Les Fêtes de l Alliance franco-russe à Reims en 1901

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1 Daniel Tant de l Académie Nationale de Reims Les Fêtes de l Alliance franco-russe à Reims en

2 Du même auteur : L Ordre du Temple à Reims, son histoire, ses mystères Editions Sigé (1994) (épuisé) La Symbolique des places Royales Editions Sigé (1995) (Epuisé) Les sceaux Edité par l atelier de reprographie de la Ville de Reims (1995) L itinéraire du berger, ou la révélation de Reims Editions du Barbâtre (1996) (épuisé) Le Roi à l oiseau Edité par la Fédération Française de Tir à l Arc (1998) (épuisé) Graal et Royauté à Reims et en Champagne Editions Paginove (1999) (épuisé) Hitler et Margival Edilivre 2015 De nombreuses communications dans les annales de l Académie Nationale de Reims Des Brochures aux Archives municipales de Reims participation aux livres collectifs parus aux éditions du «Coq à l âne» articles dans la revue des Médaillés de la Légion d Honneur Décorés au Péril de Leur Vie articles dans la revue et le site web des Réservistes du Chiffre et de la Sécurité de l Information articles dans les revues «Regards sur notre Patrimoine», «la vie en Champagne», «Cercle Généalogique 51», «Atlantis», «Recherche et Culture», «Occulture», «Com Infos», «Contacts, la revue de Mensa», organisation d expositions, articles parus sur le web. Plus de renseignements sur : 2

3 L annonce de la visite du Tsar Nicolas II à Reims En 1871, la France est à genoux. Blessée par la guerre éclair de 1870, elle se voit amputée par le traité de Francfort qui lui prend l Alsace et une partie de la Lorraine. Mais s il suffit de quelques minutes pour signer un traité, de nombreuses années sont nécessaires pour panser une telle plaie, car aussitôt Alsaciens et Lorrains qui ne veulent pas devenir allemands abandonnent leurs fermes et leurs terres et se rapatrient vers des provinces françaises. Humiliés par une telle défaite éclair, les Français ne sont désormais animés que par l espoir de reconquérir leurs provinces. Chez nous, la Russie est à la mode. Jules Verne en profite pour faire paraître Michel Strogoff en 1877, et les Russes commandent le nouveau fusil Lebel français en En Allemagne, après avoir isolé la France diplomatiquement de l Europe depuis 1871 car il craignait notre esprit revanchard, Bismarck démissionne en 1890 et Guillaume II choisit l alliance avec l Autriche-Hongrie contre la Russie. L Europe est en proie au nationalisme. Pour parer une nouvelle attaque, la France signe le 27 août 1891 un accord 3

4 avec la Russie, promettant une concertation entre les deux pays en cas de conflit, puis le 17 août 1892 une convention militaire secrète avec ce même pays, et enfin l accord franco-russe signé par le tsar le 27 décembre Le document stipule que les deux pays doivent se soutenir mutuellement en cas d agression par un pays de la Triple Alliance : Allemagne, Autriche et Italie. La Russie espérant un financement de son industrialisation par des capitaux français, les emprunts russes émis à Paris en 1888 reprennent en 1894, et en 1896 pour la Grande exposition internationale de Paris. La première pierre du pont dédié au tsar Alexandre III est posée par Nicolas II et l impératrice. Après cette série d accords diplomatiques vient la période des visites protocolaires. Les 5 et 8 octobre 1896, le tsar Nicolas II visite Paris puis le camp de Mourmelon. Le 1 er octobre suivant Félix Faure est reçu à Saint- Petersbourg. Le Tsar et la Tsarine aiment particulièrement la France, et c est réciproque, vu la foule les saluant à chaque voyage. 4

5 Le Tsar et la Tsarine étaient venus au camp de Mourmelon (Marne) en

6 Une autre visite impériale en France est fixée pour Mais la fin du XIX e et le début du XX e siècles sont marqués par les attentats anarchistes. La presse n a pas tardé à s emparer de l événement. Ici le tsar, entouré d allégories, est appelé «Nicolas II le Pacificateur» La police parisienne ne peut garantir la sécurité du couple impérial pendant la visite de Nicolas II. La décision est donc prise de loger les souverains russes dans le château de Compiègne, de les recevoir officiellement à Reims, et d organiser de gigantesques manœuvres militaires de Vouziers à Reims avec un défilé final de hommes dans les plaines de Bétheny, à la périphérie rémoise. A Reims, afin de recevoir dignement notre hôte, une gare est créée spécialement pour l événement, entre le passage à niveau de Courcy et le pont du chemin de fer au dessus de la route de Neufchatel. L ensemble comprend également un pavillon et une route construite pour l événement. Le logement des militaires est en principe assuré par les habitants d une localité. Le centre ville ne logeant que des officiers hommes sont logés dans les écoles, pensionnats, édifices publics. Dans les caves Pommery, un bataillon de chasseurs à pied y dort, chez G.H.K Mumm : 800 hommes, chez les Frères des Ecoles chrétiennes : hommes, 300 au manège et dans chaque école : 120 hommes. 6

7 par Mr L Hoste : 2 casemates deviendront des logements princiers. Le repas sera servi par Potel et Chabaut, grands traiteurs parisiens. Pendant 3 jours, aucun train de marchandises n arrivera à Reims, et les ménagères sont invitées à faire des provisions de victuailles. Evidemment, certains flairent une bonne affaire. Ainsi un particulier a loué francs pour 5 jours, une maison rue Thiers. Un boucher de Soissons en profite pour vendre à l armée sa viande 2 fois plus chère qu à Paris. Pour satisfaire la liesse populaire, des bals seront organisés chaque jour. La Ville repeint les candélabres. La compagnie du gaz fait diligence pour éclairer Reims à l électricité et une souscription est lancée par la Ville pour financer le comité des fêtes. Chacun veut marquer cette visite à sa manière. Un certain Drumel veut courir 100 kms autour de Reims après la revue du 21 septembre. Parmi les troupes cosaques se trouvent environ 50 descendants des Français prisonniers après la défaite de Moscou en Toutes les dispositions sont prises et le 26 août le préfet adresse ce courrier aux maires des communes concernées : Les industriels et les commerçants se sont également saisis de l événement, et la mention «Franco-Russe» a été déclinée sur tous les tons les plus inattendus. Même les enfants ont pu en profiter avec ce puzzle assez facile à construire. M. Le Ministre de la Guerre me fait connaître qu en raison de la sécheresse exceptionnelle qui règne cette année, des difficultés pourront vraisemblablement se produire pour l alimentation des troupes en eau potable dans certaines localités de la zone des manœuvres d armées qui auront lieu dans l Est du 8 au 19 septembre inclus. 7

8 Le Général André a déjà pris des dispositions pour remédier dans la mesure du possible aux inconvénients qui peuvent résulter de cette situation. Des voitures portant de l eau marcheront avec les troupes, pour subvenir à leurs premiers besoins dans les cantonnements et pendant les grand haltes. Des wagons-citernes seront échelonnés dans les gares de la région et ravitailleront les voitures à eau ainsi que les cantonnements situés à proximité des voies ferrées. Enfin, des mesures d ordre seront prises dans les cantonnements pour réglementer l usage des puits et éviter tout gaspillage. 8

9 Les produits dérivés De nombreux livres et brochures ont été édités pour fêter l événement : des guides pour touristes ou, comme ici, un hommage de l armée française contant l histoire des régiments présents de Dunkerque à Reims, et l histoire des villes sur le chemin du tsar, Dunkerque Compiègne et Reims. Bien sûr, les commerçants ont profité de l événement pour se faire de la publicité. Ici, le Bon Marché de Paris (collection Michel Thibault) 9

10 10 Un tsar à découper (collection Michel Thibault).

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12 Les manœuvres Le programme Emploi du temps Voici quel est l emploi du temps jusqu au lendemain de la revue de Reims inclusivement : Première période : manœuvres de division et de corps d armée : 10 septembre. Manœuvre de division contre division pour les 1 er, 2 e, 6 e corps (moins la 40 e division) Manœuvre du 20 e corps contre la 40 e division. Manœuvre de division dans chacune des 2 e, 3 e, 4 e, 5 e, divisions de cavalerie. 11 septembre. Manœuvre de corps d armée contre corps d armée pour les 1 er, 2 e corps et pour les 6 e, 20 e corps. Manœuvre de visions dans chacune des 2 e, 3 e, 4 e, 5 e, divisions de cavalerie. 12 septembre. Manœuvre de corps d armée contre corps d armée pour les 1 er et 2 e corps et pour les 6 e et 20 e corps. Manœuvre de visions dans chacune des 2 e, 3 e, 4 e, 5 e, divisions de cavalerie. Constitution des deux armées de manœuvre. 13 septembre. Manœuvre des deux armées opposées l une à l autre. 14 septembre. Repos. Deuxième période : 15, 16, 17, 18 septembre. Manœuvre de deux armées opposées l une à l autre. 19 septembre. Journée du tsar. Manœuvre d une armée de quatre 12

13 corps d armée contre un ennemi représenté. 20 septembre. Repos. Troisième période : 21 septembre. Revue aux environs de Reims. 22 septembre. Dislocation. Les signaux Il sera fait usage, pendant les manœuvres d armées d un ballon signal, ayant pour objet de communiquer aux troupes immédiatement et simultanément, certains ordres généraux urgents du directeur des manœuvres. Les signaux adoptés sont au nombre de trois : Une sphère suspendue au ballon indiquera la suspension de la manœuvre (signal correspondant à la sonnerie halte). Les troupes s arrêtent dans la formation où elles se trouvent, forment les faisceaux et mettent sac à terre. Un cône suspendu au ballon indiquera la reprise de la manœuvre (signal correspondant à la sonnerie, en avant). Les troupes mettent sac au dos, rompent les faisceaux et reprennent l action. Une sphère et un cône suspendus au ballon indiqueront la fin de la manœuvre (signal correspondant à la sonnerie de l assemblée). Les troupes sont rassemblées par régiments et mises au repos. Les officiers généraux, supérieurs et d état-major, se rendent à la critique dont l emplacement est indiqué par le ballon lui-même. Ces ordres seront exécutés dès que les signaux seront aperçus. Les tambours, clairons et trompettes seront attentifs à ces signaux et les traduiront immédiatement au moyen de la sonnerie correspondante, précédée du refrain : «aux champs.» Déroulement Extraits de l Eclaireur de l Est «Je vous écris cette lettre d un petit hôtel de Grandpré Je comptais y trouver une masse de troupes réunies car on devait manœuvrer ce matin, mais il y avait eu contre ordre, on ne s était point battu et nos troupiers étaient restés dans les cantonnements. Certes, ils ne se sont pas plaints de ce repos imprévu, et l ont accueilli comme de bons enfants à qui l on fait une agréable surprise. Demain mardi, ils seront plus frais (s ils avaient reçu les belles averses 13

14 qui sont tombées cette après-midi et ce soir à Vouziers, ils le seraient encore bien plus), plus dispos pour la manœuvre qui doit avoir lieu sur le front Est de Grandpré» (Ernest Arlot) Journée du lundi 9 septembre Le général Dalstein, cantonné avec la 42 Division à Montfaucon, forme le projet de forcer le défilé de Grandpré et le passage de l Aire dans les environs de Grandpré. Le général Hartschmidt, commandant la 12 e division en est informé par les éclaireurs de cavalerie et de la compagnie cycliste. Il donne donc immédiatement des ordres pour le repousser si faire se peut. La 40 division d infanterie, actuellement à Triaucourt, fait partie du 6 e corps d armée. Elle s en détache pour tenter de retarder le 20 corps en ce moment à Beauzé. Journée du mardi 10 septembre 14 Dès le mardi 10, le programme se réalise. La 42 e division au lieu de tenter de se frayer un passage dans le défilé même, veut tourner la difficulté et éviter la position pour ainsi dire imprenable de Grandpré, en passant au nord de ce village. La division Hartschmidt doit s opposer au mouvement de la division Dalstein. Mais sa progression est bloquée par un profond ravin au fond duquel serpente l Agron, ruisseau qui se jette dans l Aire. De grand matin, le général Dalstein envoye donc un bataillon d infanterie sur Champigneulle et fait placer au nord-est de ce village une batterie d artillerie pouvant battre le bois des Loges et les hauteurs situées à l ouest de Champigneulle par où peuvent déboucher les forces du général Hartschmidt. Ainsi couvert, il divise ses troupes en deux colonnes et leur donnant l ordre de sortir du bois de Romagne où elles se forment à l abri des regards sur deux lignes parallèles. Le général Hartschmidt devine les intentions du général Dalstein. Il envoye immédiatement une batterie et un soutien d infanterie occuper les hauteurs avoisinant le bois des Loges au sud, pendant qu il dirige le gros de son infanterie vers le bois des Loges.

15 Rapidement, les canons commencent à gronder. Un régiment de la cavalerie du général Dalstein, qui vient de charger en fourrageurs à 600 mètres sur trois compagnies du 132 e se déployant au nord du bois des Loges, vient de se faire mettre hors de combat par décision d un arbitre présent, après une vive fusillade de l infanterie. Le général Hagron, directeur de la manœuvre, vient de la faire cesser pour en faire la critique sur le terrain même après avoir examiné les positions occupées par les adversaires. Après une pose café réparatrice, chaque corps gagne le village où il doit cantonner dans des conditions difficiles puisque quatre mille hommes doivent loger à Marcq, petit village de quatre cent habitants. «aussi, l égalité la plus parfaite existera ce soir au point de vue du couchage entre la plupart des officiers et des soldats ; ils seront égaux devant la hotte de paille, et ça sera souvent comme cela au cours de ces manœuvres, mais personne ne se plaint, je vous l assure, et mieux que personne nos officiers connaissent et appliquent pour eux-mêmes le vieux proverbe : «A la guerre comme à la guerre». Journée du mercredi 11 Mais cet art de la guerre évolue. Les charges héroïques sous les vacarmes assourdissants à outrance des canons sont terminées. Aujourd hui les généraux réfléchissent davantage pour éviter les morts inutiles. «L école de la grande guerre a été remplacée par eux par l école de guerre où la théorie joue fatalement un rôle prépondérant, puisque la pratique fait forcément défaut. Désirons qu elle fasse défaut longtemps encore». Le commandement a changé. Les généraux cherchent une stratégie, puis le directeur des manœuvres étudie les causes et les conséquences, stoppe la manœuvre, critique, conseille, imagine ce qui se serait passé avec de vraies cartouches dans une situation réelle. Une armée en marche se déplace de Stenay vers Vouziers, mais elle apprend qu une armée ennemie stationnée vers Montfaucon se porte vers son flanc gauche et cherche à le couper en deux. Pour protéger sa marche, elle détache un corps d armée, le 6 e, de deux divisions vers Bayonville, 15

16 Rémonville, Villers devant Dun et Aucreville avec mission de maintenir l ennemi et de se replier lentement devant lui ; Puis les deux divisions du 6 e corps, la 12 e et la 4 e division occupent les villages cités plus haut et, détachés vers Exermont et Gesne deux bataillons de chasseurs, un peu de cavalerie et quelques batteries d artillerie chargées de prendre le contact de l ennemi. Journée du jeudi 12 septembre La pluie rend impossible toute manœuvre de l armée du général Kessler pendant la journée du 12 septembre. Le 1 er corps est rassemblé face au sud par divisions accotées, vers le Hocquet, à huit heures du matin. L artillerie étant à droite avec la 2 e division. La cavalerie à laquelle la compagnie cycliste du 147 e est adjointe, connaît le rassemblement et surveille les points de passage de la Serre entre Montcornet et Cilly. Le 2 e corps s étant porté en deux colonnes à la rencontre du parti du nord, sa colonne de droite comprenant la 3 e division et l artillerie de corps, suit la route : Chaourse, Renneval, Morgny-en Thiérache. Sa colonne de gauche, la 4 e division, marche sur Doigny, par Agnicourt, Vigneux et le Hocquet. La cavalerie éclaire sur le front de marche, puis, avec l aide de la compagnie cycliste du 132 e détachée provisoirement à l armée A, doit agir sur le flanc gauche de l ennemi. Les avant-gardes des deux colonnes du 2 e corps devaient franchir la Serre à huit heures du matin. Les cavaleries se rencontrèrent d abord à l ouest de Renneval vers huit heures. L avantage reste à la 1 re brigade. La colonne de gauche du 2 e corps entame l action avec le 1 er corps autour de Vigneux, Hocquet. Pendant que la compagnie cycliste du parti nord arrête la tête d avant-garde de la 3 e division et la forçe à se déployer ; elle se retire ensuite à l est du Hocquet pendant que la 3 e division se remet en marche sur Renneval. 16

17 La 4 e division étant engagée contre le gros du 1 er corps à partir de neuf heure et demie, ce n est qu à dix heures et demie que la 3 e division se décide à faire face à gauche et à se porter de Renneval dans la direction du Hocquet. Pendant ce temps, la gauche du 2 e corps d armée est obligée de céder du terrain devant la 1 re division du parti nord qui, passant au nord et à l ouest de Vigneux, vient agir vers la cote 190, mais le front du 1 er corps s est trop étendu pour qu une action décisive puisse se produire, et le combat reste indécis. Le général Duchesne arrête la manœuvre à onze heures et demie. Journée du Vendredi 13 septembre Les deux cavaleries A et B doivent se chercher sur la rive gauche de l Aisne, et l armée B doit chercher à s emparer de Rethel tandis que l armée A doit s opposer à cette entreprise. Conformément à ces ordres, les deux cavaleries ne tardent pas à se rencontrer vers sept heures du matin, malgré le brouillard, au dessus du tunnel du chemin de fer de Rethel à Reims et la route qui va de Perthes à Rethel. Une brigade de la 8 e division (armée B) se montre en vue de la 5 e division (armée A). Celle-ci la poursuit ne se doutant pas qu on lui tend un piège. En effet, pendant qu elle court après la brigade qui fuit, elle est elle-même chargée sur son flanc droit par la 2 e division débouchant tout-à-coup de l est du village de Perthes. Voyant cette attaque imprévue, la 4 e division lance à la rencontre de l ennemi une brigade par la droite et deux brigades par la gauche, mais quand elles arrivent, l engagement est terminé. Le général Directeur sépare les adversaires et leur donne l ordre de recommencer une deuxième manœuvre. Une heure plus tard, la cavalerie du parti A débouche au moment où celle de l armée B prend la direction de Rethel. Celle-ci fait face à gauche et la rencontre se produit sur le versant ouest de la longue croupe que forme le mont de Perthes. le général Directeur décide que vu l avantage du nombre, c est le parti A qui doit avoir le dessus. Il renvoie donc dans ses cantonnements la 17

18 4 e division et pousse la cavalerie A vers les têtes de colonnes de l infanterie B en dirigeant la 3 e division vers Saulces-Monclin. Le général Kessler avait depuis la veille une unique préoccupation : s emparer et les garder des hauteurs qui dominent Novy à trois kilomètres au sud ouest «Si j arrive là demain avant mon adversaire, disaitil hier soir, il ne m en délogera pas et Rethel est à moi». Il donne l ordre à la 40 e division de partir à la première heure, avec mission de s emparer à tout prix des hauteurs de Novy, et la fait renforcer par toute son artillerie de corps, il la fait éclairer en avant et couvrir à droite et à gauche par ses deux brigades de cavalerie de corps. A neuf heures du matin cette colonne atteint les environs d Amagne. Le reste de l armée suit la même direction générale ; le 6 e corps par la rive droite de l Aisne, le 20 e par la rive gauche et se trouve à huit heures à Pauvres, Attigny et Ecordal. Envoyant en avant-garde sa 1 re division d infanterie appuyées par sa 1 re brigade de cavalerie de corps, elle lui fait suivre la route de Rubigny, Chaumont-Porcien, Adon, Doumely, Herbigny, Justine, Sery, Arnicourt et Sorbon, pendant que son gros formé sur trois colonnes de chacune une division, passe à six heures et demie du matin sur la ligne Le Thuel, Fraillicourt et Rubigny ; le 5 e régiment de dragons couvrant son flanc gauche et le 5 e chasseurs à cheval couvrant son aile droite. Vers dix heures et demie, les premières unités de la 40 e division du général Kessler occupent les mamelons des hauteurs à l ouest de Novy. A onze heures deux régiments sont solidement établis. Il y a quatre régiments et quatorze batteries en position, face au village de Bertroncourt, qui ne sont encore occupé à ce moment que par deux bataillons d infanterie de l armée A. A midi, pourtant, la première division du général Duchêne arrive au nord du village de Bertoncourt. C est précisément l instant où le gros de l armée B arrivant à son tour à Novy, vient d y remplacer la 40 e division qui, faisant un bond jusqu au village de Bertoncourt, y engage le combat avec les deux bataillons du 84 e d infanterie le défendant. Le général Brugère, qui suit minutieusement toutes les phases de la lutte, donne le signal de faire cesser le feu. 18

19 Au cours de la manœuvre d aujourd hui, on a pu voir, en plus du ballon militaire attaché à l armée A, planer deux autres aérostats dans le ciel. Ce sont des ballons avec lesquels on expérimente la télégraphie sans fil. Ces expériences ont pour but de juger du parti que l on peut tirer de ce nouveau moyen de communication pour le service des armées en campagne. Ces expériences ne sont que les premières faites par le département de la guerre. Depuis plus de deux ans, une étude méthodique et scientifique de la question est poursuivie par le dépôt central de la télégraphie militaire, et les résultats obtenus jusqu à ce jour sont excellents, bien que, ainsi qu on le sait, les communications par télégraphie sans fil, soient beaucoup plus difficiles à établir sur terre que sur mer. Ces études ont permis de réaliser pour les armées en campagne un matériel très simple et très robuste, construit dans les ateliers militaires à l exception des appareils d un usage courant. Des télégrammes ont pu être échangés d une manière régulière à plus de 40 kilomètres. L antenne est maintenue en l air par un petit ballonnet dont le gonflement ne présente aucune difficulté. Les communications sont assurées entre le quartier général de la direction des manœuvres et celui de l armée A par deux postes de télégraphie sans fil établis : l un à Rethel, sortie nord de la ville ; l autre à Ecly, sur le chemin d Hautvillers, à mille mètres du village. Chaque poste comprend un chariot à hydrogène et une voiture poste télégraphique portant les appareils expéditeurs et récepteurs ; le manipulateur et un appareil Morse renforcés. Le courant est fourni par une bobine Rhumkorf activée par une pile. Le courant est dirigé ensuite sur l antenne qui est constituée par un simple conducteur métallique isolé, lié à la corde d attache du ballonnet, de manière a en porter l extrémité à une certaine hauteur au dessus du sol. La réception se fait sur un appareil Faraday ordinaire auquel est ajouté un cohéreur, organe essentiel de la transmission télégraphique sans fils. La distance des deux postes à vol d oiseau est de sept kilomètres. La transmission est facile et s opère de jour comme de nuit. Plusieurs télégrammes ont été échangés. Pendant ce temps, la population s indigne car le prix des vivres augmente. La ferme de Modelin près du champ de revue a été louée francs pour 5 jours. 19

20 Journée du dimanche 15 septembre C est autour du village de Sorbon qui a vu naître le fondateur de la Sorbonne et de la comme d Arnicourt, que se sont livrés les combats d aujourd hui. Voici maintenant quels étaient les ordres généraux donnés, hier soir, à chacun des partis en présence : L armée A est décidée à résister sur les hauteurs de Sorbon. Le 1 er corps à gauche porte la 1 re division et son artillerie de corps en première ligne entre Sorbon inclusivement et le Soirmont (mamelon isolé situé à 1200 mètres au nord est d Arnicourt). La 2 e division est en réserve au sud de Sery (village à 2 kilomètres et demi au nord d Arnicourt). Le 2 e corps à droite porte en première ligne une brigade et l artillerie de la 4 e division, l autre brigade de cette division est avec l artillerie de corps à Inaumont. Enfin la 3 e division forme la réserve générale de l armée et se rassemble à l est d Hauteville à la croisée du chemin de Justine (environ 1800 mètres à l ouest de Sery). Des travaux de campagne sont exécutés sur le front de la position appuyée à droite de l Aisne et à gauche du Soirmont. Toutes ces dispositions doivent être terminées à six heures et demie du matin. Les brigades de cavalerie couvrent les flancs de l armée : la première vers Novion Porcien et Provisy. (Cette dernière trouvera un soutien à la Malmaison, où la 2 e division doit détacher un régiment, la 2 e brigade de corps surveillera la section Rethel, Nanteuil, Avançon.) La 4 e division de cavalerie opérera dans la direction générale Corny la Ville, Amagne, Givry ; la 5 e division sur la rive gauche de l Aisne, vers Biermes, Thugny, Perthes et Saulces-Champenoise, avec mission d inquiéter les colonnes ennemies, de retarder leur marche si possible, et d agir sur leurs derrières. Armée B : Le 6 e corps rassemble ses trois divisions à sept heures trente du matin : les 40 e et 42 e en première ligne entre Bertoncourt et Novy ; la 12 e en seconde ligne vers Chevrières. Le 20 e corps rassemble à la même heure, la 11 e division au Nord de Rethel, la 39 e au N.-E. de la ville à l abri des crêtes 121 et 130. Une réserve générale constituée avec tous les bataillons de chasseurs et les deux régiments de cavalerie de corps, est rassemblée à 20

21 huit heures et demie au nord de Pargny entre la route nationale et le chemin de fer. Ces mouvements sont exécutés sous la protection des avantpostes renforcés dès la pointe du jour. Les zones de marche des deux corps d armée sont séparées par une ligne tracée de la ferme Remicourt au château de Resson. L armée est couverte à droite par la 3 e division de cavalerie qui opère sur le plateau de la Croix de l Ermite avec mission de retarder la marche des colonnes ennemies qui tenteraient de se diriger sur Rethel par la crête gauche de l Aisne. Un régiment d infanterie du 20 e corps vers la ferme Blanc Mont, lui servira au besoin de repli. Le général Kessler donne l ordre à une brigade du 20 e corps de se porter à quatre heures du matin sur les villages de Nanteuil et de Barby d en déloger les avant-postes ennemis qui les occupent et de s en emparer. Un équipage de ponts suit la brigade qui, conformément aux ordres, enlève ou refoule les avant-postes de Barby et de Nanteuil. Aussitôt les pontonniers mouillés par l eau de la rivière, trempés par la pluie, jettent un pont sur l Aisne, facilitant ainsi singulièrement le passage de cette rivière au 20 e corps. Une nombreuse artillerie établie sur la ligne des contreforts ouest du massif de Novy et faisant face à Sorbon, protège et appuie le mouvement de l armée B en s assurant la supériorité du feu. Cependant un petit échec s était produit à Barby, qu une brigade de l armée A venait de reprendre. Le général Kessler envoie la 39 e division qui, après avoir repris le village, gagne les hauteurs de la route de Rethel à Ecly, coupant ainsi le parti B de l Aisne. Il est à ce moment neuf heures quarante-cinq. Depuis le début de l action, la 11 e division marche sur Sorbon, défendu par deux bataillons d infanterie. Un combat d infanterie s engage derrière les haies, les maisons, dans les vergers. La 11 e division déloge les défenseurs du village qui, renforcés, reviennent à la rescousse et reprennent Sorbon pour en être chassés une seconde fois par la 21 e brigade arrivant tout entière sur le lieu du combat à dix heures un quart. Pendant que s accomplissent les diverses phases de la bataille d autres évènements se produisent à l aide gauche de l armée A formée par la 1 re division d infanterie qui occupe l extrémité et la partie supérieure du demicercle montueux entourant Sorbon. Tout le 6 e corps du général Kessler marche sur cette position très forte, mais le nombre des défenseurs est bien 21

22 maigre, proportionnellement à celui des assaillants qui l entourent de tous cotés et dont le feu d infanterie est appuyé par les feux convergents de plusieurs batteries s avançant de l est et du nord par bonds rapides, malgré le déplorable état du terrain dans lequel les roues enfoncent jusqu au moyeu. Les batteries de la défense placées en haut de la croupe, assez en arrière, pour répondre au feu de celles placées, dès le début de l action, sur les contreforts du massif de Novy se trouvent inutiles en face de l infanterie qu elles ne peuvent voir et qui monte à l assaut de la position à cinq cents mètres d elles. La 40 e division marche sur la cote 144, la 42 e sur Arnicourt et la 12 e accentuant le mouvement, fait une marche enveloppante au-delà du Soirmont. En présence de cette invasion subite qu une marche du 6 e corps habillement dissimulée dans les bois et les ravins, n avait pas laissé prévoir, la 2 e division du 1 er corps veut entrer en ligne et tenter une diversion par Sery et la ferme de Couvercy. Mais pendant ce temps le centre de l armée A qui manque de réserves, faiblit sur les hauteurs en arrière de Sorbon, et son artillerie est obligée d abandonner la cote 144 pour ne pas tomber aux mains de la 40 e division. Ce mouvement de retraite s accentue d autant plus vite que les défenseurs de la position voient arriver sur les pentes, la réserve générale de l armée B, formée par les bataillons de chasseurs et par la cavalerie de corps. La brigade de gauche de la 40 e division vient de mettre baïonnette au canon, les chasseurs à pied en font autant et la sonnerie de la charge retentit vigoureuse, alerte et enlevante, sur toute la colline, cependant que la cavalerie de corps chargeant en fourrageurs dans les intervalles des colonnes d infanterie de l assaillant va jeter le désordre dans les lignes de l adversaire qui se retire et abandonne la place. A ce moment il est 11 heures 20. Il n a pas encore cessé de pleuvoir, la journée a été rude ; le général Directeur fait élever dans les airs les deux ballonnets et le cône qui donnent à tous le signal de la fin de la manœuvre. Les corps se rassemblent et vont faire le café dans les endroits à proximité de l eau pendant que la critique est faite à droite de la route d Ecly. Pendant ce temps, les cartes qui avaient été attribuées au ministère des affaires étrangères pour la revue de Betheny étant épuisées, le ministre ne 22

23 pourra plus répondre aux demandes qui lui seraient adressées. Le ministère de l Intérieur fait savoir qu il ne lui est plus possible de délivrer une seule carte pour la revue de Betheny, toutes celles dont il disposait ayant été distribuées. Journée du lundi 16 septembre Enfin nous avons beau temps aujourd hui. Le soleil sourit à l armée. Mais la terre est tellement détrempée par les pluies de ces derniers jours, que la boue est toujours aussi abondante, aussi collante aux pieds que la veille, mais comme il fait chaud, la bonne humeur n a pas cessé d éclairer les visages une seule minute. La manœuvre a pourtant été assez rude. Voici les ordres qui avaient été donnés dans chaque parti. L armée A continuera sa résistance sur le Plumion jusqu au moment où la tête de colonne du corps de renfort lui permettra de passer à l offensive. Le 2 e corps défend le front Ecly, Juaumont, Moulin de Sery ; sa 3 e division a une brigade en réserve générale de l armée à l est de Justine ; l autre brigade est mise à la disposition du 2 e corps pour renforcer sa droite au nord-est d Ecly. Ces dispositions devront être terminées pour sept heures du matin. La sûreté des flancs de l armée est assurée à gauche par la première brigade de cavalerie, et à droite par la deuxième brigade qui a un bataillon de soutien à Château-Porcien. L armée B doit s efforcer d enlever les positions ennemies sur la rive droite du Plumion et prend le dispositif initial d attaque suivant, face au Nord. Les avant-postes sont renforcés sur le pont Arnicourt, Soirmont, Dyonne, bois de Triaumont, ferme de Corny-la-Cour. Le 6 e corps rassemble une division entre Arnicourt et la ferme du Paradis, l autre division vers la ferme Pernant. Le 20 e corps rassemble une division à la cote 143 (1500 mètres sud-ouest de Sorbon), l autre division au nord de Rethel à cheval sur la route de Novion-Porcion. Les rassemblements seront terminés à sept heures, heure à laquelle commencera la préparation du mouvement offensif par l artillerie. La 6 e brigade de cavalerie couvrira la droite de l armée. La 2 e division de cavalerie renforcée par la 20 e brigade de cavalerie sera rassemblée vers sept heures au signal de la Croix l Ermite, avec mission d empêcher l ennemi de 23

24 prendre pied sur la rive gauche de l Aisne par Château-Porcien. Un régiment d infanterie du 20 e corps assurera à l armée la possession des ponts de Rethel, Acy-Romance et Nanteuil. Pendant la journée du 16 septembre, la 12 e division d infanterie et la 3 e division de cavalerie constituent sous les ordres du général Hartschmidt, l avant-garde d un corps d armée venant de Signy-l Abbaye en renfort de l armée A. Cette avant-garde débouche de Provizy à huit heures du matin, dans la direction générale de Rethel, et attaque avec la plus grande vigueur les forces ennemies qu elle rencontre, de manière à dégager l armée A, à lui permettre de reprendre l offensive et à rejeter avec elle l armée B sur la rive gauche de l Aisne. Dès sept heures du matin, la 40 e division rassemblée entre Arnicourt et le Paradis envoie un régiment à la cote 108, rive droite du Plumion, pour engager l action. Mais à ce moment le commandant du parti B est informé qu une colonne ennemie débouche de Novion-Porcien dans la direction de Provizy en renfort de l armée A. Il se décide à prendre une attitude offensive. Le 154 e d infanterie est d ailleurs refoulé sur Arnicourt par la 7 e brigade d infanterie à neuf heures. La 12 e division sort de Provizy à huit heures et s empare de Dyonne et du bois de Triaumont. Le 1 er corps attaque sur le front Arnicourt, Barby, mais son action ne pourra se faire sentir sérieusement que lorsque celle du 1 er corps aura fait cesser la résistance de la 40 e division sur les hauteurs au S.E. d Arnicourt. A dix heures, la 12 e division progressant à travers bois, attaque la 42 e division installée au nord de Bertoncourt, sa droite se relie à la gauche de la 2 e division qui arrive à hauteur du Paradis. Pendant ce temps, la 1 re division s installe sur les hauteurs d Arnicourt cote 144. La 7 e brigade du 2 e corps a enlevé Arnicourt de son côté et le reste de ce corps d armée peut prendre pied vers la cote 148, refoulant la 39 e division qui se replie par Barby et Acy-Romance sur la rive gauche de l Aisne, à onze heures la 2 e division est à la ferme de Remicourt. La 1 re brigade de cavalerie profite d une trouée dans la ligne de l armée B, pour se porter vers la cote 130 où elle charge un groupe de trois batteries. A onze heures et demie, tout le 6 e corps exécute une vigoureuse 24

25 contre attaque au sud-ouest de Bertoncourt sur la 12 e division dont l offensive est ainsi arrêtée. Mais la 1 re division et le 2 e corps attaquent la 11 e division établie au nord de Rethel et menace les ponts de Nanteuil et Acy-Romance. Rethel est sous le feu des batteries du 2 e corps. Le 145 e d infanterie marche sur les batteries du 20 e corps et s en empare ; la 11 e division exécute une contre attaque pour reprendre ces pièces et y réussit. Le 2 e corps s est arrêté sur les pentes au nord du pont d Arcole. En un mot, écrasée par la supériorité du nombre, l armée A a totalement perdu les positions qu elle avait conquises la veille sous la pluie battante, et elle est forcée de passer précipitamment l Aisne et le canal pour sauvegarder sa ligne de retraite et s assurer la route de la place de Reims qui lui appartient. Il n était pas nécessaire de faire se prolonger une manœuvre qui était déjà devenue fatigante. Le général Directeur y met fin, il est midi un quart Pendant ce temps, la maison Pommery a fait procéder à un très confortable aménagement pour le bataillon de vitriers qu elle s est offerte à loger. Nos troupiers trouveront là bon gîte et bon accueil et une collection de gigantesques brocs en fer-blanc préparés à leur intention, démontre que le vin fait partie de la très large hospitalité qui leur sera offerte. Cela les aidera à oublier certain village où, arrivant un soir moulus et trempés, des habitants leur ont fait payer vingt-six sous pièces les fagots dont ils avaient besoin pour se réchauffer et pour sécher leurs effets d habillement. Journée du mardi 17 septembre La pluie tombe sans cesse. Le général Brugère a décidé que demain mercredi, il n y aurait pas de manœuvres, mais seulement une marche de chaque unité, des armées A et B, couverte, selon qu elle est poursuivie ou poursuivante, par une arrière-garde ou une avant-garde. Afin d éviter toute surprise de ce genre et de rester dans la vraisemblance, le général Brugère fit encore ce qu il avait déjà fait hier à Sorbon. Il enleva de nouveau à l armée B (général Kessler), la 12 e division d infanterie et la 3 e division de cavalerie indépendante, se réservant de jeter, s il le jugeait utile, le poids de ces importantes unités du côté où il voudrait faire pencher la balance de la victoire. 25

26 Voici le résumé des ordres donnés par les deux partis : L armée A poursuit son offensive et cherche à déborder l ennemi par sa droite. Le 2 e corps disposant des ponts de Nanteuil, Barby et de Château- Porcien viendra s engager sur le front, Avançon-les-grands-bois, bois de la Cervelle et se couvrir à droite par une partie Flanc-garde. Le 1 er corps disposant des ponts d Acy-Romance et de Rethel, laissera une brigade rassemblée à huit heures du matin, vers la côte 110 (ouest de Biermes) en réserve générale de l armée et se portera dans la direction générale Biermes, Perthes, le Chatelet avec mission d attaquer l aile droite ennemie. Cette attaque ne sera vivement poussée qu après que le 2 e corps se sera engagé sur tout le pont. La 5 e division de cavalerie renforcée par la 2 e brigade de corps, manœuvrera pour déborder la gauche ennemie et immobiliser les forces qu elle rencontrerait dans la zone Blanzy, Avancon et au sud. La 1 e brigade de cavalerie couvrira à gauche et accompagnera le mouvement du 1 er corps d armée. L attaque du 2 e corps commencera à sept heures du matin. Nota la 12 e division d infanterie rassemblée à sept heures du matin entre Biermes et Thugny ; les 3 e et 4 e divisions de cavalerie réunies à la même heure à l est de Mesnil-Annelle, forment un corps placé sous les ordres du général Donop qui recevra directement les ordres du directeur des manœuvres, pour intervenir inopinément en faveur d un parti ou de l autre. Armée B L armée B prendra une position défensive de Tagnon à la cote 146 au nord-ouest de Saint-Loup-en-Champagne. Le 6 e corps à droite a ses divisions accotées ; chacune d elles a une brigade en première ligne en position à sept heures du matin et une brigade en réserve rassemblée à sept heures trente. La première ligne de défense est marquée par la ligne des avant-postes Bois de la Cervelle, Signal de la Croix l Ermite. A droite du 6 e corps, les 6 e et 20 e brigades de cavalerie réunies en division provisoire sont à six heures au tunnel de la voie ferrée et surveillent le plateau de Perthes. A gauche, la 2 e division de cavalerie est à la même heure au signal de la Croix-l Ermite, surveillant les débouchés de l Aisne. Le 20 e corps rassemble à sept heures trente une division à la cote 146 (N.O. de Saint- Loup) et l autre division en échelons en arrière et à gauche. A sept heures du matin, voyant que le général Duchesne a abandonné les 26

27 points d appui de sa ligne d avant-poste, le général Kessler pousse un régiment de sa 42 e division au Blanc-Mont un régiment de sa 40 e division à l est de la Croix l Ermite, d où l on peut découvrir les points de rassemblement de l armée A. L artillerie de la 42 e division canonne le 1 er corps d armée réuni au sud de Sault-les-Rethel, ce qui force un régiment de la 2 e division à se déployer et à marcher sur le Blanc-Mont. De son côté le 2 e corps a commencé son déploiement. Il occupe facilement les hauteurs de la Croix l Ermite. A neuf heures, il marche sur les positions occupées par la 11 e division à la cote 146, Avançon et celles de la 40 e division cote 126. A l aile gauche de l armée A, le général directeur des manœuvres renforce cette armée par le corps mixte du général Donop qui a pour mission de se porter par Perthes et la hauteur située à l est de Tagnon, sur l aile droite de l armée B, afin de la déborder et de la couper de sa ligne de communications avec Reims. Dès le début de ce mouvement la 12 e division d infanterie est en liaison avec la 1 re division d infanterie. Ces troupes débouchent de Perthes à neuf heures ; les 3 e et 4 e divisions poussent de ce village et marchent sur la division provisoire du parti B qui, se sentant dans une situation précaire, se replie sur Tagnon, direction de Bergnicourt. A dix heures, le parti A atteint la ligne Avançon-Tagnon. Sa cavalerie a envoyé un régiment sur le Châtelet. La 12 e division arrive à la carrière de la Matagot ; la 1 ère division passe le chemin de fer au sud-ouest du parc de Mont, repos, et marche sur Tagnon ; la 2 e division marche sur la garenne de Saint-Loup pour se relier au 2 e corps. Au cours de cette marche, elle subit un temps d arrêt occasionné par une contre-attaque de la 24 e brigade. La 4 e division marche sur les cotes 120 et 156, la 3 e division sur Saint Loup ; la 5 e division de cavalerie observa la 2 e division de cavalerie avec laquelle elle a plusieurs engagements entre Blanzy et le bois d Avançon. A onze heures, la 1 re division enlève Tagnon et continue sa marche sur Bergnicourt en prenant la grande route Reims-Rethel comme axe de direction ; la 12 e division continue son mouvement sur le châtelet. Malgré une contre-attaque réussie de la 11 e division, le parti B menacé 27

28 de voir ses communications avec Reims coupées, commence sa retraite sous la protection de l arrière-garde. L état du terrain lui permet de gagner du champ et l action est déjà sérieusement ralentie à midi trois quarts quand le signal de cessation de la manœuvre est donnée, et les troupes gagnent leurs cantonnements, mouillées jusqu aux os. Ce même jour, le Tsar et la Tsarine arrivent à Dunkerque, accueillis par Emile Loubet, Armand Fallières (président du Sénat), Paul Deschanel (président de la Chambre des députés) Waldeck-Rousseau (président du Conseil) et Delcassé (ministre des Affaires étrangères). Tous se dirigent vers le château de Compiègne. Journée du mercredi 18 septembre La manœuvre d aujourd hui a pour but : pour l armée B, de continuer sa retraite pour Reims en se couvrant par des arrière gardes établies sur la Retourne, vers Sault Saint Remy, Lécaille, le Châtelet, Juniville et chargées de retarder la marche de l armée A. Pour l armée A de refouler les arrièregardes ennemies en resserrant, de près de manière à enlever dans la journée même la ligne de la Suippes et les défenses avancées de Reims. Zones de marche : le 20 e corps vient s établir sur la Suippes en disposant des routes Poilcourt, Auménancourt, le Châtelet, Isles sur Suippes et des chemins intermédiaires. Le 6 e corps s établira sur la Suippes, de Warmeriville à Betheniville ; il dispose du chemin Neuflize, Ménil-Lépinois, Warmeriville et des routes de l Est. Le 2 e corps vient sur la Retourne ; la route Avançon, Saint-Loup, Roizy, lui appartient, ainsi que les routes de l ouest. Le 1 er corps marchant à l est du 2 e vient également sur la Retourne. Voici maintenant le thème pour la manœuvre d une armée de 4 corps d armée contre un ennemi représenté qui aura lieu aujourd hui, en présence du Président de la République et de l Empereur de Russie. L armée ennemie forcée d abandonner la ligne de la Suippes, s est retirée au sud-ouest de Reims dans la direction de Paris. Pour couvrir son mouvement, elle a laissé dans Reims un simple corps d armée qui a pris position au nord de cette place, en s appuyant sur les forts de Brimont, Fresnes, Witry, Berru et Nogent l Abbesse. L armée, constituée par les 1 er, 2 e, 6 e et 20 e corps d armée et les 2 e, 4 e et 5 e divisions de cavalerie, tient la Suippes et les débouchés au sud de cette rivière. 28

29 Le lundi 9 septembre, les troupes sont rassemblées aux environs du petit village de Grandpré, situé à 61 kms au nord-est de Reims 29

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31 Rassemblement pour le départ Du 9 au 18 septembre, se succèdent les simulations de combats. 31

32 32 La Légion étrangère participe à l action

33 Ces journées sont entrecoupées de haltes. 33

34 34 Certains en profitent pour faire le point pendant que d autres boivent un quart

35 Les exercices reprennent : ici le tir en hauteur et montée à l assaut ci-dessous. 35

36 36 Les officiers déjeunent à part

37 Le tout est entrecoupé de pauses-café Certains en profitent pour écrire 37

38 38 Les haltes se produisent près des fermes et les militaires sont parfois tentés de prendre un volatile

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41 Le parc d aérostation (collection Michel Thibault) Un rideau de fumée 41

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43 Un capitaine participant aux manœuvres 43

44 Certains vont à pied et d autres à cheval. Les généraux Jeannerod et Germany (collection Michel Thibault) 44

45 Le général Brugère s entretient avec le commandant Berthelot (collection Michel Thibault) 45

46 Extrait de «l Eclaireur de l est» Le 17 septembre, le Tsar et la Tsarine arrivent à Dunkerque, accueillis par Emile Loubet, Armand Fallières (président du Sénat), Paul Deschanel (président de la Chambre des députés) Waldeck-Rousseau (président du Conseil) et Delcassé (ministre des Affaires étrangères). Tous se dirigent vers le château de Compiègne. Ci-dessus : le Tsar et la Tsarine arrivent à Dunkerque à bord du Cassini. A gauche : Messieurs Delcassé, Waldeck- Rousseau et Loubet montent à bord d une embarcation pour se rendre sur le «Standart» (collection Michel Thibault) 46

47 Le château de Compiègne 47

48 A Compiègne : le départ pour Reims Collection Michel Thibault 48

49 La première journée avec le Tsar La foule arrive en gare d Hermonville. 49

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51 La journée du 19 septembre Cette journée prévoit la visite des souverains russes à l armée et à la Ville de Reims. A 8 heures du matin, le train présidentiel quitte la gare de Compiègne et arrive deux heures plus tard à la gare du Fresnois. Après regroupement, le cortège monte en voitures et gagne la route de Bourgogne. Avant d arriver au village, le tsar descend de voiture et monte à cheval, imité par ses officiers. Désormais, le général Brugère l accompagne et devient son factotum au milieu des troupes. 51

52 52 La gare du Fresnois en attendant l arrivée du Tsar (collection Michel Thibault).

53 Le 19 septembre à dix heures, le train présidentiel arrive à la gare de Fresnois. (coll. Michel Thibault) 53

54 Le Tsar descend de son landau et monte un de ses chevaux arrivés récemment de Russie. Les troupes présentent les armes et la fanfare joue «Aux Champs». Pendant ce temps l impératrice et le Président de la République descendent également et, accompagnés de M. Combarieu, du général Dubois, de MM. Poulet et de Mr Paul Loubet, pénètrent dans le fort de Fresnes. De là ils assistent à un assaut du fort. Le génie en tête s élance sur les défenses accessoires, coupe les fils de fer avec des pinces, et sous le feu de l infanterie de la défense, voici qu une, deux, trois brèches sont faites dans ce treillage embarrassant. Les fantassins s élancent sur le glacis et tirent sur les défenseurs, cependant que d autres apportent des échelles avec lesquelles ils montent à l assaut du fort et en gravissent les talus. Le fort est pris et le brave capitaine Georges qui pourtant l a commandé vaillamment n a plus qu à se rendre. Le Tsar accepte son épée et s en va à Berru pour assister à la dernière phase du combat. 54

55 L attaque du fort de Fresnes et la sortie du Tsar (collection Michel Thibault) 55

56 Ensuite les souverains sont conduits au sud de Berru, d où ils vont assister à un long combat d artillerie livré à environ un kilomètre de leur tente. 56

57 Le canon a atteint sa cible 57

58 Extrait de «l Eclaireur de l Est» : Là le spectacle est moins saisissant qu au fort de Fresnes en raison de la distance à laquelle se passe l action. C est un long combat d artillerie livré par l armée ennemie à sept kilomètres de Berru contre les troupes chargées de la défense et qui sont à environ un kilomètre de la tente où l impératrice et le tsar suivent la manœuvre lointaine. Quant au tsar, il va se rendre compte de l opération tout près de l armée ennemie. A une heure et demie, l action est arrêtée ; le tsar, descendu de cheval, suit les derniers mouvements près de l impératrice. On va donner le signal du départ, quand l empereur, que la mobilité et la rapidité de tir de notre artillerie ont considérablement frappé, demande à examiner en détail notre nouveau canon de 75. On amène près de lui une pièce. L empereur s en approche et demande au lieutenant d artillerie Tuaillon de lui en expliquer en détail le mécanisme. L empereur pose de multiples et minutieuses questions sur le recul, la portée, le frein, la rapidité du tir, etc, puis il demande qu on fasse manœuvrer la pièce devant lui. Le tir est réglé pour mètres. Dix coups sont tirés qui se succèdent avec une rapidité qu admire le tsar, qui constate aussi l absence du recul. 58

59 Il félicite et décore l officier, dont les explications ont été infiniment claires et précises. L impératrice qui apporte avec elle un petit appareil photographique s amuse à «prendre» l empereur pendant que lui est expliquée la manœuvre de notre canon de 75. Le signal du retour est donné. Il est plus de deux heures quand on arrive au fort de Witry, où est servi le déjeuner. Sitôt le déjeuner au fort de Witry, la famille impériale se dirige vers Reims. Toutes les voies empruntées en ville sont placées sous la surveillance des militaires, compte tenu des récents évènements survenus en Amérique : interdiction au public de stationner sur le parcours, obligation par les habitants dont les fenêtres donnent sur la rue de faire connaître à la police le nom de leurs visiteurs. Le cortège pénètre en ville par le faubourg Cérès. Deux pylones sont dressés devant la maison Marot. Plus loin, place Brouette, un arc de triomphe décoré des armes de Reims, est surmonté d une banderole sur laquelle est écrit : «A nos hôtes impériaux, Au président de la République, cordiale bienvenue de la Ville de Reims». Un monument place Briand a été réalisé par M. Gosset, un architecte à qui nous devons plusieurs édifices dans Reims. La vasque est dominée par une construction de sept mètres surmontée d une couronne impériale et de la double croix d or. La vasque porte une statue de la paix composée par M. Egaze, professeur de sculpture à l école régionale des Beaux Arts. Cette allégorie représente la Russie foulant une torche qui symbolise la guerre et élève vers le ciel un rameau d olivier. La couronne porte l inscription : «Au tsar, apôtre de la paix hommage de la chambre de commerce.» Nous trouvons rue Legendre un autre arc de triomphe réalisé par M. Brunette. Les poteaux de tramway place Royale sont décorés de guirlandes, ainsi que les maisons. Rue Chanzy, devant le café Saint-Denis, la voie est traversée par deux arcades qui portent en langue russe, les noms de Nicolas II, 1901 et Pierre le Grand,

60 Sur la place du parvis, des sapins artificiels portent une couronne royale et rappellent des noms de rois qui furent sacrés à Reims. A l entrée de la rue Buirette, une reproduction d un palais russe à l exposition de 1900 surplombe un groupe en plâtre qui symbolise l alliance franco-russe. Dans les basses promenades, sur des banderoles sont écrits : «Vive la Russie! Vive la France! Vivent nos hotes! Vive la république! les travailleurs rémois saluent leurs camarades russes». Les maisons sur le parcours sont ornées de tentures jaunes, rouges ou grises portant une aigle russe. Une marquise a été élevée devant l Hôtel de Ville. Devant l édifice ont été élevés deux portiques dont l un porte : «le vin de Champagne, hommage au tsar» et l autre : «la laine de Champagne, hommage au tsar». La place est occupée par le 51 e régiment d infanterie et plusieurs escadrons de dragons. Avec un retard de deux heures, apparaissent les cyclistes de la brigade spéciale de l Elysée. Ils précèdent le convoi officiel des voitures entourées de cavaliers. Pas un civil n est présent sur les trottoirs, mais des grappes de curieux s accumulent aux fenêtres. Les souverains arrivent par la place Royale et la rue Colbert puis descendent de voiture, gravissent les escaliers de l hôtel de ville entre une double haie de pompiers rémois et rejoignent la salle de mariage pour la réception. Le maire, Charles Arnould, prononce un discours d accueil : «la population rémoise a témoigné ses sentiments de gratitude envers le promoteur de la conférence de La Haye, qui a commencé à jeter les bases de la paix universelle» Après ces discours d usage, c est M. Jadart l érudit bibliothécaire qui présente au tsar l évangéliaire slavon. Les fêtes de l alliance étaient seulement une rencontre protocolaire, mais ce livre sacré était très connu à la cour de Russie. Cet ouvrage est composé d un recueil d évangiles du temps et des saints, suivant le rite russe, écrit en caractères cyrilliques, c està-dire 16 feuillets du XI e siècle. Il aurait été rapporté vers 1565 par le cardinal de Lorraine et offert à l Eglise de Reims. Ayant probablement servi 60

61 au sacre des derniers rois de France, il a été dépouillé vers 1792 des pierres précieuses et des reliques qui le décoraient. Resté depuis à la bibliothèque municipale, il servait à l étude des langues slaves et de la liturgie orientale. Outre l évangéliaire slavon, M. Jadart a présenté au couple impérial le Psautier d Odalric, également du XI e siècle et qui contient une note sur la mission de Roger, évêque de Chalons, parti demander en 1048 la main d Anne de Russie, fille de Jaroslaw pour le roi Henri I er. Après ces démonstrations et une coupe de champagne, les souverains russes quittent l Hôtel de Ville pour se rendre en voiture à la cathédrale. L édifice a été vidé de ses chaises et seuls deux drapeaux russes et français flottent à l intérieur. Après les présentations d usage, et un discours de circonstance par le cardinal, le tsar et la tsarine, suivis de tout le cortège visitent le monument éclairé de lampes électriques, et au son de l orgue jouant la Marche de Jeanne d Arc de Gounod. Sans ses chaises habituelles, la cathédrale paraît plus grande et ses lignes sont plus appréciables. Le couple impérial emprunte le tapis rouge qui les mène jusqu à l autel. Le cardinal leur montre l endroit où se tenait Jeanne d Arc lors du sacre de Charles VII le 17 juillet Dans les chapelles absidiales ont été déposés les objets du Trésor de la cathédrale. Comme Pierre le Grand le fit le 29 juin 1717, Nicolas II tient dans ses mains ce qui reste de la Sainte-ampoule. A la fin de cet entretien, deux livres sont offerts aux souverains : l album de la cathédrale, édité par M. Ponsin-Druart et l ouvrage de Alphonse Gosset sur la cathédrale. A la tsarine est offert un voile orné de broderies exécuté par de jeunes ouvrières et destiné à sa dernière fille. Après avoir écouté toutes les explications et posé de nombreuses questions, le couple impérial quitte le cardinal en le remerciant. Le cortège russe rejoint la gare pour prendre le train qui les emmène vers Compiègne, pendant que la population rémoise reprend la circulation et se rend dans les bals prévus pour l événement. 61

62 A Witry les Reims Collection Michel Thibault 62

63 L arrivée à l Hôtel de Ville 63

64 L Hôtel de Ville de Reims A trois heures et demie, le cortège se rend à l Hôtel de ville de Reims puis à la cathédrale. L après-midi, le maire de Reims présente à ses invités, l évangéliaire slavon, propriété de la bibliothèque municipale, et sur lequel, selon la légende, les rois de France prêtaient serment pendant la cérémonie du sacre. Un autre document remontant à 1049, relate le mariage d Henri 1 er et d Anne de Russie, signe d une première alliance Franco-Russe. 64

65 Ci-dessus : la cathédrale de Reims au début du XX e siècle. 65

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67 La place Aristide Briand est ornée d une porte surmontée de la couronne russe. A gauche en cours de travaux. Ci-dessous la porte est terminée 67

68 68 En haut : la ville de Reims au début du XX e siècle. En bas, le monument érigé place Brouette. (collection Michel Thibaut)

69 Le monument de la rue Buirette (collection Michel Thibault) 69

70 70 Le cortège défile place d Erlon

71 Le samedi 20 septembre : Jour de repos 71

72 72 Certains profitent de cette journée de permission pour visiter Reims, pendant que d autres sont de corvée de balayage.

73 Les zouaves ne passent pas inaperçu 73

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75 Journée du 21 septembre Compte tenu de l événement, des mesures de sécurité spéciales ont été adoptées pour interdire l accès du public aux tribunes réservées aux personnalités. Au centre se trouve la tribune d honneur tendue de velours rouge frangé d or. Le fond est décoré de la croix de la Légion d honneur et des armes impériales russes faites de différentes pièces empruntées à l artillerie. Au dessus de la tribune, les initiales R.F. côtoient les armes impériales russes. Dès l aube, la foule arrive par toutes les routes d accès, et tous les chemins. Vers six heures, les invités s accumulent devant les tribunes qui leur sont réservées. Le mauvais temps s est aussi invité et les nuages noirs couvrent le ciel, ce qui n empêche pas les spectateurs de déjeuner en attendant le défilé. Au loin les fanfares militaires jouent des airs martiaux mais à 7 h 45, les régiments se mettent en place, puis prennent un repas froid. A 8 h 30 les militaires prennent leurs emplacements définitifs. Tout d abord la cavalerie, puis les compagnies cyclistes, et enfin l ennemi figuré. Les hommes sont en tenue de campagne, capote, sac avec le chargement complet, les officiers portent les gants blancs. Les généraux commandants de corps d armée ou de divisions de cavalerie sont à la droite de la première ligne de leurs troupes. 75

76 La gare du Fresnois est ornée des couleurs rouges et blanches. Un bataillon de chasseurs rendra les honneurs puis un régiment de cuirassiers assurera l escorte, sans oublier les chefs arabes et les officiers étrangers. A 9h45 une salve de canon annonce l arrivée du train impérial, tandis que les trompettes de cavalerie et les clairons des chasseurs sonnent la marche et «aux champs», puis la fanfare joue l Hymne russe et la Marseillaise. Une fois les voyageurs descendus M. Loubet, en habit, portant le grand cordon bleu clair de Saint-André offre son bras à l impératrice. Le tsar est en tenue de colonel du régiment de Préobrajensky, la tunique barrée du grand cordon de la Légion d honneur. Les souverains et le Président s arrêtent dans le salon, meublé de style Louis XVI pendant que la suite impériale descend et se regroupe. C est dans des voitures tirées par six chevaux que les personnalités se rendent sur le lieu du défilé. Le tsar monte à cheval et se place à gauche de la voiture de l impératrice. Derrière lui suivent le général Freedericksz, ministre de la cour et le général André, ministre de la guerre. A ce moment la pluie tombe pendant dix minutes. Le cortège arrive sur la ligne des troupes, le général Brugère avance et salue les autorités de l épée. Puis l ensemble des voitures officielles passent les troupes en revue pendant que les harmonies jouent les hymnes. A ce moment l émotion étreint certains spectateurs en voyant cette armée française organisée et en se souvenant de la débâcle de Sedan. A 10 h 45 la revue est terminée et les autorités se dirigent vers la tribune officielle. Les notables sont le tsar et le président Loubet, l impératrice, madame Loubet, les dames d honneur de l impératrice, les présidents des chambres et leurs femmes, les ministres et leurs femmes, MM. Combarieu, le général Dubois, Poulet, la suite de l Empereur, Madame Waldeck-Rousseau, Mme Fallières, Mr et Mme Deschanel, mesdames Delcassé, Dupuy, Leygues, Millerand, de Lanessan, André, Mme Casimir Perier, le cardinal Langénieux accompagné de deux vicaires, MM. Constans, Jules et Paul Cambon, de Reverseaux ambassadeur de France, de Selves préfet de la 76

77 Seine, Lépine, préfet de police, Coulon président du Conseil d Etat, l amiral Bienaimé, chef de l Etat-major de la marine, les généraux Saussier, Billot, Zurlinden, Zédé, Florentin, Metzinger, Garnier des Garets, Faure Briguet, Grisot, etc L armée française offre à la tsarine une magnifique corbeille d orchidées ornée de dentelles. A ce moment, la foule hurle : «vive le tsar, vive la Russie». Aussitôt le ministre de la Guerre donne le signal du départ. Et les troupes se préparent dans un cliquetis de maniements d armes, de trompettes et de sabots. Le 1 er corps ouvre la marche et termine à 11 heures 15, puis le 2 e pendant 20 minutes. A 11 h 45 les régiments de cavalerie défilent au trot. A midi c est le tour de la deuxième armée avec le 6 e corps jusqu à midi 20. A 12 h 55, après les chasseurs et les compagnies cyclistes voici l artillerie lourde et le parc aérostatique. 77

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79 Le plan du défilé 79

80 La gare du Fresnois est prête pour l arrivée du tsar (collection Michel Thibault) L arrivée des officiers 80

81 A Reims, chacun se prépare pour le défilé 81

82 Arrivée des soldats entourés de civils Les troupes s alignent sur le terrain 82

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85 L impératrice, toujours tout en noir porte aujourd hui une élégante robe de tulle noir brodé, toute semée de jais et de perles. Ci-dessus : la tribune officielle (collection Michel Thibault) Une démonstration de cavalerie 85

86 Le défilé Voici après les batteries d artillerie divisionnaire et les batteries de corps formant trois groupes. Derrière vient la deuxième division d infanterie. 86

87 Le défilé de l infanterie 87

88 Le défilé de cette cavalerie a lieu en colonnes de ligne. Derrière ces quatre brigades de corps défilent à leur tour les quatre divisions de cavalerie indépendante. Les cyclistes profitant du damage que les cent quarante mille hommes qui viennent de passer ont fait du terrain ; sautent en machine et défilent en un superbe alignement en colonnes de compagnies à distance entière. 88

89 Collection Michel Thibault 89

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96 Retour à la caserne Le défilé est terminé. La cavalerie se regroupe sur deux lignes comprenant chacune 11 régiments sur un front de mètres et une profondeur de 135 mètres. Et sur un ordre du général Brugère, ces cavaliers s élancent en direction de la tribune officielle pour s arrêter net d un coup à cent mètres en présentant les sabres. Le tsar vivement impressionné, complimente le général Brugère et le Président de la république. Puis tous se rendent sous la tente pour un dernier repas avant l adieu. Après le banquet et plusieurs discours, le cortège russe se rend à la gare, monte dans les wagons, puis les autorités françaises en descendent. Après un coup de sifflet le train impérial démarre pendant une salve de 101 coups de canon accompagnés de l hymne russe. Le général Lucas, les colonels Moulin et Sylvestre accompagnent les souverains jusqu à Pagny-sur-Moselle, ville située sur l ancienne frontière allemande, et au delà duquel le réseau ferré est allemand. C est de cette gare que le tsar envoie à 21 h 40 le télégramme suivant : Sous l impression lumineuse des quelques jours passés en France, nous tenons, l Impératrice et moi, à vous renouveler la vive expression des sentiments qui nous animent en quittant le sol français. Profondément émus, nous vous prions, Monsieur le Président, d agréer notre sincère gratitude et de vouloir bien en être l interprète auprès de tous ceux a qui, avec une cordialité touchante, ont pris part aux témoignages dont nous avons été l objet. C est à la nation française si aimée et appréciée par la Russie que nous adressons nos sincères remerciements en y joignant les vœux les plus chaleureux. Nicolas. 96

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98 Cette évocation militaire aura été une simulation de rencontre belliqueuse entre armées française et allemande. De jeunes soldats français, revêtus d uniformes d outre-rhin, symbolisent ces ennemis virtuels. D ailleurs, la reconquête de l Alsace Lorraine est tellement présente dans les esprits que les blasons ornant la zone réservée aux spectateurs, ne sont ni français, ni russes, mais reproduisent la croix de Lorraine. 98

99 De jeunes Français déguisés en Allemands 99

100 La fin des manœuvres Dès le lundi 23 septembre, après les félicitations d usage 94 trains partis de Reims, Guignicourt, Betheny et Bazancourt ont enlevé officiers, hommes, chevaux, 137 voitures. Il y avait outre le train impérial qui partait de la gare du champ de courses, appelée par la Compagnie de l Est, nous ne savons pourquoi, gare du Frénois, le train présidentiel, le train des officiers étrangers qui partaient de cette gare et treize trains parlementaires qui ont été mis en marche après la revue pour les voyageurs qu elle aura amenés à Reims par dizaines de mille. Des sentinelles protègent le matériel pour éviter les vols pendant le démontage. 100

101 Chargement du matériel sur les chariots. 101

102 Après la dislocation Dès octobre, devant le nombre considérable de réclamations pour les dégâts causés par les manœuvres, deux commissions agricoles spéciales sont créées. En octobre, un agriculteur de Bassuet demande une indemnité pour un cheval. En novembre, deux agriculteurs de Saint-Etienne-au-Temple tentent sans succès d obtenir des dommages et intérêts pour des champs piétinés. Mais l évaluation des dégâts pose problème Le maire de Bétheny le 23 septembre 1901 adresse une lettre au préfet de la Marne : J ai l honneur de vous informer que la Sous Intendance de Reims doit faire procéder le 25 courant à la reconnaissance des dommages causés aux propriétés privées par le fait des manœuvres. Les réclamations individuelles devant être déposées dans le délai de 3 jours, je me permets de vous faire observer M. le Préfet, que ce délai est plus qu insuffisant pour faire les évaluations des dommages. D abord, parce que ceux-ci sont importants et ensuite parce qu il est interdit actuellement aux propriétaires de pénétrer dans les terrains occupés par les tribunes et les emplacements de la gare parlementaire de la voie ferrée militaire et du buffet. Par ailleurs, le service de la Sûreté générale a acquis la certitude qu une partie des cartes vendues dans les hôtels de Reims provenaient d un vol commis par un employé de ministère dont la femme et la fille étaient venues à Reims pour en opérer le placement. Dans un seul hôtel de la place d Erlon, vingt-trois de ces cartes ont été vendues à des prix variant de 100 à 150 francs. Les deux dernières cotées à 150 francs avec adjonction d un pourboire de 50 francs au garçon de café qui servait d intermédiaire à ces ventes ont été saisies par la Sûreté générale, qui d autre part, a acquis la certitude que le centre de mise en circulation de tout un lot de fausses cartes de tribunes était une petite ville d un département voisin. 102

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105 Epilogue En 2001, les Postes françaises ont édité une série de cinq enveloppes commémorant cet événement. 105

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107 L Ordre de bataille Voici maintenant la composition complète des deux armées A et B, qui vont prendre part à ces manœuvres : Direction générale des Manœuvres Grand quartier général Directeur des manœuvres, général de division Brugère. Major général, général de division Pendezec. Aide-major général, général de brigade de Lacroix. Arbitres, général de division de Négrier ; général de division Lucas ; général de division Tisseyre ; général de division Tournier ; général de division Donop ; général de division Dessirier. Parc aérostatique, capitaine Voyer. Armée A Quartier général Général commandant l armée, général de division Duchesne. Chef d Etat-major général, général de brigade d Amboix de Larbont. Directeur des services administratifs, intendant général Thoumazou. Directeur du service de la Trésorerie et des Postes, Payeur général Begot. Direction des Etapes, général de brigade Fleury. Chef d état-major, commandant Roques. Elements en dehors des corps d armée Section télégraphique, M. Guillaume. 1 er corps d armée Général commandant le corps d armée, général de division Jeannerod. Chef d état-major, colonel Ryckebusch. Commandant l artillerie du corps d armée, général de brigade peigné. Chef d état-major de l artillerie, commandant Desmoulins. Commandant le génie du corps d armée, colonel Dupommier. Directeur des services administratifs, intendant militaire Clerc. Directeur du service de santé, médecin principal de 1 re classe Malinas. Trésorerie et postes, payeur principal Richtemberger. Force publique, capitaine de Vanier. 1 re division d infanterie Général commandant la division, général 107

108 de division Courbassier. Chef d état-major, commandant Laithiez. 1 ère brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Avon. 43 e régiment d infanterie, colonel Guelle. 127 e régiment d infanterie, colonel Dion. 16 e bataillon de chasseurs à pied, commandant de Féraudy. 2 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade d Esclaibes. 1 er régiment d infanterie, colonel Bedel. 84 e régiment d infanterie, colonel de Percin. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, Colonel Majorelle. 1 groupe (du 15 e régiment), commandant Baillot. 1 groupe (du 22 e régiment), commandant Hauvette. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Rousseaux. 2 Division d infanterie Général commandant la division, général de division de Germiny. Chef d état-major, commandant Gabriac. 3 Brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade d Armagnac 33 e régiment d infanterie, colonel d Or. 73 e régiment d infanterie, colonel Leducq. 4 Brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Mounier. 8 e régiment d infanterie, colonel Micheler. 145 e régiment d infanterie, colonel Lacroisade. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, lieutenant-colonel Boulzaguet 1 groupe (du 15 e régiment), commandant Ducamp. 1 groupe (du 13 e régiment), commandant Deprez. Eléments non endivisionnés 1 re Brigade de cavalerie Général commandant la brigade, général de brigade Ferre. 21 e régiment de dragons, colonel Morel. 19 e régiment de chasseurs, colonel de Fontanges. Artillerie de corps. Commandant l artillerie de corps, colonel Perruchou. 1 groupe (du 27 e régiment), commandant Bullet. 1 groupe (du 27 e régiment), commandant Morelle. 1 groupe (à cheval) (du 22 e régiment), commandant Marchand. Compagnie de réserve du génie, capitaine Chenou. 2 e Corps d armée Général commandant le corps d armée, général de division Lanes. Chef d état major, colonel de Jacquelot de Boisrouvray. Commandant l artillerie de corps d armée, général de brigade Jourdy. Chef d état major de l artillerie, commandant Rouquerolles. Commandant le génie du corps d armée, lieutenant colonel Capiomont. Directeur des services administratifs, intendant militaire Maurin. Directeur du service de santé, médecin principal Lenoir. Trésorerie et postes, payeur principal Collières. 108

109 Force publique, chef d escadron Decharte. 3 e division d infanterie Général commandant la division, général de division de Torcy. Chef d état-major, commandant Maumet. 5 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Chamoin. 120 e régiment d infanterie, colonel Echemann. 128 e régiment d infanterie, colonel Vialla. 6 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Rollet. 51 e régiment d infanterie, colonel Roy de Lachaise. 72 e régiment d infanterie, colonel Desroziers. 8 e bataillon de chasseurs à pied, commandant Moissenet. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, colonel Guérin. 1 groupe (du 17 e régiment), commandant d Ornant. 1 groupe (du 26 e régiment), commandant René. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Ledieu. 4 e division d infanterie. Général commandant la division (P.I.) général de brigade Blancq. Chef d état-major, commandant Boyer. 7 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Pau. 54 e régiment d infanterie, colonel Pellet. 67 e régiment d infanterie, colonel Toussaint. 8 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Lacoste. 45 e régiment d infanterie, colonel Rambaud. 87 e régiment d infanterie, colonel Rodel. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, lieutenant-colonel de Roffignac. 1 groupe (du 17 e régiment), commandant Louis. 1 groupe (du 31 e régiment), commandant Cambuzat. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Mercier. Eléments non endivisionnés 2 e brigade de cavalerie Général commandant la brigade, général de brigade de la Forgue de Bellegarde. 5 e régiment de dragons, lieutenant colonel Desfaudais. 3 e régiment de chasseurs, colonel de Vibraye. Artillerie de corps Commandant l artillerie de corps, colonel Braive. 1 groupe (du 29 e régiment), commandant Briard. 1 groupe (du 29 e régiment), commandant Demange. 1 groupe (à cheval) (du 31 e régiment), commandant de Coatpont. Compagnie de réserve du génie, capitaine Fulcrand. 4 e division de cavalerie Général commandant la division, général de division Treymuller. Chef d état-major, commandant Fournery. 3 e brigade de cuirassiers 109

110 Général commandant la brigade, général de brigade Ramotowski. 3 e régiment de cuirassiers, colonel de Vassineac d Imecourt. 6 e régiment de cuirassiers, colonel Petit. 4 e brigade de Dragons Général commandant la brigade, général de brigade Laplace. 14 e régiment de dragons, colonel Aubertin. 28 e régiment de dragons, colonel Lavalvre. 3 e brigade de hussards Général commandant la brigade, général de brigade Geay de Montenon. 3 e régiment de hussards, colonel de Mantangon. Artillerie de la division, commandant Francard. 5 e division de cavalerie Général commandant la division, général de division Poulleau. Chef d état-major, commandant Fleury. 4 e brigade de cuirassiers Général commandant la brigade, général de brigade de Forsanz. 4 e régiment de cuirassiers, colonel de Noue. 9 e régiment de cuirassiers, colonel Ledochowski. 3 e brigade de dragons Général commandant la brigade, général de brigade Niel. 16 e régiment de dragons, colonel Hubert de Saint-Didier. 22 e régiment de dragons, colonel Prot. 2 e brigade de hussards Général commandant la brigade, général de brigade Baudens. 2 e régiment de hussards, colonel d Hombres. 4 e régiment de hussards, colonel du Cor de Duprat. Artillerie de la division, commandant Uzac. Armée B Quartier général Général commandant l armée, général de division Kessler. Chef d état-major général, général de brigade Marsaa. Directeur des services administratifs, intendant général Couriot. Directeur du service de la trésorerie et des Postes, Payeur général de Roubin. Direction des étapes Directeur des étapes, colonel Delarue. Chef d état-major, lieutenant-colonel de Villepin. Eléments en dehors des corps d armée Batterie lourde 155 court, capitane Franiatte. Section télégraphique, M. Fabre. 6 e corps d armée Général commandant le corps d armée, général de division Hagron. Chef d état-major, général de brigade Besson. Commandant l artillerie du corps d armée, général de brigade Ploix. Chef d état-major de l artillerie, commandant Odent. Commandant le génie du corps d armée, colonel Lecomte. Directeur des services administratifs, intendant militaire Deleuze. Directeur du service de santé, médecin principal de 1 re classe Mareschal. Trésorerie et postes, M. Burdin de Saint- Martin. Force publique, chef d escadron Samson. 110

111 12 e division d infanterie. Général commandant la division, général de division Hartschmidt. Chef d état-major, commandant Darré. 23 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Trémeau. 147 e régiment d infanterie, colonel de Franclieu. 148 e régiment d infanterie, colonel Canton. 18 e bataillon de chasseurs à pied, commandant Famechon. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, lieutenant-colonel Filleul. 1 groupe (du 25 e régiment), commandant Wallut. 1 groupe (du 13 e régiment), commandant Tourné. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Paré. 40 e division d infanterie Général commandant la division, général de division Lelorrain. Chef d état-major, commandant Dantant. 79 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Henriot. 154 e régiment d infanterie, colonel Rungs. 161 e régiment d infanterie, colonel de Valori. 25 e bataillon de chasseurs à pied, commandant Ringeisen. 29 e bataillon de chasseurs à pied, commandant Arlabosse. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, colonel Colard. 1 groupe (du 40 e régiment), commandant Gallard. 1 groupe (du 40 e régiment), commandant Isidor, Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Colin. 42 e division d infanterie Général commandant la division, P.I. général de brigade Dalstein. Chef d état-major, commandant Morgain. 83 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Soyer. 94 e régiment d infanterie, colonel Delpuech de Comeiras. 106 e régiment d infanteie, colonel Vonderscherr. 84 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Pourquery de Péchalvès. 151 e régiment d infanterie, colonel Molinard. 162 e régiment d infanterie, colonel Lavergne. 19 e bataillon de chasseurs à pied, commandant Dumas. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, lieutenant-colonel Besson. 1 groupe (du 40 e régiment), commandant Pauffin de Saint Maurel. 1 groupe (du 32 e régiment), commandant Jacquot. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Girod. Eléments non endivisionnés 6 e brigade de cavalerie Général commandant la brigade, général de brigade Cuny. 12 e régiment de chasseurs, colonel Alb. Joannès. 111

112 6 e régiment de hussards, colonel Montaudon. Artillerie de corps, colonel Parisot. 1 groupe (du 25 e régiment), commandant Dupond. 1 groupe (du 25 e régiment), commandant Boullenger. 1 groupe (à cheval) (des 13 e et 40 e régiments), commandant Bvorchard. Compagnie de réserve du génie, capitaine Ginet. 20 e corps d armée. Général commandant le corps d armée, général de division Langloischef d étatmajor, général de brigade Allote de La Fuye. Commandant provisoirement l artillerie du corps d armée, colonel d Astier de la Vigerie. Chef d état-major de l artillerie, commandant Berthaut. Commandant le génie du corps d armée, commandant Palmade. Directeur des services administratifs, inteendant militaire Guillebert de Govin. Directeur du service de santé, médecin principal Guillemin. Trésorerie et postes, Payeur principal Gillot. Force publique, chef d escadron Feyerstein. 11 e division d infanterie Général commandant la division, général de division de Cornulier-Lucinière. Chef d état-major, commandant Masnou. 21 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Michel. 37 e régiment d infanterie, colonel de Curières de Castelanu. 79 e régiment d infanterie, colonel de Lardemelle. Artillerie divisionnaire Commandant l artillerie divisionnaire, chef d escadron Mathieu. 1 groupe (du 8 e régiment), commandant Chastel. 1 groupe (du 8 e régiment), capitaine Portaels. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Bizouard. 39 e division d infanterie Général commandant la division, général de division Lallement. Chef d état-major, commandant Chaplain. 77 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade Heurtault de Lammerville. 146 e régiment d infanterie, colonel Chmitelin. 153 e régiment d infanterie, colonel Rousset. 78 e brigade d infanterie Général commandant la brigade, général de brigade de Nonancourt. 156 e régiment d infanterie, colonel Pillière. 160 e régiment d infanterie, colonel Robiquet. 1 er bataillon de chasseurs à pied, commandant Driant. Artillerie divisionnaire Comandant l artillerie divisionnaire, colonel Baudemont de Lamaze. 1 groupe (du 39 e régiment), commandant Latars. Compagnie divisionnaire du génie, capitaine Lesnès. Elements non endivisionnés 20 e brigade de cavalerie Général commandant la brigade, général de brigade Marion. 112

113 12 e régiment de dragons, colonel Gaudin de Vilaine. 5 e régiment de hussards, colonel de Maistre. Artillerie de corps Commandant l artillerie de corps, colonel Tronsens. 1 groupe (du 12 e régiment), commandant Chatenois. 1 groupe (du 5 e régiment), commandant Arrachart. 1 groupe (à cheval) (du 12 e régiment), commandant Waldemart Vincent. Compagnie de réserve du génie, capitaine Reige. 2 e division de cavalerie Général commandant la division, général de division Farny. Chef d état-major, commandant de la Ruelle. 6 e brigade de cuirassiers Général commandant la brigade, général de brigade Rouvray. 11 e régiment de cuirassiers, colonel de Croutte de Saint-Martin. 12 e régiment de cuirassiers, colonel Lancelot. 2 e brigade de dragons Général commandant la brigade, général de brigade de Broissia. 8 e régiment de dragons, colonel Gautrot. 9 e régiment de dragons, colonel Labat. 2 e brigade de chasseurs Général commandant la brigade, colonel P.I. de Pontac. 4 e régiment de chasseurs, colonel de la boulinière. 5 e régiment de chasseurs, colonel d Hombres. Artillerie de la division, commandant Lacroix 3 e division de cavalerie Général commandant la division, général de division J. de Benoist. Chef d état-major, commandant Colas de Chatelperron. 7 e brigade de dragons Général commandant la brigade, général Lachouque. 29 e régiemnt de dragons, colonel de Wignacourt. 31 e régiment de dragons, colonel d Haudicourt de Tartigny. 1 re brigade de chasseurs Général commandant la brigade, général de brigade de Torel. 7 e régiment de chasseurs, lieutenantcolonel de Brémont d Ars. 15 e régiment de chasseurs, lieutenant colonel Aubier. Artillerie de la division, commandant Daru. 113

114 114

115 Table des matières L annonce de la visite du Tsar Nicolas II à Reims... 3 Les produits dérivés... 9 Les manœuvres La première journée avec le Tsar La journée du 19 septembre Le samedi 20 septembre : Jour de repos Journée du 21 septembre Le plan du défilé La fin des manœuvres Epilogue L Ordre de bataille

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117 Les photos et cartes postales sans référence d origine sont issues de la collection personnelle de l auteur. Les autres cartes postales ont leur origine mentionnée. Remerciements à : William Durieux Michel Thibault 117

118 Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France Saint-Denis Tél. : Fax : Mail : Tous nos livres sont imprimés dans les règles environnementales les plus strictes Tous droits de reproduction, d adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. ISBN papier : ISBN pdf : ISBN epub : Dépôt légal : octobre 2015 Edilivre, 2015 Imprimé en France,

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