Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

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1 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

2 Cette publication est rendue possible grâce au soutien généreux du peuple américain à travers de l Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) ainsi qu au soutien de l Union Européene. Le contenu de cette publication est la seule responsabilité d Adeso et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position ou les opinions de USAID, du Gouvernement des Etats-Unis, ni de l'union Européenne.

3 Un Guide pratique pour la mise en oeuvre des interventions monétaires Publié par Adeso 2e Edition Adeso 2012 Adeso 2007 Toutes les photos Adeso Ce document est destiné à l utilisation générale. Les reproductions et les traductions sont autorisées si la source est mentionnée et si elles sont utilisées à des fins non commerciales Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

4 A propos d Adeso Adeso est une organisation humanitaire et de développement cherchant à changer la perception des gens et les modes de prestation d aide en Afrique. A Adeso, nous cherchons à nous démarquer des autres organisations car nous croyons que le développement doit venir de l intérieur et non pas de l extérieur des communautés africaines. Ce sont aux Africains eux-mêmes à qui revient la tâche de déterminer l avenir de l Afrique. Depuis plus de 20 ans, nous avons travaillé main dans la main avec les communautés africaines pour prévenir, guérir et surmonter des crises qui nuisent au bien-être des communautés. Nous sommes convaincus que c est cette approche qui permettra à l Afrique d aller de l avant sans que nous ne perdions les valeurs qui font la grandeur de notre continent. Adeso, précédemment connu sous le nom de Horn Relief, a été établi en 1991 en réponse à la crise humanitaire et à la guerre civile dévastant la Somalie. Nous avons commencé en tant que petite organisation locale ayant pour but d aider les groupes de pasteurs Somaliens, en particulier les femmes et les jeunes. Adeso s est depuis développé et est devenu une organisation africaine travaillant dans trois pays différents Kenya, Somalie et Soudan de Sud. Dans ces endroits divers, nous éduquons les populations sur les ressources nécessaires pour les communautés partenaires et travaillons à co-créer des solutions innovatrices et durables. Entre autres choses, nous étions les premiers à réaliser ce qui était alors considéré comme un programme de transfert de fonds à grande échelle en Somalie en Depuis lors, nous avons mis en place plus de 20 programmes de transfert de fonds dans la région. Nous avons mis en œuvre la majorité des programmes de façon indépendante mais également en partenariat avec Oxfam et Save the Children UK et maintenant Adeso désire partager nos expériences pratiques avec d autres organismes. En plus de ce Guide pratique sur les interventions monétaires, Adeso a publié un guide du formateur. Pour plus d informations sur Adeso, nos programmes monétaires et nos ressources, visitez notre site internet 2 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

5 Remerciements L initiative à l origine de ce manuel conçu par Adeso est le fruit de réflexions du personnel, de nombreuses discussions et consultations avec les parties prenantes, des évaluations externes et des leçons apprises au cours des cinq années de réalisation de projets d interventions monétaires en Somalie. Ce travail est le produit de nombreux mois de consultations et d apports techniques de la part d un large éventail d acteurs humanitaires. La Méthodologie de ciblage communautaire inclusif (CCI), qui est au cœur de ce manuel, a été développée par Ali Degan en collaboration avec Calum Maclean, Simon Narbeth, l équipe Adeso Pastoral Youth Leadership Program (Programme Adeso de leadership des jeunes pastoraux), en particulier Abdishakur Ali, Yusuf Khadra Ali, Abdirizak Isse Abdullahi (Sufi) Mohamed Hassan. Nous avons également utilisé des données de l Unité d Analyse de Sécurité Alimentaire et de Nutrition-Somalie (UASAN). Leur engagement dans le ciblage des bénéficiaires sur la base de la vulnérabilité nous a permis de développer, mettre à l essai et améliorer avec succès l approche CCI. Après avoir élaboré et utilisé la méthodologie CCI dans divers programmes d interventions monétaires, Adeso s est efforcé de concevoir ce manuel afin de solidifier et de partager cette méthodologie avec d autres acteurs humanitaires. Adeso tient à remercier sincèrement les consultants qui ont travaillé sur l essentiel de ce manuel, dont Fanta Touré et Tess Vall, sans oublier Laurianne Leca de l organisation Adeso. Nous tenons également à remercier Sophia Dunn qui a fourni des données supplémentaires et mis à jour la 1ère édition pour en créer cette version actuelle. Nous aimerions également remercier Dines Tony pour sa contribution à la conception du Guide du formateur de ce manuel et pour le matériel fourni. Nous adressons nos plus sincères remerciements à Oxfam Novib pour avoir soutenu le développement et l impression de la première édition de ce manuel. La deuxième édition a été élaborée et imprimée grâce au soutien de la Commission européenne (CE) et de l Agence Américaine pour le Développement International (AADI). Adeso est également reconnaissant envers les membres du comité bénévole d évaluation constitué de pairs qui, par le partage des commentaires et des rétroactions sur le projet initial de ce manuel, ont contribué à en améliorer la qualité. Il s agit notamment de Paul Harvey (Overseas Development Institute), Tilleke Kiewied (Oxfam Novib), Reginauld Cherogony (Adeso), Monica Blagescu et Emily Rogers (Humanitarian Accountability Partnership International-HAP), John Wanjohi (AFREC), Nisar Majid (consultant indépendant), Verity Johnson (Oxfam GB), Hillary Nussbaum (Adeso) et Parmjit Takhar (Oxfam Australie). Merci également à Marla Stone pour la révision des premières ébauches de la deuxième édition. Et finalement, un grand merci à Sharon Truelove, Pat Foley et Glenn Hughson pour la révision des documents définitifs Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

6 Sommaire Introduction 9 Partie 1 Aperçu général des interventions monétaires 12 Qu est-ce qu une intervention monétaire? 12 Types d interventions monétaires 13 Quand peut-on utiliser les interventions monétaires? 16 L utilisation des interventions monétaires par différents secteurs 16 La combinaison de différents types d interventions monétaires 18 Comprendre quelques principes directeurs 18 Partie 2 Evaluation 24 Quelles sont les données exigées d une évaluation? 24 Comment déterminer si une intervention monétaire est réalisable? 26 Méthodes de recueil et d analyse des données 26 Dans quels contextes les interventions monétaires sont-elles appropriées? 28 Conditions préalables pour la mise en place des interventions monétaires 29 Partie 3 - Planification 31 Étape 1 : Déterminer le type d intervention monétaire à mettre en œuvre 31 Etape 2 : Déterminer la valeur de la subvention et/ou le taux de rémunération des projets «ACT» 33 Étape 3: Déterminer la période de mise en œuvre 37 Étape 4 : Choisir un mode de paiement 37 Etape 5 : Comprendre les risques possibles inhérents au projet 40 Étape 6 : Recrutement et formation du personnel 43 Partie 4 Mise en œuvre 47 Le ciblage et l enregistrement des bénéficiaires 47 Étape 1 : Mobilisation communautaire 49 Etape 2: Mise en place d un comité 50 Étape 3: Elaboration des critères de ciblage 52 Étape 4 : Identification et inscription des bénéficiaires 53 Étape 5 : Vérification de la liste des bénéficiaires 53 Étape 6 : Production et distribution des cartes d identité 54 Étape 7 : Distribution des subventions en espèces / paiement des salaires 54 4 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

7 L utilisation de nouvelles technologies dans des mécanismes de transfert monétaire 56 Mécanismes de Plaintes 58 Mise en œuvre des projets d intervention monétaire 60 Identifier les microprojets appropriées 60 Achat de matériel 63 Etablir les normes de travail 64 Mise en œuvre des projets de coupons 66 Déterminer le type de coupon (Coupon à valeur ou coupon à provisions) 66 Conception du coupon 66 Sélection des commerçants 67 Foires 68 Le processus de remboursement de coupons 68 Le processus de paiement 68 Processus de rapprochement des coupons 69 Partie 5 - Suivi et évaluation 72 Partie 6 normes internationales 79 Conclusion 81 Bibliographie 82 Annexes 86 Liste des tableaux Tableau 1 : Trois principaux types d interventions monétaires 12 Tableau 2 : Avantages comparatifs de l utilisation des interventions monétaires 13 Tableau 3 : Quand utiliser les interventions monétaires? 15 Tableau 4 : Exemples de l utilisation des interventions monétaires par différents secteurs 15 Tableau 5 : Méthodes de collecte de données 27 Tableau 6 : Conditions préalables à l entreprise des interventions monétaires 28 Tableau 7 : Types principaux des interventions monétaires 31 Tableau 8 : Stratégies d atténuation de risques et des solutions possibles 41 Tableau 9 : Eventuelles questions pouvant découler et comment les aborder 55 Tableau 10 : Exemples de critères de sélection de microprojets 61 Tableau 11 : Ce qu il faut surveiller 73 Tableau 12 : Ce qu il faut évaluer Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

8 Liste des schémas Schéma 1 : Exemples de structure Adeso du personnel travaillant aux projets d interventions monétaires 43 Schéma 2 : Exemple Adeso de carte d identité du bénéficiaire (recto-verso) 53 Schéma 3 : Exemple de lien de cause à effet 59 Liste d encadrés Encadré 1 : Subventions indirectes en espèces aux bénéficiaires 13 Encadré 2 : Responsabilités des agences de transfert de fonds et de mise en œuvre 48 Encadré 3 : Nouvelles technologies pouvant être utilisées pour le paiement 48 Encadré 4 : Ciblage universel 47 Encadré 5 : Contexte de l approche CCI 47 Encadré 6 : Rôles et responsabilités des comités de secours du village (CSV) 51 Encadré 7 : Exemples de données permettant de déterminer le critère de sélection 52 Encadré 8 : L importance des formulaires d inscription des bénéficiaires 53 Encadré 9 : Qu est-ce qu un microprojet? 53 Encadré 10 : Exemples de moyens pour garantir la participation des femmes dans les projets «ACT» 63 Encadré 11 : Exigences minimums en matière de surveillance des projets d intervention monétaires 73 Liste des annexes Annexe 1 : Formulaire d inscription du bénéficiaire 85 Annexe 2 : Décharge de responsabilités des travailleurs occasionnels 86 Annexe 3 : Feuille de saisie des temps (feuille de présence) pour les activités «argent contre travail» 87 Annexe 4 : Feuille de paiement pour les projets «argent contre travail» 88 Annexe 5 : Quittances pour le paiement d argent liquide 89 Annexe 6 : Conception de la feuille de collecte de données pour les microprojets 91 Annexe 7 : Echantillon de cadre logique pour les programmes de subventions en espèces et pour les projets «argent contre travail» 92 6 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

9 Listes des Abréviations et sigles Adeso ACT AF BNF CCI CPM CTN DRC ECHO E-N FAO FEWSNET HR ID PFM LdA MoU MSF Non-BNF OCB OCDE-CAD OCHA ONG ONU Oxfam GB PAFU PAM PDI PNUD PRH PULSE PURVS RAARPAH SCE SIE S&E SMI STF ToR UASAN UE UN-OCHA USD VRC Solutions de Développement Africaines Argent contre travail Aide financière Bénéficiaire Méthode de ciblage communautaire inclusif Coût du panier minimum Centre thérapeutique de nutrition République démocratique du Congo Office de l aide humanitaire de la Commission européenne En nature Organisation des Nations Unies pour l aliment et l agriculture Système d alerte contre la famine Horn Relief Identification Partenariat de formation monétaire Lettre d accord Protocole d accord Médecins Sans Frontières Non-Bénéficiaire Organisations communautaires de base Organisation pour la coopération et le développement économique Comité d aide au développement Bureau de coordination des affaires humanitaires Nations Unies Organisation non gouvernementale Organisations des Nations Unies Oxfam Grande Bretagne Programme d aide financière d urgence Programme alimentaire mondial Nations Unies Personnes déplacées internes Programmes des Nations Unies pour le Développement Projet de responsabilité humanitaire Plan d urgence de lutte contre la sécheresse Projet d urgence de réduction de la vulnérabilité face à la sécheresse Réseau d apprentissage actif pour la responsabilité et la performance dans l action humanitaire Subventions conditionnelles en espèces Subvention inconditionnelle en espèces Suivi et évaluation Santé maternelle et infantile Société de transfert de fonds Termes de Référence Unité d analyse de sécurité alimentaire et de nutrition (Somalie) Union européenne Bureau de coordination des affaires humanitaires Nations Unies Dollar américain Comité d aide du Village Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

10 Introduction Les interventions monétaires sont de plus en plus reconnues par les donateurs internationaux et les agences humanitaires comme une réponse adaptée aux situations d urgence lorsque cela est faisable et approprié. Les interventions monétaires ont souvent pour objectif de «répondre aux besoins immédiats en denrées alimentaires et non alimentaires» ou de «soutenir la reprise des moyens de subsistance». Toutefois, elles sont également de plus en plus utilisées par d autres secteurs pour répondre à tout un éventail d objectifs. Quelle que soit l objectif visé, les interventions monétaires s efforcent d augmenter le pouvoir d achat des bénéficiaires en leur permettant de subvenir à leurs propres besoins. Les projets d interventions monétaires sont aujourd hui reconnus dans le manuel SPHERE «Normes Minimales applicables à la réactivité aux catastrophes» dans le chapitre «Sécurité alimentaire, nutrition et aide alimentaire». Ce manuel met en exergue l expérience Adeso et a pour mission d aider les travailleurs humanitaires à entreprendre les interventions monétaires de manière efficace et appropriée. Adeso a d abord entrepris des interventions monétaires pour répondre à une crise de grave sécheresse en Somalie en En raison de la crise humanitaire endémique en Somalie et d une situation d insécurité alimentaire chronique dans ce pays, Adeso a poursuivi ses projets d intervention monétaire de manière faisable et appropriée. Par conséquent, Adeso a mis en place des combinaisons d interventions monétaires ; des projets «argent contre travail», des subventions en espèces, des projets de distribution de coupons et de protection sociale. Depuis ses débuts modestes en Somalie, Adeso est aujourd hui un organisme africain avec une présence dans trois pays différents, au Kenya, en Somalie et au Soudan du sud. Pour garantir un ciblage efficace des bénéficiaires, c est-à-dire, faire en sorte que les ménages bénéficiaires sont ceux qui sont les plus vulnérables ou ceux-là touchés par la plus grande insécurité alimentaire, Adeso a adopté une approche de ciblage communautaire inclusif (CCI) qui s est déjà révélée comme une méthode de ciblage efficace. Ce manuel cherche à souligner l approche de ciblage communautaire inclusif (CCI) et à faire découvrir les bonnes pratiques à adopter. L approche Adeso ne se limite pas qu aux praticiens en Somalie ou en Afrique orientale, le contexte complexe d urgence de la Somalie pourrait servir d étude de cas pour d autres contextes humanitaires. Ce manuel est basé sur l hypothèse que les interventions monétaires relèvent de plusieurs types d interventions utilisées dans en contextes d urgence et qui peuvent se révéler tout aussi important. La réalité commune c est que ce n est pas toutes les organisations qui seront amenées à mettre en œuvre des interventions d urgence dans les communautés avec lesquelles elles ont déjà établi des relations. Il ne s agit pas d une approche universelle en matière de mise en œuvre des projets d interventions monétaires: le projet doit tenir compte des différences sociales, économiques, culturelles et politiques au sein et entre les régions ainsi que des relations qu entretient l agence avec la communauté. Le manuel met en lumière certains problèmes pratiques auxquels sont confrontés par les équipes de mise en œuvre à travers le monde. Il vise à aider les équipes travaillant sur les projets d interventions monétaires en cherchant à améliorer leurs propres programmes et à être davantage en mesure de traiter les questions auxquelles elles seront confrontées dans leur 8 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

11 propre contexte. Ce manuel est un guide pratique de mise en œuvre. Il explique les étapes à entreprendre lors de l entreprise des programmes d interventions monétaires en fonction du «Cycle de projet». Il expose les principes directeurs qui sont au cœur de l approche Adeso et de l action humanitaire en général, fournit des méthodes d atténuation des risques tout en proposant des solutions possibles aux problèmes de terrain communs. Le manuel est divisé en cinq parties : Partie 1 : Vue d ensemble des projets d intervention monétaire - donne un bref aperçu de ce qu impliquent les projets d interventions monétaires, différents types des programmes d interventions monétaires, pourquoi et quand on peut utiliser telle intervention dans des situations d urgence. Cette partie expose les principes directeurs qui doivent servir de base pour la planification et la mise en œuvre des ces interventions. Peut-être qu il faut également mentionner que cette partie permet de développer une compréhension conceptuelle des interventions monétaires. Section 2 : Evaluation - cette partie explique les conditions préalables à la mise en œuvre des projets d intervention monétaire ainsi que les données nécessaires à l évaluation des conditions existantes. Cela permettra aux agences humanitaires de déterminer si les interventions monétaires sont appropriées et réalisables. Partie 3 : Planification - cette étape prescrit les processus essentiels minimaux nécessaires pour la planification. Elle décrit les principes directeurs d Adeso sur la reddition de comptes, l inclusion de femmes et de groupes minoritaires, la dignité des parties prenantes, l habilitation, la transparence et la participation communautaire. Elle explique comment déterminer le montant des subventions en espèces, le calendrier et la stratégie à adopter. Partie 4 : Mise en œuvre - décrit les étapes impliquées dans la mise en œuvre des projets d intervention monétaire tout en mettant un accent particulier sur l approche du ciblage communautaire inclusif. Elle couvre à la fois les subventions en espèces, les projets «argent contre travail» et donne des conseils pratiques qui aideront à identifier le mécanisme approprié de transfert d argent, de dotation en personnel, du processus de ciblage, du processus de distribution, des stratégies d atténuation des risques et de la promotion de la participation des femmes. Partie 5 : Suivi et évaluation - cette partie fournit des principes directeurs fondamentaux pour le développement des mécanismes de surveillance et des indicateurs d évaluation pour l entreprise des activités supplémentaires. Bien qu il y ait un chapitre consacré essentiellement à cet aspect, le processus de suivi et d évaluation doit être entrepris dès l étape de planification. Section 6 : Normes internationales - cette partie fournit une compréhension de base des normes internationales pertinentes aux opérations d interventions monétaires. Pour plus d information; en fin de chaque chapitre se trouve la bibliographie Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

12 Crédit de photo: Daniel Gerstle ( Adeso) 10 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

13 Partie 1 Aperçu général des interventions monétaires Qu est-ce qu une intervention monétaire? Les interventions monétaires (également connu sous le nom des transferts en espèces) présentent un mécanisme permettant de fournir des ressources à une population sous forme d espèces ou de quasi-espèces (coupons). Les interventions monétaires peuvent également fournir une source de revenus. Dans un contexte d urgence, elles peuvent être complémentaires à des projets de prestation d aide en nature, tels que la distribution d aide alimentaire ou la fourniture de produits non alimentaires tels que du matériel pour la construction d abris. Comme les autres forme d aide, les interventions monétaires ont leurs avantages et des inconvénients. Parfois, il est possible de combiner les interventions monétaires et d autres formes d aide nonfinancière, le cas échéant. Crédit de photo: Tugela Ridley ( Adeso) Les interventions monétaires peuvent répondre aux mêmes besoins que d autres types de mécanismes d intervention d urgence tant que les produits nécessaires soient disponibles sur le marché (denrées alimentaires et non alimentaires). Elles peuvent être mises en œuvre pour répondre aux situations d urgence provoquées par de catastrophes naturelles ; inondations, sécheresse, insécurité alimentaire épisodique et chronique suite à des conflits ou pauvreté prolongé(e). Elles peuvent remplir tous ou quelques-uns des objectifs suivants: Répondre aux besoins de base tels que l approvisionnement en eau, abris, aliments et médicaments; Améliorer l accès aux services sociaux spécifiques tels que les soins de santé et l éducation; Répondre aux besoins en logement et en autres articles non alimentaires; Rétablir ou protéger des moyens de subsistance; Fournir des incitations, démobiliser, désarmer et réintégrer des soldats. Bien que l aide alimentaire et d autres formes d aides non alimentaires puissent fournir un mécanisme efficace d intervention d urgence et qu elles continuent à être très sollicitées dans les activités humanitaires, il y a toutefois des situations où elles ne peuvent pas fournir de réponse appropriée Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

14 L exemple Adeso: Dans le contexte traditionnel en Somalie, l octroi de crédit est un mécanisme essentiel d adaptation. Les ménages pastoraux et agro-pastoraux sont souvent obligés de s endetter pour satisfaire leurs besoins de base alimentaires et non alimentaires tels que l approvisionnement en eau, en nourriture, achat de semences, etc. Le remboursement ne s effectue qu une fois le bétail est vendu, ou que les cultures sont récoltées. Un faible pouvoir d achat dû à la perte de revenus ou d actifs ou résultant de l augmentation des dépenses peut entraîner des niveaux d endettement élevés au sein des ménages pauvres. Des niveaux élevés d endettement dans une communauté peuvent à leur tour conduire à l effondrement du système de crédit. Les interventions monétaires peuvent subséquemment aider à revitaliser ce système. Suite à l évaluation du premier projet d intervention monétaire mené par Adeso en Somalie (mis en œuvre sous le nom de Horn Relief 2003), il en ressort clairement que l intervention est parvenue à aider les bénéficiaires à hiérarchiser leurs besoins et leur a donné la capacité de s approvisionner en denrées alimentaires, eau, bétail et médicaments. Et plus important encore, l évaluation a révélé que les interventions monétaires aident au rétablissement des mécanismes d adaptation sociale par le biais de crédits renouvelables. Le projet a également revitalisé l économie locale en facilitant la réouverture des petits commerces. Types d interventions monétaires Il existe trois principaux types d interventions monétaires : Subventions en espèces (conditionnelles ou inconditionnelles) Projets «argent contre travail» Distribution de coupons (coupons d achat ou de provisions) Même si en principe, les projets «argent contre travail» sont, en principe, des subventions conditionnelles en espèces (le paiement est effectué à l achèvement des travaux), ils sont souvent classés en catégorie séparée en raison de la nature communautaire du travail requis. La plupart des subventions conditionnelles en espèces sont fournies à des individus ou à des groupes d individus. Chacun de ces types d intervention est décrit ci-dessous: Tableau 1 : Les trois principaux types d intervention monétaires Subventions inconditionnelles en espèces On donne des subventions aux bénéficiaires sans conditions, exigence de travail ou sans aucune attente de remboursement. Ce paiement vise normalement les populations les plus vulnérables ou les personnes en butte à l insécurité alimentaire et a pour but de répondre à leurs besoins de base ou à tout autre besoin éventuel après une urgence 12 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

15 Subventions conditionnelles en espèces (y compris les programmes «argent contre travail») Distribution de coupons Subventions conditionnelles en espèces Permettent de fournir des subventions aux bénéficiaires moyennant une contrepartie. Par exemple, SOIT le bénéficiaire doit se rendre à un centre médico-social SOIT l argent octroyé est utilisé pour un but spécifique, par exemple pour acheter du bétail ou démarrer une affaire Programmes «argent contre travail» : Des salaires en espèces sont versés aux bénéficiaires en échange de leur participation à des projets de travaux. Adeso aime bien les microprojets au niveau communautaire alors ces projets de travaux ont généralement un avantage communautaire. es coupons peuvent, soit indiquer un montant en espèces soit des produits spécifiques ou des services contre lesquels le coupon peut être échangé. Les coupons d achat et les coupons de provisions sont conçus pour être échangés dans des magasins, chez des commerçants/fournisseurs de service présélectionnés ou aux foires spécifiquement organisées. Ces coupons ont pour objectif intentionnel de restreindre les bénéficiaires dans leur choix des marchandises. Autre types d interventions monétaires: Dispense des frais constitue un moyen de réduire les dépenses encourues par le bénéficiaire. L agence fournit des fonds directement à une école ou à un fournisseur de services de santé (ou à tout autre service), permettant ainsi au bénéficiaire d utiliser le service gratuitement. L argent qu auraient dépensé les bénéficiaires peut alors être affecté ailleurs. Protection/aide sociale : Fournit des subventions en espèces (ou un soutien non financier) à long terme à des groupes vulnérables. Cette intervention fournit aux bénéficiaires au moins un niveau minimal de soutien pour que ceux-ci puissent subvenir à leurs besoins de base et pour éviter qu ils tombent dans la misère. Soutien financier indirect : Il s agit d apporter de l aide financier à quelqu un d autre qu aux bénéficiaires de façon à les soutenir indirectement. Par exemple, donner de l argent aux commerçants pour que ceux-ci puissent s approvisionner en marchandises dont les bénéficiaires ont besoin. (Il faut également donner de l argent aux bénéficiaires pour qu ils puissent s acheter ces marchandises). (Encadré 1) Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

16 Encadré 1: Soutien financier indirect aux bénéficiaires En plus de toutes les formes de soutien décrites dans le tableau 1, étant toutes des formes de soutien direct aux bénéficiaires, on peut également utiliser des subventions en espèces pour fournir un soutien indirect On fournit généralement un soutien indirect pour permettre à d autres personnes dans la communauté d apporter toute assistance possible afin d aider les bénéficiaires du projet. On fournit des subventions en espèces à des entreprises ou à des services essentiels aux bénéficiaires concernés par la situation d urgence. Étant donné que les entreprises ou les services ont également été touchés par la même catastrophe que les bénéficiaires, ceux-ci ne seront pas en mesure de fonctionner sans soutien, aggravant davantage la situation de ces derniers. On pourrait, à titre d exemple, subventionner la reconstruction des écoles après un tremblement de terre, de sorte que les bénéficiaires puissent avoir accès à l éducation ou fournir des liquidités aux commerçants afin qu ils puissent reconstituer leurs stocks et fournir les produits dont ont besoin les bénéficiaires. Le soutien indirect se fait habituellement en combinaison avec un soutien direct aux bénéficiaires. Tableau 2: Avantages comparatifs de l utilisation des interventions monétaires Flexibilité, autonomisation et dignité des bénéficiaires Réduction des coûts de mise en œuvre Les transferts inconditionnels monétaires permettent de renforcer les capacités des bénéficiaires pour que ceux-ci puissent identifier, prioriser et subvenir à leurs propres besoins. C est une intervention plus appropriée et plus digne que l aide non financière. Il permet aux bénéficiaires de subvenir à une grande variété de besoins alors que le soutien non-financier n aide qu à répondre à un besoin particulier. De façon générale, les interventions monétaires exigent une faible composante logistique que celui du soutien non financier, ce qui se traduit par des coûts de mise en œuvre réduits. Le principal coût encouru pour les interventions monétaires n est que les frais de transfert que les agences d exécution doivent payer à des sociétés de transfert d argent (le cas échéant) ou les frais de service exigés par des banques ou des compagnies de téléphone. D après notre expérience à Adeso, ces frais vont de 6% à 10% du montant total des subventions en espèces à distribuer. Ces frais constituent généralement un montant nettement inférieur au coût, y compris les coûts du personnel, d achats, de stockage, de transport et de la distribution d autres types de biens sur le terrain. Dans certains contextes où il existe un approvisionnement du marché solide, les interventions monétaires peuvent s avérer plus rentables que d autres formes d aide non-financière. 14 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

17 Effet multiplicateur sur l économie Les effets multiplicateurs sur l économie permettront de stimuler une reprise durable de l économie locale. Vu que les bénéficiaires sont en mesure de rembourser leurs dettes ou de s approvisionner en denrées alimentaires et non alimentaires de base, cet argent est diffusé directement dans l économie locale, bénéficiant les non-participants tels que les commerçants locaux, propriétaires de magasins ou d autres prestataires de services (par exemple les artisans constructeurs de maison). En outre, l augmentation de la demande déclenche souvent le transfert des produits alimentaires des zones à excédent vivrier vers des zones à déficit vivrier. Et, par opposition à l aide alimentaire, les interventions monétaires sont peu susceptibles d avoir un effet dissuasif potentiel sur la production agricole et de générer l emploi salarié pour l économie locale. En plus, les effets multiplicateurs sur l économie stimulera la reprise à long terme de la communauté. Mise en œuvre rapide Problématique hommes-femmes et intra-ménages Sécurité Les transferts en espèces peuvent être rapidement alloués aux communautés une fois que les communautés identifiées et inscrites. Cela permet aux agences de répondre aux besoins des bénéficiaires lorsque ceux-ci en ont le plus besoin. Il est important de déterminer la personne qui, au sein du ménage sera bénéficiaire des subventions monétaires. Cela dépendra des processus décisionnels dominants au sein du ménage quant à savoir si les hommes et les femmes conviennent conjointement ou indépendamment sur la façon dont sera dépensé l argent. D une façon générale, les agences doivent cibler de plus en plus les femmes comme bénéficiaires lorsqu elles cherchent à assurer la sécurité alimentaire des ménages. Des liquidités supplémentaires au sein du ménage aident à réduire la tension entre les hommes et les femmes. Dans les zones sujettes aux conflits, toute l aide fournie (aide financière et non financière) risque d être détournée. Les interventions monétaires sont donc plus sûres car il faut beaucoup moins de temps de transit que les aides en nature et en plus, une fois distribué, il est plus facile aux ménages de cacher l argent Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

18 Quand peut-on utiliser les interventions monétaires? Tableau 3: Quand utiliser les interventions monétaires? Quand Contexte préalable au sinistre Les étapes initiales d une catastrophe Période de rétablissement ou de transition Lors de situations de crises permanentes / chroniques En périodes de conflits Pourquoi? En préparation à un tremblement de terre prévisible ou dans le cadre d un programme de réduction des risques de catastrophe. Des subventions saisonnières en espèces (par exemple, en période de soudure ou disette) peuvent empêcher l utilisation de stratégies d adaptation destructrices et permettent la rétention des actifs de subsistance en période de transition. Répondre aux besoins alimentaires et non alimentaires de base, aux besoins en revenus, protéger/remettre en état les moyens de subsistance ou fournir des abris. Aider à rétablir/soutenir les moyens de subsistance et / ou fournir un abri ou les possibilités d emploi à court terme au profit de la communauté. Pour contribuer à la lutte contre la pauvreté, favoriser la transition de l aide humanitaire à l aide sociale, répondre aux besoins alimentaires et non alimentaires essentiels et renforcer/mettre en place les moyens de subsistance. Pour répondre aux besoins immédiats et contribuer au renforcement ou à la remise en état des moyens de subsistance. Source : Lignes directrices CICR / IFRC L utilisation des interventions monétaires par différents secteurs Les programmes d intervention monétaires ont été établis comme une alternative à l aide alimentaire. C est donc des programmes qui ont vu le jour dans le secteur de la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Depuis lors, un certain nombre d autres secteurs humanitaires et de développement utilisent les interventions monétaires pour atteindre les objectifs de leurs programmes. Aujourd hui, les interventions monétaires sont utilisées dans tous les secteurs - non seulement par le secteur de sécurité alimentaire et celui des moyens de subsistance, mais également ceux de l approvisionnement en eau, assainissement et hygiène (WASH), éducation, nutrition, santé, réinsertion / délocalisation pour n en citer que quelques-uns. Voici quelques exemples montrant comment différents secteurs utilisent les interventions monétaires. 16 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

19 Tableau 4: Exemples de l utilisation des interventions monétaires par différents secteurs Secteur Sécurité alimentaire et moyens de subsistance Soutien du marché Eau, assainissement et hygiène (WASH) Exemples de l utilisation d interventions monétaires Fournir des subventions inconditionnelles en espèces tout de suite après la phase d urgence pour aider les gens à satisfaire leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base. Fournir des coupons pour leur permettre de s approvisionner en produits de base pendant les périodes de forte inflation de sorte que les gens aient accès à des produits alimentaires de base Mettre en œuvre les projets «argent contre travail» afin que les personnes aient des revenus de soutien temporaires pour l achat de leurs besoins alimentaires et autres besoins Fournir des espèces (ou des coupons) pour permettre aux pasteurs d acheter du bétail Fournir des subventions en espèces (ou coupons) afin que les agriculteurs puissent acheter des intrants agricoles Fournir des subventions en espèces (ou coupons) pour soutenir d autres d actifs de subsistance Mise en œuvre de projets de bons pour la mouture pour soutenir les petits agriculteurs Aider à la récupération du marché des chocs par le biais des interventions indirects sur le marché (par exemple, subventions, prêts ou garanties de prêts pour aider la récupération de transporteurs, le rétablissement des installations de stockage et aider d autres acteurs du marché soit à réparer ou à se réapprovisionner.) Mise en œuvre des projets «argent contre travail» pour construire / rénover les sources d eau communautaires Fournir des subventions en espèces (ou coupons) aux ménages pour acheter de l eau potable au lieu de mettre en œuvre des projets d approvisionnement en eau par camion Fournir des subventions en espèces (ou coupons) aux pasteurs ou agriculteurs de façon à ce qu ils puissent avoir accès à l eau pour l abreuvement du bétail ou irrigation Fournir des subventions en espèces (ou coupons) aux ménages pour acheter du matériel et trousses d hygiène de base (savon et jerricanes) Fournir du soutien financier aux structures et infrastructures communautaires pour l entretien des ressources en eau de la munauté Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

20 Education Nutrition Fournir des dispenses de frais pour assurer que les enfants aillent à l école sans avoir à payer. Fournir des subventions en espèces (ou coupons) aux ménages pour acheter des livres et du matériel scolaires Mise en œuvre des projets «argent contre travail» pour la construction ou rénovation des écoles Fournir un appui en espèces ou sous formes de coupons pour soutenir les frais de transport scolaire Fournir des coupons pour permettre aux ménages d acheter des aliments frais ou d autres produits alimentaires hautement nutritifs (souvent, en complément des rations sèches distribuées par le PAM) Santé Fournir une dispense de frais aux ménages afin que les membres de famille puissent accéder aux services de santé sans avoir à payer Fournir un appui en espèces (ou sous forme de coupons) afin que les ménages puissent accéder à des soins de base de santé Mise en œuvre des projets «argent contre travail» pour construire ou rénover des installations de santé Réinstallation / réintégration Fournir des subventions en espèces aux réfugiés pour leur permettre de rentrer chez eux Fournir des subventions en espèces aux personnes déplacées pour leur permettre de s installer ailleurs La combinaison de différents types d interventions monétaires Il est de plus en plus fréquent de combiner différents types d interventions monétaires, soit avec de l appui non financier ou avec d autres formes d interventions monétaires afin de fournir une assistance optimale aux bénéficiaires. Voici quelques combinaisons possibles : Combiner les approches en nature et en espèces - peut-être avec la distribution de vivres et de biens non alimentaires immédiatement après une crise alors que le marché tente de répondre et ensuite stimuler le marché à l aide des transferts en espèces. Combiner différents types d interventions monétaires. Par exemple, mettre en place des programmes «argent contre travail» pour les ménages en mesure de travailler et ne réserver les subventions en espèces qu aux ménages dont la capacité de travail est limitée (ou n étant pas en mesure de travailler). Combiner des interventions monétaires différentes dans le même projet à des moments différents, par exemple, l octroi immédiat de subventions inconditionnelles en espèces (parce qu elles sont rapides à mettre en œuvre et que les besoins des bénéficiaires sont 18 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

21 pesants) puis, mettre en place des projets «argent contre travail» ou des subventions en espèces pour le rétablissement des actifs de moyens de subsistance une fois que la situation se stabilise. Apporter des interventions monétaires à différents groupes de bénéficiaires au sein de la même communauté, par exemple, on pourrait fournir des subventions en espèces à certains ménages pour les aider à démarrer des activités de subsistance alors que les autres auraient besoin de recevoir une formation avant d intégrer le programme de subventions. Pour ces derniers, on pourrait fournir des subventions pour leur permettre de suivre la formation souhaitée. Comprendre quelques principes directeurs Les agences humanitaires sont encouragées de se conformer au Code de conduite établi par la Croix-Rouge et aux la Charte humanitaire et aux normes minimales pour les interventions lors de catastrophes du Projet Sphère. Les acteurs travaillant aux activités de relèvement accéléré sont également encouragés à se conformer aux normes SEEP de relance économique. Les agences devraient comprendre que le manuel Sphère (2011) a récemment été mis à jour afin de prendre en compte un certain nombre de normes fondamentales que les organismes devraient envisager lors de la mise en œuvre de tout type d intervention de secours et de relèvement. Le thème des interventions monétaires est désormais intégré dans le Manuel. En plus des normes susmentionnées, Adeso prend également en compte les principes directeurs suivants dans tous leurs programmes. Par expérience, nous savons que prendre en considération chacune des normes susmentionnées peut non seulement améliorer l impact du programme, mais peut en plus améliorer la relation entre la communauté et l organisme. Lorsque ces principes directeurs ne sont pas pris en compte, des problèmes peuvent survenir tout au long de l exécution du projet. Vous trouverez plus de renseignements sur la façon d éviter ou de répondre à de tels problèmes dans la Parties 4. Engager pleinement la population bénéficiaire: Les bénéficiaires doivent participer, soit directement, soit en apportant leurs opinions et idées. Les leaders communautaires ou religieux, anciens du clan, femmes, enfants, groupes minoritaires ainsi que d autres groupes vulnérables devraient tous jouer un rôle actif. Par exemple, les groupes marginalisés ne seraient pas forcément ciblés comme bénéficiaires, selon qu ils répondent aux critères de ciblage ou non. Cependant, il est important que leurs besoins, expériences, préoccupations et priorités soient pris en compte dans la planification et la mise en œuvre des projets d interventions monétaires. Il faut fournir des informations claires aux bénéficiaires sur leurs droits ainsi que sur la durée de l intervention. Représentation de la Communauté: Tout au long de la durée du projet, la communauté cible doit être informé et doit pleinement participer à la prise de décisions. Certains aspects du programme, dont le ciblage/identification et inscription des bénéficiaires ainsi que les procédures de rétroaction s appuient fortement sur les membres de la communauté pour Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

22 en assure le succès. En conséquence, il est essentiel que les membres de la communauté travaillant en collaboration avec le personnel du projet soient de vrais représentants de ladite communauté. Il serait important de former un comité, tant que ses membres soient de véritables représentants de la communauté. Eviter ou atténuer les effets négatifs: Lors de la mise en œuvre des programmes d interventions monétaires, les agences doivent prendre des mesures pour analyser les impacts négatifs potentiels du projet sur l économie, les communautés, les clans et la dynamique sociale, le potentiel de conflit interpersonnel ou inter-claniques, les différences religieuses et le déséquilibre des sexes. Pour les programmes «argent contre travail», il faut également examiner soigneusement les impacts négatifs potentiels des microprojets qui y sont liés sur l environnement. Sensibilité au conflit: Les structures du pouvoir au sein des familles et des communautés créent des possibilités et des restrictions pour l accès individuel aux ressources. Les projets doivent donc prendre en considération les relations de pouvoir et mettre en place des mesures pour atténuer tous conflits potentiels. Quelques exemples de mesures d atténuation et de solutions possibles sont disponibles sous la rubrique «Gestion des risques», ci-dessous. Garantir la non-discrimination: Les pressions extérieures idéologiques ou politiques ou les intérêts claniques/ tribaux ne doivent pas influer sur le projet. A titre d exemple, les membres du comité de secours du village et les membres du personnel impliqués dans le processus de ciblage des bénéficiaires doivent s assurer que leurs actions soient responsables et que la sélection des bénéficiaires soit effectuée selon les critères de vulnérabilité plutôt que selon l appartenance familiale, politique ou clanique/tribale. Le personnel du projet est tenu d éviter et non pas de renforcer les inégalités existantes dans la communauté. Respect de la culture et des valeurs locales: Le projet se fera dans le respect des coutumes et traditions locales et sera mené en conformité avec les normes sociales acceptables. Cela signifie que les activités du projet ne doivent non pas troubler, mais respecter et promouvoir les mécanismes traditionnels de survie tant que ceux-ci ne sont pas en conflit avec les normes établies des droits humains. En Somalie, par exemple, le système de crédit est un mécanisme traditionnel d adaptation. Assurer une participation égale des femmes et des hommes, des filles et des garçons dans la planification, la mise en œuvre, le suivi et l évaluation des activités Garantir la sensibilisation des sexes: Le projet sera basé sur une compréhension approfondie de différents besoins, préoccupations, priorités et expériences des hommes et des femmes. L équipe du projet devrait avoir une compréhension commune en matière de cette problématique homme-femme qui doit être prise en compte comme critère lors de l embauche du personnel. Autant que possible, il faut privilégier les femmes lors du choix des bénéficiaires et des membres du comité de secours du village. Les hommes et les femmes 20 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

23 doivent toucher des salaires égaux dans le cadre des programmes «argent contre travail». Promouvoir des activités qui, en particulier favorisent l autonomisation des femmes: Le projet doit être sensible à la question du genre, y compris au fait que les femmes, dans la plupart des contextes, ne jouent souvent que les rôles sociaux les moins appréciés, ce qui les marginalise en matière de droit de propriété et du contrôle des ressources. Par conséquent, la question de l autonomisation des femmes doit, dans la mesure du possible, occuper une place centrale dans la conception et la mise en œuvre de tous les projets (dont, l emplacement des lieux de travail, leur trouver les tâches les moins pénibles physiquement, etc...). Vous trouverez ci-dessous plus d informations sur la façon d encourager et de promouvoir l inclusion des femmes dans les projets d interventions monétaires. Encourager la durabilité: Les agences doivent analyser le lien entre l aide humanitaire et le développement et renforcer la cohérence entre les activités humanitaires et des projets de développement à plus long terme en veillant à ce que la communauté y soit pleinement impliquée. L agence travaillera également en collaboration avec d autres organismes impliqués dans les opérations d aide au développement. Assurer la responsabilisation et la transparence: Les agences rendent des comptes aux bénéficiaires et aux bailleurs de fonds. Elles doivent donc indiquer clairement le but et les objectifs du projet, l utilisation des fonds dès l étape de planification jusqu à la fin du projet. A ces fins, les agences doivent mettre en place un système solide de tenue de registres de comptes. Il faut également prévoir des mécanismes pour s assurer que les membres de la communauté (les bénéficiaires ainsi que les non-bénéficiaires) puissent exprimer leurs préoccupations ou donner des suggestions au personnel du projet. Vous trouverez plus d informations sur les moyens d améliorer la responsabilité et la transparence dans la rubrique sur la mise en œuvre des projets d intervention monétaire ci-dessous Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

24 Responsabilité et transparence Voici quelques exemples des moyens employés par Adeso dans les programmes d interventions monétaires pour garantir la responsabilisation et la transparence : Les reçus des versements en espèces sont effectués en triple. Le bénéficiaire en conserve une copie. L agence et le Hawala (Société de transfert d argent) conservent la deuxième et la troisième respectivement. Organiser des forums publics pour permettre à la communauté de poser des questions ou exprimer leurs suggestions et préoccupations. Lors de la première réunion publique, expliquer clairement aux bénéficiaires le processus du projet dans son ensemble de A à Z, y compris les critères de sélection. Dire que les listes des bénéficiaires seront passées au crible et qu Adeso se réserve le droit de supprimer de la liste les noms des personnes qui n auront pas rempli les critères établis. Fournir une méthode supplémentaire privée au public pour l expression des préoccupations et des suggestions Permettre à la communauté de choisir publiquement les membres du comité de secours du village Lire la liste des bénéficiaires en public pour s assurer que les personnes y figurant répondent aux critères de sélection établis. Assurer la mise en place des mécanismes de retour d information au profit de la communauté Encourager la participation des femmes Les femmes sont traditionnellement considérées comme les principales fournisseuses de soins de la famille. Elles s occupent également d enfants, des malades, des blessés et des personnes âgées. Par conséquent, elles peuvent rencontrer plus de difficultés que les hommes dans l obtention des subventions en espèces. Dans certaines sociétés, les femmes ont un statut social inférieur à celui des hommes et ont moins de pouvoir en matière de prise de décisions publiques. Il faut, par conséquent favoriser leur participation dans les projets d intervention monétaires. Les normes fondamentales de SPHERE révisées Les normes SPHERE révisées englobent les normes fondamentales suivantes : Une intervention humanitaire axée sur les personnes Coordination et collaboration Evaluation Analyse et conception Performance, transparence et apprentissage Rendements des travailleurs humanitaires Source: SPHERE Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

25 Adeso S assurer, dans la mesure du possible que, les femmes occupent au moins la moitié des sièges au sein du comité et qu elles participent activement à toutes les activités du comité. Prévoir un espace privé et des opportunités pour que les femmes membres du comité puissent rencontrer le personnel du projet afin de partager leurs problèmes et défis; Sensibiliser les membres du comité sur l impact positif que pourront apporter les femmes sur les dépenses et sur les risques relatifs à l utilisation abusive des subventions; S assurer qu un maximum de femmes possible s inscrivent comme bénéficiaires; S assurer que les noms des femmes dans le foyer figurent sur les listes d inscription. Ceci permet aux femmes de recevoir des subventions en espèces ou des salaires autant que les hommes dans le foyer cible; Préparer le planning des travaux de telle manière à ce que les femmes soient remplacées par quelqu un d autre dans le cas où elles ne sont pas en mesure de travailler tout en réservant le droit de venir chercher les subventions en espèces ou le salaire; Prévoir des dispositions spéciales sur les chantiers afin d assurer un environnement sensible au genre; Les membres du comité devraient suivre de manière informelle les habitudes de dépenses des ménages à risque de violence domestique; Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

26 Mettre en place des systèmes pour dissuader l usage abusif des fonds. Par exemple, dans le cas où le chef du foyer inscrit comme bénéficiaire utilise l argent fourni d une manière abusive, son nom peut être rayé de la liste et remplacé par celui du conjoint. Si, toutefois, cela est impossible ou inapproprié, le bénéficiaire pourra tout simplement être retiré de la liste. Coordination Les interventions doivent être rapides, sûres et efficaces. Le partage d informations sur les situations de sécurité, zones touchées ainsi que d autres informations contextuelles permettront de minimiser les risques et d améliorer le processus logistique. Recueillir des informations sur ce que font les autres agences sur le terrain et quel type d aide est fournie dans les zones touchées. Déterminer le type d intervention monétaire approprié, la valeur des subventions en espèces, les groupes cibles et la zone géographique. Etant donné que les interventions monétaires sont très appréciées de tout le monde, ne cibler qu une communauté en délaissant une autre risque de provoquer des conflits d ordre personnel, clanique ou tribal entre les communautés. Il est conseillé de coordonner avec les autres acteurs sur le terrain pour s assurer que l activité de ciblage de communauté se fasse de manière juste et équitable. L utilisation d une approche consortium assure une collaboration et une coordination étroites. Quelle que soit l approche adoptée, il est recommandé d impliquer tous les acteurs. Il est également essentiel de partager des informations de terrain sur une base régulière au cours de réunions mensuelles de coordination ou de visites, dans les rapports d étape et des communications avec le personnel de terrain. 24 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

27 Partie 1 : Aperçu général des interventions monétaires Principaux points à retenir! Les interventions monétaires peuvent être soit conditionnelles ou inconditionnelles. Il est souvent possible de combiner différents types d interventions monétaires. Chaque type d intervention monétaire comporte ses propres avantages et inconvénients. Choisir le type approprié d intervention dépend de l urgence des besoins des bénéficiaires, de la capacité logistique dont vous disposez, de la capacité administrative et de la préférence des bénéficiaires. Les subventions en espèces peuvent être fournies directement aux bénéficiaires ou à d autres personnes qui viennent en aide aux bénéficiaires, par exemple les commerçants, les vendeurs de bétail, les centres de soins de santé Les subventions en espèces peuvent être utilisées efficacement à différents stades de programmes d intervention humanitaire ainsi que pour les programmes de rétablissement et de développement sur le long terme. Les valeurs centrales au cœur de ces interventions sont la dignité et le renforcement des capacités des bénéficiaires. Pour en savoir davantage : ACF (2007) Mise en œuvre des interventions monétaires : Guide destiné aux travailleurs humanitaires, ACF, New York. Creti, P & Jaspars, S (Eds) (2006) Cash-transfer programming in emergencies. Oxfam GB. Oxfam Publishing. Oxford (Programmes d interventions monétaires dans des situations d urgence, Oxfam GB. Oxfam Publishing. Oxford) Gentilini, U. (2007). Cash and food transfers: a primer. Social Protection and Livelihoods Service, World Food Programme, Rome. (Transferts monétaires et d aide alimentaire : Concepts de base. Service de protection sociale et de moyens de subsistance, Programme alimentaire mondial, Rome.) Global Finland (2004) Training package for the promotion of gender equality in NGO development cooperation (Programme de formation pour la promotion de l égalité entre les sexes dans les activités de coopération au développement, finland.fi/gender/ngo/english/index.htm) Lignes directrices du Comité international de la Croix-Rouge / Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (2007) pour les programmes d interventions monétaires. Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge (FICR), à Genève. SPHERE (2011) Charte humanitaire et normes minimales de Sphère pour les interventions lors de catastrophes. Edition Manuel de l Agence suisse pour le Développement et la Coopération sur les interventions monétaires (2007) : Guide pratique pour la préparation et la mise en œuvre des projets d intervention monétaires. DDC, Genève UNESCO (2000) Manuel sur l équité entre les sexes UN-Habitat (2008) Promotion de l égalité des sexes dans les collectivités. Guide de référence pour formateurs Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

28 Partie 2 Évaluation Évaluation de l adéquation et de la faisabilité Évaluation Planification Suivi Mise en œuvre Avant d envisager d entreprendre un projet d intervention monétaire, il faut effectuer une évaluation d adéquation et de faisabilité de l intervention. Cette évaluation permettra de pondérer les avantages par rapport aux risques impliqués, analyser des informations sur les besoins des ménages, la sécurité alimentaire et des revenus des ménages, les marchés et la situation sécuritaire. Ces facteurs aideront les organismes à déterminer si une intervention monétaire est adéquate et appropriée pour le contexte en question. Quelles sont les données exigées d une évaluation? Il existe quatre grandes catégories de données devant être collectées et analysées avant de déterminer qu une intervention monétaire est appropriée. Voici quelques unes des questions spécifiques pouvant être considérées : Données générales : Que s est-il passé? Ex. tremblement de terre, sécheresse, inondations Combien de personnes sont touchées? Ex. pasteurs, agriculteurs, femmes et enfants Quels sont les zones géographiques plus touchées? Que font d autres organismes? D autres organismes sont-ils en train de fournir de l aide ou s apprêtent-ils à répondre à la situation dans un avenir proche? Quelle sera leur réponse? Quel type d aide sera fournie et à qui? Pour combien de temps? Quel est le contexte de sécuritaire? L argent destiné aux projets d interventions monétaires risque-t-il de tomber dans les mains des élites, milices ou du personnel du projet? Comparer ces risques à la situation où il s agirait de l aide en nature. 26 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

29 Les milices ou d autres groupes peuvent-ils menacer la sécurité des bénéficiaires? Envisager également la même situation dans le cas où il s agirait de l aide en nature. Evaluer l influence de notables communautaires, leaders religieux sur leurs communautés pour déterminer dans quelle mesure ceux-ci peuvent fournir une protection aux bénéficiaires. Divers groupes ou clans / tribus risquent-ils de s affronter sur le ciblage des bénéficiaires ou l attribution des ressources? Y a-t-il des moyens pour éviter toute telle confrontation? Données sur les relations sociales et des rapports de force Les hommes et les femmes ont-ils les mêmes priorités? Comment sont gérées les ressources a) au sein des ménages et b) dans la communauté? Quel impact auraient les projets d interventions monétaires sur la structure communautaire? Données sur les ménages : y compris les besoins des populations, leur situation alimentaire et sécurité des revenus. Quel impact a eu la situation d urgence sur l accès des populations à la nourriture et aux revenus? Quel impact cette situation d urgence a-t-elle eu sur leurs actifs de subsistance? Les populations sont-elles en mesure de satisfaire leurs besoins fondamentaux? Sont-elles capables de répondre à certains de leurs besoins par leurs propres moyens? Quelles stratégies les populations emploient-elles pour faire face après l urgence? Examiner si les stratégies d adaptation utilisées sont néfastes. Sur quelles priorités les populations sont-elles susceptibles de dépenser leurs propres ressources? Sur quoi sont-elles susceptibles de dépenser les subventions en espèces? Analyser l impact de la situation d urgence sur les ménages concernés : Besoins immédiats: nourriture, eau, logement, services de santé, protection, y compris dans le contexte des mécanismes d adaptation en situation de détresse employés à court terme (liquidation des actifs des ménages, réduction du nombre de repas consommés par jour, pratique d activités dangereuses ou dégradantes telles que l échange de faveurs sexuelles contre de la nourriture ou d autres produits. Moyens de subsistance : capacité à subvenir à leurs besoins, y compris la perte de revenus, leurs actifs de production (céréales, bétail), accès aux biens sur les marchés, opportunités d emploi, termes de l échange, questions de sécurité et l impact sur la structure / organisation locale et des activités régulières d adaptation Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

30 Informations sur le marché: y compris le fonctionnement du marché, disponibilité alimentaire et / ou disponibilité des articles dont ont besoin les ménages Les marchés sont-ils disponibles dans les zones touchées? Fonctionnent-ils? Sontils situés près de vos bénéficiaires? Prendre en considération l existence d un réseau routier, les restrictions sur le mouvement de marchandises, l entreposage, les coûts que doivent encourir les bénéficiaires pour transporter des marchandises du marché, etc. Les produits alimentaires et non alimentaires de base sont disponibles en quantités suffisantes et à des prix raisonnables? Les produits dont ont besoin les ménages touchés sont-ils disponibles sur les marchés locaux? En quantités suffisantes? Si non, les commerçants locaux pourront-ils en apporter plus s ils savent que la demande augmente? L urgence s est-elle produite à un moment critique dans le cycle de production alimentaire? (en saison de plantation ou de récolte? Si oui, combien de temps faudrat-il pour revenir au cycle normal? Que faut-il faire (le cas échéant) pour rétablir la production alimentaire locale? Le marché est-il concurrentiel? Prendre en considération le nombre de fournisseurs par rapport aux nombres d acheteurs et, dans le cas où les marchandises sont transférées dans les zones de surplus vers les zones de déficit. Les commerçants sont-ils à même et désireux de répondre à une augmentation de la demande dans la zone touchée? Les interventions monétaires sont-elles susceptibles de provoquer de l inflation des prix des produits de base? Le marché est-il intégré? C.-à-d., Est-il lié à d autres marchés? Les prix pratiqués sontils identiques à ceux pratiqués sur d autres marchés dans la région? Informations sur les méthodes de paiement disponibles: Quelles sont les méthodes de transfert de fonds disponibles? La distribution directe des subventions en espèces de main à est-elle possible / sécurisée? Y a-t-il des mécanismes de transfert de fonds en état de fonctionnement (à savoir les banques, les bureaux de poste, ou sociétés de transfert d argent dans des contextes où les banques n existent pas)? Les normes SEEP sur la relance économique soulignent que les agences humanitaires doivent mettre en œuvre des projets d interventions pouvant soutenir et encourager le rétablissement des marchés locaux. Ceci est dû au fait qu une intervention humanitaire inappropriée peut provoquer des dommages au bon fonctionnement du marché et des réseaux commerciaux, ce qui aggravera la situation de la communauté dans son ensemble. La fonctionnalité du marché et de l économie locale devraient donc toujours être considérée lors de la conception des projets humanitaires. 28 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

31 Comment déterminer si une intervention monétaire est réalisable? Évaluer si les bénéficiaires peuvent dépenser l argent en toute sécurité est un facteur important pour déterminer si une intervention monétaire est réalisable. Les risques de sécurité identifiés doivent être analysés par rapport à des mécanismes d atténuation avant d en déterminer la faisabilité. Voir la Partie 3 (Planification et conception) pour plus d informations sur les stratégies d atténuation des risques. Pour déterminer si un projet est réalisable il faut également évaluer si l organisme dispose de la capacité (administrative, logistique et technique) pour mettre en œuvre le projet d une manière appropriée et dans un délai approprié. Méthodes de recueil et d analyse des données Les méthodes rapides d évaluation axées sur le recueil des données pertinentes et exactes seront appliquées dans des contextes d urgence. Les principales méthodes pouvant être utilisées pour le recueil de données sont énumérées ci-dessous : Examen des données disponibles Exécution d une évaluation rapide à l aide des approches participatives (entretiens, consultations et discussions de groupe) pour des informations qualitatives Conduite d enquêtes d informations quantitatives s il y a suffisamment de temps 1. Examen d informations disponibles Consulter les systèmes locaux d informations y compris des populations locales qui peuvent servir lors d une évaluation et des plans de secours d urgence mis en place par le gouvernement, les Nations Unies et les ONG. Les calendriers agricoles, les statistiques nationales et locales et les politiques nationales seront également utiles. Déterminer s il y a d autres acteurs humanitaires sur le terrain, les informations dont ils se servent ainsi que leurs stratégies Effectuer un double-contrôle des sources d informations afin d en garantir la fiabilité. En Somalie, l Organisation des Nations Unies pour l alimentation et l agriculture (FAO) et l Unité d analyse de la sécurité alimentaire et la nutrition pour la Somalie (UASAN) effectuent des recueils d informations sur la sécurité alimentaire, les prix du marché, l exploitation d élevage et les conditions physiques, ainsi qu un large éventail de données supplémentaires pouvant être utilisé pour déterminer une vue d ensemble des conditions de sécurité alimentaire des domaines particuliers. La UASAN et les Systèmes d Alerte Précoce Contre la Famine (FEWSNET) fournissent également des rapports mensuels sur la sécurité alimentaire, des alertes d urgence ainsi que des rapports sur la sécurité alimentaire et la nutrition. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) établit également des rapports pertinents, y compris des rapports sur la sécurité, des mises à jour sur des mouvements de populations et des cartographies Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

32 Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires et FEWSNET travaillent dans de nombreux pays à travers le monde et fournissent aux organismes des informations sur l emplacement de leurs cibles. Les organismes sont invités à communiquer avec leur bureau local pour plus d informations. Pour plus d informations, rendez-vous sur les sites FSNAU : FEWSNET : et le site du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) : 2. Une Évaluation rapide et les approches participatives Une évaluation rapide participative est un élément central dans l initiation de contact avec les communautés touchées. Compte tenu du calendrier des projets, les approches doivent encourager l identification des besoins par les bénéficiaires concernés, dans la mesure du possible. Entre autres, les évaluations prendront en compte : Des observations directes ; Des entretiens semi-structurés ; Des entretiens individuels ou des consultations ; Des entretiens séparés (ou des consultations) avec les femmes, des hommes et/ou des groupes particulièrement vulnérables, tels que les groupes minoritaires; Des discussions de groupe. 3. Enquêtes Les informations recueillies au moyen de sondages peuvent se traduire en indicateurs quantitatifs et qualitatifs importants pour les projets d interventions monétaires. Les enquêtes sur la nutrition, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance sont fréquentes dans les contextes d urgence. Par exemple, pour analyser la situation des moyens de subsistance, l enquête à mener pourrait prendre en compte : la taille et la composition des ménages (sexe, âge) ; l élevage et la propriété foncière ; la proportion des revenus par source ; les dépenses ; les facteurs saisonniers ; les informations sur le crédit et l endettement ; le classement des richesses. 30 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

33 Informations sur les besoins, la sécurité alimentaire et les revenus Informations sur les rapports de force et sociaux Informations sur la disponibilité des aliments Informations sur les marchés Informations sur les systèmes de transfert d argent Approches participatives ou des évaluations rapides; Enquêtes Entretiens séparés avec les hommes et les femmes; Entretiens et consultations, y compris avec différents groupes sociaux, ethniques, politiques et socioéconomiques. Entretiens et groupes de discussion avec les producteurs alimentaires; Sources disponibles; Statistiques nationales et locales; Calendriers agricoles; Subventions et politiques gouvernementales. Entretiens et groupes de discussion avec les commerçants; Evaluation rapide: suivi et analyse des prix sur les marchés clés; Entretiens et discussions de groupe avec les prêteurs, débiteurs et créanciers; Veiller à ce que les régions éloignées soient prises en compte dans les analyses sur la fonctionnalité des marchés. Cartographie de mécanismes de transfert d argent; Entretiens avec des sociétés de transfert d argent (ou des banques ou des entrepreneurs locaux disposant de capacités de distribution d argent); Entretiens avec les personnes concernées sur leurs perceptions quant à la manière la plus sûre de transférer, conserver et dépenser l argent; Analyse du contexte politico-économique. Source : «Programmes d interventions monétaires dans les situations d urgence, Oxfam GB (2006) avec quelques modifications mineures Dans quels contextes les interventions monétaires sont-elles appropriées? Les interventions monétaires peuvent être appropriées dans les situations suivantes : Lorsque les populations ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins fondamentaux suite à une situation d urgence, et/ou qu ils adoptent des stratégies d adaptation nocives à leur santé, moyens de subsistance ou dignité; L état d urgence a affecté la capacité des ménages à gagner des revenus; La pénurie alimentaire est due au manque d accès aux produits alimentaires plutôt qu au manque de disponibilité de ces produits (par exemple, les individus ne sont pas en mesure de s approvisionner en produits alimentaires en raison du manque de ressources. Si toutefois ils avaient accès aux ressources nécessaires, ils seraient en mesure d acheter ce dont ils ont besoin sur le marché ; Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

34 L état d urgence a conduit à un effondrement des mécanismes traditionnels de survie, tels que les systèmes de crédit. L impact de la situation d urgence sur l économie pourrait être atténué en soutenant les marchés locaux. Si l état d urgence a provoqué un effondrement du pouvoir d achat et la fermeture des magasins, ce qui indique qu il n y a pas suffisamment d argent en circulation dans l économie locale, les interventions monétaires peuvent alors être mises en œuvre pour dynamiser le marché. Voila certaines situations où les interventions monétaires ne seraient pas appropriées : Dans le cas où l infrastructure ou la désorganisation du marché du marché local serait gravement endommagée et que les secours d urgence s avèrent nécessaires Les produits dont ont besoin les commerçants ne sont pas disponibles sur le marché local et que les commerçants locaux sont incapables d en stocker en quantités suffisantes Les bénéficiaires pensent que les risques sécuritaires sont trop élevés et ils préfèrent une aide en nature L organisation ne dispose pas de capacités adéquates pour mettre en œuvre un projet de transfert de fonds dans les délais impartis Des mécanismes appropriés de transfert d argent ne sont pas en place ou ne peuvent pas être mobilisés dans les délais requis Conditions préalables pour la mise en place des interventions monétaires Voici une liste des conditions préalables (les conditions qui DOIVENT ETRE RESPECTEES) avant la mise en place des interventions monétaires. Tableau 6: Conditions préalables pour la mise en place des interventions monétaires Les bénéficiaires ont accès aux marchés locaux Conditions de marché favorables Les bénéficiaires ont accès aux marchés locaux à une distance raisonnable des habitations. Ils doivent par ailleurs être en mesure de faire leurs achats et regagner leur domicile en toute sécurité. Disponibilité d eau potable, produits alimentaires et autres denrées requis par les bénéficiaires à un prix raisonnable sur le marché. Même si les commerçants ont cessé d opérer et que les magasins sont fermés, il faut vérifier si cela est dû à l effondrement du pouvoir d achat. Si tel est le cas, fournir de l argent aux bénéficiaires et / ou informer les commerçants de la mise en place d un programme d intervention monétaire peut les convaincre de redémarrer leurs activités. De même, il est important de réduire au minimum les risques de hausses de prix. Ces risques peuvent être efficacement atténués par un contrôle adéquat des facteurs pouvant conduire à une augmentation 32 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

35 artificielle des prix de biens et de services. Ces facteurs comprennent généralement : l accès physique aux marchés principaux de fourniture par les commerçants, la disponibilité d informations appropriées sur la durée du projet et les attentes des commerçants en matière du montant des subventions en espèces devant être fournies. Un mécanisme de distribution de subventions en espèces sécurisée Environnement propice à la participation des femmes et des groupes minoritaires Il est possible d utiliser les banques et les bureaux de poste pour effectuer des transferts en espèces. Lorsque ceux-ci n existent pas, les sociétés de transfert d argent ou les hommes et femmes d affaires locaux peuvent être utilisés. Par exemple, dans les régions concernées par les programmes d interventions ADESO, les sociétés de transfert d argent en Somalie qui, traditionnellement, facilitent la distribution des envois de fonds de la diaspora aux membres de la famille en Somalie, jouent un rôle important dans la facilitation de la distribution réelle des subventions en espèces par le biais de leurs réseaux existants. Dans de nombreux contextes, les femmes sont plus susceptibles d utiliser leurs revenus pour satisfaire les dépenses du ménage. Les femmes chefs de ménages sont souvent très vulnérables. Par conséquent, il est conseillé de promouvoir de faire participer le plus grand nombre de femmes aux projets. L agence doit garantir un système de surveillance exhaustif et s assurer que les femmes et les groupes minoritaires soient représentés dans la mise en œuvre (en particulier dans la phase de planification). Dans de nombreuses sociétés, l appartenance à un clan ou à une tribu est intégrée dans les dynamiques de pouvoir locaux et peut donc déterminer qui peut ou ne peut pas être ciblé. Par conséquent, la mise en place de mécanismes ayant pour objectif de cibler tous les groupes est essentiel à la réussite du projet. Conditions sécuritaires favorables S assurer que les conditions sécuritaires de base sont mises en place. Les risques de sécurité doivent être correctement atténués pour éviter de mettre en danger la vie et la sécurité du personnel et celle des bénéficiaires du projet. Les bénéficiaires doivent se sentir en sécurité lors de la collecte des subventions en espèces. Les questions de sécurité et d accès sont au cœur de la réalisation des microprojets mis en œuvre grâce aux interventions monétaires et de la mobilisation des bénéficiaires qui y participent Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

36 Partie 2 : Évaluation Principaux points à retenir! Évaluer l impact de l urgence sur les besoins des populations permettra de déterminer si le type d intervention choisi est approprié. Quatre catégories d informations permettront de déterminer si une intervention monétaire est appropriée. Disponibilité d ;- informations générales informations sur le ménage informations sur le marché informations sur les méthodes de paiement L analyse du contexte, y compris les conditions du marché et de la sécurité est utile pour décider si une intervention monétaire est réalisable. Voici les conditions préalables à une intervention monétaire appropriée et réalisable : Les bénéficiaires ont accès aux marchés locaux Les produits sont disponibles à un prix raisonnable sur le marché ou les commerçants peuvent en stocker Les bénéficiaires peuvent s approvisionner en toute sécurité Des méthodes appropriées de paiement en espèces sont en place Bibliographie : Chacune des directives que doivent respecter les agences (référencées dans la Partie 1) comporte un chapitre sur l évaluation. Adams, L. et P. Harvey. (2006). Analyse des marchés. Leçons tirées des interventions monétaires suite au tsunami : Document d information 1. Humanitarian Policy Group, Overseas Development Institute, Londres (Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut britannique de développement outre-mer (ODI). Oxfam Grande-Bretagne, International Rescue Committee (Comité international de secours), InterAction and Practical Action Consulting, avec le soutien de l US Office for Foreign Disaster Assistance (Bureau américain de l assistance en cas de catastrophe à l étranger). Emergency Market Mapping and Analysis (EMMA) Toolkit (Le Manuel de la Cartographie et analyse du marché urgence - EMMA ) Sivakumaran, S (2011) Market analysis in emergencies A report for the Cash Learning Partnership. (Analyse de marchés dans les contextes d urgence (2011. Rapport pour le Partenariat sur les programmes d interventions monétaires) 34 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

37 Partie 3 - Planification Evaluation de l adéquation et de la faisabilité Evaluation Planification Suivi Mise en œuvre Il est important que les évaluations décrites dans la Partie 2 servent de guider le processus de planification qui permettra de déterminer les objets et objectifs appropriés de l intervention, y compris les effets attendus à court et à long terme. En plus des informations sur l évaluation, la planification de l intervention (et toutes les étapes ultérieures du cycle de projet) doit tenir compte des principes directeurs décrits dans la Partie 1, dont la coordination et la collaboration, la transparence et l apprentissage (y compris la responsabilité). Adeso prend également en compte la représentation communautaire, l appropriation, et l inclusion des femmes et des groupes minoritaires. Cette partie traite comment les informations d évaluation peuvent être traduites en un projet, c est-à-dire, comment déterminer le type d intervention, qui a besoin d assistance prioritaire, le montant de la subvention à octroyer ainsi que les délais de l intervention. Cette partie analyse également les risques et méthodes d atténuation. Étape 1 : Déterminer le type d intervention monétaire à mettre en œuvre Les modes de subsistance et le calendrier agricole sont essentiels pour déterminer le type d intervention monétaire à mettre en œuvre. L organisation de certains types d interventions, tels que les programmes argent-contretravail exige beaucoup de temps. Si les bénéficiaires ont des besoins urgents, il convient de choisir les subventions en espèces (étant donné qu elles peuvent être mise en œuvre assez rapidement) tout en se préparant aux projets «argent-contre-travail». Il se peut que certaines personnes au sein de la communauté cible ne soient pas en mesure de participer aux projets «argent contre travail» en fonction de la nature du travail à effectuer (travaux de construction, par exemple). Pour prendre en compte ces personnes, Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

38 vous pouvez intégrer les activités moins exigeantes en main-d œuvre. Il est aussi possible de cibler ces groupes comme bénéficiaires de subventions dans un projet combiné. Le calendrier saisonnier des moyens de subsistance peut également jouer un rôle crucial pour déterminer s il faut mettre en place un projet de subventions en espèces ou un programme «argent contre travail». Par exemple, il ne serait pas approprié de mettre en œuvre des programmes «ACT» pendant les saisons de récolte ou de plantation, périodes pendant lesquelles les agriculteurs locaux comptent sur la main d œuvre locale. En Somalie, par exemple, pendant le Jilaal (longue saison sèche) dans les régions situés au nord du pays, une forte proportion de la population émigre afin de protéger leurs actifs (moutons, chèvres, chameaux). Par conséquent, ces personnes pourraient ne pas être en mesure de participer aux programmes «argent contre travail» dans certains endroits, même si elles ont besoin d aide. Questions de la parité hommes-femmes. Considérer la charge de travail réelle des femmes et des contraintes de temps lors de la détermination du type d intervention monétaire à mettre en place. Dans certaines communautés, il peut s avérer inapproprié pour les femmes de participer à tous les travaux publics. Par la suite, elles ne pourront pas bénéficier de l aide fournie, à moins que d autres dispositions (telles que les subventions en espèces) ne soient prises. Il faut prendre des décisions selon chaque type de projet choisi afin de prendre en compte à la fois les femmes et les hommes dans chaque projet d intervention monétaire. Vulnérabilité des ménages. Prendre en compte les groupes vulnérables spécifiques à chaque communauté (ménages dirigés par des personnes âgées, enfants chefs de ménages, ou clans minoritaires vulnérables) et déterminer la meilleure façon de s assurer que ces groupes reçoivent des subventions en espèce. Dans de nombreux cas, ces ménages ne disposent pas de réseaux sociaux ou de statut social dans la communauté pour assurer leur inclusion sur les listes de bénéficiaires. Il faut prendre des dispositions spéciales pour assurer leur inclusion. Tableau 7: Différents types d interventions monétaires Projets argentcontre travail «ACT» Visent les ménages dans lesquels au moins une personne est en mesure de travailler. Visent à offrir des possibilités de travail et de faciliter les microprojets (voir encadré 3 ci-dessous) qui permettront de réhabiliter les moyens de subsistance tout en stimulant l économie locale. Sont habituellement entrepris dans des situations d urgence moins graves ou durant les crises prolongées, de préférence, une fois que les bénéficiaires ont déjà reçu un premier soutien. Ce type d intervention ne doit pas être entrepris dans le cas où il perturberait les stratégies de subsistance locales. Par exemple, parfois, les projets «ACT» peuvent perturber le marché du travail en vigueur dans les communautés 36 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

39 Projets de subvention en espèces Projets combinés subventions en espèces et projets «argent contre travail» Utilisés pour permettre aux bénéficiaires de subvenir à leurs besoins de base et / ou rétablir leurs moyens de subsistance. Accroître le pouvoir d achat des bénéficiaires, leur permettant ainsi de satisfaire leurs besoins fondamentaux. Sont entrepris dans des situations d urgences humanitaires graves ou lors des crises alimentaires ou crises de moyens de subsistance pour aider à stabiliser la situation jusqu à ce que les indicateurs d insécurité alimentaire aiguë s améliorent, réduisant ainsi l impact sur les mécanismes d adaptation. Peuvent être organisés et mis en œuvre assez rapidement. Donc appropriés lorsque les bénéficiaires ont des besoins urgents. Peuvent être utilisés alors que les projets «argent-contretravail» ou d autres mécanismes de recouvrement sont en cours d organisation. Dans le cas où les subventions en espèces s avèrent nécessaires à long terme, envisager des discussions avec le gouvernement pour la mise en place d un filet de sécurité. Si on opte pour un projet «argent contre travail», il faut déterminer s il est préférable de mettre en place une subvention en espèces avant d entamer des projets «argent contre travail» à plus long terme. Par exemple, si la population est touchée par une crise prolongée ou que la vulnérabilité est grande et que les communautés n ont reçu aucune aide complémentaire, alors il serait préférable de commencer avec des subventions en espèces et par la suite, introduire les programmes «argent contre travail». Il est souvent recommandé d entreprendre des projets combinés, vu qu il y a toujours une un petit nombre de ménages dans chaque communauté qui ne peuvent pas participer aux travaux exigeant une haute intensité de main d œuvre. Si le ménage n est composé que de personnes âgées, personnes handicapées, enfants, femmes enceintes, etc., il leur sera impossible de participer à des activités à forte intensité de main-d oeuvre. Ainsi, un certain pourcentage des prestations monétaires totales allouées à la communauté serait réservé aux subventions en espèces. En plus des ménages ne pouvant pas fournir de main d œuvre identifiés par la communauté elle-même, les données sur le nombre de ménages ayant comme responsables des personnes âgées, handicapées, enfants, femmes, etc., aideront à en estimer la proportion Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

40 Programme de distribution de coupons Utile lorsque l agence veut s assurer que les subventions en espèces sont utilisées dans un but précis - par exemple, achat d outils, de semences, d eau, d animaux, etc. Les coupons peuvent avoir soit une valeur en espèces (pour dépenser dans des magasins ou chez les commerçants vendant uniquement des produits requis par les bénéficiaires) ou une valeur d achat qui permettra d être échangés contre les produits prédéterminés. On opte pour la mise en place d un projet de distribution de coupons dans le cas où on cherche spécifiquement à restreindre le choix des bénéficiaires, car, on estime que ceux-ci pourraient ne pas prioriser lesdits produits si on leur octroyait des subventions en espèces. Par exemple : si vous avez un objectif nutritionnel et que vous voulez que les populations consomment plus d aliments frais, alors vous pouvez distribuer de tels coupons. Si on accordait de subventions en espèces à ces gens ils dépenseraient sûrement cet argent pour l achat de produits alimentaires de base ou peut-être des médicaments ou tout autre produit. Fournir de coupons d achat est une autre façon de promouvoir l approvisionnement local d aide. Au lieu de fournir des biens en nature et de les acheminer aux bénéficiaires, le coupon permet aux ménages d acheter les articles localement, aidant ainsi à stimuler l économie locale. Étape 2 : Déterminer la valeur de la subvention et / ou le taux de rémunération des projets «argent contre travail» Le montant de la subvention en espèces dépend de l objectif du projet. Quel qu en soit l objectif, ce montant doit être fondé sur le coût des produits de première nécessité sur le marché local. Lorsqu il s agit des projets «argent contre travail», alors les tarifs locaux s appliquent. Si l objectif recherché est de répondre aux besoins essentiels des ménages, la valeur totale devrait aussi refléter la dépense mensuelle minimale des ménages bénéficiaires (c.-à-d., de quel montant le ménage a besoin pour satisfaire ses besoins fondamentaux; nourriture, eau, etc.). Il convient également de prendre en compte la mesure dans laquelle les ménages affectés peuvent répondre à leurs besoins par leurs propres moyens ainsi que les lacunes pouvant nécessiter une aide extérieure. Les dépenses mensuelles minimums peuvent être calculées à l aide des données secondaires telles que celles fournies par d autres organismes (FEWSNET ou FSNAU) ainsi que des évaluations propres de l agence ou d une autre agence. Les questions suivantes aideront les agences à déterminer le montant de subventions et le taux de paiement des projets «argent contre travail» : 38 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

41 Quel est le but de l intervention? Si le but est de satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires de base des bénéficiaires (projets «argent contre travail»), alors le montant de la subvention doit pouvoir faire face aux dépenses mensuelles minimum. Si le but est de permettre aux groupes cibles d épargner et d investir dans les actifs de subsistance supplémentaires afin de faciliter le rétablissement après une urgence (souvent des projets «argent contre travail»), l attribution de la subvention pourrait alors être supérieure à la dépense mensuelle minimum. Elle pourrait pareillement être légèrement inférieure au taux normal (si le total pourra toujours répondre aux besoins du ménage) afin d encourager un éventuel retour à la normale après le rétablissement. Les bénéficiaires sont-ils ciblés dans d autres activités de secours? Si des interventions complémentaires telles que l eau, articles non alimentaires et les distributions alimentaires ont lieu simultanément, l agence peut décider de cibler davantage de bénéficiaires et d accorder des montants inférieurs au montant de la dépense mensuelle minimum. Quels sont les prix et les taux de change pratiqués sur le marché? Les agences doivent être prêtes à ajuster le montant de la subvention en cas d inflation. Là où les donateurs le permettent, un fonds d urgence doit être intégré dans le budget pour accommoder la hausse des prix lorsque celle-ci se produit. L exemple Adeso: En 2007, la Somalie a enregistré les prix des biens de première nécessité (carburant et huile) les plus élevés selon les évaluations établies par la FSNAU. De même, le shilling somalien s affaiblissait face au dollar, les termes de l échange avaient diminué et la production agricole avait échoué, conduisant à une forte dépendance du marché aux marchandises importées. Ces indicateurs, en plus de ceux mentionnés ci-dessus, ainsi que des besoins spécifiques observés au sein du groupe cible ont été utilisés pour estimer le montant approprié de la subvention. Pour faire face à l augmentation des prix des produits de première nécessité, Adeso a augmenté la valeur de la subvention accordée aux bénéficiaires. Initialement les ménages recevaient 60 $ par mois. Adeso a revu ce montant à la hausse jusqu à 150 $ par mois pour répondre à la hausse de prix. Toutefois, en raison du faible financement, il a finalement été décidé de fournir aux ménages du soutien pour une période plus courte au lieu de 3 mois initialement prévus. Taux de main d œuvre - projets «argent contre travail» En plus des critères énumérés précédemment, les éléments suivants doivent également être pris en compte lors de la détermination des taux main d œuvre pour les projets «argent contre travail». Le taux de main d œuvre non qualifiée ne doit pas dépasser les taux pratiqués dans la région car cela risque de provoquer des déséquilibres sur le marché, de provoquer de l inflation et d encourager les travailleurs à quitter leur emploi à la recherche de meilleures opportunités dans le cadre des projets «argent contre travail». Les rémunérations octroyées dans le cadre des projets «argent contre travail» sont souvent égales aux subventions en espèces pour éviter de contribuer à l inégalité des revenus et de discriminer les ménages les plus démunis en main d œuvre Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

42 Exemple Adeso : Action pour la sécurité alimentaire et le soutien aux moyens de subsistance (Food Security and Livelihood Support Action (FSLSA)) ADESO a mis en œuvre des programmes «argent contre travail» dans le cadre du projet FSLSA à Afmadow en Somalie en Le montant des subventions a été calculé à 2,50 $ US par jour, sur la base des besoins des ménages. Afmadow est une plaque tournante pour les négociants en bétail, qui sont dépendant des travailleurs occasionnels pour emmener le bétail sur le marché situé à Garissa, dans le nord du Kenya. Les ouvriers touchent 5 $ pour une journée de travail de 18 heures. Les négociants en bétail se sont plaint qu Adeso leur prenaient leur main-d œuvre en offrant de meilleures conditions de travail. Finalement, le problème a été résolu suite à une réunion avec les négociants. Adeso a expliqué qu elle cherchait seulement à fournir assez d argent aux ménages les plus démunis pour que ceux-ci puissent subvenir à leurs besoins alimentaires et non alimentaires de base. Il a également été souligné que grâce au projet Adeso les commerçants et les membres les plus riches de la communauté n avaient plus à se soucier de leurs proches les plus vulnérables car ceux-ci étaient désormais bénéficiaires du projet mis en place par Adeso, allégeant, par conséquent leur fardeau financier. Il est important que les représentants de la communauté soient impliqués pour déterminer si le montant global déterminé suffit et qu il prend en compte les variations contextuelles et saisonnières. Exemple de calcul du taux de main d œuvre - projets «argent contre travail» Il convient de noter que le tableau ci-dessous ne sert que d exemple et qu il a pour but de montrer le processus par lequel pourrait passer les agences lors de la détermination des taux de main d œuvre dans le cadre des programmes «argent contre travail». 40 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

43 Etapes 1. Vérifier les taux locaux de la maind œuvre qualifiée et non qualifiée (auprès des autorités locales et de la communauté) 2. Vérifier ce que paient les autres organismes entreprenant les projets «argent contre travail» dans la même localité 3. Vérifier s il existe des activités de subsistance devant être entreprises au moment où vous compter lancer le projet «argent contre travail» 4. Etablir les taux de main d œuvre ACT à un montant juste en dessous ou égal aux tarifs pratiqués pour la main d œuvre non qualifiée (en particulier lorsque d autres activités locales sont en cours), suite aux discussions avec les ménages (Annexe 3). 5. Le taux minimum doit permettre aux ménages de gagner assez d argent qui leur permettra de s acheter un panier minimum de produits alimentaires et non alimentaires. Exemple par exemple les taux de rémunération pour la main d œuvre qualifiée = 4 $ US par jour. par exemple les taux de rémunération pour la main d œuvre non qualifié = 3 $ US par jour. Une autre agence, appelons-la, Agence X entreprend un projet «argent contre travail» dans la même zone du projet et pratique un taux de 2,75 $ par jour pour les travailleurs non qualifiés et 3,50 $ pour les contremaitres. Il n existe pas d autres opportunités d emplois occasionnels dans la région à l époque en question. Suite à des discussions avec l Agence X et la communauté, il est décidé de fixer le même tarif pour tous les projets «argent contre travail», soit 2,75 $ par jour pour la main d œuvre non qualifiée et 3,50 $ pour les contremaitres (juste en dessous des tarifs de rémunération de la main-d œuvre locale). Cependant, dans la zone du projet, le coût minimum du panier de produits alimentaires et non alimentaires est de 80 $ par mois. Cela signifie que les travailleurs non qualifiés doivent travailler 31 jours par mois (ce qui s avère impossible!) pour pouvoir répondre à leurs besoins, même les plus élémentaires. Après de nouvelles discussions avec l Agence X, il est décidé que les deux agences revoient leurs tarifs à 3 $ par jour pour la main d œuvre non qualifiés et 4 $ pour les contremaitres. Cela signifie que, en travaillant 26 jours par mois (durée plus réaliste!), les ménages arrivent à répondre à leurs besoins. Notez! Le montant minimum versé par jour pour les projets «ACT» devrait permettre aux ménages de couvrir le coût du panier mensuel de produits alimentaires et non-alimentaires de base Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

44 Le montant minimum journalier versé par jour pour les projets «ACT» devrait correspondre aux taux pratiqués localement pour éviter ne pas fausser le marché du travail local. Source : L IASC (Comité permanent inter-organisations, Somalie) 2010, Directives minimales pour les interventions agricoles et des moyens de subsistance dans les situations de crise humanitaire, FAO Nairobi. Étape 3: Déterminer la période de mise en œuvre Il n existe pas de modèle pour déterminer la durée des interventions monétaires. Idéalement, les interventions de secours devraient avoir lieu jusqu à ce que le processus de rétablissement soit mise en place. Les éléments suivants doivent être pris en considération lors de l estimation de la période de durée des interventions monétaires. Type et but de l intervention : les projets de subventions en espèces peuvent se faire sur une durée plus courte que les projets «argent-contre-travail», surtout dans le cas où d autres interventions sont en cours. Le montant de la subvention à octroyer : le montant de la subvention contribue directement le rythme de la reprise. Le rétablissement des mécanismes d adaptation sociale, le niveau de vulnérabilité et les moyens de subsistance : les indicateurs externes et internes de la vulnérabilité devraient être soigneusement analysés lors de la proposition de durée spécifique du projet. Souvent, les systèmes d alerte précoce sont mis en place par d autres agences humanitaires (tels que FSNAU/FEWS), permettant aux organisations d avoir accès aux données sur les saisons pluviales, les disponibilités alimentaires, la production alimentaire, le pouvoir d achat, la revitalisation du partage de crédits et du partage social. Ces données peuvent permettre aux agences de faire des calculs éclairées en ce qui concerne la durée appropriée du projet. Les prochaines étapes consistent à élaborer des indicateurs de suivi et d évaluation. Il est important de les développer dans le cadre du processus de planification. La Partie 5 détaille ce qui doit être surveillé, comment surveiller et évaluer les interventions monétaires. Exemple Adeso : Intervention d urgence et plan d action pour faire face à la sécheresse (EDRA)-Mai, 2006-janvier, 2007 En partenariat avec Oxfam GB et les ONG locales, Adeso a répondu à une grave sécheresse dans les régions de Gedo et de basse de Juba dans le sud de la Somalie en mai Ce partenariat avec Oxfam GB a permis à Adeso d intervenir dans les deux districts de la région basse de Juba avec son partenaire local dans la région tandis qu Oxfam GB et son partenaire local s occupaient des districts voisins concernés. Adeso a ciblé 9185 bénéficiaires qui ont reçu une subvention unique en espèces de 50$. En outre 4651 de ménages vulnérables ont bénéficié des projets «argent contre travail» et ont reçu 55 $ par mois sur une période de 4 mois. Parmi les microprojets identifiés par la communauté et mis en œuvre grâce à ces projets figuraient la réhabilitation des infrastructures d approvisionnement en eau et des routes. 42 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

45 Grâce à ces interventions de subventions en espèces et des projets «argent contre travail», on a pu autonomiser les bénéficiaires. Ils ont pu s approvisionner en produits alimentaires sur les marchés locaux et de rembourser leurs dettes. Grâce également à ces interventions, les individus ont pu garder leur cheptel. En outre, l injection de ressources dans l économie locale, la réhabilitation des infrastructures d approvisionnement en eau et l amélioration de l accès routier a profité à la communauté au sens large Étape 4 : Choisir un mode de paiement Les agences d exécution des interventions monétaires ont identifié un certain nombre de moyens appropriés pour fournir de l argent à leurs bénéficiaires en fonction de leur contexte spécifique et de la disponibilité des institutions financières. Parmi les moyens identifiés, on peut citer la remise des espèces en mains propres du bénéficiaire, virement sur compte bancaire, utilisation de cartes à puce, virements postaux et même des paiements effectués par le biais de réseaux de téléphonie mobile (voir encadré 3). Dans des contextes tels que la Somalie et les zones reculées du Kenya où Adeso maintient ses opérations, la plupart des services financiers ou postaux sont inefficaces. En conséquence, les équipes Adeso ont innové et mis au point de nouvelles techniques pour effectuer paiements en espèces, tout en tenant compte de la situation sécuritaire. Pour contourner les risques sécuritaires liés à la manipulation d argent par le personnel, Adeso sous-traite les services des sociétés de transfert d argent qui se sont avérées efficaces en la matière. Il faut confier toutes activités de distribution d argent aux sociétés de transfert d argent, aux banques, aux bureaux de poste ou aux banques. Ces derniers disposent de l expérience nécessaire et sont souvent mieux équipés. Les équipes de projet doivent être conscients de tous les risques sécuritaires et mettre en place des mesures pour les éviter ou atténuer. L exemple Adeso : Dans le nord du Kenya, les sociétés de transfert d argent tels que celles utilisés en Somalie étaient présents sur le terrain mais, pas intéressées de participer à un projet humanitaire. Les équipes Adeso ont donc dû trouver une autre solution pour la distribution des subventions en espèces, dans un contexte d un nombre limité d institutions financières. Adeso a fait paraitre une annonce dans le journal local, mais aucune institution n a exprimé son intérêt. Nos équipes ont donc contacté des hommes d affaires locaux pour leur proposer ce travail. Nous avons connu quelques problèmes et avons dû effectuer quelques modifications à notre programme, mais finalement nous en avons trouvé un qui nous convenait. L homme d affaires prospère que nous avons ciblé disposait déjà des contacts dans la zone du projet et avait une capacité financière adéquate pour préfinancer le projet de distribution. Adeso a dû payer une commission plus élevée que d habitude pour qu il accepte les risques inhérents à la manipulation d argent, (tout en se faisant des bénéfices). Cela en a valu la peine Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

46 Si vous décidez de travailler avec un tiers tel qu une agence de transfert d argent ou une banque ou tout autre agent, vous devriez considérer les critères de sélection suivants : 1. Le professionnalisme et l étendue du réseau : le nombre, l emplacement des bureaux extérieurs et la composition du personnel peuvent permettre aux agences de faire des évaluations sur la société de transfert d argent. 2. La confiance de la part de la communauté : Grâce aux discussions informelles avec les membres de la communauté. 3. La viabilité financière et administrative : L idéal serait que la société soit inscrite sur la liste du PNUD ou sur la liste des sociétés internationales de transfert d argent accréditées. Il faut procéder à une évaluation approfondie afin de s assurer que les risques de faillite de la société soient minimes et que l entreprise dispose de la capacité de réaliser ce genre de projet. Cette évaluation sera faite à l aide des éléments ci-dessous : L objet de la société : Il existe des sociétés qui effectuent des transferts d argent même sil elles sont enregistrées pour effectuer des activités tout à fait différentes. Son lieu d immatriculation : La société doit être enregistrée dans un pays où la primauté du droit soit effective. La société dispose de et respecte les principes de lutte contre le blanchiment d argent et le terrorisme. 4. La structure de gestion de la société : La société doit jouir d une capacité démontrée dans la coordination des activités nécessaires au siège et sur le terrain et doit fournir la quantité adéquate de soutien logistique (sécurité, communication et transport) pour son personnel. 5. Fonds de roulement : Le fonds de roulement de la société : Les états financiers vérifiés de la société doivent attester d un niveau adéquat de flux de trésorerie (capacité à transférer de grosses sommes d argent). En outre, afin de protéger l argent appartenant à l agence, la société doit se doter d une garantie en espèces ou un cautionnement sur le montant des paiements en espèces à verser aux bénéficiaires (dans la mesure du possible). Le montant de la garantie doit être équivalent au montant des transferts à effectuer dans le cas où la société disposerait de peu de documentation. Fournir une garantie en espèces permettra de garantir la capacité financière de la société pour répondre aux exigences du projet. L agence doit signer un contrat détaillant les rôles et les responsabilités de chaque partie respective. Le contrat prendra en compte le code de déontologie de l agence afin que le personnel de la société de transfert d argent comprenne ce que l agence attend de lui en matière de traitement et d interaction avec les bénéficiaires. 44 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

47 Encadré 2 : Responsabilités de la société de transfert d argent et de l agence d exécution La société de transfert d argent doit : Transporter l argent sur le terrain ; Distribuer l argent dans les 10 jours suivant sa réception sur son compte ; Assurer la sécurité physique des convois et de l argent lors de la distribution ; Affecter le personnel de terrain à chaque endroit pour faciliter la distribution ; Fournir des quittances en trois exemplaires, l un pour le bénéficiaire, l un au personnel de l agence, et l autre qui devra être conservé par la société. Elle doit par ailleurs fournir des relevés sur les paiements en espèces effectués sur une base mensuelle à l agence ; Travailler en étroite collaboration avec le personnel de l agence chargé de la mise en œuvre ; Fournir des liquidités dans les dénominations appropriées pour le bureau local de distribution ; Fournir les moyens de communication nécessaires, voitures et soutien logistique à leur personnel de terrain ; Prendre entière responsabilité de toute somme d argent perdue ou volée ; Fournir une garantie en espèces ou un cautionnement équivalent(e) à l argent à distribuer ; Ne procéder en aucun cas à la distribution de fonds aux bénéficiaires si les membres du comité et le personnel de l agence ne sont pas présents sur le site de distribution pour vérifier le processus. L agence doit : Fournir un calendrier de paiement et la liste des bénéficiaires à la société en temps opportun ; Payer les droits de service requis (environ 6-10% des liquidités à décaisser) ; Concevoir les rentrées de fonds et former le personnel de l entreprise sur leur utilisation sur le terrain avant de commencer à effectuer les paiements ; Être présent avec au moins un représentant du comité lors de la distribution et confirmer l identité des membres du comité et des bénéficiaires ; Informer tous les bénéficiaires du protocole relatif au paiement, les dates de distributions et les personnes habilitées à percevoir les subventions. Encadré 3 : L utilisation de nouvelles technologies pour effectuer des transferts en espèces Ces dernières années, suivant une acceptation croissante des interventions monétaires, les agences d exécution sont devenues très innovantes en matière de distribution de subventions en espèces. Alors que dans certaines régions, on continue de s appuyer sur la méthode de distribution directe de subventions monétaires aux bénéficiaires (de main en main), dans de nombreux endroits, on utilise à présent les nouvelles technologies. Les quatre systèmes de paiement électroniques actuellement utilisés par les organismes Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

48 d aide sont des cartes de débit prépayées, cartes à puce, systèmes mobiles de transfert d argent et les coupons électroniques. Ces frais de service sont fondée sur l expérience Adeso en travaillant dans des zones dangereuses ainsi que dans des régions éloignées où le hawala ou l agent doit se rendre. Si la distribution aura lieu dans un environnement plus sûr et que les grandes villes soient ciblées sans qu il soit nécessaire de se déplacer vers des villages reculés, alors il est fort possible que ce pourcentage soit négocié à la baisse. Des recherches récentes démontrent plusieurs avantages, dont les plus importants sont : la sécurité accrue pour le personnel et les bénéficiaires ; la réduction de fuites, un rapprochement amélioré et un meilleur contrôle des dépenses, une plus grande rapidité et l efficacité des transferts; la réduction des coûts pour l organisme et pour le bénéficiaire et le potentiel de réaliser un impact plus large pour le destinataire. Toutefois, ces systèmes électroniques présentent également quelques inconvénients. Dans les couches les plus défavorisées de la société dans les pays à faibles revenus, les populations sont susceptibles de rencontrer des défis liés au manque d expérience antérieure en matière de technologie, une infrastructure médiocre et une mauvaise couverture réseau, un faible niveau d alphabétisation et le manque de capacité de l organisme. Cependant, il est évident que l accès à des systèmes d identification formelle acquis grâce à la participation aux programmes de transferts monétaires peut fournir aux bénéficiaires des avantages à long terme, y compris le potentiel d avoir accès aux services publics. Dans l ensemble, les recherches ont permis de démontrer que malgré certaines difficultés rencontrées, toutes les agences ayant utilisé les systèmes de paiement électroniques sont unanimes sur le fait qu ils sont bénéfiques et qu ils les utiliseraient de nouveau. Dans de bonnes conditions, les systèmes de paiement électronique offrent une voie prometteuse pour apporter de l aide aux bénéficiaires avec rapidité, précision et flexibilité, même dans des contextes difficiles. Pour en savoir plus sur les nouvelles technologies, voir la fin de cette partie. Source : Smith, G., MacAuslan, I., Butters, S. et Tromme, M. (2011) «L utilisation de nouvelles technologies pour améliorer les interventions monétaires dans les projets humanitaires», Rapport de recherche commandé par CaLP. Étape 5 : Comprendre les risques possibles inhérents au projet Une fois les risques spécifiques identifiés, il est plus facile de mettre en place des mesures d atténuation et d élaborer des solutions possibles (plans d urgence). Il est important de procéder à un certain niveau d analyse des risques lors des étapes de planification. En dépit de la constante évolution de l environnement de sécurité, les équipes de projets ont été en mesure de mettre en œuvre de nombreux projets d interventions monétaires efficaces. Cela est dû au fait que la sécurité du personnel et des bénéficiaires est au cœur de l action d Adeso. L agence est prête à arrêter le projet et de se retirer de la région dans le cas où la sécurité de ses employés ou de ses bénéficiaires serait compromise. Toutefois, avant toute décision, l agence s efforce toujours de résoudre le problème avec les communautés locales. 46 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

49 En dehors des procédures transparentes sur l inscription des bénéficiaires, il est également important d adopter des politiques adéquates sur la manipulation de l argent. L idéal serait que le personnel ne soit pas autorisé à manipuler l argent. Le comité doit créer un environnement de sécurité propice pour tous. Les procédures d atténuation appropriées doivent souligner le strict respect des règles et des règlements internes par le personnel sur le terrain. Le personnel est aussi invité à faire preuve de sensibilité sur les questions dynamiques telles que l affiliation politique clanique/ tribale dans la zone du projet. Le tableau 8 montre certains problèmes auxquels les équipes Adeso ont été confrontées sur le terrain et comment elles ont tenté d y faire face, y compris les solutions apportées aux différents problèmes rencontrés. PROBLÈME Des nonbénéficiaires mécontents Retards de versements de subventions en espèces MESURES D ATTENUATION Il faut sensibiliser la communauté au fait que tout incident sécuritaire visant les bénéficiaires ou le personnel se traduira par une annulation immédiate du projet. Dans certains contextes, grâce à un système solide de partage communautaire et de la protection par les pairs, il est possible de réduire les incitations à des actes criminels à l encontre des bénéficiaires. Veiller à ce que les réunions publiques soient organisées lors de la détermination des critères de sélection et des listes de bénéficiaires. Il faut également mettre en place des forums publics pour recueillir les préoccupations des bénéficiaires et établir un mécanisme de feedback. Les retards de versements de subventions en espèces peuvent provoquer de la frustration auprès des bénéficiaires. Il faut établir des processus et procédures de coordination avec les sociétés de transfert d argent pour faire en sorte que QUE FAIRE? Expliquer clairement les critères de sélection, les conditions d admissibilité au programme d assistance. Adresser toute plainte légitime issue des non-bénéficiaires. Les retards de paiement peuvent conduire à la méfiance entre la communauté et l agence et entraver les projets futurs. Le personnel du projet devrait maintenir ouvertes les voies de communication avec les Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

50 Harcèlement du personnel du projet (ou de membres du comité) par des milices Attaques perpétrées sur les convois de fonds se rendant sur le terrain les calendriers de paiement soient transférés à l autorité compétente en temps opportun. Préciser la fréquence de paiement dans le contrat avec la Société de transfert d argent (ou le bureau de poste ou la banque). Les équipes travaillant sur les projets «argent-contretravail» doivent coordonner leurs déplacements avec des représentants du comité, suivre une formation sur la sécurité personnelle, assurer la confidentialité sur les itinéraires de déplacement, éviter tout déplacement nocturne et adopter des habitudes de déplacements et routes variées. La Société de transfert d argent ou l entrepreneur doit fournir un cautionnement ou une garantie en espèces avant la signature des contrats. Les sociétés sont censées maintenir une stricte confidentialité sur leurs projets et itinéraires de déplacement. Elles peuvent engager une escorte armée. Par ailleurs, essayer de les décourager à voyager de nuit et d utiliser plus d un véhicule, respecter la confidentialité en ce qui concerne leurs itinéraires de voyage et modifier leur itinéraire dans la mesure du possible pour chaque trajet. travailleurs pour les informer de tout éventuel retard. Il faut prendre en compte le fait que certains bénéficiaires doivent voyager pour se rendre au bureau de paiement et, par conséquent, auront besoin d aide supplémentaire dans le cas où l argent ne serait pas distribué rapidement. Expliquer clairement aux responsables locaux que toute menace au projet en entrainerait une annulation immédiate. Les responsables sont généralement mieux placés que le personnel des agences pour discuter avec des groupes de miliciens. Les sociétés de transfert d argent assument l entière responsabilité de toute perte de fonds et de prennent la pleine responsabilité pour la sécurité pendant le transport. 48 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

51 Les femmes qui perdent le contrôle sur les subventions Risques associés à l usage abusif de l aide financière Le personnel de l agence ne doit jamais se déplacer avec les hawala*. Cela exposerait automatiquement le personnel aux attaques. La société de transfert de fonds ou l entrepreneur engagé doit informer les communautés de la zone où se déroule le projet que tout l argent du projet appartient à la communauté et que si cet argent était volé, c est toute la communauté qui en souffrirait. Cela diminuera largement les risques liés aux attaques de convois de fonds par des milices par crainte des représailles de la communauté. Les membres du comité doivent avoir une représentation adéquate (notamment en femmes) et une bonne connaissance des ménages les plus susceptibles de contrôler les subventions octroyées aux femmes de façon à les surveiller de près. Les risques liés à l usage abusif de l aide financière peuvent être atténués grâce à un ciblage efficace et par une pression communautaire exercée sur les ménages. L utilisation de subventions à des fins antisociales telles que l achat des armes ou du khat* ne devrait pas poser de problème si la méthodologie CCI est correctement mise en œuvre, étant donné que les bénéficiaires du projet sont choisis parmi ceux qui ne peuvent pas satisfaire leurs L expérience Adeso indique que cela ne s est produit qu à très petite échelle. Les membres du Comité doivent faire pression sur l homme dans le cas où cela se produit. Ils doivent par ailleurs être en mesure de contrôler, arbitrer, et éviter qu une telle situation ne se produise En cas de plaintes déposées pour toute utilisation abusive de fonds par les bénéficiaires, le personnel du projet doit mener des enquêtes sur les allégations. Si elles s avèrent vraies, les noms des bénéficiaires en question seront rayés de la liste et remplacés par ceux de leurs conjoints ou de tout autre membre du ménage (le cas échéant). Les bénéficiaires qui persistent à faire un usage abusif des fonds octroyés se verront retirés définitivement de la liste des bénéficiaires Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

52 Faillite de la société de transfert d argent besoins alimentaires et non alimentaires de base. Les gestionnaires de projets doivent travailler en étroite collaboration avec le personnel local et les membres du comité afin de surveiller attentivement tout abus d aide à des fins antisociales. Dans les projets entrepris par Adeso, lorsque de tels incidents ont été signalés, les noms de bénéficiaires concernés ont été rayés de la liste des bénéficiaires. Mener des enquêtes sur la société de transfert d argent pour en confirmer la capacité financière avant la mise en œuvre du projet. Effectuer des transferts de fonds à la société de transfert d argent de manière progressive afin de minimiser tout impact d éventuelle faillite ou de mauvaise gestion. Les coûts financiers liés aux transferts multiples opérations de transfert devraient être pris en considération lors de la budgétisation. La Société de transfert d argent ou l entrepreneur doit fournir un cautionnement ou une garantie en espèces avant la signature des contrats. *Khat : Feuilles d un petit arbuste, mâchées comme le tabac et qui agit comme stimulant léger. Également appelée qat, ou mirraa *Hawala : Mot arabe pour les sociétés locales de transfert d argent opérant en Somalie Étape 6 : Recrutement et formation du personnel Les agences doivent recruter un personnel disposant d expérience et/ou d une formation appropriée. Lors de la détermination de la composition de l équipe du projet, il faut considérer ce qui suit : Une équipe de superviseurs ou de gestion de projet (y compris la direction, finances et /ou un logisticien) est essentiel pour la mise en œuvre; 50 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

53 Le recrutement du personnel de surveillance et d évaluation; Pour les projets «argent contre travail», le personnel technique (par exemples les ingénieurs pour les projets de construction) sera nécessaire pour s assurer que les microprojets soient techniquement fiables et correctement mis en œuvre; Le personnel de terrain sera essentiel pour faciliter un ciblage efficace au niveau communautaire, de préférence accompagné d un assistant dans chaque village pour les projets «argent contre travail»; Lors de l embauche des bénéficiaires pour les projets «argent contre travail», il est important de considérer la division du travail. Il faut engager des superviseurs, contremaîtres, travailleurs qualifiés et non qualifiés. Schéma 1 : Organigramme du personnel pour les projets «argent contre travail» Formation : Des cours de formation sont particulièrement importants dans des contextes complexes d insécurité où les organismes peuvent avoir à faire des compromis opérationnels (telles que l utilisation de gardes armées ou la restriction des informations partagées). Les membres du personnel ou individus suivants doivent être considérés comme candidats potentiels à la formation (ou certaines de ses composantes de celle-ci) : personnel de gestion du projet (administration et finances et / ou logistique) ; agents de terrain et leurs assistants ; représentants de la société de transfert de fonds ; Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

54 personnel du partenaire local de mise en œuvre autorités locales et / ou membres du comité de secours de village existants Les produits de la formation sont, entre autres : Les membres du personnel du projet comprennent les processus et la justification de l intervention monétaire ; Accord sur le niveau minimal d engagement avec les communautés locales afin d obtenir une rétroaction continue ainsi qu un accord sur les informations à diffuser ; Le personnel sait comment traiter les préoccupations / plaintes soulevées par les principaux acteurs locaux (y compris comment comptent le faire) ; Compréhension du processus de mobilisation communautaire et de la sélection des bénéficiaires à l aide de l approche ICBT ; Compréhension de l identification participative des microprojets est signé ; Des exemples concrets sur le contenu et la méthode de surveillance et d évaluation de l intervention monétaire existent Les acteurs comprennent les questions éventuelles liées à la mise en œuvre et comment mieux les aborder Liste de vérification pour la gestion des risques de sécurité Démarrer le processus d inscription avec une réunion publique pour annoncer à la communauté les buts et objectifs du projet, le nombre de bénéficiaires qui seront ciblés et les conditions suites auxquelles l agence sera obligée de mettre fins à ses activités. Veiller à ce que la réunion publique réunisse à la fois les bénéficiaires et les non-bénéficiaires potentiels afin que tout le monde soit au courant du projet, qui sera ciblé et pourquoi. Recruter des personnes hautement responsables, plein de ressources et habiles pour le projet ; Toute question liée à la manipulation d argent sera entièrement confiée à la société de transfert d argent (ou au bureau de poste ou à une banque ou à tout autre personne habilité) afin de minimiser des cas de détournement de fonds ; Adopter des procédures claires et transparentes en matière de gestion de projet, inscription, embauche et de licenciement pour éviter tout malentendu ; Soyez accessible aux membres de la communauté (bénéficiaires et non-bénéficiaires) et encourager les discussions sur tous les sujets de préoccupation ; Tenir régulièrement des conversations informelles avec des informateurs clés pour 52 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

55 obtenir des informations sur toutes menaces de sécurité possibles au projet, au personnel ou aux bénéficiaires ; Veiller à ce que les membres du comité soient des membres de la communauté les plus respectés et les plus influents ; Le personnel du projet doit toujours se rendre sur le terrain avec au moins un représentant du comité ; Maintenir une relation de travail étroite avec les membres du comité et s assurer qu ils se chargent de la médiation et résolution des conflits éventuels ; Diffuser tous les renseignements liés à la sécurité recueillis sur le terrain ; Appliquer les règles et règlements de l agence relatifs à la sécurité ; Fournir des cartes d identité aux bénéficiaires ; Par ailleurs, essayer de décourager le personnel de la société de transferts d argent de voyager de nuit et d utiliser plus d un véhicule, respecter la confidentialité en ce qui concerne leurs itinéraires de voyage et modifier leur itinéraire dans la mesure du possible pour chaque trajet et maintenir une confidentialité totale sur les dates et heures de versements. Informer la communauté que tout l argent versé appartient à l agent de transfert d argent et non pas l agence afin de réduire toutes attaques potentielles, surtout si l agent de transfert fait partie de la même communauté Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

56 Partie 3 : Planification Principaux points à retenir! Toute planification doit être fondée sur des évaluations approfondies et devrait tenir compte des principes directeurs de l action humanitaire. Le type d intervention monétaire à choisir dépend de la gravité de la situation, ce que l agence cherche à réaliser et s il y a d autres organisations sur le terrain fournissant de l aide. Il est possible de combiner plusieurs interventions - soit avec une intervention monétaire avec de l aide non financière ou différents types de d interventions monétaires Les coupons ou les paiements effectués dans le cadre des projets «argent contre travail» doivent être fixés à un niveau acceptable par la communauté et doivent pouvoir permettre de subvenir aux besoins des bénéficiaires cibles. Le montant des subventions monétaires peut être déterminé en calculant les dépenses minimum mensuelles des ménages pauvres et / ou par le taux de main d œuvre en vigueur dans le domaine. Le fait que l intervention cherche à soutenir le rétablissement des moyens de subsistance en plus de répondre aux besoins immédiats sera également un élément déterminant de la valeur de subvention. Il faut mettre en place des mécanismes appropriés de versement de subventions en espèces pour permettre une distribution sûre et efficace des fonds. Lors de la détermination du montant de la subvention, il est important d impliquer les membres de la communauté afin d assurer l imputabilité. Pour en savoir plus: Chacune des directives destinées aux organismes d action humanitaire (mentionnées dans la partie 1) contient des informations utiles pour la planification du projet. Hughson, G & Ridsdel, B (2012) Beyond banks: Cash Transfers Electronic payments technology in humanitarian assistance in Kenya. Monday Developments June 2011 (Au-delà des banques : Interventions monétaires L utilisation des technologies électroniques paiements dans l action humanitaire au Kenya) Smith, G., MacAuslan, I., Butters, S. and Tromme, M. (2011) New Technology Enhancing Humanitarian Cash and Voucher Programming, a Research Report commissioned by CaLP («L utilisation de nouvelles technologies pour améliorer les interventions monétaires dans les projets humanitaires», Rapport de recherche commandé par CaLP.) 54 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

57 Partie 4 Mise en œuvre Evaluation de l adéquation et de la faisabilité Evaluation Planification Suivi Mise en œuvre Si les toutes les étapes d évaluation et de planification ont été dûment suivies, les buts et objectifs du projet, le type de projet, la valeur des paiements et toutes autres décisions clés ont, à ce stade, été déterminés. La mise en œuvre comporte la mobilisation communautaire, le ciblage et l inscription des bénéficiaires, l identification des microprojets appropriés à mettre en œuvre dans le cadre du projet «argent contre travail» (s il s agit de la mise en œuvre des projets «argent contre travail»), l acquisition d outils (pour les projets «argent contre travail»). Elle consiste également en l élaboration de normes de travail (pour les projets «argent contre travail»), la mise en place des méthodes appropriées de rachat coupons (s il s agit de la mise en œuvre du projet de distribution de coupons) et l utilisation d un protocole de paiement approprié. Le ciblage et l enregistrement des bénéficiaires Le but du ciblage est de s assurer que les programmes visent la population prévue ou des groupes spécifiques au sein de la population. Le ciblage est un processus difficile et de longue haleine qui doit être entrepris en toute transparence. Il est également important d assurer la participation de la communauté. Dans tous ses programmes monétaires à ce jour, Adeso utilise sa propre forme de ciblage communautaire connue sous le nom de Méthodologie «ciblage communautaire inclusif (CCI)». Cette approche a initialement été conçue par Adeso (auparavant connu sous le nom de Horn Relief) en 2003 pour assurer un ciblage adéquat dans le cadre des interventions monétaires dans des contextes d urgence. Cette approche s est depuis avérée très efficace. Le CCI souligne un bon nombre des principes directeurs énoncés dans la partie 1, notamment la transparence, la responsabilisation, la sensibilisation au genre et la participation communautaire en tant que principes clés de ciblage efficace (voir encadré 5). Cette méthodologie de ciblage met en exergue une grande partie des principes présenté dans la partie 1 ; dont la mobilisation communautaire, la Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

58 mise en place d un comité de secours du village, l identification et l inscription des bénéficiaires, le contrôle (vérification) des listes de bénéficiaires et la production et distribution de cartes d identité aux bénéficiaires. Chaque étape doit être menée en liaison étroite avec la communauté dans son ensemble avec les conseils et le soutien des comités de secours des villages. Une enquête de suivi post-distribution externe menée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires sur l un des projets d intervention monétaire menés par Adeso dans lequel cette méthodologie de ciblage avait été utilisée a démontré que 97% des bénéficiaires ciblés étaient en fait les plus vulnérables de la communauté en question (Majid et al, 2007). Voici comment Adeso met en œuvre l approche CCI. Encadré 4: Ciblage universel Il ne faut pas oublier qu il y a des situations où c est toute la communauté qui a besoin d aide. Dans ce cas, le ciblage n est pas nécessaire. Par exemple, suite à une situation d urgence soudaine (par exemple, des inondations ), il se peut que tous les ménages aient perdu leurs biens et qu ils aient besoin d aide. Dans ce cas, il serait approprié d effectuer des subventions en espèces universelles (cibler tout le monde) plutôt que de ne cibler qu une partie de la communauté. Encadré 5: Contexte de l approche CCI Un défi commun et récurrent lors de la mise en œuvre des programmes humanitaires par les agences d aide internationale est «la brèche» entre la théorie et la pratique, surtout au niveau du terrain. Il faut souligner que l application des principes tels que la transparence, l appropriation communautaire, l autonomisation et même l approche communautaire dans le ciblage n est pas nouvelle. La plupart des organismes visent à appliquer ces principes. Cependant, la réalité est que sur le plan politique, culturel et logistique, il est difficile de les concrétiser sur le terrain, en particulier dans les situations d urgence et pour les agences ne disposant pas d une forte présence sur le terrain. Ainsi, au niveau du terrain, les communautés ne sont souvent pas suffisamment consultées, sont mal informées sur les ressources qui sont à leur disposition, pour combien de temps et qui pourra en bénéficier. Il y a aussi souvent un manque d information sur le processus de mise en œuvre du projet dans son ensemble (mobilisation communautaire, sélection des comités de secours du village et l objet et le rôle que cela joue dans la mise en œuvre.) Le fait que les organismes ne suivent que le «protocole traditionnel» de consultation de «la communauté» peut présenter un danger. Dans la société somalienne, il s agit de consulter les responsables locaux - aussi appelé autorités locales. En tant qu artisans de la paix traditionnels, gardiens de la communauté, dirigeants, connaisseurs des besoins de leurs populations, ces responsables peuvent garantir une distribution juste et équitable de ressources à la communauté. Bien qu ils soient disposés de le faire, il est important de souligner qu ils sont sous pression constante des ménages et des clans qui demandent 56 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

59 d être considérés dans l attribution d aide. En outre, les «responsables communautaires» ne représentent souvent qu un seul sexe (masculin). Il se peut également qu ils soient issus d un clan majoritaire qu ils ne représentent donc que les intérêts des de cette majorité, au détriment des minorités. Cela ne veut en aucun cas dire qu on peut se passer d eux. Il est important de les rencontrer pour acquérir leur confiance et leur engagement pour pouvoir mener à bien un projet humanitaire. Toutefois, le personnel humanitaire ne doit pas se contenter de confier la tâche de ciblage des personnes les plus vulnérables ou de distribution des ressources à un groupe vulnérable de la communauté aux responsables. Cela vaut pour tout d intervention humanitaire, y compris pour la distribution de produits alimentaires ou non alimentaires. Pourtant, selon l expérience Adeso, cela a souvent été le cas. Il y a des cas où le personnel humanitaire a reçu des listes des noms de bénéficiaires cibles, dont de nombreux étaient «vraiment» des bénéficiaires vulnérables, mais aussi de nombreux membres des familles des responsables qui ne répondaient pas aux critères prescrits. Il a également été signalé que sur les listes figuraient des noms des bénéficiaires qui n existent pas, que l on appelle les «bénéficiaires fantômes». Dans d autres cas, le personnel humanitaire collaborait avec les responsables communautaires en contre partie d un un avantage. Ce sont quelques-uns des défis auxquels on peut faire face dans la mise en œuvre des projets d interventions monétaires et c est donc dans ce contexte qu Adeso a développé la méthodologie ICBT qui est au cœur de la mise en œuvre de tous ses projets d interventions monétaires et qu Adeso s efforce d appliquer cette méthodologie sur le terrain. Certes, la méthodologie CCI n est pas garantie à 100% si l on cherche à éviter les risques décrits ci-dessus il n existe pas de solution miracle. Toutefois, si la méthodologie CCI est correctement mise en œuvre, si le processus est surveillé sur une base continue, et qu il y ait un minimum de formation pout tout le personnel du projet, (non pas seulement les cadres), il est possible d atténuer considérablement ces problèmes. Étape 1 : Mobilisation communautaire Une réunion publique à laquelle seront conviés tous les membres de la communauté est tenue afin de partager des informations sur le projet envisagé. L objectif est de maintenir la transparence absolue avec la communauté (bénéficiaire et non-bénéficiaire). L heure de la réunion prendra en compte l emploi du temps des femmes. Consulter la liste de contrôle pour la mobilisation communautaire (ci-dessous) pour voir comment conduire la réunion. Le rôle et les responsabilités des membres du comité de secours du village (encadré 5) doivent être clairement définis lors de cette réunion. La communautaire y présentera également les besoins prioritaires et définira les projets les plus appropriés qui seront mis en œuvre lors des projets d interventions monétaires. Il faut examiner et évaluer les différents moyens de communication disponibles pour faciliter Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

60 la transmission d informations. Il faudra également déterminer la langue à utiliser, dont la communication radio ou un panneau d affichage sous forme écrite ou illustrée afin que la population puisse s y référer à une date ultérieure. Crédit de photo: Daniel Gerstle ( Adeso) Étape 2: Mise en place d un comité Mobilisation communautaire : liste de contrôle La rencontre avec les membres de la communauté doit prendre en considération les aspects suivants du projet. Aperçu du projet Objectif (lutte contre la sécheresse, inondations, conflits, etc.) ; Nature/type de projet (subvention en espèces, projets «argent contre travail», combinaison d interventions) ; Justification pour l utilisation du type d intervention choisi ; Identifier tous les acteurs impliqués et leurs rôles, y compris le personnel de terrain, agences, partenaires locaux, membres du consortium (le cas échéant) et entreprises de transfert de fonds ; Des renseignements sur l agence qui va effectuer le travail - nom, objectif principal, coordonnées, etc., personnes de contact en cas besoin de renseignements supplémentaires ou si on a des questions à soulever ; Le champ d application (couverture géographique). 58 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

61 Mécanismes de mise en œuvre Description de la procédure d inscription ; Etablir le rôle du comité de secours du village, y compris les critères de sélection et le rôle dudit comité dans le processus de vérification de bénéficiaires. Il faut souligner que les membres du comité travaillent A TITRE BENEVOLE ; Etablir les critères de sélection des bénéficiaires et la justification; Etablir le nombre total de bénéficiaires et le montant de la subvention / du budget pour la communauté ; La fréquence des paiements Qui peut percevoir les paiements et l utilisation de cartes d identité avec photo ; Durée / calendrier du projet ; Conditions suite auxquelles le projet peut être suspendu (questions d insécurité, par exemple) Suivi et évaluation Le processus (suivi de routine et d évaluation externe) ; L importance de conserver les récépissés ; Impact du projet sur l économie locale Élections préliminaires: La communauté doit tenir des consultations en internes et fournir un projet de liste des membres du comité au personnel du projet. Le nombre recommandé des membres du comité est de 6 à 8, selon la taille de la (des) communauté(s) ciblée(s). Le comité doit comporter au minimum 50% de femmes, et notamment les membres les plus influents et respectés de la communauté issus de différents clans et de milieux sociaux ainsi que des représentants de groupes minoritaires. Vérification de la liste des membres du comité: Les noms des membres du comité proposés doivent être vérifiés par le personnel du projet par le biais des discussions privées avec des informateurs clés fiables (les femmes, chefs religieux et représentants des clans minoritaires) afin de s assurer que les membres du comité choisis sont des personnes respectées. La liste définitive sera approuvée lors d une deuxième réunion publique. Les communautés détermineront si les membres du comité sinistrés peuvent être admissibles à titre de bénéficiaires du projet dans le cas où ils rempliraient les critères de vulnérabilité. Toutefois, les membres du comité ne seront pas rémunérés pour les services rendus dans le cadre des projets Adeso. Pour garantir la transparence et donner aux autres la possibilité de soulever des préoccupations éventuelles sur les membres du comité choisis, cette liste, rédigée en langue, locale sera être affichée dans un lieu public. Un mécanisme approprié de dépôt de plaintes / suggestions sera communiqué à la communauté afin que toutes préoccupations éventuelles puissent être soulevées à huis clos Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

62 Consolidation du partenariat : Afin de consolider son partenariat avec la communauté, l agence convoquera des réunions du comité choisi. Toutefois, l agence ne convoquera lesdites réunions du comité qu une fois tous les membres du comité avalisés par la communauté en réunion publique. Il s agit de s assurer que la communauté dans son ensemble soit au courant du projet et des ressources allouées pour éviter tout risque de désinformation. Les membres du comité doivent signer un protocole d accord dans lequel seront stipulés les rôles et responsabilités de l agence d exécution ainsi que ceux du comité. (Voir l annexe 2 pour un échantillon de protocole d accord entre Adeso et un comité de secours du village.) Formation des membres du comité sur le processus d inscription Les membres du comité seront formés sur : Les critères de sélection des bénéficiaires - y compris la démarche employée pour définir les critères de sélection de bénéficiaires et pourquoi il est important d y adhérer. Veiller à ce que les membres du comité comprennent bien que le processus d inscription se fera en partenariat avec le personnel de l agence et que toute personne inscrite ne répondant pas aux critères de sélection sera rayée de la liste par le personnel de l agence. Adeso a conçu un formulaire d inscription des bénéficiaires qui s est avéré être utile (Voir l annexe 3 pour un échantillon de formulaire d inscription). Sensibilisation aux questions relatives aux genres et aux groupes minoritaire - y compris des idées concrètes sur la façon d assurer l implication des femmes et d autres groupes vulnérables et minorités dans le projet. Examiner le protocole d entente avec tous les membres du comité présents (s assurer que des exemplaires soient fournis en langue locale) et le lire à haute voix dans le cas où il y aurait des membres du comité analphabètes. Veiller à ce que les membres du comité comprennent clairement les rôles et leurs responsabilités vis-à-vis du projet. Il est important que le personnel du projet surveille étroitement les comités afin de renforcer la transparence envers les bénéficiaires. Étape 3: Elaboration des critères de ciblage Encadré 6 : Rôles et responsabilités du Comité de secours du village (CSV) Les tâches et apports des membres du comité de secours du village au projet doivent être clairement définis et soulignés à la communauté lors de la réunion initiale. Le comité de secours doit : Assurer une représentation équitable des membres de la communauté sur la liste d inscription ; Identifier les personnes les plus vulnérables selon les critères convenus ; Informer les bénéficiaires après inscription ; Procéder à une vérification et identification lors de la distribution d aide ; Respecter les objectifs et la portée du projet ; Assurer la médiation et la résolution des conflits ; Fournir des renseignements sur la sécurité au personnel du projet et agir pour résoudre tout incident de sécurité potentiel ; 60 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

63 Partager toutes les informations pertinentes avec les partenaires ; Faciliter la coordination avec la communauté ; Assurer la participation des femmes et des groupes minoritaires. Il convient de souligner que : Le comité de secours du village agit en facilitateur, mais, la décision finale quant à l identité des bénéficiaires incombe à l agence d exécution ; Le comité de secours du village sera responsable de l amélioration des services aux minorités et aux femmes ; Le comité de secours du village sera composé de membres de la communauté honnêtes, influents et respectés qui font de leur mieux pour garantir la réussite du projet (Aucun favoritisme à l égard du clan / de la tribu ou de la famille des membres du comité ne sera toléré). Les informations recueillies sur les besoins en sécurité alimentaire et les revenus des ménages lors des évaluations initiales ou évaluations de base aideront les agences à déterminer les critères de ciblage appropriés. Il est possible d utiliser à la fois les critères d exclusions et d inclusion, par ex. on peut exclure les ménages possédant plus d un certain nombre de têtes de bétail mais inclure les ménages disposant des revenus mensuels inférieurs à un certain montant. Les meilleurs critères de ciblages sont ceux qui peuvent être facilement vérifiés. Ils doivent être non seulement aisément compréhensibles mais aussi mesurables (par exemple, le veuvage, le nombre d enfants, le nombre de bétail...) Les bénéficiaires ciblés pour des projets de subvention en espèces uniques sont souvent les populations les plus touchées (perte d actifs, emploi ou d épargnes) et qui ne sont pas en mesure de répondre à leurs besoins de base immédiats. Il se peut également que les bénéficiaires ciblés soient une communauté toute entière, certains ménages vulnérables au sein des communautés ou des groupes spécifiques de population, comme des personnes déplacées à l intérieur de leur propre pays. L exclusion de certains ménages, tels que ceux qui possèdent plus d un certain nombre de chèvres ou de réservoirs d eau peut également servir de critère possible de ciblage. Les bénéficiaires des subventions en espèces doivent avoir l âge approprié. Pour assurer une bonne reddition des comptes, il faut prendre en considération les points de vue et les préoccupations des membres de la communauté dans l élaboration de critères de ciblage Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

64 Encadré 7 : Exemples de renseignements utiles dans la détermination des critères de sélection Ménages pauvres en main-d œuvre - ce qui peut inclure ménages dirigés par des femmes, enfants, personnes âgées ou handicapées ; Têtes de bétail (nombre et condition de chameaux, de moutons et de chèvres) ; Actifs physiques, tels que la propriété des points d eau générateurs de revenus ; Accès au capital social (ménages bénéficiaires de transfert de fonds externes de l étranger et / ou localement ou ceux ayant un soutien de la famille élargie) et à un certain niveau de revenu ; La vulnérabilité structurelle ou le statut social ainsi que d autres facteurs pouvant influer sur le niveau de marginalisation, y compris les groupes minoritaires, les femmes chefs de famille, des personnes âgées et handicapées ; La capacité à entreprendre des activités «argent-contre-travail» taille du ménage (les ménages de plus grande taille peuvent avoir une vulnérabilité accrue) ; Le niveau d endettement des ménages Étape 4 : Identification et inscription des bénéficiaires Les membres du comité jouent un rôle prépondérant dans la compilation des noms des bénéficiaires et procèdent à leur identification préliminaire selon des critères de sélection de vulnérabilité tel que déterminé par l agence et la communauté (voir Partie 3). Les surveillants du terrain ou autres membres du personnel doivent suivre les travaux du comité, y compris la tenue de réunions pour examiner les listes d inscription lors de la conception de celles-ci. Le personnel de l agence doit comprendre que leur rôle consiste à effectuer un examen approfondi de cette liste selon les critères de sélection et de supprimer / ajouter des bénéficiaires selon les besoins. Il faudra ensuite recueillir des données auprès de chaque bénéficiaire inscrit. Ces données seront entrées dans un formulaire d inscription. Ce processus permet d éviter toute double inscription des bénéficiaires. Un échantillon de formulaire d inscription de bénéficiaire Adeso est joint dans l Annexe 1. Les données sur l inscription seront ensuite entrées dans un système informatique avec copie à l agence et à la société de transfert d argent (ou au bureau de poste ou à la banque déterminé(e)). L encadré 9 explique l importance de l utilisation des formulaires d inscription. Les données minimales requises sont décrites ci-dessous. 62 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

65 Renseignements d inscription minimaux Nom et prénoms du bénéficiaire Age sexe Nombre de personnes à charge Date d inscription Renseignements d inscription détaillés Nom du chef de ménage et de son conjoint Renseignements sur les personnes à charge (sexe et âge) Village et district Clan et sous-clan (selon la localité) Exploitations d élevage Besoins / circonstances spéciaux (spéciales) Encadré 8 : L importance de formulaires d inscription de bénéficiaires Les formulaires d inscription permettent de : limiter les cas d usurpation d identité ou de confusion. Par conséquent, quatre noms sont inscrits pour chaque individu dans le formulaire d inscription. Dans un contexte tel que la Somalie où il n y a pas de cartes d identité délivrées par le gouvernement et où il se peut que les 3 prénoms de deux personnes soient identiques, la seule façon de les différencier de sera par le nom ainsi que par d autres informations tels que le nom du conjoint, du clan / sous-clan ou la localité ; Améliorer l identification lors de la phase de distribution. Dans le cas où le nom de l homme chef de famille a été mal orthographié, le nom de la femme peut permettre de contre-vérifier l exactitude du formulaire d inscription et vice-versa ; Fournir une flexibilité dans les cas où aucun membre de la famille (mari ou femme), n est en mesure de venir recueillir l argent. Étape 5 : Vérification de la liste des bénéficiaires L agence doit effectuer une vérification de la liste initiale des bénéficiaires à l aide de consultations informelles approfondies avec des informateurs clés, y compris le personnel national, les organisations de la société civile et les leaders religieux. L équipe du projet (personnel de l agence) doit être encouragée d effectuer des visites impromptues des ménages afin d en vérifier le niveau de vulnérabilité. En outre, le personnel devra avoir des rencontres privées avec des groupes de femmes et des groupes minoritaires membres et non membres du comité afin de leur permettre s exprimer sans crainte. Après cette activité, la liste révisée des bénéficiaires sera lue en public avant d être adoptée par la communauté. Selon l expérience Adeso, les membres de la communauté peuvent protester et tenir d ardentes discussions si sur la liste figurent les noms des personnes n ayant pas rempli les critères établis. Les groupes minoritaires peuvent également demander de rencontrer l équipe de gestion de projet en privé pour lui faire savoir qu ils n étaient pas représentés. D où l importance de mettre en place des mécanismes de dépôt de plaintes et de réaction pour permettre aux individus d exprimer leurs opinions de manière sécurisée et confidentielle. Il est recommandé d afficher Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

66 la liste dans un lieu public et donner le temps et les moyens grâce auxquels les membres de la communauté peuvent non seulement donner des rétroactions mais aussi permettre d assurer la validité des bénéficiaires choisis. Étape 6 : Production et distribution des cartes d identité L agence d exécution doit concevoir des cartes d identification pour chaque bénéficiaire et les distribuer afin de limiter toute tentative de fraude. Chaque carte d identité aura un numéro qui ira de pair avec les noms du bénéficiaire tels qu ils apparaissent dans les dossiers de l agence et affichera la photo du bénéficiaire. Les informations sur les dates de paiements seront communiquées aux bénéficiaires. Il faudra en outre les informer de se munir de leurs cartes d identité en se rendant sur les sites de versement de subventions. Schéma 2: Echantillon de carte d identité de bénéficiaire (recto et verso) Étape 7 : Distribution des subventions en espèces/paiement des salaires Cette section décrit le processus de facilitation de la distribution (le paiement) proprement dit(e) des subventions en espèces / des salaires Protocole de paiement : 1. L agence d exécution fournit (en avance) une liste des bénéficiaires ou de paie à la société de transfert d argent, y compris le nombre total de personnes à payer ainsi que les dates et lieu de paiement. Selon l expérience Adeso, il faut entre 4 jours et deux semaines après la présentation de détails pour que l argent soit disponible. Par conséquent, les agents de terrain et les gestionnaires doivent recueillir et vérifier les feuilles de présence hebdomadaires sur une base régulière. Une fois contrôlées, elles doivent être approuvées par un membre du personnel ainsi que le gestionnaire principal du projet sur place. 2. Les feuilles de présence seront ensuite transmises au bureau pour permettre de préparer le fichier salaires. Ce fichier de salaires sera également confirmé et approuvé par les gestionnaires de projet. 3. Ce fichier de salaires sera ensuite transmis au siège / service des finances, qui la vérifiera et l approuvera avant de préparer la documentation nécessaire d autorisation de paiement pour la société de transfert d argent. 64 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

67 4. La société de transfert d argent procédera à l impression de reçus spécifiques au projet en trois exemplaires, un pour l agence, l autre pour le bénéficiaire et le troisième pour la société de transfert d argent, tel qu il est indiqué dans le contrat conclu avec la société de transfert d argent. 5. La société de transfert d argent doit s assurer que les subventions en espèces sont en dénominations appropriées. Cette information restera confidentielle afin de minimiser tous risques de sécurité. 6. Le personnel de l agence d exécution et les représentants du comité seront physiquement présents au moment du versement des subventions/ salaires. 7. Un représentant du comité doit effectuer un double contrôle d identité du bénéficiaire en vérifiant son nom et prénoms, sa carte d identité et son visage. Une femme membre du comité et / ou membre du personnel de l agence d exécution sera /seront présente(s) pour vérifier l identité des femmes dans le cas où les femmes seraient voilées. 8. Le personnel du projet vérifiera systématiquement la carte d identité fournie par rapport sa propre liste de bénéficiaires. 9. La subvention est versée aux bénéficiaires après signature / apposition d empreinte digitale sur les reçus. 10. Chaque bénéficiaire conserve un reçu, le personnel du projet en conserve un et la société de transfert d argent conserve le troisième. ( Adeso) Astuce! Pour une gestion efficace et plus facile en termes de temps du processus de paiement, la société de transfert d argent peut pré-écrire les noms et les dates de paiement sur chaque quittance individuelle par ordre alphabétique ou comme sur le fichier de salaires. Cela permettra de gagner beaucoup de temps lors de la phase de versement compte tenu qu il y a souvent des centaines de bénéficiaires attendant leur paiement Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

68 L utilisation de nouvelles technologies dans des mécanismes de transfert monétaire Comme brièvement discuter dans l encadre 3 sur page 38 il existe d autres nouvelles méthodologies de transfert monétaire et voici quelques exemples ci-dessous ; Transfert monétaire (Mobile) Téléphonique Ce type de transfert monétaire est synonyme avec le paiement ou fonds conduite par ligne mobile ou compte bancaire d une personne ou organisme à l autre par (mobile) téléphone. Depuis 2005, il existe une variété de systèmes de transfert monétaire (mobile) téléphonique dans 80 pays de revenu bas ou moyen en Afrique, Asie et Amérique du latin. La plupart de ces systèmes permet au bénéficiaire de retirer de l argent de son compte (mobile) téléphonique ou bancaire qui est à la portée de son portable, pour réutilisation en espèce de son réserve à travers les agents accrédités et de transmettre les espèces entre les bénéficiaires. Les conduites des affaires s effectuent par une commande SMC (service de message court) ou un menu sur le portable employant un NIP (numéro d identification personnel), et bien confirmer par la notification d une SMC. L avantage de ce système pour les agences humanitaires provient des multiples aménagements de paiement ce qui permet des organismes d envoyer des paiements aux plusieurs bénéficiaires en même temps, ce système augmente l efficacité. La société bénéficiaire (agence) établit un compte (mobile) téléphonique au niveau institutionnel et au même temps les bénéficiaires ciblés ont leurs propres comptes (mobile) téléphoniques établit par leur fournisseur, ces comptes sont bien liés à leurs propres portables. La société bénéficiaire (agence) donne au fournisseur avec la liste de ceux qui sont accrédités (identification unique avec numéro de téléphone et le montant à transmettre). A ce moment le bénéficiaire est à la réception de ce montant, ils reçoivent la notification par une SMC. Le montant correspondant sort du compte de (agence) société bénéficiaire. La société bénéficiaire (agence) donne des détails confirmant la conduite des affaires effectuées. Il existe des frais de service pour la conduite monétaire au bénéficiaire et pour retirer les espèces de ce système, payable par les agences et bénéficiaires, respectivement. Transfert monétaire de débit prépayé Les cartes de débit prépayé sont en plastique à raie magnétique pouvant être identifié dans n importe quel (DAB) distributeur automatique de billets ou à l appareil détail PDV (Pointe de la vente). Comme moyen de vérification on emploie en général un (NIP) numéro d identification personnel. L agence humanitaire cible envoie à la banque cible un dossier y incluant les détails nécessaires pour arriver à payer (identification unique avec numéro de téléphone et le montant à transmettre). La banque cible peut créditer le montant d un serveur central. Une agence, peut également payer en avance pour les cartes accumulées dont on peut activer et accréditer en directe selon le besoin. La validité de ces cartes en général a la limite bien déterminée. Les bénéficiaires peuvent utiliser leurs cartes au PDV et entrer leur NIP pour tout ou la partie de la valeur électronique des biens ou des espèces. On peut programmer le raie magnétique pour que la carte ne soit accepter qu aux certains endroits de PDV ou DAB (Association frontière Bancaire 2011) 66 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

69 Transfert monétaire de cartes à puce Des cartes à puce sont en plastique avec un copeau encastré y contenant des informations déclarant ce qui est intitulé de bénéficiaire et les bénéfices, celles-ci sont identifiables aux spécifiques endroits de PDV ou DAB. Celles-ci peuvent être immatriculées avec une valeur par le fournisseur avant la remise aux bénéficiaires. Au cas de transfert multiple, l accréditation de l avenir sur la carte peut se faire à travers le PDV. Pour bien dégager la valeur en réserve, le bénéficiaire doit rendre visite l agent cible, insert la carte dans l appareil PDV et celui-ci présente son identité-telle que le mot convenu de NIP or les empreintes digitales-pour mieux authentiquer la conduite des biens ou des espèces. L information sur le paiement est sauvegardée sur le PDV. La conduite de cette affaire peut entreprise sans la présence d un réseau de liaison, pourvu que le vendeur se trouve dans un endroit d un réseau de liaison aux temps convenables pour la remise d information sur la conduite de l affaire au centre de base de données et faire accorder le compte. Tableau 9 : Quelques questions éventuelles découlant du processus de ciblage et comment les aborder QUESTION DE CIBLAGE Les membres du personnel du projet ne savent pas comment s assurer que les critères de vulnérabilité sont appliqués lors de la sélectionner les bénéficiaires Les comités en place ne sont pas représentatifs de la communauté SOLUTION POSSIBLE S assurer que les membres du personnel du projet soient formés et qu ils comprennent qu il leur incombe d empêcher toute forme de discrimination et non pas de la perpétuer. Encourager «l amitié» entre personnel de terrain plus expérimenté et les mobilisateurs communautaires jusqu à ce qu ils soient convaincus de travailler avec la communauté Ne pas se fier à un seul informateur Prendre en considération des biais possibles d informateurs Contre vérifier les informations reçues des membres de la communauté Rechercher activement l opinion des hommes et des femmes Rechercher activement l opinion des groupes minoritaires Rechercher activement les opinions des groupes vulnérables Chaque groupe dans la communauté vote en faveur de leur propre membre. Par exemple La communauté ne vote que pour les membres masculins Les femmes choisissent les femmes membres Les groupes minoritaires choisissent leurs propres représentants Les jeunes choisissent leurs propres représentants Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

70 Permettre aux membres de la communauté de rencontrer le personnel du projet après la réunion publique pour exprimer leurs préoccupations Membres de ménage masculins refusent que les femmes participent à des projets et / ou les membres masculins veulent recueillir de l argent appartenant aux femmes Les membres du comité ou les responsables locaux ne représentent pas la communauté. Permettre aux membres de la communauté de rencontrer le personnel du projet après la réunion publique pour exprimer leurs préoccupations Le personnel du projet pourrait, de façon informelle, consulter les informateurs clés qui pourraient aider à identifier les ménages vulnérables de la communauté. Dans le cas où il y aurait un grand nombre de personnes appartenant à des «groupes minoritaires» vulnérables au sein de la communauté, envisager d affecter un nombre distinct de bénéficiaires spécialement pour eux. Selon l expérience Adeso, les groupes minoritaires sont généralement négligés lors du processus de ciblage communautaire et doivent donc être activement inclus en quelque sorte. Penser à garder quelques noms de certains bénéficiaires en réserve. Cela permettra aux cadres supérieurs de résoudre toutes questions de ciblage et d ajouter les noms de bénéficiaires vulnérables méritants sans qu on ait à reprendre tout le processus. Expliquer clairement à la communauté que l agence doit respecter certains principes, notamment l autonomisation des femmes et la non-discrimination et que refuser aux femmes de participer aux projets ou de percevoir l argent va à l encontre de ces principes. Ne pas se fier à un seul informateur Prendre en considération des biais possibles d informateurs Contre vérifier les informations reçues des membres de la communauté Rechercher activement l opinion des hommes et des femmes Rechercher activement l opinion des groupes minoritaires Rechercher activement les opinions des groupes vulnérables 68 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

71 Les responsables locaux et / ou les membres du comité mettent les noms des membres de la famille sur la liste de bénéficiaires qui ne remplissent pas les critères de sélection Double inscription des bénéficiaires Usurpation d identité Les décisions finales concernant les listes de bénéficiaires incombent au personnel du projet, et non pas aux responsables communautaires Expliquer clairement les critères de sélection et demander comment on peut remplir lesdits critères Chercher à écarter tout membre du comité qui ne respecte pas les critères de sélection et le protocole d entente Dans les zones où a lieu plus d une intervention monétaire, il se peut que les ménages essaient de s inscrire à deux projets. Pour éviter ce genre de problème, il est conseillé de coordonner avec d autres projets dans la région. Vous pouvez également tenir des consultations avec les membres des comités d autres projets d intervention monétaire et comparer vos listes avec les leurs. Les membres du comité et le personnel du projet doivent être présents au moment du versement de subventions en espèces pour s assurer du bon déroulement du processus. Les membres doivent s assurer que la personne qui perçoit la subvention est bien le bénéficiaire inscrit. Tous les bénéficiaires doivent présenter leur carte d identité (de préférence avec photo) auprès des autorités compétentes avant qu ils ne soient payés. Pour des projets à plus long terme, il faudra fournir des cartes d identité inviolables (avec photo) à tous les bénéficiaires. Il faut, par exemple que les cartes d identité soient plastifiées, affichent la photo, le nom et prénoms du bénéficiaire et un numéro de série aléatoire correspondant au numéro figurant sur la liste d inscription. Mécanismes de Plaintes La marche à suivre pour les bénéficiaires sur des plaintes: Un système de rétroaction sur des plaintes pour aider des bénéficiaires et non bénéficiaires ayant des questions sur le ciblage est très essentiel dans des projets de transfert monétaire. Des plaintes peuvent exister à deux niveaux; directement d une personne au membre de l équipe d ONG, faire un appel or l envoi d un message court au numéro de téléphone désigné. Dans les deux cas, l ONG remplira une feuille ou porté journal et fait un suivi sur la plainte. L usage de tous les deux systèmes se tournera d avancer au-delà des gens s ils les connaissent ou non, alors l élevage de conscience publique sera essentiel à cette étape, autant que mesurer la connaissance de gens sur l existence du Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

72 système. On espère que la connaissance de la marche à suivre sur des plaintes prendra un rôle clé pendant l activité mensuel du PDM. Mise en œuvre des projets d intervention monétaire Les projets «argent contre travail» et le travail occasionnel sont deux choses différentes. La principale différence réside dans l objectif du projet. En ce qui concerne le travail occasionnel, l objectif recherché est de réaliser une activité (construire un pont, frayer un chemin, etc.). Un projet «argent contre travail» quant à lui a pour objectif de fournir une opportunité d emploi temporaire aux ménages vulnérables. L objectif secondaire d un projet «argent contre travail» est de réaliser un projet (même si cela est également important!). Encadré 9 : Qu est-ce qu un microprojet? Le travail entrepris lors des projets «argent contre travail» est souvent désigné sous le terme «microprojet». Il importe toutefois de se rappeler que même si l objectif principal de l ensemble du projet est de fournir de l argent aux bénéficiaires, l achèvement du microprojet et son impact sur la communauté sont également importants. En conséquence, les projets «argent contre travail» doivent être déterminés en étroite consultation avec la communauté. Ces projets doivent également profiter à l ensemble de la communauté. Adeso utilise souvent les activités «argent contre travail» pour entreprendre des projets communautaires à petite échelle qui répondent aux besoins prioritaires identifiés par les communautés respectives. Cela en encourage l appropriation communautaire et contribue à garantir qu éventuellement, la communauté utilisera le microprojet. 70 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

73 Identifier les microprojets appropriées Dans une zone où est entrepris un projet «argent contre travail», seul ou parallèlement avec des subventions en espèces, il est important d examiner d éventuels microprojets pouvant être mis en œuvre lors des réunions communautaires. La communauté cible doit identifier les microprojets dans le but d en renforcer l appropriation et la durabilité. Les représentants des organismes communautaires, informateurs clés, membres du comité et les membres de la communauté d accueil (dans le cas où il s agirait des campements de personnes déplacées) doivent également être impliqués dans le cadre de ces réunions. Encourager les participants à identifier leurs difficultés principales en matière de moyens de subsistance et d en analyser les causes, les effets et les solutions possibles. Voila comment on pourrait procéder: Crédit de photo: Daniel Gerstle ( Adeso) 1. Etablir une liste de problèmes ; 2. Analyser les causes et les effets de ceux-ci (voir l exemple ci-dessous); 3. Etablir une liste de solutions éventuelles ou de microprojets pouvant résoudre ces problèmes 4. Examiner si un des projets proposés s attaque aux causes profondes du problème ; 5. Hiérarchiser les projets selon les besoins de la communauté. Il peut également s avérer utile d entreprendre une activité d inventaire des ressources existantes (maisons / points d eau / routes / ponts / écoles / centres de santé / marchés...) afin d avoir une vision claire de la zone de mise en œuvre de microprojets. Cela permettra de déterminer si les ressources sont concentrées dans une même zone et si un groupe ou clan dispose d un meilleur accès aux points d eau ou aux services par rapport aux autres. Favoriser des discussions sur le projet avec le personnel et veiller à ce que les microprojets profitent à toute la communauté Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

74 Schéma 3 : Exemple d analyse cause-effet Une autre façon d analyser les problèmes consiste à dessiner un «arbre à problèmes» où les membres de la communauté répertorient leurs problèmes en forme de tiges, les causes seront en forme de racines et les effets seront les branches (schéma 4). Effectuer un exercice de cartographie communautaire afin d identifier les ressources existantes aidera également les membres de la communauté à identifier leurs besoins (schéma 4). Schéma 4: L arbre à problèmes et la cartographie des ressources communautaires Une rapide étude de faisabilité comportant une étude de l impact sur l environnement et sur les communautés voisines doit être menée avant de déterminer de façon définitive le type de microprojets à entreprendre. La nature des problèmes identifiés, les microprojets proposés, et les contraintes budgétaires détermineront ensuite ce qui est faisable ainsi que la meilleure option. En fin de compte, les microprojets doivent être conformes aux critères énoncés dans le tableau Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

75 Tableau 10 : Exemples de critères à prendre en compte lors de la sélection des microprojets Impact positif sur les projets de subsistance et de rétablissement Projets communaux Contribuer à une meilleure préparation aux situations d urgence futures Exige un faible apport technologique et matériel Délai raisonnable et la portée des projets à réaliser Des projets qui ne nuisent ni à l environnement ni aux autres communautés Durabilité Les projets pouvant remédier les causes profondes de la crise tout en aidant à rétablir les moyens de subsistance devrait avoir la priorité Il faut encourager des projets communaux qui bénéficieront un plus grand nombre de ménages, plutôt que des projets privés ou individuels. La construction / réhabilitation des puits / barrages et latrines privés continuent de prêter à controverse d autant plus que leur impact sur l ensemble de la communauté est très difficile à quantifier. Cependant, les communautés demandent souvent de tels projets. Pour en savoir plus sur cette question, voir ci-après. Les projets peuvent mieux se préparer aux situations d urgence (les projets qui peuvent tels que le renouvellement du parcours naturel profiter à la communauté sur le long terme) Un faible apport technologique et matériel signifie souvent que les collectivités sont mieux à même de maintenir des sources réhabilitées une fois le projet achevé. Il est cependant important de se rappeler que les projets doivent être achevés selon des normes appropriées. Par conséquent il faudra considérer le soutien technique des ingénieurs (internes ou externes) qui superviseront les travaux. Des projets réalistes seront identifiés, tant sur le plan de travail nécessaire que sur le calendrier des travaux. Cela peut nécessiter une étude de faisabilité rapide, y compris une évaluation de l impact du projet sur l environnement et sur d autres communautés. Par exemple, la réhabilitation de canaux d eau peut changer négativement le reflux d eau vers des communautés situées dans d autres zones. Il est conseillé de demander de l aide auprès de sources externes (représentants du gouvernement ou consultants) pour déterminer si le projet est approprié. Les projets doivent être durables une fois achevés et ses bénéfices éventuels assurés. Examiner si un système communautaire d entretien durable peut être développé (nouvelles routes améliorées, canaux aqueux, etc.) et les risques de sécurité inhérents à la perte de contrôle sur les ressources Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

76 Projet qui tient compte de la problématique des genres Lors de la sélection d un projet, il faut prendre en compte les priorités des hommes et celles des femmes. Le projet doit aussi examiner comment les femmes et les hommes peuvent participer à titre égal au projet. Examiner comment le projet peut impacter différemment les femmes et les hommes lors de l évaluation rapide, y compris l appropriation du projet. Le projet doit, par exemple, veiller à ce que les hommes ne s accaparent pas de pouvoir au détriment des femmes en matière de la gestion des ressources communautaires. Exemple Adeso : Les microprojets mis en œuvre par Adeso, entre autres, sont : La réhabilitation des routes (réfection des routes, débroussaillage de chemins et construction de systèmes de drainage) ; Construction, réhabilitation et mise à niveau des sources d eaux de surface ; Réhabilitation de parcours naturels et de l environnement telle que la construction de structures de récupération des eaux de pluies, structures permettant de contrôler l érosion du sol et de protéger contre les inondations (barrages de retenue, barrages de retenue en pierre, barrages souterrains, etc.) ; Construction de latrines Réhabilitation des infrastructures publiques (écoles publiques, hôpitaux, etc.) Achat de matériel L achat de matériel doit être effectué longtemps à l avance compte tenu du calendrier saisonnier (mauvaise condition des routes pour le transport de matériel) afin d éviter des retards dans la mise en œuvre du projet. Il faudra prendre en compte les risques d encourir des coûts associés à la prestation de sécurité pour l entreposage du matériel acheté en avance. Dans la mesure du possible, il est conseillé d acheter le matériel nécessaire localement de façon à ce que le projet continue à soutenir l économie locale. Les dynamiques locales d ordre politique, ethnique et social doivent également être prises en considération. Par exemple, dans le contexte somalien où l appartenance clanique prime, l achat de matériel chez des différents commerçants peut éviter de créer des conflits basés sur les ressources. Pour aider à la planification de l approvisionnement, l ingénieur ou le gestionnaire du projet doit préparer une fiche de microprojet (également connu sous le terme de fiche de charge de travail) pour chaque site (voir annexe 8). La fiche comportera des informations sur le calendrier, le nombre de travailleurs affectés sur le site dans le cadre des programmes «argent contre travail», les matériaux et outils nécessaires et le transport des matériaux ou des ouvriers, tout cela en fonction de la portée des travaux pour chaque microprojet spécifique. Cela permettra à la fois au personnel du projet et au responsable de la logistique de planifier l achat de matériel et d outils et organiser le transport et autres besoins logistiques. 74 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

77 Établir les normes de travail L agence établira les normes de travail en consultation avec les membres du comité et les bénéficiaires, sur : Le programme d activités (le nombre de jours de travail par semaine et le nombre de semaines de travail par mois) : Ce programme sera ajusté en fonction du montant total de la subvention allouée aux bénéficiaires. Veillez à ce que les exigences du travail n entrent pas en conflit avec les moyens de subsistance et le calendrier religieux des populations. Il faut prendre en considération la division traditionnelle du travail selon les sexes. Il se peut que les femmes ne soient pas en mesure de travailler tôt le matin parce qu elles doivent d abord aller au marché. Dans un contexte musulman, de nombreux bénéficiaires n auront pas de force pour entreprendre les tâches fastidieuses pendant le Ramadan. Critères d âge : Fixer des limites d âge applicables. Les enfants ne doivent pas participer aux microprojets. Fréquence des paiements : Verser les paiements mensuels toutes les 3-4 semaines de travail. Toutefois, selon le moment où le projet est réalisé, le cycle prévention-préparationréaction-remise en état des catastrophes, si une aide d urgence essentielle s avère nécessaire pour permettre aux bénéficiaires de satisfaire leurs besoins fondamentaux, il est conseillé d effectuer des paiements avant que le travail ne commence ou dans la première semaine après le début des activités. L éthique du travail : Mettre en place des mesures visant à combattre l absentéisme au travail. Par exemple, un ouvrier qui s absente sans motifs raisonnables ou sans prévoir quelqu un pour le remplacer pourrait perdre son salaire journalier. Approvisionnement en eau, transport et hébergement spécial sur le site : Mettre en place des dispositions pertinentes pour assurer l approvisionnement en eau et le transport aller - retour du domicile au chantier sur une base quotidienne. Adeso encourage parfois les commerçantes locales à mettre en place de petites boutiques et restaurants mobiles pour fournir des vivres aux bénéficiaires sur les chantiers. La responsabilité de l agence et procédures de sécurité : Veiller à ce que les bénéficiaires soient formés en matière de procédures de sécurité sur les lieux de travail et que l équipement de sécurité de base soit fourni aux bénéficiaires engagés dans des travaux dangereux. L agence peut décider de décliner toute responsabilité pour les dommages corporels pouvant résulter des microprojets en demandant aux bénéficiaires de signer une décharge de responsabilité avant de commencer à travailler Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

78 Encadré 10 : Exemples de moyens comment favoriser la pleine participation des femmes aux projets «argent contre travail» S assurer que les microprojets soient situés non loin des domiciles de façon à écourter les trajets domicile-chantier-domicile Permettre aux femmes d envoyer une autre personne pour les remplacer dans le cas où elles ne seraient pas en mesure de venir travailler. (Toutefois, c est bien elles qui percevront le salaire) Inclure des microprojets avec une charge de travail plus légère Permettre aux femmes de travailler en équipe (sur les chantiers Adeso, les femmes ramassent les pierres tandis que les hommes concassent manuellement des pierres. Puis en groupe de deux, les femmes ramassent les pierres concassées). Permettre aux femmes de travailler moins d heures par jour mais pour le même tarif journalier que celui des hommes. Permettre aux femmes et aux hommes de travailler sur des projets séparés (ou sur les mêmes projets à différents moments de la journée) dans le cas où la séparation des sexes serait exigée et si cela encourageait la participation des femmes. Quelques échantillons de formulaires «argent contre travail» sont disponibles dans les annexes. Les agences peuvent se servir de ces échantillons pour concevoir leurs propres formulaires Formulaire d inscription du bénéficiaire Fiche de paiement pour les activités «ACT» Feuille de présence Décharge de responsabilité Fiche de conception de données (Charges de travail) 76 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

79 Mise en œuvre des projets de coupons Déterminer le type de coupon (Coupon à valeur ou coupon à provisions) Tel qu énoncé plus tôt, les coupons peuvent avoir soit une valeur de rachat ou peuvent être utilisés pour se procurer certains produits spécifiques. Le choix du type de coupon à distribuer doit s effectuer lors de la phase de planification (partie 3) en comparant les avantages et inconvénients de chacun d entre eux ou en fonction de l urgence des besoins des bénéficiaires et les produits dont ont besoin les bénéficiaires. Une fois le type de coupon déterminé, le processus de conception peut commencer. L utilisation de coupons pour l approvisionnement en eau est en usage en Somalie comme mesure d amélioration des projets d approvisionnement en eau par camion lors des interventions d urgence à court terme. Les ménages bénéficiaires sélectionnés reçoivent des coupons de caisse qu ils peuvent échanger contre une quantité définie d eau pour une période donnée auprès de leurs fournisseurs habituels en eau. Conception du coupon L un des principaux risques de la mise en œuvre de projets de distribution de coupons est le risque de falsification. La conception du coupon une étape essentielle dans le processus de mise en œuvre. Il existe plusieurs méthodes de conception de coupons. Voici deux approches possibles : 1. Conçu comme un ticket de tombola et échangé contre une quantité fixe de produit et n est utilisé qu une seule fois. Par exemple concevoir un coupon évalué à KSh dont le montant entier sera utilisé en une fois. Aucune monnaie ne sera rendue. Par exemple concevoir un coupon échangé contre un sac de maïs de 100 kilos. Les 100 kilos de maïs seront collectés en une seule fois. 2. Coupon de caisse (ou à provision) à usages multiples et à valeur fixe : Ce coupon est destiné à couvrir les besoins en eau des bénéficiaires pour une période déterminéeen général une semaine, une quinzaine ou un mois. Le coupon est conçu de façon à permettre au bénéficiaire de collecter régulièrement des quantités convenues d eau pour la période spécifiée. Le vendeur doit conserver un registre pour chaque bénéficiaire et que celui-ci signera chaque fois qu il viendra chercher de l eau jusqu à ce qu il ait épuisé la valeur du coupon. Par exemple, la valeur totale du coupon est de KSh mais celle-ci sera divisée en quatre parties d une valeur de 250 KSh chacune. Cela permettra aux ménages de ne dépenser que 250 KSh à la fois (ou de dépenser la valeur totale du coupon qui est de KSh en une seule fois). Par exemple la quantité totale de maïs à récupérer est de 100 kilos, mais le bénéficiaire pourra en prendre jusqu à 25 kg par semaine sur une période de 4 semaines s il le désire (il peut également le récupérer en une seule fois) Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

80 Exemples d informations qui figureront sur le coupon : Nom du projet Logo de l agence de mise en œuvre ou de l agence donatrice N du coupon Nom (ou numéro) du bénéficiaire Valeur du coupon en monnaie appropriée ou produits à acheter Informations sur la zone (village et région etc.) Signature du bénéficiaire ou empreinte du pouce Date d émission du coupon Période de validité Quel que soit le modèle choisi, il est conseillé d inclure une souche contenant les informations sur le reçu. La souche est conservée par l organisme et peut être utilisée pour rapprocher les coupons remboursés contre ceux distribués. Sélection des commerçants Les commerçants participant aux projets de coupons bénéficieront d un certain nombre d avantages, notamment une clientèle élargie, ce qui signifie, des revenus et bénéfices accrus. Par conséquent, les commerçants participants seront choisis avec soin, en veillant à ce que les bénéficiaires en soient satisfaits. Dans le cas où le projet sera mis en œuvre pour une période prolongée, il est conseillé d établir une liste tournante de commerçants afin qu un maximum de commerçants en bénéficient. Cette méthode exigera toutefois davantage de campagnes de sensibilisation auprès des bénéficiaires afin qu ils soient informés des lieux où ils peuvent échanger leurs coupons. Crédit de photo: Daniel Gerstle ( Adeso) 78 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

81 Tous les commerçants sélectionnés pour le projet seront invités à signer un contrat ou une lettre d accord dans laquelle seront énoncées leurs responsabilités vis-à-vis du projet ainsi que les responsabilités de l agence. Tous les commerçants participant seront formés sur l utilisation du système de coupons, dont : - Fournir un bon service client aux bénéficiaires (ils ne doivent pas discriminer contre les bénéficiaires détenant des coupons en lieu d espèces) Ce que les bénéficiaires sont autorisés à acheter Que faire si les commerçants fournissent des produits ne figurant pas sur le coupon (à provisions) Produits spécifiques nécessaires (en particulier en matière de qualité) le cas échéant Comment les commerçants vont-ils échanger les coupons contre les espèces auprès de l agence La fréquence des paiements des commerçants Quelle sera la durée du projet? Foires Si le marché fonctionne de manière régulière et que les marchandises sont disponibles localement, l utilisation de coupons en parallèle avec l argent en espèces ne devrait pas poser de problème dans ces magasins. Les commerçants réaliseront des bénéfices, d où l intérêt simple de vendre davantage! Accepter les coupons en guise de paiement ne doit pas causer d inconvénients significatifs à condition qu ils reçoivent des paiements de l agence à intervalles régulières. Là où un marché bien établi avec des commerçants formels n existe pas pour les produits nécessaires, ou que vous désirez ouvrir le marché aux petits commerçants informels, il se peut que vous ayez à «organiser le marché» vous-même. Ces marchés sont souvent appelés des «foires» et c est souvent sur ces marchés où les bénéficiaires s approvisionnent en semences et en bétail (Directives ACF pour les interventions monétaires ACF, 2007). Pour plus d informations sur l organisation de foires, consultez le Manuel des lignes directrices sur les interventions monétaires. Le processus de remboursement de coupons Que vous décidiez d utiliser des coupons de valeur en espèces ou des coupons à provisions, il est recommandé d en indiquer la période de validité, période au cours de laquelle le coupon peut être échangé contre des biens (le processus de remboursement). Si cette période n est pas indiquée, les bénéficiaires risquent de continuer à se rendre chez les commerçants même après la fin du programme! Il n y a pas de règle concernant la durée de validité. Elle doit être suffisamment longue pour que les bénéficiaires puissent s approvisionner sans précipitation et suffisamment courte pour que les commerçants puissent suffisamment s approvisionner pour pouvoir répondre aux besoins Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

82 du projet. Dans le cas où les coupons sont destinés à l achat de produits alimentaires de base, alors la période d un mois peut être suffisante. Si les coupons sont destinés à l achat d intrants agricoles, il faudra prévoir une période plus longue, étant donné que les achats seront effectués en conformité avec les saisons. Les commerçants participant au projet doivent être clairement identifiées afin que les bénéficiaires sachent où ils peuvent s approvisionner. Tous les bénéficiaires du projet de coupons doivent être formés sur l utilisation de ceux-ci (les produits auxquels les coupons leur donnent droit, où ils peuvent les utiliser, ce qu il faut faire en cas de difficultés avec les commerçants et la durée de validité des coupons). Le processus de paiement Processus selon lequel les commerçants seront remboursés par l agence une fois que les bénéficiaires auront utilisé leurs coupons. Il est plus facile d arrêter une journée spécifique par mois où les commerçants (ou groupes de commerçants) seront payés. Ce jour-là, les commerçants doivent rapportés tous les coupons reçus en guise de «paiement» des bénéficiaires. Le responsable de projet doit compter les coupons avant de procéder au paiement des commerçants de la valeur équivalente en espèces. Processus de rapprochement des coupons Une fois que tous les commerçants ont rendu leurs coupons à l agence, le personnel du projet doit en effectuer le rapprochement. Ce processus permet à l agence de recueillir beaucoup d informations sur le projet, dont : si tous les coupons distribués ont été utilisés quels sont les commerçants préférés des bénéficiaires si les bénéficiaires utilisent tous leurs coupons chez un seul commerçant ou plusieurs commerçants (s il s agit d un coupon à utilisations multiples) Le rapprochement des coupons est un processus long et qui exige un important soutien administratif. 80 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

83 Partie 4 : Mise en œuvre Principaux points à retenir! Tout le personnel travaillant sur le projet doit recevoir une formation sur les interventions monétaires. Un protocole d accord sera signé entre l agence et chaque comité afin de s assurer que les rôles et les responsabilités soient clairs. Dans le cas où vous travaillez avec d autres organismes pour assurer les services financiers (par exemple les Hawala, banques, sociétés de téléphonie mobile, bureau de poste, etc.), l agence signera un contrat entre elle et le fournisseur de services. Avant d entamer le processus de ciblage, il faut mobiliser le soutien de la communauté. Les critères de sélection doivent être aussi précis que possible et doivent être déterminés en collaboration avec la communauté. Il est nécessaire de mettre en place un processus de suivi lors de la vérification des listes de bénéficiaires. S assurer que tous les groupes participent au processus de vérification au cours du processus d évaluation et de vérification. Projets «argent contre travail» Les microprojets à entreprendre doivent être identifiés par la communauté, doivent être réalistes, réalisables et aussi durables que possible. Les projets «argent contre travail» doivent impliquer de nombreux travailleurs et être suffisamment longs pour permettre aux ménages de gagner assez d argent pour répondre aux objectifs du projet. Des dispositions spéciales seront prises sur les chantiers afin d assurer un environnement sensible au genre. Les projets «argent contre travail» exigent un soutien logistique et peuvent également exiger un soutien technique pour en assurer la qualité. Projets de distribution de coupons Effectuer une sélection minutieuse des commerçants Prévoir une formation de commerçants et de bénéficiaires sur l utilisation de coupons La conception des coupons prendra en compte les mesures de sécurité pour lutter contre la falsification de ceux-ci Prévoir des mesures qui permettront une utilisation facile des coupons (bénéficiaire à commerçant) Prévoir également des mesures qui faciliteront le processus de paiement (commerçant à agence) Assurer un soutien administratif adéquat pour le processus de rapprochement des coupons Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

84 Pour en savoir plus : Chacune des lignes directrices des organismes (mentionnées dans la Partie 1) comporte des informations pouvant aider à la planification du projet. ACF (2007) Implementing cash-based interventions: A guide for aid workers. ACF, New York. (ACF (2007) La mise en œuvre des interventions de monétaires : Guide pour les travailleurs humanitaires. ACF, New York) ACF (2012) Emerging good practice in the use of fresh food vouchers. ACF International (ACF (2012) Bonnes pratiques émergentes dans l utilisation de coupons à provisions. ACF International) ACF (2012) Meta Evaluation of ACF Fresh Food Voucher Programmes. ACF International (ACF (2012) Méta-évaluation des programmes ACF de distribution de coupons alimentaires. ACF International) Longley, C (2006) Seed voucher in emergency programming. Lessons from Ethiopia and Mozambique. HPG Background Paper. Humanitarian Policy Group. Overseas Development Institute. London, U.K. (Longley, C (2006) Programme de distribution de coupons pour l achat des semences dans les contextes d urgence. Leçons tirées de l Ethiopie et du Mozambique. HPG document de référence. Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut britannique de développement outre-mer (ODI). Londres, Royaume Uni.) Somalia WASH Cluster (2010) Guidelines for water access by voucher. (Groupe WASH pour la Somalie (2010) Lignes directrices pour les projets d approvisionnement en eau par des coupons.) 82 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

85 Partie 5 - Suivi et évaluation Evaluation de l adéquation et de la faisabilité Evaluation Planification Suivi Mise en œuvre Le suivi du projet tout au long de sa durée a pour but de déterminer le processus de mise en œuvre approprié aux besoins des bénéficiaires ainsi que son impact et permet de savoir s il est nécessaire d apporter des changements à la conception du projet. Effectuer le processus de suivi et d évaluation permet aussi de fournir un compte rendu exact et transparent sur la manière dont les ressources sont utilisées et un suivi financier régulier. Les programmes de subventions en espèces ou de paiement des salaires dans le cadre des projets «argent contre travail» peuvent sembler plus difficile à contrôler que les projets d aide en nature parce qu il est souvent difficile de s assurer que l argent soit dépensé aux fins visées. Cependant, les agences peuvent toujours surveiller les habitudes de dépenses de l argent pour pouvoir analyser l impact du projet. Il convient également qu une évaluation externe soit réalisée à la fin du projet pour évaluer la mesure dans laquelle l intervention monétaire était une intervention d urgence appropriée. L évaluation permettra de déterminer d une façon plus détaillée les résultats et les effets escomptés ainsi que les imprévus de l intervention. Par la suite, toutes les parties prenantes, y compris les communautés, le personnel du projet et les bailleurs de fonds pourront faire le bilan des forces et des faiblesses du projet dont il est question. L évaluation des programmes d intervention monétaires contribuera de manière significative à l apprentissage dans le but d améliorer l impact des interventions monétaires. Quels éléments doivent faire l objet d un suivi et d une évaluation? Un cadre de suivi de base pour une intervention monétaire pourrait comporter les éléments suivants: Une évaluation initiale complète Quelle est la situation avant le démarrage du projet? Surveillance régulière du progrès y compris, à la fois le processus et le suivi de l impact Suivi des prix du marché Evaluation finale Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

86 L élaboration d un cadre de suivi et d évaluation doit être effectuée à l étape de la planification du projet et implique l identification des processus et des indicateurs de suivi des impacts. 1. Indicateurs de processus pour déterminer si la mise en œuvre du projet se déroule comme prévu ou s il convient d y apporter des modifications. 2. Indicateurs d impact pour mesurer les progrès accomplis par rapport aux résultats prévus. Les informations recueillies lors de l enquête de référence seront évaluées par rapport aux résultats du projet. Cela pourrait prendre en compte des informations sur le niveau de vulnérabilité, la sécurité alimentaire, les revenus, les biens ou encore les mécanismes d adaptation. Ces informations sont peut-être déjà disponibles à partir de sources secondaires (voir la partie 2 sur les méthodes de recueil d informations). Les indicateurs permettront d améliorer les données de base. Il est également important d effectuer des suivis et évaluations sur les impacts négatifs potentiels des interventions monétaires (impact sur les marchés, l environnement et les communautés.) Voir aussi l annexe 7 pour un échantillon de cadre logistique d une intervention monétaire. Le tableau 11 donne des exemples de processus et d indicateurs de suivi. L accès à des informations sur suivi régulier du projet permet à l équipe de déterminer si des changements sont nécessaires. Dans certains projets qu elle a réalisés, Adeso a dû apporter des changements majeurs dans le but d en atteindre l objectif. Tout cela est normal et ne peut être fait que lorsque les problèmes sont décelés tôt grâce à un suivi constant. Les modifications pouvant être apportées au projet sont, entre autres : La méthode de distribution de subventions en espèces La liste des bénéficiaires (si elle s avère incorrecte) Le montant d argent à verser à chaque bénéficiaire (dans le cas où celui-ci est jugé insuffisant pour répondre à l objectif du projet). L emplacement du projet (si les préoccupations sécuritaires sont très élevées, ou si la communauté doit être déplacée). Quelques indications générales nécessaires à l entreprise d un processus de suivi: Concevoir des formulaires et utiliser des mécanismes et des formulaires simples et pratiques de suivi; S assurer que les informations de suivi mis à jour sont disponibles et facilement accessibles à tout le personnel du projet (y compris à l équipe de gestion du projet). Les évaluateurs de projet seront également intéressés par le suivi. Les données sur le suivi doivent être mises à jour sur une base mensuelle, dans la mesure du possible. Se rappeler que les données brutes doivent être analysées ou traduites en langue appropriée dès que possible après la collecte; 84 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

87 Elaborer de simples questions clés telles que «Qui a reçu quoi?», «Qu est-ce qui a été dépensé sur quoi?». Voir le tableau 11 sur les informations à recueillir. Utiliser des méthodes participatives et partager les résultats avec les membres de la communauté concernée de façon à ce qu elle puisse en valider les résultats. Recueillir l information à différents moments au cours du projet pour permettre différentes interprétations de celle-ci. Ne pas perdre beaucoup de temps avant de mettre en place un processus de suivi par crainte d oublier certaines informations importantes. Tableau 11: Quels informations doivent faire l objet d un suivi et d une évaluation? ACTIVITE DE SUIVI Étude de base Etude de marché (soit menée dans le cadre de l enquête de base ou séparément) SUGGESTION D INFORMATIONS DEVANT FAIRE L OBJET D UN SUIVI Données sur les vulnérabilités (critères élaborés par l agence) Risques d abus et de détournement d argent Données sur les moyens de subsistance Les profils démographiques des communautés devant être ciblées Sources de vivres dans la région Consommation alimentaire journalière (le nombre et qualité des repas) Propriété des actifs Sources de revenus dans la région Habitudes de dépenses des ménages Dette moyenne par ménage Migration en quête de travail Classement des richesses et groupes socioéconomiques Stratégies d adaptation Contexte de sécurité (dynamiques politiques / du pouvoir entre clans et sous-clans présents) Emplacement et fonctionnalité des marchés locaux Disponibilité, source, et prix des produits alimentaires et nonalimentaires Prix du marché des biens essentiels Taux de change Accès au crédit Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

88 Rapports d étape La surveillance du marché Études de cas / Entretiens avec les ménages échantillonnés dans chaque emplacement Photos Vérifier l état du réseau routier et les transporteurs opérants Le contexte sécuritaire dans le district, notamment le long des principaux axes de transport, y compris l augmentation ou la diminution du nombre de points de contrôle. Les variations saisonnières (fin/ début de saison pluviales, vêlage, périodes de récolte pour des cultures spécifiques - à la fois localement et dans les districts voisins, etc.) et événements inhabituels (sécheresse, inondations apparition de maladie, etc.) Les fêtes religieuses et leurs effets sur les marchés associés Les prohibitions ou les entraves administratives au commerce des produits particuliers, au niveau local, national ou international. Prendre en compte tous changements de situation aux frontières nationales L évolution démographique (afflux ou retour de personnes déplacées, migrations saisonnières en quête de pâturage ou de travail) Autres projets d intervention (programmes de distribution alimentaire du PAM, programmes d alimentation scolaire et programmes de «vivres contre travail» mis en œuvre par d autres organisations et ONG) Les taux de change et les raisons de fluctuations monétaires Le nombre et types de produits disponibles sur le marché. Le prix (et quantité) des produits alimentaires de base et non alimentaires sur les marchés locaux. Principales raisons de la fluctuation des prix (le cas échéant). Le montant des sommes dues aux commerçants et les taux de remboursement de dettes Le montant des sommes reçues L impact du projet sur : Capacité à satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires de base Recours à des mécanismes d adaptation en temps de détresse Rapports de pouvoir au sein de ménages Récupération des actifs des moyens de subsistance Les photos doivent être prises avant et après la mise en œuvre du microprojet, au cours de la mobilisation communautaire, lors de la distribution des subventions en espèces aux bénéficiaires, entretiens avec des bénéficiaires, études de cas, etc. 86 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

89 Activités de suivi post-distribution Le nombre de personnes recevant l aide financière Le montant des subventions en espèces distribuées et les dates desdites distributions. Préciser sur quoi les bénéficiaires ont dépensé l argent Si les personnes ciblées ont pu chercher l argent en toute sécurité (conditions sécuritaires et efficacité du ciblage) Si la distribution a été effectuée selon le calendrier établi Tout acte de corruption perpétré par le personnel de l agence Le niveau de la participation des femmes Qualité des projets de microprojets Niveaux actuels de vulnérabilité Exemple Adeso : Surveillance des prix du marché Au cours de la période 2006/7 Adeso effectuait une intervention monétaire dans le sud de la Somalie. En raison de la crise financière mondiale, les prix des denrées alimentaires et du carburant ont augmenté rapidement. Comme l équipe du projet effectuait des suivis réguliers des prix sur les marchés locaux, elle a pu rapidement se rendre compte que le montant des liquidités prévu pour les bénéficiaires n était plus suffisant pour répondre à leurs besoins de base. Dans la foulée, l équipe a tenu des discussions avec les bailleurs de fonds pour essayer d accroitre le financement du projet. Malheureusement, des fonds supplémentaires n étaient pas disponibles. En conséquence, l impact attendu du projet n a pas été atteint. Exigences minimales pour les interventions monétaires La grande quantité d informations devant être surveillée pendant les interventions humanitaires (subventions en espèces ou autre) peut sembler intimidante pour les équipes de projet. Cela peut se traduire par un manque de suivi des projets et les équipes ne seront pas en mesure de savoir si leur projet a besoin de modification. En conséquence, l Institut de développement d outremer (IDO)), cellule de réflexion indépendante sur les politiques humanitaires et de développement, a recommandé certaines exigences minimales de contrôle pour les interventions monétaires à fin de veiller à ce qu au moins les informations basiques soient recueillies Encadré 11 : exigences minimales de contrôle pour les interventions monétaires Selon l Institut de développement d outremer, il faut à tout le moins, respecter ces exigences lors de la mise en œuvre des interventions monétaires Sur quoi les gens dépensent-ils leur argent? Les marchés sont-ils accessibles? Où les gens achètent-ils les produits essentiels? Quelles sont les tendances des prix du marché? Les bénéficiaires ont-ils reçu le bon montant? Les bénéficiaires ont-ils pu dépenser l argent en toute sécurité? Source : Adams & Harvey (2006) Document de discussion n Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

90 Évaluation: Si les activités de suivi sont effectuées correctement, l évaluation sera moins rigoureuse et s appuiera sur les résultats des activités de surveillance. L évaluation doit analyser les résultats du projet par rapport aux indicateurs dans le but d atteindre les buts et objectifs établis au début du projet. Déterminer à qui est destinée l évaluation et l application des résultats pour garantir l utilité de l activité d évaluation et pour éviter que les conclusions soient ignorées. Tableau 12: Sur quoi porteront les évaluations? ACTIVITE CRITERES D EVALUATION RECOMMANDES Evaluation Le nombre de personnes ayant reçu leur attribution de subventions comme prévu; L efficacité du processus de ciblage (Les personnes les plus vulnérables ont-elles été ciblées? Parmi ces personnes y avait-il des femmes, hommes, filles et garçons issus de tous les groupes de la communauté?); Les habitudes de dépenses; L impact du projet sur le système de dette/crédit: La qualité technique des microprojets; L impact des microprojets dans le soutien des moyens de subsistance; L amélioration des mécanismes d adaptation des collectivités ciblées (réduction de mécanismes d adaptation nocifs ou pénibles); Les changements constatés dans les relations de genre ou de pouvoir à la fois au niveau des ménages et de la communauté; La capacité des comités de secours de villages à gérer l infrastructure réhabilitée (c.-à-d. les microprojets); Les réponses du marché à l intervention (taux d inflation, la capacité des commerçants à répondre à la demande accrue, accès des bénéficiaires aux marchés); La responsabilité de l agence d exécution vis-à-vis les bénéficiaires et les autres parties prenantes; L efficacité de la coordination entre les agences d exécution; Le rapport coût-efficacité; Les incidences et effets imprévus des projets. Un certain nombre de bailleurs de fonds adoptent les critères d évaluation CAD-OCDE. Si l équipe du projet connaît les critères d évaluation lors de la conception du projet, elle peut ainsi s assurer que le projet soit conçu de manière appropriée. Les critères d évaluation CAD-OCDE sont les suivantes : 88 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

91 Pertinence (le bien-fondé) du projet Le projet répond-il aux besoins des bénéficiaires? Est-il fondé sur une évaluation de la situation? Est-elle compatible avec les préférences des bénéficiaires? L objectif est-il approprié au contexte et à la situation? Efficience Efficacité Impact Durabilité Quels progrès ont été réalisés par rapport au montant des capitaux fournis? Ceci est généralement calculé en comparant le coût d approches alternatives pour connaitre l approche qui obtiendrait le meilleur impact au moindre coût. Dans quelle mesure le projet a-t-il atteint ses objectifs? Quels ont été les principaux facteurs ayant influé sur la réalisation (ou la non-réalisation) des objectifs? C est également ici qu est considérée la rapidité d exécution. Changements positifs et négatifs émanant du projet - soit directement ou indirectement. L impact examine les incidences plus larges du projet (sociales, économiques, techniques et environnementales) sur les individus, les sexes et les groupes d âge, les communautés et les institutions. Les avantages du projet sont susceptibles de se poursuivre après la fin du projet? Source : Qui doit effectuer les activités de suivi et d évaluation? La désignation d un agent de surveillance ou d un spécialiste chargé du suivi et de l évaluation (S&E) est une composante d une importance capitale. Le responsable de S&E travaillera en étroite collaboration avec le personnel affecté aux autres projets pour permettre de tirer des leçons d activité de suivi et d évaluation en cours et se servir de ces informations dans la conception de projets et d activités Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

92 Partie 5 : Suivi et évaluation Principaux points à retenir! Il faut recueillir les informations de base de façon à évaluer les changements éventuels. Les informations sur le niveau de vulnérabilité, sécurité alimentaire, revenus, actifs, mécanismes d adaptation, etc. Il est recommandé d entreprendre une surveillance continue des indicateurs de processus et d impact. Par exemple, la sécurité des bénéficiaires Les tendances des dépenses des ménages Les prix des marchés L impact des interventions monétaires sur les besoins et les moyens de subsistance Les progrès réalisés dans les projets «argent contre travail» Les données de surveillance doivent être analysées sur une base régulière dans l éventualité où des changements devraient être apportés. La surveillance et l analyse des prix du marché sont considérées comme une exigence minimale pour les programmes d interventions monétaires. Une évaluation effectuée à la fin du projet permettra d analyser et de vérifier si le projet a atteint ses objectifs et s il y a, éventuellement, des moyens d améliorer le processus du projet de façon à obtenir un meilleur impact. Pour en savoir plus : Chacune des lignes directrices des organismes (mentionnée dans la Partie 1) comporte des informations pouvant aider à la planification du projet. Adams, L. and P. Harvey (2006) Series on learning from cash responses to the tsunami: Issue Papers. Issue Paper 6 Monitoring and Evaluation. Humanitarian Policy Group, Overseas Development Institute, London. (Adams, L. et P. Harvey. (2006). Analyse des marchés. Leçons tirées des interventions monétaires suite au tsunami : Documents d information. Document d information n 6. Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut britannique de développement outre-mer (ODI) Londres). Guidance for Evaluating Humanitarian Assistance in Complex Emergencies, OECD, at (Lignes directrices pour l évaluation de l aide humanitaire dans les situations d urgence complexes, OCDE, disponible sur Humanitarian Action: Learning from Evaluation, ALNAP Annual Review 2001 can be downloaded from: (Action Humanitaire : Leçons tirées de l évaluation, Revue annuelle ALNAP 2001 peut être téléchargée depuis : 90 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

93 M & E news, an internet-based news service for NGOs at (Actualités sur le suivi et l évaluation, un service de nouvelles sur Internet pour les ONG sur le site web OECD-DAC: Evaluation of development programs document/12/0,3746,en_2649_34435_ _1_1_1_1,00.html (OCDE- CAD: (Evaluation des programmes de développement : document/12/0,3746,en_2649_34435_ _1_1_1_1,00.html) Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

94 Partie 6 Normes internationales Il y a un certain nombre de normes internationales pertinentes aux interventions monétaires. SPHERE (2011) : Charte humanitaire et normes minimales pour les interventions en cas de catastrophe Le Manuel Sphère est un ensemble de principes communs internationalement reconnus et universels des normes minimales pour garantir l aide humanitaire efficace. Les normes minimales portent sur quatre principaux domaines vitaux de l aide humanitaire: approvisionnement en eau, assainissement et promotion de l hygiène, assurer la sécurité alimentaire et la nutrition; fourniture d abris, établissement humain et aide alimentaire et non alimentaire et des soins de santé. La version révisée 2011 des normes SPHERES prend en considération les interventions monétaires tout au long du manuel. La version révisée 2011 reconnaît que de nouvelles approches à la programmation de l aide telles que des transferts monétaires et la distribution de coupons remplacent désormais l aide humanitaire en nature. SEEP (2010): Normes minimales de relance économique Les normes minimales de relance économique décrivent le niveau minimum d assistance technique et autre devant être fourni dans le cadre de la promotion de la reprise des économies et des moyens de subsistance touchés par la crise. Ce guide utilise la même structure élaborée par Sphère (tel qu il est énoncé dans Manuel Sphère), à savoir, actions clés, indicateurs clés et les notes explicatives. Les normes minimales de relance économique ont été acceptées comme normes d accompagnement au Manuel Sphère Edition Le Manuel des normes minimales pour la relance économique se présente sous six catégories. Les deux premières parties, Normes et évaluations fondamentales et Normes relatives à l analyse qui exposent les considérations de base indispensables aux autres normes techniques et toutes les activités de soutien à la reprise économique. Les normes et évaluations fondamentales énoncent les exigences minimales ayant pour objectif de garantir la qualité, la reddition de comptes et de fournir des processus et procédures nécessaires pour la mise en œuvre de bonnes pratiques. Normes relatives à l analyse traitent des systèmes de marché, économies des ménages, et des contraintes et possibilités économiques plus larges - conditions préalables à la reprise économique. HAP (2010): Les normes 2010 en matière de responsabilité et de gestion de la qualité Le Partenariat International pour la responsabilité humanitaire(pirh) a été créé en 2003 pour promouvoir la responsabilité à l égard des personnes touchées par les crises humanitaires et de reconnaître les organisations qui répondent aux principes de responsabilité établis par PIRH. En appliquant ces principes, une organisation devient responsable de la qualité de son travail à des personnes auxquelles elle cherche à apporter son aide et pour le compte duquel elle agit. 92 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

95 Afin de fournir une approche objective, cohérente et logique pour vérifier que les membres PIRH se conforment et respectent les principes de responsabilité, PIRH a développé en 2007 une norme en matière de responsabilité humanitaire et de gestion de la qualité. Cette norme a été révisée dans l édition Les Principes de responsabilité se trouvent en annexe de l édition En voici certains : Engagement en matière de normes et droits humanitaires Etablissement des normes et renforcement des capacités Communication Participation aux programmes Suivi et rapports de conformité Traitement des plaintes Création de partenariats IASC Somalie (2010): Lignes directrices minimales pour les interventions dans le cadre de redressement de l agriculture et des moyens de subsistance dans les situations de crise humanitaire Le Manuel des «Lignes directrices pour les interventions monétaires en Somalie» a été élaboré par Adeso et commandé par le Groupe d intervention sur l agriculture et les moyens de subsistance et le Groupe de travail sur les interventions monétaires pour la Somalie. Les lignes directrices ont été adoptées par le Groupe d intervention sur l agriculture et les moyens de subsistance en tant que normes officielles de bonnes pratiques sur les programmes d interventions monétaires en Somalie Ces lignes directrices visent à promouvoir une approche harmonisée de la mise en œuvre d interventions sectorielles aux niveaux national et local. Pour en savoir plus : HAP (2010) The 2010 Standard in Accountability and Quality Management. Humanitarian Accountability Partnership (La norme 2010 de responsabilité humanitaire et de gestion de la qualité. HAP - Partenariat pour la responsabilité humanitaire : ICRC (1992) The Code of Conduct for the International Red Cross and Red Crescent Movement and Non- Governmental Organizations (NGOs) in Disaster Relief (Code de conduite pour le mouvement international de la Croix rouge et du Croissant rouge et des organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe) SEEP (2010) Minimum economic recovery standards. The SEEP Network. Second Edition. Washington DC. (SEEP (2010) Les normes minimales de relance économique. Le Réseau SEEP. Deuxième édition. Washington DC. Somalia IASC (2010) Minimum guidelines for agricultural and livelihood interventions in Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

96 humanitarian settings. FAO Nairobi. (IASC Somalie (2010) Lignes directrices minimales pour les interventions agricoles et sur les moyens de subsistance dans les situations de crise humanitaire. FAO Nairobi) SPHERE (2011) Humanitarian charter and minimum standards in disaster response Edition. (SPHERE (2011) Charte humanitaire et normes minimales pour les interventions en cas de catastrophe. Édition Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

97 Conclusion Ce manuel, basé sur l expérience Adeso depuis plus de huit ans d entreprise d interventions monétaires met en évidence les éléments suivants : L impact positif que peuvent apporter ces interventions si elles sont entreprises dans les circonstances appropriées, si elles sont mises en œuvre avec soin; Les interventions monétaires peuvent répondre aux besoins d urgence, aider les communautés à rétablir leurs moyens de subsistance après une situation d urgence et peuvent contribuer à des solutions durables si elles sont mises en œuvre en parallèle avec d autres approches, telles que le renforcement des capacités; Les microprojets permettent aux communautés de reconstruire, elles-mêmes, leurs infrastructures et peuvent contribuer à la préparation aux situations d urgence futures en mettant en place un environnement favorable; Au cœur de toute activité d intervention monétaire se trouve la dignité et l autonomisation des bénéficiaires Les éléments pratiques nécessaires à l entreprise les interventions monétaires doivent mettre un accent particulier sur l approche CCI. L approche CCI vise à cibler les populations les plus menacées par l insécurité alimentaire ou par la précarité des moyens de subsistance, y compris les groupes marginalisés, les femmes, les hommes, les personnes âgées, les jeunes, les filles et les garçons, en faisant participer pleinement la communauté aux activités entreprises dans le cadre de l intervention humanitaire. L approche CCI contribue également à renforcer la confiance entre l agence et la communauté, la responsabilité à l égard des bénéficiaires tout en minimisant les risques de sécurité associés aux transferts de fonds. Voici d autres éléments importants à prendre en considération pour une mise en ouvre réussie des interventions monétaires : Une analyse complète du contexte du projet; Stratégies efficaces d atténuation des risques (en plus de l approche CCI); Mécanismes de coordination et d information (entre les agences, les sociétés de transfert d argent, les plates-formes de sécurité, les donateurs et les communautés); Une certaine flexibilité; Le renforcement des capacités des partenaires communautaires; et Un suivi constant et efficace et des mécanismes garantissant une «responsabilité proactive». Adeso reconnaît que les femmes sont généralement plus susceptibles d utiliser l argent provenant des interventions monétaires pour l achat des besoins des ménages. Par conséquent, Adeso prône la participation des femmes dans tous les projets entrepris dans le cadre des interventions humanitaires. Compte tenu de la quantité limitée de recherches sur la mise en œuvre des interventions monétaires, Adeso encourage la recherche sur le rôle des femmes dans les projets d interventions monétaires et sur la manière d assurer une approche sensible au genre Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

98 Bibliographie SPHERE (2011) Charte humanitaire et normes minimales pour les interventions en cas de catastrophe. Édition SEEP (2009) Les normes minimales de relance économique. Le Réseau SEEP. Première édition. Washington DC. PIRH (2010) La norme 2010 de responsabilité humanitaire et de gestion de la qualité. HAP - Partenariat pour la responsabilité humanitaire : ICRC (1992) Le Code de conduite pour le mouvement international de la Croix rouge et du Croissant rouge et des organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe Les lignes directrices sur les interventions monétaires ACF (2007) La mise en œuvre des interventions de monétaires: Guide pour les travailleurs humanitaires. ACF, New York Creti, P & Jaspars, S (Eds) (2006) Programmes d interventions monétaires dans des situations d urgence, Oxfam GB. Oxfam Publishing. Oxford Gentilini, U. (2007). Transferts monétaires et d aide alimentaire : Concepts de base. Service de protection sociale et de moyens de subsistance, Programme alimentaire mondial, Rome. ICRC/ IFRC (2007) Lignes directrices pour la programmation de transferts monétaires. Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Genève. IASC Somalie (2010) Lignes directrices minimales pour les interventions agricoles et sur les moyens de subsistance dans les situations de crise humanitaire. FAO Nairobi Agence suisse pour le Développement et la Coopération (2007) Manuel pour la mise en ouvre des interventions monétaires: Guide pratique pour la préparation et la mise en œuvre de projets d interventions monétaires. DDC, Genève Publications générales sur les interventions monétaires ACF (2012) Bonnes pratiques émergentes dans l utilisation de coupons à provisions. ACF International ACF (2012) Méta-évaluation des programmes ACF de distribution de coupons alimentaires. (ACF International) Adams, L. et P. Harvey. (2006). Analyse des marchés. Leçons tirées des interventions monétaires suite au tsunami : Documents d information. Document d information n 6. Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut de développement d Outre-mer (ODI) Londres. Adams, L. and P. Harvey. (2006). Leçons tirées des interventions monétaires suite au tsunami : Documents d information. Document d information n 6. Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut de développement d Outremer (ODI) Londres). 96 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

99 Document d information 1 Analyse des marchés Document d information 2 Mécanisme de distribution de subventions monétaires Document d information 3 Comment déterminer la valeur des subventions monétaires Document d information 4 Interventions monétaires et fourniture des abris Document d information 5 Rétablissement des moyens de subsistance Document d information 6 Suivi et évaluation Ali, D., Touré, F & Kiewied, T (2005) Intervention monétaires en zone contestée: Leçons tirées de l expérience somalienne. Document de réseau n 50. Le réseau mondial d aide humanitaire. Institut de Développement d Outremer) Austin, L & Frize, J (2011) Etes-vous prêt? Transferts monétaires à grande échelle - (Rapport pour le Partenariat sur les programmes d interventions monétaires. Creti (2010) L impact des transferts monétaires sur les marchés locaux ECBP (2007) Le Guide pratique d assez bien: Mesure de l impact et responsabilité en situation de secours d urgence) Farrington, J. Harvey, P & Slater, R (2005): Transferts Monétaires: S agit-il simplement de leur donner de l argent? Théorie n 55. Institut du développement outre-mer. Royaume-Uni Farrington, J., P. Harvey, R. Slater. (2005). Les transferts monétaires dans un cadre favorisant la croissance au profit des démunis. Institut du développement outre-mer, Londres Site web de l Unité d Analyse de Sécurité Alimentaire et de Nutrition-Somalie (UASAN) Programme de formation pour la promotion de l égalité entre les sexes dans les activités de coopération au développement, Lignes directrices pour l évaluation de l aide humanitaire dans les situations d urgence complexes, OCDE, disponible sur Harvey et al (2010). Rendre des Interventions monétaires: mécanismes de transferts monétaires lors des situations d urgence Harvey, P (2005) La distribution des subventions en espèces et des coupons dans des situations d urgence. Document de discussion - février. Le Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut britannique de développement outre-mer (IDO), Royaume-Uni Harvey, P (2005) La distribution des subventions en espèces et des coupons dans des situations Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

100 d urgence. Document de synthèse n 25. Le Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut britannique de développement outre-mer (IDO), Royaume-Uni Harvey, P., Lamade, N. & Börgel, H (2009) Programmes «argent contre travail» : Contribution au débat international sur les enseignements tirés du nord de l Afghanistan. GTZ Hughson, G & Ridsdel, B (2012) Au-delà des banques: Interventions monétaires L utilisation des technologies électroniques paiements dans l action humanitaire au Kenya. Action Humanitaire : Leçons tirées de l évaluation, Revue annuelle ALNAP 2001 peut être téléchargée depuis: Site web du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) - org Khogali, H (2003) Interventions monétaires: une alternative à l aide alimentaire Khogali, H & Takhar, P (2001) L autonomisation des femmes dans des contextes humanitaires grâce aux interventions monétaires. Genre et Développement, vol 9, n 3 Levine, S. & Chastre, C. (Juillet 2004). Nous oubliions l essentiel: Une analyse des interventions en matière de sécurité alimentaire dans la région des Grands Lacs. HPN Longley, C (2006) Programme de distribution de coupons pour l achat des semences dans les contextes d urgence. Leçons tirées de l Ethiopie et du Mozambique. HPG document de référence. Groupe chargé des politiques humanitaires de l Institut de développement outre-mer (ODI). Londres, Royaume Uni.) Lor-Mehdiabadi, W & Adams, L (2008) Évaluation et examen de l utilisation des subventions en espèces et de coupons lors de crises humanitaires: Partie 1 - Rapport d évaluation. ECHO Lor-Mehdiabadi, W & Adams, L (2008) Évaluation et examen de l utilisation des subventions en espèces et de coupons lors de crises humanitaires: Partie 2 - Rapport d évaluation. ECHO Majid, N., Hussein, I & Shuria, H (2007) Évaluation des interventions monétaires dans le sud de la Somalie: Oxfam GB et ADESO avec la collaboration la Commission de l énergie pour l Afrique (AFREC), Development Concern et WASDA Mattinen, H & Ogden, K (2006) Interventions monétaires: Leçons du sud de la Somalie. Catastrophes, 2006, 30 (3): Actualités sur le suivi et l évaluation (S&E), un service de nouvelles sur Internet pour les ONG sur le site web 98 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

101 OECD-DAC: Evaluation of development programs document/12/0,3746,en_2649_34435_ _1_1_1_1,00.html (Evaluation des programmes de développement) Site web du Institut de Développement d Outremer Oxfam Grande-Bretagne, Comité international de secours, InterAction et Practical Action Consulting, avec l appui du le Bureau d assistance à l extérieur en cas de catastrophes de l Agence des États-Unis pour le développement international. Outil d analyse cartographique des marchés en situation d urgence (EMMA) 2009 Oxfam Pays-Bas (2004) Rapport d atelier: Interventions monétaires : une option pour la Somalie? Sivakumaran, S (2011) Analyse de marchés dans les contextes d urgence (2011. Rapport pour le Partenariat sur les programmes d interventions monétaires Slater, R & Farringdon J (2009), Transferts monétaires: Ciblage. Information de projets n 27, Novembre Institut de Développement d Outremer Smith, G., MacAuslan, I., Butters, S. and Tromme, M. (2011) «L utilisation de nouvelles technologies pour améliorer les interventions monétaires dans les projets humanitaires», Rapport de recherche commandé par CaLP.) Groupe WASH pour la Somalie (2010) Lignes directrices pour les projets d approvisionnement en eau par des coupons. Fondation des Nations Unies pour l habitat (2008). La notion de genre dans les administrations locales. Outil de référence pour les formateurs (UNESCO (2000). La prise en comptes des questions sexospécifiques education/mebam/module_5.pdf ) Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

102 Annexes Annexe 1: Annexe 1: formulaire d inscription du bénéficiaire Membre du personnel: Date: 100 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

103 Annexe 2: Déchargement de la responsabilité de l agence vis-à-vis les travailleurs occasionnels Décharge de responsabilité et Accord entre le travailleur occasionnel et Adeso pour les programmes «argent contre travail» Moi,, travailleur occasionnel et bénéficiaire dudit projet basé sur le site, reconnaît, par la présente, que les dispositions énoncées ci-dessous déchargent Adeso des obligations subséquentes et que lesdites dispositions représentent une déclaration véridique de tous les engagements et accords que j ai conclu avec Adeso dans le cadre de programme d emploi de courte durée: 1. J accepte de travailler un minimum de 6 heures par jour, sous réserve de la réalisation des tâches qui me seront assignées par le pour un salaire journalier calculé à $ par jour 2. Agent de terrain et tout autre personnel de gestion projet Adeso. 3. J accepte de signer tous les documents fournis par le représentant Adeso présent sur le site attestant du nombre d heures et des jours de travail effectués et que ces documents constitueront la seule base sur laquelle Adeso me versera le salaire convenu. 4. Je conviens que je ne toucherai le paiement intégral que si je termine la (les) tâche (s) qui me sera (seront) assignée(s) ce jour-là. Dans le cas contraire, je ne toucherai qu un montant équivalent à mon travail journalier. 5. Dans le cas où je suis malade ou que je ne suis pas en mesure de remplir mes fonctions, je me ferai remplacer, avec l autorisation et la vérification de l agent sur le terrain, pendant cette période, uniquement par un membre de mon foyer. 6. Je m engage dans ce projet de mon plein gré et sans contrainte/ influence de la part d Adeso ou de toute autre partie. 7. J exonère Adeso de toute responsabilité en cas de dommages corporels, blessures ou décès résultant directement ou indirectement du cadre de ce contrat particulier, y compris toutes blessures et décès causés par d autres personnes (travailleur occasionnel ou véhicule et conducteur de celui-ci) travaillant sur ce site. 8. Je conviens qu Adeso m a donné des consignes de sécurité et une formation nécessaires pour éviter, dans la mesure du possible, toute blessure ou décès Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

104 Adeso n est pas non plus responsable de toute blessure ou décès d un travailleur de remplacement issu de mon foyer si je suis malade ou incapable d assumer mes fonctions. 9. Je m engage à respecter toutes règles et règlements prévus par ADESO dans le cadre de ce projet Je ne me représenterai pas tard au travail Toute rixe/ troubles à l ordre public se traduira par la radiation Le port d armes (fusils, pistolets, couteaux, etc.) n est pas autorisé. Tout manque de respect à mes supérieurs ne sera pas toléré Tout acte de négligence ou de non-respect des mesures de sécurité de ma part peut accroitre le risque de blessures Je m engage à porter des vêtements / chaussures de sécurité appropriés pendant la période de travail J utiliserai les moyens de transport fournis dans le respect des consignes de sécurité J authentifie ce contrat, conclu avec mes pleines capacités intellectuelles et physiques et qui représente une déclaration véridique de tous les engagements et accords que j ai conclus avec Adeso de mon plein gré. Travailleur occasionnel: Témoin : Signature : Signature : Nom et prénoms : Nom et prénoms : Date : Date : 102 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

105 Annexe 3: Feuille de présence pour les activités «argent contre travail» Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

106 Annexe 4: Feuilles d informations relatives aux paiements (ACT) N Nom ménage du chef de M/F N de la carte d identité Nom du conjoint Programme ACT/ subvention monétaire 1 M XXXXXXX Programme «ACT» 2 F XXXXXXX Programme «ACT» 3 F XXXXXXX Programme «ACT» 4 F XXXXXXX Programme «ACT» 5 F XXXXXXX Programme «ACT» 6 F XXXXXXX Programme «ACT» 7 F XXXXXXX Programme «ACT» 8 F XXXXXXX Programme «AC» 9 M XXXXXXX Programme «ACT» BENEFICIAIRE 9 MONTANT TOTAL $ 630,00 Nombre de jours travaillés T a u x Montant Signature journalier 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 20 3,50$ 70,00$ 104 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

107 Annexe 5: Quittances pour le versement des subventions en espèces ADESO Quittances pour le versement des subventions en espèces Nº: Nom de la Société de transfert d argent: Adresse: Numéro de téléphone: N du bordereau de paiement: Date: Agence: Nom du bénéficiaire: Village/Ville: Montant total: Montant reçu en toutes lettres: Signature de l agent payeur Signature du chef du comité Signature d du bénéficiaire Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

108 Annexe 6 : Fiche de données de conception pour les microprojets Description du contexte et de la nécessité d un microprojet (avec des précisions telles que les emplacements, le nombre de sites, l état de délabrement avancé, etc....) Description détaillée des travaux envisagés (en référence aux travaux devant être réalisés, activités par étape, le nombre de travailleurs nécessaires pour chaque projet «argent contre travail», le temps nécessaire à la réalisation du projet, etc.). Détails/données de conception (si nécessaire le cas échéant y compris des dessins, calculs effectués, etc....) Exigences générales ou spécifiques Par exemple : S assurer qu un grand nombre de femmes participent aux bénéficiaires «argent contre travail». Chaque travailleur fera partie d un groupe ne dépassant pas 33 personnes. Tous les travailleurs se présenteront au point central à Afmadow ou aux points centraux convenus dans leurs villages où ils seront transportés par camions vers leurs lieux de travail. Tout le monde apportera sa propre eau dans les bidons en plastique fournis à cet effet par l agence d exécution. Ressources nécessaires (tout type d activités confondues) y compris les outils, matériaux, transport et exigences spéciales pour les travailleurs : Par exemple : N Description Quantité nécessaire Prix unitaire en $ US Prix total en $ US 1 Râteaux 150 X Y 2 Brouettes 200 X Y 3 Ciment 150 sacs X Y 4 Peinture 300 pots X Y 5 Récipients d eau 45 tambours X Y 6 Transport de x à y 6 trajets aller - retour X Y Calendrier (y compris un carnet de bord énumérant toutes les activités et le temps nécessaire à la réalisation de celles-ci Autre Par exemple : La main-d œuvre qualifiée n est pas nécessaire. La communauté aura la responsabilité de la sécurité et du stockage de tous les outils utilisés sur le site. Etabli par :Date : 106 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

109 Annexe 7: Exemple de cadre logistique pour les subventions en espèces et les programmes «argent contre travail» Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

110 108 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

111 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

112 110 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

113 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires

114 112 Un Guide Pratique Pour La Mise En Oeuvre Des Interventions Monétaires 2012

115

116 Siège Adeso -Kenya Adeso - États-Unis

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