sécurité (VmS)... AdAM, un outil d auto-évaluation_ ADAm, pour «Assister et Déployer l Ambition des managers», est un outil totalement original, conçu pour aider les managers à clarifi er les objectifs de santé et sécurité, identifi er les forces et les faiblesses de leur système de management au regard des objectifs fi xés et, enfi n, défi nir les leviers de progrès et les actions à mettre en place. Avec son côté ludique un plateau de jeu et des cartes font partie de l outil ADAm a tout pour plaire. Il connaît, depuis son déploiement en 2011, un succès grandissant, et la démarche a été primée au concours européen de l innovation managériale organisée par l EFqm (European Foundation for Quality Management). La fi liale SITA Spécialités a lancé, suite à ADAm, un «défi sécurité» à ses collaborateurs pour favoriser le partage des bonnes pratiques. Elle a rassemblé 60 propositions d amélioration en un mois, puis a organisé les échanges lors d un Market Place avec 165 participants. Lyonnaise des Eaux utilise ADAm pour défi nir dans chaque région le plan d amélioration de la sécurité. Le nombre d accidents du travail a diminué de 20% dans l année, soit 640 jours de présence supplémentaires du personnel. ADAm n a pas fi ni de se déployer, avec un effet boule de neige, les animateurs jouant la synergie en échangeant les pratiques managériales pour faire progresser le Groupe. innovation La santé et la sécurité intéressent la recherche Les innovations et les travaux de recherche concernent autant la santé et la sécurité des collaborateurs que celles des clients du Groupe et des riverains des installations. Ainsi, pour protéger les canalisations enterrées de gaz, de dommages accidentels causés par des tiers, un programme de tests de barrières physiques est développé par le CRIGEN, (Centre de Recherche et Innovation Gaz et Énergies Nouvelles). D autres recherches portent sur l odorisation du gaz, la qualité de l air intérieur, le vieillissement des réseaux ou encore la prise en compte des facteurs humains et organisationnels. Toujours dans la sécurité industrielle, Laborelec anime un atelier sur le thème de la sécurité dans les centrales électriques utilisant de la biomasse en Belgique, aux Pays-Bas et en Pologne, avec un focus sur la prévention des risques d incendie et d explosion. Chez SuEZ Environnement, dans le domaine de la santé, le CIRSEE (Centre International de Recherche Sur l Eau et l Environnement) travaille sur les risques liés aux bioaérosols dans les installations de compostage et de séchage de boues. D autres travaux concernent la gestion des risques de légionellose dans les stations de traitement des eaux résiduaires urbaines. un risque également étudié par Cylergie, le centre de recherche de Cofely, qui mène, entre autres, des recherches sur la présence potentielle de légionnelles dans les Tours Aéro-Réfrigérantes et dans les boucles d eau chaude sanitaire. BOn à SAVOIR GdF SUEZ SIGnE LA ChARtE du CŒUR_ quatre minutes pour agir, quatre gestes pour sauver une vie : c est le message de la Charte du Cœur à laquelle GdF SUEZ adhère depuis Le Groupe s engage à sensibiliser et informer sur les gestes qui sauvent et à installer plus de défibrillateurs dans ses entreprises.
44 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux garantir le respect de la diversité La société est multiple, GDF SUEZ l est aussi : ses collaborateurs et ses équipes sont issus de différents territoires, origines et générations. Cette diversité est une force, comme l est la recherche d une égalité des chances pour tous, au sein du Groupe. Dans le cercle vertueux de la responsabilité sociale des entreprises figure l équité devant l emploi. Pour mieux refléter la diversité de la population dans ses effectifs, GDF SUEZ met en œuvre une politique de gestion des ressources humaines centrée sur la reconnaissance des compétences des candidats et collaborateurs. Un centrage qui évite le jugement biaisé lors de la prise de décision concernant une embauche, la gestion de carrière ou un départ. Cette approche centrée sur la personne, qui reconnaît et valorise les différences individuelles, les talents de chacun, favorise le pluralisme et aide à la recherche d une vraie diversité dans le Groupe. Une démarche qui contribue à la performance et à la qualité des relations sociales. Pour l insertion, contre l exclusion_ La cohésion est l une des quatre valeurs choisies par ses collaborateurs et défendues par le Groupe, avec l exigence, l engagement et l audace. L organisation décentralisée de ses activités responsabilise les entités opérationnelles, près du terrain et des réalités des pays, tout en fixant les règles en matière de responsabilité sociale. Le but reste collectif et le Groupe est très sensible à la question de la non-discrimination, dans les quelque 70 pays où il intervient. En France, le processus de labellisation par l Association Française de Normalisation a débouché en mars 2012 sur l obtention du label «Diversité». Une responsable de sécurité devant la centrale de Montoir-de-Bretagne, dans l ouest de la France. Par ailleurs, GDF SUEZ continue à développer de nombreuses actions au sein de la Fondation Agir Contre l Exclusion, présidée par Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général de GDF SUEZ. FACE implique de nombreux collaborateurs du Groupe au sein de 30 clubs locaux. L association belge, Be.Face, initie un plan d actions avec des parrainages, des actions ciblées dans les écoles et l aménagement du quartier de la gare du nord à Bruxelles où le siège belge du Groupe a déménagé début Autre exemple avec Novela, société coopérative d économie sociale créée par Cofely Services pour réinsérer des personnes issues de groupes à risque en les formant au métier de technicien. Faire progresser l égalité hommes-femmes_ Dans le domaine de la mixité, GDF SUEZ a des ambitions très fortes, avec une politique dédiée, adossée à des indicateurs de suivi stratégiques et opérationnels et pilotée au plus haut niveau. Début 2011, le Groupe s est fixé quatre objectifs à horizon 2015 : faire passer la part des femmes dans le recrutement à 30%, augmenter le nombre de femmes cadres pour atteindre 25%, faire en sorte que les femmes représentent 35% des hauts potentiels (Leaders For Tomorrow) et qu un cadre dirigeant nommé sur trois soit une femme. Cette démarche volontariste associe toutes les branches opérationnelles et place le Groupe dans le peloton de tête des entreprises de son secteur, en matière d engagement sur la mixité. Elle s inscrit dans la continuité des actions initiées par le Groupe depuis plusieurs années, comme la création de Women In Networking (WIN) dont le réseau de 700 femmes se déploie dans plusieurs zones et bientôt au Moyen-Orient, de Mentoring for GDF SUEZ qui voit augmenter le nombre de binômes femmes / cadres dirigeant(e)s, pour améliorer l accès des femmes aux postes de direction.
45 43 ZOOM SUR Collaborateurs de SUEZ Environnement à Jakarta. Un PARtEnARIAt POUR EnRIChIR LA POLItIqUE de MIxIté_ Les emplois féminins concernent l ensemble des postes, même s il faut reconnaître que le nombre insuffi sant de femmes choisissant des formations, puis des emplois techniques ou d ingénieurs constitue un défi. Le Groupe tend également la main à des femmes sans qualifi cation : à titre d exemple, N-Allo, le centre d appels d Electrabel, en Belgique, a signé en juin 2011 un partenariat avec Interface 3 Namur, portant sur la formation et le recrutement d opératrices de centres d appels. Sensibiliser au handicap_ Promouvoir l égalité des chances dans l entreprise, c est aussi faire en sorte que tous les individus partent du même «point de départ», une démarche qui suppose, par exemple, d accepter qu un candidat handicapé bénéfi cie de conditions particulières pour passer les tests de recrutement et ainsi disposer des mêmes chances qu un candidat non handicapé de prétendre au poste à pourvoir. En 2011, les actions collectives du Groupe ont permis de faire progresser le taux d emploi direct des personnes handicapées. En Belgique, le processus de recrutement d athlètes paralympiques se poursuit, via le Belgian Paralympic Committee, soutenu par Electrabel qui s inscrit clairement en faveur du développement de la pratique handisport. De son côté, Ineo a signé son premier accord collectif avec les partenaires sociaux et en France, huit accords et cinq conventions avec l Agefi ph (fonds pour l insertion professionnelle des personnes handicapées) sont entrés en vigueur. L année 2011 est aussi marquée par le lancement de la première étude européenne sur l intégration dans l emploi des personnes en situation de handicap, avec un focus sur six pays où GDF SuEZ est présent. Le Groupe est depuis 2011 partenaire fondateur du Programme de Recherche et d Enseignement des SAvoirs sur le Genre (PRESAGE). Le Groupe a ici un triple objectif : soutenir la recherche académique par l octroi de bourses aux jeunes chercheurs, sensibiliser, former et informer sur la mixité au sein de GdF SUEZ, et développer de nouveaux outils d analyse dans le Groupe. En BREF... Un Serious Game à découvrir sur le handicap À l occasion de la semaine du handicap, Axima Seitha et GrDF ont lancé un jeu vidéo, en partenariat avec le Conservatoire National des Arts et métiers (CNAm) de Nantes. En accès libre et gratuit sur le Web, ce jeu sensibilise les salariés à l intégration, dans les entreprises, de personnes en situation de handicap. Au travers de séquences fi lmées, le joueur est mis en situation de relations interpersonnelles avec ses collègues dont l un d entre eux est en situation de handicap non visible. Il est ainsi amené à se poser des questions sur son propre regard sur le handicap, ses préjugés, ses craintes, ses évitements voire sa compassion exacerbée. Diffusable via l intranet, Internet ou encore une clé usb, ce jeu est appelé à toucher un très grand nombre de collaborateurs. Il répond ainsi aux enjeux du projet social du Groupe sur la partie handicap. Il est également possible d intégrer ce Serious Game comme module d e-learning. En APPUI de L ACCORd POUR LES SEnIORS_ En 2011, un guide à destination de la filière ressources humaines reprend les principes de l accord Groupe relatif à l emploi des seniors en France et recense des exemples de bonnes pratiques.
46 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux attirer, recruter et fidéliser les talents Dans un monde en mouvement, GDF SUEZ, présent dans près de 70 pays, avec salariés et un grand nombre d activités dans des environnements variés, anticipe les conséquences de l évolution des métiers sur les compétences de ses collaborateurs et multiplie les initiatives. Les premiers acteurs des changements qui s opèrent régulièrement dans les grands groupes sont les employés eux-mêmes. Chez GDF SUEZ, au fil des années, les femmes et les hommes progressent, se forment, intègrent de nouveaux venus dans leurs équipes, développent une manière de travailler ensemble, par métier ou en synergie. Ils créent ainsi un groupe industriel ET social, avec ses savoir-faire, sa culture, ses valeurs, son éthique et ses dynamiques de développement et de croissance durables. C est la «GDF SUEZ attitude» qui les caractérise à travers le monde, leur marque de fabrique. Début 2011, GDF SUEZ a achevé et réussi sa fusion avec International Power, accueillant ses plus de employés. Tout au long de l année, les filiales ont aussi recruté personnes. Le Groupe maîtrise l ensemble de la chaîne des métiers de son secteur et dispose d un capital humain unique en termes de compétences et de diversités. Il doit maintenant relever plusieurs défis dont le recrutement de collaborateurs entre 2011 et 2015, pour répondre aux besoins de l internationalisation de ses activités et de la pyramide des âges. En bref... The Golden Mission : Prix d Or au Grand Prix de la créativité RH 2012_ Les quatre étudiants gagnants, en dernière année d école de management, d ingénieurs ou d universités, font le tour du monde des sites du Groupe et racontent la découverte des métiers sur un blog et via des vidéos. Ils sont suivis par un fan club de membres sur Facebook et 500 abonnés au fil Twitter. 2/3 des salariés formés en 2011 : objectif atteint! L investissement à long terme dans les compétences des femmes et des hommes est une priorité pour GDF SUEZ. En 2011, près de collaborateurs, soit 68% des effectifs, ont reçu une formation. Le programme Learning for Development met plusieurs canaux à la disposition de la filière RH afin d accroître l accès à des formations de qualité. La Communauté Learning est présente dans les six branches et l ensemble des entités du Groupe. Elle diffuse de plus en plus d approches e-learning et Web 2.0 GDF SUEZ University adresse une promesse aux cadres du Groupe : Think, share, grow together. En 2011, elle a déployé le GDF SUEZ Management Way et a accueilli environ managers dans 16 pays, dans le cadre de programmes pour la plupart réalisés dans la langue locale. L outil Synerform, mis en place en 2011 en France, facilite, pour l ensemble des responsables de formation, l accès au meilleur coût à des programmes de formations externes dans les domaines de compétences générales, bureautiques et santé-sécurité. Réunion de formation à Houston, au Texas.
47 45 Il doit également faire en sorte que chaque collaborateur ressente son appartenance au Groupe et en concrétise la vision : être utile aux hommes, participer à leur bien-être en leur apportant les services essentiels. Un projet d entreprise axé sur l humain_ Pour répondre à ces enjeux, GDF SUEZ a un projet d entreprise By people for people qui traduit la philosophie et l ambition du Groupe : mobiliser chacun des collaborateurs pour apporter des solutions durables et innovantes à ses clients et modifier positivement le rapport de l Homme à l énergie et à l environnement. Ce message implique d être une entreprise vivante, en évolution constante, une entreprise ouverte et transparente, dont les femmes et les hommes sont en dialogue nourri et solidaire avec ceux qui les entourent. Au travers de son ambition : «valoriser le capital humain», la politique de ressources humaines décline ce projet dans des actions au quotidien. En interne, elles concernent l anticipation, la mobilité, le développement de chacun et l intégration des nouveaux embauchés. à l externe, elles se traduisent par une présence dynamique auprès de publics cibles : forums étudiants, emploi, alternance. Pour réussir ensemble ces défis motivants, le Groupe a défini son Management Way, moteur important qui fédère les managers et leurs équipes autour de trois dimensions complémentaires du leadership : Group, Business, People leaderships. Attirer les jeunes_ Le Groupe aura recruté à différents niveaux personnes entre 2011 et 2015, dont près de la moitié en France. Fin 2011, quelque alternants étaient présents dans le Groupe et d autres les rejoindront dans les mois à venir. GDF SUEZ fait partie des grandes entreprises qui ont signé la charte de mobilisation en faveur du développement des formations par alternance, mise en place par le gouvernement français une preuve importante de son engagement dans la responsabilité sociale d entreprise. De nombreux étudiants, de profils divers et ayant envie de participer à une aventure utile et responsable, sont également recrutés sur les campus car, pour GDF SUEZ, «être utile aux hommes», c est proposer aux talents d aujourd hui d inventer demain. GDF SUEZ touche près de jeunes par an grâce à sa présence sur des forums, tandis que The Golden Mission, un concours vidéo relayé sur YouTube et Facebook, met en contact avec la marque environ étudiants. Partenariats de coopération avec des écoles et des universités, bourses d accompagnement, mécénat de compétences. les initiatives pour faire connaître le Groupe sont nombreuses et diverses afin de partager la promesse employeur du Groupe. Se former, changer de métier, de pays _ Vaste et ouvert, le Groupe encourage chacun à construire son parcours à la mesure de ses ambitions, de son potentiel et des opportunités offertes. Dans une entreprise qui compte 23 familles professionnelles et 300 métiers répertoriés, les opportunités sont nombreuses. Plus qu ailleurs, le mot «mobilité» est une réalité : les passerelles métiers et les formations sont nombreuses et accessibles, les incitations à évoluer aussi. La mobilité entre entités du Groupe a augmenté de 37% en Préparer les dirigeants de demain_ Le renouvellement des 800 cadres dirigeants s appuie depuis plusieurs années sur le programme Leader For Tomorrow qui privilégie les talents internes, dans leur diversité. En 2011, le Groupe en comptait 2 600, de 45 nationalités, travaillant dans 50 pays différents, et parmi lesquels 25% de femmes, à comparer avec l objectif de 35% en Près de 85% des dirigeants nommés en 2011 étaient issus du programme Leader For Tomorrow. Zoom sur Un jeu pour mieux connaître les activités du Groupe_ Le MasterQuiz 2011 a connu un grand succès, avec collaborateurs connectés, participants et 70 pays représentés pendant les trois mois de compétition. En bref... Attribution gratuite d actions POUR tous_ Ce quatrième plan d attribution gratuite d environ 4,3 millions d actions GDF SUEZ répond au triple objectif de faire participer les collaborateurs à la performance de l entreprise, de les fidéliser et de renforcer l actionnariat salarié. Le Groupe souhaite que 3% de son capital soit détenu par ses salariés en 2015 ; ceux-ci en détenaient 2,9% à fin bon à SAVOIR Leader des utilities pour la gestion des RH_ Vigeo, agence de notation extra-financière, a classé GDF SUEZ en tête du secteur des utilities et parmi les cinq plus performantes en matière de responsabilité sociétale. L évaluation a récompensé des relations sociales de qualité, le management responsable des réorganisations, la gestion des carrières, le développement de l employabilité et enfin l amélioration des conditions de santé et sécurité.
48 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux la solidarité, une autre forme de richesse Au-delà de ses partenariats et des engagements de ses collaborateurs, GDF SUEZ a la volonté d avancer vers un modèle d entreprise à la fois économiquement viable et vecteur de développement pour les populations les plus vulnérables. Le Groupe souhaite porter les valeurs universelles de solidarité et d entraide partout où il produit et fournit aux populations de l électricité, du gaz naturel et de l eau. En 2011, encore 1,3 milliard de personnes n ont pas accès à l énergie soit 20% de la population mondiale et 880 millions n ont pas accès à l eau potable, et plus du double à l assainissement, selon l OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économiques). Si la majeure partie d entre elles vit dans les régions en développement, en Europe, plus d une personne sur quatre est confrontée à la précarité énergétique. Depuis de nombreuses années, GDF SUEZ et ses collaborateurs sont actifs sur le terrain de l entraide sous des formes diverses, apportant soutiens techniques et financiers, sur des projets à moyen ou long terme ou lors d événements dramatiques comme le tremblement de terre d Haïti (lire l encadré page 48). L initiative GDF SUEZ Rassembleurs d Énergies_ Convaincu de la nécessité d inventer de nouveaux modèles de services collectifs essentiels et de projets d accès à l énergie, le Groupe a imaginé un programme ambitieux, équilibré entre des actions philanthropiques et des investissements solidaires. Baptisée «GDF SUEZ Rassembleurs d Énergies» et menée au niveau mondial, cette initiative fédère et structure les actions sociétales du Groupe en faveur de l accès à l énergie durable. Le fleuve Bramapoutre, au Bangladesh. Elle favorise les approches partenariales, tant avec les organisations non gouvernementales (ONG), les autorités publiques et les institutions financières que les entreprises solidaires et le grand public. Rassembleurs d Énergies met en œuvre trois leviers d actions complémentaires : les investissements, les dons et l assistance technique au travers du mécénat de compétences. Le fonds d investissement avec une part solidaire_ L élément le plus novateur du programme est l investissement dans des projets menés par des entrepreneurs sociaux grâce à la création d un fonds d investissement. Ce fonds solidaire atteindra progressivement 100 millions d euros, dont 10% sont investis dans des projets d accès à l énergie durable, sous la forme de participation dans des entreprises sociales. Proposé aux collaborateurs du Groupe en France, le Fonds Solidaire GDF SUEZ Rassembleurs d Énergies Flexible est un Fonds Commun de Placement d Entreprise (FCPE) qui entre dans l offre d épargne salariale et complète la gamme des supports de placement du PEG (Plan d Épargne Groupe) et du PERCO (Plan d Épargne pour la Retraite Collectif). Il est agréé par l Autorité des Marchés Financiers. Ainsi, grâce à leurs investissements, les collaborateurs peuvent être partie prenante d une initiative solidaire, en participant au développement d une économie dont le profit n est
49 47 pas l unique finalité. Les projets sélectionnés doivent être viables, durables et reproductibles ; ils doivent également avoir un impact social fort sur les populations locales et favoriser l accès à des sources d énergies renouvelables ou faiblement émettrices de gaz à effet de serre. En lien avec les dons de la Fondation_ La Fondation GDF SUEZ, qui célèbre ses 20 ans en 2012, soutient financièrement dans son programme «Énergies Solidaires», les ONG et les associations, dont les trois fondées par les collaborateurs du Groupe (EnergyAssistance, Codegaz et Aquassistance), qui développent des projets d intérêt général permettant l accès à l énergie durable. En 2011, la complémentarité entre le fonds d investissement, la Fondation et les volontaires des associations du Groupe ont permis de soutenir plusieurs projets. Au Bangladesh, l ONG Friendship fondée par Runa Khan œuvre pour l amélioration des conditions de vie de populations démunies installées dans les zones inondables du fleuve Bramapoutre. Depuis 1998, elle aide les familles, développant hôpitaux flottants et écoles pour les enfants. La Fondation GDF SUEZ et les volontaires d EnergyAssistance travaillent sur un projet d électrification des villages en offrant leurs compétences techniques et en réfléchissant à des solutions adaptées à ces régions. Au Pérou, EnergyAssistance mobilise les compétences de volontaires de GDF SUEZ depuis trois ans pour électrifier des villages isolés, à la frontière brésilienne. L énergie provient de panneaux photovoltaïques installés sur les maisons et les locaux communs des villages ainsi que d un mini-réseau hydroélectrique. Au Congo, EnergyAssistance travaille sur le projet d alimentation en électricité de villages, d un hôpital, d une léproserie et d écoles et d internats. Zoom sur Pour PARtager et récompenser les meilleures initiatives_ GDF SUEZ apporte son soutien à la création d un prix européen de l innovation sociale sur la précarité énergétique. Le Groupe rejoint ainsi l UNCCAS qui est le partenaire français du réseau européen pour l inclusion et l action sociale locale ELISAN (European Local Inclusion & Social Action Network). Zoom sur L insertion PAR le sport_ Agriculteurs à Huachón, dans le centre du Pérou. En Belgique, le Groupe axe nombre de ses actions solidaires sur le sport. Un exemple parmi d autres : depuis 2011 il est partenaire de l association qui organise la Belgian Homeless Cup, tournoi annuel de football pour les sans-abri. L équipe gagnante représentera la Belgique à la Homeless World Cup. En bref... Emmaüs, la prévention contre l exclusion_ En 2011, le Groupe a poursuivi et amplifié sa contribution à la réalisation de diagnostics énergétiques et travaux d amélioration de l efficacité énergétique des installations des bâtiments d Emmaüs ainsi qu à la formation à la maîtrise de la consommation d eau et d énergie des groupes Emmaüs.
50 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I enjeux Zoom sur Haïti, deux ans après_ Suite aux ravages du tremblement de terre en janvier 2010, les besoins en services essentiels et la situation de précarité des Haïtiens restent d actualité. La mobilisation de GDF SUEZ et l action humanitaire de ses trois associations se poursuivent pour contribuer à la reconstruction et au développement futur du pays. En deux ans, les équipes d EnergyAssistance ont permis l électrification de sept écoles et hôpitaux ; en 2012, elles travaillent à l alimentation de cinq autres bâtiments à l aide de panneaux photovoltaïques. De son côté, Codegaz a installé 30 abris transitionnels pour les sinistrés de la ville de Gressier, détruite à 77%, et aidé à rétablir l accès à l eau potable pour personnes. Aquassistance en a fait de même pour personnes et poursuit ses efforts pour améliorer les services de base dans la durée. Depuis février 2011, SUEZ Environnement accompagne également les autorités haïtiennes dans la réhabilitation des services d eau potable et d assainissement de Port-au-Prince pendant trois ans. La mission s appuie sur l expertise de ses filiales Lyonnaise des Eaux (France), Agbar (Espagne) et United Water (États-Unis). Toutes primes résultant de l atteinte des objectifs fixés par les autorités locales seraient reversées à un fonds de dotation dédié à des actions de mécénat de solidarité. Bon à savoir Le microcrédit solidaire en un clic_ La plate-forme Internet GDF SUEZ MicroWorld permet à tous les collaborateurs qui le souhaitent de prêter une somme d argent pour financer des projets de micro-entrepreneurs n ayant pas accès aux services bancaires traditionnels. Microworld est une filiale de l organisation internationale PlaNet Finance dont la vocation est de lutter contre la pauvreté par le développement de la microfinance. GDF SUEZ est partenaire fondateur. Grâce aux compétences des collaborateurs_ Au travers des associations EnergyAssistance, Codegaz et Aquassistance, près de volontaires et bénévoles effectuent des missions pour de multiples projets à travers le monde. Ainsi, outre les exemples cités précédemment, EnergyAssistance contribue à l électrification de villages dans la province de Quang Binh, au centre du Vietnam. Les équipes de l association, tous pays confondus, ont permis de connecter un million de personnes à l électricité en 10 ans. Historiquement, Codegaz est présente en Algérie, en Inde et en Égypte depuis L association intervient surtout dans les domaines de la nutrition, de l enfance et de l énergie. Ainsi, au Burkina Faso, la première ferme de spiruline a été créée Portraits de bénévoles d Aquassistance. par Codegaz en Elle assure annuellement le traitement de milliers d enfants souffrant de malnutrition. Codegaz contribue aujourd hui au développement de cette algue microscopique en Afrique et en Asie où elle passe du stade artisanal à une culture à grande échelle dans plus de 15 pays. Aquassistance, apporte son aide aux populations dans les domaines de l eau potable, qui concerne 90% des projets, des déchets et, plus généralement, de l environnement. Plus de 1,2 million de personnes sont concernées par ses projets. Le projet «Bopa» au Bénin est représentatif des projets d hydraulique villageoise, par la réalisation d un réseau de raccordement et l installation de bornes fontaines, évitant aux populations de se déplacer pour s approvisionner en eau.
51 49 Se battre contre la précarité énergétique Sur les 40 millions de clients particuliers que GDF SUEZ compte dans le monde, dont la majorité en Europe, nombreux sont ceux qui connaissent des problèmes d accès à l énergie, par manque de ressources ou d habitat adapté. Sur le sujet de la précarité, le Groupe a trois convictions : il souhaite proposer partout où il est présent des solutions contre la précarité énergétique ; il n entend pas traiter seul ce problème et engage le dialogue social avec des partenaires et médiateurs locaux ; et, enfin, ses actions intègrent une réflexion approfondie en amont en termes de prévention. L Observatoire International des Précarités énergétique et Hydrique, créé en 2009, répond à ce besoin de disposer de données et de partager analyses et bonnes pratiques dans les différentes filiales du Groupe. Conscient de son rôle social, GDF SUEZ met en place un certain nombre d actions de solidarité. Le tarif spécial de solidarité Reconduit jusqu en 2013, le contrat de service public entre l État français et GDF SUEZ renforce les engagements en faveur des plus modestes. Tous les consommateurs de gaz naturel dont les ressources n excèdent pas 648 euros par mois peuvent bénéficier d un Tarif Spécial de Solidarité gaz (TSS). En 2011, GDF SUEZ a consacré 16 millions d euros à son financement et clients ont bénéficié de ce tarif. Après une hausse de 20% en avril 2011, le montant de la remise accordée a augmenté de 10% au 1 er janvier Les réductions pourront ainsi aller de 22 à 156 euros par an, en fonction de critères de consommation et de composition du foyer. L accès à l énergie sans coupures Légalement, du 1 er novembre au 15 mars, tout client recevant une aide du Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL auquel GDF SUEZ contribue à hauteur de 6 millions d euros par an), ne peut être privé de fourniture de gaz naturel. GDF SUEZ élargit cette disposition à l ensemble des clients aidés de quelque manière que ce soit. Ainsi, ce sont des clients de GDF SUEZ qui peuvent bénéficier de cette mesure, alors que seulement perçoivent le FSL. Aider les clients en difficulté de paiement En France, mais aussi dans d autres pays, des clients de GDF SUEZ connaissent des problèmes pour régler leur facture énergétique. GDF SUEZ propose des aides en s appuyant sur des partenariats, par exemple avec l ONG Vive con energia au Mexique, ou en travaillant en concertation avec les municipalités comme en Hongrie, ou encore en s appuyant sur des médiateurs sociaux dans les zones urbaines sensibles, comme ce qui est réalisé au travers de l action Isigaz en France. Des conseils sont également donnés par téléphone. En 2011, environ demandes solidarité adressées par téléphone, courrier, ou fax, ont été traitées en France par des conseillers spécialisés. Financer des rénovations d habitat Enfin, toujours en 2011, GDF SUEZ a décidé de contribuer au programme national français «Habiter mieux» qui, d ici à 2017, aidera propriétaires occupants en situation de précarité énergétique à mener à bien des travaux améliorant la performance énergétique de leur logement. Le centre-ville de Mexico.
52 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions Usine de production d eau potable dans la province italienne d Arezzo, où Nuove Acque, filiale de SUEZ Environnement, est en charge des services d eau de 37 communes.
53 51 des besoins ciblés selon les régions 54 Europe France, Belgique, Allemagne 60 Amérique du Nord États-Unis, Canada 62 Amérique Latine Panama 64 Moyen-Orient Arabie Saoudite 66 Asie & Pacifique Chine, Indonésie 71 Afrique Tanzanie
54 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions une présence mondiale Amérique du Nord CA : 5,7 Mds coll. 14,9 GW // 0,4 GW Canada (page 60) états-unis (page 60) Amérique Latine Panama (page 62) CA : 4,7 Mds coll. 11,5 GW // 5,5 GW
55 53 90,7 Mds de chiffre d affaires en collaborateurs Capacités : 117,3 GW installés // 14,8 GW en construction* * Intégrant 100% des capacités des actifs détenus par le Groupe au 31 décembre 2011 quel que soit le taux de détention. Europe CA : 72,3 Mds coll. 55,6 GW // 2 GW Allemagne (page 58) Asie-Pacifique & Moyen-Orient CA : 7,0 Mds coll. 35,3 GW // 6,9 GW Belgique (page 56) France (page 54) Chine (page 66) Arabie Saoudite (page 64) Afrique Indonésie (page 69) CA : 1,0 Md coll. Tanzanie (page 71)
56 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / EUROPE la France mise sur l innovation et les services clientèle Pour aller vers une économie plus sobre en carbone mais aussi plus compétitive, la France investit tout en veillant au coût de son énergie. GDF SUEZ, en première ligne sur ces sujets, anticipe et répond par le smart et la qualité de ses services. Comme bon nombre de pays, la France réinterroge son modèle énergétique. L option du nucléaire fut prise dans les années 1970, par choix stratégique, pour assurer à la France une indépendance énergétique et réduire la forte dépendance aux énergies fossiles, pétrole en tête. En 2011, le paysage énergétique français dépend encore fortement du pétrole et du gaz, qui couvrent 53% de l énergie primaire et 70% de l énergie finale consommées, le reste provenant de l énergie nucléaire et des énergies renouvelables. L Agence Internationale de l Énergie constate que la France fait des efforts importants pour réduire sa consommation d énergie. Par ailleurs, elle note sa place de second en Europe dans les énergies renouvelables. La dynamique créée par le Grenelle de l Environnement ne faiblit pas et la réduction des hydrocarbures devrait assurer une grande partie de la transition énergétique engagée sur 30 ans. De son côté, la production électrique, à 80% d origine nucléaire, apporte à la France le triple avantage d une énergie peu carbonée, peu chère et dont l exportation réduit le déficit. L essor du gaz naturel liquéfié et les interrogations sur l avenir du nucléaire ouvrent de nouvelles perspectives au gaz. Enjeu industriel et économique, l énergie est aussi affaire de choix politiques. L arbitrage entre les questions d indépendance, de compétitivité et de baisse de CO 2 reste au cœur des enjeux énergétiques de la France. Parc photovoltaïque de Curbans (20 MWc), dans le sud de la France, mis en service en août GDF SUEZ, incontournable dans le renouvelable_ Du fait de l interconnexion européenne des réseaux, toute évolution du mix électrique français ne resterait pas sans effet sur les pays voisins. Par ailleurs, la mutation déjà engagée vers une part plus importante de gaz et d énergies renouvelables a pour conséquence une nouvelle cartographie des installations. Ayant construit le plus de capacités à travers le territoire français depuis 2008, GDF SUEZ en compte aujourd hui 9,9 GW, dont près de 50% en énergie renouvelable. En tant que deuxième producteur d électricité du pays le premier dans l éolien et le deuxième dans l hydraulique le Groupe est directement concerné par ces transformations. En cela, les réseaux intelligents de distribution électrique, également appelés smart grids, préfigurent l avenir. Acteur privilégié de cette révolution du paysage énergétique, GDF SUEZ mise sur le déploiement rapide des technologies de gestion et de pilotage des réseaux pour optimiser les flux d énergies et apporter de la flexibilité au système. C est ainsi qu il sera de plus en plus capable d adapter son offre à la demande des consommateurs, le jour et la nuit, l été comme l hiver, dans toutes les zones géographiques. Pour anticiper ces évolutions et permettre à ses clients de mettre en application les recommandations du Grenelle de l Environnement, le Groupe s est doté en 2011 d une nouvelle plate-forme technique : Smart Energy & Environment. Celle-ci analyse l apport des technologies intelligentes permettant un suivi et un contrôle des équipements. La Direction Recherche et Innovation évalue et valide, en amont, les étapes qui précédent le développement de ces
57 55 produits, une évaluation qui couvre à la fois les aspects technico-économiques, environnementaux et sociétaux. Nous avons depuis observé une très nette progression de la satisfaction de nos clients.» Parmi les solutions innovantes en cours de test, on note le lancement du premier système électrique intelligent à échelle réelle en France, le projet GreenLys (lire page 24). Dans le système de relevé à distance des consommations de gaz, après évaluation et avis favorable de la Commission de Régulation de l énergie (CRE), le déploiement de 11 millions de compteurs est prévu entre 2014 et 2020 pour permettre aux clients de mieux maîtriser leur consommation. Du côté des clients_ Depuis 2007, date de l ouverture du marché de l énergie pour les particuliers, GDF SUEZ a renforcé son développement commercial. En 2011, le Groupe compte en France plus de 10 millions de clients particuliers, professionnels, industriels et collectivités. Il leur vend du gaz naturel, un marché historique sur lequel il est leader avec près de 220 TWh vendus en Il fournit aussi de l électricité à plus d un million de particuliers. 14 PTNJIE PTRNJIE005 Sur le marché des clients particuliers, GDF SUEZ a bâti une stratégie commerciale autour de deux axes. Le premier est de tendre vers l excellence de la relation clientèle. «Pour y parvenir, nous avons travaillé sur la modernisation de tous nos canaux vente et de relation clientèle», explique Pierre Chatain, Directeur Marketing et Ventes BtoC. «Nous avons notamment développé la relation digitale par Internet et mobile, canal qui à ce jour accueille un million de contacts par mois. Nous avons aussi simplifié les parcours de nos clients pour répondre plus rapidement et de façon la mieux appropriée à toutes leurs demandes. Mais l innovation ne s arrête pas là. Prenant en compte l émergence des réseaux sociaux, le Groupe a organisé un blog et des tchats réguliers. Il a également ouvert un premier site communautaire, qui permet à tout client ou prospect de partager ses bonnes idées et pratiques d efficacité énergétique pour le logement. Un marché qui apporte de la stabilité_ Le deuxième axe stratégique du Groupe concerne la fidélisation des clients par la qualité de l offre. «Toute une gamme DolceVita a été mise en place», poursuit Pierre Chatain. «À titre d exemples, l assurance-facture permet à nos clients de faire face à des aléas de paiement, les offres à prix fixes pendant deux ans les aident à mieux gérer leur budget ou, bien-sûr, les offres duales gaz-électricité.» Pierre Chatain «Au-delà de ces offres, nous avons aussi l ambition d être l énergéticien qui garantit à chacun de nos clients le confort et l efficacité énergétique, par exemple en lui proposant différents diagnostics, en l accompagnant lors de travaux éventuels par des financements adaptés et le choix d un de nos partenaires DolceVita.» Enfin, l offre DolceVita ZenBox permet à chaque client de piloter au mieux sa consommation à distance, via un boîtier posé près du compteur ; elle connaît un vif intérêt puisque logements ont été équipés en moins d un an. «Le marché des particuliers est très important pour GDF SUEZ», précise Pierre Chatain. «D abord, il crée de la valeur pour tout le Groupe, notamment pour toutes les activités gazières en amont. Plus globalement, il traduit de façon concrète l engagement Être utile aux hommes.» En bref... De la géothermie à Paris_ Dans le cadre du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU) du secteur de Paris Nord-Est, et conformément aux objectifs fixés par le Plan Climat de la Ville de Paris, deux filiales de GDF SUEZ, CPCU et Climespace, spécialisées respectivement dans les réseaux de chaleur et de froid, innovent en construisant ensemble une centrale thermofrigorifique alimentée par géothermie. La chaleur géothermale de profondeur distribuée en réseau est une énergie locale renouvelable, sans rejet polluant ni épuisement de la ressource naturelle puisque l eau chaude prélevée dans le sous-sol y est réinjectée après utilisation. Réalisée en 2011, la centrale de Paris Nord-Est dessert les bâtiments raccordés aux réseaux : logements, bureaux, locaux d activités, équipements et espaces ouverts au public. Zoom sur Plus d hydroélectricité durable_ Deuxième hydroélectricien français, avec 25% de la production nationale et 3,8 GW installés, GDF SUEZ participera à la mise en concurrence de 20% du parc hydroélectrique français. Il peut compter sur les compétences fortes de la Compagnie Nationale du Rhône et la Société Hydro-Électrique du Midi pour l aménagement et l exploitation, et de Coyne et Bellier, filiale de Tractebel Engineering et l un des leaders mondiaux dans l ingénierie hydroélectrique.
58 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / EUROPE la Belgique réexamine son mix électrique De nouveau tenté par une sortie du nucléaire, le gouvernement belge étudie différentes alternatives de politique énergétique. Quels que soient ses choix finaux, le pays a besoin d investisseurs comme GDF SUEZ. Les enjeux sont majeurs, pour le pays, comme pour le Groupe. GDF SUEZ et la Belgique sont des partenaires historiques dans le secteur de l énergie. Depuis 1974, le Groupe est, à travers Electrabel, l exploitant nucléaire des sept réacteurs nucléaires qui participent pour moitié au mix électrique belge, un des plus diversifiés d Europe avec 51% d origine nucléaire, 34% de gaz et 4% de renouvelables. Le nucléaire, pour la Belgique, c est la sécurité d approvisionnement, la compétitivité pour ses industries. C est de la recherche, ce sont des emplois. L électricité produite actuellement par les centrales de Doel 1 et 2 et de Tihange 1 est revendue pour 25% à EDF (copropriétaire de Tihange 1 à 50%), 40% à l allemand E.ON, et 10% au consortium Blue Sky (lire l encadré ci-contre). À l automne 2011, la coalition belge a décidé de relancer le principe d une sortie du nucléaire à compter de 2015, c est-à-dire dans trois ans. L Allemagne ayant également décidé l abandon progressif du nucléaire, les impacts sur l offre et la demande énergétique européenne seraient conséquents. Les énergies éolienne et solaire, par essence intermittentes, ne pourraient compenser une sortie du nucléaire à court terme. Le gaz naturel devrait être davantage sollicité, peut-être aussi le charbon, plus émetteur C est toute la politique énergétique de l Europe qui pourrait être impactée, sachant qu une vision énoncée et partagée reste encore à définir. La sûreté nucléaire, incontournable_ Depuis leur construction, les sept réacteurs nucléaires, répartis sur les centrales de Doel et de Tihange, n ont connu aucun incident majeur de sûreté nucléaire ayant entraîné un danger pour la population, les collaborateurs, les sous-traitants ou l environnement. GDF SUEZ applique une politique d amélioration continue de la sûreté, tant en ce qui concerne la conception que l exploitation. Des révisions périodiques de sûreté sont réalisées tous les 10 ans : elles donnent lieu à une revue des questions de sûreté et à la mise en œuvre d améliorations des installations. En complément à la surveillance continue par l Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) et Bel V, des audits externes de la sûreté opérationnelle sont réalisés par l association mondiale des opérateurs nucléaires WANO avec le peer review et l Agence Internationale de l énergie Atomique (AIEA) dans le cadre de la mission OSART (pour Operational SAfety Review Team). L audit OSART de la centrale de Doel conduit en 2010 Le consortium Blue Sky Electrabel et six entreprises électro-intensives, toutes actives en Belgique au sein du consortium Blue Sky, signent un accord-cadre et un plan d action pour investir conjointement dans des capacités de production classique et nucléaire. Concrètement, l accord prévoit : un investissement commun dans une nouvelle unité Turbine Gaz Vapeur (TGV), qui permettra à Blue Sky de disposer d une capacité de 200 MW et de la production issue de cette capacité ; l attribution à Blue Sky par Electrabel de droits de tirage sur les centrales nucléaires de Doel 1 et 2 et de Tihange 1 pour une capacité totale de 200 MW à partir du 1 er janvier 2012 jusqu à la fin de la durée de vie de ces centrales ; un investissement commun dans la construction éventuelle d une nouvelle capacité nucléaire de 200 MW.
59 57 tout comme celui de Tihange réalisé précédemment ont conduit à d excellents résultats, supérieurs à la moyenne. Les deux sites sont certifi és OhSAS 18001, ISO et EmAS. Par ailleurs, GDF SuEZ a toujours veillé à accroître le niveau de sûreté de ses centrales en tenant compte des événements survenus dans les centrales en exploitation dans le monde. Les tests de résistance_ En mars 2011, suite à l accident de Fukushima, le Conseil de l Europe a très rapidement pris la décision d organiser des tests de résistance sur les installations existantes. Ces stress tests ont pour objectif de réévaluer les marges de sûreté des installations nucléaires pour faire face à des événements naturels du type Fukushima (tremblement de terre, inondation, tornades) ainsi que les situations de perte des alimentations électriques externes et internes et des sources de refroidissement. «Les critères pris en compte dans le cadre de ces tests de résistance ont été déterminés par l AFCN», explique Jean Van Vyve, Directeur LOREM 14 PTNJIE PTRNJIE005 Assets et Projets Nucléaires chez Electrabel. «Ils sont naturellement beaucoup plus poussés que les exigences prévues lors de la construction et de la mise en service de nos centrales.» L AFCN y a ajouté un complément portant sur les risques d origine humaine (gaz toxique, cyber attaque, acte terroriste ). Les conclusions des analyses et les premiers éléments du plan d action ont été remis aux autorités en octobre des marges de sécurité suffisantes_ «Il ressort des résultats que nos centrales sont assez robustes pour résister aux conditions prévues dans les tests, et cela même dans le cas où plusieurs de ces circonstances surviendraient simultanément», précise Jean Van Vyve. Les analyses ont mobilisé les compétences internes des équipes d Electrabel et de Tractebel Engineering soit 60 personnes ainsi que plusieurs experts nationaux et internationaux. Ceux-ci ont évalué dans quelle mesure les trois fonctions de sûreté le contrôle continu de la réaction nucléaire, le refroidissement du combustible et le confi nement de la radioactivité qui doivent être garanties en permanence dans une centrale nucléaire, peuvent être maintenues dans de telles conditions. «Après une évaluation approfondie des rapports que nous avons remis le 28 octobre 2011», JEaN VaN VyVE poursuit Jean Van Vyve, «l AFCN a conclu que les centrales de Tihange et de Doel sont en mesure de faire face sans risque à des événements extrêmes et de garantir les fonctions de sécurité essentielles.» Ces conclusions sont publiques et consultables sur le site de l agence belge. Le rapport publié en janvier 2012 confi rme donc la robustesse des installations de GDF SuEZ et entérine les points d amélioration proposés dans le plan d action. ZOOM SUR toujours PLUS d éoliennes_ Le nombre de parcs éoliens d Electrabel ne cesse d augmenter. Les parcs de Zeebrugge (4,1 MW), de Leuze-Europe (14,35 MW) et de ds textiles dendermonde (4,7 MW) produisent leurs premiers kwh. En BREF... «We CARe» COntInUE..._ Electrabel lance la deuxième partie de sa campagne de communication axée sur le service aux clients. Celle-ci s inscrit dans le prolongement de la première campagne réalisée en octobre 2010, qui a remporté un franc succès. diffusée à la télévision, à la radio, dans la presse écrite, sur affiches et sur le Web, la campagne rappelle qu Electrabel continue de faciliter la vie de ses clients pour tout ce qui concerne l énergie. BOn à SAVOIR qu ESt-CE que LE PeeR ReVIeW?_ Le rapport final des autorités nationales sur les tests de résistance fait l objet d un peer review : les rapports nationaux sont examinés par des équipes formées d experts de la Commission Européenne et des autorités de sûreté nucléaire des 27 pays de l Union, réunies au sein de l EnSREG (european nuclear Safety Regulation Group). Cette méthode permet de renforcer la crédibilité et la justification de l ensemble du processus.
60 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / EUROPE l Allemagne organise sa transition énergétique Plus un seul kilowattheure d origine nucléaire d ici à 2022! Pour réussir sa révolution énergétique et entrer dans l ère du renouvelable, l Allemagne doit relever plusieurs défis, dont ceux de l intermittence et du coût de l éolien et du solaire. GDF SUEZ investit dans le stockage du gaz qui contribue à la flexibilité nécessaire. Depuis la catastrophe de Tchernobyl en 1986, l Allemagne poursuit une réflexion sur sa politique énergétique, une lente maturation écologique que l accident de mars 2011 à Fukushima a accélérée. C est donc assez vite que le gouvernement fédéral, suivi par une majorité d Allemands, a décidé de fermer la totalité des 12 centrales nucléaires du pays (pour 17 réacteurs) d ici à Comment la quatrième économie mondiale va-t-elle mener à bien cette mutation, tout en maintenant intacte sa compétitivité, et ce, sans faire exploser la facture d électricité des consommateurs? Un premier élément de réponse se trouve dans la faible part du nucléaire dans le mix énergétique à peine 22% de la consommation d électricité. Cette part va réduire au profit du renouvelable, éolien avant tout, qui devrait atteindre 35% de la consommation en Autre élément de réponse dans la demande d énergie : à niveau de vie égal, les Allemands consomment 12% d électricité de moins que les Français. Cette part devrait être encore réduite de 10% d ici à 2020, obligeant la population à changer significativement de mode de vie. Certains problèmes ne sont pourtant pas encore résolus, celui du coût notamment, qui sera sans doute partiellement à la charge des consommateurs, pour ne pas entamer la compétitivité des entreprises. Le commerce de gros du gaz_ D autres questions ont déjà leurs réponses. Outre-Rhin, l aléa climatique est important : les vents soufflent moins fort et moins souvent que dans d autres zones européennes et le soleil est moins présent que sur le pourtour méditerranéen. Pour contrebalancer cette irrégularité de l énergie renouvelable et en attendant que l innovation lui fournisse les clés du stockage du kilowattheure, l Allemagne pourrait compter sur une électricité produite à partir du gaz naturel, au risque d accentuer sa dépendance aux importations. Elle compte aussi sur son stockage souterrain, une activité maîtrisée et bien acceptée par les populations. L approvisionnement et le stockage du gaz naturel font donc partie de l équation énergétique allemande. En 2011, GDF SUEZ a fait l acquisition de cinq sites de stockage de gaz et pris une participation dans un sixième pour une capacité totale d environ 2 milliards de m 3, devenant ainsi premier acteur en Europe sur ce secteur et quatrième en Allemagne, où le marché est plus morcelé. Une présence historique à travers le pays_ Le Groupe compte près de collaborateurs outre-rhin, aussi bien dans les services à l énergie et la gestion des déchets que dans la production de gaz et l exploitation de centrales. Il s est récemment renforcé dans le stockage souterrain du gaz, activité gérée par sa filiale allemande Storengy Deutschland. Arno Büx, son Directeur Général, détaille : «Près de 90% de la capacité de nos sites sont situés dans le Nord,
61 59 dans des cavités salines ou d anciens sites de production de gaz, qui sont des gisements épuisés.» Avec la présence de plusieurs gazoducs (en provenance de Norvège ou, avec NordStream, de Russie), cette région est un point d échanges important. «Nous sommes aussi présents dans le Sud, une région plus froide l hiver et moins bien alimentée en gaz naturel», poursuit Arno Büx. «Une des caractéristiques du marché allemand est que le gouvernement ne contraint pas les opérateurs à conserver une partie de leur gaz sous forme de stockage. Cela reste volontaire et plutôt un moyen pour les opérateurs de se protéger contre la volatilité des prix. Les stockeurs, eux, doivent proposer leurs capacités de manière transparente et non discriminatoire à tous leurs clients.» 14 PTNJIE PTRNJIE005 La convergence gaz-électricité_ L activité de stockage se positionne à la croisée des marchés du gaz naturel et de l électricité. «Ainsi, pendant les vagues de froid», explique Arno Büx, «le réseau électrique dépend du réseau du gaz, notamment pour alimenter les centrales qui produisent l électricité. Avec la fin du nucléaire en Allemagne, cette situation se produira de plus en plus souvent dans les années à venir.» D après lui, GDF SUEZ Arno Büx a toujours été à la pointe de la convergence entre le gaz et l électricité. «Dans un contexte de marché devenu plus volatile avec le renforcement de l éolien, le besoin en flexibilité de l Allemagne ne cesse d augmenter. Le stockage souterrain de gaz est le seul moyen physique pour se prémunir des risques de volatilité de prix du combustible et d en assurer la sécurité d approvisionnement.» Les centrales thermiques modernisées Le Groupe a lancé un programme de modernisation ambitieux pour améliorer l efficacité tout en augmentant la flexibilité technique de ses trois centrales Zolling, Farge et Römerbrücke. La révision de Zolling prolongera la durée de vie de la centrale en remplaçant la turbine afin de porter son rendement à 43,3%, en réaménageant la salle de contrôle et en remplaçant le transformateur. Le programme d inspection et de maintenance de la centrale à charbon de Farge prévoit des mesures destinées à prolonger la durée de vie des installations. Farge et Zolling font partie des centrales à charbon allemandes dont le rendement est le plus élevé et les émissions de CO 2 sont les plus faibles. La nouvelle turbine à vapeur de la centrale de Römerbrücke est synchronisée avec le réseau électrique pour produire le premier courant. Cette turbine d une puissance de 34 MW remplace une installation datant de plus de 40 ans. La centrale y gagnera en efficacité et produira de la chaleur dans des conditions plus flexibles et plus respectueuses de l environnement. La nouvelle centrale à charbon pulvérisé de 800 MW est actuellement en cours de construction à Wilhelmshaven. Bureau Veritas, organisme de certification international et indépendant, labellise la gestion de projet du chantier de la centrale, conformément aux normes internationales OHSAS et ISO relatives à la sécurité au travail et à la gestion de l environnement. Il s agit de l un des premiers chantiers de construction de centrales électriques à obtenir ce certificat en Allemagne. En bref... Des éoliennes BAVAROISES_ GDF SUEZ a fait l acquisition d un projet éolien à Helmstadt, dans le nord de la Bavière. Ce parc éolien de cinq turbines, d une capacité totale de 12,5 MW, produira annuellement MWh d électricité verte, ce qui équivaut à la consommation de ménages. Bon à SAVOIR L efficacité énergétique des musées_ La Pinacothèque de Munich, le plus grand musée d art moderne d Europe, a confié au Groupe le contrat de performance énergétique de l ensemble de ses installations. Objectif : réduire par trois sa consommation énergétique et ses émissions de CO 2.
62 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / amérique du nord des énergies alternatives soutenues L Amérique du Nord n est plus la région qui consomme le plus d énergie au monde. Le Canada et les États-Unis font des efforts pour l utiliser de manière plus efficace et plus «propre». GDF SUEZ développe des énergies renouvelables dans les états et les provinces qui les encouragent. Fin 2011, le passage à vide de l économie américaine semble sur le point de s achever. Certes, la croissance n a pas dépassé 2%, mais certains indicateurs laissent entrevoir l embellie pour Les États-Unis, première puissance économique mondiale, consomment aujourd hui 4% d énergie de moins que la Chine, mais la devance toujours en termes de consommation par habitant. La politique des États-Unis répond à plusieurs objectifs, dont la réduction de leur dépendance énergétique et la baisse des prix pour faciliter l économie à sortir de la crise. Historiquement, la consommation d énergie aux États-Unis dépend du pétrole (37%), en grande partie importé, du gaz naturel (24%), du charbon (23%), du nucléaire (9%) et des énergies renouvelables (7%). Après 63 ans, avec l explosion du pétrole non conventionnel, les États-Unis redeviennent exportateurs nets de produits pétroliers. Dans ce contexte, les prix diminuent, réduisant d autant la facture énergétique des entreprises, les rendant plus compétitives. Le renouvelable devance le nucléaire_ C est le pari de la politique énergétique américaine. Le gouvernement fédéral autorise de nouvelles exploitations pétrolières et soutient l exploitation du gaz tout en promettant un cadre réglementaire plus exigeant et en demandant plus de transparence dans les technologies employées. Parallèlement, il maintient son engagement en faveur des énergies propres auxquelles il a consacré 85 milliards de dollars (65 milliards d euros) en quatre ans. Le nucléaire fournit encore 20% de l électricité américaine, mais entre 2010 et 2011, la part des énergies renouvelables a bondi de 25%, dépassant l atome dans la production. Avec l hydraulique en forte hausse, la biomasse a été la plus importante source d énergie renouvelable, devant l éolien, la géothermie et le solaire. La Californie a annoncé haut et fort qu elle comptait devenir le leader mondial de l énergie propre avec la construction de la plus grande centrale solaire du monde à Blythe. Un sous-sol riche en ressources_ Centrale hydroélectrique de Stevenson dans le nord-est des États-Unis. Le secteur de l énergie au Canada est marqué par l abondance de ressources et la proximité immédiate du marché états-unien. Le Canada est le cinquième producteur d énergie au monde. Le pays est le premier producteur mondial d uranium et fait partie des grands dans l hydroélectricité, le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Entre les Canadiens et les Américains, l infrastructure énergétique y compris les réseaux de pipelines pour le pétrole et le gaz ainsi que les réseaux de distribution d électricité est fortement intégrée.
63 61 Le Canada s est engagé à rendre sa consommation d énergie plus propre en augmentant l efficacité énergétique, en haussant la production d énergie renouvelable et en réduisant ses émissions de CO 2. Un total de 1,5 milliard de dollars (1,1 milliard d euros) est destiné aux investissements pour accroître l énergie verte, dont les énergies solaire, marémotrice, hydraulique, éolienne, géothermique et la biomasse. Le Canada est l un des plus importants producteurs au monde d énergie hydroélectrique, avec 13% de la production du pays. La capacité éolienne totale au Canada est aujourd hui supérieure à MW, soit 10 fois plus qu il y a six ans. La production d énergie solaire augmente aussi, malgré une situation géographique moins favorable. La biomasse y est également présente et figure au deuxième rang des sources d énergie consommée derrière l hydroélectricité. Enfin, il existe plus de installations d énergie géothermique au Canada. «Le marché canadien de l électricité relève de la compétence de chaque province, chacune menant sa propre politique en matière d énergie renouvelable», explique Mike Crawley, responsable de développement au Canada. «Il y a un fort intérêt pour l achat d électricité éolienne auprès d opérateurs privés dans de nombreuses provinces, certaines cherchant aussi à s alimenter en hydroélectricité et en solaire. Cela s explique notamment 14 PTNJIE PTRNJIE005 par une demande accrue d électricité liée à l exploitation et au transport des matières premières. On anticipe également la fermeture de plusieurs centrales thermiques et la modernisation de certaines installations nucléaires.» GDF SUEZ a installé deux parcs éoliens dans l Ontario : Pointe-aux-Roches, pour une puissance de 48,6 MW, et Plateau, 27 MW. Les deux sites sont liés à des contrats d achat d électricité pour 20 ans. D autres projets sont en cours de construction, comme Cape Scott 1 en Colombie-Britannique, sur la façade Pacifique, Mike Crawley une unité de 99 MW. En tout, ce sont plusieurs projets qui représentent une production d énergie solaire et éolienne d environ 400 MW. Des investissements dans les zones favorables_ Aujourd hui, GDF SUEZ exploite plus de 14 GW de capacités installées aux États-Unis et au Canada et en construit 0,4 GW de plus. Réparties majoritairement sur la façade est du continent américain, ces installations concernent en grande partie la production d électricité à partir de gaz naturel et d hydraulique. Les enjeux ne sont pas les mêmes sur les côtes pacifique et atlantique. «L ouest du Canada est tournée vers les marchés émergents de l Asie et possède des sites miniers qui tirent la demande en électricité et, bientôt, au moins un terminal GNL», précise Mike Crawley. «Cette zone offre un potentiel intéressant pour le Groupe. À l est du Canada, certaines provinces sont en train de développer une filière industrielle autour des énergies renouvelables à travers des projets d achat d électricité intégrant une contrainte locale.» Ces 10 dernières années, le développement des énergies renouvelables aux États-Unis a été soutenu par une combinaison de volonté politique, d enjeux environnementaux, mais aussi par la nécessité d augmenter Zoom sur Démarrage commercial d Astoria Energy II_ L exploitation commerciale de la centrale électrique Astoria Energy II de 575 MW à New York est lancée. Les centrales Astoria I & II auront une capacité totale de production de MW. La centrale a un contrat de 20 ans avec la régie d électricité de New York. l offre d énergie. L essor de l éolien et du solaire est en partie lié aux programmes de soutien du gouvernement fédéral visant à rendre ces filières économiquement viables. GDF SUEZ exploite plusieurs installations à Northfield Mountain, dans l état du Massachusetts. En 2011, le Groupe y a inauguré l un des plus grands parcs solaires de la Nouvelle-Angleterre, avec panneaux photovoltaïques, qui doteront la région de Solar Renewable Energy Credits (SRECs), des crédits d énergies renouvelables. Sur le même site se trouve la plus grande usine hydraulique de pompage-stockage des États-Unis. Un projet récent y avait pour objectif d augmenter l efficacité énergétique des installations. «Nous sommes aujourd hui capables, avec la même quantité d eau, de produire 20% d énergie en plus», selon John Shue, en charge de la production éolienne et hydraulique en Amérique du Nord. «La capacité de l Unité 3 de l usine est ainsi passée de 270 à 292 MW et l Unité 2 gagnera également en efficacité d ici mai. Nous étudions l opportunité d étendre ce programme à l Unité 4 ainsi qu à l ensemble de nos sites hydrauliques en Amérique du Nord afin d augmenter notre production à partir de notre portefeuille existant.»
64 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / amérique latine de nouvelles écluses géantes pour le Panama Le canal est l élément fédérateur de la nation panaméenne. Démarré en 2001, le projet de son élargissement a mis en valeur une équipe d ingénieurs de GDF SUEZ. La conception du projet est devenue une référence mondiale pour les aménagements fluviaux-maritimes. Le Panama, l isthme par excellence, s étire sur 725 km d est en ouest et sa largeur ne dépasse pas 190 km. Les colons espagnols exploitaient déjà le passage entre le Golfe de Panama et la Mer des Antilles au XVI e siècle pour acheminer de l or et de l argent en provenance du Pérou. Charles Quint fut le premier à ordonner en 1524 le levé de l isthme en vue de creuser un canal. Le gouvernement actuel a décidé de moderniser le pays, par des projets d infrastructures emblématiques, dont le canal, et un programme d amélioration de la santé et de l éducation. L économie panaméenne a plutôt bien résisté à la crise mondiale et, si la croissance a baissé, elle était encore de 6,9% en Les recettes du canal représentent 10% du Produit Intérieur Brut, et les activités portuaires et logistiques, 20%. Quant au trafic, avec bateaux par an, il représente à lui seul 5% du trafic maritime mondial. Le canal, toute une histoire_ C est en 1881 que le percement du canal est entrepris, sur un projet de Ferdinand de Lesseps qui, quelques années plus tôt, concevait brillamment celui de Suez. Mais très vite, les travaux connaissent des difficultés : géographie compliquée, pluies diluviennes, épidémies de fièvre jaune et de malaria et pour finir, la Compagnie Universelle du Canal Interocéanique, porteuse du projet, fait faillite. Même si Ferdinand de Lesseps ne peut achever l ouvrage, les Panaméens gardent en mémoire la figure du grand ingénieur qui fut le premier à concevoir, dessiner et matérialiser le percement du canal entre les deux océans. Le canal de Panama est achevé par les Américains qui en assureront la gestion jusqu à sa rétrocession au Panama en Inauguré en 1914, il aura donc 100 ans en 2014, date à laquelle les travaux d élargissement seront pratiquement terminés. Philippe Cazalis de Fondouce, Directeur de Projets en Amérique Latine pour Coyne et Bellier, filiale de Tractebel Engineering, est l un des ingénieurs du projet. «En 1999, les Panaméens reprennent les choses en main et créent l Autorité du Canal de Panama (ACP)», explique-t-il. «C est la structure qui lance en 2001 les études préliminaires de l agrandissement du canal et les appels d offres d ingénierie.» Les 3,5 millions de Panaméens avaient été consultés par le précédent Président sur le lancement d un projet d élargissement du canal, devenu trop étroit pour acheminer la nouvelle génération des porte-conteneurs géants. Son potentiel d optimisation en termes de rendement avait atteint sa capacité maximale, favorisant ainsi la concurrence des routes maritimes alternatives au détriment de l économie nationale panaméenne. Avec les dimensions limitées de ses écluses et l évolution de la flotte maritime, le canal est arrivé à saturation. Son élargissement doit permettre d augmenter sa capacité, de maintenir sa compétitivité, d améliorer sa sûreté, son efficacité et d augmenter les apports financiers de l ouvrage au Trésor Public du Panama. Le projet doit, en outre, concevoir le système d alimentation des nouvelles
65 63 écluses avec la plus grande économie d eau possible sans pour autant risquer les remontées salines vers le lac Gatún, un espace d une biodiversité exceptionnelle. Le projet des ingénieurs franco-belges_ Pour les concurrents, des équipes d ingénieurs du monde entier, le marathon démarre en Le Consortium Post-Panamax (CPP) franco-belge est alors créé autour de quatre consultants de Coyne et Bellier, de la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et de Technum, autre filiale de Tractebel Engineering. L équipe pluridisciplinaire rassemble des expertises en gestion de grands projets de construction, en génie maritime et fluvial et modélisation hydraulique, ainsi qu en équipements hydromécaniques. Soudée et efficace, elle remporte l appel d offres international lancé par l ACP pour la conception d écluses géantes côté Pacifique. «L USACE, le corps des ingénieurs de l armée américaine auteur du projet de 1914, s est vu confier les études conceptuelles des écluses côté Caraïbe», précise Philippe Cazalis. «Il s avère toutefois que notre projet est plus sûr et plus performant, de sorte que l ACP retiendra notre conception innovante et nous confiera également, quelque temps plus tard, la conception des écluses géantes côté Caraïbe.» Entamée début 2002, la phase de conception s est achevée en 2008 par la remise du projet de référence actuellement en cours de construction. Pour ce projet majeur du XXI e siècle, le CPP imagine un ouvrage hybride, faisant converger des techniques existantes et expérimentées en Europe, comme les portes d écluses roulantes, les bassins d épargne et l alimentation en eau par les côtés des techniques qui, avant Panama, n avaient jamais été réunies en un seul et même projet. «J ai passé plus d un an sur place, au sein des équipes d ingénierie d ACP, pour m assurer que le projet collait aux exigences du client qui souhaitait des solutions ayant fait leur preuve ailleurs», poursuit Philippe Cazalis. «Ce n était pas facile de les adapter au contexte et à la taille exceptionnelle de ces écluses.» L économie d eau, au cœur du système_ LOREM 14 PTNJIE PTRNJIE005 Le défi s est traduit par des choix innovants. Des écluses à trois sas et neuf bassins d épargne, par exemple. Comme les écluses existantes, les nouvelles écluses et leurs bassins d épargne seront vidangés et remplis par gravité, sans utilisation de station de pompage. Les trois bassins d épargne par sas réduiront la consommation Philippe Cazalis de Fondouce, José de Regge, Jean-Louis Mathurin et Sébastien Roux d eau pour chaque éclusée de 60% par rapport à une situation sans aucun bassin. Ainsi, les futures écluses, bien que plus grandes, consommeront un volume d eau plus faible (environ 7% de moins). Ou encore, l équipement des sas par des doubles portes métalliques roulantes et semi-flottantes, au lieu de portes busquées comme pour les écluses actuelles. La dénivellation à franchir, en tenant compte des marées, est d environ 30 m côté Pacifique et de 26 m côté Mer des Antilles. Les études hydrauliques effectuées par le laboratoire de la CNR finaliseront la conception du système d alimentation à l aide d un nouveau modèle physique. Le constructeur désigné des écluses, le groupement Grupo Unido Por el Canal, mène les travaux de construction avec l appui des experts de CPP et de la CNR qui prendra une part active à la mise en service fin 2014 en participant aux essais de réception des ouvrages. Les nouvelles écluses permettront de doubler la capacité du canal, évitant aux immenses porte-conteneurs d emprunter les km de la route maritime du Cap Horn. Zoom sur L équipe gagnante du canal de Panama_ Les quatre ingénieurs, Philippe Cazalis, José de Regge, Jean-Louis Mathurin et Sébastien Roux, ont reçu en France le Grand Prix National de l Ingénierie 2011, pour leurs partis pris originaux dans la conception des écluses, mettant en avant le rôle clé de l ingénierie dans l optimisation technico-économique d ouvrages complexes ainsi que la dimension environnementale, la fiabilité et les exigences de maintenance sur une très longue durée de vie. Bon à SAVOIR Les centrales hydrauliques d Amérique Latine_ Extension du barrage de Jirau. Suite à l issue favorable de l enchère sur l énergie, le projet de la centrale brésilienne sera étendu et la capacité totale du projet actuellement en construction portée à MW. L essentiel de la production est couvert par un contrat d achat d électricité d une durée de 30 ans. Dos Mares a démarré. Au Panama, les deux premières centrales de Dos Mares, Gualaca et Lorena, ont commencé à produire de l électricité. La dernière, Prudencia, entrera en exploitation en Estreito mis en service. Les quatre premières unités de production, sur huit au total, de la centrale brésilienne d Estreito étaient mises en service fin L énergie a déjà été vendue dans le cadre de contrats à 30 ans entrant en vigueur début 2012.
66 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / moyen-orient une usine dans le désert saoudien Pour répondre à une demande d électricité croissante de près de 10% par an, le Royaume d Arabie Saoudite construit de gigantesques centrales électriques au gaz, dont PP11. GDF SUEZ a assuré la conception et la construction de la centrale située dans le désert à plus de 100 km de la capitale, Riyad. Sa production démarre en LArabie Saoudite est couverte à 98% de zones désertiques ou semi-désertiques sous lesquelles gît le quart des réserves mondiales de pétrole. «L or noir» lui assure des revenus conséquents qui sont réinjectés dans une économie dont la croissance dépasse les 4% en Sur une population de plus de 27 millions d habitants, la moitié a moins de 20 ans et 31% sont des étrangers. L Arabie Saoudite est le 15 e plus grand consommateur d énergie primaire au monde, dont plus de la moitié du pétrole et le reste de gaz naturel. L électricité, dont la demande ne cesse d augmenter, provient essentiellement d usines thermiques. Pour répondre au problème de manque d eau, l Arabie Saoudite a lancé de grands programmes de dessalement qui fournissent aujourd hui 8% de l eau du pays. Au Sommet de Copenhague, le Royaume n a pas pris d engagements de réduction de ces gaz à effet de serre, mais a souligné la création d un centre de recherche dédié aux technologies de dessalement d eau de mer à base d énergie solaire destinée à remplacer graduellement le pétrole. L Arabie Saoudite souligne son rôle de promoteur mondial de l énergie solaire, à la fois engagé dans la recherche et prêt à devenir exportateur d énergie solaire à long terme. 14 PTNJIE PTRNJIE005 GDF SUEZ s intéresse aux pays du Golfe Persique depuis 1975, d abord pour y construire des unités de dessalement d eau de mer. Après Oman, les émirats Arabes Unis, Qatar et Bahreïn, le Groupe s implante en Arabie Saoudite fin 2006 en obtenant la concession de la centrale de Marafiq, vaste projet combiné de production d énergie et de dessalement. Aujourd hui, avec une dizaine de sites répartis dans le Golfe, il fait jouer des synergies croissantes tant pour le développement que la gestion opérationnelle des installations. Faire de PP11 un modèle pour la région_ Principal énergéticien privé de la région, le Groupe dispose au Moyen-Orient d une participation directe dans des capacités de production électrique de plus de 20 GW et de production d eau de 4,1 millions de m 3 par jour. En 2010, GDF SUEZ remporte le contrat de construction de PP11, une centrale au gaz d une de MW, qui se situera à environ 125 km à l ouest de la capitale, Riyad. Le gaz est fourni par la Saudi Electric Company (SEC) qui, selon les termes de l accord, achètera l ensemble de l électricité produite pendant Jim Cooper 20 ans. «En tant que partenaire du consortium qui possède la centrale et lui en délègue l exploitation, GDF SUEZ suit le modèle BOO (Built Own Operate) avec un accord d achat d électricité Contrat de management à Djedda Située sur la mer Rouge, Djedda est la deuxième ville d Arabie Saoudite. Depuis plusieurs années, la ville connaît une croissance démographique et un développement économique importants malgré de faibles ressources en eau. En 2008, SUEZ Environnement a signé, au travers de Jeddah Water Services (joint venture créée avec son partenaire saoudien ACWA Power Development), un contrat d aménagement des services d eau et d assainissement de la ville. L enjeu est d améliorer la performance de l entreprise et le niveau de services apportés aux 3,5 millions d habitants, pour qu ils disposent d ici à 2015 d eau potable 24h/24 dans toute la ville, que le personnel soit formé, la collecte des eaux usées assurée, etc. Le contrat de gestion signé pour sept ans vise à rendre plus efficace la gestion des services publics. Au cours des trois premières années, de 2008 à 2011, l approvisionnement en eau a augmenté de 67% et la fréquence moyenne d approvisionnement de 63%. Pour atteindre ses objectifs de performance, SUEZ Environnement met à disposition 36 experts de 14 nationalités différentes. Un point capital concerne la formation des équipes locales : employés locaux ont été ou sont actuellement formés avec le programme WIKTI (Water International Knowledge Transfer Initiative), un outil standardisé de management et de transfert de savoir-faire.
67 65 de 20 ans», explique Stefan Verlee, Directeur Général de Dhuruma O&M Co., dont GDF SUEZ détient 80%. «Le client souhaite être alimenté dès la mise en production de la centrale. Lors du démarrage des quatre premières turbines à gaz à cycle ouvert, la capacité de production sera d environ 620 MW. En fin d année, les trois autres turbines à gaz et une turbine à vapeur génèreront 790 MW en cycle combiné pendant la mise en service du cycle combiné des quatre premières. La centrale pourra alors atteindre 1,7 GW de capacités en 2013.» L électricité produite ira à Riyad qui doit faire face à une augmentation de la demande locale de 12% par an. Pour l heure, les derniers travaux d aménagements sont en cours. L exploitation et la maintenance de PP11 repose sur 60 personnes qui passeront à 100 à terme. Jim Cooper est Directeur Général de Dhuruma Electricity Company, l entreprise propriétaire du projet et dont GDF SUEZ détient 20%. Durant la phase de construction, il doit notamment s assurer de la qualité des travaux et de la livraison de la centrale dans les temps. «Là où nous sommes, il y avait peu d eau, pas d électricité, pas de lignes téléphoniques ni même de route avant que nous construisions 25 km d asphalte. Nous avons également dû demander la pose d une ligne haute-tension de 25 km pour atteindre le réseau électrique.» Un emplacement stratégique_ Le site n a pas été choisi au hasard. En effet, PP11 ne se trouve qu à 1,2 km d un des principaux gazoducs d Arabie Saoudite. «L eau usée recyclée arrivera par un pipe-line depuis Riyad», explique Jim Cooper. «Elle sera ensuite transformée en eau de process pour le circuit de refroidissement, en eau déminéralisée pour les chaudières et les turbines et, enfin, en eau potable pour les personnes qui travaillent ici.» La construction a nécessité l embauche de travailleurs. Pour Jim Cooper, la santé et la sécurité sont les questions majeures : «Nous avons recruté deux spécialistes pour nous aider à mettre en place une culture autour des normes internationales de sécurité. Nous avons mis en place toute une série de mesures, dont le principe du no excuse qui signifie que les responsables Santé & Sécurité Zoom sur peuvent obliger les sous-traitants à modifier leurs procédures et leurs organisation quand un risque était détecté. Un autre exemple de notre démarche est le système de gratification mensuelle pour récompenser les travailleurs qui respectent les règles de sécurité.» Jim Cooper souhaite que cette centrale devienne le modèle pour les autres usines du Moyen-Orient sur le plan de la santé et de la sécurité. «Nous avons remis des certificats à ceux qui respectaient de manière exemplaire les règles de sécurité. Pour beaucoup de travailleurs, ces certificats sont très importants et de grandes sources de fierté. C est un passeport pour leur prochain emploi.» Inauguration de Ras LAFFAn C au Qatar_ La centrale de production électrique et de dessalement de Ras Laffan C, au Qatar, a été inaugurée en mai Elle représente une capacité de MW et de plus de m 3 d eau dessalée par jour. L électricité et l eau seront vendues dans le cadre d un contrat d achat de 25 ans.
68 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / asie-pacifique les nouveaux défis de la Chine Deuxième économie mondiale et premier consommateur d énergie au monde, la Chine fait face à des enjeux complexes dans le domaine énergétique et environnemental. À la recherche de partenaires capables de l aider à relever ses défis, la Chine signe d importants accords de coopération avec GDF SUEZ. Tirée par une croissance économique supérieure à 8% et une population qui atteint 1,3 milliard d habitants, la consommation énergétique chinoise explose. La Chine est confrontée au triple défi de son approvisionnement énergétique, du coût et de la disponibilité de l accès à l énergie pour le consommateur et de la protection de son environnement, une problématique croissante. Aujourd hui, le charbon représente toujours la plus grosse part de sa consommation d énergie primaire. Conscientes des impacts environnementaux liés à la vague d urbanisation et d industrialisation, les autorités chinoises accordent une large place à la lutte contre la pollution et au développement d une économie verte dans le 12 e plan quinquennal, qui couvre la période Celui-ci fixe notamment l objectif de faire passer de 8 à 11,4% la part des énergies renouvelables dans la consommation d énergie primaire. Avec ses gigantesques fermes éoliennes, la Chine est aujourd hui le premier producteur mondial d énergie renouvelable devant les États-Unis, avec 62,4 GW de puissance installée. Dans l éolien, l hydroélectricité et le solaire, et, dans une moindre mesure, la biomasse et la valorisation des déchets, les investissements vont continuer à augmenter dans les années à venir. La Chine a fixé l objectif national d une production de 17% de l énergie Usine de production d eau potable à Macao. primaire à partir de sources renouvelables d ici à Le chemin sera long à parcourir. Selon les prévisions de l Agence Internationale de l Énergie, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Chine en 2035 resterait toutefois inférieure à celle de l Amérique Latine, l Union Européenne, l Inde et des États-Unis. D abord l eau, puis l énergie_ GDF SUEZ s est implanté en Chine dans les années 1970 lorsque sa filiale Degrémont y a livré ses premières stations de traitement d eau. Aujourd hui, le Groupe a construit plus de 200 installations à travers le pays pour le compte de municipalités et de clients industriels et dessert 14 millions de clients en eau potable aussi bien à Chongqing, Qingdao, Sanya, Tanggu ou Shanghai qu à Macao. Une dizaine d années plus tard, le Groupe remporte ses premiers contrats dans le traitement des déchets ; 80% des déchets ménagers de Hong Kong passent aujourd hui par deux des plus grands sites d enfouissement au monde qui sont exploités par la filiale SITA Waste Services. Également spécialisée dans le traitement de déchets industriels, celle-ci gère notamment l incinérateur du plus grand parc pétrochimique de Chine à Shanghai.
69 67 C est à partir de fin 2008 que GDF SUEZ décide d élargir ses relations avec la Chine dans le domaine de l énergie. Raphaël Schoentgen, délégué général du Groupe à Pékin, raconte : «Les initiatives ont été nombreuses, dans des métiers différents : achat de crédits carbone, puis d équipements électriques la production d une partie des turbines de notre barrage à Jirau, au Brésil, se fait en ce moment dans le Sichuan ou encore développement d un réseau de climatisation avec l usine de trigénération de Chongqing et d un réseau de froid pour le nouveau centre de la finance de Tianjin.» Des perspectives prometteuses dans le gaz_ Aujourd hui en pleine expansion, le marché gazier chinois représente 14 PTNJIE PTRNJIE005 l équivalent du marché allemand, avec 100 milliards de m 3. Il va doubler en cinq ans et devrait tripler, voire quadrupler dans les 10 prochaines années. La Chine a placé le gaz naturel au cœur de sa stratégie de développement économique et énergétique, ce qui va faire du pays le premier consommateur et importateur de gaz au monde. La Chine compte produire la moitié des quantités nécessaires à ses besoins mais recourra de manière très importante à l importation de gaz naturel liquéfié (GNL), notamment auprès d acteurs mondiaux tels que GDF SUEZ. «Notre renforcement sur le marché énergétique chinois est aujourd hui un axe fort de notre stratégie, avec des développements importants depuis deux ans», poursuit Raphaël Schoentgen. «Fin 2010, nous avons conclu un contrat de vente historique Raphaël Schoentgen dans le GNL notre premier avec la Chine dans le secteur du gaz. À partir de 2013, nous livrerons 2,6 millions de tonnes de GNL à la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) sur une période de quatre ans, soit un contrat de plus d un milliard de dollars.» La Chine compte aujourd hui 15 projets de terminaux gaziers et cinq sont déjà opérationnels. Un nouvel accord avec CNOOC prévoit la mise à disposition par GDF SUEZ d un méthanier utilisé comme terminal flottant de stockage et de regazéification. Le Groupe a également signé avec Petrochina, un autre grand acteur chinois du GNL, pour une cargaison de GNL. Avec 9,2% de croissance en 2011, la demande chinoise de gaz naturel est énorme. Un partenariat industriel pour de nouvelles opportunités_ Les implications fortes des dirigeants de GDF SUEZ et les rencontres régulières entre Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général du Groupe, Zoom sur Traitement des eaux industrielles_ SUEZ Environnement est présent à Macao depuis Sino-French Water Development, la filiale de SUEZ Environnement en Chine, a signé une extension du contrat avec le parc industriel de Changshou pour la gestion de sa station d épuration et l augmentation de la capacité de traitement à m 3 par jour. L entreprise, qui gère les services d eau de 19 municipalités du pays, est de nouveau dans le Top 10 des entreprises les plus influentes dans le secteur de l eau en Chine.
70 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / asie-pacifique et les autorités des grandes villes chinoises, ont permis de développer de très bonnes relations entre le Groupe et la Chine depuis plus de 10 ans. On peut y voir une des raisons du partenariat signé en octobre 2011 avec China Investment Corporation (CIC), un des quatre plus grands fonds souverains au monde. L accord de coopération s articule autour de trois axes de développement. «C est un partenariat stratégique particulièrement novateur», commente Raphaël Schoentgen. «Il comporte tout d abord un pilier industriel : nous discutons régulièrement avec CIC de projets que nous pourrions mener ensemble dans l intérêt du développement de chacun des deux groupes.» Une coopération de portée internationale_ «Le deuxième pilier est financier : le CIC nous apporte ses fonds dans des projets identifiés ou peut nous orienter vers des acteurs financiers tiers chinois. Enfin, au niveau commercial, le CIC nous connaît bien et soutiendra notre développement commercial en Chine, comme sur d autres marchés, en nous aidant à trouver de nouveaux partenaires.» L accord de partenariat global avec CIC est le premier de ce type. Créé en 2007 et basé à Pékin, CIC a près de 400 millions de dollars d actifs sous gestion. La coopération entre les deux groupes couvre l ensemble des secteurs d activité de GDF SUEZ, à un niveau international et tout particulièrement en Asie-Pacifique. Le premier dossier concrétisé en 2011 est l entrée du fonds souverain à hauteur de 30% dans l activité d exploration-production de gaz de GDF SUEZ, pour un total de 2,3 milliards d euros. C est à ce jour l investissement le plus important du CIC en zone euro. Le centre-ville de Shanghai. Le développement de l efficacité énergétique Située dans l ouest de la Chine, Chongqing est une des plus grandes agglomérations du monde avec 32 millions d habitants, presque la moitié de la population française, répartie sur km 2, soit une superficie proche de celle du Benelux. Placée sous la tutelle directe du gouvernement chinois qui veut rééquilibrer l expansion économique vers le centre du pays, son développement prévoit l implantation d une zone économique de km 2. Chongqing bénéficie de politiques fiscales attractives à travers la politique du Go West, ainsi que d importants financements publics. GDF SUEZ a été choisi par la municipalité pour contribuer à l optimisation énergétique et environnementale de ce développement. Pendant 25 ans, au travers d une joint-venture créée avec Energy Investment Group, le Groupe concevra, construira et exploitera des réseaux urbains de chaleur et de froid dans l agglomération de Chongqing, et proposera des solutions pour fournir aux parcs industriels des prestations en matière d efficacité énergétique et environnementale. Plus de 40 millions de personnes vivent dans l agglomération de Tianjin, située à une centaine de kilomètres au sud-est de Pékin. GDF SUEZ, partenaire de la municipalité, a signé un accord avec Tianjin Innovative Finance Co. pour créer deux sociétés qui se consacreront aux services de climatisation de son nouveau centre financier situé dans le district de Yujiapu, intégrant une démarche d efficacité énergétique et environnementale. La première aura en charge la construction des ouvrages et portera commercialement l offre énergétique aux clients ; la seconde aura en charge l exploitation du réseau de froid. Le district de Tianjin Yujiapu est une nouvelle ville en cours de développement, appelée à devenir un pôle économique et financier majeur au plan international. Le district comprendra un ensemble de gratte-ciel, bureaux, hôtels et complexes divers. Pendant 20 ans, les deux sociétés contribueront au financement, à la conception, à la construction et à l exploitation des réseaux d eau glacée du futur centre d affaires.
71 69 les trésors cachés de la géothermie en Indonésie Située le long de la ceinture de feu du Pacifique, l Indonésie compte plus de 150 volcans en activité et son sous-sol regorge de chaleur. L un des premiers producteurs indépendants d électricité du pays, GDF SUEZ l accompagne dans son ambition de devenir l un des leaders mondiaux de la géothermie, une énergie propre et renouvelable. Quatrième pays le plus peuplé du monde, l Indonésie est une jeune démocratie située sur des détroits stratégiques pour le commerce international. Largement dépendante des énergies fossiles pétrole et charbon l Indonésie veut prendre un nouveau virage et s est engagé au Sommet de Copenhague de 2009 à couvrir 15% de la demande énergétique avec la géothermie, d ici à Pour tenir ses engagements, le pays peut compter sur ses réservoirs souterrains de chaleur, le plus gros potentiel géothermique au monde avec 28 gigawatts (GW) d énergie estimée, soit 40% des réserves mondiales. Pour l heure, en production d électricité d origine géothermique, l Indonésie est au troisième rang, derrière les États-Unis et les Philippines. Le gouvernement annonce, d ici à trois ans, l installation de 10 GW de nouvelles capacités, dont plus de la moitié proviendrait de la chaleur terrestre, ce qui permettrait d éviter l émission de 40 à 50 millions de tonnes de CO 2 par an dans l atmosphère. Une présence de plus de 50 ans_ GDF SUEZ a des liens forts avec l Indonésie. Le premier contrat date des années 1950 et concernait la station de traitement d eau. Depuis 1998, GDF SUEZ gère la concession de distribution de l eau dans l ouest de Djakarta. À travers International Power, le Groupe produit désormais plus de MW d électricité sur le site de Paiton et alimente le réseau de Java et Bali. Le projet de développement de la géothermie a démarré en 2008 et les indicateurs macro-économiques étant favorables, le Groupe s est très vite positionné sur ce marché. En 2010, avec son partenaire local Supreme Energy, GDF SUEZ a gagné trois appels d offres et obtenu les licences pour développer trois projets sur l île de Sumatra : Muara Laboh, Rajabasa et Rantau Dedap.
72 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / Asie-Pacifique et Afrique Deux contrats d achat d électricité de 30 ans ont été signés pour les sites de Muara Laboh et Rajabasa en mars 2012 avec PLN, l électricien national. Le troisième contrat pour le site de Rantau Dedap devrait être signé dans l année. «Avec ces contrats, le Groupe peut commencer les forages d exploration qui confirmeront ou non la présence de réservoirs de chaleur ainsi que leur taille», explique Jan Bartak, responsable du développement des projets géothermiques en Indonésie. L énergie des profondeurs_ Les réservoirs géothermiques, plus ou moins importants et accessibles selon les zones géographiques, offrent de nombreux avantages pour la production d électricité et de chaleur. La chaleur de la terre constitue une énergie renouvelable, non polluante, locale, fiable, rentable et disponible à tout moment. Elle ne dépend ni du climat ou des conditions atmosphériques, comme la température, l ensoleillement ou encore le vent. «Dans l activité d exploration, on part ici de zéro, dans la jungle qui couvre la montagne tropicale, un milieu hostile et relativement peu peuplé», précise Jan Bartak. «Les premiers forages commencent dès que les infrastructures de base routes, ponts, plates-formes sont prêtes. La technique consiste à récupérer un fluide chaud dont on sépare la vapeur utilisée pour faire tourner la turbine. L eau restante et le condensat de la vapeur sont réinjectés dans le réservoir, un peu plus loin, pour que l eau se réchauffe dans la source magmatique et puisse être de nouveau utilisée.» La géothermie est réellement une énergie renouvelable. L objectif est de développer 680 MW de puissance LOREM 14 PTNJIE PTRNJIE005 installée sur les trois sites dans un premier temps et peut-être davantage dans les années à venir. Un projet à long terme_ Un tel projet s étale sur plusieurs années. Jan Bartak détaille les étapes : «Les premières concernent l obtention de la concession puis le contrat d achat par PLN de l électricité qui sera produite, étape qui nous permet de commencer l exploration. Celle-ci dure environ un an pendant lequel nous allons forer quatre ou cinq puits, en espérant que nos essais confirmeront la ressource estimée. Plus tard, il nous faudra une vingtaine de puits pour atteindre la production prévue.» L étape suivante consiste à organiser des partenariats avec les banques pour financer la construction des centrales électriques. Il faut prévoir encore deux ans pour la construction de la centrale et le forage des puits de production. «Les premiers kilowattheures seront donc vraisemblablement produits en 2016», Jan Bartak anticipe Jan Bartak. Outre le partenaire local Supreme Energy, les projets sont menés sur les trois sites avec des partenaires japonais. La réglementation indonésienne est stricte sur les questions de responsabilité sociale et environnementale qui concerne les populations, le respect de la biodiversité et l environnement. «En géothermie», précise Jan Bartak, «les choses se passent plutôt bien et facilement car on ne détruit rien, on évite les villages et seuls les tuyaux d eau chaude descendent des puits de forages vers la centrale, au milieu des cultures ou des forêts, sans les abîmer.» Bon à SAVOIR Mise en SERVICE de Paiton 3_ Située sur l île de Java, Paiton 3 sera la centrale de production électrique la plus importante du réseau alimentant Java et Bali. Pour GDF SUEZ, elle sera la première unité au charbon «supercritique» d Indonésie. L électricité produite par la centrale sera destinée à PLN, société publique indonésienne, dans le cadre d un contrat d achat d électricité de trente ans. La centrale a une capacité de 815 MW. Zoom sur Une activité d exploration de gaz_ GDF SUEZ, avec son partenaire Eni Indonésie, a annoncé une découverte dans le nord-est du champ gazier de Jangkrik, sur la licence offshore de Muara Bakau. Ce résultat fait suite au succès des deux puits d exploration et du puits d appréciation réalisés en 2009 et 2010 sur le même champ. Les résultats de ce puits d exploration indiquent la présence de gaz naturel sur plus de 60 mètres d épaisseur nette dans des réservoirs sableux d excellente qualité. Le gaz produit sera acheminé vers l usine de liquéfaction de gaz naturel liquéfié située à Bontang.
73 71 de l eau potable pour la Tanzanie La croissance économique de la Tanzanie, positive depuis dix ans, profite peu à la population qui survit grâce à l agriculture, la pêche et l élevage. Le gouvernement a fait de l accès à l eau et l assainissement une priorité de la lutte contre la pauvreté. Bordée par l Océan Indien à l est, huit pays et trois immenses lacs sur ses frontières nord, sud et ouest, la Tanzanie a une superficie d environ une fois et demie la France et compte 42,5 millions d habitants. Terre de pauvreté, avec près de 70% des Tanzaniens qui vivent avec 1,50 euro par jour, elle fait partie des 48 «pays les moins avancés» au sens des Nations Unies. Certes, le pays connaît depuis cinq ans une amélioration de sa situation macroéconomique, avec une croissance d environ 7%, mais le développement ne profite que très peu à la population. Des progrès significatifs ont été réalisés dans les domaines de l éducation et de l accès à l eau. Les explorations pétrolières et gazières en cours ainsi que ses énormes potentiels minier (uranium, nickel, manganèse, terres rares ) et touristique devraient nourrir la croissance des années à venir. Suivi de près par les bailleurs de fonds, 28% de son budget provient de l aide publique au développement, essentiellement concentrée sur les secteurs de l éducation et des infrastructures de transport et d énergie. De l eau mais pas assez d installations_ La Tanzanie a d importantes ressources en eau, mais le rythme trop faible de développement des infrastructures n arrive pas à suivre la croissance démographique du pays. L accès à l eau et l assainissement est aujourd hui considéré par le gouvernement comme une priorité et constitue l un des premiers objectifs du Plan Stratégique de Lutte contre la Pauvreté. Ce plan prévoit d atteindre un taux de couverture en eau potable de 93% en 2015, contre 59% en 2005.
74 RAPPORT D ACTIVITÉ 2011 I régions / afrique Plus de 50 millions de personnes devraient alors accéder à l eau potable, dont 13 millions en milieu urbain et 37 millions en zones rurales. L assainissement, limité aux zones urbaines, devrait atteindre 30% en Pour obtenir ces résultats, le gouvernement est soutenu par le bailleur de fonds américain Millenium Challenge Corporation (MCC) qui pilote les appels d offres et signe des accords d aide dans de nombreux pays d Afrique. Extension de la station de Dar-es-Salaam_ «À Dar-es-Salaam, la capitale de la Tanzanie, MCC cherchait un partenaire pour concevoir l extension de l usine de production d eau potable de Lower Ruvu», explique Dario Ruffa, chef de secteur chez Degrémont. La filiale de SUEZ Environnement possède un vrai savoir-faire en conception et construction d installations économiques et adaptées aux conditions climatiques locales. Présente depuis près de 60 ans sur le continent africain, elle y compte plus de 500 références en conception et construction d usines d eau et d assainissement. «Notre réponse a été retenue pour la qualité et la compétitivité économique 14 PTNJIE PTRNJIE005 du dossier, et c est le premier contrat que nous obtenons sur ce type de financement.» Prévus pour une durée de 24 mois, les travaux s achèveront en D un montant de 36 millions de dollars (27 millions d euros), ils serviront à augmenter la capacité de l usine actuelle de m 3 /jour et porteront également sur les stations de pompage. Près de 1,5 million d habitants, soit la moitié de la population de la capitale, seront ainsi alimentés. «Un tel montage est intéressant à concevoir», poursuit Dario Ruffa. «Nous cherchons et proposons les techniques les mieux Dario Ruffa adaptées au contexte local, faibles en maintenance, à la fois robustes et fiables. Ici, il s agit de récupérer l eau du fleuve Ruvu, eau plus ou moins chargée selon les saisons. La ligne de traitement sera composée de Pulsatube, technique déjà utilisée dans l usine existante.» Comme souvent dans ce type de projet, la collaboration avec des entreprises implantées localement s avère payante. «Nos équipes ont trouvé le juste équilibre entre leurs compétences et la présence d un partenaire local fiable, la société kényane de génie civil Spencon», conclut Dario Ruffa. En bref... Le projet GNL au Cameroun AVAnce_ Deux préaccords d achat de gaz pour le projet d usine de liquéfaction terrestre de gaz naturel de 3,5 millions de tonnes par an ont été signés. GDF SUEZ et son partenaire, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), ont terminé les études d ingénierie préliminaires de ce projet qui comprendra, en plus de l usine, le réseau national de transport offshore la reliant aux gisements de gaz naturel camerounais. La décision finale d investissement pourrait intervenir en En SAVOIR plus GDF SUEZ Rassembleurs d Énergies en tanzanie_ Dans le cadre de son initiative de solidarité, le Groupe étudie la possibilité d acquérir une participation dans Andoya Hydro Electric Company, dans le sud-ouest de la Tanzanie, porteur d un projet de développement d une microcentrale hydraulique de 500 kw. La finalité du projet est d électrifier trois villages limitrophes de Mbinga, ville de habitants. Zoom sur Début des forages en Côte d Ivoire_ Via sa filiale Enerci, GDF SUEZ produit du gaz naturel au large des côtes ivoiriennes. Cette production alimente une centrale électrique qui fournit 70% des besoins du pays. Une campagne de forage de quatre puits supplémentaires a démarré avec le forage d exploration du puits Homard qui s est révélé sec. Les autres puits, en cours de forage, sont des puits de production visant à augmenter le volume produit.
75 Autres publications annuelles : Ce document a été réalisé par un imprimeur éco-responsable sur du papier d origine certifi ée. Le Rapport d Activité 2011 de GDF SuEZ est paru à l occasion de l Assemblée Générale des Actionnaires qui s est tenue à Paris le 23 avril Il est disponible sur le site Internet de GDF SuEZ (gdfsuez.com) où l ensemble des publications du Groupe peuvent être consultées, téléchargées ou commandées. Sauf mention contraire, l ensemble des chiffres fi gurant dans le présent document sont indiqués au 31 décembre Ils concernent exclusivement les sociétés et actifs consolidés en intégration globale (IG) dans les comptes de GDF SuEZ, pour lesquels le Groupe détient le contrôle, en capital et en management. Leurs données fi nancières, sociales et opérationnelles sont intégrées à 100% quel que soit le taux réel de détention du capital. Parution 04/2012. Conception et rédaction : avec Bénédicte Laferté de Soos (L Communication). Création graphique et réalisation :. Photothèques : GDF SuEZ, GDF SuEZ Énergie Europe, GDF SuEZ Énergie International, GDF SuEZ Énergie Services, GDF SuEZ Global Gaz & GNL, GDF SUEZ Infrastructures, SUEZ Environnement Cofely, Compagnie Nationale du Rhône, Coyne & Bellier, Degrémont, Electrabel, Elengy, EnerSur, Fondation GDF SuEZ, International Power, Lyonnaise des Eaux, macao Water, ShEm, SITA, Storengy, Tractebel Energia. Agences et photographes : Abacapress, Corbis, Interlinks Image, Le Moniteur, SP Davos, Trilogi c Patrick Bagein, Raf Beckers, Nadia Benchallal, manuel Blondeau, michel Boulanin, Stéphane de Bourgies, Rudy Burbant, Gilles Crampes, Christophe Darbelet, Jean-Luc Debève, Olivier Digoit, Olivier Douliery, Franck Dunouau, Cyrille Dupont, Thierry Duvivier, David Einsiedler, Rick Friedman, Nicolas Gouhier, Christophe Guibbaud, Terry halsey, Cédric helsly, Éric Larrayadieu, Sylvain Lefèvre, Bruno Lévy, Daniele mattioli, Philippe mencia, Antoine meyssonnier, Camille moirenc, Philippe montigny, François moura, Sema Ondemir, Guillaume Ramon, Stephan Reinhardt, Emre Rende, Ricardo Ribas, Laurent Rothan, Gilles Sabrie, Stefan Sauer, Lucas Schifres, Éric Vandeville, Patrick Wack. Photo de couverture : Déchargement de gaz naturel liquéfi é du méthanier Provalys au terminal de montoir-de-bretagne, dans l ouest de la France (photo : Nicolas Gouhier/Abacapress).
76 82, bd des Batignolles Paris - FRANCE Tél. : +33 (0) / Fax : +33 (0) Web : nos valeurs exigence engagement audace cohésion Société anonyme au capital de euros Siège social : 1, place Samuel de Champlain RÉFÉRENCES COULEUR Courbevoie France B 80% Tél. : C 100% Y 50% B 5% SIREN : RCS NANTERRE VAT FR GDF SUEZ Logotype version Quadri 11/07/2008 gdfsuez.com
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