Extrait de «ET L'UNIVERS FUT»



Documents pareils
La vie des étoiles. La vie des étoiles. Mardi 7 août

L ÉNERGIE C EST QUOI?

FORMATION ET FONCTIONNEMENT D'UNE ETOILE

I. Introduction: L énergie consommée par les appareils de nos foyers est sous forme d énergie électrique, facilement transportable.

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Orthoptiste / stage i-prépa intensif -

C3. Produire de l électricité

3 - Description et orbite d'un satellite d'observation

Panorama de l astronomie

Vie et mort des étoiles. Céline Reylé Observatoire de Besançon

Chapitre 6 : les groupements d'étoiles et l'espace interstellaire

Comment dit-on qu'une étoile est plus vieille qu'une autre ou plus jeune qu'une autre?

SMA Solar Technology AG Avenir Solaire pour les enfants. À la maison

FORMATION DES PERSONNES-RESSOURCES EN SCIENCE ET TECHNOLOGIE LE CYCLE DU JOUR ET DE LA NUIT (CYCLE DIURNE)

Lycée français La Pérouse TS. L énergie nucléaire CH P6. Exos BAC

Principe et fonctionnement des bombes atomiques

Compétence 3-1 S EXPRIMER A L ECRIT Fiche professeur

Parcours Astronomie. Cher Terrien, bienvenue à la Cité des sciences et de l industrie! Voici tes missions :

Rayonnements dans l univers

LE VIDE ABSOLU EXISTE-T-IL?

Qu est-ce qui cause ces taches à la surface du Soleil?

8/10/10. Les réactions nucléaires

POLY-PREPAS Centre de Préparation aux Concours Paramédicaux. - Section Audioprothésiste / stage i-prépa intensif -

A) Les réactions de fusion nucléaire dans les étoiles comme le Soleil.

DURÉE DU JOUR EN FONCTION DE LA DATE ET DE LA LATITUDE

Cours IV Mise en orbite

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

Projet Pédagogique Conférence interactive HUBERT REEVES Vendredi 13 mars H

La gravitation universelle

DYNAMIQUE DE FORMATION DES ÉTOILES

Seconde Sciences Physiques et Chimiques Activité ère Partie : L Univers Chapitre 1 Correction. Où sommes-nous?

L ÉLECTRICITÉ C EST QUOI?

Transformations nucléaires

Description du système. Pompe 1 : Pompe de régulation du retour sur le poêle.

L ENERGIE CORRECTION

Energie Nucléaire. Principes, Applications & Enjeux. 6 ème /2015

Lycée Galilée Gennevilliers. chap. 6. JALLU Laurent. I. Introduction... 2 La source d énergie nucléaire... 2

Les objets très lointains

Unités, mesures et précision

Module 3 : L électricité

Étude et modélisation des étoiles

METEOROLOGIE CAEA 1990

VOITURE A REACTION. Kart à réaction réalisé par un bricoleur «fou» (Bruce Simpson)

L ÉLECTRICITÉ, C EST QUOI?

SYSTEME DE PARTICULES. DYNAMIQUE DU SOLIDE (suite) Table des matières

5 >L énergie nucléaire: fusion et fission

Energie nucléaire. Quelques éléments de physique

Synthèse SYNTHESE DIRECTION GENERALE DE L ENERGIE ET DU CLIMAT. Service du climat et de l efficacité énergétique

L'ÉNERGIE ET LA MATIÈRE PETITE EXPLORATION DU MONDE DE LA PHYSIQUE

Généralités. Front froid

La Fusion Nucléaire (Tokamak) Nicolas Carrard Jonathan Carrier Guillomet 12 novembre 2009

PHYSIQUE Discipline fondamentale

Chap 2 : Noyaux, masse, énergie.

Chapitre 5 : Noyaux, masse et énergie

Les effets de température

Le nouveau programme en quelques mots :

Les fusées Ariane. Par Jennifer MOULLET, 3 3

NUAGES INTERSTELLAIRES ET NEBULEUSES

Celestia. 1. Introduction à Celestia (2/7) 1. Introduction à Celestia (1/7) Université du Temps Libre - 08 avril 2008

A retenir : A Z m n. m noyau MASSE ET ÉNERGIE RÉACTIONS NUCLÉAIRES I) EQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE

Octroi de crédit : la minimisation des risques de défaillance n'a pas le dernier mot

"La collimation est la première cause de mauvaises images dans les instruments amateurs" Walter Scott Houston

Panorama de l astronomie. 7. Spectroscopie et applications astrophysiques

MATIE RE DU COURS DE PHYSIQUE

La fonte des glaces fait-elle monter le niveau de la mer?

Document d Appui n 3.3. : Repérage ou positionnement par Global Positionning System G.P.S (extrait et adapté de CAMELEO 2001)

IFUCOME Sciences et Technologie en Cycle 3 6 0

ÉNERGIE : DÉFINITIONS ET PRINCIPES

Chapitre 7 - Relativité du mouvement

T.I.P.E. Optimisation d un. moteur

TS1 TS2 02/02/2010 Enseignement obligatoire. DST N 4 - Durée 3h30 - Calculatrice autorisée

Nous vous présentons la technologie du traitement de surfaces du 21 ème siècle

Réussir et traiter ses photos sous UV avec Photoshop

Vers le renouveau du logement social Un besoin impératif A.DE HERDE

L inégale répartition de l énergie solaire est à l origine des courants atmosphériques

Fiche-conseil C5 Production d eau chaude sanitaire

LES PNEUS SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTÉ ET L ENVIRONNEMENT? Les pneus sont dangereux dans des piles, pas dans des Earthships.

M6 MOMENT CINÉTIQUE D UN POINT MATÉRIEL

Science et technologie : Le truc de Newton

Chapitre n 6 MASSE ET ÉNERGIE DES NOYAUX

AIDE-MÉMOIRE LA THERMOCHIMIE TABLE DES MATIERES

Comparaison des performances d'éclairages

Le réchauffement climatique, c'est quoi?

Chapitre 1: Facteurs d'échelle

MOTEURS A DEUX TEMPS Comment fonctionnent-ils?

DIFFRACTion des ondes

Atelier : L énergie nucléaire en Astrophysique

Équivalence masse-énergie

CORRIGE. CHAP 04-ACT PB/DOC Electrolyse de l eau 1/12 1. ALIMENTATION ELECTRIQUE D'UNE NAVETTE SPATIALE

Chapitre 2 : La structure en escalier ARISE

Que sont les sources d énergie renouvelable?

I - Quelques propriétés des étoiles à neutrons

Électricité statique. Introduction. Quelques étapes historiques importantes

Assemblée générale. Nations Unies A/AC.105/C.1/L.320

NOTIONS FONDAMENTALES SUR LES ENERGIES

La persistance de l'information

Etudes des nuages et de la convection autour des dépressions intenses des moyennes latitudes

Le second nuage : questions autour de la lumière

TD 9 Problème à deux corps

Propulsion COLLÈGE. 1. Le moteur vulcain. > Expositions > Niveau 0 > CENTRE DE LANCEMENT

L énergie sous toutes ses formes : définitions

Transcription:

Extrait de «ET L'UNIVERS FUT» «Le Soleil n'est pas une bombe nucléaire «auto-entretenue» (par quoi). Il est entraîné de façon perpétuelle dans une rotation inévitable par synchronisme magnétique avec toute la galaxie, mais sa masse ne lui permettant pas de tourner d'une seule pièce, des frottements ont lieu entre le noyau et la surface qui produisent liquéfaction, chaleur et lumière.» GANYMEDE E-BOOKS www.hatem.com

Le Soleil, Seigneur de notre monde planétaire, tourne, semble-t-il, en 25 jours sur lui-même. Il s'agit bien entendu de la rotation du magma à la surface de l'astre et au niveau de l'équateur. Nous connaissons son sens de rotation par les taches qui apparaissent quelquefois à sa surface et qui se déplacent de l'est vers l'ouest. Mais les taches solaires ne se déplacent pas toutes à la même vitesse, et celles qui se trouvent à une latitude de quarante degrés environ, mettent 27 jours à faire le tour complet du Soleil. Et plus encore aux pôles. Ceci nous prouve que la masse de cette étoile, 300 000 fois celle de notre Terre, ne tourne pas d'un bloc comme un corps solide au sens habituel du terme, mais comme un magma visqueux un peu comparable à la lave de nos volcans. Sa densité moyenne ne serait d'ailleurs que de 1,41 comparée à celle de l'eau qui est de 1. Soit 1 kilogramme par décimètre cube. D'ailleurs, son volume serait environ 1 300 000 fois

celui de la Terre. Admettons. Si sa masse totale était homogène, et si le Soleil tournait réellement sur lui-même selon sa vitesse initiale selon ce que nous enseignent les théories actuelles, LES TACHES SOLAIRES NE MARQUERAIENT AUCUNE DIFFÉRENCE DE VITESSES AUX DIVERSES LATITUDES. Depuis des milliards et milliards d'années que cet astre tourne sur luimême, il se comporterait exactement comme un bloc solide, indéformable dans l'ensemble de sa masse, tout allant au même rythme de rotation autour de l'axe, sans le moindre retard ou avance, ni de part ni d'autre. Pourquoi ces retards? Mais, me diras-tu peut-être, avec les planètes qui «gravitent» autour, les influences magnétiques ne peuvent-elles perturber la matière solaire, comme par une sorte de marée qui produirait des remous à la surface? Certainement, mais il est non moins certain que s'il en était ainsi, c est la masse équatoriale qui se déplacerait moins vite que la masse polaire, et par conséquent la première prendrait du retard sur la seconde au lieu de prendre de l'avance ; car la partie équatoriale, nettement plus étendue, subirait les plus grandes perturbations et aussi les plus grands freinages par attraction des planètes. Or c'est l'inverse qui se produit. Ce n'est donc pas la raison essentielle, mais elle y contribue, et la preuve est suffisamment claire que le Soleil ne tourne pas par sa vitesse initiale. Et puis enfin, une étoile, si grosse soit-elle, qui brûle de ses feux les plus ardents depuis quatre milliards d'années officiellement, et certainement énormément plus, ne te pose-t-elle pas quelques problèmes sur cette énergie fantastique, sur ses origines, sur sa constance? Un morceau de charbon peut-il brûler indéfiniment? Peut- il même seulement brûler sans un apport extérieur d'oxygène nécessaire à sa combustion? Mettons-le dans le vide, et il se refroidit presque instantanément. N'en serait-il pas de même pour le Soleil? Mais peut-être y a-t-il de l'oxygène dans le vide spatial? Non, je ne le pense pas. Tu me répondras peut-être que les dimensions relatives du Soleil et du morceau de charbon sont telles, que le Soleil peut très bien brûler des milliards d'années avant de se refroidir. A cela je te réponds NON, tant que tu ne me donneras pas une cause à la réelle combustion du Soleil, à savoir que la masse composant cette étoile était froide au départ, et non pas chaude ; et de toutes manières, les chutes de matière tombant progressivement les unes sur les autres et ayant formé le Soleil, ont, certes, pu produire de fortes élévations locales de températures, mais pas au point d'en faire une étoile qui brûle indéfiniment dans le vide glaciaire. La Physique l'avait d'ailleurs bien compris, jusqu'au jour de la découverte de la désintégration atomique qui a apporté quelques soulagements par rapport à ces problèmes. L accumulation de matière produirait des «réactions nucléaires en chaîne», expliquant la chaleur.

Si le Soleil était entretenu par une suite de désintégrations en chaînes, il serait depuis longtemps réduit à sa plus simple expression et on n en parlerait plus. On s'est toujours mis dans la tête que l'univers est éternel, qu'il est tellement grand, pratiquement infini, tellement puissant, tellement ceci, tellement cela, que les étoiles nous apparaissent comme des lumières inextinguibles par le seul fait d'avoir été allumées aux premières origines et pour l'éternité, sans que rien ne les entretienne! Ce sont, en quelque sorte, des lampes perpétuelles, alors qu'on sait parfaitement que la désintégration en chaîne est une utopie, car autrement la Terre n'existerait plus depuis bien avant 1945 (on l a craint lors de la première explosion nucléaire mais rien ne s est passé), et que les bombes atomiques ne sont pas des feux perpétuels. Car dès que la matière a explosé (produisant comme par hasard lors de sa désintégration l expulsion en premier d un énorme champ MAGNÉTIQUE), elle engendre une certaine radioactivité, mais elle s'éteint presque immédiatement. Les soi-disant explosions thermonucléaires du Soleil (prétendues «auto-contrôlées», mais par quoi?) ne sont donc pas plus responsables de sa chaleur et de sa luminosité... Car une explosion ne peut provoquer une autre explosion que dans un corps lui-même explosif. Or, si c'était le cas du Soleil, qu'il soit énorme ou de faible dimension, il n'en aurait pas pour bien longtemps à disparaître. Comme il est peu probable que le Soleil soit fait de matière explosive, il faut admettre autre chose, et c'est ce que nous allons essayer d'éclaircir. Il importe peu de savoir de quoi est constituée la matière des étoiles. Elles doivent être souvent différentes. Ce qui nous intéresse ici, c'est d'en connaître le mécanisme. Je puis affirmer sans risque d'erreur possible que le Soleil, comme toute autre étoile, possède en son centre, un énorme noyau extrêmement dense, compact, par conséquent solide, pratiquement indéformable, et dans lequel se trouve condensée la majeure partie de l'énergie magnétique. C'est donc dans ce cas un énorme aimant dipôle. D ailleurs on vient de s apercevoir que le Soleil aussi a un champ magnétique comme un aimant. Je prétends que ce noyau tourne sur lui-même... en 24 heures... au même rythme que celui de la Terre, pris comme étalon. Et pourquoi 24 heures? Parce que les pôles du Soleil et ceux de la Terre doivent impérativement être synchronisés dans leurs mouvements, SINON IL NE POURRAIT Y AVOIR ATTRACTION («gravitation») ENTRE EUX (voir notre appareil à ressort du début), tout comme ils doivent être OBLIGATOIREMENT SYNCHRONISÉS AVEC CEUX DE TOUTES LES PLANÈTES ET ÉTOILES DE NOTRE GALAXIE. Sinon où donc la galaxie trouverait-elle sa cohérence puisque la «gravitation» n est que la conséquence du synchronisme magnétique? Nous reviendrons sur ces détails surprenants. Ce noyau du Soleil est donc censé manœuvrer tous les satellites du système solaire, mais il est de même manœuvré en tant que satellite de notre galaxie par des astres encore plus imposants autour desquels notre système solaire tourne, et ne l'oublions

pas, par ses propres satellites. Une masse telle que celle du Soleil au moment de sa création, même froide et par conséquent réduite à son plus faible volume, devait tout de même être entraînée à une vitesse équatoriale de quelque quarante mille kilomètres à l'heure autour de l'axe de rotation! Une telle force centrifuge tend forcément à éjecter la matière et à dilater la masse dans tout son ensemble. Elle se gonfle donc, et par endroits, échappe pour retomber ensuite par le fait de l'attraction car ces morceaux trop petits et trop rapprochés n ont pas d autonomie magnétique. Des échauffements se produisent par frottement entre des couches qui ne peuvent toutes tourner à la même vitesse (plus près du noyau c est possible mais plus on est à la surface, plus l inertie est grande) ; la matière s échauffe donc de tous ces frottements, s'amollit progressivement, et prend la forme d'un magma visqueux sous les bombardements répétés de cette matière tombant en pluie incessante. Peu à peu, ce magma s'étendant sur une grande profondeur, et le noyau continuant à tourner en 24 heures sur lui-même inexorablement, un énorme tourbillon s est créé autour de ce noyau, dont les spires les plus éloignées du centre, non plus entraînées comme un bloc solide mais comme un liquide, prennent un retard considérable, laissant apparaître une vitesse équatoriale de 25 jours au lieu de 24 heures pour le noyau central synchronisé avec ses planètes et en réalité, avec toute la galaxie. Nous comprenons sans doute mieux que les bombardements continuellement répétés puissent entretenir une certaine température de la masse solaire, d'autant plus que le tourbillon lui- même ne peut que s'échauffer par les frottements incessants de la matière prenant du retard sur le noyau, alors qu'il serait impensable que des pierres,

même aussi imposantes que des montagnes ou même que des planètes, tombant seulement tous les cent mille ans et probablement plus, sur le Soleil, puissent entretenir cette température d'une façon permanente, allant jusqu'à la désintégration en chaîne et pour des milliards d'années. Les réactions atomiques envisagées par la science officielle concernant aussi bien les étoiles que le Soleil, peuvent mieux s'expliquer par ces frottements que par des échauffements accidentels dont on ignorerait totalement les causes. Car une étoile qui s'échauffe sans raison extérieure doit trouver une explication en elle-même ; or cela ne devrait jamais se produire car une étoile tendrait plutôt à se refroidir qu'à se réchauffer, l'espace lui-même étant de température glaciaire... Et si cela se produit, c'est qu'une raison interne, non seulement entretient cette température, mais est en état de l'augmenter comme cela se constate dans les nova et les supernovae! Cette raison est intimement liée à la rotation du noyau central, entretenu ou accéléré dans son mouvement par les autres planètes et étoiles de la galaxie. Il ne fait donc censément aucun doute que le noyau solaire tourne sur lui-même en 24 heures ; nous en aurons d'ailleurs une confirmation avec les pendules du Professeur Maurice ALLAIS. Mais nous verrons que ce n'est pas une obligation absolue, en fonction de quelques variantes possibles de ces rotations, pour les autres planètes et étoiles de la galaxie. Quant à la raison pour laquelle les taches solaires ne se déplacent pas au même rythme de rotation, c'est encore le noyau qui peut nous en donner l'explication, puisque étant lui-même sphérique, en tournant d'un bloc, la partie équatoriale fait plus de chemin que la partie polaire. Or, comme la masse magmatique du Soleil prend elle-même du retard sur la rotation du noyau, il est normal que les parties les moins entraînées dans le magma soient elles aussi en retard sur les autres, en l'occurrence, celles qui se trouvent à l'équateur. Il faut toutefois remarquer que les différences sont relativement faibles... Deux jours de retard sur vingt-sept ; ce qui compte, c'est que cette différence existe, mais il ne paraît pas normal qu'elle doive être plus importante, progressant toutefois vers les pôles. Le livre «Et l'univers Fut» est disponible avec table des matières sur www.hatem.com/etl'universfut.htm réédition 2015