LES COUVENTS DE BEAUNE



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Transcription:

LES COUVENTS DE BEAUNE ORDRE DUREE SITUATION RESTES HISTORIQUE REGIME St Martin IVème s. - 1791 Avenue de l Aigue Prieuré situé près de la source de l Aigue, seul vestige visible : le chevet de la Cordeliers 1248-1792 Rue de l Hôtel- Dieu Chartreux 1332-1790 Couvent route de Verdun ; caves rue Ste Marguerite ; annexe rue Lt Dupuis Cloître et conventuels, une partie de l église très transformée, un petit jardin Site totalement détruit. Reste le moulin et une annexe dite «La Petite Chartreuse» Une première fondation, faite au IV S par St Martin ou au VII siècle par St Colomban, est relevée par Othe Guillaume et offerte en 1023 à l abbaye de Fructuare (Italie). La petite abbaye passe ensuite sous l autorité du Chapitre de Beaune (citée dans une bulle de 1099). Le pavillon principal est construit en 1640. Le prieuré est vendu en 1791 à Christophe Verry, négociant. Il transforme la en buvette et la grange en salle de bal. Il en subsiste la et la maison du chapelain mais la maison est entièrement remodelée en 1872. Une bulle de 1248 autorise la fondation du monastère des Cordeliers à Beaune. C est la bulle de 1268 qui autorise la construction du couvent à son emplacement actuel. Fin XIV-début XVème s. est édifiée l église. Elle est fermée en 1792 et affectée au marché aux grains dès 1793. Elle est partiellement détruite en 1803 pour ouvrir la rue de l Hôtel- Dieu. Le monastère est fondé en 1332 sur les ruines d un ancien établissement bénédictin 1sur l ordre du duc Eudes IV. L église construite alors est rebâtie au XVème siècle, mais en 1569 le monastère est ravagé par les Huguenots et en 1636 par les armées de Gallas. Le jardin comportait une grotte monumentale (qui subsiste encore en 1940) L église et une grande partie du cloître sont démolis à la suite de la suppression des ordres religieux en 1790, et le reste est vendu comme bien national en l an IV à Masson-Marmelat. Propriété privée Etablissement Boisset commercialisé sous Ponnelle. Propriété privée : Ets Patriarche. Caves : propriété de Patriarche, négociant. Annexe : propriété de la fromagerie Hess. Ancien couvent et jardins : propriétés morcelées (orangerie subsistante) 1 Selon certaines sources, c est à l abbaye de Fontenay qu Eudes IV aurait racheté ce domaine cf Benoît Chauvin.

1476-1796 Rue E. Spuller L église entourée Propriété privée : d un petit jardin. Jadot, négociant. Jacobins (ou Dominicains) Capucins 1606-1791 Rue du Fg St Martin Carmélites 1620 1790 1815 1836 1836 2001 Rue du Tribunal puis rue Vivant Gardin Bâtiment conventuel, fenêtres (supposées) de l église sur un immeuble. Les jardins comportent des puits anciens Une partie du cloître et des conventuels et la transformée Jardins détruits Fondé en 1476 par Guillaume de Villers la Faye et Agnès d Achey son épouse, malgré l hostilité du chapitre, il est construit de 1477 à 1482. Le cloître s étendait jusqu à la rue du Grenier à Sel. Les conventuels et une bibliothèque de 4 à 5000 volumes complétaient l ensemble. Vendu en 1796 avec obligation d agrandir la place Morimont par la cession d un petit jardin devant l église. Le couvent est fondé en 1606 avec l argent de la vente de la propriété de la Colombière, rue du Fg Perpreuil, ce lieu n ayant pas été retenu pour l implantation de la communauté. Les travaux durent 3 ans et l église est consacrée en 1610. Il est vendu en 1791 et l église est démolie. Elles s installent dans l ancien Prieuré St Etienne fondé au IIIème siècle, dont l enclos servait de cimetière. Au début du IVème siècle avait été fondée une église desservie par l évêché d Autun. Elle avait été relevée par Eudes, vicomte de Beaune, au XIème siècle, pour y installer une communauté de Bénédictins. Au XIIIème, le prieuré perd de son importance et passe sous l autorité de chanoines de Notre-Dame, prieurs commendataires. Le chanoine Léonard Bataille cède son prieuré aux Carmélites en 1620. Le couvent est fermé lors de la dissolution des ordres religieux en 1792 et le Comité de Surveillance s y installe, puis la prison et la gendarmerie. En 1818, l ordre ayant été restauré, elles n ont pas l autorisation de revenir place Ziem et trouvent refuge rue Vivant Gardin, dans l ancien hôtel David de Beaufort où elles restent une trentaine d années Bâtiment et jardins morcelés entre plusieurs propriétaires privés. Cloître : propriété de la CCI. Chapelle : patrimoine municipal. Jardins : affectés à la construction de la prison et du tribunal. puis d une résidence

Ursulines 1626-1790 Place de l Hôtel de Ville Une partie du cloître et des conventuels. Chapelle très transformée. Jardin converti en ateliers et parking. Minimes 1627-1791 Place Marey La transformée et les conventuels. Jardin transformé en parking. Oratoriens 1628-1794 Rue du Collège Etablissement d enseignement et. Le jardin est transformé en parking. Visitandines 1632-1796 Rue du Collège La, une partie des conventuels très transformés. Jardins divisés en propriétés privées Le couvent est fondé en 1626 sur l emplacement d anciens hôtels particuliers. Il s augmente petit à petit par l achat de plusieurs immeubles. En 1697, la première pierre du cloître est posée. L établissement est voué à l enseignement et comporte des salles de classe au rez-de-chaussée. 43 religieuses y vivent en 1692, elles sont encore 28 en 1790. Il est acquis par le Maire, Masson-Marmelat, qui le revend à la Ville en l an II. Edifié en 1627, augmenté d un étage en 1649, le couvent comportait une bibliothèque de près de 2300 volumes. Au moment de la dissolution de l ordre, il ne reste plus que 6 moines. Le couvent est vendu en 1791. La Société Populaire y tient ses réunions avant qu il soit acquis par des particuliers. L Oeuvre de la Jeunesse l achète en 1875 pour le patronage de garçons. L église est rendue au culte en 1884. Les Oratoriens arrivent à Beaune en 1628 à la demande de la municipalité. Le corps principal du collège est affecté au logis des prêtres et à l internat, les annexes servant à l enseignement. Le collège ne forme un ensemble architectural homogène qu à la fin du XVIIème s. La est construite en 1708. En l an III, elle est vendue et concédée à la Ville en l an IV. Elle est réouverte au culte en 1803 avant de servir de tribunal de commerce et de salle de gymnastique. Le monastère est fondé en 1632 à l initiative d un père de l Oratoire de Beaune dont la sœur était visitandine à Dijon. Il avait pour vocation de servir de retraite aux veuves et aux infirmes. Ste Jeanne de Chantal y vient en 1636. En 1647 Marie de Rabutin, supérieure, entreprend la construction de 25 cellules, du chapitre, cuisine, réfectoire et chambre de la supérieure. En 1668, l église est agrandie. Elle est ornementée vers 1780 par Bonnet, sculpteur à Beaune. Le cloître comportait 3 ailes et l ensemble se complétait d un grand enclos avec parterres, jardins et vergers. Vendu en 1796, pour partie à Jean-Baptiste Patriarche. Patrimoine municipal : hôtel de ville Patrimoine municipal : bibliothèque municipale Patrimoine municipal : Ecole de Musique et lieu d exposition Propriétés privées : Patriarche, négociant pour une partie des conventuels et la, habitations particulières pour le reste des et les anciens jardins

Jacobines 1632-1773 Rue des Tonneliers/rue Thiers Bernardines de La Bussière (ou du Lieu-Dieu) Carmélites puis Communauté des Béatitudes 1637-1796 Rue Charles Cloutier et avenue de la République. 1836 2001 2001 - Rue de Chorey Dominicaines 1879 - Rue des Dominicaines Immeuble encore reconnaissable à l angle de la petite rue des Tonneliers et de la rue Thiers Une partie des conventuels Une partie du jardin. (La a disparu) conventuels, et son jardin, et un vaste pré. conventuels, désaffectée et jardins Monastère fondé en 1632 par un particulier, Nicolas Boursot pour sa sœur, religieuse à Dijon, qui prend la direction de la communauté. Supprimé en 1772 bien qu il ait encore compté 10 religieuses, il est mis en vente en 1773 et morcelé entre plusieurs propriétaires. On ne sait pas ce qu est devenue la. Les moniales de l abbaye du Lieu-Dieu achètent de 1637 à 1663 divers immeubles à l intérieur des remparts pour s y retirer. L église est bénie en 1684, et l abbaye occupe tout l espace compris entre le rempart des Dames, la rivière (av. de la République) et la rue Ch. Cloutier. Vendue en 1796 à Poignié, négociant, qui démolit l abbatiale et la. Il morcèle ensuite la propriété pour la revendre. Les Carmélites se trouvant trop à l étroit place Marey, elles s installent en 1836 rue de Chorey, sur une ancienne propriété des Chevaliers de Malte, où elles restent jusqu en 2001. L établissement est alors vendu à la Communauté des Béatitudes. A l origine de la fondation se trouvent Victor Chocarne, curé de Saint-Nicolas, et Mme de Blic, Beaunoise fortunée. En 1874, ils achètent une petite propriété à proximité de l église et dès 1876 arrivent 2 religieuses hospitalières de Ste Anne de Dijon. Les sœurs prennent le nom de Dominicaines de l Enfant-Jésus et fondent plusieurs maisons dans toute la France. En 1979, le centenaire de la Congrégation réunit 200 Petites Sœurs Dominicaines venues de France, de Belgique, du Congo. Propriété privée, habitations. La a été transformée en logements donnant rue des Tonneliers. Patrimoine municipal pour une part : école Jeanne d Arc, et propriétés privées. La partie subsistant de l ancien jardin est une propriété Boisseaux Propriété de la Communauté conventuels : propriété de l ordre. Chapelle et construction voisine : propriété de la paroisse.

CONGREGATIONS HOSPITALIERES ET CHAPITRE DE NOTRE DAME ORDRE DUREE SITUATION RESTES HISTORIQUE REGIME 1645 - Rue Rousseau- Deslandes Hospitalières de l Hospice de la Sainte Trinité (Charité) Hospitalières de l Hôtel-Dieu 1443 - Rue de l Hôtel- Dieu hospitaliers de part et d autre de la rue de la Charité et église. hospitaliers intacts L hôpital est fondé en 1645 par Antoine Rousseau et sa femme Barbe Deslandes dans une maison leur appartenant, pour recueillir et instruire les enfants, puis les vieillards. La mise en place est très laborieuse et la communauté de religieuses ne prend le voile qu en 1701. La construction de l église dure jusqu en 1661. L établissement s agrandit progressivement, notamment avec l hôtel d Elbeuf qui permet l extension de l autre côté de la rue de la Charité. L hospice fonctionne de façon autonome jusqu en 1796 où il est intégré à la Commission administrative des Hospices Civils de Beaune. Une première installation de religieuses hospitalières de Valenciennes ayant échoué, une Communauté des Hospitalières de Beaune est fondée par Nicolas Rolin en 1459 et demeure dans ses principes fondamentaux et sa vocation jusqu au XXème siècle. L Hôtel-Dieu est intégré en 1796 à la Commission des Hospices Civils de Beaune. Propriété des Hospices Civils de Beaune Propriété des Hospices Civil de Beaune

1690 -? Rue des Tonneliers Sœurs de St Vincent de Paul de l Hospice St Lazare Chapitre N-D? - 1791 Impasse Notre- Dame Ensemble de situés entre la rue des Tonneliers et la rue Rousseau- Deslandes. Eglise et capitulaires et cloître, édifices annexes, jardin (ancien cimetière). Quelques demeures de chanoines Caves «du Chapitre» Installées à Beaune en 1690 pour visiter, soigner et aider les pauvres, les Filles de la Charité de St Vincent de Paul fondent le Bureau de Charité des Pauvres qui deviendra l Hospice St Lazare. Comme la Charité et l Hôtel-Dieu, l hospice est intégré à la Commission administrative des Hospices Civils de Beaune en 1796 Les religieuses, qui sont également enseignantes, exercent leurs activités dans plusieurs lieux dispersés dans Beaune. L établissement de la rue des Tonneliers, qui servira d hôpital auxiliaire pendant la 1 ère guerre mondiale, n est occupé qu à partir de 1919.. Le premier projet de construction de Notre-Dame est situé vers 976 et les fondations sont en place en 1003. Elle est certainement terminée en 1266. Le chapitre, l un des plus anciens du diocèse d Autun, existait déjà au temps de St Baudèle. Les premiers statuts datent de 1227. La date de construction du cloître n est pas certaine. On le suppose du XVème siècle Le bâtiment servant de cure a abrité la bibliothèque et les archives jusqu à la dissolution du Chapitre en 1791. C est là qu est installée en l an XI la première bibliothèque publique de Beaune, sur les instances de Gaspard Monge. Elle y demeure jusqu en 1838. Le bâtiment où était installée l ancienne sacristie date du XIIIème siècle. L enceinte canoniale comportait 19 maisons de chanoines et 7 maisons de prêtres habitués, des celliers et des caves. Maison de retraite gérée par une société privée, «Santé et Bien-Etre» depuis? Eglise et cure ( capitulaires et jardin) : patrimoine municipal. Anciennes maisons de chanoines : propriétés privées. annexes et caves : propriété des négociants Drouhin et Jaffelin

BATIMENTS AYANT APPARTENU A DES ETABLISSEMENTS CONVENTUELS EXTERIEURS OU FONDATIONS ISOLEES ORDRE SITUATION RESTES HISTORIQUE Chevaliers de Malte Rue des Tonneliers Hôtel de Malte Acheté en 2 fois, 1678 et 1785. C'est l hôtel du Commandeur. Pendant les premières années de la Révolution, il abrite l administration du district. Il est ensuite vendu comme bien national. Bernardines de Tart Cisterciens de Maizières Cisterciens de La Ferté Cisterciens de Cîteaux Ermitage St Désiré Vallon de Battault Rue Maizières Rue du Fg St Martin Plusieurs maisons dans Beaune et un enclos rue de Chorey Etabli sur l ancien camp romain de Montremenot Corps de ferme et Caves et logis de l abbé de Maizières. Maison vigneronne et plaque sur la rue Enclos entièrement disloqué Entièrement disparu. Mathilde, duchesse de Bourgogne, achète la terre de Battault et ses dépendances pour les donner à l abbaye de Tart. La, en mauvais état, est reconstruite au XIVème siècle lorsque les Bernardines amodient le domaine. Il est vendu fin XVIIème à un particulier. L abbaye de Maizières échange avec la Ville, en 1395, le beffroi et les maisons attenantes contre l exonération du droit d entrée sur ses vins. Elle possède encore, au moins jusqu en 1672, «le petit Maizières», un ensemble de maisons et celliers Enclos ravagé Sources : J. DELISSEY : Le vieux Beaune - G. CHEVAILLIER : «Histoire de l enseignement à Beaune» in RCBEH, Tome 20 V. de BECDELIEVRE-LAMBERT, «La reconstruction du Collège de Beaune par les Pères de l Oratoire» in RCBEH, Tome 2, 1979. G. CHEVAILLIER : L Hospice de la Charité de Beaune E. LOCHOT : Cheminements cisterciens en pays beaunois D. GRIVOT : La Bourgogne mystique. V. MICHAUD : La réforme catholique à Beaune : les ordres religieux, mémoire de maîtrise, Université de Bourgogne, 1988.