Mémoire de fin d études. Thème Conception et réalisation d un Data Warehouse pour la mise en place d un système décisionnel
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- Georges Gravel
- il y a 10 ans
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1 Mémoire de fin d études Pour l obtention du diplôme d Ingénieur d Etat en Informatique Option : Systèmes d information Thème Conception et réalisation d un Data Warehouse pour la mise en place d un système décisionnel Document de base Réalisé par - FILALI ABDERRAHMANE - KEDJNANE SOFIANE Encadré par - MERABET SOUAD - MEDJAOUI NADJI Promotion : 2009/2010
2 Remerciements Nos remerciements vont tout spécialement à nos familles, qui ont sus nous supporter et encourager tout au long de notre vie, ainsi que pour leur aide inestimable, leur patience et leur soutien indéfectible. Nous tenons aussi, à remercier tout les enseignants qui ont contribué de près ou de loin à notre formation. Nous remercions Mme Souad Merbet et M. Nadji Medjaoui pour avoir assuré l encadrement de ce projet, qui n a pas toujours été de tout repos. On remercie monsieur Medjaoui pour nos séances de travail agréables et fructueuses, ses remarques pertinentes, mais aussi pour son écoute et son discours bienveillants. Nous remercions Mme Merabet pour la confiance quelle nous a accordé et de nous avoir donné l opportunité de travailler sur un projet d une tel envergure. Nous remercions Mme Ait Ali Yahia pour ces critiques constructives qui nous ont permis d améliorer ce mémoire. Nous nous devons de mentionner la précieuse et totale collaboration que nous avons reçu au sein de ELIT, de part les moyens mis à notre disposition et l aide et le support apporté par l ensemble des employés et des cadres. On remercie vivement Mesdames et Messieurs les membres du jury d avoir accepter d évaluer ce travail. Pour finir, et afin de n oublier personne (amis, membre de la famille et tous ceux qui nous sont chers) nous utiliserons la formule : «Merci à». ^xw}çtçx 9 Y ÄtÄ
3 Dédicaces Je dédie ce m odeste travail à : M es parents, qui n ont jam ais cessé de m encourager et m e soutenir, M on frère : M oham m ed, et m es sœurs :A m ina et Soum ia M on binôm e et am i Sofiane et sa fam ille, M es am is : A m ine, M ouhata, M oham m ed, L otfi Tous les m em bres de m a fam ille, Ceux qui m e sont chers, M on cousin : Sam ir, puisse dieu l accueillir dans son vaste paradis. TuwxÜÜt{ÅtÇx
4 Dédicaces A : M es parents, pour leur soutient indéniable et leur aide précieuse «Pourrais-je jam ais vous dire tous m on am our», M a grand-m ère, pour sa patience et pour avoir su m e supporter, M a sœur L inda, et m es frères Tareq et Yacine, pour leurs encouragem ents et leur am our, Tous les m em bres de la fam ille, pour l intérêt qu ils m ont m ontré, M on binôm e (et am i) A bderrahm ane «H am za» et toute sa fam ille, pour ce qu ils m ont apporté, M es am is, pour tous ce qu on a partagé ensem ble, Toutes les personnes proches que je n ai pas citées Je dédie ce travail. féy tçx
5 Sommaire Résumé :..I Abréviations :.II Liste des tableaux.iv Liste des figures...vi Introduction générale Problématique Objectifs du projet Partie I: Synthèse Bibliographique. I. Introduction I.1. Les systèmes décisionnels I.1.1. La place du décisionnel dans l entreprise I.1.2. Les différents composantes du décisionnel I.2. Décisionnel vs transactionnel II. Le Data Warehouse II.1 Qu est ce qu un Data Warehouse II.2 Historique des Data Warehouse II.3 Structure des données d un Data Warehouse II.4 Les éléments d un Data Warehouse II.5 Architecture d un Data Warehouse III. Modélisation des données de l entrepôt III.1 La modélisation dimensionnelle et ses concepts III.1.1 Concept de fait III.1.2 Concept de dimension III.1.3 Comparatif entre les tables de faits et les tables de dimensions III.2 Différents modèles de la modélisation dimensionnelle III.3 Le concept OLAP III.3.1 Généralités III.3.2 Architectures des serveurs OLAP III.4 La navigation dans les données III.4.1 Slice & Dice III.4.2 Drill-down & Roll-up IV. Démarche de Construction d un Data Warehouse IV.1 Modélisation et conception du Data Warehouse IV.1.1 Approche «Besoins d analyse»... 34
6 IV.1.2 Approche «Source de données» IV.1.3 Approche mixte IV.2 Alimentation du Data Warehouse IV.2.1 Les phases de l alimentation «E.T.L.» IV.2.2 Politiques de l alimentation IV.2.3 Les outils E.T.L IV.3 Mise en œuvre du Data Warehouse IV.4 Maintenance et expansion V. Conclusion PartieII: Conception de la solution. Chapitre 1: Présentation de l'organisme d'accueil. I. Présentation de SONELGAZ I.1 Historique I.1.1 Organisation du groupe SONELGAZ I.1.2 Le groupe SONELGAZ en chiffres I.2 Le métier de la distribution I.2.1 Organisation des sociétés de distribution I.2.2 La clientèle de la distribution I.3 L informatique au sein du groupe SONELGAZ I.3.1 Présentation de la filiale «ELIT» II. Conclusion Chapitre 2: L'éxistant décisionnel. I. Introduction II. Etat du décisionnel au sein du groupe II.1 Niveau Groupe II.2 Niveau Société de Distribution II.3 Niveau Direction de Distribution III. Conclusion Chapitre 3:Etude des besoins. I. Introduction I.1 Description de la démarche d'étude des besoins Étude préliminaire des systèmes sources et interviews sommaires avec les DBA Détection des postes susceptibles d'être porteur d'informations utiles Planification, préparation et conduite des interviews Autres moyens utilisés pour la détection des besoins... 67
7 5. Rédaction et validation du recueil récapitulatif des besoins I.2 Problèmes et obstacles rencontrés II. Conclusion Chapitre 4: Conception de la zone «entreposage des données». I. Introduction II. Processus de la modélisation dimensionnelle II.1 Volet «vente» II.2 Volet «recouvrement» II.3 Volet «suivi des affaires» II.4 Volet «Suivi des abonnés» III. Conclusion Chapitre 5: Conception de la zone «Alimentation». I. Introduction II. Etude et planification II.1 Les sources de données II.2 Détection des emplacements des données sources II.3 Définition de la périodicité de chargement III. Architecture du processus d alimentation IV. Processus de chargement IV.1 Processus de chargement de dimension IV.2 Processus de chargement des table de fait IV.3 Processus de chargement particulier IV.3.1 Processus de chargement de la dimension «temps» IV.3.2 Processus de construction d agrégats V. Conclusion Chapitre 6: Conception des cubes dimensionnels. I. Définition des niveaux et des hiérarchies II. La liste des cubes III. Présentation des cubes dimensionnels IV. Conclusion Chapitre 7: Conception des Meta Data. I. Les «Meta Data» ou «méta données» de l entrepôt II. Rôle des méta données III. Exploitation des métas données III.1 Présentation de la partie navigation
8 III.2 Présentation de la partie supervision IV. Conclusion Partie III: Implémentation et déploiement. I. Introduction II. Implémentation II.1 Périmètre technique et fonctionnel II.1.1 Matériel II.1.2 Systèmes d exploitation II.2 Architecture technique de la solution II.3 Zone de stockage II.4 Zone d alimentation de l entrepôt II.5 Zone de restitution III. Déploiement IV. III.1 Déploiement de la zone d alimentation III.2 Déploiement de la zone de restitution Conclusion Conclusion générale et perspectives Bibliographie
9 Résumé : Le groupe SONELGAZ, premier opérateur énergétique en Algérie, assure plusieurs missions dans le domaine de l énergie. Ces dernières, allant de la gestion du réseau électrique et gazier à la distribution et commercialisation de l électricité et du gaz au profit tant des professionnels que des particuliers, font de SONELGAZ un acteur incontournable de l économie nationale. Le groupe SONELGAZ rencontre, dans le cadre de son activité de distribution, quelques problèmes dans sa politique de Reporting clientèle. Ces difficultés sont liées notamment à la lenteur et au coût de la procédure, du fait du nombre important d intermédiaires et/ou intervenants. Ces difficultés ont rendu tout effort d analyse vain ; et c est pourquoi les dirigeants du groupe aspirent à la mise en place d un système qui procure aux décideurs les informations nécessaires et fiables, les aidant ainsi à pendre dans les meilleurs délais les décisions les plus appropriées. Dans ce contexte, et afin de répondre à ces attentes grandissantes le groupe a sollicité sa filiale spécialisée dans les systèmes d information et les nouvelles technologies «Elit». Le But recherché étant d aller vers la mise en place d un système s inscrivant dans le cadre du Système de Gestion de la Clientèle «S.G.C». Ce système sera construit autour d une base de données dédiée totalement aux décisionnel un «Data Warehouse» et répondant à tout les besoins d analyse du groupe dans sa fonction de distribution. Ce présent projet a donc pour vocation première de réaliser une telle base de données. Mots clés : Data Warehouse «Entrepôt de données», Décisionnel, Business Intelligence «B.I», intégration de données, solutions «BI» Open Source. I
10 Abréviations : BI : Business Intelligence. BT : Basse Tension. BP : Basse Pression. CTI : Centre de Traitement Informatique. DAP : Direction Analyses et Prévision. DAR : Direction Affaires De Régulation. DBA : Data Base Administrator. DCF : Direction Comptabilité et Finance. DCM: Direction Commercial Et Marketing. DD : Direction de Distribution. DED : Département Etudes et Développement. DGDS : Direction Générale du Développement et de la Stratégie. DIM : Dimension. DR : direction régionale(dd). DRD : Direction de Distribution Régionale. DW : Data Warehouse (Entrepôt de données). ED : Etude et développent. EDW : Entreprise Data Warehouse. EGA : Electricité et Gaz d Algérie. ELIT : EL-djazaïr Information Technology. EPIC : Etablissement Publique à caractère Industriel et Commercial. ETL : Extract, Transform and Load (ETC). FK: Foreign Key. FTP : File Transfer Protocol. HOLAP: Hybrid On Line Analytical Process. HP : Haute Pression. HT : Haute Tension. MOLAP: Multidimensional On Line Analytical Process. MP: Moyenne Pression. MT : Moyenne Tension. OLAP : On Line Analytical Process. OLTP: On Line Transactional Process. II
11 PDG: Président Directeur General. PK : Primary Key. ROLAP : Relational On Line Analytical Process. SD : Socièté de Distribution. SGC : Système de Gestion de la Clientèle. SI : Systèmes d Information. SID: Systèmes d Information Décisionnels. SID : Systèmes d information de la distribution. SIAD : Systèmes d Information d Aide à la Décision SGBD : Système de Gestion de Base de Données. SMTP : Server Mail Transfer Protocol. SONELGAZ : Société Nationale de l Electricité et du GAZ. SPA : Société Par Action. SQL : Structured Query Language. III
12 Liste des tableaux Partie I : Synthèse Bibliographique. Tableau I.1 : Tableau comparatif entre les systèmes transactionnels et les systèmes décisionnels Tableau I.2 : Tableau comparatif entre les tables de faits et les tables de dimensions Tableau I.3 : Avantages et inconvénients de l approche «Besoins d analyse» Tableau I.4 : Avantages et inconvénients de l approche «Sources de données» Partie II: Conception de la solution. Tableau II.1 : Le groupe SONELGAZ en chiffres Tableau II.2 : Présentation des sociétés de distribution Tableau II.3 : Tableau présentant la population a interviewé Tableau II.4 : Synthétisation des besoins détectés Tableau II.5 : Tableau descriptif de la dimension «Temps» Tableau II.6 : Tableau descriptif de la dimension «Client» Tableau II.7 : Tableau descriptif de la dimension «Facture» Tableau II.8 : Tableau descriptif de la dimension «Zone géographique» Tableau II.9 : Tableau descriptif de la dimension «Activité» Tableau II.10 : Tableau descriptif de la dimension «Tarif» Tableau II.11 : Tableau descriptif de la dimension «Energie» Tableau II.12 : Liste des agrégats potentiels de l activité «Vente» Tableau II.13 : Liste des agrégats utiles de l activité «Vente» Tableau II.14 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente» et «Recouvrement» Tableau II.15 : Tableau descriptif de la dimension «Nature» Tableau II.16 : Tableau descriptif des agrégats potentiel du modèle «Recouvrement» Tableau II.17 : Tableau descriptif des agrégats utiles du modèle «Recouvrement» Tableau II.18 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente», «Recouvrement» et «Suivi des affaires» Tableau II.19 : Tableau descriptif de la dimension «Affaire» Tableau II.20 : Tableau descriptif de la dimension «Type affaire»... 8 Tableau II.21 : Tableau descriptif de la dimension «Phase» Tableau II.22 : Tableau descriptif des agrégats potentiel du modèle «suivi des affaires» Tableau II.23 : Tableau descriptif de des agrégats utiles du modèle «Suivi des affaires» Tableau II.24 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente», «Recouvrement», «Suivi des affaires» et «suivi des abonnés» Tableau II.25 : Tableau descriptif de la dimension «Type abonné» IV
13 Tableau II.26 : Tableau descriptif des agrégats potentiels du modèle «Suivi abonnés» Tableau II.27 : Tableau descriptif des agrégats utiles du modèle «Suivi abonnés» Tableau II.28 : Tableau donnant les nivaux hiérarchiques de chaque dimension Tableau II.29 : Listes des cubes dimensionnels V
14 Liste des figures Figure I.1 : Le décisionnel au sein du système d information... 9 Figure I.2 : Les différentes composantes du décisionnel... 5 Figure I.3 : Historique des bases de données décisionnelles... 8 Figure I.4 : Structure des données d un Data Warehouse... 9 Figure I.5 : Les Data Mart dans un entrepôt de données selon l architecture proposée par B. Inmon dite Entreprise Data Warehouse Figure I.6 : Les Data Mart dans un entrepôt de données selon l architecture proposée par R. kimball dite approche bus Figure I.7 : Architecture globale d un Data Warehouse Figure I.8 : Considération d un sujet d analyse comme un cube à plusieurs dimensions. 14 Figure I.9 : Un modèle dimensionnel typique Figure I.10 : Principe de l architecture MOLAP Figure I.11 : Principe de l architecture ROLAP Figure I.12 : Exemple de Slicing Figure I.13 : Exemple de Dicing Figure I.14 : Exemple de Roll up Figure I.15 : Exemple de Drill Down Figure I.16 : Illustration de l approche «Besoin d analyse» grâce au cycle de vie dimensionnel de kimball Figure I.17 : Illustration de l approche «source de données» grâce au cycle de développement du Data Warehouse de Inmon Figure I.18 : Illustration de l approche mixte Figure I.19 : Objectif de qualité de données dans un processus E.T.L Figure II.1 : Planification de la conduite du projet Figure II.2 : Organigramme représentant l organisation du Groupe SONELGAZ Figure II.3 : Evolution du chiffre d affaire du groupe publiée dans le rapport d activité de l année Figure II.4 : Répartition du chiffre d affaire publiée dans le rapport d activité de l année Figure II.5 : Organisation des sociétés de distribution Figure II.6 : Organisation des directions de distribution Figure II.7 : Organisation de la filiale ELIT Figure II.8 : Organisation de la direction d étude et de développement Figure II.9 : Diagramme d activité modélisant l édition de rapport pour le niveau groupe48 VI
15 Figure II.10 : La place de l étape de définition des besoins dans un projet Data Warehouse.52 Figure II.11 : Analyse des priorités du cas de la distribution «SONELGAZ» Figure II.12 : La dimension du Temps de l activité «Vente» Figure II.13 : La dimension client de l activité «Vente» Figure II.14 : La dimension facture de l activité «Vente» Figure II.15 : La dimension zone de l activité «Vente» Figure II.16 : La dimension activité de l activité «Vente» Figure II.17 : La dimension Tarif de l activité «Vente» Figure II.18 : La dimension énergie de l activité «Vente» Figure II.19 : Modèle en étoile de l activité «Vente» Figure II.20 : La dimension Nature de l activité «Recouvrement» Figure II.21 : Modèle en étoile de l activité «Recouvrement» Figure II.22 : La dimension affaire de l activité «Suivi des affaires» Figure II.23 : La dimension type affaire de l activité «Suivi des affaires» Figure II.24 : La dimension phase de l activité «suivie des affaires» Figure II.25 : Modèle en étoile de l activité «Suivie des affaires» Figure II.26 : La dimension type abonné de l activité «Suivi des abonné» Figure II.27 : Modèle en étoile de l activité «Suivi des abonné» Figure II.28 : Architecture global du processus E.T.L Figure II.29 : Diagramme d activité du processus d alimentation Figure II.30 : Diagramme d activité du processus de chargement de dimension Figure II.31 : Diagramme d activité du processus de chargement de fait Figure II.32 : Cube dimensionnel «Suivi des ventes» Figure II.33 : Cube dimensionnel «Suivi des ventes et des consommations» Figure II.34 : Cube dimensionnel «Suivi des abonnés» Figure II.35 : Cube dimensionnel «Suivi des recouvrements» Figure II.36 : Cube dimensionnel «Suivi des affaires» Figure II.37 : Diagramme de classe des métadonnées Figure II.38 : DCU navigation dans les métadonnées et administration des MAJ utilisateurs Figure II.39 : DCU de supervision Figure II.40 : Architecture technique de la solution Figure II.41 : Digramme de déploiement de la zone d alimentation Figure II.42 : Diagramme de déploiement de la zone de restitution VII
16 Introduction générale 8
17 Contexte général C est dans un environnement fortement complexe et hautement concurrentiel qu évolue la majeure partie, si ce n est la totalité, des entreprises. Ce climat de forte concurrence exige de ces entreprises une surveillance très étroite du marché afin de ne pas se laisser distancer par les concurrents et cela en répondant, le plus rapidement possible, aux attentes du marché, de leur clientèle et de leurs partenaires. Pour se faire, les dirigeants de l entreprise, quelque en soit d ailleurs le domaine d activité, doivent être en mesure de mener à bien les missions qui leur incombent en la matière. Ils devront prendre notamment les décisions les plus opportunes. Ces décisions, qui influeront grandement sur la stratégie de l entreprise et donc sur son devenir, ne doivent pas être prises ni à la légère, ni de manière trop hâtive, compte tenu de leurs conséquences sur la survie de l entreprise. Il s agit de prendre des décisions fondées, basées sur des informations claires, fiables et pertinentes. Le problème est de savoir donc comment identifier et présenter ces informations à qui de droit, sachant par ailleurs que les entreprises croulent d une part sous une masse considérable de données et que d autre part les systèmes opérationnels «transactionnels» s avèrent limités, voire inaptes à fournir de telles informations et constituer par la même un support appréciable à la prise de décision. C est dans ce contexte que les «systèmes décisionnels» ont vu le jour. Ils offrent aux décideurs des informations de qualité sur lesquelles ils pourront s appuyer pour arrêter leurs choix décisionnels. Pour se faire, ces systèmes utilisent un large éventail de technologies et de méthodes, dont les «entrepôts de données» (Data Warehouse) représentent l élément principal et incontournable pour la mise en place d un bon système décisionnel. De part sa dimension économique et sa position sur le marché énergétique algérien, l activité journalière de la SONELGAZ génère des données complexes et volumineuses. Ces données représentent une source précieuse d informations, qui serait à même d améliorer de façon significative le processus de prise de décision. Cependant, ces données ne sont pas exploitées de manière satisfaisante, hypothéquant ainsi le processus de prise de décision à tous les niveaux du groupe. Le présent projet tend à la mise en place d un système en mesure de consolider les données issues des systèmes transactionnels, et d offrir des informations de qualité pour les décideurs. Il s agit en fait de mettre à la disposition des décideurs des données à même de les éclairer et leur faciliter une prise de décision prompte en connaissance de cause. Un tel système requiert la mise en place d un entrepôt de données fiables contenant les informations nécessaires à l accomplissement des processus décisionnels. 9
18 1. Problématique Le groupe SONELGAZ est l opérateur historique et leader du domaine énergétique en Algérie, notamment dans le domaine de la distribution de l électricité et du gaz pour les professionnels et les particuliers. Appelé à interagir avec ses clients sur différentes phases de la distribution (demande de branchement, facturation, résiliation, etc.), le groupe s est doté, dans un souci de suivi de la clientèle et de gestion de la distribution, d un «Système de Gestion de la Clientèle S.G.C.-» constitué de 35 applications, développées en interne et exploité par plus de 2900 utilisateurs. Ce système est déployé dans chacune des 58 directions de distributions «D.D.» exploitant une base de donnée décentralisée au niveau de chaque «D.D.». Dans un pareil contexte, la plus simple des opérations d analyse devient une tâche ardue. En effet, les sociétés de distributions «SD» se trouvent dans l incapacité de faire des analyses fiables, efficaces et à des moments opportuns sans engager des moyens considérables sur des périodes plus ou moins longues. Ainsi, les principales difficultés rencontrées peuvent être résumées en : Difficultés dans l élaboration des rapports d activité : L élaboration des rapports d activité fait intervenir, généralement, plusieurs intermédiaires. En effet, à chaque fois qu il est nécessaire d élaborer un rapport d activité, il faudra procéder d abord à l extraction les données à partir des 58 bases de données installées au niveau des directions de distribution, pour les acheminer ensuite manuellement vers une structure centralisée, qui en fera enfin la consolidation. Il s agit là d une procédure lourde outre les éventuelles incohérences et erreurs. Les retards enregistrés, parfois, font que le rapport d activité est élaboré sur la base d une consolidation antérieure, en sachant pertinemment que les données ne sont pas à jour. Lenteur de la procédure de Reporting : La politique de Reporting actuelle, qui du reste est quasi manuelle, connait des lenteurs qui n arrangent pas les décideurs. Ceux ci ont besoin d informations fiables et dans des délais raisonnables. À titre indicatif, l édition d un rapport national peut prendre, en moyenne, plus d un mois ce qui est plus que pénalisant pour une bonne prise de décision. Coût de la procédure de Reporting 1 : la procédure de Reporting est jugé très couteuse pour l entreprise, et cela est principalement du au nombre d intervenant et des moyens mis en place pour cette dernière. Insuffisance du module «Statistique» : Afin de produire et offrir un moyen de suivi des activités de la distribution, un module «Statistique» a été développé et intégré dans le système «SGC». Ce dernier fournit des états statistiques permettant, aux décideurs de niveau D.D., l analyse et la prise de décision. Cependant, ce module connait quelques 1 Voir annexe A 10
19 problèmes dû au fait qu il interroge directement la base de données en production. En effet le lancement de la production de n importe quel rapport du module pénalise le système. Pour éviter cela le module n est accessible qu au chef du CTI de la DD. 2. Objectifs du projet Afin de palier aux problèmes précédemment cités, le groupe a initié, à travers sa filiale Elit, le présent projet. Ce projet a pour but d introduire, en premier lieu, une informatique décisionnelle au sein du groupe, tout en conférant aux décideurs un support fiable pour une meilleure prise de décision. Ainsi, les principaux objectifs assignés au projet sont : La réduction de la durée globale de l élaboration des rapports, en essayant de ramener cette durée, au moins, en dessous de la barre des 48 heures. La Réduction des coûts de la procédure de Reporting actuelle. La réduction du nombre d intervenants lors de la production de rapports. Offrir aux décideurs et aux analystes la possibilité de faire des analyses appropriées. Offrir des informations fiables, cohérentes et pertinentes, contenant la logique business souhaitée. 11
20 Planification et conduite du projet L initiation de tout projet nécessite une phase de planification. Celle-ci permet de définir les tâches à réaliser, maîtriser les risques et rendre compte de l état d avancement du projet. «Planifier optimise ainsi les chances de réussite d'un projet en améliorant la productivité grâce à une meilleure maîtrise de la qualité.» [Soler, 2001]. Pour garantir le bon déroulement du projet, tout en respectant les délais, nous avons élaboré une planification globale de conduite du projet. Le diagramme suivant décrit cette planification ainsi que l ordonnancement prévu des phases du projet. Conception E.T.L Figure : Planification et conduite du projet. Afin de présenter notre travail, le présent mémoire est organisé en trois parties et se présente comme suit : Après une introduction générale dans laquelle nous présentons le contexte général du projet, ainsi que la problématique et les objectifs visés. La première partie présente les aspects théoriques du domaine des systèmes d information d aide à la décision, en évoquant leurs définitions et les concepts de bases relatifs aux «entrepôts de données» et à la modélisation dimensionnelle. 12
21 Dans la deuxième partie, nous présentons le travail réalisé au sein du Groupe SONELGAZ à travers les six suivants chapitres: Le chapitre un, présente l organisme d accueil, sa structure organisationnelle, son activité et la culture de l entreprise en matière d utilisation des technologies de l information. Le chapitre deux a pour vocation de présenter l existant décisionnel au sein de l entreprise et selon différents niveaux de prise de décision. Le chapitre trois présente une synthèse de la collecte des besoins des utilisateurs, ainsi que son déroulement. Le chapitre quatre contient la conception de la partie d entreposage de notre solution. Il présente entre autre les modèles dimensionnels des activités recensées. Le chapitre cinq à pour but de présenter la conception de la zone d alimentation, ainsi que les stratégies adoptées. Le chapitre six, quant à lui, donne la conception des cubes dimensionnels en détaillant les différentes caractéristiques de chaque cube (dimensions, mesurables et hiérarchies). La troisième partie décrie l architecture globale de la solution, et cela en présentant les différents outils intégrés et les volets de la solution développés. Elle décrit aussi la manière dont se passe le déploiement de la solution. Une conclusion générale est proposée afin de synthétiser le travail réalisé et de citer les perspectives du projet. 13
22 Partie I : Synthèse bibliographique «Un entrepôt de données ne s'achète pas, il se construit.» Bill Inmon 14
23 I. Introduction Toutes les entreprises du monde disposent d une masse de données plus ou moins considérable. Ces informations proviennent soit de sources internes (générées par leurs systèmes opérationnels au fil des activités journalières), ou bien de sources externes (web, partenaire,.. etc.). Cette surabondance de données, et l impossibilité des systèmes opérationnels de les exploiter à des fins d analyse conduit, inévitablement, l entreprise à se tourner vers une nouvelle informatique dite décisionnelle qui met l accent sur la compréhension de l environnement de l entreprise et l exploitation de ces données à bon escient. En effet, les décideurs de l entreprise ont besoin d avoir une meilleure vision de leur environnement et de son évolution, ainsi, que des informations auxquelles ils peuvent se fier. Cela ne peut se faire qu en mettant en place des indicateurs «business» clairs et pertinents permettant la sauvegarde, l utilisation de la mémoire de l entreprise et offrant à ses décideurs la possibilité de se reporter à ces indicateurs pour une bonne prise de décision. Le «Data Warehouse», «Entrepôt de données» en français, constitue, dans ces conditions, une structure informatique et une fondation des plus incontournables pour la mise en place d applications décisionnelles. Le concept de Data Warehouse, tel que connu aujourd hui, est apparu pour la première fois en 1980 ; l idée consistait alors à réaliser une base de données destinée exclusivement au processus décisionnel. Les nouveaux besoins de l entreprise, les quantités importantes de données produites par les systèmes opérationnels et l apparition des technologies aptes à sa mise en œuvre ont contribué à l apparition du concept «Data Warehouse» comme support aux systèmes décisionnels. I.1. Les systèmes décisionnels La raison d être d un entrepôt de données, comme évoqué précédemment, est la mise en place d une informatique décisionnelle au sein de l entreprise. Pour cela il serait assez intéressant de définir quelques concepts clés autour du décisionnel. Afin de mieux comprendre la finalité des systèmes décisionnels, nous nous devons de les placer dans leurs contextes et rappeler ce qu est un système d information. «Le système d information est l ensemble des méthodes et moyens de recueil de contrôle et de distribution des informations nécessaires à l exercice de l activité en tout point de l organisation. Il a pour fonction de produire et de mémoriser les informations, de l activité du système opérant (système opérationnel), puis de les mettre à disposition du système de décision (système de pilotage)»[le Moigne, 1977]. Les différences qui existent entre le système de pilotage et le système opérationnel, du point de vue fonctionnel ou des tâches à effectuer, conduit à l apparition des «systèmes d information décisionnels» (S.I.D.). Ces différences seront clairement illustrées un peu plus loin dans notre document. 15
24 Les origines des SID remontent au début de l informatique et des systèmes d information qui ont, tous deux, connu une grande et complexe évolution liée notamment à la technologie. Cette évolution se poursuit à ce jour 2. Parmi les différentes définitions du décisionnel «business intelligence B.I.» qui ont été données on trouve : "Le Décisionnel est le processus visant à transformer les données en informations et, par l'intermédiaire d'interrogations successives, transformer ces informations en connaissances." [Dresner, 2001]. I.1.1. La place du décisionnel dans l entreprise: Figure I.1 : Le décisionnel au sein du Système d information [Goglin, 1998]. La figure ci-dessus illustre parfaitement la place qui revient au décisionnel au sein d une entreprise. Cette place, comprend plusieurs fonctions clés de l entreprise. Les finalités décisionnelles, étant différentes selon le poste et la fonction occupée, ont pour but d engendrer plusieurs composantes. 2 Synthétisation à partir de la thèse de Bouzghoub A. «Modélisation des entrepôts de données XML: application au domaine de la sécurité sociale»[bouzghoub, 2008]. 16
25 I.1.2. Les différentes composantes du décisionnel En relation étroite avec les nouvelles technologies de l information et des télécommunications, le système décisionnel se manifeste à différents niveaux selon leurs utilités et leurs missions principales, comme illustré dans la figure suivante : Figure I.2 : Les différentes composantes du décisionnel [Goglin, 1998]. 17
26 I.3. Décisionnel vs transactionnel Le tableau suivant résume de façon non exhaustive les différences qu il peut y avoir entre les systèmes transactionnels et les systèmes décisionnels selon les données et l usage fait des systèmes. Différence Systèmes transactionnels SID par les données L usage Orienté applications Situation instantanée Donnée détaillées et codées non redondantes Données changeantes constamment Pas de référentiel commun Assure l activité au quotidien Pour les opérationnels Mises à jour et requêtes simples Temps de réponse immédiats Faibles volumes à chaque transaction Conçu pour la mise à jour Usage maîtrisé Orienté thèmes et sujets Situation historique Informations agrégées cohérentes souvent avec redondance Informations stables et synchronisées dans le temps Un référentiel unique Permet l analyse et la prise de décision Pour les décideurs Lecture unique et requêtes complexes transparentes Temps de réponse moins critiques Large volume manipulé Conçue pour l extraction Usage aléatoire Tableau I.1 : Tableau comparatif entre les systèmes transactionnels et les systèmes décisionnels. Ces différences font ressortir la nécessité de mettre en place un système répondant aux besoins décisionnels. Ce système n est rien d autre que le «Data Warehouse». 18
27 II. II.1 Le Data Warehouse Qu est ce qu un Data Warehouse Bill Inmon définit le Data Warehouse, dans son livre considéré comme étant la référence dans le domaine Building the Data Warehouse [Inmon, 2002] comme suit: «Le Data Warehouse est une collection de données orientées sujet, intégrées, non volatiles et évolutives dans le temps, organisées pour le support d un processus d aide à la décision.» Les paragraphes suivants illustrent les caractéristiques citées dans la définition d Inmon. Orienté sujet : le Data Warehouse est organisé autour des sujets majeurs de l entreprise, contrairement à l approche transactionnelle utilisée dans les systèmes opérationnels, qui sont conçus autour d applications et de fonctions telles que : cartes bancaires, solvabilité client, les Data Warehouse sont organisés autour de sujets majeurs de l entreprise tels que : clientèle, ventes, produits. Cette organisation affecte forcément la conception et l implémentation des données contenues dans le Data Warehouse. Le contenu en données et en relations entre elles diffère aussi. Dans un système opérationnel, les données sont essentiellement destinées à satisfaire un processus fonctionnel et obéit à des règles de gestion, alors que celles d un Data Warehouse sont destinées à un processus analytique. Intégrée : le Data Warehouse va intégrer des données en provenance de différentes sources. Cela nécessite la gestion de toute incohérence. Evolutives dans le temps : Dans un système décisionnel il est important de conserver les différentes valeurs d une donnée, cela permet les comparaisons et le suivi de l évolution des valeurs dans le temps, alors que dans un système opérationnel la valeur d une donnée est simplement mise à jour. Dans un Data Warehouse chaque valeur est associée à un moment «Every key structure in the data warehouse contains - implicitly or explicitly -an element of time» [Inmon, 2000]. Non volatiles : c est ce qui est, en quelque sorte la conséquence de l historisation décrite précédemment. Une donnée dans un environnement opérationnel peut être mise à jour ou supprimée, de telles opérations n existent pas dans un environnement Data Warehouse. Organisées pour le support d un processus d aide à la décision : Les données du Data Warehouse sont organisées de manière à permettre l exécution des processus d aide à la décision (Reporting, Data Mining ). 19
28 II.2 Historique des Data Warehouse L origine du concept «Data Warehouse» D.W (entrepôt de données en français) remonte aux années 80, durant lesquelles un intérêt croissant au système décisionnel a vu le jour, dû essentiellement à l émergence des SGBD relationnel et la simplicité du modèle relationnel et la puissance offerte par le langage SQL, Au début, le Data Warehouse n était rien d autre qu une copie des données du système opérationnel prise de façon périodique, dédiée à un environnement de support à la prise de décision. Ainsi, les données étaient extraites du système opérationnel, stockées dans une nouvelle base de données «concept d infocentre», le motif principal étant de répondre aux requêtes des décideurs sans pour autant altérer les performances des systèmes opérationnels. Le Data Warehouse, tel qu on le connaît actuellement, n est plus vu comme une copie -ou un cumul de copies prises de façon périodique- des données du système opérationnel. Il est devenu une nouvelle source d information, alimenté avec des données recueillies et consolidées des différentes sources internes et externes. Infocentre Entrepôt de données bases de données opérationnelles Figure I.3 : évolution des bases de données décisionnelles. 20
29 II.3 Structure des données d un Data Warehouse Le Data Warehouse a une structure bien définie, selon différents niveaux d agrégation et de détail des données. Cette structure est définie par Inmon [Inmon, 2000] comme suit : Données fortement agrégées M E T A D O N N É E S Données agrégées Données détaillées Données détaillées archivées Figure I.4 : Structure des données d un Data Warehouse. Données détaillées : ce sont les données qui reflètent les événements les plus récents, fréquemment consultées, généralement volumineuses car elles sont d un niveau détaillé. Données détaillées archivées : anciennes données rarement sollicitées, généralement stockées dans un disque de stockage de masse, peu coûteux, à un même niveau de détail que les données détaillées. Données agrégées : données agrégées à partir des données détaillées. Données fortement agrégées : données agrégées à partir des données détaillées, à un niveau d agrégation plus élevé que les données agrégées. 21
30 Meta données : ce sont les informations relatives à la structure des données, les méthodes d agrégation et le lien entre les données opérationnelles et celles du Data Warehouse. Les métadonnées doivent renseigner sur : Le modèle de données, La structure des données telle qu elle est vue par les développeurs, La structure des données telle qu elle est vue par les utilisateurs, Les sources des données, Les transformations nécessaires, Suivi des alimentations, II.4 Les éléments d un Data Warehouse L environnement du Data Warehouse est constitué essentiellement de quatre composantes : les applications opérationnelles, la zone de préparation des données, la présentation des données et les outils d accès aux données. Les applications opérationnelles : ce sont les applications du système opérationnel de l entreprise et dont la priorité est d assurer le fonctionnement de ce dernier et sa performance. Ces applications sont extérieures au Data Warehouse. Préparation des données : la préparation englobe tout ce qu il y a entre les applications opérationnelles et la présentation des données. Elle est constituée d un ensemble de processus appelé ETL, «Extract, transform and Load», les données sont extraites et stockées pour subir les transformations nécessaires avant leur chargement. «Un point très important, dans l aménagement d un entrepôt de données, est d interdire aux utilisateurs l accès à la zone de préparation des données, qui ne fournit aucun service de requête ou de présentation» [Kimball, 2002]. Présentation des données : c est l entrepôt où les données sont organisées et stockées. Si les données de la zone de préparation sont interdites aux utilisateurs, la zone de présentation est tout ce que l utilisateur voit et touche par le biais des outils d accès. L entrepôt de données est constitué d un ensemble de Data Mart. Ce dernier est défini comme étant une miniaturisation d un Data Warehouse, construit autour d un sujet précis d analyse ou consacré à un niveau départemental 3. Cette différence de construction, autour d un sujet ou au niveau départemental, définit la façon d implémentation du Data Mart au niveau de l entrepôt. On distingue, en effet, deux architectures internes du Data Warehouse : 3 Synthétisation [Chuck, 1998] page
31 1. Data Mart indépendant Les Data Mart sont des versions miniaturisées du Data Warehouse au niveau départemental, alimentéess par le Data Warehouse et baséess sur les besoins départementaux en informations [Inmon, 2002]. Figure I.5 : les Data Mart dans un entrepôt de données selon l architecture Entreprise Data Warehouse (E.D.W) [Inmon, 2002]. 23
32 2. Data Mart interconnectés Les Data Mart sont construits autour de sujets, interconnectés grâce aux tables des faits contenues dans le Data Warehouse, ce dernier se compose alors des Data Mart et ces tables des faits, appelées bus 4. Figure I.6 : les Data Mart dans un entrepôt de données selon l architecture bus de données [Kimball, 2002]. Zone d outils d accès : c est l ensemble des moyens fournis aux utilisateurs du Data Warehouse pour exploiter la zone de présentation des données en vue de la prise de décision. Ces outils varient des simples requêtes ad hoc aux outils permettant l application de forage de données plus complexes. Environ 80 à 90% des utilisateurs sont desservis par des applications d analyses préfabriquées, consistant essentiellement en des requêtes préétablies. 4 Appellation proposée par R. Kimball dans son ouvrage [Kimball, 2002]. 24
33 II.5 Architecture d un Data Warehouse Après avoir exposé et défini chacun des éléments constituant l environnement d un Data Warehouse, il serait intéressant de connaitre le positionnement de ces éléments dans une architecture globale d un Data Warehouse : Figure I.7 : Architecture globale d un Data Warehouse
34 III. III.1 Modélisation des données de l entrepôt La modélisation dimensionnelle et ses concepts Les Data Warehouse sont destinés à la mise en place de systèmes décisionnels. Ces systèmes, devant répondre à des objectifs différents des systèmes transactionnels, ont fait ressortir très vite la nécessité de recourir à un modèle de données simplifié et aisément compréhensible. La modélisation dimensionnelle permet cela. Elle consiste à considérer un sujet d analyse comme un cube à plusieurs dimensions, offrant des vues en tranches ou des analyses selon différents axes. Figure I.8 : Considération d un sujet d analyse comme un cube à plusieurs dimensions. En plus de la perception intuitive qu offre la modélisation dimensionnelle, celle-ci est réputée pour ses performances élevées. La nomination «schéma des jointures en étoile» a longtemps été adoptée pour décrire un modèle dimensionnel. Cette nomination est due au fait que le diagramme qui représente un modèle dimensionnel ressemble à une étoile, avec une grande table centrale et un jeu de petites tables auxiliaires disposées en étoile autour de la table centrale. Celle-ci est appelée table de faits et les autres tables sont appelées tables de dimensions. La figure suivante illustre untel modèle : 26
35 Figure I.9 : Un modèle dimensionnel typique [Kimball, 1996]. III.1.1 Concept de fait Une table de faits est la table centrale d un modèle dimensionnel, où les mesures de performances sont stockées. Une ligne d une table de faits correspond à une mesure. Ces mesures sont généralement des valeurs numériques, additives ; cependant des mesures textuelles peuvent exister mais sont rares. Le concepteur doit faire son possible pour faire des mesures textuelles des dimensions, car elles peuvent êtres corrélées efficacement avec les autres attributs textuels de dimensions. Une table de faits assure les liens plusieurs à plusieurs entre les dimensions. Elles comportent des clés étrangères, qui ne sont autres que les clés primaires des tables de dimension. III.1.2 Concept de dimension Les tables de dimension sont les tables qui raccompagnent une table de faits, elles contiennent les descriptions textuelles de l activité. Une table de dimension est constituée de nombreuses colonnes qui décrivent une ligne. C est grâce à cette table que l entrepôt de données est compréhensible et utilisable; elles permettent des analyses en tranches et en dés. Une dimension est généralement constituée : d une clé artificielle, une clé naturelle et des attributs. «Une table de dimension établit l interface homme / entrepôt, elle comporte une clé primaire» [Kimball, 2002]. 27
36 III.1.3 Comparatif entre les tables de faits et les tables de dimensions Le tableau suivant récapitule les différences au niveau des données de ces tables : Tables de faits Tables de dimensions Structure Peu de colonnes beaucoup de lignes Peu de lignes beaucoup de colonnes Données Mesurable, généralement numérique Descriptives généralement textuelles Référentiel Plusieurs clés étrangères Une clé primaire Valeur Prend de nombreuses valeurs Plus ou moins constantes Manipulation Participe à des calculs Participe à des contraintes Signification Valeurs de mesure Descriptive Rôle Assure les relations entre les Assure l interface homme / entrepôt dimensions de données Tableau I.2 : Tableau comparatif entre les tables de faits et les tables de dimensions. III.2 Différents modèles de la modélisation dimensionnelle Modèle en étoile : comme indiqué précédemment, ce modèle se présente comme une étoile dont le centre n est autre que la table des faits et les branches sont les tables de dimension. La force de ce type de modélisation est sa lisibilité et sa performance. Modèle en flocon : identique au modèle en étoile, sauf que ses branches sont éclatées en hiérarchies. Cette modélisation est généralement justifiée par l économie d espace de stockage, cependant elle peut s avérer moins compréhensible pour l utilisateur final, et très couteuse en terme de performances. Modèle en constellation : Ce n est rien d autre que plusieurs modèles en étoile liés entre eux par des dimensions communes. 28
37 III.3 Le concept OLAP III.3.1 Généralités Le terme OLAP (On-Line Analytical Processing) désigne une classe de technologies conçue pour l accès aux données et pour une analyse instantanée de ces dernières, dans le but de répondre aux besoins de Reporting et d analyse. R. Kimball définit le concept «OLAP» comme «Activité globale de requêtage et de présentation de données textuelles et numériques contenues dans l entrepôt de données; Style d interrogation spécifiquement dimensionnel» [Kimball, 2005]. C est en continuant sur sa lancée, qui lui a permis de définir le model OLTP pour les bases de données relationnelles, que le concept OLAP fut introduit et défini 6 en 1993 par E.F Codd, le père des bases de données relationnelles, dans un document technique portant le titre de «Providing OLAP (On-Line Analytical Processing) to User-Analysts : An IT Man-date» [Codd, 1993]. III.3.2 Architectures des serveurs OLAP Le noyau d un système OLAP est son serveur. Ces serveurs sont classés selon la politique régissant l architecture du serveur. Ainsi, ces architectures peuvent être distinguées comme suit: III Les systèmes à architecture MOLAP Ces systèmes MOLAP «Multidimentional On-line Analytical Processing» sont conçus exceptionnellement pour l analyse multidimensionnelle. R. Kimball définit ces systèmes comme étant un «Ensemble d interfaces utilisateur, d applications et de technologies de bases de données propriétaire dont l aspect dimensionnel est prépondérant» [Kimball, 2005]. Ainsi donc cette base adopte réellement la structure multidimensionnelle, exploitant de ce fait ces capacités au maximum. En effet MOLAP offre des temps d accès optimisés et cela en prédéfinissant les opérations de manipulation et de chemin d accès prédéfinis. Autre caractéristique du MOLAP c est qu il agrège tout par défaut, pénalisant du coup le système lorsque la quantité de données à traiter augmente. On parle généralement de volume de l ordre du giga-octet pas plus. 6 Cette définition passe par l introduction de 12 règles. Six autres règles furent par la suite, en 1995, ajoutées aux 12 précédentes et le terme «règles» remplacé par dispositif «features» par le même auteur à savoir Codd (Voir annexe B). 29
38 Data Warehouse Moteur MOLAP Aide à la décision Données Traitements Présentation Stockage des données détaillées (et agrégées) Rapports Multi-Dimensionnel Figure I.10 : Principe de l architecture MOLAP [Nakache, 1998]. III Les systèmes à architecture ROLAP «Ensemble d interfaces utilisateurs et d applications qui donnent une vision dimensionnelle à des bases de données relationnelles» [Kimball, 2005]. Les systèmes ROLAP «Relationnel On-line Analytical Processing» sont en mesure de simuler le comportement d une SGBD multidimensionnel en exploitant un SGBD relationnel. L utilisateur aura ainsi l impression d interroger un cube multidimensionnel alors qu en réalité il ne fait qu adresser des requêtes sur une base de données relationnelles. ROLAP n agrège rien. Les règles d agrégations sont crées au préalable et représentées dans une table relationnelle ce qui cause une lourdeur d administration mais confère une certaine performance et un gage de cohérence lors de l utilisation. Cette structure est généralement adoptée dans le but de se dispenser de l acquisition d un SGBD relationnel. Data Warehouse Moteur ROLAP Aide à la décision Données Traitements Présentation Stockage des données détaillées (et agrégées) et des méta-données Génération de plans d'exécution SQL afin d'obtenir des fonctionnalités OLAP. Rapports Multi-Dimensionnel Figure I.11 : Principe de l architecture ROLAP [Nakache, 1998]. 30
39 III Les systèmes à architecture HOLAP Les systèmes HOLAP «Hybride On-line Analytical Processing» sont une sorte de compromis entre les différents systèmes précités. Cette combinaison donne à ce type de système les avantages du ROLAP et du MOLAP en utilisant tour à tour l un ou l autre selon le type de données. III Autres architecture OLAP Bien que les architectures évoquées ci-dessus soient les plus répandues et les plus adoptées par les fournisseurs de solutions OLAP, d autres systèmes se basent sur des architectures différentes telles que l architecture OOLAP «Object On-line Analytical Processing», ou alors DOLAP «Desktop On-line Analytical Processing» qui décrit une catégorie de produits qui ne sont pas nécessairement connectés à un serveur et qui s appuient sur une source de données (un cube) construites, stockées et exploitées en local sur la machine de l utilisateur. III.4 La navigation dans les données Une fois que le serveur OLAP a construit le cube multidimensionnel «ou simulé ce cube selon l architecture du serveur», plusieurs opérations sont possibles sur ce dernier offrant ainsi la possibilité de naviguer dans les données qui le constituent. Ces opérations de navigation «Data Surfing» doivent être, d une part, assez complexes pour adresser l ensemble des données et, d autre part, assez simples afin de permettre à l utilisateur de circuler de manière libre et intuitive dans le modèle dimensionnel. Afin de répondre à ces attentes, un ensemble de mécanismes est exploité, permettant une navigation par rapport à la dimension et par rapport à la granularité d une dimension. III.4.1 Slice & Dice Le «Slicing» et le «Dicing» sont des techniques qui offrent la possibilité de faire des tranches «trancher» dans les données par rapport à des filtres de dimension bien précis, se classant de fait comme des opérations liées à la structure «se font sur les dimensions». La différence entre eux se manifestent dans le fait que : Le Slicing consiste à faire une sélection de tranches du cube selon des prédicats et selon une dimension «filtrer une dimension selon une valeur» [Chouder, 2008]. 31
40 Figure I.12 : Exemple de Slicing. Le Dicing, quant à lui, peut être vu comme étant une extraction d un sous cube. Figure I.13 : Exemple de Dicing. III.4.2 Drill-down & Roll-up Ces méthodes, appelées aussi «forage vers le bas/vers le haut», sont les méthodes les plus répandues pour une navigation dans un entrepôt de données. Elles consistent à représenter les données du cube à un niveau de granularité inférieur, dans le cas du «Drill - down», ou un niveau supérieur, c est le «Roll-up». En somme, ces deux opérations permettent de contrôler le niveau de détail des données du cube. 32
41 Ces opérations ne sont pas aussi faciles à implémenter car basées sur la notion d une bonne hiérarchisation des attributs d une dimension et la différenciation entre tous les niveaux de hiérarchie disponibles dans les différentes dimensions. Figure I.14 : Exemple de Roll up «moins de détails sur les années». Figure I.15 : Exemple de Drill-Down «plus de détails sur les régions». 33
42 IV. Démarche de Construction d un Data Warehouse Plusieurs chercheurs ou équipes de recherche ont essayé de proposer des démarches pour la réalisation d un projet Data Warehouse, ces démarches se croisent essentiellement dans les étapes suivantes : Modélisation et conception du Data Warehouse, Alimentation du Data Warehouse, Mise en œuvre du Data Warehouse, Administration et maintenance du Data Warehouse, IV.1 Modélisation et conception du Data Warehouse Les deux approches les plus connues dans la conception des Data Warehouse sont : L approche basée sur les besoins d analyse, L approche basée sur les sources de données, Aucune des deux approches citées n est ni parfaite, ni applicable à tous les cas. Toutes deux doivent être étudiées pour choisir celle qui s adapte le mieux à notre cas. Quelque soit l approche adoptée pour la conception d un Data Warehouse, la définition de celui-là reste la même. En étant un support d aide à la décision, le Data Warehouse se base sur une architecture dimensionnelle. IV.1.1 Approche «Besoins d analyse» Le contenu du Data Warehouse sera déterminé selon les besoins de l utilisateur final. Cette approche est aussi appelée «approche descendante» (Top-Down Approach) et est illustrée par R. Kimball grâce à son cycle de vie dimensionnel comme suit : Figure I.16 : illustration de l approche «Besoins d analyse» grâce au cycle de vie dimensionnel de Kimball [Kimball, 2004]. 34
43 Avantages Aucun risque de concevoir une solution obsolète avant d être opérationnelle Inconvénients Pas de prise en compte de l évolution des besoins de l utilisateur. Nécessite une modification de la structure du Data Warehouse en cas de nouveau besoin Négligence du système opérationnel Difficulté de déterminer les besoins des utilisateurs Tableau I.3 : Avantages et inconvénients de l approche «Besoins d analyse». IV.1.2 Approche «Source de données» Le contenu du Data Warehouse est déterminé selon les sources de données. Cette approche est appelée : Approche ascendante (Bottom-up Approach). Figure I.17 : Illustration de l approche «Source de données» grâce au cycle de développement du DW de Inmon [Inmon, 2002]. 35
44 Inmon considère que l utilisateur ne peut jamais déterminer ses besoins dès le départ, «Donnez moi ce que je vous demande, et je vous direz ce dont j ai vraiment besoin» 7, il considère que les besoins sont en constante évolution. Avantages Meilleure prise en charge de l évolution des besoins Inconvénients Risque de concevoir une solution obsolète avant qu elle soit opérationnelle Evolution du schéma des données source Complexité de source de données Tableau I.4 : Avantages et inconvénients de l approche «Sources de données». IV.1.3 Approche mixte Une combinaison des deux approches appelée hybride ou mixte peut s avérer efficace. Elle prend en considération les sources de données et les besoins des utilisateurs. Cette approche consiste à construire des schémas dimensionnels à partir des structures des données du système opérationnel, et les valider par rapport aux besoins analytiques. Cette approche cumule les avantages et quelques inconvénients des deux approches déjà citées, telles que la complexité des sources de données et la difficulté quant à la détermination des besoins analytiques. Figure I.18 : Illustration de l approche mixte. 7 Give me what I tell you I want, then I can tell you what I really want. [Inmon, 2002] 36
45 Cette étape aboutit à l établissement du modèle dimensionnel validé du Data Warehouse. Ce modèle dimensionnel sera transformé en modèle physique, qui différera du modèle dimensionnel. IV.2 Alimentation du Data Warehouse Une fois le Data Warehouse conçu, il faut l alimenter et le charger en données. Cette alimentation (le plus souvent appelée processus ETL «Extract-Transform-Load») se déroule en 3 phases qui sont : Extraction des données primaires (issues par exemple des systèmes de production), Transformation des données, Le chargement des données traitées dans l entrepôt de données, Ces trois étapes décrivent une mécanique cyclique qui a pour but de garantir l alimentation du Data Warehouse en données homogènes, propres et fiables. IV.2.1 Les phases de l alimentation «E.T.L.» Les phases du processus E.T.L. représentent la mécanique d alimentation du Data Warehouse. Ainsi elles se déroulent comme suit : a) L extraction des données «L extraction est la première étape du processus d apport de données à l entrepôt de données. Extraire, cela veut dire lire et interpréter les données sources et les copier dans la zone de préparation en vue de manipulations ultérieures.» [Kimball, 2005]. Elle consiste en : Cibler les données, Appliquer les filtres nécessaires, Définir la fréquence de chargement, Lors du chargement des données, il faut extraire les nouvelles données ainsi que les changements intervenus sur ces données. Pour cela, il existe trois stratégies de capture de changement : Colonnes d audit : la colonne d audit, est une colonne qui enregistre la date d insertion ou du dernier changement d un enregistrement. Cette colonne est mise à jour soit par des triggers ou par les applications opérationnelles, d où la nécessité de vérifier leur fiabilité. Capture des logs : certains outils ETL utilisent les fichiers logs des systèmes sources afin de détecter les changements (généralement logs du SGBD). En plus de l absence de cette fonctionnalité sur certains outils ETL du marché, l effacement des fichiers logs engendre la perte de toute information relative aux transactions. 37
46 Comparaison avec le dernier chargement : le processus d extraction sauvegarde des copies des chargements antérieurs, de manière à procéder à une comparaison lors de chaque nouvelle extraction. Il est impossible de rater un nouvel enregistrement avec cette méthode. b) La transformation des données La transformation est la seconde phase du processus. Cette étape, qui du reste est très importante, assure en réalité plusieurs tâches qui garantissent la fiabilité des données et leurs qualités. Ces tâches sont : Consolidation des données. Correction des données et élimination de toute ambiguïté. Elimination des données redondantes. Compléter et renseigner les valeurs manquantes. Cette opération se solde par la production d informations dignes d intérêt pour l entreprise et de et sont donc prêtes à être entreposées. c) Le chargement des données C est la dernière phase de l alimentation d un entrepôt de données, le chargement est une étape indispensable. Elle reste toute fois très délicate et exige une certaine connaissance des structures du système de gestion de la base de données (tables et index) afin d optimiser au mieux le processus. IV.2.2 Politiques de l alimentation Le processus de l alimentation peut se faire de différentes manières. Le choix de la politique de chargement dépend des sources : disponibilité et accessibilité. Ces politiques sont 8 : Push : dans cette méthode, la logique de chargement est dans le système de production. Il " pousse " les données vers la zone de préparation quand il en a l'occasion. L'inconvénient est que si le système est occupé, il ne poussera jamais les données. Pull : contrairement de la méthode précédente, le Pull " tire " les données de la source vers la zone de préparation. L'inconvénient de cette méthode est qu'elle peut surcharger le système s'il est en cours d'utilisation. Push-pull : c'est la combinaison des deux méthodes. La source prépare les données à envoyer et indique à la zone de préparation qu'elle est prête. La zone de préparation va alors récupérer les données
47 Aussi, le processus d alimentation doit répondre à certaines exigences illustrées par la figure suivante : Être correctif Être rapide Processus ETL Être sûr Être transparent Figure I.19 : Objectif de qualité de données dans un processus ETL [Kimball, 2004]. Sûr : assure l acheminement des données et leur livraison. Rapide : la quantité de données manipulées peut causer des lenteurs. Le processus d alimentation doit palier à ce problème et assurer le chargement du Data Warehouse dans des délais acceptables. Correctif : le processus d alimentation doit apporter les correctifs nécessaires pour améliorer la qualité des données. Transparent : le processus de l ETL doit être transparent afin d améliorer la qualité des données. 39
48 IV.2.3 Les outils E.T.L. Les outils E.T.L, en français E.T.C «Extraction-Transformation-Chargement» [Kimball, 2005], sont des outils qui garantissent la faisabilité et facilitent le déroulement des trois phases citées précédemment. D où leur importance dans un projet Data Warehouse. IV.3 Mise en œuvre du Data Warehouse C est la dernière étape d un projet Data Warehouse, soit son exploitation. L exploitation du Data Warehouse se fait par le biais d un ensemble d outils analytiques développés autour du Data Warehouse. Donc cette étape nécessite l achèvement du développement, ou de la mise en place, de ces outils qui peuvent accomplir les fonctions suivantes: a. Requêtage ad-hoc : Le requêtage ad-hoc reste très fréquent dans ce type de projet. En effet, les utilisateurs de l entrepôt de données, et spécialement les analystes, seront amenés à interagir avec le DW via des requêtes ad-hoc dans le but de faire les analyses requises par leurs métiers et, d élaborer aussi, des rapports et des tableaux de bords spécifiques. L accès à ce genre de service peut se faire via différentes méthodes et outils. Cependant, les spécialistes en la matière préconisent de laisser la possibilité à l utilisateur de choisir les outils qui lui paraissent les plus adéquats. b. Reporting : Destiné essentiellement à la production de rapports et de tableaux de bord, «il est la présentation périodique de rapports sur les activités et résultats d'une organisation, d'une unité de travail ou du responsable d'une fonction, destinée à en informer ceux chargés de les superviser en interne ou en externe, ou tout simplement concernés par ces activités ou résultants» 9. Ces outils de Reporting ne sont pas, à proprement parler, des instruments d'aide à la décision, mais, lorsqu ils sont utilisés de manière appropriée, ils peuvent fournir une précieuse vue d ensemble. Les rapports sont alors crées par le biais d outils de Reporting qui permettent de leur donner un format prédéterminé. Les requêtes sont constituées lors de l élaboration des rapports qui seront ensuite diffusés périodiquement en automatique ou ponctuellement à la demande
49 c. Analyse dimensionnelle des données: L analyse dimensionnelle est sans doute celle qui exploite et fait ressortir au mieux les capacités de l entrepôt de données. Le but par l analyse dimensionnelle est d offrir aux utilisateurs la possibilité d analyser les données selon différents critères afin de confirmer une tendance ou suivre les performances de l entreprise. Cette analyse se fait selon le principe OLAP, offrant de ce fait aux utilisateurs les possibilités de recourir à différentes opérations facilitant la navigation dans les données. La mise en place de ces outils est une option très intéressante dans la mesure où les données seront accessibles en analyses instantanées. Plusieurs fournisseurs de solution OLAP existent sur le marché et offrent des solutions construites sur des méthodes et technologies différentes. C est d ailleurs pour cela que le choix de la solution doit se faire au préalable, selon les besoins en utilisation, la taille de l entrepôt et les moyens techniques disponibles. d. Tableaux de bord : Les tableaux de bord sont un outil de pilotage qui donne une vision sur l évolution d un processus, afin de permettre aux responsables de mettre en place des actions correctives. «Le tableau de bord est un ensemble d indicateurs peu nombreux conçus pour permettre aux gestionnaires de prendre connaissance de l état et de l évolution des systèmes qu ils pilotent et d identifier les tendances qui les influenceront sur un horizon cohérent avec la nature de leurs fonctions» [Bouquin, 2003]. Cette forme de restitution a la particularité de se limiter à l essentiel, c'est-à-dire la mise en évidence de l état d un indicateur par rapport à un objectif, tout en adoptant une représentation graphique de l information. e. Data Mining : Au sens littéral du terme, le Data Mining signifie le forage de données. Le but de ce forage est d extraire de la matière brute qui, dans notre cas, représente de nouvelles connaissances. L idée de départ veut qu il existe dans toute entreprise des connaissances utiles, cachées sous des gisements de données. Le Data Mining permet donc, grâce à un certain nombre de techniques, de découvrir ces connaissances en faisant apparaître des corrélations entre ces données. Le Data Warehouse constituera alors la première source de données sur laquelle s exécutera le processus de découverte de connaissances. Dans la majeure partie du temps, l entrepôt de données représente un pré requis indispensable à toute fouille de données. Le recours à ce genre de méthode est de plus en plus utilisé dans les entreprises modernes. Les applications et outils implémentant ces solutions sont rarement développés en interne. En effet, les entreprises préfèrent se reposer sur des valeurs sûres du marché afin d exploiter au plus vite les données en leur possession. 41
50 IV.4 Maintenance et expansion La mise en service du Data Warehouse ne signifie pas la fin du projet, car un projet Data Warehouse nécessite un suivi constant compte tenu des besoins d optimisation de performance et ou d expansion. Il est donc nécessaire d investir dans les domaines suivants [Kimball, 2002] : Support : assurer un support aux utilisateurs pour leur faire apprécier l utilisation de l entrepôt de données. En outre, la relation directe avec les utilisateurs permet de détecter les correctifs nécessaires à apporter. Formation : il est indispensable d offrir un programme de formation permanant aux utilisateurs de l entrepôt de données. Support technique : un entrepôt de données est considéré comme un environnement de production. Naturellement le support technique doit surveiller avec la plus grande vigilance les performances et les tendances en ce qui concerne la charge du système. Management de l évolution : il faut toujours s assurer que l implémentation répond aux besoins de l entreprise. Les revues systématiques à certain point de contrôle sont un outil clé pour détecter et définir les possibilités d amélioration. En plus du suivi et de la maintenance du Data Warehouse, des demandes d expansion sont envisageables pour de nouveaux besoins, de nouvelles données ou pour des améliorations. Ces travaux d expansion sont à prévoir de façon à faciliter l évolution du schéma du Data Warehouse. 42
51 V. Conclusion Le concept «Data Warehouse» est apparu comme une réponse à des besoins grandissants dans le domaine décisionnel. Son adaptabilité et sa capacité de fournir les données nécessaires à une bonne analyse, ont fait de lui un atout majeur et incontournable pour toute entreprise soucieuse du suivi de ces performances. Afin de mettre en place ce genre de système, il est nécessaire de choisir et d adopter une démarche précise qui doit tenir compte des réalités de l entreprise et des contraintes du projet. La modélisation de l entrepôt se fait dans tous les cas grâce à la modélisation dimensionnelle. L alimentation en données constitue l étape à laquelle il faut accorder le plus d attention et de temps. En effet, elle est le garant de contenance de l entrepôt en données fiables et correctes. Une fois l alimentation terminée, l exploitation des données peut alors se faire par différentes méthodes. L utilisation d outil OLAP reste, cependant, l aspect le plus intéressant dans cette exploitation permettant la navigation dans les données de l entrepôt à la demande. Au cours de la seconde partie de cette étude, nous allons essayer d utiliser les concepts présentés dans la synthèse bibliographique, et cela afin de mettre en œuvre notre système. 43
52 Partie II : Cas pratique «filiales de distribution SONELGAZ» 44
53 Chapitre I : Présentation de l organisme d accueil. 45
54 I. Présentation de SONELGAZ I.1 Historique SONELGAZ est l opérateur historique dans le domaine de la fourniture des énergies électrique et gazière en Algérie. Ses missions principales sont la production, le transport et la distribution de l électricité ainsi que le transport et la distribution du gaz par canalisations. Son nouveau statut lui confère la possibilité d intervenir dans d autres segments d activités présentant un intérêt pour l entreprise et notamment dans le domaine de la commercialisation de l électricité et du gaz à l étranger. Durant son existence le groupe a connu des évolutions majeures qui peuvent être résumées comme suit : 1947, Création d EGA : C est le décret du 5 juin 1947 qui a crée l Etablissement Public National «Electricité et Gaz d Algérie» (EGA par abréviation). Par décret du 16 août 1947, seize sociétés qui se partageaient les concessions électriques ont été transférées à EGA. Ces sociétés détenaient alors 90% des propriétés industrielles électriques et gazières du pays. 1962, Le défi de la relève : Cette année représente la prise en main de l Algérie indépendante de la SONELGAZ alors Electricité et Gaz d Algérie et cela en faisant face au départ massif de cadres et techniciens français. Période allant de 1962 à 1969 : Cette période a été caractérisée par la baisse de la consommation (une baisse de prés de 33% en deux ans) dû au départ massive des étrangers qui représentaient plus de 87% de la clientèle. Par ailleurs, les tâches les plus urgentes ont été de reprendre le fichier des abonnés, reconstituer les plans des ouvrages et des réseaux, procéder au recrutement et à la formation dans tous les domaines et de ramener le niveau de consommation de l énergie à celui de , création de SONELGAZ: C est l ordonnance n du 28 juillet 1969) portant dissolution de l EGA et création de la nouvelle Société Nationale de l Electricité et du GAZ - SONELGAZ-. Ce texte s inscrit dans le cadre des mesures de nationalisation des secteurs clés de l économie nationale. L ordonnance précitée a attribué à l entreprise le monopole de la production, du transport, de la distribution, de l importation et de l exportation de l électricité et du gaz manufacturé (art. 4 et 7). L ensemble des biens de l ex-ega lui a été légué. 1977, le plan national d électrification : Dès le milieu des années 70, l Algérie s est engagée dans un ambitieux plan national d électrification qui avait objectif l amélioration des conditions de vie des populations des campagnes tout en assurant un développement harmonieux de l espace rural. 1983, naissance des entreprises travaux : six entreprises autonomes voient le jour : KAHRIF pour l électrification; KAHRAKIB - Infrastructures et installations électriques; KANAGAZ - Réalisation des réseaux gaz; INERGA - Génie civil; ETTERKIB Montage industriel et l entreprise AMC - Fabrication des compteurs et appareils de mesure et de contrôle. 46
55 1991, SONELGAZ EPIC : SONELGAZ change de nature juridique et devient Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) en vertu du décret exécutif n du 14 décembre 1991, portant transformation de la nature juridique de la Société Nationale de l Electricité et du Gaz. Le décret exécutif n du 17 septembre 1995 confirme la nature de SONELGAZ en tant qu Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial. 1998, création de filiales périphériques : Le 1er janvier 1998, neuf filiales périphériques ont vu le jour. 2002, promulgation de la loi 02 / 01 du 5 février 2002 : Promulguée en février 2002, la nouvelle loi relative à l électricité et à la distribution du gaz par canalisations est venue supprimer le monopole exercé jusque là par SONELGAZ, en ouvrant le secteur de l électricité et du gaz à la concurrence, sauf pour les activités de Transport qui ont un caractère de monopole naturel. Juin 2002, SONELGAZ SPA : En vertu du décret présidentiel n du 1er juin 2002 portant statuts de la Société algérienne de l électricité et du gaz dénommée "SONELGAZ. Spa", SONELGAZ est passé d Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial à une Société Par Actions dont le capital est détenu par l Etat. Sur le plan de son fonctionnement, SONELGAZ Spa est dotée d une Assemblée Générale et d un Conseil d Administration. Elle est dirigée par un Président directeur général. I.1.1 Organisation du groupe SONELGAZ, et afin de se mettre en conformité avec les dispositions de la loi de février 2002, qui lui confère le statut de Société Par Actions, s est érigée en un Groupe Industriel constitué de sociétés opérationnelles et d une Société Mère. Chacune des sociétés ayant des missions et objectifs différents, il en ressort les principes d organisation suivants : Maison Mère : elle est chargée essentiellement de l élaboration de la stratégie et de pilotage du Groupe, le contrôle des filiales, l élaboration et la mise en œuvre de la politique financière et la définition de la politique de développement de la Ressource Humaine. Filiales Métiers de base : Durant ces cinq dernières années, les métiers de base de SONELGAZ ont été érigés en filiales. Au nombre de huit, ces dernières activent dans les domaines de la production, la gestion du réseau de transport, la gestion du système production / transport, la distribution de l électricité et du gaz (quatre sociétés). Filiales Travaux : Les entreprises de réalisation érigées en entreprises autonomes à la faveur de la restructuration de 1984 ont été réintégrées, depuis janvier 2006, au sein du Groupe SONELGAZ. Filiales Périphériques : SONELGAZ a externalisé ses activités périphériques et les a confiées à des filiales dont elle détient entièrement le capital. Ces filiales sont au nombre de quatorze et opèrent dans des activités diverses. 47
56 Sociétés en Participation : SONELGAZ s est investie dans des domaines clés à haute valeur technologique tels que les télécommunications ou la maintenance de turbines à gaz. L organigramme suivant donne une vision claire et précise de la structure de l entreprise et de son administration : Figure II.1 : Organigramme représentant l organisation du Groupe SONELGAZ. 48
57 I.1.2 Le groupe en chiffres Le tableau suivant donne les chiffres relatifs à l activité du groupe pour l année 2008: Critères Chiffre d affaire groupe Investissements groupe Ventes Nombre de clients Production d électricité groupe Personnel en activité du groupe Chiffres millions de DA millions de DA Electricité millions de kwh Gaz 7.44 Milliards de m3 Electricité Gaz Production SPE millions de kwh Production IPP millions de kwh Permanents agents Temporaires agents Tableau II.1 : Le groupe SONELGAZ en chiffres «année 2008». La figure suivante illustre l évolution du chiffre d affaire du groupe depuis l année 2001 : Figure II.2 : Evolution du chiffre d affaire du groupe «rapport d activité de l année 2008». 49
58 La répartition du chiffre d affaire du groupe pour l année 2008 est de la manière suivante : Figure II.3 : Répartition du chiffre d affaire publiée dans le rapport d activité de l année I.2 Le métier de la distribution L un des métiers les plus importants du groupe, et dans lequel s inscrit notre projet, est la fourniture et la distribution de l énergie électrique et gazière. Ce métier, vu l organisation du groupe, est assuré par quatre filiales qui sont les «Sociétés de Distribution». Les sociétés sont : Sociétés de Distribution d Electricité et du Gaz de l Ouest (SDO). Sociétés de Distribution d Electricité et du Gaz du Centre (SDC). Sociétés de Distribution d Electricité et du Gaz d Alger (SDA). Sociétés de Distribution d Electricité et du Gaz de l Est (SDE). 50
59 Les Sociétés de Distribution d Electricité et du Gaz ont pour principales mission missions d assurer : L exploitation exploitation et la maintenance du réseau de distribution distribution de l électricité et du gaz. Lee développement des réseaux électricité et gaz permettant le raccordement raccordement des nouveaux clients. La commercialisation tion de l électricité et du gaz. Le tableau suivant donne une vue d ensemble des chiffres d affaires des sociétés de distribution : SDO SDC SDA SDE Création Jan Jan Jan Jan Chiffre d affaire (MDA) , ,752 ELEC GAZ Nombre de clients Nombre d employés Tableau II.2 : I.2.1 Présentation des sociétés de distribution en chiffres «année 2008». Organisation des sociétés de distribution Chaque société de distribution compte cinq directions centrales, situées au niveau de son siège, et gère un certain nombre de «Directions de distribution». Chacune de ces Directions de Distributions gère des «Services Commerciaux». L organigramme suivant illustre : Figure II.4 : Organisation des sociétés de distribution. 51
60 L organisation des directions de distribution se présente comme suit : Figure II.5 : Organisation des Directions de Distribution. I.2.2 La clientèle de la distribution La segmentation des clients se fait selon la puissance de l énergie à laquelle est abonné le client. Ainsi, on distingue : a. en électricité : Client «Basse Tension-BT» : jusqu à une puissance de 40 KVA,, l abonné est considéré comme un client BT. La tension délivrée est 220 V ou 380 V. Client «Moyenne Tension-MT» : d une puissance de 50 KVA jusqu à 630 KVA, l abonné est considéré comme un client MT La tension d alimentation est de 10 KV ou 30 KV. Client «Haute Tension-HT» : est considéré comme client «Haute Tension-HT» tout client dont la tension d alimentation est supérieure à 60 KV. b. En gaz : Client «Basse Pression-BP» : tout client alimenté sous une pression de 21 bars à travers un détendeur. Client «Moyenne Pression-MP» : tout client alimenté sous une pression de 4 bars avec un poste de détente gaz. Client «Haute Pression-HP» : tout client alimenté sous une pression supérieure à 4 bars avec un poste de détente gaz. 52
61 En BT/BP, on distingue plusieurs types de clients : Clients ménages : il s agit des clients domestiques. Clients non ménages : il s agit des clients non domestiques (Activités commerciales). Clients FSM (Facturation sur mémoire). I.3 L informatique au sein du groupe SONELGAZ L informatique occupe une place très importante au sein du groupe SONELGAZ. En effet, la taille du groupe et son activité l oblige à se doter des moyens technologiques de pointe afin d assurer ses activités métiers et de gestion. L informatique au sein du groupe a évolué au fil des années comme suit : Jusqu à la fin des années 80, l informatique était essentiellement présente au niveau central sur gros systèmes. Cette période a vu le développement de systèmes de gestion de l entreprise et l acquisition de modèles scientifiques de calcul pour la planification des réseaux Electricité et Gaz (CARAT et APHYRE). La réorganisation de SONELGAZ en 1991 et l avènement des mini et microordinateurs ont précipité la décentralisation de l informatique. En 1996, le schéma directeur informatique de l entreprise a défini la stratégie de décentralisation de l informatique vers une informatique distribuée, se basant sur l interconnexion des réseaux locaux à travers un réseau de télécommunication propre. En 2006, le Groupe centralise l activité informatique par la création de la Direction Générale des Systèmes d Information (DGSI), chargée de la maîtrise d œuvre dans le domaine de l informatique. En 2009, la DGSI s est érigée au rang de filiale spécialisée dans le domaine des systèmes d information et technologies nouvelles sous le nom de «ELIT». I.3.1 Présentation de «ELIT» Elit «El-Djazaïr Information Technology» élabore et met en œuvre les systèmes d information destinés au pilotage et à la gestion des différentes activités du groupe SONELGAZ, assure l accès à l information et aux applications, en garantit la sécurité, l intégrité et la fiabilité et met à la disposition de ses clients l expertise technique indispensable à la satisfaction de leurs besoins. 53
62 L organigramme suivant illustre la manière dont est organisée la filiale «ELIT» et la distribution de son effectif: Figure II.6 : Organisation de la filiale ELIT. La direction études et développement Notre stage se déroule au sein de la direction d étude et de développement. Ce département a pour mission de faire : l étude, la conception, le développement et le déploiement de solutions nouvelles et la mise en place des systèmes d information du groupe. Aussi, il offre l assistance nécessaire et le suivi des solutions déployées. 54
63 L organigramme et l effectif de la direction «études et développement» se présente comme suit : Figure II.7 : Organisation de la direction d étude et de développement. Remarque : au niveau de chaque «DD» il existe une «Division Gestion des Systèmes Informatique». Cette dernière s occupe essentiellement du suivie et de la maintenance des systèmes déjà déployés, ainsi que de la gestion du matériel informatique au niveau de la DD et des agences affiliées. 55
64 II. Conclusion Avec ses décennies d activité dans le domaine de l énergie et une réputation qui dépasse les frontières du pays, le groupe SONELGAZ représente un acteur majeur et incontournable de l économie nationale. Cette brève présentation nous a permis de connaître un peu plus le groupe SONELGAZ, notamment dans sa nouvelle configuration de holding industriel. Par ailleurs, cette présentation nous a fait comprendre la structuration et l organisation du métier de la distribution, qui est le premier visé par ce projet, et de nous pencher sur l informatique du groupe désormais gérée, au niveau national, par la filiale «ELIT». Dans le chapitre suivant, une étude détaillée de l existant décisionnel du groupe, dans sa fonction de distribution, sera présentée. 56
65 Chapitre II : étude de l existant 57
66 I. Introduction Le groupe SONELGAZ veut, par le biais de ce projet, palier à un manque important en matière de décisionnel. Ce manque se caractérise par la quasi inexistence de support d aide à la décision, et l indisponibilité de moyens de Reporting efficaces, en mesure de fournir des informations adéquates en temps voulu. Partant de ce constat, nous allons essayer, à travers ce chapitre, de présenter une analyse aussi complète que possible de l existant décisionnel du groupe dans le cadre de sa fonction de distribution. Ce chapitre a aussi pour but de faire connaître les procédures et les méthodes de Reporting et de prise de décision, ainsi que les éventuelles lacunes qui peuvent exister. II. Etat du décisionnel au sein du groupe Il est intéressant de signaler que le groupe, dans sa fonction de distribution, ne dispose d aucun système d aide à la décision automatique ou semi-automatique. Aussi, tout processus d analyse et de prise de décision à tous les niveaux se base essentiellement sur des rapports dont les données sont extraites et consolidées à partir des systèmes transactionnels d une manière manuelle. Lors de notre étude de l existant, nous avons pu recenser deux procédés pour l élaboration des rapports. Les deux procédés se distinguent par leurs utilisateurs finaux, la structure chargée de leur élaboration et le niveau de consolidation. II.1 Niveau Groupe A ce niveau de hiérarchie, les utilisateurs ont besoin de chiffres qui concernent l ensemble du groupe, dans sa fonction de distribution. Ces rapports sont essentiellement livrés par la filiale «ELIT». Les données étant consolidées à partir des bases de production des «DD» des quatre filiales de distribution. Cela suppose donc, la participation de différents acteurs dispersés sur l ensemble du territoire national ainsi que sur l ensemble des filiales distributions. Dans le meilleur des cas, le rapport demandé concerne des données déjà consolidées et prêtes à l utilisation. L élaboration du rapport se fait donc sans grandes difficultés. Sinon, le procédé d extraction et de consolidation est relancé. Le diagramme suivant donne une vision claire de la manière dont sont consolidées les données et les rapports élaborés en partant de la demande d un état donné jusqu'à sa production : 58
67 Figure II.8 : Diagramme d activité modélisant l édition de rapport pour le niveau groupe. À partir de ce diagramme on peut d ores et déjà avoir une idée sur le nombre d intervenants dans cette procédure qui reste une tâche très fastidieuse, surtout dans sa partie consolidation des données. Cette procédure se déroule comme suit: Phase 1 : les utilisateurs de niveau groupe, principalement des analystes et des décideurs de la DGDS et de la maison mère, formulent leurs requêtes qui sont transmises au département «Systèmes d information de la distribution» (SID) de la filiale «ELIT». Phase 2 : le département SID, en recevant une demande de la part des utilisateurs de niveau groupe, lance la procédure de consolidation des données à partir des différentes DD du groupe. Cette procédure doit faire l objet d une validation de la part du directeur études et développement. La demande est ensuite transmise au chef de CTI de chaque DD. Phase 3 : Les chefs de CTI, en recevant la demande d extraction, programment une tranche horaire et préparent les scripts d extraction. L étape d extraction aboutit à la transmission de fichier texte vers le département SID. 59
68 Remarque : les fichiers, étant d une taille assez volumineuse, peuvent atteindre une centaine de mégas voire plus. Ces dits fichiers subissent parfois des altérations durant le transfert ou deviennent carrément inutilisables. Dans ce cas les «D.D.» concernées sont recontactées pour une nouvelle extraction ou un nouvel envoi selon la nature du problème. Il arrive parfois, suite à des problèmes réseaux, de recourir au transfert des données sur support physique transportable (CD, clé USB). Phase 4 : Une fois les données reçues en totalité, la consolidation se fait au niveau du département «SID» manuellement. Cette consolidation permet d élaborer les rapports voulus. Phase 5 : Le rapport est validé par le chef de département est et envoyé aux utilisateurs finaux. Remarque : la procédure se répète généralement quatre fois par an, la consolidation des chiffres se faisant chaque trimestre. Mais cela n empêche pas le lancement de cette procédure en cas de nécessité. Sauf en cas de problèmes, toute échange d information «demandes et fichiers joints» se fait par le biais de la messagerie interne du groupe. II.2 Niveau Sociétés de Distribution Pour le niveau «SD», la procédure se déroule exactement comme pour le niveau groupe. A cela près que «ELIT» n intervient pas à ce niveau là. C est alors aux ingénieurs de la structure concernée de prendre en charge la consolidation et l élaboration des rapports. Les différences notées sont : Emission de la demande : La demande est formulée par les analystes et décideurs des deux directions Commerciale Marketing «DCM» et Comptabilité et Finance «DCF». Extraction des données: l extraction se fait toujours aux niveaux des DD affiliées à la SD. Dans la plupart du temps les données sont transférées directement sous forme de rapports 10. Consolidation des données : la consolidation se fait soit à partir des fichiers de données, soit en se basant sur les rapports transmis par les DD. Cette consolidation se fait toujours de façon manuelle et monopolise les ingénieurs et techniciens de SD. Remarque : la procédure d élaboration de rapports au niveau SD se fait généralement chaque fin de mois. Elle peut aussi être lancée en cas de nécessité. 10 Ces rapports obéissent à des canevas prédéfinis. 60
69 II.3 Niveau Directions de Distribution Les consommateurs de rapports au niveau des DD utilisent des rapports livrés directement par leurs CTI. Ces rapports, basés exclusivement sur les données des systèmes transactionnels, sont élaborés et transmis à la demande des managers. Le schéma suivant montre la manière dont sont traitées les demandes de rapport au niveau DD. La demande est transmise directement du manager vers le chef de CTI via la messagerie interne «lotus de l entreprise». Le chef de CTI charge son équipe technique de l élaboration du rapport demandé qu il contrôle avant sa transmission à qui de droit. L élaboration des rapports se fait à ce niveau soit par le bais du module «Statistique 11» du SGC, Soit par des requêtes SQL. La présentation du rapport se fait alors selon le canevas demandé. Remarque : Vu le nombre important de demandes et de sollicitations, certaines DD ont mis à la disposition des managers et des décideurs des systèmes qui fournissent des états statistiques à la demande. Cependant, ces systèmes, en interrogeant directement la base de données transactionnelle en production, offrent des services limités avec des temps de réponse non satisfaisants. Cette mise en place de systèmes, ne fait qu encourager le groupe à uniformiser les procédures et méthodes de prise de décision. 11 Ce module a été développé pour fournir un certain nombre de rapports statistiques au niveau DD. Il interagit directement avec la base de données en production et pénalise souvent le système transactionnel. 61
70 III. Conclusion Cette étude nous permet d avoir une vision générale des procédures d élaboration de rapports et de consolidation des données. Elle constitue aussi le point de départ pour définir le périmètre du projet en général et de l étude des besoins en particulier. Elle fait ressortir les insuffisances du système actuel en soulignant les points faibles ou les goulots d étranglements de ce dernier. Le chapitre suivant consacré à l étude des besoins, aidera à détecter ceux des utilisateurs de manière à pouvoir y répondre. 62
71 Chapitre III : Définition des besoins. 63
72 I. Introduction Tout Data Warehouse doit être en mesure de répondre aux attentes des utilisateurs. Cela ne peut, évidemment, se faire sans une étude approfondie de leurs besoins. Ainsi, il existe deux démarches qui ont été décrites lors de notre synthèse bibliographique, et qui sont: l'approche «Buttom Up» et l'approche «Top Down». L'application exclusive de l'une de ces deux approches ne produit nullement des résultats satisfaisants. La démarche généralement adoptée est une démarche mixte, qui allie entre les deux précédentes dans un souci de prise en considération des besoins des décideurs sans perdre de vue toute possibilité et opportunité offerte par les données sources. Cette approche permet donc de recueillir, corriger et de modérer les attentes des utilisateurs dès le départ, tout en détectant d'éventuels besoins non exprimés. Durant l étude des besoins on ne peut se limiter iter aux interviews avec les utilisateurs, néanmoins, il faudrait absolument prendre en compte l avis des Administrateurs des bases de données des systèmes sources«les DBA sont les principaux experts sur les applications existantes susceptibles d'alimenter l'entrepôt de données. Leurs interviews servent à confronter aux réalités certains des thèmes qui surgissent lors des rencontres avec les utilisateurs finaux.» [Kimball, 96] Figure II.9 : La place de l étape d étude des besoins dans un projet Data Warehouse. 64
73 Ce chapitre a pour principale vocation d exposer et de décrire la démarche adoptée pour la détection des besoins ainsi que la présentation de la synthèse qui en sera faite. I.1 Description de la démarche d'étude des besoins Afin de faire une étude aussi complète que possible, nous avons choisi d'adopter une démarche qui nous a permis de combiner, d une manière assez satisfaisante, entre l'approche «Buttom Up» et l'approche «Top Down». Ainsi, notre démarche peut se résumer au travers des étapes suivantes: Étude préliminaire des systèmes sources et interviews sommaires avec les DBA, Détection des postes susceptibles d'être porteurs d'informations utiles, Planification, préparation et conduite des interviews: Utilisation d autres moyens pour la détection des besoins, Rédaction et validation du recueil récapitulatif des besoins, a. Étude préliminaire des systèmes sources et interviews sommaires avec les DBA Cette étude représente une étape de compréhension des systèmes opérationnels et de leur environnement. Elle a pour mérite de consolider les connaissances acquises durant l étude de l existant, ainsi que le jargon et le fonctionnement de l entreprise. En outre, cette étape permet de détecter, de manière succincte, les postes susceptibles d interagir avec le Data Warehouse. Elle est de ce fait indispensable pour un bon recensement des besoins. Outre les DBA, qui sont pour la plupart des chefs de CTI, les gestionnaires qui se trouvent au sein de l Elit, et dont la fonction principale est de définir les règles de gestion des applications et de s assurer du respect des procédures propres à la distribution, ont été une source d information assez bénéfique, eu égard à leur connaissance des applications du SGC et de leur maîtrise du métier du groupe. b. Détection des postes susceptibles d'être porteurs d'informations utiles Vu le grand nombre d employés activant au sein du groupe SONELGAZ, notamment dans la fonction de distribution, ainsi que la dispersion géographique des filiales, il nous a été, bien sûr, impossible de voir et d interviewer toute cette population. Ainsi, notre étude s est axée sur les utilisateurs SDA, SDC. Cette étape nous a permis, donc, d identifier, en premier lieu, les services qui peuvent être porteurs d informations tangibles et qui représentent la population potentiellement utilisatrice du projet. Ces dits services sont classés selon leur appartenance aux différentes structures, indiqué dans le tableau suivant: 65
74 Structure Intitulé du poste Nombre total de postes Direction de distribution Directeur régional de distribution 58 (1 chef par DD) Commercial 58 (1 chef par DD) Division finance et comptabilité 58 (1 comptable par DD) Administrateur 58 (1 administrateur par DD) Société de distribution P.D.G de la SD 4 D.C.M 4 Directeur finance et comptabilité 4 Groupe P.D.G 1 DGDS 3 - DAP - DAR - ED Total 248 Tableau II.3 : Tableau présentant la population à interviewer. c. Planification, préparation et conduite des interviews Avant de détailler cette étape, il est nécessaire de justifier notre choix de l entretien «interviews» comme méthode de collecte des besoins. Bien qu il existe d autres méthodes d identification des besoins, les entretiens s imposent comme étant la valeur sûre dans un tel projet. En effet, cette méthode a l avantage d être, plus ou moins, facilement planifiable et d ouvrir le dialogue avec les interviewés, qui sont pour la plus part des décideurs et des analystes. Dans le souci de conduire à bien cette étape, qui du reste est très critique et délicate, il est nécessaire de passer par différentes phases, à savoir : 1 La phase de planification La planification se fait généralement plusieurs jours à l avance. Elle nous permet de prendre les rendez-vous nécessaires et de prévenir les futurs interviewés de notre arrivée et du motif de cet entretien. Cette phase, qui est un préalable indispensable, s est avérée être une tâche très ardue. En effet, la nature organisationnelle et la dispersion des structures liées à la distribution ont posé des problèmes que nous évoquerons plus loin. Cependant ces mêmes facteurs nous ont 66
75 poussés à entreprendre ce genre de démarches dans un souci de bonne conduite du projet et afin de ne pas perdre de temps dans des allers et retours improductifs. Aussi, nous avons essayé de planifier nos entretiens de manière à avoir une certaine alternance entre les interviews des potentiels utilisateurs et les entretiens avec les DBA et les gestionnaires de manière à combiner entre les besoins d analyse et les potentialités des systèmes sources et de leurs données. 2 La phase de préparation Une fois la planification de l entretien terminée, sa préparation doit se faire de telle sorte à ce qu il se déroule dans les meilleures conditions possibles. La préparation se résume essentiellement en l identification des questions à poser, des points à soulever et des thèmes à éviter afin de ne pas trop s éparpiller. Les questions à poser sont classées en deux catégories, selon le poste de la personne interviewée. Ainsi certaines questions sont destinées aux décideurs alors que d autres sont destinées aux analystes. 3 La conduite des entretiens Dernière phase de l étape, la conduite des interviews représente la réalisation sur le terrain des phases précédentes. Le but escompté étant d amener les interviewés, au travers de leurs réponse à nos questions, de présenter leur travail et la manière dont ils procèdent pour le faire. L identification des besoins se fera alors en détectant les métriques qu ils utilisent et les informations sur lesquelles ils s appuient pour la prise de décision. d. Autres moyens utilisés pour la détection des besoins Bien que les entretiens représentent une source importante d informations et aident grandement à l identification des besoins des utilisateurs, leur utilisation exclusive n est pas conseillée dans la construction d un entrepôt de données. Cela tient principalement au fait que les utilisateurs ne peuvent, même avec la meilleure volonté du monde, exprimer tous leurs besoins. De ce fait, il est fait appel à l étude des rapports déjà demandés et des données disponibles a même de fournir des informations exploitables. L étude des rapports offre un certain apport à notre démarche d études des besoins, dans la mesure où les utilisateurs peuvent ne pas mentionner des besoins qui leur paraissent évidents ou qui ne leur viennent pas à l esprit durant nos interviews, ces derniers peuvent être, en effet, influencés par nos questions. L étude des données, quant à elle, sert à détecter des besoins non déclarés et qui peuvent se faire sentir ultérieurement, le but de cette démarche étant de construire un entrepôt de données capable de répondre à ces éventuels nouveaux besoins. 67
76 e. Rédaction et validation du recueil récapitulatif des besoins L étude des besoins nous a permis de recenser les besoins que nous avons classés par volets spécifiques. Ils peuvent être présentés de la manière suivante : Volet Détecté Besoins enregistrés (Les critères d analyse) Suivi des ventes Utilisateurs : Ce volet a été évoqué et solliciter à tous les niveaux et par différents postes. Cependant les utilisateurs des services Commerciaux et marketing, de la DCM et de la DFC ont exprimé un vif intérêt pour ce volet. Besoins : Les utilisateurs ont besoin de connaître l évolution des ventes et des consommations dans le temps et selon différents critères à savoir : (Zone géographique, type d abonnement, secteur d activité) Suivi des abonnés Utilisateurs : Services commerciaux, DCM, utilisateurs de la DGDS. Besoins : ce volet contient les informations relatives à l apport abonné (résiliations, nouveaux clients, etc.), l utilisateur devrait être en mesure de suivre l évolution de ces chiffres selon différents critères d analyse: (Zone géographique, temps, type abonnement, activités). Suivi des affaires Utilisateurs : Services commerciaux, DCM. Besoins : Avoir une vue d ensemble de l évolution des affaires et le suivi des taux et les délais de réalisations. L utilisateur doit être en mesure de faire des analyses selon les critères : (Zone, Type de l affaire, énergie, temps) Suivi des recouvrements Utilisateurs : Services commerciaux, DCM, DFC. Besoins :Disposer de la possibilité d analyse par rapport à des axes bien déterminés, qui sont :(Zone, Type d abonnée, client, énergie, temps) Tableau II.4 : Synthétisation des besoins recensés. 68
77 I.2 Problèmes et obstacles rencontrés Bien que notre étude des besoins ait donné lieu aux résultats escomptés, à savoir leur identification et leur prise en charge, il n empêche que le travail ne s est pas effectué sans obstacles, dont les plus importants sont : Difficulté de planifier les entretiens à cause de : - La charge de travail qui nous incombe, - L emploi du temps chargé des interviewés, - L organisation du groupe par filiale a limité notre libre circulation au sein du groupe, - Dispersion géographique des structures d hébergement d hébergent des services et les personnes à interviewer, L indisponibilité de personnes concernées par les entretiens et les annulations de dernière minute, Les résistances au changement notamment au sein de quelques directions régionales, La rétention d informations sous couvert de confidentialité, L appréhension, par les utilisateurs, du projet et de sa faisabilité, 69
78 II. Conclusion L étude des besoins est une étape plus que nécessaire dans un projet Data Warehouse. C est, en effet, à partir de cette étude que se décidera la manière de construction de l entrepôt de données et de son architecture. Cette étude des besoins s est déroulée sur vingt trois entretiens et a concerné quinze personnes occupant différents postes à des niveaux hiérarchiques différents. L ensemble des entretiens a duré plus de 33 heures et nous ont permis tout d abord d appliquer les méthodes d analyse et de collecte d information. Il nous a permis de connaître d avantage de détails sur les rouages de l entreprise et d identifier les besoins analytiques de l entreprise. Les besoins étant recensés, la construction du Data Warehouse peut alors commencer. Cette construction fera l objet du chapitre suivant. 70
79 Chapitre IV : Conception de la solution 71
80 Conception de la zone d entreposage 72
81 I. Introduction Une fois les besoins des utilisateurs connus, nous pouvons commencer à concevoir les volets de notre Data Warehouse. Pour cela, nous avons eu recours à la modélisation dimensionnelle qui est souvent associée aux entrepôts de données compte tenu de ses avantages. Cependant, avant de se lancer dans la modélisation, il est intéressant de classer les sujets recensés selon l intérêt qu ils représentent pour l entreprise et les facilités de réalisation. Ce classement nous aidera à choisir l activité à modéliser en premier lieu de manière à garantir des résultats satisfaisants pour l entreprise. II. Processus de la modélisation dimensionnelle La conception d un modèle dimensionnel passe par cinq étapes essentielles : Choix de l activité à modéliser : ce choix se fait après classement des activités dans une matrice dite d analyse des priorités [Kimball, 2004]. Cette matrice permet de connaître quelle activité choisir en premier. Le classement des sujets recensés, qui s est fait en collaboration avec les décideurs et les techniciens de l entreprise, est illustré dans la figure suivante : Figure II.10 : Analyse des priorités du cas «Distribution SONELGAZ». Définition de l activité et de son grain, Définition des dimensions qui décrivent une ligne de la table de fait, Définir les mesurables du fait, Définir les agrégats. 73
82 II.1 Volet «Vente» a) Présentation de l activité «Vente» «Une vente est la cession d un bien ou d'un service en échange d'une somme d argent convenue entre le vendeur, celui qui cède le bien ou le service, et l'acheteur, celui qui paie» [Larousse, 2008]. SONELGAZ, par le biais de ses quatre filiales, propose la vente d énergie, (électricité ou gaz), livré par canalisation jusqu au lieu de consommation, dans le cadre d un contrat de fourniture. La vente d énergie, électrique ou gazière, demeure comme l activité principale des filiales de distribution du groupe SONELGAZ, réalisant la plus grande partie du chiffre d affaire du groupe. Les chiffres liés aux ventes se présentent comme des indicateurs d une grande signification par rapport à la performance du groupe. Ainsi la disponibilité de ces informations s avère indispensable pour les décideurs de l entreprise. b) Grain de l activité Le choix du grain le plus fin donne un maximum de flexibilité. Dans le cas des ventes le grain le plus fin, ou le niveau de détail le plus bas, correspond à une opération de facturation 12, d où une ligne de table de fait correspondant à : Suivi de la quantité et du montant de la vente d une énergie par tarif à un client activant dans un certain domaine à une date donnée. 12 Ce n est qu après facturation que la quantité et le montant consommé sont arrêtés, d où la vente. 74
83 c) Les dimensions participantes du modèle Les dimensions ont pour objectif de décrire le fait, donc on essaye de recenser toutes les informations qui décrivent une vente et qui peuvent intéresser les décideurs. 1. Dimension Temps La dimension temps est «la seule dimension qui figure systématiquement dans tout entrepôt de données, car en pratique tout entrepôt de données est une série temporelle. Le temps est le plus souvent la première dimension dans le classement sous jacent de la base de données» [Kimball, 2001]. La dimension temps se présente comme suit : Figure II.11 : La Dimension Temps de l activité «Vente». Le niveau de détail le plus bas de cette dimension est la journée. En effet, les utilisateurs ont fait ressortir le besoin de suivre les chiffres au jour le jour et d en garder l historique de ces derniers. Dans cette dimension, il est utilisé une clé artificielle comme clé primaire. Cette clé artificielle sert à faciliter la manipulation de la dimension. Le tableau suivant donne plus de détails sur cette dimension : 75
84 Désignation Code_temps Date Jour Jour_semaine Mois Mois_annee Annee_mois Semaine_dans_annee Annee Trimestre Trimestre_annee Saison Evénement Détails Clé artificielle de la dimension temps. La date au format complet. Position du Jour dans le mois. Nom des jours de la semaine. Nom du mois. Numéro du mois dans l année. Année et mois (concaténation). Numéro de la semaine dans l année. Année de la date. Trimestre de la date. Trimestre et année (concaténation). Saison à la quelle appartient une date. Evénement survenu lors de cette date. Tableau II.5 : Tableau descriptif de la dimension «Temps». 76
85 2. Dimension client Le client s impose comme un élément important dans l analyse, et intéresse les analystes et les décideurs de l entreprise. Outre ce qu il représente dans une opération de vente, l analyse du comportement du client peut aider l entreprise à mieux le satisfaire. Figure II.12 : La Dimension Client de l activité «Vente». La dimension client décrit un client, l acheteur. Un client est référencié par son lieu de consommation, c'est-à-dire quatre clients qui ont habité le même lieu, sont considérés comme un seul client. Pour permettre la traçabilité et le suivi d un client on a introduit une clé artificielle. Celle-ci aide à pallier à l insuffisance de la codification en vigueur, notamment pour une finalité décisionnelle. Les caractéristiques qui décrivent un client sont: 77
86 Désignation Code_client Reference Numero_client Nom_client Adresse_client Code_postal Commune Agence Direction_regionale Wilaya Filiale Secteur_activite Debit_gaz Debit_electricite Type Groupe Tournee Détails Clé artificielle La référence du lieu de consommation Le numéro affecté à un client FSM 13 (ce champ est utilisé si le client est un abonné FSM) Le nom du client. Adresse du client. Code postal du lieu de consommation. Commune du lieu de consommation. Agence à laquelle le lieu de consommation est affilié. La direction régionale où le lieu de consommation est affilié. La wilaya du lieu de consommation. La filiale à laquelle le lieu de consommation est affilié. Secteur d activité du client dans le lieu de consommation. Débit gaz installé sur le lieu de consommation. Débit électricité installé sur le lieu de consommation. Type du client (ordinaire ou FSM). Le groupe de facturation du client (Chaque client appartient à un groupe de facturation. Il existe 60 groupes de facturation). La tournée de relève à laquelle appartient le client. Tableau II.6 : Tableau descriptif de la dimension «Client». 13 FSM : Facturation sur mémoire. 78
87 3. Dimension facture Une facture est un document relatif au fait de vente. Cette dernière contient un certain nombre d informations intéressantes pour une analyse. Elle décrit les différentes caractéristiques d une facture, et qui caractérisent aussi une vente. Figure II.13 : La Dimension Facture de l activité «Vente». La facture est identifiée par un numéro facture. Ce même numéro est affecté, dans le cas présent, à la facture en cas d annulation. La différence entre les deux se fait alors grâce au champ type facture. On pourrait dans ce cas penser à l adoption d une clé primaire composée. Cependant une telle clé nuirait fortement aux performances du système. Pour cela, et dans un souci de performance, on a introduit une clé artificielle à cette table. Ce choix est d autant plus justifiable que la dimension est une dimension à évolution rapide. La facture est caractérisée par : 79
88 Désignation Numero_facture Numero_facture_SGC Date_facture Cycle Type Type_releve Montant_HT Montant_TTC Taxe_habitation Montant_timbre Montant_TVA Droit_fixes Soutient_etat Détails Clé artificielle Le numéro facture dans le système source. Date de la facturation. Cycle d émission de la facture. Type de la facture (Emission ou Annulation). Type de la relève (les relèves d index se font de différentes manières). Montant hors taxe. Montant toutes taxes comprises. Taxe habitation. Montant du timbre. Montant TVA. Montant droit fixes. Montant du soutient de l état (les wilayas du sud). Tableau II.7 : Tableau descriptif de la dimension «Facture». 80
89 4. Dimension zone géographique La dimension zone géographique décrit la zone où le fait a eu lieu. Après l étude des besoins au sein du groupe, il parait intéressant de faire des comparaisons par rapport à des zones géographiques. Le grain le plus bas de cette dimension correspond aux communes. Ces dernières sont susceptibles d évolution dans le temps (appartenance a une filiale ou une wilaya). On jugé donc nécessaire d introduire une clé artificielle pour permettre le suivi de l évolution de la dimension et d assurer la cohérence des données. Figure II.14 : La Dimension Zone géographique de l activité «Vente». Les caractéristiques de la dimension «Zone géographique» sont explicitées dans le tableau suivant : 81
90 Désignation Code_zone Code_commune Nom_commune Code_agence Nom_agence Adresse_agence Tel_agence Code_dd Nom_dd Adresse_dd Tel_dd Code_wilaya Nom_wilaya Code_filiale Adresse_filiale Tel_filiale Détails Clé artificielle. Code de la commune. Nom de la commune. Code de l agence (une agence regroupe plusieurs communes). Nom de l agence. Adresse de l agence. Téléphone de l agence. Code de la direction de distribution. Nom de la direction de distribution. Adresse de la direction de distribution. Téléphone de la direction de distribution. Code de la wilaya. Nom de la wilaya. Code de la filiale de distribution (il y a quatre filiales). Adresse de la filiale de distribution. Téléphone de la filiale de distribution. Tableau II.8 : Tableau descriptif de la dimension «Zone géographique». 82
91 5. Dimension activité Figure II.15 : La Dimension Activité de l activité «Vente». Cette dimension décrit les différents secteurs d activités économiques. Celle-ci est chargée à partir d un tableau transmit par le ministère des finances, et très importante, dès lors que beaucoup d analyses observées pendant l étude des besoins, se base sur cette dimension. Désignation Code_activité Libellé_activité Détails Le code de l activité. Libellé de l activité. Tableau II.9 : Tableau descriptif de la dimension «Activité». 6. Dimension tarif Figure II.16 : La Dimension Tarif de l activité «Vente». Souvent, des analyses sont faites par rapport aux tarifs affectés au client. Cette tarification est affectée de manière étudiée selon le type du client. En plus du «code_tarif», cette dimension contient : Désignation Code_tarif Abreviation_tarif Description_tarif Détails Le code tarif qui est appliqué actuellement. Abréviation du tarif telle qu utilisée dans l entreprise et codifiée sur les documents officiels. Une description sommaire du tarif. Tableau II.10 : Tableau descriptif de la dimension «Tarif». 83
92 7. Dimension énergie Figure II.17 : La Dimension énergie de l activité «Vente». Les filiales de distribution de SONELGAZ livrent plusieurs types d énergie qui différent par un certain nombre de caractéristiques. Avoir une segmentation par rapport à une caractéristique ou à une autre est très intéressant lors d une analyse. Une énergie est décrite par les caractéristiques suivantes : Désignation Code_energie Type_energie Debit Unite_mesure Détails Code énergie débit/type Type de l énergie Débit Unité de mesure de l énergie Tableau II.11 : Tableau descriptif de la dimension «Energie». 8. Dimension dégénérée «Puissance maximale» Les clés étrangères de la table de fait référencent les dimensions qui représentent le contexte du fait. Cependant il existe des clés ne référençant aucune dimension, ces dernières sont dites dimensions dégénérées. La dimension puissance maximale est dans ce cas un exemple de ce type de dimension. En effet, celle-ci ne contient aucune description textuelle et elle ne peut être assimilée à aucune autre dimension. Elle est identifiée par sa valeur dans la table des faits et fournie grâce à ce dernier la possibilité d analyser les ventes selon la puissance maximale demandée par le client. 84
93 d) Les mesurables Les mesurables qui correspondent à l activité des ventes et qui permettent de mesurer les performances de cette activité, sont la «quantité vendue» et le«montant de la vente en hors taxe» et les «primes fixes». 85
94 e) Le modèle en étoile de l activité «Vente» Figure II.18 : Modèle en étoile de l activité «Vente». 86
95 f) Les agrégats Les tables d agrégats améliorent les performances du Data Warehouse, en réduisant le nombre de lignes que le SGBD manipule afin de répondre à une requête. Cela se fait grâce à l agrégation des données contenues dans les tables de faits détaillées et qui sont stockées dans de nouvelles tables de faits. La construction des agrégats se base sur le modèle en étoile détaillée, et elle peut nécessiter: La création de nouvelles dimensions dérivées : la construction d un modèle agrégé nécessitera la suppression de quelques attributs d une dimension qui désigne le grain le plus fin. La suppression de quelques dimensions : le modèle agrégé peut engendrer l élimination de certaines dimensions qui n apparaissent pas au niveau de détail voulu. On peut aussi : Créer de nouveaux faits: lors de la création de la table de faits agrégée on peut rajouter quelques faits qui n existaient pas dans la modèle de base. En effet, l usage et la signification des tables agrégées peuvent différer du modèle de base. Créer des tables pré-jointes : une table d agrégat peut être construite à partir d une jointure entre la table de faits et une ou plusieurs dimensions. Le résultat est stocké dans une seule table dite pré-jointure. Une table d agrégat peut être invisible ou visible à l utilisateur final : Elle est invisible lorsqu elle reflète exactement le modèle de base Elle est visible lorsqu elle contient des faits supplémentaires. Les résultats issus d une table agrégée ou du modèle de base doivent être identique. Pour cette phase, on s inspire de la démarche décrite par C. Adamson dans son livre «Mastering the Data Warehouse Aggregates, Solution for Star Schema Performance». La démarche consiste à : 1- Enumérer les agrégats potentiels à partir d une étoile détaillée : pour détecter les agrégats potentiels et choisir ceux à implémenter dans le Data Warehouse. Il est nécessaire de bien décrire chaque agrégat. 2- Détecter les agrégats utiles : choisir des agrégats utiles à partir des agrégats potentiels. 3- Construire le modèle agrégé : enfin on construit le modèle agrégé tout en prenant en considération les dimensions dérivées commune entre les différents modèles. Les agrégats sont conçus, en général, comme des modèles dimensionnels. 87
96 1) Les agrégats potentiels Le tableau suivant décrit, d une manière simple et efficace, les agrégats potentiels du modèle dimensionnel de base de l activité des ventes: Dimension Agrégats potentiels Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Energie Type, débit 3 Activité Code activité 1 Tarif Tarif 1 Zone Tournée, agence, commune, DR, wilaya, filiale 6 Facture Date, cycle, type, relève 4 Client Numéro, commune, agence, DR, wilaya, filiale, activité, débit gaz, débit électricité, type 10 Tableau II.12 : Liste des agrégats potentiels pour l activité «Vente». 2) Les agrégats utiles : Les agrégats potentiels ne sont pas en effet tous utiles, soit par le nombre de lignes agrégées ou par les informations fournies. Pour cela on réduit la liste des agrégats à ce qui suit : Dimension Agrégats utiles Nombre d agrégats retenus Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Energie Type, débit 3 Activité Code activité 1 Tarif Tarif 1 Zone Commune, agence, DR, wilaya, filiale 5 Facture Cycle, type, relève 4 Tableau II.13 : Liste des agrégats utiles de l activité «Vente». A partir du tableau précédent nous choisissons les agrégats qui nous semblent les plus pertinents et susceptibles de faire l objet d accès fréquents. nous arrêtons la liste des modèles agrégats suivants : Ventes journalières par type d énergie par activité par commune. Ventes mensuelles par DR (agrégation de plus de dix mille lignes). Ventes mensuelles par cycle par type de relève (agrégation de plus de trois millions lignes). La modélisation des agrégats se fait grâce aux principes de la modélisation dimensionnelle. 88
97 II.2 Volet «Recouvrement» a) Présentation de l activité «Recouvrement» «Action de recouvrer, de retrouver ce qui était perdu, des sommes dues». [Larousse, 2008] Une suite logique au fait de vente, c est le recouvrement des sommes dues aux clients. Une somme peut passer par plusieurs phases ou états : facturée, impayée, payée, préscontentieux, contentieux et apurée. Cette terminologie obéit à un jargon au sein de l organisation pour définir une créance ou un avoir. Ces états correspondent aux différents comptes de recouvrement. Le mouvement d un compte à l autre se fait par rapport aux délais de recouvrement. L entreprise s intéresse au suivi de l état journalier de ces comptes afin de suivre de près cette activité très importante. b) Grain de l activité : Le grain le plus fin de l activité correspond à : Suivi du montant et de l état d une facture d un client appartenant à une zone géographique et activant dans un certain domaine à une date donnée c) Les dimensions participantes du modèle Les dimensions communes Après la détection des dimensions de la nouvelle étoile, on procède à une mise en conformité des dimensions communes. Pour ce faire, on construit un tableau qui croise les étoiles conçues avec leurs dimensions. Le but étant de détecter les dimensions communes pour leurs mises en conformité. Le tableau suivant illustre cela : Etoile Vente Recouvrement Dimensions Client Zone géographique Temps Facture Activité Nature Tableau II.14 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente» et «Recouvrement». A cette étape il existe quatre dimensions communes. Ces dimensions étant très détaillées dans la première étoile, il n y a pas eu nécessité de recourir à une mise en conformité. Cette remarque reste valable pour l ensemble du document, ainsi il n y a pas lieu de détailler les dimensions communes à la présentation de chaque étoile. 89
98 1. Dimension nature Figure II.19 : La Dimension nature de l activité «Recouvrement». La dimension «nature» décrit la nature du montant contenu dans le fait, ou plus précisément le compte dont il est comptabilisé à un moment donné. La dimension contient les informations listées dans le tableau suivant : Désignation Code_nature Libelle Operation Détails Clé artificielle Libellé de la nature du montant Libellé de l opération relative au montant Tableau II.15 : Tableau descriptif de la dimension «Nature». d) Les mesurables Le mesurable qui correspond à l activité «recouvrement» et qui permet de mesurer les performances de cette activité, est le «montant de l opération en toutes taxes comprises». 90
99 e) Le modèle en étoile de l activité «Recouvrement» Figure II.20 : Modèle en étoile de l activité «Recouvrement». 91
100 f) Les agrégats 1) Les agrégats potentiels Dimension Agrégats potentiels Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Nature Opération, nature 2 Activité Code activité 1 Zone Tournée, agence, commune, DR, wilaya, filiale 6 Facture Date, cycle, type, relève 4 Client Numéro, commune, agence, DR, wilaya, filiale, activité, débit gaz, débit électricité, type 10 Tableau II.16 : 2) Les agrégats utiles Tableau descriptif des agrégats potentiels du modèle «Recouvrement». Dimension Agrégats utiles Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Activité Code activité 1 Zone Commune, agence, DR, wilaya, filiale 5 Facture Cycle, type, relève 4 Tableau II.17 : Tableau descriptif des agrégats utiles du modèle «Recouvrement». Nous arrêtons la liste des agrégats suivants : Montant et nombre des factures des comptes de recouvrement journalier. par nature par activité par commune. Montant et nombre de facture mensuel par opération par commune. Montant et nombre de facture par nature par type client. 92
101 II.3 Volet «Suivi des affaires» a) Présentation de l activité «Suivi des affaires» Une affaire est une demande initiée soit par la clientèle ou par l agence et qui nécessite une mise à jour de la base de données. Cet événement se traduit par l enregistrement d une affaire qui sera suivie jusqu à son aboutissement. Parmi les modules du «SGC», le module «Gestion des Affaires» gère les affaires liées a la «Basse Moyenne Pression, Basse Moyenne Tension» depuis leurs enregistrements jusqu'à leurs réalisations. Ce module génère chaque jour, et au niveau de chaque direction de distribution, une masse de données considérable. Ces données représentent une source d information plus qu indispensables pour le groupe et ses filiales de distribution. D où la nécessité de suivre cette activité. b) Grain de l activité Le grain le plus fin de l activité suivi des affaires représente, en réalité, la possibilité de suivre une affaire selon des critères différents. Le grain peut alors être donné comme suit : Suivi dans le temps, et selon leur type, les affaires qui concerne un client selon son activité et qui sont initiées au niveau de chaque commune. c) Les dimensions participantes Les dimensions communes D après le grain de l activité on peut déjà savoir les dimensions qui seront présentes dans notre étoile et qui sont listées dans le tableau. Ces dimensions sont indispensables pour répondre au grain de l activité. Aussi, et afin d offrir un suivi plus complet et plus aisé, on a jugé nécessaire d introduire la «Dimension phase affaire». Etoile Vente Recouvrement Suivi des affaires Dimension Client Zone géographique Temps Facture Activité Affaire Type affaire Phase Tableau II.18 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente», «Recouvrement» et «Suivi des affaires». 93
102 1. Dimension affaire La dimension affaire est une dimension indispensable pour faire une bonne analyse dans cette étoile. En effet, afin de bien suivre une affaire nous avons besoin du maximum d information la concernant. Cette dimension décrit donc une affaire qui est identifiée par son numéro «le numéro de l affaire est unique au niveau national» et qui est caractérisée par son degré d urgence et son initiateur. Figure II.21 : La Dimension affaire de l activité «Suivi des affaires». Cette dimension est une dimension à évolution rapide. Cela se vérifie par le nombre d affaires initiées quotidiennement par agence. Cette dimension fournie les informations suivantes : Désignation Numero_affaire Degre_urgence Observation Initier_par Détails Un numéro d ordre donné par le système et qui évolue à chaque enregistrement. Représente le degré d urgence de l affaire. Certaines affaires sont plus urgentes que d autres. Observation relative à l affaire. Permet de connaitre l initiateur de l affaire (agence, client, DD). Tableau II.19 : Tableau descriptif de la dimension «Affaire». 94
103 2. Dimension type affaire Cette dimension nous renseigne sur le type de l affaire. Les types sont classés en catégories d après la nature de l affaire, ensuite en sous catégories d après l énergie concernée. En plus de l appartenance d une affaire à une catégorie, cette dimension nous renseigne sur d autres caractéristiques à savoir l énergie de l affaire et sa durée approximative. Figure II.22 : La Dimension type affaire de l activité «Suivi des affaires». La dimension est une dimension à évolution lente. En effet, l ajout d une catégorie est peu fréquent. Le détail de cette dimension est le suivant : Désignation Code_affaire Intitule_affaire Code_categorie Intitule_categorie Code_ss_categorie Intitule_ss_categorie Duree_aproximative Détails Code de l affaire tel qu il est connu au sein du groupe. Intitulé du type de l affaire. Le code de la catégorie à laquelle appartient un type d affaires. L intitulé de la catégorie à laquelle appartient un type d affaires. Code de la sous catégorie. Chaque catégorie est divisée en sous catégories. Intitulé de la sous catégorie. Une approximation en jours de la durée de l affaire. Tableau II.20 : Tableau descriptif de la dimension «Type affaire». 95
104 3. Dimension phase Chaque affaire transite, durant son cycle de vie, par un certain nombre de phases. Celles-ci ont été normalisées et codifiées de manière à ce qu elles puissent être utilisées conjointement par toutes les affaires. La dimension phase reprend donc la codification utilisée par le «SGC» pour identifier ces phases. L utilisation d une telle dimension facilite grandement la compréhension du modèle dimensionnel et conférera une certaine aisance d implémentation et de gestion de l alimentation de l étoile. Figure II.23 : La Dimension phase de l activité «Suivi des affaires». Le tableau suivant donne le détail de cette dimension : Désignation Code_phase Intitule_phase Description_phase Détails Code des phases par lesquelles transitentnt les affaires. Intitulé de chaque phase. Description textuelle de chaque phase. Tableau II.21 : Tableau descriptif de la dimension «Phase». d) Les faits mesurés Cette étoile n a pas de mesurables a proprement parlé. La table de faits dans ce cas est appelée une «Table de faits sans faits». Ce genre de table permet de renseigner sur le nombre et l évolution des affaires dans le temps. 96
105 e) Modèle en étoile de l activité «suivi des affaires» Figure II.24 : Modèle en étoile de l activité «Suivi des affaires». 97
106 f) Les agrégats 1) Les agrégats potentiels Dimension Agrégats potentiels Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Activité Code activité 1 Zone Tournée, agence, commune, DR, wilaya, filiale 6 Client Numéro, commune, agence, DR, wilaya, filiale, activité, débit gaz, débit électricité, type 10 Type affaire Code catégorie, code sous catégorie 2 Tableau II.22 : Tableau descriptif des agrégats potentiels du modèle «Suivi des affaires». 2) Les agrégats utiles Dimension Agrégats utiles Nombre d agrégats possible Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Activité Code activité 1 Zone Commune, agence, DR, wilaya, filiale 6 Type affaire Code catégorie, code sous catégorie 2 Tableau II.23 : Tableau descriptif des agrégats utiles du modèle «Suivi des affaires». On va arrêter la liste des agrégats suivants : Nombre et durée des affaires par commune. Nombre et durée des affaires par secteur d activité. 98
107 II.4 Volet «Suivi des abonnés» a) Présentation de l activité «Suivi des abonné» Un abonnement électrique (ou gazier) est une contrepartie aux services qui sont rendus par le gestionnaire du réseau public de distribution. Principalement l acheminement de l électricité, et du gaz de la centrale au lieu de consommation de l abonné. L abonné est la partie bénéficiaire du service, en contrepartie il doit honorer ses engagements relatifs au contrat d abonnement. Lors de notre étude des besoins, un des sujets auquel s intéressent les décideurs est le suivi des abonnés : abonnement, mise en service, résiliation. En effet, le nombre d abonnés se présente comme un des indicateurs de performances de l entreprise, d où l intérêt de suivre la réalisation des objectifs tracés. b) Grain de l activité : Le grain le plus fin de l activité correspond à : L historique complet d un abonné par type, zone géographique et par activité. c) Les dimensions participantes du modèle : 1. Les dimensions communes Le tableau suivant nous donne la liste des dimensions communes entre toutes les étoiles : Etoile Vente Recouvrement Suivi des Dimension abonnés Suivi des abonnés Client Zone géographique Temps Activité Type abonné Tableau II.24 : Détection des dimensions communes entre les volets «Vente», «Recouvrement», «Suivi des affaires» et «Suivi des abonnés». 99
108 2. Dimension type abonné La dimension type abonné contient une description d un abonné par le type de paiement (domicilié ou non domicilié) et par rapport au type du lieu de consommation. Figure II.25 : la Dimension Type abonné de l activité «Suivi des abonnés». Désignation Code_type_abonne Type_paiement Type_ lieu Détails Clé artificielle du type abonné Type abonné selon ses paiements Type abonné selon le lieu de consommation Tableau II.25 : Tableau descriptif de la dimension «Type abonné». d) Les mesurables Dans ce cas on se retrouve avec une table de faits sans faits. Cette table a pour objectifs de tracer l historique d un abonné du jour de son abonnement à son éventuellele résiliation. 100
109 e) Le modèle en étoile de l activité «Suivi des abonnés» Figure II.26 : Modèle en étoile de l activité «Suivi des abonnés». 101
110 f) Les agrégats 1. Les agrégats potentiels Dimension Agrégats potentiels Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Type abonné Lieu, paiement 2 Activité Code activité 1 Zone Tournée, agence, commune, DR, wilaya, filiale 6 Client Numéro, commune, agence, DR, wilaya, filiale, activité, débit gaz, débit électricité, type 10 Tableau II.26 : Tableau descriptif des agrégats potentiels du modèle «suivi abonnés». 2. Les agrégats utiles Dimension Agrégats utiles Nombre d agrégats possibles Temps Mois, trimestre, année, saison 4 Activité Code activité 1 Zone Commune, agence, DR, wilaya, filiale 6 Type abonné Lieu, paiement 2 Tableau II.27 : Tableau descriptif des agrégats utiles du modèle «suivi abonnés». On va arrêter la liste des agrégats suivants : Nombre d abonnements par commune par jour. Nombre de résiliations par commune par jour. Nombre de mises en service par commune par jour. 102
111 III. Conclusion La zone d entreposage constitue la zone exploitable par les utilisateurs. La modélisation de cette zone se fait grâce à la modélisation dimensionnelle. Cette manière de représenter les données offre aux utilisateurs des modèles intuitifs et compréhensibles permettant de naviguer et de manipuler les données, détaillées ou agrégées, sans difficulté afin de satisfaire leurs besoins en analyse. La finalisation de la conception d une étoile de l entrepôt, nous permet de passer à la construction de la zone d alimentation. Cette zone d alimentation constitue l objet du prochain chapitre. 103
112 Conception de la zone «alimentation» 104
113 I. Introduction L ETL, ou l alimentation du Data Warehouse, est une étape des plus importantes dans un projet Data Warehouse, elle représente 80% de la charge de travail. Cette étape a pour objectif d assurer l acheminement des données des systèmes sources jusqu à l entrepôt de données, en passant par les différentes phases de nettoyage et de transformations nécessaires. La conception du processus d alimentation nécessite les étapes suivantes : Etude et planification, Choix de l architecture, Conception des processus de chargement : o Processus de chargement des tables de dimension, o Processus de chargement des tables de faits, o Processus de chargement de table temps, II. Etude et planification : en : Cette phase représente une phase préliminaire à l ensemble du processus. Elle consiste L étude des sources de données, La détection des emplacements des données source, La Définition de la périodicité du chargement, II.1 Les sources de données : Les sources de données de notre entrepôt sont : Le système SGC, avec ses 35 modules (voire annexe C), Le système de gestion de la distribution HT/HP, Les fichiers plats, en provenance d autres structures (pour les achats), ou d organismes externes (le ministère des finances), Les sources de données en chiffres: 58 sources de données, éparpillées sur l ensemble du territoire national, Plus de 6 millions de clients, Plus de cent trente intégrations d abonnés jour, Soixante-dix mille factures jour, 105
114 II.2 Détection des emplacements des données sources : Afin de définir l emplacement des informations dans les différents systèmes source et d en choisir les emplacements les plus fiables, nous avons travaillé de manière étroite avec les DBA et les gestionnaires. Le nombre important de tables, la redondance des données et l intervention de différents systèmes, rendent cette tâche très ardue. Afin de mener à bien cette détection, nous devons : Lister les données nécessaires à partir des étoiles conçues, Lister les emplacements de chaque donnée, Choisir la source la plus fiable et la valider comme source de chargement, Dresser un tableau 14 qui établi le lien entre données sources et donnée cibles avec les transformations nécessaires, Cette étape s achève par l élaboration d une carte logique entre données sources et données cibles 15. Il est important de valider les sources de données (donc le tableau cité précédemment), afin de vérifier leurs intégrités et leurs fiabilités. II.3 Définition de la périodicité de chargement La périodicité de chargement est étudiée pour chaque étoile séparément., ce qui n empêche pas une synchronisation dans les chargements des dimensions communes. Avant de décider de la périodicité du chargement, les contraintes suivantes doivent être prises considération : La quantité de données à charger, Le temps de non activité des systèmes sources, L étoile qui engendrera les chargements les plus importants, en termes de volume, n est autre que l étoile des ventes. En effet, le système de facturation, établit annuellement plus de six millions de factures, ce qui représente plus de dix millions de lignes de faits «ventes». Ce processus s exécute de façon journalière (soixante-dix mille lieux de consommation par jour). Aussi, le module de gestion des affaires (Système source) présente une forte volatilité de ses données. Cette volatilité est due au fait que le passage, d une affaire donnée, d une phase à une autre, ne laisse aucune trace sur la base de données opérationnelle. 14 Ce tableau est décrit dans le livre [Kimball 2004]. 15 Voire Annexe D 106
115 De ce fait, l idéal est de procéder à des chargements journaliers, pendant les heures de non activité des systèmes sources, c'est-à-dire, durant la période qui s étend entre dix-huit heures et huit heures du matin. Pourquoi pas des chargements hebdomadaires Même si pendant les week-ends le nombre d heures de non activité des systèmes est plus important, la quantité de données à charger sera, elle, plus conséquente, et affectera les performances du processus de chargement. Par ailleurs, la volatilité de certaines données nous contraint à appliquer une telle politique de chargement III. Architecture du processus d alimentation L élaboration d une architecture du processus de l alimentation «ETL» dès le début du projet est très importante. En effet, le choix d une architecture affecte pratiquement toutes les composantes du projet. Tout changement de celle-ci engendrera nécessairement d importants changements dans l ensemble du projet. Partant de ce constat, il est nécessaire de mettre en place une architecture consistante à même de prendre en charge toutes les contraintes auxquelles on doit faire face. Le processus de l ETL peut se faire de différentes manières. Dans le cas d espèce nous avons choisi la méthode «Push-Pull». En plus des avantages qu elle présente, cette méthode pallie aux contraintes rencontrées au sein de l entreprise et permet d exploiter toutes les opportunités offertes. Parmi les contraintes et opportunités il peut être cité : L impossibilité d accès distant aux systèmes source : l entreprise n autorise pas des accès distants aux systèmes sources. L accès se fera par le biais d une base de données intermédiaire. Cette restriction est due à la structure organisationnelle de l entreprise 16. Les problèmes du réseau actuel 17 : le réseau actuel subi des perturbations au niveau de quelques directions de distribution. Ces dernières ne sont pas encore équipées de connexion ADSL 18. Le nombre important des sources de données et la quantité des données : Cette politique (push-pull) permettra le lancement de chargements parallèles. L existence de serveurs au niveau sources : les cinquante-huit directions de distribution disposent de matériel informatique important, permettant de lancer des processus de préparation de données au niveau des «DD». Maintenance facile: même si les sites sont éparpillés, la tâche d une éventuelle maintenance sera facilitée par le biais des équipes informatiques en place. 16 Le découpage juridique de l entreprise ne permet pas aux filiales de partager des informations d une façon directe. 17 Voire annexe F. 18 Plus de quarante D.D sont équipées de connexion ADSL. 107
116 Pourquoi adopter cette architecture? Outre un chargement sûr, Cette architecture permet de: Réduire les temps de chargement : grâce au chargement parallèle, le temps de traitements sera réduit. L impact réduit d un chargement échoué : l échec d un chargement aura un impact réduit sur les données du Data Warehouse. La possibilité de mise en place d une nouvelle façon d accès : dans une architecture «Push-Pull» il est préférable de faire un transfert de fichiers, par exemple via FTP. cette méthode très performante «testée» est difficile à déployer, elle sera donc mise en perspective. La figure suivante illustre l architecture du processus d alimentation adoptée : Figure II.27 : Architecture globale du processus E.T.L. Dans la zone de préparation«staging area» les données sont extraites à partir des sources de données, transformées et préparées pour le chargement final. Au niveau du serveur «ELIT» il est procédé à l affectation de clés artificielles et à quelques transformations nécessaires avant le chargement final dans la zone d entreposage. Après chaque chargement, une mise à jour des Meta Data doit être faite. 108
117 IV. Processus de chargement Le diagramme d activités suivant décrit le processus général de l alimentation de l entrepôt de données dés sa mise en service : Figure II.29 : Diagramme d activité du processus d alimentation. 109
118 Deux types de tables dans l entrepôt de données «faits, dimensions» doivent être distingués. Chaque type de table diffère dans les d informations qu il contient, et d où donc l adoption de deux processus de chargement. La stratégie d extraction adoptée consiste à comparer des chargements successifs afin de détecter les changements. Cette stratégie, étant la plus fiable, est incontournable pour la capture des changements pour des raisons de non fiabilité des champs date, généralement non renseignés. Cette détection se fait au niveau de la zone de préparation améliorant sensiblement les performances. IV.1 Processus de chargement de dimension Les tables de dimension constituent le contexte de la table de faits. Elles représentent le point d entrée au Data Warehouse. Une dimension est généralement constituée : d une clé artificielle, d une clé naturelle et des attributs. Le processus de chargement de dimension doit, outre le chargement des données, assurer : La gestion des clés artificielles: affectation des clés et mise en correspondance avec les clés naturelles. La gestion de l évolution de dimension : gérer les changements que subissent les dimensions. Il existe trois types de traitement par rapport à l évolution d une dimension : o Type 1 «écrasement» : consiste à mettre à jour l attribut subissant un changement. o Type 2 «création d un nouvel enregistrement» : consiste à créer un nouvel enregistrement afin de sauvegarder tout le cycle d évolution de la dimension. o Type 3 «déplacement de la valeur a changé dans un attribut ancien» : consiste à prévoir des attributs pour enregistrer les changements éventuels. Il permet de sauvegarder un nombre défini de changements. 110
119 Le digramme suivant illustre la politique que nous avons retenue : Figure II.30 : diagramme d activité du processus de chargement de dimension. 111
120 La stratégie adoptée pour la détection des changements se fait grâce à la comparaison entre le dernier chargement et le chargement actuel. Cette méthode, comme décrite lors de la synthèse bibliographique, est la plus fiable pour la capture des changements. Les mises à jour de type 3 sont traitées comme de nouvelles insertions, avec la mise à jour de la table références. IV.2 Processus de chargement des tables de faits L extraction des faits se fait avec les clés naturelles utilisées dans les systèmes sources. L étape qui précède le chargement de la table des faits consiste à remplacer les clés naturelles par les clés artificielles. La substitution peut se faire directement par le biais des tables de dimension, ce qui est correct mais très lent. Pour cela on utilise des tables de référencement. Le processus de chargement des tables des faits doit garantir l intégrité référentielle visà-vis des tables de dimensions. Le diagramme d activité suivant illustre le processus de chargement adopté pour une table de faits : 112
121 Figure II.31 : diagramme d activité du processus de chargement de faits. Le chargement de la table de fait peut être une insertion, ou une mise à jour des tables de faits. 113
122 IV.3 Processus de chargement particulier Dans un entrepôt de données il y a des tables particulières, soit : la table de la dimension temps et les tables d agrégats, nécessites un traitement à part. IV.3.1 Processus de chargement de la dimension temps Contrairement aux autres dimensions, la dimension temps contient uniquement des dates qui ne sont pas forcément extraites à partir des systèmes sources. Cette dimension doit contenir, en effet, toutes les dates qui coïncident, ou coïncideront, avec un fait donné. Elle participe à toutes les étoiles et assure l historisation. Dès lors, il est préférable de construire un calendrier : «La dimension date est plus souvent construite comme étant un calendrier avec une granularité journalière». [Kimball, 2004]. IV.3.2 Processus de construction d agrégats Après le chargement d une étoile, les tables d agrégats doivent être chargées par le biais de l ETL et à partir des données détaillées. En plus du calcul des agrégats et de leur insertion, des mises à jour fréquentes de ces tables sont indispensables. 114
123 V. Conclusion Un processus E.T.L a pour mission d assurer la livraison de données conformes, cohérentes et correctes tout en assurant des performances acceptables. Lors de la conception du processus de l ETL il a été envisagé d atteindre les objectifs suivants: Assurer le chargement des données et leur qualité, Assurer la transparence des processus de chargement et de consolidation qui assure la qualité des données, Ne pas nuire aux performances des systèmes sources, Utiliser des sources, autres que les sources opérationnelles pour donner une valeur ajoutée aux informations, Permettre un suivi de l avancement des chargements, et corrections en cas d erreur, Offrir une documentation complète du processus, afin de faciliter la maintenance ainsi que l amélioration, Offrir une performance optimale grâce aux chargements parallèles et séparation des données selon l opération de chargement (mise à jour ou nouvelle insertion), Mettre en œuvre des solutions secours pour faire face aux problèmes réseau, Mise à jour des Meta data, pour la maintenance et l assurance de la qualité de données, 115
124 Conception des cubes dimensionnels 116
125 I. Introduction Afin de faciliter l analyse et la navigation dans les données, il est important que les cubes dimensionnels soient bien conçues et définis de manière claire pour une utilisation intuitive. La conception des cubes dimensionnels passe par la définition des mesurables, des dimensions et des hiérarchies présentes au sein des dimensions, ainsi que les différents niveaux de détails de chaque hiérarchie. Le but de la mise en place de ces cubes est d offrir une représentation abstraite d'informations multidimensionnelles à des fins d analyse. Le choix des cubes à construire, des mesurables qu ils contiendront, des dimensions participantes dans chacun d entre eux et des hiérarchies qui constituera chaque dimension dépend essentiellement des besoins recensés et de l utilisation finale. II. Définition des niveaux et des hiérarchies La définition des différentes hiérarchies présente dans une dimension est une étape cruciale et indispensable pour la conception des cubes. En effet, c est grâce à ces hiérarchies que l utilisateur pourra naviguer et explorer à bon escient les informations offertes par un cube donné. Cette étape se déroule en deux phases: Identification des attributs d un même niveau pour chaque dimension. Construction des hiérarchies (Une dimension peut avoir plusieurs hiérarchies). Au final nous obtiendrons le tableau récapitulatif suivant : Dimension Colonne Niveaux Hiérarchies dim_activite code_activite libele_activite Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 ALL numero_affaire observation dim_affaire degre_urgence initier_par Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 ALL commune wilaya 117
126 dim_client dim_facture code_client reference_lc type numero_client Groupe numero_facture numero_facture_s gc date_facture taux_tva soutient_etat conso_moy_enrgi e_jour reference_lc type_facture type_releve type_cycle Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 ALL Niveau_2 : N2 Niveau_3 : N3 Hirarchy_2 : N1 N3 ALL Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 N4 ALL Niveau_2 : N2 Niveau_3 : N3 Niveau_4 : N4 Hierarchy_2 : N1 N2 N4 N3 ALL dim_energie code_energie type_energie unite_mesure Debit Niveau_1 : N1 Niveau_2: N2 Hierarchy_1 : N2 N1 ALL Hierarchy_2 : N2 N1 dim_nature code_nature lib_nature operation Niveau_1 : N1 Niveau_2 : N2 Hierarchy_1 : N2 N1 ALL code_phase dim_phase intitule_phase desc_phase durree_estimee_p hase Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 ALL code_tarif dim_tarif description_tarif abreviation_tarif Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 N2 ALL Energie Niveau_2 : N2 118
127 code_temps date jour_du_mois Niveau_1 : N1 jours evenement semaine_dans_ann ee Niveau_2 : N2 dim_temps mois_annee annee_mois mois Niveau_3 : N3 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 N4 N5 N6 ALL annee_trimestre trimestre Niveau_4 : N4 Saison Niveau_5 : N5 Annee Niveau_6 : N6 dim_type_abonn e code_type_abonne e type_client_domic iliation type_client_paiem ent Niveau_1 : N1 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 All Niveau_2 : N2 Niveau_3 : N3 Hierarchy_2 : N1 N3 N2 All code_affaire intitule_affaire energie_affaire Niveau_1 : N1 durree_approxima tive dim_type_affair e code_ss_categorie intitule_ss_categor ie Niveau_2 : N2 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 All code_categorie intitule_categorie Niveau_3 : N3 119
128 code_zone code_commune commune Niveau_1 : N1 code_agence agence Niveau_2 : N2 dim_zone code_dr dr Niveau_3 : N3 Hierarchy_1 : N1 N2 N3 N4 N5 ALL code_wilaya wilaya Niveau_4 : N4 code_filiale filiale adresse_filiale tel_filiale Niveau_5 : N5 Tableau II.28 : Tableau donnant les niveaux et les hiérarchies de chaque dimension. Le niveau «All» : Ce niveau représente le niveau le plus haut d une hiérarchie. De ce fait, il est le niveau le plus agrégé. Le niveau «ALL» n apparaît pas systématiquement dans toutes les hiérarchies. 120
129 III. La liste des cubes Dans ce qui suit nous allons dresser la liste des cubes à mettre en place. Pour chaque cube on donnera les dimensions participantes ainsi que les mesurables présents dans ces cubes. Il est à signaler aussi que la dimension «dim_nature» n apparaitra nul part dans la description des cubes. En effet, cette dimension a été remplacée par l utilisation de mesurables dans les cubes concernés. Le tableau suivant donne le détail de la conception de ces cubes : Nom du cube Les mesurables Les dimensions Dim_client Les Hiérarchies de la dimension Hierarchy_1 Suivi des ventes 1. Chiffre d affaires 2. Nombre de factures Dim_facture Dim_energie Dim_zone Hierarchy_1 Hierarchy_2 Hierarchy_1 Hierarchy_2 Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 Dim_tarif Hierarchy_1 Dim_client Hierarchy_1 Dim_facture Hierarchy_1 Suivi des ventes et des consommations 1. Chiffre d affaires 2. Consommation 3. Nombre de consommations nulles Dim_energie Dim_zone Hierarchy_2 Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 Dim_tarif Hierarchy_1 Dim_type_abonné Hierarchy_1 Hierarchy_2 Suivi de l apport abonné 1. Nombre de raccordements Dim_zone Dim_client Hierarchy_1 Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 121
130 Dim_type_abonné Hierarchy_1 Hierarchy_2 Suivi des résiliations 1. Nombre de résiliations Dim_zone Dim_client Hierarchy_1 Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 Dim_type_abonné Hierarchy_1 Hierarchy_2 Suivi des mises en service 1. Nombre de mises en service. Dim_zone Dim_client Hierarchy_1 Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 Dim_client Hierarchy_1 Dim_energie Hierarchy_1 Dim_zone Hierarchy_1 Suivi des affaires 1. Nombre d affaires 2. Durée Dim_temps Hierarchy_1 dim_type_affaire Hierarchy_1 dim_phase Hierarchy_1 dim_affaire Hierarchy_1 Dim_temps Hierarchy_1 Suivi des recouvrements 1. Montant créances 2. Montant avoir. 3. Montant factures fraîches. 4. Montant factures impayées. 5. Montant précontentieux. Dim_client Dim_facture Hierarchy_1 Hierarchy_1 Hierarchy_2 Dim_zone Hierarchy_1 Tableau II.29 : Liste des cubes dimensionnels. 122
131 IV. Présentation des cubes dimensionnels Dim_zone code_energie type_energie unite_mesure debit Dim_enrgie Hierarchie_1 <Default> Hierarchie_2 <N1> <N2> <h1> <h2> code_zone code_commune commune code_agence agence code_dd dd code_wilaya wilaya code_filiale filiale Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <h> code_client reference_lc type numero_client Dim_client Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <h> Cube_suivi_vente - Dim_zone Cube_suivi_vente - Dim_enrgie Cube_suivi_vente - Dim_client Cube_suivi_vente chiffre_affaire nombre_facture Fait_vente Cube_suivi_vente - Dim_facture Cube_suivi_vente - Dim_tarif Cube_suivi_vente - Dim_temps Dim_facture numero_facture numero_facture_sgc date_facture soutient_etat conso_moy_enrgie_jour type_facture type_releve type_cycle Hierarchie_1 Hierarchie_2 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <h1> <h2> Dim_temps code_temps date jour_du_mois jours evenement semaine_dans_annee mois_annee mois annee_trimestre trimestre saison annee <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <N6> code_tarif description_tarif abreviation_tarif energie Dim_tarif <N1> <N2> Hierarchie_1 <Default> <h> Hierarchie_1 <Default> <h> Figure II.32 : Cube dimensionnel «Suivi des ventes». 123
132 Dim_zone code_energie type_energie unite_mesure debit Dim_enrgie <N1> <N2> code_zone code_commune commune code_agence agence code_dd dd code_wilaya wilaya code_filiale filiale Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <h> code_client reference_lc type numero_client Dim_client Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <h> Hierarchie_2 <Default> <h> Cube_suivi_vente_conso - Dim_zone Cube_suivi_vente_conso - Dim_enrgie Cube_suivi_vente_conso - Dim_client Cube_suivi_vente_conso chiffre_affaire nombre_facture nombre_conso_nul Fait_vente Cube_suivi_vente_conso - Dim_facture Cube_suivi_vente_conso - Dim_tarif Cube_suivi_vente_conso - Dim_temps Dim_facture Dim_tarif numero_facture numero_facture_sgc date_facture soutient_etat conso_moy_enrgie_jour type_facture type_releve type_cycle Hierarchie_1 Hierarchie_2 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <h1> <h2> Dim_temps code_temps date jour_du_mois jours evenement semaine_dans_annee mois_annee mois annee_trimestre trimestre saison annee <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <N6> code_tarif description_tarif abreviation_tarif energie <N1> <N2> Hierarchie_1 <Default> <h> Hierarchie_1 <Default> <h> Figure II.33 : Cube dimensionnel «Suivi des ventes et des consommations». 124
133 code_zone code_commune commune code_agence agence code_dd dd code_wilaya wilaya code_filiale filiale Dim_zone Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <h> Cube_suivi_des_abonnes - Dim_zone Cube_suivi_des_abonnes - Dim_temps Dim_temps code_temps date jour_du_mois jours evenement semaine_dans_annee mois_annee mois annee_trimestre trimestre saison annee Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <N6> <h> Cube_suivi_des_abonnes Nombre_raccordements Nombre_resiliations Nombre_mise_service Fait_suivi_abonnes... Dim_client Dim_type_abonne code_type_abonnee <N1> type_client_domiciliation <N2> type_client_paiement <N3> Hierarchie_1 <Default> <h> Cube_suivi_des_abonnes - Dim_type_abonne Cube_suivi_des_abonnes - Dim_client code_client reference_lc type numero_client Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <h> Figure II.34 : Cube dimensionnel «Suivi des abonnés». code_zone code_commune commune code_agence agence code_dd dd code_wilaya wilaya code_filiale filiale Dim_zone Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <h> Cube_suivi_recouvrement - Dim_zone Cube_suivi_recouvrement - Dim_temps Dim_temps code_temps date jour_du_mois jours evenement semaine_dans_annee mois_annee mois annee_trimestre trimestre saison annee Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <N6> <h> Cube_suivi_recouvrement Montant_creances Montant_avoir Montant_factures_fraiches Montant_facture_impayee Montant_precontentieux Fait_suivi_abonnes Dim_facture numero_facture numero_facture_sgc date_facture soutient_etat conso_moy_enrgie_jour type_facture type_releve type_cycle Hierarchie_1 Hierarchie_2 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <h1> <h2> Cube_suivi_recouvrement - Dim_facture Dim_client code_client <N1> reference_lc type Cube_suivi_recouvrement - Dim_client numero_client <N2> Hierarchie_1 <Default> <h> Figure II.35 : Cube dimensionnel «Suivi des recouvrements». 125
134 Dim_zone Dim_type_affaire code_affaire <N1> intitule_affaire durree_approximative code_ss_categorie <N2> intitule_ss_categorie code_categorie <N3> intitule_categorie Hierarchie_1 <Default> <h> code_zone code_commune commune code_agence agence code_dd dd code_wilaya wilaya code_filiale filiale Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <h> Dim_temps code_temps date jour_du_mois jours evenement semaine_dans_annee mois_annee mois annee_trimestre trimestre saison annee Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <N3> <N4> <N5> <N6> <h> Cube_suivi_affaire - Dim_zone Cube_suivi_affaire - Dim_type_affaire Cube_suivi_affaire - Dim_temps Cube_suivi_affaire nombre_affaire durre_moyen Fait_suivi_affaire code_client Cube_suivi_affaire - Dim_client reference_lc type numero_client Dim_client Hierarchie_1 <Default> <N1> <N2> <h> Cube_suivi_affaire - Dim_energie Cube_suivi_affaire - Dim_affaire Cube_suivi_affaire - Dim_phase numero_affaire degre_urgence initier_par observation Dim_affaire Hierarchie_1 <Default> <N1> <h> code_energie type_energie unite_mesure debit Dim_energie Hierarchie_1 <Default> Hierarchie_2 <N1> <N2> <h1> <h2> Dim_phase code_phase <N1> intitule_phase durree_estimee_phase desc_phase Hierarchie_1 <Default> <h> Figure II.36 : Cube dimensionnel «Suivi des affaires». 126
135 V. Conclusion Les cubes dimensionnels est une étape très importante dans tout projet Data Warehouse. C est grâce à cette dernière que l utilisateur pourra utiliser et exploiter au mieux les données contenues dans l entrepôt de données de manière correcte et intuitive. Dans ce chapitre nous avons essayé donc de définir les cubes dimensionnels en explicitant les dimensions participantes dans chacun d entre eux. Ensuite nous avons défini, pour chacune des dimensions, les différentes hiérarchies présentes ainsi que les niveaux qui composent ces dernières. 127
136 Meta Data 128
137 I. Les «Méta Data» ou «métas données» de l entrepôt Un entrepôt de données, étant en production constante, doit être suivi de prés. L'administration d'un Data Warehouse revient à mettre en place des processus et des mécanismes de gestion. Ces mécanismes sont là pour assurer un meilleur fonctionnement de l entrepôt. Aussi ils doivent garantir l alimentation en données quelques soient les circonstances. Afin d assurer la mise à jour de l entrepôt de données, il est nécessaire de suivre son alimentation au jour le jour, surtout dans le cas présent où les sources de données sont géographiquement dispersées. Un tel suivi peut être garantie grâce au recours au méta data de l entrepôt. II. Rôle des métas données Les métas données ont un rôle très important dans le cycle de vie d un entrepôt de données. En effet, elles donnent une description ainsi qu un sens aux données contenues dans l entrepôt, afin que l utilisateur comprenne et puisse utiliser au mieux ces données. Cependant, leur rôle peut dépasser le cadre de cette description en se présentant comme un moyen de supervision et de suivi de l évolution de l entrepôt. Le diagramme illustré sur la figure II.37 montre la conception des métas données. Ce diagramme représente, de manière claire, la structure de l entrepôt de données, renseignant de ce fait sur sa contenance en données. En plus de cela, il offre la possibilité de superviser les chargements en donnant une vue générale sur l alimentation de l entrepôt de données. 129
138 Figure II.37 : Diagramme de classe des métas données. 130
139 III. III.1 Exploitation des métas données Présentation de la partie navigation La fonction première des métadonnées est d offrir un catalogue complet et détaillé sur le contenu de l entrepôt. Ce catalogue est bien sûr appelé à évoluer. De ce fait l utilisateur doit être en mesure de consulter ce catalogue et d y proposer des mises à jour, si cela est nécessaire. Le diagramme des cas d utilisation suivant illustre ces différents volets : Figure II.38 : DCU navigation dans les métas données. III.2 Présentation de la partie supervision Vu le nombre de sources de données et leurs dispersions géographiques, il se peut que l alimentation en données d une des directions de distribution ne se déroule pas comme prévu. Dans ce cas, l administrateur doit être en mesure de détecter les erreurs survenues lors de l alimentation et avoir la possibilité de recourir à des solutions secours. Ces solutions de supervision et de chargement secours sont : 131
140 III.2.1 Supervision : l administrateur aura la possibilité de suivre l état des chargements journaliers de l entrepôt de données. Ainsi, il aura une situation précise des chargements par direction de distribution, lui offrant de ce fait la possibilité de détecter les chargements échoués et la date de l échec de manière à recouvrir les données non chargées. III.2.2 Solutions secours : lors d un chargement échoué l administrateur de l entrepôt de données pourra utiliser l une des méthodes suivantes pour mettre à jour les données de l entrepôt : a. Le chargement paramétré : le chargement peut se faire à distance en spécifiant les directions concernées par ce chargement et le jour du chargement concerné. Cependant, cette solution n est utilisable que pour le jour suivant l échec du chargement et cela, soit à cause de la volatilité des données, soit à cause de la quantité trop importante des données. Le paramètre de ce chargement n est autre que les Directions de distribution concernées par le chargement. b. Le chargement à partir des fichiers de sauvegarde : durant la présentation de la partie «alimentation de l entrepôt» nous avons évoqué les fichiers de sauvegarde. Ces fichiers sont utilisés afin de charger les données manquantes en cas de problèmes. Ces fichiers, qui sont générés après chaque extraction de données au niveau des directions de distribution, sont transférés et utilisés. Une durée de sauvegarde de ces fichiers est nécessaire, cette durée a été arrêtée à une semaine. Le diagramme des cas d utilisation suivant illustre les cas cités précédemment : Figure II.39 : DCU supervision. 132
141 IV. Conclusion La couche méta données est très importante dans un projet Data Warehouse, dans la mesure où elle en permet la maintenance de ce dernier, garantit son intégrité et facilite son expansion. Ainsi il est plus que nécessaire de concevoir les métas données et de développer une couche applicative permettant de les maintenir. Dans ce chapitre nous avons essayé de concevoir un sous système d administration de l entrepôt de données qui répond aux exigences d un tel projet. 133
142 Partie III : Réalisation et déploiement 134
143 I. Introduction Pour la réalisation et la mise en place de la solution, il a été nécessaire de recourir à un certain nombre d outils et mettre en place des environnements d exécution. Ce chapitre a pour objectif, de décrire l environnement mis en place et les outils utilisés, ainsi que de décrire l environnement existant (matériels et logiciels), et dans lequel évoluera notre système. II. II.1 Implémentation Périmètre technique et fonctionnel Cette partie décrit les infrastructures déjà en place. En effet, cette dernière est une étape à ne pas négliger, car la diversité des sources et leurs plateformes techniques pourront engendrer des problèmes de compatibilité. II.1.1 Matériel Les systèmes sources sont installés sur différentes plateformes : Machine IBM, Machine INTEL : HP ou DELL, II.1.2 Systèmes d exploitation Lors de notre étude il a été recensé les systèmes suivants : AIX 5.1, 5.2 pour les machines IBM, LINUX : RedHat 4.5, Windows Server 2003, Solaris Sparc, L étude du matériel existant nous a permis de prévoir des solutions à certains problèmes, tels que la non compatibilité des machines AIX 5.2 avec la version du JRE nécessaire pour l exécution des programmes d extractions. 135
144 II.2 Architecture technique de la solution La figure suivante illustre la structure et l architecture technique de la solution proposée : Figure III.1 III : Architecture technique de la solution. II.3 Zone de stockage Lors de la conception, il a été question de concevoir et mettre en place deux bases de données : la base de données de la zone d entreposage et celle des Meta data. Le choix du système de gestion de base de données s est fait en fonction de la finalité de chaque base de données, de son utilisation et des des données qu elle contiendra. 1) Base de données «Data Warehouse» : La base de données, Data Warehouse, a été implémentée sous le l SGBD open source PostgresPlus. Cette C distribution de PostgreSQL, en plus du noyau PostgreSQL connu pour ses performances par rapport aux bases de données volumineuses19, intègre un ensemble d outils d outil d administration et de configuration. Aussi ce SGBD est pré configuré pour la mise en place d un Data Warehouse. 19 Voir annexe F. 136
145 2) Base de données Meta Data : La base de données, Meta data, a été implémentée sous le SGBD MySQL, qui est un SGBD open source simple d utilisation et performant pour les petites bases de données. II.4 Zone d alimentation de l entrepôt L implémentation du processus de chargement peut se faire par le biais d outils disponibles sur le marché. Une multitude de choix s offre à nous. Cependant, et vu l orientation de l entreprise vers l open source notre étude s est limité à cette classe de produit. Après une étude comparative, le choix a été porté sur «Talend Open Studio» dans sa version «3.1.4r2», connu comme l outil le plus performant de sa catégorie open source [Daan, 2007]. Ce dernier basé sur l IDE «Eclipse» intègre un ensemble de composants implémentés en JAVA et permet de rajouter son propre code JAVA. Les points forts de cet outil sont : Assurer une indépendance totale vis-à-vis du SGBD source, ou celui implémentant l entrepôt de données. Sa richesse en nombre de composants, permet l extraction de toute source de données connue et standard. Génère des programmes en java s exécutant sur différentes plateformes. Développé par une communauté importante qui ne cesse d augmenter. Permet d ajouter du code java afin d implémenter notre solution telle qu elle a été conçue. II.5 Zone de restitution Cette zone représente l interface entre l utilisateur et le Data Warehouse. Elle est constituée d un ensemble d outils qui doivent permettre aux utilisateurs d exploiter le système mis en place dans les meilleures conditions possibles.. Ainsi plusieurs outils et serveurs ont été mis en place: Un serveur web Apache permettant un accès distant. Une plateforme BI «SpagoBI» pour la gestion et la diffusion des documents, ainsi que pour son module de création de requêtes à la demande «Querry by exemple». Un moteur ROLAP «Mondrian», pour l implémentation des cubes conçus pour l analyse multidimensionnelle. Ce dernier est connu comme leader des moteurs ROLAP open source. 137
146 Un serveur de reporting «JasperReports», pour l édition des rapports préétablis. Ces derniers sont conçus séparément et intégrés dans la plateforme «SpagoBI». Un serveur SMTP, pour la diffusion des rapports. Implémentation des tableaux de bord conçus avec l outil «Open Slazio» pour une représentation graphiques efficace et compréhensible. Même si ces outils se présentent comme des solutions clé en main, ils nécessitent un travail d intégration et de conception afin de donner une valeur ajoutée aux états implémentés. En plus de la mise en place de ces outils, il était nécessaire de développer certains volets: Gestion des utilisateurs : ce module permettra la gestion des utilisateurs et des droits d accès. Administration et supervision de l entrepôt de données : Navigation dans les Meta data : cela offrira un support aux utilisateurs finaux. Ces deux modules ont été développés en JavaServer Pages (JSP), qui est l extension web du langage Java. Le développement s est fait avec la version 6.5 de l IDE NetBeans. Le choix de ce langage est en rapport avec les points suivants : Les possibilités offertes par ce langage. La portabilité des modules développés. L intégration au sein du même serveur web. L intégration dans la plateforme SpagoBI. Cette dernière étant développée en JSP. L exécution au niveau serveur, offrant un niveau de sécurité optimum. 138
147 III. Déploiement Pour mieux décrire le déploiement de la solution, on utilise le modèle de déploiement U.M.L qui permet de présenter l architecture de déploiement d une manière simple et compréhensible. Comme on peut le voir, notre solution comporte trois zones : zone d alimentation, zone de stockage et zone de restitution. Afin d illustrer cela, on propose deux diagrammes de déploiements : Un diagramme pour la zone d alimentation et un autre diagramme pour la zone de restitution. La zone de stockage étant liée directement aux deux autres zones sera décrite dans les deux modèles. III.1 Déploiement de la zone d alimentation Figure III.2 : Digramme de déploiement de la zone d alimentation. 139
148 III.2 Déploiement de la zone de restitution Figure III.3 : Diagramme de déploiement de la zone de restitution. 140
149 IV. Conclusion La partie de restitution est la partie sur laquelle l utilisateur final aura à interagir. Cette dernière a été mise en place en intégrant des solutions «Open Source», et en développant certains volets de manière à assurer une bonne utilisation du système. Des programmes ont été développés, au préalable, en JAVA, afin d assurer l alimentation de la zone de stockage en données. Cette dernière a été implémentée sous le SGBD PostgreSQL, dans sa distribution «PostgreSQLPLUS». Le déploiement de la solution se fait suivant les diagrammes de déploiement illustrés dans la figure III.2 et la figure III.3, et se divise en deux parties : Déploiement de la zone d alimentation. Déploiement de la zone de restitution. Le déploiement se fait pour le moment sur trois sites pilotes, et sera étendu à l ensemble du territoire des que les résultats des tests fonctionnels auront été approuvés. 141
150 Conclusion générale et perspectives 142
151 Conclusion générale et Perspectives Exploiter les données à disposition de l entreprise afin de leur donner de la valeur ajoutée, tel est le défi des entreprises modernes. Dans ce cadre, et afin de palier à des problèmes récurrents dans le processus de prise de décision, SONELGAZ a initié le projet de réalisation d un Data Warehouse pour permettre la mise en place d un système décisionnel fiable et efficace. Tout au long de notre travail de conception et de réalisation, nous avons essayé de suivre une démarche mixte, alliant de ce fait entre Deux approches connues dans le domaine du Data Warehousing, à savoir l approche «Besoins d analyse» et l approche «Sources de données». Cette démarche a permis de répondre aux attentes et besoins des utilisateurs tout en exploitant au mieux les données générées par les systèmes opérationnels de manière à anticiper sur des besoins non exprimés. Bien que la méthode des entretiens soit l outil principal pour la collecte des besoins dans ce travail (en effet, le milieu et l organisation du groupe ont rendu toute autre approche pratiquement impossible), l étude des besoins déjà exprimés sous forme de rapports et de processus de prise de décision nous ont été d une grande utilité pour définir de manière claire le périmètre et les besoins réels des utilisateurs. Cette étude a fait ressortir quatre sujets d analyse dignes d intérêt pour l entreprise qui sont : Les ventes, les affaires, les nouveaux abonnés, le recouvrement. Dans un deuxième temps, la modélisation de la zone de stockage des données s est faite grâce aux principes de la modélisation dimensionnelle. Cette modélisation offre une vision claire et une compréhension intuitive des modèles proposés. Nous avons de ce fait proposé des modèles en étoiles des quartes activités recensés. Partant de chaque modèle dimensionnel, nous avons donné les modèles agrégés afin d améliorer les performances du futur système. La partie d alimentation de la zone de stockage «implémentation physique des modèles dimensionnels sur un SGBD relationnel» a été sans nul doute la partie du projet la plus fastidieuse et consommatrice en temps ; nous permettant de vérifier le postula disant qu il est nécessaire d y consacrer plus de 80% du temps de réalisation d un Data Warehouse. Cette étape nous a permis de concevoir et de réaliser, grâce à des outils open source, les routines d extraction, transformation et chargement des données. L utilisation d outils et de solutions open source est un volet très important dans ce projet. En effet, l orientation Open Source du projet a été décidée dés l initiation de ce dernier. Cette orientation, qui se fait ressentir durant les étapes sus citées, est plus présente dans la partie «réalisation de la zone de restitution» grâce à l intégration d une plateforme «BI», pour la diffusion et la gestion des documents, et d outils de Reporting et de navigation dans les données complètement open source, offrant à l utilisateur la possibilité d exploiter les données de l entrepôt via n importe quel client léger. La partie restitution a aussi nécessité le 143
152 développement des volets de gestion des utilisateurs, d administration de l entrepôt et de supervision de ce dernier. Pour la mise en route de la solution, nous avons entamé le travail de déploiement en choisissant des sites pilotes. Ce déploiement obéit à une démarche clairement illustrée grâce à des digrammes de déploiement présentés dans le dernier chapitre du rapport. Pour finir, et avant de citer les perspectives du projet, nous pouvons dire que ce stage au niveau de SONELGAZ nous a permis d acquérir une très bonne expérience professionnelle et d évoluer dans un domaine qui nous était totalement inconnu à savoir le domaine des systèmes décisionnels, et au sein d un environnement regroupant des équipes de professionnels du métier représentant la filiale «ELIT». Comme un projet Data Warehouse n est jamais complètement terminé, nous pouvons citer les perspectives et les développements suivants : Suivre le déploiement actuel et recueillir les correctifs et remarques des utilisateurs. Etendre le déploiement de manière à couvrir, à terme, la totalité du territoire national. Etendre le système vers d autres systèmes opérationnels notamment les systèmes de la HP/HT et de la ressource humaine. Utilisation des méthodes et algorithmes de Data Mining pour une meilleure exploitation des données. Continuer le développement du portail de restitution. 144
153 Bibliographie Ouvrages [Bouquin, 2003] : Bouquin Henry ; «Le contrôle de gestion» ; P.U.F ; [Dresner, 2001] : H. Dresner ; «BI : Making the Data Make Sens» ; Gartner Group [Franco, 1997] : [Goglin, 1998] : [Inmon, 2002]: [Kimball, 2004] : [Kimball, 2002] : [Kimball,1996] : Jean-Michel Franco; «Le Data Warehouse, le Data Mining» ; Eyrolles J.F. Goglin; «La Construction du Datawarehouse : du Datamart au Dataweb»; Hermes W. H. Inmon ; «Building the Data Warehouse Third Edition» ; Wiley Computer Publishing R. Kimball et J. Caserta ; «The Data warehouse ETL Toolkit» ;Wiley Publisshing, INC 2004 R. Kimball et M. Ross ; «Entrepôts de Données : Guide Pratique de Modélisation Dimensionnelle 2 ème édition» ; Vuibert R. Kimball ; «Entrepôts de données : Guide pratique du concepteur de Data Warehouse» ;Wiley Computer Publishing [Le Moigne, 1977] : Le Moigne J.L., «La théorie du système général, théorie de la modélisation», P.U.F., [Nakache, 1998] : Didier Nakache; «Data Warehouse et Data Mining»; Conservatoire National des Arts et Métiers de Lille; Version 1.1; 15 juin
154 Articles et Thèses [Bouzghoub, 2008] : [Chouder, 2007] : Abdenour Bouzghoub ; «Modélisation des Entrepôts de données XML : Application au domaine de la sécurité sociale» ; Thèse de Magistère Option : SISCSD ; Institut National de Formation en Informatique (I.N.I) Lamri Chouder ; «Entrepôt Distribué de Données» ; Thèse de Magistère Option : SI; Institut National de Formation en Informatique (I.N.I) [Chuck, 1998] : Chuck Ballard, Dirk Herreman, Don Schau, Rhonda Bell, Eunsaeng Kim, Ann Valencic; Data Modeling Techniques for Data Warehousing; International Technical Support Organization; février [Codd, 93] : [Daan, 2007] : [Favre, 2008] : E. F. Codd ; «Providing OLAP (On-Line Analytical Processing) to User- Analysts : an IT mandate.» ; Technical report ; E.F. Codd & Associates; Daan Van Beck, Norman Manley, The ETL product survey 2007, A passionned International research paper, Cécile Favre; «Évolution de schémas dans les entrepôts de données»; Thèse de doctorat ; Université Lumière Lyon 2 «École Doctorale Informatique et Information pour la Société» ; Décembre [Haciane, 2006] : Ahmed Haciane ; «Conception d un datawarehouse Orienté CRM»; Thèse de magistère Option : SI ; Institut National de Formation en Informatique (I.N.I); [Hugh, 2009] : [Inmon, 2000]: [Inmon, 1998]: [Soler, 2001] : Hugh Watson, Dorothea L. Abraham, Daniel Chen, David Preston; Dominic Thomas,Data Warehousing ROI: Justifying and Assessing a Data Warehouse; B. Inmon; What is a Data Warehouse; Article; B. Inmon ;Data Mart Does Not Equal Data Warehouse; management.com/infodirect/ / html ;1998. Y.Soler; PLANIFICATION ET SUIVI D'UN PROJET ; Centre national de la recherche scientifique Direction des systèmes d'information ; 146
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