PROJET D ETABLISSEMENT EHPAD «Les Jardins du Castel» CHÂTEAUGIRON (35410)
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- Coraline Grenon
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1 PROJET D ETABLISSEMENT EHPAD «Les Jardins du Castel» CHÂTEAUGIRON (35410) Mars 2011
2 Avant propos Le projet institutionnel de l EHPAD «Les Jardins du Castel» s est voulu ambitieux. Il est le fruit d une réflexion collective, d une confrontation de points de vue qui ont largement occupé l année Avec la convention tripartite , le projet d établissement est la clé de voûte de la politique menée par les acteurs de l ensemble de l établissement qui fixe les orientations prises pour les prochaines années. Les axes stratégiques développés se situent autour du projet de vie, qui est le cœur du projet d établissement, et doivent être déployés selon une logique d ouverture et de collaboration entre les professionnels. Les autres enjeux portent sur les coopérations et le travail entre le secteur sanitaire et le secteur médico-social, un enjeu posé par la loi HPST et la mise en place des ARS. Aujourd hui s opèrent de véritables transformations au niveau des territoires et, demain les établissements seront appelés à travailler ensemble, encore plus qu aujourd hui. La coopération, l inscription de l établissement dans le territoire de santé et dans les filières gériatriques locales doivent donc permettre notamment à l EHPAD «Les Jardins du Castel» de mieux accompagner les résidents qui y sont accueillis. Chacun des agents doit désormais prendre connaissance de l intégralité du contenu de ce projet d établissement et le faire vivre au travers de ses actions. Ces dernières s intègrent, dans leur ensemble, dans une logique de bientraitance auprès des personnes accueillies et d une réflexion autour de l amélioration des pratiques professionnelles. Dans un contexte d austérité, de rigueur, il se peut que le chemin soit difficile mais je fais confiance aux professionnels qui mettent toute leur énergie, toutes leurs compétences au service de l accompagnement des résidents et qui gravissent chaque jour de nouvelles marches. «Il ne suffit pas d engranger les récoltes du savoir, du savoir-faire, ni de vendanger les fruits du savoir-être et du savoir-devenir, encore faut-il accepter de les offrir pour s agrandir ensemble.» Jacques Salomé Michel BARBÉ Directeur EHPAD «Les Jardins du Castel» 2
3 SOMMAIRE LE PROJET D ETABLISSEMENT Les éléments de contexte La méthode de travail Les 4 axes développés dans le projet Les conclusions du diagnostic stratégique... 9 PARTIE 1 : LES ELEMENTS DE DIAGNOSTIC L établissement dans son environnement Les caractéristiques démographiques et sociodémographiques du canton La dimension territoriale La démographie Les projections de population Les caractéristiques sociodémographiques Les besoins d accompagnement des personnes âgées Evolution de la population dépendante La population âgée présentant des troubles cognitifs ou des troubles du comportement L offre des établissements pour personnes âgées Les établissements proches Les autorisations pour Alzheimer L hébergement temporaire Le recrutement de l établissement Les évolutions de l offre ou les projets
4 2. Synthèse de l'enquête de satisfaction auprès des personnels Synthèse des entretiens avec les médecins Le référentiel d autoévaluation interne PARTIE 2 : LES TRAVAUX DES ATELIERS ET DU COMITE DE PILOTAGE Le projet de vie Un projet de vie dans la continuité du précédent projet Les conclusions de l enquête auprès des agents La convention tripartite Synthèse des entretiens qualitatifs auprès des professionnels Les pavillons Floralies et Alizés Les pavillons «Oiseaux» et «Vergers» Atelier «Projet de vie social, médical et de soins» Introduction et rappels des objectifs et valeurs fondatrices de la réflexion La méthode de travail Les réflexions du groupe et les axes à développer Un accueil qu il faut mieux organiser et mieux valoriser Faire la toilette avec le résident Le repas : concilier le plaisir et les préoccupations liées à la santé Concilier les rythmes de l organisation et celui de chaque résident (humanitude et organisation) Une éthique du professionnel Conclusion Liste des objectifs opérationnels Atelier «Projet ressources humaines» La méthode
5 3.2 Les axes d amélioration Les points de discussion de l atelier Liste des objectifs L ouverture de l établissement sur son environnement L audit territorial Les propositions de l établissement S inscrire dans un projet local Les axes de développement de l ouverture de l établissement pour les prochaines années Le projet architectural Rappel du contexte Analyse de l existant Organisation fonctionnelle théorique Programmation théorique des besoins Contrainte de réalisation CONCLUSION ANNEXES ANNEXE 1 : Axes d'amélioration de la convention tripartite ANNEXE 2 : Correspondances entre convention tripartite et thèmes du projet d établissement ANNEXE 3 : Liste des entretiens avec les acteurs du territoire ANNEXE 4 : Lettre de cadrage des ateliers
6 LE PROJET D ETABLISSEMENT 1. LES ELEMENTS DE CONTEXTE La réflexion structurée menée durant l année 2010 et présentée dans ce document est intervenue un an après la signature de la convention tripartite qui couvre la période ( ), c'est-à-dire à un moment où les objectifs de cette convention sont progressivement réalisés à travers la mise en œuvre d un certain nombre d actions. Ce cadre fort de la convention tripartite structure d ailleurs le travail du groupe qualité de l établissement qui mobilise une trentaine de personnes. Il est à noter que l établissement présente une bonne organisation de la démarche qualité, intégrant l ensemble du personnel, et développe dans ce cadre une habitude du travail participatif. Ce dernier point est un point fort de l établissement. Un autre élément de contexte notable est l intervention de ce projet d établissement peu de temps après l arrivée du nouveau Directeur Mr Barbé en fin 2008 et du recrutement d une psychologue et d un nouveau médecin coordonnateur. De plus, deux autres personnes qui ne connaissaient pas l établissement (un directeur stagiaire de l EHESP et une stagiaire «Qualité») ont également été mobilisées pour travailler autour de ce projet et faisaient partie du comité de pilotage. Le projet d établissement a donc constitué un outil intégrateur qui a permis l échange et le partage de réflexions et de valeurs entre anciens et nouveaux. Les membres du personnel ayant participé à la mise en œuvre de la convention tripartite ont représenté un atout pour recadrer le projet en mettant en perspective différentes approches. 6
7 2. LA METHODE DE TRAVAIL La périodicité concordante avec la convention tripartite, l arrivée de nouveaux personnels et la démarche qualité structurée ont donc largement cadré ce projet. Pour parvenir à mobiliser les cadres et le personnel de l établissement, il était important de ne pas être redondant avec le travail du groupe qualité et de ne pas redéfinir des objectifs sur des thèmes déjà débattus dans ce cadre. Par ailleurs, le peu de disponibilité des équipes pour se lancer dans une autre démarche chronophage a conduit le comité de pilotage à limiter le nombre d ateliers thématiques à trois avec trois réunions au sein de chacun. Le comité de pilotage a acté qu un certain nombre de thèmes et d objectifs ne seront donc pas débattus dans ce volet du projet d établissement mais resteront traités par le groupe qualité. La participation du personnel dans le cadre du projet d établissement a donc été organisée comme un temps fort de la démarche qualité. Les réflexions des ateliers ont ensuite été reprises et reformulées dans les réunions du groupe qualité pour s insérer dans les objectifs de la convention tripartite, assurant ainsi la cohérence du projet d établissement avec cette dernière. L autre axe fort déterminé par le comité de pilotage consiste en l utilisation de l information pour alimenter nos réflexions. Une démarche de diagnostic a donc été conduite sur la base d une analyse sociodémographique du territoire, d entretiens avec les partenaires extérieurs, d une enquête approfondie sur la satisfaction et l opinion des personnels et d un audit des médecins intervenants dans l établissement. Bien qu il eût été utile et intéressant de retravailler le questionnement auprès des familles et des résidents, la proximité temporelle avec la dernière enquête auprès de ces publics nous a conduit à prendre la décision d écarter cette possibilité. Une des actions à mettre en œuvre dès la prochaine année sera de redéfinir une méthode de recueil des éléments d opinions et du ressenti des résidents et des familles. 7
8 3. LES 4 AXES DEVELOPPES DANS LE PROJET La nécessaire réflexion sur la rénovation du bâtiment «Oiseaux», objectif inscrit dans la convention tripartite a immédiatement fait l unanimité dans le groupe de pilotage pour être envisagée dans le cadre d un atelier spécifique. L objet de cet atelier a été complété d autres aspects concernant les bâtiments ou les extérieurs et sont travaillés dans le projet architectural. L atelier a été accompagné par la société A2MO. Plusieurs scénarii ont été produits. Des travaux complémentaires doivent être réalisés pour prendre une décision. Les résultats de l enquête auprès des personnels ont confirmé un certain nombre de points à approfondir dans le cadre d un atelier ressources humaines. Cet atelier a produit un nombre important d actions d améliorations qu il faut maintenant réintégrer dans le travail du groupe qualité. Par souci de cohérence et pour utiliser au mieux les moyens humains, les projets de vie, de soins et le projet médical ont étés réunis dans un seul atelier. Les objectifs de cet atelier ne pouvaient évidemment pas être de redéfinir les trois projets qui le constituent mais de hiérarchiser les problématiques et de pointer quelques actions qui devront être prioritairement mises en œuvre. Cet atelier, qui intégrait la psychologue, le médecin coordonnateur et l animatrice a été le lieu d une importante réflexion sur les valeurs inhérentes à l accompagnement des résidents. Deux points se distinguent : l accueil du résident et le projet de vie individualisé. L ouverture de l établissement sur son environnement s est imposée comme un axe transversal du projet d établissement. La prise en compte de l environnement à travers le travail statistique et l écoute des partenaires médico-sociaux, sanitaires, libéraux et des élus, le regard nouveau des personnes récemment intégrées dans l établissement, les questions sur les futures utilisations du bâtiment à rénover, les réflexions du conseil d administration ont conduit le groupe de pilotage à définir le thème de l ouverture de l établissement comme un axe stratégique majeur. Cet axe a été travaillé par le comité de pilotage mais n a pas donné lieu à l organisation d un atelier spécifique. La réflexion a permis de structurer sous l angle de l ouverture un certain nombre d actions qui devront être mises en œuvre et a également abouti à l émergence d une dynamique locale qui devrait se poursuivre dans un groupe formé des différents acteurs du secteur «personnes âgées» du territoire. 8
9 4. LES CONCLUSIONS DU DIAGNOSTIC STRATEGIQUE Un contexte territorial porteur Le bassin de vie de Châteaugiron correspond à une réalité vécue en termes de lieu de résidence. L attractivité de Châteaugiron est liée à son «cachet» et à son offre de commerces, d équipements de loisirs. En termes économiques, ce bassin s inscrit totalement dans la dynamique de Rennes. La Communauté de Communes comprend aussi le pôle du bassin de vie de Noyal sur Vilaine qui possède un établissement d hébergement pour personnes âgées. Les recrutements des deux établissements ne se recoupent pas. Le bassin de vie de Châteaugiron est une zone en forte croissance démographique et les prévisions de logements à construire dans les prochaines années sont très élevées. Le dynamisme démographique est lié à l arrivée de jeunes ménages d actifs d un niveau social relativement élevé (cadres, professions intermédiaires). Comme au niveau national, le vieillissement de la population est important avec une forte augmentation des ans et des 85 ans et plus. Corrélativement, on relève une importante augmentation du nombre de personnes atteintes de la pathologie d Alzheimer. Concernant l offre de logements pour les personnes âgées autour de Châteaugiron, nous pouvons noter une évolution importante de l offre de l EHPAD du Centre Régional de Gériatrie de Chantepie, une orientation générale des maisons de retraite vers la grande dépendance et la désorientation, des projets pour des logements pour des personnes âgées pas ou peu dépendantes dans trois communes du bassin de vie ainsi qu un déficit d hébergement temporaire sur le territoire. Le service de soins à domicile a vu ses autorisations augmenter et compte maintenant 72 places. L EHPAD «Les Jardins du Castel» bénéficie d une notoriété due à une spécialisation reconnue et une antériorité concernant l accueil des personnes désorientées. L établissement ne recrute qu à 40% sur son bassin de vie. Très proche du centre de la commune, l établissement doit rénover un bâtiment qui représente 40% de son offre d hébergement. Les points suivants, présentés sous forme d objectifs, sont les éléments structurant d une amélioration future de la qualité globale. 9
10 LES AXES STRATEGIQUES DE L ETABLISSEMENT Ce sont les points clés ou facteurs de réussite qui ressortent de l analyse de la situation de l établissement dans son environnement, des enquêtes de satisfaction, de l autoévaluation interne, du travail des ateliers et des évolutions en cours ou à venir du secteur médico-social. 1) Travailler le projet de vie pour l ouvrir à une vie sociale élargie (dont accueil, projet de vie individualisé). 2) Pérenniser la démarche qualité (fonction, organisation). 3) Etre promoteur et acteur d une réflexion territoriale sur le secteur des personnes âgées. Etre innovant. 4) Réaliser un travail interne de cohésion entre les différentes équipes (communication interne, organisation) et renforcer la satisfaction au travail. 5) Réaliser la réhabilitation du bâtiment «Les Oiseaux». 10
11 PARTIE 1 : LES ELEMENTS DE DIAGNOSTIC 1. L ETABLISSEMENT DANS SON ENVIRONNNEMENT 1.1 LES CARACTERISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIO- DEMOGRAPHIQUES DU CANTON LA DIMENSION TERRITORIALE L'évolution démographique caractérisée par le vieillissement de la population, avec une part de plus en plus importante de personnes très âgées, conditionne pour les prochaines années une demande accrue de prise en charge pluridisciplinaire médico-psycho-sociale, et impose une organisation du système de santé anticipant l'avenir, reposant sur l'évaluation des besoins réels de cette population fragilisée. Pour l analyse prospective des besoins d accompagnement des personnes âgées, deux types d informations sont particulièrement utiles : - L évolution démographique de la population et une approche précise de l évolution par âge. - Les données épidémiologiques des populations les plus âgées en ce qui concerne la dépendance physique et psychique, et en particulier les pathologies liées à la détérioration intellectuelle, dues au vieillissement, à la maladie d Alzheimer ou à d autres maladies apparentées. L étude démographique est basée sur les résultats les plus récents de l INSEE disponibles depuis le 1er juillet Les données des recensements rénovés, 2004 à 2008, permettent de produire pour toutes les communes des résultats démographiques à la date du 1er janvier
12 Pour étudier le positionnement d un offreur de services à la population, il est primordial de définir la bonne échelle territoriale. La commune est trop petite pour un établissement d hébergement de personnes âgées. Le bassin de vie rassemble par construction des populations aux comportements relativement homogènes en termes d accès à l offre de services, d équipements et d emplois. La France est découpée en 1912 bassins de vie (INSEE-DATAR 2002), la moitié d entre eux ont une population comprise entre et habitants, 90% d entre eux ont une population entre et habitants. Les bassins de vie sont suffisamment petits pour être qualifiés dans leur totalité comme urbains ou ruraux. Le bassin de vie, par construction, est sans doute le découpage territorial pour lequel les populations sont les plus homogènes en terme sociodémographique. Le bassin de vie de Châteaugiron est composé des communes de Châteaugiron, Domloup, Nouvoitou, Saint-Aubin du Pavail et Ossé. Il est beaucoup moins étendu que le canton qui compte en plus les communes de Saint- Armel au sud, de Noyal sur Vilaine, Brécé et Servon sur Vilaine au Nord. Par contre le canton de Châteaugiron n intègre pas la commune d Ossé qui fait partie du canton de Chateaubourg. On remarque pour cette commune qui n a pas de médecin, des flux majoritaires vers Châteaugiron concernant les actes de médecine générale. La communauté de communes de Châteaugiron a une composition différente, elle intègre Chateaugiron, Domloup, Ossé, Saint-Aubin du Pavail et en plus Noyal sur Vilaine, Servon sur Vilaine et Chancé. Nouvoitou a rejoint la communauté d agglomération rennaise. La carte 1 ci-après, réalisée à partir des informations INSEE 2008 sur les équipements des communes et URCAM 2007 sur les aires d attractions des médecins généralistes présente la localisation des différents équipements de premiers recours concernant la santé et l hébergement des personnes âgées (EHPAD ou foyer logement). Elle montre les limites des bassins de vie. 12
13 CARTE 1 : Localisation des professionnels de santé Le bassin de vie est bordé des bassins de vie de Cesson-Sévigné, Noyal sur Vilaine, Chateaubourg, Janzé, Vern sur Seiche et Chantepie. La commune de Châteaugiron est le pôle du bassin de vie, elle compte 6 médecins et 9 infirmières. Ce pôle attire majoritairement les habitants des communes du bassin de vie qui n ont pas de médecins : Ossé et Saint-Aubin du Pavail comme l indiquent les oursins sur la carte. Le bassin de vie abrite 2 communes qui offrent l ensemble des services de proximité de santé : Nouvoitou et Châteaugiron, Domloup n offre pas d établissement pour personnes âgées. La densité médicale sur le bassin de vie est de un médecin pour 920 habitants, ce qui place le bassin de vie dans le premier quart des bassins de vie bretons. 13
14 La densité des infirmières apparait sensiblement plus faible avec 15 infirmières sur le bassin de vie, elle est d une infirmière pour 920 habitants, ce qui est inférieur à la moyenne régionale. Le service de soins infirmier (SIMADE) est situé sur la commune de Châteaugiron, il couvre une zone beaucoup plus vaste que le bassin de vie (12 communes zone Sud et Est de rennes, intégrant les cantons de Châteaugiron et de Cesson-Sévigné) et compte 71 places depuis l extension récente. Les récents travaux de l URCAM (janvier 2009) sur la dotation des bassins de vie en infirmières libérales et en SSIAD situe le bassin de vie de Châteaugiron comme zone intermédiaire (ni sous dotée, ni sur-dotée). Il n apparait donc pas de difficulté majeure concernant la densité des médecins et des infirmières sur le bassin de vie de Châteaugiron, ce sont des éléments importants pour le maintien à domicile. La commune de Châteaugiron est située à 12 minutes de l hôpital local de Janzé, à 12 minutes du Centre régional de gériatrie de Chantepie, et à 25 minutes du CHU de Rennes. 14
15 1.1.2 LA DEMOGRAPHIE TABLEAU 1 : Evolution de la population COMMUNE Pop 2006 Pop 1999 Pop 1982 Tx acc Tx acc Châteaugiron Domloup Nouvoitou Ossé Saint-Aubin-du- Pavail Bassin de vie Châteaugiron Zone d emploi de Rennes (5341) Département Source : INSEE RGP99 et recensements Le bassin de vie de Châteaugiron compte habitants ce qui est plutôt faible pour l Ille et Vilaine (38ème rang sur 48). La population est relativement concentrée, puisque la commune de Châteaugiron en représente près de la moitié. Nouvoitou est la deuxième commune du canton avec 2904 habitants juste devant Domloup (2769 habitants). Sur la période : le bassin de vie de Châteaugiron a connu une forte croissance (2,2% par an) supérieure à celle de la zone d emploi de Rennes (1,4%). Cette croissance est plus importante en pourcentage pour les petites communes du bassin de vie : Ossé et Saint- Aubin du Pavail. La croissance de la population est sensiblement moins importante que sur la période intercensitaire précédente. Le solde naturel (excédent des naissances sur les décès) est légèrement supérieur à celui de la zone d emploi de Rennes, signe d un dynamisme démographique, lié vraisemblablement à l arrivée de jeunes ménages, comme l indique le fort taux d accroissement migratoire de 1,4% l an contre 0,7% en moyenne pour la zone d emploi. (4,2% sur Ossé). 15
16 L accroissement dû au solde migratoire entre 1982 et 1999 était de 2,3% l an contre 0,5% pour la zone d emploi de Rennes sur la même période. TABLEAU 2 : Le dynamisme démographique COMMUNE Pop 2006 Taux Solde nat Taux Solde mig Taux Solde nat Taux Solde mig Châteaugiron Domloup Nouvoitou Ossé Saint-Aubin-du- Pavail Bassin de vie Châteaugiron Zone d emploi de Rennes (5341) Département Source : INSEE RGP99 et recensements TABLEAU 3 : La répartition en grandes classes d'âge Pop 2006 Bv 06 Bv 99 Zemp 06 Zemp 99 Dept 06 Dept 99 Pop totale Pop ans Pop ans Pop ans Pop 75 et plus Source : INSEE RGP99 et recensements
17 La structure de la population du bassin de vie est proche de celle de la zone d emploi de Rennes, elle présente un peu moins de personnes de plus de 75 ans que cette dernière de Rennes (4,6 % contre 6,5 %), signe de la forte croissance des précédentes décennies liée à la périurbanisation et à l arrivée de jeunes actifs. La part des plus de 75 ans augmente de 0.7 points entre 1999 et LES PROJECTIONS DE POPULATION Pour mesurer les besoins des prochaines années il est nécessaire de projeter la population recensée en Les résultats ci-dessous utilisent la méthode et des données du modèle Omphale de l INSEE réalisé en 2002 à partir des résultats des recensements et Le mécanisme de la projection est relativement simple : entre deux années, la population d un âge donné (75 ans par exemple) évolue sous l effet des décès survenus durant l année et du solde des arrivées et des départs. Ce mécanisme est appliqué à chaque âge de la pyramide pour chaque année entre 2006 et l année de la projection. L INSEE ne réalisant pas de projection pour les territoires peu peuplés (moins de habitants), pour projeter la population du canton, les coefficients de mortalité et coefficients migratoires de la zone d emploi de Rennes ont été utilisés. Les coefficients de mortalité estimés sont vraisemblablement proches de la réalité, à contrario l incertitude sur les profils migratoires est importante même aux âges les plus avancés. Les calculs réalisés ci-dessous expriment donc une tendance sous l hypothèse d un comportement migratoire des plus de 60 ans comparables sur le bassin de vie de Châteaugiron entre 1999 et 2006 à celui de la zone d emploi de Rennes entre 1982 et
18 TABLEAU 4a : Projection de la population des plus de 60 ans Tranche d'âge POP 2006 POP 2010 POP 2015 POP 2020 Ensemble tr tr La population des plus de 75 ans dont la croissance a été forte entre 2006 et 2010 (+17%) devrait continuer à croitre à un rythme moins soutenu d environ 8% entre 2010 et 2015 puis 8% entre 2015 et 2020 du fait de l arrivée à cette date de la classe creuse parmi les ans. TABLEAU 4b : Projection de la population des plus de 60 ans par âge quinquennal Tranche d'âge POP 2006 POP 2010 POP 2015 POP 2020 Ensemble tr tr tr tr tr tr tr tr Source : INSEE RGP99 et recensements et modèle OMPHALE-INSEE 18
19 Entre 2010 et 2015 la croissance des plus de 75 ans est surtout tirée par les 80 à 95 ans. On note une légère diminution des ans et une stabilité des plus de 95 ans. Entre 2015 et 2020, la croissance du nombre de personnes du quatrième âge se ralentie, le nombre des plus de 95 ans continue de croitre sous l effet du rallongement de l espérance de vie. C est en 2025, que la première cohorte des enfants du baby boom atteindra les 80 ans. Les courbes ci-dessous réalisées pour la zone d emploi de Rennes montrent bien le déplacement vers les âges avancés de la «vague» qui comprend en creux le déficit des naissances suivi de la très forte augmentation des populations consécutives au baby-boom. Sur le graphique ci-dessous, le pic sur la courbe 2020 (en rouge), abordera les plus de 80 ans en pop Age PLOT pop 2006 pop 2010 P_
20 1.1.4 LES CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES TABLEAU 5 : Projections-Part des femmes dans la population des plus de 60 ans Tranche d'âge Pop 2006 % Femmes 2006 % Femmes 2010 % Femmes 2015 % Femmes tr tr tr tr90 et plus Source : INSEE RGP99 et recensements et modèle OMPHALE-INSEE La part des femmes dans la population totale est croissante avec l âge : 50% entre 60 et 69 ans contre 80% pour les plus de 90 ans. Cette caractéristique est due à la différence d espérance de vie, et elle diminue légèrement dans les prochaines années sous les hypothèses de mortalité observées en
21 TABLEAU 6 : Population vivant seule Tranche d'âge Hommes Hommes seuls Part Hommes seuls Femmes Femmes seules Part Femmes seules 1-de 60 à 64 ans de 65 à 69 ans de 70 à 74 ans de 75 à 79 ans ans et plus Source : INSEE RP 2006 Parmi les facteurs qui contribuent à l entrée en établissement des personnes âgées deux sont prépondérants : - le niveau de dépendance : 81% des résidents présentent une dépendance sévère GIR 1 à 4 (Enquête EHPA 2003). - la situation familiale : la présence d un environnement familial joue un rôle majeur dans le maintien à domicile des personnes âgées. A titre indicatif, car les sources statistiques commencent à dater (Enquête HID 98-99), pour les plus de 75 ans, le taux de résidence en établissement des personnes très dépendantes (GIR 1 et 2) dont le statut matrimonial est marié est de 32% contre 68% pour les autres statuts (veuf, célibataire, divorcé). Pour les personnes moyennement dépendantes (GIR 3 et 4), le taux en institution est de 6% pour les mariés contre 33% pour les autres. La part des personnes vivant seules augmente avec l âge, pour les plus de 80 ans cette part est de 20% pour les hommes, elle atteint 50% pour les femmes. Dans le bassin de vie de Châteaugiron, 146 personnes de plus de 80 ans vivent seules à leur domicile. Cette population représente un potentiel d entrées pour l établissement, elle a aussi par ailleurs vraisemblablement des besoins spécifiques concernant le maintien à domicile pour lesquels l établissement pourrait contribuer à apporter des réponses. 21
22 TABLEAU 7 : Répartition de la population vivant seule par commune Commune POP plus de 80 ans POP 80 vivant seuls part de la pop80 vivant seuls Châteaugiron % Domloup % Nouvoitou % Ossé % Saint-Aubin-du- Pavail % Source : INSEE RP 2006 TABLEAU 8 : Population selon le logement 5 ans auparavant Tranche d'âge Population totale Même logt Même commune, autre logt % chgt logt même commune Autre commune % chgt commune 1-de 50 à 64 ans % % 2-de 65 à 79 ans % % 3-80 ans et plus % % Source : INSEE RP 2006 Pour les moins de 80 ans, la mobilité résidentielle des résidents en 2006 dans le bassin de vie de Châteaugiron est comparable à celle observée au niveau du département, 10% des ans habitaient une autre commune cinq ans auparavant et 3,1% ont changé de logement dans la même commune durant les 5 dernières années. 22
23 Pour les ans, le pourcentage d arrivée en provenance d une autre commune baisse très légèrement à 9,5%, la mobilité résidentielle intra communale valant 4,3%. Pour les 80 ans et plus, 100 personnes ont déclaré avoir changé de logement durant les 5 dernières années, dont 65 avec changement de commune, soit 18,8% des plus de 80 ans. Au niveau du département ce dernier pourcentage ne représente que 10% des plus de 80 ans. Parmi ces personnes, il y a celles qui sont recrutées par les établissements de Châteaugiron et de Nouvoitou et qui résidaient hors de ces communes. CARTE 2 : Lieu de travail des actifs ayant un emploi Le bassin de vie de Châteaugiron est pour une part très importante intégré dans l espace économique de Rennes, plus de 50% des actifs ayant un emploi travaillent dans le bassin de vie de Rennes, entre 20 et 30% de ses actifs travaille dans le bassin de vie de Châteaugiron. 23
24 TABLEAU 9 : Population des retraités selon l ancienne profession Ancienne profession Ensemble % retraités commune Dept : Ensemble Dept : % retraités 1-Agriculteurs Artisan, Commerçants, Chef entreprise 3-Cadres et professions intermédiaires Employés, ouvriers Source : INSEE RP 2006 Le profil des retraités du bassin de vie selon l ancienne profession s écarte assez peu de celui du département. Le bassin de vie présente un caractère rural un peu plus prononcé qu au niveau du département, 28,6% des retraités sont d anciens agriculteurs contre 17% au niveau départemental, la part des anciens cadres est de 16% (20% pour le département), la part des anciens employés et des anciens ouvriers est de 44,8% contre 53,4% pour le département. La part des foyers fiscaux imposés est plus forte qu au niveau départemental (65% contre 57%) et le revenu net imposable est d environ 20 % supérieur à celui de l Ille et Vilaine. Le coût de l hébergement en EHPAD est un frein de plus en plus important à l entrée en établissement. De ce point de vue, la situation de Châteaugiron ne présente pas de fragilité spécifique. A contrario, le type d habitat et la localisation de la population des anciens agriculteurs sont une motivation à la recherche de lieu plus sécurisé lorsque l âge avance. De ce point de vue, l offre de logements de type foyer-logement ou résidence-service correspond à une attente de cette population. 24
25 1.2 LES BESOINS D ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES AGEES EVOLUTION DE LA POPULATION DEPENDANTE Les difficultés pour accomplir les actes essentiels de la vie augmentent régulièrement avec l'âge, surtout après 80 ans. La prévalence des personnes en lourde perte d'autonomie, classées dans les GIR 1 à 4, augmente de façon exponentielle en fonction de l'âge dans les deux sexes. Si les hommes meurent plus tôt, quand ils dépassent le seuil de 85 ans, ils restent à âge égal plus autonomes que leurs compagnes. L arrivée aux âges élevés s accompagne, pour certaines personnes, d un besoin d aide pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (faire sa toilette, s habiller, se lever, se coucher, s asseoir, aller aux toilettes, etc.). Même si cette perte d autonomie n est pas inéluctable, la forte augmentation à venir du nombre de personnes très âgées fait de la prise en charge des personnes dépendantes un enjeu majeur pour les années futures. Les projections de personnes âgées dépendantes de 60 ans sont basées sur : des taux de prévalence par sexe et âge estimés à l aide de l enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance (HID INSEE), des projections démographiques réalisées à partir des recensements de population et en utilisant le modèle OMPHALE de l INSEE. Comme l espérance de vie, les taux de dépendance par âge et sexe évoluent. Les taux calculés dans l enquête HID-INSEE en 1999 sont corrigés pour tenir compte de l amélioration de l état de santé des populations. L évolution des taux de prévalence par âge et sexe de 1999 à 2010 est étudiée selon l hypothèse la plus vraisemblable dite du scénario central. Dans le scénario central, la dépendance est décalée tous les dix ans : Pour la tranche d âge 60 à 79 ans : de 1,3 ans pour les hommes et de 1,4 ans pour les femmes, Pour les plus de 80 ans : de 1,1 ans pour les hommes et de 1,3 ans pour les femmes. Par comparaison, dans le scénario optimiste pour les plus de 80 ans, la dépendance est décalée de 1,7 ans pour les hommes et 2 ans pour les femmes. 25
26 Les besoins d accompagnement médicalisé et de prise en charge pour les soins de base par du personnel qualifié, infirmières et aides soignantes que ce soit en établissement ou à domicile vont concerner toutes les personnes dont la dépendance est évaluée en GIR 1 à 3 ainsi que 30 % des personnes dont la dépendance est évaluée en GIR 4. De fait l'ensemble des personnes dont la dépendance est évaluée dans les GIR 1 à 4 sont susceptibles de bénéficier de l'apa (allocation personnalisée d'autonomie). TABLEAU 10 : Estimation des besoins d accompagnement (GIR 1-3 plus 30% GIR4) sur le bassin de vie de Châteaugiron Age Besoin 2010 Besoin 2015 Besoin tr tr tr tr tr tr tr tr Les taux issus de l enquête HID minimisent quelque peu la dépendance en particulier pour les plus de 80 ans. Par ailleurs le mode de calcul repose sur toute une série d hypothèses sur les projections de population, et l évolution de la dépendance. Une marge d erreur de 15% n est pas abusive. Il faut donc considérer ces calculs comme un ordre de grandeur et analyser plutôt leur évolution. De 2010 à 2020 les besoins d accompagnement médicalisés devraient augmenter d un peu moins de 20% selon cette méthode de calcul. La prise en compte de la baisse régulière des taux de prévalence limite donc l impact du vieillissement sur la population dépendante. Par ailleurs, cette estimation des besoins à 96 places peut être mise en regard de l offre actuelle : 26
27 141 places d hébergement sur le bassin de vie, plus les places de SSIAD, soit 20 places sur les 71 (répartition au prorata des populations des cantons de Châteaugiron et de Cesson- Sévigné). Ce calcul rapide avec toutes les imprécisions qu il comporte montre néanmoins que l offre d accompagnement médicalisé du bassin de vie est supérieure à l estimation des besoins de ce même bassin de vie LA POPULATION AGEE PRESENTANT DES TROUBLES COGNITIFS OU DES TROUBLES DU COMPORTEMENT Une caractéristique de santé de la population âgée est l'association de pathologies multiples, chroniques et invalidantes, contribuant à sa fragilité. Parmi ces pathologies, les démences (maladie d'alzheimer et syndromes apparentés) posent un problème majeur de santé publique. Causes principales de perte d'autonomie et d'entrée en institution, elles sont aussi une cause majeure de décès et probablement la principale cause de mortalité directe ou indirecte après 80 ans. La maladie a des répercussions importantes sur l'entourage au niveau physique, psychologique et financier. Selon l analyse du panel PAQUID, la prévalence de la maladie d Alzheimer représente 17,8% des plus de 75 ans. Les personnes démentes sont en majorité des femmes (pour 72%), particulièrement dans les stades les plus avancés de la maladie. Tous stades de sévérité confondus, environ 60% de ces personnes démentes vivent à domicile ; cette proportion de sujets encore à domicile chute à 33% pour les personnes à un stade sévère de la démence. Les répercussions de la démence au niveau de l hébergement sont importantes puisqu à l échelle nationale on estime que plus des deux tiers des résidents en institution présentent une démence. 27
28 En appliquant les taux de prévalence des démences de la cohorte PAQUID à la population par sexe et âge du bassin de vie, il y aurait en 2010, 131 personnes atteintes de démence, ce chiffre augmentera d environ 40% pour atteindre 188 en Il faut noter qu il existe pour cette population spécifique, un fort déficit de diagnostic. En l absence de données fiables, les taux de l enquête PAQUID n ont pas été corrigés d une évolution de la prévalence comme il a été fait pour le calcul de la population en dépendance. Une diminution à âge égal des taux de prévalence n est pas impossible dans l hypothèse où la pathologie d Alzheimer se rapproche dans sa causalité des autres symptômes de la dépendance. Il n est pas non plus improbable que de nouveaux traitements ralentissent plus ou moins fortement l arrivée ou la progression de la pathologie. TABLEAU 11 : Estimation population atteintes de démences en 2010 et 2020 dans le canton de Châteaugiron POPULATION Démences 2010 Démences 2020 Ensemble Hommes Femmes Moins de 80 ans ans et plus Source : Rapport assemblée nationale, Paquid Parmi cette population, les déments dits "déambulants ou perturbateurs" imposent une prise en charge spécifique et une surveillance rapprochée, qui "usent" leur entourage et pour qui l'accueil temporaire, l'accueil de jour en structure peut être une solution et l'accueil permanent souvent une nécessité. C'est parmi eux également que se trouve la "clientèle" potentielle des unités dites "Alzheimer" ou Unité d Hébergement Renforcé, structures ayant des contraintes spécifiques d'architecture et de compétences. Les déments dits "déambulants ou perturbateurs" représentent environ 40% des démences diagnostiquées dont près de la moitié à domicile. A terme, la population désorientée sera donc prédominante sinon exclusive dans les établissements d hébergement pour personnes âgées dépendantes. Le recrutement des maisons de retraite s'est en effet grandement modifié depuis quelques années, la grande majorité des admissions étant désormais liée à la désorientation chez des personnes très âgées (souvent non anticipée quand l'entourage ne peut plus assumer et que le maintien à domicile a atteint ses limites). 28
29 1.3 L OFFRE DES ETABLISSEMENTS POUR PERSONNES AGEES LES ETABLISSEMENTS PROCHES CARTE 3 : Densité de l offre en établissement d hébergement pour personnes âgées Le calcul de densité est réalisé en rapportant le nombre de places des établissements pour personnes âgées classés dans les catégories maison de retraite ou foyer logement du répertoire FINESS 2009 à la population âgée de plus de 80 ans au recensement INSEE de La densité moyenne bretonne est d environ 25 lits pour 100 habitants de plus de 80 ans ; la densité de l Ille et Vilaine est légèrement supérieure à 27 lits. Ce calcul fait apparaitre le bassin de vie de Châteaugiron dans le quart supérieur des cantons bretons avec une offre de 41 lits et places pour 100 habitants de plus de 80 ans. Dans son environnement immédiat, le bassin de vie de Châteaugiron est adjacent du bassin de Noyal sur Vilaine dont la densité est forte et de bassins de vie pour lesquels la densité est en dessous de la moyenne bretonne : Janzé (25 lits pour 100 PA de plus de 80 ans), Vern sur Seiche (26), Chateaubourg (29), et le grand bassin rennais (20). 29
30 Il est intéressant de noter que sur les cinq cantons contigus formant sa périphérie, 3 présentent des capacités importantes classées encore en Foyer logement (FINESS-2009). Ces cantons sont, au vu de ces statistiques, sous-dotés concernant les places d hébergement en maison de retraite. TABLEAU 12 : Capacités des établissements pour personnes âgées RAISON SOCIALE Catégories Capa cités alz Hebgt temp Accueil jour Accueil nuit Distance km Trajet (mn) M.R. LES JARDINS DU CASTEL MR CHATEAUGIRON F.LOGEMENT PARMENIER FL NOUVOITOU MAISON DE RETRAITE ST ALEXIS MR NOYAL SUR VILAINE RESIDENCE DE L'YZE CORPS MR NUDS RESIDENCE LE CLOS D'ORRIERE FL VERN SUR SEICHE M. RETRAITE LES CHENES ROUX MR CHANTEPIE RESIDENCE SAINTE MARIE MR CHATEAUBOURG M. RETRAITE HL JANZE MR RESIDENCE LES BUDORAIS MR NOYAL CHATILLON FOYER-LOGEMENT ACIGNE FL F-L 'RESIDENCE D'AUTOMNE' FL CESSON M. R. MANOIR DE LA VALLEE MR CESSON HEB. TEMPORAIRE CESSON M. DE RETRAITE BEAUSOLEIL CESSON FOYER LOGEMENT LA-CLAIRE- NOE THORIGNE RESIDENCE DE L'ETANG MARCILLE ROBERT MR FL MR Source : Répertoire FINESS
31 Le tableau ci-dessus est constitué des établissements situés à moins de 15 kilomètres à vol d oiseau de l établissement de Châteaugiron. L établissement de Châteaugiron est un des plus importants avec 121 places devant la maison de retraite de Noyal sur Vilaine (116 places) et derrière l hôpital local de Janzé (149). Les autres établissements ont moins de 100 places. La répartition des autorisations selon le type de places est disponible dans le répertoire FINESS, les éléments du tableau ci-dessus proviennent de cette source en Juillet LES AUTORISATIONS POUR ALZHEIMER On recense dans le fichier FINESS-2009, 854 places en hébergement complet autorisées en Bretagne et 516 en hébergement temporaire dont 358 en accueil de jour. En Ille et Vilaine, sont recensées 613 places dont 167 en hébergement temporaire dont 118 en accueil de jour. La densité pour 100 habitants de plus de 80 ans est pour l hébergement complet de 1,1 lit en Ille et Vilaine contre 0,6 lit Alzheimer au niveau Bretagne. Avec 36 lits autorisés l établissement de Châteaugiron est un des établissements précurseur des «Unités Alzheimer». Actuellement, l accueil dans des places labélisées «Alzheimer» est encore une offre rare, dont l échelle territoriale de l attractivité dépasse largement le canton. Il est très vraisemblable que cet équipement se diffuse dans les années à venir en raison de l orientation très nette des besoins des populations vers ce type d équipement. Cependant, il ne sera pas forcément labélisé, le choix de la reconnaissance est plutôt un enjeu financier pour les établissements. L établissement de Châteaugiron réalise une part importante de son activité pour ce type de public. 31
32 1.3.3 L HEBERGEMENT TEMPORAIRE Concernant les autres formes d hébergements, l établissement de Châteaugiron compte 2 places d accueil de jour et souhaite développer 2 places d hébergement temporaire. Dans l environnement du bassin de vie, Noyal sur Vilaine, Chantepie, Chateaubourg, Janzé offrent respectivement 6, 6, 4 et 4 places d hébergement temporaire. La maison de retraite Saint-Alexis à Noyal sur Vilaine offre 4 places d accueil de jour. L offre locale d hébergement temporaire apparait faible si l on veut promouvoir ce type de service très important pour appuyer une politique de maintien à domicile. 1.4 LE RECRUTEMENT DE L ETABLISSEMENT Sur la période 2006 à 2009, l âge moyen des résidents n a augmenté que de 1.5 ans. TABLEAU 13 : Age des résidents à l entrée Année Age moyen à l entrée 82 ans 5 mois 84 ans 4 mois 81 ans 1 mois 83 ans 10 mois 85 ans 2 mois Durée moyenne du séjour jours jours jours jours jours Part des femmes dans le total des résidents 76,2% 77,7% 80,8% 77,7% 77,7% Année Age moyen 80,5 84,1 84,7 82,0 32
33 Il faut resituer l évolution de l âge des résidents dans deux mouvements contradictoires : - le creux de la génération qui en avançant vers les plus âgées, soit les plus de 90 ans sur la période , diminue leur effectif. L impact de cet incident démographique s amenuise et devrait disparaître à partir des années 2010 car il affectera une population dont l effectif est de plus en plus faible. - l augmentation du nombre de personnes très âgées (plus de 90 ans) liée à l évolution de l espérance de vie. Il devrait donc y avoir dans les prochaines années une augmentation forte de l âge des résidents TABLEAU 14 : Recrutement géographique de l établissement Provenance Entrées OISEAUX NB % NB % Châteaugiron 19 26,8 7 24,1 reste BV 8 11,3 2 6,9 Rennes 10 14,1 6 20,7 CP janzé 7 9,9 3 10,3 CP Noyal/Vilaine 2 2,8 1 3,4 CP Vern 3 4,2 0,0 CP Chantepie 3 4,2 1 3,4 Autres ,1 9 31,0 Autres 4 5,6 0,0 Ensemble , ,0 Le recrutement en provenance de la commune de Châteaugiron représente environ un quart des recrutements des 3 dernières années, ceux de l ensemble du bassin de vie en représentent plus du tiers (38%). Le recrutement hors canton varie de 47% à 85% selon les années il vaut en moyenne 60% sur l ensemble de la période montrant un recrutement significatif hors canton. 33
34 1.5 LES EVOLUTIONS DE L OFFRE OU LES PROJETS Pour les personnes âgées dépendantes L évolution démographique, épidémiologique et des aspirations des personnes âgées de façon générale, conduisent les établissements à orienter leur offre vers l accueil des personnes les plus dépendantes de façon quantitative ou qualitative. A Châteaugiron, une évolution de l offre d hébergement de la Maison de retraite vers les résidents plus dépendants. Le bâtiment «Oiseaux» d une capacité de 42 places, ne répond pas à la tendance d un accroissement de la dépendance au sein des EHPAD. Pour des raisons liées à son architecture il n est pas conforme aux normes d accueil de cette population. Il apparait actuellement impossible d héberger des populations plus dépendantes dans ce bâtiment. Le GMP y est d ailleurs de 450 (GIR 4 et 5 principalement) alors que le GMP de l établissement est d environ 707. La requalification de la résidence Le Prévost à Châteaugiron, USLD du CHGR, en EHPAD ne devrait pas modifier son positionnement spécifique d aval du CHGR et ne modifie donc pas la situation locale de l offre. Maison de Retraite Saint Alexis à Noyal sur Vilaine : Une orientation vers l accueil des personnes désorientées par une formation de tout le personnel à l accompagnement de ce type de public s est engagée. Un projet est en bonne voie pour la réalisation d une structure d hébergement des personnes handicapées vieillissantes avec le CAT de Noyal. La reconstruction de l EHPAD du Centre Régional de Gériatrie de Chantepie. La redéfinition des USLD (maintenant recentrés sur l accueil d hospitalo-requérants uniquement) a conduit l établissement à une répartition de ses 140 lits en 60 USLD (nouvelle définition) et 80 lits d EHPAD. Les 80 lits d EHPAD qui existaient déjà (MR des Chênes Roux) seront reliés par une passerelle au bâtiment neuf qui accueillera les 60 lits USLD et les 80 lits EHPAD pour former un pôle de 220 lits. (fin 2011 début 2012). Il est prévu dans ce pôle un secteur permettant l accueil de type UHR pour 24 résidents. 34
35 Pour favoriser et soutenir le maintien à domicile des personnes atteintes de la pathologie d Alzheimer, en complémentarité des équipements de santé existants sur le territoire (EHPAD, SIMADE, ADMR ), la Communauté de Communes et l établissement ont présenté un dossier de création d une unité accueil de jour de 12 places dans le centre ville. Ce projet qui n était pas inscrit au précédent schéma gérontologique a pu être intégré à la faveur de la prolongation de l ancien schéma. Il reste néanmoins des incertitudes sur sa réalisation aussi bien pour des considérations financières qu en raison de la réforme des accueils de jour. La Communauté de Communes réaliserait l investissement, la gestion étant assurée par la suite par l EHPAD «Les Jardins du Castel» de Châteaugiron. Les repas seraient livrés en liaison chaude en provenance de l EHPAD de Châteaugiron. Dans le cadre de sa politique du transport, la Communauté de Communes met en place le transport à la demande intracommunautaire. Afin de se rendre à l accueil de jour et soulager ainsi les aidants, les personnes pourraient ainsi bénéficier de ce transport. Pour les personnes âgées valides L évolution démographique et les attentes des personnes âgées concourent à une demande croissante de logements adaptés pour des personnes qui veulent retarder le plus possible leur entrée en EHPAD. Ainsi, l offre de nouveaux logements pourrait s adresser à des personnes relativement jeunes, en dessous de 75 ans environ, en bonne santé et qui anticipent leurs futurs besoins. L offre devrait répondre alors à leurs attentes actuelles et offrir en plus la garantie de services qui seront réellement utiles pour eux dans quelques années. Le changement de logement est une décision très importante à tous les âges de la vie, il doit être motivé par une réelle plus value : confort, sécurité, sociabilité et services apportés sont des critères importants en particulier pour les personnes âgées. A Nouvoitou, à proximité du bourg, à Domloup dans un nouveau lotissement à construire et au centre de Châteaugiron des projets vont dans ce sens. A ce propos nous pouvons formuler trois remarques : - Ces logements vont fixer localement une population qui pour une part importante (au moins le tiers) aura besoin dans quelques années d un hébergement en EHPAD. Ceci doit conduire les EHPAD à s orienter plus résolument vers l accueil de la grande dépendance et des personnes désorientées. Il faut s attendre à une forte demande de services en particulier ceux permettant le maintien à domicile. - Pour des raisons financières, la prise en charge en établissement de personnes moyennement dépendantes sera de plus en plus rare. La question est de savoir comment répondre à ce besoin? La situation de la MARPA de Nouvoitou illustre cette difficulté. 35
36 2. SYNTHESE DE L ENQUETE DE SATISFACTION AUPRES DES PERSONNELS Une enquête de satisfaction a été réalisée auprès des personnels. Le questionnaire a été travaillé par le groupe de pilotage après des entretiens qualitatifs menés auprès de 4 représentants des catégories du personnel et à partir de l exemple de questionnaires existants. Deux séances de travail ont permis d adapter notre questionnement à l établissement et de formuler au mieux les différents items. Les questionnaires ont été envoyés avec le bulletin de salaire, 52 personnes ont répondu sur 80 envois soit un taux de réponse d environ 60%. Les éléments ci-dessous reprennent les grandes lignes des commentaires de l enquête. Les répondants Les répondants se répartissent selon leur service : Alizés(8), Floralies(6), Verger(12), Autres(14), Anonymes(12). Aucun répondant n a mentionné le pavillon «Oiseaux». La population des répondants se réparti en 3 tiers selon les réponses à la question de leur ancienneté dans l établissement : un tiers ne renseigne pas cette case, un tiers indique moins de 10 ans et un tiers plus de 10 ans d ancienneté. 36
37 GRAPHIQUE 1 : La qualité de l accompagnement Les atouts La qualité des repas reçoit la meilleure note moyenne, une forte majorité attribue une note de 4 et un nombre important de 5. L hygiène et la propreté des chambres arrivent en deuxième position. La prise en charge des résidents désorientés et les relations avec les familles se classent respectivement 3 et 4ème mais, pour la prise en charge des résidents désorientés, on constate des réponses plus contrastées présentant à la fois de très bonnes opinions et des mauvaises opinions. Les items «moyens» (notes entre 3.35 et 3.5) L organisation des soins en interne, l information donnée au résident et à sa famille, l entretien des espaces extérieurs, le premier accueil du résident, l animation et la vie sociale, les relations avec les bénévoles obtiennent un résultat moyen. Dans ce groupe, près de la moitié ont répondu «ne sait pas» à la question sur l information donnée au résident et à sa famille. 37
38 Les items les moins bien classés (notes entre 2.4 et 3.2) Le niveau des notes sur l ambiance générale de la salle à manger est un peu plus faible que celui des précédents items. L information collectée sur le patient et sa famille et à destination de l équipe et surtout la collaboration avec les médecins, sont classés en fin de peloton. A noter que pour ce dernier item, 10 personnes répondent «ne sait pas». GRAPHIQUE 2 : Conditions de travail : les éléments de satisfaction Le premier élément de satisfaction au travail pour le personnel est le bien être des résidents. Par ailleurs, le personnel est plutôt content de venir, plutôt satisfait de sa journée, dispose de suffisamment d autonomie et d horaires convenables (un peu moins satisfait des plannings), de tâches claires et d un outil informatique plutôt apprécié. Le travail accompli est plutôt ressenti comme reconnu par l encadrement et par les résidents et les collègues. 38
39 GRAPHIQUE 3 : Conditions de travail : les points à améliorer Des réserves sur la répartition du travail La quantité de travail est jugée trop importante par 19 répondants, 23 pensent que chacun ne fait pas sa juste part, et 20 que la répartition trop stricte des tâches nuit aux résidents. 13 pensent ne pas travailler dans un climat de collaboration et de bonne entente. Respectivement 17 et 16 répondent que le travail les stresse et qu ils ont des problèmes de santé liés à leur travail. 19 pensent que les remplaçants ne s intègrent pas de façon satisfaisante. 83% des répondants déclarent que leur travail leur permet d acquérir de nouvelles compétences. Seulement 3 personnes ont déclaré vouloir changer de service et 15 déclarent être favorables à une plus grande mobilité entre les services. 39
40 Le bruit Des gênes liées au bruit sont exprimées par 40% des répondants, sans qu aucune ne se distingue. Les causes sont tout à fait diverses selon les individus, cela apparaît donc comme ponctuel et très individu-dépendant (imprimantes, bip, tondeuse ). Cela peut éventuellement signifier un cadre phonique sonore. (A vérifier). Il semble que les nuisances sonores soient un peu plus déclarées par les répondants des Floralies et des Vergers. La température des locaux Des gênes plus fréquentes apparaissent concernant la température des locaux puisque 70% des répondants ont répondu être gênés parfois ou souvent par la température. Il s agit de pièces trop chaudes en été, trop froides en hiver et d écarts important de température d un endroit à l autre dans l établissement. Le bâtiment des Vergers se distingue par une moindre déclaration de gêne. Les tenues de travail 58% des répondants déclarent que leur tenue de travail n est pas adaptée (70% personnels des pavillons), l épaisseur et la chaleur du tissu étant le plus souvent évoquées. L usure des tenues pour les remplaçantes est également relatée. Le stationnement Un tiers du personnel déclare des difficultés de stationnement. La pause repas Une légère majorité, 23 contre 20, aimerait prendre son repas dans l établissement. Lorsque la réponse est positive, les raisons évoquées sont l importance de faire une coupure, de pouvoir mieux connaitre les collègues à cette occasion. 40
41 GRAPHIQUE 4 : Opinion des répondants concernant la direction et le management Le plus souvent, les appréciations sont bonnes. 4 items se distinguent en présentant des profils de réponses différents : - des items ou la part des «tout à fait d accord» est importante : «le directeur est facilement accessible» et «on reçoit toute l information pour bien exécuter son travail» ; -des items ou la part des «pas d accord» est importante et qui ressortent comme des points faibles de l établissement : il y a une perception d un manque de temps pour des transmissions de qualité et il y a un déficit de communication entre les services. Management et information La lettre d information accompagnant le bulletin de salaire est le plus souvent lue (86%). 41
42 Environ 80% des répondants déclarent avoir bénéficié d un entretien avec leur supérieur hiérarchique. Seulement 15% d entre eux pensent que l entretien ne leur a pas été utile. Formation 8 personnes ne répondent pas à la question du nombre de formation reçues. La majorité des agents (45%) a reçu 2 ou 3 formations. Pour les ¾ des répondants les souhaits de formation ont été pris en compte. Les personnels sont moins satisfaits de l organisation des formations, (20% de non- réponse et 33% d insatisfaction). Les horaires, l accumulation en fin d année et un public trop nombreux sont les principales raisons d insatisfaction invoquées. La représentation syndicale Les réponses à cette question sont très équilibrées puisqu un peu plus du tiers n est pas favorable à une représentation syndicale dans l établissement, un peu moins d un tiers y est favorable et un peu moins du tiers ne répond pas à cette question. Sur l information, les réponses se partagent aussi : la majorité répond être informée des réunions syndicales tenues dans l établissement mais près de 40% des personnels déclarent ne pas être informés des réunions syndicales. Une seule personne a répondu avoir assisté à une réunion syndicale durant les 12 derniers mois. Image de l établissement à l extérieur Seulement 10 réponses soit 20% des répondants estiment que l image de l établissement à l extérieur est moyenne (9) ou mauvaise (1). 42
43 3. SYNTHESE DES ENTRETIENS AVEC LES MEDECINS REPRIS SANS CENSURE PAR LE CONSULTANT Les médecins des deux cabinets de groupe de Châteaugiron et de Domloup interviennent principalement dans l établissement. Un médecin suit une trentaine de résidents et certains ne viennent dans l établissement que pour un patient. Les 5 médecins qui interviennent le plus dans l établissement et qui concentrent 80% des résidents ont été contactés. Ils ont pu trouver sans difficulté et rapidement le temps d un entretien. Les échanges ont étés conviviaux et témoignent de l intérêt des médecins pour l EHPAD et, plus largement, pour les personnes âgées. 1) Opinion personnelle des médecins sur l EHPAD «Le cabinet des médecins est à revoir». Il est jugé trop petit, sombre et surchauffé et il n y a qu un seul ordinateur. De plus, il y a parfois des embouteillages. «L architecture par demi-niveau ne facilite pas le repérage quand on ne connait pas l établissement». «Enormément de plaisir à y travailler». Certains médecins n avaient pas beaucoup de patients âgés, cela leur permet de voir des patients très âgés. «Les travaux ont bien amélioré les choses». (Les rénovations du pavillon Alizés). Certains médecins déclarent ne pas prendre de nouveaux patients et d autres ne veulent plus gérer des patients avec des familles qu ils ne connaissent pas. Une impression d un déficit de personnel (relatif) est perçue, par rapport à de petites structures. «A chaque fois le bourdon, ça nous rappelle à nous même, surtout dans les unités Alzheimer». Les médecins ont l impression d être appelés de plus en plus pour des «petites» choses. 2) Points positifs et d amélioration rapportés aux médecins par les familles et les résidents Aucune opinion négative n est relevée, l impression générale est plutôt positive. Aucune critique n a été formulée concernant l hygiène ou la propreté. «Avant on entendait des ragots sur le personnel». 43
44 «Quelques familles ont hésité et ont choisi Noyal sur Vilaine. (Ils habitent entre les deux)». «L établissement est toujours en recherche de progrès». Des résidents se plaignent du froid à l est du bâtiment. Beaucoup se plaignent également de ne pas manger de fruits. «Des résidents disent qu on ne leur donne pas leurs médicaments». Un médecin s interroge : «Peuvent-ils sortir dehors assez régulièrement? Sur le bord de l étang ou dans la commune au centre bourg?». 3) Améliorations qui, selon les médecins, pourraient être apportées à la phase d entrée dans l institution Selon eux, cela dépend des résidents. Ils sont depuis un moment en situation de dépendance et d isolement et assez souvent, c est un évènement de santé qui précipite les choses. Un jour ils ont peur, ils prennent conscience de leur solitude et veulent alors rejoindre rapidement une institution. En général, le médecin incite son patient à s inscrire avant la dépendance, le dossier est présenté à la personne comme une assurance. Certaines personnes ont cependant des réticences, des activités de jour pourraient peut être faciliter la décision. La possibilité, comme à Nouvoitou, de faire des activités l après midi ou de prendre un repas permettrait de connaitre la vie de l établissement avant de l intégrer. «A la campagne, ils sont attachés à leur grande cheminée, ils ont du mal à partir de chez eux». Les temps d attente sont raisonnables mais quelques semaines paraissent toujours trop longues. Les médecins conseillent à leurs patients de préparer l entrée en institution, ce sont souvent les enfants qui s en inquiètent. 4) Opinion des médecins sur les hospitalisations et les retours d hospitalisation des résidents Ils ne relèvent pas de problème important avec les retours d hospitalisation. Un point fort à soulever est la compétence du personnel pour le traitement des escarres et des plaies. Concernant les hospitalisations, ils ont parfois l impression que celles-ci ne sont pas forcément justifiées ou bien qu elles interviennent sous la pression des familles. «Parfois on peut s interroger sur des allers-retours successifs». 5) Différence faite par les médecins entre leur intervention à domicile et en EHPAD : «Ce qui est chronophage, c est de rencontrer du monde et de discuter, les couloirs sont grands». 44
45 «C est plus lourd parce qu il y a beaucoup de monde mais c est plus simple». Les médecins trouvent en institution une assistance, des dossiers, une surveillance et des moyens thérapeutiques. Certains déclarent préférer intervenir en EHPAD plutôt qu à domicile (en cas d absence du conjoint ou d une autre personne). L organisation des demandes de visites faite par Mme Chedaille est appréciée. En effet, cette dernière signale les personnes à consulter dans la semaine. Certains médecins apprécieraient cependant que les patients soient dans leur lit, prêts à être examinés, lorsqu ils arrivent. Ils se retrouvent bien dans l informatique mais considèrent que le logiciel de l EHPAD est moins clair que le logiciel du cabinet. Les dossiers sont jugés bien remplis. «La charge administrative devient de plus en plus lourde, comme partout on fait moins de médecine». «L ordinateur ne fonctionne pas toujours». Ils ne relèvent aucun problème particulier concernant le logiciel, mis à part le manque d historique sur les traitements précédents. Cependant, il est possible de les trouver à l aide des anciennes ordonnances. Une infirmière a pu les trouver dans un dossier par le logiciel. «Le logiciel n est pas médical, il est conçu pour les soignants et non pour les médecins». «L ordonnance est un mélange de tout, pas bien classée». En général, les médecins consultent seuls leurs propres patients mais sont accompagnés de l infirmière pour procéder aux visites d autres résidents, notamment durant la garde. Ils demandent en général de l aide pour le déshabillage ou les auscultations. Cependant, les examens sont assez succincts. En effet, pour les personnes déjà vues lors de la toilette, les auscultations sont simplifiées. De ce fait, l examen ne demande pas systématiquement un déshabillage. «Il faudrait toujours une infirmière à la disposition des médecins, et que celles-ci ne soient pas toutes en réunion en même temps». 6) Attentes des médecins à l égard du médecin coordonnateur «Avec le précédent médecin coordonnateur, il y avait des contacts concernant un ou deux patients, pour des problèmes particuliers, d ordre sanitaire (bactérie) et pour un patient en soins palliatifs ou sur des vaccinations». Ils sont amenés à travailler avec le médecin coordonnateur concernant la grippe ou les vaccinations saisonnières. Quelques médecins déclarent entretenir très peu de contacts avec lui. Certains jugent être très peu informés des directives récentes. Certains médecins attendent du médecin coordonnateur qu il intervienne sur la politique vaccinale, la nutrition et les liens avec l HAD. D autres, qu il s occupe simplement de régler les problèmes administratifs ou tienne à jour les statistiques, etc. Enfin, ils attendent de ce dernier qu il gère tout ce qui concerne l institution, qu il s assure que le logiciel informatique fonctionne correctement et qu il contacte les médecins uniquement en cas de réel problème. Certains déclarent entretenir avec le médecin coordonnateur des rapports plus amicaux que professionnels. 45
46 7) Contacts entretenus par les médecins avec les infirmières et les aides soignantes «L EHPAD est un lieu de vie, la différence, c est la présence des infirmières, des aides soignantes». Les médecins apprécient le contact direct qu ils ont avec les infirmières, ainsi que l accompagnement. Ils ne voient pas ou peu les aides soignantes, qu ils croisent uniquement dans l unité Alzheimer. Cependant les médecins ont remarqué que les patients ne se confiaient pas de la même manière à eux en présence des infirmières. La présence d une infirmière est particulièrement appréciée lorsque les médecins sont amenés à s occuper des patients d un confrère ou «lorsqu il y a un souci pour être couvert». Ils notent une certaine coordination sur la question de la nutrition des résidents entre eux, les aides soignantes et la diététicienne. 8) Contacts entretenus par les médecins avec les autres professionnels, notamment la psychologue et l ergothérapeute Certains déclarent ne pas avoir de contacts avec les autres professionnels (psychologue, ergothérapeute, diététicienne), «mis à part avec les kinés avec qui cela se passe bien». Cependant, ils ne relèvent aucun problème relationnel particulier avec eux. Les médecins sont parfois amenés à rencontrer la psychologue pour un dossier particulier. 9) Type d organisation qui, selon les médecins, permettrait un travail d équipe avec le personnel de l établissement. L organisation actuelle est déjà perçue comme un travail d équipe, notamment à travers la connaissance et le suivi des infirmières. Une réunion sur la iatrogénie chez les personnes âgées s est récemment mal passée à cause du comportement d un médecin de la Sécurité Sociale. «Des réunions-formation se font régulièrement à Janzé (hôpital local), cela pourrait être le travail du Médecin coordonnateur». «Des réunions ça dépend, à la première faut voir». «Les formations du soir, ça commence à bloquer». 10) Avis des médecins sur le manque actuel de dispositifs, équipements, logements sur la commune. «Il manque des structures de type MARPA comme celle que l on peut trouver à Nouvoitou». «La prise des repas collectifs devrait se faire dans deux parties séparées : une réservée aux personnes dépendantes et une pour les autres». «L une des améliorations possibles serait d installer certains patients au rez-de-chaussée». 46
47 «Le coût est un véritable frein, les gens choisissent un établissement moins cher : Louvigné de Bais, Noyal sur Vilaine, Marcillé Robert». «A la MARPA, c est une histoire d argent mais dès que ça se corse» «Pour les personnes âgées qui n ont pas nécessairement besoin de soins, il manque une résidence service». «L idéal c est la résidence service, si la personne n a pas besoin de soins». «Dans le futur il y aura un besoin de petits appartements pour des personnes autonomes». Sur les résidences services : «les HLM de la rue des primevères. Que vont-ils devenir?» Les médecins n affectionnent pas les dispositifs intermédiaires, un peu comme ce qui est mis en place aux Oiseaux, un système «un peu bancal ; à la première catastrophe, du jour au lendemain, on peut se retrouver coincé». Ils notent un besoin d hébergement temporaire type de ce qui existe à Chantepie mais dont l attente s élève à 3 ou 4 mois (demande en avril pour août). «Eventuellement Janzé (HL)». L hébergement temporaire semble être un dispositif manquant sur la commune de Châteaugiron. «Un accueil de jour pour l Alzheimer. C est bien». «Une patiente cet été a passé ses nuits à l EHPAD». «Nous avons de la chance dans notre secteur, il y a l ADMR et le SIMADE, éventuellement l HAD». «Le SIMADE est souvent débordé». 11) Recensement des avis sur le bâtiment «Oiseaux» «Il y a besoin d un lieu d accueil de type foyer logement». «Les places sont chères». «Il faudrait développer l hébergement temporaire». «Une patiente, ancienne institutrice y est arrivée trop tôt, elle est avec des gens très diminués». «Il n est pas conçu pour des gens qui ont des problèmes, il y a des clans entre les résidents. A table, ils se font des vacheries, il y a une mauvaise ambiance aux Oiseaux entre les résidents». «Ce n est pas facile quand les gens deviennent dépendants. Ingérable pour le personnel». «Aux Oiseaux, les dits valides ne sont pas vraiment autonomes, la moitié en bas est vraiment dépendante». 47
48 4. LE REFERENTIEL D AUTOEVALUATION INTERNE Le référentiel d autoévaluation interne a permis de faire le point de façon systématique et avec un large spectre d investigation sur les différents points importants dans le fonctionnement de l établissement. Ce travail a été réalisé par Mr Colleu, directeur stagiaire de l EHESP et Mme Robert, qualiticienne stagiaire. Il ressort de l étude des documents que dans leur très grande majorité les objectifs sont atteints ou globalement atteints. Le projet d établissement ne peut se résumer à la liste des axes de progrès prioritaires ou à envisager, mais il faudra évidemment en tenir compte lors de son élaboration. Ces éléments ont été listés et remis aux ateliers pour nourrir leur réflexion. 48
49 PARTIE 2 : LES TRAVAUX DES ATELIERS DU COMITE DE PILOTAGE 1. LE PROJET DE VIE 1.1 UN PROJET DE VIE DANS LA CONTINUITE DU PRECEDENT PROJET Le volet projet de vie du projet d établissement a été écrit en Ce projet, fondé sur une réflexion sur les valeurs les buts de l établissement, listait aussi des actions à mettre en œuvre pour les atteindre. Cette réflexion avait constitué un temps fort et engagé le personnel dans une véritable dynamique d amélioration de la qualité au service des résidents. La relecture annuelle souhaitée en conclusion du document «Projet de vie » afin d ajuster et d améliorer la satisfaction des résidents, de leur famille et du personnel de l EHPAD, a effectivement été organisée et a fondé ce qui est maintenant au cœur de la démarche qualité de l établissement. Ainsi, régulièrement, la commission qualité, qui réunit une trentaine de participants reflétant l ensemble des services (les différentes unités, jour, nuit, la cuisine, l animation, l administration, l entretien la lingerie), continue la réflexion collective initiée dans le projet d établissement afin d entretenir de façon constante la dynamique positive de la démarche qualité. Cet élément est évidemment un point révélateur de l effectivité de la mise en œuvre du projet et de l esprit qui le sous tendait au moment de sa rédaction. Paradoxalement, cette réalité positive explique la difficulté de mobiliser à nouveau les professionnels qui sont par ailleurs très occupés et/ou interviennent sur des temps partiels dans l établissement. 49
50 Deux préalables avant l initiation du travail de groupe ont donc été dégagés : - Ne pas réitérer l exercice d une réflexion fondatrice dans le cadre du nouveau projet d établissement : ces éléments ont déjà été exprimés et sont à l œuvre, on ne remet pas en cause des fondations saines. - La recherche de l efficience organisationnelle qui conduit à ne pas refaire ce qui est déjà réalisé dans le cade de la commission qualité en cohérence avec les objectifs qualité de la convention tripartite. Pour rester dans une dynamique positive, le groupe de travail a trouvé un chemin entre les valeurs et les objectifs opérationnels, ce que l on pourrait appeler des axes stratégiques, c est-à-dire des points sur lesquels il faudrait investir des ressources pour les prochaines années et qui seront débattus au sein de la commission qualité. Le travail autour du projet de vie a également permis l intégration de nouveaux arrivants dans l établissement : le médecin coordonnateur (arrivé au début de la réflexion sur le projet d établissement), la psychologue (arrivée il y a deux ans) et l animatrice n avaient pas participé au précédent Projet d Etablissement. Ainsi le groupe de travail a repris au compte du nouveau projet d établissement ce qui avait été débattu et avait fondé le projet de vie du précédent projet. Les valeurs partagées sont résumées dans le préambule de la charte des droits et libertés de la Personne Agée dépendante : «Quels que soient son état de dépendance et sa (ou ses) maladie (s), la personne âgée est une personne à part entière». La circulaire n 24 du 20 mars 1978 relative à la participation des personnes âgées résidant en établissement précisait : " Quel que soit leur âge ou leur handicap, les personnes âgées ont besoin : De continuer à participer à la vie sociale, De se sentir présentes à leur époque, De conserver la plus grande autonomie possible." 50
51 Le projet d établissement développait ce chapitre sur les valeurs et les buts selon des impératifs toujours d actualité constituant le socle du travail des professionnels de l EHPAD de Châteaugiron : Reconnaître le statut de la personne implique de reconnaître le caractère unique de chaque résident, son identité propre. Cela doit nous imposer, par la-même, un service le plus personnalisé possible, adapté aux besoins mais laissant aussi place à l expression des goûts, des désirs et des choix. C est un véritable espace de liberté pour chacun que nous voulons défendre. Nous sommes tous des êtres de relation, quel que soit notre âge. Nous prenons le parti de défendre et d offrir les moyens de conserver cette ouverture de chacun à l autre, en encourageant les rencontres sans les imposer en facilitant les relations familiales, en développant le rôle social notamment à travers la participation à la vie de l établissement, en permettant la circulation de l information et en ouvrant l établissement sur son environnement. Nous voulons que la vie de l établissement s organise de telle manière que la personne âgée, valide ou dépendante, puisse y exercer, le plus souvent possible, son autonomie, c est à dire sa capacité et sa volonté de gérer sa vie comme elle l entend. Nous avons le souci de proposer des conditions de fonctionnement dans chaque pavillon pour que la personne puisse y puiser ses propres choix de vie. Nous entendons ainsi faciliter l épanouissement et stimuler les capacités physiques et psychiques de chacun, quel que soit son état et son handicap, en lui proposant des activités sociales et des animations, par l écoute active, par la disponibilité et par la tolérance. 51
52 Le groupe de réflexion sur le projet de vie, projet de soin et projet médical était piloté par Mme Patricia Robert, stagiaire qualité qui a participé à l atelier. En synthèse des réflexions et des discussions du groupe, elle a proposé ce schéma de présentation de la mission et des valeurs qui animent les professionnels de l établissement. Ce schéma sera inclus dans le livret d accueil. 52
53 1.1.1 LES CONCLUSIONS DE L ENQUETE AUPRES DES AGENTS. Le point important à souligner en introduction de la synthèse de cette enquête est le lien fort qui est fait entre la satisfaction des personnels au travail et le sens perçu du travail réalisé. L élément le plus valorisé dans la satisfaction des personnels est l importance de leur action pour le bien être des résidents. La qualité de l accompagnement est jugée la plus satisfaisante sur les points suivants : la qualité des repas, l hygiène et la propreté des chambres, la prise en charge de résidents désorientés et les relations avec les familles. Parmi les points les moins satisfaisants on pouvait noter : la collaboration avec les médecins, l information collectée sur le patient et sa famille à destination de l équipe soignante ainsi que l ambiance en salle à manger lors des repas. Le premier point pourra être abordé prochainement dans le cadre du projet médical de l établissement. Une part importante du personnel s est exprimée librement dans les questions ouvertes sur les points à améliorer concernant la qualité de l accompagnement et dont les éléments de synthèse sont les suivants : Avoir plus de temps pour l'accueil du résident et de sa famille le 1er jour ; Améliorer l'accueil et les changements de pavillons pour les résidents ; Développer les animations et augmenter le budget pour l animation ; Mieux connaître les résidents, ne pas faire que du soin, développer le relationnel ; Avoir plus de temps d'échange et de réflexion autour de l'accompagnement des résidents ; Avoir plus de temps pour les projets de soins individualisés ; Mettre en place les projets individualisés dans tous les pavillons ; Respecter le projet personnalisé des résidents la nuit ; Avoir du temps de réflexion et d'échange entre les équipes des différents pavillons, sur l'accompagnement des résidents, sur le projet de vie individualisé ; Une meilleure collaboration entre cadres de santé : à noter : une grande amélioration depuis un an sur ce point. 53
54 1.1.2 LA CONVENTION TRIPARTITE L évaluation de l atteinte des objectifs de la convention tripartite en septembre 2010 pointait les éléments suivants : Réaliser davantage d'animations individualisées et plus de sorties et d'échanges avec l'extérieur. Développer les rencontres entre les familles de résidents, (actuellement deux fois par an avec l organisation de la fête champêtre), les organiser, rappeler les familles et les impliquer dans l'organisation (rôle dévolu à l animatrice et/ou à la psychologue). Concernant les soins et l'organisation des soins : actualisation des principaux protocoles, formation à la prise en charge de la douleur et formation aux soins palliatifs. Réévaluer le projet de soins aux Alizés et Floralies (réunions déjà organisées), constituer le volet soins palliatifs au sein du projet de soins. Actualisation des projets de vie et rédaction des projets individualisés de chaque résident. Mettre en place un comité de vigilance «Bientraitance» (2 agents dont la psychologue et l animatrice ont suivi une formation référent bientraitance avec une certification AFNOR en 2010). 1.2 SYNTHESE DES ENTRETIENS QUALITATIFS AUPRES DES PROFESSIONNELS L établissement est composé d une partie EHPAD «classique» et d une partie spécialisée pour des personnes atteintes de la pathologie d Alzheimer à un stade modéré et avancé de la maladie. On constate une différence entre les deux parties de l établissement qui est liée au type de résidents accueillis. Cette différence parait renforcée par des approches différentes des 2 cadres de santé. 54
55 On peut penser que, dans l avenir, la partie dite «classique» se rapprochera, en termes de recrutement, de la partie Alzheimer en accueillant de plus en plus des personnes désorientées. C est un mouvement déjà observé dans l EHPAD de Châteaugiron que l on constate dans de nombreux EHPAD. Par ailleurs, la prise en charge de la maladie Alzheimer a considérablement fait progresser la gérontologie. L action mise en place pour accompagner la désorientation se diffuse dans les autres services. La partie «Azheimer» a une identité forte dans l établissement. C est le résultat des choix et méthodes diffusés par la cadre de santé responsable qui a fait des unités «Floralies» et «Alizés», une Unité Spécialisée de Soins Alzheimer (USSA) reconnue avant que soient pensés et définis au niveau national les PASA et les UHR. Le volet projet de vie du précédent projet d établissement avait été rédigé par le cadre responsable de ces 2 unités Alzheimer. Les recommandations du précédent projet d établissement ont donc été appliquées dans ces 2 unités. Concernant les autres unités, on observe une application plus tardive dans la mise en œuvre des projets de vie individualisés. Ceci s explique en partie par la formulation de propositions en moindre adéquation à la situation et à l organisation des unités «Vergers-Oiseaux». Cependant, ce retard se comble et on peut noter une évolution significative durant les 2 dernières années de la partie dite «classique» vers une plus grande attention aux aspects moins sanitaires de l accompagnement et dont il est désormais fait état lors des différentes transmissions. La formation, la mise en place des projets d accompagnement individuels, la place de la psychologue et de l animatrice sont des éléments de transversalité qu il faut continuer à utiliser au mieux. L organisation de la mobilité entre les unités est un élément en cours de réalisation qui contribue à homogénéiser les pratiques de l établissement. La mobilité doit être favorisée sans l obliger. Elle doit être accompagnée pour en faire un élément positif et enrichissant pour le personnel. La bientraitance dans l établissement La psychologue et l animatrice sont les deux référentes bientraitance de l établissement suite à la formation AFNOR reçue en L enjeu est de faire vivre la notion de bientraitance dans l établissement. 55
56 Le livret de bientraitance ainsi que différents documents constituent des moyens de promotion de celle-ci mais c est une notion ou plutôt une culture qu il faut renforcer dans les pratiques. Le concept de bientraitance est plutôt perçu actuellement comme «comment ne pas faire de la maltraitance». Impulser une réflexion de façon à ce que les personnels intègrent la bientraitance comme une composante d un savoir professionnel qui imprègne leur fonction est une nécessité. Le Projet Individuel est au cœur de la bientraitance, il signifie la prise en compte de la singularité de chaque résident et de chaque accompagnement. 1.3 LES PAVILLONS FLORALIES ET ALIZES La conception de l accompagnement L accompagnement vise à maintenir les capacités de la personne tout en assurant son bien être. Pour les résidents atteints de la pathologie d Alzheimer, il s agit de les accompagner dans l affaiblissement progressif de leurs capacités cognitives qui n est jamais synonyme de disparition de la mémoire émotionnelle. L histoire de vie et le projet individuel sont fondamentaux pour proposer un accompagnement de qualité basé sur l écoute des attentes. Les différentes phases de la journée sont adaptées aux résidents. Les horaires du lever, du coucher, des repas, la fréquence des toilettes, les animations et les activités sont étudiés en fonction des souhaits du résident. Le travail est conçu dans sa globalité : les soignants sont aussi bien formés à l animation des ateliers qu à l accompagnement des personnes présentant des troubles du comportement. Il y a donc moins de cloisonnement entre l animation et le déroulement des autres moments de la journée comme la toilette, par exemple. La journée est appréhendée comme une succession d animations : toilette, petit déjeuner, tous les actes de la vie quotidienne, sont valorisés comme un atelier. Le même geste fait avec ou sans empathie n a pas la même portée. Laver un bras à une personne à qui on parle n est pas le même geste que si l on ne parle pas. Cela nécessite un ratio de personnel important pour être à l écoute de l autre et le connaître. Les ateliers sont utilisés dans cet objectif et permettent en retour un contact qui contribue à une meilleure connaissance des résidents et donc à un meilleur accompagnement. Au sein des ateliers, on apprend à connaitre la personne pour s adapter et à identifier les «clés d ouverture» qui seront cruciales lorsque la personne présentera des troubles du comportement lors des autres moments de la journée. 56
57 Tout le personnel des 2 unités a été formé à cette approche humaniste en formation continue sur site. Pour commencer, un après midi par mois pendant 9 mois et, la deuxième année, par groupes de formation de 3-4 jours. Ces formations ont cessé en 2006, elles reprennent cette année pour tout le personnel de l EHPAD par groupe de personnes ont été formées. L objectif de 2011 est de former les 22 personnes qui n ont pas bénéficié de cette formation. Les 17 agents intervenant dans l'unité ont reçu une formation concernant l'agitation et l agressivité des patients atteints de la pathologie d'alzheimer. Le projet individualisé 22 résidents, soit 61% des 2 unités, disposent d un projet de vie individuel formalisé. Depuis 2006, le projet individualisé est mis en place avec comme support des fiches papier «FAJI» (fiche d accompagnement journalière individualisée). Cette fiche permet une lecture simplifiée et concrète, elle est disposée sur le chariot des agents chaque matin et permet une double évaluation : ce que la personne peut faire et son état émotionnel (voir annexe). Le système d information de l établissement (PSI) n apparait pas adapté pour l usage du Projet Individualisé dans ces unités : il faut trouver un ordinateur, ouvrir une session et cela prends du temps. On peut penser que l équipement de tablettes tactiles sur les chariots permettra à l avenir de pallier à cette difficulté. La journée est découpée en thématiques, en fonction de la façon dont s est déroulée la matinée. Ces éléments sont discutés en équipe avec une préoccupation centrale : éviter les mises en échec qui génèrent des troubles du comportement. L'accueil Le recrutement des résidents est, pour les trois quarts, réalisé parmi les usagers de l accueil de jour. Il y a assez peu souvent de visite préalable au domicile. Une rencontre avec la famille dans l établissement a lieu lors de l entrée. La personne est accueillie par un gouter avec tous les résidents et le personnel de l unité. La psychologue n est pas forcement présente au moment de l accueil. Chaque agent des unités est référent de dossier. Chacun est responsable de la recherche d informations et de sa mise en ordre sous forme d un dossier. Cependant, on ne considère pas cette personne comme le référent du résident. Les ateliers d animation Les ateliers d art thérapie sont très utiles et l art-thérapeute, formée dans l établissement, a développé des réponses efficaces à certains problèmes. 57
58 La zoothérapie bénéficie prioritairement aux résidents très dépendants de l unité «Vergers». Il serait intéressant de développer cette animation dans les unités accueillant des résidents désorientés. L espace Snoezelen s inscrit précisément dans l esprit des actions développées dans ces unités. Il génère une vue globale de la personne, un nouveau regard du soignant qui recherche l apaisement, le bien être. Cela permet de développer une nouvelle connaissance de l autre. Pour le moment, il est essentiellement consacré aux personnes présentant des troubles du comportement. Il serait opportun de l utiliser également comme un outil de prévention des troubles du comportement. 7 bénévoles interviennent dans les 2 unités. Leur formation nécessite un important travail en amont. La place de la famille La place de la famille est très importante et l entretien des relations avec celle-ci demande du temps car la maladie d Alzheimer a tendance à éloigner les personnes qui en sont atteintes et leur famille. Un travail conséquent d explication et de médiation s impose pour restaurer et entretenir une relation qui a pu se voir modifiée du fait de la maladie. Un temps important est donc consacré lors des réunions mensuelles pour développer l information aux aidants. Cette partie du travail auprès des familles est de plus en plus difficile à intégrer aux emplois du temps déjà très chargés. L association France-Alzheimer organise ces temps d échanges, mais cette mission est difficile à «sous traiter». De manière générale dans l établissement, l enjeu est que les familles s y sentent bien et il faudra veiller à l amélioration du lien triangulaire institution-résident-famille et réfléchir à la manière dont il est possible de favoriser l implication des familles dans la vie de l EHPAD. L EHPAD est un lieu ouvert, c est un lieu de vie. Un espace réservé aux familles pour déjeuner, prendre un gouter ou un café est aménagé mais très rarement utilisé. Les visites des familles sont souvent de courte durée. Il y a un besoin de formation pour faire l effort de retrouver la personne où elle est, pour communiquer avec elle de façon non verbale, réaliser l importance du toucher et éliminer les blocages et tensions accumulés par les résidents, durant l enfance, envers ses parents. 58
59 L'aménagement du lieu de vie Les bâtiments qui datent de 2005 sont tout à fait adaptés. Néanmoins, l absence de parois coulissantes dans la salle à manger et la pièce de vie en font des espaces trop sonores. Le projet du jardin thérapeutique a déjà été élaboré, sa finalisation sous forme de plan est en cours. Il restera à rechercher les subventions permettant son financement. L unité Alizés devrait accueillir des résidents qui se situent dans les premières phases de la maladie d Alzheimer et qui demandent beaucoup de stimulation. En raison des recrutements, la moitié des résidents de cette unité se situent plutôt en phase 3 de la pathologie et devraient résider dans l unité Floralies, où l accompagnement consiste essentiellement en des soins de nursing. Les équipes soignantes des 2 unités ont des compétences différentes, même si elles se remplacent durant les congés. A l avenir, il sera nécessaire de réorganiser les unités et de développer l offre d accompagnement pour les résidents de la phase 3 de la pathologie, éventuellement dans le cadre d une extension sous forme de PASA. 1.4 LES PAVILLONS «OISEAUX» ET «VERGERS» Le projet de vie du précédent projet d établissement n a pas vraiment été pleinement déployé dans les pavillons «Oiseaux» et «Vergers». Les équipes, non formées à la base (humanitude), n étaient pas prêtes et ont donc éprouvé des difficultés à initier les projets, à les formaliser. Les projets individualisés n étaient de ce fait pas mis en œuvre. Depuis un an, l inscription du projet individualisé dans l accompagnement des résidents s est considérablement renforcée et s est mise en application de façon progressive depuis environ six mois. La démarche de systématisation des projets individualisés pour les nouveaux entrants a été accompagnée par la psychologue. Dans un deuxième temps, les projets de vie des résidents qui présentent des difficultés ou qui sont en demande ont été élaborés (environ 30). L objectif est de terminer l ensemble des projets de vie pour la fin de l année Les discussions sur les projets de vie occasionnent régulièrement des débordements horaires, qu il faut ensuite compenser. Une modification dans l organisation doit donc être recherchée. 59
60 Les réunions Depuis quelques temps, la relation hiérarchique est moins prégnante. Désormais, les réunions, en particulier les transmissions permettent un libre échange et cela évite que des informations ne soient pas transmises. Plus les équipes participeront et plus la dynamique du projet de vie perdurera. Ce projet doit être porté par les équipes. Le projet de vie du résident Dans le mois qui suit l entrée du résident, une date est fixée pour réunir une équipe composée de la psychologue, d un cadre de santé, de l ergothérapeute, de l animatrice, de l infirmière référente du secteur et de l agent référent du résident. La présence de l infirmière référente et de la psychologue est prépondérante, l idéal étant que l ensemble de ces professionnels assiste à cette réunion car les échanges occasionnés ne seront pas remplacés par l accès à l information sur PSI. Il faudrait organiser des réunions au minimum une fois par semaine pour travailler sur les projets individualisés. Ce rythme permettrait d intégrer cette réflexion comme une pratique courante et serait propice à faire avancer les mentalités. Lorsque les personnes participent au projet, il n y a pas besoin de recadrage par la suite et leur travail prend également de la valeur. En effet, parler des résidents, cela compte beaucoup pour le personnel. Il y a parallèlement un effort à produire pour donner la parole aux résidents, en particulier pour enrichir le volet «histoire de vie» et pour leur montrer qu ils peuvent exprimer des besoins individuels. Dans un deuxième temps seulement, les informations pourraient être complétées par les familles. Le document «projet de vie» fait partie d un dossier personnalisé situé sur le chariot de soins et que les professionnels doivent consulter quotidiennement. Initialement, chaque résident avait son classeur. Depuis peu de temps, il y a un classeur commun avec des onglets. L équipement prochain de tablettes informatiques devrait encore faciliter la consultation et l utilisation des informations concernant les résidents. L évaluation globale que l on peut faire de l utilisation du projet de vie individuel (PVI) est positive. Le personnel est motivé et commence à faire le lien entre les habitudes de vie, le comportement des résidents et le projet de vie et d accompagnement individuel. Le temps consacré aux PVI est d environ une demi-heure en transmissions, il faudrait sans doute y consacrer plus de temps. On se heurte à un ratio personnel/résident trop faible. 60
61 Evaluation des projets de vie Dans le secteur «Alizés» le projet de vie est remis à jour au quotidien en raison des troubles comportementaux des résidents. Pour les résidents présentant une stabilité comportementale, le projet de vie s inscrit dans la durée. Sauf événement particulier, il n existe pas de raisons majeures justifiant une réévaluation du projet de vie. Néanmoins, il est important de systématiser cette réévaluation car la personne évolue. Il faut donc que le projet s adapte, ce n est pas un document administratif immuable. Au niveau de l évaluation du PVI, il apparait quelquefois des écarts entre les propositions du PVI et leur réalisation. Souvent, il s agit d un problème de temps, ce qui renvoie à la fiche de poste et au temps que chaque agent peut consacrer au résident dont il est référent. Le plan de tâches est souvent bousculé. Concernant le référent du résident, son rôle semble à expliciter afin de savoir s il assure simplement l actualisation des PVI des résidents dont il est référent ou si, plus largement, il doit faire preuve d une vigilance générale accrue en faveur de ceux-ci. L'accueil Une visite préalable est généralement faite au domicile de la personne. Une visite de pré admission est organisée durant laquelle sont proposées une collation et une visite de toute la structure (2 heures). Cette dernière est destinée à la présentation des lieux, du fonctionnement et des équipes. Les familles sont présentes lors des visites de pré accueil et de pré admission. Néanmoins, il apparait que l accueil n est pas encore correctement formalisé. Il faut mettre en place un groupe de travail sur le pré accueil. L'animation En général, les groupes d animation comptent de 12 à 14 résidents. Une animation le matin et l après-midi est proposée dans les deux unités («Oiseaux» et «Vergers») en essayant de décloisonner ces dernières. 30 résidents sur 85 ne vont jamais aux animations, ce qui est plutôt positif. Lorsqu un résident ne souhaite pas s y rendre, l animatrice le sollicite directement plusieurs fois et fait intervenir les équipes qui préviennent réciproquement l animatrice quand il est estimé qu un résident a besoin d être stimulé. La commission animation se réunit une fois par trimestre. Annuellement, on y recueille les avis et les propositions sur les animations à créer ou celles à supprimer. Souvent, les réponses sont que «tout est satisfaisant» et qu il faut reproduire à l identique les animations de l année précédente. Personne ne propose spontanément de nouvelles idées d animations. 61
62 Concernant les nouvelles technologies de l information, il faudrait organiser un atelier de découverte d internet et présenter les moyens d ouverture que ces outils proposent, notamment pour conserver des liens avec les enfants. La valeur «travail» est la plus importante pour les résidents : des animations comme l épluchage de légumes, la cuisine ont beaucoup de succès. Les animations «loto» sont aussi très suivies. Une éducatrice pour la gym douce vient une heure par semaine aux «Oiseaux»et au «Verger». On propose aussi des ateliers de zoothérapie, qui ont des retombées très positives sur le bien être des résidents. L art thérapie n est pas vraiment adaptée aux résidents des Oiseaux et du Verger, elle est davantage destinée à un public désorienté. Il y a un lien entre animation et Projet individuel dans la circulation de l information et la participation aux transmissions. L animation sait impliquer les équipes en leur proposant de participer aux ateliers. L animatrice passe dans les chambres et fait des propositions ; elle respecte le projet individualisé et se recentre sur la demande de la personne. L'aménagement du lieu de vie L'établissement étant le nouveau lieu de vie du résident, il est possible de modifier le mobilier et la décoration de la chambre pour l adapter au désir de chacun (à l exception du lit pour le confort du résident et du personnel). Les lieux de vie collectifs des Vergers sont le hall et les 2 restaurants (qui sont devenus des ateliers). Concernant le bâtiment «Oiseaux», les lieux collectifs sont la salle cheminée, la salle d animation et le petit salon. Le salon est propre avec des chaises cabriolets adaptées mais il manque de chaleur, de convivialité et n incite pas au repos. La couleur verte est peut-être à revoir et il pourrait être aménagé de canapés. La salle «cheminée» aurait également besoin d une amélioration car elle manque de chaleur. Excepté la salle aquarium, il n y a aucun endroit collectif avec vue sur le parking, ce qui est dommage car cela permet de rendre le lieu plus vivant. Recevoir dans l institution Durant la visite d admission et à chaque visite de la famille, une information est donnée sur la possibilité de prendre des repas avec le résident. Le restaurant du personnel est accessible aux familles le week-end à condition qu elles se servent et qu elles utilisent le lave vaisselle. 62
63 De même, les résidents peuvent participer à la vie familiale et sociale, les horaires d ouverture sont élargis et les sorties sont faciles si l EHPAD est averti. Des possibilités d ouverture existent durant la nuit pour le retour des résidents. Reconnaitre une vie affective Il faut prendre conscience que les résidents conservent une vie affective et leur laisser un espace de liberté. Cela apparait encore tabou. Il faut libérer la parole et détendre l atmosphère autour des questions affectives et, si un résident à besoin d en parler, qu il puisse trouver une écoute professionnelle sur ces sujets. Actuellement, on valorise toujours plus les informations liées aux problèmes de santé mais d autres aspects de la vie en institution doivent pouvoir être abordés lors des transmissions. Le projet de coordination du bénévolat Le bénévole amène de l ouverture dans l organisation, c est un point très positif qu il faut conforter. Il y a 20 bénévoles actifs, hors aumônerie, toujours très disponibles. Ils interviennent au barboutique, lors des jeux de société, à l atelier chant et aux ateliers jeux de mots. Il faudrait accueillir de nouveaux bénévoles car certains sont âgés et fatigués. Le recrutement se fait par bouche à oreille. L association Anim Castel pourrait intervenir dans la recherche de nouveaux bénévoles. Une formation de 2 après midi, animée par la psychologue, a été proposée aux bénévoles et le retour a été très positif. Il s agissait d une formation sur la relation et le comportement des résidents. Il faudrait offrir des formations sur le rôle et la place des bénévoles, ses limites dans la relation avec les résidents. On pourrait également réfléchir à la place des bénévoles dans la réalisation des projets individuels. En effet, ils peuvent accompagner les résidents dans des sorties ou des promenades et entretenir régulièrement des discussions avec les résidents qui en exprimeraient l envie. 63
64 2. PROJET DE VIE SOCIAL, MEDICAL ET DE SOINS Pilotes : C. Le Ponner (médecin coordonnateur), S. Delavigne (psychologue), J. Ollivier (animatrice). Accompagnatrice : P. Robert (stagiaire qualité) Participants : C. Chédaille (Cadre de santé), M. Vobmann (Cadre de santé), M. Beaussier (I.D.E.), C. Leray (I.D.E.), S. Barbey (I.D.E.), E. Berson (A.S.), C. Blin (A.S.H.), A. Lagoute (A.S.), C. Triquet (A.S.), S. Naudot (A.S.), M. Chanteux (A.S.), J. Lebossé (A.S.H.). 2.1 INTRODUCTION ET RAPPELS DES OBJECTIFS ET VALEURS FONDATRICES DE LA REFLEXION Le groupe «Projet de vie, social, médical et de soins» s est réuni les 13 avril 2010, 25 mai 2010 et 22 juin Après une analyse préalable du document de la convention tripartite concernant le sujet «Projet social, de vie, médical et de soins», nous avons dégagé 6 thèmes pour amorcer la réflexion et identifier les problématiques sensibles pour les professionnels afin d améliorer l accompagnement des résidents au quotidien : L entrée d un nouveau résident en établissement La toilette, sa finalité, les critères de qualité Le repas : l alimentation, le rythme, le temps du repas Les rythmes de vie : ceux de l institution, ceux des résidents La vie sociale Le respect de la dignité et de l intimité Notre objectif était double. Tout d abord, nous souhaitions recueillir les représentations des professionnels relatives à ces 6 thèmes, puis, dans un second temps, les sensibiliser à des valeurs fondamentales dans l accompagnement des résidents en E.H.P.A.D. : - la liberté inaliénable des résidents en tant que sujets et citoyens, 64
65 - le respect de leurs droits, - la connaissance de sa mission professionnelle et des ses limites professionnelles dans l accompagnement. De ce fait, de sa responsabilité de professionnel auprès des résidents, quelque soit la fonction exercée. Ces valeurs ont été identifiées au regard de pratiques régulièrement observées et constituant des entraves à la liberté des résidents. Les professionnels ayant un souci certain de la sécurité à laquelle ils doivent veiller par rapport aux résidents «en position de vulnérabilité», des repères éthiques leur manquent cependant pour se positionner dans de nombreuses situations. 2.2 LA METHODE DE TRAVAIL Chacune des 3 réunions a réuni une dizaine d agents et a permis d aborder 2 de ces 6 thèmes. Le thème était lancé par la proposition au groupe de travail d une phrase illustrative. Un temps était alors laissé à la réflexion. Chaque participant était alors appelé à s exprimer sur le sujet, avant un débat plus général. Les éléments importants et les mots clés prononcés étaient notés au fur et à mesure au tableau afin de mettre en évidence les points forts et de consolider la réflexion des agents. 2.3 LES REFLEXIONS DU GROUPE ET LES AXES A DEVELOPPER UN ACCUEIL QU IL FAUT MIEUX ORGANISER ET MIEUX VALORISER Concernant l'entrée d'un nouveau résident en établissement, les professionnels ont identifié ce temps comme une étape déterminante pour l'adaptation du résident dans l'institution. Il s'agit donc d'un temps qu'il convient de marquer plus particulièrement (horaires d'accueil, temps d'accueil et de transfert pour les résidents qui changent de pavillon) afin de faire mutuellement connaissance, de concevoir ensemble (famille, résident, professionnels) un projet de vie adapté pour le résident. Ainsi, l'équipe a besoin de recueillir un certain nombre d'informations. Il restera à déterminer lesquelles, quand, auprès de qui et comment les collecter selon la nature de ses informations. 65
66 Par ailleurs, il est clairement apparu que le consentement du résident à son entrée est déterminant pour son intégration. Enfin, une relation de collaboration avec les familles, où les places et les limites de chacun sont nettement identifiées dans ce triangle particulier "famille-résident-institution", est indispensable pour que le résident y trouve à la fois la sécurité affective de sa famille et l'accompagnement professionnel d'une équipe soucieuse de son bien-être. Ce thème devra faire l'objet d'un plus ample travail de réflexion afin de concevoir un projet d'accueil (outils, organisation, valeurs...) FAIRE LA TOILETTE AVEC LE RESIDENT La toilette est aux frontières de l'intime (son corps "propre", son intimité, le rapport que chacun entretient à son corps, à l'hygiène...), et du collectif à travers l'image que chacun montre aux autres (résidents, familles, professionnels). En institution, au cœur de la vie collective, la toilette est ainsi un domaine qui cristallise toutes les attentions, parfois même à l'encontre même de celui qui bénéficie des "bons" soins de l'équipe. Ce thème a permis d'une part d'énoncer les contradictions avec lesquelles les professionnels doivent tenter de trouver une harmonie dans l'intérêt du résident, de soulever leurs difficultés et d'autre part, de mieux poser des repères éthiques afin de personnaliser ce moment si capital au quotidien. Il s'agit ainsi de "faire la toilette" avec le résident, ses difficultés, ses craintes, ses envies (habillement, maquillage,..), sa pudeur, ses représentations de l'hygiène et d'expliquer à la famille, lorsque cela s'avère nécessaire, les limites de notre intervention qui ne saurait s'apparenter à une atteinte à l'intimité des résidents. Le dialogue (en présence du résident, ou à défaut en le plaçant au cœur de la discussion) reste à ce moment le meilleur moyen de faire évoluer une situation conflictuelle. Le projet d'accompagnement personnalisé apparaît comme un outil idéal pour définir l'accompagnement à la toilette des résidents. 66
67 2.3.3 LE REPAS : CONCILIER LE PLAISIR ET LES PREOCCUPATIONS LIEES A LA SANTE Le thème du repas a mis en évidence que l'alimentation est associée dans les représentations collectives à la vie. Considéré comme un moment de "convivialité", de "plaisir", le temps du repas est un partage, un échange, lieu de don symbolique : ce que l'on donne à manger, et ce que l'on accepte de recevoir. Refuser de manger ce qui est donné engendre de l'angoisse, voire de la vexation chez les professionnels; trop manger ou manger au delà de ce qui est prescrit (régimes) est perçu moralement comme un "vice" ou une mise en danger de sa vie. Il s'avère qu au quotidien le repas est régulé par le critère de la santé. Aussi bien par rapport au contenu (type d'aliments, quantité) que par rapport au lieu (on ne peut manger en dehors du restaurant que si l'on est considéré comme malade). Nous nous sommes donc interrogés sur les critères de plaisir et de convivialité pour les résidents au moment du repas. Nous avons également tenté de définir plus précisément, au delà des a priori, les situations de mise en danger réelles pour la santé. Ces échanges ont permis de déterminer que lorsque les professionnels ont un doute relatif à la santé, le médecin traitant est l'interlocuteur qui, en dialoguant avec le résident ou l'équipe, lorsque ce dernier ne peut s'exprimer, délimite le régime approprié à la situation. Par ailleurs, la tenue des professionnels au moment du service, les places de chacun à table, les horaires de prise de repas, les repas pris avec des amis et/ou des membres de la famille, le lieu (chambre ou restaurant) de restauration, sont des éléments qui peuvent évoluer en fonction des envies et des possibilités d'organisation du service. En conclusion, le projet d'accompagnement personnalisé est là aussi un outil idéal pour connaître les envies et besoins de chacun et ainsi essayer de s'y adapter CONCILIER LES RYTHMES DE L ORGANISATION ET CELUI DE CHAQUE RESIDENT (HUMANITUDE ET ORGANISATION) Les rythmes de vie sont essentiellement de deux ordres : le rythme de l'institution (horaires des postes, de repas, de lever, de temps de toilette, de coucher, d'animation, de visite des intervenants extérieurs...) et son organisation, et le rythme de chaque résident défini par ses habitudes antérieures, ses rythmes biologiques, ses envies de changement, ses besoins de stabilité,.... Lors de la discussion, est apparue la peur de ne pas pouvoir s'adapter à l'ensemble des rythmes individuels, la peur de se faire déborder par des demandes envahissantes et la frustration de ne pas pouvoir les satisfaire. 67
68 Afin de prendre en compte les demandes individuelles, le meilleur moyen de définir les possibilités de l'institution reste encore le projet d'accompagnement personnalisé, en recueillant les besoins qui s'expriment et en évaluant l existence des moyens institutionnels pour les satisfaire UNE ETHIQUE DU PROFESSIONNEL Concilier la responsabilité de l institution et l autonomie des résidents Le thème de la vie sociale a été abordé par les participants, essentiellement sous l'angle de l'exercice de l autonomie (capacité à faire des choix) du résident et du respect de cette dernière par l'équipe. Des domaines plus sensibles, où l'entourage et les professionnels ont tendance à ne pas entendre ce droit à l'autonomie sont apparus, notamment, la gestion des médicaments et la gestion financière. Au vu des différents échanges, il apparaît là encore, que l'évaluation régulière des capacités, des risques encourus, des responsabilités de chaque intervenant et la prise en compte du souhait de chaque résident, reste la réponse la plus adaptée. Nous sommes là au cœur de la démarche d'accompagnement personnalisé : mettre le résident en confiance pour écouter l'expression de ses désirs, de ce qui compte pour lui. Parallèlement, évaluer ses capacités, ses possibilités, mais aussi les risques. Enfin, mettre en place un accompagnement en fonction de ses différents éléments. Le respect de l intimité et de la dignité en toute circonstance L'intimité a été considérée comme un "territoire" (géographique et corporel) que chacun délimite singulièrement. Reste à chaque professionnel le devoir de reconnaître l'intimité propre de chaque résident et de la respecter. La dignité a été associée à l'image que l'on donne de soi-même, au regard porté sur la personne, à la mort et notamment à l'accompagnement de fin de vie. La question de la dignité se pose aux intervenants lorsqu'un doute émerge dans la relation à l'autre : cet autre, à travers ce qu'il me montre de lui, peut t-il toujours être considéré comme un être humain, mon équivalent? Le regard que l'on pose sur lui, la relation que l'on entretient avec lui deviennent alors essentiels, car ce sont en ces signes de reconnaissance et de communication que l'autre existe, au moins dans notre discours et dans notre approche, comme un être humain à part entière. Ces deux derniers thèmes trouveront toute leur place et leur pertinence à travers les échanges lors de la construction des projets d'accompagnement personnalisé et, au quotidien, dès qu'une relation ou qu une situation devient problématique pour les professionnels. 68
69 2.4 CONCLUSION Au terme de ces trois réunions, deux grands projets sont nécessaires à mettre en place afin de continuer à s'inscrire dans une démarche qualité. Le projet d'accueil Nous avons constaté que plus un résident décidait lui-même de son entrée en institution, plus son adaptation était aisée. L'accueil devra s'attacher à répondre aux objectifs suivants : Permettre au futur résident d'être le plus participatif possible dans sa démarche d'intégration de ce nouveau lieu de vie. Parallèlement à ce temps important dans la vie du résident, les professionnels de l établissement ont besoin d obtenir un certain nombre d informations, de réaliser certaines actions qui doivent trouver leur place de façon efficace et harmonieuse avec l entrée du résident. Le groupe de travail "projet d'accueil" devra construire le protocole d'accueil avec comme objectif une meilleure connaissance du résident et facilitation de l expression de ses souhaits. Le projet d'accompagnement individualisé A l'heure actuelle, il existe déjà mais il n'est pas formalisé de la même façon aux pavillons "Alizés-Floralies" et aux pavillons "Verger-Oiseaux". Dans les premiers, un temps quotidien est consacré aux échanges concernant l'état actuel de chaque résident (son comportement, ses difficultés, ses capacités, sa participation aux différents temps de la journée, etc) et, si besoin, à l analyse des situations repérées comme problématiques et donc une réadaptation quotidienne de l'accompagnement au vu des éléments échangés entre professionnels. Aux pavillons "Verger" et "Oiseaux", les transmissions quotidiennes ne concernent que les résidents qui présentent des difficultés au niveau de leur santé. Un temps dit de "transmissions ciblées" hebdomadaire (quand l'infirmière référente est de poste I2) permet d'aborder plus longuement les situations problématiques. Enfin, quelques semaines après l'entrée d'un nouveau résident, nous construisons son projet d'accompagnement individualisé. Cependant, le contenu, les outils d'évaluation, la fréquence, le temps pour construire ce projet n'ont pas encore été déterminés de façon formelle et consensuelle. Un groupe de travail aura pour objectif de "protocoliser" l organisation de la construction du projet de vie individualisé et de son suivi pour les résidents des pavillons "Verger-Oiseaux". 69
70 2.5 LISTE DES OBJECTIFS OPERATIONNELS 1) Faire du PVI un outil, un principe, une méthode de base pour les professionnels : travailler sur l organisation et le contenu des réunions, former le personnel et le rendre accessible sur des tablettes PC ; 2) Former la totalité du personnel à la démarche humaniste (reste 22 personnes en 2011) ; 3) Terminer les projets de vie pour l ensemble des résidents des pavillons Oiseaux et Verger pour la fin de l année 2012 ; 4) Réévaluer une vingtaine de projets de vie des pavillons Oiseaux et Verger en 2011 ; 5) Recruter de nouveaux bénévoles ; 6) Offrir de la formation aux bénévoles ; 7) Développer les rencontres avec et entre les familles de résidents (les organiser, rappeler les familles, les faire participer à l'organisation) ; 8) Concernant les soins et l'organisation des soins : actualisation des principaux protocoles, formations à la prise en charge de la douleur et formation aux soins palliatifs ; 9) Réaliser le jardin thérapeutique ; 10) Revoir le confort et la convivialité des lieux de vie collectifs (salle cheminée et salle d animation, salle petit salon) ; 11) Mieux définir le rôle de référent. 70
71 ANNEXE 1 : FICHE D ACCOMPAGNEMENT JOURNALIERE INDIVIDUALISEE FICHE D ACCOMPAGNEMENT JOURNALIERE INDIVIDUALISEE (FAJI) Mr/Mme Heure Lever Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Petit-déjeuner Toilette Atelier 1 Déjeuner Atelier 2 Goûter Atelier 3 Atelier 4 Dîner Veillée et heure coucher Légende de la cotation A = participation active : fait seul(e) B = participation avec aide et stimulation C = ne fait pas ou ne participe pas D = apathie pendant l atelier ou repas E = agitation ou agressivité F = ne peux pas faire (apraxie/agnosie) + = état positif-de bien être à la fin atelier - = état de mal être à la fin atelier) 71
72 ANNEXE 2 : FICHE PSI PROJET D ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL Nom Née le Situation familiale Profession Ancien domicile Médecin prescripteur Autre médecin Kiné Ergo Hôpital Hôpital antérieur Personne de confiance Proches à prévenir (tel, nom, adresse) (tel, nom, adresse) Date Commentaires nom, fonction Accueil -Description Histoire de vie-description Vie sociale-desription Vie sociale -Objectifs Soins -Descriptions Soins-Objectifs Documents à signer par : le médecin traitant et la direction de l'établissement. 72
73 ANNEXE 3 : PHASES DE L ACCUEIL ET REDACTION DU PVI Avant l entrée Visite d accueil du résident par un ou deux professionnels Lors de l entrée - Recueil d un certain nombre d informations sur le résident - Informations enrichies par des données relevées par la psychologue, l ergothérapeute, l animatrice, l agent référent, l IDE référente et la cadre de santé, si nécessaire - Rédaction du projet de vie individuel sur PSI (rubrique PAI-PV) un ou deux mois après l entrée dans l établissement et suite à une discussion préalable entre le résident et la psychologue. - Réunion des professionnels sur le PVI relative aux modalités de mise en œuvre de l accompagnement personnalisé ainsi qu aux désirs exprimés par le résident. - Restitution du PVI au résident qui doit signer le document. Les agents sont informés de l écriture du PVI et doivent en prendre connaissance. 73
74 ANNEXE 4 : PLAN PLURIANNUEL DE FORMATION En cohérence avec le projet de vie, le plan pluriannuel de formation propose des formations de groupe et des formations individuelles entre 2010 et 2013 sur les thèmes suivants : FORMATIONS FORMATIONS DE GROUPE 1 Bien Traitance X X X X X 2 Formation premiers secours X X X 3 Formation Humanitude (1 groupe) X X 4 La validation de Naomi Feil X X X X X 5 Toucher Massages - Snoezelen X X X 6 Prise en charge de la douleur X X X X X 7 Accompagnement de fin de vie X X X 8 La nutrition équilibre alimentaire X X X X X 9 Projet de vie animation X 10 Evaluation pratiques X X X X X 11 Informatique (utilisation logiciel X X X X X FORMATIONS INDIVIDUELLES 1 Pédicurie X 2 Formation qualifiante AS / AMP X X X 3 Formation qualifiante IDE X 4 Formation DU soignant Gérontologie X 5 Gérant de tutelle X 6 VAE x 74
75 3. L ETABLISSEMENT DANS SON ENVIRONNNEMENT Responsable de l atelier : Mr Colleu Accompagnateur : Mr Laurent Tardif (consultant) et Mme Patricia Robert (stagiaire qualité) Participants : Corinne Banctel, Séverine Certenais, Emilie Gaudré, Dalila Matas, Maryse Sourdrille, Grégoire Colleu, Patricia Robert, Laurent Tardif, Sandra Parage, Marylène Portais, Rosemarie Meneust. 3.1 LA METHODE Le groupe s est réuni trois fois les 30 mars 2010, 27 avril 2010 et 03 juin Dans le travail difficile d accompagnement des personnes âgées, l amélioration de la qualité produite et de la qualité perçue par les résidents, qui est la source de satisfaction du personnel, passe par une réflexion sur l organisation et la qualité de vie au travail. Le questionnaire de satisfaction auprès du personnel a en effet mis en exergue le lien fort entre la satisfaction au travail et le sentiment de réaliser un travail de qualité auprès des résidents. La mise en œuvre du projet d établissement, son succès à travers l amélioration de la qualité des prestations offertes aux résidents, reposent sur l implication de tout le personnel à chaque phase de la mise en place des objectifs fixés. La motivation et l engagement de chacun constituent des éléments primordiaux et le rôle du projet ressources humaines est de les maintenir à un haut niveau. Le projet «ressources humaines» est donc l outil de management destiné à gérer les ressources humaines de l établissement dans un rapport gagnant /gagnant qui permettra d atteindre les objectifs fixés. Cette gestion passe par : - L adaptation des effectifs à la charge de travail ; - L adaptation des qualifications aux modes de prises en charge ; - La participation des personnels à la réflexion sur les pratiques et sur les objectifs et leur évaluation ; 75
76 - L adaptation de l organisation du travail ; - L adaptation de l outil de travail ; - Le soutien psychologique du personnel. Dans la première séance de l atelier Ressources Humaines, un premier tour de table a permis à tous de s exprimer après un temps de réflexion. Les idées ont ensuite été discutées, reformulées et classées selon leur similarité. Une synthèse entre ces éléments de réflexion et les informations de l enquête satisfaction menée auprès du personnel et de la convention tripartite a été produite conduisant à une liste d items formulés comme des aspirations ou des pistes d améliorations. Dans les deux réunions qui ont suivi, cette synthèse a été le point de départ de discussions conduites dans le souci de produire des objectifs opérationnels et des actions permettant d atteindre ces objectifs. 3.2 LES AXES D AMELIORATION Sept axes d amélioration et 19 sous-axes se dégagent des travaux de l atelier : 1) L organisation - La lecture facilitée de l organisation (organigramme, fiche de postes, fiche de tâches); - L adéquation entre la fiche de poste et le temps de travail ; - La gestion des temps de travail, des plannings, des congés ; - La responsabilité et la délégation de tâches en cas d absence des IDE (dimanche et nuit) ; - La mobilité entre les services. 2) L accueil des nouveaux personnels - Mieux intégrer et informer le personnel non permanent ; 3) La formation - La planification de la formation ; - La formation inter établissements ; - La formation aux personnels non permanents. 76
77 4) La communication - Communication au sein des services ; - Communication entre les différents services ; - Organiser des temps de convivialité dans l établissement. 5) La qualité - Organiser l analyse des pratiques professionnelles ; - Boîte à idées ; - Améliorer l information sur les procédures et les règlements ; - Participer à l amélioration des protocoles et des procédures. 6) Les conditions de travail - L accès à l ordinateur ; - Les tenues de travail ; - Les repas du midi. 3.3 LES POINTS DE DISCUSSION DE L ATELIER Retrouver l unité dans notre établissement ou comment éviter le cloisonnement? Dans le questionnaire de satisfaction aussi bien que dans l atelier est apparu le sentiment d un certain cloisonnement entre les unités, un déficit de communication entre les services. L architecture de la Maison de Retraite contribue en partie à ce cloisonnement et le projet architectural de la reconstruction du bâtiment «Oiseaux» pourrait peut être y remédier en partie. Une majorité des répondants au questionnaire approuvait l idée de renforcer la mobilité interne bien que paradoxalement très peu étaient prêts à changer d unité. La mobilité suscite souvent parmi les personnels, dans un premier temps au moins, des appréhensions légitimes liées au changement de service. 77
78 L agent concerné doit en effet s impliquer et appliquer de nouvelles méthodes d organisation du travail, se confronter à un nouveau responsable et à une nouvelle équipe, parfois avec d autres rôles et d autres responsabilités et répondre à des besoins ou exigences nouvelles des résidents. Ces changements représentent des freins. Pourtant, les points positifs sont nombreux et priment sur ces réticences: Renouveler les membres de l équipe et apporter l expérience d un nouvel agent ; Remettre en question un certain conservatisme né des habitudes prises ; Elargir la socialisation et renforcer la solidarité des personnels dans le service et entre les services ; Justifier la formation des personnels au moment de leur changement d affectation (source de motivation, de dynamisme, d accroissement de la diversité des compétences et d adaptation des personnels) ; Utiliser au mieux les compétences et centres d intérêts connus ou restant à «découvrir» des agents ; Pour l agent, la mobilité est indiscutablement la source d une expérience nouvelle et d une motivation nouvelle. L atelier a débattu sur la question de la mobilité et propose de l organiser par unité en rendant obligatoire un turn-over de 2 postes tous les 2 ans. Quelle place pour l écoute du personnel, et la recherche de la satisfaction au travail? La qualité des relations humaines, l information et la communication entre les agents et l équipe de direction sont très largement favorisées par la relative «proximité» inhérente à la taille même de la structure. Le questionnaire de satisfaction a montré la facilité d accès au directeur et la satisfaction du personnel sur ce point. La réalisation de l enquête 2010 a été appréciée. La question qui se pose désormais est : comment renouveler la démarche d écoute et avec quelle périodicité? Le groupe a aussi insisté sur la nécessaire organisation de discussions pour gérer les conflits dans le cadre de groupes de paroles qui seront bientôt organisés ou pour échanger sur les pratiques professionnelles. Une compréhension partagée du travail des uns et des autres crée aussi un contexte qui peut limiter les conflits. 78
79 La qualité du travail fourni par les équipes, leur engagement dans les transformations attendues, reposent sur le dialogue et la participation de tous à l analyse des pratiques et à leur évaluation. L établissement doit garantir des temps de réflexion sur ces sujets et ceci de manière régulière. L accueil des nouveaux arrivants Ce point a été longuement discuté et le groupe a proposé 7 actions pour améliorer l accueil des nouveaux arrivants : l accompagnement durant toute une journée est utile et doit être organisé pour faciliter l échange d informations et donner confiance au nouvel arrivant. Un effort doit être fait aussi sur le livret d accueil et sur les éléments permettant un bon repérage des stagiaires par le reste du personnel et des résidents. Il serait aussi judicieux de réaliser un bilan de l intégration des nouveaux arrivants pour s assurer de la bonne qualité et de faciliter l expression des nouveaux. La formation Une grande attention sera portée à l élaboration du plan pluriannuel de formation qui doit permettre : - La promotion professionnelle du personnel ; - L accès des agents non qualifiés à des formations diplomantes en fonction des besoins évalués pour les années à venir ; - L adaptation du personnel aux missions nouvelles qui lui sont confiées ; - Le partage d une véritable culture gérontologique à toute l équipe. L adaptation de l organisation du travail L adaptation de l accompagnement aux nouvelles exigences, notamment en matière de rythme de vie en institution implique une réorganisation du travail au cours de la journée. Cette réorganisation est d autant plus importante que la dépendance plus forte implique un besoin d accompagnement supplémentaire. Pour l établissement, la question de la pause du midi et de la prise de repas dans l établissement à des conséquences sur la durée perçue du travail puisque cela implique un rallongement de la journée d une demi-heure. Ce temps supplémentaire pourrait être utilisé pour les transmissions. 79
80 L amélioration des conditions de vie et de travail, l adaptation de l outil de travail L accès à l informatique doit être facilité. Le choix de mettre des portables sur les chariots est à étudier pour éviter les déplacements et le risque d une moins bonne qualité de l usage du système d information. La réflexion sur les tenues doit être finalisée (vêtements et chaussures pour le personnel permanent et temporaire). Les questions de responsabilités autour de la délégation de tâches génèrent un stress auprès du personnel. Ce stress est en partie lié au sentiment de ne pas disposer de l information sur ce sujet. Il pourrait donc être réalisé des formations courtes de type informatives et une mise à jour d un espace documentaire sur ce sujet accessible au personnel. 80
81 3.4 LISTE DES OBJECTIFS Thème A : L organisation OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS AFFICHAGE DE L ORGANIGRAMME Généraliser l'affichage de l'organigramme avec les photos et le prénom dans l'ensemble des services Rajouter l'organigramme équipe de nuit dans chaque service AMELIORATION DE L INFORMATION Information auprès des familles pour une meilleure identification Information auprès des familles, communication ADAPTATION DES FICHES DE POSTES Organiser et planifier la prise du temps de réflexion par demi journée, 0,5 j par semestre Avoir vraiment le temps de discuter des fiches de poste AMELIORATION DES TRANSMISSIONS Identifier par service une plage de transmission entre nuit et matin et soir matin, l'inscrire dans la fiche de poste Faire un groupe de travail pour avancer sur le contenu et l'organisation des transmissions Mettre en place une évaluation de l'utilisation de PSI dans le cadre des transmissions Obligation d'un temps réel de transmission Amélioration de l organisation des transmissions Utilisation plus pertinentes de PSI RESPONSABILITE SUR LA DELEGATIONDE TÂCHE Tracer la chaine de responsabilité (soins infirmiers et médicaments) Officialiser les "délégations" Organiser des sessions de formations sur ce sujet Réduire le flou et les inquiétudes sur le sujet Avoir accès à une information claire et à jour sur ce sujet Veille sur le sujet MOBILITE ENTRE LES SERVICES DECLOISONNEMENT Changement d'équipe entre 2 et 5 ans, fiches de postes par service et expression claire des choix. Décloisonnement, enrichissement, éviter la routine et l'épuisement 81
82 Thème B : Accueil des nouveaux personnels OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS ACCUEIL DES NOUVEAUX ARRIVANTS Doubler la première journée de travail du nouvel arrivant Pour le stagiaire : repérage des collègues des bâtiments, de l'organisation. Pour la MR : s'assurer que la personne est bien apte à réaliser ses missions Faire une fiche d'accueil du premier jour /pour le référent Décrire le contenu de ce que l'on attend du référent Faire un livret d'accueil du service Plan avec numéro des chambres, nb de résidents, personnels, organigramme du service Rendre disponible les fiches de poste pour les nouveaux arrivants Identifier sur un badge le nom, la fonction et le service du nouvel arrivant Meilleure identification du nouvel arrivant Formaliser un bilan à mi-stage. Créer un indicateur de suivi du remplissage. Afficher sur un tableau, par service, les nouveaux arrivants Meilleure information sur les nouveaux arrivants 82
83 Thème C : La formation OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS PLANIFICATION DE LA FORMATION Etaler dans l'année la formation Avoir un planning à l'année de la formation donné en fin d année (novembre n-1) Meilleure anticipation et organisation des formations Pouvoir faire au moins une formation interétablissement commune dans l'année Echange de pratiques professionnelles, rencontres inter-établissements Thème D : La communication OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS COMMUNICATION INTRA SERVICES Définir mieux le besoin d une fonction de communication intra service et permettre le cas échéant une identification de la personne chargée de cette fonction Organisation de groupe de parole Favoriser le dialogue et la communication. Eviter l usure professionnelle Formation à la gestion des petits conflits dans le travail Diminuer les conflits au travail, favoriser la communication COMMUNICATION INTER SERVICES Utiliser mieux les temps de convivialité pour mélanger les "équipes" 83
84 Thème E : Promouvoir la démarche qualité OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS MIEUX S INFORMER SUR LES PROCEDURES ET LES REGLEMENTS Augmenter le nombre de points d'accès aux classeurs qualité Meilleure accessibilité aux classeurs qualité UTILISATION D UNE BOÎTE A IDEES Une boite à idée par service, commune aux personnels, famille, résidents Favoriser l expression de l ensemble des acteurs de l établissement Organiser le retour des infos de la boite à idée (en particulier vers les familles) GROUPE D ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Trouver un thème précis permettant de l'expérimenter. Groupe pluridisciplinaires. (ex l'usure professionnelle, l'accompagnement des familles face à la fin de vie) Transversalité, décloisonnement, actualisation des protocoles. 84
85 Thème F : Les conditions de travail OBJECTIFS RESULTATS ATTENDUS AMELIORER L ACCES A L ORDINATEUR Fournir un identifiant aux stagiaires Accès des stagiaires a PSI Pour le jeudi matin, prévoir un mode dégradé pour contacter les collègues (les numéros de téléphone) Prévoir un mode d'accès rapide et ergonomique à l'annuaire des professionnels (problème de la recherche des numéros personnels) Nombre d ordinateurs insuffisant aux Vergers (en mettre 2 dans la salle de soins) Permettre un meilleur accès à PSI Mettre en place une étude pour s'équiper en micro portables (sur les chariots de soins) Sur le livret d'accueil des stagiaires, écrire les bases permettant l'utilisation de PSI Faciliter l utilisation de PSI pour les stagiaires LES TENUES DE TRAVAIL Proposition d'un choix à la majorité sur la bases d'alternatives préparées (plus ou moins hospitalières/civiles) Recherche d'un prestataire pour achat groupé de chaussures Permettre l achat groupé de chaussures adéquates et à un prix moindre Prévoir une identification par badge qui soit lisible 85
86 LE REPAS DU MIDI Faire une expérience pour tout le monde à discuter avec les cuisiniers sur une durée limitée (3 mois) et en faire l'évaluation Déterminer si le temps de repas du midi est accepté et peut être pérennisé Arrivée un quart avant le matin et participer aux transmissions en même temps que l'infirmière et un quart d'heure le soir Proposer 2 horaires différents 11h30/12H et 12H45-13H15 Système de commande la veille avec préparation de 2 chariots Proposer un choix viande poisson pour les repas 86
87 4. L OUVERTURE DE L ETABLISSEMENT SUR SON ENVIRONNEMENT 4.1 L AUDIT TERRITORIAL Resituer l établissement dans la réponse aux besoins de la population âgée, implique de connaître la population concernée dans ses dimensions territoriales et démographiques et de comprendre comment, aujourd hui, cette population trouve des réponses en termes de services et de résidence. Il convient d identifier les services et les équipements auxquels elle recourt ainsi que ceux dont elle manque. Cette analyse a été réalisée à partir de la situation existante en exploitant les statistiques de l INSEE et en interrogeant les autres acteurs participant à l accompagnement ou aux soins des personnes âgées du territoire ainsi qu aux élus. Dans le cadre de son nouveau projet d établissement, l établissement de Châteaugiron a eu en effet dès le début de sa démarche la volonté d auditer les acteurs du territoire : établissements médico-sociaux et sanitaires, médecins libéraux, soins à domicile, aide à domicile, élus des communes du bassin de vie sur leur perception de l évolution des besoins des personnes âgées et sur leurs projets. Cette démarche a été favorablement accueillie et révélatrice de l intérêt de tous pour une réflexion partagée. Les futures évolutions importantes du secteur (démographiques, institutionnelles, économiques et financières) conduisent les différents acteurs à se projeter entre le moyen et le long terme, entre 10 et 25 ans, et à mener une réflexion prospective : quels seront les futurs besoins en termes quantitatifs et qualitatifs et comment se préparer pour y répondre au mieux? Tous ont souligné les éléments d incertitude et la nécessité d une approche plus concertée au niveau local sur les choix à réaliser pour l avenir. Les éléments de constat partagés sur l avenir et débattus par le conseil d administration - La population très âgée va fortement augmenter. - Les personnes âgées veulent rester le plus longtemps possible dans un domicile où elles exercent leur autonomie. 87
88 - Une offre importante et diversifiée de logements avec ou sans parties communes avec une palette plus ou moins grande de services à la carte va se développer. - Les besoins en services pour la population âgée vont fortement augmenter. - Il y aura une forte tension sur le marché du travail et des difficultés de recrutement et de fidélisation pour le personnel travaillant à domicile. - Le progrès technique permettra de répondre au moins en partie au besoin de sécurité (surveillance des biens des personnes, de leur santé) et de rompre avec l isolement (communication, internet ). - La population très fortement dépendante et /ou très désorientée va fortement augmenter. - A terme, les EHPAD accueilleront les plus désorientés et les plus dépendants pour lesquels il y aura une charge en soins croissante. Les financements pourraient accompagner ou orienter ce mouvement en se concentrant sur les populations les plus lourdes et pour lesquelles le maintien à domicile n est plus possible. - L état des finances publiques ne devrait plus permettre la création suffisante de places d hébergement ce qui conduira à d autres logiques pour répondre aux besoins. - Vraisemblablement, un objectif sera de retarder l entrée en établissement par une politique de prévention et de maintien à domicile visant à retarder la grande dépendance ou la grande désorientation. Pour répondre à ces enjeux et aux orientations probables du secteur des personnes âgées, le groupe a listé un certain nombre d actions : - Sortir du «tout domicile» ou du «tout établissement». - Mieux connaitre les projets des uns et des autres sur le territoire (établissements, mairies, services de santé libéraux et hospitaliers, etc). - Travailler en amont avec les acteurs du maintien à domicile pour positionner une offre d hébergement temporaire au niveau quantitatif et en organiser la promotion. - Réfléchir avec les acteurs du maintien à domicile au développement de projet type balluchonnage. - Développer des échanges d animations entre domicile et établissements. 88
89 - Développer l aide aux aidants qui s épuisent et dont le nombre devrait augmenter moins vite que celui des «aidés». - Se concerter entre les différents acteurs, pour une offre de formations partagées (entre établissements, entre établissements et maintien à domicile). - Etudier la possibilité de partager des stagiaires ou du personnel de remplacement. - Réfléchir à la création de services sous forme d emplois partagés de façon pérenne ou pour les initier dans un premier temps (ronde de nuit, télésurveillance de proximité, etc). - Promouvoir sur le territoire l usage de la domotique et des NTIC en faveur des personnes âgées. - Se doter d une ingénierie locale de projet pour répondre aux appels d offre dans le secteur personnes âgées. - Promouvoir sur le territoire le bien vivre pour les personnes âgées (diététique, forme physique, santé psychique et mémoire, vie sociale). - Développer une offre d activités permettant de retarder la dégradation cognitive. - Développer une organisation permettant de diagnostiquer les premiers symptômes d une dégradation (par exemple : former le personnel intervenant à domicile à détecter certains troubles). 4.2 LES PROPOSITIONS DE L ETABLISSEMENT Les réflexions sur l orientation de l établissement dans les années à venir conduisent à la nécessité de l inscrire dans une approche globale, continue, coordonnée des besoins des personnes âgées. Ces différentes notions sont en grande partie liée à la façon dont l établissement pratique l ouverture «à» et «dans» son environnement. L ouverture de l établissement sur son environnement est devenue indispensable pour permettre aux personnes accueillies de maintenir ou de restaurer leurs liens familiaux et sociaux, et d exercer leur citoyenneté. Pratiquer l ouverture, c est questionner l organisation interne et offrir une transparence qui participe à la prévention des risques de maltraitance. C est aussi faciliter l accès des personnes aux ressources du territoire et contribuer au décloisonnement du secteur social et médico-social. 89
90 L ouverture sur l environnement est une dynamique collective impliquant les professionnels de l établissement, les personnes accueillies, leurs proches, les acteurs du territoire (établissements, maintien à domicile, libéraux) et les élus. L insertion et le décloisonnement se retrouvent dans «l ouverture» et sont réalisés dans l intérêt de tous : o Des résidents : l ouverture sur l extérieur et les échanges permettent de continuer une vie sociale. o Des personnes âgées : par une meilleure fluidité de la prise en charge, une meilleure coordination et un accès facilité à l information (moins de crainte pour le futur). o De la population : en contribuant à changer l image, l opinion et les craintes autour du vieillissement et à mieux intégrer les personnes âgées dans la cité. o Des établissements et autres acteurs du domicile : en désamorçant les freins, la crainte de la concurrence, en s interrogeant sur comment travailler ensemble en complémentarité. o Du personnel : échanges d expériences, enrichissement du métier, possibilité de mobilité, et donc attractivité et fidélisation S INSCRIRE DANS UN PROJET LOCAL A partir des travaux réalisés, des entretiens et des remarques du conseil d administration, le groupe de pilotage du projet d établissement a conclu que toutes les réponses ne pouvaient être construites par l établissement. Puisqu elles impliquaient d autres acteurs, elles devaient s inscrire dans une construction partagée par l ensemble des parties prenantes à la réponse aux besoins et services nécessaires à la population âgée : établissements, acteurs du domicile, libéraux, élus, CLIC et personnes âgées elles-mêmes. Il est important que les intéressés participent au débat : retraités, bénévoles, aidants de façon directe par leur présence dans les groupes de travail mais aussi que l on prenne le temps d écouter leurs besoins. Il est apparu au groupe de pilotage que la Communauté de Communes était légitime pour réunir les différents acteurs de son territoire et faciliter les réflexions et les actions sur ce thème. Une demande en ce sens a donc été faite par le directeur de l établissement auprès de celleci. 90
91 L établissement contribuera à la réflexion et présentera les éléments suivants qu il a travaillé dans son projet d établissement et, en particulier, ceux concernant le thème de l ouverture de l établissement LES AXES DE DEVELOPPEMENT DE L OUVERTURE DE L ETABLISSEMENT POUR LES PROCHAINES ANNEES Parallèlement à sa participation à la réflexion territoriale sur ce qui pourrait devenir le volet «personnes-âgées» d un projet local de santé, l établissement peut par son initiative propre développer son ouverture «à» et «sur» son environnement. Les différentes actions sont présentées dans les 3 axes suivants : AXE 1 L établissement n est pas un lieu de réclusion - Faciliter les liens des personnes avec leurs proches. - S ouvrir d avantage sur la vie locale en facilitant la participation à des activités locales et en accueillant les personnes âgées de la commune (club 3 ème âge pour des repas, des activités, des animations, etc). - Valoriser le lieu (exposition, location de salle, etc) afin de permettre de faire évoluer l image de la Maison de Retraite. - Définir une politique de communication de l établissement. - Développer les liens avec les associations sportives, culturelles, etc. - Développer des liens intergénérationnels. - S interroger sur les relations avec les familles, les bénévoles. - Faciliter au mieux les sorties des résidents. - Développer l usage des nouvelles technologies chez les résidents. - Recruter de nouveaux bénévoles. AXE 2 Développer des services en complémentarité avec le domicile - Identifier les besoins sur le territoire en fonction de l évolution démographique des personnes âgées (accueil de jour, de nuit, hébergement temporaire, balluchonnage, accueil personnes atteintes de la maladie d Alzheimer ou apparentées, personnes handicapées vieillissantes, etc). 91
92 - Identifier des services à développer en partenariat avec les structures à domicile. - Faciliter le passage du domicile en Maison de Retraite pour les personnes âgées en amorçant la préparation de cette transition dès le domicile (prévoir une journée ou une demi-journée au sein de l établissement avant son admission effective ou un accueil temporaire préalable). - Développer l aide aux aidants. AXE 3 Développer les relations avec les établissements médico-sociaux et sanitaires - Partager la connaissance des projets, identifier les complémentarités. - Développer le partenariat : partage de formation (aide à la toilette, accompagnement des personnes atteinte de la maladie d Alzheimer), mutualisation de ressources humaines. - Développer des liens avec la résidence le Prévost et le CHGR (formations à la psychiatrie de la personne âgée). - Développer les liens avec la filière personne âgée et les établissements sanitaires du territoire : le CRG (Chantepie), l Hôpital local de Janzé, l hôpital Saint-Thomas de Villeneuve de Bain de Bretagne. 92
93 5. LE PROJET ARCHITECTURAL Groupe animé par : Emmanuel MARCHAND A2MO Participants : Messieurs CHEVALIER JOURDAN Animateurs Groupe Architectural Monsieur BARBÉ Monsieur COLLEU Mademoiselle MALLET (élèves directeurs) Mesdames CHEDAILLE GROSSET - (Cadre et IDE) Mesdames GRAGEZ STRACQUADANIO VEILLARD SCHOUTHEER (Alizés) Mademoiselle HERBEL (Floralies) Mesdames LETERME CORAIRY GALLAIS (Oiseaux) Mademoiselle DELEBECQUE (Ergothérapeute) Mademoiselle CAVRET 93
94 1994 : Construction du Pavillon «Le Verger» 5.1 RAPPEL DU CONTEXTE 2006 : Construction du pavillon «Alizés», restructuration du pavillon «Floralies» et de la cuisine centrale. Le bâtiment «Oiseaux» date de 1982 et propose des conditions d accueil non adaptées à une population de plus en plus dépendante. Concrètement, ce bâtiment ne répond pas aux différentes législations applicables notamment : - Le Cahier des Charges de la Réforme de la Tarification (un certain nombre de chambres ont une surface inférieure à 16m², les cabinets de toilettes des chambres ne disposent pas de douches ). - La Règlementation en faveur des Personnes à Mobilité Réduite (rampe de liaison vers les Floralies supérieure à 5%, absence de cercle de giration dans les salles de bain des chambres, etc). Pour pallier à ces dysfonctionnements, l objectif fixé est de réaliser une étude de faisabilité afin de déterminer dans quelle mesure une restructuration du bâtiment est possible dans la perspective d une réorganisation fonctionnelle du service. 5.2 ANALYSE DE L EXISTANT Organisation du bâtiment Le bâtiment «Oiseaux» dispose de 42 lits et est composé de trois niveaux : Le RDC : L accueil / administration, la salle des fêtes de l établissement, un ensemble de 7 lits. - Le 1 er étage : La cuisine, 2 ensembles de 7 lits, la Salle à manger du personnel, la salle d activité et la salle de restaurant du service «Oiseaux», des liaisons fonctionnelles reliant le bâtiment Oiseaux (et notamment l accueil/administration) au reste de l établissement. - Le 2 ème étage, qui comprend 3 ensembles de 7 lits, le salon de coiffure et le bureau du médecin coordonnateur. 94
95 Deux ascenseurs desservent les trois niveaux. L un se situe dans la cuisine et est dédié uniquement à la logistique, il dessert les 1 er et 2 ème étage. L autre est situé à proximité de l accueil et dessert les trois niveaux. Seul ce second ascenseur est utilisable par les résidents et les visiteurs mais il ne répond pas à l importance des flux. L accès au reste de l établissement depuis l accueil passe nécessairement à travers l unité située au 1 er étage. Les galeries fonctionnelles raccordant les deux parties du bâtiment «Oiseaux» (zone A et zone B) aux 1 er et 2 ème étage, sont non conformes à la législation PMR, leur pente étant supérieure à 5%. Fonctionnalité Sur le plan fonctionnel, le service «Oiseaux» est donc divisé en 6 ensembles de 7 lits sur 3 niveaux. Le GMP est de 450, GIR 3-4 et 5 principalement. Il apparait actuellement impossible d héberger des populations plus dépendantes dans ce bâtiment (le GMP de l établissement est d environ 707). Le bâtiment «Oiseaux» ne répond donc pas à la tendance d un accroissement de la dépendance au sein des EHPAD. Une équipe fonctionne à l échelle des 42 lits du bâtiment «Oiseaux», soit 8,38 ETP. L animation est réalisée au sein de chaque service. La salle des fêtes située au RDC du bâtiment «Oiseaux» est peu utilisée à l échelle de l établissement. Le salon de coiffure situé au 1 er étage est utilisé. Il existe une salle à manger des familles au sein de chaque service. Sécurité incendie Actuellement, il y a un avis favorable de la Commission de sécurité. L établissement est classé en type J depuis mars Ce nouveau classement est opportun dans la perspective d une restructuration du bâtiment «Oiseaux». Cuisine centrale et prise des repas La salle de restauration du 1 er étage est située sur le même niveau que la cuisine centrale de l établissement. Elle est utilisée par l ensemble des résidents du bâtiment Oiseaux (42 lits). Elle est desservie en liaison chaude (bacs gastro maintenus en température au sein des unités dans des bain-marie). La cuisine fonctionne 7 jours sur 7. C est le personnel des services qui assure la charge du transfert des chariots. Actuellement, les réserves sont situées à une distance trop importante de la cuisine centrale (sous-sol du bâtiment «Verger»). 95
96 Lingerie Seul le linge des résidents est traité au sein de l établissement. Le linge plat et les tenues du personnel sont externalisés (ramassage une fois par semaine). La buanderie de l établissement fonctionne 5 jours sur 7. Traitement des déchets Il n y a actuellement pas de tri sélectif au sein des services. Pôle soins Le pôle soins est situé au sein du bâtiment «Verger». Cependant, le bureau du médecin coordonnateur est situé dans le bâtiment «Oiseaux», au 2 ème étage. Les semainiers sont préparés au sein du pôle soins. Vestiaires Des vestiaires sont à disposition dans chaque service. 5.3 ORGANISATION FONCTIONNELLE THEORIQUE Afin de réorganiser l ensemble des 42 lits, le principe d une division en trois unités de 14 lits chacune a été posé. Chaque unité devra permettre une flexibilité optimale en terme de configuration architecturale et d accompagnement des résidents. Deux objectifs principaux ont été fixés : - Le respect de la règlementation en faveur des Personnes à Mobilité Réduite, (l idée est de permettre un accueil de personnes très dépendante et non uniquement des GIR 3-4 ou 5 comme actuellement. - Le respect du cahier des charges relatif aux Unité d Hébergement Renforcé, transmis par la CNSA. L idée est d avoir une structure adaptée à la prise en charge des personnes désorientées. On constate actuellement un maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Cette tendance est d ailleurs confortée par les politiques menées : accueil de jour, hébergement temporaire, SSIAD, HAD, etc). Ainsi, les résidents entrent en EHPAD de plus en plus dépendants physiquement et / ou psychiquement. 96
97 5.4 PROGRAMMATION THEORIQUE DES BESOINS SU Prog. Chambres individuelles 22, ,0 SDB des chambres avec porte coulissantes SU Totale Salle de bains thérapeutique 20,0 1 20,0 Salle à manger d'unité 55,0 1 55,0 Avec kiosque au centre Office 14,0 1 14,0 Bains thérapeutiques, activités diverses (esthétique, pédicure ) Rangement, évier, lave vaiselle en hauteur, espace chariot chauffant. Sanitaire résidents 4,0 1 4,0 A proximité de la salle à manger Salon d'unité 20,0 1 20,0 Salle d'activités 20,0 1 20,0 Logistique relais Unité n 1 de 14 lits Salle d'équipe 15,0 1 15,0 5-6 personnes Local Linge sale - déchets 7,0 1 7,0 Local usage unique 9,0 1 9,0 Possibilité d'ouverture sur la SAM avec cloison amovible. Polyvalence des activités (accueil familles, prise en charge individuel, activités diverses ). Chariot de linge 4 sacs Chariots déchet (Prise en compte future du tri sélecti). Linge non stocker directement dispatché. Distribution hebdomadaire des UU Local de rangement 12,0 1 12,0 Verticalisateur, fauteuils TOTAL SU Rdmt SDO/SU TOTAL SDO Qté 484,0 1,45 701,8 Commentaires SU SU Unité n 2 de 14 lits Qté Commentaires Prog. Totale Chambres individuelles 22, ,0 SDB des chambres avec porte coulissantes Salle de bains thérapeutique 20,0 1 20,0 Salle à manger d'unité 55,0 1 55,0 Avec kiosque au centre Office 14,0 1 14,0 Bains thérapeutiques, activités diverses (esthétique, pédicure ) Rangement, évier, lave vaiselle en hauteur, espace chariot chauffant. Sanitaire résidents 4,0 1 4,0 A proximité de la salle à manger Salon d'unité 20,0 1 20,0 Salle d'activités 20,0 1 20,0 Logistique relais Salle d'équipe 15,0 1 15,0 5-6 personnes Local Linge sale - déchets 7,0 1 7,0 Local usage unique 9,0 1 9,0 Possibilité d'ouverture sur la SAM avec cloison amovible. Polyvalence des activités (accueil familles, prise en charge individuel, activités diverses ). Chariot de linge 4 sacs Chariots déchet (Prise en compte future du tri sélecti). Linge non stocker directement dispatché. Distribution hebdomadaire des UU Local de rangement 12,0 1 12,0 Verticalisateur, fauteuils TOTAL SU Rdmt SDO/SU TOTAL SDO 484,0 1,45 701,8 97
98 SU SU Unité n 3 de 14 lits Qté Commentaires Prog. Totale Chambres individuelles 22, ,0 SDB des chambres avec porte coulissantes Salle de bains thérapeutique 20,0 1 20,0 Salle à manger d'unité 55,0 1 55,0 Avec kiosque au centre Office 14,0 1 14,0 Bains thérapeutiques, activités diverses (esthétique, pédicure ) Rangement, évier, lave vaiselle en hauteur, espace chariot chauffant. Frigo Sanitaire résidents 4,0 1 4,0 A proximité de la salle à manger Salon d'unité 20,0 1 20,0 Salle d'activités 20,0 1 20,0 Logistique relais Possibilité d'ouverture sur la SAM avec cloison amovible. Polyvalence des activités (accueil familles, prise en charge individuel, activités diverses ). Salle d'équipe 15,0 1 15,0 5-6 personnes + armoire à pharmacie Local Linge sale - déchets 7,0 1 7,0 Local usage unique 9,0 1 9,0 Chariot de linge 4 sacs Chariots déchet (Prise en compte future du tri sélecti). Linge non stocker directement dispatché. Distribution hebdomadaire des UU Local de rangement 12,0 1 12,0 Verticalisateur, fauteuils TOTAL SU Rdmt SDO/SU TOTAL SDO 484,0 1,45 701,8 SU SU Espaces communs aux unités Qté Commentaires Prog. Totale Local ménage + vidoir 20,0 1 20,0 Sanitaire résidents 4,0 1 4,0 Adapté PMR Sanitaire visiteur 4,0 1 4,0 Adapté PMR L'autolaveuse, monobrosses, ravitaillement hebdomadaire en produits d'entretien, 2 chariots ménages. Vestiaires 30,0 1 30,0 Séparation Homme Femme Salle à manger des familles 15,0 1 15,0 Evier, point d'eau, espace micro-onde, frigo TOTAL SU Rdmt SDO/SU TOTAL SDO 73,0 1,45 105,9 Espaces communs à l'établissement SU Prog. SU Totale Hall 20,0 1 20,0 Bureau accueil 15,0 1 15,0 1 poste de travail Bureau secrétariat 1 15,0 1 15,0 1 poste de travail Bureau secrétariat 2 15,0 1 15,0 1 poste de travail Bureau secrétariat 3 15,0 1 15,0 1 poste de travail Bureau Direction 31,0 1 31,0 Dont espace de réunion Bureau Médecin coordonnateur 15,0 1 15,0 Utilisable par ergo, psy Local repro / serveur 8,0 1 8,0 Archives vivantes + serveur + photocop Salle de réunion 30,0 1 30,0 Pour 20 pers. Sanitaire visiteur 4,0 1 4,0 Sanitaire résident 4,0 1 4,0 Salle à manger du personnel 42,0 1 42,0 Salle des fêtes ,0 Expo Wifi Salon de coiffure ,0 TOTAL SU Rdmt SDO/SU TOTAL SDO Qté ZONE ADMINISTRATIVE ANIMATION 364 m² 1, m² Commentaires Liaisons interfinctionnelles (2%) 55 m² SU TOTALE Rdmt SDO/SU SDO TOTALE 1889 m² 1, m² 98
99 5.5 CONTRAINTES DE REALISATION L étude de faisabilité devra, dans la mesure du possible, être réalisée sur la base d un maintien de la capacité de lits de l établissement durant toute la durée des travaux. Pour ce faire, le bâtiment «Floralies» dispose au 1 er étage de 8 chambres (dont 2 doubles) pouvant être utilisées pour une «opération tiroir». Présentations des scenarii (à développer) Le scénario A se fixe comme objectif le respect de la programmation théorique des besoins pour deux unités d hébergement et la création de la troisième unité en restructuration ainsi que l extension de la salle à manger au 2 ème étage du bâtiment Verger et la création d une terrasse au 1 er étage du bâtiment Verger (coût du projet : ). Le scénario B est une variante du scénario A. Il prévoit la construction en neuf des trois unités d hébergement, la construction en extension du 1 er étage de la zone B d un nouveau hall d accueil et de l administration, le repositionnement du pôle soins au 2 ème étage du bâtiment Verger et la création d une terrasse au 1 er étage du bâtiment Verger (coût du projet : ). Discussion des scenarii Madame MERLAND LE TALLEC reconnaît la nécessité de restructurer le bâtiment Oiseaux qui ne répond plus aux normes. A ce jour, c est un bâtiment de 1982 qui, dans quelques années, ressemblera aux anciens hospices. Suite au rapport adopté lors de la dernière assemblée de juin 2010, le CG ne fonctionne plus à guichet ouvert mais avec des enveloppes fermées et limitées. D autre part, des projets conséquents sont déposés, notamment de la part des établissements sanitaires qui restructurent leur secteur personnes âgées. Pour certains, il s agit d une reconstruction totale. A ce jour, les établissements subventionnés pour une aide à l investissement doivent répondre à trois critères : Projet mise aux normes sécurité incendie, Accessibilité, humanisation (ce serait le cas de Châteaugiron), Extension, création des établissements qui ont un arrêté d autorisation. 99
100 De 2010 à 2014, 10 établissements figurent sur la liste des établissements qui obtiendront des subventions. Les crédits de paiement sont connus et il s agit de projets bouclés qui sont prêts à être réalisés. L EHPAD de Châteaugiron ne figure pas dans la liste des 10 établissements. Néanmoins, si un projet ne se fait pas, l établissement pourrait intégrer cette liste. A ce jour, certains établissements sont toujours en cours de réflexion. Concernant les subventions, les taux sont revus à la baisse : 20 % sur une base de à la place 30 % sur une base de pour une place Alzheimer Madame MERLAND LE TALLEC ajoute que d ici 2014, le CG ne subventionnera aucun nouveau projet et qu ensuite, les CG seront réformés. Le projet peut aussi se faire sans subvention mais dans la limite du tarif plafond qui est pour 2010 de 57 et 59 pour les unités Alzheimer. En 2011, ce sera sans doute 58 et 60 soit une moyenne d un euro par an. Lors d une réunion, Monsieur MARCHAND a présenté 5 scénarios dont deux en plus de ceux présentés au Conseil d Administration et au groupe de travail. En effet, au vu de la contrainte, souhaitée par le Conseil d Administration, de ne pas héberger deux résidents dans la même chambre pendant la période des travaux, il sera nécessaire de construire en neuf dans un premier temps (voir scénario 4). Le scénario 5 propose une restructuration à minima du bâtiment Oiseaux sans dédoublement des chambres. Le corolaire de ce principe est une opération divisée en beaucoup de phases, des déménagements nombreux pour les résidents du bâtiment Oiseaux et des nuisances importantes liées au chantier. Ce scénario à minima ( ) ne comprend que la mise en conformité des chambres à la règlementation PMR (création de salles de bains adaptées côté balcon) et a l avantage d aucune perte de lits et d aucune mise en chambre double pendant la durée de l opération. Les points négatifs de ce scénario sont : - La nuisance importante due aux travaux pendant toute la durée de l opération (proximité). - Le déménagement de résidents à chaque phase de l opération. - L absence de redimensionnement des locaux de logistique relais. - La nécessité de traverser les unités pour atteindre le reste de l établissement. 100
101 - L absence de possibilité de prise en charge (Alzheimer), point très négatif. - Le maintien de l ascenseur existant (problème de flux). - L absence d une salle à manger au deuxième étage. Ce projet, certes moins coûteux, risque de devenir très vite obsolète. Une étude est également portée sur l étage du bâtiment «Floralies». Cet étage est actuellement désaffecté et il serait intéressant de le réhabiliter en y aménageant des espaces nécessaires à l administration (salle de réunions, bureaux médecin, etc) ou des chambres pour les familles ou le personnel. A ce stade de la réflexion, une étude financière a été réalisée afin de mesurer l impact sur le prix de journée selon les différents scénarii de restructuration. Cette étude financière tient compte : - des comptes de gestion , - des comptes administratifs , - du budget 2010, - des emprunts en cours et de leurs échéances jusqu en 2020, - des prévisions d amortissements jusqu en Au vu de l étude financière, et afin de limiter l augmentation du prix de journée, un nouveau scénario a été établi en mai 2011 divisant l opération en une tranche ferme (reconstruction de 44 lits et de la zone administrative accueil) et une tranche conditionnelle (restructuration de la zone 2 du bâtiment Oiseaux pour d autres activités qui restent à définir (accueil de jour externe, PASA, 3 ème âge, associations diverses, locations. 101
102 6. CONCLUSION L établissement devra faire face dans les années à venir à l évolution de la démographie et aux pathologies qui y seront associées. Comme dans le reste du territoire, une augmentation des démences liées au grand âge ainsi que de la dépendance sont attendues. Les Jardins du Castel ont dégagé certains axes forts d action qui sont en cohérence avec les mesures prises par les pouvoirs publics comme le Plan Alzheimer , le Plan Solidarité Grand Age ou la Loi Hôpital, Patients, Santé Territoires de juillet 2009 pour les collaborations entre établissements. Les Jardins du Castel ont choisi la démarche projet pour mettre en œuvre et structurer ces axes de travail et ainsi répondre à la demande publique. Quatre grands projets ont été définis pour la période : le projet de vie, le projet ressources humaines, l ouverture de l établissement sur son environnement et le projet architectural. 102
103 7. ANNEXES ANNEXE 1 : Axes d'amélioration de la convention tripartite ANNEXE 2 : Correspondances entre convention tripartite et thèmes du projet d établissement ANNEXE 3 : Liste des entretiens avec les acteurs du territoire ANNEXE 4 : Lettre de cadrage des ateliers
104 ANNEXE 1 : AXES D'AMELIORATION DE LA CONVENTION TRIPARTITE CONVENTION TRIPARTITE - OBJECTIFS QUALITÉ ÉTABLISSEMENT : EHPAD "LES JARDINS DU CASTEL" - CHATEAUGIRON DATE D'EFFET DE LA CONVENTION : 1er janvier 2009 ÉTAPE DU CONVENTIONNEMENT : 2ème génération BILAN SEPTEMBRE 2010 FICHE ÉTABLIE LE: 29/05/2008 et revue le 20/10/2008 Thème 1 : L entrée en établissement ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Existence d'une visite dans le dernier lieu de vie du résident : Modalités d'organisation : Jamais Rencontrer le futur résident à son domicile ou en institution avant son admission 2009 avec agent du secteur d'accueil Mise en place si le résident ne peut pas se déplacer Existence d'une visite de l'établissement par la personne âgée : Modalités d'organisation : Parfois Rencontre avec le directeur et/ou cadre de santé, visite de l'établissement et présentation de la chambre selon possibilité du résident Organiser une visite systématique de l'ehpad avec le futur résident Nous favorisons la visite du résident avec présentation de l'ehpad, du fonctionnement de l'unité et de sa future chambre. Existence d'un entretien avec la personne âgée avant son entrée : Modalités d'organisation : Parfois Le jour de la visite de pré admission Entretien systématique avec le résident car il se passe souvent avec la famille Entretien systématique à domicile ou lors de la visite de pré-admission Existence d'une évaluation de l'adaptation du résident par l'équipe : Systématiquement A améliorer avec la psychologue 2009 avec psychologue Réalisée par la psychologue, un mois après l'entrée 104
105 Thème 2 : Le déroulement de la journée : ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE LES REPAS Préciser les horaires des repas : Petit Déjeuner : 8 h - 9 h Déjeuner : 12 h Dîner : 18 h Proposer le dîner à 18 h 30 pour les résidents qui le souhaitent 2009 avec nouvelle organisation Petit Déjeuner : 8 h - 9 h Déjeuner : 12 h Dîner : 18 h 30 depuis mai 2009 Existence d'un goûter organisé : OUI Revoir composition du goûter en fonction de l'équilibre alimentaire 2009 avec la diététicienne Fait avec la diététicienne Horaires, le cas échéant du goûter : 15 h h h 15 Existence d'un recours à une professionnelle de la nutrition : NON Avoir recours à une diététicienne 2009 avec la diététicienne Présence d'une diététicienne Préciser le rôle et la fréquence d'intervention, le cas échéant, du professionnel de la nutrition Au minimum 2 jours par mois pour l équilibre des menus, le suivi des résidents (refus d alimentation - dénutrition) et la formation du personnel Intervient deux fois par mois et participe aux commissions des menus LES SOIREES Un encas est-il proposé dans la soirée aux résidents qui le souhaitent? NON Proposer un encas aux résidents qui le souhaitent 2009 Proposé si demande du résident Préciser selon quelle pratique : Sur demande ou objectif médical Préciser l'amplitude moyenne entre la fin du dîner et le début petit déjeuner observée de façon générale : 13h Réduire à moins de 12 h l'amplitude en prenant en compte les souhaits et besoins des résidents h 30 pour les résidents valides 13 h 30 pour résidents dépendants 105
106 Thème 3 : La vie sociale ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Préciser quelles sont les principales manifestations organisées à destination des familles dans une année : Réunion d'information au moins 1 fois par an Possibilité de participer aux sorties et aux animations festives et mise en place récente de rencontres entre familles de résidents Poursuivre le développement des rencontres entre familles de résidents 2009 Réunion des familles une fois par an par secteur Fête champêtre en 2010 Préciser quelles sont les principales orientations du projet d'animation et la dernière date de mise à jour : Respect de l'identité de chacun, mise en place d'activités conformes aux souhaits des résidents, institution de repères, convivialité au sein de l'ehpad et développement des liens avec l'extérieur Offrir un plus grand nombre d'animations individualisées 2009 temps d'animation prévu avec les soignants des différents secteurs Animations collectives et animations individuelles mises en place avec animatrice et personnels soignants L'animation dans la structure : fréquence, durée, qualification de l'animateur, etc. : Au moins 9 animations d'1heure à 1h30par semaine et mise en place d'un atelier d'éducation physique adapté aux résidents et à leurs capacités Proposer plus d'animations individualisées 2009 interventions d'éducateur sportif, d'artthérapeute, d'ergothérapeute L'animatrice est titulaire du diplôme d'amp - Intervention ergothérapeute, artthérapeute, animateur sportif Programme type d'animations organisées couramment : Groupe de conversation, atelier mémoire, art floral, pâtisserie, cuisine, cinéma, gym, jeux de société, rencontres intergénérationnelles Augmenter les animations individualisées pour les personnes âgées dépendantes, créer des temps de rencontres entre agents et résidents d'un même secteur 2009 avec un temps animation prévu avec les soignants et l'ergothérapeute Poursuite des différents types d'animation avec animatrice et agents des services Existence et fréquence des sorties collectives à l'extérieur organisées par l'établissement : 1 fois par semaine de juin à septembre Proposer plus de sorties et d'échanges avec l'extérieur afin d'ouvrir davantage l'établissement 2009 avec un temps d'animation prévu avec les soignants et un minibus plus adapté Mis en place mais difficultés dûes au mini bus non suffisamment adapté et aux chaleurs de l'été. Commande en cours Modalités d'intervention des bénévoles : existence d'une charte, d'un protocole, etc. : Intervention des bénévoles après signature d'une charte Poursuivre le recrutement de bénévoles 2009 prévoir des réunions d'information dans les clubs, les mairies Présence de bénévoles, charte existante (mise à jour avril 2010) 106
107 Thème 4 : Le respect de la dignité et de l intimité ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Préciser quelles sont les actions mises en place par l établissement afin de garantir le respect de l'intimité et de la dignité du résident : Accès de chaque nouvel agent aux objectifs du projet de vie. Rappel régulier du respect des règles d'intimité par les IDE. Temps de réflexion pour tous les agents. Augmentation du temps pour l'esthéticienne h par semaine de soins esthétiques Projet de vie individualisé Règlement de fonctionnement mis à jour annuellement Préciser quelles démarches sont mises en place pour prévenir la maltraitance : Formation organisée en Rédaction d'un protocole où une procédure est définie en cas de plaintes (Procédure PMRC 18) Formation supplémentaire dans le cadre de la démarche Mobi-Qual Mise à jour régulière du livret de bientraitance Début 2009, formation avec directeur et responsable qualité Livret de bientraitance Formation réalisée par la psychologue Formation de 2 agents référents fin 2010 Préciser selon quelles modalités sont mises en place des contentions dans la structure (prescription médicale systématique ou non, réflexion en équipe pour l'évaluation de la contention, etc.) : Prescription médicale systématique et instruction spécifique dans l'établissement (Instruction IMRC 02) Réfléchir en équipe sur l'évaluation des contentions prescrites lors des transmissions Prescriptions médicales réalisées pour les contentions. Formation à faire avec le médecin coordonnateur Modalités d'informations autour de la charte des droits et libertés de la personne âgée : affichage, distribution à l'entrée du résident, distribution aux nouveaux agents, etc : Remise à l'entrée du résident avec le livret d'accueil + affichage et site internet Information du résident et de sa famille des droits et libertés de la personne âgée Affichage de la charte Site internet Livret d'accueil Classeur accueil à l'entrée de l'ehpad Organisation de l'accompagnement psychologique du résident par l'établissement : Partenariat avec le CHGR - Accueil d'un stagiaire psychologue Faciliter le séjour des résidents 2009 avoir une psychologue salariée à mi-temps Présence d'une psychologue à mitemps pour les résidents et les familles 107
108 Thème 5 : Les soins et l organisation des soins ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Le dossier médical individuel dans la structure : existence, mise à jour, modalités de mise en œuvre, etc. : OUI mise à jour régulière Améliorer les mises à jour avec le médecin coordonnateur en relation avec les médecins traitants 2009 augmentation du temps de présence du médecin coordonnateur Mise à jour effective par les cadres de santé ou le médecin coordonnateur Préciser quels sont les protocoles mis en place par l'établissement (citer les plus importants) : Détection d'un état général déficient et Validation des régimes - Sécurité et Gestion des Urgences - Hygiène et désinfection - Mesures en cas de canicule - Prévenir et signaler la maltraitance (PMRC 01 A 19) Actualisation annuelle des procédures Actualisation à réaliser Préciser si les régimes prescrits sont toujours assurés : OUI Améliorer le suivi des régimes 2009 Temps diététicienne Réalisé avec diététicienne / IDE et agents des services. Préciser quels sont les dispositifs mis en place par l'établissement pour prévenir la déshydratation : Instruction IMRC 04 - Hydratation des personnes sensibles Mise à jour régulière des personnes sensibles à la deshydratation notamment chaque mois de juin Recensement en juin des résidents sensibles à la deshydratation Préciser quels sont les principaux dispositifs mis en place par l'établissement pour la prise en charge de la douleur : Absence d'une procédure spécifique Prévoir la rédaction d'un protocole prise en charge de la douleur - Formation du personnel 2009 avec outil mobi-qual et médecin coordonnateur Formation prévue avec médecin coordonnateur et rédaction d'un protocole Préciser quelles sont les modalités de prise en charge de la maladie d'alzheimer mises en place par l'établissement : Création d'une USSA - Instruction IMRC 06 - Prise en compte des personnes atteintes de troubles psychiques - Projet de vie et soins spécifiques - Personnel formé Mise à jour annuelle effective des instructions, continuer l'approfondissement de la formation du personnel Formation humaniste réalisée en 2010 par cadre de santé USSA à tous les agents des secteurs, Préciser les principaux dispositifs mis en place pour l accompagnement de fin de vie des résidents Instruction IMRC 07 - Accompagnement de fin de vie - Liens avec une unité de soins palliatifs - Rencontres avec familles - Prévoir mise à jour annuelle Convention existante avec unité soins palliatifs. Formation du personnel à assurer 108
109 Thème 5 : Les soins et l organisation des soins (suite) : ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Projet de soins : existence, dernière mise à jour et axes prioritaires En cours Réévaluer le projet de soins existant mars-09 Réévaluation en cours aux Alizés et Floralies Contenu du volet "soins palliatifs" au sein du projet de soins : NON A constituer mars-09 A faire Pour les EHPAD, existence d'un médecin coordonnateur dans la structure (préciser le temps de travail) : OUI temps de travail => 0.30 % Augmenter le temps de présence du médecin coordonnateur à 0.50 % janv-09 Présence du médecin coordonnateur à 0,30 % (prévoir augmentation temps selon réglementation) Préciser, le cas échéant, si le médecin coordonnateur a suivi la formation exigée : OUI : capacité de gérontologie et DU Alzheimer Limiter les facteurs de risques des chutes dues aux médicaments 2009 Médecin coordonnateur Nouveau médecin coordonnateur formé à la gériatrie Préciser les actions mises en place par le médecin coordonnateur : Participation à la rédaction de protocoles, signature de la convention CHGR + CRG Formation du personnel - Rapport d'activité - Développer des relations avec médecins traitants / pharmaciens 1er semestre 2009 En cours Préciser quelles sont les modalités de préparation, de distribution et de stockage des médicaments : Préparation assurée par IDE. Locaux de stockage et chariots de distribution sécurisés. Distribution selon le décret du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmière. Réécriture de la convention avec les pharmaciens avec implication de ces derniers pour la vérification des médicaments périmés 1er semestre 2009 Convention existante avec pharmaciens. Rangements des produits livrés. Préparer approvisionnements selon nouvelle règlementaiton. La liste des médicaments d'urgence a-t-elle été établie et validée par les autorités compétentes? OUI Développer relations médecin coordonnateur avec pharmaciens et médecins traitants Année 2009 Liste établie non validée par les autorités compétentes Préciser quelles sont les modalités d'organisation de l'établissement pour l'élimination des déchets : Protocole d'élimination des déchets. Tri sélectif et enlèvement des DASRI Instruction IMRC 19 - Protocole d'élimination des déchets infectieux en cours de réécriture 1er trimestre 2009 Convention avec SODICOME pour l'enlèvement et l'élimination (revoir protocole) Modalités d'organisation des transmissions (notamment fréquence) : Orales 3 fois par jour et 2 le dimanche / Relève PSI continue / Informatisation du dossier de soins Renforcer les transmissions écrites et orales 2009 Transmissions écrites postives avec PSI et transmissions orales à améliorer 109
110 Thème 6 : Le fonctionnement général de l'établissement : ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Projet de vie : existence, modalités d'élaboration, date de dernière actualisation : OUI EPHAD 2004 et USSA 2006 Actualisation des projets de vie Réunion qualité 1er semestre 2009 Non réactualisé à ce jour Les projets individualisés : préciser la proportion de projets individualisés définis et mis en place ainsi que les modalités d'élaboration de ces projets : 1/3 Rédiger les projets individualisés de chaque résident 2009 En cours de réalisation Existence des documents à caractère réglementaire : préciser la date de mise à jour CONTRAT DE SEJOUR OUI Janvier de chaque année Nouveau contrat au 1,01,2011 REGLEMENT DE FONCTIONNEMENT OUI Janvier de chaque année Nouveau RF au 1,01,2011 LIVRET D ACCUEIL OUI Janvier de chaque année Réalisation effective REGISTRE D ENTREE ET DE SORTIE OUI existe depuis Mai 1949 Mis à jour à chaque mouvement Mis à jour à chaque mouvement Préciser quelles sont les commissions mises en place par l'établissement impliquant les résidents ainsi que leur fréquence : Conseil d'administration - Conseil de la vie sociale - Commission animation - Commission menus - Portes ouvertes Mettre en place un Comité de Vigilance Bientraitance 1er semestre 2009 CA - CVS - C animation / menus - Portes ouvertes - Reste à mettre en place Comité Vigilance Bientraitance 110
111 Thème 7 : L accessibilité, la sécurité, le confort ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Dernier avis de la commission de sécurité (date à préciser) : établissement classé Type U - 4ème catégorie : Visite périodique 8 mars 2006 : Avis favorable Visite inopinée 16 février 2007 : Avis favorable Visite suite travaux floralies 4 décembre 2007 : Avis favorable Prochaine visite périodique en mars / avril 2009 Avis favorable suite visite du 24 février Type J / 4ème catégorie Préciser si l'établissement dispose du registre de sécurité obligatoire : OUI Prévoir un enrichissement de ce registre 1er trimestre 2009 Nouveau registre depuis février 2010 Préciser l'avis de la direction des services vétérinaires : Dernière inspection le 12 août 2008 : Bon fonctionnement du service restauration Prévoir mise en place du Plan de Maitrise Sanitaire Formation du responsable de cuisine et Travail en collaboration avec d'autres EHPAD Dernière inspection le 29 juin PMS mis à jour en juin 2010 Préciser si des travaux sont prévus dans le but d'améliorer le confort de l'établissement : Chambres du bâtiment oiseaux de 18m2 sont équipées de salle de bains sans douche et sans accès aux personnes à mobilité réduite Réhabilitation du secteur Oiseaux en tenant compte de la faisabilité du projet et des impacts financiers sur le tarif hébergement selon possibilité financière Etude de faisabilité et Etude financière en cours Si oui, lesquels? Réfection des peintures, bâtiment construit en 1982 Que toutes les chambres soient rénovées En cours de réalisation, en fonction des départs Refection chambres, SAM résidents, création bureau psychologue 111
112 Thème 8 : Le personnel ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Existence des documents suivants mis à jour régulièrement concernant l'organisation du travail : Organigramme OUI Mise à jour régulière Mis à jour mais non diffusé. Fiches de postes OUI A compléter 2009 Mise à jour régulière Fiches de tâches OUI A refaire 2009 Non fait Préciser les grandes orientations du plan de formation : Pédicure, soins palliatifs, manutention, bientraitance, douleur, humanitude, nutrition, désorientation (formation Naomi Feil) Adhésion à l'anfh au , plan formation 2010 MAJ et création plan formation 2011 suite à récent besoins, Préciser quelles sont les orientations de l'établissement en matière de formation diplomante : Peu d'amp Formation d'amp ou d'as à raison d'une à deux formations par an Congé Formation Professionnelle : Formations de 3 AMP - Formations AS prévues en 2011, Préciser quels sont les dispositifs mis en place par l'établissement permettant un accompagnement psychologique des agents : Médecin du travail - Soutien en cas de besoin par Cadres de Santé Mise en place de groupes de paroles si demande des agents Temps psychologue Mise en place groupe de paroles le 1er octobre 2010, Préciser quels sont les contrats aidés existants (fonctions et ETP) : CAE sur poste ménage Suppression du dernier contrat CAE sauf en cas de mesures nouvelles CAE animation et entretien espaces verts, Présence et qualification des agents de nuit : Présence de 3 agents : 2 ASHQ et 1 AS AS ou ASHQ - F de ces agents et organisation du travail Existe-t-il une procédure d'accueil des stagiaires, nouveaux agents, etc? IMRC 12 - Accueil et Gestion des stagiaires Actualiser le livret d'accueil du personnel 2ème semestre 2009 Non fait prévu dans axes d'amélioration Projet Etablissement 112
113 Thème 9 : L'établissement dans son environnement ÉTAT DES LIEUX OBJECTIFS ÉCHEANCES / MOYENS RÉALISATION EFFECTIVE Existence d'une convention avec le secteur psychiatrique : OUI Exiger des transmissions écrites inexistantes de l'ide psychiatrique de secteur 2009 Rencontre avec direction CHGR En cours de négociation car échéance fin 2010 Préciser avec quel établissement et les modalités de cette coopération : avec Centre Hospitalier Guillaume Regnier Secteur 35 G.03 Améliorer la prise en charge des résidents ayant des troubles du comportement, assurer la continuité et la concertation entre les deux établissements Prévoir rencontre 1er semestre 2009 Existence d'une convention avec les urgences : NON Convention avec service urgences CHU - Centre Hospitalier Privé de St Grégoire et Clinique de Cesson sont à prévoir 2009 Revoir prise en charge urgences avec CHRU Préciser avec quel établissement et les modalités de cette coopération : Existence d'une convention avec les soins palliatifs : OUI Formation prévue en 2011 avec Unité du CRG de Chantepie Préciser avec quel établissement et les modalités de cette coopération : avec Centre Régional de Gériatrie de Chantepie Rôle de conseil, de soutien et d'information Existence d'une convention dans le cadre du plan bleu : OUI Convention existante et mise à jour dans le cadre de la grippe H1N1 Préciser avec quel établissement et les modalités de cette coopération : avec Centre Régional de Gériatrie de Chantepie Mise à jour de la convention dans le cadre de la Grippe Aviaire
114 ANNEXE 2 : CORRESPONDANCES ENTRE CONVENTION TRIPARTITE ET THEMES DU PROJET D ETABLISSEMENT THEMES DU REFERENTIEL QUALITE DU CONSEIL GENERAL D ILLE ET VILAINE 2008 Comité de pilotage THEME ouverture Atelier Projet de vie, de soin, médical Atelier Ressources Humaines Atelier Architecture Thème 1 : L'entrée dans l'établissement X Thème 2 : Déroulement de la journée X Thème 3 : Vie sociale X X Thème 4 : Respect de la dignité et de l'intimité X Thème 5 : Soin et organisation des soins X Thème 6 : Fonctionnement général de l'établissement X X Thème 7 : Accessibilité, sécurité, confort X Thème 8 :Le personnel X Thème 9 : L'établissement dans son environnement X 114
115 ANNEXE 3 : LISTE DES ENTRETIENS AVEC LES ACTEURS DU TERRITOIRE La mairie de Châteaugiron La mairie de Domloup La mairie de Nouvoitou Un Représentant de la MSA La Présidente du Clic Alli âges La Responsable du SIMADE L EHPAD «Saint Alexis» de Noyal sur Vilaine L EHPAD du CHGR (résidence Le Prévost) Le Directeur du Centre Régional Gériatrique de Chantepie La Présidente de l ADMR 115
116 ANNEXE 4 : LETTRE DE CADRAGE DES ATELIERS I) Le travail des ateliers dans le cadre du Projet d établissement Ce travail se situe dans la continuité de celui du groupe de travail qualité. Il permet durant le temps de l élaboration du projet d établissement, d étendre la réflexion sur l amélioration de la qualité à un nombre de personnes plus important et de partager les orientations stratégiques de l établissement pour les 5 prochaines années. 1) La commande Définir et hiérarchiser les actions qui permettront d atteindre les objectifs de la convention tripartite et du nouveau référentiel qualité du conseil général en tenant compte aussi des éléments des enquêtes de satisfaction. A l issue des 3 ateliers, il est demandé de produire un document présentant : a) L intérêt du thème et les enjeux pour l établissement Une courte introduction rappelant les objectifs de la convention tripartite. Le contexte institutionnel et légal (ce qui s impose à l établissement). Ce qui était prévu dans le dernier projet d établissement. Et selon les groupes, des éléments de contexte démographique (les besoins), de contexte sociétal, social (les attentes), Ces éléments seront présentés lors du premier atelier. b) Le constat de la situation de l établissement, les changements récents, les points positifs, les points à améliorer Ce paragraphe reprend les éléments à améliorer issus du nouveau référentiel qualité, du travail du groupe qualité, des enquêtes de satisfaction et les réflexions de l atelier Ces éléments seront présentés ou produits lors du premier atelier principalement. c) Les actions permettant d atteindre les objectifs Il s agit la du cœur de la commande. Le travail en atelier consiste dans un premier temps à créer une dynamique favorisant l expression libre d idées d action. De les discuter ensuite pour mieux les définir. 116
117 d) Les fiches actions Pour les actions retenues, il sera réalisé une fiche action comportant les rubriques : délai de réalisation, indicateurs d évaluation, moyen nécessaires pour la mise en œuvre, responsable de l action. e) En annexe : la composition de l atelier, nombre et dates des réunions. 2) L organisation a) Composition des groupes A l issue de la réunion de présentation du mardi 23 février les volontaires s inscriront dans 3 ateliers en donnant un ordre de priorité. La composition définitive des ateliers sera ensuite réalisée en tenant compte des préférences b) Les groupes et les pilotes - Le comité de pilotage piloté par Mr Barbé avec en particulier la décision stratégique sur le devenir des Oiseaux. - Le groupe Architecture (Hors devenir des Oiseaux) : Pilote Mr Jourdan, Mr Barbé, L Tardif. - Le groupe Ressources humaines : Piloté par Mr Colleu. - Le groupe Projet de vie, Projet de soin, Projet social : Mme Tourtelier, Dr Le Ponner, Mme Olivier. c) Le planning : Les réunions sont programmées entre 14h30 et 16h15, sauf le mercredi et le lundi, avec une préférence pour les mardi et jeudi. Groupe Architectural Groupe RH Groupe Projet de Vie-Soins- Social 1 ère réunion 30 mars mars mars ou 13 avril (selon vacances) 2ème réunion 27 avril avril mai ème réunion 01 juin juin juin
118 II) Les pilotes 1) La mission des pilotes Chaque atelier est animé par un «pilote», notamment responsable de la rédaction et de la diffusion des comptes rendus. Dans chaque groupe il est désigné un rapporteur qui prend les notes. Une première ébauche des comptes rendus est réalisée dans le dernier quart d heure de la réunion. Le pilote et le rapporteur rédigeront ensuite le compte rendu dans la continuité de la réunion. Pour faciliter la rédaction, il est conseillé d utiliser au mieux des techniques écrites dans l animation (Paper-board, post-it, des breaks permettant de faire des synthèses collectives ) Diffusion des comptes rendus à l ensemble du personnel. 2) Base documentaire pour les pilotes Chaque pilote, pour animer son groupe, en particulier le premier atelier, dispose d un «dossier» sur sa thématique. Ce dossier comprend : a) La Convention tripartite Une répartition des axes d amélioration listés dans la Convention tripartite a été opérée pour chacun des groupes. b) Le nouveau Référentiel d autoévaluation du Conseil général 35 La grille de ce référentiel a été complétée et, afin d utiliser ce document dans le projet d établissement, seuls les points d amélioration en ont été extraits sous une forme synthétique. Ces éléments seront présentés lors du premier atelier. Les résultats issus du nouveau référentiel d autoévaluation seront donc ainsi directement pris en compte dans l élaboration du projet d établissement. c) Les enquêtes de satisfaction De la même façon, les éléments des enquêtes de satisfaction «personnel» et «résidents» seront préparés pour les pilotes des groupes. 118
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