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The new phone family! La marque WIKO arrive en France! 20 millions de terminaux vendus dans le monde en 2010. Des mobiles nouvelle génération double sim alliant design, multimédia, intuitivité, applications et son 3D. Une large gamme adaptée à tous. www.wikomobile.com 240x310_wiko.indd 1 31/03/11 17:19
JDT219-P03-Edit OKAGOkTP:JDT193 31/03/2011 11:50 Page 3 Le Journal des Télécoms est une publication de Télécom Presse, 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil Tél. : 01 41 58 58 20 Fax : 01 48 58 55 34 S.a.r.l. au capital de 8 000 euros Siège social : 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil N de commission paritaire : 1011T84383 Et le royaume du cloud advint... Ariel Gomez, directeur de la rédaction, rédacteur en chef Rédaction Directeur de la rédaction et rédacteur en chef Ariel Gomez +33(0)1 41 58 59 24. E-mail : ariel.gomez@jdt.fr Journaliste Thomas Pagbe +33(0)1 41 58 59 29. E-mail : thomas.pagbe@jdt.fr Ont collaboré à ce numéro : Hervé Reynaud, CG, François Arias Direction artistique Anastasie Babic Rédacteurs-graphistes Christophe Monfort, Benoît Maurice Publicité Directeur de publicité Miguel Mato Miguel@microscoop.com Tél : +33(0)1 41 58 58 23 Directeur de clientèle Bernard Bibas Bernard.bibas@jdt.fr Tél : +33(0)1 41 58 59 23 Fax publicité : +33(0)1 48 58 55 34 Administration/comptabilité Chrystèle Bono Tél. : +33(0)1 41 58 58 20 E-mail : cbono@microscoop.com Abonnements DIP-Le Journal des Télécoms Cécile Cich, Mail : cecile.cich@dipinfo.fr 20, quai de la Marne, 75164 Paris Cedex 19. Tél. : +33(0)1 44 84 80 83. Impression Iapca - 83 Toulon Mensuel - 23 ème année. Prix du no : 9,50 TTC. Abonnement (1 an ) : 79 TTC. Directeur de la publication : Ariel Gomez Actionnaires : Microscoop, Ariel Gomez Nous sommes en 2018. Google est devenue la première entreprise mondiale, richissime et tentaculaire. Les petits actionnaires de Microsoft, ruinés, manifestent à Wall Street et dans les autres places boursières de la planète. Le monde vit au rythme de l opposition entre les deux puissances qui forment le G2 : les Etats Unis et la Chine. L Europe, sortie du jeu, est déjà largement tiers-mondisée. Paris et Londres sont devenues des coupe-gorge ; Barcelone, un vaste bidonville ; le Nord de la France, un territoire à la dérive, avec 35 % de chômeurs vivotant de trafics et des dernières maigres prébendes de l Etat Providence. Car l Europe a coulé en raison de sa politique sociale, et sa déchéance est renforcée par son bio conservatisme ; un mouvement philosophique et politique minoritaire qui s oppose à la société transhumaniste prônée par Google et par son seul fondateur survivant, rebaptisé ici Sergey Brain. Le transhumanisme? C est la société à naître de la fusion imminente entre l IT et les technologies du vivant, grâce à laquelle l IA (intelligence artificielle) va dominer le monde. L IA décidera de tout, s occupera de tout, résoudra tous les problèmes. Elle offrira aux humains transhumanistes, pourfendeurs décomplexés de la bioéthique, la possibilité de programmer l ADN de leurs bébés et d accéder à l immortalité, grâce à l upload de la conscience vers la machine. Les progrès de la génomique et des biotechnologies feront le reste. Le seul souci de cette nouvelle humanité transhumaine sera d occuper son temps Bien sûr, cette science sans conscience a ses détracteurs : à côté des bio conservateurs européens, les freaks américains, le terrorisme islamiste, mais aussi les autres religions se battent avec acharnement contre ce nouveau monde clés en main. Complots, barbouzeries et manipulations des deux côtés rythment les pages de Google démocratie (éditions Naïve), le roman d anticipation qui décrit ce monde. Mais qui l emportera au final dans cette «guerre des mondes»? Sans dévoiler le dénouement de cette histoire que l on doit à Laurent Alexandre et David Angevin (l un est médecin expert dans les technologies médicales, l autre romancier et journaliste), il est quand même intéressant de noter que le postulat qui lui sert de trame est celui de l organisation du monde autour du Cloud Computing. Tout passe par l informatique en nuage, ce qui permet à l entreprise qui en détient le monopole de contrôler toute l information du monde. Ainsi, à un moment du roman, le président des Etats-Unis, Jeffrey Fernandez, un opportuniste que Google tient à la fois par la bourse (en finançant sa campagne), et par les bourses, avec ses dossiers calientes montés grâce à la traçabilité de sa vie en ligne, déclare benoîtement que «ce qui est bon pour Google est bon pour les Etats-Unis et pour l humanité». Totalement caricatural? Sans transition, revenons au monde réel pour relever cette information, authentique, extraite de la revue RSLN de Microsoft : Vivek Kundra, qui occupe le poste de premier responsable fédéral des systèmes d'informations (Chief Information Officer) dans l'administration Obama, a décidé de migrer l intégralité des applications de l administration en mode cloud. Il explique que l économie est de l ordre de 60 à 90 %... sur un budget de 80 Mds de dollars. Mais ceci n a aucun lien avec ce qui précède Ou si? «L Intelligence Artificielle offrira aux humains transhumanistes, pourfendeurs décomplexés de la bioéthique, la possibilité de programmer l ADN de leurs bébés et d accéder à l immortalité, grâce à l upload de la conscience vers la machine». 3 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 31/03/2011 11:14 Page 4 N 219 Sommaire Dernière heure Les choses s accélèrent dans le domaine du machine-tomachine (M2M). Orange et Veolia Eau viennent de donner naissance à m2o city, un opérateur spécialiste du télérelevé et des données environnementales. La technologie M2M permet à deux appareils équipés de cartes SIM d échanger des données via les réseaux cellulaires sans aucune intervention humaine. La co-entreprise m2o city pourra s appuyer sur le savoir-faire de Veolia qui opère plus de 200 000 compteurs d eau - et sur le réseau d Orange pour commercialiser un service «clés-en-main». Les deux partenaires espèrent ainsi s appuyer sur cette nouvelle structure pour proposer leurs services au plus grand nombre. Le réseau «multi-applications» créé par les deux acteurs sera ouvert. Des acteurs tiers pourront y installer les services de leur choix. Ce rapprochement avec Veolia permet à l opérateur historique de poser les premiers jalons du plan «conquête 2015», projet au sein duquel le M2M occupe une très large place. Nokia Siemens Networks va installer sur le réseau de l opérateur italien Telecom Italia 7000 stations de base (BTS) compatibles avec la technologie haut débit mobile LTE. Ces nouvelles installations permettront à l opérateur de déployer et d offrir à ses clients des services 4G. Les BTS seront installées dans différentes régions de l Italie, telles que la Vénétie (région de Venise), l Emilie Romagne (région de Bologne) et l Ombrie (région de Pérouse). Le déploiement de ces nouveaux équipements de réseau intervient après un test grandeur nature effectué par les deux entreprises dans la région de Turin. Aastra lance un concours «green» en direction des utilisateurs d Aastra français, luxembourgeois et belges. Le constructeur propose une approche originale : découvrir le plus ancien système téléphonique installé et en état de marche. Sur un micro-site Internet spécialement développé pour l occasion, les participants seront invités à répondre à quelques questions sur les technologies vertes via un formulaire. L opération menée en collaboration avec l ONG Graine de vie vise à permettre aux entreprises de connaître leur empreinte écologique. Des conseils seront également dispensés pour réduire la consommation énergétique. Avant même le lancement du concours, Aastra contribuera à l achat de 1000 arbres. Pour chaque questionnaire rempli, Aastra offrira également 5 arbres à l ONG. Infrastructures 12 Actualité Intel Photonics : datacenter riche en fibre Opérateurs 14 Actualité La 4G, facteur de tensions entre les opérateurs Acropolis Telecom s interconnecte en SIP avec Orange Distribution 16 Actualité SFD Entreprises en plein développement Equipements 18 Actualité Siemens innove dans les communications unifiées pour PME Jabra vise le haut du podium du mains-libres 20 Point Marché Télévision connectée : quel rôle pour les opérateurs télécoms? 22 Focus Open Source dans les télécoms : quelles opportunités pour quels acteurs? Services 24 Actualité Multi Lignes : Bouygues Telecom fait fondre les factures Le haut débit hertzien par Altitude infrastructure 26 Point marché Les PME réclament la fibre Les gens & les chiffres 28 Interview Didier Soucheyre, président de Neo Telecoms Neo Telecoms : le data centers de taille moyenne en région Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 4
JDT219-P04-05-Sommaire OKAG:JDT193 31/03/2011 11:14 Page 5 Dossier P.30 : Partage de documents, videoconferencing, téléprésence Les solutions de collaboration convergent Le travail collaboratif se développe dans les entreprises, répondant aux besoins fonctionnels des organisations en mode projet, mais aussi à la déconcentration des compétences dans les sociétés de toutes tailles. Dans ce contexte, l offre d outils de collaboration, qu il s agisse de solutions de partage de documents, de video-conferencing ou de téléprésence, s est considérablement enrichie ces dernières années, notamment avec des solutions en mode cloud. Désormais, les entreprises veulent pouvoir collaborer via tous les médias (voix, texte, image) depuis tous leurs terminaux (PC, système de visio, téléprésence). Explications. événement P.6 : In the Business remplit sa promesse Pour sa 2 ème édition, le salon In The Business, qui réunissait sous sa bannière les déclinaisons Datacenter, Cloud, Securité et Saas, affiche un résultat plus qu honorable. Avec un doublement du nombre d exposants par rapport à l année dernière, le salon enregistrait, au moment de sa fermeture, une progression du nombre de visiteurs de l ordre de 50 %. événement P.9 : Mobile World Congress 2011, suite N ayant pas pu «caser» toutes les annonces et nouveautés du MWC 2011 dans les 11 pages de notre numéro précédent (JDT 218), voici la suite. Nouveautés Produits 44 Les nouveaux produits mobiles, accessoires, réseaux. 45 Apple ipad 2 Apple fait évoluer ses appareils en douceur sans jamais créer de grosse rupture. C est le cas pour l ipad aussi avec une deuxième version plus fine, plus élégante et surtout plus performante. La capture photo et vidéo font aussi leur entrée, mais de manière moins convaincante. 36 Points de vue/idées Le rôle croissant des TIC dans l enseignement Percer les nuages Vous voulez perdre de l argent? Il y a une application pour ça La bataille des OS en entreprise est en marche ; quels sont les risques en matière de sécurité? Télécommunications : quelles pistes pour la croissance? 42 Nominations Les mouvements du mois des entreprises du secteur 47 HTC Incredible S Avec la série des Desire, HTC a produit certains des meilleurs terminaux Android de ces dernières années. A présent, grâce à l Incredible S, la marque semble décidée à continuer sur cette lancée, même si le nom du produit peut générer un niveau d attente que le terminal n est pas capable de combler. 49 LG Optimus Black Après l Optimus One sous Android et Optimus 7 sous Windows Phone 7, LG propose le l Optimus Black, un nouveau smartphone sous OS Google. Plus avancé techniquement que ses prédécesseurs, l Optimus Black offre à LG une nouvelle occasion de briller. 5 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P06-08-EVE CR InTheBusinessOkTP:JDT193 29/03/2011 18:12 Page 6 Evenement In The Business Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe In the Business remplit sa promesse Pour sa 2ème édition, le salon In datacenters, poursuit Xavier Fiquemo, mais nous The Business, qui réunissait sous allons analyser plus en détail les données et voir sa bannière les déclinaisons comment nous pouvons améliorer la fréquentation par les clients finaux». Plusieurs grandes Datacenter, Cloud, Securité et Saas, affiche un résultat plus qu honorable. tendances ont émergé de cette édition du salon, Avec un doublement du nombre d exposants par comme, par exemple, la mise en avant d offres rapport à l année dernière, le salon enregistrait, d hébergement, l infogérance, ou encore une au moment de sa fermeture, une progression du orientation vers le «downsizing» dans la taille nombre de visiteurs de l ordre de 50 %. Mais si des datacenters. De même, la sécurité, thématique ajoutée sur le tard, fait partie des thèmes le nombre semble satisfaisant, Xavier Fiquemo, commercial de Cherche Midi Expo (organisateur à compléter pour «proposer une plus pertinente». L ambition du salon, alors que les évé- du salon), reconnaît le besoin de travailler sur la nature du visitorat. «Nous avons eu, dans les nements sur la même thématique se multiplient, grandes masses, moitié de professionnels du est de «monter une grosse plate-forme, qui sera secteur, moitié de clients finaux», explique-t-il. même capable d accueillir en son sein des événements propriétaires, poursuit Xavier Fiquemo, Un «mix» qui a satisfait nombre d acteurs, mais mécontenté d autres, davantage en quête de afin d éviter la dispersion». En attendant, la clients finaux. «Le contrat semble rempli pur la data de l édition 2012 est déjà fixée, du 13 au 15 majorité des exposants, notamment ceux des mars, dans le hall 5.1 Mayta Pinard et Sylay Ma, respectivement directrice marketing et directeur général d Acropolis Telecom. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 6
JDT219-P06-08-EVE CR InTheBusinessOkTP:JDT193 29/03/2011 18:12 Page 7 Mitel De plus en plus tiré par le cloud et la virtualisation Un seul chiffre résume mieux que tout autre l évolution de Mitel au cours de ces derniers mois : 60 % du chiffre d affaires de l équipementier américain (hors postes téléphoniques) est actuellement réalisé grâce à la vente de logiciels de communication. Certes, ce chiffre mondial ne reflète pas la réalité du marché français, dont on ne connaît pas le détail de la répartition des ventes, mais il donne une bonne idée de la tendance. «Maintenant, il est possible de tout virtualiser sous VM Ware, explique Luc Hallion, directeur du business developpement chez Mitel France. Toutes les fonctions de communication peuvent être commercialisées sous forme logicielle, il n y a que le poste téléphonique qu on ne peut pas dématérialiser». Et si, en France, l acceptation de ce type d offres offres de communication virtualisées est bien amorcée, son développement potentiel se trouve ralenti par «la difficulté à trouver les bons partenaires, explique Luc Hallion. Nous nous sommes posé la question : intégrateurs de téléphonie ou intégrateurs data? En fait, nous avons besoin des deux, mais si le marché continue à évoluer comme cela, les profils devraient davantage évoluer vers la data». Autre corollaire de cette évolution vers la virtualisation et le cloud : la montée en puissance des opérateurs télécoms, capables de proposer - ensemble ou séparément -, l hébergement, les services, le transport, des infrastructures virtualisées. Une évolution qui n a pas échappé à Mitel ; l équipementier travaille d une façon de plus en plus étroite avec les opérateurs, comme l illustre sa coopération avec Acropolis Telecom. L opérateur en effet choisi la plateforme Virtual Mitel Communications Director pour développer son offre de services virtualisés vreality. Un mois après l ouverture de son datacenter parisien (voir JDT n 218), l opérateur virtualise les serveurs dédiés aux applications métiers et voix des entreprises qui seront proposées en mode hébergé. Mitel travaille également à une offre de communications unifiée virtualisée avec Hub Telecom. «Les grands opérateurs sont prêts», conclut Luc Hallion, qui s attache pour sa part à faire en sorte que, dans les environnements virtualisés, ses applications restent ouvertes. «Nous leurs disons que nous pouvons rajouter notre application sur leurs serveurs virtualisés». Un discours qui ne peut laisser insensibles les entreprises clientes en quête d économies. RSA veut sécuriser le Cloud Le doute n est plus permis : le Cloud est un gros gâteau et toute l industrie de l IT en veut un morceau. A travers sa filiale RSA, le groupe EMC - déjà présent dans les datacenters avec ses équipements de stockage - ajoute une brique de service supplémentaire issue du savoir-faire de sa filiale : la sécurisation des données. Contrairement à de nombreux acteurs, RSA ne présente aucune nouveauté en matière de Cloud. Le spécialiste de la sécurité a choisi, au contraire, de s appuyer sur des services qu il maitrise et de les appliquer spécifiquement sur le cloud privé. «Nous amenons nos technologies de contrôle d identité, de cloisonnement des données et de GRC [Governement, Risk Management & Compliance, ndr]», explique Franck Asplet, directeur France de RSA. La filiale d EMC a construit son offre à partir des différentes acquisitions effectuées au cours de ses dernières années. Le rachat de Cyota puis, plus tard, d Archer Technologies lui ont permis de compléter son offre existante avec de nouveaux produits tels que des solutions d identification forte. «En fait, nous proposons un monitoring complet de la sécurité sur le Cloud», poursuit le responsable. Dans le Cloud, RSA veut composer et jouer sa propre partition. Axé sur les services, l entreprise ne souhaite pas devenir un acteur comme Google ou Microsoft. «Nous ne voulons pas fournir de l infrastructure Cloud», souligne Franck Asplet. En la matière, sa relation «familiale» avec EMC n empêche pas RSA de côtoyer d autres partenaires, comme Cisco. Si «l infra- structure est estampillée Cisco ou Juniper, nos solutions fonctionneront de la même manière. La différence majeure, précise Franck Asplet, c est que le temps d intégration sera plus réduit avec les produits EMC». RSA estime également que les opérateurs ont un réel rôle à jouer dans le Cloud. Le partenariat stratégique signé par Orange Business Services en 2010 avec différents acteurs, dont EMC, illustre l importance que le spécialiste du stockage accorde aux opérateurs. Pour RSA, le Cloud représente pour les entreprises une réelle source d économie. «[Après la virtualisation] le Cloud amène un deuxième élément de souplesse aux métiers qui se tourneront vers cette plate-forme. S il y a mutualisation, c est une source d économie». Très timoré sur ses objectifs à moyen comme à long terme, Franck Asplet confirme uniquement qu il existe, pour RSA, «des objectifs de croissance. ( ) le but pour RSA, c est d être encore plus solide dans ce domaine. ( ) Nous avons les moyens de nos ambitions». Interoute se dote d un service de visioconférence Le très discret Interoute vient de mettre la main sur Visual Conference Group (VCG), un spécialiste scandinave de la visioconférence. L objectif de l opérateur? Offrir à ses clients une «pack» complet regroupant réseau et services, notamment vidéo. Interoute n ignore pas l importance prise par la vidéo ces dernières années. Crises sanitaires (la grippe H1N1 étant la dernière en date) et contrôle plus serré sur les dépenses liés aux déplacements ont fait émerger la visioconférence comme une solution adaptée à ces nouvelles données. Interoute ne pouvait l ignorer. «Nous observions le domaine depuis longtemps», assure Philippe Moity, directeur France d Interoute. L opérateur avoue avoir réfléchi un temps au développement en interne avant de se décider à jeter son dévolu sur un spécialiste du secteur. «Si nous développions tout nousmêmes, cela aurait pris deux ans». «Nous ne souhaitions pas être revendeurs ou intégrateurs de produits Cisco ou Tandberg, poursuit Philippe Moity. Ces derniers temps, nous avons réalisé que les services de location, de gestion et de conciergerie devenaient plus importants pour le clients». Historiquement opérateur de télécommunications, Interoute a choisi de miser non plus uniquement sur les infrastructures mais aussi sur les services supplémentaires. Comme Orange Business Services qui propose un service de conciergerie la session de visioconférence est pilotée par un tiers -, Interoute parie sur un service très simple d utilisation et d accès. «Quand on appuie sur un bouton, il faut que cela fonctionne», résume Philippe Moity. L acquisition de VCG s inscrit dans une stratégie sur le long terme. Si VCG était jusqu à présent un groupe plutôt tourné vers la Scandinavie, Interoute veut s appuyer sur son savoir-faire pour donner au service de visioconférence une emprise bien plus large. Présent dans 26 pays et propriétaire d un réseau de 60 000 kilomètres de fibre, l opérateur travaille encore l intégration complète de la solution dans son catalogue produit. Mais ses intentions sont claires : proposer en «bundle» ses services d opérateurs de télécommunication avec une offre de visioconférence. 7 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P06-08-EVE CR InTheBusinessOkTP:JDT193 29/03/2011 18:12 Page 8 Evenement In The Business Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Alcatel-Lucent Un commutateur prêt pour le futur Le réseau évolue. C est le message qu Alcatel-Lucent tenait à marteler au cours du salon InThe Business. L équipementier franco-américain a profité du salon pour lancer deux nouveaux commutateurs de réseau. Des équipements plus à même, selon lui, de répondre aux défis posés par les flux applicatifs, la vidéo et le cloud computing. «Les différents types d applications et de flux vidéo, de la VOD en passant par l e-learning et les différents terminaux qui disposent désormais d un accès au réseau nécessitent une nouvelle génération de produits», explique Yves Rodriguez, en charge du développement des ventes France chez ALU. L équipementier a ainsi développé deux nouveaux modèles de switchs. L omniswitch 10K, doté de 256 ports 10 Gbit, permet de doter les datacenters d un équipement apte à gérer les flux de données dans leur volume, comme dans leur diversité. Non bloquant, il permet aux cartes 10 Gbit employées de gérer, de manière effective, 10 Gbit de données, ce qui évite les encombrements. Pourvu d une brique QoS (qualité de service), l omniswitch 10K permet en outre de «connaître la qualité du flux», indique Yves Rodriguez. Ce commutateur permet également de simplifier l architecture du réseau, une thématique chère aux équipementiers (Juniper, Brocade, etc.). En matière de reprise d activité, le commutateur s avère, sur le papier très véloce. «En cas de rupture d un lien, le temps de latence est inférieur à 50 millisecondes», précise le responsable. La mise en place d équipements de ce type est inévitable, estime ALU. Les smartphones, désormais incontournables et les tablettes, qui font leur entrée en entreprises, rendent la transformation des infrastructures inévitable. Exceliance dompte la surcharge de trafic Créé en 2002, Exceliance a construit son savoir-faire autour du load-balancing (la répartition de charge). L éditeur français a ainsi développé Aloha, une appliance chargée de répartir la charge de traitement entre, par exemple, les différents serveurs d une infrastructure. Installé, entre les serveurs applicatifs et la pare-feu, le boitier donne la possibilité aux sites web de gérer l afflux de trafic, sans connaître d interruption de service. «Notre solution permet de répondre aux besoins des sites internet qui connaissent un très fort trafic, comme celui généré par les périodes de soldes par exemple», explique une porte-parole de l entreprise. Le boi- tier Aloha assure également la persistance. Si lors d une session de navigation Internet, une déconnexion brusque de l utilisateur survient, ce dernier retrouvera, lors de sa reconnexion sur le site, la page sur laquelle il naviguait quelques instants auparavant. Des fonctionnalités de monitoring et l émission de «logs» (journal des évènements) fournissent aux gestionnaires de réseau un outil de détection pointu sur d éventuelles failles qui apparaissent sur le réseau. Encore relativement peu connu, Exceliance devrait, dans un futur proche, signer un contrat avec Dell, un partenaire qui devrait aider l éditeur à mieux faire connaître ses produits. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 8
JDT219-P09-11-MCW suiteoktp:jdt193 31/03/2011 17:39 Page 9 MWC 2011 Compte rendu Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Mobile World Congress 2011 suite N ayant pas pu «caser» toutes les annonces et nouveautés du MWC 2011 dans les 11 pages de notre numéro précécent (JDT 218), voici la suite. Nokia Siemens Networks Champion de la protection des données personnelles Inquiets de la privacité de leurs données personnelles en ligne, les Européens font cependant confiance aux opérateurs télécoms pour le protéger. Ces derniers pourraient tirer un grand profit d une meilleure gestion des ces données, avec le consentement de leurs clients. Douglas Daberius, Directeur des solutions de management chez Nokia Siemens Networks. D après une étude menée par Nokia Siemens Networks auprès de 9837 personnes dans plusieurs pays européens (France, Allemagne, Espagne, Roumanie et Royaume Uni) sur la privacité des données personnelles en ligne, pour 85 % des personnes interrogées, la question s avère «très importante». Et elle l est d autant plus que, dans un monde de plus en plus interconnecté, 66 % des personnes pensent qu il est impossible de contrôler ses don- nées personnelles (68 % en France). Parmi la foule d autres données extraite du questionnaire, on peut signaler qu environ 40 % des personnes se disent disposées à partager ces informations si elles bénéficient en échange de services à valeur ajoutée (34 % pour les 900 français interrogés). Précisons que les données personnelles considérées comme extrêmement sensibles vont du n de carte de crédit aux photos personnelles en passant par le nom des personnes, leur profession, ou leur niveau de revenus. Autre enseignement important : dans la hiérarchie des acteurs tiers auxquels les personnes accordent leur confiance (toujours pour la gestion des données personnelles), les banques arrivent en tête, suivies des opérateurs télécoms. Notons qu en France, cet indice de confiance est le plus bas de l échantillon, et que les opérateurs n y sont pas plus dignes de confiance que Google. «Nous essayons d avoir une vision sur cette question dans les pays émergents comme dans les pays matures», explique Douglas Daberius, Directeur des solutions de management chez Nokia Siemens Networks. Bien entendu, la mise en place d une telle étude par l équipementier n est pas dictée par la seule curiosité intellectuelle, mais par l idée de proposer aux opérateurs son expertise en la matière. «Avec sa solution de Subscriber data management NSN peut aider les opérateurs à devenir les gestionnaires des données de sécurité de leurs clients et à en tirer profit», poursuit Douglas Daberius, puisque, d après lui, ils sont les mieux placés pour le faire. «Les opérateurs bénéficient de la confiance des abonnés, ils sont tenus par la réglementation de protéger les données et d informer le consommateur de la perte éventuelle de ces informations. Ils peuvent anticiper les évolutions du cadre réglementaire et faire office de tiers de confiance entre les acteurs du monde de l Internet et les consommateurs. Enfin, ils détiennent le plus d informations sur les consommateurs, ils sont les plus à même d offrir des services personnalisés et adaptés». En partant de cette base, NSN propose aux opérateurs plusieurs pistes, qui vont de l organisation d un logging unique pour se connecter à tous les services exigeant la saisie d identifiants et mot de passe à l organisation de données initialement dispersées pour rendre les activités commerciales de l opérateur plus efficaces. «En ayant un aperçu plus complet des données partagées, poursuit Douglas Daberius, il est possible de préparer, d anticiper, de lancer la production en série de services, de planifier l utilisation de son réseau. De plus, la maîtrise des données est un atout de grande valeur. En en mettant quelques unes à la disposition de tiers (avec le consentement des utilisateurs), on ouvre la porte à de nouveaux modèles d activités». Une approche à méditer 9 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P09-11-MCW suiteoktp:jdt193 31/03/2011 17:39 Page 10 Compte rendu MWC 2011 Par Ariel Gomez et Thomas Pagbe LogMe In Sur Android et sur le travail collaboratif L éditeur américain de logiciels de prise en main et de gestion de terminaux à distance Log Me In introduit de nouvelles fonctionnalités dans son produit phare LogMe In Rescue. Ce dernier, qui permet aux services clients des opérateurs de prendre en main distance les smartphones ou les box résidentielles pour aider les clients finaux à résoudre leurs problèmes de connexion ou autres, se voit à présent complété, dans sa nouvelle version, d outils d'assistance pour réparer et configurer à distance des périphériques (smartphones et tablettes) sous Android. Par ailleurs, LogMe In présente une autre innovation : un outil de travail collaboratif en ligne qui permet d organiser et participer à des réunions, tout en partageant son écran avec des tiers. Le tout, gratuitement. Accessible à travers le site join.me, ce service passe par le téléchargement et l installation sur son poste d un plugin. Ensuite, on reçoit un code PIN pour entrer en réunion, et on peut prendre en main un PC à distance. «C est une rupture sur le marché, explique Julien Vacher, de LogMeIn, c est le même principe que net meeting, mais gratuit. Si l on avoir accès à des fonctions plus avancées, on paie au mois ou à l année». Le service est compatible Android. Partelec Une solution pour les déserts médicaux Le téléphone mobile fait figure, depuis les débuts de l e-santé, d outil incontournable. L application développée par Partelec et ses partenaires s appuie sur les capacités des smartphones pour proposer aux médecins d astreinte ou tout simplement, éloignés de leurs patients - une application capable de les aider à établir un diagnostic. La brique logicielle intégrée sur le combiné permet de compresser une radio, sans déperdition qualité. Utilisée par un médecin, la solution offre le même niveau de précision qu une radio en taille réelle, sans aucune déperdition de la qualité. «L image est réduite à 100 Ko, explique le démonstrateur. Une fois décompressée, cela permet de faire de la levée de doute. Si la radio dévoile une quelconque maladie, le médecin peut revenir à l hôpital». Fruit d un partenariat entre Partelec, Vidyo, Canon et CIRA medical software, la solution intéresse déjà différentes régions du monde comme l Inde, le Brésil et l Afrique du Nord, en proie à d importants problèmes de répartition des médecins sur leurs territoires respectifs. «Les centres médicaux peuvent établir des premiers diagnostics à distance», assure le démontrateur. La solution de compression fonctionne pour sur les plates-formes Windows Mobile. Le développement pour Android est en cours. Polycom Place la visio-conférence HD sur Galaxy Tab Le boitier Slingbox, outil qui permet à son possesseur de diffuser le flux vidéo issu de sa box vers un PC ou un smartphone, pourrait voir sa destinée directement liée à celle des opérateurs. Sling souhaite depuis plusieurs mois intégrer son produit directement Tantôt abordée comme un objet de production, tantôt comme un appareil de consultation, la tablette se présente également comme un outil efficace pour la visioconférence. C est le pari tenté par Samsung et Polycom. Le spécialiste des solutions de visioconférence a intégré une brique de visioconférence HD dans la Galay Tab du constructeur sud-coréen. A l usage, la solution apparait assez fonctionnelle. La caméra frontale de la tablette permet à un participant nomade de voir son ou ses interlocuteurs. Pour assurer la qualité des communications, Polycom travaille d une part avec les opérateurs et également sur le flux de données lui-même. «Nous pouvons renouveler l envoi de paquets de données pour éviter la déperdition de qualité au cours des sessions», précise Joe Burton, executive vice president, chief strategy and technology officer cher Polycom. «Nous travaillons aussi avec les fabricants pour améliorer l accélération graphique sur leurs équipements». Conçue pour fonctionner sur les tablettes, la solution de Polycom peut également fonctionner sur téléphone mobile. Selon l un des responsables de l entreprise américaine, «Tout dépend des capacités de l appareil. Il doit posséder une caméra, un OS et au moins un processeur d un GHz». Les derniers téléphones mobiles équipés de puce double coeur s avèrent tout à fait capable de faire fonctionner sa solution. Polycom, qui travaille sur OS Android pour le moment, envisage également une collaboration avec RIM. Slingbox Une petite Slingbox pour les opérateurs dans les box des opérateurs, qui deviendraient ainsi «slingloaded». Au lieu de proposer à l utilisateur le produit habituel, d une taille supérieure à celle d une box, Sling a développé un petit appareil, la Slingbox 700U. De taille très réduite (à peine plus grande Le Journal des télécoms N 218 Mars 2011 10
JDT219-P09-11-MCW suiteoktp:jdt193 31/03/2011 17:39 Page 11 qu une boite de CD), ce boitier peut être branché directement sur une box, sans installation préalable. D après SIingbox, le modèle économique est tout trouvé pour les opérateurs. «Cela leur permet de faire évoluer leur modèle économique», assure Baldip Singh, senior manager business developpement pour la région EMEA. «Il est possible de développer un bundle. Nous fournissons l OEM aux opérateurs et aux FAI, et eux, peuvent proposer à leurs clients un abonnement supplémentaire mensuel.» Sling s intéresse également à d autres domaines. L entreprise travaille notamment sur la plate-forme Google TV ainsi que sur des offres destinées aux structures hôtelières. Depuis 2005, date de sortie de la première Slingbox, 1 million d unités ont été commercialisées aux Etats-Unis. L iphone Un poste téléphonique comme un autre Où s arrêteront donc les fabricants de nouveaux accessoires pour l iphone? Difficile à dire. Altigen Communication, une société basée à San José, en Californie, a décidé de transformer l iphone en un bon vieux poste téléphonique filaire. L accessoire, baptisé ifusion smartstation, arbore la forme d un poste téléphonique et possède un dock prévu pour accueillir l iphone. ifusion peut se comporter comme un téléphone filaire. Il suffit de décrocher le combiné, le pavé alpha-numérique étant remplacé l iphone. Capable de recharger le téléphone, la station peut également être intégrée à l IPBX de l entreprise. Pour les professionnels, Altigen Communication propose également une variété de des solutions de VoIP. IFusion sera disponible aux Etats-Unis à partir du mois d avril pour 169 dollars. Selon le fabricant, le produit devrait être «bientôt» commercialisé en France. Présence remarquée des entreprises de azuréennes Team Côte d Azur, la structure dédiée à la promotion des entreprises technologiques de la région et notamment de Sophia Antipolis a accompagné au Mobile World Congress plusieurs de «ses» poulains les plus prometteurs. Parmi elles, on peut signaler la société Zenkko. Créée par Laurent Erner en 1988, cette société s est récemment orientée vers les applications liées à la mobilité et a notamment développé une application de fitness basée sur un périphérique connecté à un iphone. Elle travaille aussi sur une application d alarme personnelle (entre autre pour les personnes âgées) qui peut s installer sur tout type de support (téléphone fixe, mobile, smartphone ) et qui fait appel à la géolocalisation. Une application dont on saura davantage bientôt IQ Sim, pour sa part, entreprise dirigée par Philippe Bessaguet, a fait son nid dans la carte SIM virtuelle ; une technologie qui a notamment des applications dans le domaine du test de réseau et dans le déploiement d applications MtoM. Elle permet notamment, en simulant l existence de cartes SIM multiples au lieu de les installer physiquement sur de nombreux terminaux, de réaliser des économies substantielles sur des projets d une certaine envergure. L entreprise a réalisé 1,8 M pour son premier exercice et vise les 2,2 M pour le 2ème. Elle est actuellement en phase de levée de fonds pour accélérer un développement qui apparaît très prometteur. Basée elle aussi à Sophia Antipolis, 3Roam s est spécialisée dans les liaisons point à point sans fil à très haut débit (400 Mbit/s à 1 Gbit/s), opérées dans des bandes de fréquence sans licence (6 GHz et 38 GHz). La société créée et dirigée par Jean-Paul Deschamps propose ces liens comme solution de backhaul pour les réseaux privés, pour les FAI ou pour tout autre client public ou privé nécessitant de ce type de liaisons. 3Roam offre ainsi, sur des distances de quelques centaines de mètres à 100 km, des liaisons avec QoS (garantie de service) avec une latence ne dépassant pas les 100 millisecondes. Sa nouveauté du MWC était un produit outdoor dont la tête radio peut être installée en haut d un mat. 11 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 11 Le Journal des télécoms N 193 Mars 2009
JDT219-P12-Infra-ActuokTP:JDT 29/03/2011 18:22 Page 12 Actualité infrastructures en bref Aruba paramètre l iphone via WiFi En WiFi, tout n est pas qu une question de débit. Le spécialiste de la connexion sans fil Aruba Networks a choisi comme certains de ses concurrents - de faire désormais porter le débat sur la simplification de l infrastructure et sur une plus grande aisance d usage du WiFi pour les utilisateurs finaux. Plusieurs nouveaux produits et services lancés par l entreprise symbolisent la volonté de répondre à ces deux thématiques. La fonctionnalité fingerprinting, présente sur ArubaOS 6.1, la dernière version du système d exploitation d Aruba, permet aux entreprises de s adapter au bring your own, une tendance qui pousse Jean-Michel Courtot, consultant réseau chez Aruba Networks les employés à apporter leurs appareils personnels sur leur lieu de travail et à s en servir dans le cadre de leur activité. La fonction fingerprinting compatible, pour le moment, iphone, ipad et iphone Touch - permet de reconnaître l appareil en question, puis d y appliquer la politique de sécurité et la qualité de service en cours dans l entreprise. La solution Aruba Instant s attaque quant à elle à la question de la complexité de l infrastructure sans fil en milieu professionnel. «Nos clients nous ont fait part de leur besoins dans les petites structures», explique Jean-Michel Courtot, consultant réseau chez Aruba Networks. «Pour ce type d espace, il n y a besoin que de 3 à 5 bornes. De plus, pour un déploiement de cette taille, un contrôleur WiFi n est pas nécessaire». Aruba Instant permet ainsi de déporter l intelligence d un contrôleur sur une seule borne. «Cette borne peut en gérer jusqu à 15 autres», assure Jean-Michel Courtot. L avantage se constate également en matière d installation pure. «Il faut 5 minutes pour faire le déploiement, ( ) c est quasiment du plug and play», garantit le responsable. Parallèlement à ces deux produits, le spécialiste du réseau propose également VIA (Virtual Intranet Access), une solution destinée à sécuriser la connexion au réseau de l entreprise depuis un lieu distant. Pour Jean- Michel Courtot, VIA participe également à l effort de simplification des infrastructures. VIA passe automatiquement les connexions vers le réseau pour écarter toute menace. Disponible auparavant pour environnement PC, VIA peut également fonctionner sur des Mac d Apple. TP Technologie optique Intel Photonics : datacenter riche en fibre La transmission par fibre optique entre datacenters, ou entre racks au sein du même centre, n est pas une nouveauté. Les solutions déployées font appel à des coupleurs optiques en matériaux III-V (comme l arséniure de gallium, GaAs) fondamentalement chers parce qu ils ne peuvent être produits en grande échelle et requièrent un assemblage quasiment manuel. Intel a trouvé le moyen de changer la donne, en réalisant aussi bien le laser émetteur que le photo-détecteur dans un procédé de fabrication conçu pour le volume. Entre les deux? Une simple fibre optique, elle aussi nettement moins chère que l état de l art actuel. Il en va de même pour le connecteur, également sorti des labos d Intel. Il permet d éviter les opérations de polissage et de centrage de la fibre qui grèvent encore le coût des câbles optiques. Interrogé sur la consommation électrique des transmetteurs, le constructeur s est contenté d annoncer une réduction dont l ordre de grandeur serait «d un facteur 10 par rapport aux solutions actuelles». Un potentiel énorme Par ailleurs, la performance de ces nouveaux transmetteurs semble au rendezvous. A l aide de quatre canaux optiques mélangés sur une même fibre, le système basé sur quatre lasers atteint à l heure actuelle 50 Gbit/s sur une distance maximale de 100 mètres. Il peut être facilement étendu à 200 Gbit/s même si le but avoué du constructeur est d atteindre 5 Tbit/s. A de telles vitesses, on peut imaginer une façon totalement nouvelle d organiser les data-centers. La compatibilité silicium autorise aussi le constructeur à exploiter le même procédé pour la communication inter-composants sur une même carte mère. Côté intégration, on s achemine plutôt dans un premier temps vers une solution de co-packaging où le composant à interfacer et le module de transmission seraient dans un seul et même boîtier, une solution plus chère qu une simple version 100 % silicium, mais qui permet de vendre tout de même des composants sans liaison photonique en attendant que l industrie franchisse définitivement le pas. Si l on est encore loin des applications grand public, l avènement de la 3D pourrait bien changer la donne. Un film en 3D projeté en 4 K à 60 Hz représente en effet une bande passante de 50 Gbit/s. Le constructeur y Si Intel est connu pour ses microprocesseurs, l unité de recherche du géant de Santa Clara travaille aussi depuis une dizaine d années sur la photonique sur silicium ; une technologie destinée à augmenter de manière exponentielle les capacités de transmission de données sur de courtes distances. croit. Il prévoit 15 millions d appareils connectés de cette manière d ici 2015. Le plus gros problème de cette technologie, c est qu Intel est encore une fois en avance sur la concurrence. Résultat des courses, cette solution, certes intéressante, ne permet finalement que de communiquer d une puce Intel à une puce intel, via un connecteur Intel. Questionné sur le sujet, le constructeur avoue être parfaitement conscient du problème et travaille avec ses partenaires académiques pour créer un standard industriel THD Premier fabricant français de solutions de câblage pour les télécoms, la société coopérative Acome, qui vient de porter à sa présidence Jacques de Heere, a enregistré en 2010 un chiffre d affaires de 350 M (+ 11,5 %), dont 57 % à l international. La société, qui emploie 1350 personnes, dont 1100 en France, possède des sites de production en France (à Mortain, dans La Manche), en Chine (Xintaï, dans le Shandong, pour les télécoms), Wuhan, province de Hubei (pour l automobile) et au Brésil. Marquée par une culture coopérative, dans laquelle chaque salarié devient associé et dispose d une voix, la société ne s est pas implantée en Chine, comme beaucoup d autres, pour baisser ses coûts de production, «mais dans une logique d accompagnement de nos clients», explique Jacques de Heere. «Aucun poste n a été supprimé ou transféré dans cette opération, nous avons fait le choix d une politique de développement responsable». Une politique au sein de laquelle l encrage local revêt une importance particulière puisque, après avoir déployé le premier Centre d Expertise du Très Haut Débit sur le site de Mortain en 2006, puis, avec plusieurs partenaires, le centre de formation autour de la communication photonique sur silicium. Mais plutôt que de passer par une certification IEEE, longue et fastidieuse, il promet d ouvrir la spécification une fois qu elle sera finalisée, une stratégie d ouverture payante, quand on considère que le bond en avant de l industrie informatique à une certaine époque quand IBM a publié les spécifications de sa plateforme x86. C est d ailleurs la raison qui fait qu Intel est ce qu il est aujourd hui. Benoît Dupont Acome continue à investir dans le THD aux métiers du Très Haut Débit Novea en 2008, Acome compte encore investir 20 millions d euros d ici 2013, dont 10 M pour le Très haut débit. De quoi conforter les capacités du «premier acteur des déploiement FTTH en immeuble en France et en Europe et de premier fabricant de câbles optiques en micromodules», comme l explique Jean-Philippe Thiery, le nouveau Directeur de la branche réseaux télécoms et infrastructure. AG Jacques de Heere, p-dg d Acome Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 12
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JDT219-P14-Opes-Actu OKAG:JDT 30/03/2011 16:08 Page 14 Actualité opérateurs en bref Orange place ses pions en Irak Orange se positionne en Irak. L opérateur historique français et Agility, son partenaire pour l opération (un spécialiste mondial de la logistique), viennent de signer un accord leur octroyant une participation de 44 % dans l opérateur mobile irakien Korek Telecom, leader dans la zone du Kurdistan irakien. Selon les informations publiées par Orange, le duo a notamment versé la somme de 295 millions de dollars, en cash. Le feu vert de la Commission irakienne de la communication et des médias est cependant nécessaire pour valider l acquisition. Cet accord offre à Orange la possibilité d augmenter son capital au sein de l opérateur à partir de 2014. A terme, les deux partenaires souhaitent transformer Korek Telecom en opérateur national, capable de toucher les 33 millions d habitants d Irak, pays où le taux de pénétration mobile, bas, offre une très large marge de manœuvre. L entrée de l opérateur irakien dans le giron de France Telecom contribue à conforter les ambitions de ce dernier dans cette zone géographique. Stéphane Richard, p-dg du groupe, a émis de souhait de «doubler [son] chiffre d affaires en Afrique et au Moyen-Orient d ici 2015». En 2009, le français avait réussi à mettre la main sur Mobinil, l opérateur égyptien. Stéphane Richard, P-dg d Orange Vivendi veut toujours mettre la main sur SFR Véritable arlésienne, la question du rachat total de l opérateur de téléphonie SFR par Vivendi a resurgi ces dernières semaines. Le géant français des médias, des télécommunications et du divertissement envisagerait un rachat total de SFR pour 6,9 milliards d euros. Vivendi possède 56 % du capital du deuxième opérateur mobile de France. La détention des 44 % du capital restant de l opérateur passerait par le rachat de cette participation à Vodafone, l autre actionnaire. Selon le Figaro, des pourparlers ont débuté entre les différentes parties. Le prix demandé par Vodafone apparaitrait comme l un des principaux points d achoppement de la négociation. Selon Reuters les deux groupes ne parviendraient à tomber d accord. Une source proche de l agence de presse a fait état d une somme proche de 8,5 milliards d euros demandée par Vodafone, alors que Vivendi ne souhaiterait pas dépasser les 6,9 milliards. Rappelons que le groupe Vivendi détient d autres participation importantes dans les télécoms, notamment au sein de GVT Brésil et de Maroc Telecom. TP 4G Alors même que la question de l itinérance de la 3G entre Free et Orange trouve une fin heureuse, la mise en vente des licences 4G par les pouvoirs publics menace d assombrir les relations entre les opérateurs. Les licences 4G, dites de «très haut débit mobile» fourniront aux opérateurs les moyens de proposer à leurs abonnées des débits bien supérieurs à ceux de l actuelle 3G+ (HSDPA, HSUPA). Logiquement, les opérateurs attendent avec impatience la publication de l appel d offres pour l obtention de nouvelles licences. Des interrogations émergent tant sur le prix, les conditions d attribution et de couverture auxquelles opérateurs acquéreurs devront souscrire. Martin Bouygues, patron du groupe éponyme, est l un des premiers, si ce n est le premier, à pointer du doigt une situation qui pourrait rapidement placer les concurrents de l opérateur historique dans une posture délicate. Pour le responsable du groupe de construction, plusieurs hypothèses se dessinent. Une division inique Les licences pourraient être commercialisées à un prix élevé, mais avec ces contraintes de couverture allégées par rapport aux projets initiaux. Deuxième cas de figure, les licences pourraient être cédées à un tarif plus faible mais accompagnées de contraintes très fortes, induisant des investissements importants pour le déploiement des nouvelles infrastructures. A cela s ajoutent les spéculations à propos des conditions d attribution des fréquences 4G. Selon Bouygues Telecom, l un des projets de l Arcep consisterait à diviser la bande de fréquence des 2,6 GHz qui dispose d une largeur de bande de 70 Mbit/s - puis de la segmenter en «tranches» de 10 Mbit/s. Orange acquerrait quatre tranches de 10 Mbit/s, soit 40 Mbit/s, tandis que les autres opérateurs (SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile) se retrouveraient avec 10 Mbit/s chacun. Une division inique pour la La 4G, facteur de tension entre les opérateurs filiale du groupe de construction. Chez les opérateurs concurrents, l heure n est pas à la communication. En pleine période d appels d offres pour la 4G, la discrétion prime. «Nous ne nous exprimerons pas sur le sujet» explique-t-on chez SFR, avant d ajouter, sous couvert d anonymat. «Tout ce que nous pouvons dire, c est que le triptyque qui nous est demandé, à savoir une couverture sur 100 % du territoire, l accueil des MVNO et un prix d achat à même de favoriser les finances de l Etat rend les choses plus complexes pour nous. Nous ne serons pas en mesure de tout faire». A l approche de la publication Couverture mobile Stéphane Richard, P-dg d Orange L Arcep et les opérateurs sur la même longueur d onde Dans la dernière enquête réalisée par l Arcep sur la couverture GSM du territoire, les cartes publiées par les opérateurs et les mesures réalisées sur le terrain par le régulateur des télécoms se rejoignent. Néanmoins, l Autorité précise que, dans certains cantons, la situation doit être améliorée. Depuis 2007, les trois opérateurs de réseau, Orange, SFR et Bouygues Telecom publient chaque année des cartes fournissant des indications sur l état de leur couverture du territoire en GSM. Les dernières mesures réalisées par l Arcep correspondent à hauteur de «98 %» aux déclarations des opérateurs. Pointilleux, le régulateur a invité les opérateurs à apporter les corrections nécessaires aux cartes publiées de manière à les rendre plus fiables. Pour l Arcep une différence entre les «cartes publiées» et le «ressenti de l utilisateur peut subsister». Dans les faits, la qualité des communications diffère d un canton à l autre. L Autorité de régulation va ainsi lancer l audition de 286 cantons supplémentaires. La couverture en GSM n est pas seule à faire l objet d une surveillance constante. Le gen- La 4G menace de semer le trouble parmi les opérateurs. Entre les conditions d attribution, les conditions de couverture, les prix, et l accueil des MVNO, les concurrents d Orange anticipent de futures difficultés. officielle de l appel d offres, prévue pour le mois de juin prochain, l heure était pourtant, jusqu ici à l accalmie. La signature, début mars, d un accord d itinérance 3G entre l opérateur historique et Free clôturait le chapitre d une très longue passe d armes. Free, titulaire de la dernière licence 3G en date éprouvait les pires difficultés à obtenir un accès aux réseaux de ses concurrents. L accord avec Orange devrait favorablement influencer les deux autres. La mise en vente des licences 4G pourrait être le déclencheur d une prochaine bataille rangée entre opérateurs. TP darme des télécoms a, à plusieurs reprises, vertement tancé les opérateurs pour non respect de leurs objectifs de couverture en 3G. Au début de l année 2010, SFR avait ainsi essuyé les foudres de l Arcep. En juin de la même année, le deuxième opérateur de téléphonie mobile du marché avait finalement atteint les 86 % de population couverte en 3G, résultat qui avait contribué à «calmer» le régulateur. TP Jean-Ludovic Silicani président de l Arcep Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 14
JDT219-P15-Opes-Actu OKAG:JDT 30/03/2011 16:11 Page 15 Développement Acropolis Telecom s interconnecte en SIP avec Orange Cloud Computing Completel renforce son datacenter parisien Le Cloud, dans toutes les têtes, fait de plus de plus en plus partie de la stratégie des entreprises. Pour ne pas être pris au dépourvu par une explosion future de la demande en capacité data, Completel, propriétaire de datacenters à Lyon et à Val-de-Reuil (Eure) ce dernier étant issu du rachat d Altitude Telecom - a choisi de renforcer significativement son datacenter situé aux portes de Paris, à Aubervilliers. Quelques 250 baies supplémentaires vont ainsi venir compléter l installation existante. Les serveurs couvriront désormais Samir Koleilat, président d Acropolis Télécom Alors que la voix sur IP (VoIP) et la téléphonie sur IP (ToIP) continuent à se développer à un rythme certes peu explosif mais régulier, l interconnexion entre les opérateurs continue, elle, à se faire en RTC ; la technologie «traditionnelle» des réseaux commutés, qui est aussi celle des très nombreux PABX qui équipent encore nombre d entreprises. Or, la mise à profit de tous les services offerts par la ToIP requiert des connexions de type VoIP ou SIP, idéalement natives, pour éviter les transformations. Pour répondre au besoin d offrir à ses clients équipés d IPBX des communications VoIP-SIP de bout en bout, Acropolis Telecom a conclu avec France Télécom-Orange un accord technologique qui «vise à remplacer l'interconnexion TDM (Time Division Multiplexing) par une interconnexion VoIP-SIP». Outre le fait d offrir des communications SIP sans couture, cet accord «permet une nette amélioration de la qualité et de la sécurité des liens par la suppression des technologies intermédiaires», explique un communiqué d Acropolis. Il ouvre également la possibilité «d'acheminer la voix et l'image et même de faire de la visioconférence sur tous les postes de travail aussi simplement qu'un appel téléphonique». Premier opérateur français à avoir signé un tel accord avec France Télécom, Acropolis Telecom a d abord testé la solution pendant 8 à 9 mois, avant de passer en préproduction (pendant trois mois), puis, en production. «Actuellement, environ 20 % de notre trafic est concerné, explique Samir Koleilat, président de l opérateur, mais d ici septembre, 100 % de notre trafic passera en SIP. Tous les nouveaux clients adaptent cette technologie». Sur les deux premiers mois de l année, l entreprise, qui vient de lancer des offres cloud s appuyant notamment sur les capacités de son nouveau data center de la rue des Jeûneurs (voir JDT n 216) annonce une croissance de 30 % de son chiffre d affaires, mais elle cherche à éviter «que la machine chauffe», comme l explique Samir Koleilat. L opérateur envisage par ailleurs d augmenter sensiblement dans les mois qui viennent ses capacités en termes d hébergement. Ariel Gomez quelque 2000 m² de surface. Dans l ensemble de son installation, l opérateur propose différents services hébergés sur ses serveurs : Saas (software as a service), Iaas (infrastructure as a service), connexion Internet THD, SAN to SAN et, entre autres, LAN to LAN. Le Cloud est désormais considéré par Completel comme un facteur incontournable. Pour Thierry Podolak, directeur général, le renforcement de cette activité devrait aider le groupe à réaliser les 500 millions d euros de chiffre d affaires prévus en 2011. TP 15 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P16-DISTRIB-actuOkTP:JDT 29/03/2011 18:30 Page 16 Actualité distribution en bref Silvano Trotta réelu à la tête de la Ficome Réelu l an dernier, pour son deuxième mandat, avec un 100 % des voix, Silvano Trotta a encore été choisi par ses pairs pour la 3ème fois consécutive pour présider aux destinées de la Ficome. Mais, cette fois-ci, sa reconduction à la tête de l organisation qui fédère les SSTR (Sociétés de services en téléphonie et réseaux) s est décidée de manière beaucoup plus serrée, puisque son score n a atteint que 53,8 % des votes. A l origine de cette chute spectaculaire : la passe d armes avec des adhérents du groupement Resadia, au sujet de l attitude de la Ficome vis-à-vis de l UGAP (la centrale d achats publique) et du SAE (Service d Achat de l Etat). Rappelons, pour mémoire, que la Ficome s oppose aux Silvano Trotta, président de la Ficome projets de massification encore plus forte des procédures d achat public en matière de matériels et prestations télécoms et réseau ; une démarche qui mettrait de facto les petites et moyennes structures adhérentes de la Ficome sur la touche. «Resadia ne voulait pas que nous attaquions l UGAP puisqu ils avaient des marchés en cours avec eux, explique Silvano Trotta, mais je suis là pour défendre les intérêts de nos adhérents à long terme». Et si, à la suite de ce différend, quelques adhérents de Resadia ont quitté la Ficome, «le bilan des adhésions de l année est positif». Une vingtaine de SSTR nouvelles ont rejoint la Ficome, et l organisation s est ouvert davantage aux partenaires industriels (une cinquantaine) comme aux bureaux d études. Pour la suite des événements, Silvano Trotta, qui prévoit de lancer sur 2011 «une campagne massive de recrutement d adhérents», continuera à se battre sur le front de l achat public, et tâchera de faire entrer la Ficome au sein du Conseil National du Numérique. Dans les autres chantiers du président réelu, on peut mentionner la certification métier du secteur (Qualifcom, courants faibles, vidéo surveillance publique), l accompagnement des sociétés dans la transformation de leur métier, l animation de la Commission d échanges avec Orange Business Services, ou encore la poursuite des «matinales» et des «ateliers». «Nous avons aussi la volonté de continuer à faire de la Ficome un endroit où les gens se rencontrent pour faire du business», conclut-il. AG Réseau SFD Entreprises en plein développement La division entreprises de SFD, principal distributeur de SFR, prévoit en 2011 l ouverture de 4 nouvelles agences commerciales (sur 19 existantes) et le recrutement de 130 personnes. borateurs, dont 90 commerciaux «Nous avons besoin de nous développer dans le Sud (à Marseille et à Lyon) comme dans le Nord (Lille) et à Paris, précise Emmanuel Rétif. Et comme le recrutement de profils commerciaux BtoB n étant pas forcément facile, nous nous attachons à rendre l entreprise attrayante». Pour cela, SFD Entreprise compte jouer sur plusieurs leviers, avec la volonté de concilier l économique et le social. «Nous avons signé la Charte de l égalité [hommes-femmes, NDLR], la Charte de la diversité et la Charte de la parentalité [qui s engage à respecter les impératifs de la vie de famille], car nous souhaitons aussi attirer des profils féminins», poursuit Emmanuel Rétif. Autre motif de fierté : l engagement pris par l entreprise sur le «management de la e-commerce HL2D ravale la façade de son site Web Brigitte Fouque, directrice, et Emmanuel Rétif, directeur des ressources humaines de SFD Entreprise Si la téléphonie mobile montre par moments des signes d essoufflement sur un marché grand public arrivé à maturité, il n en est pas de même avec le segment entreprises. En atteste la progression de l activité prévue par SFD Entreprises, la division professionnelle de SFD. Détenue à 49 % par SFR, dont elle est le premier distributeur, cette entreprise dont le reste du capital est entre les mains d un consortium de banques notamment, porte les offres de l opérateur auprès du grand public comme des professionnels «Sur la partie grand public, SFD possède quelque 300 points de vente, explique Emmanuel Rétif, Directeur des ressources humaines de l entreprise. La priorité sur cette partie de l activité n est pas à la croissance, mais plutôt à la transformation des points de vente au nouveau concept. D ici 2011, un tiers du réseau aura été transformé». Un chantier d envergure, donc, mais pour lequel tous les points de vente ne sont pas qualifiés, puisqu il faut au moins 80 m2 de surface pour satisfaire aux exigences du nouveau concept, qui intègre toutes les nouvelles offres de l opérateur. Sur le segment professionnel, en revanche, beaucoup de croissance reste à faire, eu égard à la part de marché l opérateur sur ce segment (environ 10 %), encore largement dominé par Orange. Créée en 2004, l entité SFD Entreprises représente à ce jour quelque 10 % du business de SFR Business Team et emploie 290 personnes à travers 22 agences disséminées sur le territoire. Ce réseau s est notamment constitué sur la base d opérations de croissance externe, parmi lesquelles on peut mentionner le rachat des agences de Sabatier (en 2005), ou encore de Futurcom à Strasbourg, Cetecom à Rennes et, plus récemment, de Vogel à Metz. Maintenant, si SFD entreprises garde toujours un œil sur les opportunités qui pourraient se présenter, la priorité est à la consolidation des acquis et, surtout, à la croissance organique. C est ce qui pousse l entité à cette opération de recrutement sans précédent : 130 collasécurité des personnes et des biens», un engagement qui s est traduit par une formation à la sécurité routière de l ensemble des commerciaux pour prévenir les risques liés aux déplacements professionnels, et qui a eu pour effet de réduire de 30 % la fréquence des accidents en l espace de trois ans. Par ailleurs, sur le plan de l égalité, l entreprise veut donner l exemple par le haut, puisque trois femmes occupent des postes clés, à la DSI, à la direction administrative et financière, et à la direction tout court, en la personne de Brigitte Fouque. Ariel Gomez HL2D a totalement réaménagé son site internet. Le site (hl2d store) a ainsi bénéficié d une refonte en profondeur. Le distributeur l a voulu plus simple et plus rapide, capable rendre la navigation plus agréable et plus dynamique pour proposer tous ses produits, à savoir, ses passerelles VoIP, ses postes fixes IP, DECT, ses IPBX ou encore ses casques et oreillettes. La manière de commercialiser les produits a également été revue. Désormais, les produits sont proposés par lots de 10. De plus, une rubrique «destockage» a également fait son apparition. Les produits de fin de série sont accessibles à prix «cassés». Pour pouvoir réaliser leurs emplettes sur ce site web, les acheteurs doivent créer un compte. Les paiements peuvent quant à eux être effectués en ligne, carte bleue par envoi de chèque. L expédition des produits est directement gérée par HL2D. HL2D voit dans son site un moyen d assister les revendeurs, grâce aux commandes en ligne. «Grâce à cette refonte, explique Jehan-Philippe Le Roy, notre objectif est qu HL2D-Store représente 5 % du chiffre d affaires global d HL2D sur l année 2011, contre 2 % en 2010». TP Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 16
Projet1:Mise en page 1 31/03/2011 17:21 Page 1
JDT219-P18-Equip-Actu OKAG:JDT193 31/03/2011 15:50 Page 18 Actualité en bref Web Security Module : Bluecoat va vers le cloud Bluecoat confirme son virage vers le cloud. Le spécialiste de la sécurité et de l optimisation de flux continue à étoffer son offre avec une nouvelle gamme de produits, Bluecoat Cloud Services, dont Web Security Module constitue la première brique. Ce module entend fournir une triple réponse à la thématique de la sécurité. En premier lieu, la solution répond en temps réel aux menaces constatées sur le réseau. «Aujourd hui, la réponse d un spécialiste de la sécurité parvient à l utilisateur dans un délais compris entre 24 h et une semaine, explique David Albohair, responsable marketing produit Europe du sud. De notre côté, nous scannons en temps réel puis nos bloquons directement la menace». Deuxièmement, Bluecoat donne également une place de choix à la granularité. Les directions de services informatiques (DSI) peuvent, par exemple, bloquer les services de leur choix. Si par exemple, l accès à Facebook est autorisé, il est possible de bannir Farmville, l une des applications les plus populaires du réseau social. Troisièmement, Web Security Module fournit à l utilisateur une vision claire des menaces présentes sur le Web. «Si [en tant que DSI], mon réseau est menacé, j ai besoin de l identifier pour monter une politique de sécurité plus efficace», indique, à titre d exemple, David Albohair. Et si certaines de ses offres (Packetshaper et Webpulse) fournissent des réponses identiques à celle du Web Security Module, Bluecoat entend, d une part, offrir aux PME un outil moins onéreux que le Packetshaper et, d autre part, répondre à la multiplication du nombre de télétravailleurs et l augmentation du nombre des filiales. «Une offre de type Cloud leur permet de gérer leurs politiques de sécurité» dans l entreprise comme à l extérieur, assure David Albohair. Pour autant Bluecoat, n entend pas abandonner le «dur», mais apporter différentes réponses suivant les besoins. «A terme, les deux marchés coexisteront», affirme le responsable. Avec ses partenaires, le constructeur entend également modifier son approche : «nous voulons les accompagner [vers le cloud]. Pour eux, il s agit d une opportunité supplémentaire de proposer du service et d offrir plus de valeur à leurs propres clients». TP V3 équipements Siemens innove dans les CU pour PME Olivier Couston, directeur général de SEN France La société a été créée en 2005 à Liège, en Belgique pour commercialiser des postes téléphoniques IP dédiés aux salles de marché. Après 18 mois de R&D, les ventes commencent en 2007 et, très vite, l entreprise fondée par Didier Mattivi et Benoît Dewonck, deux anciens de Cisco, avec le soutien du gouvernement belge (50 % du capital), prend le chemin d une forte croissance. Or, au bout de quelques mois seulement, survient le crack financier de 2008. Pour IP Trade, c est la catastrophe, les commandes sont annulées, les clients gèlent tout. A cela s ajoute la gestion hasardeuse de la filiale américaine : l entreprise frôle la faillite. La mésaventure américaine pousse Communications unifiées intégrées (y compris en mobilité), intégration des réseaux sociaux, et déploiement multi-sites facilité par la flexibilité de la solution - disponible sur appliance ou virtualisable- ; tels sont les grands atouts de la V3 d Open Scape Office de Siemens Enterprise Networks. tions unifiées sont intégrées dans la même machine et la même interface, explique Patrick Seneca, Business developper. L application peut être installée soit sur une appliance soit sur un serveur. Il est également possible, si l entreprise possède plusieurs machines, de créer un domaine unique de communications unifiées, avec accès à tous les services, que ce soit de manière physique ou virtualisée». Open Scape Office MX se présente sous la forme d une plate-forme de communications unifiées «tout en un» basée sur un équipement hardware sous Linux. Elle offre des fonctions UC, un logiciel de téléphonie sur IP, une connectivité PSTN et la possibilité de fonctionnement en réseau multi-sites, de concert avec les solutions MX et LX. La version Open Scape Office LX, pour sa part, qui offre des fonctions en tout point semblables à MX (hormis la connectivité PSTN) est la pretmière solution logicielle UC pour PME autorisant la virtualisation des services. Elle est capable de tourner sur un serveur unique et de fonctionner en réseau. Enfin Open Scape Office HX est la solution de communications unifiées pour HiPath 3000 qui supporte jusqu à 1000 utilisateurs ; elle se positionne ainsi comme une alternative de migration Postes IP IP Trade, du trading à l accueil IP Trade à envisager une diversification. Or, qu est-ce qu un poste de trader, sinon une sorte de super console d accueil capable de gérer simultanément jusqu à 24 lignes (bientôt 30), de visualiser les files d attente et les contacts, de gérer la présence, d accéder aux annuaires, de transférer les appels vers tout autre poste, d enregistrer les conversations? «Nous avons fait évoluer la console de trading vers les besoins de l accueil, explique Bruno de Moor, product sales specialist. Elle tourne sous Windows embeded vidé de tout ce qui ne sert pas». Le tout, avec une interface 100 % tactile. Parmi les évolutions à prévoir, une station de visio pour les postes VIP et, d ici la fin de l année, Siemens Enterprise Networks continue, sans faire de bruit, d améliorer ses résultats et de gagner des parts de marché. Crédité dans l Hexagone de 10 % de parts de marché sur le marché des communications d entreprise (derrière Alcatel Lucent à 40 % et Aastra à 31 %), le constructeur se donne une chance d améliorer son score auprès des PME avec la nouvelle version d Open Scape Office. Cette V3 n est pas seulement une mise à jour, mais une évolution majeure de sa suite de communications unifiées (UC) pour les PME. Elle se décline en trois versions : Open Scape Office MX (de 10 à 150 utilisateurs), Open Scape Office HX (jusqu à 500 utilisateurs) et Open Scape Office LX (jusqu à 1000 utilisateurs). Quelque soit le modèle, «toutes les communicalogique vers les UC. «Notre plate-forme UC a tout : fax, numéro unique, notification des messages, intégration des réseaux sociaux, mobilité dans l entreprise et à l extérieur», ajoute Olivier Couston, directeur général de SEN France, qui vante la qualité de son intégration sur Outlook. De même, une application pour smartphone (My portal for Mobile), qui permet de prolonger l expérience sur mobile (Android et iphone) est disponible. «Le but, c est que ce soit facile à utiliser et que les utilisateurs gagnent en productivité, ajoute Patrick Seneca. Par ailleurs, le fait que tout soit sur le même serveur aide nos partenaires à déployer rapidement et facilement». SEN comptait 260 revendeurs actifs février 2011 (dont 60 nouveaux en 12 mois) qu il approvisionne à travers quatre grossistes : Itancia, Integrasys, Westcon et Global Concept.Et si les grands opérateurs ne semblent pas très ouverts à cette approche de SEN, les alternatifs semblent beaucoup plus réceptifs à l intégration de cette solution dans leur offre. Les prix des licences par ligne de poste vont de 60 HT (confort) à 84 HT (confort plus, qui donne accès à des services complémentaires), hors terminal. Trois mois de gratuité sont offerts en test pour le passage de la V2 à la V3. Ariel Gomez Didier Mattivi, CEO d IP Trade un craddle pour iphone. Compatible avec Cisco (sans serveur supplémentaire), la console IP Trade vise l accueil (dans les entreprises de 50 à 500 personnes, secteur public ) et cherche à élargir sa distribution en France. AG Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 18
JDT219-P19-Actu-Equip PHOTO!:JDT193 31/03/2011 15:47 Page 19 Stratégie Jabra vise le haut du podium du mains-libres A la tête de Jabra pour la France et l Europe du Sud, Jean-Baptiste Pain cherche à développer notamment le marché «office» en travaillant en amont auprès des utilisateurs finaux, mais aussi auprès de tout un écosystème de grossistes, distributeurs et intégrateurs. Jean-Baptiste Pain, directeur général pour la France et l Europe du Sud de Jabra Devenir le leader du marché du mains libres d ici 4 à 5 ans», telle est la «vision» du groupe GN Netcom, dont la marque Jabra (micro-casques, oreillettes bluetooth, car kits ) représente la moitié des 750 millions d euros de chiffre d affaires enregistré en 2010, en croissance organique de 10 %. A la tête de la filiale française et de l Europe du sud depuis le 1 er janvier de cette année, Jean-Baptiste Pain décline cet objectif dans la continuité de l action amorcée par Joël Hamon (devenu président EMEA et CALA de l entreprise danoise, voir JDT 218). Une action qu il connaît bien, puisqu il a contribué à la mettre en musique en sa qualité de directeur commercial France de GN Netcom-Jabra depuis 2009. «La nouveauté, explique Jean-Baptiste Pain, c est que maintenant, pour la région EMEA (Europe Moyen Orient Afrique) nous avons des partenaires plus globaux [tels qu Ingram Micro ou Tech Data] qui frappent à notre porte. Ils ont une approche globale pour livrer leurs clients de manière globale, sur plusieurs pays». Une façon de faire qui n est pas en contradiction avec les projets de Jabra. Pour l année 2011, les deux grands «focus» du constructeur portent sur le marché des centres d appel et office (CC&O) et sur l action à mener auprès des clients finaux. Sur le marché CC&O, si le côté «CC»(centre d appels) est bien couvert, sur le «O»(office) tout reste à faire. «Le taux de pénétration des micro-casques sur le marché office au niveau mondial varie entre 4 et 7 %, explique Jean-Baptiste Pain. Seule exception : le Danemark patrie de Jabra où 60 % des salariés de bureau en utilisent». L ambition de croissance sur ce segment en France est à deux chiffres. Pour cela, le constructeur s attache à «être présent chez les clients finaux, pour connaître leurs attentes et bâtir des stratégies avec nos partenaires. Nous leur proposons d aller dans les grands comptes et sur le marche SMB [petites et moyennes entreprises] pour détecter des opportunités et leur adresser des clients». Jabra dispose pour cela d une équipe «haut de gamme» capable de détecter les projets et assurer les phases d avant-vente. Le constructeur travaille également avec ses partenaires technologiques (Microsoft, Avaya, Cisco, Alcatel-Lucent ), ainsi qu avec les prescripteurs, les sociétés de conseil et les intégrateurs chargés de mener à bien des projets globaux (ToIP, Communications unifiées ). 2011 sera aussi une année riche en produits : après le produits de la gamme mobile présentés au Mobile World Congres (dont le Stone 2 et le Le Speak 410 Jabra, haut parleur utilisable sur Lync ou Skype, par exemple, offre une qualité sonore époustouflante pour sa taille. Freeway), Jabra vient de sortir le Speak 410 et le Biz 360, un micro-casque d entrée de gamme (34 HT) sur lequel le fabricant fait le pari de garder la qualité et l interopérabilité des produits plus haut de gamme. Jabra compte également sortir 5 ou 6 autres nouveaux produits en cours d année. Autre chantier 2011, pour lequel la France est pilote dans le monde : l intégration au sein de la gamme CC&O de trois produits de la gamme mobile, après la séparation un peu sèche des deux divisions en 2008. Cela concerne deux oreillettes (Arrow et Wave) et un car kit (le Cruiser 2). De quoi ouvrir encore de nouvelles opportunités d affaires et conforter les ambitions de la marque. Ariel Gomez 19 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P20-21-PM-TV-connectéeOkTP:Mise en page 1 29/03/2011 18:34 Page 20 Point marché un début de réponse par le biais d une étude réalisée en début d année et portant sur la perception de la TV connectée par les Français. Il en ressort principalement que la catch-up TV (télévision de rattrapage), les guides de programmes et les informations pratiques (météo, info trafic, etc.) sont les services les plus désirés par les consommateurs, mais il apparaît surtout que seulement 37 % des Français connaissent la TV connectée et que 74 % ne veulent pas payer pour des services supplémentaires. Les constructeurs, opérateurs et éditeurs ont donc un vrai travail d évangélisation à réaliser. «La TV connectée est un marché d offre», explique Laurent Moquet, chef de groupe TV chez Saméquipements Par Hervé Reynaud Télévision connectée : quel rôle pour les opérateurs télécoms? La grande majorité des téléviseurs qui vont être lancés ce printemps pourront être connectés à Internet. Le marché de la télévision connectée (autrement appelée smart TV) va donc débuter et semble devoir accoucher d une concurrence nouvelle entre les constructeurs et les opérateurs. Explications. Il y a une dizaine d années, Thomson (en partenariat avec Microsoft) avait vainement tenté l aventure d un téléviseur connecté, le Tak, mais il était sans doute un peu trop tôt. Cette fois-ci, le succès du concept ne fait aucun doute, reste à savoir avec quels services et avec quelle répartition des revenus. Le cabinet Groupe M Ressources apporte Laurent Moquet, chef de groupe TV chez Samsung sung. «Comme il y aura beaucoup plus de produits cette année, les prix vont baisser et les services vont être plus visibles pour les consommateurs». Samsung va s appuyer sur son portail de services Internet@TV, qui compte déjà un certain nombre de services (catch-up TV, infos pratiques, etc.), et un app store baptisé Samsung Apps (voir encadré). Comme tous les autres constructeurs, Samsung est en train de négocier des partenariats avec différents fournisseurs de contenus. «Nous cherchons surtout à nouer des partenariats avec des acteurs locaux», explique Laurent Moquet, «par exemple, sur la VOD, un acteur comme Netflix (le leader américain, ndlr) n est pas prioritaire pour nous puisqu il n est pas présent en France». Dès cette année, 80 % de la gamme de téléviseurs Alexandre Fourmond, directeur marketing de la branche électronique grand public de LG France. «Je pense que les constructeurs sont tout à fait en mesure de collecter des abonnements pour compte de tiers» Samsung sera connectée. LG n exclut pas de facturer pour le compte de tiers De son côté, Sony ira même un peu plus loin puisque le constructeur a annoncé que l intégralité de la gamme 2011 sera constituée de TV «Nous cherchons surtout à nouer des partenariats avec des acteurs locaux, par exemple, sur la VOD, un acteur comme Netflix n est pas prioritaire pour nous puisqu il n est pas présent en France» Xavier Perret, vice-président en charge des partenariats chez Orange «[Les constructeurs] cherchent aujourd hui à jouer un rôle d entonnoir des services de la TV connectée, mais il me paraît difficilement envisageable qu ils s occupent de la facturation». 2 millions d applications téléchargées sur Samsung Apps Le constructeur coréen a annoncé début février que son app store TV avait dépassé les 2 millions d applications téléchargées, moins d un an après son lancement. Actuellement, environ 380 applications sont présentes sur la boutique. Parmi les applications les plus téléchargées, au niveau mondial, on trouve You- Tube, Hulu Plus, ESPN Next Level, AccuWeather, Google Maps et Texas Holdem. En France, Samsung Apps permet d accéder à de nombreux contenus développés avec des partenaires français, comme TF1, l INA, Les Echos, Investir, L Equipe, La Poste, GDF SUEZ ou encore SeLoger. Afin d encourager l innovation en matière de smart TV, Samsung a organisé ces derniers mois différents événements réunissant des développeurs, comme le Free the TV Challenge aux Etats-Unis et le Smart TV Challenge en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans l Hexagone, l application gagnante se nomme Askking (quiz permettant de tester ses connaissances). Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 20
JDT219-P20-21-PM-TV-connectéeOkTP:Mise en page 1 29/03/2011 18:34 Page 21 Franck Abihssira, directeur des contenus de services et des FAI chez Bouygues Telecom «Dans les cinq ans qui viennent, nous allons assister à un enrichissement de l usage TV qui fera des box et autres gateways des éléments essentiels dans la qualité de service et l expérience proposées aux clients». connectées. Le fabricant japonais est lui aussi en train de concevoir son offre de services, en s appuyant notamment sur sa plate-forme Qriocity. Le Coréen LG va également renouveler sa gamme. «On peut parler de vrai lancement de la smart TV cette année», confirme Alexandre Fourmond, directeur marketing de la branche électronique grand public de LG France. «et ce lancement va constituer une révolution puisque les téléviseurs vont devenir de véritables terminaux d accès à des contenus, alors qu auparavant ils n étaient que des récepteurs de chaînes». En matière de services, LG avance à pas comptés pour l instant. Dans l Hexagone, le constructeur a conclu un partenariat avec Orange pour travailler sur la façon la plus efficace de proposer des applications TV, et avec CanalPlay pour délivrer un service de VOD. «Des applications comme Facebook, Twitter, You Tube, Daily Motion ou encore Google Maps figurent déjà dans notre portail», ajoute Alexandre Fourmond. Par ailleurs, LG pousse de manière très claire le standard HBBTV (Hybrid Broadcast Broadband TV) qui à vocation à uniformiser les technologies de diffusion sur les téléviseurs connectés. Fort de ces atouts LG ne s interdit pas, à terme, de prendre en charge la facturation de différents services. «Je pense que les constructeurs sont tout à fait en mesure de collecter des abonnements pour compte de tiers», estime Alexandre Fourmond. En attendant, et pour permettre à tout un chacun de profiter du concept de TV connectée, le Coréen commercialise aussi un smart upgrader, nommé ST 600, qui transforme n importe quel téléviseur en smart TV. De son côté, Toshiba suit la même stratégie en proposant, au sein de son offre Toshiba Places, une box destinée à connecter un téléviseur aux services que Toshiba est en train d assembler sur son portail. Les opérateurs déjà «connectés» Autour de ces offres de services et de ces app stores TV en cours de constitution, c est tout l avenir de la télévision connectée qui se met en place progressivement. Et, indiscutablement, une concurrence se dessine entre les constructeurs, les opérateurs télécoms et des éditeurs comme Apple ou Google (voire Microsoft). De prime abord, il semble que les constructeurs disposent d un petit avantage puisque, à la mise en marche d un téléviseur connecté, l utilisateur se retrouvera directement sur le portail de services du fabricant. «Effectivement, pour accéder aux services des opérateurs, un clic supplémentaire sera nécessaire, mais je ne crois pas que les constructeurs pourront durablement fermer le système», estime Xavier Perret, vice-président en charge des partenariats chez Orange, «ils cherchent aujourd hui à jouer un rôle d entonnoir des services de la TV connectée, mais il me paraît difficilement envisageable qu ils s occupent d'éléments qui sont maitrisés par l'opérateur comme la facturation». En attendant, Orange poursuit ses expérimentations et collaborera avec Samsung dès ce mois d avril. «Il faut bien voir que les services dédiés à la TV sont déjà disponibles via les box», renchérit Olivier du Besset, directeur marketing de SFR, «pour nous, la TV de nos clients est déjà connectée». En effet, SFR comme les autres opérateurs proposent de la VOD, de la catch-up TV, des guides de programmes, des jeux et des services interactifs. «Nous avons encore une assez belle longueur d avance sur les constructeurs et sur des acteurs comme Apple ou Goo- gle», poursuit Olivier du Besset, «tout simplement parce-que nous avons déjà des relations bien établies avec la plupart des chaînes de télé». Par ailleurs, il est incontestable que les opérateurs resteront les mieux placés pour gérer la bande passante des clients, c est-à-dire garantir la qualité de services, ce qui sera primordial. «Dans les cinq ans qui viennent, nous allons assister à un enrichissement de l usage TV qui fera des box et autres gateways des éléments essentiels dans la qualité de service et l expérience proposées aux clients», explique Franck Abihssira, directeur des contenus de services et des FAI chez Bouygues Telecom. La bataille de la télécommande Reste qu au moment de choisir son programme, son service ou son application, la télécommande que l utilisateur aura dans la main revêtira une importance capitale. «La grande bataille qui se joue aujourd hui est celle de la télécommande», assure Xavier Debbasch, cofondateur et directeur général d Airweb. En effet, les constructeurs vont pousser leur télécommande, qui intègre désormais une touche d accès direct à leur portail de services, et les opérateurs vont en faire autant. Toutefois, ces derniers pourraient aussi décider d attribuer la fonction de télécommande à leurs smartphones, car cette option correspondrait assez bien à l évolution du comportement des consommateurs. «Aujourd hui, les jeunes gens consomment différemment la télévision, ils regardent leurs programmes quand ils veulent et souhaitent accéder à des informations complémentaires en même temps, voire échanger avec leurs amis sur les réseaux sociaux pendant le visionnage», explique Xavier Debbasch. Pour ces usages, faire du smartphone une télécommande pourrait donc effectivement avoir du sens. De plus, d un point de vue stratégique, cela permettrait aux opérateurs de court-circuiter les constructeurs. «Désormais, entre opérateurs et constructeurs, ce sera à celui qui mettra le plus de services dans la main des utilisateurs», résume Xavier Debbasch. D ailleurs, Apple et Google n échappent pas à cette logique. Dans le projet d Apple TV que l éditeur américain est en train de peaufiner (la version actuelle connaît un succès très modéré mais des évolutions sont attendues), l iphone pourrait très bien jouer le rôle de télécommande. Philippe Destanes, associé chez Kurt Salmon Olivier du Besset, directeur marketing de SFR «Nous avons encore une assez belle longueur d avance sur les constructeurs et sur des acteurs comme Apple ou Google, tout simplement parce-que nous avons déjà des relations bien établies avec la plupart des chaînes de télé». Xavier Debbasch, co-fondateur et directeur général d Airweb. «Aujourd hui, les jeunes gens consomment différemment la télévision, ils regardent leurs programmes quand ils veulent et souhaitent accéder à des informations complémentaires en même temps, voire échanger avec leurs amis sur les réseaux sociaux pendant le visionnage». «Finalement, en voulant s appuyer sur des app stores pour en contrôler l accès, les principaux acteurs sont en train de répliquer assez fidèlement le business-model des smartphones», relève Philippe Destanes, associé chez Kurt Salmon (nouvelle dénomination d Ineum Consulting), «mais il n est pas certain que ce soit la meilleure option pour la TV connectée». L avenir nous le dira. Toutefois, en poussant un peu plus la comparaison entre ces deux marchés, on peut imaginer que les opérateurs pourraient un jour vendre des téléviseurs et les subventionner. Pour l instant, ils ne rejettent pas l hypothèse «Finalement, en voulant s appuyer sur des app stores pour en contrôler l accès, les principaux acteurs sont en train de répliquer assez fidèlement le business-model des smartphones, mais il n est pas certain que ce soit la meilleure option pour la TV connectée». 21 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P22-23-Equip Open Source OKAG:Mise en page 1 30/03/2011 16:13 Page 22 Focus Pas d open source chez les gros opérateurs «La plupart des intégrateurs traditionnels ne font pas l effort d aller vers l open source», observe Philippe Sultan, ingénieur réseaux à l INRIA et auteur d un ouvrage de référence sur Asterisk, «il leur manque en effet des compétences sur ce genre de solutions, mais ils devraient y venir petit à petit, car l open source offre une réelle opporéquipement Par Hervé Reynaud Open Source dans les télécoms : quelles opportunités pour quels acteurs? Les solutions de communication basées sur l open source peinent à se faire une place conséquente sur le marché, toutefois l activité continue à se développer sur ce segment très propice aux innovations. Tour d horizon. Nous allons doubler notre chiffre d affaires en 2011 et nous comptons déjà quelques références prestigieuses», se réjouit Bertrand Caron, PDG d Avencall. En effet, l intégrateur-éditeur connaît une croissance remarquable depuis deux ans (son CA devrait s élever à 4,4 millions cette année) et fait aujourd hui figure de leader sur le marché des solutions de communication open source. «Les logiciels libres constituent une évidence dans de nombreux domaines», observe Bertrand Caron, «mais les télécoms étant un marché historiquement fermé, il a fallu attendre un peu plus longtemps pour que l open source s y fasse une place». Une place toute relative puisque les solutions de communication issues de plates-formes open source ne représentent qu un très faible pourcentage du marché. La plupart sont développées sur la base d Asterisk, plate-forme créée en 1999 par Mark Spencer, et dont la société Digium pilote les développements au niveau mondial. C est notamment le cas de XiVO, l IPBX conçu par Avencall. «Asterisk est une boîte à outils et XiVO est une surcouche applicative permettant une administration et une utilisation simplifiées», explique Bertrand Caron, «avec cette offre, nous apportons des fonctionnalités en avance par rapport aux solutions propriétaires». En effet, non seulement le recours à une solution basée sur de l open source peut être intéressant d un point de vue économique pour les entreprises, mais les développements issus des communautés de développeurs du libre sont mécaniquement plus riches que ceux réalisés par les équipes plus réduites des éditeurs traditionnels. «A fonctionnalités égales, l open source est moins cher», résume Bertrand Caron, «de plus, les solutions open source sont par définition interopérables avec toutes les solutions propriétaires du marché, ce qui constitue un avantage considérable». Avencall commercialise aujourd hui XiVO sur des serveurs dédiés et s appuie sur ses deux agences principales de Paris et Lyon. Mais l intégrateur vient d ouvrir un bureau au Québec et inaugurera en juin prochain une nouvelle agence à Toulouse. Avencall a par conséquent pris une longueur sur ses concurrents du monde direct de l open source (Wisp-e qui commercialise Fonisk, ou encore Celya). tunité aux intégrateurs de mettre en avant leur valeur ajoutée». De leur côté, les opérateurs peuvent aussi mettre à profit le libre pour bâtir leurs offres. Ainsi OpenIP a conçu toute son infrastructure de routage et son softswitch sur de l open source, en l occurrence OpenSER (plate-forme qui a été renommée Kamailio depuis). «Il faut savoir que nombre d opérateurs mettent en place des proof of concept avec Asterisk, mais les gros opérateurs n implémentent pas du libre en production», explique Philippe Sultan. Les constructeurs de terminaux sont aussi à l écoute de l évolution des logiciels libres. Aastra, notamment, vend beaucoup de téléphones SIP compatibles avec Asterisk. «Nous sommes aujourd hui Asterisk Interoperability Partner et membres de l association Asterisk France», précise Jean-Denis Garo, directeur marketing support, «et nous sommes aujourd hui le principal fournisseur de terminaux sur ce marché en France». Aastra a d ailleurs lancé un concours de développement d applications XML pour enrichir des terminaux [le JDT y participe comme membre du jury]. Des initiatives commencent aussi à voir le jour du côté des fournisseurs d IPBX traditionnels. Ainsi, Extreme Networks, qui a rejoint la communauté Openstack, Bertrand Caron, PDG d Avencall. «A fonctionnalités égales, l open source est moins cher, de plus, les solutions open source sont par définition interopérables avec toutes les solutions propriétaires du marché, ce qui constitue un avantage considérable». Linagora enrichit sa messagerie collaborative Linagora vient de lancer OBM 2.4, la nouvelle version de son logiciel open source de messagerie collaborative. Cette version présente un agenda enrichi et une ergonomie repensée. OBM est assez présent en France dans le secteur public, puisque cette solution a notamment été choisie par le Ministère des Finances, la Gendarmerie Nationale, le Ministère de l'intérieur, le Ministère de la Culture, l'inserm et de nombreux hôpitaux et collectivités locales. OBM 2.4 est disponible en téléchargement sur le site officiel du projet depuis le mois de mars. Jean-Denis Garo, directeur marketing support chez Aastra France «Nous sommes aujourd hui Asterisk Interoperability Partner et membre de l association Asterisk France, et nous sommes aujourd hui le principal fournisseur de terminaux sur ce marché en France». Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 22
JDT219-P22-23-Equip Open Source OKAG:Mise en page 1 30/03/2011 16:13 Page 23 Laurent Bourgninaud, directeur channel EMEA chez Extreme Networks «Sur notre marché, la plupart des solutions sont propriétaires et fermées, et nous constatons que nos clients se posent de plus en plus la question de savoir s il n y a pas d autres options que d être liés à une solution propriétaire». Abderhamane Mekhiche, responsable grands comptes et offshore chez Easyphone France (groupe Altitude Software), «Tous nos compétiteurs proposent de l open source, le plus souvent sur la base d Asterisk, c est une réelle demande du marché, mais nous avons un historique plus important sur le sujet». s intéresse de plus en plus à l open source. «Sur notre marché, la plupart des solutions sont propriétaires et fermées», explique Laurent Bourgninaud, directeur channel EMEA, «et nous constatons que nos clients se posent de plus en plus la question de savoir s il n y a pas d autres options que d être liés à une solution propriétaire». Pour faire face à cette tendance naissante, Extreme Networks propose une plateforme basée sur un OS propriétaire mais donnant la possibilité aux entreprises de customiser les applications afin de les intégrer à l existant, y compris de l open source. «Certains équipementiers, comme Cisco, campent sur leurs positions, mais d autres, comme nous ou Citrix, estiment que les entreprises ont le droit de prendre le meilleur de chaque univers pour construire leur solution», explique L. Bourgninaud, «nous proposons des outils pour que cette intégration se fasse le plus simplement possible». Encore de nombreux freins En matière de centres de contacts, l open source est déjà largement utilisé. «Tous nos compétiteurs proposent de l open source, le plus souvent sur la base d Asterisk», indique Abderhamane Mekhiche, responsable grands comptes et offshore chez Easyphone France (groupe Altitude Software), «c est une réelle demande du marché, mais nous avons un historique plus important sur le sujet». En effet, Easyphone propose sa solution Altitude vbox depuis 4 ans et, aujourd hui, 70 % des projets de la société sont liés à cette solution. «Avec vbox, nous venons vraiment en remplacement des infrastructures traditionnelles», poursuit Abderhamane Mekhiche, «la solution est gratuite ; nous vendons la maintenance nécessaire». Toutefois, en parallèle, Easyphone entend aussi vendre son logiciel de CRM, véritable plate-forme CTI, baptisée uci. Bien entendu de nombreux freins existent encore sur le marché de l open source. Ils expliquent en grande partie, le faible taux de pénétration de ces solutions. Le premier d entre eux est sans doute culturel : l open source est beaucoup moins rassurant que les solutions propriétaires pour la plupart des décideurs. Mais il y a des raisons plus objectives, notamment liées à la fiabilité. Sur ce critère, les solutions open source offrent un taux de disponibilité inférieure aux solutions traditionnelles, même si l écart tend à s estomper. La qualité de la maintenance est également souvent citée comme un frein par les entreprises. En effet, s il est incontestable qu il est possible de trouver toutes les réponses aux problèmes en faisant appel, via internet, à la communauté de développeurs du monde libre, il est évident que les entreprises préfèrent les services d assistance packagés traditionnels (d où le succès des offres de services des intégrateurs sur l open source). Néanmoins, l open source continue de se développer dans les solutions de communication, comme en témoigne le projet de plate-forme de microblogging qu est en train de mener Process One. Cette offre viendra compléter la plate-forme de messagerie open source, baptisée ejabberd, que Process One commercialise déjà auprès de différents opérateurs (Orange, Portugal Telecom) et réseaux sociaux. «Nous nous appuyons sur la plate-forme XMPP (extensible Messaging and Presence Protocol)», précise Mickael Rémond, fondateur, «d ailleurs le push d Apple repose aussi sur ce protocole pour l envoi des notifications». Preuve que les solutions les plus fermées du marché peuvent faire bon ménage avec de l open source. CQFD. Mickael Rémond, fondateur de Process One «Nous nous appuyons sur la plate-forme XMPP (extensible Messaging and Presence Protocol), d ailleurs le push d Apple repose aussi sur ce protocole pour l envoi des notifications». 23 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 23 Le Journal des télécoms N 193 Novembre 2009
JDT219-P24-Serv-Actu OKAG:JDT193 30/03/2011 18:40 Page 24 Actualité services en bref Concours d applications XML Aastra : les résultats Pour amener les développeurs d applications à s intéresser aux possibilités offertes par ses téléphones SIP, qui disposent maintenant pour certains d entre eux d écrans, Aastra a lancé un concours d applications XML ouvert à l échelle européenne. Quatre catégories étaient proposées aux participants (web 2.0, business, telephony, et lifestyle), qui ont soumis pas moins de 76 propositions originaires de 16 pays. Certaines étaient de vraies applications, d autres des projets sur papier. Aastra a retenu 9 propositions et créé une cinquième catégorie, sous la forme d un «prix spécial du jury». Constitué de professionnels et d observateurs du marché des télécoms (dont Le Journal des Télécoms), le jury a finalement rendu son verdict, qui a récompensé Andrexen Sync dans la catégorie Web 2.0, Hotel Shop dans la catégorie Business, Indigo Software Intégration dans la catégorie téléphony et Taskmate dans la catégorie Lifestyle. L application Andrexen Sync permet de faire le lien entre les téléphones Aastra et des applications Google telles que le répertoire et le calendrier. Il est ainsi possible de naviguer dans son répertoire et de lancer directement des appels depuis ce dernier, ou encore de consulter son agenda de rendez-vous. Hotel Shop, comme son nom le laisse deviner, s adresse au monde hôtelier. L application permet aux clients de l hôtel d utiliser le téléphone qui se trouve dans leur chambre pour passer des commandes au room service ou pour toute autre requête. Une application web gère l acheminement des commandes et l impression de la facture. Indigo Software application a simplement intégré le téléphone Aastra 6739i avec sa plateforme de communication pour proposer des services en cloud tels que la centralisation des carnets d adresses, la gestion de présence, la messagerie instantanée Taskmate, pour sa part, permet de planifier et de gérer ses tâches sur l écran de son terminal Aastra. Enfin, le prix spécial du Jury, attribué à Dubtel One Facebook, a consacré une application de chat vocal avec boite vocale qui permet de communiquer avec ses amis Facebook tant qu ils sont en ligne et d appeler n importe quel numéro local aux Etats Unis. AG Prospective Famille Bouygues Telecom fait fondre les factures avec multi-lignes Bouygues Telecom veut fidéliser son parc de clients avec une nouvelle offre, destinée à réduire le montant des factures dans un même foyer. Construite autour du forfait Ideo, ce nouveau service dote l opérateur d une arme supplémentaire pour résister à l arrivée de Free Mobile. Quad play Prixtel franchit le pas du dégroupage total. Le MVNO low cost pour les particuliers et les entreprises, qui n était présent sur les offres fixes que via ses offres d «aiguillage» des appels sur les lignes de France Télécom, se dote maintenant de sa propre box ADSL. Et, par la même occasion, des offres qui vont avec. Ces dernières, pour les particuliers, sont au nombre de quatre. La première est une «Offre ADSL en dégroupage total», qui propose l ADSL nu à 19,90 TTC par mois et des options telles que l illimité vers les fixes en France (5 TTC de plus) et l illimité vers les mobiles en France (5 duction de sa facture de 2, 3, 5 ou 10 euros, suivant son abonnement, «pas besoin d un seul payeur», insiste Fréderic Ruciak, comme dans le Multi Pack de SFR. Ideo sur mesure La deuxième nouveauté s appuie elle aussi sur son offre Ideo. L Ideo d origine liait un abonnement triple-play (internet, télévision, téléphone) avec un forfait mobile Neo 3. La nouvelle offre va plus loin. «Notre offre tout-en-un sera sur mesure. Les clients pourront choisir une Bbox ADSL ou fibre avec une forfait Neo4, Neo 24/24 ou Evasio 2. Si le client choisit un forfait Evasio 2, il paiera 44,80 euros, ce qui ramène le prix d Evasio 2 à 13,90 euros» [au lieu de 21,90 euros], précise le responsable. Parallèlement, l opérateur a apporté quelques modifications certains de ses forfaits. Le Neo 4 proposera notamment, pour un euro de plus, une heure supplémentaire de communication. Il donne également accès à 3 numéros en illimité vers tous les opérateurs à partir de 34,90 euros, ainsi qu aux services de VoIP sur IP, comme Skype. L opérateur a également «allégé» le forfait Evasio 2. Comprenant désormais trois forfaits (2, 3 ou 4 heures), cette nouvelle Prixtel sort sa box et ses offres quad play pour les particuliers TTC également). Des options qui peuvent être ajoutées ou retirées sans frais durant la durée du contrat. Les offres quadruple play (ADSL plus mobile) sont également à l ordre du jour avec «ADSL nu + Forfait Ultimo», qui propose, pour 59,98 TTC, l offre ADSL de base plus le forfait mobile Ultimo de l opérateur (appels illimités vers 49 correspondants, SMS illimités ). Il est également possible, sur cette offre, d ajouter ou retirer sans frais pendant la Fréderic Ruciak, directeur général adjoint marketing et communication de Bouygues Telecom Bouygues Telecom riposte. Après une très relative période de silence concernant ses nouvelles offres, l opérateur opère une refonte de ses forfaits, tout en proposant un nouveau système de réduction de facture pour ses abonnés. Cette offre, baptisée Service multilignes, que l opérateur entend pousser particulièrement, est très proche de celle proposée par SFR à ses propres abonnés (SFR Multi Pack), à une différence près : Bouygues Telecom entend prendre en compte «les foyers d aujourd hui» - dixit Fréderic Ruciak, directeur général adjoint marketing et communication - qu il s agisse d une famille, d un couple pacsé ou d une collocation. «Tout client Bouygues Telecom possesseur d un forfait Ideo (l offre quadruple play de l opérateur comprenant un accès Web, la TV et le téléphone fixe et mobile), va pouvoir faire profiter les membres du même foyer d une remise. Cette ristourne fonctionne sur toutes les offres, il n est pas nécessaire de changer d offres ou de se réengager», a-t-il expliqué au cours d une conférence de presse en ligne. Concrètement, tout titulaire d un forfait Bouygues Telecom dans un même foyer, bénéficie «sur simple déclaration», d une réoffre donne accès au 700 000 points d accès WiFi de Bouygues Télécom. La filiale du groupe de construction proposera également sous peu (mai), des appels illimités depuis les Bbox vers les mobiles, adoptés par SFR et Orange sous l impulsion de Free. L opérateur a préféré se justifier. «Nous avons une grande expérience des usages d abondance. L illimité vers les mobiles n est pas une attente forte. Nos clients dépassent rarement 2 heures d appels vers les mobiles», indique Fréderic Ruciak. Avec ces nouveautés, Bouygues Telecom se dote d «armes» capables de séduire une nouvelle clientèle, tout en fidélisant l actuelle. La filiale du groupe présidé par Martin Bouygues prépare, tout comme SFR, l arrivée de Free dans la téléphonie mobile. Thomas Pagbe durée du contrat les options mobiles et fixe illimitées depuis la box. Autre combinaison : «ADSL nu + Tempo», soit, pour 49,98 TTC, l offre Internet basique plus le forfait mobile Tempo, qui comprend 5 h d appels, 3 numéros en appels illimités, SMS illimités et un forfait data de 500 Mo. Enfin, l offre «ADSL nu + Forfait Chrono» combine l ADSL nu et les appels depuis le mobile à la minute sur la base d un forfait à 21,49 TTTC par mois plus 0,12 /mn depuis le mobile. AG Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 24
JDT219-P25-Serv-Actu OKAG:JDT 30/03/2011 18:42 Page 23 Très haut débit Le haut débit hertzien par Altitude infrastructure Acteur reconnu de l aménagement du territoire, Altitude Infrastructure, société indépendante depuis le rachat de sa maison mère Altitude Télécom par Completel, est également très actif dans l exploitation des réseaux qu il opère. Nanti d un parc conséquent de points hauts, fruit notamment des investissements de l opérateur dans la technologie Wimax, Altitude infrastructure propose depuis la mi mars à l attention des FAI et des opérateurs entreprises une offre de raccordement hertzien point à point destinée à porter des débits de transmission élevés dans les endroits où la fibre n est pas encore présente. Son but : proposer, en raccordant les sites de ses clients à son architecture radio, une solution rapidement exploitable notamment dans les zones rurales. Baptisée «FH Entreprise», cette nouvelle offre est présentée par l opérateur - qui ne craint pas les oxymores -, comme une «fibre hertzienne», en référence à sa capacité en termes de débit (de 5 à 100 Mbit/s symétriques en Ethernet), de qualité et de stabilité. L offre «FH Entreprise» promet en effet, sur des distances jusqu à 20 km, des débits symétriques garantis, une garantie de temps de transit entre 10 et 20 ms, une gigue de 5 ms et une disponibilité du service de 99,95 %. Elle sera exploitée sur des fréquences d émission qui varieront entre 3,5 GHz et 26 GHz «selon le type de faisceaux, la distance et le débit souhaité», explique l opérateur dans un communiqué. Cette offre, dont la mise en œuvre passe quand même par la mise en place d une infrastructure hertzienne dédiée, a l avantage de pouvoir être déployée dans un délais moyen de trois semaines (8 semaines au pire), et à des prix annoncés par l opérateur comme inférieurs à ceux de la fibre, grâce à l absence de génie civil. Les frais d accès (forfaitaires, car indépendants de la distance entre les points hauts) sont également annoncés comme très accessibles par son marché cible. L offre FH Entreprise est disponible dans les 17 départements où Altitude Infrastructure a déployé des plaques. AG David El Fassy, p-dg d Altitude Infrastructure
JDT219-P26-27-Equip PM FibreOkTP:Mise en page 1 29/03/2011 18:37 Page 26 Point marché équipements Par Hervé Reynaud Les PME réclament la fibre La migration des applications des TPE et PME vers le cloud, ainsi que la démocratisation en cours des solutions de vidéo-collaboration, favorisent aujourd hui l adoption par ces entreprises des services basés sur la fibre optique. Les prix ont commencé à baisser et le marché devrait décoller l année prochaine. Etat de l offre. Ce sont les usages de plus en plus connectés des entreprises qui tirent les raccordements en fibre optique. En effet, comme les entreprises sont en train de migrer progressivement leurs applications dans le cloud, elles recherchent des accès disposant d une bande passante adaptée. «En fonction des besoins, nous proposons le meilleur support», explique Pierre Pfister, directeur marketing de SFR Business Team «cela peut être de la fibre optique ou du SDSL, et nous allons lancer l EFM (Ethernet in the First Mile, ndlr) en septembre». Toutefois, la fibre reste la technologie la plus prometteuse pour la commercialisation de services à valeur ajoutée. Aussi, SFR Business Team souhaite rendre compatible l ensemble de son portfolio de services au support fibre. D ailleurs, le Pack Business Entreprises Pierre Pfister directeur marketing de SFR Business «Nous avons observé une progression de 50 % des besoins de raccordements en fibre optique au cours de l année 2010, ce qui est pour nous un indicateur positif, puisque la fibre rend le multiservice possible». sur fibre sera commercialisé d ici la fin de l année. «Nous avons observé une progression de 50 % des besoins de raccordements en fibre optique au cours de l année 2010», Nicolas Roy vice-président Network Solutions chez OBS «L utilisation grandissante de la vidéo dans les entreprises et le recours au cloud computing augmentent de façon considérable les besoins en bande passante, désormais, au-delà de 6 Mbit/s, nous passons en fibre» indique Pierre Pfister, «ce qui est pour nous un indicateur positif, puisque la fibre rend le multiservice possible». Cette augmentation de la demande s accompagne d une baisse des tarifs. En effet, les 10 Mbit/s sont aujourd hui proposés à partir de 800 mensuels chez l opérateur, alors qu il fallait compter au minimum 1100 il y a un an (SFR Business Team commercialise des liens à 40 Mbt/s pour 1500 environ). «Nous couvrirons 40 % des sites d entreprises avec de la fibre optique d ici 2015», explique Pierre Pfister. Pour y parvenir, l opérateur s appuiera sur son réseau fibre de 57 000 kms, sur l infrastructure des DSP et sur l utilisation des fourreaux de France Télécom. 3500 communes fibrées en 2011 De son côté, Orange Business Services annonce que 3500 communes seront couvertes en fibre optique en 2011 (contre 2500 mi- 2010). Au total, 20 000 sites d entreprises sont concernés. «C est un enjeu très important pour nous, car l utilisation grandissante de la vidéo dans les entreprises et le recours au cloud computing augmentent de façon considérable les besoins en bande passante», Arnaud Fayolle responsable marketing chez Completel «Les PME ( ) associent dorénavant la qualité de services avec la technologie fibre, nous n avons besoin d évangéliser sur ce point». Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 26
JDT219-P26-27-Equip PM FibreOkTP:Mise en page 1 29/03/2011 18:37 Page 27 confirme Nicolas Roy, vice-président Network Solutions chez OBS, «désormais, au-delà de 6 Mbit/s, nous passons en fibre». Ainsi, les offres Business VPN, Business Internet et Business Ethernet sont aujourd hui proposées avec un lien fibre, à des tarifs similaires à ceux de SFR Business Team (mais OBS ne veut pas en dire plus sur les prix qu il pratique). «Les tarifs sont à la baisse sur le marché, d environ 25 % en moyenne», lâche toutefois Nicolas Roy. Parallèlement, OBS propose une offre spécifique pour les TPE, baptisée La Fibre Pro. Reposant sur le réseau FTTH de l opérateur, cette dernière intègre du triple play, une messagerie, un antivirus et une assistance pro pour 59 /mois (44,90 les douze premiers mois). Bouygues Telecom permet lui aussi aux TPE de profiter d une offre fibre de type grand public, avec en plus un service client dédié aux pros. Pour adresser les PME, l opérateur travaille sur des offres sur-mesure et hors catalogue. Plus besoin d évangéliser sur la fibre «Nous avons constaté une augmentation de l intérêt des PME pour les offres fibre depuis la mi-2010», indique Arnaud Fayolle, responsable marketing chez Completel, «les PME sont désormais conscientes que leurs besoins d Internet vont continuer à croître et, par ailleurs, elles associent dorénavant la qualité de services avec la technologie fibre, nous n avons besoin d évangéliser sur ce point». Avec Completude Max, l opérateur dispose d une offre bundle qui intègre le raccordement et des services destinés aux pros. Aujourd hui, l offre débute à 650 mensuels pour 100 Mbit/s avec 4T0, des Cyril de Metz directeur général de Nerim Samir Koleilat p-dg d Acropolis Telecom «La croissance du marché se fait sur de petits débits dans les zones servies par des DSP, car les entreprises veulent surtout sortir de l ADSL qui ne présente pas les mêmes garanties de QoS et de sécurité, et sur des débits importants dans les zones urbaines où le SDSL permet d aller jusqu à 20 Mbit/s». «Les coûts baissent structurellement, les tarifs aussi même s ils sont encore relativement élevés en raison du montant des investissements initiaux. Mais nous proposons une offre fibre de bout en bout, sans filtrage ni bridage» communications voix illimitées, une messagerie hébergée, un antivirus et la gestion d un nom de domaine. De plus, un outil de travail collaboratif et un espace de stockage viennent d être intégrés à l offre. «Désormais, nous travaillons sur la téléphonie en mode cloud», indique Dina Chevènement, «nous allons en effet intégrer le centrex à Completude Max, pour les PME qui n ont pas d IPBX ou souhaitent s en passer». La croissance est également confirmée par Acropolis Telecom, qui a raccordé en fibre optique 75 entreprises au premier semestre 2010, 150 au second et espère en raccorder entre 350 et 400 cette année. «La croissance du marché se fait sur de petits débits dans les zones servies par des DSP, car les entreprises veulent surtout sortir de l ADSL qui ne présente pas les mêmes garanties de QoS et de sécurité, et sur des débits importants dans les zones urbaines où le SDSL permet d aller jusqu à 20 Mbit/s», explique Samir Koleilat, président-fondateur. Acropolis commercialise donc des raccordements à 2 Mbit/s au prix de 190 mensuels dans les DSP et de 250 en ville. Pour les débits supérieurs, le 50 Mbit/s est disponible à partir de 1900 dans les DSP et de 2500 en ville. Aujourd hui, l opérateur propose un certain nombre de services inclus dans ses offres, notamment la téléphonie et des services VPN. Les PME en cœur de cible Depuis septembre dernier, Céleste a lancé une offre Gigabit qui adresse l ensemble du territoire national, en s appuyant sur les RIP et les fourreaux de France Télécom. Ce service, baptisé Fibre 1 Giga, est commercialisé au prix de 2000 par mois en région parisienne et de 3000 mensuels en province. Parallèlement, l opérateur propose une offre à 5 Mbit/s à 500 mensuels et une offre à 10 Mbit/s pour 1000. «Auparavant, les usages de la fibre par les PME concernaient surtout l accès Internet, désormais ils sont plus tournés vers l externalisation et l interconnexion de sites distants», note Nicolas Aubé, président-fondateur de Celeste. Les PME constituent également le cœur de cible de Nerim. L opérateur a lui aussi enregistré une augmentation des commandes fermes sur la fibre depuis la rentrée dernière. «Les coûts baissent structurellement, les tarifs aussi même s ils sont encore relativement élevés en raison du montant des investissements ini- Tableau des besoins de débit en fonction du type de services et de la quantité de données délivrées. Frédéric Panya Lestonnat directeur marketing solutions chez Colt «Nous nous engageons sur des niveaux de disponibilité et de GTR très élevés ( ) Mais nous discutons actuellement avec d autres opérateurs dans la perspective de pouvoir packager une offre de plus bas niveau pour les PME» «Grâce à notre réseau télécom sur les plates-formes aéroportuaires (Roissy, Orly, Le Bourget, ndlr) et à l interconnexion entre ces plates-formes et les carriers Hotel, nous pouvons apporter une gamme complète de services à très haut débit jusqu'aux locaux, voire même jusqu'au bureau de nos clients», explique Soline Olszanski, directrice marketing. Fort de ces atouts, Hub télécom a en effet développé une gamme d'offres répondant aux exigences de ses clients aéroportuaires. L offre Lanissimo donne accès à des liens de 10 Mbit/s à 1 Gbit/s, à partir de 300 euros. L offre Internet Fibre Haut débit est destinée aux clients désirant 10 ou 20 Mbit/s, alors que l offre VPN IP Haut débit permet d atteindre les 100 Mbit/s. «En 2012, ces offres data représenteront plus de 50 millions d euros pour Hub télécom», conclut Soline Olszanski. tiaux», estime Cyril de Metz, directeur général. A titre d exemple, Nerim propose les 6 Mbit/s à partir de 800 par mois. «Mais nous proposons une offre fibre de bout en bout, sans filtrage ni bridage», précise Cyril de Metz. Colt CSS veut lui aussi se situer sur le haut du marché. D ailleurs, pour l instant, l opérateur ne cible que les entreprises de taille moyenne ou grosse, à partir de 50 postes ou ayant une forte activité sur le web. «Nous avons un réseau de fibre optique sécurisé en boucle (redondance en double chemin, ndlr)», explique Frédéric Panya Lestonnat, directeur marketing solutions, «ainsi, nous nous engageons sur des niveaux de disponibilité et de GTR très élevés». Colt CSS propose 4 Mbit/s symétriques pour 350 par mois et 10 Mbit/s pour environ 900 mensuels. «Mais nous discutons actuellement avec d autres opérateurs dans la perspective de pouvoir packager une offre de plus bas niveau pour les PME», indique Frédéric Panya Lestonnat. A suivre. Hub Telecom est aussi présent sur le FTTO Soline Olszanski, Directrice marketing chez Hub télécom 27 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P28-29-interview OKAG:JDT 30/03/2011 16:15 Page 28 Interview les gens & les chiffres Comme une bonne partie ses concurrents, Neo Telecoms mise sur le Cloud. Pas vraiment intéressé par les salles de plusieurs milliers de m², l opérateur mise plutôt sur des lieux plus concentrés en région notamment, et proches des entreprises clientes. Propos recueillis par Ariel Gomez et Thomas Pagbe Didier Soucheyre, président de «Neo Teleco centers de taill Vous venez de publier vos résultats 2010 [19,2 millions d euros de chiffre d affaires, en progression de 10 %]. Pouvez-vous les commenter? L année 2010 a été difficile. Nous avons réalisé que la crise financière de 2008-2009 ne nous a pas impacté sur le moment. Mais un certain nombre de clients dans les services ont vu leurs budgets gelés à partir de la fin 2009, ce qui a freiné les déploiements. Sur la première partie de 2010, nous sommes restés sur la base client existante, il n y a pas eu beaucoup de nouveaux clients. Sur la deuxième moitié l année, l activité a été relancée. Mais nous avons aussi perdu Business Object, racheté par SAP, société qui représentait entre 600 à 700 000 euros de chiffre d affaires. Par ailleurs, l activité de vente de matériel, à travers l une de nos filiales s est bien développée. Sachant que vous passez en partie par des DSP, êtes-vous en mesure de maîtriser vos couts de production? Le gros avantage des DSP se situe dans leur catalogue. Avant d engager une action sur un secteur, nous connaissons les services proposés et les tarifs. A partir de là, il est possible de bâtir un modèle économique. En région, il y a des besoins en bande passante, comme partout ailleurs. Il faut se demander comment on peut maîtriser le prix du transit IP. Dans notre cas, c est beaucoup plus simple que pour un Numericable ou un Completel. Malgré le «peering», ils sont toujours obligés d acheter de la connectivité à des opérateurs comme nous. Notre modèle consiste davantage à fabriquer de la bande passante. Ce qui nous différencie également, ce sont nos offres de services à valeur ajoutée. La clientèle de vente en gros de capacité sur la région parisienne se compose à plus de 50 % d opérateurs, de FAI et de grands fournisseurs de services en ligne. Hors de la région parisienne, les PME et PMI représentent l essentiel de la clientèle. C est clairement notre cible. Ce qui nous intéresse, ce sont les sociétés qui ont les problématiques informatiques d un grand groupe et se demandent comment obtenir un plan de reprise d activité, comment trouver un hébergement pour externaliser son informatique ou comment interconnecter les partenaires et les filiales avec un acteur unique. Nous pouvons le faire, en leur vendant une offre sur mesure. Parmi les offres à valeur ajoutée, on note une émergence des offres Cloud. Etes-vous également sur ce créneau? Absolument. C est dans la continuité de notre métier d opérateur. Au delà du data center, on résout la problématique d'un client qui dispose d équipes informatiques et qui maitrise sa production. Nous lui fournissons une solution d externalisation. Une majorité de PME et PMI n'a pas nécessairement les compétences et les ressources techniques en interne pour maitriser leur SI. Il est apparu naturel de rajouter une couche qui porte maintenant le nom de cloud computing et ce, dès 2008. Nous avons moins communiqué que les autres, mais nous avons un peu plus de deux ans de retour d expérience. Nous traitons le cloud comme nous traitons d autres produits en tant qu opérateur, mais au niveau de l infrastructure. Nous fournissons de la ressource de virtualisation à la demande ou du stockage à la demande. La seule partie «service» que nous proposons permet de simplifier au client son plan de reprise informatique. Grâce à des agents installés sur ses serveurs, on peut répliquer une architecture - qui reste physique chez le client - sur le cloud, la maintenir à jour en permanence et, ainsi, fournir au client un site de secours automatisé. Quelles sont vos ambitions sur ce secteur? Les entreprises sont nos principales cibles. Nous envisageons de construire ou d exploiter des data centers de capacité moyenne dans un certain nombre de villes de province. Il n y a pas besoin de bâtir de centre de 20 000 m² quand on se trouve à Belfort ou à Tarbes. En revanche, disposer, dans plusieurs parties du territoire, de salles de quelques centaines de m 2, va inciter les entreprises qui avaient des projets d externalisation ou de sites de secours à poser leurs infrastructures. Paradoxalement, les entreprises veulent externaliser leurs infrastructures, mais pas trop loin! La notion de proximité géographique existe. C est la raison pour laquelle nous croyons plus à un modèle de petites salles pour du développement régional. Nous avons pour volonté de proposer une offre d externalisation «proche» et, grâce au maillage de l ensemble de nos sites à partir d un réseau à haute capacité, proposer également un site de secours, réellement externalisé à quelques centaines de kilomètres maximum. Ce site sera en connexion permanente avec l endroit où se trouvent leurs machines. Selon vous, la proximité que certaines entreprises souhaitent avoir avec leur data center estelle une tendance de fond? En général, un contrat d hébergement comprend des services d assistance sur site. Toutes les interventions de niveau 1 sont prévues dans ce contrat. A part installer une infra ou la remplacer, les clients ne sont censés intervenir sur site. En cas de déplacement, un bon tiers des clients font appel «Notre modèle consiste davantage à fabriquer de la bande passante. Ce qui nous différencie également, ce sont nos offres de service à valeur ajoutée». Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 28
JDT219-P28-29-interview OKAG:JDT 30/03/2011 16:16 Page 29 de Neo Telecoms coms parie sur des data ille moyenne en région» à des prestataires externes. Ce qui veut dire que les infrastructures pourraient évidemment être externalisées n importe où. Je ne sais pas si le concept de proximité géographique est une caractéristique française, mais il semble que cette tendance soit plus ancrée chez nous que dans certains autres pays. Dans nos métiers, les spécialistes du service en ligne ou du contenu ne se posent plus la question de la propriété ou de la location d une installation. Ils sont concentrés sur le prix de revient global. Pour une entreprise de construction de machines outils ou de BTP par exemple, c est une notion importante que d être propriétaire «Au delà du data center, on résout la problématique d'un client qui dispose d équipes informatiques et qui maitrise sa production. Nous lui fournissons une solution d externalisation». de ses actifs. Ce type de société veut bien déléguer son infrastructure mais en rester propriétaire. Combien de data centers possédez-vous à ce jour? En locataire ou propriétaire, nous en exploitons quatre en région parisienne, un à Metz, un à Nancy, un à Toulouse - en cours de déploiement - et nous avons encore deux autres projets. En fait, nous prenons des plateaux entiers avec une puissance électrique globale et à partir de là, nous définissons le partitionnement comme nous le souhaitons, avec des suites, des racks et des salles dédiées par client. C est un peu du surmesure. Le client arrive avec un certain type d applications et d équipements. Nous construisons l infrastructure d hébergement de nos clients avec puissance électrique et la connectivité qu il souhaite dans un espace dédié de la salle. En région parisienne, nous ne disposons pas de site en propre. Nous nous sommes posé cette question il y a deux ans. Plusieurs problèmes se posaient : le foncier, la proximité du réseau et la puissance électrique. Vous disposez en région parisienne d un réseau de 300 km de fibre optique. A quel rythme le développez-vous? Nous l allongeons de quelques dizaines de km chaque année. Nous avons pu autofinancer la totalité des déploiements et des investissements qu il s agisse du backbone IP international ou de notre réseau fibre optique. Sur les trois dernières années, nous avons investi sur ces deux parties, entre 3 et 4 millions d euros par an, en fonds propres. Cela nous laisse une forte latitude. Nous choisissons nos zones de déploiement en fonction de leur potentiel. En 2010, nous avons attaqué des travaux de tirage de câbles dans le quart sudouest de Paris et tout le secteur d Issy-les-Moulineaux, Boulogne et Saint-Cloud. Nous avons de plus en plus de clients dans le monde des média, ils sont largement présents sur cette zone. Dans ce domaine, les clients ont des besoins de connectivité en fibre optique. Les volumes de données traités sont énormes. Ils ont également besoin de capacité de stockage, de calcul à la demande et de connectivité IP. Les chaînes de TV, par exemple, diffusent une partie de leur contenu par voie hertzienne, mais la consommation s effectue de plus en plus via des terminaux sous IP. Les modes de diffusion devront être adaptés en IP. Les infrastructures de diffusion doivent être préparées à être connectées au cœur de réseau et dotées d une capacité de montée en charge illimitée. Le rôle de l opérateur reprend tout son sens. Aujourd hui vous êtes un opérateur de taille moyenne. Le marché se concentre, comme l a prouvé le rachat d Altitude Telecom par Completel. Comment vous voyez d ici trois ou quatre ans? En acquéreur ou en avalé par un plus gros? Difficile de répondre. Nous avons toujours mené une stratégie claire. Nous avons été approchés par des acteurs et des investisseurs. Parmi les industriels qui nous ont approchés, les projets d entreprises qui nous ont été soumis ne correspondaient pas à notre stratégie, notamment en matière d innovation, de fidélisation de clients. En ce moment, nous étudions des opportunités de croissance externe. Pour nous développer en région, il est plus logique de posséder des points d ancrage locaux. Nous pouvons procéder de trois manières. La première consisterait à monter un partenariat avec une entreprise locale et à lui apporter la partie opérateur qu elle n a pas. La deuxième approche privilégierait l ouverture d une agence régionale et l embauche de personnel local. Pour la troisième solution, nous pourrions identifier une petite société locale et la racheter. Je raisonne d avantage en parc de clients et en gamme de services. Je préfère m'associer avec des gens localement, qui connaissent bien le tissu local. Quels sont vos axes de travail pour ces prochains mois? Nous commençons à avoir une présence forte en Ile-de-France, qu il s agisse d hébergement, de fibre optique, ou de services de connectivité réseau. Par cette position, qui nous a permis de bien développer l entreprise ces dernières années, nous nous sommes dit qu il serait dommage de se limiter à région parisienne, puisque les entreprises susceptibles d utiliser des services d infrastructure sont présentes partout sur le territoire. Notre stratégie consiste à développer les points de présence régionaux. Dans un premier temps, nous avons commencé par des points de présence réseau à Metz, Nancy, Lyon, Marseille, puis Strasbourg, à partir d avril, et Toulouse en juin. En parallèle, les points de présence sont raccordés systématiquement sur des opérateurs régionaux ou sur des RIP. Nous allons amener de la connectivité sur réseau ou de l hébergement sur des réseaux déjà existants. 29 Le Journal des télécoms N 218 Mars 2011
JDT219-P30-35- Dossier-HR OKAG:JDT 30/03/2011 16:21 Page 30 Dossier Solutions de collaboration Par Hervé Reynaud Partage de docum videoconferencing Les solutions de collaboration convergent Le travail collaboratif se développe dans les entreprises, répondant aux besoins fonctionnels des organisations en mode projet, mais aussi à la déconcentration des compétences dans les sociétés de toutes tailles. Dans ce contexte, l offre d outils de collaboration, qu ils s agisse de solutions de partage de documents, de videoconferencing ou de téléprésence, s est considérablement enrichie ces dernières années, notamment avec des solutions en mode cloud. Désormais, les entreprises veulent pouvoir collaborer via tous les médias (voix, texte, image) depuis tous leurs terminaux (PC, système de visio, téléprésence). Les catalogues de solutions des différents acteurs s orientent donc dans cette direction, avec des offres parfois très innovantes. Explications. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 30
JDT219-P30-35- Dossier-HR OKAG:JDT 30/03/2011 16:22 Page 31 uments, ng, téléprésence Le besoin de partager des documents n est pas nouveau dans les entreprises, mais la gestion des solutions de collaboration revenait auparavant aux DSI», explique Laurent Guiraud, directeur des déploiements de Google Entreprises, «avec les solutions en mode cloud, les utilisateurs peuvent gérer eux-mêmes ces outils, et cela fait une grosse différence». En effet, une des principales conséquences de la démocratisation du cloud computing est incontestablement le transfert partiel de la gestion des outils IT vers les utilisateurs. Et les outils de collaboration sont parmi les premiers concernés par cette tendance que les Anglosaxons nomment la «commoditisation de l IT». Google en point sur le Cloud Dans ce contexte, l offre Google for Business occupe évidemment une place de choix, puisque le modèle d affaires de Google s inscrit nativement dans cette logique. Google for Business intègre aujourd hui de la messagerie, un calendrier, du chat audio et vidéo, du partage de documents, la possibilité de gérer un groupe de discussion et de diffuser des vidéos. «En plus, nous proposons désormais Cloud Connect, qui est un plug-in permettant de partager en temps réel, et directement, un document Word ou Excel», précise Laurent Guiraud. Pour faciliter la migration vers ses solutions, Google propose aux entreprises des outils destinés à extraire les données des messageries d entreprises traditionnelles, comme Microsoft Exchange ou IBM Lotus Notes/Domino. De plus, l éditeur s appuie aujourd hui sur des partenaires intégrateurs (petits ou gros, notamment Cap Gemini) pour assurer des interventions et des formations directement chez les clients. A l heure actuelle, plus de 3 millions d entreprises dans le monde utilise les solutions de Google Entreprises. «Le fait que des acteurs majeurs aillent vers le cloud crédibilise notre positionnement», conclut Laurent Guiraud, «et désormais notre principal axe de travail concerne le développement d applications de collaboration pour les mobiles, car nos solutions doivent être accessibles depuis tous les devices, nous avons commencé avec Android mais ce n est qu un début». Skype profite du manque d interopérabilité des outils existants De son côté, Skype annonce plusieurs centaines de milliers d entreprises clientes de ses solutions de collaboration. «Il y a des secteurs d activité plus utilisateurs que «On assiste aujourd hui à une horizontalisation des différents process des entreprises, et cela révèle de plus en plus souvent l inadéquation des outils existants car ceux-ci sont très peu interopérables» David Gurlé, directeur général et vice-président de Skype Entreprises Worldwide d autres, comme les services, les transports, la logistique, l hôtellerie, les médias, l éducation et le secteur public (plusieurs gouvernements utilisent Skype, ndlr)», indique David Gurlé, directeur général et vice-président de Skype Entreprises au niveau mondial, «on assiste aujourd hui à une horizontalisation des différents process des entreprises, et cela révèle de plus en plus souvent l inadéquation des outils existants car ceux-ci sont très peu interopérables». Face à ce constat, Skype propose aujourd hui Skype Connect, un outil permettant de connecter les autocoms des entreprises aux services Skype, et Skype Manager, un portail d administration disposant de tous les applicatifs de collaboration, à savoir la gestion de présence, le partage de fichiers, les communications voix, texte et vidéo. «Nous venons de conclure un partenariat avec Citrix Online pour inclure sa solutions de partage de documents GoToMeeting», ajoute David Gurlé, «par ailleurs, nous offrirons d ici la fin de l année des packages regroupant certains de ces services afin de répondre encore plus précisément aux besoins». Aujourd hui, la communauté Skype compte 145 millions d utilisateurs, dont 37 % pour des usages professionnels. Le logiciel de partage d écran et d ordinateur à distance Teamviewer peut aussi s appuyer sur une base de clients très conséquente, puisque l éditeur annonce plus de 100 millions d utilisateurs dans le «La gestion des solutions de collaboration revenait auparavant aux DSI, avec les solutions en mode cloud, les utilisateurs peuvent gérer eux-mêmes ces outils, et cela fait une grosse différence» Laurent Guiraud, directeur des déploiements de Google Entreprises monde. «Nous bénéficions d une solide réputation sur le marché car nos solutions sont simples et accessibles», explique Constantin Falcoianu, directeur des relations publiques, «en effet, nous encourageons les sociétés à acquérir des licences qui sont à durée illimitée et pour lesquelles l investissement est tout à fait raisonnable». Teamviewer propose notamment des services de transferts de fichiers et de présentation en ligne, avec VoIP et vidéo. Citrix devient un acteur majeur Pour sa part, Netviewer vient d être racheté par Citrix Online qui devient ainsi un acteur majeur sur ce marché des solutions de collaboration en ligne. «Jusqu à présent, nous étions surtout présent en Grande-Bretagne et en Europe du Nord», explique Sophie Vandriessche, directrice des ventes EMEA «cette acquisition nous ouvre notamment les portes des marchés allemand et français». Citrix Online propose une offre conçue autour de GoToMeeeting, son application phare. Il s agit d un outil de collaboration en mode cloud destiné à de petits groupes (15 à 20 personnes). «Avec cette application, chacun peut facilement partager son écran et communiquer en audioconférence», explique Sophie Vandriessche. La partie vidéo, baptisée HD Faces, n est pour 31 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P30-35- Dossier-HR OKAG:JDT 30/03/2011 16:22 Page 32 Dossier Solutions de collaboration Adobe pousse, lui, une suite collaborative très complète : Adobe Connect 8. Cette dernière offre le partage de documents, le partage d écrans, un tableau blanc, l audio et le videoconferencing et le chat. «Nous souhaitons nous positionner sur un périmètre assez vaste, car les besoins en termes de collaboration sont variables d une entreprise à l autre», explique Julien Nahon, responsable avantvente pour la France, «aussi, notre solution a vocation à s adresser aux TPE comme aux grands comptes et à couvrir tous les secteurs d activité, d ailleurs nous sommes de plus en plus souvent sélectionnés en face de Webex». Sur la partie vidéo, Adobe s appuie sur les standards SIP et SVC (Scalable Video Coding) pour faire communiquer les PC avec les salles de réunion, voire de téléprésence. «C est une des grandes demandes du marché», indique Julien Nahon. En effet, d une manière générale, l interopérabilité totale constitue un des principaux enjeux à l heure actuelle. L objectif est clairement de permettre l établissement de conférences audio, vidéo et web entre tous les équipements, c est-à-dire entre un PC portable et une salle de téléprésence, en passant par un PC de bureau et un système de visioconférence de salle de réunion. Dans cette perspective, le standard SVC semble constituer un élément important. Vidyo est un des principaux promoteurs de ce standard puisque son implémentation a été retenue comme un standard officiel (H264 SVC, ndlr). «Tout le marché va vers SVC, car il faut aujourd hui pouvoir encoder de la vidéo sur des réseaux dédiés et les transporter sur des réseaux non dél instant disponible qu en version Bêta. Go- ToWebinar, permettant de mettre en place des séminaires en ligne (jusqu à 1000 participants), et GoToTraining, plate-forme d enseignement à distance pour les entreprises, complètent le catalogue de l éditeur. Avec ses Lotus Live Services, IBM a lui aussi fait une entrée remarquée sur le marché des solutions de collaboration en ligne. Ainsi Lotus Live Notes intègre les e-mails, les réunions en ligne, un réseau social, des annuaires intelligents et le partage de documents. Parallèlement, Lotus Live Meetings (avec Lotus Live Engage et Lotus Live Events) permet d organiser des réunions (avec diffusion de «Nous souhaitons nous positionner sur un périmètre assez vaste, car les besoins en termes de collaboration sont variables d une entreprise à l autre». Julien Nahon, responsable avant-vente chez Adobe pour la France Avec sa suite collaborative Adobe Connect 8, l éditeur propose une offre complète de partage de documents, le partage d écrans, un tableau blanc, l audio et le videoconferencing et le chat. vidéos), des événements en ligne, de mettre en place des présentations, ou encore de stocker et de partager des documents, des fichiers et des applications. Adobe mise sur l interopérabilité, Vidyo sur SVC diés, tout en conservant une qualité optimale», explique Eric le Guiniec, directeur général EMEA de Vidyo, «nous poussons SVC depuis 2007 et désormais des acteurs comme Google, HP, Adobe, Hitachi ou encore Ricoh travaille avec nous». Polycom devrait lui aussi adopter SVC. En France, Orange et Arkadin l ont déjà fait. Au total, une trentaine de service providers dans le monde ont recours aux solutions Vidyo pour fournir des solutions de videoconferencing en en mode SaaS. Microsoft a lui aussi fait appel à Vidyo pour permettre aux utilisateurs de son offre de communications unifiées Lync de participer à des conférences vidéo HD multipoint en ligne. Techniquement, le plug-in fourni par Vidyo connecte les utilisateurs de Lync à la plate-forme VidyoDesktop. Ils peuvent alors lancer des conférences vidéo avec leurs contacts tout en utilisant les capacités de communications unifiées de Lync. HP prône l intégration totale De son côté, HP a directement intégré SVC Axiatel vise les TPE Filiale du groupe Axialys, Axiatel.com est une plate-forme de vente en ligne de solutions de communication pour les TPE. «Jusqu à l année dernière, il existait peu de solutions de collaboration simples et accessibles pour les TPE», estime Sacha Doliner, directeur général, «mais ce marché est en train de décoller». Axiatel propose notamment de la ToIP, de l audio et du webconferencing. «Nous essayons d être encore plus simple d accès que Webex, par exemple», poursuit Sacha Doliner, «et surtout, en cas de problèmes, nous avons un service client disponible par téléphone». Opérationnel depuis deux ans, l éditeur a dépassé les 25 000 clients et compte doubler ce nombre en 2011. dans son offre HPVC (HP Visual Collaboration). «Aujourd hui, le marché demande une intégration plus fine des services de collaboration et de communication», explique Jean-Christophe Turbier, en charge du développement des offres de collaboration chez HP. «Sur une messagerie, par exemple, explique-t-il, on doit pouvoir écouter un message vocal, appeler le correspondant au téléphone et poursuivre la conversation en visio si nécessaire, voire échanger des documents en webconferecing, et cela doit se «Avec cette application [GoToMeeeting], chacun peut facilement partager son écran et communiquer en audioconférence?» Sophie Vandriessche, directrice des ventes EMEA faire de manière intégrée, depuis n importe quel terminal». L offre HPVC permet d organiser des réunions vidéo depuis tout type d équipement et d étendre ces réunions à de nouveaux participants par le simple envoi d une URL. «Pour cela, nous proposons une gamme complète d outils allant du software à installer sur un PC jusqu à la salle de téléprésence Halo», poursuit Gilles Châtelain, responsable de l offre HPVC, «selon les prévisions, l usage de ce type de solutions va beaucoup augmenter d ici 2015». C est aussi ce que pense Comiris, l intégrateur spécialiste des solutions de communication visuelle. «Aujourd hui, les entreprises nous demandent de faire converger des systèmes Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 32
Êtes-vous certain d avoir choisi La meilleure solution de visioconférence? Jusqu au 31 mai 2011 votre projet en location 1 er loyer offert * L expertise COMIRIS, leader indépendant de la communication vidéo, vous permet éprouvés à forte valeur ajoutée. De la visioconférence sur PC à la téléprésence immersive, 1 er loyer offert Gold Partner Pour toute information, contactez-nous au : www.comiris.fr more confidence, more business
JDT219-P30-35- Dossier-HR OKAG:JDT 30/03/2011 16:22 Page 34 Dossier Solutions de collaboration Avec le rachat de Netviewer, Citrix Online conforte sa position dans la cour des grands du travail collaboratif. de salles et de téléprésence avec de la ToIP et des outils de communication unifiée», explique Loïc Ferary, directeur technique, «pour résumer, elles ont besoin de solutions offrant de la voice collaboration, de la video collaboration et de la data collaboration». Pour répondre à ces demandes, Comiris référence les plus grands acteurs du marché, notamment Polycom, Cisco Tandberg, Lifesize et Microsoft. Fin 2010, l intégrateur a aussi acquis Koalink, un des pionniers sur le marché de la vidéo d entreprise. Cisco et Avaya de plain pied dans la collaboration unifiée «Aujourd hui, les entreprises nous demandent de faire converger des systèmes de salles et de téléprésence avec de la ToIP et des outils de communication unifiée ( ) Elles ont besoin de solutions offrant de la collaboration voix, de la video collaboration et de la data collaboration». Loïc Ferary, directeur technique de Comiris «L objectif de Flare est de permettre la collaboration sur n importe quel device et sur n importe quelle infrastructure, y compris dans des environnements de téléprésence ; de plus, cette solution est conçue sur l idée que les outils de collaboration et les centres de contacts vont s unifier» Gilles Pajot, responsable des consultants grands comptes chez Avaya France. «Nous avons une demande de plus en plus forte pour des solutions intégrant de la vidéo», confirme François Moise, responsable de l activité collaboration et communications unifiées chez Cisco France, «il y a un éventail de solutions entre Webex et la téléprésence dans notre catalogue, toutefois ces outils ne sont pas segmentés par type d entreprises». Depuis l acquisition de Tandberg, Cisco est devenu un acteur incontournable des solutions de communication visuelle. «En fonction des besoins, nous permettons l interopérabilité de ces différentes solutions», poursuit François Moise, «par exemple l intégration d une session Webex dans une session de téléprésence». Mais Cisco vient surtout d innover en lançant Cisco Quad, une plate-forme fédérative regroupant l intégralité des services de collaboration. Grâce à celle-ci, chaque utilisateur peut organiser à sa guise l accès à l ensemble des moyens de communication. Avaya s est lui aussi engouffré dans cette recherche d interopérabilité et de convergence totale. En effet, l éditeur américain a lancé en septembre dernier un espace collaboratif baptisé Avaya Flare Experience. Celui-ci unifie les trois principales gammes de produits du catalogue Avaya, c est-à-dire les centres de contacts, les solutions de conferencing et les solutions vidéo, pour permettre aux utilisateurs de collaborer le plus simplement possible avec toute la palette des outils disponibles. «Il s agit d un espace collaboratif dans lequel différents médias sont intégrés, notamment les e-mails, l instant messaging, la vidéo et les réseaux sociaux», explique Gilles Pajot, responsable des consultants grands comptes chez Avaya France. Pour l instant, Flare est porté sur une appliance maison nommée AVDD (Avaya Video Desktop Device), mais il sera implémenté à l avenir dans d autres environnements, notamment sur Windows et sur les OS mobiles. «L objectif de Flare est de permettre la collaboration sur n importe quel device et sur n importe quelle infrastructure, y compris dans des environnements de téléprésence», poursuit Gilles Pajot, «de plus, cette solution est conçue sur l idée que les outils de collaboration et les centres de contacts vont s unifier». En effet, alors qu Avaya commercialise pour l instant cette solution auprès des grands comptes et du mid-market, l éditeur la proposera aux centres de contacts dans un proche avenir. Mitel simplifie la télécollaboration, Aastra monte dans la visioconférence «Nous montons en puissance sur la vidéo, mais nous restons très présents sur les solutions d audio et de webconferencing». Jean-Denis Garo, directeur marketing support Mitel est lui aussi très avancé en matière de collaboration. Avec son offre AWC (Audio and Web Conferencing), l éditeur répond aux besoins d audioconférence et de partage de documents de ses clients, ce qui représente une bonne partie des demandes. Toutefois, Mitel compte aller beaucoup plus loin. «La tendance actuelle consiste à permettre à des utilisateurs nomades de rejoindre des sessions de téléprésence depuis leur PC muni d une webcam», explique Luc Hallion, président de Mitel France. Chez Mitel, il est d ores et déjà possible d intégrer la solution AWC dans le système de téléprésence maison, très justement nommé Telecollaboration. «Pour le partage de documents, il suffit de faire glisser le document sur la fenêtre de Telecollaboration», indique Luc Hallion, «c est vraiment très simple d usage». De son côté, Aastra vient de dévoiler, lors du salon Enterprise Connect à Orlando, une solution de video-conférence HD baptisé Aastra BluStar 8000i. Il s agit d un véritable outil collaboratif qui associe la vidéoconférence à des applications de collaboration et de communications unifiées. L Aastra BluStar permet lui aussi de partager de documents depuis un PC et une interface Bluetooth autorise même le trans- LogMeIn lance Join.me L éditeur LogMeIn (solution web permettant d accéder à distance à son PC) propose depuis la fin de l année dernière une solution de réunion et de collaboration en ligne nommée Join.me. Dans sa version gratuite, Join.me offre la possibilité d'organiser des réunions en ligne jusqu'à 250 participants, de faire du partage d'écran, du chat et du transfert de fichiers. Une version Pro disposant de fonctionnalités avancées est disponible par abonnement mensuel ou annuel. De plus, il est possible d'assister et de collaborer à des sessions Join.me à partir d un ipad, iphone ou ipod touch. Une version Android est en préparation. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 34
JDT219-P30-35- Dossier-HR OKAG:JDT 30/03/2011 16:22 Page 35 «Pour les grands comptes et le midmarket, nous déployons des systèmes de visio-conférence que nous intégrons avec des solutions de communication unifiée de type Microsoft Lync». Bruno David, directeur général de Foliateam fert de données depuis un smartphone. «Nous montons en puissance sur la vidéo, mais nous restons très présents sur les solutions d audio et de webconferencing», indique Jean-Denis Garo, directeur marketing support. En effet, Aastra propose toujours sa solution TWP (Telephony Web Portal) pour laquelle il a développé des connecteurs lui permettant d être interfacé avec les applications métier des entreprises, et avec des solutions tierces, comme Netviewer par exemple. L intégrateur Foliateam, qui déploie des systèmes de visioconférence intégrés avec ses systèmes de type Lync, prévoit une plate-forme de communications unifiées début 2012 Les intégrateurs suivent la tendance De leur côté, les intégrateurs suivent aussi de près cette tendance à l intégration des solutions de collaboration autour de la vidéo. Certains sont plus en avance que d autres. «Pour les grands comptes et le mid-market, nous déployons des systèmes de visio-conférence que nous intégrons avec des solutions de communication unifiée de type Microsoft Lync», indique Bruno David, directeur général de Foliateam. L intégrateur propose aussi des solutions en mode managé, du partage de documents jusqu au videoconferencing. «Nous y ajouterons une plate-forme de communications unifiées début 2012», ajoute Bruno David. Les opérateurs intègrent également de plus en plus cette approche à leurs offres. Ainsi, BT suit au plus près l évolution des solutions du marché pour les intégrer rapidement à son catalogue. Sur la base de son offre de webconferencing BT MeetMe, qui regroupe Cisco Webex et Microsoft Live Meeting, l opérateur commence à intégrer des flux vidéo temps réel. «Parallèlement, nous intégrons des outils web 2.0 dans des portails collaboratifs complets», explique Lionel Gourvitch, responsable des offres de collaboration et de communications unifiées, «en la matière, nous commercialisons notamment l offre Quad de Cisco». Pour peaufiner le tout, BT est en train de mener à bien l interaction de ces solutions avec les offres de visioconférence et de téléprésence portées par son entité BT Conferencing. A suivre. Tata Communications avance ses pions 3 questions à Alexandre Pelletier, business manager telepresence EMEA Quelle est la stratégie de Tata Communications en matière de solutions de collaboration? Tata Communications a pour ambition de construire le plus grand écosystème mondial ouvert de collaboration vidéo. Nous sommes déjà le plus important transporteur de voix dans le monde en volume (1 appel international sur 6 passe par le réseau Tata Communications, ndlr) et nous souhaitons nous positionner de la même manière sur la collaboration vidéo. Peu importe le type d équipements utilisés, il s agit de faciliter les échanges entre les entreprises. Alexandre Pelletier, Business manager telepresence EMEA chez Tata Communications De quoi se compose l offre de collaboration Tata Communications aujourd hui? Nous proposons des solutions de téléprésence et de visioconférence HD. Nous avons ouvert plus de 30 salles de téléprésence publiques permettant de couvrir les pays de l OCDE et les pays émergents. Mais nous sommes surtout l exploitant du plus grand réseau de communication subaquatique au niveau mondial, ce qui nous permet d offrir des services managés à toutes les entreprises, avec notamment des solutions haut de gamme dédiées aux médias et à l entertainment. Quelles sont les évolutions programmées sur vos de solutions collaboration? Il s agit surtout d élargir notre capacité à intégrer d autres technologies sur notre service Global Meeting Exchange, que nous souhaitons ouvrir à l ensemble des technologies existantes, notamment en matière d infrastructures. Nous souhaitons fournir un service de collaboration de bout en bout afin de permettre aux entreprises de se parler et se voir quel que soit la solution déployée. 35 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P36-PDVID EducationOkTP:POINT de VUE IDEES 29/03/2011 18:42 Page 36 Point de vue les gens & les chiffres e-éducation Le rôle croissant des TIC dans l enseignement Les TIC jouent un rôle des plus importants dans le développement de l enseignement. Cette tendance est générale et ne concerne pas que les pays les plus développés. Depuis Janvier 2011, une PME française, Speechi a ainsi équipé 70 % des classes préparatoires marocaines de sa malette multimédia comprenant un PC portable, un vidéoprojecteur et un tableau interactif mobile. A l échelle européenne, la diffusion des TICE (Technolgies de l Information et de la Communication pour l Enseignement) en France reste encore faible, alors même que les élèves et étudiants français ont intégré Internet comme un outil de divertissement et de travail essentiel. Ainsi d un côté, la France occupe le 24e rang en ce qui concerne l usage des TICE en classe : 40 % des collèges, 45 % des lycées et seulement 1 % des écoles élémentaires sont équipés d Environnements numériques de travail (ENT), alors que 88 % d établissements secondaires sont équipés au Royaume-Uni et 97 % au Danemark. De l autre, les élèves sont de plus en plus nombreux à surfer sur internet, «chatter», faire des recherches sur wikipedia ou recourir aux podcasts et autres eprofs, qui complètent voire remplacent les vrais professeurs. Jeu, liberté et mobilité : les bases de l e-école Désireux d exploiter le développement de ces nouveaux usages, les acteurs du secteur du soutien scolaire et des technologies sous-jacentes sont en plein bouillonnement pour augmenter la croissance et la taille de ce marché (près de 2 milliards d euros de chiffre d affaires) tout en recherchant en permanence des facteurs de différenciation. A côté des leaders tels qu Acadomia, les start ups proposant des solutions innovantes d enseignement commencent à atteindre leur maturité. Par exemple, Lingueo a obtenu en 2009 le label européen des langues, label qui valorise les meilleurs projets dans le domaine de l enseignement des langues. De même, Teacheo met à disposition une batterie d outils évolués pour réaliser les cours à distance. A titre d illustration, on peut, sans aucune installation avec un micro et une webcam partager ses exercices, les annoter, écrire des équations, tracer des courbes, visualiser des formes 3D, partager des vidéos éducatives sur youtube ou même une carte sur Google Maps. Les outils pédagogiques innovants disponibles sur des plateformes digitales ont fait naître une école d un nouveau genre, l e-école, dont les maitre-mots sont jeu, liberté et mobilité. L usage des serious games est amené à se développer dans l avenir, poussé par celui des jeux vidéo. A titre d exemple, il est possible de découvrir une période historique telle le Moyen-Age grâce à des jeux sérieux comme «Mystère au monastère». Les TICE introduisent non seulement le ludique mais aussi la mobilité. Aujourd hui, c est dans la rue, «Intégrer les TICE dans les méthodes pédagogiques de l école est désormais clé en raison de l attrait des jeunes pour les technologies et le rôle des télécoms dans leur vie. Pour l Etat, il s agit d éviter un décalage trop important entre la maison et l école». sur son lecteur MP3 via itunesu grâce à sa clé USB, ou sur son iphone que l on révise. Cependant, des solutions matures complètes se font encore attendre sur ce domaine : des innovations viendront peut être de grands opérateurs comme SFR, Orange ou Bouygues Telecom. Relever le défi des TICE à l école Jean-Michel Huet, Senior Manager BearingPoint Hugues Verdier, Associé BearingPoint Diane de Pompignan, Consultante BearingPoint Les auteurs Face au foisonnement des initiatives du secteur privé et au développement des nouveaux usages, les ministères de l éducation nationale, de l enseignement supérieur et de la recherche doivent saisir la vague TICE tout en accompagnant sa diffusion. Intégrer les TICE dans les méthodes pédagogiques de l école est désormais clé en raison de l attrait des jeunes pour les technologies et le rôle des télécoms dans leur vie. Pour l Etat, il s agit d éviter un décalage trop important entre la maison et l école. Il s agit aussi de se positionner sur ces sujets, car les soutiens scolaires en ligne et autres outils de formation innovants grignotent peu à peu tout l espace éducatif, les frontières de l école se diluent. Enfin ces modes d enseignement sont aussi des moyens de toucher les populations éloignées des centres de formation comme le montrent de l autre côté de la Méditerranée certains pays africains qui ont développé, avec le soutien de l Unesco, des solutions d e-formation ad hoc. Toutefois, les moyens d apprentissage numériques ne sont pas des outils magiques ayant réponse à tout. La généralisation de la maîtrise des TIC dans les pratiques pédagogiques implique de fortes actions d accompagnement de la communauté éducative, enseignants comme élèves. Seuls 53 % des Français disposant d équipements numériques se disent compétents en la matière, ce pourcentage est réduit à 44 % pour les foyers modestes. Pour ces élèves comme ceux en difficulté scolaire, un contact régulier avec un professeur en chair et en os reste primordial. Conscient tout à la fois des potentialités et des limites des TICE, le gouvernement a fait du déploiement des nouvelles technologies au sein de l enseignement scolaire et universitaire une priorité de son action. Le Ministère de l Education nationale a alloué 67 millions d'euros en 2009 pour le développement des usages des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement, spécifiquement pour les écoles rurales. Les nouvelles technologies figurent au premier rang des priorités du rapport Fourgous «Réussir l école numérique». Opération Campus, plan de développement des écoles numériques rurales et des ENT : l école arrivera-t-elle à relever le défi des TICE? Il faudra changer de paradigme car cette révolution viendra du terrain et des nouveaux usages que professeurs et élèves mettront en place. Par Hugues Verdier, Jean-Michel Huet et Diane de Pompignan Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 36
JDT219-P37-PDVID Cloud ComputingOkTP:POINT de VUE IDEES 29/03/2011 18:44 Page 37 Cloud computing Percer les nuages Le Cloud Computing demeure le sujet à la mode dans la presse informatique et dans les messages marketing des éditeurs et des prestataires de services. Cependant, son adoption dans les entreprises est loin de refléter l engouement du marché. Pourquoi les entreprises restent-elles frileuses devant des bénéfices qui paraissent aussi immenses? Comment l offre de Cloud Computing doit-elle évoluer pour susciter leur intérêt? Pour les analystes du secteur des TIC, les DSI pourraient gagner beaucoup en efficacité grâce au Cloud Computing en 2010. D après d autres études, pour que les entreprises se rendent compte de la vraie valeur du Cloud Computing, le service doit être packagé, offrant la possibilité de payer uniquement pour ce dont votre entreprise a besoin avec une vitesse maximale de déploiement pour les utilisateurs. «D ici cinq ans, le Cloud sera le seul endroit raisonnable où les entreprises pourront acheter certains services, et les arbitres ou les brockers des services Cloud permettront de réaliser un maximum de valeur ajoutée», prédit Dr Stefan Ried, Principle Analyst de Forrester Research. L accès à une liste illimitée de partenaires plutôt qu à une sélection offre la possibilité de n utiliser que les services qui vous sont utiles. Ces éléments sont critiques pour gagner des bénéfices réels. De nombreux avantages visibles Cette performance sera encore renforcée grâce à des solutions managées qui offrent une garantie de service sécurisée vers un environnement fournisseurs ouvert dans un seul contrat. Cette approche permet aussi de rendre disponibles immédiatement les dernières innovations autour des services cloud et de les intégrer plus rapidement. C est seulement en supprimant ces barrières vers le déploiement dans l entreprise en libérant les équipes informatiques internes de la charge de la gestion et de la complexité des contrats que le Cloud Computing pourra être démystifié et être déployé réellement. Une solution de Cloud Computing bien pensée et bien mise en place permet aux entreprises de : Travailler de manière plus souple en affranchissant les équipes informatiques des problèmes de gestion des contrats et du réseau. Mettre en place de nouveaux services plus rapidement et s adapter aux changements dans la demande avec moins d infrastructure interne à déployer. Adapter l utilisation des services à la hausse et à la baisse en fonction des besoins. Déployer plus facilement de nouveaux sites et améliorer la collaboration. Aligner les dépenses avec la demande client. Des freins subsistent encore Malgré ces avantages certains, il subsiste des freins qui limitent l adoption pour la majorité des entreprises. Ils sont souvent liés à des problématiques de bande passante et à un manque de vision globale du service : «Le Cloud Computing apporte des bénéfices tangibles et significatifs aux entreprises quand on garde à l esprit la notion de service. Le défi pour les entreprises réside dans l accès à un service de qualité et une gestion de la complexité, le tout au travers de différents fournisseurs». Performance L accès au Cloud Computing se fait via Internet, avec une performance non garantie. Une mauvaise performance pourra avoir un impact négatif sur les applications métier. Sécurité Les entreprises sont toujours très prudentes quand il s agit d ouvrir leur réseau vers le domaine public. Si les fournisseurs de services Cloud ont pris des mesures significatives pour sécuriser leur domaine, ils n ont pas traité la question de la connectivité client et du risque global. Solutions pertinentes En n adoptant pas une vue globale du système d information, on prend le risque de fournir un service qui ne marche pas. Les ressources internes doivent donc prendre la responsabilité du flux de communication de bout en bout. Responsabilité Des problèmes peuvent survenir à différents endroits dans le système. Si c est le cas, localiser le problème peut se révéler très complexe. Le Cloud Computing ne fait qu ajouter à la complexité L auteur Eric Havette Directeur Europe du Sud chez Reliance GlobalCom à cause de tous les éléments de service additionnels. Aujourd hui, le Cloud Computing n offre pas de gestion ou d assurance sur le système complet. Simplicité A ce jour, aucun fournisseur de service n est capable d offrir l intégralité des services informatiques dont une entreprise a besoin. Les services Cloud sont séparés des autres services de connectivité. Et les fournisseurs de service vont se spécialiser dans l offre d éléments spécifiques comme le stockage ou les applications. De plus, les entreprises n ont pas envie d avoir à gérer une multitude de fournisseurs qui engendrent des problèmes au niveau du service et de la logistique réduisant alors les effets bénéfiques du Cloud Computing. Le Cloud Computing apporte des bénéfices tangibles et significatifs aux entreprises quand on garde à l esprit la notion de service. Le défi pour les entreprises réside dans l accès à un service de qualité et une gestion de la complexité, le tout au travers de différents fournisseurs et non dans les applications en ellesmêmes. Si les fournisseurs de services sont en train de développer les bons produits techniques pour le marché des entreprises, il manque une garantie de service de bout en bout. Pour certains opérateurs, la seule façon de sécuriser le service est d adopter une approche Cloud Privé, mais on diminue ainsi fortement les bénéfices en termes de souplesse du Cloud en limitant le choix des fournisseurs au petit groupe sélectionné par l opérateur du Cloud privé. Ainsi le Cloud Computing peut apporter des bénéfices significatifs aux entreprises et le marché du Cloud présente plusieurs fournisseurs capables de fournir des bénéfices tangibles. Par Eric Havette 37 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P38-PDVID-DevoteamOkTP:POINT de VUE IDEES 29/03/2011 18:45 Page 38 Point de vue les gens & les chiffres Mobilité Vous voulez perdre de l argent? Il y a une application pour ça un billet de train, il y a une application pour ça. Vous voulez consulter votre compte bancaire? Il y a une application pour ça. Et la liste est sans fin Une fausse sensation de sécurité Toutefois, dans cette ruée vers les applications pour smartphones pilotée par le marketing, qu en est-il de la sécurité? Les entreprises appliquent-elles les bonnes pratiques qui s imposent? Le format «application» ne donne-t-il pas une fausse impression de sécurité? «Il ne faudrait pas que l apparence de bundle donne l impression aux développeurs que le contenu de celui-ci ne soit pas accessible, bien au contraire. De plus, les requêtes issues de cette application en direction du serveur distant peuvent être manipulées par un utilisateur malveillant». L auteur Olivier Patole Senior Consultant IT Security Solution Leader Devoteam correctement les différentes fonctions offertes par le téléphone et qui ne présente pas de fonctionnalités malveillantes. Mais aucune vérification n est effectuée au niveau de la qualité du code. De ce fait, des failles de sécurité pouvant porter atteinte aux services ou aux produits fournis par l entreprise peuvent subsister. C est donc bel et bien à l entreprise de s assurer que le service proposé est fiable. Qui n a pas constaté la fulgurante pénétration du smartphone dans notre quotidien? Selon le Gartner, la vente de smartphones sur le dernier trimestre 2010 a progressé de 27 % et les ventes de ce type de téléphones devraient dépasser celles des ordinateurs en 2013. Les entreprises ne s y sont pas trompées en migrant leurs vitrines Internet en applications pour smartphones. En effet, Internet offre aux entreprises une autre façon de vendre leurs services et leurs produits. Cependant, le pari n était pas gagné d avance. Il n y a pas si longtemps, l ergonomie et la vitesse de navigation étaient les principaux freins au développement de ces services. Aujourd hui, les débits sont suffisamment élevés pour assurer une utilisation fluide des ressources Internet et un certain nombre d avancées technologiques en termes d ergonomie en facilitent l utilisation : écrans larges ou tactiles, et surtout, apparition - ô combien astucieuse! - des applications pour smartphones. L une des sources de l échec de l Internet mobile tel que nous l avions envisagé a été de transposer mécaniquement d une part le navigateur Internet sur le téléphone et, d autre part, d y développer des versions spécifiques des sites. Cette approche s est depuis avérée fastidieuse et non concluante. L approche qui fait aujourd hui décoller l utilisation des applications est la généralisation de celles qui se substituent aux sites Internet. Celles-ci ne sont ni plus ni moins que des clients HTTP ayant l avantage de ne demander aucune modification côté serveur et offrant à l utilisateur une navigation aisée et intuitive entre les différentes fonctionnalités. Aujourd hui, nous avons une application pour tous nos besoins ou presque, faisant de nous une génération de «Mac- Gyver» numériques. Toutes les entreprises proposent désormais sous ce format leurs services initialement disponibles sur leur site Internet. Vous voulez réserver Il paraît légitime de s interroger quand nous repensons à l émergence des sites Internet commerciaux des années 2000 et à toutes les failles de sécurité qui ont vu le jour à la même époque. Les vulnérabilités qui impactaient les applications Web à partir du navigateur Internet peuvent être reproduites depuis nos applications pour smartphones. Les entreprises en ont-elles conscience? Il est possible d injecter du code malicieux dans les entrées utilisateurs, de manipuler les paramètres soumis au serveur, etc. Il ne faudrait pas que l apparence de bundle donne l impression aux développeurs que le contenu de celui-ci ne soit pas accessible, bien au contraire. De plus, les requêtes issues de cette application en direction du serveur distant peuvent être manipulées par un utilisateur malveillant. Enfin, les commentaires présents dans le code source ou encore le code mort (comme la fonction de débogage) constituent autant de pistes permettant d accéder à des fonctions ou à des données de manière détournée et illicite. D autre part, le processus de validation des applications proposé par certaines plate-formes peut véhiculer une fausse sensation de sécurité. En effet, gardons à l esprit qu une application validée est une application qui présente un réel intérêt pour les utilisateurs, qui respecte les droits d auteur, qui utilise Des accès au système d information hors de tout contrôle Cette folie des applications pour smartphones ne touche pas uniquement le grand public et les utilisations commerciales. En effet, nous identifions de plus en plus d applications métier transposées des extranets des entreprises aux smartphones. Par exemple, il est possible dorénavant de réserver une salle de réunion, de poser ses congés, d accéder au CRM ou à l ERP de son entreprise ou encore d échanger des documents et des informations sur la plate-forme collaborative avec des collègues et ce depuis son smartphone. L adoption de ces applications d un nouveau genre traduit le besoin des collaborateurs d accéder «On Demand» aux ressources de leur entreprise et ce, quel que soit l endroit où ils se trouvent. Mais cela ne se fait pas sans conséquence en termes de sécurité. Ainsi, de multiples accès à l épine dorsale des entreprises se font hors des contrôles implémentés. Outre la nécessité de disposer d une inspection de flux adaptée et d avoir une utilisation responsable du terminal, la sécurité de ces applications reste primordiale, sous peine de mettre en péril la confidentialité de certaines données de l entreprise ; pour ainsi, au final, lui faire perdre de l argent Par Olivier Patole Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 38
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JDT219-P40-PDVID BYOOkTP modif:point de VUE IDEES 31/03/2011 18:56 Page 40 Point de vue les gens & les chiffres BYO La bataille des OS en entreprise est en marche ; quels sont les risques en matière de sécurité? L essor des smartphones et l utilisation des réseaux sociaux en entreprise donnent tout son sens au concept de «consumérisation» de l informatique. Pour les départements IT c est un nouveau challenge à relever : comment gérer et sécuriser les smartphones personnels utilisés à des fins professionnelles sans avoir recours à des tactiques de «Big Brother»? La frontière entre travail et vie privée est mince, les employés amènent leurs appareils mobiles au bureau et ils s en servent pour travailler et y stocker des données de l entreprise. Peuvent-ils synchroniser leur compte email professionnel avec un smartphone personnel? Qui est responsable si un appareil mobile personnel et contenant des données de l entreprise est volé? Cette «consumérisation» de la sphère professionnelle est en train de devenir un véritable casse-tête pour les départements informatiques mais aussi pour l ensemble de l écosystème de l entreprise. Comment les départements informatiques peuvent-ils gérer cela? La première étape est de déterminer le nombre d appareils utilisés pour accéder au réseau et où ils se trouvent. Une étude menée par Vanson Bourne pour Absolute Software fin 2010 montre que 65 % des responsables informatiques ne savent pas toujours où se trouvent leurs ressources informatiques! Pister les appareils, anticiper les risques et réagir aux failles de sécurité devient alors difficile. De plus, en raison de la diversité des systèmes d exploitation utilisés dans l entreprise, gérer efficacement les ressources informatiques devient plus complexe. Les outils disponibles devraient être capables de localiser n importe quel appareil mobile à partir d une seule et même plate-forme. Or, la majeure partie des fournisseurs ne propose pas ce type de solution. 2011, l année d Android? Apple reste très populaire en entreprise. Sa part de marché devrait d ailleurs augmenter de 57 % au cours de l année 2011. Cependant, son système d exploitation restera toujours en deuxième position en termes d utilisation professionnelle. La marque est peut être populaire auprès des salariés, mais pour des questions de coûts, de logiciels et systèmes propriétaires, son potentiel d extension en entreprise est limité. En revanche, la plate-forme Android de Google semble plus à même de faire sa place dans le milieu professionnel. Selon le Gartner, l utilisation mondiale d Android a déjà dépassé celle d ios d Apple. Android devrait même devenir le numéro deux mondial des systèmes d exploitation mobiles en 2011. En janvier 2011, le cabinet Nielsen, indique que si Android n a pas encore dépassé ios aux Etats-Unis, il reste le système d exploitation le plus populaire auprès des américains s achetant un nouveau smartphone. Le temps où Symbian et RIM faisaient la loi en entreprise est révolu. Android devrait prendre des parts de marché significatives à ses concurrents dans les tous prochains mois. Le parc informatique standardisé sur quelques modèles d ordinateurs portables et de Blackberry pour toute une base d employés n existe plus. Désormais de multiples applications logicielles fonctionnent sur différents systèmes d exploitation mobiles. Toutes ont «Le parc informatique standardisé sur quelques modèles d ordinateurs portables et de Blackberry pour toute une base d employés n existe plus. Désormais de multiples applications logicielles fonctionnent sur différents systèmes d exploitation mobiles. Toutes ont besoin d être sous licences et sécurisées». besoin d être sous licences et sécurisées. En matière de sécurité des données, les départements informatiques se retrouvent aujourd hui en «pleine tempête». Ils subissent des coupes budgétaires importantes et doivent faire plus avec moins. Parallèlement, la législation prévoit de lourdes peines et amendes pour les responsables d entreprises victimes de vols de données et qui n auraient pas mis en place les mesures adéquates. Pour l institut Ponemon, le coût d une perte de données se chiffrerait à elle seule à 1,9 million d euros pour une entreprise française. De plus si la mobilité peut offrir des opportunités commerciales, elle implique une plus grande quantité d appareils et de données en dehors des murs de l entreprise et donc une exposition croissante au risque de vol et de pertes de données. La mobilité a dessiné un nouveau périmètre de l information qui va au delà de l entreprise. L auteur Christophe Jourdet Regional Manager Europe du Sud pour Absolute Software Quelques conseils pour les départements informatiques Penser au pire scenario et se préparer avec les systèmes et processus en place pour réagir rapidement. Faire l inventaire des appareils et savoir où ils se trouvent à tout moment. Installer un outil de gestion des ressources informatiques et des appareils mobiles pouvant localiser plusieurs systèmes d exploitation (Windows, Mac, etc.) le tout à partir d une seule et même console. Travailler conjointement avec les départements RH et Juridique pour mettre en place une politique de sécurité claire concernant l utilisation des appareils personnels dans la sphère de l entreprise. Etablir précisément ce qui est autorisé et légiférer sur ce qui ne l est pas. Dialoguer avec les employés de l entreprise, s assurer que chacun est informé et expliquer quoi faire si un ordinateur ou tout autre appareil mobile disparaissait. Gérer la «consumérisation», les réglementations, les réductions budgétaires et des salariés de plus en plus mobiles est un véritable casse tête pour les départements informatiques. Enfin, qui va gagner la bataille du système d exploitation? Cela reste encore à déterminer mais les services IT doivent se tenir prêts en définissant une politique globale de protection de leurs appareils et données mobiles. Par Christophe Jourdet 1) Etude: Absolute Software et Vanson Bourne, Octobre 2010 : http://bit.ly/fmlmco 2) Enterprise Desktop Alliance, June 2010 http://bit.ly/gq8oap Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 40
JDT219-P41-PDVID-Ernst-YoungOkTP:POINT de VUE IDEES 29/03/2011 18:51 Page 41 Prospective Télécommunications : quelles pistes pour la croissance? LAvec des taux de pénétration de la téléphonie mobile dépassant souvent les 100 % dans les pays développés et une pénétration d'internet dans les foyers approchant la saturation, quelles peuvent être les pistes de croissance pour les opérateurs européens? Nombre d'acteurs ont des prétentions d'acquisition dans des pays en développement, où la croissance de la population et du pouvoir d'achat, la faiblesse des taux de pénétration et la progression des services à forte valeur ajoutée sont autant de relais de croissance séduisants. Pour autant, cette stratégie n'est pas dénuée de risques : risque de surpayer une cible très convoitée, risque de non-exécution des synergies anticipées, risque d'enregistrer dans les comptes des actifs et un goodwill qu'il faudra éventuellement déprécier demain... Il est dès lors crucial pour les directeurs financiers, les responsables fusions et acquisitions ou encore les responsables des relations investisseurs de décrypter les multiples de valorisation du secteur afin de communiquer au mieux sur les actifs acquis et limiter la volatilité des résultats futurs... Dans un contexte de marchés développés saturés, la croissance externe est devenue l une des priorités des dirigeants d opérateurs de télécommunications européens. Faute de pistes de croissance organique, nombre d acteurs sont à la recherche de cibles dans des pays émergents, dans lesquels il est possible d afficher des taux de croissance et des niveaux de profitabilité attractifs Mais le prix à payer pour ces cibles très convoitées est souvent élevé : les multiples de valorisation observés sur des sociétés de télécommunications dans les pays émergents sont a minima en moyenne de 10 % à 30 % supérieurs à ceux des opérateurs de pays développés. Communiquer pour expliquer ses choix Dans ce contexte, il est crucial pour les dirigeants de sociétés de télécommunications de communiquer au mieux sur ces opérations. En premier lieu, car ils devront justifier au marché du bien-fondé de leur choix et des synergies associées à ces transactions. En second lieu, car les normes comptables (et en particulier la norme IFRS 3 révisée) les obligent à allouer dans les états financiers consolidés le prix payé pour ces opérations aux différents actifs et passifs acquis. Cette norme a des conséquences importantes. Elle conduit les acquéreurs à reconnaître certains actifs (notamment incorporels) à leur bilan, souvent pour des montants élevés. Ces actifs étant généralement à durée «Nombre d'acteurs ont des prétentions d'acquisition dans des pays en développement, où la croissance de la population et du pouvoir d'achat, la faiblesse des taux de pénétration et la progression des services à forte valeur ajoutée sont autant de relais de croissance séduisants. Pour autant, cette stratégie n'est pas dénuée de risques». de vie finie, leur amortissement aura des conséquences sur les résultats d exploitation et sur les résultats nets prospectifs de l acquéreur. Elle conduit également à la reconnaissance d un goodwill dans les comptes correspondant à la différence entre le prix payé et la juste valeur des actifs, nets des passifs acquis. Ce goodwill, qui peut représenter des sommes très significatives lorsque les prix de transaction sont élevés, fera l objet d un test de dépréciation (impairment test) au moins annuel afin de vérifier que les actifs acquis n ont pas perdu de valeur. Si tel est le cas, il conviendra de passer une dépréciation dans les comptes, ce qui se traduira par une perte irréversible Le poids très important des actifs incorporels Il est donc important d analyser les principaux actifs acquis lors d une transaction dans le secteur. Notre étude, fondée sur un échantillon de transactions dans 21 pays, fait ressortir un certain nombre d enseignements. Le poids des actifs corporels dans la valeur d entreprise n est que de 9 % et le poids des actifs incorporels de 30 % : nous avons, ici encore, la démonstration que la valeur financière d une société de télécommunications ne réside pas seulement dans la qualité de son réseau, mais aussi et surtout dans la force de ses actifs marketing (bases d abonnés, marques, etc.). Le goodwill ressort quant à lui à près de deux tiers de la valeur d entreprise, démontrant ainsi le poids élevé de l incertitude (et, ipso facto, du risque) dans la valeur de la société acquise. Sans surprise pour ceux qui connaissent les montants souvent élevés des coûts d acquisition d un client (SAC ou Subscriber Acquisition Costs), le principal actif incorporel est la base d abonnés. Sa valorisation est souvent complexe, car il convient de définir les catégories d abonnés adéquates (abonnés pré ou post payés, abonnés particuliers ou entreprises, etc.) et d obtenir les taux d attrition et de marge d exploitation associés à ces catégories. Au-delà de son caractère obligatoire, l allocation du prix d acquisition présente, dans le secteur des télécommunications peut-être encore plus qu ailleurs, de nombreux intérêts pour un acquéreur. Elle lui permet en effet de s interroger sur la nature même des actifs acquis et constitutifs de la valeur de l entreprise : assiste-t-on à l acquisition d une société mature avec une base clientèle installée ou à celle d une société en fort développement, mais au niveau de risque bien supérieur? Le prix est-il justifié par une activité d ores et déjà profitable ou repose-t-il largement sur des synergies risquées? La valeur attribuée aux différents actifs est-elle cohérente par rapport aux objectifs affichés de la transaction? Enfin, l opération sera-t-elle dilutive ou relutive en termes de résultat net par action? Bref, autant de questions qu il vaut mieux anticiper, au risque de devoir fournir ex post des justifications hasardeuses au marché Par Nicolas Klapisz 1. «Valuation drivers in the telecommunications industry», Ernst & Young 2011. 2. Et du besoin en fonds de roulement. L auteur Nicolas Klapisz Global Telecommunications Valuation & Business Modelling Leader chez Ernst & Young 41 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P42-43-NominationsOkTP:JDT193 30/03/2011 16:53 Page 42 Nominations les gens & les chiffres ARCEP Jérôme Coutant a été nommé membre du collège de l Arcep par décret présidentiel du 25 janvier dernier. Précédemment conseiller chargé des services publics et de l économie numérique au cabinet de Michel Mercier (exministre de l espace rural et de l aménagement du territoire), Jérôme Coutant avait été nommé chef du pôle aménagement numérique du territoire à la DATAR fin 2007. Auparavant, ce diplômé de l Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), avait œuvré (depuis 2002) au sein de la Caisse des Dépôts, où il était devenu responsable du programme développement numérique des territoires pour le grand sud ouest. Dans les fonctions précédentes de Jérôme Coutant, devenu président EMEA et CALA de la marque danoise. Pour sa part, Isabelle Bouet devient directrice marketing EMEA de Jabra. Travaillant directement avec Joël Hamon, récemment nommé Président EMEA de l entreprise (JDT n 218), sa mission principale consistera à coordonner les Chapman School of Business and Economics et a obtenu une Licence ès-sciences de l'us Air Force Academy. signalons un début de carrière dans l audit et le conseil, suivi d un passage chez HP (1986-1993), puis chez Motorola, où il est nommé directeur de Motorola Multimedia sur l Europe du sud en 1996, puis, en 1998, directeur de la branche mobile. En 2000, il cofonde et préside Printperso, un imprimeur en ligne, devenu Veoprint. de management dans la division Strategic Outsourcing et ITS. En 2008, il a été nommé responsable de l entité IT Strategy & Architecture en charge du conseil en infrastructures. JABRA Ancien directeur commercial de Jabra pour la France, Jean-Baptiste Pain monte en grade et accède au poste de Directeur Général France et Europe de Sud. Il devra, dans ses nouvelles fonctions, consolider les acquis de la marque en France - territoire où Jabra affirme détenir 60 % de parts de marché -, mais aussi développer les marchés espagnol et italien. Après avoir occupé des postes de direction commerciale chez différentes actions marketing de la région et à fédérer les besoins des différents pays. Elle devra aussi garantir une synergie des contenus sur sa région et continuera de superviser le marketing pour la France et l'europe du Sud, dont elle a la charge depuis 2008. Avant de rejoindre Jabra, Isabelle Bouet était Responsable Marketing France, Espagne, Italie, Portugal, Moyen-Orient, Israël et Afrique chez Polycom. ORANGE Michaël Trabbia (35 ans) devient Directeur des Affaires Publiques du Groupe France Télécom-Orange, sous la responsabilité de Pierre Louette, Directeur Exécutif et Secrétaire Général. Arrivé chez l opérateur en janvier dernier en tant que Directeur adjoint chargé des affaires publiques, il a commencé sa carrière à l'arcep comme chef de l'unité "opérateurs mobiles", en charge notamment des autorisations et des fréquences des FUJITSU MITEL Benoit Panier devient directeur du portfolio produits et services de Fujitsu France, après 20 ans passés chez IBM. Il a la responsabilité de la stratégie du développement et de l avant-vente. Cet ingénieur diplômé de l Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et possesseur d un MBA du CERAM a entamé en 1990 sa carrière chez IBM, au sein de la division Networking Hardware Division, en tant qu ingénieur qualité, puis a évolué au sein de la division Ventes et Marketing comme chef de groupe avant de devenir directeur de l entité «Systems Marketing» en charge du marketing des produits hardware pour l Europe de l Ouest. En 2000, il rejoint IBM Global Services où il occupe plusieurs postes Polycom, Genesys Conferencing et IBM, Jean-Baptiste Pain, arrivé chez Jabra en 2009, reprend le flambeau de Joël Hamon, Le spécialiste des communications unifiées (UC) a annoncé la nomination de Richard McBee au poste de p-dg de la société. Un poste qu il occupe depuis le 17 janvier dernier, suite au départ de Don Smith. Avec plus de 20 ans d expérience dans les télécommunications, il était précédemment Président du groupe Communications et Entreprise chez Danaher Corporation, suite au rachat par ce dernier de Tektronix, où il a passé 15 ans. Il y a occupé plusieurs responsabilités, dont celles de Senior Vice- Président et DG de la Division Communications, Senior VP des ventes mondiales, au sein du département Service et Marketing et VP des Projets Marketing et Stratégiques. Il est titulaire d'un MBA de la opérateurs mobiles. En 2004, il fut conseiller technique au cabinet de Claudie Haigneré (Ministre déléguée aux affaires européennes), avant de rejoindre en 2005 le cabinet de Christian Estrosi, comme conseiller technique "TIC et Europe". En 2007, il avait rejoint TDF en tant que directeur de la stratégie et du développement et en juillet 2009 était devenu directeur de cabinet adjoint, chef du pôle "filières industrielles" du Ministre chargé de l Industrie, Christian Estrosi. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 42
JDT219-P42-43-NominationsOkTP:JDT193 30/03/2011 16:53 Page 43 THE PHONE HOUSE Après le départ de Jean-Pierre Champion pour la FNAC (groupe PPR), Guillaume van Gaver devient à 40 ans le nouveau PDG de The Phone House France. Il prendra ses fonctions début juin. Diplômé de l ISC Paris et de l'insead, il a débuté sa carrière chez Arianespace à Washington, puis a eu plusieurs postes à responsabilité au sein du Groupe France Telecom/Orange. Il fut services généraux et assure aussi le secrétariat du Conseil d administration et des comités spécialisés. Diplômé en Droit et titulaire du DESS Gestion des Télécoms de Paris IX, il a occupé différentes fonctions juridiques et administratives dans les entreprises du secteur des médias et des télécoms (UPC France, Noos, Liberty Global Europe). Enfin, Claire Richer devient Directeur de la communication et de la marque. Elle est depuis 2000 chez l opérateur et membre du conseil d Administration depuis 2008. Cette diplômée de l IEP Paris et de HEC a 20 ans d expérience acquise en agence (Publicis) et en entreprise (Suez, Lucien Barrière, ). notamment directeur du développement d'orange France, directeur des ventes d'orange UK et directeur marketing et commercial de Mobinil le n 1 égyptien du mobile. Il était, depuis l'an dernier, directeur marketing de la joint-venture entre Orange et T-Mobile, «Everything Everywhere». WALLIX Le spécialiste de la gestion des risques liés à l accès aux infrastructures informatiques critiques des entreprises, nomme Frédéric Lepied (43 ans) au poste de Directeur Technique. Après un début de carrière chez Steria en 1992, comme développeur informatique, il a été ensuite CTO chez Mandriva de 1999 à 2006 avant d intégrer les équipes d Intel comme Senior Software Application Engineer. En 2008, il prend le poste de Directeur de l'innovation et de la Stratégie Produit au sein de Splitted Desktop Systems. Fraichement arrivé chez Wallix, il a pour principales missions la définition de la feuille de route des produits WAB et LogBox, la gestion des relations avec les différents partenaires technologiques et va contribuer OUTREMER TELECOM Outremer Telecom annonce trois nominations et renforce son comité de Direction, avec d abord Matthieu Cocq (36 ans) qui devient DG délégué à la stratégie et au développement. Ce diplômé de l X et de la Columbia Business School a 12 ans d expérience dans l industrie des télécoms et des médias. De 1999 à 2004, il a notamment lancé de nombreuses offres haut-débit pour le compte d opérateurs et de FAI. En 2006, il rejoint Apax Partners pour se consacrer aux investissements dans le secteur télécom et média. Pour sa part, Pierre Roy-Contancin (40 ans) est nommé secrétaire général du groupe. Il prend en charge les affaires publiques, juridiques et réglementaires, les au développement des nouvelles offres. Il doit aussi diriger les équipes de développement et piloter les projets de recherche et d'innovation auxquels Wallix participe. Il est titulaire d'un diplôme d'ingénieur en Informatique Avancée et Intelligence Artificielle de l'esiee Paris. 43 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P44-Nvx- Prods- MobilesOkTP:JDT193 29/03/2011 18:55 Page 44 Les mobiles nouveaux produits Acer Iconia smart Entre la tablette et le smartphone Mi tablette, mi-smartphone, l Iconia smart se situe entre ces deux familles de produits, un peu à la manière du Dell Streak. La taille de l écran (4,8 pouces) et sa résolution élevée font du terminal un appareil particulièrement bien adapté pour profiter de l internet mobile. Ses mensurations très réduites, son poids et sa très bonne connectivité le placent évidemment dans le segment des smartphones. Côté «mécanique», l Iconia smart bénéficie de la présence du processeur Snapdragon de Qualcomm. Le tout fonctionne sous Google Android 2.3. Auro M451 Mobile pratique pour les séniors Destiné aux séniors, le M451 de l allemand Auro (distribué en France par 20 :20 Mobile) ne possède aucune des options présentes sur les téléphones actuels. Sur ce combiné, tout à été conçu pour répondre aux besoins du troisième âge. Volume sonore et sonneries peuvent être relevés pour contourner une déficience auditive. En cas de danger immédiat, une touche «SOS» dédiée permet d avertir ses proches ou les secours. Pour le côté multimédia et pratique, Auro a également pensé à intégrer un appareil photo ainsi qu une lampe torche. 149, 90 Dimensions/poids : 105 x 49 x 16 mm/145g Compatibilité réseau : GSM Autonomie : 10 h en communication, 240 heures en veille (données constructeur) Autres caractéristiques : APN 1,3 Mpixels, boutons d urgence, bouton de rappel de directives médicales, compatibilité avec le système d aide auditif M3/T3, torche incorporée, sonnerie jusqu à 105 db, micro jusqu à 65 db 499 Dimension/poids : 141,7 x 64,5 x 13,6 mm/185 g Ecran : tactile, 4,8 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 1024 x 480 Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b, g, n Connectique : Bluetooth 2.1, microusb OS/Processeur : Android 2.3/Qualcomm 1 GHz Mémoire : 8 Go, extensible à 32 Go Autres caractéristiques : APN 8 Mpixels, autofocus, flash LED, caméra faciale (2 Mpixels) radio, a-gps, baladeur audio (MP3, WAV, WMA, eaac+) et vidéo (XviD, MP4, H.264, H.263), sortie HDMI Fujitsu STYLISTIC Q550 Tablette pro ultra-sécurisée Dans la vogue actuelle, Fujitsu lance une tablette à destination des professionnels. Motorisée par un processeur Intel et animée par Windows 7, la tablette Fujitsu STYLISTIC Q550 possède un écran de 10 pouces traité antireflets et pèse moins de un kilo. Très connecté, l appareil peut indifféremment bénéficier d une connexion WiFi ou d une connexion 3G, grâce, notamment à la présence d un emplacement pour carte SIM. Un important dispositif de sécurité permet de s assurer de l identité de l utilisateur. Le lecteur d empreintes digitale,s ainsi que le lecteur de smartcard constituent un premier rideau de défense. L accès au disque dur est quant à lui protégé par mot de passe. à partir de 699 Dimensions/poids: 275 x 192 x 16, 2 mm/870 g Ecran : tactile, 10,1 pouces, résolution 1280 x 800 pixels Connectique : 2 ports USB, Bluetooth Réseau : HSUPA, HSDPA, WiFi OS/Processeur : Windows 7/Intel Atom Mémoire : 30/62 Go Autres caractéristiques : 3G en option, supporte Direct X 9, emplacement carte SIM, deux microphone intégrés, sortie HDMI, capteur 1,3 Mpixel, lecteur d empreinte digital, lecteur de smartcard intégré, accès disque dur protégé par mot de passe Sonim XP 3300 Force Un durci un peu plus «enjoué» Dire que les téléphones Sonim sont résistants est une évidence. Résistants à l eau, aux chutes sur le ciment, l humidité, à la poussière et aux importantes variations thermiques, le Sonim XP 3300 Force correspond à la définition du téléphone durci pour la firme américaine. A un détail près. Ce dernier combiné s avère un brin plus «grand public» que ses grands frères. Sa mémoire extensible à 16 Go, et sa compatibilité avec les standards MP3, AAC, 3gp et MPEG 4 en font un appareil multimédia tout à fait acceptable. Une bonne idée pour offrir aux travailleurs en extérieur un moyen de se détendre. Lenovo ThinkPad X220 Le PC tablette hybride Le PC portable «hybride» proposé par Lenovo offre une alternative pour les professionnels, tentés par la forme de la tablette, mais encore trop attachés au bon vieil ordinateur portable. Le ThinkPad X220 permet ainsi de disposer d un appareil doté de toute la puissance informatique nécessaire. Le processeur Intel, la connectivité (WiFi, WiMax) et une très confortable capacité de stockage constituent le côté PC. Côté tablette, l écran, pivotant et tactile, se veut avant tout un outil professionnel. La haute définition et la solidité de l écran font du X220 un appareil particulièrement adapté aux environnements de travail les plus rudes. Dimensions/poids : 126 x 60 x 25 mm/185 g Compatibilité réseau : GSM, GPRS, EDGE Ecran : 2 pouces, résolution 240 x 320 pixels Connectique : USB Mémoire : extensible à 16 Go Autres caractéristiques : certifié IP-68 (immersion à 2 m pendant 1 heure), certifié MIL-810G (résistance à la poussière, à l humidité, aux chocs physiques et aux chocs thermiques), fonctionne entre -20 et +55 C, écran Gorilla Glass, GPS, capteur 2 Mpixels, radio, baladeur audio (MP3, AAC, WAV) et vidéo (3gp, MPEG4), réduction de bruit NC NC Dimensions/poids : 305 x 228, 7 x 31.3mm/1, 76 kg Ecran : tactile, 12,5 pouces, Gorilla Glass ou Infinity Glass Connectique : 3 ports USB 2.0 Réseau : Wimax et WiFi Mémoire : de 160 à 320 Go OS/Processeur : Windows 7/Intel Core i3, i5 ou i7 Autonomie (veille/comm) : 9 h avec une batterie 6 cellules (données constructeur) Autres caractéristiques : caméra HD 720p, puce graphique intégrée Intel, microphone HD Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 44
JDT219-P45-PEM-iPad2OkTP:PRISE en MAIN 30/03/2011 16:25 Page 55 Prise en main ipad 2 d Apple Nouveaux produits Apple ipad 2 : plus fin, plus performant Apple fait évoluer ses appareils en douceur sans jamais créer de grosse rupture. C est le cas pour l ipad aussi avec une deuxième version plus fine, plus élégante et surtout plus performante. La capture photo et vidéo font aussi leur entrée, mais de manière moins convaincante. Design Performances Autonomie Ergonomie Marché applicatif Rendu photo et vidéo Système relativement fermé A côté de l ipad 1, l ipad 2 est plus fin, et cette impression de finesse est accentuée par les bords arrondis de la nouvelle tablette. La coque arrière, métallique, n est pas sans rappeler celle de la première génération d iphone. L intégration des hautparleurs est discrète aussi : quelques petits trous trahissent leur présence sur la coque arrière. Le son, tout en étant correct, reste quand même très localisé. Mieux vaut connecter l ipad à une station d accueil ou à un système audio plus performant. Le capteur principal photo-vidéo est discrètement logé dans le coin arrière gauche. C est notamment sur cette fonction que se concentre le potentiel d évolution de l ipad 2. La qualité des photos notamment, laisse encore à désirer. Comparativement à l ipad, première version, l extérieur de l ipad 2 affiche un look plus racé. Il est aussi plus fin et plus léger. Le poids était, d ailleurs, un des reproches que l on pouvait lui adresser. Esthétiquement, l ipad 2 est beaucoup plus séduisant que la version précédente. Il dégage une impression de dynamisme et de légèreté dans le précédent modèle était dépourvu. L intégration des haut-parleurs est plus discrète aussi. En effet, seuls quelques petits trous trahissent leur présence sur la coque arrière. Si l intégration est parfaite, on aura vite fait de connecter l ipad 2 à une station d accueil digne de ce nom ou de le raccorder à un système audio plus performant et plus enveloppant, car le son est beaucoup trop localisé, même s il est acceptable dans l absolu. En termes de nouveautés, l ipad 2 suit l évolution opérée par les dernières générations d ipod Touch à savoir l intégration de deux caméras, l une à l arrière et l autre en façade. Ces deux moyens de prendre des photos ou de capturer des vidéos permettent également de communiquer via FaceTime, l application de vidéoconférence d Apple compatible avec les iphone 4. Le capteur arrière permet d enregistrer des vidéos en 720 p à 30 images/s, alors que le frontal se contente du VGA (640 x 480 pixels). L appareil photo arrière dispose aussi d un zoom numérique 5x sans grand intérêt. La qualité des clichés est identique à celle que l on peut obtenir avec un ipod Touch 4G, soit un résultat assez 489 (WiFi, 16 Go) médiocre en photo, et tout juste correct en vidéo. On est très loin des bons résultats obtenus avec les capteurs de l iphone 4 et ses 5 Mpix. L écran est identique à 813 (WiFi, 3G, 64 Go) celui de l ipad de première génération à ceci près qu il Dimensions/poids : 241,2 x 185,7 x 8,8 mm/601 g (WiFi), 613 profite d un rétro éclairage optimisé ce qui rend l affichage globalement plus lumineux. Notez aussi l intégra- g (Wi-Fi+3G) Taille d écran : 9,7 pouces LED tion d un nouveau gyroscope sur trois axes contre deux auparavant pour une meilleure réponse dans les jeux Résolution : 1024 x 768 pixels vidéo. Processeur : Apple A5 1 GHz double coeur L ipad 2 intègre un nouveau processeur ARM double Mémoire : 16, 32 ou 64 Go cœur à 1 GHz baptisé Apple A5, ainsi qu une nouvelle Connectivité : Wi-Fi ou Wi-Fi + 3G, prise jack audio 3,5 mm, version de son circuit graphique, qui permet d obtenir dock, microphone, haut-parleurs, gyroscope, accéléromètre, de meilleures performances en matière d affichage 2D capteur de luminosité ambiante et 3D. Nos mesures de performance brute ont montré que l ipad 2 est au moins 30 % à 50 % plus rapide que Caméras : une à l arrière et l autre en façade l ipad 1. Autonomie : 10 heures L ipad 2 supporte le format HTML5 mais malheureusement Safari n affiche pas les éléments en Flash de certains sites. Du côté de l autonomie, nous avons pu jouer des vidéos en boucle pendant 9 h 15 min en continu, avec le WiFi activé à comparer aux 10 h de l ipad 1. Par un câble vendu en option (40 euros), l ipad 2 est en mesure de se connecter en HDMI à un téléviseur HD. Il est alors capable de diffuser les vidéos en 720p. A signaler que les jeux pourront eux s afficher en 1080p. Sinon, le système ios 4.3.1 installé sur l ipad 2 est toujours aussi fermé. L accès aux documents multimédia s effectue exclusivement via itunes et le téléchargement d applications passe toujours par LA CONCURRENCE Motorola Xoom NC (produit pas encore sorti) l App Store. L ipad 2 est donc une évolution réussie ; le constructeur à la pomme se laissant tout de même de la marge pour améliorer les capteurs photo et vidéo dans les prochaines versions. Sylvain Pichot Archos 10.1 Internet Tablet 349 45 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P46-Nvx Prods DiversOkTP:JDT193 29/03/2011 18:58 Page 46 Divers nouveaux produits Sac ipad agrodolce Le savoir-faire italien pour l ipad L italien Ferrania, connu pour ses produits industriels destinés notamment aux univers de la photo et de l imagerie médicale, se lance dans la fabrication de housses de protection pour l ipad 2. Le sac, avec sa forme de sac à main possède de multiples poches de rangement. En plus de l étui indépendant pour l ipad, des poches de rangement ont également été prévues pour un téléphone portable, des cartes de visite et deux stylos. Pour travailler sur un ipad toujours propre, le sac comprend également un chiffon antistatique. Beewi enceinte sans fil Bluetooth Enceinte à tout faire Beewi propose une enceinte sans fil pour les baladeurs et les téléphones. Grâce à la technologie Bluetooth, l enceinte peut être appairer à d autres équipements Bluetooth et diffuser de la musique. Sa fonction kit mains libres en voiture permet à l utilisateur de disposer d un système à la qualité sonore élevée grâce, notamment, à son micro équipé d un dispositif de réduction de bruit. Sa confortable autonomie en fait un appareil adapté tout aussi bien à la quiétude d une salle de séjour ou d un trajet en voiture. Bluetooth : Bluetooth Dimensions : 115 x 62 x 18 mm Autonomie : 8h en conversation, 300 h en veille Autres caractéristiques : 2x1 W RMS, micro avec réducteur de bruit 69,90 Belkin Etui support Trifold Folio Une protection et plus encore Tout comme l ipad, premier du nom, la deuxième version de la tablette d Apple a elle aussi le droit à sa série de protections dédiées. Pour protéger le dernier produit de la marque à la pomme, Belkin propose une nouvelle famille d étuis de protection. La polyvalence du Trifold Folio fait de cet accessoire bien plus qu une protection. Son volant de protection de l écran peut être, au choix, rabattu sur l écran ou plié et placé à l arrière de la tablette pour former un support, à l image de la protection proposée par le fabricant en série. Très fin, l étui ne constitue pas une gêne pour le volume de l ipad. Trifold Folio n empêche ainsi en rien de glisser l appareil dans un sac. 34,99 24,90 Couleurs : gris, noir, blanc Autres caractéristiques : multi-poches, étui de protection indépendant pour l ipad, espaces prévus pour le téléphone, les cartes de visite et les stylos, chiffon antistatique pour l ipad Compatibilité : ipad 2 Autres caractéristiques : polyvalent, angles de saisies multiples, compact, niveau élevé de protection PSNE (Panasonic France) i-pro SmartHD WV-SW395 Dure à cuire et HD La vidéosurveillance suscite plus que jamais l intérêt des fabricants. PSNE, ex-panasonic France, propose ainsi une caméra dôme, adaptée aux rigueurs d une utilisation en extérieur. Capable supporter de très fortes variations de température, la caméra i-pro SmartHD WV-SW395 peut fonctionner entre - 40 et + 50 C. Conforme aux normes IP 66, elle tolère également les projections d eau et la poussière. Précise, son capteur de 1,3 Mpixel lui permet de saisir des images en haute définition. La possibilité d opérer des rotations de 360 lui offre également la capacité de surveiller un très large espace. Capteur : 1,3 Mpixels Résolution : 1280 x 960 pixels Rotation : 360 Autres caractéristiques : H.264, HD 720p, résiste à des variations de température entre -40 et +50 C, résistance à l eau à la poussière (norme IP66) 30 Dimensions/poids : 103 x 74 x 57 mm165 g Connectique : 3 ports RJ 45 Ethernet Débit : 200 Mbit/s Portée : 300 mètres Autres caractéristiques : Compatible Windows 7, Vista, XP, cryptage 128-bit AES, bouton de connexion pour synchronisation des paires NC Trendnet CPL AV 200Mbps avec 3 ports Trois fois plus de Web Le kit CPL proposé par Trendnet s appuie sur le réseau électrique d un particulier ou d une entreprise pour créer une connexion Internet. Sa portée, jusqu à 300 mètres, lui permet, littéralement d «irriguer» une très large surface. Ses 3 ports RJ 45 devraient notamment séduire les professionnels utilisateurs de communication sous IP comme les particuliers, possesseurs d un nombre croissant d équipements connectés. Compatible Windows 7, Vista et XP, le kit peut être synchronisé rapidement grâce à une touche dédiée. La sécurité des communications est quant à elle assurée par une solution de cryptage. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 46
JDT219-P47-PEM-HTC ISOkTP:PRISE en MAIN 29/03/2011 19:01 Page 47 HTC Incredible S Le meilleur de sa génération Prise en main Avec la série des Desire, HTC a produit certains des meilleurs terminaux Android de ces dernières années. A présent, grâce à l Incredible S, la marque semble décidée à continuer sur cette lancée, même si le nom du produit peut générer un niveau d attente que le terminal n est pas capable de combler. Nouveaux produits Qualité générale Puissance Léger pour sa taille Pas d Android 2.3 Avec un capteur 8 Mpix, l autofocus et le flash LED, l appareil photo numérique de l Incredible a tout pour réussir de belles photos. Pourtant, si ces dernières sont très correctes en lumière naturelle notamment, elles ne le sont pas assez pour sortir du lot. Le service de visioconférence sur mobile n a jamais pris en France. Il n empêche, HTC en ouvre à nouveau la possibilité avec une caméra frontale de 1,3 Mpix. La qualité de l image finira-t-elle par avoir raison du scepticisme des utilisateurs hexagonaux? Le capot arrière de l Incredible n est pas sans évoquer le capot de certaines voitures de sport, qui enfle pour laisser plus de place au moteur. Le plastique utilisé par HTC, de très bonne facture, assure une prise en main aisée et sûre. Avec son écran de 4 pouces, l Incredible S se positionne entre le Desire (3,7 pouces) et le Desire HD (4,3 pouces). Ce compromis est particulièrement réussi, notamment au niveau du poids. Malgré son écran plus grand, il ne pèse en effet que 5 grammes de plus qu un Desire classique. Ce nouveau design présente aussi des avantages en termes d autonomie par rapport au Desire HD, puisque la conjugaison d un écran plus petit et d une batterie plus robuste en améliorent sensiblement la performance. On peut ainsi tenir deux jours sans recharger, avec un usage pas trop intensif. Coté finition, HTC choisit toujours aussi bien ses matériaux, le plastique utilisé est solide et très agréable au toucher. Autre avantage : il ne glisse pas, même avec les mains humides. Le design est plus anguleux que d habitude mais se prend aisément en main. On regrettera tout de même l absence d un bouton dédié à la photo. C est d autant plus dommage que le capteur autofocus se débrouille plutôt bien. D une définition de 8 Mpix, et accompagné d un flash LED, il est rapide et précis dans sa mise au point. Avec de bonnes conditions d éclairage naturel, il délivre des photos correctes. Mais on doit avouer qu on s attendait à mieux, sans doute influencés par un nom de produit, «Incredible», qui place assez haut la barre des attentes. Notons que pour la vidéo, l Incredible propose la capture HD en 720 p de belle facture, un «must have» aujourd hui incontournable à un certain niveau de gamme. Une deuxième caméra, de 1,3 Mpixels, se loge très discrètement en haut à droite de la face avant, pour la visio-conférence, un service qui n a pourtant jamais pris, du moins en France. Sous le capot, on trouve un processeur Snapdragon de Qualcomm à 1 GHz, dont les capacités ne sont plus à prouver. Il offre à l Incredible une bonne fluidité d usage, quelles que soient les applications. Elle est particulièrement appréciable sur la navigation Internet, l appareil pouvant afficher les sites en flash. Coté logiciel, on est en présence d Android en version 2.2.3 (Froyo) habillé de la surcouche Sense de HTC. Toujours aussi réussie, cette dernière améliore grandement l ergonomie d Android en intégrant par exemple les flux sociaux de manière élégante. L écran de 4 pouces est très réussi et assez grand pour pouvoir regarder confortablement un film ou une série. Sa résolution de 480 x 800 pixels en 16 millions de couleurs lui donnent un rendu extrêmement plaisant pour les couleurs, à la fois vives et précises. Malheureusement le lecteur vidéo reste lui relativement limité (pas question de lire des.mkv). Même si il n offre que peu de nouveautés par rapport à ses prédécesseurs, l Incredible S reste un des meilleurs terminaux Android du moment, puissant et bien fini. Plus qu une grande nouveauté, il apporte, par taille d écran comme par son positionnement prix une déclinaison de gamme qui fait sens. François Arias et Ariel Gomez LA CONCURRENCE Samsung Galaxy S 459 549 Dimensions/poids : 120 x 64 x 11,7/135,5 g Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11 b/g/n Écran : tactile, 4 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 480 x 800 pixels Connectique : Bluetooth 2.1, microusb 2.0 OS : Android 2.2 (mise à jour 2.3 disponible)/1 GHz Qualcomm Snapdragon Mémoire : 1 Go, extensible à 32 Go Autonomie : 6 h 20 en communication, 370 h en veille (données constructeur) Autres caractéristiques : APN 8 Mpixels, autofocus, flash LED, geotagging, HD 720p, capteur facial (1,3 Mpixels), stabilisateur d image, radio, A-GPS, baladeur audio (MP3, AAC+, WAV, WMA) et vidéo (DivX, XviD, MP4, H.263, H.264, WMV) iphone 4 629 (16 Go) (hors abonnement) 47 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT219-P48-Nvx-Prods-Telephonies ReseauxOkTP:JDT193 29/03/2011 19:03 Page 48 Téléphonie-Réseau nouveaux produits Thomson Iron Un téléphone difficile à perdre L Iron, téléphone sans fil pour les particuliers proposé par Thomson, cumule les fonctionnalités pratiques. Econome en énergie il bascule en veille quand on ne s en sert pas - et fort d une portée de 300 m, le poste dispose d une fonction conférence et d une fonction localisation, pager. Très pratique, cette dernière permet de déclencher la sonnerie du combiné perdu. Pour bien gérer ses communications, l Iron offre également la possibilité de créer des groupes, avec, pour chacun d entre eux, une sonnerie personnalisable. Côté autonomie, le téléphone peut assurer jusqu'à 10 heures de conversation. 34,90 Routeur Cisco Linksys E4200 Efficacité et beauté Le routeur Cisco Linksys E4200 vise à offrir aux utilisateurs un usage performant du WiFi. Equipé de 4 ports Ethernet Gigabit, l équipement s avère compatible WiFi n, soit, en théorie, capable de fournir à son utilisateur un débit de 300 Mbit/s. Avec ses 6 antennes intégrées, le routeur fonctionne, de manière simultanée, sur les bandes 2,4 GHz et 5 GHz. Ce facteur permet au constructeur d annoncer des débits particulièrement «très» élevés. Pour ne rien gâcher, le boitier dispose d une très jolie allure. Réseau : 4 ports gigabit Ethernet, WiFi 802.11 n Compatibilité OS : Windows, Mac Antennes internes : 6 Autres caractéristiques : dual band (2,5 et 5 GHz), port USB, garantie matérielle de un an NC Dimensions/poids (combiné) : 161, 4 x 46,4 x 28, 4 mm/132 g Dimensions/poids (base) : 155, 2 x 90 x 69, 9 mm/227,20 g Ecran : 98 x 67 mm Portée : 300 m sans obstacles, 50 m avec obstacles Autonomie : 10 h en communication, 100 h en veille (données constructeur) Autres caractéristiques : présentation numéro, fonction réveil, fonction conférence, création de groupes avec sonnerie personnalisable, fonction localisation, économie d énergie, messagerie intégrée de 15 minutes maximum Snom One Plus Après le logiciel, le matériel Snom passe au dur. Après avoir lancé, en 2010, son IPBX logiciel, le constructeur allemand propose désormais une version en dur. Snom One Plus, dispose de toutes les fonctions d un IPBX. Construit autour du standard SIP, l équipement offre de nombreuses possibilités. Capable de gérer entre 20 et 150 extensions suivant les versions, le Snom One Plus dispose d options de gestion de présence ou encore du mode conférence. Taillé pour la prochaine évolution de l IP (Ipv6), le boitier, très sécurisé, dispose également de la possibilité de bannir un utilisateur. Une fonction utile en cas de tentative de piratage. NC Compatibilité : 280 x 180 x 44 mm/1500 g Autres caractéristiques : jusqu à 150 extensions (version bleue), intégration carnet d adresses, routage dynamique des appels, conférence, contrôle de présence, enregistrement des appels, compatible IPv6, cryptage et blacklisting en cas d erreurs multiples de saisies du mot de passe, installation en rack possible Aastra Blustar 8000i L étoile du travail collaboratif Ecran : tactile, couleur, 13 pouces Codec : G 722 Connectique : Bluetooth Compatibilité : SIP Autres caractéristiques : vidéo 720p (HD), 4 microphones intégrés, fonction de réduction du bruit environnant, jusqu à 15 participants affichés sur l écran, compatible applications tierces, lecture biométrique, commandes verbales NC NC Le Bluestar 8000i, dernier poste en date du fabricant Aastra, place la barre très haut en matière de visioconférence et de travail collaboratif. Le poste, équipé d un écran tactile 13 pouces, permet lancer des communications en HD. Compatible SIP, le poste embarque 4 microphones intégrés capable réduire les bruits ambiants. Pour faciliter l échange de document, le Bluestar 8000i embarque également un port USB. Pour répondre aux besoins métiers spécifiques, le constructeur met également à disposition un kit de développement pour les applications tierces. Le terminal sera disponible à partir de la rentrée 2011. Compatibilité OS : Windows, MAC OS X Compatibilité outils collaboratif : Microsoft Office Live Meeting, WebEX (Cisco) Autres caractéristiques : clic to dial, présence, création de listes, recherche des contacts alphanumériques, intégration simplifiée à la barre des tâches de Windows Innovaphone mypbx Simplifier la convergence Avec mypbx, un client de communication unifié, Innovaphone veut simplifier la convergence. La solution offre ainsi de nombreuses possibilités. Adapté aussi bien aux environnements Windows qu à Mac OS X, le logiciel permet de communiquer tout aussi bien avec WebEx qu Office Live Meeting de Microsoft. Plusieurs fonctionnalités facilitent l utilisation de mypbx. La fonction de «recherche alphanumérique» est peut être la plus intéressante. Noms et numéros peuvent être renseignés dans l espace de recherche dédié pour trouver plus facilement un contact. Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011 48
JDT219-P49-PEM-LG BLACKOkTP:PRISE en MAIN 29/03/2011 19:04 Page 49 LG Optimus Black Prise en main Nouveaux produits LG is b(l)ack Après l Optimus One sous Android et Optimus 7 sous Windows Phone 7. LG propose l Optimus Black, un nouveau smartphone sous OS Google. Plus avancé techniquement que ses prédécesseurs, l Optimus Black offre à LG une nouvelle occasion de briller. Finesse et légèreté Puissance Prix Décodage vidéo un peu limité L appareil photo numérique du LB Black possède un capteur de 5 Mpix seulement, mais il produit des photos et vidéos de très bonne tenue, particulièrement en de bonnes conditions d éclairage. Comme tout bon smartphone tactile qui se respecte, le LG Black ne possède pas le moindre bouton mécanique en façade. Ses quatre boutons tactiles rétro-éclairés placés sous l écran s éteignent rapidement, mais se rallument dès qu on les effleure. Après des débuts sous OS Android pas trop mauvais, LG s est fait discret, trop discret, alors même que ses concurrents multipliaient les références, à commencer par son compatriote et rival, Samsung. LG a décidé de reprendre la main avec un nouveau smartphone à l allure travaillée et à l électronique capable de concurrencer les produits rivaux : le LG Optimus Black. Fin et léger. C est la première impression que donne l Optimus Black. Les ingénieurs du constructeur sudcoréen ont effectué un excellent travail en réussissant à faire passer un smartphone moderne sous la barre du centimètre (9,2 mm pour être précis) d épaisseur. Côté poids, la manœuvre a également été exécuté avec maestria, le combiné pesant à peine 109 g. Autre point réussi, l écran de quatre pouces est très convainquant. Pour proposer une technologie d affichage respectueuse des couleurs et des contrastes, LG a développé son propre procédé d affichage, Nova Display. Grâce à cette technologie, et à son traitement antireflet, le LG Black reste consultable en plein soleil, avantage que n offrent pas tous les smartphones concurrents. Coté performances, on se trouve en présence d un processeur monocoeur cadencé à 1 GHz accompagné de 512 Mo de RAM. S il ne possède pas la puissance «brute» de l Optimus 2X autre nouveauté de LG équipée d une puce double cœur - le Black soutient parfaitement la comparaison avec un HTC Incredible S en termes de fluidité et de confort d utilisation. Au niveau interface utilisateur, la surcouche LG est très discrète, mais efficace. En plus de l habituel classement des applications sous Google, LG offre la possibilité de classer ses applications dans des dossiers. Une fonctionnalité bien pratique. Le baladeur audio a également bénéficié des retouches du constructeur. A la présentation dépouillée d Android, LG a préféré une présentation bien plus agréable, les pochettes des morceaux stockés sur le mobile étant désormais visibles. Côté vidéo, le Black est plutôt standard. Le combiné permet de lire des fichiers Divx et H264. Par contre les fichiers.mkv, de plus en plus communs ne sont pas pris en charge. Le capteur affiche quant à lui une définition de 5 megapixels «seulement», mais photos et vidéos sont tout à fait correctes, en particulier avec une bonne luminosité. LG a d ailleurs pensé à une façon un peu particulière de naviguer parmi ses galeries de photos. En tenant le téléphone en mode paysage, il est possible, grâce à l accéléromètre, de faire défiler les photos en tapotant doucement sur la tranche supérieure de l appareil. Une manière de ne pas salir l écran avec ses doigts. Pour le côté logiciel on retrouve les avantages d Android : un kiosque d applications bien fourni (250 000 applications téléchargeables à ce jour). Ajoutez à cela un prix pas trop douloureux et vous obtenez l un des smartphones Android les plus séduisants du moment que les trois grands opérateurs se sont empressés d ajouter à leurs catalogues respectifs. 449 (hors abonnement) Dimensions/poids : 122 x 64 x 9,2/109 g Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11 b/g/n Écran : tactile, 4 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 480 x 800 pixels Connectique : Bluetooth 2.1, microusb 2.0 OS : Android 2.2 (mise à jour 2.3 disponible) Mémoire : 2 Go, extensible à 32 Go Autres caractéristiques : APN 5 Mpixels, flask LED, geo-tagging, caméra faciale (2 Mpixels), vidéo HD 720p, A-GPS, baladeur audio (MP3, WAV, WMA, eaac+) vidéo (MP4, H.264, H.263, WMV) L impression de finesse et de légereté du LG Black est renforcée par la forme de la face arrière, qui s arrondit vers les bords, facilitant ainsi la prise en main. Signalons au passage la prise jack 3,5 mm pour y brancher n importe quel casque audio du marché. François Arias & Thomas Pagbe LA CONCURRENCE Samsung Galaxy S 459 HTC Desire HD 510 49 Le Journal des télécoms N 219 Avril 2011
JDT-Abo:JDT 24/02/2011 19:06 Page 16 Bu lle tin D ABONNEMENT Abonnez-vous! Retrouvez l essentiel de l information professionnelle de votre secteur à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnements - Célile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél : +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92 Choisissez : 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 ou 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 4bonnes raisons de vous abonner Vous disposez d une information exclusive Vous ne manquez aucune information qui compte Vous pouvez interrompre ou faire suivre votre abonnement Nous nous engageons : vous êtes satisfait ou remboursé Projet1:Mise en page 1 26/11/2010 20:09 Page 1 Oui, je m abonne au magazine Le Journal des Télécoms Mode de règlement : Par chèque bancaire ou postal à l ordre de Télécom Presse À réception de facture Signature obligatoire 1 an (12 n ) au prix de 79 au lieu de 114 soit 30% de réduction 2 ans (24 n ) au prix de 149 au lieu de 228 soit 34% de réduction Nom Prénom Société Fonction Adresse Mail Code postal Ville/Pays Téléphone Télécopie à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnement - Cécile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél.: +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92
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