La violence post-séparation Lise Poupart
Particularité du lien victime-agresseur Un lien d intimité Une relation choisie (sauf exceptions : mariages arrangés) Un lien qui définit en partie les personnes Un lien qui se tisse au quotidien Un lien aux nombreuses ramifications : financières, familiales, religieuses, morales Un lien qui unit d autres personnes : enfants, proches, amis Un lien qui se modifie par la naissance d un enfant
Un rapport de domination Des comportements de violence Une persistance dans le temps Des conséquences Un contexte de séparation ou de rupture amoureuse
Un enfant est exposé à la violence lorsqu il... voit sa mère se faire maltraiter ou humilier entend un conflit, des cris, des coups voit les conséquences de la violence apprend ce qui est arrivé à sa mère fait l arbitre entre ses parents est utilisé dans des stratagèmes de violence du parent agresseur (se faire suggérer que sa mauvaise conduite est la cause de la violence, se faire encourager à ne pas respecter sa mère, être parti pris dans de longues procédures civiles) se voit refuser ce à quoi il a le droit en terme de soutien (Inspiré de «Petits yeux, petites oreilles», London Family Court Clinic, 2007) 4
À ne pas oublier : Tous les membres de la famille sont touchés par la violence conjugale; Les enfants exposés ne sont pas à l extérieur du cycle; ils font partie de la dynamique familiale; Les enfants peuvent servir de facteurs de protection ou de domination pour l un ou l autre des parents; En fonction de l âge, du degré d exposition à la violence, de la qualité du lien parent-enfant, surtout celui mère-enfant, les enfants utiliseront diverses stratégies de protection et de domination pour composer avec le contexte de violence conjugale. Tous les membres de la famille sont en situation de co-apprentissage, même en contexte postséparation. 5
En 2005, comme pour les années précédentes, le taux d homicide sur une conjointe était 5 fois plus élevé que sur un conjoint. Beaucoup plus de femmes que d hommes disent ressentir de la crainte en raison de la violence (30 % contre 5 %), être déprimées et souffrir d anxiété (21 % contre 9 %), avoir des troubles de sommeil (15 % contre 4 %), ressentir de la honte ou de la culpabilité (12 % contre 3 %) et craindre pour la sécurité de leurs enfants (9 % contre 2 %). 28 % des victimes de violence conjugale ont déclaré l incident à la police. Parmi ces 28 %, 61 % avaient subi plus d un incident avant d en informer les policiers et près de 50 % avaient subi plus de 10 incidents violents. Ce sont majoritairement les femmes victimes de violence qui signalent elles-mêmes le 911. Dans 92 % des cas, elles le font pour mettre fin à l événement de violence et recevoir une protection immédiate. 6
Selon l Enquête sociale générale de 1999 28 % de femmes et 22 % d hommes qui ont été en contact avec un ancien conjoint ou une ancienne conjointe au cours des cinq années qui ont précédé l enquête ont dit avoir été victimes de violence aux mains de leur partenaire durant la cohabitation ou après la séparation. La séparation ne met pas nécessairement un terme à la violence conjugale. Quarante pourcent (40 %) de femmes et 32 % d hommes dont le mariage ou l union libre a été violent disent que la violence a eu lieu après la séparation. La plupart des personnes qui font état d actes violents après la séparation précisent que la violence s est aggravée ou qu elle a commencé après la séparation. Dans 37 % des cas, la violence n a pas augmenté en gravité, dans 24 % elle s est aggravée, et dans 39 % elle a commencé après la séparation.
Tant les femmes que les hommes sont plus susceptibles d avoir affaire avec la police quand la violence se produit après la séparation que dans les autres cas de violence conjugale, mais les hommes sont deux fois moins susceptibles que les femmes de déclarer ces incidents à la police (55 % des femmes par rapport à 30 % des hommes). La violence postséparation subie par les femmes est plus sévère et plus de femmes que d hommes craignent pour leur vie (Bagshaw, Dale et al. 2011). Les femmes courent un risque accru d être victimes d un homicide après la séparation.
En 1999, 77 % des victimes d incidents de harcèlement criminel déclarés à la police étaient des femmes. Dans la moitié des cas environ, l accusé était l époux, l ex-époux ou un homme avec lequel la victime avait eu une relation intime. 76 % des victimes de meurtre et 85 % des victimes de tentative de meurtre avaient été harcelées au moins une fois pendant l année précédant le passage à l acte (Drouin et Drolet, 2004). La moitié des homicides conjugaux entre 2000 et 2005 et commis en contexte de séparation étaient précédés de harcèlement.
Enfants exposés à la violence conjugale : Au Canada, on estime à plus d un demi-million le nombre d enfants témoins chaque année de violence conjugale. Ce chiffre correspond à trois ou quatre ou cinq enfants par classe. Certains auteurs dont Jaffe et Poisson (2000) parlent plutôt de 800 000 enfants. Les enfants ont été témoins (ils ont vu ou entendu un parent se faire agresser) dans 47 % des cas d agression conjugale. La mère a été victime de l agression dans la majorité des cas (Jaffe, Poisson, 2000). La violence envers les enfants est 15 fois plus présente dans les familles où il y a de la violence conjugale (Jaffe, Poisson, 2000). Dans 50 % des cas où la violence a commencé après la séparation, les enfants ont été témoins d au moins un acte de violence. 10
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Jasmine a été mariée pendant sept ans et est mère d une petite fille de 6 ans qu elle dit être l image parfaite de son père. Elle mentionne qu il y a eu un seul épisode de violence durant leur union, un épisode qu elle qualifie de mineur. Toutefois, elle parle de conflits récurrents concernant l éducation de leur fille. Après un peu plus d un an de séparation, elle a fait la rencontre d un autre homme et la violence avec son ex-conjoint a ressurgi. Elle me dit qu il ne veut pas que sa fille soit en présence de son nouveau conjoint. Sa fille est d ailleurs de plus en plus agressive avec ce dernier. Madame m avoue s être impatientée à plusieurs reprises envers sa fille et l avoir même giflée une fois.
Lorsque la violence se maintient Maintien de la violence psychologique et verbaleprésence d intimidation, de menaces, de harcèlement Querelles qui dégénèrent : souvent autour de l éducation des enfants, l argent Instrumentalisation des enfants Polarisation des familles Victimes gardent le secret et hésitent d en parler et d aviser leur avocat en cas de démarches concernant la garde. Ont peur de ne pas être crues et perdre la garde( Bagshaw, Dale, 2012)
Lorsque la violence augmente Présence importante de harcèlement, contrôle des allées et venues, entrées par effraction, menaces, voies de fait, agression sexuelle Instrumentalisation importante des enfants peu importe les conséquences Plusieurs victimes : ex-partenaire, enfants, proches, nouveau partenaire, etc. Présence de terreur conjugale-peur pour sa sécurité et celle des enfants Violence de plus en plus préméditée Augmentation de la dénonciation policière
Selon la sévérité de la violence postséparation, sa durée et la présence de facteurs de vulnérabilité et de protection, de façon générale : Augmentation du stress et présence importante de colère et de frustration Augmentation du sentiment de détresse, d impuissance Augmentation de la peur pour soi et les enfants, parfois même les proches ou nouveau partenaire Lieu de l agression (souvent le domicile de la victime) devient associé à la violence
Augmentation des risques de dépression, de consommation, des tentatives de suicide, TSPT, problèmes de somatisation Atteinte importante de l estime de soi, du sentiment de compétence personnelle et parentale-présence de distorsions cognitives Impact sur l autorité parentale Impact important sur les croyances de la personne Augmentation des comportements de négligence et de violence envers les enfants
Perturbations importantes au sein des familles recomposées Perturbations importantes des dynamiques et alliances familiales La loi du silence La contamination de la violence Ostracisme et isolement social Augmentation des problèmes financiers : pertes d emploi, déménagements, système de sécurité, frais légaux, pas de pension alimentaire ou versements irréguliers Appauvrissement Augmentation des tâches ménagères
Vignette clinique-la loi du silence-la construction du sens chez l enfant Amélie a 16 ans. Elle me dit avoir toujours vécu dans un contexte familial où il y avait des chicanes entre ses parents et entre les parents et les enfants. Son frère aîné, âgé de 19 ans, est depuis quelques années très absent de la maison. Elle m explique que ses parents sont séparés depuis cinq ans, mais que les conflits sont toujours présents. Elle me dit avoir vu sa mère se faire étrangler, brasser, pousser, mais elle croit sa mère tout autant responsable disant qu elle crie constamment. Sa mère ne lui aurait jamais parlé des problèmes qu elle vit avec son père. Amélie considère que la séparation a été très difficile pour lui, surtout financièrement, et souhaite vivre avec lui. Elle se dit, par ailleurs, victimes des deux parents.
Selon la sévérité et la durée de la violence postséparation et de l exposition et en fonction de la présence de facteurs de vulnérabilité et de protection Sentiment d être responsable de la violence et de la séparation (surtout chez les jeunes enfants) Colère et frustration Présence de distorsions cognitives- atteinte à l estime de soi, sentiment de compétence personnelle image corporelle déformée Processus identitaire brimé TSPT : plus de 30 % des enfants exposés répondent aux critères diagnostiques du TSPT
Problème d attention, d absentéisme scolaire, de délinquance, de comportements, fugues, idéations suicidaires, dépression, etc. Qualité du lien parent-enfant peut être grandement affecté Qualité du lien avec le nouveau conjoint(e) peut être grandement affectée Perturbations des alliances au sein de la fratrie Contamination du traumatisme En contexte de famille recomposée : lien avec les autres enfants peuvent être plus difficiles Normalisation de la violence, ne font pas ou peu la différence entre un conflit et la violence conjugale
Impact important sur les croyances-les repères Intensification de certains rôles (enfant protecteur, bourreau, bouc émissaire, etc.) Intensification de la parentification, du conflit de loyauté et de l aliénation parentale Augmentation des risques d être négligé et violenté Perte d amis, changements d école Interruption des contacts avec le parent violent ou le parent victime ou les deux: pensons au placement
Jasmaël a 14 ans. Il est le troisième d une famille de quatre enfants. Il est le seul garçon. Il est très proche de ses sœurs et de sa mère qui est séparée depuis un an après 18 ans de vie commune. Les enfants ont tous été exposés à de la violence conjugale pendant des années, surtout de la violence psychologique (mépris, insultes, ridiculisés en publique ). Après la séparation, le père n acceptant pas la rupture, la violence s est intensifiée. Jasmaël a vu son père entrer par effraction et étrangler sa mère qui est tombée au sol inerte. Il a appelé les policiers. Sa mère fut hospitalisée quelques jours. En entrevue, il m explique ne plus être capable de se concentrer à l école. Ses notes ont chuté de façon dramatique. Il dit être toujours inquiet pour sa mère et ses sœurs et s en veut de ne pas avoir fait plus pour aider sa mère. Il se dit envahi par des idées de tuer son père.
Mère et exconjointe Père et exconjoint Enfant 23
La relation ex -conjointe ex-conjoint Relation égalitaire malgré la séparation. Respect mutuel et communication respectueuse dans le respect de la vie privée de chacun. La relation mère - père Rôles parentaux d une même importance Autorité parentale partagée et responsabilités partagées Respect f de l attachement de l enfant à l autre parent La relation enfant - parents Enfant attaché aux deux parents Composante enfant respecté et respect de l individualité de l enfant Ligne d autorité est claire: les deux parents 24
Quelques statistiques : Homicide conjugal -familial En 2005, comme pour les années précédentes, le taux d homicide sur une conjointe était 5 fois plus élevé que sur un conjoint. Dans 59 % de tous les cas d homicide entre conjoints, les services de police connaissaient l existence d un problème de violence conjugale (Statistique Canada, 2004). En 2007, les homicides entre conjoints représentent 16 % des homicides élucidés (Statistique Canada, 2009). En 2007, 41 % des homicides commis sur des enfants ont été perpétrés par un membre de la famille. Et 86 % des auteurs de crime étaient un parent. Un homicide d un enfant par un parent représente 21 % des homicides familiaux. Les homicides commis par un enfant adulte sur un parent représentent 18 % des homicides familiaux (Statistique Canada, 2009). 25
Les hommes courent plus de risques d être tués par leur conjointe de fait que par leur ex-conjointe. Le plus souvent, les hommes qui tuent leur ex-conjointe sont motivés par la jalousie (44 %), tandis que les femmes qui tuent leur exconjoint le font à la suite d une altercation ou d une querelle (41 %). Les ex-époux sont deux fois plus susceptibles que les époux de faire plusieurs victimes. Si le mariage n a pas encore été rompu au moment de l homicide de la conjointe, les enfants sont les autres victimes les plus probables. Quand le mariage est dissocié, le nouveau partenaire est le plus fréquemment la tierce personne victime. La plupart des études mentionnent que la période qui suit immédiatement la rupture est la période la plus à risque pour l homicide conjugal. Dans 75 % des homicides étudiés, les victimes avaient quitté ou tenté de quitter leur conjoint au cours de l année précédente (Statistique Canada, 2004).
De manière générale, l homicide entre conjoints est l aboutissement d une longue relation de domination et de contrôle et s inscrit dans un continuum de violence. Le risque de passage à l acte est plus grand lorsque le cycle se brise, c'est-à-dire lorsque la victime tente de se soustraire du rapport de domination. La plupart des homicides se produisent donc lorsque la victime amorce la rupture. Au Canada, les principaux mobiles des homicides conjugaux commis entre 1994 et 2003 étaient les suivants : intensification d'une querelle ou d'une dispute (41 %), jalousie (21 %) et frustration (19 %) (Statistique Canada 2005). Dans 62 % des cas d homicide, il y avait présence de comportements obsessionnels (Bureau du coroner de l Ontario, 2008). Homicides-suicides Au Canada, entre 1993 et 2002, 31 % des hommes et 3 % des femmes ayant commis un homicide conjugal se sont suicidés après avoir tué leur conjoint(e) (Centre canadien de la statistique juridique, 2004). Au Canada, entre 1961 et 2003, il y a eu 857 homicides-suicides impliquant des conjoints. Ce nombre équivaut à une moyenne de 20 victimes d'homicide-suicide entre conjoints par année.
Diminution du taux Au Canada, entre 1974 et 2003, le taux d'homicide entre conjoints a diminué d'environ la moitié. Il a reculé de 16,5 à 7,5 pour les femmes et de 4 à 1,7 pour les hommes (taux pour un million de conjoints) (Centre canadien de la statistique juridique, 2005). Parmi les raisons pouvant expliquer la diminution du taux d homicide conjugal, nous retrouvons l amélioration du statut économique des femmes, les campagnes de sensibilisation sur la violence faite aux femmes, l accessibilité aux ressources et services et les mesures législatives dont la politique de tolérance zéro face à la violence conjugale. 28
Hommes homicides Enfance (diff. Significative) Famille : père col blanc ou professionnel et mère à la maison Vie adulte Emploi : professionnelle ou col blanc Relation : violence conjugale dans des relations antérieures Hommes violents Enfance Famille : Abus d alcool par le père, violence conjugale Abus physique par le père Vie adulte Emploi : sans emploi Problèmes : abus d alcool, une offense antérieure, une offense de violence antérieure Dobash, Dobash, Cavanagh &Medina-Ariza, 2007 tiré de Christine Drouin. 29
Hommes homicides Contexte relationnel Lien avec la victime : relation amoureuse sérieuse (sans cohabitation***) Présence de violence conjugale antérieure (59 %) Hommes violents Lien avec la victime : conjointe de fait (cohabitation) Présence de violence conjugale antérieure (100%) Contexte de l événement possessivité, séparation Violence sévère au moment de l événement : abus sexuel, 16 %, étranglée ou secouée 37,7 %, utilisation d une arme, 75 % Consommation d alcool Violence sévère au moment de l événement : abus sexuel, 0 %, étranglée ou secouée 15,6%, utilisation d une arme, 8,9 % Dobash, Dobash, Cavanagh &Medina- Ariza, 2007 tiré de Christine Drouin
Enfance Hommes homicides Familles séparées Moins présent Différence significative Peu de troubles de comportement (différence très significative) Peu d abus d alcool (différence très significative) Peu de problèmes à l école (différence très significative) Enfance Hommes violents Familles séparées Père alcoolique Abusé physiquement dans l enfance Trouble de comportement-tôt dans l enfance Abus d alcool Délinquance juvénile Problèmes à l école 31
Conflits chroniques dans relation Violence antérieure auprès de la victime Jalousie/possession Séparation lors du crime Abus sexuel Problèmes envers les femmes Évalués comme risques élevés Peu de remords Peu d empathie 32
Sauter une coche peu de données en ce sens plutôt conflits et chicanes chroniques Importance des facteur contextuels et situationnels spécifiques aux relations : séparation, jalousie, possession Hommes plus conventionnels : problèmes de dépistage, dossier Turcotte Cognitions similaires dans les 2 groupes : perceptions et attitudes envers les femmes 33
Homme homicides Plus scolarisé* * Emplois stables* * Peu de problèmes d alcool Moins de problèmes de santé mentale, mais détresse émotionnelle sévère/relations précédentes 1/2 Moins de violence dans relations antérieures 1/5 * * Relations plus stables* * Hommes violents Moins scolarisé Emplois irréguliers Problèmes d alcool* * Problèmes de santé mentale Plus de violence dans relations antérieures Relations instables, plusieurs ruptures 34
Les facteurs de protection Victime ou enfant exposé Réseau de support primaire Réseau de support secondaire Contexte social 35
À la personne: Pour la victime Capacité d introspection et de remise en question Capacité d affirmation Parler de la violence subie Volonté d entreprendre une démarche d aide Ouverture face aux ressources d aide Capacité de se projeter dans un avenir avec des perspectives positives Capacité d établir des liens significatifs positifs Volonté d établir ou de maintenir un lien positif avec les enfants Sentiment de compétence et d estime personnelle Pour l enfant exposé Relation positive avec la mère Relations positives avec la fratrie Identification aux qualités positives du père ( si est le parent violent) Résilience naturelle de l enfant Style d attachement sécuritaire Capacité d établir des liens positifs - de faire confiance aux adultes Sentiment de compétence personnelle Estime de soi * L âge de l enfant est un élément important à considérer et peut être un facteur de vulnérabilité (ex. niveau de dépendance) * La qualité du lien mère - enfant est un facteur de protection déterminant pour l enfant 36
Au réseau de support primaire Pour la victime Proches supportent et appuient la victime Valeurs qui condamnent le recours à la violence et à la domination conjugale Capacité d offrir une aide concrète Ouverture aux démarches d aide thérapeutique Proches habitent à proximité de la résidence de la victime Proches ne jugent pas la victime et lui renvoie une image positive d elle-même Pour l enfant exposé Mère présente et aimante avec de bonnes habiletés parentales Mère a une image positive de son enfant Capacité de la mère de protéger son enfant Volonté de la mère à ce que l enfant reçoive de l aide Volonté du père de cesser la violence envers la mère Volonté du père de consulter Capacité du père de développer et de maintenir un lien positif avec l enfant Présence de d autres adultes significatifs et positifs pour l enfant ( nouveau partenaire Proches condamnent le recours à la violence conjugale Accès à des modèles de résolution de conflits positifs Fratrie joue un rôle de support et d entraide
Au réseau de support secondaire Pour la victime Connaissance et utilisation des ressources Ressources accessibles (proximité, langues parlées) Ressources d aide sécuritaires et confidentielles Réseau de ressources d aide compétente et intersectorielle (police, hôpitaux, CLSC, maisons d hébergement, etc.) ET VOUS Réseau relié à l emploi - positif et supportant Pour l enfant exposé École - réseau positif pour l enfant- présence d adultes significatifs et positifs Ressources spécialisées ou sensibilisées à la problématique des enfants exposés ET VOUS Ressources communautaires pour jeunes et adolescents (clubs de sport, maison de jeunes ) Quartier ou voisinage sécuritaire
Contexte social Valeurs sociales Égalité entre les hommes et les femmes Violence conjugale est criminelle: campagne de sensibilisation axée en fonction de l âge et avec un message d en parler Politiques gouvernementales Prévention Traitement Mesures de protection (entre autres, la judiciarisation de la violence conjugale) Mesures de réparation
Encourager les victimes de parler de leur victimisation à une personne de confiance; Préparer avec elle, les rencontres avec l avocat si démarches à la chambre de la famille ou chambre criminelle; Vérifier les difficultés liées à la médiation En contexte de garde partagée (pas idéale en violence conjugale) encourager des droits d accès en parallèle. Les droits d accès supervisés ou échange de garde de l enfant supervisés- souvent des mesures transitoires appuyer les victimes dans leurs démarches- bien connaître les procédures ou référer à une personne qui les connaît bien. Encourager le support des proches; En cas de crainte pour la sécurité: encourager la personne de faire appel aux policiers; S assurer de mettre en place des scénarios de protectionparfois très élaboré et impliquant plusieurs personnes;
Toujours évaluer les risques de récidive et d homicide Les jeunes femmes entre 15 et 24 sont plus à risque Se rappeler aussi que des personnes âgées peuvent être victimes de violence post-séparation, même celles qui ne sont pas en perte d autonomie Évaluer la qualité du lien parent-enfant Toujours évaluer la qualité du réseau de support Enjoindre le parent victime de donner de l information aux enfants sur la situation de violence tout en respectant l âge de l enfant; Expliquer aux parents l impact de l exposition sur les dynamiques familiales: des exemples concrets Évaluer les rôles attribués ou empruntés par les enfants
En contexte de famille recomposée-toujours évaluer si facteur de protection ou de vulnérabilité pour l enfant Loi 180: lever la confidentialité en cas de danger imminent Plusieurs enfants exposés souhaitent être davantage informés des décisions les concernant. Dans une recherche récente précitée, plusieurs enfants, moyenne d âge 13 ans ont mentionné que les rituels, les câlins, être écoutés et pris en compte étaient bénéfiques (Bagshaw, Dale 2012)
Préférable d amener le parent à jouer son rôle de parent que de déparentifier l enfant. Par contre un rituel de passation des pouvoirs peut être bénéfique pour l enfant. Exercices de centration auprès des victimes et travailler l estime personnel et la compétence parentale. Lien mère-enfant-grande importance et a un impact sur les stratégies d adaptation des enfants. Recours à de l aide bien ciblée-important pour la mère, le père et l enfant. Toujours prendre en compte la dimension ethnoculturelle Respecter le rythme de la personne qui peut être très différent du vôtre