Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40



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Transcription:

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Analyse de la communication financière relative à la comptabilisation (IFRS 3R et IAS 27R) et au suivi (IAS 36) des acquisitions

Sociétés analysées Accor, Air Liquide, Alcatel-Lucent, Alstom, ArcelorMittal, Axa, BNP Paribas, Bouygues, Cap Gemini, Carrefour, Crédit Agricole SA, Danone, EADS, EDF, Essilor, France Telecom, GDF-Suez, Lafarge, L Oréal, LVMH, Michelin, Natixis, Pernod-Ricard, PPR, PSA Peugeot Citroën, Publicis Groupe, Renault, Saint-Gobain, Sanofi, Schneider Electric, Société Générale, STMicroelectronics, Suez-Environnement, Technip, Total, Unibail-Rodamco, Vallourec, Veolia Environnement, Vinci, Vivendi. Pernod Ricard (clôture au 30 juin) a été retenu sur la base des comptes au 30 juin. Alstom (clôture au 31 mars) a été retenu sur la base des comptes au 31 mars 2011. L étude est fondée sur les informations publiques disponibles dans les rapports annuels et les communiqués de presse publiés. Cette étude, du pôle Transactions de PwC, a été réalisée par Valérie Ernoult et Delphine Sabah du département Valuation & Economics, sous la direction de Françoise Gintrac 1, associée de PwC, responsable du département Valuation & Economics, en collaboration avec Marie-Jeanne Morvan et Olivier Scherer 2, associés PwC, conseils en Transactions IFRS. 1 : Co-auteur du Memento Fusions & Acquisitions (Ed. F. Lefebvre) 2 : Co-auteurs du Memento Fusions & Acquisitions (Ed. F. Lefebvre) et Co-auteurs du Memento IFRS (Ed. F. Lefebvre)

édito L année a été marquée par la reprise des opérations de fusionsacquisitions. Sur le plan mondial, elles affichent une augmentation par rapport à à la fois en volume (+23 % avec 2 088 milliards de dollars en contre 1 703 milliards de dollars en ) et en nombre de transactions (+21 % avec 11 719 transactions en contre 9 662 en ) 1. Cette tendance s est aussi illustrée en France avec un net regain d intérêt des entreprises françaises pour les acquisitions après une période d attentisme pendant la crise 2. Même si les sociétés du CAC 40 ont été également plus actives en opérations de croissance externe ou de rapprochements, leurs comptes ne traduisent pas toujours cette tendance dans la mesure où certaines opérations initiées et même signées en n ont été finalisées qu en 2011. L année a également connu l entrée en vigueur de la norme IFRS 3 révisée 3, relative à la comptabilisation des acquisitions. La révision de la norme IFRS 3 (elle-même entrée en vigueur en 2005) apporte de nouvelles options comptables (goodwill complet) et renforce les besoins en matière d évaluation. C est dans ce contexte que PwC a étudié pour la sixième année consécutive la communication financière des sociétés du CAC 40 relative à la comptabilisation des acquisitions (allocation du prix d acquisition) et à leur suivi (tests de dépréciation). L analyse des enjeux, méthodologies et paramètres d évaluation a été privilégiée dans le cadre de cette étude. 1 : «Mergermarket M&A Round-up for Year End» 5 janvier 2011 2 : Enquête PwC-ARFA juin 2011 3 : Application obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1 er juillet, donc en pratique au 1 er janvier pour les sociétés en exercice calendaire. Application anticipée possible après l adoption de la norme par la Commission Européenne le 3 juin

Sommaire Brève revue des transactions réalisées en 2 010 6 Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée relatives à la comptabilisation des acquisitions et aux variations de périmètre 10 Suivi des acquisitions dans le cadre des tests de dépréciation des goodwills et des actifs incorporels (IAS 36) 18 La communication financière relative à la norme IAS 36 24

Brève revue des transactions réalisées en 2 010

Brève revue des transactions réalisées en 2 010 Les opérations de croissance externe réalisées par les sociétés du CAC 40 en sont diverses : Acquisitions octroyant le contrôle directement ou par étapes ; Acquisitions via une joint venture avec un ou plusieurs partenaires ; Prises de participation minoritaires (avec ou sans renforcement de contrôle). En, les notes aux états financiers font état, individuellement, de 138 acquisitions concernant 35 sociétés du CAC 40. Le prix d acquisition est mentionné pour seulement 51 transactions, représentant un volume de 15,6 milliards d euros. D autres acquisitions sont également citées de façon agrégée pour un montant total de 507 millions d euros. Nous avons analysé l ensemble des transactions présentées individuellement dont le prix d acquisition est supérieur à 100 millions d euros, soit 34 transactions pour un volume total de 14,8 milliards d euros. Cet échantillon permet en effet de couvrir la quasi-totalité du volume des acquisitions dont le prix est indiqué dans les rapports annuels. Parmi ces 34 transactions, 24 sont comprises entre 100 et 500 millions d euros, 7 sont comprises entre 500 millions d euros et 1 milliard d euros et 3 sont supérieures au milliard d euros. D autre part, parmi les 138 transactions recensées, les sociétés du CAC 40 dénombrent 69 opérations de croissance externe qu elles qualifient de «significatives», soit en termes de montant, soit en termes d intérêt stratégique. Volume des transactions? Nombre de transactions 138 transactions citées individuellement 15,6 milliards d euros 14,8 milliards d euros 51 transactions avec mention du prix d acquisition 34 transactions supérieures à 100 millions d euros Les 34 transactions analysées par nature Acquisition octroyant le contrôle directement 18 Acquisition octroyant le contrôle par étapes 6 Prise de participation minoritaire 5 Acquisition d'une part complémentaire (société ayant déjà le contrôle) 5 2011 PwC 7

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Par ailleurs, on recense 12 créations de Joint Venture en montrant ainsi que les sociétés passent par des partenariats pour certaines opérations de croissance externe (notamment en Russie, en Chine et en Inde). Deux opérations très significatives citées dans les rapports annuels n ont pas été prises en compte dans notre analyse car elles ne seront comptabilisées qu en 2011. Il s agit des acquisitions de Genzyme Corporation et International Power par respectivement Sanofi et GDF-Suez : L acquisition de Genzyme Corporation par Sanofi annoncée en octobre pour un montant de 18 milliards de dollars américains a été finalisée en février 2011 ; Le rapprochement entre GDF-Suez Energie International et International Power annoncé en août et finalisé en février 2011 pour un montant estimé à 5 milliards d euros (juste valeur de la contrepartie transférée basée sur le cours de bourse d International Power le 3 février 2011). Les transactions analysées font ressortir les éléments suivants : Les sociétés restent centrées sur leur métier historique ; Les sociétés sont résolument tournées vers l international ; Les transactions sont plutôt financées en cash. Les sociétés restent centrées sur leur métier historique En, les secteurs de l Ingénierie, Construction et Produits Manufacturiers et des Energies et Services aux Collectivités ont été les plus dynamiques en termes de croissance externe (au sein du CAC 40) avec respectivement un volume de 4,8 milliards d euros et 3,7 milliards d euros (pour respectivement 7 et 12 transactions). Répartition sectorielle des transactions supérieures à 100 millions d euros 1 528 m 3 acquisitions 1 764 m 4 acquisitions 638 m 2 acquisitions 315 m 1 acquisition 2 032 m 5 acquisitions 3 695 m 12 acquisitions 4 792 m 7 acquisitions Ingénierie, construction et produits manufacturiers énergie et services aux collectivités TMT (Technologie Media et Télécommunication) Services financiers Produits chimiques et pharmaceutiques Distribution et produits de grande consommation Automobile et équipementier automobile Lorsque l on analyse également le secteur de l acheteur, il ressort que presque toutes les opérations visent une consolidation plus qu une diversification. En effet, sur 33 des 34 opérations analysées, acheteurs et cibles sont issues du même secteur. 8 PwC 2011

Brève revue des transactions réalisées en 2 010 Les sociétés restent tournées vers l international La France demeure le principal pays d investissement pour les sociétés du CAC 40, avec près de 44% du volume total de transactions citées (soit un volume de 6,4 milliards d euros et 13 acquisitions). Néanmoins, les sociétés du CAC restent résolument tournées vers l international avec plus de la moitié des opérations réalisées en dehors de l Europe. C est en Amérique du Nord et au Brésil que les investissements ont été les plus significatifs avec 19 % du volume en Amérique du Nord (2,7 milliards d euros et 5 transactions) et 10 % au Brésil (1,5 milliards d euros et 3 transactions). Par ailleurs, les opérations réalisées dans les pays émergents donnent souvent lieu à la mise en place d accords avec un ou plusieurs partenaires locaux. Cela renforce les besoins des groupes français en matière de connaissance de ces nouveaux marchés et cela requiert également de porter une plus grande attention à l organisation du contrôle des entités acquises ou créées entre les partenaires. Répartition géographique des transactions supérieures à 100 millions d euros 740 m 2 acquisitions 839 m 2 acquisitions 1 236 m 4 acquisitions 1 542 m 3 acquisitions 2 747 m 5 acquisitions 700 m 2 acquisitions 530 m 3 acquisitions 6 430 m 13 acquisitions France Amérique du Nord Brésil Union Européenne (hors France)* Reste du monde** Australie Russie Europe de l Est*** * Royaume-Uni, Espagne et Belgique **Maroc et Chili *** Pologne et République Tchèque Les transactions sont plutôt financées par cash L analyse des transactions supérieures à 100 millions d euros montre que le paiement en cash (trésorerie ou dette) est privilégié par rapport à un paiement en titres. L amélioration de la conjoncture économique a permis aux entreprises de dégager plus de profit et donc de réduire leur niveau d endettement. En effet, on peut noter qu entre et, le gearing moyen (dette nette/ situation nette comptable) des sociétés du CAC 40 diminue progressivement passant de 53 % en, à 40 % en et 35 % en. Cette amélioration peut expliquer en partie que les sociétés ont tendance à avoir plus recours au paiement en cash qu au paiement en titres dans le cadre d opérations de croissance externe. Financement des transactions supérieures à 100 millions d euros 6 563 m 14 acquisitions 4 031 m 11 acquisitions 1 694 m 5 acquisitions 2 475 m 4 acquisitions Cash Cash + actions Actions Non indiqué 2011 PwC 9

Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée relatives à la comptabilisation des acquisitions et aux variations de périmètre

Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée La norme IFRS 3 «Regroupements d entreprises», qui est entrée en vigueur en 2004, a révolutionné la manière de comptabiliser les acquisitions. En effet, selon cette norme, l acquéreur identifie et valorise à la juste valeur, dans les comptes consolidés, les actifs et passifs de la société acquise, y compris les actifs que cette dernière a développés en interne, et qui ne figurent pas à son bilan. Cela revient à valoriser chaque actif comme s il avait été acquis séparément. Dans le cadre de la convergence des IFRS et des US GAAP, la norme IFRS 3 a été révisée mais aussi la norme IAS 27 (relative aux états financiers consolidés et individuels, notamment sur les points concernant les variations de pourcentages d intérêts et de périmètre). Elles sont entrées en vigueur pour les exercices annuels ouverts à compter du 1 er juillet, c est-à-dire à compter du 1 er janvier pour les clôtures calendaires. Les principaux changements des normes IFRS 3 révisée («IFRS 3R») et IAS 27 révisée («IAS 27R») sont les suivants : Renforcement du concept de juste valeur ; Option entre goodwill complet ou goodwill partiel. Ce choix se fait transaction par transaction ; Mode de comptabilisation des acquisitions par étape ; Présomption d évaluation fiable de tous les actifs ; Valorisation des clauses d ajustement de prix dès l acquisition sans ajustement possible ultérieur du prix d acquisition ; Valorisation de certaines clauses de garantie de passif ; Comptabilisation en charge des coûts de transaction. L année dernière, 5 sociétés avaient choisi d appliquer par anticipation la norme IFRS 3R : Axa, PPR, Société Générale, Vallourec et Vivendi. 2011 PwC 11

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Clause d ajustement du prix (earn-out) Dans le cadre d une transaction, par opposition au paiement «up-front», une clause d earn-out est un complément de prix conditionnel qui sera versé au vendeur dans le futur (par exemple en n +2) selon des critères de performances futures déterminés au moment de la transaction. Par exemple, l earn-out peut être défini en fonction de l atteinte d un niveau d EBIT ou de chiffre d affaires. L application de la norme IFRS 3R renforce les besoins en matière d évaluation et notamment la nécessité d une plus grande précision dans l évaluation de ces earn-out. à la date d acquisition, le complément de prix doit être estimé à sa juste valeur, tenant compte de sa probabilité de paiement mais aussi de sa nature. Suivant ses caractéristiques, il peut être soit considéré comme une rémunération du management (il sera donc enregistré comme une charge de personnel), soit comme faisant partie du prix d acquisition (il viendra alors accroître le goodwill). Après sa comptabilisation initiale, l earn-out devra faire l objet de réévaluations ultérieures qui seront enregistrées au compte de résultat. Parmi les 34 transactions que nous avons analysées, 7 incluent une clause de complément de prix. Alors que 6 sociétés précisent le montant de l earn-out estimé à la date d acquisition, on note qu il représente en moyenne 13 % du prix d acquisition en considérant l acquisition de TargeGen par Sanofi 1. Exclusion faite de cette transaction, le ratio n est plus que de 3 %. Il est à noter que 3 sociétés mentionnent qu aucun complément de prix n a été négocié lors de la transaction. Aucune des sociétés indiquant avoir payé un earn-out ne fait mention des méthodes de valorisation utilisées pour en déterminer le montant. Option du goodwill complet Alors que IFRS 3 ne proposait que le goodwill partiel pour la comptabilisation des acquisitions de moins de 100 %, IFRS 3R offre la possibilité aux sociétés de choisir entre le goodwill partiel et le goodwill complet, et ce pour chaque transaction. Sur les 34 sociétés qui mentionnent un prix d acquisition supérieur à 100 millions d euros, seules 8 transactions concernent des prises de contrôle avec des participations inférieures à 100 % pour lesquelles se présentait donc l option du goodwill complet. Cette dernière n a été retenue pour aucune de ces 8 transactions. Nous rappelons que le choix du goodwill complet nécessite l évaluation des intérêts minoritaires («intérêts non contrôlants») à leur juste valeur. Le 11 juin, le groupe TF1 a pris le contrôle des sociétés TMC, TMC Régie et NT1. [ ]. Dans le cadre de ce regroupement, le groupe TF1 n a pas opté pour une évaluation à la juste valeur des intérêts minoritaires de TMC détenus par la Principauté de Monaco (choix de la méthode du goodwill partiel) Extrait du Document de référence 2 010 de Bouygues - page 227 1 : Complément de prix conditionné par les différents stades de développement d un médicament 12 PwC 2011

Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée Quote-part antérieurement détenue Dans les opérations de prise de contrôle par étape, les problématiques d évaluation sont plus nombreuses. En effet, différents blocs de titres donnent lieu à une évaluation à la juste valeur, comme l illustre le schéma ci-dessous : Prise de contrôle par étapes Quote-part antérieurement détenue évaluation à la juste valeur Nouveau bloc acquis Prix + Evaluation à la juste valeur des clauses de complément de prix Intérêts non contrôlants évaluation à la juste valeur si recours à la méthode du goodwill complet Au-delà de la clause d earn-out et des intérêts minoritaires (en cas de goodwill complet), l évaluation à la juste valeur concerne aussi la quote-part antérieurement détenue. La plus ou moins value ainsi dégagée (par comparaison avec la valeur comptable) est comptabilisée au compte de résultat. Parmi les 34 transactions analysées, 6 transactions sont relatives à des prises de contrôle par étape. Même si la réévaluation de la quote-part antérieurement détenue est souvent citée, aucune société ne fait référence à la méthodologie utilisée pour la valoriser. Compte tenu du niveau d information publié, nous ne sommes pas en mesure d analyser le ratio entre la juste valeur du bloc nouvellement acquis et celle de la quote-part antérieurement détenue. Cependant, nous rappelons qu appliquer une règle de 3 sur le prix payé pour le dernier bloc acquis n est pas toujours pertinent. L acquéreur peut avoir payé une prime de contrôle pour acquérir une participation majoritaire dans une société. Pour déterminer la valeur d un bloc de titres, il est nécessaire de mener une analyse rigoureuse du contexte de la transaction ayant conduit à la prise de contrôle, pour identifier notamment l existence d une éventuelle prime de contrôle. 2011 PwC 13

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Impacts IFRS 3R et IAS 27R au compte de résultat Avec l entrée en vigueur d IFRS 3R et d IAS 27R, une acquisition peut avoir des impacts dans le compte de résultat. Sur les 40 sociétés analysées, seules 14 donnent des indications sur la présentation des impacts des regroupements. Il en ressort que les impacts sont principalement comptabilisés dans le résultat opérationnel mais en dessous du résultat opérationnel courant. Impact IFRS 3R et IAS 27R au compte de résultat Nombre de sociétés Compte de résultat schématique Comptabilisation des coûts de transaction Comptabilisation des plus ou moins-values des quote-parts antérieurement détenues Compléments de prix, variations ultérieures en CdR* Chiffre d affaires Charges d exploitation Autres charges et produits d exploitation 5 2 - Résultat opérationnel courant ou équivalent Autres charges et produits 7 7 - opérationnels Effets de périmètre 2 2 2 Résultat opérationnel Résultat financier - - - Résultat net Aucune précision sur la présentation au CdR 26 29 38 *CdR : compte de résultat 14 PwC 2011

Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée Les enseignements de la communication des sociétés sur le traitement de leurs opérations de croissance externe La norme IFRS 3R, relative au regroupement d entreprises, requiert certaines informations en termes de communication financière (extrait du paragraphe B64e) : «[ ] L acquéreur doit fournir les informations suivantes pour chaque regroupement d entreprises survenu pendant la période de présentation de l information financière : le nom et une description de l entreprise acquise ; la date d acquisition ; le pourcentage de participation acquis conférant des droits de vote ; les motivations premières du regroupement d entreprises et une description de la manière dont l acquéreur a obtenu le contrôle de l entreprise acquise ; une description qualitative des facteurs constituant le goodwill comptabilisé, tels que les synergies attendues du regroupement des activités de l entreprise acquise et de l acquéreur, les immobilisations incorporelles qui ne répondent pas aux critères de comptabilisation séparée ou d autres facteurs ; [ ] ; pour chaque regroupement d entreprises où l acquéreur détient une participation inférieure à 100 % dans l entreprise acquise à la date d acquisition : le montant de la participation ne donnant pas le contrôle dans l entreprise acquise comptabilisée à la date d acquisition et la base d évaluation de ce montant ; pour chaque participation ne donnant pas le contrôle dans une entreprise acquise évaluée à la juste valeur, les techniques de valorisation et les principales variables des modèles utilisés pour déterminer cette valeur. Dans un regroupement d entreprises réalisé par étapes : la juste valeur à la date d acquisition de la participation dans l entreprise acquise détenue par l acquéreur immédiatement avant la date d acquisition ; le montant de tout profit ou perte comptabilisé à la suite de la réévaluation à la juste valeur de la participation dans l entreprise acquise détenue par l acquéreur avant le regroupement d entreprises et le poste de l état du résultat global dans lequel ce profit ou cette perte est comptabilisé ; [ ]». Parmi les 34 transactions citées dans les rapports annuels pour lesquelles le prix était supérieur à 100 millions d euros, nous nous sommes intéressés à la nature des informations communiquées. Il en ressort que les sociétés communiquent plus sur le goodwill résiduel (montant, nature, option de comptabilisation, allocation) que sur les autres actifs et passifs acquis. Même si l allocation du prix d acquisition n est pas toujours détaillée, le montant du goodwill résiduel est souvent mentionné (pour 22 transactions). Il est à noter que la norme IFRS 3R prévoit un délai de 12 mois pour réaliser l affectation du prix. Ainsi, on observe que pour 12 transactions les goodwills communiqués sont provisoires, pour 5 transactions les goodwills sont qualifiés de définitifs. Pour les 5 transactions restantes, aucune précision sur le caractère définitif ou provisoire n est donnée. 2011 PwC 15

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Comme le requiert la norme IFRS 3R (paragraphe B64e), une attention particulière doit être portée sur l analyse qualitative du goodwill résiduel. Le goodwill représente la valeur de certains éléments qui ne peuvent pas être reconnus séparément comme les équipes, le savoir-faire, les synergies attendues et payées par l acquéreur ou encore la capacité de la société acquise à poursuivre son activité à long terme. L objectif de cette analyse est triple : (i) renseigner le lecteur sur les zones de création de valeurs qui ont motivé l acquisition, (ii) conforter l allocation du prix d acquisition (et ses impacts au bilan et au compte de résultat) et enfin (iii) réduire le risque potentiel de dépréciation ultérieure. En effet, la valeur du goodwill est testée périodiquement après l acquisition et toute diminution de valeur doit être comptabilisée, sans possibilité de reprise ultérieure. Au sein de l échantillon étudié, l analyse qualitative du goodwill n est présentée que pour 8 transactions. Communication financière et norme IFRS 3R (parmi les 34 transactions étudiées) Mention du montant du goodwill résiduel Mention du mode de financement Mention du caractère provisoire/définitif du goodwill Mention de la nature des actifs incorporels identifiés Présentation d'une analyse qualitative du goodwill résiduel Juste valeur des actifs incorporels identifiés Mention d écart d'acquisition initial à allouer Mention de l'allocation du goodwill à une UGT/groupe d'ugt Durée de vie des actifs incorporels identifiés Méthode de valorisation des actifs incorporels 3 2 6 17 9 8 7 7 19 22 16 PwC 2011

Entrée en vigueur des normes IFRS 3 révisée et IAS 27 révisée Périmètre de consolidation Selon la norme IAS 31 «Participations dans des coentreprises (Interests in Joint Ventures)», les entités contrôlées conjointement sont comptabilisées sur option en intégration proportionnelle ou selon la méthode de la mise en équivalence. 27 sociétés du CAC 40 indiquent retenir la méthode de l intégration proportionnelle pour les entités contrôlées conjointement. Une société a indiqué que pour ses participations sous contrôle conjoint, compte tenu de la nouvelle norme sur les accords de partenariat (IFRS 11) supprimant la méthode de l intégration proportionnelle, la méthode dorénavant appliquée serait la mise en équivalence. Ce changement d option comptable en est justifié par le souci «de fournir une information plus pertinente et comparable dans la mesure où les principaux concurrents du Groupe appliquent cette méthode». La suppression de la méthode de l intégration proportionnelle remplacée par la méthode de la mise en équivalence va avoir des incidences majeures sur la présentation des opérations, et leurs effets attendus, dans les états financiers. Ce changement va renforcer, outre les besoins en amont en matière d organisation du contrôle dans les partenariats, les besoins liés à la présentation des opérations dans les comptes et ceux liés à la communication sur la performance des opérations. A noter, en matière d organisation du contrôle, que des sociétés dans le champ de l étude indiquent que certaines Joint Ventures sont consolidées par intégration globale, laissant ainsi supposer que ce sont des Joint Ventures contrôlées. 2011 PwC 17

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Suivi des acquisitions dans le cadre des tests de dépréciation des goodwills et des actifs incorporels (IAS 36) 18 PwC 2011

Suivi des acquisitions dans le cadre des tests de dépréciation En, la part du goodwill et des incorporels reste stable et toujours significative Au 31 décembre, la somme des goodwills et des actifs incorporels des sociétés du CAC 40 représente un peu moins de deux tiers de leurs capitaux propres. Sur une valeur totale des incorporels d environ 523 milliards d euros en (contre 504 milliards d euros en ), le goodwill représente 64 %, un niveau stable par rapport à. Valeur comptable des goodwills et des actifs incorporels au 31 décembre (en milliards d euros) Sanofi Axa GDF-Suez France Telecom Vinci Vivendi Crédit Agricole EDF Pernod Ricard Danone Lafarge PPR Schneider Electric LVMH Saint-Gobain BNP Paribas Carrefour Veolia Environnement EADS ArcelorMittal Société Générale Total L'Oréal Alstom Suez Environnement Bouygues PSA Peugeot Citroën Alcatel-Lucent Publicis Air Liquide Renault Natixis Cap Gemini Technip STMicroelectronics Essilor Accor Michelin Vallourec Unibail-Rodamco 1 1 1 0 4 3 3 2 2 2 5 5 8 7 7 7 6 6 9 9 13 13 11 11 14 14 14 14 16 15 15 19 18 21 27 30 40 40 44 43 2011 PwC 19

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Le montant total des goodwills comptabilisés par les sociétés du CAC 40 au 31 décembre a augmenté par rapport à, passant de 321 milliards d euros à 334 milliards d euros. Cette évolution se décompose de la manière suivante : Le goodwill attribuable aux acquisitions de l année a diminué entre et en passant de 16,6 milliards d euros à 13,1 milliards d euros ; La baisse des goodwills liée aux opérations de cession a été plus important cette année (2,6 milliards d euros en contre 1,8 milliards en ) ; Le volume des dépréciations a été deux fois moins important en. En effet, non seulement moins de sociétés ont comptabilisé de dépréciations de goodwill (22 sociétés en contre 26 en ), mais le montant moyen des dépréciations comptabilisées par société a également diminué passant de 147 millions d euros en à 93 millions d euros en. Ainsi le total des dépréciations s élève à 2,1 milliards d euros en contre 4,0 milliards d euros en (sur la base des mêmes sociétés qui constituent le CAC 40 au 31 décembre ) ; Les autres mouvements (écart de conversion, ajustement des écarts d acquisition des transactions de l année précédente, reclassement en actifs destinés à être cédés, etc.) ont augmenté en avec 4,7 milliards d euros contre un montant négatif de 0,9 milliard d euros en. Les impacts les plus importants sont liés à la variation du taux de change euro/ dollar et à l augmentation des actifs reclassés en actifs destinés à être cédés (ce montant a plus que doublé en passant de 2 milliards d euros à 4,5 milliards d euros, ce qui peut présager d un volume important de cessions pour l année 2011 avec un retour aux activités historiques). Variation du goodwill des sociétés analysées sur les années et en milliards d euros 335 330 325 320 315 310 305 311,2 16,6-1,8-4,0-0,9 321,1 13,1-2,6-2,1 4,7 334,2 300 Goodwill début Acquisitions Cessions Dépréciations Autres mouvements Goodwill fin Acquisitions Cessions Dépréciations Autres mouvements Goodwill fin 20 PwC 2011

Suivi des acquisitions dans le cadre des tests de dépréciation Les dépréciations totales enregistrées en ont diminué par rapport à En, seules 4 sociétés sur les 40 analysées n ont pas constaté de charges de dépréciation sur leurs actifs non financiers. Le montant total des charges de dépréciation des actifs soumis à IAS 36 (goodwill, actifs incorporels et corporels) a légèrement diminué en un an, passant de 8,5 milliards d euros en à 7,7 milliards en. Les dépréciations plus significatives d actifs incorporels et corporels ont compensé la baisse des dépréciations sur le goodwill (4,2 milliards d euros sur le goodwill en contre 2,1 milliards d euros sur le goodwill en ). Contrairement à l année passée, où plus de la moitié des dépréciations totales (goodwill, actifs incorporels et corporels) avaient été comptabilisées par 8 sociétés (aucune n ayant enregistré de dépréciations supérieures à un milliard d euros), cette année la moitié des dépréciations a été comptabilisée par seulement 4 sociétés. Il est à noter que sur, seuls Total et GDF- Suez ont enregistré des dépréciations supérieures au milliard d euros, portant essentiellement sur des actifs incorporels et corporels. En rapportant le total des dépréciations comptabilisées sur les incorporels (y compris goodwill) et les corporels au total des valeurs nettes comptables, le ratio moyen s établit à 0,6 % en contre 1,4 % en. La persistance du phénomène de décorrélation des prix du gaz et du pétrole dans un marché marqué par une situation d excédent de gaz par rapport à la demande a conduit le Groupe à constater une perte de valeur de 548 millions d euros sur son portefeuille de contrat d approvisionnement long terme en gaz. Extrait du Document de référence 2 010 de GDF Suez - page 324 2011 PwC 21

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Le graphique ci-dessous reprend les dépréciations sur les incorporels (y compris goodwill) et les corporels passés en et en. Dépréciations totales en millions d euros (2 009 vs 2 010) 2 010 2 009 Total GDF-Suez Carrefour France Telecom Vivendi Crédit Agricole Sanofi ArcelorMittal PPR BNP Paribas Accor Saint-Gobain Renault EDF Lafarge Pernod Ricard EADS Société Générale STMicroelectronics Schneider Electric Michelin Suez Environnement Veolia Environnement L'Oréal LVMH Vinci PSA Peugeot Citroën Technip Bouygues Unibail-Rodamco Natixis Alcatel-Lucent Publicis Groupe Axa Cap Gemini Danone Air Liquide Vallourec Alstom Essilor 413 405 652 518 918 486 447 372 462 405 419 627 67 592 98 387 283 301 220 297 159 69 349 164 154 190 117 219 136 100 118 153 52 70 57 64 54 56 56 54 40 54 74 7 68 78 49 10 1 416 1 376 514 636 215 70 247 35 26 5 20 9 28 1 0 100 200 300 400 500 600 700 800 900 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 22 PwC 2011

Suivi des acquisitions dans le cadre des tests de dépréciation Si l on exclut Total et GDF-Suez de notre échantillon en et en, le total des dépréciations en (5,0 milliards d euros) devient nettement inférieur aux dépréciations de (7,9 milliards d euros). Une analyse des charges de dépréciation par secteur montre que : Seul le secteur des Energies et Services aux Collectivités a fortement augmenté en passant de 1,1 milliard d euros en à 3,3 milliards d euros en ; Les secteurs de la Distribution et Produits de Grande Consommation, des Services Financiers, des Technologie Media et Télécommunication et de l Automobile et Equipementier Automobile ont enregistré moins de dépréciations ; Les secteurs de l Ingénierie, Construction et Produits Manufacturiers, des Produits Chimiques et Pharmaceutiques et des Loisirs et Hôtellerie ont maintenu le niveau de dépréciation. Contrairement aux années précédentes où l essentiel des charges de dépréciation enregistrées par les sociétés du CAC 40 avaient principalement affecté la valeur des goodwills, on constate cette année que la tendance s inverse avec une part des dépréciations relatives aux actifs incorporels et corporels qui s est considérablement accrue passant de 51 % en à 72 % en. Toutefois, il est à noter que la part des dépréciations relatives au goodwill enregistrées par Total et GDF-Suez (les 2 sociétés qui ont enregistrés des dépréciations supérieures au milliard) est très faible par rapport à l ensemble des incorporels et des corporels : 6 % pour Total et 12 % pour GDF-Suez. Si l on exclut ces 2 dernières sociétés de l échantillon, la part des dépréciations du goodwill est alors de 38 % et celles des actifs incorporels et corporels de 62 %. 28 % 35 % 37 % 36 sociétés 49 % 26 % 25 % 34 sociétés 60 % 30 % 10 % 33 sociétés 73 % 10 % 17 % 33 sociétés Goodwill Incorporels Corporels 2011 PwC 23

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 La communication financière relative à la norme IAS 36 24 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 L année avait marqué un tournant dans la communication sur la norme IAS 36 avec une réelle amélioration. étant donné le contexte économique, les sociétés étaient plus nombreuses à donner des informations sur les différents paramètres d évaluation utilisés pour mettre en application cette norme. En, la tendance s était poursuivie avec une information de meilleure qualité. En, si la qualité de la communication sur la norme IAS 36 est toujours satisfaisante, il est à noter que certaines évolutions présentées dans l étude s expliquent par le changement de périmètre de l indice entre et, à savoir la sortie de Dexia et Lagardère remplacés par Natixis et Publicis. Un nombre stable d analyses de sensibilité Comme en, 32 sociétés du CAC 40 ont présenté des analyses de sensibilité en. Présentation d analyses de sensibilité 14 28 32 32 25 12 8 8 Présentée Non présentée Les analyses de sensibilité effectuées par les sociétés de notre échantillon sont toujours réalisées en grande majorité par rapport aux taux d actualisation et au taux de croissance long terme. Cependant, ces analyses sont enrichies avec l utilisation de paramètres clés plus diversifiés tels que le niveau de marge opérationnelle, les volumes et prix unitaire de vente, le taux de change ou encore le coefficient d exploitation pour les activités bancaires. A périmètre constant, on note qu une seule société a affiné ses analyses. Il s agit de Suez Environnement qui en plus de la sensibilité au taux d actualisation (déjà présentée l année dernière) a également mentionné cette année le taux de croissance long terme. Paramètres de sensibilité 12 27 28 28 13 21 20 21 0 3 8 8 2 5 10 10 Taux d actualisation Croissance à l infini Marge opérationnelle Autres * * Coefficient d exploitation, taux de croissance sur la durée de prévision, taux de change, retard de livraison, prix unitaire, volume... 2011 PwC 25

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 La plupart des sociétés indiquent uniquement l impact que pourrait avoir la variation d un paramètre sur la valeur recouvrable. Seules 5 sociétés indiquent le niveau des paramètres clés qui mettrait en évidence le point mort du test de dépréciation. Sur ces 5 sociétés, Véolia Environnement en fait mention pour la première fois en (sur certaines UGT). Une diminution de 5 % des flux de trésorerie opérationnels sur la période du plan long terme entraînerait ainsi une diminution de la valeur recouvrable de 36 millions d euros pour Veolia Énergie États- Unis et 30 millions d euros pour Dalkia Italie. Le tableau ci-dessous fait apparaître les pourcentages de variation de chacune des hypothèses clés considérées isolément, permettant d égaliser la valeur recouvrable estimée et la valeur nette comptable de l unité génératrice de trésorerie. (en %) Véolia Energie - Etats-Unis Dalkia Italie 1 Taux d actualisation Taux de croissance à l infini Flux de trésorerie opérationnels 0,2-0,2-4,3 - - - 1 : Les variations sont sans incidence car la valeur nette comptable correspond à la valeur recouvrable Extrait du Document de référence 2 010 de Véolia Environnement - page 236 La date de réalisation du test est souvent indiquée En, les 2 sociétés qui sont entrées dans le périmètre analysé n ont pas indiqué la date de réalisation du test alors qu une des deux sociétés sortant du périmètre l indiquait. Ainsi, au total sur l indice, une société de moins mentionne ce critère : 25 sociétés en contre 26 en. Date du test 11 21 26 25 28 19 14 15 Indiquée Non indiquée 26 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 Pour la majorité des sociétés indiquant la date de réalisation des tests de dépréciation, la date retenue correspond à la date de clôture des comptes (soit en général le 31 décembre), alors que la norme prévoit la possibilité de réaliser le test annuel à une date différente. Date de réalisation du test 2 10 12 11 4 6 6 6 5 5 8 8 Clôture 4 e trimestre hors clôture Autres (inclus «Second semestre») Plus d informations sur le taux d actualisation et le taux de croissance à long terme Le taux retenu pour actualiser les flux de trésorerie pour les besoins des tests de dépréciation est indiqué par 37 sociétés en contre 36 en. Le fait qu il y ait une société de plus que l année dernière est du au changement de périmètre : une des sociétés entrant dans le périmètre indique un taux d actualisation alors que celles sortant du périmètre ne le mentionnaient pas. Il est à noter que les 3 sociétés qui n indiquent pas ce paramètre appartiennent toutes les 3 au secteur des services financiers. Taux d actualisation 34 36 37 29 8 7 4 3 Indiqué Non Indiqué Pour le calcul de la valeur d utilité, la norme IAS 36 requiert d appliquer un taux d actualisation avant impôt à des flux de trésorerie avant impôt en s assurant, lorsque les calculs sont réalisés sur des bases après impôt (taux d actualisation et flux), que les résultats auraient été identiques. 2011 PwC 27

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Dans la pratique, le taux utilisé pour réaliser le test est un taux après impôt, déterminé sur la base de références observables sur les marchés. Ainsi, seulement 7 sociétés disent utiliser un taux avant impôt. Notons qu un nombre croissant de sociétés (16 contre 14 en ) précisent avoir effectué le test avec des taux d actualisation avant et après impôt. Détail des taux d actualisation 6 8 6 7 6 7 7 5 9 11 14 16 8 8 9 9 Avant impôt uniquement Après impôt uniquement Avant et après impôt Non précisé Les taux d actualisation sont majoritairement compris entre 8 % et 10 %. Taux d actualisation moyen (après impôt*) utilisé en 18-4 6 2 Inf. à 6 % Entre 6 % et 8 % Entre 8 % et 10 % Entre 10 % et 12 % Sup. à 12 % *ou considéré comme tel si non précisé En un peu plus de la moitié des sociétés de l échantillon ont maintenu ou augmenté les taux d actualisation utilisés pour les tests de dépréciation, ce qui n est pas surprenant compte tenu du contexte économique et de l évolution des paramètres composant le taux d actualisation. 28 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 Le taux de croissance à long terme retenu dans le calcul de la valeur terminale est indiqué par 33 sociétés en. Taux de croissance à long terme 22 26 32 33 15 14 8 7 Indiqué Non indiqué En, les taux de croissance à long terme utilisés se situent majoritairement entre 2 % et 3 %. Trois quarts des sociétés ont eu une approche conservatrice avec des taux de croissance stables par rapport à. Taux de croissance à long terme moyen utilisé en 15 12 4 2 - Entre 0 % et 1 % Entre 1 % et 2 % Entre 2 % et 3 % Entre 3 % et 4 % Sup. à 4 % 2011 PwC 29

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Une meilleure description des indices de perte de valeur Selon la norme IAS 36, des tests de dépréciation doivent être réalisés au minimum une fois par an pour les goodwills et les autres actifs incorporels non amortissables, ou dès que survient un indice de perte de valeur. En, 13 sociétés décrivent ces indices de pertes de valeur contre 12 en. Description des indicateurs de perte de valeur 3 9 12 13 36 31 28 27 Oui Non Ces indicateurs de perte de valeur font référence à des éléments internes tels que la baisse des performances ou à des événements externes tels que la dégradation de l environnement économique. Cependant, on observe que de plus en plus de sociétés mentionnent la baisse du cours de bourse (4 sociétés en contre 1 en ) ou d autres indicateurs (10 en contre 8 en ) tels que : la durée de vie des installations, l arrivée de produits concurrents, l évolution du cours des énergies et du dollar Nature des indices de pertes de valeur 6 6 5 4 7 6 2 1 4 4 8 10 Baisse des performances Dégradation de l environnement économique Baisse du cours de bourse Autres indices internes ou externes 30 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 Nature des Unités Génératrices de Trésoreries (UGT) La définition des UGT (éventuellement des regroupements d UGT) pour les besoins des tests de dépréciation des goodwills est indiquée par 37 sociétés en, contre 35 en. Cette augmentation est due au changement de périmètre de l échantillon : les 2 sociétés entrantes définissent leurs UGT alors que les 2 sociétés sortantes ne le faisaient pas. On observe une tendance clairement affirmée où les sociétés regroupent leurs UGT par activité plus que par entité juridique ou marque. Nature des UGT 15 7 11 14 3 2 4 4 5 2 1 2 12 21 17 15 6 3 2 2 Activités Marque Zone géographique Activité par zone géographique Entité juridique Les unités génératrices de trésorerie correspondent aux activités Power, Industry, IT, Buildings, CST, qui constituent des divisions depuis la mise en place de la nouvelle organisation au 1 er janvier. Les entités ont été réallouées aux nouvelles UGT au niveau le plus fin en fonction de leur activité ; pour ce qui concerne les entités mixtes, leurs actifs ont été alloués à chaque activité (Power et Industry principalement) au prorata de leur chiffre d affaires dans cette activité. Extrait du Document de référence 2 010 de Schneider Electric - page 163 De plus en plus de sociétés réalisent les tests de dépréciation au niveau d un groupe d UGT, ce qui est possible lorsque le retour sur investissement, et donc le goodwill résultant de l acquisition correspondante, est suivi au niveau d un ensemble d UGT sans possibilité de distinction. Nombre de groupes ayant recours à des regroupements d UGT 27 25 22 20 12 15 18 20 UGT uniquement UGT et groupes d UGT 2011 PwC 31

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 La valeur recouvrable reste majoritairement orientée vers la valeur d utilité Selon la norme IAS 36, les actifs sont testés en comparant leur valeur comptable à leur valeur recouvrable. La valeur recouvrable est la valeur la plus élevée entre la valeur d utilité et la juste valeur diminuée des coûts de cession (voir définitions en annexe). Modalités de détermination de la valeur recouvrable 21 20 19 21 15 18 18 17 Valeur d utilité uniquement 1 1 2 Juste valeur uniquement 2 Valeur d utilité et juste valeur 2 1 1 Non précisé - Même si les effets de la crise commencent à s atténuer, les sociétés maintiennent majoritairement le choix du recours à la valeur d utilité (38 sociétés), qui permet de considérer la valeur des actifs dans une perspective à long terme des UGT ou groupes d UGT. En effet, la méthode d évaluation utilisée pour déterminer la valeur d utilité est l actualisation de flux futurs de trésorerie fondés sur les prévisions établies par le management. Cette approche permet de capturer le potentiel de croissance à long terme et les espérances de création de valeur. La juste valeur reste difficile à estimer La juste valeur peut être déterminée à partir d une approche de marché (utilisation des multiples de comparables boursiers ou de transaction) mais aussi à partir d une approche fondée sur les revenus (actualisation de flux de trésorerie dit «de marché»). Méthode de détermination de la juste valeur 13 13 15 15 6 4 5 7 5 3 4 4 Valeur d utilité uniquement Multiple Autre 32 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 L approche par l actualisation des flux futurs de trésorerie fondée sur des prévisions de marché se développe même si elle est encore peu répandue en (7 sociétés l utilisent en contre 5 en ). Pourtant, elle offre la possibilité de tenir compte de perspectives plus long terme et de certains éléments dans le calcul des flux futurs de trésorerie que la norme ne permet pas de considérer en valeur d utilité. L approche de marché reste la plus utilisée, même si très peu de sociétés indiquent la nature et le niveau des multiples utilisés. Multiples utilisés pour calculer la juste valeur 10 10 10 3 5 5 5 8 Indiqués Non indiqués Les hypothèses utilisées pour le calcul des flux de trésorerie sont peu détaillées Au-delà des paramètres d évaluation, les prévisions utilisées dans le calcul de la valeur recouvrable constituent un élément clé. Pour autant, aucune société de l échantillon ne présente de manière explicite et chiffrée les hypothèses sous-jacentes (financières, économiques ou opérationnelles) aux business plans utilisés. Seules 11 sociétés précisent, à minima, leur nature. Les flux de trésorerie futurs sont établis sur la base des plans à moyen terme sur trois ans et des hypothèses validées par le Groupe. Les variables susceptibles d influencer significativement les calculs sont : - les évolutions de la réglementation tarifaire et des prix de marché ; - les évolutions des taux d intérêt et des primes de risque de marché ; - les niveaux de marché et la part de marché sur les offres ainsi que le niveau d investissement ; - la durée de vie des installations ainsi que le plan de renouvellement des concessions ; - les taux de croissance retenus au-delà des plans à moyen terme et les valeurs terminales considérées. Extrait du Document de référence de EDF pages 288-289 2011 PwC 33

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Plus de précisions concernant la durée des prévisions En, 34 sociétés mentionnent la durée des prévisions contre 33 en. Conformément à la norme IAS 36, ces prévisions sont majoritairement établies sur une durée de 5 ans. Il est à noter que 8 sociétés utilisent des prévisions sur une durée plus longue. Même si la norme recommande de le justifier, seulement 3 sociétés argumentent leur choix en précisant que la durée retenue permet de mieux refléter les caractéristiques de leur activité (période nécessaire au positionnement stratégique d une acquisition, durée de vie élevée des actifs et évolutions technologiques très lentes...). Durée des prévisions 8 8 7 15 17 16 19 9 11 9 8 12 7 6 3 4 < 5 ans = 5 ans > 5 ans Non indiquée Le Groupe retient des flux futurs de trésorerie, issus des dernières prévisions, sur une période de 5 ans, correspondant à la meilleure estimation d un cycle complet d activité. Celles-ci ont été établies en tenant compte des variations cycliques affectant à la fois les prix de vente, les volumes et les coûts des matières premières. Au-delà des cinq ans, le Groupe utilise une année normative calculée comme la moyenne des cinq dernières années et par conséquent représentative d un cycle complet d activité. La valeur d utilité est déterminée par actualisation des flux de trésorerie estimés. Les flux de trésorerie couvrent une période de 10 ans. Cet horizon permet de refléter les caractéristiques de nos activités dans lesquelles les actifs ont une durée de vie élevée et où les évolutions technologiques sont très lentes. Extrait du Document de référence 2 010 de Lafarge - page F17 Extrait du Document de référence 2 010 de Vallourec - page 84 34 PwC 2011

La communication financière relative à la norme IAS 36 Les efforts en termes de communication financière ont été maintenus en Depuis, les sociétés du CAC 40 communiquent de manière plus détaillée sur la norme IAS 36. En, elles se sont efforcées à maintenir la qualité de leur communication. Toutefois, on peut distinguer des points à améliorer telles que les hypothèses clés retenues dans les business plans (nature et données chiffrées), la mention des multiples utilisés, la description des indicateurs de pertes de valeur ou la date d évaluation des tests de dépréciation. Communication financière et norme IAS 36 Méthode de détermination des valeurs recouvrables Taux d'actualisation Niveau de détermination des taux d'actualisation (Groupe, UGT...) Nature des UGT Durée des prévisions Taux de croissance à long terme Analyses de sensibilités Date de l'évaluation Description des indicateurs de pertes de valeur Nature des hypothèses sous-jacentes des business plans Recours à un expert Indication des multiples utilisés Approche probabiliste 1 Hypothèses sous-jacentes chiffrées des business plans 0 5 13 +1 11 8 40 +1 37 +1 37 +1 37 +2 34 +1 33 +1 32 25-1 2011 PwC 35

Opérations de croissance externe des sociétés du CAC 40 Annexe Répartition sectorielle de l indice Répartition de l indice par secteurs 9 6 6 6 6 3 3 1 Ingénierie, Construction et Produits Manufacturiers Distribution et produits de grande consommation Services financiers Energie et Services aux collectivités TMT (Technologie Media et Télécommunication) Automobile et Equipementier automobile Produits chimiques et pharmaceutiques Loisirs et Hôtellerie Ingénierie, Construction et Produits Manufacturiers : Alstom, Arcelor-Mittal, Bouygues, EADS, Lafarge, Saint-Gobain, Schneider Electric, Vallourec, Vinci. Distribution et Produits de Grande Consommation : Carrefour, Danone, L Oréal, LVMH, Pernod Ricard, PPR. Services Financiers : AXA, BNP, Crédit Agricole, Natixis, Société Générale, Unibail-Rodamco. énergie et Services aux Collectivités : EDF, GDF-Suez, Suez-Environnement, Technip, Total, Véolia Environnement. TMT (Technologie, Media et Télécommunication) : Alacatel-Lucent, Cap Gemini, France Télécom, Publicis, STMicroelectronics, Vivendi. Automobile et équipementier Automobile : Michelin, Peugeot, Renault. Produits Chimiques et Pharmaceutiques : Air Liquide, Essilor, Sanofi. Loisirs et Hôtellerie : Accor. Quelques définitions Principe du test de dépréciation selon IAS 36 Un test de dépréciation doit être effectué, au minimum une fois par an et dès que survient un indice de perte de valeur, en comparant la valeur comptable des actifs à leur valeur recouvrable. Valeur recouvrable d un actif La valeur recouvrable d un actif ou d une UGT (Unité Génératrice de Trésorerie) est la valeur la plus élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de la vente et sa valeur d utilité. Juste valeur diminuée des coûts de la vente La juste valeur diminuée des coûts de la vente est le montant qui peut être obtenu de la vente d un actif ou d une UGT (Unité Génératrice de Trésorerie) lors d une transaction dans des conditions de concurrence normale entre des parties bien informées et consentantes, diminué des coûts de sortie. Valeur d utilité La valeur d utilité est la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs susceptibles de découler d un actif ou d une UGT (Unité Génératrice de Trésorerie). UGT (Unité Génératrice de Trésorerie) Une Unité Génératrice de Trésorerie est le plus petit groupe identifiable d actifs qui génère des entrées de trésorerie largement indépendantes des entrées de trésorerie générées par d autres actifs ou groupes d actifs. Earn-out Complément de prix éventuel à payer par l acquéreur. 36 PwC 2011

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