Fiche : Qu est-ce que le sida? Qu est-ce qu une IST? Quelques dates 98 : Identification d un premier cas de la maladie du SIDA 983 : Identification du virus VIH par l Institut Pasteur 987 : Première prescription de l AZT en France 996 : Premier traitement par multithérapie En France il y a environ 50 000 porteurs du virus du SIDA Nombre de Cas de Sida 60000 50000 40000 30000 20000 0000 0 Historique de l'epidémie du Sida en France 982 983 984 985 986 987 988 989 990 Année 99 992 993 994 995 996 997 998 Dans le Monde, il y a entre 36 et 46 millions de personnes vivants avec le VIH. 5 Millions de personnes sont contaminées chaque année. En France, on estime à 5000 le nombre de contaminations par an. Année Nombre de cas de SIDA 982 44 983 07 984 22 985 573 986 22 987 3073 988 42 989 749 990 345 99 9993 992 23924 993 28497 994 34287 995 39755 996 42262 997 47407 998 49097 LE POINT SUR L EPIDEMIE DE SIDA : DECEMBRE 2005 (ONUSIDA / OMS) Nombre de personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le monde : 40,3 millions (36,7-45,3 millions) (38 millions d adultes dont 7,5 millions de femmes et 2,3 millions d enfants de moins de 5 ans) Personnes vivants avec le VIH/Sida dans le monde en 2005 Europe occidentale Afrique du Nord et et centrale Moyen Orient Les Caraïbes Asie de l'est Océanie Amérique du Nord Europe orientale et Asie Centrale Amérique Latine Asie du Sud et Sud- Est Afrique subsahariennes dont : - 25,8 millions en Afrique subsaharienne (2,4 millions de décès en 2005) - 7,4 millions en Asie du Sud et du Sud-Est (480 000 décès en 2005) -,8 million en Amérique Latine (66 000 décès en 2005) -,6 million en Europe orientale et Asie centrale (62 000 décès en 2005) -,2 million en Amérique du Nord (8 000 décès en 2005) - 870 000 en Asie de l Est ( 4 000 décès en 2005) - 720 000 en Europe occidentale et centrale (2 000 décès en 2005) - 50 000 en Afrique du Nord et Moyen-Orient (58 000 décès en 2005) - 300 000 dans les Caraïbes (24 000 décès en 2005) - 74 000 en Océanie (3600 décès en 2005)
IST (infections sexuellement transmissibles) Ensemble des infections qui peuvent se transmettre au cours d un rapport sexuel, avec ou sans pénétration, avec un partenaire contaminé (aussi appelées Maladies Sexuellement Transmissibles). Les plus connues sont l herpès génital, la blennorragie (ou chaude pisse), les condylomes (ou crêtes de coq), les chlamydiae, les mycoplasmes, la syphilis. Le VIH et les virus des hépatites sont également des IST même si d autres modes de transmission sont possibles. Les IST sont transmises par un agent infectieux. L agent infectieux (virus, bactérie, champignon ou parasite) se transmet par le vagin, l anus, la bouche, l urètre ou la verge. Néanmoins, certaines IST peuvent s attraper par le baiser, le cunnilingus, l anulingus ou par un simple contact direct. La période d incubation varie entre 2 jours et plusieurs semaines. A ce terme, des symptômes propres à chaque IST peuvent apparaître. Mais beaucoup n ont pas de signes apparents de l infection. IST Durée d'incubation* Signes Possibles Particularités et surveillance Dépistage Traitements Chlamidiae 7 à 28 jours Ecoulement clair par la verge ou l'anus Récidives possible Rougeurs de muqueuses après traitement Signes rares Examen médical : prélèvement urinaire et local (gorge et anus) Antibiotique approprié Condylomes ("crêtes de coq") à 8 semaines Petites verrues sur les organes génitaux ou l'anus. Signes systématiques Récidives fréquentes Examen médical, à renouveler après le traitement Extraction locale des verrues Brûlures et/ou écoulement jaunepar la verge ou l'anus Gonococcie ou Blennorragie ("chaude pisse") à 0 jours Fièvre Douleurs dans le bas-ventre Stérilité, infections Examen médical : prélèvement local Antibiotique approprié Signes très fréquents Syphilis 9 à 90 jours Chancre (petites plaies indolores) Eruptions sans démangeaisons sur la peau et les muqueuses Complications Prise de sang et éventuellement examen médical Antibiotique approprié Signes pas systématiques Hépatite B 2 et 8 semaines Fièvre, Fatigue, Jaunisse Signes pas systématiques Vaccination efficace dans 95% des cas Prise de sang Vaccin préventif pour éviter tous risques de contamination Traitements appropriés pour les personnes déjà infectées VIH 2 semaines puis ils disparaissent Fièvre, éruption cutanée, fatigue, diarrhée Signes pas systématiques Prise de sang Pas de traitement pour guérir Traitement d'urgence dans les 48h Traitements à long terme pour ralentir l'évolution de la maladie (trithérapies ) *Incubation : durée avant l apparition des signes après le rapport contaminant Presque toutes les IST peuvent guérir sans laisser de séquelles. Cependant il faut les soigner dès les premiers signes. Il est aussi impératif de traiter son/sa ou ses partenaires. Il faut garder tout de même à l esprit que les IST peuvent avoir des conséquences graves pouvant être potentiellement mortelles. Avoir une IST c est aussi augmenter notablement les risques d être infecté par le VIH. 2
Nombre de nouveaux cas d infection à VIH en 2005 : 4,9 millions (4,3-6,6 millions) (dont 4,2 millions d adultes et 700 000 enfants de moins de 5 ans) Nombre de nouveaux cas d'infection à VIH dans le monde en 2005 Europe occidentale et centrale Asie de l'est Afrique du Nord Amérique du et Moyen Orient Nord Les Caraïbes Europe orientale et Asie Centrale Océanie dont : - 3,2 millions en Afrique subsaharienne - 990 000 en Asie du Sud et du Sud-Est - 270 000 en Europe orientale et Asie centrale - 200 000 en Amérique latine - 40 000 en Asie de l Est - 67 000 en Afrique du Nord et Moyen-Orient - 43 000 en Amérique du Nord - 30 000 dans les Caraïbes - 22 000 en Europe occidentale et centrale - 82 00 en Océanie Amérique Latine Asie du Sud et Sud-Est Afrique subsahariennes Nombre de décès dus au SIDA en 2005 : 3, millions (2,8-3,6 millions) (dont 2,6 millions d adultes et 570 000 enfants de moins de 5 ans) Nombre de décès dus au Sida dans le monde en 2005 Europe occidentale et Asie de l'est Afrique du Nord centrale et Moyen Orient Amérique du Nord Océanie Europe orientale et Asie Centrale Les Caraïbes Amérique Latine Asie du Sud et Sud-Est Afrique subsahariennes dont : - 2,4 millions en Afrique subsaharienne - 480 000 en Asie du Sud et du Sud-Est - 66 000 en Amérique latine - 62 000 en Europe orientale et Asie centrale - 58 000 en Afrique du Nord et Moyen-Orient - 4 000 en Asie de l Est - 24 000 dans les Caraïbes - 8 000 en Amérique du Nord - 2 000 en Europe occidentale et centrale - 36 00 en Océanie Quelques définitions VIH (Virus de l Immunodéficience Humaine) Virus responsable de l infection par le VIH et du sida. On distingue le VIH (le plus répandu dans le monde) et le VIH 2 (surtout présent en Afrique de l Ouest). (en anglais: HIV). Il attaque le système immunitaire humain qui défend l organisme contre les maladies. Particularité du VIH : le virus infecte et détruit certains éléments essentiels au système immunitaire : il attaque en particulier certains globules blancs appelés les lymphocytes T4. Quand le taux de cellules T4 est trop faible, le corps a du mal à se défendre contre les maladies. Une personne qui a été contaminée par le VIH est séropositive. Une personne non contaminée est séronégative. Il n y a pas forcément de signes apparents et spécifiques de la contamination. Seul un test de dépistage permet de savoir si l on est séropositif. Sida (Syndrome d ImmunoDéficience Acquise) Phase de l infection par le VIH définie par l apparition d infections opportunistes voire de certains cancers. C est l étape la plus avancée et la plus grave de l infection par le VIH. Une personne qui a été contaminée par le VIH est séropositive. Une personne non contaminée est séronégative. Il n y a pas forcément de signes apparents et spécifiques de la contamination. Seul un test de dépistage permet de savoir si l on est séropositif. 3
Fiche 2 : Comment se transmettent les différentes IST? L IST est transmise de la personne contaminée à une autre personne lors : - d un échange de liquides organiques comme le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang lors d un rapport sexuel non protégé - d un contact avec les muqueuses ou la peau des parties génitales : en particulier lorsqu il y a des inflammations, abrasions, coupures et autres lésions Les IST peuvent aussi se transmettre par injection, lorsque l on utilise une seringue et une aiguille ayant déjà servi à une personne atteinte. Le VIH est un virus particulier. C est un rétrovirus : il possède une enzyme, la transcriptase inverse (ou reverse transcriptase) capable de transcrire l ARN viral en ADN qui lui permet d utiliser le code génétique des cellules cibles (les T4 par exemple) pour lui permettre des se reproduire. Lymphocytes T CD4 (ou T4) Les lymphocytes T4 sont les coordinateurs des différentes réactions immunitaires et constituent la principale cible du VIH. Le virus du Sida est transmis d une personne contaminée à une autre personne par certains liquides corporels. Les liquides corporels qui transmettent le virus sont : -le sang -le sperme -les sécrétions vaginales -le liquide séminal : Liquide produit par l homme en cas d excitation sexuelle dès le début de l érection et jusqu à l éjaculation, ayant notamment un rôle de lubrifiant. Ce liquide contient d ailleurs aussi des spermatozoïdes, rendant la technique du «retrait» peu fiable contre les grossesses. -le lait maternel En revanche, la salive, la sueur, à l'occasion les larmes de piercing et l urine ou de ne tatouges sont pas des liquides permettant le sang la transmission du effectués par des outils non stérilisés virus du Sida. MODE DE TRANSMISSION DU VIRUS LIQUIDES CORPORELS QUI TRANSMETTENT LE VIRUS Pratiques sexuelles à risque sans préservatif PENETRATION VAGINALE PENETRATION ANALE CUNNILINGUS FELLATION notamment avec ejaculation Le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal Partage de seringues usagées ou piqure accidentelle par une aiguille souillée Contact d'une plaie ouverte et d'un liquide contaminant A l'occasion de piercing ou de tatouages effectués par des outils non stérilisés le sang Le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide séminal, le lait maternel le sang Afin d empêcher le Sida de se propager, il faut avant tout savoir comment il se transmet : La transmission de la mère à l enfant peut se faire pendant la grossesse, lors de l accouchement et pendant l allaitement par le lait maternel. Se serrer la main, embrasser sur la bouche, caresser, se masturber, partager ses affaires, aller à la piscine ou aux toilettes, TOUT CELA EST SANS RISQUE!
Fiche 3 : Comment se protéger des IST et du Sida? Une seule prise de risque peut suffire pour que le VIH s introduise dans l organisme. Avoir un comportement responsable c est avant tout se protéger et protéger les autres. Connaître les Pratiques et situations à risques : - Les relations sans préservatif, dites non-protégées. - Utiliser un lubrifiant à base d eau en cas de sécheresse des muqueuses (notamment rapport vaginal chez la femme très jeune ou la femme âgée), en cas de rapport anal, lorsque le rapport dure longtemps. - L utilisation de seringues et autre matériel de drogue usagé ou non stérilisé. - Le piercing ou les tatouages avec du matériel non stérilisés. - La consommation de drogues ou d alcool favorisant les situations et comportements à risques (baisse de la vigilance, relations sexuelles accidentelles ou non souhaitées, oubli du préservatif). Se protéger dans tous les cas : Dans le cas de pénétrations anales et vaginales : Le préservatif masculin ou féminin protège de la contamination par le virus du sida (VIH) et de la plupart des Infections Sexuellement Transmissibles (IST) lorsqu il est utilisé dès le début de la pénétration, et jusqu à la fin du rapport. Dans le cas de fellations : Seul l usage du préservatif permet d écarter tout risque de transmission lors d une fellation. Dans le cas de cunnilingus : Pour ceux qui souhaiteraient se protéger lors d un cunnilingus, il est possible d utiliser une digue dentaire (terme technique qui désigne un carré de latex) relativement onéreuse et difficile à se procurer (chez les fournisseurs de matériel chirurgical pour dentiste, ou dans certains sex-shops). Il est possible d utiliser un préservatif découpé dans le sens de la longueur afin de lui donner la forme d un carré de latex à appliquer sur la bouche afin de faire barrière entre la bouche et le sexe de la partenaire. Dans le cas d utilisation d objets : Recouvrir l objet d un préservatif qui sera changé entre chaque partenaire. Les préservatifs féminins ou masculins sont les seuls moyens efficaces pour se protéger du VIH/Sida, en plus ils protègent des IST ou des grossesses involontaires. Précautions à prendre dans l utilisation du préservatif : - les préservatifs sont habituellement lubrifiés, mais il est conseillé d ajouter un lubrifiant à base d eau si les secrétions vaginales sont peu abondantes, si le rapport dure longtemps, et en cas de pénétration anale. Autrement le préservatif risquerait de rompre. Il ne faut jamais utiliser de produits gras comme lubrifiant (beurre, produits solaires, vaseline, pommades et crèmes diverses) car ils abîment les préservatifs, augmentent les risques de rupture de celui-ci. Utiliser uniquement des lubrifiants à base d eau, appelés habituellement «gels». - Il faut se retirer avant que l érection ne «retombe», sans quoi le préservatif risquerait de rester à l intérieur du vagin ou de l anus au moment du retrait! Lors du retrait il est conseillé de maintenir le préservatif à la base
Fiche 4 : Le dépistage Dans quels cas doit-on faire un test de dépistage? - Quand on a pris un risque. - Avant d envisager une grossesse. - Dans une relation de couple stable, ou les partenaires sont fidèles, avant de ne plus utiliser le préservatif. - Tout simplement quand on en ressent le besoin. Quand un test de dépistage est-il fiable? Lors d une prise de risque, cela peut mettre jusqu à 3 mois pour que la contamination soit détectable dans le sang. Une personne contaminée qui ferait le test trop tôt risquerait d avoir un résultat négatif (on ne retrouve pas la présence du VIH) alors qu elle est porteuse du virus. Un résultat de test est entièrement fiable quand le test est pratiqué trois mois après la prise de risque. Que penser des tests qui peuvent se faire avant 3 mois? Chez une personne contaminée, le test peut être positif (on a retrouvé la présence du VIH) avant 3 mois. Ce n est pas toujours le cas. Quand le test est négatif, ce résultat n est sûr que s il n y a pas eut de risque dans les 3 derniers mois. Quand on a une relation suivie avec quelqu un et qu on veut avoir des rapports sans préservatif et sans prendre de risques, il faut que les deux partenaires fassent un test après 3 mois pendant lesquels on évite d avoir des rapports non protégés. Si les 2 résultats sont négatifs, cela signifie effectivement qu il n y a pas de risque entre les deux partenaires, à condition qu aucun d entre eux n ait des relations non protégées avec d autres personnes. Le test de dépistage ne nécessite pas d être à jeun. Où faire un test? Le test de dépistage est un examen biologique qui peut être prescrit par tout médecin. On peut, par exemple, en parler à son médecin traitant. Il existe également dans tous les départements français des lieux spécialisés, les CDAG (Centres de Dépistages Anonymes et Gratuits) qui sont également habilités a effectuer le dépistage des hépatites B et C, et, dans certains centres, d autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST) Retrouvez les coordonnées de tous les CDAG par département sur : http://www.sida-info-service.org/orienter/depistage.php4. Les Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI),les Centres de Planification ou le Planning Familial peuvent également proposer un dépistage gratuit. Le coût du dépistage comprend le prix de la consultation avec le médecin, le pris de l acte de prélèvement et celui du test de laboratoire. Le test de laboratoire est remboursé à 00% par la sécurité sociale. Dans les CDAG, l ensemble des démarches est gratuite. On ne donne son nom à aucun moment. Il y a un premier entretien avec un médecin avec qui on peut parler des risques pris, et poser des questions sur le VIH, les hépatites et les IST. Quelques jours après le test, on revient au centre et le médecin remet le résultat. Il faut venir soi-même sans quoi le résultat ne sera pas rendu. Dans beaucoup de centre, il est également possible de rencontrer une assistante sociale ou un psychologue.
Fiabilité du test Les tests du sida sont réalisés selon des règles très strictes. Dans un premier temps, le laboratoire réalise 2 tests ELISA (c est une méthode biologique de dépistage). Si ces 2 tests sont négatifs, cela signifie que l on n a pas été contaminé si on n a pas pris de risque dans les 3 derniers mois. Si des 2 tests (ou les 2) est positif, le laboratoire va faire un troisième test (qui s appelle Western-Blot), qui va permettre de savoir si le virus est réellement présent. Seul ce test peut dire si on est séropositif (présence du virus). Si le test Western-Blot est négatif, cela signifie qu on n a pas été contaminé (à condition de n avoir pris aucun risque dans les 3 derniers mois). Quand le médecin remet un résultat positif, il prescrit une seconde prise de sang pour contrôler ce résultat. Parfois, un er test ne permet pas d affirmer qu on est séropositif ou séronégatif. Le médecin propose alors de refaire un test quelques jours ou quelques semaines plus tard. En cas de prise de risque dans les 48 heures Après une prise de risque on peut, sous 48 h, se rendre au plus vite aux urgences de l hôpital le plus proche où une évaluation médicale du risque sera réalisée. Un traitement sera éventuellement prescrit dans le but de réduire le risque de contamination. 2
Fiche 5 : Conseils pratiques pour informer sur les IST et le Sida Vous allez être organisateur d une action de prévention des IST? Vous devez vous préparer à informer et répondre aux attentes et questionnement de vos interlocuteurs, sur un stand, dans un atelier de réflexion, lors d un jeu de rôle - Sachez tout d abords que vous n êtes pas habilitez à donner des réponses de type «diagnostique» Rappelons que l objectif de cette campagne est d informer et de sensibiliser aux IST et comportements à risques, savoir orienter les étudiants vers les organismes compétents et leur donner les moyens de se responsabiliser et de prévenir des comportements à risques. - «on aide jamais seul». C est pourquoi il faut s entourer de professionnels de la médecine préventive, d un groupe d animateur capable de former et d informer issus des réseaux associatifs impliqués dans la lutte contre le Sida. Les attitudes à éviter : - Etre décisionnaire - Donner la bonne conduite à suivre, être moralisateur - Comparer avec son expérience personnelle, copiner - Prononcer un discours trop construit, répétitif comme appris par cœur - Prendre une attitude grave pour la circonstance Il ne faut pas hésiter à : - poser des questions - sourire - être silencieux - dire que l on a compris - dire ce que l on comprend mal, faire répéter Les formules à éviter : - Parler de «population à risque», au risque de paraître stigmatisant - «va te faire dépister» - «à ta place, moi» - «je connais quelqu un qui» - «tu devrais» Savoir Écouter : Ecouter, c est mettre de côté jugements, critiques, évaluations. Ecouter, c est apprendre à contrôler un besoin urgent d argumenter, de contrer, de dissuader, ou rejeter. Ecouter, c est montrer du respect pour chacun quelque soit son statut et son rôle. Ecouter, c est permettre à chacun d apporter sa contribution à une plus profonde compréhension. Ecouter, c est chercher à apprendre plutôt que vouloir confirmer une façon de penser. Ecouter, c est rechercher les points communs qu ils soient issues des individus, de la collectivité ou de l universel. Ecouter, c est assurer une présence. Ecouter, c est ne pas anticiper à ce que l autre va dire. Ecouter, c est se laisser surprendre. Ecouter, c est parler. Ecouter, c est se taire.