PRESENTE L C CE N A D EN T N OW 4 #
Le Festival «Tendance Clown» naît en 2005 à l initiative de l association City Zen Café. Il s est développé notamment au travers du travail régulier avec le Collectif International de Clowns of Marseille et par la prospection de spectacles sur les festivals de rue tels qu Aurillac et Chalon dans la rue. Tendance Clown s inscrit dans un axe de création contemporaine. Nous souhaitons développer à chaque édition, une nouvelle école du clown toujours plus innovante et expérimentale tant dans les formes que dans les genres artistiques. Ce nom illustre selon nous cette nouvelle école du clown, ce nouveau cirque, cette transversalité théâtre/clown. Pour sa quatrième édition (du 15 au 30 mai 2009), le festival Tendance Clown se veut une fois encore un espace de réflexion et de travail sur l univers du clown contemporain: interroger ses frontières, élargir ses tendances à d autres formes à la fois burlesques et circassiennes. Nous accueillons tout au long de la saison 2008-2009 des spectacles clownesques et burlesques: cette régularité dans nos choix de programmation s ancrent dans la construction du festival et nous permettra de créer ainsi un «label Tendance Clown».
Le temps à la création...
Cet espace de réflexion nous l avons envisagé tout d abord en amont du festival sous la forme de résidences, de laboratoires en accompagnant les artistes dans leur démarche de création. De ce fait, nous poursuivons notre travail avec le Collectif International de Clowns of Marseille depuis cinq ans. Cette collaboration a pris la forme de «rencontres-clowns» régulières, (environ une fois tous les deux mois), organisées autour de résidences de travail au Daki Ling. Elles aboutissent à une présentation publique collective : le «Cabaret Clown» du C.I.C.M. Nous accueillons aussi cette année trois résidences dans le cadre du festival: - Du 17 au 27 novembre 2008 : Guillaume Top résidence de création - Du 27 avril au 02 mai 2009 : Cahin Caha, cirque bâtard clown squad - Du 17 au 25 avril 2009 : Ludor Citrik résidence de reprise d un spectacle Trois résidences et donc trois démarches différentes : - une démarche de création : création d un nouveau spectacle - une démarche d expérimentation : enrichissement par des rencontres et des échanges autour d une pratique clownesque - une démarche de reprise : réactualisation et remise en espace d un spectacle déjà créé. Au cours de ces résidences, nous souhaitons mettre en place des temps d échange, de paroles en direction des partenaires du festival, des professionnels du spectacle et de la presse : ce travail de mise en réseau sera un temps informel sous forme d apérodiscussions.
Du 17 au 27 novembre 2008 - Guillaume Top Le cirque à Kevin / coproduction Le Prato / Les Transversales à Verdun / Projet soutenu par Jeunes Talents Cirque Europe 2008. Un clown vous invite au spectacle! Un spectacle unique en son genre, le cirque à Jean Kevin, un cirque tout entier dans sa tête, avec des attractions foraines new-school, des acrobaties sur vélo BMX, des effets spéciaux spécials, de la magie noire et blanche, un cour de yoga américain et même la télévision couleur Un spectacle sur la vie qui passe la sienne ou plutôt le spectacle de sa vie, de notre vie, de la vôtre Car la vie est une comédie, une perpétuelle mise en scène. Que tu sois toi, lui ou un autre, chacun de nos semblables compose et s expose au gré des missions ou intérêts et/ou rencontres; chacun est double voir triple; la vie de tous les jours est un acte qui manque de plus en plus souvent de sincérité, tout est calculé ou induit par notre éducation et/ou objectifs C est en observant cela que survient une question : qui est le plus sincère des deux, le discours de l homme dans son habit d homme ou les délires d un clown lorsqu il fait le grand sautsot? Comment alors amener en salle l ambiance et la simplicité de la rue, les saveurs du cirque, dédramatiser le théâtre, théâtraliser l exploit, «scénographier» l improbable. La scénographie est au cœur de la proposition, de la recherche : un écran vidéo, une piste aux étoiles, des caméras, un sampler, des micros, des amplis, des connectiques, des accroches pour suspendre des éléments de décor tels que vélo, téléviseur, transistor ; et l idée, l obsession: arriver à s exprimer à travers différentes échelles visuelles et sonores, jongler avec le son, changer de dimension, chercher les détails où il n y a rien à voir, transformer un objet matière en décor impalpable, d une autre matière en faire une symphonie, donner sa chance à l inerte. Auteur, acteur et mise en scène : Guillaume Top Spectacle créé avec la complicité de Grégory Leteneur, régisseur son Régie Lumière : Guy Fabre Jeu : Gilles Defacque Clin d oeil : Cédric Paga
Guillaume Top Saltimbanque chez les scouts de 1979 à 1985, il découvre les joies du jeu et de la mise en scène avec trois fois rien. Il pratique le vélo BMX depuis 1984. Dès 1992, se passionne pour les arts plastiques et notamment le design et la fabrication d objets, d accessoires et de décors (Graduat en art plastique à l Institut Saint Luc, Belgique) En 1998, Guillaume commence l aventure des arts de la rue avec la compagnie Les Champions et la création de trois spectacles spécialisés en vélo BMX : «The BMX freestyle master show», «Shooball», «The BMX extrem tour» (plus de 200 représentations). Ce sera pour lui une expérience professionnelle décisive, au cours de laquelle il «apprend» la vie et le fonctionnement d une compagnie et surtout «accouche» de son personnage en public. En 2005, il participe à la création Oil again productions (lire : wale again) En 2006, il fait des interventions déambulatoires d informations dans les quartiers, comme garde champêtre du 21ème siècle avec pour tout bagage un caddie, une sono, un micro et de l humour à partager (Maison Folie Moulins, Lille 3000, Didier Super ) et créé CQ 2000, déambulatoire burlesque, agence de sécurité tout terrain. Comédien imposteur lors de conférence, d animations diverses, bonimenteur ou harangueur, il se passionne pour l univers forain et du bonimenteur auprès de Gérard Burattini. Lors d un stage avec Gilles Defacque et Jacques Motte, il découvre enfin le dénominateur commun à toutes ses passions et obsessions : un clown.
Du 27 avril au 02 mai 2009 : Cahin Caha, cirque bâtard Clown Squad Le cirque en France, comme le théâtre et la danse avant lui, s est affranchi de ses codes traditionnels pour donner naissance à une forme contemporaine. Cette reconnaissance en tant que forme artistique à part entière a permis l éclosion d un cirque actuel, métisseur des autres formes d expression. Le cirque peut être expérimental, radical en forme et contenu, critique et incisif, mais le cirque est par définition populaire. Un art pour le peuple, par son engagement total. Quel est cet engagement? Le risque, le ridicule, la frayeur et l émerveillement. Gulko, directeur artistique de Cahin-Caha Gulko développe un style «bâtard» : métissé, irrévérent, lyrique et dense. Né aux Etats-Unis, artiste depuis 25 ans, Gulko a mené une carrière au Québec, navigant entre la performance expérimentale et engagée, le spectacle de rue et les rituels modernes. Clown et danseur, il a travaillé avec diverses compagnies et artistes : dont Mimes Omnibus, le Cirque du Soleil (Montréal) ; Ctibor Turba (Prague) ; Keith Hennessy (San Francisco) et Jiyu Geki Jyo (Tokyo). Il vit en France depuis 1993, a été l un des membres fondateurs et metteur en scène du collectif «Pocheros» et a fondé Cahin-Caha en 98. Ses créations sont en quelque sorte le fruit de ses expériences multiples et croisées et des rencontres artistiques qui ont jalonné un itinéraire international. Clown Squad Le CLOWN - agent de transformation. Les qualités du clown : cruel, fragile, hilare, mystérieux, tendre, sans pitié, avec amour. Le CLOWN est l innocent à l intérieur de chacun de nous - le Nigaud, le Joyeusement Ridicule, le ETRE Vulnérable. Un atelier pour apprendre à se reconnaître dans le monde autour. L ACTEUR aborde le travail de CLOWN avec certains outils dans sa possession, ceux-ci incluent: l expression physique, le rythme et l immobilité, son sens irremplaçable d humour et de beauté et sa capacité à rire de lui-même (franchise). Une recherche guidée dans un paysage inconnu: le moment présent. Le micro et macro de nos histoires intimes et de l actualité dans le monde. A la recherche des sujets qui coupent à l os tel l injustice, la foi, la peur, l amour avec le but de faire rire aux larmes. Une exploration pour faire évoluer sa façon d improviser en abordant les nouvelles du jour; un regard critique sur notre société et ses définitions de «justice» et de «bonheur». Après une semaine de travail en laboratoire nous ouvrons notre terrain curieux aux yeux des spectateurs aventuriers. Le parti pris : pas de répétition, pas de numéros, pas de décors, pas de formules gagnantes; seulement des clowns, quelques points de lumière dans une espace vide et un M. Loyal malicieux. Le labo est sur invitation, un groupe sélectionné d avance.
Du 17 au 25 avril 2009 : Ludor Citrik et Cie résidence de création «Mon pire cauchemar» une sadicomédie de Ludor Citrik et Cie Tout allait bien pour les personnages de «Mon Pire Cauchemar» jusqu à ce qu apparaisse ce vilain clown. En pleine union glorieuse de leur vision intérieure et du monde extérieur, les protagonistes de «Mon Pire Cauchemar» sont brutalement interrompus. Un clown les prive de leur vie sur la scène, les retire du monde et peu à peu, met en jeu leur équilibre en faisant sans cesse rejaillir leurs démons intérieurs. D où sort-il, ce clown d ailleurs? N est-il autre que la personnification torturante, changeante et hallucinatoire de tourments personnels? Les personnages sont animés dès lors d une danse fiévreuse au bord d un précipice intime et retiennent leur chute. Ces personnages au comportement singulier, au premier abord, ne nous ressemblent pas. Mais à bien y regarder, ils pourraient être nos reflets déformés à nous, individus, qui jour après jour conservons, tant bien que mal, un équilibre, tant que n est pas remis en question le personnage que nous jouons -sincèrement. Leurs efforts ne font-ils pas écho à ceux que nous produisons quotidiennement pour maintenir -à tout prix- la continuité d une cohérence avec nous-mêmes, avec ce que nous sommes... ou croyons être? Ces efforts ne révèlent-ils pas en négatif l omniprésence de cette question : qui sommes-nous? Le Mal dans «Mon Pire Cauchemar» n est pas compris comme une catégorie du jugement moral, mais comme la manifestation de la douleur que cause la conscience des possibles «autres» à l intérieur de nous-mêmes, de la fragilité de notre identité, vécue comme dérisoire. Qu est-ce qui fonde l humain dans l homme? Ce champ de recherche et d interprétation, pourrait être un des fondements du théâtre, selon certains critiques aujourd hui : «C est bien ce qui a lieu, quand du théâtre a lieu sur une scène : des gens plus ou moins normaux assistent à des situations plus ou moins anormales, qui touchent intimement aux limites de la normalité, et les questionnent en profondeur».* La monstration de la violence sur la scène théâtrale participe d une tentative de proposer au spectateur une posture active dans sa réception du spectacle. *Bruno Tackels, «Avignon, révélateur du temps», in Georges Banu, Bruno Tackels (dir.), Le Cas
GENÈSE ET PRINCIPE DE «MON PIRE CAUCHEMAR» «Mon Pire Cauchemar» est né du désir de poursuivre un travail déjà amorcé par Cédric Paga. Ce qui constitue le principe de «Mon Pire Cauchemar», consiste à demander à des «joueurs» (acteurs, circassiens, performers ) de choisir un personnage à incarner et de remplir une fiche signalétique le concernant. Ensuite, en jeu, ces personnages seront approchés par un clown qui trouvera le moyen de les priver de leur liberté et d établir un travail d usure du personnage, en se servant des éléments personnels inscrits sur la fiche signalétique. Qu est un personnage une fois privé de ses moyens, du contact direct avec un public? Qu il y a-t-il derrière le personnage? Un autre personnage? L acteur? L individu? Plongé dans une situation extrême, poussé dans ses retranchements, le joueur aura-t-il la surprise de voir apparaître une facette inconnue de luimême? L acteur maintiendra t-il une cohérence dans son jeu? Sera-t-il en contradiction avec lui-même? Cette possible contradiction sera-t-elle un bénéfice pour son jeu? «Mon Pire Cauchemar» a, après le Samovar, été joué 4 fois sous le chapiteau du cirque Bang-Bang à Aurillac en 2007.
DISTRIBUTION Cédric PAGA : curieux et autodidacte de formation, il plonge en 1991 dans le spectacle vivant en tant que comédien, danseur, circassien. Il pratique le clown, notamment avec Laurent Gauthier, Eric Blouet, et la Clown Compagnie, le buto auprès de Sumako Koseki, Richard Cayre. Il joue une gargouille dans la compagnie du Chaland. Il danse avec Barbara Mirata, Claude Magne, Karim Sebbar. Il crée un laboratoire avec la Muse Gueule en 1997 et un atelier de recherche avec les Surnuméraires. En 2000 il donne naissance à Ludor Citrik, travaille le cirque improvisé avec Chantiers de Cirque et intègre la Maison des Clowns en 2004. Il crée «Je ne suis pas un numéro» en 2003 et «Mon Pire Cauchemar» en 2007. En 2008, il joue dans «Mignon palace» mis en scène par Gilles Defacques. Il a écrit avec Isabelle Wéry une pièce intitulée «La Nudité du ragoût» pour le festival d Avignon, et travaille actuellement un nouveau solo, «Qui Sommes-je?». En outre, il continue son travail autour de la pédagogie, intervenant auprès de professionnels à l école du FRACO à Lyon, du Samovar à Paris, du Lido à Toulouse et aussi, dans le cadre de Villette en piste, de la FAAAC, également au sein d IUFM (Arras, Poitiers...) et de stages au Prato à Lille, à Bruxelles et avec Regards et Mouvements. Cédric PAGA est Ludor CITRIK : Clown et bouffon, naïf et cruel, caractériel et acide, tendre et truculent, un paranoïaque en manque d amour, un enfant perverti au coeur atomique, une bête d humanité qui bave de la tendresse. Il a ses coulisses et tous les personnages qui l accompagnent. Il partage avec le public ses incertitudes d un présent déjà écrit. Pascal LE CORRE : Sans diplôme, à 18 ans à peine, et jusqu à sa démission à 33 ans, il travaillera sans arrêt, à temps plein. Il en restera marqué par la répétition qui imprimera à son corps une raideur. A 33 ans, disponible à temps plein, il s inscrit comme comédien à l A.N.P.E. Dix ans plus tard, déçu par le monde professionnel, n ayant jamais eu d «engagement artistique», il commence à fixer comme auteur des «formes», souvent remises en question. Pascal Le CORRE est Pascal Le C. : il fut un temps où Pascal le C s appelait Pascal Le Corre... L auteur interprète né en 19... vit et travaille où il peut et non où il veut. Depuis sa naissance et après avoir suivi une formation de tout bois, il se... forme, développe, suit, fait, croise, participe, fonde, engendre, dirige, tente, attèle, nourrit, mène, interprète, rejoint, rencontre, participe, fonde, engendre, dirige, tente, attèle, nourrit, mène, interprète, rejoint, rencontre, voit, tient, initie, étudie, travaille, joue, collabore, signe, donne, co-écrit, réalise, expose, assiste, invente et a occupé un emploi de magasinier cariste du 1er mars 1984 au 19 mars 1995 à la Direction de l Aménagement et des Equipements. Il a joué et il a incarné. Il peut réaliser, il rejoint, il entame, il élargit, il intègre, il prépare, il est diplômé de faire acte...de vivre etc... Courageux, puisqu il décide de participer jusqu au bout à une coopération «incompatible» au projet artistique de Ludor Citrik (clown) «Mon pire cauchemar». Isolé, il reste néanmoins inscrit comme comédien à l ANPE, il persévère à 45 ans... en créant de petites formes «visites» «clip» «amour» «la comédie du merveilleux»... et dernièrement «images de rue»., joué, vécu, réussi et bide, vu par quelques parisiens. Il fut un temps où Pascal le Corre s appelait Pascal le C.
Côme DELAIN : Au sortir de l école des Beaux-Arts (DNSEP en 1996), il s oriente vers la performance. Il travaille l improvisation notamment au travers du clown (Eric Blouet, 1998-99), de la «composition en temps réel» (Joào Fiadeiro, 2000) et plus récemment de la danse butô (Richard Cayre, 2004). Dès la fin des ses études, il réalise des performances, seul ou avec des danseurs (Alexandre Théry, Anne-Catherine Nicoladzé), des circassiens (Cédric Paga, Laurent Chanel), des plasticiens vidéastes (collectif EPOKA). En 2001, apparaît Murgle, sa créature qui intervient seule ou dans des mises en scène de Cédric Paga (Mon Pire Cauchemar, 2007) ou de Giovanna D Ettorre-La Maison des Clowns (le Pont des Langues, 2008). Il agit avec le Deuxième Groupe d Intervention (théâtre de rue) depuis 2001: Paroles de Mur, le G.R.E.P., Etat(s) des Lieux... Côme Delain est MURGLE : Murgle (prononcer «meurt-gueule») est une créature issue du clown et d ailleurs. Les premières interventions de Murgle sont en forme de manigance machiavélique ou d attentat. Grand architecte universel, son humeur irascible est contrebalancée par la tendresse démiurgique qu il porte au monde subatomique. Enflammé, insolent et raffiné, avec une pointe d hystérie, son ton varie d une instigation douce à l autorité brutale. Séducteur, son charisme suscite le désir de lui obéir. Romain YVOS : Après avoir reçu une formation théâtrale auprès du Footsbarn Theatre, il s oriente essentiellement vers le travail du clown. Il expérimente différentes méthodes toutes plus ou moins liées aux techniques de travail de Mario Gonzalès ou de Jacques Lecoq. Intervenant régulier au cirque professionnel de Bordeaux dans le cadre de la formation continue. Romain YVOS est TRIVOS : Clown intempestif et monolithique. Fonctionne à coup de décharge. Aspire à la normalité. En cours d éducation.
préfiguration du festival
En guise de prélude, nous accueillons cinq spectacles cette saison qui viennent dessiner et labelliser notre Tendance Clown: - Cabaret clown dinatoire # 1 par le C.I.C.M - 31 octobre & 1er novembre - Cabaret clown # 16 par le C.I.C.M - 9 & 10 janvier - Stage Cahin - Caha du 26 au 31 janvier - Cabaret clown dinatoire # 2 par le C.I.C.M - 27 & 28 mars - Labo clown par la Cie Cahin Caha - 10 & 11 avril - Mon pire cauchemar par Ludor Citrik - 23, 24 & 25 avril Cette programmation tout au long de la saison au Daki Ling est pour nous l occasion de mettre en avant et d affiner notre ligne artistique autour de la discipline clownesque, le point d orgue étant tout de même lors du festival Tendance Clown. Cela marque pour nous, une volonté de fidéliser un public attentif à nos choix mais aussi de permettre à d autres de découvrir ces disciplines. Pour la première fois cette année, grâce au travail de collaboration avec Gulko de la compagnie Cahin Caha, nous organisons fin janvier, une semaine de stage de formation sur la pratique du clown. Nous souhaitons compléter notre fonction de diffusion et de production de spectacles de clown par des actions de formation. Ce premier stage est ouvert aux artistes professionnels sous la direction de Gulko. Ainsi cette année, nous proposons la diffusion de spectacles clownesques, une action de formation, trois résidences de création et un festival. Ce choix illustre notre volonté de devenir un pôle de référence sur le clown dans la région.
Le festival Tendance Clown # 4 programmation envisagée
Tout au long du festival Tendance Clown, nous souhaitons mettre en évidence différentes tendances clownesques sur trois lieux avec une réflexion évolutive d un lieu à un autre. Nouveauté de taille aussi cette année puisque nous envisageons d acheter certains des spectacles programmés ci-dessous. Nous souhaitons nous éloigner peu à peu de la coréalisation. Aussi, nous nous sommes attachés à valoriser dans notre programmation, la création clownesque de compagnies émergentes en première partie de spectacle. Aujourd hui, si nous voulons améliorer la qualité du contenu de notre festival, et dans un esprit de professionnalisation, le recours à des contrats de cession ainsi qu à des rémunérations sous forme de cachet est incontournable. Cependant, cette initiative ne pourra être réalisable que si elle est reconnue et soutenue par nos partenaires envisagés. Cette programmation prévisionnelle est le reflet d un panel artistique exigent reconnue aujourd hui à la fois par les publics et les professionnels des arts clownesques. - Une semaine en rue: Les enjeux à travers ce choix sont de lier à la fois une thématique artistique à un territoire, en organisant une semaine de programmation autour du clown sur le Cours Julien. Dans la tradition des arts de rue, l accès aux spectacles sera gratuit afin de faire découvrir notre programmation au plus grand nombre. La tendance cette semaine sera au rapport direct et gratuit entre le public et les artistes. - Une semaine au Daki Ling : Cette semaine sera l occasion de mettre en valeur trois spectacles à différentes phases d aboutissement, à trois étapes du travail de création différentes. La tendance cette semaine sera au burlesque, à la découverte dans le cadre d une salle de spectacle. - Une semaine sous chapiteau: Elle aura lieu à Gardens comme l an passé. La tendance sera au cabaret festif et à la musique.
COURS JULIEN VENDREDI 15-19H00 «Dérapage» par la compagnie Carnage Productions SAMEDI 16-15H00 «Formation Incognito» par les Alama s Givrés SAMEDI 16-19H00 «Dérapage» par la compagnie Carnage Productions DIMANCHE 17-15H00 «Formation Incognito» par les Alama s Givrés DAKI LING MERCREDI 20-20H30 «A nul autre pareil» par Vulcano suivi de «Kluntet» de et par Heinzi Lorenzen JEUDI 21-20H30 «A nul autre pareil» par Vulcano suivi de «Kluntet» de et par Heinzi Lorenzen VENDREDI 22-20H30 «Une autre faim du monde est possible» par Du Slip Compagnie suivi de «L élégance et la beauté» de et par Jackie Star SAMEDI 23-20H30 «Une autre faim du monde est possible» par Du Slip Compagnie suivi de «L élégance et la beauté» de et par Jackie Star
CHAPITEAU GARDEN S JEUDI 28-20H30 «Qui sera Alice?» par la compagnie Morphales Cambrées suivi de «L oiseau bleu» de et par Arnaud Aymard VENDREDI 29-20H30 «Qui sera Alice?» par la compagnie Morphales Cambrées suivi de «L oiseau bleu» de et par Arnaud Aymard SAMEDI 30-20H30 «Cabaret Imprudent» par la compagnie Cahin Caha suivi du groupe Poum Tchack
- Une rencontre - discussion: le 18 ou le 19 mai Ces trois lieux et ces différentes tendances viendront alimenter nos discussions notamment à travers une rencontre autour de la thématique des nouveaux circuits de production et de diffusion du clown. Plusieurs structures seront invitées à se rencontrer autour de ce thème notamment: Lieux Publics (Marseille) FAIAR (Marseille) Karwan (Marseille) CREAC (Marseille) Gardens (Marseille) Piste d Azur (La Roquette sur Siagne) Le Samovar (Paris) le Prato (Lille) le Lido (Toulouse) la Maison des Arts du Clown et du Cirque (Bourg Saint Andéol) Festival Cité nez clown (Avignon) Clowns d Automne (Avignon) Janvier dans les étoiles (La Seyne sur Mer). Nos partenaires institutionnels seront aussi conviés à réfléchir avec nous autour de cette thématique. Aussi, afin d enrichir nos discussions, nous souhaitons mettre à disposition de tous, à la fois partenaires et publics une dotation lecture, dotation que nous pourrions mettre en place avec la librairie Histoire de l Oeil à Marseille.
LES PARTENAIRES ENVISAGES
Partenaires institutionnels Mairie 1/7 Conseil Général Conseil Régional Adami Espace Culture L accompagnement et le soutien apportés par les différents partenaires institutionnels permettrait un développement significatif de cette discipline qu est le clown contemporain sur le territoire de Marseille et plus largement sur la région. Partenaires opérationnels Théâtre Acrobatique Gardens Le Prato Karwan Association des Commerçants de la Butte (Cours Julien) L Association Cours Julien
LA COMMUNICATION
Afin de communiquer au mieux sur notre projet auprès des différents publics, nous mettrons en place les outils suivants: Brochure 20 pages en 10 000 exemplaires Affiches A4 200 exemplaires Affiches A3 80 exemplaires Affiches A2 500 exemplaires 4 affiches format abribus 5000 flyers Partenariat avec l Espace Culture: - Double page dans l agenda In Situ du mois de mai - Annonce du festival sur leur site Internet et dans la newsletter «Culture en ville» du mois de mai - Mise à disposition d un réseau d affichage dans le métro (50 affiches) la première quinzaine de mai - Mise à disposition de leur vitrine rue des récollettes du 30 avril au 15 mai Nous adopterons une stratégie de communication dont l objectif est de toucher tous les médias: communiqués de presse, relance téléphonique, conférence: Presse régionale : la Provence, la Marseillaise, le Ventilo, l Hebdo Presse gratuite : 20 Minutes, Métro, Marseille Plus. Presse spécialisée : La Scène, la lettre de l Arcade, la revue du spectacle, festiv all, la terrasse, karwan. Radio et télévision : Radio Grenouille, Radio Nova, Radio Galère, France Bleu Provence, France Inter, LCM, France 3 *Devis joint en annexe
Et pour finir...
Cette quatrième édition est pour nous l occasion d élargir le champ des possibles, d affirmer une fois encore notre Tendance Clown durant trois semaines, dans trois lieux différents ainsi que tout au long de la saison. Des moments de réflexion, de création et de formation autour de cette nouvelle école du clown viendront ponctuer cette saison. Cette réflexion nous l envisageons commune, sous forme de tables rondes, en tissant de nouveaux partenariats auprès des artistes, professionnels du spectacle vivant, institutionnels et publics afin de faire naître et évoluer nos propres réflexions sur cette discipline parfois mal perçue. Aussi, nous donnerons une large place à une programmation d artistes régionaux, de compagnies nationales émergeantes et surtout cette année à des artistes de renom dans cette discipline. Cette exigence dans nos choix de programmation implique une volonté de notre part de professionnalisation et nous espérons pouvoir acheter à l avenir l ensemble des spectacles programmés lors des prochaines éditions. A l aube de Marseille, capitale européenne de la culture, nous souhaitons engager de nouveaux partenariats artistiques et institutionnels afin de valoriser et faire partager la représentation du clown contemporain en France et en Europe notamment lors de la Biennale Internationale des Arts du Cirque en 2013, projet initié par le CREAC.