Professeur Eva PEBAY-PEYROULA



Documents pareils
Etudier le diagramme température-pression, en particulier le point triple de l azote.

Dérivées et différentielles des fonctions de plusieurs variables

Initiation à la Mécanique des Fluides. Mr. Zoubir HAMIDI

Exemples d utilisation de G2D à l oral de Centrale

Chapitre 10 : Mécanique des fluides

Transport des gaz dans le sang

Transport des gaz dans le sang

AIDE-MÉMOIRE LA THERMOCHIMIE TABLE DES MATIERES

Professeur Diane GODIN-RIBUOT

Premier principe de la thermodynamique - conservation de l énergie

Chapitre 02. La lumière des étoiles. Exercices :

U-31 CHIMIE-PHYSIQUE INDUSTRIELLES

Fonction réciproque. Christelle MELODELIMA. Chapitre 2 :

ÉJECTEURS. CanmetÉNERGIE Juillet 2009

Premier principe : bilans d énergie

Interactions des rayonnements avec la matière

Chapitre 7: Dynamique des fluides

THERMODYNAMIQUE: LIQUEFACTION D UN GAZ

À propos d ITER. 1- Principe de la fusion thermonucléaire

Exercice 1. Exercice n 1 : Déséquilibre mécanique

Chapitre 7 : Structure de la cellule Le noyau cellulaire

SIMULATION DU PROCÉDÉ DE FABRICATION DIRECTE DE PIÈCES THERMOPLASTIQUES PAR FUSION LASER DE POUDRE

LA MESURE DE PRESSION PRINCIPE DE BASE

Chapitre 4 Le deuxième principe de la thermodynamique

Technologie des contacteurs gaz liquide : cas des colonnes à plateaux et à garnissage. M. Prévost

Propriétés thermodynamiques du mélange. Eau-Ammoniac-Hélium

Mesure de la dépense énergétique

Stockage de chaleur solaire par sorption : Analyse et contrôle du système à partir de sa simulation dynamique

PHYSIQUE-CHIMIE. Partie I - Propriétés de l atome

Professeur Patrice FRANCOIS

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR AGRICOLE SUJET

Une introduction aux chauffe-eau solaires domestiques

1 Mise en application

T.I.P.E. Optimisation d un. moteur

1 Thermodynamique: première loi

Chapitre 6 Test de comparaison de pourcentages χ². José LABARERE

Chapitre 1: Facteurs d'échelle

COURS DE THERMODYNAMIQUE

A B C Eau Eau savonneuse Eau + détergent

LA MESURE DE LA PRESSION

Thermostate, Type KP. Fiche technique MAKING MODERN LIVING POSSIBLE

Chapitre XIV BASES PHYSIQUES QUANTITATIVES DES LOIS DE COMPORTEMENT MÉCANIQUE. par S. CANTOURNET 1 ELASTICITÉ

CHROMATOGRAPHIE SUR COUCHE MINCE

Application à l astrophysique ACTIVITE

La filtration glomérulaire et sa régulation

PHYSIQUE Discipline fondamentale

SARM: Simulation of Absorption Refrigeration Machine

BREVET DE TECHNICIEN SUPÉRIEUR QUALITÉ DANS LES INDUSTRIES ALIMENTAIRES ET LES BIO-INDUSTRIES

ALFÉA HYBRID DUO FIOUL BAS NOX

Problèmes sur le chapitre 5

Variantes du cycle à compression de vapeur

La pompe cardiaque, le débit cardiaque et son contrôle

Comprendre l Univers grâce aux messages de la lumière

THEME 2. LE SPORT CHAP 1. MESURER LA MATIERE: LA MOLE

Recommandations pour la surveillance de la température de l eau chaude sanitaire

Chapitre 3 : Principe des tests statistiques d hypothèse. José LABARERE

Mario Geiger octobre 08 ÉVAPORATION SOUS VIDE

Chapitre 11 Bilans thermiques

Le séchage des ateliers :

A retenir : A Z m n. m noyau MASSE ET ÉNERGIE RÉACTIONS NUCLÉAIRES I) EQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE

1 Définition. 2 Systèmes matériels et solides. 3 Les actions mécaniques. Le système matériel : Il peut être un ensemble.un sous-ensemble..

Consignes de sécurité Manipulation du dioxyde de carbone CO 2

Mesure et détection de substances dangereuses : EX-OX-TOX (IS-013) Version CT-Q

Sommaire. Séquence 2. La pression des gaz. Séance 1. Séance 2. Séance 3 Peut-on comprimer de l eau? Séance 4 Je fais le point sur la séquence 2

Tests paramétriques de comparaison de 2 moyennes Exercices commentés José LABARERE

Notions physiques Niveau 2

Professeur Eva PEBAY-PEYROULA

Chauffage à eau chaude sous pression

Energie nucléaire. Quelques éléments de physique

Caractéristiques des ondes

Eau chaude sanitaire FICHE TECHNIQUE

Résonance Magnétique Nucléaire : RMN

Fiche de lecture du projet de fin d étude

Docteur José LABARERE

Chapitre 6 La lumière des étoiles Physique

direct serve EN DE NI ES PT CZ SK

Concours EPITA 2009 Epreuve de Sciences Industrielles pour l ingénieur La suspension anti-plongée de la motocyclette BMW K1200S

ANALYSE SPECTRALE. monochromateur

Séquence 9. Étudiez le chapitre 11 de physique des «Notions fondamentales» : Physique : Dispersion de la lumière

Alfa Laval échangeurs de chaleur spiralés. La solution à tous les besoins de transfert de chaleur

Production d eau chaude sanitaire thermodynamique, que dois-je savoir?

LES LOIS PHYSIQUES APPLIQUÉES AUX DEUX-ROUES : 1. LA FORCE DE GUIDAGE

LE CHAUFFAGE. Peu d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien. Pas d entretien. Pas d entretien. Entretien. fréquent. Peu d entretien.

La physique nucléaire et ses applications

DEFINITION DU DATACENTER

1 ère partie : tous CAP sauf hôtellerie et alimentation CHIMIE ETRE CAPABLE DE. PROGRAMME - Atomes : structure, étude de quelques exemples.

Infos pratiques. Choisir sa solution de production d eau chaude sanitaire (ECS) Solution économique. Solution confort. Les chauffe-eau solaires

Annales de Physique aux BTS Mécanique des fluides Table des matières

L ÉNERGIE C EST QUOI?

LE PLANCHER CHAUFFANT BASSE TEMPERATURE

Les moments de force. Ci-contre, un schéma du submersible MIR où l on voit les bras articulés pour la récolte d échantillons [ 1 ]

Principe d un test statistique

Suivi d une réaction lente par chromatographie

Pompe à chaleur Air-Eau. Confort et économies

Partie Observer : Ondes et matière CHAP 04-ACT/DOC Analyse spectrale : Spectroscopies IR et RMN

Quelques chiffres clés de l énergie et de l environnement

CHAÎNES ÉNERGÉTIQUES I CHAÎNES ÉNERGÉTIQUES. II PUISSANCE ET ÉNERGIE

ProSimPlus HNO3 Résumé des nouvelles fonctionnalités, décembre 2008

MÉCANIQUE DES FLUIDES TRAVAUX DIRIGÉS

Fiche commerciale. Pompes à chaleur. Arcoa duo Arcoa bi-bloc MT pompes a chaleur bi-bloc INNOVATION bi-bloc MT

Transcription:

UE3-1 : Physique Chapitre 7 : Thermodynamique - Partie 2 Professeur Eva PEBAY-PEYROULA Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Finalité du chapitre Après avoir vu les fonctions d énergie interne et d enthalpie, ce chapitre introduit les notions d entropie et d enthalpie libre, notions importantes pour toutes les réactions. Ensuite, nous nous intéresserons aux phases de la matière et aux transitions entre phases, pour terminer sur les notions de tension superficielle et capillarité. Plan 1. Entropie et enthalpie libre 2. Les changements de phase 3. Tension superficielle et capillarité

Exemples d application Les notions de thermodynamique vont être importantes pour des aspects plus fondamentaux comme par exemple décrire les réactions chimiques ou les transformations de la matière, prédire le sens d une réaction ou prévoir la stabilité d un système En particulier, il est important de savoir si les réactions sont spontanées ou non, pour connaître les évolutions. Les notions de capillarité et tension superficielle sont importantes pour le comportement des fluides (écoulement dans les capillaires sanguins) ou des interfaces air/fluide (contrôle de la surface des alvéoles pulmonaires afin de permettre un échange gazeux entre air et sang suffisant)

1. Entropie et enthalpie libre Eau chaude + eau froide eau tiède inverse impossible Freinage d une roue arrêt + échauffement inverse impossible Réactions spontanées Sans action d agent extérieur (pas nécessairement rapide) Devraient minimiser une certaine énergie En général libèrent de l énergie, mais certaines absorbent l énergie (exemple: vaporisation de l eau liquide ou fusion de la glace sont des réactions endothermiques (absorption d énergie) Donc minimisation d énergie ne suffit pas pour définir la spontanéité Transfert de quantité de chaleur: Transfert spontané de quantité de chaleur de l objet le plus chaud vers l objet le plus froid: Baignoire pleine d eau chaude: se refroidit, l air de la pièce se réchauffe (buée sur les vitres) Fonctionnement d un réfrigérateur: Il faut un système extérieur qui apporte un travail W pour extraire de la chaleur de la source froide (T 1 ) pour la transmettre à la source chaude (T 2 >T 1 )

1. Entropie et enthalpie libre Variation d entropie Exemple du passage état solide vers vapeur (sublimation): transformation isotherme, réversible (passage inverse condensation) Solide: état très organisé, gaz très désorganisé pour passer du solide au gaz il faut fournir une quantité de chaleur Q à partir de laquelle on définit la variation d entropie du système par S = Q / T Pour passer du solide au gaz, Q >0, donc S >0 L entropie du gaz est plus grande que celle du solide Pour des petite variations: ds = Q/T

1. Entropie et enthalpie libre Entropie S, grandeur qui mesure l état de désordre d un système (fonction d état) Deuxième principe : l entropie d un système isolé ne peut que croître ou rester stationnaire Il existe aussi une définition statistique de l entropie liée au nombre de configurations à l échelle microscopique permettant de décrire le système. Plus ce nombre est grand, plus l entropie est grande.

1. Entropie et enthalpie libre Exemple: effet hydrophobe gouttelettes d huile dans l eau La structure de l eau liquide fait intervenir des liaisons hydrogène entre molécules, le nombre de configurations de ces liaisons est très grand, si on disperse plusieurs gouttelettes d huile dans l eau elles vont casser les possibilités de faire des liaisons H, donc le nombre de configuration sera plus petit, il vaut mieux avoir une seule goutte d huile H O H

1. Entropie et enthalpie libre Enthalpie libre En général dans les réactions spontanées enthalpie H diminue, n est pas toujours le cas et il faut aussi considérer l entropie S La spontanéité est favorisée si on minimise H et on maximise S en même temps ou encore minimisation de H et de -S Enthalpie libre (ou enthalpie de Gibbs) G = H - TS = U + pv - TS Si T finale = T initiale alors G = H - T S Remarque: l enthalpie libre est parfois aussi appelée «énergie libre de Gibbs» ou de façon simplificatrice «énergie libre»

1. Entropie et enthalpie libre Différents cas de réactions chimiques Variation G (0) <0: réaction spontanée G réactifs G (0) Sens de la réaction Produits de la réaction Variation G (0) <0 mais barrière d énergie G (1) : énergie d activation G G (1) État initial G (0) État final G G (2) Rôle d un catalyseur: abaisser la barrière d énergie État initial G (0) État final Ces notions sont très importantes pour comprendre les évolutions de toutes les réactions enzymatiques et seront revues avec des exemples dans le cours de M. Toussaint

2. Les changements de phase Les divers états de la matière Solide et liquide: état condensé, pratiquement incompressible Gaz: état raréfié Solide: Liquide et gaz: molécules localisées possibilité de déplacer les molécules (état fluide) Compétition entre: forces intermoléculaires (ordre) et agitation thermique (mouvement) Solide: ordre global Liquide: ordre local, pas d ordre global Gaz: désordonné

2. Les changements de phase Les différents états de la matière: Basse température: molécules localisées, vibrations autour de la position d équilibre (état solide), Température augmente: amplitude des mouvements augmente, les molécules ne reviennent plus à la position d équilibre: état liquide Puis, les molécules deviennent quasi-indépendantes: état gazeux Les changements de phase permettent de passer d un état à un autre se font à température cte, dépendent de la pression En général pour les masses volumiques: solide > liquide > gaz exception pour l eau glace < eau liquide solide Liquéfaction-condensation vaporisation gaz Remarque: «phase» et «état» de la matière sont des notions très similaires

2. Les changements de phase Diagramme de phase (p, T) p Courbe de fusion Point critique Fluide supercritique Diagramme (p, T) au point triple co-existence des 3 phases Exemple: eau p t = 4,58 mm Hg, T t = 0,010 C; CO 2 : p t = 5,1 atm, T t = -56,6 C solide liquide C gaz Équilibre solide-liquide: courbe illimitée Équilibre liquide-vapeur: courbe limitée au point critique: T c Exemple: eau T c = 647 K, p c = 223 10 5 Pa; CO 2 T c = 304 K, p c = 74 10 5 Pa; Hg T c = 1900 K, p c = 3600 10 5 Pa Courbe de sublimation t Point triple Courbe de vaporisation vapeur T Remarques : Les fluides supercritiques sont caractérisés par des densités et des viscosités qui sont intermédiaires entre celles des états gazeux et liquides. Exemple : CO 2, T C = 31 C, a des propriétés inertes, une faible toxicité et une faible réactivité. Dans la phase de fluide supercritique, CO 2 permet de dissoudre des composés hydrophobes et donc est utilisé dans l industrie agro-alimentaire ou la parfumerie pour extraire les arômes des plantes ou pour décaféiner le café.

2. Les changements de phase Diagramme de phase (p, V) Les fluides réels -Coexistence phase liquide et vapeur p gaz gaz liquide gaz liquide liquide liquide 1 2 3 4 5 Réseaux d isothermes : diagramme de Clapeyron (p, V) 5 C 50 C p s 4 3 2 A x B V l V x V g 1 40 30 20 10 V T<Tc: phénomène de condensation (liquéfaction) à partir de V=V g Palier de liquéfaction (p=cte, notée p s (T), pression de vapeur saturante à la température T) avec coéxistence liquide-gaz, puis liquide seul à partir de V l

2. Les changements de phase Chaleur spécifique, chaleur latente Corps pur, masse m, maintenu à pression cte Apport régulier de chaleur (calories), on suit l évolution de la température T pression < p triple P triple <p < p critique solide + gaz gaz liquide + gaz gaz solide + liquide solide Apport de chaleur (temps) solide État monophasé: température augmente avec apport de chaleur Q = m c T c: chaleur spécifique (J kg -1 K -1 ), pour l eau c=4,18 kj kg -1 K -1 sous 1 atm Sur un palier: toute la chaleur apportée sert au changement de phase, température constante, énergie apportée sert à vaincre les liaisons intermoléculaires Q = L m L: chaleur latente ( J kg -1 ) A chaque type de transformation est associée une chaleur latente (de fusion, de vaporisation ou de sublimation), eau: L vap = 2255 kj kg -1 sous p = 1 atm

3. Tension superficielle, capillarité Tension superficielle Travail nécessaire pour créer de nouvelles surfaces (dépense d énergie): Évident pour les solides (vaincre les forces de cohésion) liquides, tendance à adopter la géométrie avec surface minimale (brouillard,sphère en apesanteur) Interface liquide-vapeur molécule à l intérieur: F = 0 en moyenne molécule en surface: F vers l intérieur perpendiculaire à la surface F=0 F vapeur liquide Nécessité de fournir un travail pour amener de nouvelles molécules en surface Pour la surface de S, fournir l énergie W = S tension superficielle, grandeur >0, J/m 2 Liquide avec surface libre S: énergie superficielle E s = S

3. Tension superficielle, capillarité Tension superficielle est une mesure de cohésion du liquide, énergie par unité de surface: force par unité de longueur exemples à l interface liquide-vapeur (peu modifié en présence d air), dépend de T eau (20 C) = 0,0727 N/m, eau (50 C) = 0,0679 N/m, éthanol (20 C) = 0,0227 N/m sang (37 C) = 0,058 N/m, plasma sanguin (37 C) = 0,073 N/m

3. Tension superficielle, capillarité Exemples goutte liquide S obtient en considérant la goutte comme formée de 2 hémisphères, la résultante des forces de tension superficielle qui s exerce sur un grand cercle est: F=. 2 r, il en résulte une surpression p=f/s avec S= r 2 p = p int -p ext = 2 /r F p Pour chaque hémisphère, équilibre entre Fs force due à la tension superficielle, et Fp force due à la surpression F s Remarque: la surpression ne dépend que du rayon et de (idem bulle air dans eau et gouttelette de brouillard dans l air)

3. Tension superficielle, capillarité Exemples goutte liquide Interface air/eau: ~0,073 N/m à 20 C R = 1 m, p = 1,46 10 5 Pa (> pression atmosphérique) R = 1 mm, p = 1,46 10 2 Pa R = 1 cm, p = 14,6 Pa bulle sphérique double lame liquide, d où: p = p int -p ext = 4 /r 2 bulles reliées: Évolution si on les relie? Surpression dans petite bulle plus grande, donc la petite se vide dans la grande

3. Tension superficielle, capillarité Capillarité Contact liquide-solide dépend du mouillement, mesuré par l angle Bon mouillement Mouillement presque parfait Mouillement nul Mouillement mauvais Exemples Mouillement presque parfait: Eau pure sur du verre propre Mouillement intermédiaire: Eau pure sur du verre en présence d impuretés Mouillement presque nul: mercure sur verre Agents mouillants: substances qui rajoutées au liquide augmentent le mouillement, par exemple un détergent (produit vaisselle) rajouté à l eau

3. Tension superficielle, capillarité Ascension capillaire Tube de petit diamètre plongé dans un liquide Force capillaire = poids colonne r cos = r 2 h g h h D où la loi de Jurin: h = 2 cos / g r Valable pour h>0 (0< <90 ) ou h<0 (90< <180 )

3. Tension superficielle, capillarité Exemple de l insecte qui marche sur l eau Les pattes de l insecte s appuient sur la surface de l eau en créant une dépression. Au niveau de ces dépressions, un équilibre entre 2 forces s établit: la force de pesanteur s équilibre avec la force de capillarité qui dépend du liquide. L ajout de quelques gouttes de détergent dans l eau modifie la tension superficielle donc la force de capillarité, et l équilibre sera rompu (l insecte coule).

3. Tension superficielle, capillarité Interface entre deux liquides Tension interfaciale d autant plus grande que les liquides sont peu miscibles Application: étalement d un liquide A sur liquide B F A A M F B F A + F B + F AB = 0 A reste en goutte sur B B F B > F A + F AB A s étale sur B F AB

Résumé des notions importantes Deuxième principe de la thermodynamique, notion et définition d entropie Fonction enthalpie libre, expression de G pour une réaction à T cte, notion d énergie d activation Changements d états et changements de phase Diagramme de Clapeyron : savoir interpréter le suivi d une isotherme Notion de tension superficielle et capillarité

Exercices Exercice 1 Quelle est la quantité de chaleur nécessaire pour transformer, sous la pression atmosphérique normale, une masse m (m=1 kg) de glace à -10 C en vapeur surchauffée à 110 C? Si l apport de chaleur se fait régulièrement, et si on néglige les pertes, esquisser l allure de la variation de température de ce système en fonction du temps. On donne c glace =2,1kJkg -1 K -1,c vapeur = 2,0 kj kg -1 K -1,L f = 334 kj/kg, L v =2255 kj/kg Exercice 2 A la température de -10 C, la pression de vapeur de la glace est Ps = 1,95 mm Hg. Par une journée froide et par beau temps sec, la pression partielle de vapeur d eau dans l air peut être inférieure à cette valeur. Que se passe-t-il alors pour la neige qui recouvre le sol? Exercice 3 Refaire de façon plus détaillée la démonstration de la loi de Jurin dans le cas où 0 < 90, en explicitant les forces appliquées et en les représentant sur un schéma. Exercice 4 Pourquoi un jet d eau qui s écoule d un robinet a un diamètre d qui diminue au cours de la chute? Pour quelle valeur de d le jet cylindrique se fragmentera-t-il en gouttelettes de diamètre D pour abaisser son énergie de surface?

Mentions légales L'ensemble de ce document relève des législations française et internationale sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle. Tous les droits de reproduction de tout ou partie sont réservés pour les textes ainsi que pour l'ensemble des documents iconographiques, photographiques, vidéos et sonores. Ce document est interdit à la vente ou à la location. Sa diffusion, duplication, mise à disposition du public (sous quelque forme ou support que ce soit), mise en réseau, partielles ou totales, sont strictement réservées à l université Joseph Fourier de Grenoble. L utilisation de ce document est strictement réservée à l usage privé des étudiants inscrits en 1 ère année de Médecine ou de Pharmacie de l Université Joseph Fourier de Grenoble, et non destinée à une utilisation collective, gratuite ou payante. Ce document a été réalisé par la Cellule TICE de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Grenoble (Université Joseph Fourier Grenoble 1)